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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2015-11-14, Collections de BAnQ.

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[" (Z) ts cd magazine leSoleil SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 CAHIER A RÉGAL ET RESTOS TRÉSORS MARINS A34ETA35 VOYAGES LA PREMIÈRE CROISIÈRE V6ÀV11 fiiiïï ani ©\"-exsjs Pepsi ART ET PUBLICITE MAR A DE RA La publicité peut être une source de revenus intéressante pour les artistes, mais risque-t-elle de pervertir leurs oeuvres ou leur image?Nous en avons discuté avec Patrice Michaud, Francis Cabrel, John Densmore, François Massicotte et le spécialiste Luc Dupont.PAGES A2À A5 A2 ARTS MAGAZINE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil ART ET PUBLICITÉ MECANIQUES COMMERCIALES GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchord@lesoleil.com Avant d'enregistrer Mécaniques générales, Patrice Michaud n'avait jamais goûté aux ondes dites «commerciales».Son refrain accrocheur lui a ouvert ces portes, mais là ne s'est pas arrêté le parcours mercantile de la chanson, qui est aussi tombée dans l'oreille des publicitaires.Deux fois plutôt qu'une.La populaire pièce \u2014 qui était nommée parmi les finalistes pour le prix de la chanson de l'année au dernier gala de l'ADISQ \u2014 a successivement été choisie par Pepsi et par Honda pour des campagnes télévisées.Une double première pour l'auteur-compositeur-interprète gaspésien, plus habitué au parcours de l'artisan qu'aux éclats du petit écran.Sans le chercher, Patrice Michaud a un peu relancé le débat sur la valeur artistique ou marchande d'une chanson.Et sur le coût de l'exclusivité en publicité.Le géant des boissons gazeuses Pepsi a été le premier à courtiser Michaud pour Mécaniques générales.D'emblée, le chanteur et conteur relate s'être demandé s'il avait envie d'entendre sa création associée à un produit.«La réponse était : pas vraiment.Mais est-ce que j'avais une résistance à l'idée?Pas vraiment non plus», évoque le musicien, ajoutant candidement qu'il n'aurait peut-être pas fait le même constat il y a quelques années.«Ce n'est pas tant que mes convictions se sont effritées, mais c'est surtout ma connaissance du métier qui s'est approfondie, et le métier lui-même qui a beaucoup changé.» À 35 ans, Patrice Michaud a une famille à faire vivre.Une situation qui a pesé lourd dans la balance au moment de prendre sa décision.Comme le concept publicitaire «n'était pas choquant», il s'est laissé convaincre.«Au Québec, pour vivre de sa musique, il est impératif de varier ses activités parce qu'on ne peut plus vivre de la vente de disques, explique-t-il.Pour moi, le fait de donner des spectacles offre une source de revenus considérable, mais je suis privilégié.Des artistes au Québec qui vont donner 150 spectacles pour un album, il n'y en a pas beaucoup.Rendu là, si tu veux vivre, tu dois diversifier tes revenus.Le placement de chansons est devenu une chose sur laquelle les gens s'attardent.» CLAUSE D\u2019EXCLUSIVITÉ Patrice Michaud et son équipe ont mis cartes sur table quand le constructeur automobile Honda est arrivé avec son offre, elle aussi destinée à Mécaniques générales.«Il y a quelques années, quand les compagnies voulaient s'assurer d'avoir une chanson pour elles seules, il y avait une clause d'exclusivité totale, note le chanteur.Maintenant, plus personne n'achète cette clause-là, soi-disant parce qu'une chanson utilisée pour vendre un produit va être \u201cbrûlée\", qu'on ne pourra plus l'utiliser pour autre chose.» Le contrat avec Pepsi ne fermait donc pas la porte à une deuxième vente, et Honda tenait, semble-t-il, assez à la chanson pour en acheter les droits, tout en sachant qu'une autre campagne allait l'utiliser avant la leur.«Il y a beaucoup de gens qui sont persuadés que je me suis mis ben riche avec ces campagnes-là.Moi, je n'embarque pas dans cette discussion-là.C'est probablement moins payant que ce que les gens pensent.Mais pour un musicien, c'est tout à fait recevable», confie Patrice Michaud, ajoutant que Mécaniques générales, qui était sortie des ondes depuis un moment, avait en quelque sorte eu une deuxième vie radiophonique grâce à ces apparitions télé.«Ce qui est intéressant aussi avec cet exemple, c'est qu'il a un peu relancé l'idée que la chanson n'est pas accessoire à une pub, indique-t-il.Ça redonne un pouvoir de négociation un peu plus fort du côté des artistes.Ça, c'est une bonne chose.» DU JINGLE A LA CHANSON Ce n'est pas un hasard si de plus en plus de compagnies se tournent vers des chansons déjà existantes pour servir de trames musicales à leurs annonces.Professeur au Département de communication à l'Université d'Ottawa et spécialiste de la publicité, Luc Dupont observe depuis un bon moment la perte de vitesse du traditionnel jingle publicitaire.Parmi les facteurs qui expliquent la transition, il cible notamment les habitudes des téléspectateurs, plus enclins à zapper ou à mettre les pubs en sourdine dans les émissions qu'ils regardent.Quand ils ne mettent pas l'enregistreur à profit pour tout simplement les sauter.«Donner de la valeur à un jingle, c'est long, estime-t-il.Ça peut prendre des années avant qu'il entre dans la tête des gens.L'avantage de la chanson, c'est que sa force, elle l'a déjà.Le chanteur a déjà fait œuvre de promotion.La chanson vaut déjà quelque chose.On les utilise parce qu'on croit qu'elles vont évoquer quelque chose de suffisamment fort pour que ça vaille la peine d'acheter les droits.Combien ça prendrait de temps donner à un jingle cette force-là à l'ère du zapping?» Selon Luc Dupont, une chanson servira en pub de «raccourci vers le capital émotionnel».Il cite en exemple la compagnie Levi's, qui a cherché il y a quelques années à séduire les baby-boomers moins enclins à acheter leurs jeans.«Ils ont fait le constat que ce qui était le plus susceptible d'atteindre le but, c'était les chansons.On a vu à peu près le même truc utilisé ici pour la campagne du lait», illustre M.Dupont, à propos de cette série de capsules qui avait titillé la fibre nostalgique des Québécois en utilisant des chansons d'Adamo, de Michel Delpech, de Luis Mariano ou d'Édith Piaf.Sans le chercher, Patrice Michaud a un peu relancé le débat sur la valeur artistique ou marchande d\u2019une chanson.Et sur le coût de l\u2019exclusivité en publicité ILLUSTRATIONS LE SOLEIL leSoleil samedi 14 novembre 2015 ARTS MAGAZINE A3 PIERROT MCDO KARKWA mm EVITER LETIQUETTE DU VENDU.Foi de Patrice Michaud, les perceptions ont bien changé ces dernières années dans le milieu de la chanson en ce qui concerne la publicité.L\u2019auteur de Mécaniques générales dit n\u2019avoir entendu aucun reproche après que sa chanson eut servi à faire la promotion d\u2019une boisson gazeuse et de voitures.«le me rappelle que Karkwa avait vendu une toune à Coca-Cola il y a quelques années et ça avait fait tout un tollé, note-t-il.Les gars s\u2019étaient défendus avec les mêmes arguments [financiers] que moi.Pour eux, c\u2019était le levier vers un prochain disque, le pense que ce message-là a été entendu.Après, c\u2019est comme dans toute chose : «[-¦-] je ne pense pas qu\u2019entendre une chanson dans telle ou telle publicité pose souvent problème» \u2014 Luc Dupont, professeur au Département de communication à l\u2019Université d\u2019Ottawa et spécialiste de la publicité vous êtes libres ou non de boire du Pepsi ou de rouler en Honda.Moi, j\u2019ai deux enfants à la maison et ils ne boivent pas de Pepsi.Ce n\u2019est pas parce que j\u2019ai vendu une toune à Pepsi que ça va changer.» Spécialiste de la publicité et du marketing, Luc Dupont relativise aussi les contrecoups qu\u2019encaisseront de la part de leurs fans les artistes qui jouent le jeu de la publicité.Selon lui, la perception négative est souvent amplifiée par le «miroir grossissant» des réseaux sociaux, où les réactions exprimées ne reflètent pas nécessairement une tendance plus grande.«En général, on apprécie les stars, mais on ne parle pas de coups de foudre ou d\u2019amours sans appel, nuance-t-il.Sur ce plan-là, je ne pense pas qu\u2019entendre une chanson dans telle ou telle publicité pose souvent problème.» GENEVIÈVE BOUCHARD THE LOST FINGERS PATRICE MICHAUD * X Existe-t-il des intouchables en publicité?Plusieurs amoureux de la chanson québécoise ont grincé des dents quand Claude Léveillée a permis à McDonald\u2019s d\u2019utiliser son grand classique Frédéric pour vendre des frites et des burgers.Mais la stratégie n\u2019a pas moins fait mouche aux yeux du professeur en communications à l\u2019Université d\u2019Ottawa Luc Dupont.«Dans ce cas-ci, l\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019on avait beaucoup parlé de la campagne.Il y a un vieil adage en relations publiques qui dit : \u201cparlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en\u201d», résume le spécialiste du marketing.La publicité, dans laquelle un personnage à tête de lune chantait les louanges du géant du fast food sur l\u2019air de Frédéric, a certainement marqué l\u2019imaginaire.Mais pas nécessairement positivement.«Il y a une différence entre le discours public de la star pure et sans reproches et la réalité, analyse M.Dupont.Ça nous rappelle aussi que le choix de l\u2019annonceur peut parfois jouer sur les perceptions des gens.» GENEVIÈVE BOUCHARD «Faire la musique qu\u2019on veut» Un peu comme Marco Calliari, qui s\u2019est associé à la chaîne de restaurants italiens Pacini pourfinancer ses activités artistiques, le groupe de Québec The Lost Fingers joue aussi la carte de la pub pour faire pousser son projet musical.On peut notamment le voir à l\u2019écran interpréter sa version de Black Betty dans une publicité du concessionnaire automobile Boulevard Lexus.«Lexus, c\u2019est un beau produit avec lequel s\u2019associer.Ils sont très cool avec les Lost Fingers.On sent qu\u2019ils veulent rajeunir leur branding, mais qu\u2019ils veulent garder le côté classe», a expliqué leguitariste Byron Mika-loff en entrevue à la fin de l\u2019été.«En s\u2019associant avec Lexus, ça ne fait pas qu\u2019on met de l\u2019argent dans nos poches, a-t-il ajouté.Ça fait que le projet peut grandir, qu\u2019on peut aller dans des studios qui coûtent de l\u2019argent, qu\u2019on peut faire des photos à notre goût.Une compagnie peut nous payer pour utiliser notre image.Et après, on peut prendre cet argent pourfaire la musique qu\u2019on veut.» GENEVIÈVE BOUCHARD Du patrimoine au fast food A4 ARTS MAGAZINE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil JOHN DENSMORE «L\u2019ARGENT PEUT POLLUER» NICOLAS HOULE nhoule@lesoleil.com Au sein de la formation The Doors, la publicité a très tôt été sujette à débats.En 1968, tandis que le chanteur Jim Morrison avait le dos tourné, les trois autres membres signaient une entente avec Buick pour l'utilisation de la chanson Light My Fire.Morrison a cependant eu vent de l'affaire et est parvenu à empêcher cette publication.Depuis la mort du leader, c'est le batteur John Dens-more qui dit non à toute forme d'utilisation des créations du groupe à des fins publicitaires.Densmore l'admet, au milieu des années 70, lui et ses comparses ont cédé brièvement les droits de Riders on the Storm à la marque de pneus Pirelli, pour le marché de la Grande-Bretagne.Il dit s'en être senti tellement coupable, qu'il a remis les profits à des œuvres caritatives.Or depuis, il a toujours utilisé son veto au sein du groupe pour empêcher que les chansons des Doors ne soient associées à des pubs, ce qui n'a pas été sans froisser ses collègues Ray Manzarek (claviers), aujourd'hui décédé, et Robby Krieger (guitares).Ainsi, en 2000, il refusait les J5 millions $ de Cadillac, qui voulait utiliser Break On Through (to the Other Side).Q Aujourd\u2019hui, bien des jeunes artistes vont chercher une part de leurs revenus par l\u2019intermédiaire de la publicité ou même se font découvrir grâce à la pub.Comme vous faites partie des millionnaires, certains de ces artistes pourraient dire que pour vous, c\u2019est passablement plus facile de jouer la carte de l\u2019intégrité.R C'est pourquoi je crois avoir écrit [dans le livre Les portes claquent] «si vous êtes une nouvelle formation et que vous avez besoin de ces revenus pour payer le loyer, faites-le»! Le problème est plus tard.Je sais que cette industrie k JOHN DENSMORE est dorénavant si difficile, avec les téléchargements et tout ça.Mais si vous avez un peu de succès, que vous avez un disque d'or, vous devez penser plus sérieusement au fait qu'en vous associant à un produit \u2014 et là je cite Torn Waits \u2014, «vous transformez vos paroles en un jingle [message publicitaire] » et vous vendez votre public.La publicité dira «sans ce produit, vous ne serez pas heureux», mais à l'origine, la chanson ne disait pas ça.Elle parle de l'amour, de la mort ou de peu importe quel autre sujet.Alors, on change la signification.Je sais que certaines personnes diront que si on retourne à l'original, on retrouvera la signification première, et je le comprends.C'est pourquoi j'ai aussi cité Pete Townshend qui dit : «Je n'en ai rien à foutre si vous êtes tombé amoureux de Shirley en écoutant ma chanson, je fais ce que je veux.» C'est sa vérité, c'est sa façon de penser.Q Dès le début de votre carrière, vous rêviez d\u2019être au sommet.Or avec le succès vient souvent la richesse.À quel moment diriez-vous que l\u2019argent vient détruire ou dénaturer une œuvre d\u2019art?R L'argent peut polluer.Il faut être prudent.[.] C'est tellement difficile de trancher avec l'art ce qui est un succès et ce qui ne l'est pas.Si vous croyez dans votre art et que vous voulez dire quelque chose et, par la suite, le succès vient, je crois que c'est le bon ordre des choses.Dans l'autre direction, c'est.bizarre.Vendre son âme f® SS\tf L '\t: DAPHNÉBÉDARD dbedard@lesoleil.com Lrancis Cabrel n'y va pas par quatre chemins.Pour lui, prêter sa musique à la publicité, «c'est un peu vendre son âme».«Je trouve que ce sont des mondes qui ne sont pas faits pour coller ensemble», expliquait-il lors d'un passage à Québec à la fin août.«Moi, je ne fais pas des chansons pour que ça parte sur des marques de lessive ou de voiture ou d'essuie-glace ou de pare-brise.» L'auteur-compositeur-interprète français évolue dans l'industrie musicale depuis presque 40 ans.Il dit avoir reçu quelques offres de publicitaires au fil du temps.Il les a toujours refusées.«Je revendique une certaine idée du romantisme et de la poésie dans les chansons, dit-il.Quand les grands commerçants s'approchent de vous pour illustrer leurs produits, je pense qu'on tombe dans le monde de l'à-côté.» CEUX QUI EN FONT D'autres chanteurs français n'ont pas hésité à faire le saut comme Johnny Hallyday pour la marque de lunettes Optic 2000, Michel Lugain pour les voitures Renault ou Julien Clerc pour Citroën.De J975 à J985, la compagnie de parfum d'ambiance Wizard a réussi à convaincre plusieurs grands chanteurs français d'apparaître dans ses pubs, allant même jusqu'à trafiquer leurs paroles pour y insérer le nom du produit.Vraiment étrange d'enten dre Charles Aznavour entonner 1 FRANCIS CABREL «Tu es Wizard, senteur, for me, for me, formidable» ou Dalida proclamer «Moi, je parfume de Wizard sec» sur l'air de Gigi LAmoroso.Nana Mouskouri, Charles Trenet, Sacha Distel et Gilbert Bécaud ont aussi participé aux publicités de ce produit.Serge Gainsbourg, qui a chanté dans quelques pubs, a poussé la note un peu plus loin.Il a consciemment intégré un nom de produit dans les paroles d'une chanson endisquée.En J968, dans le tube Initials B.B., il chante : «Elle ne porte rien d'autre qu'un peu d'essence de Guerlain dans les cheveux.» En 20 J J, le parfumeur français reprenait la chanson pour la promotion d'un de ses nouveaux parfums.Plusieurs succès de l'Hexagone ont aussi été utilisés après la mort de leur interprète.On pense tout de suite aux fameuses publicités québécoises de lait dans lesquelles on pouvait entendre Joe Dassin, Dalida, Édith Piaf et Charles Trenet.PUBLIC CRITIQUE En entrevue, Francis Cabrel disait croire que le public n'aime pas que les artistes utilisent leurs chansons dans les publicités.Le cas Akhenaton tend à lui donner raison.Membre du groupe français IAM, le rappeur a dû justifier la collaboration entre sa formation et Coca-Cola.La pub, sortie en avril et portant le nom «Choisis le bonheur», a comme musique de fond la chanson Je suis en vie d'IAM.Des fans n'ont pas apprécié ce lien avec la multinationale.Dans une lettre ouverte sur Facebook, Akhenaton a tenu bon de préciser que Coca-Cola n'avait rien imposé au point de vue artistique et que le cachet reçu avait été versé à des œuvres caritatives.ILLUSTRATIONS LE SOLEIL leSoleil samedi 14 novembre 2015 ARTS MAGAZINE A5 «Je sais que plusieurs refuseraient de faire cette pub-là à cause du costume.Ils en auraient honte.Moi, ça me fait rire» \u2014 François Massicotte FRANÇOIS MASSICOTTE ACHETER DE LA LIBERTE GENEVIEVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com L\u2019humoriste François Massicotte n\u2019a «pas peur du ridicule».C\u2019est lui qui le dit, il l\u2019assume pleinement et le prouve chaque fois qu\u2019il enfile un habit lui donnant l\u2019air d\u2019une grosse boule d\u2019ouate (capuchon inclus.) pour vendre du papier absorbant dans des annonces publicitaires.«Je sais que plusieurs refuseraient de faire cette pub-là à cause du costume.Ils en auraient honte.Moi, ça me fait rire.Je n\u2019ai donc pas de problème avec ça», tranche le comique, qui joue depuis presque une décennie le personnage de Spongie dans les campagnes de promotion du papier essuie-tout Sponge Towels.L\u2019humoriste arrive ces jours-ci à la fin de la tournée de son sixième one-man-show, Jugez-moi (une dernière représentation à Québec aura lieu au Centre d\u2019art La Chapelle le 5 décembre).Pour lui, l\u2019association avec la compagnie Kruger s\u2019est poursuivie sur les planches : quiconque a assisté au spectacle a été mis en contact avec le logo de Sponge Towels, commanditaire officiel de la tournée.«Tant mieux si ça peut soutenir une production.Mais ils ne sont pas dans le show, nuance Massicotte.Il y a une mention pour dire qu\u2019ils présentent le spectacle et des projections sur les murs avant.Mais une fois que le show commence, ils ne sont plus là.Ce n\u2019est pas grand-chose quand on compare avec le sport, par exemple.Au hockey, il y a des logos de commanditaires partout sur les bandes.» François Massicotte estime que son partenariat publicitaire représente dans son budget l\u2019équivalent d\u2019une quarantaine de représentations par année.Il dit trouver dans cette activité la liberté de gérer son horaire, de choisir les projets auxquels il veut participer.et à quel rythme.«Ce ne sont pas tous les humoristes qui vendent 200 000 ou 300 000 billets.Quand tu ne fais pas de shows, les revenus peuvent baisser beaucoup si tu ne fais pas de télé ou de radio.D\u2019avoir ce soutien de la pub m\u2019évite d\u2019avoir à faire un autre travail qui ne serait peut-être même pas relié au spectacle ou de faire des spectacles dans des condi- François Massicotte estime que son partenariat publicitaire représente dans son budget l\u2019équivalent d\u2019une quarantaine de représentations par année tions qui ne me conviennent pas.» Le comique garde toujours en mémoire une anecdote qui est arrivée à l\u2019un de ses confrères.Au cœur d\u2019une tournée particulièrement intense, il s\u2019était fait interpeller par sa fillette.«Elle lui avait demandé : \u201cPapa, elle est où ta maison à toi?\u201d raconte-t-il.Je n\u2019ai vraiment pas envie que mes enfants me disent ça.Chaque fois que je suis trop occupé, je l\u2019entends, cette phrase.» VISIBILITÉ Si bien des gens l\u2019associent désormais au personnage de Spongie, François Massicotte est loin d\u2019en être à ses premières armes publicitaires.«J\u2019ai toujours aimé ça.J\u2019ai fait des voix pour B ell, j\u2019ai fait des pubs de lait, de Dori-tos, pour le Loto 6/49, détaille-t-il.C\u2019est FRANCOIS MASSICOTTE toujours un appel tripant.C\u2019est un tournage d\u2019une journée, qui peut être drôle et qui va être vu beaucoup.À moins que la pub soit mauvaise, ça donne une bonne visibilité.» Avec une carrière humoristique qui s\u2019échelonne sur un quart de siècle, François Massicotte ne croit pas que la vitrine publicitaire contribue à remplir ses salles.Il estime toutefois que l\u2019impact peut être non négligeable pour un comique qui se bâtit un public.Il cite en exemple le travail de Valérie Blais pour Home Depot ou de Jérémy Demay avec McDonald\u2019s.«Loblaws, ç\u2019a été très bon pour Louis-José Houde, renchérit-il.Les pubs de Honda ont été excellentes pour Martin Matte.C\u2019était drôle.Quand c\u2019est bien fait, c\u2019est gagnant-gagnant.Les clients et l\u2019agence pensent comme ça aussi.Ils veulent que ça soit bon.Ils ne veulent pas faire une pub stupide ou niaiseuse, que les gens ne vont pas aimer.» Fan de pub, François Massicotte ne dirait toutefois pas oui à n\u2019importe quoi.«J\u2019en ai refusé que je ne trouvais pas bonnes.Si je ne suis pas à l\u2019aise avec le produit ou la manière, je vais dire non», avance celui qui ne se gêne pas non plus pour exprimer ses préférences ou ses réticences dans son association actuelle avec Sponge Towels.«Il y a eu une pub il y a quelques années où ils sont allés un peu trop loin dans ce que j\u2019avais à dire au niveau technique sur le produit, précise-t-il.Ça ne passait pas bien.Le personnage ne dit pas des termes techniques comme ça.Mets-le en voix off.Moi, je fais des phrases courtes et punchées.On s\u2019est compris là-dessus.Mais il y a une fois où ç\u2019a dérivé un peu.» Avec un contrat qui vient à échéance l\u2019an prochain, François Massicotte et ses partenaires évalueront en temps et heu son avenir dans le costume de Spongie.«Est-ce qu\u2019on poursuit ou non?Est-ce qu\u2019on a fait le tour?Est-ce que je suis tanné?Je vais me poser ces questions à ce moment-là, indique l\u2019humoriste.Il peut toujours y avoir d\u2019autres projets.La pub, ce n\u2019est pas 75 % de mes revenus, quand même.» A6 TÉLÉVISION SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil Du talent à revendre RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherhen@lesoleil.com e ne sont pas des machines ni des extraterrestres, juste des kids qui aiment faire de la natation, jouer aux échecs et réussir en classe.Ça adonne qu\u2019ils font de la musique durant deux à trois heures par jour.» Ces jeunes ordinaires au talent extraordinaire dont parle Gregory Charles, ce sont les vedettes de sa nouvelle émission, Virtuose, qu\u2019il tourne actuellement dans son théâtre, Le Qube, au Casino de Montréal.Prévue pour janvier à ICI Radio-Canada Télé, la série de 10\témissions d\u2019une heure met en compétition de jeunes prodiges de 9 à 17 ans de partout au pays, et marque le retour de la musique classique en heures de grande écoute à la télévision publique.Un rendez-vous qu\u2019on souhaite rassembleur et familial.C\u2019est Gregory lui-même qui a soumis l\u2019idée au diffuseur, après avoir appris que Le choc des générations ne serait pas renouvelée pour une troisième saison.Lui-même enfant prodige qui a jadis couru les concours de musique, 11\tsait à quel point il s\u2019agit d\u2019un terreau fertile.«On a tendance à croire que la musique classique n\u2019appartient qu\u2019à la marge ou aux vieillards, alors que 90 % des gens qui jouent de la musique classique au Québec n\u2019ont pas 18 ans.Au Canada, parmi les jeunes qui font de la musique, 90 % choisissent la musique classique.» Dans les six premières émissions, 24 candidats donneront une prestation à raison de 4 par semaine.Douze d\u2019entre eux seront rappelés pour la deuxième ronde, puis les quatre meilleurs iront jusqu\u2019en ronde finale.La 10e émission proclamera un grand virtuose.J\u2019ai pu constater en visitant le plateau de tournage mardi dernier que les enfants sont phénoménaux.Comme le souligne Gregory, «on s\u2019approche de la pureté».Et le comble, c\u2019est qu\u2019ils ne choisissent pas les pièces les plus faciles.Eva Lesage, violoniste de 13 ans, de Montréal, a choisi un air connu, Czardas de Vittorio Monti, que les virtuoses se gardent souvent pour le rappel, une fois les doigts bien déliés.Le genre de prestation qu\u2019on regarde avec la mâchoire qui décroche.Après chaque numéro, l\u2019animateur s\u2019entretient avec le candidat, puis avec des membres de sa famille, ce qui donne souvent lieu à des moments drôles et touchants.Peut-être pour ne pas faire peur aux jeunes, Marc Hervieux joue le rôle de témoin et non de juge.Il ne fera pas preuve de complaisance pour autant, prévient-il.«Si quelqu\u2019un manque son coup, il le saura.Je ne les servirais pas si je ne faisais que les encenser», dit-il.Le «témoin» souhaite se concentrer sur ce qu\u2019il y a à améliorer, et prodiguer des conseils que le candidat pourra mettre en application s\u2019il revient lors de la deuxième ronde.«Je veux savoir s\u2019ils sont capables de retomber sur leurs pattes quand ils jouent devant public.» Visiblement, le célèbre ténor n\u2019a pas le rôle ingrat.À la première émission, un jeune candidat lui a sauté au cou, vraiment fier de sa performance.Un geste spontané, qu\u2019on n\u2019aurait probablement pas vu de la part d\u2019un adulte.La candeur et la naïveté de l\u2019enfance seront certainement des atouts durant cette série d\u2019émissions.Gregory Charles précise que les jeunes musiciens sont habitués à la compétition.On ne devrait donc pas voir de jeunes fondre en larmes après avoir été écorchés par les commentaires.La note de Marc Hervieux vaudra pour la moitié de la note finale, l\u2019autre moitié provenant du public en studio, qui vote à l\u2019aide de son téléphone intelligent.Chaque émission nous donnera droit à une performance individuelle de chaque candidat, suivie d\u2019une performance collective.Une œuvre de deux minutes et demie, écrite ou arrangée par Gregory Charles, que les candidats ne connaissent pas avant les répétitions.«Nous avons des pianistes, des violonistes, des violoncellistes, mais aussi un harpiste de 10 ans vraiment cool, un qui joue du basson, un guitariste, quelques chanteurs, deux batteurs.Les quatuors sont tous un peu déjantés», explique Gregory, qui leur donne une classe de maître en tant que mentor.Les jeunes jouent pour l\u2019honneur.Aucun grand prix n\u2019est prévu, mais la production réfléchit à une récompense.On pourrait imaginer offrir au gagnant la chance d\u2019assister à un concert de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal au Carnegie Hall à New York L\u2019animateur insiste beaucoup sur la «normalité» de ces enfants, qu\u2019on n\u2019exhibe pas comme des chiens savants, mais comme des jeunes inspirants.En plus de vouloir devenir concertiste, Ma-rie-Pier Simard Gagnon, violoncelliste de 16 ans, de Saguenay, rêve d\u2019une carrière de neurochirurgienne.Artem Kopylov, pianiste de 11 ans, de Burlington en Ontario, se voit mathématicien.Emma Cloutier, chanteuse de 10 ans, de Candiac, fera un stage à Broadway cet hiver.Petites pointures, peut-être, mais pas moins de grands talents.VALÉRIE CHEVALIER S\u2019AMÈNE À VRAK Nouveau concept qui est venu à mes oreilles : l\u2019animatrice et comédienne Valérie Chevalier, qu\u2019on voit entre autres à Salut, bonjour! et à La voix à TVA, tournera le 23 novembre prochain le pilote d\u2019une émission de variétés destinée à la chaîne VRAK.Intitulée provisoirement @Chevaîier (comme dans arobas ou «at» Chevalier), l\u2019émission produite chez Pixcom s\u2019adresse aux 15 à 30 ans et comprendra des sketchs, des jeux, des entrevues et des reportages.Debbie Lynch-White et possiblement Pier-Luc Funk seront de cette émission pilote, prévue pour le créneau du soir, VRAK2, si le projet est concluant.Par ailleurs, Valérie Chevalier tourne aussi une émission à l\u2019intention des fans de la populaire série Le chalet.Devant un public de 150 gagnants d\u2019un concours, les comédiens discuteront des intrigues de la deuxième saison de la série, prévue pour l\u2019hiver.L\u2019émission spéciale sera diffusée au début janvier à VRAK.J\u2019ai pu constater en visitant le plateau de tournage que les enfants sont phénoménaux \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Réseau\tCâb.\t19H00\t19H30\t20h00\t20H30\t21H00\t21H30\t22H00\t22H30\t23H00 \u20acD SRC\t6\t| En direct de l'univers/Jean-François Breau (N)\t\tDownton Abbey / Révolution Downton (N)\t\tLe clan (N)\t\tLe Téléjournal\tDre Grey, leçons d'anatomie / Un grand lit vide (N)\t O TVA\t7\t| (I8h30) THOR (V.F.) (2011) avec Anthony Hopkins, Chris Hemsworth.\t\t\t(20h45) SANS LIMITES (2011) avec Anna Friel, Bradley Cooper.\t\t\t\t| (22hso) TVA nouvelles\tCinéma V\t13\tScorpion / Semper fidelis (N)\t\tCSI Cyber / Click Your Poison (N)\t\tNCIS: Los Angeles / Autorité paternelle (N)\t\tCSI: Miami / La Partenaire idéale (N)\t\tCalifornication (N) as TQc\t8\t08hoo) BILLY ELLIOT (2000) Lewis Gary.\t\tLes francs-tireurs\t\tBelle et Bum / Paul Daraîche et Kevin Parent.(N)\t\t\t| LA PRINCESSE DE M0NTPENSIER (2010)\t|\t O CBC\t12\t| LNH Hockey / Canucks de Vancouver c.Maple Leafs de Toronto (En direct)\t\t\t\t\t\tLNH Hockey / Oilers d'Edmonton c.Kings de Los Angeles (En direct)\t\t ® CTV\t14\tW5 / Cheating the Game/ Cowboy Poet (N)\t\tBig Bang Theory\tAnger Management\t| Mike & Molly\tHot in Cleveland\tSaving Hope / Waiting on a Friend\t\tCTV National News (20) Global\t3\t16x9 / You've Been Hacked (N)\t\tThe Incredible Food Race / Mexican Madness\t\tTrue Crime Scene / Death of a Beauty King\t\tDual Suspects / Seven in the Cooler\t\tNews Final (22) ABC\t22\tLocal 22 News\tInside Edition Weekend\tSNF Pre-game (En direct) /(20h05) NCAA Football / Oklahoma c.Baylor (En direct)\t\t\t\t\t\t(23h20) Post-game CS) CBS\t21\tChannel 3 News\tHometime\t48 Hours\t\tCampaign 2016 Democratic Debate/ Summary/Analysis/John Dickerson\t\t\t\tChannel 3 News Sat FOX\t34\tFootball Pre (En direct)\tNCAA Football / Oregon c.Stanford (En direct)\t\t\t\t\t\t\tLocal 44 News at 10 p.m.CS) NBC\t18\tJeopardy!\tWheel of Fortune\tDateline NBC / The Mystery on Bridle Path\t\t\t\tSaturday Night Live\t\tNewsChannel 5 at 11 (57) PBS\t2\tMountain Lake Journal\tNew York NOW\tNew Tricks/ The English Defence\t\tScott & Bailey / Wrong Place, Wrong Time\t\tScott & Bailey/Futures\t\tBluegrass Under RDI\t19\tRDI en direct\tTout le monde en parlait\tDécouverte\t\t| Le Téléjournal\tLes grands reportages\t\tLa Facture\tLe Téléjournal ARTV\t31\t| Country / Cindy Daniel et David Bernatchez.\t\tStéréo pop / Les soeurs Boulay\t\tLes grandes entrevues / Gilles Latulippe\t\t\t| La soirée est (encore) jeune\t Canal D\t20\t| Le boss des enchères (N)\tGuerre des enchères\tGrand Rire de Québec\t\tGrand Rire de Québec (N)\t\tHumour du monde\t\tEnchères: Texas Canal Vie\t35\tOn efface et on recommence Partie 2 de 2\t\tVedette / Pascale Wilhelmy et Jacques Demers.\t\tPas le choix! / Trois générations, une rénovation\t\tMise à nu/Le pénis\t\tLes reines du coupon Évasion\t23\tMonstres d'eau douce / La rivière de sang\t\t#TamyUSA/Los Angeles 1\t\tFolle escale/Montréal\t\tHotel Hell / Le Four Seasons Inn\t\tNager au-delà Historia\t25\tLes a$ de la brocante / Retour chez Hobo Jack\t\tProfession: brocanteur\t\tCash Cowboys / Brocante en montagnes russes\t\tExtraterrestres / La preuve Partie 1 de 2\t\tMalédiction Island MusIMax\t32\tEn mode / Anne-France Goldwater et Denis Coderre.\t\t(20h20) En mode Salvail / Sophie Prégent\t\t(21 hio) En mode/ Lise Dion et Marguerite Bouchard.\t\t(2ih55) En mode Salvail / Michel Côté\t\tOpération Séduction Musique Plus\t30\t08hoo) Décompte MusiquePlus\t\tTrop malade!\tTrop malade!\tTrop malade!\tTrop malade!\tTattoo faux\tTattoo faux\t Séries +\t24\tMéchant critique! / Québec (N)\t\tMaman médium (N)\tMaman médium (N)\tDites oui à la robe (N)\tDites oui à la robe (N)\tDites oui à la robe (N)\tDites oui à la robe (N)\tMystères Laura TV5\t15\tQuestions pour un super champion\t\tLe plus grand cabaret du monde / Marraine: Sylvie Vartan / Sylvie Vartan et Mathieu Madenian.\t\t\t\t\tNos chers voisins\tTV5 le journal/J.Afrique ZTélé\t26\tLes pires chauffards canadiens\t\tLes frères Béquet\tGang de malades\tSeuls et tout nu\t\tLES RUINES (2008) avec Jena Malone, Jonathan Tucker.\t\t RDS\t33\tLuke Chudleigh: La route vers la Formule 1\t\tF1 Course automobile Grand Prix du Brésil Qualifications\t\t\tSports 30 /(2ih45) L'antichambre (En direct)\t\t(22h45) Sports 30\t| (23his) NASCAR Course Sportsnet\t38\t| LNH Hockey / Avalanche du Colorado c.Canadiens de Montréal (En direct)\t\t\t\t\t\tLNH Hockey / Oilers d'Edmonton c.Kings de Los Angeles (En direct)\t\t TSN\t28\t(I8h30) SportsCentre\tSC\tUFC 193 Preliminaries (En direct)\t\t\t\tSportsCentre\tSportsCentre\t O T-MAG\t10\tAstro-mag\tRegard urbain\tPassion Auto Rétro\tEsthétique Capitale\tUne vie, une passion\t36virgule5.tv\tFestidrag.tv\tAction Moteur Sport\tHabitat-Mag MATV\t9\t| Projection libre\t\tChansons via Country\tLeZarts en tournée (N)\tPremières vues\t\tCouleurs d'ici\tSelon l'opinion comique (N)\t Télétoon\t36\t| JUSTICE LEAGUE: THRONE OF ATLANTIS (2015)\t\t\t\tLes Simpson\tFamily Guy\tLes Grandes Gueules\tLes Grandes Gueules\tLes Simpson Vrak-TV\t16\tJérémie/La mère\t2 filles fauchées\tMON EFFROYABLE ANNIVERSAIRE (2009) avec Lauren McKnight, Juliana Guill.\t\t\t\tCode F./ Les dates\tCode F./ Les sextos\tGalaxie près de vous leSoleil samedi 14 novembre 2015 TÉLÉVISION A7 3849928 \u20225V* \tWji$rG& ¦ 4\t/ T SI 'jj*\t\u20141 .\tj\t 11 «F L Si /SS' - »,\t\t n, -\u2022s- m\t\tJS OfL- MR, On atendance à croire que la musique classique n\u2019appartient qu\u2019à la marge ou aux vieillards, alors que 90 % des gens qui jouent de la musique classique au Québec n\u2019ont pas 18 ans \u2014 Gregory Charles ?Gregory Charles et Marc Hervieux sur le plateau de tournage de l\u2019émission Virtuose, en compagnie de quelques participants (de gauche adroite) : Marie-Pier, Emma, Evaet Artem.- photo la presse, ivanoh demers PALAIS M( )NTCALM 20 H orchestre symphonique dequébec 25 NOVEMBRE ORPI-IF^TRF SYMPHONIQUE DE QUÉBEC Le retour de James Ehnes Un des grands violonistes de notre époque, il est considéré comme l\u2019un des interprètes les plus passionnants de sa génération.Il interprétera le célèbre Concerto pour violon de Mendelssohn.\t \t22 NOVEMBRE | 14 H\tAllons LES VIOLONS DU ROY Les Concertos pour orgue de Handel, 2*uolet Les Violons du Roy poursuivent cette intégrale en confiant quatre concertos à deux organistes accomplis, Geneviève Soly et Thomas Annand, qui feront honneur à l\u2019orgue Casavant.29 NOVEMBRE I 15H ANDREW DEWAR Ce jeune anglais, titulaire de la Cathédrale américaine de Paris, a remporté le Prix Bach du Concours internationnal d\u2019orgue du Canada en octobre 2014 fjû t 13 DÉCEMBRE I 15H LA NOËL CHEZ LES ABÉNAKIS Les Idées heureuses présentent ce concert de l\u2019Avent et de Noël avec la participation d\u2019Élise Boucher DeGonzague ( chants en abénaki ), de l\u2019Ensemble Scholastica et de Geneviève Soly (orgue et clavecin).ENTRETIEN PRÉCONCERT AVEC GENEVIÈVE SOLY | 14H15 LE CARNET DU PALAIS ÉCONOMISEZ 20°/o* À L\u2019ACHAT DE 3 CONCERTS LA MUSIQUE ASON MEILLEUR llfRKi\tConseil dm* arta Ville de\tmtdmsimttrm* Québec Québec Information et billetterie 418 641-6040 1 877 641-6040 palaismontcalm.ca Patrimoine Canadian ¦ m ¦ canadien Heritage\tICOUlCll GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC JEAN-THOMAS J0BIN 2 DÉCEMBRE 2015 | 20 H | SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE APPRENDRE À S'AIMERl NOUVEAU SPECTACLE! JACQUES MICHEL 4 DECEMBRE 2015 20 H SALLE OCTAVE-CREMAZIE UN NOUVEAU JOUR m \u2022 ^ /\t// A il // f NOUVEL ALBUM ! EMILIE-CLAIRE BARLOW 16 FEVRIER 2016 20 H SALLE OCTAVE-CREMAZIE CLEAR DAY it}?643-8131 grandtheatre.qc.ca Billetech leSoleil Foule coq! Grand Théâtre de Québec QuébecSS * S\u2019applique seulement sur les concerts présentés par le Palais Montcalm \u2014Maison de la musique A8 MUSIQUE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil MYLÈNE FARMER ET STING Des étoiles et des stars génération de Françaises la permission d\u2019être elles-mêmes, d\u2019être fortes, d\u2019être différentes.Pouvez-vous le lui dire?\u201d C\u2019était son point de vue sur l\u2019effet que Mylène a eu sur des vies, le pense que c\u2019est merveilleux.» INTERSTELLAIRES, UNE ENVIE D\u2019IMMENSITÉ Chaque fois que Mylène Farmer sort un album, c\u2019est un événement extrêmement bien rodé.Son fan-club est fidèle et on pourrait même dire passionnel, ce qui explique pourquoi elle est la chanteuse française qui a vendu le plus d\u2019albums en France, fracassant des records de vente pour ses tournées, de prix pour ses clips et dominant les palmarès des radios depuis des décennies.Après trois ans d\u2019absence, c\u2019est un autre grand retour avec Interstellaires qui, comme le titre l\u2019indique, dévoile une envie d\u2019immensité chez l\u2019artiste.«J\u2019ai voulu l\u2019appeler Interstellaires parce que je regarde beaucoup les étoiles.J\u2019ai besoin d\u2019espace.J\u2019ai besoin de me projeter dans une forme immense, dans l\u2019infini.Vous savez, parfois, les choses s\u2019imposent à soi; on ne réfléchit pas plus que ça.C\u2019est un mot qui vient, un texte et après, c\u2019est l\u2019invention d\u2019un album.» Pour ce 10e album, elle a travaillé avec l\u2019un des producteurs de l\u2019heure, The Avener \u2014 il est derrière la chanson Stolen Car \u2014, ainsi qu\u2019avec le producteur Martin Kierszenbaum, fidèle collaborateur de Sting, qui a d\u2019ailleurs été le lien entre les deux artistes.Kierszenbaum avoue être un admirateur de longue date de Mylène Farmer.«J\u2019aime tellement son travail.Les chansons ont tellement de couches, à la fois textuellement et musicalement.Elles viennent aussi avec un visuel, et pas seulement ça : elles viennent avec une histoire.Ce fut non seulement un privilège de travailler avec Mylène, mais, en ce qui concerne l\u2019album, je pense qu\u2019il y avait aussi un sens de l\u2019aventure, de l\u2019ouverture, une sorte de recherche de la dernière frontière.Ce fut une grande expérience.» Alors que Sting se lance dans une tournée nord-américaine \u2014 et avoue au passage espérer aller à Montréal, une ville qu\u2019il aime \u2014, on demande à Mylène Farmer si elle donnera un jour un spectacle chez nous, elle qui est née au Québec de parents français et qui y a passé les huit premières années de sa vie.«On a failli le faire sur la tournée Timeless, et puis, malheureusement, ça ne s\u2019est pas fait.C\u2019était trop difficile à transporter.Mais j\u2019espère que la prochaine fois, on pourra.J\u2019en ai très envie.Je suis née là-bas.» Interstellaires de Mylène Farmer est dans les bacs depuis vendredi.Pour le 10e album de sa carrière, Mylène Farmer, icône de la pop en France, s\u2019est offert un duo avec Sting ainsi que les services du producteur Martin Kierszenbaum, à l\u2019origine des premiers succès de Lady Gaga.La Presse les a rencontrés dans un chic hôtel parisien.CHANTALGUY La Presse PARIS \u2014 Pour des millions de fans, voilà un couple de rêve : Mylène Farmer et Sting, qui entremêlent leurs voix, le français et l\u2019anglais, sur la chanson Stolen Car, offerte par Sting à la chanteuse française la plus populaire de son pays.Dans le vidéoclip très sensuel réalisé par Bruno Aveillan, nous les voyons, amoureux ou amants, dans une voiture roulant dans les rues de Paris.Ils font la promotion de ce tube, qui s\u2019est classé numéro 1 en France à sa sortie, dans une luxueuse suite du palace Royal Monceau à Paris.En attendant Mylène, Sting fait un sudoku, en nous expliquant qu\u2019ils sont rentrés tard dans la nuit.La veille, le duo a séduit le public sur la scène des NRJ Music Awards à Cannes.Lorsque la chanteuse à l'éternelle crinière rousse arrive, on sent une authentique complicité entre ces deux-là.Couple de rêve, oui, car l\u2019étoile de ces deux artistes qui ont marqué les années 80 ne pâlit pas, trois décennies plus tard.Comment réussissent-ils à conserver leurs fans, qui leur demandent à la fois dêtre les mêmes et de se renouveler sans cesse?«Je crois qu\u2019il faut savoir se réinventer sans jamais oublier qui nous sommes profondément, murmure Mylène Farmer, avec sa typique voix douce.Évoluer éventuellement, certes, mais tout réenvisager, je ne crois pas à ça.Nous sommes qui nous sommes, mais avec une curiosité et une ouverture à essayer d\u2019amener des choses différentes.» «Ma stratégie est de surprendre les gens tout le temps, lance Sting.Je ne veux pas faire ce à quoi les gens s\u2019attendent de moi.Donc je fais des choses un peu folles, et celle-ci en fait partie.» L\u2019artiste a fait cadeau à Mylène Farmer de Stolen Car, un de ses titres moins connus, retravaillé en studio et qu\u2019il espérait voir chanté par une femme.«Cêst une chanson à propos d\u2019un homme qui vole une voiture et qui imagine ceux qui sont dans cette auto.J\u2019ai Sting a offert à Mylène Farmer la chanson Stolen Car, qui se retrouve sur le 10e album de lachanteuse française et pour laquelle ils ont réalisé un vidéoclip très sensuel.- photo bruno aveillan pensé que Mylène pouvait jouer l'épouse ou la girlfriend, et que je pouvais jouer le voleur de voiture ou le boy friend.» «C\u2019était idéal pour moi comme proposition, poursuit Mylène Farmer.J\u2019avoue que j\u2019adorais déjà cette chanson.Parce qu\u2019on envisage toujours de faire un clip, pour le coup, l\u2019histoire s\u2019imposait.Il y avait effectivement le double personnage pour Sting et pour moi, la maîtresse.Ça rendait possible une histoire cinématographique.Je suis très contente du choix de Sting pour cette chanson.Je lui ai proposé de faire une adaptation, parce que j\u2019ai évidemment respecté son texte.Je crois que ça a rajouté quelque chose.En tout cas, il y avait quelque chose de très sexy entre nos deux voix et les deux langues.» LE CLIP À L\u2019ÈRE DE YOUTUBE Et les deux corps, pourrait-on ajouter.À 64 ans (pour Sting) et 54 ans (pour Mylène Farmer), le couple dégage un sex-appeal encore plus grand du fait de sa maturité, ce qui est magnifié dans la vidéo.D\u2019ailleurs, ils ont tous les deux marqué l\u2019histoire du vidéoclip, qui était la voie royale de la musique dans les années 80.Plus particulièrement Mylène Farmer, qui a tourné avec ies plus grands cinéastes des clips hautement cinématographiques.Comment voient-ils le vidéoclip en 2015, à 1ère de YouTube?«Toujours de la même façon, dit-elle, mais avec un handicap majeur : on a beaucoup plus de difficulté à investir beaucoup d\u2019argent dans une vidéo qu\u2019à nos débuts.L\u2019image est fondamentale pour la construction d\u2019un artiste en général.Pour moi, ç\u2019a toujours été extrêmement important.» «Dans une industrie qui rapetisse, note Sting, les vidéos deviennent meilleur marché.Pour investir temps et argent, vous devez être certain que ce sera un succès.Je suis heureux que le risque ait rapporté : nous avons fait une merveilleuse vidéo, belle et sexy.» Les deux artistes ont visiblement un grand respect l\u2019un pour l\u2019autre, «Il a beaucoup de talent.Il a des origines à la fois américaines et espagnoles.Il est très européen.Il a apporté beaucoup de choses musicalement, un son plus funky.C\u2019était fascinant de travailler avec lui» \u2014 Mylène Farmer, à propos du producteur Martin Kierszenbaum et Mylène Farmer avoue qu\u2019elle avait depuis longtemps envie de travailler avec Sting, après l\u2019avoir vu dans de nombreux concerts.«On s\u2019est rencontrés à quelques occasions et je savais que Mylène était une légende, explique Sting.À New York, une femme m\u2019a dit : \u201cVous allez travailler avec Mylène Farmer?Elle a donné à toute une leSoleil samedi 14 novembre 2015 A9 disques Exceptionnel AAAAA Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter ?EN VEDETTE WÆ ?Kz POP Delirium ELLIEGOULDING Délire dansant Ce troisième album d'Ellie Goulding s'ouvre dans un environnement sonore aérien, dans lequel elle réitère sa souplesse vocale dans des boucles aiguës.Mais on ne perd rien pour attendre.La chanteuse britannique nous ramène vite sur le plancher des vaches.ou plutôt sur la piste de danse.Avec des ambitions de «grand album pop» avouées, Goulding délaisse un peu les visées art-pop de Halcyon pour mordre à belles dents dans une collection faite sur mesure pour faire monter les fréquences cardiaques.Pour ce faire, elle a réuni quelques faiseurs de hits, dont Ryan Tedder de OneRepublic et Greg Kurstin, qui vient de produire Hello, le nouvel extrait d'Adele.Dans cette aventure hautement accrocheuse (alerte aux vers d'oreille!), la chanteuse n'évite pas tous les écueils du genre : certains titres semblent un peu génériques ou peuvent laisser un arrière-goût de bonbon.Mais on ne peut nier sa force de frappe vocale, ni son talent pour livrer d'inventives perles pop : on retient principalement la petite bombe Holding On For Life, avec son emprunt au gospel et son irrésistible énergie.Geneviève bouchard ,-U BUZZ PRELUDES 4- RH APS OWES ?Kz CLASSIQUE Préludes & Rhapsodies BUZZ Comme les doigts de la main, c est en souriant d\u2019étonnement qu\u2019on découvre la Rhapsodie hongroise n°2 de Liszt que livre avec brio l\u2019époustouflant quintette de cuivres québécois Buzz.L\u2019exécution énergique et convaincante de cette œuvre échevelée en dit long sur la cohésion de l\u2019ensemble.Les instruments font mieux que se compléter, ils s\u2019inscrivent dans le prolongement des unset des autres pour assurer le déploiement fluide du discours.Buzz choisit un timbre beaucoup plus soyeux et boisé pour interpréter La fille aux cheveux de lin de Debussy.La harpiste Valérie Milot vient avantageusement compléter le fondu des cuivres dans le Prélude à l\u2019après-midi d\u2019un faune.En compagnie du pianiste Matt Herskowitz, le quintette s\u2019élance avec un plaisir évident dans la Rhapsody in Blue de Gershwin.Quatre Préludes de choral de Brahms courts et délicats, quoique un peu laborieux à l\u2019occasion, viennent conclure le programme.La précision mordante du registre grave constitue par ailleurs un des éléments les plus spectaculaires de cet enregistrement haute résolution, comme le démontre lajuteuse sonorité du trombone basse, richardboisvert KEVIN BA74N ?Kz POP Talk to Me KEVIN BAZINET L\u2019amour à toutes les sauces.Ce deuxième album de Kevin Bazinet prouve que le grand gagnant de La voix a trouvé une voie qui lui sied fort bien.Et qu\u2019il possède des cordes vocales caméléons, dont il joue avec autant d\u2019aplomb que de nuances.Qu\u2019elle s\u2019imprégne de soul feulée ou de R&B racé, qu\u2019elle flirte avec la sensualité du blues ou les chœurs gospel, la voix de l\u2019auteur-compositeur-interprète (il paraphe seul, ou avec sa copine Alicia Moffet entre autres, 10 des 14 titres) teinte agréablement sa pop.et l\u2019amour qu\u2019il chante à toutes les sauces \u2014 y compris dans les mots et notes de Céline Dion, qui cosigne Come to Me.Des bassesaux hautes, où s\u2019entendenttouràtourassurance et fragilité (comme sur la très personnelle Insecure), Kevin Bazinet maîtrise son instrument, qu\u2019il met surtout au service de ballades et titres introspectifs, mais aussi des entraînantes Over et Never Gonna Let You Go.Si l\u2019anglais prédomine, il reprend sans surprise L\u2019amour existe encore et Jusqu\u2019où tu m\u2019aimes (livrées à La voix), en plus de Sans limites.Valérie lessard (le droit) intemporelle diane ^ / dufresne ?Kz POP Intemporelle \u2014 Hommage à Diane Dufresne ARTISTES VARIÉS Sans tache.Dans la débâcle des disques hommage, rares sont ceux comportant un nombre valable de réinventions réussies, de celles qui font redécouvrir une œuvre.La plupart procèdent de l\u2019appropriation bien faite, avec deux ou trois trous noirs sur la liste.Bizarrement, Intemporelle se démarque parce que, justement, il n\u2019y a pas de trou ici, toutes les interprétations étant de très bon niveau et de très bon goût, à défaut d\u2019être véritablement surprenantes.La seule qui se démarque vraiment et vaut à elle seule le détour est l\u2019étonnante Striptease, reprise électroniquement et lascivement par Ariane Moffatt, à qui l\u2019érotisme, contre toute attente, va à merveille.À l\u2019opposé, le Souvenir heureux de Pierre Lapointe fait mouchejustement parce qu\u2019aucune prise de distance n\u2019a été tentée.Idem pour le Que d\u2019Alexandre Desilets et le J\u2019ai douze ans de Charlotte Cardin, dont la voix de gamine fait le gros du travail.Le reste s\u2019écoute très bien.On aurait juste pris un ou deux classiques de plus (Tlens-toé ben j\u2019arrive, Le parc Belmont, J\u2019ai besoin d\u2019un chum) sur cette galette trop courte, steve bergeron (latribune) ?POP Céleste CÉLESTE LÉVIS Signature vocale unique, céleste Lévis possède une véritable signature vocale, un timbre unique en son genre.Sa relecture d'Avecle temps de Léo Ferré \u2014 titre exigeant s\u2019il en est un \u2014 n\u2019avait pas fait craquer son coach Éric Lapointe pour rien à La voix : elle donne une fois de plus la chair de poule.La Franco-Ontarienne s\u2019approprie aussi avec naturel les mots du couple Andréa Lindsay - Luc De Larochellière (Larmes de cendres), du tandem Martine Pratte - Richard Séguin (Ma façon à mol, qui contient l\u2019esprit même du disque), de Mathieu Lippé (la pétillante Rêve), du mentor Vincent Vallières (Cinq ans sans nouvelles, touchante de sobriété).Tout ça sur des airs folk et country, parfumés de mandoline, banjo et de pedal steel.Elle appose par ailleurs sa griffe sur cinq titres, dont la chouette Destin.Cela dit, force est de reconnaître que l\u2019auteure-compositrice n\u2019est pas tout à fait à la hauteur de la maturité de l\u2019interprète, autrement convaincante.Valérie lessard (le droit) NOUS AVONS ÉCOUTÉ ?Kz CHANSON Pag revisité ARTISTES VARIÉS clear day ?JAZZ Clear Day EMILIE-CLAIRE BARLOW LE DROIT ?Kz CHANSON Ablaze JULIE & THE WOLF GB Lisez toutes les critiques au disques.lesoleil.com Palmarès > FRANCOPHONE 1\tPaul Daraîche, Laisse-moi te dire 2\tLes Cowboys Fringants, Octobre 3\tMario Pelchat, Et maintenant.Bécaud 4\tFacekché, Les poètes maudits 5\tLes sœurs Boulay, 4488 de l\u2019Amour >ANGLOPHONE 1\tArtistes variés, Forever Gentlemen 2\tMuse, Drones 3\tHalf Moon Run, Sun Leads Me On 4\tBryan Adams, Get Up 5\tCoeurdepirate,Roses j^PALj^RES nielsen SoundScan A10 SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 le Soleil en coulisses ^ arts.lesoleil.com\t@daph_bed DAPHNÉ BÉDARD dbedard@lesoleil.com is* m* CHRIS MARTIN HEUREUX D\u2019ÊTRE EN VIE Les dernières années n'ont pas été de tout repos pour Chris Martin (photo ci-contre) entre son divorce de Gwyneth Paltrow après 12 ans de mariage, sa relation intermittente avec l'actrice Jennifer Lawrence et sa nouvelle flamme, Annabelle Wallis.Le chanteur de Coldplay, 38 ans, a toutefois révélé qu'il est plus heureux que jamais.«Il y a quelques années, j'étais dans une mauvaise passe et je me sentais déprimé et confus à propos de tout.» Deux textes, offerts par des amis, l'ont aidé à passer au travers : Man's Search for Meaning de Viktor Frankl et The Guest House par Rumi.«Ces deux choses m'ont fait commencer un voyage qui se termine quelques années plus tard, aujourd'hui, et je suis juste heureux d'être en vie.» Martin souffre d'acouphènes et d'insomnies depuis plusieurs années, ce qui n'aidait sûrement pas le chanteur à se sentir zen.Plusieurs chansons de Coldplay auraient d'ailleurs été écrites lors de ses nuits sans sommeil.À propos de Gwyneth Paltrow, Martin, qui a toujours été très discret sur sa vie personnelle et fuit les paparazzis, s'est contenté de dire qu'ils étaient amis.Tous deux sont parents d'Apple, 11 ans, et de Moses, 9 ans.Le prochain album du groupe britannique, intitulé A Head Full of Dreams, paraîtra le 4 décembre.Beyoncé et Noel Gallagher ont entre autres collaboré.On veut que tu te sentes bien, Chris, mais il faut avouer que tes nuits d'insomnie donnent de très belles chansons.MICHAEL BUBLÉ Bien dans sa peau Même si le crooner canadien a fêté ses 40 ans début septembre, il se sent jeune et bien dans sa peau.«C\u2019est étrange, dans ma tête, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir 16 ans.Ma famille me garde jeune, ma femme me garde jeune et je suis content.Pour être honnête, je suis mieux dans ma peau que je ne l\u2019ai jamais été.» Bublé aime enregistrer de bons disques et se produire sur scène, mais il ne le ferait pas au détriment de sa famille.«Parce qu\u2019à la fin de la journée, il n\u2019y a aucun doute sur ce qui est le plus important pour moi.Ma famille esttout pour moi et c\u2019est la seule chose.» Le QUI A DIT?«S\u2019embrasser.» ¦sauEjua s|oj;e a||a mb DaAE \u2018japow lawEf] UEiuEjaïuED nESUE£Lsmdap aauEoi ;sa a||a \u2018ajn;dnj ap sjnaoinj sa| ajS|EW 'ajnp aSEUELU un,nb jnod am; uos }UEa8E}JEd \u2018s}jaqoy Ejinp \u2014 EN CHIFFRES Prix payé, en millions de dollars américains, pour mettre la main surlaguitareGib-son J-160E(dont on vous avait parlé en juin) avec laquelle John Lennon a composé les chansons Love Me Do et Please Please Me des Beatles.Lennon a acheté l\u2019instrumentà Liverpool en 1962 pour161 livres britanniques (environ 325 $CAN aujourd\u2019hui).Ce n\u2019est qu\u2019en 2008 qu\u2019on a découvert la provenance de la guitare, que Lennon avait perdue.L\u2019acheteur de la Gibson, qui veut rester anonyme, a payé trois fois le montant de l\u2019estimation.La moitié de l\u2019argent ira à la fondation Spirit de Lennon et Yoko Ono.Parmi les autres objets vendus à cette enchère, une batterie utilisée par Ringo Starr lors du passage des Beatles au Ed Sullivan Show en 1964, un chandail de Kurt Cobain et un piano d\u2019Elvis Presley.Pour en savoir plus : goo.gl/8zDYHL clan Bublé est d\u2019ailleurs sur le point de s\u2019agrandir.Sa femme, Luisana Lopilato, attend un petitfrère ou une petite soeur pour Noah, deux ans.Le crooner n\u2019est pas tout à fait prêt à la venue du petit nouveau.«Ça prend trois heures et demie à ma femme et à moi pour sortir de la maison.On ne peut trouver les souliers de Noah.Je ne suis pas capable de lui mettre son manteau.Et oh! mon Dieu, un autre s\u2019en vient! Et ce sera.Ce sera excellent!» Souhaitons-lui que ses enfants soient plus sages que lui, car Bublé n\u2019était pas très docile, de son propre aveu.«Mon père m\u2019a regardé dans les yeux un jour et il a souri.J\u2019ai dit : \u201cPourquoi tu souris comme ça?\u201d Il a répondu : \u201cUn jour tu auras un enfant qui te ressemblera.\u201d» BURT REYNOLDS L\u2019amour de sa vie Il y a plus de 30 ans, Burt Reynolds et Sally Field décidaient de mettre un terme à leur relation.Mais Reynolds ne s\u2019en est toujours pas remis.«Je m\u2019ennuie terriblement d\u2019elle», a confié l\u2019acteur de 79 ans.«Encore aujourd\u2019hui, c\u2019est difficile pour moi.Je ne sais pas pourquoi j\u2019ai été aussi stupide.Les hommes sont comme ça, vous savez.On trouve la personne parfaite, et on fait tout pour faire foirer.» Reynolds et Field étaient considérés à une certaine époque comme le couple vedette.Ils ont joué dans six films ensemble et ont gravi les échelons d\u2019Hollywood côte à côte.Après leur séparation, au début des années 80, les deux ont été mariés à d\u2019autres personnes.Leurs mariages se sont DANS LE RÉTROVISEUR Il y a 25 ans sortait au grand écran Il danse avec les loups.Réalisé par Kevin Costner, le film a reçu un grand nombre de prix, dont sept Oscars.Il raconte l\u2019histoire du lieutenant nordiste John Dunbar (interprété par Costner), amputé d\u2019une jambe lors de laguerrede Sécession en 1863.Entertainment Weekly a profité de cet anniversaire pour nommer les 25 meilleurs westerns du dernier quart de siècle.Dans la liste : Retour vers le futur 3 (photo), De sijolis chevaux, Le vrai courage et Souvenirs de Brokeback Mountain.La liste complète : goo.gl/wCvYMt leSoleil samedi 14 novembre 2015 All EN VITESSE > Le chat est finalement sorti du sac.Gwen Stéfani a demandé le divorce de Gavin Rossdale après avoir découvert qu\u2019il la trompait depuis trois ans avec la gardienne de leurs trois enfants.C'est une mode ou quoi, ces histoires avec les gardiennes d'enfants?> Lorena Bobbitt, vous vous rappelez?Oui, c\u2019est bien la femme qui, il y a 20 ans, avait coupé le pénis de son mari après des années de violence conjugale.Elle a déclaré que son ex-mari avait tenté de communiquer de nouveau avec elle.Maso, celui-là?>Katy Perry est devenue en 2015 la femme de l\u2019industrie musicale la mieux payée (135 millions $), devançant ainsi Taylor Swift, Lady Gaga et Beyoncé.toutefois terminés en divorce en 1993.Lors de ses années de succès, Reynolds était connu pour apprécier énormément la gent féminine.Mais il a appris que l\u2019exagération, peu importe dans quel domaine, n\u2019a rien de bon.«Ça peut vous détruire.Et vous devez apprendre de ça.C\u2019est une dure leçon.» Il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire, Burt! Allez, un petit coup de fil à Sally qui est toujours magnifique à 69 ans?JUSTIN BIEBER me détruire complètement.» Rappelons que Bieber, qui a été découvert grâce à une vidéo YouTube, n\u2019a que 21 ans.Bieber ne ferme pas la porte à une nouvelle relation avec son ex-petite amie Selena Gomez.Mais Justin devra vraisemblablement aller voir ailleurs, car la belle Mlle Gomez aurait été vue aux bras d\u2019un autrejeune homme.Sources : ET Canada, People, US Weekly, Wikipedia, Rolling Stone, Entertainment Weekly, Billboard Dur, dur d\u2019être célèbre Ce n\u2019est un secret pour personne, Justin Bieber (photo), qui sera au Centre Vidéotron le 14 mai 2016, vit mal la célébrité.Ses frasques des dernières années ont démontré que lejeune Canadien avait encore un tas de choses à apprendre pour bien se comporter.Bieber est présentement dans tous les médias, en pleine tournée de promotion de son nouvel album Purpose, qui paraîtra le 13 novembre.En entrevue au magazine Billboard, il a déclaré : «Je ne conseillerais à personne d\u2019être un enfant vedette.C\u2019est la chose la plus difficile au monde.» «J\u2019aimerais que les gens soient plus gentils envers les jeunes célébrités», a-t-il ajouté.À propos de sa propre histoire, Bieber admet que la façade était souvent plus belle que la réalité.«Certaines choses ont détruit la confiance que j\u2019avais envers les gens.Des événements se produisent et marquent votre esprit.[.] Je sentais que les gens étaient toujours en train de méjuger.Je m\u2019en suis sorti vivant.[.] Mais j\u2019étais proche de laisser la gloire SUR LE WEB II' PARODIE D\u2019ADELE La nouvelle vidéo d\u2019Adele, tournée par Xavier Dolan, ne cesse de faire parler.Des internautes de partout dans le monde s\u2019amusent à la parodier.L\u2019animatrice américaine Ellen DeGeneres a entre autres fait jouer à son émission une version hilarante dans laquelle elle parle (avec un téléphone sans fil d\u2019une autre époque) à Adele, à Drake et à Lionel Richie, qui ont tous écrit des chansons de conversations téléphoniques.> goo.gl/eAWwO J GAZOUILLIS DE STARS MC Gilles amcgilles On vient de retrouver le budget de l\u2019hommage à Dominique Michel au #GalaAdisq.Yé tu trop tard?\"N J Stephen King sStephenKing Regardez Drôles de vidéos avec le son éteint, et beaucoup de vidéos ont l\u2019air carrément sadiques.\"N J Daniel Lemire @l_emire_officiel Dans la série «jeu de mots», quelqu\u2019un qui fait l\u2019amour à tous les jours, on appelle ça un «COÏTIDIEN».XT' f\t\t> Anna Kendrick @AnnaKendrick47 Je suspecte que les régimes bas en glucides fonctionnent non pas parce qu\u2019ils sont plus santé, mais parce qu\u2019on perd simplement le goût de manger.\tY A\t1.!\t \t\t \t\t> \tn\tKim Lizotte \tpEiif.\t@kimlizotte \t\tÉtonnant pour une souverai- \tns\tniste d\u2019être plus optimiste \t\tavec ce qui se passe au fédé- \t\tral qu\u2019au provincial.Je me \t\treconnais pu.#polqc Y_\t\tJ A12 MUSIQUE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil \u2022y.*V Québec! Adulte contemporain cane Marie-Pierre Arthur Samedi 28 novembre Partenai Chanson langlicane.com o 418838-6000 Ville de Lévis Québec ¦ leSoleil La voie rêvée de Kevin Bazinet VALÉRIE LESSARD Le Droit OTTAWA \u2014 Couronné à La voix au printemps, Kevin Bazinet veut, avec son album Talk to Me, faire découvrir et résonner sa «personnalité musicale».Par-delà l\u2019anxiété qui l\u2019a longtemps rongé.«Aujourd\u2019hui, je sais que je peux non seulement avoir des rêves, mais aussi les concrétiser.» S\u2019il a toujours écrit et composé, Kevin Bazinet a longtemps douté de son talent.L\u2019angoisse le rongeait.L\u2019empêchait de se réaliser.Pourtant, la musique a de tout temps été sa manière de s\u2019exprimer.D\u2019ailleurs, la dizaine de pièces qu\u2019il signe ou cosigne sur Talk to Me ont été écrites il y a quelques années déjà, «pas pour un album, mais juste pour faire sortir [s] es émotions».Son passage à La voix a sans contredit changé sa vie.Et celle de ces pièces, jusque-là perdues dans la mémoire de son ordinateur.Parce que Kevin Bazinet a appris à se connaître, pendant l\u2019émission.À s\u2019affirmer et se faire confiance.Pour y parvenir, il a pu compter sur son coach Marc Dupré et sa coéquipière Alicia Moffet.EN DUO AVEC ALICIA La femme de 17 ans et lui faisaient tous deux partie de l\u2019équipe Marc Dupré, lors de la dernière saison de La voix (ils se sont même affrontés, lors de la demi-finale).Souvent jumelés par leur coach, ils ont lentement mais sûrement développé une complicité musicale.D\u2019où l\u2019idée du duo Surrendered, qu\u2019ils livrent sur Talk to Me.«A force de travailler ensemble, nous avons réalisé que nous avions des idées pas mal similaires et on a donc revisité mes chansons à deux.C\u2019est d\u2019ailleurs en réécoutant plein de vieilles compositions qu\u2019Alicia m\u2019a convaincu que je ne pouvais plus laisser dormir Insecure, Sans limites et Make Things Change dans mon ordinateur.» Celle qui, entre-temps, était devenue sa copine, l\u2019a fortement encouragé à les présenter à Marc Dupré et au réalisateur Tino Izzo.«À la base, ce sont des textes tellement personnels que je n\u2019avais jamais eu l\u2019intention de les faire entendre.Mais Alicia croyait si fort qu\u2019ils avaient leur place sur le disque que j\u2019ai décidé de les partager.» Legrand gagnant de ladernière cohorte de La voix, Kevin Bazinet, aappris pendant l\u2019émission à seconnaître, à s\u2019affirmer et à se faire confiance.- photo la presse, Robert skinner «l\u2019me bats contre moi-même/ l\u2019peux pas m\u2019iaisser m\u2019détruire», confie-t-il dans Sans limites.«C\u2019est vraiment significatif de m\u2019écouter, trois, quatre ans plus tard, avec le recul et, surtout, l\u2019expérience acquise, témoigne-t-il.Aux questionnements de l\u2019époque, je peux maintenant apporter quelques réponses.» Pendant La voix, Kevin Bazinet a justement réalisé que le public était très réceptif à son témoignage sur son anxiété.«Avec ces chansons, j\u2019espère inspirer les gens à eux aussi surmonter leurs peurs.On se limite si facilement dans la vie, alors qu\u2019on peut être plus!» Or, si le public le connaît lui, il ne connaît pas nécessairement sa musique, où le blues côtoie la pop, le R&B et «un petit côté gospel» qu\u2019il considère comme sa «signature».«l\u2019adore les chœurs et les harmonies propres au gospel! Il y a quelque chose de naturel, d\u2019émotif et de sincère qui me plaît énormément là-dedans.» Comme il n\u2019a jamais voulu apprendre à lire la musique de peur que ça ne change sa manière de chanter, Kevin Bazinet ne veut pas voir sa passion se muer en travail.Ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019avoir «très hâte» de monter sur scène, pour défendre ses chansons.«C\u2019est toutefois stressant, quand même, confie-t-il, entre autres parce que la barre est haute, après La voix.Ça crée des attentes, que j\u2019espère réussir à combler en étant moi-même, tout simplement.» C\u2019est vraiment significatif de m\u2019écouter, trois, quatre ans plus tard, avec le recul et, surtout, l\u2019expérience acquise.Aux questionnements de l\u2019époque, je peux maintenant apporter quelques réponses.\u2014 Kevin Bazinet Kevin Bazinet sera en spectacle à Québec, le 20 janvier 2016, à la salle Albert-Rousseau, et les 26 et 27 février, au Centre d\u2019art La Chapelle.Pour connaître toutes les dates : kevinbazinet.com LIRE LA CRITIQUE DU CD > A9 GRAND THEATRE DE QUEBEC 6 FEVRIER 2016 20 H SALLE LOUIS-FRECHETTE Les plus grands succès de ,¦ ' /¦ '' L ïî.\t; \u201c ' ' V * \u2022\t\u2018 ' \u2022 Serge FiQ'ri interprétés par ^L^r^#EsiLEiii * .¦ - ¦ -fe*.r.r\t\u2022\u2022 - V DANIELi^VOIET\u2019 CATHERINE MAJOR 1 IL643-8131 leSoleil grandtheatre.qc.ca Billetech [foujecool T Forfbït\"l5-30 ans ] Grand Théâtre de Québec leSoleil samedi 14 novembre 2015 MUSIQUE Al3 '§m/ PSw Conseil du arts VILLE DE Canada Council Conseil des arts fortlieArts du Canada LE TRIDENT le théâtre de la capitale 45e saison supplément^® VIVEZ 1984 De George Orwell Une nouvelle adaptation de Robert Icke et Duncan Macmillan Traduction Guillaume Corbeil DU 3 AU 28 NOVEMBRE?»^ membre à 20 h med»28' Mise en scène Édith Patenaude Distribution Véronique Côté, Jean-Michel Déry, Maxim Gaudette, Eliot Laprise, Justin Laramêe, Alexis Martin, Claudiane Ruelland et Réjean Vallée Coproduction\t' ,-lduaidnB mjeild ThéâtreDenise-Pelletier £°ncepîikon.\t.Patrice Charbonneau-Brunelle, Jean-François Labbé, Mykalle Bielinsky, Karine Mecteau-Bouchard, Louis-Robert Bouchard et Caroline Boucher-Boudreau LETRIDENT.COM 418 643-8131 Direction artistique : Anne-Marie Olivier Design : Kabane / Photographie : Stéphane Bourgeois & Hélène Bouffard Stylisme : Marie-Renée Bourget Harvey / Comédien : Maxim Gaudette Québec ! Québec i Grand Théâtre 1 de Québec (Mbccll Caisse de dépôt et placement du Québec leSoleil GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Les Respectables se sont faits plus discrets dans les cinq dernières années.Le chanteur Sébastien Plante en parle comme d\u2019une «pause forcée» lors de laquelle la vocation musicale n\u2019a jamais faibli, même quand les perspectives professionnelles étaient plus floues.Les voilà de retour avec un nouvel album éponyme, qui prend des airs de nouveau départ pour la formation originaire de Québec.Au printemps 2010, Les Respectables avaient l\u2019air partis pour la gloire : avec leur album Sweet Mama, le quatuor avait été choisi pour montrer de quel bois il se chauffe dans des vitrines musicales à Los Angeles, à Londres et à Perth en Australie.Une sortie internationale semblait envisageable.Mais en coulisses, les choses se corsaient pour le groupe, sur le point de rompre avec son équipe.À cause de dispositions contractuelles, les musiciens ont dû attendre un moment avant de s\u2019allier à de nouveaux collaborateurs.Sous la houlette du Groupe Entourage, leur nouvel album est finalement arrivé dans les bacs vendredi.«Cette pause forcée nous a appris beaucoup de choses.Il a fallu qu\u2019on mette la main à la pâte.On s\u2019est occupé de nos affaires.Ça nous a permis de nous réenligner», explique Sébastien Plante, qui dit n\u2019avoir jamais cessé d\u2019y croire.«C\u2019est sûr que du côté carrière, à un moment, c\u2019était lourd, ajoute-t-il.Le brouillard était très épais, et on avait de la misère à voir loin.Mais on se disait qu\u2019on continuait.Il y a beaucoup d\u2019obstacles qui ont été mis sur notre chemin, parfois par la vie, parfois par des individus.Mais pour moi, dès le départ, c\u2019était nécessairement une route sans fin.C\u2019est à la vie à la mort.C\u2019est ça, la définition d\u2019un band et du rock \u2018n\u2019 roll.» ALBUM LIBÉRATEUR Dans les dernières années, Les Respectables n\u2019ont jamais arrêté de faire de la musique, ensemble En spectacle 11 décembre au Grand Théâtre de Québec Gala ADISQ 2015 Album de l\u2019année \u2014 *5 Musiques du monde « Magnifique! » \u2014\tCatherine Brisson, 98.5 fm ?\u2014\tValérie Lessard, Le Droit ?« Craquant et d'une rare beauté » \u2014\tVoir.ca « Une douce déferlante : radieuse, Bïa offre une carte postale hors des cbchés » \u2014\tLe Devoir, critique du spectacle des FrancoFolies de Montréal, juin 2015 'ESi' iyp Mm\t- - C™H Nouvel album navegar biakrieger.com Renaud-Bray I fier partenaire ¦ ¦u.c.n.ir n.I ri a Bïa Sous la houlette du Groupe Entourage, le nouvel album éponyme des Respectables est finalement arrivé dans les bacs vendredi.-PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE ENTOURAGE Vous voulez y aller?Qui : Les Respectables Quand : 11 février à 20h Où: Capitole Billets: 32 $ ou 35$ Info : lecapitole.com LES RESPECTABLES Sortir du brouillard ou avec d\u2019autres.Question de signifier au public et à l\u2019industrie qu\u2019ils étaient prêts à reprendre le collier, ils ont lancé l\u2019an dernier le simple Cette fille.La chanson a ouvert la porte à la production de leur nouvelle galette, pour laquelle ils ont renoué avec le réalisateur Gordie iohnson (Big Sugar), complice des albums QuadroSonic et Sweet Mama.Et Sébastien Plante ne nie pas que ce retour en studio a «fait du bien».«On a eu du plaisir à faire ce disque-là.Il a quelque chose de spécial.Ce n\u2019est pas seulement l\u2019album du retour, c\u2019est l\u2019album de tous nos efforts.Il est libérateur.Il nous amène un peu vers notre maturité», lance le chanteur, dont la formation soulignera l\u2019an prochain ses 25 ans.Un anniversaire que Les Respectables aimeraient souligner dans leur ville d\u2019origine.Des perches auraient notamment été tendues du côté du Festival d\u2019été.Pas trop superstitieux, Les Respectables ont choisi de lancer leur album un vendredi 13 : «On n\u2019a pas froid aux yeux! Mais dans le rock \u2018n\u2019 roll, les choses sont inversées.Ça peut nous porter chance!» rigole Sébastien Plante, qui nourrit toujours des visées internationales pour sa formation.«La nouvelle association avec Entourage risque de nous rouvrir des portes qui s\u2019étaient fermées malgré nous.Assez rapidement quand même», laisse entendre le chanteur.D\u2019ici là, le groupe qu\u2019il forme avec Stéphane Beaudin, Stéphane Dussault et iean-Sébastien Chouinard mitonnera un nouveau spectacle, qu\u2019on pourra voir au Capitole le 11 février. A14 HUMOUR SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil ï-'êM' 'Wmk * Fabien Cloutier présente son premier one-man-show, Assume, comme un «nécessaire brassage collectif».Les politiciens, les décorateurs de maisons et les fabricants d\u2019opinion sont parmi ses cibles privilégiées.- photos le soleil, Patrice laroche FABIEN CLOUTIER Secoueur DAPHNÉ BÉDARD dbedard@lesoleil.com Les codes et les conventions, très peu pour Fabien Cloutier.Naviguant entre la marge et la masse, il aime bousculer son public et réveiller sa conscience.Lui non plus n\u2019aime pas le confort.D\u2019abord comédien et auteur, il se met en danger en se présentant comme humoriste dans son premier one-man-show, dont on verra la première à Québec mardi.Ce n\u2019est pas un hasard si son spectacle s\u2019appelle Assume.Fabien Cloutier n\u2019a jamais mis d\u2019eau dans son vin pour plaire.Ses pièces de théâtre Scotstown et Cranbourne, qui mettent en scène le personnage du chum à Chabot, ont été qualifiées de coups-de-poing.Sur l\u2019affiche A\u2019Assume, il arbore un magnifique œil au beurre noir.Le message est clair : il est prêt à revendiquer ce qu\u2019il dit quitte à se faire rentrer dedans, «l\u2019essaie de créer des shows que j\u2019aime en ne me souciant pas des différents standards qu\u2019on a l\u2019impression qui existent des fois.Se dire que si tu te mets dans telle case, tu vas peut-être avancer plus vite.Moi, ces cases-là, je les ai toujours refusées», explique-t-il.Être fidèle à ses convictions est payant pour Fabien Cloutier.En ce moment, il est partout.Scotstown et Cranbourne viennent de sortir en DVD.On le voit à la télévision dans Paparagilles, Boomerang et Les beaux malaises et cet hiver dans Karl/Max, Blue Moon et Les pays d\u2019en haut.Fin octobre, il remportait le Prix littéraire du Gouverneur général pour sa pièce Pour réussir un poulet.Et son passage à l\u2019émission Tout le monde en parle le 1er novembre n\u2019a rien d\u2019anodin.Fabien Cloutier goûte ces jours-ci au succès après plusieurs années de carrière, «le vis bien ça parce que je ne l\u2019ai jamais cherché, dit-il.le suis content que le monde connaisse mes affaires, que mes billets soient plus faciles à vendre [ses deux représentations au Théâtre Petit Champlain affichent complet], le suis heureux de ça, mais je suis surtout content que mes idées circulent.» L\u2019HUMOUR AVANT LETHÉÂTRE Ses idées, il les transmet en son nom dans son premier spectacle d\u2019humour, mettant de côté le personnage du chum à Chabot.Depuis deux ans et demi, il teste ses numéros devant public, les fignole.Mardi, il se lancera pour vrai au Théâtre Petit Champlain.Fabien Cloutier, humoriste?Ce n\u2019est pas si étonnant, nous explique le Beauceron de 39 ans.«Si je remonte à mon enfance et à mon adolescence, j\u2019ai eu envie de faire de l\u2019humour avant de faire du théâtre, raconte-t-il.Mon premier contact avec la culture, c\u2019est l\u2019humour.C\u2019est Samedi de rire, 100 limite, Les Bleu Poudre, RBO.» Puis arrivent les études au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec, puis Scotstown et Cranbourne.«Quand j\u2019ai commencé à faire Scotstown, j\u2019ai été surpris que ce soit aussi drôle, reconnaît-il.le ne pensais pas que la façon Fabien Cloutier de virer la pensée et de virer certaines phrases pouvait faire rire autant, le me suis découvert ça.» Quand est venu le moment de créer Assume, Fabien Cloutier a cherché la forme qu\u2019il voulait V -ABONNEMENT CROISÉ- rR \"Ee \\l ff LE TRIDENT le théâtre de la capitale 45e saison loütiki PERISC30PE TRENTE AN5 D\u2019OUVERTURE leSoleil ACTE T H ÉÂT R E 2016 5 THÉÂTRES 5 PIÈCES 120$ abocroise.com #abocroise Entente de développement culturel Ville de s Culture Communications Québec Québec \" \" EXPOSITION Simon Carmichael 15 novembre au 13 décembre yçÀpvj-'* Linda Verge Vf 1049, AVENUE DES ERABLES QUÉBEC 418 525-8393 leSoleil samedi 14 novembre 2015 HUMOUR A15 de confort «Si je remonte à mon enfance et à mon adolescence, j\u2019ai eu envie de faire de l\u2019humour avant de faire du théâtre.Mon premier contact avec la culture, c\u2019est l\u2019humour.C\u2019est Samedi de rire, 100 limite, Les Bleu Poudre, RBO.» \u2014 Fabien Cloutier Fabien Cloutier en quelques dates 2001 : il reçoit son diplôme du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec en interprétation.2005 : naissance de son personnage du chum à Chabot dans le conte Oùsqu\u2019yé Chabot?, qui remporte beaucoup de succès lors des Contes urbains présentés à la Licorne à Montréal.2008 à 2014 : présentation de la pièce Scotstown, qu\u2019il écrit, met en scène et interprète.2011 à 2014 : présentation de Cranbourne, suite de Scotstown 2011\t: prix Gratien-Gélinas pour le texte Billy (les jours de hurlement) 2012\tet 2015 : adaptation théâtrale de La guerre des tuques au Musée national des beaux-arts du Québec 2015 : gagnant d\u2019un prix Gémeaux pour meilleur rôle de soutien/comédie pour Les beaux malaises 2015 : récipiendaire du Prix littéraire du Gouverneur général pour Pour réussir un poulet donner.«C'est une structure différente de tout ce que j'ai fait avant, analyse-t-il.Dans Cranbourne, le récit menait les choses.Là, c'est les idées.Tu passes d'une idée à l'autre, t;ouvres des parenthèses.C'est une autre affaire à gérer pour la mémoire et la maîtrise du lien que t'établis avec le public.» Il a bien sûr voulu, comme à son habitude, faire les choses autrement.«Je ne veux pas faire différent pour faire différent.Mais moi, ça m'intéresse de jouer avec.je vais dire.les 'codes de la représentation',' même si ce ne sont pas des mots ben, ben vendeurs.Ça m'intéresse de déstabiliser.» BRASSER LA CAGE Il présente Assume comme un «nécessaire brassage collectif».Les politiciens, les décorateurs de maisons et les fabricants d'opinion sont parmi ses cibles privilégiées.«J'aborde le politique et le social par la bande, sans l'aborder de front, décrit-il Le politique et le social pour moi, c'est le citoyen, la personne qui est dans la salle.Je trouve que souvent, on pla ce le politicien au cœur de la joke.Je m'intéresse plus à la personne qui vote pour, à la personne qui l'élit, qui achète qui reste prise dans son idée, la personne qui cherche l'opinion à tout prix et se conforte dans son opinion, peu importe du côté où est-ce qu'elle se conforte.J'aime aller secouer ce confort-là.» Vous l'aurez compris, il faut arriver l'esprit ouvert à Assume et ne pas s'attendre à ce que Fabien Cloutier nous flatte dans le sens du poil.«Je pense que le public est capable d'en prendre, lance-t-il.Les artistes qui moi m'ont inspiré, c'est les artistes qui m'ont surpris.J'ai envie d'avoir un public comme ça.» Comme il n'y a plus de billets pour les représentations au Théâtre Petit Champlain, il faudra vous déplacer ou être patients pour vous faire brasser par Fabien Cloutier.Il sera en spectacle le 21 novembre à La Méchatigan de Sainte-Marie de Beauce, le 11 mars à L'Anglicane de Lévis et reviendra le 21 avril au Théâtre Petit Champlain.mEj CONCERT DU NOUVEL AN 'üXSL 3 janvier, 2016 14h30 Orchestre Strauss du Québec Christoph Campestrini, chef (Vienne) Karina Gauvin, soprano (Montréal) Tilmann Unger, ténor (Munich) Participation spéciale du Europaballett, Champions internationaux de danse sociale Achetez les meilleures places dès maintenant ! N'attendez pas Ce concert est maintenant une tradition à Québec Grand Théâtre de Québec leSoleil MM Billets: 418 643-8131 \u2022 1 877 643-8131 \u2022 grandtheatre.qc.ca A16 THEATRE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil vi\\' NORMAND D\u2019AMOUR DANS MOBYDICK La rage du capitaine pas cette détresse.» Autrement dit, un homme qui doit exorciser ses démons.Se glisser dans la peau du capitaine devient cathartique pour l\u2019acteur?«Totalement.» On le croit sur parole.L\u2019homme parle d\u2019abondance et volontiers de ses proches, de cinéma (il trépigne à l\u2019idée de voir le prochain Star Wars), de ses passions (Le seigneur des anneaux, les jeux de rôles et de société) et de son métier.Notamment comment cette rage qui l\u2019habitait depuis sa naissance, qu\u2019il a appris à contrôler, se transforme en intensité quand il joue \u2014 d\u2019instinct en général.Encore plus qu\u2019avant.«Cette intensité, c\u2019est mon intensité de mordre dans la vie.Mon père, j e ne l\u2019ai pas entendu une fois de sa vie se plaindre.Il est mort à 84 ans», dit le neveu de Rolland D Amour (Fla-gosse Berrichon dans le téléroman Rue des Pignons).Je savais que j\u2019embarquais dans une folie, mais ça ne se refuse pas.Je pense que c\u2019est la plus grosse affaire que j\u2019ai faite dans ma carrière \u2014 Normand D\u2019Amour, à propos de Moby Dick L\u2019acteur est tout sauf timoré, même s\u2019il se dit bon vivant.Il a, en plus, un charisme rare, qui lui a valu Masque (75 secondes), Gémeaux (Yamaska) et lutra (Tout est parfait).Il joue tout, tout le temps.Tellement, en fait, qu\u2019il se sent sur scène comme dans son salon.Même avec un impressionnant dispositif scénique comme celui de Moby Dick.«le n\u2019ai plus le trac depuis à peu près 25 ans \u2014 quand j\u2019ai eu mes enfants.Assister à un accouchement, ça, c\u2019est énervant : il y a une vie enjeu.Sur scène, je sais ce que j\u2019ai à faire et où j e m\u2019en vais.» Ce rôle était taillé sur mesure pour Normand D\u2019Amour, mais c\u2019est surtout la présence de Dominic Champagne à la barre de l\u2019entreprise qui l\u2019a convaincu.Champagne, metteur en scène célébré de L\u2019Odyssée, «est un grand créateur».Sa représentation de Moby Dick, «c\u2019est malade mental.C\u2019est dommage que ça se finisse.le pourrais faire ça jusqu\u2019à la fin de mes jours.» Normand D\u2019Amour aappris à contrôler la colère qui l\u2019habite depuis sa naissance, la transformant en intensité sur scène.- photo le soleil, jean-marie villeneuve ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com Moby Dick, le roman d\u2019aventures de Melville, est une œuvre universelle.Mais pour Normand D\u2019Amour, elle a une connotation toute personnelle.Comme si tous ses rôles, souvent marquants, tant au théâtre qu\u2019au petit et grand écran, ne s\u2019avéraient qu\u2019un prélude préparatoire à celui du capitaine Achab, qu\u2019il endosse dans l\u2019adaptation de Bryan Perro et Dominic Champagne.Une interprétation marquée par une tragédie familiale.«Achab, c\u2019est pas mal moi.Cette douleur, cette rage, cette obsession qui m\u2019habite dans la vie.le savais que j\u2019embarquais dans une folie, mais ça ne se refuse pas.le pense que c\u2019est la plus grosse affaire que j\u2019ai faite dans ma carrière.» En effet : 15 gars, une fille, dont des acrobates, ainsi que des musiciens sur scène.L\u2019acteur de 53 ans, attablé à la terrasse bruyante d\u2019un resto de Québec, affiche pourtant la mine détendue d\u2019un homme bien dans sa peau.Cheveux gris couettés et yeux gris d\u2019acier, il a la maturité assurée.Il n\u2019en a pas toujours été ainsi.Lorsqu\u2019il était dans le ventre de sa mère, son père a perdu ses deux jambes dans un accident bête.«Cette douleur, cette peine quelle a ressenties, je l\u2019ai vécue.Pendant 40 ans, j\u2019ai été un volcan.Tout a sorti quand mon père est décédé.» Un père dont il garde le souvenir d\u2019un homme courageux, qui a continué à travailler, mais qui s\u2019ennuyait continuellement de courir.Et qui ressentait des douleurs fantômes à ses jambes manquantes.Comme Achab.«Tout ça est dans ma tête.» Normand D\u2019Amour a transposé cette détresse intérieure dans la folie qui habite Achab.Le capitaine défiguré du Péquod a perdu sa jambe en combattant la mythique baleine blanche au moment où s\u2019amorce le récit.C\u2019est l\u2019époque d\u2019avant le forage du pétrole, où l\u2019huile de baleine est la principale source de combustible (Dominic Champagne en fait une lecture écolo, basée sur le gaspillage des ressources).L\u2019HOMME CONTRE LA NATURE Dans ce récit épique, Achab s\u2019avère l\u2019archétype du combat de l\u2019homme contre la nature, un individu blessé qui maudit Dieu pour ses malheurs.Ça aussi, Normand D\u2019Amour s\u2019y reconnaît, lui dont la mère a renié sa foi quand il était jeune.«C\u2019est là que je suis devenu athée.[.] C\u2019est en soi qu\u2019il faut croire.On dit d\u2019un enfant qu\u2019il a un ami imaginaire; quand c\u2019est plusieurs personnes, on appelle ça une religion.C\u2019est dangereux, la religion.La foi rapproche, la religion sépare.Achab, c\u2019est ça.» C\u2019est un «être profondément enragé qui veut se venger.Mais profondément humain, s\u2019il n\u2019avait PPS DANSE BAGNE Recreation 8 et 9 décembre 2015 THE HOLY BODY TATTOO monumental avec Godspeed You! Black Emperor 15 avril 2016 S /\"n / \\ « 643 8131\tleSoleil grandtheatre.qc.ca/danse # «aoio-canaDa leSoleil COPRÉSENTATION\tGrand Théâtre ©)a\tde Québec rotonde\tQuébec :s leSoleil samedi 14 novembre 2015 THEATRE Al7 3843373 Normand D\u2019Amour incarne lefulminant capitaine Achab dans MobyDick.On le voit ici en pleine représentation au TNM, à Montréal.- photo la presse, andré pichette lÈà'lÊe'% ' i mm A.- lillls-if ESâ -MVP-k- \u2022ri\u2019oMyjx V .ArTL ®ïÈIÉ ¦ : ¦ - v ' ' *#lss ?«!iasK 1 '\"jpef&ï ¦' «pÉ 1 nfia Vr* ?-r' '-74\"* «-WAîîAfc ________________________________________________________________\u2022;¦ À l\u2019affiche Titre : Moby Dick Texte : Bryan Perro et Dominic Champagne d\u2019après l\u2019œuvre d\u2019Herman Melville Mise en scène: Dominic Champagne Interprètes: Normand D\u2019Amour, Steve Gagnon, David Savard, Jean-François Casabonne et Sylvain Marcel Résumé: Pour découvrir la vie et le monde, lejeune Ishmaël s\u2019embarque sur le Péquod, un baleinier commandé parle redoutable capitaine Achab.À peine a-t-il le temps de faire connaissance avec l\u2019équipage, venu de tous les coins du globe, qu\u2019Achab annonce leur but ultime : ce ne sera pas une chasse à la baleine, mais plutôt la mise à mort du monstrueux Moby Dick, qui autrefois l\u2019a estropié.Salle : salle Albert-Rousseau Date: lundi, 20h N Les partenaires des PRIX D'EXCELLENCE DES ARTS ET DE LA CULTURE PRÉSENTENT LES NOMS DES FINALISTES de ia 29 e édition EXCELLENCE ARTS et CULTURE (ENTRE DE FORMATION ET DE CONSULTATION EN MÉTIERS D'ART Prix Émergence en métiers d'art \u2022\tRichard Morency, archetier \u2022\tGeneviève Bélanger et Marc-Étienne Boivin de MATERIA PRIMA, ébénistes Prix Hommage en métiers d'art Le nom de la lauréate ou du lauréat sera dévoilé lors de la remise des prix CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE QUÉBEC Prix Arts et Affaires de la Chambre de commerce ET D'INDUSTRIE DE QUÉBEC - PME Prix Arts et Affaires de la Chambre de commerce ET D'INDUSTRIE DE QUÉBEC - Grande entreprise Prix Arts et Affaires de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec - Mécène Les noms des lauréates ou des lauréats seront dévoilés lors de la remise des prix CONSEIL DE LA CULTURE DES RÉGIONS DE QUÉBEC ET DECHAUDIÉRE-APPALACHES Prix du développement culturel du Conseil de la culture (Prix François-Samson) \u2022\tAntoine Tanguay, fondateur des Éditions Alto \u2022\tJean-François F.Lessard, directeur artistique d'Entr'actes \u2022\tClément Turgeon Thériault, fondateur, directeur général et artistique de l'organisme Le Festif Prix du rayonnement INTERNATIONAL DU CONSEIL DE LA CULTURE \u2022\tFlip Fabrique, compagnie drcassienne \u2022\tCollectif d'artistes BGL, art contemporain \u2022\tYannick Nolin, cofondateur du projet Kinomada LA FONDATION DE L'OPÉRA DE QUÉBEC Prix de la Fondation de l'Opéra de Québec Le nom de la lauréate ou du lauréat sera dévoilé lors de la remise des prix LA FONDATION DU THEATRE DU TRIDENT Prix Paul-Hébert (Premier rôle) \u2022\tLise Castonguay, rôle de La Mère dans Mes enfants n'ont pas peur du noir \u2022\tLorraine Côté, rôle de Vivian Bearing dans W;t \u2022\tPatrie Saucier, rôle de Big Daddy dans La chatte sur un toit brûlant Prix Janine-Angers (Rôle de soutien) \u2022\tNoémie O'Farrell, rôle de Daisy dans Photosensibles \u2022\tJack Robitaille, rôle de Géronte dans Les Fourberies de Scapin \u2022\tClaudiane Ruelland, rôle de Simone dans St-Agapit 1920 Prix Nicky-Roy (Jeune talent prometteur) \u2022\tJean-Denis Beaudoin, rôle de Nick dans Dans le bols \u2022\tCatherine Simard, rôle de Catherine/Stacy dans Envies \u2022\tMonika Pilon, rôle de Michelle dans Usages Prix de la meilleure mise EN SCÈNE \u2022\tÉdith Patenaude, Mes enfants n'ont pas peur du noir \u2022\tMaxime Robin, Photosensibles \u2022\tMarie-Josée Bastien, Macbeth Prix Jacques-Pelletier (Éclairages, maquillages, conception vidéo et marionnettes) \u2022\tKeven Dubois, éclairages et vidéo de Photosensibles \u2022\tPierre Robitaille, marionnettes de Méphisto-Méliès \u2022\tSonoyo Nishikawa, éclairages de Macbeth Prix Paul-Bussières (Environnement théâtral) \u2022\tJean-François Labbé, décor de Mes enfants n'ont pas peur du noir \u2022\tKarine Mecteau-Bouchard, décor de Dans le bois \u2022\tMarie-Renée Bourget Harvey, décor de Macbeth Prix Bernard-Bonnier (Environnement sonore) \u2022\tMaude et Navet Confit, musique originale de Les fées ont soif \u2022\tMathieu Campagna, conception sonore de St-Agapit 1920 \u2022\tStéphane Caron, musique originale de Macbeth Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec (Conception de costumes) \u2022\tSébastien Dionne, costumes de Macbeth \u2022\tMaude Audet, costumes de La chatte sur un toit brûlant \u2022\tVirginie Leclerc, costumes de Dans la Républigue du bonheur L'INSTITUT CANADIEN DE QUÉBEC Prix de la personnalité LITTÉRAIRE DE L'INSTITUT Canadien de Québec Le nom de la lauréate ou du lauréat sera dévoilé lors de la remise des prix MANIE D'ART Prix Videre Relève EN ARTS VISUELS \u2022\tCamille Bernard-Gravel, exposition Éoie \u2022\tCharles Fleury, exposition Apparitions futuristes: en aval des couches et du suprême \u2022\tFrançois Raymond, exposition Bleach Prix Videre Création EN ARTS VISUELS \u2022\tJacynthe Carrier, vidéo Les Eux \u2022\tJosée Landry Sirois, exposition Volcans \u2022\tAmélie Proulx, exposition Prélude pour paléobotanistes Prix Videre Reconnaissance EN ARTS VISUELS Le nom de la lauréate ou du lauréat sera dévoilé lors de la remise des prix SOCIÉTÉ DU PALAIS MONTCALM Prix Société du Palais Montcalm Le nom de la lauréate ou du lauréat sera dévoilé lors de la remise des prix VILLE DE QUÉBEC Prix Ville de Québec (Organisme ou regroupement artistique culturel) \u2022\tEntr actes, compagnie de théâtre et d\u2019arts multidisciplinaires \u2022\tFlip Fabrique, compagnie drcassienne \u2022\tL\u2019Orchestre d\u2019Hommes-Orchestres Bonne chance à toutes et à tous ! Les prix seront remis le lundi 30 novembre prochain Entente de développement culturel Secrétariat à la Capitale-Nationale Québec » n Québec Ville de Québec\tQuébec n a L'événement des Prix d'excellence est produit et réalisé par le CHEZ 1 c 1 * *1 victor leboleil burger gourmet CONSEIL EiCULTURE RÉGIONS DE QUÉBEC ET DE CHAUDIÈRE-APPALACHES Assistez à la cérémonie #PrixExc15 ©ConseilQuebec ¦ Cl LÇI Cl Formulaire sur prix-excellence.com A18 ARTS VISUELS SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil Les créatures de Space Invaders envahissent New York emplacements dont ils sont pro- '\tpriétaires ou dont ils maîtrisent les accès, plus protégés qu\u2019à l\u2019habitude.«C\u2019est vraiment pour moi une nouveauté», explique-t-il après son arrivée à New York.«L\u2019idée de cette pièce légale, c\u2019est que je peux prendre plus de temps pour faire une grande pièce [plus difficile à arracher], et les murs sont protégés, parce qu\u2019il faut franchir une propriété privée, donc c\u2019est plus risqué d\u2019aller la décrocher.» Parmi les pièces new-yorkaises, dont certaines dépassent trois mètres de haut, des parts de pizza, des hamburgers, des invaders, mais aussi des portraits pixellisés de grands personnages new-yorkais : Woody Allen, les Ramones, Lou Reed, Andy Warhol, ainsi que les Tortues Ninja.Deux mois de préparation, pratiquement une tonne de matériel acheminé à New York, Invader a changé d\u2019échelle.Mais cette nouvelle approche est davantage une contrainte qu\u2019un choix.Car sur les 147 pièces qu\u2019il a déjà posées à New York lors de précédentes «invasions», «il n\u2019en reste que quatre ou cinq», dit-il.Désormais, Invader, street artist de 46 ans, ne joue plus avec la police, mais avec un groupe d\u2019indélicats prêt à tout pour récupérer ses œuvres et les revendre.«C\u2019est des kamikazes, les mecs.Ils n\u2019ont pas peur», explique-t-il.Il a bien essayé de prendre des carreaux plus fragiles, une colle plus forte, mais rien ne dissuade ces admirateurs d\u2019un genre particulier.Il espère que les New-Yorkais auront le temps de voir ses créations et, pour les mordus, de télécharger l\u2019application qui offre un jeu de piste à travers les villes où il est passé.«l\u2019ai envie que les gens, une fois que je quitte une ville, apprécient mon intervention, dit-il.le ne suis pas là pour vandaliser la ville, mais pour laisser une trace de mon passage, raconter une histoire.» ANONYMAT C\u2019est cette relation qu\u2019il recherche, lui qui préserve jalousement son anonymat.«Cela fait partie du projet, ça fait un peu super héros, qui agit la nuit», s\u2019amuse-t-il, refusant d\u2019être photographié ou filmé à visage découvert.«l\u2019aime bien ce paradoxe d\u2019être connu, mais pas reconnaissable.» Invader dit faire «partie des artistes privilégiés qui peuvent vivre de leur art», grâce à la vente d\u2019œuvres par des galeries ou sur son site.Mais il ne fait pas payer les centaines de pièces de rue qu\u2019il installe.«Ça n\u2019a jamais été mon but de faire de l\u2019argent dessus», assure-t-il.Ce qui l\u2019attire, dit-il, c\u2019est avant tout la rue.Rendre l\u2019art accessible, observer comment ses pièces s\u2019insèrent, une fois posées, dans la vie d\u2019un quartier et les réactions qu\u2019elles suscitent.La me, c\u2019était aussi, à l\u2019origine, le frisson de la transgression.Parce qu\u2019il reste attaché à cette urgence, à ce côté imprévu, Invader va poser la moitié de ses nouvelles pièces new-yorkaises (environ 20 sur 40) sans autorisation.«C\u2019est vrai que j\u2019ai beaucoup plus d\u2019admiration pour une pièce qui va être illégale : ça se sent, c\u2019est sur un toit avec des graffitis autour, plutôt que le truc bien propre sur une boutique.» afp NEW YORK \u2014 Rendu célèbre par ses mosaïques murales autour du thème du jeu vidéo Space Invaders, le street artist français Invader «envahit» New York avec l\u2019intention de laire durer ses créations, souvent pillées par des spéculateurs.Il vient poser ses «pièces», comme il les appelle.Des mosaïques faites avec des carreaux de salle de bain, reprenant 1 imagerie pixelli-sée de Space Invaders et disposées sur des murs d\u2019immeubles.Depuis 1998 qu\u2019il officie, il en a déjà posé près de 3200 dans le monde, dont 1183 à Paris.La nuit, presque toujours, pour éviter lapoli-ce ou les curieux, sans autorisation.Cette fois, il a changé d\u2019approche et lancé un appel en amont, afin que LA PLUS MUSICALE DE TOUS LES TEMPS 1980 1990 2000 AUJOURD'HUI /\u2022* FM 102.9 LA RADIO LA PLUS MUSICALE.POINT FINAL.Une station ESC0GEC0 M1029.COM leSoleil SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 ARTS VISUELS Al9 .; ¦ v- r ¦J'T\" .mm SgSgS ; jgsgg ¦*x*nès: mm mm 11 vxSsï 'ni ' Graeme Patterson montre la cage de fer et de bois qu\u2019il a créée pour son étourneau virtuel, avec lequel le visiteur peut interagir.- photos le soleil, Patrice laroche STARLING CAGE DE GRAEME PATTERSON Mécanisme de survie (avec bonus) JOSIANNE DESLOGES Collaboration spéciale jdesloges@lesoleil.com «J\u2019ai une fascination pour les animaux qui ont une mauvaise réputation», lance Graeme Patterson.Son exposition Starling Cage (en français, «La cage de l\u2019étourneau»), où un oiseau marginal tient la vedette, donne présentement des airs d\u2019arcade, de ménagerie et de plancher de danse disco à la Galerie 3.L'artiste né à Saskatoon et maintenant établi au Nouveau-Brunswick attire d'abord notre attention sur la marionnette articulée qui a permis de donner vie à l'oiseau animé.Un peu plus grosse qu'un vrai étourneau, celle-ci est couverte de vraies plumes, prélevées sur des appâts pour la pêche.«C'est une création étrange, à la Frankenstein, note Patterson.J'ai toujours eu l'impression que mes marionnettes mourraient une fois captées sur vidéo, parce qu'après ça, je savais exactement tout ce qu'elles allaient faire.Mais en ajoutant une dimension interactive, elles deviennent imprévisibles, plus vivantes.» La vidéo est placée derrière une cage de fer et de bois.Lorsqu'on passe la main devant l'oiseau, celui-ci réagit et s'égosille et lorsqu'on la glisse derrière un panneau, une main virtuelle dépose des Timbits ou lance une balle de tennis au prisonnier.Pourquoi l'étourneau?«Chacun a une personnalité bien à lui.Ils sont tous singuliers, répond l'artiste.Je suis allergique à la plupart des animaux, je n'ai jamais eu d'animal domestique, mais je suis surtout intéressé aux marginaux et aux mal-aimés.» Soudain, une musique entraînante se fait entendre dans la galerie et un arc-en-ciel lumineux déferle sur l'écran de l'étourneau, qui se met à sautiller de joie.«The Bonus Round», glisse Patterson, le visage illuminé par un sourire.FANTAISIE ET RÉFLEXION Il y a un côté humoristique, une franche fantaisie dans les créations de Graeme Patterson.Elles n'en sont pas moins réfléchies.«Il y a toujours un certain écho avec la condition humaine lorsque j'utilise les animaux.Spécialement avec l'étourneau, puisqu'il vit dans le même environnement que nous, en imitant les sons ambiants ou les autres oiseaux pour créer leur propre mécanisme de survie.» Les étourneaux sont de redoutables survivants.«Autour de 1890, on a amené toutes sortes d'oiseaux d'Europe à Central Park, à New York, pour les libérer, en pensant qu'ils ajouteraient quelque chose à la culture ou je ne sais trop.Les étourneaux sont si robustes qu'ils se sont dispersés du Canada à l'Amérique centrale», raconte Patterson.L'artiste a utilisé sa propre voix pour en donner une à l'étourneau sans nom.«Je voulais presque que ça sonne comme des mots, des onomatopées, comme non ou héhé», indique celui qui a aussi emprunté des mouvements aux spécimens qu'il a observés.L'installation vidéo est accompagnée d'impressions numériques, des moments choisis de la vidéo, comme les saisies d'écran que font les gamers lorsqu'ils atteignent un niveau particulièrement difficile.Des moments se déploient aussi image par image sur des foulards verts, comme green screens.«Après la mode des renards et des orignaux, c'est intéressant de mettre un animal malaimé comme un étourneau sur un foulard», note Patterson.Starling Cage est la première étape d'une entreprise qui s'annonce vaste.Le prochain animal en lice sera un raton laveur, dans une installation plus imposante qui représentera un bureau.L\u2019exposition est présentée jusqu\u2019au 29 novembre au 247, rue Saint-Vallier Est.Info : Iagalerie3.com et 581 700-0130 Poignante Gaspésie Le photographe Guillaume D.Cyr traîne le projet Gaspésie Human Less depuis cinq ans déjà.Des images émouvantes d\u2019une Gaspésie dépeuplée, de maisons mortes qui chuchotent toutes sortes d\u2019histoires ont été exposées et sont maintenant rassemblées dans un livre en trois parties.Celui-ci, qui contient pas moins de 200 photographies, sera lancé en février à la Galerie Michel Guimont à l\u2019occasion d\u2019une exposition.Il esttoutefois déjà disponible en prévente sur le site de sociofi-nancement INDIEGO.Le projet, qui rassemble des photos de D.Cyr et de YanaOuellet, est aussi présenté en installation photographique à Carleton-sur-Mer, au centre Vaste et vague, jusqu\u2019au 19 décembre.Info : vasteetvague.ca et guillaumedcyr.com josianne DESLOGES (COLLABORATION SPÉCIALE) Les nouveaux jardins de Denis Pellerin La galerie Lacerte présente des œuvres récentes et moins récentes de Denis Pellerin, transformant ses murs en jardins de peinture accumulée, mis en lambeaux et assemblés en constructions de couleurs et de textures.Sur Chant des marées et Jardin des marais, les surfaces orangées, bleu pâle, blanches et crèmes évoquent des écailles et des écorces craquelées.La palette y est océane, printanière, en comparaison avec les toiles plus automnales des dernières années, comme Jardin extraverti ou Chant de rugosités, qui sont aussi exposées chez Lacerte.À voir jusqu\u2019au 29 novembre au 1, côte Dinan.Info : 418 692-1566 JOSIANNE DESLOGES (COLLABORATION SPÉCIALE) Des moments choisis de la vidéo se déploient image par image sur des foulards verts, comme green screens.|j* T»\tN# Jt A20 SAMED114 NOVEMBRE 2015 leSoleil ZOIie Coopérative Méduse 4 PAGES TOUS NOS DOSSIERS À LE SOLEIL.COM DANS LŒIL DE MÉDUSE méduse A lf«»l F« ' Gaëtan Gosselin (Recto-Verso), Claude Bélanger (Manif d\u2019art) et Anne-Claire Pilote (Atelier de la Mezzanine) sont là depuis les débuts de Méduse, -photo le soleil, jean-marie villeneuve JOSIANNE DESLOGES Collaboration spéciale jdesloges@lesoleil.com La coopérative Méduse, installée dans la côte d'Abra-ham depuis maintenant 20 ans, est un peu notre Maison des arts visuels.On y trouve 10 organismes qui œuvrent à la production et la diffusion de l'art actuel sous toutes ses formes et qui y cohabitent dans un esprit de collaboration, tout en préservant leur singularité.Le nom Méduse a été inspiré par un passage du livre L'acte photographique de Philippe Dubois, dans lequel l'auteur compare le regard de la Gorgone au regard photographique.«Nous avons fait consensus autour de la Méduse pour nommer une entreprise qui allait, en quelque sorte, fasciner tout autant qu'effrayer, séduire tout autant que questionner, sachant en outre que cela représentait fort bien à l'époque les sentiments générés par l'art actuel», explique Gaëtan Gosselin, directeur général de Recto-Verso.UNE VISION DU «FAIRE-ENSEMBLE» Au moment de la création de Méduse, il était à la barre du centre VU.Les centres d'artistes de Québec logeaient alors dans des immeubles vétustes ou mal adaptés à leurs activités.L'Œil de poisson faisait ses performances et vernissages au-dessus d'une pharmacie, VU baignait dans les effluves de pop corn qui montait du bar voisin.Les centres ont décidé de se regrouper.«On avait développé une certaine vision du faire-ensem-ble.Il y avait une fébrilité, une énergie incroyable.On avait alors l'impression que tout était possible», se souvient M.Gosselin.C'était l'époque de l'îlot Fleuri, le début de l'Usine C à Montréal, de La Filature à Hull, du Quai des brumes à Carleton, du Paradis à Rimouski.«Méduse a inspiré beaucoup d'autres lieux, à travers le Canada et même au-delà.Il n'y avait pas beaucoup de projets qui allient la production et la diffusion, avec des ateliers et des techniciens qui connaissent le travail des artistes», indique Claude Bélanger, qui fait partie des fondateurs de l'Œil de poisson et est maintenant à la direction générale de la Manif d'art.Avec des presses chez Engram-me, une menuiserie à l'Œil de poisson, des chambres noires chez VU, un studio chez Avatar, de l'équipement vidéo chez Spi-ra et à la Bande vidéo, les artistes de Québec et en résidence peuvent trouver tout ce dont ils ont besoin pour créer les projets les plus fous.Le long de la côte d'Abraham, les portes de quatre centres s'ouvrent sur des expositions gratuites et publiques.Chaque hiver, le Mois Multi entraîne ses voisins dans un tourbillon multidisciplinaire et électronique, alors que la Manif d'art enveloppe la ville un printemps sur deux pour un déferlement d'art actuel.«PLYWOOD CITY» Le complexe Méduse a été réalisé en 1995 par l'architecte Émile Gilbert à partir des bâtiments qui existaient déjà dans la côte d'Abraham.Les espaces ont été réaménagés, repensés, mais on a préservé les formes des maisons d'origine, qui étaient à l'abandon et se faisaient surnommer «Plywood City».Le «1 %», l'œuvre intégrée à la construction, a été réalisé par Denis Farley et Pierre Fournier et se trouve sur le toit.Les cônes d'Abraham pointent dans toutes les directions, comme des girouettes, et transmettent l'idée de mouvement, d'énergie et de diversité inhérente à Méduse.Merci à Claude Bélanger, Gaëtan Gosselin, Anne-Claire Pilote et André Barrette pour leurs récits.Percer les murs Pendant la prochaine année, la coopérative Méduse souhaite ouvrir ses murs, dans tous les sens du terme.Non seulement elle obtiendra 3,3 millions $ du gouvernement du Québec et de la Ville de Québec pour procéder à des rénovations et à l\u2019achat d\u2019équipement, mais sa nouvelle directrice générale Caroline Salaün a plusieurs idées pour mobiliser les artistes et attirer de nouveaux visiteurs.«On aimerait qu\u2019il y ait une publication pour les 20 ans de Méduse, parce que l\u2019histoire n\u2019a jamais vraiment été racontée», indique-t-elle.Des activités rassembleuses, davantage de vernissages collectifs, du développement de public avec des groupes d\u2019adolescents devraient s\u2019ajouter aux matinées Méduse, des visites commentées de l\u2019édifice chaque jeudi, instaurées depuis septembre.«Je tiens à mettre en place des activités complémentaires à celles des organismes membres, pour faire connaître d\u2019avantage Méduse au grand public», résume la directrice, josianne desloges (COLLABORATION SPÉCIALE) Planifier \u2022 Assurer \u2022 Libérer l_n Lussier ?Dale Parizeau ASSURANCES ET SERVICES FINANCIERS LussierDaleParizeau.ca 1 877-LUSSI ER (587-7437) leSoleil samedi 14 novembre 2015 ZONE COOPÉRATIVE MÉDUSE A21 Un maillon de la revitalisation de Saint-Roch Maire de Québec à l\u2019époque, Jean-Paul L\u2019Allier a permis d\u2019aller chercher les fonds nécessaires au projet de coopérative, tout en faisant confiance aux artistes.- photo le soleil, jean-marie villeneuve JOSIANNE DESLOGES Collaboration spéciale jdesloges@lesoleil.com Pour l'ex-maire Jean-Paul L\u2019Allier, il y eut d\u2019abord l\u2019aménagement du Jardin Saint-Roch, une oasis en plein cœur d\u2019un quartier laissé à l\u2019abandon, puis un cadeau, laissé sur le pas de sa porte par des artistes.«Michel Choquette était responsable des dossiers culturels à la Ville de Québec.Il vient me voir et me dit : \u201cJe vais te présenter des gens qui vont t\u2019expliquer un projet fantastique\u201d.Je ne comprenais rien.J\u2019ai écouté, ils sont partis, et j\u2019ai dit à Choquette : \u201cRéexplique-moi\u201d», raconte M.L\u2019Allier.La Ville n\u2019a pas de sommes à allouer à la future coopérative, mais le premier magistrat décide d\u2019aider les artistes à obtenir de l\u2019argent des deux paliers de gouvernement.C\u2019est finalement grâce à l\u2019impasse du projet de restauration des Nouvelles Casernes et de l\u2019îlot des Palais \u2014 et quelques amitiés haut placées \u2014 que le maire a pu récupérer un montant de 15 millions $ et l\u2019allouer à Méduse.UN «PLUS» CULTUREL Même s\u2019il avoue ne pas vraiment avoir fréquenté l\u2019endroit, sauf pour des évènements officiels, Jean-Paul LAllier a permis d\u2019aller chercher les «Je suis un politicien qui croit à la culture comme base de développement d\u2019une société» \u2014 Jean-Paul L\u2019Allier fonds nécessaires au projet, tout en faisant confiance aux artistes.«Comme administration municipale, notre intérêt était la restauration de la côte [d\u2019Abraham].Un projet culturel, c\u2019était un plus.On avait, comme équipe politique, décidé de mettre la culture au cœur de la réhabilitation du centre-ville.Ça Le chantier de Méduse, en 1995 - photos fournies par méduse h,'- '.-jfCTT .V V La coopérative Méduse aujourd\u2019hui tombait bien.C\u2019est comme ça que Méduse est née, et ce sont les artistes qui l\u2019ont fait», indique M.LAllier.Les morceaux se plaçaient tranquillement pour la réhabilitation du quartier.La coopérative artistique arrivait au même moment que le centre multimédia, alors dans les anciens bureaux du Soleil.Puis il y a eu l\u2019Université du Québec, suivie par l\u2019Université Laval, venue rejoindre les fonctionnaires responsables de développement économique et urbain dans l\u2019édifice La Fabrique.«J\u2019ai aucun mérite, je ne suis pas urbaniste, j e n\u2019ai aucun métier culturel, mais j e suis un politicien qui croit à la culture comme base de développement d\u2019une société.Tu ne dis pas aux artistes quoi faire, tu leur dis ce que toi, tu veux faire avec la ville et ils se trouvent une place là-dedans», soutient l\u2019ex-maire, qui a plusieurs fois été salué lors de notre entrevue au Fastoche, au deuxième étage de Méduse.MEDUSE MEDUSE.ARCHITECTURE I DESIGN URBAIN BGLA.CA DES ANNEES DE PARTAGE.DES ANNÉES D\u2019APPRENTISSAGE.DES ANNÉES DE MISE EN OEUVRE.LA CREATION D\u2019UN LIEU EFFERVESCENT.UNE COLLABORATION ARTISTIQUE ET TECHNIQUE, UN AMALGAME COHÉSIF OÙ L\u2019ARCHITECTURE EST L\u2019UN DE VOS SUPPORTEURS.meduse BON ANNIVERSAIRE A22 ZONE COOPÉRATIVE MÉDUSE SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil DIX ORGANISMES EFFERVESCENTS V'ùmt f m ta____ JOSIANNE DESLOGES Collaboration spéciale jdesloges@lesoleil.com Méduse est une entité hybride qui regroupe 10 organismes.La plupart y sont depuis les débuts, d\u2019autres se sont ajoutés au fil du temps, mais tous ont une mission et une saveur singulière qui fait la richesse de la coopérative artistique.ANTITUBE Même si ses bureaux sont à Méduse, Antitube est un organisme nomade qui propose des événements cinéma et vidéo.En novembre, il présente Égypte encore et toujours.Quatre films de Youssef Chahine le 16 et le 23 au Musée de la civilisation ainsi que Vie et Flo ont vu un ours de Denis Côté le 29 à la Buvette Scott.ATELIER DE LA MEZZANINE Seul organisme communautaire de Méduse, lAtelier de la mezzanine a été mis sur pied en 1999 par Folie/Culture et offre un espace de création à des gens ayant ou ayant eu des problèmes de santé mentale et emploie des artistes professionnels.AVATAR Le centre de création et de diffusion en art audio et électronique offre des résidences d\u2019artistes en plus de proposer des activités, performances, interventions ou expositions dans Méduse et au-delà.LA BANDE VIDÉO En créant, diffusant et stimulant les échanges, le centre participe à l\u2019émergence d\u2019une culture vidéographique contemporaine.jusqu\u2019à demain, sa petite salle d\u2019exposition accueille l\u2019installation vidéo Le Géant de l\u2019Anglo-Pulp de Samuel Breton, où on voit l\u2019artiste en interaction avec un dessin représentant la White Birch.ENGRAMME Centre de production en estampe et de diffusion en art actuel, Engramme a un peu plus de 40 ans, ce qui en fait un des plus vieux centres d\u2019artistes de Québec.On peut y voir présentement CORDIER, ink, une exposition de gravures sur linoléum et de sérigraphies de Frédéric Cordier où se dressent en noir et blanc des silhouettes d\u2019usine finement travaillées.L\u2019ŒIL DE POISSON Avec ses ateliers de menuiserie et de métallurgie, ses deux galeries et son entrée vidéo, L\u2019Œil de poisson ouvre sa porte à toutes sortes d\u2019expérimentations et d\u2019installations, des plus léchées aux plus bricolées, et toujours avec un brin de folie.Hoël Duret et Charles-Étienne Brochu y exposent jusqu\u2019au 29 novembre.RECTO-VERSO Grand organisateur du Mois Multi, Recto-Verso était d\u2019abord une compagnie de théâtre expérimental puis s\u2019est dirigé vers les arts multidisciplinaires et électroniques.Christian Lapointe et Daniel Dards y sont des habitués.SPIRA Né de la fusion de Spirafilm et Vidéo Femmes, le nouvel organisme est voué à la production de cinéma indépendant en tout genre et tous formats.Le 26 novembre, Spira présente une soirée Court Spira Court au studio P.VU Consacré au développement de l\u2019image photographique, VU crée des publications et possède des espaces de production en photographie argentique et numérique ainsi que deux salles d\u2019exposition.On peut y voir le travail de Stéphanie Roland et de finyoung Kim jusqu\u2019au 22 novembre.MANIF D\u2019ART L\u2019organisme coordonne la biennale du même nom, qui diffuse le travail d\u2019artistes internationaux et locaux dans divers lieux de Québec, habituellement en mai.Exceptionnellement, la prochaine Manif d\u2019art se tiendra en février, mars et avril, pour souligner l\u2019ouverture du nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec.3846550\t Au service des grands secbeurs L'accès aux arts est essentiel pour Former des personnes capables de composer avec un univers changeant.L'accès aux arts cultive la Faculté de penser par soi-même et de s'ouvrir à l'autre.Et encore 20 ans\trf^\u2014 de création ! _\tç nit (I TO\t,\tHt RSI Desjardins 4\tÆÊ^\tuV\tIssSl Caisse d'économie solidaire ^\t\u2018\tQuébec\t1 877 647-1527 / \\\tV\t'T'r\tm\tMontréal\t1 877 598-2122 Joliette\t1 866 753-7055 Moussa caissesolidaire.coop pL\tJBIN& ¦éJl\t )& V* K çsjr ^ /'T iùi- -MfggL.«nmi i_j.Lia , -¦ i'ss.ia r\" 1 m » A23 leSoleil samedi 14 novembre 2015 3843843 MEDUSE \u2018Y- QUI SOMMES-NOUS?QUE RÉALISONS-NOUS?À VOUS DE LE DÉCOUVRIR! LES MATINÉES MÉDUSE Visite commentée tous les jeudis à 10 h Point de départ à l'entrée située au 541 rue Saint-Vallier Est GRATUIT - Réservation non requise \t \t \t1 Une initiative de Coopérative Méduse et de VU PHOTO en collaboration avec les organismes membres de la coopérative : VU en 9râîS me atelier de la mezzanine avatar MANIF DTART SPIRA ?° La Bande Vidéo ECTO VERSO PHOTO 414515 A24 SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil Ut 4»0oU) Les acteurs qui incarnent à l\u2019écran les journalistes du Boston Globe, de gauche à droite : Michael Keaton (Walter «Robby» Robinson), Liev Schreiber (Marty Baron), Mark Ruffalo (Michael Rezendes), Rachel McAdams (Sacha Pfeiffer), John Slattery (Ben Bradlee Jr) et Brian d\u2019Arcy James (Matt Carroll).- PHOTO FOURNIE PAR OPEN ROAD FILMS NOUS AVONS VU ?Noël chez les Cooper A25 ?La guerre des tuques 3D A26 ?L\u2019ombre des femmes A27 ?Valley of Love A26 Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter ?facebook/ lesoleildequebec @cyblesoleil TOM MCCARTHY Ouvrir des boîtes de U -T \\ ' I ÉRIC MOREAULT emoreoult@lesoleil.com TORONTO \u2014 Ce matin de septembre, Torn McCarthy était heureux.Et soulagé.La présentation de Spotlight au Festival de Toronto (TIFF), la veille, a fait sensation.Depuis, ce puissant et fascinant long métrage sur l\u2019équipe de journalistes qui révèle le scandale des prêtres pédophiles catholiques à Boston est considéré comme un sérieux prétendant aux Oscars.L\u2019acteur et réalisateur de 49 ans s\u2019est entretenu avec Le Soleil sur ce qui l\u2019a guidé, son amitié avec Mark Ruffalo et comment il a évité le pire comme enfant de chœur.Q Question simple : pourquoi faire ce film?R Réponse simple : parce qu\u2019on me l'a offert [rires].Quand j'ai commencé à faire un peu de recherche, j\u2019y ai vu un sujet vraiment important, dans un genre de films que je n\u2019avais jamais fait.Nous avons engagé Josh Singer pour l\u2019écrire et dès le début, il a voulu se rendre à Boston.Je l'ai accompagné et nous avons rencontré les journalistes.C\u2019était tellement cool que je lui ai dit que je voulais écrire avec lui.Josh et moi nous sommes tout de suite entendus, professionnellement et personnellement.[.] Quand on accompagne un film pendant trois ans, on se doit de l\u2019aimer et d\u2019être interpellé.Q Justement, quelle a été votre réaction à ces abus?R J\u2019ai réagi la première fois il y a J 2 ans, quand la nouvelle a éclaté.J\u2019étais dégoûté.Consterné et choqué.Mais j\u2019en ai pris la pleine mesure quand je me suis assis avec les victimes, c\u2019était déchirant.Comme on le montre dans le film, ces gens doivent vivre avec ça pour le reste de leur vie et pour certains, c\u2019est une lutte de tous les instants.On se dit : j\u2019ai été chanceux.J\u2019étais enfant de chœur.Comme mes deux frères.Rien ne nous est arrivé.Mais j\u2019en connais à qui c\u2019est arrivé.Il y en a d\u2019autres qui se sont confiés à moi pendant le tournage.[.] Cette série d'articles a eu un impact global sur une des plus importantes religions au monde.Et j'ai l'impression que ce film va ouvrir de nouvelles boîtes de Pandore, que plus de survivants vont vouloir raconter leur histoire.Il y a encore certaines parties du monde, comme l\u2019Amérique du Sud, où cette crise n\u2019a pas encore éclaté et où ça se produira.Q Québec a été secouée par un tel scandale [impliquant les Rédemptoristes] et le procès subséquent.R C\u2019est notre plus grande peur [comme parents].Nous savons à quel point les enfants sont précieux.Et nous ne pouvons pas toujours les protéger.Il y a cet aspect dans l\u2019histoire.Les gens plaçaient leurs enfants entre les mains de gens censés les protéger.Ces prêtres disaient aux pauvres : «On va en prendre soin.» Puis ils en abusaient.Le mal incarné.Et non seulement l'Église catholique couvrait les scandales, mais elle transférait [les prêtres] dans d\u2019autres paroisses.Q Sur le plan cinématographique, vous deviez relever un défi considérable : que le film ne soit pas trop statique.Des journalistes qui épluchent des rapports et donnent des coups de fil, ça n\u2019a rien de trop palpitant.R Dès le départ, nous nous sommes rappelé qu\u2019on voyait l\u2019histoire à travers les yeux des journalistes.Laissons-les nous guider et nous ramener à une époque où personne ne soupçonnait l\u2019étendue du phénomène.C\u2019est vrai que, souvent, le journalisme est ennuyeux.Pour contourner ça, nous avons décidé de passer d\u2019un personnage à l\u2019autre.Ils étaient un, d\u2019une certaine façon.Ce mouvement crée l\u2019impulsion narrative parce que «Cette série d\u2019articles a eu un impact global sur une des plus importantes religions au monde.Et j\u2019ai l\u2019impression que ce film va ouvrir de nouvelles boîtes de Pandore, que plus de survivants vont vouloir raconter leur histoire» \u2014 Le réalisateur Tom McCarthy l\u2019audience ne sait jamais quelle direction nous allons prendre.Q Vous avez une impressionnante brochette d\u2019acteurs (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams et Stanley Tucci) pour jouer les journalistes.Ont-ils embarqué d\u2019emblée?R Nous avons commencé avec Mark, que je connais depuis longtemps.Nous avons un respect mutuel pour notre travail, du moins, c\u2019est ce qu\u2019il me dit [rires].Mark est un activiste, qui croit beaucoup en la justice sociale.Mais c'est d'abord et avant tout un acteur. leSoleil samedi 14 novembre 2015 CINÉMA A25 Le scandale qui a ébranlé le Vatican Spotlight tire son titre du nom du bureau d\u2019enquête du Boston Globe.En 2000, un quatuor de journalistes commence à s\u2019intéresser à un camouflage éhonté par l\u2019Église catholique à propos d\u2019un prêtre qui aurait fait 84 victimes sur une période de trois ans.Mais ils vont rapidement découvrir que l\u2019omnipotente Église a des tentacules partout dans la société bostonnaise tissée serrée et que même lajustice préfère détourner le regard.Lorsque Michael Rezendes, Walter Robinson, Sacha Pfeiffer et Marty Baron vont s\u2019intéresser aux prêtres, ils vont découvrir que le nombre d\u2019agresseurs prend des proportions endémiques.La série d\u2019articles publiés en 2002 va secouer les fondations de l\u2019Église et choquer le monde entier, permettant pendant des années à des victimes de lever le voile sur ces abominations.C\u2019est cette scandaleuse histoire que Torn McCarthy a mise en images.ÉRIC MOREAULT Pandore Le réalisateur Tom McCarthy avec son ami Mark Ruffalo, qui aété le premier de l\u2019impressionnante brochette d\u2019acteurs àembarquer dans le projet de Spotlight.-PHOTO AP, STE VEN SENNE Il a été emballé tout de suite.Même chose pour les autres.La plupart des acteurs veulent travailler dans quelque chose de signifiant.Comme Mark dit souvent : «On fait des films pour [les spectateurs] et d\u2019autres pour nous.» Celui-là était pour nous.Même si les vrais héros, ce sont les journalistes.Q Êtes-vous touché par la réaction enthousiaste du public en festivals?R Comme réalisateur, on vit pour sentir les spectateurs accueillir notre film.Et c\u2019est ce qui s\u2019est passé à Venise, à Telluride et à Toronto.Toute l\u2019équipe a vécu cette expérience et nous sentons que nous avons fait un film qui non seulement raconte une bonne histoire qui touche les gens, mais qui a un impact.Nous en sommes très fiers.Spotlight : édition spéciale prend l\u2019affiche vendredi.Mariés depuis 40 ans, Charlotte (Diane Keaton) et Sam Cooper (John Goodman) ont fait un pacte : ils n\u2019annonceront leur divorce qu\u2019après ce dernier repas de Noël qui réunira toute la famille.- PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE t m/ m imÆ NOËL CHEZ LES COOPER Portrait de famille ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Les films du temps des Fêtes sont souvent comme ces tables débordant de plats trop riches et trop gras.Rompre avec la tradition ne se fait pas sans péril.Ceux qui cherchent les bons sentiments devront éviter Noël chez les Cooper (Love the Coopers), une comédie aigre-douce sur une famille normale, bien qu\u2019un peu dysfonctionnelle.Une vraie famille normale, quoi.L\u2019action se déroule le 24 décembre alors que Sam (fohn Goodman) et Charlotte (Diane Keaton) Cooper, mariés depuis 40 ans, se préparent à accueillir la famille.Le duo a fait un pacte.Il n\u2019annoncera son divorce qu\u2019après ce dernier repas qui les réunira tous.Leurs enfants ne sont pas en reste, se débattant avec leurs propres problèmes.Eleanor (Olivia Wilde), une progressiste grande-gueule, aimerait bien arriver avec un conjoint pour une fois.À l\u2019aéroport, elle se rabat sur foe (fake Lacy), un soldat républicain droit dans ses bottes.Hank (Ed Helms), monoparental avec trois enfants, n\u2019ose pas annoncer qu\u2019il a perdu son emploi.Leur tante Emma (Marisa Tomei) souffre d\u2019un complexe d\u2019infériorité envers sa grande sœur Charlotte.L\u2019aïeul Bucky (Alan Arkin) s\u2019est pris d\u2019affection pour une jeune serveuse (Amanda Seyfried) qui ne réalise pas son plein potentiel.Steven Rodgers (PS \u2014Je t\u2019aime) démontre beaucoup d\u2019ambition en proposant un film choral.Un peu trop.Il aurait dû faire un certain élagage dans les personnages et les intrigues.Ceux qui s\u2019attendent à rire à gorge déployée en auront pour leurs frais.Il mise plutôt sur un humour subtil, qui fait tantôt rire, tantôt sourire.Et réussit, quelquefois, à nous émouvoir.En fait, Rodgers propose une réflexion douce-amère sur le couple incapable d\u2019affronter ce qu\u2019ils étaient et ce qu\u2019ils sont devenus quand l\u2019amour a disparu.Une illustration aussi du poids parental.C\u2019est aussi une méditation sur le temps qui passe, souvent bien illustrée par fessy Nelson {Je suis Sam).La réalisatrice propose une mise en scène vivante, parfois originale dans l\u2019illustration du propos (notamment dans l\u2019utilisation de films muets et dans de courtes séquences imaginaires).Elle fait aussi beaucoup d\u2019efforts pour ne pas perdre le spectateur en chemin jusqu\u2019au troisième acte très convenu, aidé par un narrateur très perspicace \u2014 Rags, le chien des Cooper \u2014 et une trame sonore du tonnerre, qui amalgame chants traditionnels et pièces contemporaines (Bob Dylan, Robert Plant et Alison Krauss, etc.).C\u2019est assez bien ficelé, tout ça, et servi par de bonnes performances.La belle Olivia Wilde {Rush, Dr House) est particulièrement lumineuse.Alan Arkin, Oscar du meilleur second rôle pour Little Miss Sunshine (2006), réussit à être très touchant et drôle à la fois, fohn Goodman, un habitué des Coen, et Diane Keaton, la muse du Woody Allen de ses débuts, s\u2019en tire plutôt bien dans la limite de leurs personnages.La réalisatrice fait beaucoup d\u2019efforts pour ne pas perdre le spectateur en chemin jusqu\u2019au troisième acte très convenu Avec le ton employé et le portrait peint, il est dommage que Noël chez les Cooper se termine avec la fin réparatrice \u2014 ah! la magie de Noël \u2014 malgré son originalité.Un peu plus de réalisme \u2014 il y en a des réunions familiales de Noël qui se terminent dans les pleurs et les cris \u2014 aurait relevé l\u2019ensemble.Cela dit, on n\u2019est pas dans le cynisme à la Mauvais père Noël {Bad Santa, 2003) ou l\u2019humour trash du Père Noël est une ordure (1982).Une agréable surprise, finalement.Au générique Cote : ?Titre : Noël chez les Cooper (v.f.de Love the Coopers) Genre: comédie Réalisatrice : Jessy Nelson Acteurs : John Goodman, Diane Keaton et Olivia Wilde Salles : Beauport (aussi v.o.a.), Cartier (aussi v.o.a.), Des Chutes (Saint-Nicolas), Lido (Lévis) et Sainte-Foy (aussi v.o.a.) Classement : général Durée:1h47 On aime : le ton aigre-doux, le narrateur, quelques bonnes idées de réalisation On n\u2019aime pas : trop de personnages, la fin d\u2019usage A26 CINÉMA SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil LE FILM DE LA SEMAINE LA GUERRE DES TUQUES 3D À la guerre comme à la guerre Fraîchement arrivées au village, Sophie et sa petite peste de sœur Lucie vont se rallier à Pierre, opposé au clan de Luc.- image fournie par les films séville ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE La reprise de La guerre des tuques en version animée 3D est un risque calculé.Ceux qui ont grandi avec le premier des Contes pour tous de Roch Demers vont hurler si on dénature le film.Mais ils ont aussi l\u2019âge de la nostalgie et, dans la plupart des cas, des enfants de l\u2019âge qu\u2019ils avaient à l\u2019époque.Ils peuvent se rendre au cinéma sans crainte.Précisons d\u2019emblée : je ne suis pas de la génération de La guerre des tuques (1984), mais de celle de La guerre des étoiles (1977).le ne connais pas les répliques par cœur, je n\u2019ai pas bâti des forts pour imiter Luc, Pierre, François, Sophie et compagnie et je n\u2019écoute pas religieusement l\u2019original à Ciné-cadeau avec mes trois tornades.le peux donc constater plus objectivement que le passage à l\u2019animation n\u2019a pas trop altéré cette ode à l\u2019imaginaire de l\u2019enfance et à l\u2019amitié, son âme hivernale et sa fraîcheur.À l\u2019époque, le film d\u2019André Melançon s\u2019est ancré dans l\u2019imaginaire québécois en raison de sa profonde résonance.Il mettait en scène un groupe d\u2019enfants d\u2019un village typique de notre paysage.Pendant les vacances des Fêtes, ils vont se diviser en deux clans et se disputer un imposant fort à coups de balles de neige.La bataille est inégale puisque la majorité s\u2019est ralliée à Luc, mais Pierre va obtenir de l\u2019aide de Sophie, fraîchement arrivée, et de sa petite peste de sœur Lucie.Les réalisateurs fean-François Pouliot et François Brisson ont pris quelques libertés avec l\u2019original, éliminant les parents au passage.Ce qui correspond à l\u2019époque, où les enfants avaient beaucoup plus de corde.Le plus gros changement, toutefois, concerne Luc, dont on a «épaissi» le personnage, ce qui améliore le propos.Dans cette version, son père est mort à la guerre.Car sous un aspect somme toute banal et sans prêchi-prêcha, le film veut évoquer le fait qu\u2019il n\u2019y a rien d\u2019innocent à la guerre.Et qu\u2019un conflit fait toujours des victimes.Cléo, la chienne de Pierre, dans ce cas-ci.L\u2019animation permet aussi de grossir le trait humoristique et les «cascades».Comme ce tunnel sur rail dans le fort, un clin d\u2019œil à la scène iconique dans Indiana Jones et le temple maudit (Spielberg, 1984).Rien àredire, toutefois, sur le décor, qui reproduit un village de Charlevoix, à une époque indéfinie \u2014 mais qui n\u2019était pas encore contaminée par les gadgets électroniques.Par contre, certains vont adorer, mais le côté cartoonesque de la production m\u2019a agacé, tant dans les ralentis à la ninja que dans le dessin des personnages.C\u2019est un choix qui se défend \u2014 le film se compare bien aux grosses productions de Pixar et de DreamWorks, sans les mêmes ressources financières (il n\u2019y a aucune commune mesure).L\u2019équipe d\u2019animation peut se féliciter.Au générique Cote : ?Titre : La guerre des tuques 3D Genre: animation Réalisateurs : Jean-François Pouliot et François Brisson Salles : Alouette (Saint-Raymond), Beauport, Clap, Des Chutes (Saint-Nicolas), Lido (Lévis), Sainte-Foy Classement : général Durée:1h24 On aime : les libertés avec l\u2019original, le respect des grandes lignes du scénario, l\u2019aspect intemporel, la qualité de l\u2019ensemble On n\u2019aime pas : l\u2019aspect cartoonesque, le kitsch de la trame sonore Onyperd toutefois en proximité et en identification : les enfants de 2015 ne seront sûrement pas inspirés à aller jouer dehors et à reproduire faction du film avec leurs amis.Reste un agréable divertissement, bien mis en scène, qui va plaire autant aux nostalgiques (même s\u2019ils vont trouver que c\u2019était meilleur dans leur temps) qu\u2019à leur progéniture.Et à tous les autres aussi qui n\u2019ont pas vu le film-culte.Ce sera assurément un gros succès, aidé par la brochette de vedettes qui prêtent leur voix aux personnages (Mariloup Wolfe, Gil-dor Roy, Hélène Bourgeois-Leclerc, etc.) et à la trame sonore (de Marie-Mai à Céline Dion).Le passage à l\u2019animation n\u2019a pas trop altéré cette ode à l\u2019imaginaire de l\u2019enfance et à l\u2019amitié, son âme hivernale et sa fraîcheur Bien que le film présente un ramassis de croyances mystiques plus ou moins assumées qui frôlent le ridicule, le naturel des acteurs Isabelle Huppert et Gérard Depardieu est fantastique.- photo fournie par axia films i m VALLEY OF LOVE Croire ou pas CRITIQUE Si Valley of Love s\u2019est retrouvé en compétition, à la dernière minute, au Festival de Cannes, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il démontre de grandes qualités cinématographiques.Mais bien parce qu\u2019il avait le mérite de réunir deux monstres sacrés du cinéma mondial : Isabelle Huppert et Gérard Depardieu.Pour le reste, Guillaume Niclouxnous demande un acte de foi.On y croit.Ou pas.le n\u2019y ai pas cru.Trente-cinq ans après Loulou de Maurice Pialat, le film mystique de Nicloux (L\u2019enlèvement de Michel Houellebecq) met en scène les deux acteurs légendaires à la personnalité \u2014 et au jeu \u2014 diamétralement opposée.Ils interprètent deux acteurs célèbres \u2014 Isabelle et Gérard \u2014 qui ont reçu une lettre de leur fils décédé les enjoignant de se retrouver dans la Vallée de la mort (en Californie) où il leur apparaîtra.Les parents séparés sont rongés par le remords de ne pas avoir su aimer cet enfant qui s\u2019est suicidé.Isabelle est convaincue que leur fils reviendra d\u2019entre les morts pour leur apparaître \u2014 elle en porte même les stigmates.Gérard croit que c\u2019est de la foutaise, mais il reste quand même dans cette fournaise où il règne une chaleur infernale \u2014 donc propice aux hallucinations.La vallée est un personnage en soi, d\u2019ailleurs, un miroir dans lequel Isabelle et Gérard voient miroiter leurs angoisses.Alors, ils attendent.Comme Vladimir et Estragon attendent Godot.Ou les apôtres fésus, au choix.Car, vous aurez compris, le récit mélange fantastique onirique (à la David Lynch) et mysticisme «gênant», pour reprendre l\u2019expression de Depardieu à Cannes.Si vous voulez tout savoir, je suis comme Gérard.le n\u2019ai pas cru une seconde à ce ramassis de croyances mystiques plus ou moins assumées qui frôlent le ridicule.Le naturel des acteurs, par contre, est fantastique, sans jeu de mots.Ce qui aide un film qui joue, quand même habilement il faut le dire, sur la frontière entre la réalité et la fiction.Huppert et Depardieu interprètent, jusqu\u2019à une certaine limite, leur propre rôle.La différence est frappante entre la retenue et la sensibilité de la première et le jeu extraverti du second, qui exhibe sa montagne de chair sans aucune pudeur (comme souvent depuis plusieurs années, Depardieu joue à être Depardieu.On aime.Ou pas).Bien entendu, les voir ainsi provoque une émotion particulière Au générique Cote : ?Titre : Valley of Love Genre: drame psychologique Réalisateur: Guillaume Nicloux Acteurs : Gérard Depardieu et Isabelle Huppert Salle : Clap au Musée de la civilisation, Clap Classement : général Durée:1h32 On aime: la réunion Huppert-Depardieu, lejeu sur la réalité et la fiction On n\u2019aime pas: le mysticisme religieux, le manque d\u2019émotion, le mince scénario chez le spectateur.Qui remarque d\u2019autant, dès lors, que le film en génère très peu, demotion.Un rendez-vous manqué.ÉRIC MOREAULT leSoleil samedi 14 novembre 2015 CINÉMA A27 \t H' 5 A*® m 1 Anne Émond a tourné Les êtres chers dans le Bas-du-Fleuve, d\u2019où elle est originaire.S\u2019il y a certains éléments autobiographiques dans son film, la réalisatrice précise qu\u2019il y a aussi énormément de fiction.- photo la presse, Robert skinner ANNEÉMOND De l\u2019ombre à la lumière ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com Anne Émond a fait une entrée remarquée dans notre cinématographie avec Nuit#1 (2011).Son long métrage primé en festivals décrivait, sur un mode intimiste et urbain, la première nuit d\u2019un homme et d\u2019une femme qui font l\u2019amour, puis tentent de se découvrir.Le très beau Les êtres chers ne pouvait être plus radicalement différent.Un film qui offre un portrait tendre sur une longue période d\u2019une famille rurale qui doit vivre avec les répercussions sismiques d\u2019un drame et tente de passer de l\u2019ombre à la lumière.La réalisatrice de 33 ans a fait un film plus «commercial», elle l\u2019assume.La liberté de création ne supporte aucune contrainte ou formatage, dit celle qui aime les artistes comme Gus Van Sant «qui sont capables d\u2019aller n\u2019importe où».«Avec Les êtres chers, je trouvais qu\u2019il fallait donner un souffle plus ample et faire un film plus généreux, l\u2019avais cette responsabilité de vouloir rejoindre un plus vaste public.» Le long métrage aborde un sujet sensible, surtout ici, le suicide d\u2019un père et le mensonge d\u2019un de ses fils au reste de la famille, qui dissimule la vraie nature de sa mort.«Le suicide fait partie du film, mais il parle aussi d\u2019amour, de ce qu\u2019on lègue à nos enfants.Même si le sujet est sombre et il y a des moments où on pleure, c\u2019est assez lumineux et plein d\u2019espoir, l\u2019espère que les gens n\u2019auront pas peur du sujet.Il y a de l\u2019humour et de la tendresse.«Par rapport au mensonge, ce que je voulais, c\u2019était de créer un film universel.Si tout le monde n\u2019a pas connu un suicide, j\u2019ai l\u2019impression que toutes les familles ont connu un drame.Toutes les familles ont des histoires non résolues, tout le monde peut aller chercher des choses.» À preuve, dit-elle, même s\u2019il est très québécois dans son essence, Les êtres chers a touché les programmateurs des festivals (Locarno et Toronto, entre autres), qui se sont reconnus.L\u2019action se déroule dans le Bas-du-Fleuve, d\u2019où est originaire la cinéaste.Le sujet, très personnel, taraude Anne Émond depuis longtemps.«le n\u2019ai pas envie de raconter ma vie.Ce que j\u2019ai à dire est dans le film, mais je ne veux pas mentir.Il y a des trucs autobiographiques, mais il y a énormément de fiction.Si je l\u2019ai écrit de cette façon, c\u2019est parce que je sentais que j\u2019avais les outils pour en parler de manière sensible et réaliste.» CEUX QUI RESTENT Cette fresque familiale, qui s\u2019étend sur plus d\u2019une vingtaine d\u2019années, s\u2019attarde donc à ceux qui restent.Et qui restent avec les questions et pas toujours de réponses, mais choisissent de vivre.«Dans la vie, on a tendance à simplifier le suicide.C\u2019est-à-dire qu\u2019on a besoin de raisons rassurantes pour expliquer l\u2019inexplicable.[.] On peut porter un mal de vivre même si, en apparence, on a tout pour être heureux.» Ce qui est le cas de David : un travail, une belle conjointe et deux enfants, dont sa fille Laurence [Karelle Tremblay], qu\u2019il adore.«Le problème avec David, ce n\u2019est pas qu\u2019il n\u2019aime pas la vie, c\u2019est qu\u2019il l\u2019aime trop.Il n\u2019est pas capable de vivre avec le côté éphémère des choses», explique-t-elle.Maxime Gaudette, qu\u2019on peut voir en ce moment dans 1984 au Trident, se glisse avec brio dans la peau de cet homme sensible et mélancolique.Un choix qui n\u2019allait Si tout le monde n\u2019a pas connu un suicide, j\u2019ai l\u2019impression que toutes les familles ont connu un drame.Toutes les familles ont des histoires non résolues, tout le monde peut aller chercher des choses \u2014 La réalisatrice Anne Émond pas de soi.«l\u2019aime beaucoup son travail, mais je ne l\u2019avais pas du tout en tête.» Il a emporté le morceau en audition.«J\u2019ai été complètement désarmée.Il sourit, mais il a au fond des yeux une tristesse tout le temps.» On ne suit pas David tout au long du film.Lorsque Laurence sort de sa révolte adolescente, la jeune femme prend le relais de son père, à un moment crucial, un choix «casse-gueule» sur le plan scéna-ristique.«Karelle a réussi à bien reprendre le film sur ses épaules», estime la cinéaste.«Ça parle aussi du temps qui passe, ce qu\u2019on lègue, le bon et le mauvais.J\u2019avais vraiment le goût qu\u2019on voit les personnages vieillir sous nos yeux.Je voulais les rendre attachants et qu\u2019on aille le temps de les connaître.C\u2019est tout un défi.» Anne Émond a voulu passer de l\u2019ombre à la lumière avec Les êtres chers, le côté plus obscur des choses l\u2019a tout de même rattrapée.La réalisatrice a tourné cet automne Nelly, librement inspiré de la vie et de l\u2019œuvre de Nelly Arcan.La sortie en salle est prévue pour 2016.En attendant, Les êtres chers prend l\u2019affiche vendredi.L\u2019OMBRE DES FEMMES Amour et sentiments en noir et blanc MARC-ANDRÉ LUSSIER\tentendu, l\u2019apprend.Et se trouve La Presse\tun amant de son côté.CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Le cinéma de la Nouvelle Vague est dans 1ADN du vétéran cinéaste Philippe Garrel.Dans La jalousie, son film précédent, le réalisateur des Amants réguliers avait admirablement su faire écho à l\u2019esprit du cinéma de cette époque, tout en étant résolument contemporain.L\u2019ombre des femmes, qui a ouvert la Quinzaine des réalisateurs à Cannes le printemps dernier, procède de la même dynamique.L\u2019ensemble ne se démarque toutefois pas de la même façon.Le cinéaste installe d\u2019emblée l\u2019atmosphère dès la première séquence.Un homme (Stanislas Merhar) est dans la rue, adossé à un mur, et lit un bout Le réalisateur Philippe Garrel s\u2019attarde à décrire les désillusions qui, progressivement, remettront le couple en cause de papier en prenant une bouchée de son jambon beurre.On apprendra très vite que cet homme, Pierre, est un docu-mentariste fauché qui vit en couple avec Manon (Clotilde Courau).Cette dernière tente d\u2019aider son amoureux du mieux quelle peut, notamment en s\u2019engageant dans ses projets de cinéma.Pierre travaille en outre sur un film pour lequel il compte recueillir le témoignage d\u2019un ancien résistant.Même si le couple est au départ très solide, Garrel s\u2019attarde à décrire les désillusions qui, progressivement, le remettront en cause.Pierre rencontre en effet un jour une jeune stagiaire (Lena Paugam) avec qui il entretiendra une liaison de nature charnelle, à l\u2019insu de sa compagne, qu\u2019il ne compte pas quitter.Manon, bien UN PEU LA MÊME CHOSE Garrel confronte ainsi la notion de l\u2019infidélité de part et d\u2019autre.Avec les préjugés qui en découlent.L\u2019aventure de Manon soulèvera en effet colère et dévastation dans le cœur de Pierre, mais le cinéaste s\u2019attardera ici davantage sur les personnages féminins.Clotilde Courau module d\u2019ailleurs avec finesse le rôle de Manon, une femme qui, de façon discrète, pose un regard très éclairé sur la situation, en dépit de la douleur que provoque cette blessure intime.Lena Paugam, une nouvelle venue, tire aussi bien son épingle du jeu dans le rôle de l\u2019amante.Louis Garrel, très présent dans les plus récents films de son père, n\u2019agit cette fois qu\u2019à titre de narrateur.Un peu comme le faisait Truffaut à l\u2019époque, il explique succinctement les situations et les sentiments qu\u2019éprouvent les protagonistes.On ne trouvera d\u2019ailleurs rien de superflu dans ce très court long métrage de 72 minutes.Cela dit, L\u2019ombre des femmes souffre d\u2019être un peu dans l\u2019ombre \u2014 sans jeu de mots \u2014 de La jalousie.Aussi tourné en noir et blanc (images signées Renato Berta cette fois), ce nouvel opus offre un peu beaucoup la même chose, sans toutefois être aussi vibrant.Au générique Cote : ?Titre : L\u2019ombre des femmes Genre: drame Réalisateur: Philippe Garrel Acteurs : Stanislas Merhar, Clotilde Courau et Lena Paugam Salles : Clap eu Musée de la civilisation, Clap Classement: \u2014 Durée: 1h12 L\u2019infidélité de Pierre (Stanislas Merhar), qui entretient une liaison avec une jeune stagiaire, entraînera celle de sa compagne Manon (Clotilde Courau).- PHOTO FOURNIE PAR FUNFILM DISTRIBUTION SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015 leSoleil A28 Natrel PRESENTE « Le film saura ravir PETITS etGRANDS.ii Marie-Andrée Poulin, TVA Allez le voir EN FAMILLE! Marie-Christine Proulx, Salut, Bonjour! AVOIR ! Une distribution EXTRAORDINAIRE.» TRAME SONORE OFFICIELLE DU FILM DISPONIBLE DES MAINTENANT Isabelle Ménard, ICI Radio-Canada première LaGuerreDesTuques3D.com carpediern 2015 LGDT-3D Inc.Québec!!!! LE FONDS HAROLD GREENBERG RaDio-canaoa £3 tÜ GEH\tI.TôJ\tLes Films j533 G VISA GÉNÉRAL\tPRÉSENTEMENT AU CINÉMA\t\t\tCONSULTEZ LES 1 GUIDES-HORAIRES I DES CINÉMAS g \t\t\t\t INSPIRÉ DE L\u2019ENQUÊTE RÉCOMPENSÉE D\u2019UN PRIX PULITZER ItylitigStone PeterTravers « ?L\u2019UN DES MEILLEURS FILM DE L\u2019ANNÉE.' \\i MARK RUFFALO ?MICHAEL KEATON ?RACHEL McADAMS ?LIEVSCHREIBER JOHN SLATTERY ?BRIAN d'ARCY JAMES ?BILLY CRUDUP,STANLEY TUCCI SPOTLIGHT EDITION SPECIALE VERSION FRANÇAISE QUEBECOISE DE SPOTLIGHT ANONYMOUS REVELER L\u2019HISTOIRE.BRISER LE SILENCE.Spotlight-LeFilm.com OPENMAD Les Films BWÏÏfi AU CINEMA DES LE 20 NOVEMBRE ALAN\tJOHN\tED\tDIANE\tJAKE ARKIN GOODMAN HELMS KEATON LACY ANTHONY\tAMANDA\tJUNE\tMARISA OLIVIA MACKIE SEYFRIED SQUIBB TOMEI WILDE ïï m à LA FAMILLE N\u2019EST PAS TOUJOURS Version française québécoise de Love the Coopers CBS FILMS NOELCHEZLESCOOPER-LEFILM.COM sFllms^SE Présentement au cinéma CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Kl ^ 0 YouQH LesFilmsSeville Kl ^ 0 YoufB LesFilmsSeville leSoleil samedi 14 novembre 2015 AGENDA CINEMA A29 Les chiffres indiquent l'appréciation de nos critiques; (1) nul; (2) passable; (3) bon; (4) très bon; (5) magistral.Aucun chiffre n'est inscrit si le film n'a pas encore été critiqué par un de nos journalistes, ALOUETTE (SAINT- RAYMOND) (418 337-2465) Les aventuriers voyageurs \u2014Maroc Lun 19h (\u2014) La guerre des tuques 3D (3) Ven, Sarri 19h30 Dim, Mar, Mer 19h (G) La guerre des tuques (3) Ven, Sam, Dim, Lun, Mar 13h30 (G) Spectre (3) Ven, Sam 13h3019h30 Dim, Lun, Mar 13h30 19h Mer19h (G) BEAUPORT (418 661-9494) Activité paranormale \u2014 La dimension fantôme Ven, Dim, Mar, Mer, Jeu 12h4514h45 16h4519h45 Sam 16h4519h45 Lun 12h45 14h4516h45 (13+) Chair de poule 12h3514h50 17h05 19h20 22h30 (G) La dernière chasse aux sorcières (2) Ven, Sam 13M5 15h55 19h05 22h25 Dim, Lun, Mar 13h15 15h55 19h05 22MO Mer 13h1515h55 22h10 Jeu 13h15 15h55 21h50 (13+) La guerre des tuques 3D (3) 12h4014h55 17hlO 19h25 21h30 (G) La guerre des tuques (3) Ven llh30 13h35 15h40 17h45 19h55 Sarri, Dim llh30 13h35 15h40 18h 20h05 Lun, Mar, Mer 13h10 15h25 17h40 19h55 Jeu 13h 15h25 19h55 (G) Hôtel Transylvanie 2 14h30 (G) Hôtel Transylvanie 2 3D Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar 12h30 16h35 18h30 20h30 Mer 12h30 19h05 21h50 Jeu 12h30 (G) Hunger Games \u2014 La révolte, dernière partie Jeu 19h 22h (-) Irremplaçable (3) 13h 15h35 18h55 21h20 (G) Love the Coopers (3) (v.o.a.) Jeu 19h (\u2014) Noël chez les Cooper (3) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Mer 12h35 14h50 17h05 19h20 21h45 Jeu 13h30 16h 21h45 (-) Opéra \u2014 Il Trovatore (v.o.a.) Sarri 12h Lun 18h30 (-) Peanuts \u2014 Le film (3) Ven, Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu 12h55 15MO 17M5 Sarri 12h25 14h40 17hl5 (G) Peanuts \u2014 Le film 3D (3) Ven, Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu 12h25 14h40 16h45 19h 19h30 21h45 22hlO Sarri 12h55 15MO 15h40 19h 19h30 21h45 22hlO (G) Le pont des espions (31/2) Ven, Sarri 12h15 15hl5 19h30 21h35 Dim, Mar 12hl5 15hl5 19M5 21h35 Lun 12h50 15h50 19hl521h35 Mer, Jeu 12h50 15h50 19hl5 22hlO (G) Les scouts et l\u2019apocalypse des zombies (2 1/2) 22M5 (13+) Seul sur Mars (4) 19h15 (G) Seul sur Mars 3D (4) 13h 16h15 22h10 (G) Spectre (3) Ven, Sarri, Dim, Mar 12h1512h45 13h15 15h30 16h 16h30 18h45 19h10 19h35 21M5 21 h45 22M5 Lun, Mer 12h3012h45 13h15 15h40 16h 16h30 18h45 19h10 19h35 21 h!5 21 h45 22M5 Jeu 12h30 12h45 13h15 15h40 16h 16h30 19h35 21h15 21h45 (G) Spectre (3) (v.o.a.) Jeu 19h (G) Le stagiaire (3) Ven, Sarri, Dim, Mar, Mer, Jeu 21h50 Lun 22h05 (G) Les suffragettes (3) 13h2516h0519h40 22h05 (G) La veille Jeu 19h 21h20 (\u2014) CARTIER (418 522-1011) Boomerang (31/2) 12h50 17h10 19M0 (G) Hôtel Transylvanie 2 12h5017h (G) Love the Coopers (3) (v.o.a.) 12h50 21h30 (\u2014) Noël chez les Cooper (3) 15h 17h1019h20 (\u2014) Le pont des espions (31/2) 12h5018h50 (G) Spectre (3) 12h50 15h40 18h30 21h20 (G) Spectre (3) (v.o.a.) 15h30 18h40 21h30 (G) Steve Jobs (4) 14h50 21h10 (G) Le tout Nouveau testament (3) 14h4021h30 (G) 3849228 CLAP - MUSÉE DE LA CIVILISATION (4i8 643-2158) L\u2019ombre des femmes (3) Dim 15h30 Mar 17h30 (-) Valley of Love (2) Dim 13h Mar15h (G) CLAP (418 653-2470) Anna (31/2) Ven, Dim, Mar 09h55 (13+) Les aventuriers voyageurs \u2014 Maroc Mer 19h Jeu 13h (-) Burnt \u2014 Séances VIP (21/2) (v.o.a.) Ven, Sarri, Dim, Lun 22h10 Mar21h45 Jeu 22h (G) Le garagiste (3) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar 11h40 15h40 17h35 19h30 21h25 Mer llhIO 15h05 17h05 21h40 Jeu 11h 15h05 17h05 (G) La guerre des tuques 3D (3) Ven, Dim, Lun, Mar 10h05 13h45 21h Sarri, Jeu 13h45 21h Mer 12h45 (G) La guerre des tuques (3) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Jeu 11h55 15h35 19h55 Mer 10h50 14h35 19h15 21 h (G) Guibord s\u2019en va-t-enguerre (31/2) Ven, Dim, Lun 11h2015h3519h55 Sarri 11h1515h3519h55 Mar, Mer 10M014h30 Jeu 11M515M519h40 (G) Hunger Games \u2014 La révolte, dernière partie Jeu 19h 21 h 45 (-) The Hunger Games: Mockingjay \u2014 Parti and 2 (v.o.a.) Mer 19h (\u2014) The Hunger Games: Mockingjay \u2014 Part 2, (v.o.a.) Jeu 19h 21h45 (\u2014) Le labyrinthe du silence (31/2) (v.o.s.-t.f.) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Jeu 17h25 Mer 16h25 (G) The Martian (4) (v.o.a.) Ven, Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu 21h10 Sarri 20h55 (G) Of Men and War (v.o.a.) Ven, Dim, Lun, Mar 17h30 Sarri 17h05 Mer,Jeu17h (-) L\u2019ombre des femmes (3) Ven, Dim 09h45 15h55 19h35 Sarri 11h 15h2519h15 Lun,Mar 15h55 19h35 Mer 09h30 15h20 Jeu 15h20 (-) Paul à Québec (3) Ven, Dim, Lun 09h45 13h30 17h50 Sarri 13h30 17h50 Mar, Mer 12h25 16h45 Jeu 17h30 (G) Peanuts \u2014 Le film (3) Ven, Sarri, Dim, Mar, Jeu 10h55 12h55 14h55 19h Lun 12h55 14h55 19h Mer 10h55 12h55 14h55 16h55 18h55 (G) Peanuts \u2014 Le film 3D (3) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Jeu 16h55 (G) The Peanuts Movie 3D \u2014 Séances VIP (3) (v.o.a.) Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Jeu 21h45 Mer 21h20 (G) Programme double : Hunger Games \u2014 La révolte, parties 1 et 2 Mer19h (\u2014) Room \u2014 Le monde de Jack (4) Ven, Sarri, Dim, Mar 12h10 14h3517h19h25 Lun12h2514h40 17h05 19h30 Mer, Jeu 11h35 14h05 16h30 18h50 (13+) Room \u2014 Séances VIP (4) (v.o.a.) Ven, Sarri, Dim, Mar 21 h50 Lun21h55 Mer,Jeu21h15 (13+) Une seconde mère (v.o.s.-t.f.) Ven, Dim, Lun, Mar 13h40 Sarri 13h05 Mer,Jeu13h (G) Sicario (31/2) Ven, Dim, Lun, Mar 10h15 12h40 17h10 Sam 12h40 17h10 Mer11h55 16h20 Jeu 11h50 16h20 (13+) Souviens-toi (21/2) Ven, Dim, Lun 11 h45 Sam, Mer, Jeu 11 h (13+) Valley of Love (2) Ven, Dim, Lun, Mar 09h45 13h35 15M0 19h40 21h40 Sarri 13h35 15h10 19h40 21h40 Mer 09h35 13h05 14h20 Jeu 14h20 19h10 (G) DES CHUTES (SAINT- NICOLAS) (418 831-2660) Activité paranormale \u2014 La dimension fantôme Ven, Sarri, Dim, Lun, Mar, Mer 21h30 (13+) Chair de poule Ven, Sam, Dim 19h 21h30 Lun, Mar, Mer 13h 19h 21h30 Jeu 13h (G) La guerre des tuques 3D (3) Ven, Sam, Dim 15h30 21h30 Lun, Mar, Mer 21h30 (G) La guerre des tuques (3) Ven, Sam, Dim, Lun, Mar, Mer 13h 19h Jeu 13h 19h 21h30 (G) Guibord s\u2019en va-t-en guerre (31/2) Ven, Sam, Dim 19h Lun, Mar, Mer 13h 19h Jeu 13h (G) Hôtel Transylvanie 2 Ven, Sam, Dim 13h 15h30 (G) Hunger Games \u2014 La révolte, dernière partie Jeu 19h 21h45 (-) Noël chez les Cooper (3) Ven, Sam, Dim 13h 15h30 19h 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 19h 21h30 (-) Peanuts \u2014 Le film (3) Ven, Sam, Dim 15h30 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 21h30 (G) Peanuts-Le film 3D (3) 13h19h (G) Le pont des espions (31/2) Ven, Sam, Dim 12h3015h30 18h30 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 18h30 21h30 (G) Seul sur Mars (4) Ven, Sam, Dim 12h30 15h30 18h30 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 18h30 21h30 (G) Spectre (3) Ven, Sam, Dim 12h2515h30 18h25 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 18h25 21h30 (G) IMAX GALERIES DE LA CAPITALE (418 624-4629) Hunger Games \u2014 La révolte, dernière partie IMAX Jeu 19h 22h10 (-) Nés pour être libres IMAX 3D Ven, Lun, Mar, Mer, Jeu 11 h (G) Spectre IMAX (3) (v.o.a.) Lun19h Mer22h (G) Spectre IMAX (3) Ven, Dim, Mar 12h 15h30 19h 22h Sam lOh 13h15 16h30 19h45 23h Lun 12h 15h30 22h Mer 12h 15h30 19h Jeu 12h 15h30 (G) LIDO (LÉVIS) (418 837-0234) Brûlé \u2014 Un chef sous pression (21/2) Ven, Sam, Dim, Lun, Mar, Mer 19h 21h30 (G) La dernière chasse aux sorcières (2) Ven, Sarri, Dim 19h 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 19h 21h30 (13+) Le garagiste (3) Ven, Sarri, Dim 13h 15h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h (G) La guerre des tuques 3D (3) Ven, Sarri, Dim 13h 15h30 (G) La guerre des tuques (3) Ven, Sarri, Dim 13h 15h30 19h 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 19h 21h30 (G) Guibord s\u2019en va-t-en guerre (31/2) Ven, Sarri, Dim 19h 21h30 Lun, Mar, Mer 13h 19h 21h30 Jeu 13h (G) Hôtel Transylvanie 2 Ven, Sarri, Dim 13h 15h30 (G) Hunger Games \u2014 La révolte, dernière partie Jeu 19h 21 h45 (-) Noël chez les Cooper (3) Ven, Sarri, Dim 13h 15h30 19h 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 19h 21h30 (-) Peanuts \u2014 Le film (3) Ven, Sarri, Dim 15h30 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 21h30 (G) Peanuts-Le film 3D (3) 13h 19h (G) Seul sur Mars (4) Ven, Sarri, Dim 12h30 15h30 18h30 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 18h30 21h30 (G) Spectre (3) Ven, Sarri, Dim 12h25 15h30 18h25 21h30 Lun, Mar, Mer, Jeu 13h 18h25 21h30 (G) SAINTE-FOY (418 871-1550) Activité paranormale \u2014 La dimension fantôme Ven 12h55 15h10 17h25 19h45 22h Sarri 15M0 17h25 19h45 22h Dim 16h 19h30 21h50 Lun, Mar 12h35 14h50 17h10 19h30 21h50 Mer 16h30 19h30 Jeu 14h45 17h10 19h30 21h50 (13+) Chair de poule Ven, Sarri 12h40 15h0517h30 20h 22h35 Dim, Lun, Mar, Mer 12h10 14h40 17h10 19h40 22h05 Jeu 13h 16h 19h40 22h05 (G) L\u2019ère de glace \u2014 L\u2019aube des dinosaures Sarri 11h (G) 3846800 rSALLE V.I.P.18+i BURNT (V.0.AJ VEN, SAW, DIM, LUN 22 H10 mar : 21 H 45 jeu 22 H MAINTENANT AU CINEMA ____CHEMA m CLAP AVOIR.PROMIS A UN BRILLANT AVENIR SUR LA ROUTE DES OSCARS.» ?«UN DES MEILLEURS FILMS DE LA DÉCENNIE.» «SI VOUS DEVEZ VOIR UN SEUL FILM CET AUTOMNE, C\u2019EST ROOM : LE MONDE DE JACK.» ?ROOM (V.O.A.) VEN, SAM, DIM, MAR 21 H 50 lun: 21 H 55 MER, JEU 21 H 15 THE PEANUTS MOVIE 3D (V.O.A.) VEN, SAM, DIM, LUN,MAR, JEU 21 H 45 MER : 21 H 20 -CL\tPétoncles grillés à la bière de pamplemousse et caramel >\tCaramels tendres de Lili au chocolat et aux amandes grillées "]
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