Le soleil, 31 mai 2014, Supplément
[" leSoleil samedi 31 mai 2014 Y1 zone Centre de recherche en infectiologie\t8 PAGES I«iSSüE5îiERS XX .- \u201e X Vue générale du centre de recherche et quelques clichés illustrant la diversité des travaux qui y sont faits pour améliorer la santé de,tous.null I ; ¦ ¦ SM D\u2019AUDACE Les maladies infectieuses constituent une des premières causes de mortalité sur la planète.Fondé à Québec en 1974 à l\u2019initiative du Dr Michel G.Bergeron, le modeste laboratoire en infectiologie de l\u2019Université Laval est aujourd\u2019hui un centre de recherche reconnu mondialement pour ses avancées médicales et scientifiques dans ce domaine.Ce lieu très spécialisé emploie aujourd\u2019hui quelque 250 scientifiques provenant de 23 pays.Retour sur le Centre de recherche en infectiologie de l\u2019Université Laval et sur les 40 ans d\u2019audace, de passion et d\u2019imagination qui animent toujours l\u2019équipe en place.PHOTO LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE Y2 CENTRE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE SAMEDI 31 MAI 2014 leSoleil QUAND UNE AMBITION CAMILLE B.VINCENT Collaboration spéciale cbvincent@lesoleil.com Juillet1974, le jeune médecin Michel G.Bergeron fonde un laboratoire de recherche en infectiologie à Québec.À ce moment, il ne se doute pas de l\u2019envergure que prendra son projet.En 40 ans, le laboratoire, devenu le Centre de recherche en infectiologie de l\u2019Université Laval (CRI), aura accueilli en ses murs des milliers de scientifiques, et se sera étendu pour atteindre 65 000 pieds carrés.Une expansion à la hauteur de l\u2019ambition du Dr Bergeron.«Pendant les six premières années du Centre, j\u2019étais tout seul de chercheur à part Pierre», explique le Dr Bergeron.Le Pierre en question, c\u2019est Pierre Déry, pédiatre infectiologue et maître d\u2019œuvre du Centre mère-enfant.La période en solitaire qu\u2019a vécue le Dr Bergeron faisait suite à des études postdoctorales au New England Medical Center de l\u2019Université Tufts et au Massachusetts Institute of Technology, où il a côtoyé le réputé Dr Louis Weinstein et le Prix Nobel Salvador Luria.«Après ça, j\u2019aurais pu aller n\u2019importe où au Québec, au Canada ou aux États-Unis.» Il décide finalement de revenir chez lui, à Québec, et de fonder un laboratoire de recherche en infectiologie.À l\u2019époque, ce domaine de recherche est innovateur et pratiquement inexploré.Mais aux yeux du Dr Bergeron, c\u2019est l\u2019avenir.«Entre 1970 et 1988, ça a été la période de gloire des antibiotiques.Il s\u2019est développé durant ces années plus d\u2019antibiotiques qu\u2019il ne s\u2019en était développé depuis le premier antibiotique [synthétisé], en 1935.Ça a été une explosion!» \u2014 Michel G.Bergeron Le Dr Bergeron entame donc des recherches sur la pyélonéphrite, l\u2019infection urinaire rénale, un mal extrêmement répandu qui touche des milliers de Canadiens chaque année.«Dans un laboratoire, les échantillons qu\u2019on reçoit le plus .Grâce à l\u2019équipe redoutable que le Centre de recherche en infectiologie a réussi à recruter, il est aujourd\u2019hui un des plus grands centres du genre en Amérique du Nord, et «un des plus grands au monde», selon le Dr Bergeron.- PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET quotidiennement, ce sont des infections urinaires.Ce l\u2019était en 1940, ce l\u2019était en 1974, et ce l\u2019est encore aujourd\u2019hui», souligne le Dr Bergeron.Et à cause de sa formation en médecine, il souhaite d\u2019abord et avant tout avoir un impact direct sur les malades.En 1983, son équipe et lui innovent en établissant un nouveau modèle de traitement contre cette infection.Ils font passer le traitement par voie intraveineuse de 14 à 3 jours, réduisant ainsi le temps d\u2019hospitalisation de 11 jours.Entre-temps, l\u2019équipe du Centre de recherche s\u2019agrandit.«En 1980, les deux premières personnes que j\u2019ai recrutées étaient deux femmes.C\u2019était quelque chose en 1980!» Le Dr Bergeron fait allusion à Louise Côté \u2014 «qui est encore ici aujourd\u2019hui!» \u2014 et à Anne-Marie Bourgault, qui était jusqu\u2019à tout récemment directrice scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec.RECRUTEMENT Le recrutement n\u2019est pas une mince affaire pour le Dr Bergeron.«On construit avec des gens et non avec des structures.» D\u2019ailleurs, l\u2019équipe qu\u2019il a réussi à bâtir au fil des années est certainement sa plus grande fierté.Ils sont aujourd\u2019hui 250, de 23 pays différents, à travailler pour la réussite du CRI.«Je crois qu\u2019on a recruté avec sagesse et bon jugement des gens qui réussissent aujourd\u2019hui.Si je meurs demain matin, la relève est là.Je pourrai dormir en paix, ça ne m\u2019inquiète pas du tout!» confie-t-il.Parmi les chercheurs du CRI, Marc Ouellette est également directeur scientifique aux Instituts de recherche en santé du Canada, Michel J.Tremblay est vice-doyen à la recherche et aux études supérieures à la Faculté de médecine, alors que Barbara Papadopoulou siège au Bureau de direction du Centre de recherche du CHU de Québec.«Tous ces gens-là sont mes boss aujourd\u2019hui.J\u2019en suis tellement fier!» se réjouit le Dr Bergeron.Et grâce à cette équipe redoutable, le Centre de recherche est à présent un des plus grands du genre en Amérique du Nord et «un des plus grands au monde», selon le Dr Bergeron.«Et aujourd\u2019hui, même si je ne pratique plus la médecine tous les jours, notre équipe et nos technologies sauvent beaucoup plus de vies en une journée que moi, j\u2019en ai sauvé dans toute ma carrière, et de loin!» CHRONOLOGIE *1 Q Q Le Dr Bergeron recru-I Cy V-/ te ses deux premières chercheuses, Louise Côté et Anne-Marie Bourgault, au sein du CRI.1QQQ Un nouveau modèle de traitement contre la pyélonéphrite est proposé par l\u2019équipe du Dr Bergeron.1 Q Q C L\u2019entreprise Infectio I\tDiagnostic Inc.est créée par le Dr Bergeron pour permettre un diagnostic rapide sur des échantillons cliniques.L\u2019équipe du DrBer-geron effectue la première identification moléculaire d\u2019un microbe à partir d\u2019un échantillon clinique en moins d\u2019une heure. leSoleil samedi 31 mai 2014 CENTRE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE Y3 PORTE SES FRUITS La mise au point d\u2019un vaccin potentiel contre la leishmaniose viscérale par les chercheurs Barbara Papadopoulou, Michel J.Tremblay et Marc Ouellette figure au palmarès des 10 découvertes de l\u2019année selon Québec Science.L\u2019entrepriseGene- ù\u2014\t/ POC Inc., aujourd\u2019hui dans le Parc technologique, est créée par le Dr Bergeron.Cette entreprise propose un CD qui lit l\u2019ADN d\u2019un échantillon clinique, permettant ainsi un diagnostic rapide.L\u2019entreprise Folia Biotech Inc., qui travaille sur l\u2019élaboration d\u2019un vaccin universel contre la grippe, estfondée par le chercheur Denis Leclerc.LE CENTRE DE RECHERCHE DEPUIS 40 ANS 250 M$ 34 en subventions\tj brevets scientifiques de recherche 1700\t2000 publications scientifiques j emplois industriels i générés par le CRI TÊTE-A-TÊTE AVEC MICHEL G.BERGERON Une vie de coups de foudre Trois coups de foudre ont frappé la vie professionnelle du Dr Bergeron : la musique, l\u2019infectiologie et la recherche.Plus tard, l\u2019enseignement s\u2019est également mis de la partie.Michel G.Bergeron est le leader du Centre de recherche en infectiologie de l\u2019Université Laval (CRI).Il est également une figure de proue de l\u2019infectiologie à Québec, au Canada et dans le monde.Mais avant d\u2019en arriver là, il a été un étudiant doué qui a su faire confiance à son instinct et sortir des sentiers battus pour innover en recherche.Tête-à-tête avec le maître d\u2019oeuvre du CRI.Q Qui est Michel G.Bergeron, l\u2019homme derrière le chercheur?R Je suis né à Québec en 1943, sur la rue des Franciscains.J\u2019étais un enfant qui aimait faire beaucoup de choses.Au collège (l\u2019Académie de Québec), j\u2019ai découvert la trompette.Ça a été mon premier amour.J\u2019ai d\u2019ailleurs fait le Conservatoire de musique du Québec en étant étudiant à temps plein au collège.En 1964, quand j\u2019ai dû choisir mon domaine d\u2019études, ça a été un gros dilemme.Mon premier choix affectif était la musique.Mais en fin de compte, quand j\u2019ai commencé la médecine en 1964, ça a été une révélation.J\u2019ai adoré ça! Q Qu\u2019est-ce qui vous a finalement fait opter pour la recherche?R J\u2019étais accepté à l\u2019Université Harvard en néphrologie (étude du rein), mais un soir, alors que j\u2019étais résident à l\u2019Hôpital général de Montréal, un jeune homme a subi une endocardite bactérienne.C\u2019est une infection des valves du cœur.J\u2019ai lu sur l\u2019endocardite bactérienne toute la nuit.Je savais que je voulais aller là-dedans.Ça a été instantané.L\u2019amour! Et jusqu\u2019à ce moment-là, je n\u2019avais jamais pensé faire chercheur.Mais en découvrant la recherche sur les maladies infectieuses, j\u2019ai eu mon troisième coup de foudre.Q Quelles ont été vos plus importantes percées scientifiques en tant que chercheur?R Ma première vie en recherche était au cœur de la création de nouveaux antibiotiques.Je me suis réveillé un matin et j\u2019ai pensé : ça n\u2019a pas de sacré bon sang! Plus il y a d\u2019antibiotiques, plus il y a de diarrhées, d\u2019effets secondaires et de résistance qui se développe.La raison est simple : on surutilise les antibiotiques parce qu\u2019on n\u2019a pas de diagnostic rapide.J\u2019aurais pu y penser avant, mais bon! En 1995, j\u2019ai fondé la compagnie Infectio Diagnostic Inc.(IDI).En 2000, on a fait la première démonstration au monde d\u2019une identification d\u2019un microbe à partir d\u2019un échantillon clinique en moins d\u2019une heure.Bang! C\u2019était une révolution! Depuis, l'entreprise a été vendue en 2006 à la compagnie américaine BD pour 300 millions S- BD Diagnostics est aujourd\u2019hui établie à Québec et y a investi 800 millions $.Q Qu\u2019est-ce qui vous anime aujourd\u2019hui dans vos recherches?R En 2008, j\u2019ai fondé l\u2019entreprise GenePOC Inc.On y propose un CD qui lit l\u2019ADN d\u2019un échantillon clinique, et qui permet un diagnostic moléculaire entièrement automatisé en moins d\u2019une heure.C\u2019est le Nespresso de la génomique, mais au lieu des grains de café, ce sont des grains d\u2019ADN.Également, je rêve du jour où les femmes pourront se protéger par elles-mêmes des maladies transmises sexuellement.Pour les aider, on a développé un gel microbicide (antiseptique) qu\u2019on appelle le condom invisible.La composition du gel est identique à celle des sécrétions vaginales, ce qui empêche le partenaire d\u2019en détecter la présence.Je crois vraiment en cette invention-là! Les milliers de femmes qu\u2019on va sauver, ça va être extraordinaire! Camille b.Vincent (COLLABORATION SPÉCIALE) Y4 CENT SAMEDI 31 MAI 2014 leSoleil leSoleil samedi 31 mai 2014 CENTRE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE Y5 '\u2014 lorsque les mmmm UNE RECHERCHE FONDAMENTALE VIRUS DE LA GRIPPE Vers un vaccin universel Grâce à son équipe chevronnée de 25 chercheurs, le CRI contribue depuis 40 ans au progrès médical mondial en maladies infectieuses.Parmi les grands thèmes auxquels s\u2019intéressent ces chercheurs, quatre se distinguent particulièrement par leur importance au sein du Centre.Il s\u2019agit du virus de la grippe, du VIH (virus de l\u2019immunodéficience humaine), du parasite Leishmania et de la résistance aux antimicrobiens.PHOTOS LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE ETYAN DOUBLET PARASITE LEISHMANIA Expertise bien de chez nous RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS Infections mineures redevenues mortelles En ce qui a trait à la grippe saisonnière, il est selon lui primordial de réduire le délai entre l\u2019identification des souches grippales qui causent des infections et la production du vaccin qui leur sont associées.«Et ça, c\u2019est en attendant d\u2019avoir un vaccin universel», précise-t-il.Et un vaccin universel contre la grippe, c\u2019est justement ce sur quoi travaille le chercheur Denis Leclerc (droite) au CRI.Sa technologie : un adjuvant (une substance stimulant la réponse immunitaire) qui imite le comportement du virus de la grippe dans la cellule infectée.Le système immunitaire réagit ainsi comme s\u2019il était infecté par une souche grippale.«Mais c\u2019est un leurre!» précise le Dr Leclerc.Depuis ses balbutiements, l\u2019in-novation du 1)' Leclerc a fail du chemin.Son projet, qui entre actuellement dans la phase clinique de ses tests de faisabilité, est en effet à l\u2019origine de l\u2019entreprise Folia Biotech Inc., fondée en 2008 dans le Parc technologique du Québec métropolitain.«Ce qui m\u2019intéressait dans la vaccination, c\u2019est que cette intervention médicale est de loin la plus efficace et la moins chère! La vaccination a réussi à éradiquer des maladies de la surface de la planète.La variole n\u2019existe plus aujourd\u2019hui.C\u2019est hallucinant!» À quand l\u2019adjuvant du Dr Leclerc sur les tablettes?«Si tout va bien, ça devrait prendre au moins 8 à 10 ans.» on sait que le virus peut demeurer latent \u2014 ou caché \u2014 dans des endroits spécifiques de la cellule.Ça lui permet d\u2019échapper au système immunitaire.Dans ce cas, le virus ne peut pas infecter d\u2019autres cellules; les individus sont alors porteurs.«Le virus peut demeurer dans ces réservoirs pendant des dizaines d\u2019années, ce qui fait qu\u2019on est obligé de continuer à traiter le patient», souligne le Dr Tremblay.C\u2019est d\u2019ailleurs cette forme latente du virus qui empêche les gens infectés d\u2019en guérir.Actuellement, beaucoup de chercheurs tentent d\u2019identifier ces réservoirs pour forcer le virus à sortir de sa latence et l\u2019éliminer complètement.Dans le laboratoire du Dr Tremblay, on tente de démontrer que les macrophages, des cellules impliquées dans la réponse immunitaire, constituent un de ces réservoirs.L\u2019équipe du Dr Tremblay met également la main à la pâte dans un projet de vaccin contre le VIH.«Un vaccin préventif, ça va être difficile, mais un vaccin curatif, on pense que c\u2019est possible!» Camille b.VINCENT (COLLABORATION SPÉCIALE) Situation : La leishmaniose viscérale, aussi connue sous le nom de fièvre noire, est l\u2019infection la plus grave causée par le parasite Leishmania.Elle fait plus de 20 000 morts par année dans le monde, et touche actuellement 300 000 personnes, principalement en Inde, en Iran, au Soudan et au Brésil.En s\u2019attaquant notamment à la rate et au foie, la leishmaniose viscérale est létale si non traitée.Les leishmanioses cutanée et mucocutanée, les formes bénignes de la maladie, infectent quant à elles jusqu\u2019à 1,2 million de personnes parannée.Les infections au Leishmania, notamment associées à la malnutrition, aux mauvaises conditions de logement et aux systèmes immunitaires fragiles, sont transmises à l\u2019humain par le phlébotome (ou mouche des sables).Source : Organisation mondiale de la santé Lexique: La leishmaniose est définie comme étant toute infection causée par un parasite du genre Leishmania.Il existe plus de 20 espèces de Leishmania pouvant infecter les humains.«Après la malaria, la leishmaniose viscérale est l\u2019infection parasitaire qui tue le plus de personnes à travers le monde», affirme Barbara Papadopoulou (photo), chercheuse au CRI.Afin de contribuer à la lutte contre cette infection mortelle, l\u2019équipe de la Dre Papadopoulou a mis au point un vaccin utilisant une espèce de Leishmania non pathogène chez l\u2019humain.Cette espèce, appelée Leishmania tarentolæ, est très apparentée à Leishmania donovani, qui cause la forme viscérale de l\u2019infection.La réponse immunitaire provoquée par le vaccin de la Dre Papadopoulou ressemble donc en tout point à celle que cause la leishmaniose viscérale, ce qui permet de prévenir une réelle infection par Leishmania.«L\u2019idée était simple, mais personne n\u2019y avait pensé auparavant», souligne la chercheuse.Éventuellement, une étude clinique (faite sur des humains) pourrait être lancée dans des régions endémiques afin de vérifier l\u2019efficacité du vaccin.Jusqu\u2019en 2010, le CRI hébergeait un groupe de recherche sur Leishmania, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).Même s\u2019il était reconnu mondialement comme une force en recherche sur Leishmania, le groupe a été aboli en 2010, les mécanismes de résistance aux antimicrobiens.L\u2019utilité de telles recherches?«Ça peut servir à utiliser des meilleures combinaisons de médicaments pour contourner les mécanismes de résistance, et ça peut servir au développement de nouveaux antimicrobiens», précise le Dr Marc Ouellette qui, en plus d\u2019être chercheur, agit comme directeur scientifique aux Instituts de recherche en santé du Canada.«Au Canada, la résistance aux antibiotiques n\u2019est pas encore si importante que ça.Mais dans certains pays d\u2019Europe, [.] on en arrive à certains cas où il ne reste presque plus rien pour traiter.» Même si les microorganismes semblent l\u2019emporter actuellement sur les antimicrobiens, les compagnies pharmaceutiques doivent poursuivre leurs recherches de nouvelles molécules antimicrobiennes, selon le Dr Roy.«La vie utile d\u2019un antibiotique [temps durant lequel il est efficace contre la bactérie] peut tout de même être de 15 à 20 ans.» Pour gagner la guerre contre les microorganismes, une chose est certaine : les antimicrobiens devront être utilisés plus judicieusement.Et selon le Dr Roy, ça passe notamment par l\u2019interdiction d\u2019utiliser des antibiotiques comme promoteurs de croissance chez les animaux, car «cette pratique ne fait que répandre la résistance encore plus rapidement».CAMILLE B.VINCENT (COLLABORATION SPÉCIALE) Situation : En 2012, plus de 35 millions de personnes étaient atteintes du VIH dans le monde.Depuis les premières manifestations de ce virus dans les années 1970, près de 75 millions de personnes en ont été infectées, et 36 millions d\u2019entre elles en sont mortes.Au Canada, 71 300 personnes vivaient avec le VIH en 2011, soit environ 0,2 % de la population canadienne.Parmi ces personnes infectées, le quart n\u2019en était pas conscientes.Sources : ONUSIDA, Agence de la santé publique du Canada et Organisation mondiale de la santé «Actuellement, la thérapie contre le VIH est très efficace.Si quelqu\u2019un est infecté maintenant, le traitement lui permettra d\u2019avoir une espérance de vie égale à quelqu\u2019un qui n\u2019est pas infecté», explique le Dr Michel J.Tremblay (photo), spécialiste du VIH au CRI.Malgré ces progrès considérables, beaucoup reste à faire pour vaincre cet ingénieux virus qui cause le sida (syndrome de l\u2019immunodéficience acquise), une maladie dont on ne guérit pas actuellement.Dans le laboratoire du Dr Tremblay, on cherche à comprendre ce qui se passe dans une cellule en santé lorsqu\u2019elle est infectée par le VIH.Aujourd\u2019hui, CAMILLE B.VINCENT Collaboration spéciale cbvincent@lesoleil.com Situation : À l\u2019échelle mondiale, la grippe saisonnière provoque chaque année de trois à cinq millionsdecas de maladies graves, et de 250 000 à 500 000 décès.Au Canada, ça représente annuellement près de 12 200 hospitalisations et environ 3500 décès.Situation : Publié en avril 2014, le premier rapport de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la résistance aux antimicrobiens révèle que «cette grave menace n\u2019est plus une prévision, mais bien une réalité dans chaque région du monde».Selon le Dr Keiji Fukuda, sous-directeurgénéral de l\u2019OMS pour la sécurité sanitaire, «à moins que les nombreux acteurs concernés agissent d\u2019urgence, de manière coordonnée, le monde s\u2019achemine vers une ère postantibiotique, où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraientà nouveau tuer».Lexique : Les antimicrobiens sont des médicaments qui tuent ou ralentissent la croissance des microbes.Les antimicrobiens incluent les antibiotiques, les antiviraux, les antifongiques et les antiparasitaires.Les chercheurs Paul H.Roy (gauche) et Marc Ouellette (droite) \u2014 ancien étudiant gradué du Dr Roy \u2014 tentent de mieux comprendre Sources : Organisation mondiale de la santé et Agence de la santé publique du Canada Le chercheur du CRI Guy Boivin (gauche) déplore le manque d\u2019approche proactive dans la recherche sur la grippe.Selon lui, il serait par exemple possible de mieux prévoir les souches grippales qui infecteront les humains en observant ce qui se passe chez les animaux.«Il y a de la recherche vétérinaire et de la recherche chez l\u2019humain, mais les deux ne collaborent pas.» IRSC ont cessé de le financer.CAMILLE B.VINCENT (COLLABORATION SPÉCIALE) VIH Chasse aux virus cachés Y6 CENTRE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE SAMEDI 31 MAI 2014 leSoleil «Un joyau pour l\u2019Université Laval» Le Centre de recherche en infectiologie (CRI) est un modèle de développement au Québec, au Canada et dans le monde, selon Denis Brière (photo), recteur de l\u2019Université Laval.La raison de son succès: lejuste équilibre qu\u2019il réussità maintenir entre recherches fondamentale et appliquée.«Ce qui ressort le plus au CRI, c\u2019est ce fil conducteurqu\u2019il établit entre la recherche fondamentale et l\u2019application concrète d\u2019un produit qui va aider la population à être en meilleure santé», souligne M.Brière.Il rappelle à ce sujet une des missions premières de l\u2019Université Laval, celle de travailler à avoir un impact sur la collectivité.«Pour nous, le Dr Bergeron [et son équipe] accomplit sa mission à l\u2019Université Laval au complet.» Pour Denis Brière, il est d\u2019ailleurs clair que Michel G.Bergeron est la bougie d\u2019allumage de cet établissement.«Et il a su garder cette bougie allumée pendant 40 ans.[.] Tenir des centaines de personnes provenant de 23 pays différents, il faut le faire!» C\u2019est que M.Brière connaît bien le Dr Bergeron, et il sait pertinemment que sans le tempérament du chercheur, le CRI n\u2019aurait pas la renommée qu\u2019il a aujourd\u2019hui.«C\u2019est vraiment un être très généreux, et cette générosité-là se transpose dans une passion qui est non seulement évidente, mais contagieuse.[.] Michel est tellement entier qu\u2019on ne peut faire autrement que l\u2019admirer.» CAMILLE B.VINCENT (COLLABORATION SPÉCIALE) ' \u2022 : Il y a un mois, une dizaine d\u2019élèves du Collège Jésus-Marie de Sillery ont participé au programme Chercheur-e d\u2019un jour, qui accueille chaque semaine au CRI des jeunes de quatrième et cinquième secondaire.-PHOTO LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE L\u2019art de laisser sa marque En 2008, l\u2019équipe du Dr Bergeron isole une nouvelle espèce bactérienne, qu\u2019elle nomme Ruminococcus gauvreauii en l\u2019honneur du professeur émérite à l\u2019Université Laval Léo Gau-vreau, aujourd\u2019hui âgé de 96 ans.«C\u2019est lui qui m\u2019a recruté! L\u2019espace de mon laboratoire était dans le sien», raconte le Dr Bergeron, à propos de ses débuts comme chercheur à l\u2019Université Laval.«Pourquoi Ruminococcus?Parce que Léo esttrèsanxieuxetqu\u2019il rumine souvent.» Clostridium lavalense, c\u2019est le nom d\u2019une autre bactérie isolée par le Dr Bergeron et nommée en hommage à l\u2019Université Laval.«J\u2019ai nommé unetroisième bactérie, maisje ne dis pas son nom.Ce sera une surprise pour le 40e anniversaire du CRI.» CAMILLE B.VINCENT (COLLABORATION SPÉCIALE) Pour un Québec éduqué CAMILLE B.VINCENT Collaboration spéciale cbvincent@lesoleil.com Au-delà de la recherche et des percées scientifiques qui s\u2019y font, le Centre de recherche en infectiologie de l\u2019Université Laval (CRI) demeure d\u2019abord et avant tout un lieu d\u2019enseignement pour 63 étudiants de deuxième et troisième cycles.Il en va de l\u2019avenir de la société québécoise, dit le Dr Bergeron.«Si on avait à choisir entre investir en santé ou en éducation, n\u2019importe quand j\u2019investirais en éducation.Le Québec est là où il est aujourd\u2019hui à cause du ministère de l\u2019Éducation qui a été créé dans les années 1960 parce que le taux de scolarité à l\u2019époque n\u2019était que d\u2019une sixième année.[.] En l\u2019espace de 12 ans, on a réussi à transformer le Québec en un pays éduqué, et aujourd\u2019hui, c\u2019est une des régions les plus éduquées au monde.» Le CRI a donc un important rôle d\u2019enseignement auprès des 63 étudiants qui y travaillent à temps plein, car ultimement, ces futurs professionnels seront amenés à remplacer les chercheurs en place.Comme le dit le Dr Bergeron : «La relève est là!» Et pour intéresser une potentielle relève scientifique dès le secondaire, le CRI reçoit tous les mercredis des jeunes de quatrième et cinquième secondaire afin de les initier à la recherche scientifique.Ce programme, nommé Chercheur-e d\u2019un jour, a été mis sur pied par le CRI en 1998.Depuis, quelque 2000 élèves de la grande région de Québec et 125 enseignants de science ont pu profiter d\u2019un accès privilégié au travail fait quotidiennement au CRI.Une douzaine d\u2019étudiants, principalement au baccalauréat, sont également accueillis au CRI chaque été pour effectuer un stage en recherche.QUATRIÈME COUP DE FOUDRE «L\u2019enseignement, c\u2019est mon quatrième coup de foudre», lance le Dr Bergeron.Et cette passion, il sait que c\u2019est à force de la pratiquer qu\u2019on la maîtrise.Dès son arrivée comme chercheur à l\u2019Université Laval, il instaure donc les «sit-in en maladies infectieuses» avec ses collègues de l\u2019époque Pierre Déry et Léo Gauvreau.«Tous les trois, on a mis en place les sit-in.Au début, on n\u2019était que trois, alors on faisait une conférence toutes les trois semaines!» Avec le temps, ces conférences hebdomadaires sont devenues une source complémentaire de connaissances pour les gens du CRI, car des invités de marque y sont aujourd\u2019hui reçus pour aborder des sujets d\u2019intérêt en infectiologie.Activités marquant le 40e du CRI Conférence de Jules Hoffmann, Prix Nobel de médecine 2011 Jeudi 5juin, à 12h, à l\u2019amphithéâtre Fisher(CHUL) Présentation d\u2019affiches au grand public sur les travaux effectués au CRI Jeudi 5juin, dans le hall menant à l\u2019amphithéâtre Fisher Journée portes ouvertes Dimanche 8juin au CRI 99 9999 leSoleil samedi 31 mai 2014 CENT\tE EN INF IOLOGIE Y7 LI N NOVATION A PROFIT V Établie dans le Parc technologique de Québec, la multinationale américaine Becton Dickinson est un leader mondial dans le domaine médical.En 2006, elle a acheté l\u2019entreprise Infectio Diagnostic Inc., fondée par le Dr Michel G.Bergeron.- PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET DAVID RÉMILLARD Collaboration spéciale dremillard@lesoleil.corn Innover en laboratoire est une chose.Mettre à profit l\u2019innovation et la commercialiser en est une autre.Pour faire voyager ses découvertes et les appliquer dans les systèmes de santé à travers la planète, le Dr Michel G.Bergeron a dû jouer les entrepreneurs.à succès! Lorsqu'il a fondé le Centre de recherche en infectiologie (CRI) en 1974, le Dr Bergeron n\u2019avait pas encore la bosse des affaires.«Je ne pensais jamais que je créerais des entreprises!» admet le principal intéressé.Mais grâce aux travaux réalisés avec son équipe du CRI, il est devenu un entrepreneur plutôt prolifique, en plus d\u2019avoir attiré certaines multinationales dans la capitale.Les retombées sont majeures.En 40 ans, le CRI a mené à la création directe ou indirecte de 2000 emplois, en plus de générer 2 milliards $ d\u2019investissements à Québec.Le Dr Bergeron fondait une première entreprise en 1995 : Infectio Diagnostic Inc.(IDI).L\u2019entreprise en démarrage a permis de mettre en marché des tests servant à identifier en laboratoire certaines maladies infectieuses (comme le C.difficile), et ce, en quelques heures seulement.Une petite révolution signée par le CRI.IDI a été rachetée en 2006 par la multinationale américaine Bec-ton Dickinson (BD) au coût de 300 millions $.Résultat : ce leader mondial du domaine médical a investi 39 millions $ sur une usine de production construite dans le Parc technologique de Québec.Elle est en fonction depuis 2008.La compagnie, qui compte aujourd\u2019hui 350 employés, a ajouté un centre de recherche et a développé ses infrastructures dans la capitale, en 2010.Depuis 2006, BD a injecté pas moins de 800 millions $.«Ça a été que du positif [le rachat par BD]», explique Karina Jackson, porte-parole pour BD Diagnostics à Québec.Elle était employée de IDI lors du rachat.«Ils nous ont donné les moyens de prendre de l\u2019expansion.» EXPÉRIENCE S\u2019il existe encore des «partenariats» entre le CRI et BD, techniquement, les liens sont désormais coupés et le Dr Bergeron peut dire mission accomplie.Ses créations profitent de la force de vente d\u2019une multinationale aux quatre coins du globe.«Ça part de là, quand il a créé l\u2019entreprise [IDI] pour protéger sa propriété intellectuelle», ajoute Nancy Piché, gestionnaire de l\u2019usine de BD.En affaires, un rachat d\u2019entreprise peut pourtant amener son lot d\u2019incertitudes, comme un déménagement de la production vers des usines déjà mises sur pied par les multinationales.2G$ Investissements qu\u2019a engendrés le CRI à Québec en 40 ans 800 M$ Investissements faits par Becton Dickinson à Québec depuis 2006 Mais BD a choisi de rester à Québec.Pourquoi?Selon Mme Piché, la communauté scientifique de la capitale a tout simplement tissé une expertise hors du commun dans le domaine des maladies infectieuses.En grande partie grâce au CRI.«Ici, on avait un bassin de population scientifique très important.Avec le lien qu\u2019on avait avec l\u2019Université Laval [le CRI] et les autres centres», souligne-t-elle.Plusieurs chercheurs du CRI sont d\u2019ailleurs aujourd\u2019hui employés par BD.«C\u2019est le cumul de l\u2019expérience qui fait la force de Québec.» Outre les entreprises lancées par le Dr Bergeron (IDI, GenePOC), d\u2019autres chercheurs du CRI se sont lancés en affaire par le passé.C\u2019est le cas de Marc Lebel, fondateur d\u2019Anapharm, qui a œuvré huit années au CRI avant de faire le saut entrepreneurial.Le CRI est aussi parvenu à attirer des équipes de chercheurs dans la capitale.Le chercheur Bernard Brodeur, spécialiste du vaccin, s\u2019est fait recruter par le Dr Bergeron en 1996.Ses travaux ont mené à l\u2019arrivée de la multinationale biritannique GlaxoSmithKline dans le parc technologique.L\u2019appareil développé par l\u2019entreprise en démarrage GenePOC vise à être utilisé directement au chevet des patients.Il peut identifier un virus ou une bactérie en moins d\u2019une heure à partir d\u2019un échantillon clinique.- photo le soleil, erick labbé A SAVED' «Un incubateur d\u2019idées» Le Centre de recherche en infectiologie (CRI) peut se targuer d\u2019avoir percé les marchés mondiaux dans le domaine médical.Infectio Diagnostics (IDI) en est un bon exemple.Le Dr Bergeron tente maintenant de recréer les succès de IDI avec sa plus récente entreprise en démarrage : GenePOC.La jeune compagnie, fondée en 2007, compte huit employés et s\u2019approche de ses premiers essais en vue d\u2019une commercialisation en 2015 ou 2016.L\u2019appareil qu\u2019elle souhaite mettre sur le marché, le GenePOC Diagnostics, est en soi la version 2.0 des tests de IDI et vise à être utilisé au chevet du patient plutôt qu\u2019en laboratoire.Il peut identifier un virus ou une bactérie en moins d\u2019une heure.M.Bergeron a confié la gestion de son nouveau projet à Patrice Allibert et Sébastien Chapdelaine.Ce dernier fait partie de l\u2019équipe qui a travaillé à mettre au point le système GenePOC au sein du CRI.Maintenant que la technologie est «viable», leur travail consiste à se faire voir par l\u2019industrie et à attirer les investisseurs.Ils étaient d\u2019ailleurs à Barcelone du 10 au 13 mai pour participer au Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses.«La réponse est excellente», soutient Patrice Allibert, qui a confiance de vendre des centaines de milliers d\u2019appareils dans les premières années, chacun au coût de 15 000 $ à 20 000 $.L\u2019EXPERTISE DES CHERCHEURS Maintenant que la technologie GenePOC est sortie du CRI, l\u2019entreprise n\u2019a plus nécessairement besoin de maintenir ses relations avec le milieu académique.Mais selon M.Allibert, personne ne détient l\u2019expertise des chercheurs du CRI.«Il n\u2019y a pas d\u2019autre centre infectieux au Canada», explique-t-il.«L\u2019expertise est à deux pas de chez nous, alors pourquoi s\u2019en priver?» Tant et aussi longtemps que des percées n\u2019auront pas lieu ailleurs, le CRI restera la genèse de plusieurs startups à la GenePOC.Le prochain produit à être commercialiser pourrait bien être le condom invisible, conçu au CRI.Le centre a obtenu une licence avec une entreprise américaine.Certaines phases de développement sont toujours à faire, mais le Dr Bergeron a bon espoir de voir son invention se concrétiser en produit à court terme.Peut-on s\u2019attendre à un nouveau succès?«Toutes mes affaires marchent!», s\u2019exclame le réputé chercheur.«Pas toujours aussi vite que je voudrais, mais ça marche.» DAVID RÉMILLARD (COLLABORATION SPÉCIALE) SAMEDI 31 MAI 2014 leSoleil CRI CENTRE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE 1974-2014 m^mw 40 ans d'avenir UNIVERSITÉ LAVAL chuVQ/ de Québec Centre de recherche Il il IC C I\tfit La prévention et le IVIIO OI\tI il contrôle des infections PRODUCTIVITÉ ET FORMATION DEPUIS 40 ANS \u2022\t250 M $ en subventions et contrats de recherche \u2022\t1 700 articles avec comité de pairs \u2022\t4 000 communications \u2022\t100 chapitres de livres \u2022\t35 brevets \u2022\t500 diplômés \u2022\t500 résidents en médicine INDUSTRIALISATION DES DÉCOUVERTES DU CRI \u2022\t1995 Fondation d'Infectio Diagnostic inc (IDI) \u2022\t1ère mondiale (2000) : test d'ADN pour identifier les microbes en 1 heure au lieu de 48 heures et plus \u2022\t1ère mondiale (2002): test de PCR en temps réel approuvé par la FDA et fabriqué à Québec par Infectio Diagnostic inc (IDI) une compagnie issue du CRI \u2022\t5 produits approuvés par Santé Canada et fabriqués à Québec \u2022\t2006 Becton Dickinson (BD) achète IDI et poursuit la mission du CRI \u2022\t2008 BD ouvre officiellement son centre de production ultramoderne dans le Parc technologique de Québec \u2022\t350 emplois générés dans l'industrie \u2022\t800 M$ d'impact financier dans la région de Québec (2006-2013) \u2022\t2007 Fondation GenePOC Inc.\u2022\t2010 Ouverture du centre de recherche BD Diagnostics dans le Parc technologique de Québec \u2022\t2013 Ouverture de GenePOC Inc.dans le Parc technologique de Québec / \u2022 ai ¦ a Illil L'infiniment petit.UNE VISION, UNE PASSION UNE MISSION M: Directeur : Dr Michel G.Bergeron, C.M., O.Q., M.D., FRCPC, FCAHS, FIDSA Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval 2705, boul.Laurier, RC-709, Québec (Québec) G1V 4G2 Tél.: 418654-2705 Téléc.: 418654-2197 Courriel : Michel.G.Bergeron@crchul.ulaval.ca Web : www.cri.ulaval.ca "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.