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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
jeudi 24 septembre 2009
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2009-09-24, Collections de BAnQ.

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[" JEUDI \u201e\tQUÉBEC MÉTRO 71 c + tx 6 27657 00074 2 marché extérieur 80c+tx_photo le soleil, erick labbé K Des médecins s\u2019élèvent contre l\u2019euthanasie -*3 INGRID BETANCOURT HONOREE A QUEBEC «SI JE SUIS üF j LA, C\u2019EST GRACE LEX-OTACE RECONNAÎT LE CÔTÉ SOMBRE DE SA PERSONNALITÉ 4 et 5 Le quotidien de la capitale Jeudi 24 septembre 2009 | lesoleil.cyberpresse.ca [ Québec, 113' année, n\u201d 264 Québec vogue vers un déficit plus élevé que prévu -*¦ 33 Le Festival d'été perd un de ses piliers -*2 Jean Beauchesne était directeur de la programmation depuis 26 ans.LE THÉÂTRE DU TRIDENT le théâtre de la capitale liraiiT44û'rlkMlY4'4| il 'j REC0NNA]\t[SSANCÈ TEXTE ET MISE EN SCÈNE Michel Nadeau\tDU 22 SEPTEMBRE AU 17 OCTOBRE 2009 leSoleil 3003065 Abonnez- vous! Direction artistique GILL CHAMPAGNE 643-8131 letrident.com Québec 627657000742 2 Actualités leSoleil jeudi 24 septembre 2009 Le Festival d'été perd son directeur de la programmation Jean Beauchesne s'en va après 26 ans de service Nicolas Houle nhoule@lesoleil.com Le Festival d\u2019été de Québec perd l\u2019un de ses piliers.Jean Beauchesne, qui assurait la direction de la programmation depuis 26 ans, vient de quitter l\u2019organisation, a appris Le Soleil.La rumeur se faisait persistante à la fin de la semaine dernière, mais c\u2019est hier que la directrice des communications du Festival, Luci Tremblay, a confirmé que M.Beauchesne n\u2019était plus en poste.«On est déçus, a-t-elle commenté.Il a fait un travail extraordinaire depuis 26 ans et on salue le travail qu\u2019il a fait pour amener des vedettes internationales au Festival d\u2019été.» Impossible de savoir si M.Beauchesne a plié bagage de son plein gré, si on l\u2019a forcé à partir ou s\u2019il s\u2019agit d\u2019un divorce à l\u2019amiable, la direction du Festival désirant ne faire aucun commentaire à ce sujet.En revanche, on sait qu\u2019il y avait eu, par le passé, des différends entre M.Beauchesne et le directeur général Daniel Gélinas quant à la vocation et au développement de l\u2019événement.QUALITÉ ET CONSTANCE C\u2019est sous la houlette de M.Beauchesne que des vedettes du hip hop, du rock, de la pop, du punk et de la world telles Kanye West, Van Halen, Manu Chao, Johnny Clegg, Billy Talent, Béru-rier Noir, ZZ Top et Stephan Ei-cher sont venues se produire à «Sans lui [.], la vie culturelle à Québec ne serait pas la même» \u2014 Michel Côté, directeur de la programmation au Grand Théâtre Québec.Au fil des ans, celui qui est également professeur de philosophie au Cégep Limoilou s\u2019est efforcé de ne pas perdre de vue les talents d\u2019ici, réunissant les Jean-Pierre Ferland, Diane Dufresne, Robert Charlebois, Cowboys Fringants ou Lost Fingers dans des formules originales.Certains artistes lui valent même l\u2019éclosion de leur carrière dans la Belle Province.Ç\u2019a été le cas avec Renaud, par exemple.Dans le milieu culturel, la nouvelle de son départ a eu l\u2019effet d\u2019une bombe.La plupart des intervenants que nous avons joints ont dit préférer que l\u2019annonce soit officielle avant de la commenter, or Michel Côté, collaborateur de longue date au Festival, ancien membre du jury des prix Miroir et directeur de la programmation au Grand Théâtre s\u2019est mouillé.Il a salué la qualité et la constance du travail de M.Beauchesne, de même que sa «curiosité insatiable».«Depuis un quart de siècle, il a fait un travail irréprochable à la programmation du Festival d\u2019été de Québec et sans lui \u2014 tous les intervenants du milieu, autant les producteurs que les agents et les artistes le reconnaissent depuis toujours \u2014, la vie culturelle à Québec ne serait pas la même.Plusieurs directeurs généraux [du Festival] lui doivent leur ré- « e « Difficile de nier que M.Beauchesne a ficelé cette année l\u2019une de ses meilleures, sinon sa meilleure grille de programmation.Rappelons-le, les Sting (photo), jeff Beck, Brian Setzer, Beirut, Karkwa, Daniel Bélanger, Oumou Sangaré et autres Sean Paul ont fait courir les foules.\u2014 photothèque le soleil, JEAN-MARIE VILLENEUVE - J& Impossible de savoir si M.Beauchesne a plié bagage de son plein gré, si on l'a forcé à partir ou s\u2019il s\u2019agit d\u2019un divorce à l\u2019amiable, la direction du Festival désirant ne faire aucun commentaire à ce sujet.\u2014 photothèque le soleil, ERICK LABBÉ putation, en partie.[.] Personne n\u2019est irremplaçable, mais la marche est haute.Bonne chance au successeur.» Difficile de nier que M.Beauchesne a ficelé cette année l\u2019une de ses meilleures, sinon sa meilleure grille de programmation.Rappe-lons-le, les Sting, Jeff Beck, Brian Setzer, Beirut, Karkwa, Daniel Bélanger, Oumou Sangaré et autres Scan Paul ont fait courir les foules.POSTE VACANT Le départ de M.Beauchesne étant récent, personne n\u2019aurait encore été désigné pour lui succéder, selon l\u2019organisation du Festival.En fait, Luci Tremblay soutient que l\u2019équipe de programmation actuelle, composée de Domi- nique Goulet (musique) et de Michel G.Barrette (arts de la rue) a pris la relève, avec le concours de M.Gélinas.«Il y a un trou, on ne peut pas dire le contraire, mais Daniel [Gélinas] est déjà en train de travailler sur des plans.Ce n\u2019est pas une grande inquiétude, il y a des solutions.» Nous avons tenté à maintes reprises de joindre Jean Beauchesne, mais il n\u2019a pas retourné nos appels.Précision L\u2019annonce de NovoDos, parue en page 28, le 9 septembre dernier, aurait dû porter la mention publicité.0975680 Invités : Ma ené Dufort CE SOIR 21 h BAZZO.TV AVEC MARIE-FRANCE BAZZO AUSSI : ASSISTE-T-ON À L\u2019AGONIE DE L\u2019ADQ ?telequebec.tv Télé-Québec leSoleil jeudi 24 septembre 2009 Actualités 3 Cent médecins contre l\u2019euthanasie Un groupe s'oppose à une éventuelle ouverture par le Collège des médecins Valérie Gaudreau vgaudreau@lesoleil.com Une centaine de médecins québécois s'opposent farouchement à l'euthanasie, qu\u2019ils associent à rien de moins qu\u2019«un droit de tuer».Les auteurs du mémoire craignent qu'ouvrir la porte à l'euthanasie ne change la perception sur les gens atteints de maladies chroniques : «Ces personnes en viendraient à avoir le sentiment qu\u2019elles sont un fardeau indu pour les proches ou la société.» Ils appréhendent une «érosion de la relation médecinpatient.[.] Le médecin ne deviendra plus seulement celui qui guérit ou réconforte, mais aussi celui qui donne la mort.» \u2014 photothèque le soleil «Faire mourir le patient n\u2019est pas une solution humaine pour soulager les situations dramatiques de douleur et de souffrances terminales», écrit le Dr André Bourque, chef du département de médecine générale du CHUM dans une lettre ouverte qui résume le contenu d\u2019un mémoire remis au Collège des médecins le 31 août et signé par les médecins Joseph Ayoub, Catherine Ferrier, François Lehmann et José Morais.Mais en entrevue, le D1\u2019 Bourque assure que le groupe a l\u2019appui d\u2019une centaine de médecins, consultés par courriel.Pourquoi cette sortie publique sur l\u2019euthanasie maintenant?C\u2019est que le mois prochain, le conseil d\u2019administration du Collège des médecins doit se prononcer sur la position du Groupe de travail en éthique clinique qui, en mai, a recommandé que l\u2019euthanasie puisse faire partie des soins appropriés dans certains cas.Le comité avait été mandaté en 2006 et sa recommandation porte uniquement sur l\u2019euthanasie et non sur le suicide assisté.DÉCISION EN OCTOBRE À la mi-octobre, le C.A.du Collège des médecins décidera s\u2019il accepte ou rejette cette ouverture à l\u2019euthanasie ou s\u2019il demande de poursuivre la réflexion.Aussi, dans les prochaines semaines, la députée du Bloc Québécois Francine Lalondc présentera le projet de loi privé C-384 voulant qu\u2019un médecin ne commet pas un homicide s\u2019il aide une personne à mourir après un consentement lucide.Dans ce contexte, le Dr André Bourque a jugé urgent de faire connaître son opposition.Selon lui, mettre fin à la vie n\u2019est tout simplement pas une solution devant la souffrance.Les progrès dans la médication et l\u2019évolution des soins palliatifs permettent maintenant de voir venir le dernier jour sans douleur.Quant à la souffrance de l\u2019âme, le D1 Bourque estime que la demande à mourir est plutôt «un cri du cœur» de quelqu\u2019un qui demande de la sympathie.«Lorsqu\u2019ils sont bien entourés, la grande majorité va changer d\u2019idée», explique-t-il en assurant que sa démarche n\u2019est liée à aucune comiction religieuse.Plus globalement, les auteurs du mémoire craignent qu\u2019ouvrir la porte à l\u2019euthanasie ne change la perception sur les gens atteints de maladies chroniques ou de handicaps sévères.«Ces personnes en viendraient à avoir le sentiment qu\u2019elles sont un fardeau indu poulies proches ou la société», écrivent les médecins qui appréhendent aussi une «érosion de la relation médecin-patient».«Le médecin ne deviendra plus seulement celui qui guérit ou réconforte, mais celui qui donne la mort.» Les auteurs du mémoire soutiennent de plus que Collège des médecins n\u2019a pas consulté ses membres avant de réfléchir à la question.«Ce qu\u2019on dit est qu\u2019il n\u2019y a pas de presse et qu\u2019il faut faire un débat plus longtemps avant de changer des normes éthiques millénaires», indique le D1 Bourque.Dans tout ce débat, il ne remet toutefois pas en question l\u2019interruption de traitements, comme enlever l\u2019oxygène à un patient en phase terminale.«Ce n\u2019est pas tuer un malade que d\u2019arrêter un traitement», dit-il.«DÉMAGOGUES ET HONTEUX» Pour le travailleur social Yvon Bureau, qui milite depuis 25 ans pour le droit de mourir dans la dignité, les propos de ce groupe de médecins sont tout simplement «honteux».«Ce sont des fondamentalistes prêts à dire des choses pas vraies, lance-t-il.Ils veulent faire peur au monde et faire croire qu\u2019on va donner le droit de tuer.C\u2019est de la démagogie.» M.Bureau se dit toutefois convaincu que «ça ne marchera pas».Dans l\u2019état de l\u2019Oregon, en Belgique et en Hollande, assure-t-il, l\u2019euthanasie est permise sans qu\u2019il y ait eu de dérapages.Pour lui, encourager ou aider quelqu\u2019un à se suicider doit demeurer un crime.Mais une aide médicale pour mourir, elle, devrait être permise dans un contexte balisé.11 ne croit pas que cela briserait la confiance envers les médecins.«Au contraire, ça pourrait l\u2019améliorer parce que les gens savent que s\u2019ils veulent de l\u2019aide à mourir, ils en auront.Je suis convaincu que les gens se suicident moins quand ils savent qu\u2019il y a de l\u2019aide.» lesoleil.cyberpresse.ca SUR LE NET La lettre «L\u2019euthanasie n\u2019est pas une solution humaine» signée par le D' André Bourque peut être lue à cyberpresse.ca/ le-soleil/euthanasie Les spécialistes sondés Le Collège des médecins n'est pas la seule organisation qui réfléchit à l'euthanasie.La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) vient aussi de sonder ses membres sur la délicate question.Mais pour l\u2019instant, impossible de dire de quel côté pencheront les quelque 8ooo médecins spécialistes du Québec.«Nous venons tout juste d\u2019avoir les résultats préliminaires.Nous en dirons plus dans quelques semaines», a indiqué la directrice des communications de la FMSQ, Nicole Pelletier.L'idée d'un sondage est venue dans la foulée de la réflexion amorcée par le Collège des médecins.«On s\u2019est dit que puisque le sujet allait bientôt être sur toutes les lèvres, mieux vaut faire partie du débat que de regarder le train passer», explique Mme Pelletier.Elle précisant que le sondage porte uniquement sur l'euthanasie et non sur le suicide assisté.Valérie Gaudreau 30P5W1 yv $ y 4 Une ex-otage honorée leSoleil jeudi 24 septembre 2009 \u2022u» EN BREF Pluies d\u2019honneur -» En plus de la médaille d\u2019honneur remise hier, Ingrid Betancourt recevra aujourd\u2019hui à Montréal le Prix international du courage au féminin de Radio-Canada et Reporters sans frontières, qui a orchestré sa visite au Québec.Demain, elle prononcera une conférence publique sur les droits humains en Colombie, et samedi l\u2019Université de Montréal lui remettra un doctorat honorifique en reconnaissance de sa lutte contre la corruption.Elle participera aussi à Tout le monde en parle, diffusée dimanche soir à Radio-Canada, Daphnée Dion-Viens Des débats qui ont fait bonne impression -» Après avoir assisté à la période de questions hier matin à l\u2019Assemblée nationale, Ingrid Betancourt (photo) a affirmé avoir été impressionnée par la qualité des débats auxquels elle a assisté.«J\u2019ai trouvé ça extraordinaire de vous voir discuter avec beaucoup d\u2019humour et de sérieux.Je trouve que vous êtes privilégiés.En Colombie, on a beaucoup de mal à critiquer, à être entendu.Mais ce que j\u2019ai senti aujourd\u2019hui en vous écoutant, c\u2019est que la critique est constructive.J\u2019ai aimé non seulement les questions, mais aussi les réponses», a-t-elle lancé, suscitant rires et applaudissements.Le premier ministre Jean Charest n\u2019a d\u2019ailleurs pas manqué de renchérir, sur un ton moqueur : «Si nous avons été ravis de vos remarques au sujet de nos débats parlementaires, c\u2019est parce que c\u2019est la première fois que quelqu\u2019un nous dit à quel point il a été impressionné par nos débats.» Daphnée Dion-Viens Une histoire d'amour -» Lors de son passage à l\u2019Assemblée nationale hier, Ingrid Betancourt n\u2019a pas manqué de souligner son attachement pour le Québec.«Je suis une Canadienne de cœur, a-t-elle lancé.J\u2019y suis venue plusieurs fois ici, j\u2019ai fait du camping, j\u2019ai parcouru votre pays que j\u2019adore.C\u2019est ici que je suis tombée amoureuse du père de mes enfants.» À l\u2019époque, les amoureux avaient réussi à avoir une chambre «à bon prix» au Château Frontenac, a raconté celle qui était étudiante à l\u2019époque.«En revenant aujourd\u2019hui, je me dis : \u201cQu\u2019elle est belle, cette ville!\u201d» a-t-elle ajouté.Arrivée dans la capitale mardi soir, M,m\u2018 Betancourt repart ce matin pour se rendre à Montréal.Daphnée Dion-Viens ¦irM Le président Yvon Vallières a remis la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale à Ingrid Betancourt devant le premier ministre Jean Charest et la chef de l'opposition Pauline Marois.\u2014 photo Reuters L'hommage des précurseurs Daphnée Dion-Viens ddviens@lesoleil.com «Si je suis là, c\u2019est grâce à vous.» De passage à Québec, l\u2019ex-otage colombienne Ingrid Betancourt a été honorée hier, à l\u2019Assemblée nationale.Avec beaucoup d\u2019émotion, elle a rappelé que des otages sont toujours détenus en Colombie, tout en remerciant le Québec de s\u2019être mobilisé pour sa libération.C\u2019est une femme toute menue et encore fragile qui s\u2019est présentée au Salon rouge, hier, pour recevoir la médaille d\u2019honneur de l\u2019As-seinblée nationale.Des trémolos dans la voix, la Franco-Colombienne a longuement remercié ceux qui s\u2019étaient mobilisés pour sa libération, survenue après plus de six ans passés en captivité, dans la jungle colombienne.«Vous avez été les premiers.Vous avez été précurseurs dans la défense des otages colombiens.Après vous, il y a eu ce grand mouvement international qui a fait qu\u2019en Colombie, les choses ont bougé.Sans vous, je serais probablement certainement encore là-bas», a-t-elle affirmé, pesant chaque mot.Lors d\u2019une conférence prononcée ensuite au Château Frontenac, Mme Betancourt a affirmé que la première motion deman- dant sa libération a d\u2019abord été votée au Québec.La Belgique, la France et l\u2019Europe ont ensuite emboîté le pas.Le 5 juin 2002, soit environ trois mois après son enlèvement, l\u2019Assemblée nationale adoptait à l\u2019unanimité une motion réclamant sa libération.Selon le site Internet www.betancourt.info, les premiers comités de mobilisation réclamant sa libération ont été créés en France, en Belgique et au Québec.De son côté, le premier ministre Jean Charest a salué le courage et la détermination dont a fait preuve l\u2019ancienne candidate aux élections colombiennes, enlevée en pleine campagne par des guérilleros qui en ont fait un tro- phée de gnerre.«Vous avez triomphé de l\u2019adversité grâce à une force de caractère exceptionnelle.Vous étiez prête à donner votre vie pour l\u2019avenir de votre pays.Le monde a besoin de gens comme vous», a affirmé M.Charest, avant qu\u2019elle ne soit chaudement applaudie.OTAGES TOUJOURS DÉTENUS Ingrid Betancourt a par ailleurs tenu à rappeler hier que plusieurs otages sont toujours aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).Refoulant ses larmes à plusieurs reprises \u2014 «il faut m\u2019excuser, ça arrive tout le temps», a-t-elle lancé \u2014, l\u2019ex-otage de 47 ans a ra- conté dans quelles conditions sont détenus ses compagnons, mal nourris, en loques et enchaînés à des arbres, quand ils ne se promènent pas en file indienne, la chaîne au cou, comme des esclaves d\u2019une autre époque.«Ceux qui sont sortis, on nous appelait les \u201cjoyaux de la couronne\u201d.Ceux qui restent, ce sont de petits soldats.Ils n\u2019intéressent personne.Mais ils sont aussi importants que vous et moi.Je voudrais vous demander de continuer à vous battre pour eux.» D\u2019une voix douce, elle a ensuite ajouté : «Je sais que je suis un symbole et de temps en temps, c\u2019est lourd à porter.Mais c\u2019est aussi une bénédiction, si on sait l\u2019utiliser.» leSoleil jeudi 24 septembre 2009 Une ex-otage honorée Jean-Simon Gagné Pour joindre notre chroniqueur : jsgagne@lesoleil.com Les deux Ingrid Betancourt 1 y a deux Ingrid Betancourt.La première est un symbole de courage et de détermination.Une martyre qui a survécu à six années et demi de détention dans la jungle colombienne.Très précisément 2320 journées d\u2019enfer au cours desquelles ses ravisseurs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) lui ont fait subir toutes sortes d\u2019humiliations.Mais il y a une autre Ingrid Betancourt.Un être trouble dont, les compagnons de captivité dénoncent l\u2019égoïsme.«Certains gardiens nous traitaient mieux qu\u2019elle», a déploré Keith Stansell, un ancien marine détenu en même temps qu\u2019elle.Dans le livre Out of Captivity, M.Stansell et deux autres otages américains accusent Mrae Betancourt de les avoir dénoncés aux guérilleros comme agents de la CIA.Et que dire du témoignage de Clara Rojas, la directrice de la campagne présidentielle de Mme Betancourt?Selon elle, les FARC ont souvent fait la morale à sa patronne, afin qu\u2019elle partage des choses aussi banales qu\u2019un dictionnaire.«Les guérilleros étaient étonnés de son comportement et [ils] ont commencé à nous donner les choses séparément, pour qu\u2019elle ne nous dépouille pas de tout», écrit-elle dans son livre Captive.Jusqu\u2019ici, Mme Betancourt s\u2019est défendue plutôt maladroitement.L\u2019un de ses proches a comparé les révélations de Mme Rojas à une série Desperate Hott.se-wifes in the Jungle (.Beautés désespérées dans la jungle).C\u2019est vous dire.Il y a deux Ingrid Betancourt.Sauf à Québec.Ici, tout le monde ne veut voir que celle qui symbolise le courage et la détermination.En formant les yeux, hier, on aurait même pu croire que le Québec venait de retourner un an en arrière, à l\u2019été 2008.Ou qu\u2019il revivait l\u2019enthousiasme de la libération de M\"11\u2019 Betancourt, comme s\u2019il ne s\u2019était rien passé depuis.La controverse avait été balayée sous le tapis.Et nous en étions fiers.«C\u2019est une leçon que le Québec donne à l\u2019Europe.Le Québec a fait fi des critiques et il a pris le parti d\u2019Ingrid Betancourt», s\u2019est exclamé un orateur particulièrement enthousiaste.Lors d\u2019un dîner-conférence au Château Frontenac, la seule question qui a été transmise à Mmt' Betancourt tournait autour de l\u2019importance de la foi.Et si la foi soulève des montagnes, elle ne soulève guère la controverse.Auparavant, à l\u2019Assemblée nationale, M\"\"' Betancourt s\u2019était fait envoyer telle- ment de fleurs, qu\u2019il y avait lieu de craindre qu\u2019elle soit incommodée par tout ce pollen.Sans oublier la poésie de boudoir.«Vous êtes un être de chair et de lumière», a risqué la chef intérimaire de l\u2019ADQ, Sylvie Roy.«Vous êtes allée au-delà du possible», a décrété Yvon Val-lières, le président de l\u2019Assemblée.Faut-il voir derrière tout cela une preuve de grandeur d\u2019âme?Ou simplement une tendance à réagir en décalage avec le reste du monde?En tous cas, les sceptiques seront tentés de citer Mark Twain.«Si jamais la fin du monde finissait par survenir, je voudrais être ici, parce que tout arrive avec un an de retard.» Mais si je me souviens bien, Mark Twain parlait de Cincinnati.Pas de Québec.Ne nous égarons pas.Par moments, la visite de M\"\"\u2018 Betancourt à Québec ressemblait à un exercice de remise en forme.Hier, devant des auditoires gagnés d\u2019avance, elle a même semblé reconnaître la validité de certaines critiques.«Pour changer le monde, il faut se changer soi-même, a-t-elle expliqué.[En captivité], j\u2019ai vu beaucoup de choses horribles, comme la haine, l\u2019envie, l\u2019égoïsme, la couardise.Je ne l\u2019ai pas vu chez les autres.Je l\u2019ai vu chez l L Ici, tout le monde ne veut voir que celle qui symbolise le courage et la détermination moi.» La voix brisée par l\u2019émotion, M1\"1' Betancourt a aussi évoqué la rivalité pour obtenir le plus gros morceau de pain.La lutte pour obtenir un peu plus d\u2019espace.L\u2019avenir dira si cette étonnante franchise suffira à repolir son image.En 2010, on annonce la parution de ses mémoires de captivité.Un film devrait suivre.Et s\u2019il reste du temps, elle devra s\u2019occuper de sa fondation pour le respect des droits humains.Mais déjà, son biographe, Sergo Coronado, a prédit que le monde lui pardonnera.Comme il le dit si bien : «Qui peut juger ces êtres humains qui ont été réduits à l\u2019état d\u2019animaux pendant de nombreuses années?» «Il faut commencer par changer soi-même» Écorchée par de nombreuses critiques au cours des mois qui ont suivi sa libération, Ingrid Betancourt a admis pour une des premières fois hier que certaines flèches décochées à son endroit étaient bien légitimes.Élevée au rang d\u2019icône pendant sa captivité, Ingrid Betancourt a par la suite essuyé un lot de critiques, dont les plus dures sont venues d'ex-otages qui l\u2019ont côtoyée dans la jungle.Dans un ouvrage publié en début d\u2019année, trois Américains affirment qu\u2019elle était «hautaine, égoïste et dangereuse», des critiques qui ont même été re- prises par son ex-amie et directrice de campagne, Clara Rojas.En juillet, Mmc Betancourt avait expliqué que dans des conditions si difficiles, les moindres détails donnaient lieu à de vives tensions.Mais hier, l\u2019ex-otage a admis sans détour qu\u2019elle devait aussi composer avec un côté plus sombre d\u2019elle-même.«J\u2019ai vu beaucoup de choses difficiles dans la jungle.J\u2019ai vu la haine, l\u2019égoïsme, l\u2019envie, la couardise.Je ne l\u2019ai pas vu chez les autres.Je l\u2019ai vu en moi, a-t-elle lancé candidement.J\u2019ai vécu des situations extrêmes, donc j\u2019ai eu la possibilité de me regarder intime- ment.Il y a des choses que je n\u2019ai pas aimées en moi.Et que je ne nierai pas en plus.» Elle a raconté comment les détenus se disputaient entre eux pour un bout de pain, lorsque venait le temps de faire la queue pour réclame]\u2019 leur nourriture.«Entre nous, on n\u2019avait même pas d\u2019éducation.Mais je me suis dit que moi aussi, j\u2019avais envie d\u2019être la première pour aller chercher le plus gros morceau de pain ou de nourriture.Donc, j\u2019ai compris qu\u2019il fallait changer.Je suis convaincue qu\u2019il faut commence]\u2019 par changer soi-même pour changer le monde.Et la première chose qu\u2019il faut changer, c\u2019est la dureté de notre cœur.» Daphnée Dion-Viens Lire L\u2019éditorial de Pierre- Ingrid Betancourt a essuyé quelques sanglots pendant son discours devant Paul Noreau -^31\tl\u2019Assemblée nationale.\u2014 photo le soleil, erick labbé 3006654 BAR STEAKHOUSE VIANDES DE PREMIÈRE QUALITÉ PRIME / AAA beLT-ste-o-Idyause- 2875, BOULEVARD LAURIER, DELTA 3, QUÉBEC, 418 266 1717 WWW.LABETE.CA ® 6 MUNICIPALES 2009 leSoleil le jeudi 24 septembre 2009 Une campagne à deux vitesses image est forte et le contraste, révélateur.D\u2019un côté, les 11 candidats du Renouveau municipal de Québec (RMQ) réunis dans l\u2019ombre d\u2019une petite salle sans fenêtres de la Maison de la coopération (CSN) en basse ville.De l\u2019autre, les 28 candidats de l\u2019Équipe Labeaume attendus ce matin dans la lumière et l\u2019horizon sans fin de l'Observatoire de la Capitale, au SI0 étage de la plus haute tour de la colline.Je ne veux pas donner aux choses un sens qu\u2019elles n\u2019ont pas.Mais il me semble que le choix des lieux pour ce début de campagne montre bien la disproportion des moyens et des ambitions.L\u2019Équipe Labeaume domine le paysage politique et se paie le toit de la ville pour 300 S plus taxes; le RMQ, encore ébranlé par les départs et les querelles intestines des derniers mois, se serre les coudes dans un sous-sol loué pour 65 $ plus taxes.Nous connaissions depuis un moment le nom de 11 candidats du RMQ.Il restait cependant un doute sur l\u2019ampleur des effectifs que le RMQ allait jeter dans la mêlée.Désormais, il n\u2019y en a plus.S\u2019il n\u2019y a pas de volontaires de dernière minute, le RMQ aura 11 candidats.Le parti d\u2019opposition renonce ainsi à une quinzaine de quartiers et, ce qui est peut-être plus significatif, il se retire presque complètement de la banlieue : le RMQ n\u2019aura aucun candidat dans Beauport ni dans Les Rivières, un seul dans Charlesbourg et seulement deux dans La Haute-Saint-Charles.Dans l\u2019espoir d\u2019éviter l\u2019hécatombe, le RMQ se replie là où il pense avoir ses meilleures chances : au centre-ville-Limoilou et dans Sainte-Foy-Cap-Roug'e-Sillery.Autre choix tactique : le RMQ n\u2019opposera pas de candidats à des indépendants «non alignés» qui siègent déjà, au Conseil : Yvon Bussières (Saint-Sacrement-Belvédère), Jacques Teasdale (Lac-Saint-Charles-Saint-Émile), André Demers (Saint-Louis-Sillery) et Francine Bouchard (Cap-Rouge).Pour priver le maire Labeaume d\u2019une majorité, il faudrait que tous ces indépendants et tous les candidats du RMQ soient élus.Grosse commande.Vous saviez que le nouveau candidat indépendant à la mairie, Langis Harvey, avait d\u2019abord offert ses sendees au RMQ?Le RMQ a cependant décliné l\u2019offre, estimant que la candidature manquait de crédibilité.J\u2019avais une seule véritable question en tête en me rendant au point de presse hier matin : comment le RMQ allait-il se distinguer de l\u2019Équipe Labeaume?Par quels enjeux, quelle vision de la ville?Je suis resté sur mon appétit.La chef Anne Beaulieu a parlé de transport en commun, de culture et de sendees dans les arrondissements, de revitalisation des artères commerciales, du verdissement de la ville, de l\u2019économie de l\u2019avenir.Des objectifs tout à fait valables.Tellement, que des candidats de toutes les couleurs politiques pourraient facilement y adhérer.On trouvera davantage d\u2019idées distinctives dans les plates-formes des districts, a expliqué Mme Beaulieu.Son parti voudra notamment se démarquer en parlant de sécurité dans les rues résidentielles des quartiers.Le RMQ veut ralentir ceux qui roulent trop vite.Le parti a de la suite dans les idées.C\u2019est justement sa principale raison d\u2019être poulies quatre prochaines années : essayer de ralentir le maire Labeaume lorsque celui-ci veut aller trop vite.Je parierais que tous les journalistes présents hier matin y ont vu le même symbole.\t Pour priver le maire Labeaume d'une majorité, il faut que tous les indépendants et tous les candidats du RMQ soient élus.Grosse commande Mm
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