Le soleil, 23 novembre 2015, lundi 23 novembre 2015
[" 0,78 $ + tx\t0,87 $ + tx\t1,13 $ + tx QUÉBEC\tPORTNEUF-CHARLEVOIX\tMONTRÉAL-OTTAWA MÉTRO\tLOTBINIÊRE - BEAUCE\tBAS ST-LAURE NT - GASPÉSIE MONTMAGNY-BELLECHASSE\tCOTE NORD-SAGU EN AY-LAC-ST-JE AN\tPHOTO LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE * LUNDI 23 NOVEMBRE 2015 | QUÉBEC, 119e ANNÉE, N° 323 N DE LA CAP LE QU leSoleil Céline Dion aux American Music Awards CÉLINE CHANTE PIAF EN HOMMAGE ÀF^RIS PAGES 30 ET 31 1 lesoleil.com C\u2019est un débat «stérile» Véronique Lalande quitte le Comité de vigilance des activités portuaires PAGES 4 ET 5 LES GRANDS MOYENS POUR L\u2019EAU POTABLE oo AfVf.O: Le maire Labeaume remonte au front pour assurer la qualité des sources d\u2019eau de la région de Québec.Il met en garde : la facture sera très salée, et les mesures pourraient «faire grincer des dents».pages2et3 627657000711 2 ACTUALITÉS LUNDI 23 NOVEMBRE 2015 leSoleil PROTECTION DES SOURCES D\u2019EAU POTABLE Labeaume remonte au front JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Le maire Régis Labeaume remonte au front dans le controversé dossier de la protection des sources d\u2019eau potable de Québec.Non seulement veut-il empêcher que de futurs développements résidentiels n\u2019aggravent le problème, mais il entend aussi, cette fois-ci, «corriger les erreurs du passé», même s\u2019il s\u2019attend à ce que la facture soit très salée et que «cela fasse grincer des dents».«Ne nous leurrons pas, on parle de millions et de millions, ici», a déclaré dimanche M.Labeaume lors d'une présentation devant des élus municipaux de la région de Québec.Mais les menaces qui pèsent sur les sources d'eau potable de Québec \u2014 principalement la dégradation continue de l'eau du lac Saint-Charles et la remontée appréhendée de l'eau salée dans le fleuve à cause du réchauffement de la planète \u2014 ne laissent pas le choix, plaide-t-il.Au lac Saint-Charles, où 55 % des habitants de Québec prennent leur eau, le problème est essentiellement que ses environs ont été trop densément urbanisés, a expliqué un expert du consortium scientifique Ouranos, François Morneau.Ainsi, la forêt qui retenait les eaux de ruissellement et les nutriments qu'ils charrient a été remplacée par des quartiers de banlieue où de grandes surfaces étanches (les rues, notamment) accélèrent le ruissellement vers le lac.Les engrais et les pesticides utilisés sur les pelouses et en agriculture, de même que les rejets de fosses septiques, viennent alors s'ajouter à ce que l'eau de pluie charrie déjà, ce qui enrichit les eaux du lac.Les algues et les cyanobactéries y trouvent donc plus de nutriments pour y pousser, et la qualité de l'eau en souffre.Depuis 2007, quand des éclosions de cyanobactéries dans le lac Saint-Charles ont alerté la Ville, diverses mesures ont été prises, notamment l'obligation pour les riverains de reboiser leurs berges.La décision, on s'en souvient, avait causé beaucoup de mécontentement, les propriétaires touchés rechignant à l'idée de sacrifier leur «vue» sur le lac \u2014 certains ont même tenté de contester les nouveaux règlements jusqu'en Cour suprême, sans succès.II y a même eu un moratoire sur tout nouveau développement dans le bassin versant du lac Saint-Charles entre 2010 et 2012.Mais malgré tout, l'«état de santé» du lac a continué de se détériorer.Entre 2007 et 2012, le couvert de plantes aquatiques y a crû de 40 %, signe que les apports excessifs en nutriments se poursuivent.Ce phénomène a des coûts, a indiqué M.Morneau.Ainsi, des améliorations de plus de 20 millions $ ont dû être ajoutées récemment à l'usine du lac Saint-Charles pour faire face aux cyanobactéries, qui sécrètent des toxines et qui font maintenant autour de 17 éclosions par année.Mais, avertit M.Labeaume, cela ne règle pas les problèmes créés dans le passé \u2014 par exemple, un cimetière d'autos dans une zone inondable à Lac-Beauport, une usine de traitement d'eaux usées en plein marécage à Stoneham, et plusieurs quartiers résidentiels qui continuent de «percoler» jusque dans le lac. BON.EUH, IL .OUAIS, NACE DANS TON J CA FAIT ATELIER?\\ON
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