Le soleil, 29 septembre 2007, Supplément
[" r K\tyf wjffÿ&r-:¦ & yf(iJKs2-rJfiFfylOZÏ ,2au?.fJjSfrM '?,-, A W«* ;*'**?\u2022*: Si.%# « Ï .' ¦ia*- v \u2022\u2022\u2022 \u2022*¦\u2022,* L'Ordre national du mérite agricole Une réalisation de : Agriculture, Pêcheries et Alimentation rUn concours qui profite aux consommateurs > I\tsa fcji Québec ra ra \t\t \t\t L'Ordre national du mérite agricole Concours 2007 | Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches En 1889, lorsque le premier ministre Honoré Mercier a instauré le concours du Mérite agricole, il souhaitait mettre en valeur l'apport des « cultivateurs » qui se consacraient quotidiennement au travail de la terre.Du même coup, il jetait les bases d'une belle et noble tradition d'excellence qui profiterait durablement à l'ensemble de la population par la qualité exemplaire de la production québécoise.Depuis, le milieu agricole a évolué au même rythme que la société.Au terme du 118e concours, si les enjeux ont changé, les familles agricoles d'aujourd'hui ont hérité de la généreuse passion qui animait les générations précédentes.L'Ordre national du mérite agricole constitue une belle occasion de souligner le dynamisme, le savoir-faire et l'excellence des productrices et des producteurs agricoles du Québec.Ces femmes et ces hommes ont à cœur de pratiquer une agriculture qui répond aux besoins toujours grandissants des marchés; une agriculture aussi riche que diversifiée qui sait innover dans ses façons de faire.Je vous invite à reconnaître l'apport inestimable et la volonté de dépassement de ces gens de chez nous qui repoussent sans cesse leurs limites et assurent ainsi la vitalité de leur milieu.Au nom de la population du Québec, je félicite les lauréates et les lauréats, de même que les entreprises participantes des deux régions en concours.Tous sont une véritable source de fierté et d'inspiration! Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec et député de Frontenac, LAURENT LESSARD Septembre 2007 Reportage publicitaire LORDRE NATIONAL DU MERITE AGRICOLE un concours plus que centenaire L'honorable Honoré Mercier, ancien premier ministre de la province du Québec et fondateur du Mérite agricole.Le concours de l'Ordre national du mérite agricole constitue la plus haute distinction du Québec destinée aux exploitants agricoles.Le concours a été créé en 1889 en vertu de la Loi sur le mérite agricole.Il vise à encourager l'excellence des productrices et des producteurs agricoles québécois de même qu'à reconnaître les services qu'ils rendent à la population qu'ils nourrissent et leur contribution au développement social et économique des régions du Québec.Il est organisé annuellement par le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.En 1884, un journaliste agricole du nom d'Édouard-A.Barnard propose la tenue d'un premier concours provincial qu'il considérait alors comme une source de motivation, voire un moyen d'émulation, pour les producteurs agricoles.Par l'organisation d'un tel concours, Barnard visait le progrès de l'agriculture.Bien que le journaliste soit sans contredit l'initiateur du concours du Mérite agricole, c'est à Honoré Mercier, premier ministre du Québec de 1887 à 1891, que l'on doit l'instauration officielle de cette compétition annuelle.Plus d'un siècle après la création de l'Ordre national du mérite agricole, le concours est devenu une véritable tradition dans le milieu de l'agriculture et continue de récompenser les productrices et les producteurs agricoles de chez nous.Pour les besoins du concours, le Québec est divisé en cinq territoires qui regroupent une ou plusieurs régions administratives.Chacun de ces territoires est successivement visé par le concours; l'ensemble du Québec est ainsi parcouru au terme d'une rotation de cinq ans.Cette année, ce sont les productrices et les producteurs des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches qui sont visés.Pas moins de 96 entreprises ont participé au concours.Les propriétaires d'entreprises agricoles qui désiraient y prendre part se sont inscrits de façon libre et volontaire dans les catégories bronze, argent ou or.Ils doivent obtenir le minimum de points nécessaire dans leur catégorie pour être décorés de l'Ordre national du mérite agricole.Le concours permet donc d'honorer ceux qui se sont distingués par leur pointage par la distribution de médailles de bronze, d'argent et d'or ou encore de mentions spéciales.Une équipe de juges chevronnés nommés par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation visite chacune des entreprises inscrites pour en évaluer les différents aspects.Pour l'attribution des points, ces juges se basent sur les qualités de gestion des propriétaires des entreprises, quels que soient la qualité du sol, le genre de culture ou le type d'exploitation.Ils accordent également une attention particulière aux éléments liés à la sécurité et à la prévention, à l'intégration des bonnes pratiques agroenvironnementales de même qu'au soutien apporté par les parents à la formation agricole de leur relève et à l'implication de leurs filles dans l'entreprise.Les résultats du concours ont été dévoilés le 21 septembre dernier en présence des entreprises participantes et des acteurs socioéconomiques de la région.Les lauréats nationaux recevront leur prix et leur décoration le 12 octobre prochain à l'occasion d'une cérémonie à l'hôtel du Parlement.Des médailles d'or, d'argent et de bronze différentes de celles des Olympiques Contrairement au classement des gagnants d'olympiades, les médailles du concours de l'Ordre national du mérite agricole ne correspondent pas au classement final des entreprises.En effet, les propriétaires d'entreprises qui veulent y participer pour une première fois s'inscrivent d'abord dans la catégorie bronze.S'ils obtiennent le pointage minimal exigé, ils pourront soumettre ultérieurement leur candidature dans la catégorie argent et ainsi de suite jusqu'à l'or.L'Ordre national du mérite agricole Une réalisation de: Agriculture, Pêcheries et Alimentation A 1 Quebec a a Partenaires: PROMUTUEL La Coop -\u2014 crrncocc \u2022 CE CAHIER EST UNE RÉALISATION DES 1 o 1 PUBLICATIONS SPÉCIALES 16vjOJL611 Collaboration aux textes : Louise Thériault, agr., Pierre Hétu, MAPAQ Révision : Mario Rancourt, MAPAQ.Isabelle Tremblay, Des mots et des lettres Photographies : Étienne Boucher, Éric Labonté et Marc Lajoie, MAPAQ Collaboration à la direction artistique : Anne-Marie Ouellet et Marie-France Dupuis, MAPAQ Coordination : Pierre-Jacques Gervais, MAPAQ ÉDITION: Yvan Dumont CONCEPTION GRAPHIQUE: Sabrina Nadeau Pour information, communiquez avec Frédéric Morneau au (418) 686-3435 Concours 2007 | Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches LA CAPITALE-NATIONALE Plutôt connue pour ses attraits touristiques de renommée mondiale, la région de la Capitale-Nationale surprend par l'importance de son secteur bioalimentaire:production agricole diversifiée, transformation alimentaire en plein essor, établissements de recherche et de formation réputés, circuits agrotouristiques prisés, économusées, etc.Pourtant, seule une petite portion du territoire (3,2 %) est occupée par l'agriculture qui, comme l'urbanisation, se concentre le long du fleuve Saint-Laurent, dans une mince bande de terre dont la largeur maximale est d'environ 30 kilomètres dans la partie ouest de la MRC de Portneuf.Les boisés, les centres urbains et, surtout, la forêt et les plans d'eau se partagent le reste du paysage.L'industrie bioalimentaire génère un produit intérieur brut (PIB) de 1170 millions de dollars, soit 5,4 % du PIB total de la région ou 8 % du PIB bioalimentaire québécois.Elle emploie 32 400 personnes et investit chaque année quelque 140 millions de dollars directement dans l'économie de la région.À la ferme et au champ La production animale est l'activité dominante de la région.En effet, l'élevage engendre près de 62 % des recettes provenant du marché.Les productions laitière et bovine réunissent 48 % des entreprises agricoles : 310 fermes s'intéressent à la production laitière et 170 exploitations se consacrent à la production bovine.La Capitale-Nationale se distingue également par ses élevages de dindons, particulièrement dans la MRC de La Jacques-Cartier, au nord de Québec.Parallèlement, la région de la Capitale-Nationale est parmi les rares régions où la contribution de la production végétale aux recettes agricoles totales dépasse 30 %.L'horticulture englobe plus de 82 % des fermes engagées dans la production végétale et représente 25 % des revenus agricoles bruts totaux.La culture de la pomme de terre (dans le comté de Portneuf) et celle des fraises (à l'île d'Orléans) sont également populaires, tout comme la production de tomates en serre.La forêt constitue une source de revenu pour 30 % des exploitations agricoles de la région qui se livrent à l'acériculture.Plus d\u2019un million d'entailles par année font couler la sève sucrée qui occupe les producteurs de sirop d'érable.Découvrir les saveurs régionales Pour découvrir les saveurs de la Capitale-Nationale, quoi de mieux que les « circuits gourmands » que proposent le guide Parcours gourmand ou les guides touristiques locaux et qui permettent de connaître des entreprises agroalimentaires artisanales des plus originales! Les producteurs ouvrent leurs portes aux visiteurs qui désirent découvrir les secrets de la ferme, l'originalité des produits et les particularités de la transformation alimentaire.Les chefs cuisiniers mettent tout leur art à marier les produits régionaux aux aliments familiers et à les mettre en valeur.Les consommateurs soucieux de leur alimentation et désireux de découvrir des produits régionaux originaux sont choyés dans la région de la Capitale-Nationale.Pour les plus patients, l'autocueillette est de mise.Les plus pressés font un arrêt directement à la ferme, à un marché public, à l'épicerie ou encore au centre d'alimentation de leur choix et le tour est joué! LA CHAUDIÈRE-APPALACHES Située en face de la ville de Québec, entre le fleuve Saint-Laurent et les États-Unis, la région de la Chaudières-Appalaches, qui doit son nom à la rivière Chaudière et à la chaîne de montagnes des Appalaches, profite d'un bon réseau routier et de sa proximité avec les grands centres urbains.Il s'agit d'une contrée agricole d'une superficie de 1 521 600 hectares, dont 500 000, soit le tiers du territoire, se révèlent cultivables, notamment dans les basses terres du Saint-Laurent et dans les deux vallées particulièrement fertiles des rivières Chaudière et Etchemin.La Chaudière-Appalaches représente un pôle important de l'industrie bioalimentaire au Québec autant par sa contribution que par son dynamisme.En effet, avec un produit intérieur brut (PIB) bioalimentaire régional estimé à 1,34 milliard de dollars et environ 35 000 emplois, l'industrie bioalimentaire de la région génère 9,1 % du PIB et soutient 7,6% des emplois de toute l'industrie bioalimentaire québécoise.C'est dire que la contribution de la région à cette industrie, au regard du PIB, est presque deux fois plus importante que son poids démographique.Une production prolifique et variée La production agricole de la Chaudière-Appalaches, avec ses quelque 6000 exploitations qui représentent 18 % du total des exploitations agricoles du Québec, engendre des recettes provenant du marché qui dépassent le milliard de dollars.Il s'agit sans conteste de la principale industrie primaire de la région.Les productions agricoles présentes dans la Chaudière-Appalaches sont très variées.Non seulement la production animale de la région génère près de 22 % des recettes du secteur animal québécois, mais il s'agit aussi d'une production très variée.En effet, la production porcine de la région accapare une part de 30% de la production porcine québécoise.Elle est suivie par la production laitière (20 %), les bovins et veaux (15 %) et les volailles (15 %).Fait à noter, près de 120 entreprises de la Chaudière-Appalaches tirent parti de productions animales considérées comme marginales et qui concernent notamment l'aquiculture, l'émeu, le lapin, la chèvre, le cheval, le bison, le sanglier, le canard et la caille.Dans le cas des productions végétales, la région de la Chaudière-Appalaches fournit 38% de la production acéricole québécoise et 7% de la culture des céréales et protéagineux.Des perspectives de croissance nombreuses En raison du sol fertile de la région et de son climat favorable caractérisé par des précipitations annuelles abondantes, les perspectives de nouvelles cultures sont nombreuses.Ainsi, dans les dernières années, on a décelé diverses possibilités en ce qui a trait au lin de provende, au seigle et au triticale d'automne.1 3KS3 , J ft 1 1777656 Desjardins&Cie C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises agricoles.Un transfert de ferme se prépare dès aujourd'hui.Les producteurs agricoles peuvent compter sur l'expertise et les multiples ressources de Desjardins pour les accompagner dans leurs démarches.Avec la plus grande force coopérative du pays à vos côtés, les projets deviennent réalité.Desjardins, c'est plus qu'une banque Desjardins Centres financiers aux entreprises www.desjardins.com Conjuguer avoirs et êtres Concours 2007 Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches L'Ordre national du mérite agricole FERME JE AND ON INC.Saint-iipch-des^îulnaies Or RÉCIPIENDAIRE DE LA MÉDAILLE D'OR jgSHRHgj Ji'.è» -AV.Claude, Réjean et Sébastien Hudon, propriétaires de la Ferme Jeandon, exploitent cette entreprise laitière de 350 têtes à Saint-Roch-des-Aulnaies, dans la région de la Chaudière-Appalaches.Une visite des champs aura vite fait de nous révéler la grande qualité des chemins de ferme.Les cultures, principalement composées de prairies faisant l'objet d'une rotation avec du maïs-grain, du maïs-fourrage et des grains mélangés, procurent tous les aliments exigés par le troupeau.Tous les sols de l'entreprise ont été caractérisés grâce à la technologie du GPS.L'aspect général des cultures témoigne d'une bonne structure du sol et d'une productivité de haut niveau.L'agroenvironnement est au cœur des préoccupations de l'entreprise.Son bilan de phosphore confirme un bon contrôle de la gestion des éléments nutritifs.Le dépistage des champs est à la base d'une utilisation rationnelle des herbicides.Les cours d'eau qui sillonnent les terres sont protégés par de larges bandes riveraines enherbées.Les exploitants utilisent la ration totale mélangée (RTM) pour l'alimentation du troupeau.Un système automatisé et géré par ordinateur permet d'ajuster cette ration selon le niveau de production.Tous les paramètres entourant la gestion du troupeau sont saisis au moyen d'un logiciel et environ une heure par jour est consacrée à l'analyse des différents registres produits, qui permettent d'effectuer un suivi minutieux de la productivité et de la santé des vaches.Les bâtiments abritant le troupeau ont été agencés de manière harmonieuse et fonctionnelle.Les propriétaires ont fait preuve d'une grande ingéniosité pour sauvegarder les bâtiments originaux et les intégrer aux sec- tions neuves sans que cela en affecte l\u2019apparence.L'étable à stabulation libre, construite en 2004 selon les plus hauts standards, est particulièrement bien aérée et offre un environnement d'une propreté remarquable.L'équipement et la machinerie sont rangés impeccablement dans une vaste remise.L'entretien est effectué dans un atelier ordonné, fonctionnel et sécuritaire.D'ailleurs, la sécurité s'observe dans tous les secteurs de l'entreprise.La structure d'entreposage des lisiers est bien clôturée, les pesticides sont convenablement rangés dans un hangar prévu à cet effet et des extincteurs sont placés aux endroits stratégiques.Claude et Réjean ont su faire une place de choix à la relève.Sébastien, l'aîné des fils de Réjean, a intégré l'entreprise en 2001 et l'on prépare l'arrivée du cadet, Martin.Les deux jeunes ayant acquis une formation agricole, on pourra vite constater leurs talents en matière de gestion .Tous les projets à venir font l'objet de consensus et aucun investissement n'est effectué sans avoir reçu au préalable l'opinion des professionnels qui gravitent autour de l'entreprise.La Ferme Jeandon, de par son image de qualité et son regard tourné vers l'avenir, représente sûrement un élément très positif dans la perception qu'ont les citoyens de l'agriculture québécoise.GAGNANTS RÉGIONAUX 2007 \t\t\t 1\t\tFerme Seva enr.Les Éboulements \u2022 Production laitière et productions végétales\tFerme Jeandon inc.Saint-Roch-des-Aulnaies \u2022 Production laitière et productions végétales 2\tte O\tFerme du Mitan inc.Saint-Jean-de-l'île-d'Orléans \u2022 Production laitière et productions végétales\tFerme Christian Laçasse inc.Saint-Vallier \u2022 Production laitière et productions végétales 3\t\t\tFerme M.B.Marronniers inc.Honfleur \u2022 Production laitière et productions végétales 1\tt\u2014\tFerme Geno inc.Saint-Marc-des-Carrières \u2022 Production laitière et productions végétales\tFerme Lorka enr.Sainte-Croix \u2022 Production laitière et productions végétales 2\tZ LU te\tExploitation agricole G.B.inc.Saint-Jean-de-l'île-d'Orléans \u2022 Horticulture maraîchère\tLes Productions horticoles Demers inc.Saint-Nicolas \u2022 Horticulture fruitière et production de légumes 3\t
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