Le soleil, 17 mars 2008, lundi 17 mars 2008
[" PHOTO LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE Lundi 17 mars 2008 www.cyberpresse.ca Québec, 112' année, rï' 79 .67 C + tx Floride 2,25$ LUN 6 27657 00071 1 MONTREAL, OTTAWA 95c PLUS TAXES Le quotidien de la capitale le S oleil AVANTAGE SAGS Les Remparts terminent au 5e rang 66 et 67 La Ville sermonnée Québec doit garder l\u2019eau fluorée, plaide le directeur de la santé publique -»5 \u2022 \u2022 \u2022 -$2 et 3 \u2014 r \t ¦ ¦¦¦¦¦pi ¦¦¦'nil IIMHI»» MmiMiKj AS»! 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Une capitale verte.Éric Moreault emoreault@lesoleil.com Sur papier, Québec mérite à tous points de vue sa réputation de ville verte par excellence, notamment par sa politique environnementale hors du commun au Québec.Elle se distingue dans le lot des 38 municipalités sur lesquelles s\u2019est penché l'Institut national de recherche scientifique (INRS).«Québec a une planification intégrée et raisonnée, bien documentée», qui est assez exceptionnelle, souligne Gilles Séné-cal, le coordonnateur de l\u2019étude.«On peut dire que Québec dispose des outils pour améliorer l\u2019état de l\u2019environnement et répondre aux problèmes environnementaux.» M.Sénécal est en mesure de placer une étoile dans le cahier de Québec sur la base de sa politique originale parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «programmation de nature appliquée» en comparaison, par exemple, avec Montréal, «beaucoup plus conceptuelle».Mais il rappelle que les grandes villes ont plus de moyens pour se soucier d\u2019environnement et que, dans le contexte de cette étude, il s\u2019agissait de déclarations volontaires qui n\u2019ont pas été «validées», ni «vérifiées».De plus, «notre recherche porte sur l\u2019environnement urbain et non pas sur le développement durable ou l\u2019écologie urbaine.En outre, les aspects sociaux n\u2019ont pas été pris en compte, pas plus d\u2019ailleurs que la notion de qualité de vie».QUALITÉ DE L\u2019AIR Quoi qu\u2019il en soit, Québec s\u2019illustre par sa qualité de l\u2019air remarquable, ce qui est surprenant compte tenu de sa population de 491 142 habitants.Elle y est toutefois aidée par l\u2019absence d\u2019industries polluantes.La capitale se distingue aussi pour ses espaces naturels et ses parcs, qui représentent 8,7 % du territoire.C\u2019est le double de la moyenne québécoise, mais rien d\u2019exceptionnel en comparaison à ce qui se fait ailleurs au Canada ou dans le monde.Qui plus est, plus de gens que la moyenne y utilisent les transports en commun, la marche ou le vélo pour se rendre au travail, mais les résultats sont comparables à Montréal et à des villes de la banlieue sud de la métropole.Côté recyclage, Québec se classe un peu au-dessus de la moyenne, une performance qui mérite d\u2019etre soulignée.«C\u2019est plus difficile dans les grandes villes d\u2019avoir des taux exceptionnels en raison du bâti, du nombre de commerces, etc.», signale M.Sénécal.Conséquence «Québec a une planification intégrée et raisonnée, bien documentée.On peut dire que Québec dispose des outils pour améliorer l\u2019état de l\u2019environnement et répondre aux problèmes environnementaux.» \u2014 Gilles Sénécal, coordonnateur d'une étude inédite de l\u2019INRS menée auprès de 38 municipalités logique, les Québécois expédient un peu moins de déchets à l\u2019incinérateur que la moyenne des autres villes.En fin de compte, peu importe que Québec mérite ou non sa réputation.On pourrait faire mieux.Une mission impossible Essayer de déterminer quelle ville est la plus verte au Québec s'avère une mission impossible, en raison de la taille des municipalités et de la diversité des données à mesurer.L'étude était d\u2019une portée limitée.En fait, la chose est presque irréalisable en ce moment.«Le monde municipal n'est pas doté d'une organisation systématique des données environnementales urbaines.C\u2019est le moins qu'on puisse dire.Les données sectorielles abondent, mais sont souvent produites d'une manière différente.Elles ne sont pas construites pour conduire une étude générale sur l'état de l'environnement urbain», écrivent les auteurs de l\u2019étude de l'INRS.Éric Moreault ~r pic Il :} 1 m [\u2022\u2022\u2022\u2022 ¦jttlr » Les villes québécoises manquent d'ambition Sébastien Rodrigue La Presse Forte dépendance à l\u2019automobile, trop de déchets destinés à l\u2019enfouissement et pas assez d\u2019espaces verts protégés.Les plus grandes villes québécoises accumulent du retard sur les objectifs reconnus en matière d\u2019environnement, selon une étude inédite menée par l\u2019Institut national de recherche scientifique auprès de 38 municipalités à la demande de La Presse.Le coordonnateur de l\u2019étude, Gilles Sénécal, constate que la majorité des villes commencent à peine à s\u2019intéresser sérieusement aux questions environnementales.«11 y a peu d\u2019innovation et d\u2019ambition outre les grandes villes très programmées», précise-t-il.Plusieurs données ont été prises en compte dans cette analyse : le nombre d\u2019épisodes de soins annuels pour des maladies respiratoires chez les moins de 14 ans, le pourcentage de déplacements quotidiens en voiture pour se rendre au travail, le pourcentage du territoire conservé en espaces verts, le poids des déchets enfouis et des déchets recyclés ainsi que le nombre d\u2019accidents impliquant des piétons.PERFORMANCES MITIGÉES Les villes de Québec, Gatineau, Lévis et Blainvillc s\u2019en sortent le mieux.Il s\u2019agit toutefois de performances mitigées.Blainville récupère beaucoup et protège ses espaces verts, mais la municipalité laisse une place considérable à l\u2019automobile.Les Gatinois recyclent moins que les autres, mais ils utilisent davantage les alternatives à la voiture.Les villes en queue de peloton sont Mascouche, Mirabel, Repenti-gny, Saguenay, Salaberry-de-Val-leyfield et Saint-Eustache.Elles enfouissent une quantité de déchets plus importante que les autres.Plusieurs d\u2019entre elles ont tout de même un niveau de recyclage dans la moyenne.Elles ont aussi un faible pourcentage de leur territoire transformé en espaces verts. leSoleil lundi 17 mars 2008 Les villes et l\u2019environnement 3 sur papier Les dépotoirs encore trop bien nourris L&f \u20ac SS®* .SMir u ^=aSÉ r.-*: agiiiü ¦SâSSKSS Kïfr'Mm-iamtm* æmm- \u2022 La qualité de l\u2019air est remarquable à Québec, souligne l\u2019étude.Elle y est toutefois aidée par l\u2019absence d\u2019industries polluantes.La capitale se distingue également pour ses espaces naturels et ses parcs.\u2014 photothèque le soleil, jean-marie villeneuve RECYCLAGE Lévis sur le podium Lévis ne se distingue pas outre mesure par son côté vert.Mais côté recyclage et réduction des déchets, la ville de la Rive-Sud monte sur le podium québécois, tout juste derrière Victoriaville.Au Québec, la population place annuellement dans le bac bleu une moyenne de 58 kg de matières recyclables.À Lévis, chaque citoyen fait un effort de 112,5 kg par année \u2014presque le double.Évidemment, les poubelles suivent une cure d\u2019amincissement.Au lieu des 400 kg de déchets par année, on jette Neuf Lévisiens sur 10 utilisent leur auto pour aller au travail; c\u2019est au-dessus de la moyenne québécoise annuellement 276 kg de détritus.La ville de 130 000 habitants se distingue aussi par sa qualité de l\u2019air.Ses enfants de moins de 14 ans subissent moins de la moitié du nombre d\u2019épisodes de maladies respiratoires que la moyenne provinciale.Ces bonnes performances ne masquent pas, toutefois, que Lévis ne compte pas sur une politique environnementale globale.D\u2019ailleurs, «Lévis faisait partie des villes récalcitrantes à répondre aux questions.Peut-être se doutait-on qu\u2019elle serait moins bien mise en valeur», estime Gilles Sé-nécal, le coordonnateur de l\u2019étude.Sans surprise, 9 Lévisiens sur 10 sautent dans leur auto pour se rendre au travail, au-dessus de la moyenne québécoise (85 %).Les villes comme Lévis qui affichent un tel résultat «sont celles qui n\u2019ont pas de transports en commun efficaces et n\u2019ont pas de noyau où on marche», signale M.Sénécal.Éric Moreault Les données recueillies par Art Presse et l\u2019INRS démontrent que les villes enfouissent près de cinq fois plus de déchets qu\u2019elles n\u2019en recyclent.Pour chaque habitant, les villes enfouissent en moyenne 400 kilos de déchets par année, alors qu\u2019elles en recyclent 85 kilos.Les municipalités de Victoriaville, Sherbrooke et Lévis recyclent le plus.Montréal se retrouve aussi en tête pour le recyclage.La métropole appartient toutefois au groupe des plus importants producteurs de déchets pour le dépotoir avec Mirabel, Mascouche, Pointe-Claire, Repentiguy, Salabcrry-de-Valleyfield et Saint-Eustachc.Les plus faibles taux de recyclage se retrouvent toutefois dans d\u2019autres communautés, soit Trois-Rivières, Longueuil, Laval, Cô-te-Saint-Lue, Dollard-des-Ormeaux et Saguenay.Le directeur du Front commun pour une gestion écologique des déchets, Karel Ménard, explique que la croissance de la consommation a éliminé la plupart des efforts des villes.«Malgré l'augmentation du taux de recyclage, la production de déchets augmente beaucoup plus rapidement», dit-il.M.Ménard souligne que les municipalités n\u2019ont pas de contrôle sur les produits mis en marché, mais qu\u2019elles ont la responsabilité d\u2019en disposer.Bien peu de villes atteindront d\u2019ailleurs les cibles fixées par le gouvernement de récupérer 60 % des déchets cette année.Selon M.Ménard, les villes doivent rapidement implanter la cueillette des matières putrescibles pour y arriver.Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis La-pointe, ajoute pour sa part que les coûts galopants de l\u2019enfouissement des déchets obligeront les villes à revoir le traitement des matières résiduelles d\u2019ici les deux prochaines décennies.M.La-pointe estime que les villes devront recourir à des innovations technologiques comme la gazéification pour détourner les déchets des dépotoirs.STAGNATION DES ESPACES VERTS Les données sur les espaces verts démontrent le retard des municipalités.La moyenne se chiffre à 4 % des espaces protégés, mais seulement 10 municipalités dépassent cette moyenne.Château-guay arrive loin en tête et les villes de Blainville, Drummondville, Gatineau, Shawinig'an et Québec font aussi bonne figure.À l\u2019inverse, Alma, Mata-ne, Laval, Dollard-des-Ormeaux, Mascouche, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Saint-Eustache, Saint-Jérôme, Trois-Rivières et Victoriaville protègent moins de 2 % de leur territoire.Eric Duchemin, professeur associé à l\u2019Institut des sciences de l\u2019environnement de l\u2019UQAM, note que les municipalités n\u2019ont aucune obligation à cet égard et que la tendance est plutôt à la réduction des espaces verts, «il y a beaucoup de travail à faire en milieu urbain, parce qu\u2019on n\u2019ose pas imaginer que la nature est en ville», dit-il.En Amérique du Nord, certaines villes ont pour objectif de protéger jusqu\u2019à 12 % de leur territoire.La Presse AVEO LS LOUEZ A 159L 1387$ de comptant Location 60 mois ACHETEZ A 19 5îLs 0$ de comptant Financement 72 mois Transport et préparation INCLUS, taxes en sus FINANCEMENT 0 % À L\u2019ACHAT JUSQU\u2019À 72 \u2022\tMoteur 4 cyl.de 1,6 L développant 103 HP \u2022\tSiège du conducteur réglable en hauteur \u2022\tSacs gonflables avant avec capteur de présence du passager \u2022\tBanquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable \u2022\tLecteur 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défunt, Marie Gosselin, et ses deux enfants ont réussi à fuir avant cpic la partie arrière de la maison s\u2019affaisse.Selon le conseiller municipal Alain Beauparlant, frère de la victime, le père de famille aurait entendu des craquements importants et aurait demandé à ses proches d\u2019évacuer la résidence.Cependant, il n\u2019a pu lui-même sortir à temps.Les pompiers sont arrivés sur place à 7h20.À 8hl5, ils retrouvaient le corps inanimé de Guy Beauparlant.Mme Gosselin et ses deux enfants n\u2019ont pas été blessés, mais souffrent d\u2019un violent choc nerveux.La victime avait planifié dénei- ger son toit au cours de la matinée.Le Bureau du coroner enquêtera pour faire la lumière sur cette affaire.CÉGEP FERMÉ À LÉVIS Le Cégep de Lévis-Lauzon suspend par ailleurs scs cours aujour- d\u2019hui et demain en raison de l\u2019affaissement d\u2019une partie du toit d\u2019un édifice.La direction du campus a pris cette décision samedi après-midi après avoir constaté jeudi l\u2019abaissement d\u2019une poutrelle dans le bloc G de l\u2019établissement.«H y a eu un fluorescent qui a écla- té et une porte qui fermait difficilement.C\u2019est là qu\u2019on s\u2019est dit qu\u2019il y avait peut-être des signes d\u2019affaissement», explique Sylvie Vallières, directrice des communications.L\u2019hypothèse émise a été confirmée par un ingénieur.Une vérification de la structure a permis de constater que le poids de la neige risquait d\u2019être supérieur à la capacité du toit dans les blocs E, F et G.«On déneige depuis février.Mais là, on a perdu le contrôle à la suite des deux dernières tempêtes», souligne Mme Vallières.Fermer seulement une partie du Cégep rendait la logistique complexe.C\u2019est pourquoi la direction a préféré donner congé aux 3000 étudiants.Ainsi, les membres du personnel localisés aux blocs A, AB, C, D et H et le personnel de la Direction des sendees informatiques doivent se présenter au travail comme à l\u2019habitude.L\u2019accès est interdit aux locaux des blocs E, F et G.Les membres du personnel qui y travaillent doivent prendre contact avec leur supérieur.La programmation du 400e pourrait être bonifiée Julie Lemieux jlemieux@lesoleil.com La Société du 400'\" ajoutera plusieurs activités d\u2019envergure dans sa programmation d\u2019ici la fin de l\u2019année si le Championnat mondial de hockey continue de remporter autant de succès.À l\u2019hiver 2007, l\u2019organisme avait dû réserver un montant de 6 millions $ dans son budget afin de sauver le Championnat mondial de hockey.Cet argent devait servir à payer une partie des dépenses et à absorber un éventuel déficit de l\u2019événement sportif, qui coûtera au total 11 millions $.Mais sous la gouverne de l\u2019homme d\u2019affaires Jacques Tanguay, la vente de billets se porte tellement bien et le Championnat s\u2019annonce être un tel succès que la Société pourrait bien récupérer une bonne partie de son argent.Avec l\u2019abandon de l\u2019Opéra urbain et son remplacement par Québec plein la rue, la Société du 401)'' a en outre épargné 3,5 millions $, qui seront réinvestis dans la programmation.Au total, l\u2019organisme pourrait donc avoir à sa disposition 5 ou 6 millions S de plus que prévu à l\u2019origine pour organiser de nouvelles activités d\u2019ici le 31 décembre 2008.Le directeur général de la Société du 400'\", Daniel Gélinas, ne croit pas qu\u2019il sera possible de retrouver l\u2019enveloppe totale de 6 millions S réservés pour le Championnat.Mais il se prépare tout de même à recevoir un certain montant et a déjà commencé à faire de nouveaux projets dans l\u2019espoir que cet événement engendrera des profits.Une activité en juillet pourrait donc être ajoutée, tout comme un grand spectacle de la fête du Tra- vail.M.Gélinas entend aussi faire écho à la demande du maire de Québec, Régis Labeaume, qui désire prolonger les festivités jusqu\u2019au 31 décembre 2008 avec un grand spectacle en plein air et un décompte à la Times Square.La Société espère faire venir encore plus de vedettes à Québec grâce à ces ajouts à la programmation.«Tant et aussi longtemps que le Championnat n\u2019aura pas eu lieu, c\u2019est difficile de dire avec exactitude ce qui va se passer.On sait qu\u2019il va y avoir une réussite plus importante que ce qu\u2019on avait prévu.Au fur et à mesure que ça évoluera, on sera on mesure d\u2019annoncer des choses qui pourront s\u2019ajouter cet été et cet automne», explique M.Gélinas au Soleil.Selon lui, il ne sera pas trop tard en mai pour organiser des spectacles qui auront lieu en septembre ou en décembre.M.Gélinas a en outre affirmé qu\u2019il annoncera bientôt un autre volet aux festivités du 2 au 6 juillet, outre la participation des troupes européennes des arts de la rue.Un volet qu\u2019il n\u2019a pas pu expliquer cette semaine, lors de sa conférence de presse, puisque toutes les ficelles n\u2019étaient pas encore attachées.CHAMPLAIN RACONTE.(75) Champlain revient à l\u2019habitation de Québec avec quelques Montagnais qui l\u2019avaient suivi à la guerre.Il les accompagne jusque chez eux près de Tadoussac.«Je reviens avec les Montagnais qui rapportent avec eux des têtes d\u2019ennemis tués au combat.Je voyage dans leurs canots avec mes deux compagnons volontaires.Nous parcourons près de 30 lieues par jour.«De retour à l'habitation, je donne de la nourriture aux Montagnais et, à leur demande, je les accompagne jusque chez eux près de Tadoussac.Ils veulent fêter la victoire sur les Iroquois en organisant de grandes réjouissances.En arrivant à Tadoussac, leurs femmes viennent à leur rencontre à la nage.Elles sont toutes nues.Elles se font un collier avec les têtes des guerriers ennemis.» (Source : Œuvres de Champlain, présentées par C.-H.Laverdière et adaptées par Louis-Guy Lemieux) Louis-Guy Lemieux lglemieux@lesoleil.com À LIRE AUJOURD\u2019HUI\t| SOMMAIRE\tMÉTÉO Arts\t|\tSports VIE D'ARTISTE\tj\tFORMULE 1 Hugues Frenette, un acteur\ti\tLewis Hamilton l\u2019emporte en quête de personnages\t;\ten Australie ->64 -> Al i ;P|j| agenda\tA7 auto\t42 décès\t51 divertissements\tA14 et A15 éditorial\u2014opinion\t24 et 25 gens de passion\tA13 horoscope\tA15 loteries\tA4 petites annonces\t52 questions d'argent\tA8 sports\t56 télévision\tA6 le Soleil FAIT DE PLUS DE 50 % DE PAPIER RECYCLÉ Merci de recycler ce journal Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec), G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec), G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., i, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec), H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730 Max.-i min.-14 Ensoleillé MÉTÉO EN DÉTAIL 62 Accumulation de neige (avant hier) Ce mois-ci : 84,2 cm\tLan dernier : 28,4 cm Cet hiver : 461,0 cm\tL\u2019hiver dernier : 200,3 cm NOUS JOINDRE Renseignements 686-3233 Abonnements 686-3344 Appel sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com Floride\t954-922-1584 andre.genereux@cgocable.ca Petites annonces 844 4444 686-3311 Appel sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Rédaction\t686-3394 Appel sans frais 1 866 686-3394 redaction@lesoleil.com leSoleil lundi 17 mars 2008 Actualités 5 < Maintenant que c\u2019est très clair que l\u2019opposition ne veut pas bouger, je ne dépenserai pas des milliers de dollars pour informer la population.Ce serait jeter de l\u2019argent aux poubelles.)> \u2014 Le maire Régis Labeaume, qui a reçu une fin de non-recevoir de la part de l'opposition dans sa tentative de rouvrir le débat au conseil < On n\u2019est pas des spécialistes, on n'a pas à porter la responsabilité de cette décision-là.Si le gouvernement tient tant à la fluoration de l'eau, il n'a qu\u2019à la rendre obligatoire.On a donné un an au gouvernement, on ne refera pas le débat au conseil municipal.\u2014 jean-Marie Matte, le chef de l\u2019opposition au conseil de ville de Québec « Les bénéfices de cette pratique sont bien réels et toutes les études indépendantes et sérieuses démontrent qu\u2019il n\u2019y a pas de risques associés.> \u2014 D'Alain Poirier en entrevue au Soleil à propos de l'importance d'ajouter du fluor à l\u2019eau potable FLUORATION DE L\u2019EAU Le débat refait surface Daphnée Dion-Viens ddviens@lesoIeil.com Pour ou contre la fluoration de l'eau potable?Alors que la Ville de Québec s'apprête à cesser de fluorer l\u2019eau à partir du 1er avril, la Direction de santé publique (DSP) relance le débat.Son représentant, le D' Alain Poirier, se dit «extrêmement inquiet» de cette décision «qui n\u2019est pas conforme à l\u2019état des connaissances scientifiques et aux recommandations des experts».C\u2019est ce qu\u2019il affirme dans une lettre ouverte publiée en page 25.Le directeur national de santé publique demande non seulement aux élus de poursuivre la fluoration, mais aussi de l\u2019étendre à l\u2019ensemble du territoire de la nouvelle Ville de Québec.Présentement , 50 % de la population de l\u2019agglomération de Québec boit de l\u2019eau fluorée, et ce, depuis 1972.L\u2019an dernier, le Renouveau municipal avait fait adopter un moratoire sur tout projet d\u2019expansion de la fluoration de l\u2019eau.Selon les conseillers du RMQ, il revient au gouvernement, et non aux élus municipaux, de rendre obligatoire cette mesure.À défaut d\u2019un signal clair du gouvernement provincial, la Ville cessera de fluorer l\u2019eau à partir du 1\" avril 2008, indiquait le texte.Depuis, le gouvernement du Québec n\u2019a pas bougé, même s\u2019il recommande fortement la fluoration, tout comme Santé Canada et l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).La DSP vient d\u2019ailleurs de mettre en branle une stratégie nationale afin de sensibiliser les principales villes à l\u2019importance d\u2019ajouter du fluor à l\u2019eau potable.«Les bénéfices de cette pratique sont bien réels et toutes les études indépendantes et sérieuses démontrent qu\u2019il n\u2019y a pas de risques associés», fait valoir le D' Poirier en entrevue au Soleil.Selon les données de la DSP, les enfants des secteurs de Québec où l\u2019eau est fluorée ont de 30 % à 40 % moins de caries que ceux des autres secteurs.Le D'Alain Poirier et le I> François Desbiens, directeur de la santé publique do la Capitale-Nationale, ont récemment rencontré le maire Régis Labeaume et le chef de l\u2019opposition, Jean-Marie Matte, pour faire valoir leur point de vue.Us seront présents ce soir, au conseil munici- pal.«On ne veut pas culpabiliser les élus, on veut plutôt amener le débat sur la place publique», fait valoir le D' Poirier.De leur côté, les opposants mettent plutôt de l\u2019avant l\u2019absence de consensus scientifique sur la question et le principe de précaution.«En l\u2019absence de certitude, vaut mieux s\u2019abstenir», résume Ginette Beaulieu de l\u2019Association de qualité de vie à Québec, un regroupement citoyen.Citant plusieurs études défavorables à la fluoration, M\"\u201c Beaulieu invoque aussi la liberté de choix et les dangers potentiels pour l\u2019environnement.Au Québec, 7 % de la population boit de l\u2019eau fluorée, comparativement à plus de 60 % en Ontario et aux États-Unis.La grande majorité des villes européennes n\u2019ajoutent pas de fluor à leur eau.Eau potable Secteurs de l\u2019agglomération de Québec où l\u2019eau est fluorée depuis 1972 : Québec, Sillery, Lac-Saint-Charles, Loretteville, L'Ancienne-Lorette, Saint-Émile, Vanier, Saint-Gabriel-de-Valcartier, Wendake L'opposition barre la route au maire Labeaume Le maire Labeaume aimerait bien rouvrir le débat sur la fluoration de l\u2019eau à Québec mais pour l\u2019opposition, majoritaire au conseil municipal, «le dossier est clos».«Notre position n\u2019a pas changé», explique le chef de l\u2019opposition, Jean-Marie Matte.Les élus du Renouveau municipal ont rencontré différents experts l\u2019an dernier, rappelle-t-il, mais se sont dits incapables de trancher devant l\u2019avalanche de données parfois contradictoires.«On n\u2019est pas des spécialistes, on n\u2019a pas à porter la responsabilité de cette décision-là.Si le gouvernement tient tant à la fluoration de l\u2019eau, il n\u2019a qu\u2019à la rendre obligatoire.On a donné un an au gouvernement, on ne refera pas le débat au conseil municipal», dit-il.Une position décriée par le maire Régis Labeaume : «Je pense au contraire qu\u2019il faut faire le débat et donner à la population une information scientifique.Ce serait une bonne idée de ramener les propositions devant le conseil.» Mais ce fut une fin de non-recevoir de la part de l\u2019opposition, poursuit le maire, qui aurait aimé un vote libre sur la question.«Maintenant que c\u2019est très clair que l\u2019opposition ne veut pas bouger, je ne dépenserai pas des milliers de dollars pour informer la population.Ce serait jeter de l\u2019argent aux poubelles», poursuit-il.M.Labeaume s\u2019est dit hier «ouvert à se faire convaincre d\u2019un côté ou l\u2019autre», même s\u2019il est sensible aux arguments de la Direction de santé publique qui invoque des bénéfices pour les enfants en milieu défavorisé, dont l\u2019accès aux soins dentaires est plus restreint.Lors d\u2019un débat en campagne électorale en novembre, M.Labeaume s\u2019était clairement prononcé pour la fluoration de l\u2019eau.PAS UN SOU DE PLUS Le maire rejette aussi du revers de la main l\u2019idée que les élus municipaux n\u2019ont pas la capacité de trancher : «Si on attendait toujours après les gouvernements, on ne ferait jamais rien.Occupons-nous de nos affaires.L\u2019expertise, on aurait pu aller la chercher, avec les meilleurs spécialistes du Québec, d\u2019un bord comme de l\u2019autre.» Au cabinet du ministre de la Santé, Philippe Couillard, on nous a renvoyé à la Direction de santé publique (DSP), précisant que la position défendue était celle du cabinet.«Avec seulement 7 % de la population, on veut sensibiliser les gens d\u2019abord, pas les obliger, a expliqué le D\u2019 Alain Poirier, de la DSP.On n\u2019impose même pas la vaccination comme mesure préventive, comment voulez-vous qu\u2019on impose la fluoration?» L\u2019ajout de fluor dans l\u2019eau potable ne coûte pas un sou à la Ville de Québec, puisque l\u2019ensemble des coûts est pris en charge par un programme gouvernemental qui existe depuis 1955.Daphnée Dion-Viens leSoleil lundi 17 mars 2008 6 Fête de la Saint-Patrick C\u2019est la faute aux Jean-Simon Gagné jsgagne@lesoleil.com Grand-papa was Irish Selon certaines évaluations, on estime que 40 % des Québécois auraient au moins un ancêtre irlandais.Il faut dire que de 1825 à 1849, pas moins de 500 000 Irlandais ont débarqué au Québec.Durant la seule année 1847, la population de la ville de Québec passe de 40 000 à 100000 personnes! Des milliers d\u2019orphelins, dont les parents étaient morts durant la traversée, sont adoptés par des familles francophones.Quelques familles irlandaises vont même franciser leur nom.«Par exemple, une branche de la famille Lahaie est composée de Leahey, explique l\u2019historien Robert Grace.Auparavant, sous le Régime français, des O\u2019Brien étaient aussi devenus des Aubry.» Un violoneux pour réconcilier tout le monde -» Les spécialistes ne s\u2019entendent pas sur la place qu\u2019occupait la musique en Nouvelle-France.Mais ils reconnaissent tous l\u2019influence des Irlandais, des Anglais et des Écossais sur la musique d\u2019ici, par la suite.«Le violon est devenu l\u2019instrument roi au Québec, durant le XIX0 siècle, sous l\u2019impulsion des gens venus des îles britanniques, explique Guy Bouchard, qui s\u2019intéresse à la musique traditionnelle depuis des décennies.C\u2019est aussi eux qui ont amené la gigue.Les Français ne giguaient pas.Le rigodon est une musique très complexe, même si la plupart de ceux qui les jouaient ne savaient pas lire la musique.C\u2019est d\u2019abord une musique de danse.La plus grande qualité d\u2019une violoneux, c\u2019est d\u2019avoir une rythmique impeccable.Jamais il ne doit ralentir ou accélérer.» À la blague, M.Bouchard lance que les Irlandais et les Français avaient tout pour s\u2019entendre : «ils aimaient fêter, ils ne détestaient pas boire un coup et ils détestaient les Anglais».Les turlutes de La Bolduc, la porte Saint-Louis, la fête de l\u2019Halloween, l'humour absurde, les rigodons et même la Confédération! En ce jour de la Saint-Patrick, patron des Irlandais, il faut bien l\u2019admettre : partout, dans l'histoire du Québec, on trouve la trace des Irlandais.C'est Mozart qu'on assassine Émile Nelligan \u2014 photothèque le soleil Papa était un Irlandais, arrivé à Montréal vers l\u2019âge de 12 ans.La culture française ne lui disait pas grand-chose, même s\u2019il avait fini par épouser une Canadienne française.Comme tous les papas, celui-là rêvait d\u2019un métier prestigieux pour son fils : médecin ou avocat.Mais le petit n\u2019en avait que pour la poésie et pour cette langue française que s\u2019obstinait à lui parler sa mère.Dès l\u2019âge de cinq ans, il s\u2019écriait: «Maman! Que d\u2019allumettes au ciel! Est-ce que la nuit ne va pas flamber?» Alors le père exaspéré distribuait les taloches à ce fils indigne et faible.Il confisquait aussi les bouts de papier sur lesquels il écrivait toutes ses phrases bizarres.On connaît la suite.Le fiston, c\u2019était Émile Nelligan, devenu l\u2019un des poètes les plus célébrés du Québec.Il meurt dans un hôpital psychiatrique, en 1941.L'ami patriote -» L\u2019histoire a un peu oublié le docteur Daniel Tracey, né dans le sud de l\u2019Irlande, en 1794.Arrivé à Montréal vers 1825, le bouillant docteur fonde le Irish Vindicator.Dans un premier temps, le journal publié en anglais vise à recueillir des fonds pour soutenir les nationalistes irlandais.Mais dès 1829, il appuie avec enthousiasme «les re- vendications des Canadiens français».Tracey devient la bête noire des autorités.11 est plusieurs fois menacé, tabassé ou emprisonné pour avoir ridiculisé les institutions coloniales britanniques.Sans parler de ses appels à fonder une république.Tracey est député de Montréal-Ouest, en mai 1832, au terme d\u2019une campagne électorale mar- quée par des affrontements meurtriers.Mais il ne goûte pas longtemps son triomphe.Il meurt du choléra, quelques mois plus tard, alors qu\u2019il est emprisonné à Québec.Un autre Irlandais flamboyant lui succède bientôt à la tête du Vindicator, Edmund Bailey O\u2019Callaghan, proche d\u2019un certain.Louis-Joseph Papineau.L'invasion irlandaise La croix celtique de Grosse-Île \u2014 photothèque le soleil > y ¦ M *> & Tl Morts à l'arrivée En 1847, des dizaines de milliers d\u2019Irlandais fuient la famine provoquée chez eux par la pénurie de pommes de terre.À bord des navires qui les amènent à Québec, les conditions sanitaires sont effroyables.La traversée, interminable, dure souvent huit semaines.Les épidémies sont dévastatrices.Et la mise en place d\u2019une station de quarantaine à Grosse-Île, en 1832, en face de Montmagny, n\u2019empêchera pas toujours la propagation d\u2019épidé- mies à travers la colonie.Selon un rapport du comité de l\u2019immigration de Montréal, cité par î\u2019historien Jacques Lacourcière dans le troisième tome de son Histoire populaire du Québec, 13850 des 100000 immigrants qui arrivèrent en 1847 n\u2019ont pas survécu plus de quelques semaines, «(.) sans compter ceux qui moururent dans d\u2019autres parties du pays ou une fois rendus soit dans le Haut-Canada, soit aux États-Unis».-» Aux milieu des années 1860, une organisation nationaliste irlandaise, la Fenian Brotherhood, menace les colonies britanniques du Canada.Elle entend se saisir d\u2019une portion des colonies pour ensuite «l\u2019échanger» contre l\u2019indépendance de l\u2019Irlande.L\u2019organisation, dont la plupart des membres se trouvent aux États-Unis, provoque beaucoup de paranoïa.Des veillées d\u2019armes ont même lieu à Montréal et à Québec! «L\u2019organisation clandestine était présente à Québec et à Montréal, souligne l\u2019historien Robert Grace.A Québec, plusieurs se servaient de la Hibernian Benevolent Society, une or- -» Selon l\u2019historienne Mariana O\u2019Gallagher, la plupart des immigrants irlandais débarqués à Québec avant la Grande Famine de 1847 parlent surtout la langue irlandaise.Par la suite, les immigrants en provenance de l\u2019Irlande parlant surtout anglais.Mais des îlots de gens continuant à s\u2019exprimer en irlandais ont longtemps subsisté, ganisation charitable, comme couverture.» En définitive, la Fenian Brotherhood n\u2019aura jamais véritablement les moyens de ses ambitions.En mai 1866, les Fenians traversent la frontière ontarienne à Niagara et remportent une éphémère victoire militaire.Le même mois, ils mènent un raid de 48 heures à la frontière du Québec, non loin de la baie Missisquoi.Mais le mouvement s\u2019étiole par la suite.On estime que la crainte qu\u2019inspiraient les Fenians aura contribué à rallier la population autour de l\u2019idée d\u2019une Confédération canadienne, en particulier dans les provinces maritimes.notamment dans le nord du Nouveau-Brunswick.«Dans les années 30, en Gas-pésie, mon père a rencontré un vieil homme qui parlait uniquement le français et l\u2019irlandais, explique l\u2019historienne.Sa famille n\u2019avait jamais parlé anglais.Ils étaient tous passés directement de l\u2019irlandais au français.» Do you speak English? leSoleil lundi 17 mars 2008 Fête de la Saint-Patrick 7 Irlandais! \\ ¦ > Leann McGregor et Britney Major ont assisté au défilé de la Saint-Patrick à Montréal.La fête des Irlandais a été célébrée aux quatre coins du monde, hier.\u2014 photo la presse canadienne Un général en enfer L\u2019Irlandais William Lynn a dessiné la porte Saint-Louis en 1878.V**\" j , l'architecture \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, RAYNALD LAVOIE Une trace dans -» Au XIXe siècle, les habitants de Québec ont commencé à utiliser les pierres des murailles de la ville pour des constructions.Plusieurs portes, devenues trop étroites, ont été démolies.C\u2019est le gouverneur général Lord Du fier in qui a l\u2019idée d\u2019en faire un objet de patrimoine.Et c\u2019est William Lynn, un Irlandais, qui dessine la porte Saint-Louis en 1878.Lynn, qui a fait ses études à Belfast, dessine aussi les plans d\u2019une version aujourd\u2019hui disparue de la porte Saint-Jean, de la maison des Douanes, dans le Vieux-Port, et de l\u2019ancienne prison, devenue un pavillon du Musée des beaux-arts, sur les Plaines.À peu près à la même époque, qui marque l\u2019apogée du règne de la reine Victoria, l\u2019empire tente d\u2019amadouer les immigrants en provenance des îles britanniques.Surtout les Irlandais, dont on craint les velléités indépendantistes.C\u2019est ce qui explique qu\u2019un blason Mandais, coiffé de la devise Erin go bragh («L\u2019Irlande pour toujours»), orne le fronton de l\u2019ancien palais de justice, dans le Vieux-Québec.-»À la fin octobre 1775, l\u2019armée américaine campe sur les plaines d\u2019Abraham.Les États-Unis espèrent convaincre les francophones de rejoindre leur révolution naissante.Le siège s\u2019annonce long.Les Américains manquent de tout, y compris de vêtements chauds pour passer l\u2019hiver.Le 31 décembre, en pleine tempête de neige, les envahisseurs lancent une attaque désespérée.Les Britanniques et les Canadiens, conduits par Guy Carleton, un Irlandais, les arrê- Dès 1815, de nombreux Irlandais commencent à s\u2019établir au nord de Québec, le long de la rivière Jacques-Cartier.Valcartier est fondé en 1817.Shannon suit en 1821.Leur histoire est joliment racontée dans un livret qui accompagne un nouveau CD consacré à la musique irlandaise de Québec (L\u2019Irlande au Québec, http://www.trentesouszero.com/bondecommande.html).«Vers les années 1850, Valcartier et Sainte-Catherine de Fossam- tent devant une barricade érigée non loin de l\u2019actuel Musée de la civilisation.Le général américain Richard Montgomery, d\u2019origine irlandaise lui aussi, avait fait son choix : la victoire ou la mort.Il prendrait le dîner du jour de l\u2019an à Québec ou avec Hades, en enfer.Atteint d\u2019une balle à la poitrine, le brave est allé rejoindre le dieu de la guerre.Son corps est transporté sur la rue Saint-Louis, dans une maison qui abrite aujourd\u2019hui l\u2019Hôtel du général.bault (l\u2019ancien nom de Shannon) étaient des communautés agricoles fleurissantes, peut-on y lire.La population de Valcartier atteignait 1400 résidents composés presque uniquement de descendants [d\u2019immigrants] des îles britanniques, la moitié catholique et l\u2019autre protestante.» Au cours du XXe siècle, Valcartier et Shannon ont connu des bouleversements majeurs.En 1914, le gouvernement canadien a en effet exproprié plusieurs milliers d\u2019âcres de terres agricoles en vue Les Irlandais de Québec Et aussi.Il faudrait aussi s'attarder sur les influences irlandaises dans la musique de Mary Travers, alias «La Bolduc».Rappeler que les Irlandais du port de Québec sont à l'origine de la création de l'un des plus puissants syndicats de tout le Canada, dès 1862.Sans oublier les origines de la fête de l'Halloween, malgré son côté commercial un peu pesant.Et on ne saurait conclure sans un clin d'œil sur l'humour irlandais, un mélange d'absurde et d'ironie.Comme cet ouvrier qui dit à l\u2019autre : «Ne descends pas sur cette échelle, car je l'ai enlevée».Ou encore ce morceau d'anthologie : «Ce matin-là, en entrant dans son église, le père McGee est témoin d'un spectacle plutôt inhabituel : un homme est assis sur l'autel, le regard vague, les jambes croisées.\u2014\tQue fais-tu là, mon fils?demande le prêtre.Qui es-tu?\u2014\tje suis Dieu, répond l'autre.\u2014\tQuoi?\u2014\tJe suis Dieu, répète l'homme.Et ceci est ma maison.Complètement paniqué, le père McGee court vers le presbytère pour téléphoner à son évêque.\u2014\tVotre excellence, ici le père McGee.Je suis désolé de vous déranger, mais il y a un homme assis sur mon autel, et il prétend qu'il est Dieu.Que dois-je faire?\u2014\tIl faut couvrir nos arrières, on ne sait jamais, répond calmement l'évêque.Retourne à l'église, fais semblant d'être très occupé et surtout, ne lui dis pas que nous ne croyons pas qu'il existe.» M & : U art Le général Richard Montgomery de la création d\u2019un camp d\u2019entraînement militaire.Plus du tiers des expropriés, à qui l\u2019on avait retiré leur terres, ont quitté la région définitivement.Une deuxième, puis une troisième expropriation ont suivi dans les années 60.(.) Les départs «(.) reflètent aussi le déclin général de la population irlandaise du Québec, une tendance qui avait commencé à la fin des années 1800.Ainsi, de 10 % qu\u2019elle était en 1870, cette population ne représentait plus que 3 % en 1960». politique 94,8 % derrière le chef Le supplément de salaire de Mario Dumont n'a pas affecté la loyauté des adéquistes Au rythme où sa popularité recule, Mario Dumont calcule qu'il sera assez vieux lorsqu\u2019il héritera du vote de confiance qui avait mené à la démission du chef péquiste Bernard Landry en 2004, soit 76,8 %.\u2014 photo la presse canadienne ^ A Michel Corbeil mcorbeil@lesoleil.com Martin Pelchat mpelchat@lesoleil.com LAVAL et SAINT-HYACINTHE \u2014 Pour l'adéquiste Mario Dumont, l'appui massif qu'il a récolté avec son vote de confiance prouve hors de tout doute qu\u2019il n'y a pas de controverse à susciter autour du supplément de salaire de 50 000 $ que lui verse son parti.Réunis en congrès, hier, à Laval, les militants de l\u2019Action démocratique du Québec y ont été d\u2019un score sans appel sur le soutien au seul chef qu\u2019ils ont véritablement eu depuis la naissance de leur formation politique.Pas moins de 94.8\t% des congressistes ont endossé son leadership.Tout probant que soit le vote de confiance d\u2019hier, il est moindre que les deux précédents endossements par les adéquistes.En 2004, le chef de l\u2019ADQ a obtenu un vote de confiance de 95,7 %; en 2000, de 96.9\t%.En conférence de presse, Mario Dumont a fait une moue d\u2019amusement lorsque «confronté» à cette baisse.Au rythme où sa popularité recule, «je serai assez vieux» lorsqu\u2019il héritera du vote de confiance qui avait forcé la démission du chef péquiste Bernard Landry, en 2004, soit 76,8 %.UNE DENT CONTRE LES MÉDIAS Le leader adéquiste a ironisé sur le fait que les médias ne peuvent surtout pas être accusés de complaisance à son endroit.«Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que les militants, en toute connaissance de cause, ont pris leur décision et répondu avec le vote de confiance.» Les partisans adéquistes doi- vent être reconnaissants envers les médias qui ont traité l\u2019affaire, a dit le leader.Même que certains trouvent qu\u2019ils «en ont parlé juste un petit peu trop», a lancé le chef en faisant allusion aux délégués qui ont bruyamment fait connaître aux journalistes leur désaccord de voir ce sujet occulter les délibérations.Plusieurs reportages, rédigés la veille, ont mis en lumière le fait que cette décision s\u2019est prise à deux, M.Dumont et le directeur général de l\u2019Action démocratique, Jean-Simon Vennc.En outre, des élus adéquistes ignoraient l\u2019existence de l\u2019entente jusqu\u2019à ce qu\u2019ils l\u2019apprennent dans les journaux.M.Dumont a précisé que son directeur général a décrété seul la décision.11 assume aussi seul la responsabilité de majorer la rémunération, ce qui est normal pour un geste que le meneur de l\u2019ADQ juge de nature administrative.A ses yeux, il est tout aussi dans l\u2019ordre des choses que les députés n\u2019aient pas été appelés à se prononcer sur la hausse.Le directeur général d\u2019une formation politique n\u2019a pas non plus à communiquer chaque dépense qu\u2019il autorise, a ajouté Mario Dumont.11 a soutenu que l\u2019octroi du supplément a complètement éliminé tout compte de dépenses que lui versait l\u2019ADQ.Chaque dollar ainsi reçu est imposé par l\u2019État, ce qui rend sa méthode, a-t-il insisté, plus transparente.FLÈCHE À PAULINE MAROIS Il a décoché au passage une flèche vers son adversaire du Parti québécois.Pauline Marois refuse de rendre public son compte de dépenses, elle qui au- rait davantage les moyens de verser de l\u2019argent au PQ que de s\u2019en faire rembourser, a-t-il lancé.Lors du point de presse au terme du conseil national du PQ à Saint-Hyacinthe, MmeMarois a répliqué qu\u2019elle avait déjà dévoilé ses dépenses.Son entourage a précisé qu\u2019elles avaient totalisé quelque 500 $ entre le 27 juin et le 20 août, soit entre sa consécration comme chef du parti et sa campagne pour se faire élire dans Charlevoix.Depuis, le PQ ne lui verse plus rien puisqu\u2019elle a droit au remboursement des dépenses dont profitent les élus à l\u2019Assemblée nationale, explique-t-on.Mme Marois en a toutefois profité pour attaquer Mario Dumont en tablant sur les déclarations du président du caucus adéquiste \u2014 Pierre Gingras \u2014 selon qui l\u2019allocation versée par l\u2019ADQ à son chef profite aussi à sa femme.«Le chef de l\u2019opposition, il trouve que 100 S pour une famille, ça a du bon sens, mais c\u2019est 50 000 S pour la sienne, si je comprends bien», de laisser tomber la chef péquiste.(Rappelons que l\u2019ADQ propose une allocation de 100 S par semaine par enfant ne fréquentant pas une garderie subventionnée.) La chef péquiste répète que les sommes versées par leur parti à Mario Dumont et Jean Charest (75 000 S) soulèvent un «problème d\u2019éthique majeur».Elle appelle d\u2019ailleurs le chef libéral à «nettoyer le paysage» en faisant preuve de transparence.«Est-ce que c\u2019est vraiment 75 000 S?demande-t-elle.Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a de si mauvais dans cette entente qu\u2019il doive la cacher?H est le premier ministre des Québécois.L\u2019argent qui est utilisé est en partie de l\u2019argent public.» 0023 1798643 leSoleil lundi 17 mars 2008 Politique Pour joindre notre chroniqueur : glavoie@lesoleil.com Gilbert Lavoie Pendant ce temps; chez Mario était l\u2019euphorie, samedi soir, chez les péquistes.Attablés devant un grand écran au bar de l\u2019Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe, les militants de Pauline Marois savouraient les reportages télé sur le cafouillage adéquiste concernant le salaire versé à Mario Dumont par le parti.Quand ils ont vu Mme Marois écrasant Marc Laviolette et ce qui reste du SPQ-Libre, ils étaient aussi euphoriques que les partisans du Canadien quelques heures plus tard.C\u2019est vrai que la controverse entourant le salaire de Mario Dumont a porté ombrage au congrès de l\u2019ADQ à Laval et avait de quoi lame plaisir aux péquistes.Hier encore, les trois quarts des questions à la conférence de presse de M.Dumont ont porté sur cette affaire.Fort de l\u2019appui de 94,8 % que venaient de lui donner ses membres, le chef adéquiste s\u2019en est bien sorti.D\u2019ailleurs, avant même de connaître les résultats de ce vote, les militants ont longuement et bruyamment ovationné un intervenant au microphone, qui a repro- ché aux journalistes présents d\u2019avoir accordé trop d\u2019attention à cette affaire, au détriment de tout le reste.Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019ADQ, qu\u2019on a vu réunie à Laval en fin de semaine, est un parti beaucoup plus riche et organisé que ses versions antérieures.Il n\u2019y a pas que Mario Dumont qui s\u2019est enrichi depuis les dernières élections.C\u2019est le cas aussi de son parti.Le cahier de résolutions sur papier de qualité et assorti de graphiques couleur faisait contraste avec les feuilles brochées remises par le PQ à ses membres.L\u2019organisation du congrès adéquiste se démarquait également par son support technique et audiovisuel de grande qualité.On y avait mis le prix! «Il faut profiter du temps que nous avons devant nous pour devenu- une meilleure organisation», a lancé le président, Tom Pentefountas.C\u2019est justement ça qui devrait inquiéter le PQ et les libéraux, depuis que Mario Dumont a décidé de ne pas renverser le gouvernement sur le budget.L\u2019ADQ a gagné du temps, et jouit d\u2019un budget impressionnant qui lui permet de bâtir sur ses acquis et d\u2019acheter l\u2019expertise nécessaire pour renforcer à la fois ses poli- tiques et son organisation.Le défi demeure tout de même très grand.Je me suis promené parmi les militants, hier, en attendant le discours de Dumont : tous des Blancs; absence notoire de représentants des minorités visibles.Un contraste flagrant par rapport aux libéraux et même aux péquistes.L\u2019absence des femmes parmi la députation crève les yeux.11 était presque gênant , hier, de voir les députés monter sur l\u2019estrade au discours du chef.11 a fallu rassembler les députées féminines derrière l\u2019orateur pour donner une image politiquement acceptable.Cela dit, il faut donner à l\u2019ADQ le crédit d\u2019avoir bâti, cette fois, un cahier de résolutions sérieux et bien documenté.Les politiques discutées auraient sans doute obtenu une bien meilleure couverture de presse, n\u2019eut été de cette histoire de salaire secret versé au chef.Sur ce point, M.Dumont a montré encore hier à quel point il est muselé sur le comportement des libéraux qui versent un salaire secret à Jean Charest depuis 10 ans.C\u2019est du bout des lèvres que le chef de l\u2019ADQ s\u2019est dit ouvert à la plus grande transparence réclamée par le Di- L\u2019ADQ qu\u2019on a vu en fin de semaine est un parti beaucoup plus riche et organisé que ses versions antérieures recteur général des élections et le jurisconsulte de l\u2019Assemblée nationale.La crédibilité et l'intégrité sont des denrées précieuses mais fragiles, en politique.M.Dumont, tout comme Jean Charest, ne pourront pas se réfugier longtemps derrière les votes de confiance de leurs militants pour prétendre qu\u2019il est normal pour un chef de parti ou le premier ministre de toucher un salaire autre que celui versé par les contribuables, et dont on ignore la provenance.POLITIQUE DE LA POPULATION L'ADQ propose le «retour au bercail» des exilés Michel Corbeil mcorbeil@lesoleil.com LAVAL - Le «retour au bercail» des Québécois qui se sont exilés par «dizaines de milliers» sera un des points d\u2019ancrage de la Politique de la population dont veut se doter l\u2019Action démocratique du Québec.En clôture du congrès qui a réuni un millier d\u2019adéquistes, à Laval, en banlieue de Montréal, le chef Mario Dumont a imité ses troupes à réfléchir à une nouvelle tâche : ramener en terre québécoise médecins, informaticiens, jeunes des régions, tous ceux qui se sont expatriés.En conférence de presse, M.Dumont a mentionné qu\u2019il a parlé des médecins parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un exemple spectaculaire.Il a cité des reportages faisant état qu\u2019un département de chirurgie cardiaque de Toronto repose uniquement sur des spécialistes québécois.A ses militants, il a fait valoir que tous les citoyens ont en tête des noms d\u2019amis ou de parents qui ont dû déménager sous d\u2019autres cieux, faute d\u2019emploi.Comme «les jeunes des régions qui sont partis pour l\u2019Alberta», en plein boum économique.Il a cependant été vague sur les mesures à adopter.Celte offensive vient compléter deux autres aspects de la politique de la population : une certaine forme de revanche des berceaux et une «immigration responsable».Le congrès a été marqué par plusieurs prises de position en ce sens.L\u2019ADQ a résolu de consacrer 3 % du produit intérieur brut, environ 3 milliards S, à des programmes destinés à la famille.«Une vraie politique familiale ne met pas de côté la moitié des familles», a-t-il notamment martelé devant ses partisans.Il a ainsi repris la thèse de son parti à l\u2019effet que les parents qui n\u2019envoient pas leurs enfants en garderie ne reçoivent rien en compensation de l\u2019État.Le chef a réitéré qu\u2019il s\u2019objecte à la hausse du nombre d'immigrants que le gouvernement Charest a décrétée.Il faut s\u2019assurer que les nouveaux citoyens puissent d\u2019abord trouver du travail, a dit le leader.Le rassemblement partisan a aussi été l\u2019occasion de voter une résolution sur l\u2019indexation des fonds de retraite des employés de l\u2019État.Stéphane Le Bouyonnec, le prési- dent de la commission politique de l\u2019ADQ, a plaidé qu\u2019il faut remédier au «vol» commis par le gouvernement du PQ de René Lévesque lorsqu\u2019il a gelé l'indexation des pensions, en 1982.Avant de vous engager, \u2022\u2022\u2022 PENSEZ CARTIER , G5 SE 2008 «r\t193$ \u2014\tN~~J~ \u2014\t/mois* VIBE 2009 Location 60 mois.100 000 km comptant 997$.transport Inclus et taxes en sus \\ À partir de 15995s Transport et taxes en sus.CARTIER PONTIAC BUICK GMC Henri-IV Nord, sortie Ste-Geneviève 418.847.6000 Vorsprung durch Technik www.audi.ca Auôi PROMOTION LOCATION /XÆ a 77=S;/7TT7m7 depot de sécurité 1er versement GRATUIT exepté sur les modèles A5 S5 R8 et A8L W12 Depuis 36 ans et pour longtemps! 7777, boul.Henri-Bourassa, Charlesbourg 418 626-7777 www.quebourgauto.com 10 Politique leSoleil lundi 17 mars 2008 Le monde des fonctionnaires Pour joindre notre chroniqueur : mcorbeil@lesoleil.com Des échos de la boîte noire Les jeunes aiment l\u2019innovation.Au Secrétariat à la jeunesse (SAJ), il faut désormais passer des entrevues quand on part.Cette façon inusitée de gérer les mouvements de personnel est de mise depuis que la psychologue Julie Bourbonnais a été appelée en renfort pour faire baisser la pression au sein du petit organisme-conseil relevant directement du premier ministre, Jean Charest.Parce que tensions il y a certainement au Secrétariat.En janvier, des informateurs anonymes ont révélé au Soleil que la moitié des employés ont signé une pétition exigeant la tête de la secrétaire adjointe, Catherine Ferembach, qui a rang de sous-ministre au Conseil exécutif.En quelques mois, le SAJ avait été frappé par des démissions à répétition, une vingtaine probablement.Un nouveau courriel sans signataire nous renseigne que la psychologue a dressé un diagnostic où «l\u2019inaction des ressources humaines» est déplorée.«Des entrevoies de départ seront réalisées maintenant», apprend-on.11 s\u2019agit d\u2019une suggestion de Mme Bourbonnais, indique Marie-Claire Ouellet, secrétaire générale associée à la communication gouvernementale.«Ce n\u2019est pas une première dans l'univers des ressources humaines», commente-t-elle.Même que «ça se voit dans le privé».Évidemment, «ce n\u2019est pas courant.Mais comme il y a des problèmes», Mmt' Ouellet réitère que le Conseil exécutif «est en mode solution».Oui, il y a eu beaucoup de départ s.Par contre, il y a la consultante qui accompagne la petite équipe «dans une démarche d\u2019amélioration».Et les employés ont majoritairement participé à cette démarche, insiste-t-elle.N\u2019empêche que le climat de travail ne doit pas être «jojo».La mutinerie appelait au départ de MmcFerembach.Un des mutins soutient que le «diagnostic» a pointé «l\u2019absence de planification stratégique», la «méconnaissance de la culture de la fonction publique» et une «mauvaise gestion de la pression».Ce n\u2019est pas la première querelle entre patrons et fonctionnaires.Ce qui est surprenant est que celle-ci a débordé du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre, là où les murs sont probablement capitonnés pour absorber bruits et rumeurs.La boîte noire à l\u2019intérieur de la boîte noire, a caricaturé une de nos sources.Michel Corbeil À la Commission municipale du Québec, une Matanaise succédera à un Matanais.Du moms, c\u2019est ce que veut la rumeur.Pour l\u2019instant, le poste en jeu appartient à Mathias Rioux.Il a été député de Matane à l\u2019Assemblée nationale du 25 septembre 1994 au 5 mars 2003, jour où il a été nommé à la Commission.Son contrat était de cinq ans.Il s\u2019est terminé mercredi dernier.L\u2019entente stipule qu\u2019il ne quittera qu\u2019au moment où le gouvernement nommera un remplaçant.M.Rioux aura bientôt 74 ans.Il est fin prêt à continuer.Le gouvernement ne lui doit rien, concède-t-il, mais «l\u2019État me doit un minimum de respect».11 ne détesterait pas œuvrer jusqu\u2019à l\u2019été.«J\u2019ai travaillé très fort pour le maintien» d\u2019une Commission qui a failli passer à la mouli-nette de la réingénierie, première version, en 2004.Bien peu lui concèdent de chance d\u2019être «renouvelé», en raison, disons, de scs «antécédents péquistes».Le bruit veut que Nancy Charest puisse hériter de son fauteuil.Mme Charest a été députée libérale de la même circonscription, de 2003 à 2007.Elle ne s\u2019est pas trop éloignée du PLQ.Elle agit comme présidente de l\u2019association libérale de Matane.Ce n'est pas la première querelle entre patrons et fonctionnaires.Ce qui est surprenant est que celle-ci a débordé du Conseil exécutif Depuis sa défaite, il y a un an, Mme Charest s\u2019est recyclée dans le lobbying.Son nom apparaît dans le registre gouvernemental.Elle fait notamment des représentations pour la Coalition des entreprises pour l\u2019aide fiscale aux régions ressources.Ce groupe a été particulièrement actif à défaut d\u2019être parvenu à ses fins, faut bien se consoler, pendant les semaines qui ont précédé la présentation du budget de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.«K.Lj\u2019 g Claude Thibault Pierre Jobin Pierre Stea L'INFORMATION QUI NOUS TOUCHE DU LUNDI AU VENDREDI leSoleil lundi 17 mars 2008 XyzActualités 11 wn edfutisi patt/i +KPi- jeu+iM- Une fondation qui repose sur 100% de bénévolat, qui vient en aide aux enfants démunis des écoles primaires des régions de Québec et Lévis, depuis 1988 Fondation Georgette-Lavallée Une carte personnalisée avec vos condoléances sera adressée à la famille.Un reçu pour fins d\u2019impôts sera émis aux donateurs ou donatrices.628-4355 www.fo ndatio nglavallee .qc .ca 1602, de la Moselle, Québec (Québec) GIG 2H4 Option FIfiBILITfL SECURE®™ F'Lfi IMPREZA 2.5/ 2008 ¦ 5 PORTES R ACTION INTÉGRA 0,9% LOCATION 24 MOIS /mois taxes en sus Opinion Vs U B A R U 2505, bout.Henri-Bourassa 41 8.648.951 8 > www.optionsubaru.com Modèle Impreza 2.5i 5 portes 2008(861BP): paiements metttwfe de 229$ basés sur un bail de 24 mots.0$ de dépôt de sécurité.Comptant 2716,00$ (taxes en sus) ou échange équivalent.le montant total exigé avant le debut de la période de location est de 1417,85$ (taxes incluses).Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Immatriculation (prix varie selon le client | et assurances en sus.lares sut les pneus neufs Incluses.Frais if «nwriptlwi au Registre des droits personnels et réels mobiliers inclus.20 000 tan par année, 0,15$ du km excédentaire.Transport et préparation indus.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.Photo à titre indicatif seulement.Offres valables jusqu'au 11 mars 2008.Je commence et je continue ma route avec Option Subaru! 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