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Titre :
Photo-journal : tout par l'image
Lié au Petit Journal, Photo journal met l'accent sur les illustrations et couvre notamment le monde du spectacle.
Éditeur :
  • Montréal :Photo-journal,1937-1981
Contenu spécifique :
jeudi 9 octobre 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Photo-journal : tout par l'image, 1952-10-09, Collections de BAnQ.

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[" 48 PAGES Hebdomadaire illustré et littéraire 10 cents Montréal, jeudi, 9 octobre 1952 PAGES 1 à 48 ¦ ¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦.¦ ' .\t*4 *¦+ 9 9 9 i- .*?+*.¦*,*¦\u2019 *.9 ?> Vt >.l'rijt * « « » * « * < » r* « » » ?m t * 4 9 :+* * 4 t> I [*\u2022**\u2022¦ .i * » 4 t ¥ > ?* Disciple de Bacchus \u2022«\u2014 L'Acodémie des vins de France a récemment intronisé plusieurs chevaliers, qui ont juré de ne jamais boire d'eau, ni de lait, et de porter aide à tous les ivrognes .Ce sosie d'Oliver Hardy a été intronisé au biberon.La bouteille, est-il besoin de le dire, ne contenait pas de lait ! JEUNESSE ET BEAUTÉ A VENDRE! \u2014\u2014- (A LIRE EN PAGE 3)\t\u2014\u2014 ¦- La future mariée\t\tLa \u201cpin-up\u201d\t\tComment finira pourra gagner\t\tde notre monde\t\tl\u2019affaire $10,000\t\tpolitique\t\tCharlie Chaplin (page 9)\t\t(pag;e 8)\t\t(page 43) Les conseils de 66Connie99 Dion (PAGE 46)\u201c Dina n9a pas voulu d9un prince (PAGE 4) :y.-TO:?w; * '^'\u201cisgssr\" v.\" W:ÏW*>- mm.liiiilt II mÊm &'?î3$»\\ , W ':V ¦r::> mir-:.f'i >w.m-.t ¦ ¦¦¦\t~'-f : \u2019¦jÿxï'.pu i imWm mM 1 rVSBA ¦ ':¦?' KHI MMmim mmm ¦SB tsimié, - :S WmÊm % mÈÊË' ¦vX' ,:X ¦¦P > \" ¦' '< ' nmiiiB ÿlX^vSî.y'srV-v ¦ .¦ .> ¦ x: .x ^Tn Wiwim»».«>*¦ X\"\t\u2019\t.\t-'¦**' X-X:- i' i*.4%;: xTi x' TKxr MM \u2022\u2022-'\u2022:\u2022*\u2022 >0 :! : t:i^iiaMdas8w£%! I I '.,V T'\u2022\u2022 .\t} ::¦\u2022\u2022\u2022¦¦ \u2022 ¦¦ .> v«n3it\tmi.-.n.,.qui menait à la case indienne où Felipo avait pris son cheval.Elle verrait ainsi un peu la région.Désireuse d\u2019emporter quelques spécimens de la flore de cette contrée, elle prit dans la camionnette un de ses grands couteaux de chasse.Si le chemin que suivait la jeu- CONFORT et SATISFACTION pour la saison froide I______i v.Av.-.\u2022vr':; BOUILLOIRES à l'huile NOUVELLE économie en chauffage UNITES complètement encaissées s* \\ BRÛLEUR À L\u2019HUILE FAIRBANKS MORSE Ycnc7 voir par vous-même les caractéristiques qui font la supériorité de ce Hrû-ïcur à Ihutlc Fairbanks-Morse, de type convertible.Son Kcnrc de con>truction vous assure une plus grande clbcacité à un coût d opération moindre.Il n'est pas dispendieux A installer et scs frais d entretien sont insignifiants.Diminuez vos dépenses de chauffage cet hiver.Venez voir ce Brûleur à l'huile F-M.PRESTO OIL BURNER Service Reg'd 65 est, rue Mozart \u2014 VI.1776 EAU CHAUDE instantanément au robinet.hiver et été L y.¦\t\u2022\u2022 ' x J\" Uiiiili; M mM* ¦¦ ; .3y r .«y .TJ r.-ÏJ'V: \u2022v ' Wà mm !®®s : ¦ : : mm â s,j l , : > wii^.; *2 PHOTO^ÜQURNRL 9 octobre 1952 LES CHÉRI.BONJOUR m QUEL FUT LE PLUS BEAU JOUR DE TA VIE?QUE SIGNIFIE CETIL: QUESTION ?TU ES SUPPOSÉ RÉPONDRE QUE CE FUT LE JOUR DE TON MARIAGE ! OUI, CE JOUR-LA NE S'EFFACERA PAS DE MA MÉMOIRE., QUELLE MARIÉE RAVISSANTE TU FAISAIS I.PIERRE TU N'AS PAS RÉPONDU  MA QUESTONI V est-ce vrai?r U i / !( LE BEAU CHAPEAU QUE TU PORTAIS APRÈS LA RÉCEPTION.IL M'ARRIVAIT DANS LES YEUX QUAND JE VOULAIS T'EMBRASSER! SI IU NE RÉPONDS PAS, JE CROIRAI QUE TU NE M'AIMES PLUS ! APRÈS TOUT, CE NE FUT QUE LE DEUXIÈME PLUS HEUREUX JOUR DE MA VIE!.ET LE PREMIER ?t\\ CORRECT! vL / v \\ A irnsm f» SUREMENT C'EST QUAND TU RÉPONDIS \"OUI\" À MA DEMANDE EN MARIAGE! V JE ME SOUVIENS, C'EST LE JOUR OU JE FIS UN TROU D'UN COUP AU CLUB DE GOLF 55 BIEN VRAI ?P ¦ VT-'ï3 1 VV;, w U ¦imi v-m H 'IjiAÎ fiwL; « \"les Huns font maintenant leur loi d'un océan à l\u2019outre.Nous sommes les derniers soldat-troubadours à n'avoir pas été vaincus.À cause de norte idéal, le morfde avait pu respirer en paix.Seule Thélème est restée debout.Invincible, et elle disparaîtra avant de tomber dans une Ignoble vassalité I Demain, nous ferons ce que nous avons à faire I\" ° ^ de *\u2022 T/)*fen£y/nc't>b MM, ¦u»q r«Atui>Ka avuiMf\ten.ut s»n.nm 26 -PHOTO^yOURNSIL.9 octobre 1952 Menu de choix.pour invités de choix Huîtres frites ou en 'papillotes Potage léger, servi avec petits croutons au fromage Dinde farcie aux huîtres ou^ aux a ni a >i des et au bacon ou Canards domestiques farcis aux pommes et au raisin Pommes de terre en pyramides Brocoli aux champignons Carottes au persil Poires à Ta guimauve Pruneaux à la Chantilly Soufflé au café Tarte à la crème \"Boston\" Crème glacée de fantaisie Petits fours secs Fruits et fromage Noix et amandes salées CAFE \u2022\tFarce aux pommes et au raisin (Pour farcir les canards) 1\tlasse de céleri coupé eu petits cubes, IVj c.à thé de sel.\u2018¦j c.à thé de gingembre moulu, 3 a -I c.à table de jus de citrou, 1 c.à thé d'écorce de citron râpée, 4 tasses de pommes grossièrement râpées, U de tasse de graisse fondue, 1 tusse de miettes de pain séché, Yj c.à thé d'assaisonnements de volailles, 1 tasse de raisins.Mélanger tous les ingrédients ensemble.Goûter, et ajouter des assaisonnements additionnels, si nécessaire.\u2022\tFarce aux amandes et au bacon t> tasses de miettes de pain, 5 tranches de bacon cuit, émietté, 1 tasse d'amandes rôties, tranchées, 3 c.à thé de thym, '.\u2022i de tasse de beurre fondu, 2\tlasses de pommes finement coupées en dés, Vi tasse d\u2019oignon haché, 'i c.â thé d\u2019assaisonnements de volailles.1 c.à thé de sel.Se servir de pain vieux de 2 jours pour émietter.Mélanger tous les ingrédients ensemble.Ajouter un peu d\u2019eau ou de lait, si nécessaire, pour que la farce ne soit pas trop sèche.Cette recette vous donnera suffisamment de farce pour farcir une dinde de 12 à 13 livres.\u2022\tPommes de terre en \"pyramides\" 6 tasses de pommes de terre pilées, 2 c.à table d'oignon très finement haché, chapelure fine, Vi de c.à thé de poivre, 1 c.à thé de sel, % -de c.à thé de sel de céleri.Mélanger les pommes de terre pilées avec le sel, l'oignon et le sel de céleri.Ajouter du poivre au goût et un peu de paprika.Battre 2 oeufs légèrement, les ajouter à la purée de pommes de terre, et bien fouetter.1' Former en 16 pyramides, saupoudrer de chapelure sèche, puis saucer dans un mélange de 2 oeufs battus avec % de tasse d'eau, et passer de nouveau dans la chapelure.Faire cuire dans un four modérément chaud (325° F.), environ 3(1 minutes.Délicieux avec la viande ou la volaille.\u2022\tCarottes au persil Couper de belles carottes bien fraîches en tranches minces, les faire bouillir dans une très petite quantité d\u2019eau bouillante, salée.jusqu'à ce qu'elles soient bien tendres,- mais non en bouillie.Les faire égoutter parfaitement.puis faire sauter 3 ou 4 minutes dans du beurre auquel vous aurez ajouté 1 c.à table d\u2019oignon très finement râpé.Juste avanl de mettre les légumes dans, le plat de service très chaud, les brasser dans du persil finement haché, afin de donner aux carottes une saveur plus exquise.v\ts'>\t-\u2022\t'V-\t____ - \u2022 '¦:¦&-.?\u2022 ''' r>« LE SECRET de la saveur singulière du BACON MORIN provient du fait qu'il est le seul préparé au sucre d'érable du Vieux Québec ! moRin SALAISON MAISONNEUVE LIÉE \u2014 MONTRÉAL \u2014 préparant auiti : Sauciisai au Pore MORIN \u2014 Sauelitai Boeuf at Pore \"S-M\u201d «\u2014 Souciitet da Boulogne MORIN \u2014\u2014 Jambon pressé \u2014» Jambon épicé -\u2014 Jambon euit (sandwich) \u2014 Jambon fuméi prêt è servir \u2014 Jambon fumé régulier Jambon fumé désossé \u2014 Bacon & déjeuner MORIN \u2014 Bacon genre Windsor Pété au Poulet \u2014 Pété de Foi» \u2014* Salami, - - -\t- - - - \u2022 ¦\t' i ^^4\t:4}\\ .JMp \u2022\tTarte à la crème \"Boston\" 2 tasses de farine tamisée, 1 tasse de sucre, 2\tc.à thé de poudre à pâte, 2 oeufs, 1 tasse de crème renversée, à.la vanille, Y.de c.à thé de sel, % de tasse de lait, % de tasse de beurre, l c.à thé de vanille.Tamiser la farine une fois, puis tamiser de nouveau avec la poudre à pâte et le sel, 2 ou 3.fois.Mettre le beurre en crème, ajouter le sucre, battre de nouveau, jusqu\u2019à mélange bien velouté et léger.Ajouter aux jaunes d\u2019oeufs, un à un, battre de nouveau.Ajouter ensuite le mélange de farine, alternant avec le lait, battant après chaque addition.Ajouter la vanille.Battre alors les blancs d'oeufs en neige ferme, ajouter quelques grains de sel et les jeter dans le mélange.Mettre dans 2 assiettes à tarte et faire cuire dans un four modérément chaud (375° F.), pendant 25 à 30 minutes.Faire refroidir parfaitement.puis garnir de crème renversée, mettre l'autre partie pardessus, et arroser de crème fouettée aromatisée, juste au moment de servir.Couper en pointes.\u2022\tHuîtres frites 3\tdouzaines de belles grosses huîtres, Yi c.à thé de sel, 1 c.à table d\u2019eau, 1 tasse de chapelure fine, de pain ou de biscuits, 2 oeufs.Faire égoutter parfaitement les huîtres entre deux serviettes.Saucer ensuite dans la chapelure assaisonnée, puis dans les oeufs préalablement dilués dans l\u2019eau, et de nouveau saupoudrer de chapelure.Faire frire dans une grande friture Jusqu\u2019à beau brun doré.Faire égoutter sur un papier ciré, et servir avec une sauce tartare.\u2022 Canards domestiques farcis 2 canards de 4 à 3 livres chacun, bien préparés, 1\toignon moyen, 4\tc.à table de beurre, 1 c.à thé de moutarde eri poudre, 2 tranches de lard salé ou de bacon, 1 c.à table de sel, 2 c.à table de graisse de rôti, 1\tpincée de poivre, 2\tcarottes moyennes, 1 poireau, 2\ttasses d\u2019eau.FARCE Le gésier, le foie et le coeur hachés finement, 1 oignon haché finement, 1\tc.à soupe de sel, 2\tlasses de croûtons ébouillantés, 1 pincée de poivre, \u2022\t.1 poireau, 2 tasses de purée de pommes ' de terre.Laver les canards à l'eau froide, sans les éponger, puis les farcir et les mettre dans la rôtissoire.Ajoler l\u2019eau, les légumes coupés en morceaux, le beurre, la graisse de rôti par-dessus, et le lard salé ou le bacon en dessous dès ailes.Saupoudrer la moutarde, ajouter le sel et le poivre, puis faire cuire dans un four modérément chaud (375° F.), 15 à 20 minutes par livres de gibier.Enlever le couvercle de la rôtissoire pendant les dernières trente minutes de cuisson, pour obtenir une belle couleur dorée.Arroser souvent pendant la cuisson, et, quand elle est terminée, enlever du récipient et mettre au chaud jusqu\u2019au moment de servir.Faire mijoter le jus de cuisson jusqu\u2019à ce qu\u2019il diminue.Ajouter suffisamment d\u2019eau pour faire une sauce, piler les légumes dans la sauce, et servir très chaud avec les canards.Pour la farce, faire prendre couleur à l\u2019oignon et au poireau Ce jour-là, sur table, une belle dinde dorée ou un poulet farci, ou encore de succulents canards farcis.Des desserts do choix sont servis, la table prend elle-même un air de fête par ses jolies décorations, et tout le monde fait honneur au menu spécial que ¦ l\u2019on sert.Vous trouverez dans cette page des recettes qui vous permettront de composer un menu spécial, de nature à satisfaire pleinement la famille et vos invités.Pourquoi celui que nous vous proposons ne serait-il pas de votre goût ?Il n\u2019est pas compliqué, les mets sont légers, faciles à préparer, et soyez assurées qu'il sera très apprécié.\u2022\tPoires à la guimauve 6 poires de moyenne grosseur, JVj tasse d\u2019eau bouillante, 2 c.à thé de jus de citron, J c.à table d\u2019écorce d\u2019orange râpée.16 morceaux de pâte de guimauve, 1 pincée de sel, Ya de tasse de noix de coco râpée.Faire chauffer la guimauve avec l\u2019eau et le sel, jusqu\u2019à ce que la guimauve soit partiellement fondue.Battre avec un batteur mécanique, jusqu\u2019à ce que Je mélange soit bien velouté.Ajouter le jus de citron.Essuyer les poires, enlever le coeur et la pelure, puis disposer dans un plat allant au four, et jeter par-dessus le mélange de guimauve chaud.Couvrir, et mettre dans ün four modérément chaud, environ 25 minutes.Mélanger la noix de coco et l'écorce râpée, de manière à colorer légèrement celle-ci, puis saupoudrer par-dessus les poires, et servir immédiatement.Suffisant pour 6 personnes.\u2022\tHuîtres en papillotes 12 belles grosses huîtres, sel et poivre au goût, 12 petites tranches de bacon très maigre.Ouvrir les huîtres avec soin, les faire égoutter parfaitement, puis les rouler dans un peu de chapelure très fine, et entourer chacune d'une petite tranche de bacon.Fixer les bouts avec des cure-dents.Assaisonner et faire griller avant de servir.« finement hachés, dans deux cuil-lérées de graisse et de beurre.Ajouter les abats hachés finement, les assaisonnements, et ajouter une tasse de lait et 1 c.à thé de sauge.Bien mélanger et faire cuire au vif jusqu\u2019à ce que la farce soit parfaitement à point.Mélanger avec les croûtons ébouillantés, puis bourrer les canards et bien fermer l\u2019ouverture, afin d\u2019empêcher la farce de s\u2019écouler.- -\t.-\t- 9 octobre 195£ PHOTOtSlOURNHL w Vic Flint Michael O'Malley VAS-Y, MON HOMME, EMBARQUE, ET PAS DE FOLIES I COMME II RETOURNAIT CHEZ IIH, VIC EST SOUDAIN SURPRIS PAR UN HOMME PORTANT UN J PISTOLET.I - iiiii IMiSl ¦m ¦ V .-'A w \u2022 .tvV -reWSBSSSS nmrwiiimwM Hf .\t« i.7 541 PUIS-JE VOUS DEMANDER JOURQUOI VOUS ME VOULEZ ?JE ME MÊLE TRANQUILLEMENT DE MES AFFAIRES, ET, TOUT À COUP VOUS M'EMBAR QUEZ DE FORCE.VOUS DEVEZ AVOIR LE MAUVAIS HOMME.LE MONSIEUR EN ARRIÈRE DE TO* S'APPELLE BÉBÉ.IL N'EST PAS EXACTEMENT PETIT, MAIS 11 EST/ T'ES BON, GENTIL\tJACK I AHI AHI ;''\"'77v \u2022.1\t>~4Lr- mmslm msm vr.ri mmm jl fl WÊ J\\tf v TON NOM EST FLINT ?NON T T.M.Reg.U.S.Pot.Off TOUT LE MONDE DÉBARQUE.ENLEVEZ VOS GILETS.JE VAIS PRENDRE LE PISTOLET, BÉBÉ.SOIS PAS NERVEUX, FLINT, JE NE M'EN SERVIRAI PAS, J'ESPÈRE I JE TE FAIS UNE PROPOSITION, FLINT.JE SUIS) GRAS, HEIN?JE VAIS TE CASSER LE BRAS POUR SUPPOSÉ TE CASSER .MAIS PEUT-ÊTRE GU: TU PEUX T'EN SAUVER.J'AI DIT QUE BÉBÉ ÉTAIT GENTIL.JE PARLE DE SON POING,.TU COMPRENDS?% mmm MiSSI ii ¦ ¦S oui, Il M'A L'AIR PLUTÔT .GRAS I LA POIGNE DE BÉBÉ PARA-I\u2019I LYSE LE BRAS DE VIC.K ET AVANT QUE L'ADVERSAIRE REVIENNE DE SA SURPRISE .MAIS CELUI-CI LUI FAIT LÂCHER PRISE.;, * T j V* l U CECI VA M'AMUSER PLUS QUE JE PENSAIS J COMPTE JUSQU'À NEUF, BÉBÉ, ET VAS TE BATTRE.TU ES EN TRAIN DE PERDRE j 2 g Kj ^ f ^ \u2022 r/ Âk i ¦¦R « ¦¦ tes c 2 bv NEA Service, tnc.ÆMimÈ I Fp .a M'S , 1 ' .-* **8 9 octobre 1952 \u2014 P HITO *1J a U RNRL PHILI PPE LA RRI ÈRE SOMMAIRE \u2014 Beso Dutilleul n\u2019est plus un enfant.Il a terminé ses etudes assez honorablement; le temps est venu pour lui de se choisir une carrière.Son père en-tend le lancer dans les affaires, mais Beso, qui ne comprend rien aux chiffres, veut devenir peintre Au cours d\u2019une scène violente, M.Dutilleul chasse son fils, qui refuse un emploi chez un courtier.Avec l'argent donné par sa mère, Beso loue un atelier rue Notre-Dame.Bientôt il est à bout de ressources.Son ami Charles Du-panthois lui propose de le lancer, en organisant une exposition de ses oeuvres, mais pose comme condition qu\u2019il fera des toiles abstraites, seule peinture pouvant lui rapporter de l\u2019argent.Beso s\u2019indigne d'abord, mais finit par y consentir.BORIS VI.ADIMIROVSKY \u2014Buris Vladimirovsky, vous êtes un grand peintre ! déclare d'une façon péremptoire Charles Dupanthois.Bientôt votre nom sera connu dans les deux hémisphères et les biographes les plus célèbres.\u2014Tu m'inquiètes ! balbutie Beso.Je suis sûr que ça_été un four.\u2014Que non pas.illustre Polonais ! exulte Dupanthois.L\u2019exposition d'hier t\u2019a rendu justice.Succès épastrouillant, inespéré, incroyable, renversant ! Le tout-Montrénl élégant a pris d\u2019assaut la salle Saint-Sulpice.Il fallait voir le spectacle ! Des messieurs en habit, des dames en robes du soir, un ministre, deux sénateurs, cinq juges, le directeur d'une banque, quelques gros industriels.enfin tout ce que la ville compte de chic, do snobs, sans compter des journalistes, des critiques d\u2019art, le directeur de l\u2019école des Beaux-Arts.enfin le dessus du panier, la crème des crèmes, quoi !.Et tout ce chambardement pour venir admirer les oeuvres de Boris Vladimirovsky \u2014Quel- crescendo !.C\u2019est tout?\u2014Comment, c\u2019est tout?.Eh bien ! mon vieux, tu deviens difficile ! Ce fut, je le répète pianissimo, un succès inespéré.On sc bousculait à la porte de la bibliothèque Saint-Sulpice.Il y avait un monde'fou, au point que la police dut intervenir en établissant un service d\u2019ordre.Ali ! il n\u2019y a pas à dire, c'est beau la publicité ! \u2014iîn effet, admet Dutilleul, dont l\u2019inquiétude augmente en raison inverse de l\u2019enthousiasme de son ami.Je voudrais tout de meme savoir si l'on a acheté quelque chose ?\u2014Trois pochades se sont enlevées comme des petits pains chauds.Oui, mon cher Boris, trois pochades et un pastel.\u2014Le paon ?.\u2014Celui de la Malbaie, oui, parfaitement, Monsieur.\u2014Un souvenir de mes quinze ans qui s'en est allé !.\u2014Sentimental ! \u2014Après ?.Allons, vide tou sac.digne manager.\u2014Madame Pcnderhooley, h qui j\u2019avais glLssé deux mots à l\u2019oreille, a fait, d\u2019une façon très ostensible, l'acquisition de ton damné J'ai dû le vendre h vil prix, naturellement, car les gens riches ne paient jamais ce que ça vaut, ils exigent toujours unô petite réduction.De deux cents dollars que la peinture était cotée.il a fallu couper de la moitié Entre nous, ça ne valait pas cinquante dollars, ton machin.Je peux te l\u2019avouer sans crainte de te vexer puisque cette somme est encore supérieure à celle que tu exigeais.\u2014C\u2019est tout ?' insite de nouveau Paul Dutilleul.\u2014Minute, goinfre ! Ton autre machin, tu sais cette femme hystérique, dont la tète est en forme de haricot, les bras comme des boyaux d\u2019incendie, cette femme nue.aux chairs sanguinolen- tes, bâtie pour ainsi dire en viande vachique, et que tu représentes assise sagement sur une cheminée de locomotive, enfin cette femme dont les jambes, tordues comme des ttre-bouchons, baignent dans un baquet d\u2019eau bouillante, autrement dit le tableau intitulé, sans doute à cause de l\u2019orgie des couleurs, Symphonie fantastique ?\u2014Abouti ! \u2014Eh bien, ce tableau a trouvé acquéreur.Oui, monsieur Vladi- \u2014D était à Jeun ?\u2014Comme toi et mol.\u2014Décidément, murmure l\u2019artiste, je ne comprendrai jamais l\u2019auteur de mes jours.Je suppose qu\u2019il va accrocher cette horreur au-dessus de la cheminée du salon ?.Ce serait le comble.\u2014Une toile signée Boris Vladi-mirovsky mérite eet honneur.\u2014Toujours ce nom-là à la bouche ! Qu\u2019est-ce que je fais, mol.là-dedans ?.Je ne peux toujours pas continuer à signer mes vouer qu\u2019il a fallu défrayer les frais- de publicité, le coût de la salle, offrir le champagne à tout ce beau monde.Ça coûte tout de même quelque chose, la Veuve Clicquot, les petits fours, le foie gras !.\u2014Enfin !\t11 te reste de quoi payer le terme, dit le peintre rongé par l\u2019inquiétude.\u2014Evidemment ! même qu\u2019on pourra donner un petit gueuleton, un de ces soirs.\u2014Bref l combien dois-tu me K***** - - ,\" _ \u2022 ' .k' ¦ , A\u2019 «Lx!*- ilÜSîf - \u2022\u2022 ;v:.v>Æ-5 - 'X vf&e : ¦ mm s'> -¦rv\u2018 à ./ ,Ss.T.* i - I .M: Mb msm mmM .' A;» Zi!*-* \u201cTu vas me faire le plaisir de jeter ça à la porte.et tout de suite !.mtrovsky, il s\u2019est trouvé dans la salle un poisson argenté pour y mettre le prix.Trots cents dollars ont eu raison de la Symphonie fantastique !.\u2014Puis-je connaître le nom du phénomène ?\u2014Je te le donne en mille 1 \u2014Dis, toujours ! \u2014Ton père, vieux serin ! Oui, papa Dutilleul lui-même ! s\u2019exclame Dupanthois triomphant.\u2014J\u2019avoue ne plus comprendre.\u2014C\u2019est.pourtant a.insL ouvrages d\u2019un nom d\u2019emprunt T \u2014Si tu veux continuer à vendre tes images, il le faudra bien, affirme Dupanthois.Paul Dutil-lëul, ça ne signifie rien, tandis que Boris Vladimirovsky.\u2014Trop aimable ! J\u2019espère que tu Ss l\u2019argent sûr toi ?\u2014Quel argent?.Ah! oui.l\u2019argent! En somme, je te dois des comptes, u\u2019est-ce pas?' \u2014Tu devrais le savoir puisque tu tiens la caisse.\u2014Evidemment !\u2014 Je dois t\u2019a- remettre, digne manager?\u2014Disons, pour être de bon compte, une vingtaine de dollars.Et je suis généréux.\u2014Et tu trouves ça un succès, cette exposition?.profère Paul Dutilleul, l\u2019oell torve.Un succès pour toi, pour Boris Vladimirovsky, peut-être ! Ce h\u2019est vraiment pas la peine de faire de la peinture pour défrayer les frais d'une réunion mondaine t.i'-La publicité, mon vieux I Insiste Dupanthois.La publicité, U n\u2019y a que ça qui compte ! II en faut pour se faire connaître.Plus tard, ce sont eux, les publicistes qui paieront.\u2014Ça va, ça va ! murmure Je peintre littéralement écoeuré.Et tu crois, ajoute-t-il après un moment de réflexion, tu crois sincèrement que je vais continuer à signer mes toiles d'un pseudonyme ?\u2014Il le faudra bien, si tu veux arriver ! \u2014Paul Dutilleul n\u2019a aucune chance ?.\u2014Paul Dutilleul ?Ce n\u2019est pas un nom d'artiste, ça ! \u2014De plus en plus intéressant! Si je continue à peindre comme Boris Vladimirovsky, tout en signant de mon propre nom mes travaux, d\u2019après toi, je frapperai un noeud ?\u2014On t\u2019accusera de plagiat, et tu ne pourras même plus vendre une simple pochade.\u2014De plus en plus intéressant ! gémit Paul Dutilleul.\u2014Je te déçois, sans doute, mais 11 faüt se faire une raison, prendre les gens tels qu\u2019ils sont et non tels qu\u2019on voudrait qu\u2019ils fussent.\u2014Le métier de peintre me dégoûte, dit Paul Dutilleul en donnant un violent coup de pied dans \\ine toile à peine ébauchée.Et dire que tu as vendu mon pastel.ce que j'avais fait de mieux !.\u2014Eh ben ! mon vieux, ce n\u2019est pas encourageant pour l\u2019avenir ! \u2014Il y avait tant de monde que ça au vernissage ?interroge de nouveau l'artiste.\u2014Il y avait, naturellement.le colonel Pcnderhooley et sa femme, la vaporeuse Diana.Selon son habitud.e le colonel portait un habit décoré d\u2019une brochette où s'alignaient des rubans multicolores.Ce qu\u2019il y a de plus remarquable chez cet homme-vitrine, vois-tu, c'est que pas une de ses décorations n\u2019est d\u2019ordre militaire., \u2014As-tu bientôt fini ?\u2014Je commence.Il y avait aussi les Burnside.\u2014Bref ! nos relations de famille .conclut Dutilleul impatienté.\u2014Ah ! ma publicité était bien faite ! ajoute Dupanthois.La réunion mondaine, comme tu dis si bien, était sous le haut patronage du lieutenant-gouverneur.Allait-on manquer cette occasion unique de plastronner ?\u2014On a remarqué, sans doute, l\u2019absence de Boris Vladimirovsky ?\u2014Naturellement, qu\u2019on l\u2019a remarquée ! Mais je me suis empressé de lire, dès l\u2019ouverture de l\u2019exposition, le télégramme truqué.Je répète : \u201cMesdames et messieurs, per-mettez-moi de vous lire le télégramme que nous recevons à l\u2019instant même de New-York : \u201cRegrette de ne pouvoir prendre l\u2019avion pour Montréal.Stop.Indisposition subite me retient au Waldorf-Astoria.Stop.Cordiales salutations à tous.Boris Vladimirovsky.\u201d \u2014Et les journaux?s'informe Paul Dutilleul.\u2014Ceux du matin sont unanimes à faire ton éloge.En voici un ! Rince-lol l\u2019oeil, Boris ! \u201cEN MARGE DE L\u2019EXPOSITION BORIS VLADIMIROVSKY \u201cLa gloire artistique est un peu comme la mode ; pour couronner les artistes de leur vivant, elle choisit ceux qui sont à la page.Digne émule de Picasso, Boris Vladimirovsky connaît, malgré son jeune âge \u2014 il n\u2019a pas encore trente ans \u2014 la renommée.Quelques-unes de ses oeuvres sont actuellement exposées dans la salle Saint-Sulpice, où elles obtiennent un succès de curiosité.\u201cA part quelques aquarelles et 9\u2018 octobre T95& deux ou trois pastels révélant l\u2019ancienne manière de l\u2019artiste \u2014 et ce sont de beaucoup les plus intéressants travaux de l\u2019artiste, \u2014 il s\u2019y trouve deux grandes toiles dont l\u2019une s\u2019intitule \"Symphonie fantastique\u201d.Nous ne saurions décrire fidèlement cette dernière composition, qui a pourtant capté l'attention des connaisseurs.La lecture de cette pièce est impossible à un profane et c'est en vain qu\u2019il chercherait è quelles réalités elle correspond.On admire sans savoir au juste pourquoi, et c\u2019est d\u2019ailleurs le propre du charme que d\u2019être indéfinissable.L\u2019harmonie des couleurs sert de pré-te-xte à l\u2019exhibition de tuyaux de poêle, de fleurs étranges et d'un tas d\u2019objets hétéroclites flottant dans l\u2019espace en dépit des lois les plus élémentaires de la physique.\"Boris Vladimirovsky est certes un peintre de grand talent et ses toiles exposées à Saint-Sulpice dénotent une technique impeccable et une sûreté d\u2019exécution vraiment remarquable.Cependant, en dépit des succès qu\u2019il aurait obtenus à Varsovie, à Prague et à Moscou, nous lui souhaitons d'évoluer et de s\u2019inspirer à des sources plus orthodoxes.\u201d \u2014Et d\u2019un ! dit Paul Dutilleul.Passe-moi un autre papier?ajou-le-t-il en tendant la main vers un paquet de journaux.N\u2019importe lequel.et je lirai moi-même.\u201cLE SALON D\u2019AUTOMNE A LA SALLE SAINT-SULPICE \u201cDeux expositions de peinture viennent d\u2019avoir lieu, à quelques jours d\u2019intervalle, à la salle Saint-Sulpice.Deux expositions, dont l\u2019une d\u2019un artiste Canadien, l\u2019autre d\u2019un peintre Polonais, en moins de trois semaines, à Montréal.et ^u même endroit, voilà de quoi nous faire rêver, surtout si l\u2019on considère qu\u2019elles obtinrent, toutes deux, un égal succès.\u201cFaut-il voir un défi dans ce rapprochement?Où, a-t-on voulu, tout simplement, tâter une fois de plus le pouls du public amateur?Toujours est-il que le tout-Montréal s\u2019y est donné rendez-vous et que la presse a été généreuse en accordant une large part de publicité dans ses colonnes et en publiant de nombreuses reproductions des tableaux exposés.\u201cIl convient, incidemment, de rendre hommage à l\u2019esprit d\u2019initiative et, disons-le sans marchander, à l\u2019esprit philanthropique de M.Charles Dupanthois.Ayant paralysé les affaires courantes de son commerce d\u2019importation, il n\u2019a pas craint de consacrer le meilleur de son temps au succès de ces deux expositions et d\u2019entreprendre un voyage aux Bermudes pour y rencontrer l\u2019artiste Boris Vladimirovsky.\"M.Dupanthois ne nous fournit-il pas ainsi la preuve que l\u2019on peut embrasser une carrière commerciale et s\u2019intéresser quand même à toutes les manifestations de l\u2019art, sous quelque forme qu\u2019elles se présentent?\"Nous félicitons sincèrement ce philanthrope montréalais, au nom de notre journal et au nom de tous les amateurs d\u2019art, pour l'encouragement qu\u2019il ne cesse d\u2019accorder aux jeunes artistes, qu\u2019ils soient du Québec ou de l\u2019étranger.Nous lui souhaitons ardemment qu'une initiative aussi louable ne soit pas sans lendemain.\"La direction\" \u2014Il n\u2019y en a que pour toi ! constate Paul DutUleul avec dépit.\u2014Osqar Wilde a écrit en préface de son roman le portrait de , Dorian Gray : \u201cL\u2019artiste est un créateur de beauté ; révéler l\u2019art et cacher l\u2019artiste, tel est le but de l\u2019art.\u201d \u2014A quoi veux-tu en venir, prophète de malheurs?\u2014Que le nom de l'artiste n'a aucune sorte d\u2019importance quand il s\u2019agit de critique d\u2019art.La preuve, -Boris Vladimirovsky n\u2019existe pas et cependant ses oeuvres ont fait courir tout Montréal.\u2014-Mais Dutilleul existe, lui?\u2014Oui, mais il est Inconnu.\u2014Je comprends de moins en moins, murmure le peintre.Puis, après un moment de silence : \u2014Et les autres journaux?.ceux du soir, qu\u2019est-ec qu'ils racontent ?\u2014Ils répètent l\u2019article du matin.Mais le carnet mondain est bourré de noms connus.\u2014Ça ne m\u2019étonne pas.tranche Paul Dutilleul avec amertume, on a fait de mon vernissage un événement mondain ! a +\t* UN ULTIMATUM Par cet après-midi de novembre, Paul Dutilleul met la dernière touche à un tableau, et Lilie, revenue à l\u2019atelier, sur les instances de Dupanthois, pose, silencieuse, morne et lasse, avec une sérénité impudique répandue sur ses traits indifférents.Un réflecteur puissant l\u2019inonde d\u2019une clarté blonde, anime de couleurs vives les pochades ornant les murs.\u2014Comment ! Ce n\u2019est pas de ton goût?proteste le peintre en reculant de quelques pas pour mieux observer son travail.\u2014Parbleu ! réplique Dupanthois, tu t'attardes de nouveau dans le classique, alors qu\u2019il faut faire moderne.Pourquoi ne pas suivre les traces de Vladimirovsky ?\u2014Ça me répugne, bougonne Dutilleul.Je n\u2019ai pas oublié la critique.D'ailleurs, je n\u2019aurais pas le courage de me f.des gens, deux fois de suite.\u2014Malheur à toi, Beso ,si tu ne communies pas avec la foule, elle t'accablera de dédain.Jusqu\u2019ici j'ai essayé de te diriger, mais, à peine livré à toi-même, tu t'écartes de la route, la vraie de vraie.Tant pis, je t\u2019abandonne et je te livre sans pitié aux délices de la sacro-sainte médiocrité.C'est toi qui l'auras voulu.\u2014Le public souffre d\u2019une indigestion de modernisme, prononce Paul Dutilleul.Son rêve le reprend, plus tenace que jamais.Il absorbe si bien toutes les ressources de son imagination, correspond si parfaitement à ses aspirations, qu\u2019il ne conçoit pas l\u2019inutilité de ses efforts, et c\u2019est ce qui désespère son ami.Il demeure sourd à ses reproches, dédaigne ses conseils.Debout devant sa toile, il lui sourit, la caresse du regard, l'abandonne un instant pour y revenir avec plus de ferveur.\u2014Quels effets de lumière! murmure-t-il avec conviction.Quels tons chauds, vibrants ! Comme l\u2019ombre s\u2019harmonise avec le fondu de l\u2019horizon !.Une gamme parfaite ! \u2014Corot n\u2019aurait pas fait mieux, grand coloriste ! ricane Dupanthois.Tu es, je le proclame, le roi de la pâte ! \u2014Tu l\u2019as déjà dit ! \u2014Malgré tout, tu es un roi fainéant.Tu ne fiches rien depuis le vernissage de Vladimirovsky.Et cette toile, que tu admires avant tant de dévotion, n\u2019est pas plus avancée qu\u2019il y a huit jours.Tes nymphes ressemblent à des grues ; ton rayon céleste, à un énorme couteau à dépecer.Il n'y a que le modèle qui soit agréable à contempler, ajoute le critique en faisant un signe d\u2019intelligence à son ancienne maîtresse.\u2014Pourquoi souris-tu ?interroge le peintre.\u2014Si seulement ton père te voyait dans ce décor, ce que tu encaisserais pour ton rhume ! Comme s\u2019il eût suffi d\u2019évoquer la présence de M.Dutilleul pour le voir apparaître, la sonnette retentit violemment et, la porte du vestibule s'ouvrant brusque-menL le papa apparut sur le seuil.\t, Un Instant Immobile, 11 contemple le spectacle s'offrant à ses regards.La vision d\u2019un corps jeune, frais et rose, frémissant dans un bain de lumière dorée, loin d\u2019éveiller en lui l\u2019ivresse des sens, l\u2019écoeure.Le menton en avant, le regard plongeant de.haut en bas, il semble humer l\u2019odeur du péché comme l'orignal perçoit la direction du vent.Paul Dutilleul, artiste peintre, redevenu Beso tout court devant son père, rougit Jusqu\u2019aux oreilles.Pétrifié d\u2019émotion, il ne songe même pas à esquisser un geste de bienvenue, tandis que Lille conserve la pause pour justifier, semble-t-il, «a présence dans l'atelier et la simplicité de son accoutrement.Quant à Chai^ ley Dupanthois, il a disparu dans un angle obscur de la pièce.Le silence, chargé de menaces, !*HDTO^dOURNnL *9 empoisonne l\u2019atmosphère.Une trame s'annonce qui décidera peut-être de l'avenir de l'artiste.Le père et le fils s\u2019affrontent comme deux duellistes avant de croiser le fer ; M.Dutilleul, ventru, solennel, magnifique, incomparable.attend une explication.Hélas! Beso ne se sent pas le courage de revendiquer ses droits, de protester de la pureté de ses intentions.Conscient de la gravité de la situation, il manque de conviction.Une minute qui semble s\u2019éterniser, puis, frémissant de colère.M.Dutilleul ébauche un geste à la Tartarin et, du haut de sa superbe de chef de famille outragé.laisse tomber d\u2019une voix rauque : \u2014Triple salaud ! L\u2019artiste accepte le qualificatif sans daigner répondre.Outré de son attitude, qu\u2019il prend pour de l'indifférence, M.Dutilleul éclate pour de bon : \u2014Qu\u2019est-ce que c\u2019est, cette \"emmanchure-là\u201d?profère-t-il en indiquant d\u2019un doigt menaçant le modèle.Une folle au large?.\u2014La chose la plus digne dont on puisse s\u2019occuper, a dit Goethe, c'est la forme humaine, balbutie Beso.\u2014Tu vas me faire le plaisir de jeter ça à la porte.et tout de suite ! rugit le banquier.\u2014Dites donc, le vieux, riposte Lilie d'une voix blanche, vous ne pourriez pas être poli ?Suffoquant sous l\u2019injure, la gorge sèche, les yeux injectés de sang, M.Dutilleul fait deux pas vers son fils.\u2014Tu laisses insulter ton père par une grue ?hurle-t-il d'une voix que la colère étrangle à demi.\u2014Laisse-moi t\u2019expliquer?supplie Beso.\u2014Expliquer quoi?.Allons, parleras-tu, morveux?.Dis quelque chose de sensé afin que je comprenne.\u2014Je t'aime toujours, papa, murmure Beso d\u2019une voix éteinte.L'atmosphère devient irrespirable.Réfugié dans un angle obscur, Dupanthois- n\u2019ose bouger, de crainte d\u2019attirer l'attention, tandis que le modèle assiste à la scène de famille, osant à peine regarder M.Dutilleul.Çclui-ci, faisant provision de patience, les mains enfouies au fond de ses poches de paletot, les jambes écartées, les épaules rentrées, insiste de nouveau : \u2014J\u2019attends toujours.Il y a des situations fausses, absurdes, compromettantes, que l\u2019on vous fait malgré vous.Beso a l\u2019air d\u2019un écolier en faute.Sous le coup d\u2019une humiliation profonde, il ne bronche pas ; les coudes aux genoux, le menton appuyé sur ses deux mains jointes, la tête penchée vers le sol, deux larmes coulent lentement fv le long de ses joues.Le soupçonnant d'avoir un amour honteux, qu\u2019il ne veut point désavouer, et le croyant irrémédiablement pris dans l\u2019engrenage d'un vice d\u2019autant plus ignoble qu\u2019il s\u2019exhibe en plein jour et devant témoin, M.Dutilleul éprouve le besoin de se jeter sur ce fils, de le briser comme un jouet dangereux et nuisible.\u2014Me diras-tu enfin ce que signifie cette exhibition de nu ?Suis-je tombé dans un.comment dirais-je ?.\u2014Vous vous méprenez, papa, balbutie Beso, qui n\u2019ose plus tutoyer son père, un atelier n\u2019est pas ce que vous semblez croire; c\u2019est le sanctuaire de l\u2019art.\u2014Le sanc.Maudit fou ! rugit M.Dutilleul.Maudit fou ! Si je ne me retenais pas, je te jetterais par la fenêtre.Dire que c\u2019était là son père, un homme qui lui semblait étranger, qu\u2019il ne comprenait pas, qui ne l\u2019avait jamais compris, ne le comprendrait sans doute jamais.Et ce père Thumiliait devant témoins ! Croyait-il avoir reçu pour mission de lui rendre la vie odieuse et d\u2019entretenir chez son fils un état constant de crainte et d\u2019irritation ?Quand donc finira-t-il de le tourmenter?\u2014Veux-tu bien te lever, plier bagage et me suivre ?ordonne brutalement M.Dutilleul.Beso secoue la tête, lentement, comme s\u2019il voulait chasser une pensée obsédante, puis il se lève, reste debout, immobile, prêt à toutes les éventualités.\u2014Allons, aboutis, andouille ?.L'artiste observe maintenant son père, comme s'il se fût trouvé devant un être bizarre ne jouissant pas de toutes ses facultés.Malgré l'aspect provoquant du paternel, il ne semble pas disposé à se faire tirer les oreilles et demeure sur la défensive, les poings crispés, le front têtu.Devant une attitude aussi belliqueuse que décidée, M.Dutilleul.dont la dignité est suffisam-mant compromise et la digrestion par trop laborieuse, se ravise soudain : \u2014Je te donne jusqu'à demain pour réfléchir, prononce-t-il en martelant les mots comme s\u2019il mâchait des balles.Après, retiens bien ceci ! après, il sera trop tard.Si, demain, tu n'es pas de retour à la maison, je t\u2019abandonne à ta vie de polichinelle.Si tu ne veux pas que ta mère devienne folle de chagrin, tu ferais bien de changer ton fusil d'épaule, i Tournant le dos à son fils, M.i Dutilleul daigne enfin remarquer la présence de Charles Dupan-' thois, qui, dans un coin sombre de l'atelier, fuse comme un tuyau de poêle, ce qui indique chez lui une profonde émotion plutôt qu\u2019un goût démesuré pour la nicotine.\u2014Quant à vous, jeune homme, menace-t-il, vous ne perdez rien pour attendre.Je vais, de ce pas, chez votre père, afin qu\u2019il sache en quoi consistent vos relations d\u2019affaires.J\u2019ai l'honneur de ne pas vous saluer ! La porte du vestibule se referme violemment.Tandis que l\u2019escalier frémit sous le poids lourd de M.Dutilleul, Dupanthois, ayant recouvré subitement l'usage de la parole, entre en scène: \u2014Tu aurais dû répondre quelque chose ! dit-il en soupirant.\u2014Ben ,oui ! approuve Lilie.on se laisse pas aplatir comme ça ! \u2014A quoi bon ! fait le peintre en proie à un chagrin sincère.Je connais mon père.Quand il est en colère, il n'y a qu'à attendre la fin de l'orage.D\u2019ailleurs, qu\u2019y a-t-il de commun entre lui et moi?.le nom de famille, un point, c'est tout.\u2014Tout tie même, Beso, c'est ton père !.\u2014Et je n\u2019y puis rien.(à suivre) Vous n'en viendrez pas; À BOUT\u2019 si vous êtes ABOUT De nos jours, U plupart tirs urns travaillent sous trnsion, se tourmentent davantage, dorment moins.Cet effort physique et mental lait qu\u2019il est plus facile de perdre ses forces\u2014plus difficile de les retrouver, la vie fatigante d\u2019aujourd\u2019hui, la résistance amoindrie, le surmenage, les ennuis\u2014 l\u2019un ou l'autre peut affecter le fonctionnement normal des reins.Quand les reins ne fonctionnent pas, l\u2019excès d'acidité et les déchets restent dans l'organisme.Il s'ensuit souvent un mal de dos, un repos brisé, une sensation d\u2019épuisement et de télé lourde.C\u2019est le moment de prendre des Pilules Dodd's pour les Reins.Les Dodd'a stimulent les reins.Vous vous sentez mieux\u2014dormez mieux\u2014travaillez mieux.Demandez les Pilules Dodd's pour les Reins à tout comptoir de produits pharmaceutiques.\tjyp Montre pour hou.me ou dainu gratuite i crut qui vrmicnf pour 15.80 de no* belle* carte* de Noël.RIEN A DEBOURSER Ecrivez pour demander un av.mw tintent de $7.90 de cartes cl catalogue ^le cadeau».tlnehiea cette annonce) J \u20220 * .J* V,# de /Sde éflute*/ a/u/ &., p||§ i\t' \u2022' §Ëi§' -Æ ¦¦\t.y-i.' ifc v»-: y /fcjs Wj ¦ *' \u2022 v vr \u2022! :-.\u2022.\t.- » 'i- J - v \u2022 / Cependant les cours de Madame Schuman ne s'adressent pas uniquement à celles qui se destinent au domaine de la mode, mais aussi à toutes les dames et jeunes filles qui désirent soigner leur apparence; elle leur enseigne à se coiffer et à se maquiller adéquatement, à suivre les diètes et exercices que requiert leur état, à acquérir\u2019 un timbre de voix et un vocabulaire agréables et en général à améliorer leur personnalité.Par suite de la quantité sans cesse grandissante de personnes qui désirent profiter de son expérience, Madame Schuman a préparé des COURS PAR CORRESPONDANCE EN FRANÇAIS et abondamment illustrés pour les dames et jeunes filles qui demeurent en dehors de Montréal; elles retirent pour ainsi dire tous les avantpges d'une série de cours ou studio de Madame Schuman.New Mode Model Agency 1040 ouest, rue Sherbrooke, Montréal Nom Adresse Ville .Prov.\u2022 \u2014 - A î n Veuillez me faire parvenir j gratuitement votre brochure | illustrée expliquant vos cours t d\u2019élégance et de charme.: Jj I .I I .I 'il .I I 8 COMIQUES PHBTOiniOURNHL VOL.XVI \u2014 No 28 MONTREAL, 9 OCTOBRE 1952 MEMBRE DE I?A.B.C.Section coloriée tous les jeudis -'\"E&SBHEZS&ËiS\u2014~ GAMINS VENEZ VOIR MES DEUX *55à JEUNES POULAINS, DENISf ET PAULI IL VA LtS FAIRE BOIRE! O/ O0 L'HOMME VA-T-IL AVEC i.Vf TES POULAINS, f.A- ONCLE JOS?« \u2022 u 1 Jkg EST-CE QUE NOUS POUVONS LUI AIDER?JE NE CROIS PAS, ILS SONT FAROUCHESI CELUI-CI SEMBLE PLUS CALME! f l V lÜüÉâi *1 ll**\t.1 \" 'yvT v VRAI! FACILEMENT ALLER FAIRE BOIREI fL EST BIEN FIN! NOUS ALLONS ^ LE FAIRE BOIRE! »»r»* I 'iC?\u2022 -CT-r ^ «4-J i VA LE POUSSER, DENISE! «.N'A PEUT-ÊTRE PAS SOIF?__ ___ AS-TU UN CHEVAL MOINS PESANT QUI lŒP®' VOUDRAIT BOIRE, ONCLE JOS?'CELUI-CI EST TROP LOURD! H N'ÀVANCf PAS! w-\\-*V;'s ¦ M - * ,.'I 34 9 octobre 1952 PHDTO^IOURNRL Un cactus, une montagne comme toile de fond, une diligence ou \"stoge-coach\", et le décor nous paraît complet pour le tournage d'une scène épique dans quelque scénario de Zan Grey.Eh bien non, il ne s'agit pas ici de cinéma, mais d'un paysage authentique aux environs de Tucson, en Arizona, où les gens, qui ont de l'humour, en même temps que le sens pratique, savent conserver et faire fleurir les traditions.Ce faisant, le comité des \"Vigilents\", en effet, ajoutent du piquant à l'attrait touristique de leur ville, attrait déjà bien grand par ses rodeos.Tucson, Arizona, revit un passé épique comme dans un 'western9 Si, comme touriste, vous avez la veine de pouvoir vous rendre en Arizona, ne manquez pas de faire un crochet jusqu'à Tucson, pittoresque mais bien curieux patelin, où le sens de l'humour se manifeste souvent, et de façon fort inattendue.C'est que, afin de mousser l'attrait de leur ville, un comité de citoyens s'est constitué expressément aux fins de ne pas laisser s'éteindre les traditions hautes en couleur, qui remontent à la grande exode de l'Est vers l'Ouest, aux environs de 1860.Ainsi, vous pouvez, par exem-®- pie, vous trouver paisiblement installe dans une taverne de Tucson (qu\u2019on eût appelée \u201csaloon\u201d, aux temps héroïques des pionniers) et être soudainement témoin d'une violente altercation La science en marche Une science nouvelle est sur le point de prendre son essor ; il s\u2019agit de la bioélectronique, dont les possibilités d\u2019expérimentation paraissent illimitées.Avant qu'elle soit entrée dans le domaine des réalités, il faudra mettre au point et môme imaginer de nouveaux et très sensibles appareils électroniques.Pour donner un aperçu des recherches de l'avenir, il suffit de considérer que, en ce qui a trait à la cervelle de certains animaux, par exemple, d'importantes découvertes restent à faire ; l\u2019on est convaincu^ aujourd\u2019hui, qu\u2019avec le recours de la bioélectronique, le savoir humain peut considérablement être accru.Il y aurait, en outre, d\u2019instructives recherches à faire dans le domaine de la télépathie, sur les anguilles dites \u2018\u2018électriques\u201d, de même que sur certains types de poissons, nouvellement découverts, qui ont tout l'air d\u2019évoluer à l\u2019aide d\u2019un système de radar pas tellement différent de celui connu des humains.-.- Lunettes nouvelles Des lunettes pour téléspectateurs sont actuellement à l\u2019étude dans les services de l\u2019Institut pour une vision meilleure.Ces lunettes destinées à soulager les yeux des habitués de la télévision (l\u2019écran de télévision provoque à la longue une fatigue d\u2019un genre particulier) seront fabriquées à l\u2019aide de lentilles polies, qui donneront une image plus nette et plus reposante.dans le genre de celle que nous allons reconstituer aussi fidèlement que possible.Dans une atmosphère enfumée, chacun sirote son verre, tout en devisant sur un ton de détente.Un calme presque plat règne dans une quiétude générale, qui fait un peu \u201ccatalogne\u201d.Mais voilà que des paroles injurieuses s\u2019élèvent brusquement dans un coin de la salle.Dans le brouhaha, non loin du bar, un covv-boy, le regard assassin, la mâchoire inférieure crispée, la main sur la crosse de son revolver, profère des menaces.Il s'agit apparamment d\u2019une scène de jalousie.Sidérés, comme le visiteur de passage, les témoins attendent avec angoisse l\u2019issue de l'algarade.L\u2019expectative ne sera pas déçue: deux détonations coupent instatanément le dialogue engagé entre les deux adversaires.Horrifiés, les gens contemplent un moment la victime étendue sur le plancher rugueux; puis, se rendant compte qu\u2019ils se trouvent en présence d\u2019un crime passionnel, chacun fuit pêle-mêle,^ tant-par les fenêtres que par les portes.Ne sachant quel parti prendre, seul le visiteur reste dans la pièce, abasourdi et fixant la mare de sang près du \"galant\u201d qui vient de trouver une fin dramatique dans cette rencontre avec le mari trompé.\t« \u2022 Un habile montage Tel est le tableau qui vient de se dérouler en présence de l\u2019étranger.Mais, peu à peu, ce dernier comprend qu\u2019il a été dupe d\u2019un habile montage.La victime, se tournant vers lui, pour lui Souhaiter la bienvenue dans Tus-son, lui signifie qu\u2019elle se porte à merveille malgré sa \u201cblessure mortelle\u201d.Et la mare de sang ?Qu\u2019on se rassure, ce n\u2019était que de -l\u2019encre rouge! Il faut comprendre que le visiteur, le touriste, pour l'appeler par son nom, lorsqu'il traverse l\u2019Arizona, se souvient des romans et films épiques de teinte dite \u201cwestern\u201d.Or, ce comité de la petite ville de Tucson, dont nous parlions au début, fait tout en* son possible pour que les touristes retrouvent le décor et même Inaction\" qui enchantèrent et qui continuent peut-être de hanter leur imagination.Ces promoteurs de pittoresque et de \"thrill\" sont connus, là-bas, sous le nom assez justifié de \u201cVigilents\u201d et, sans doute par déformation \u201cprofessionnelle\u201d, si l\u2019on peut dire, il arrive qu\u2019ils tombent eux-mêmes dans les pièges de leur imagination.Dans l\u2019exercice de leurs fonctions, les membres de ce comité portent le traditionnel costume de cow-boy et sont toujours armés d\u2019un revolver chargé à blanc \u2014 les purs, par souci de vérisme, se laissent même pousser la barbe! La comedia dell\u2019 arte, c\u2019est-à-dire ce genre de comédie de fantaisie dont le dialogue est improvisé sur un canevas donné, n\u2019est pas toujours poussée aussi loin que la scène que nous venons de décrire.Néanmoins, jamais pn ne manque d'imagination et d\u2019humour, même s\u2019il est souvent dans le ton cavalier.Signalons, par exemple, que l\u2019accessoiriste du comité des \u201cVigilents\u201d a, dans son \u201cmagasin\u201d, une sorte de harnais, de confection tout à fait spéciale, qui permet d\u2019évoquer, et de façon absolument réaliste, une pendaison à faire frémir d\u2019horreur un bourreau qui serait de passage à Tucson.\u2022 Tout le monde y passe Eh oui, comme sur le pont d\u2019Avignon.Les plus futés comme les plus naïfs s\u2019y font prendre.Le célèbre comédien Edward-Eve-rett Horton, pour en nommer un qui n\u2019est pas né de la dernière pluie, eut la surprise de sa vie, lorsque, de passage à Tucson, il vit une bande de \"Vigilents\u201d faire irruption dans sa chambre d\u2019hôtel, ï; S ' , ./T-\t.; IIÉIIII ?5 H Un de ces corps à corps classiques, dans le genre des films dits \"western\".Tout comme au cinéma, ces deux \"Vigilents\" de Tucson, en Arizona, entendent régler leur différend en appliquant la loi du talion, mais, qu'on se rassure : aucun d'eux ne restera sur le carreau, car jusqu'à leurs revolvers qui sont chargés à blanc.Alors .chacun ayant le revolver au poing, et le menaçant d\u2019arrestation, s\u2019il n\u2019achetait pas sur-le-champ, des bons de la victoire.Un bon montage qui-rate rarement son effet, même chez \u2022 les gens du pays, c\u2019est une déclaration de guerre entre deux prétendues factions rivales des \u201cVigilents\u201d.Si on ajoute à cela que la presse locale, donnant dans le jeu, vient alimenter l\u2019intérêt et réchauffer la curiosité publique, on conçoit que ce genre de divertissement retient tout aussi bien l'attention des citoyens mêmes de Tucson.\u2022 Comme aù cinéma Les \u201cVigilents\u201d tirent parti, dans leurs pageants et facéties, d\u2019une aubaine quasi providentielle.Il y a quelques années, un important studio de cinéma avait dressé, non loin de l\u2019endroit, un gi-, gantesque décor évoquant le vieux Tucson de 1860, c\u2019est-à-dire au temps où les pionniers en voyaient des \u201cvertes et des pas mûres\".L\u2019ouvrage, fort habilement réalisé, avait été élevé au coût respectable de $750,000.Comme bien l\u2019on pense, ce décor est témoin de fêtes, de divertissements, voire de frasques, et ce, plus spécialement lorsqu\u2019ont lieu les grands concours hippiques ou rodeos.De partout, on vient alors à Tucson, et ce n\u2019est pas la couleur locale qui manque! Dans la foule des curieux comme dans celle des figurants de spectacles, on y voit des Indiens, des cow-boys, des \u201cextras\u201d costumés à l\u2019espagnole.Bref, c\u2019est la bigarrure du \u201cbon vieux temps\u201d qui réapparaît dans une éblouissante atmosphère de fête.Ce qui donne encore du cachet à Tucson, ce sont les authentiques mariages qu\u2019on y célèbre selon la mode de 1860.On est évidemment sérieux tant que dure la cérémonie nuptiale proprement dite, mais, dès que le couple met le pied hors de l\u2019église, coups de feu, pétarades de vieujj, teuf-teuf, bruit sourd des sabots de coursiers; tout, en un mot, concourt à créer l\u2019atmosphère d\u2019antan.Va sans dire que les nouveaux mariés, de même que les deux parentèles, sont vêtus à l\u2019ancienne et que, le soir, tout le monde entre dans la danse, et qu\u2019on n\u2019y danse pas le \u201cbe bop\u201d.\u2022 Une institution municipale Les \u2019\u2019Vigilents\u201d, sous leur air fruste et leurs manières intempestives, poursuivent donc une oeuvre intelligente, puisque, tout en se distrayant eux-mêmes et en procurant des divertissements à leurs concitoyens, ils moussent l\u2019attrait touristique de Tucson, déjà célèbre par son passé, son climat, qui est exquis, et son rodéo annuel, qui est des plus endiablés.Enfin, disons que la Chambre de commerce des jeunes de Tucson joue une part éminemment importante dans les nombreuses, amusantes et, tout bien considéré, importantes activités des \u201cVigilents\u201d.Nous regrettons d\u2019en avoir peut-être trop dit sur les surprises qui attendent le touriste.Que ce dernier se rassure, toutefois, nous sommes loin d\u2019avoir tout révélé.Tucson, en Arizona, demeure donc un nom qui peut trouver sa place dans l\u2019itinéraire d\u2019un beau voyage dans la république voisine. 9 octobre 1952 ¦PHOTOfyOURNdL.35 Lo poge du tricot Un très joli chandail jaune Fournitures : 30 balles laine Pingouin mondain, des Laines du Pingouin, coloris citronnade, 2 aiguilles No 10 ; 1 jeu d\u2019aiguilles No 14 ; 2\tboutons de de pouce de diamètre ; 1 agrafe.Points employés: 1) jersey: -f 1 rang endroit, 1 rang envers ; + 2) côtes 1/1 : 1 maille endroit, 1 maille envers.Echantillon jersey : TVz mailles \u2014- 1 pouce ; 8 rangs = 1 pouce.DEVANT Monter 108 mailles sur les grosses aiguilles et travailler en jersey; à VA pouce du début, faire 1 boutonnière de chaque côté, en rabattant 5 mailles avant les 4 mailles des bords, que l\u2019on, remonte au rang suivant : tricoter de nouveau 3\tlà pouces, refaire 1 boutonnière de chaque côté, tricoter % de pouce, puis travailler en côtes 1/1 avec les aiguilles fines et en faisant 82 augmentations au cours du 1er rang; tricoter droit 3% pouces, puis augmenter dT maille de chaque côté tous les % de de 3 mailles de chaque côté, tous les 2 rangs i.8 fois), et tricoter droit 5% pouces ; à SVà pouces du début, diviser le travail en 2.au milieu, et terminer séparément chaque côté; à 5là pouces de lisière rectiligne, ajouter 27 mailles à l'extérieur et tricoter droit 4-?4 pouces ; à 9\u20184 pouces du début, rabattre 10 mailles à l\u2019intérieur pour l\u2019encolure, puis tous les 2 rangs 3 mailles, 2 mailles, 1\u2018maille, et terminer droit; à 4% pouces de lisière rectiligne, rabattre les 37 mailles restantes en 3 fois pour l\u2019épaule.DOS Monter 104 mailles sur les grosses aiguilles ; travailler en jersey; tricoter 5% pouces, puis répartir 19 augmentations au cours du rang ; tricoter droit 3!4 pouces, puis augmenter d\u20191 maille de chaque côté tous les VA pouce (3 fois); à 91/!! de la ceinture, rabattre 4 mailles de chaque Côté, puis tous les 2 rangs 2 mailles (3 fois', 1 maille (2 fois), et termirier droit; à 6% pouces d\u2019emmanchures, ra- ENCOLURE Monter 202 mailles sur les aiguilles fines : les répartir sur 4 aiguilles et tricoter en rond ; travailler en côtes 1/1; de part et d\u2019autre dT maille endroit, augmenter dT maille de chaque côté, tous les 2 rangs (6 fois) et, en même temps, faire les mêmes augmentations de part et d\u2019autre de la maille endroit précédente et de la maille endroit suivante.De plus, à 54 mailles avant et après ces 3 mailles, diminuer sur 1 maille endroit, en tricotant tous les 2 rangs ainsi : glisser la maille précédente, la maille endroit et la maille suivante sur l\u2019aiguille droite ; avec l\u2019aiguille gauche, reprendre les 2 dernières mailles ensemble, en piquant d\u2019abord dans la maille du milieu, puis reprendre la 1ère maille et les tricoter toutes les 3 ensemble à l\u2019endroit (C fois); rabattre en tricotant les mailles comme elles se présentent.MONTAGE Repasser le jersey; coudre en couture' l\u2019empiècement et le de- (Laines du Pingouin)) Celui-ci est un modèle different, simple, élégant et gracieux.Exécuté en fine laine jaune citronnade, il ¦présente un effet charmant avec une jupe noire, marine, vert foncé ou d\u2019un brun bien choisi.Le point est simple, car le jersey et le point de côtes suffisent pour tricoter ce chandail.' J)£TVfiNT pouce (9 fois); à 5% pouces de 7a ceinture, diviser le travail en 2 au milieu, et terminer séparément chaque côté, en rabattant tous les 2\trangs + 1 fois 2 mailles, 1 fois 3\tmailles + (6 fois) et 1 fois 2 mailles ; continuer droit ; à 9Và pouces de la ceinture, rabattre 4 mailles à l\u2019extérieur puis, tous les 2 rangs, 4 mailles (2 fois), 2 mailles (4 fois), 1 maille (4 fois), .et terminer droit; rabattre en 1 fois à 13% pouces de la ceinture.Empiècement: monter 4 mailles avec les grosses aiguilles et travailler en jersey, en augmentant £05 battre 38 mailles en 4 fois de chaque côté pour les épaules et les mailles restantes en 1 fois pour l\u2019encolure.MANCHES Se commencent par le haut; monter 20 mailles sur les grosses aiguilles ; augmenter de chaque côté et tous les 2 rangs 5 mailles, 3 mailles, 2 mailles (4 fois), 1 maille (16 fois), 2 mailles (5 fois), puis rabattre 1 maille de chaque côté, tous les 1 pouce-(14 fois); à 20 pouces du début, tricoter 5À pouces de côtes 1/1 avec les aiguilles fines et rabattre en tricotant les mailles comme elles se présentent.Des enfants exercent leur talent d9artiste PARIS.\u2014 (A.F.P.) -\u2014 Sous le titre \"Art spontané\" ont été récemment exposées quelques peintures et céramiques exécutées par des enfants de moins de six ans (quelques-uns ont trois ans à peine), tops élèves des écoles maternelles de Paris.\t®- Cette exposition, la première en son genre, fut non seulement autorisée, mais patronnée par le ministère de l\u2019Education nationale de France.Il s\u2019agissait d\u2019encourager les petits, qui, on le sait, ont un monde à leur mesure, à extérioriser leurs pensées et leurs rêves.Incapables de les traduire verbalement, ils peuvent le faire graphiquement.La nouvelle méthode appliquée donne des résultats surprenants.Si, par exemple, on demande à un enfant de reproduire un arbre de Noël, il s\u2019exécute sans réfléchir et le dessin se rapproche sensiblement de la réalité.Mais si-on lui fait recommencer le même croquis après lui avoir joué une musique de Bêla Bartok ou d\u2019un autre compositeur moderne, le résultat, et cela sans qu\u2019on puisse en expliquer la raison, est tout à fait différent.L\u2019arbre de Noël devient un motif abstrait et très décoratif.L\u2019influence de la musique est indéniable, et plusieurs dessitis exposés en fournissent une preuve évidente.Le cinéma exerce également \\ine grande influence sur la manière de peindre ou de dessiner.Un groupe d\u2019enfants de moins de cinq ans ont assisté à une séance de cinéma au cours de laquelle on a projeté un film sur les chevaux, un autre sur le peintre Matisse et enfin un \u2019\u2019Mickey\u201d.Si les petits ont surtout aimé le dernier, c\u2019est le second qui les a inspirés le plus, et cela, à leur insu.Ainsi a-t-on pu voir un enfant rectifier un portrait, comme on le fait d\u2019habitude à trois ans, en disant: \u201cJ\u2019ai bien vu comment a fait le monsieur pour mettre son dessin au milieu.\u2019\u2019 Les éducatrices ont acquis la conviction que ce sont les plus jeunes enfants qui manifestent un sens* plus aigu des coloris et des formes, et, qu\u2019à partir de six ans, ce don spontané diminue peu à peu, pour disparaître presque complètement vers neuf ans, chez l\u2019enfant normalement doué.Alors le talent vient remplacer l\u2019instinct.a/ 4 > vant ; faire les coutures et d\u2019épaules et de dessous de bras, sauf 6% pouces dans le -bas; fermer les manches, les monter; replier en 2 les côtes des poignets en dedans et les coudre en ourlet ; devant et dos, faire un ourlet de 2% pouces et réunir les 2 côtés des boutonnières, par un point de boutonnière ; coudre les boutons ; coudre l\u2019encolure en surjet autour de l\u2019encolure et la fente, la retourner sur le dessus et la coudre à points glissés ; coudre l\u2019agrafe sous les côtés, au haut de la fente.DEPUIS DES GÉNÉRATIONS LES BONNES PILULES POUCES P&U4 leA FEMMES PÂLES, FAIBLES, ANÉMIQUES, TOUJOURS FATIGUÉES Cie Chimique FRANCO Américaine Liée, 1566, rue St-Denis, Montréal Lise* \"LE PETIT JOURNAL' ; LA BEAUTE , ¦ RIDES n'est pas chose frivole .Rien ne doit être laissé au hasard et c'est un devoir pour la femme moderne de la conserver intacte ! Les ampoules TISSUS FLASQUES PORES DILATES PEAU SECHE vous y aideront.BAJOUES Elles vous conserveront cette séduction, ce pouvoir de plaire, sans lesquels il n'est pas de bonheur possible ! Ampoules, crème et huile \"Ormonice\" sont les atouts de la femme élégante ! Restez jeune .avec \"Ormonice\" EN VENTE A TOUS LES COMPTOIRS DE COSMETIQUES 36 9 octobre 1952 PHOTO^JMJRNIIL \\ > ¦/ WÊimm WMêm WÊZÊÈk ¦mm 'mÊÊËk il .¦ /.-x Sï, mm ¦ :: ÿ.¦ v ^\tI J\t1 Z'-st'W VdiïsA i.tiirfflM ./.-XttVi WW# 'r'\u2022\u2022':\u2022 .-.\u2022 X'; : \u2022' \u2022 >xr^ ijli « .ti 'tfOijç.-.S zÊà&'ï Les nouveaux stores permettent une variété de jolis arrangements Les décorateurs d\u2019intérieurs sont constamment à la recherche de nouvelles idées concernant la beauté et le confort dans la maison.Cette fois, ils ont mis leur imagination à l\u2019oeuvre afin de transformer, d\u2019embellir et de rendre plus pratiques les stores en usage dans nos fenêtres.DES STORES de jolie coupleur sont utilisés, dans un petit appartement, pour dis-simuler la cuisinette ou, dans une cuisine dite \"pullman\", pour cacher au besoin, et lorsqu\u2019elle n\u2019est pas en usage, la partie qui eo)v-tient les armoires, le poêle et l\u2019évier.ICI, des étagères ouvertes sont protégées de la poussière et des accidents, grâce à de jolis stores aux tons qui s\u2019harmonisent avec l'ensemble de la pièce., :V ¦- \u2022.; 5&ÿ£ÿ& iÜÜ ¦¦ \u2022\u2022 mms£ Wm! yOQ -P .,Y V , â X 4.i.ï : :'y \u2022>.588 h nni WÊËÊÊÊm .'\u2022X' x.HÉ! 'x-yjy5.¦iS&màmik POUR OBTENIR des effets originaux, pourquoi ne pas tapisser, comme dans la pièce illustrée ci-dessus, les murs de votre vivoir ou d\u2019un studio avec des panneaux qui sont tout simplement des stores encadrés, les mêmes stores en coton plasticisé dont nous parlons plus bas.Ces cadres peuvent couvrir entièrement le mur, jusquau plafond, ou être disposés d\u2019autre façon, selon le goût du décorateur.Les couleurs choisies devront évidemment s\u2019harmoniser avec le reste de la pièce, et ce moyen ne pourra être utilisé qu\u2019à, condition d\u2019avoir une pièce qui s\u2019y prête et un ameublement qui ne jurera pas avec ce genre.Dans le cas présent, l\u2019harmonie règne partout; même les détails sont très étudiés, ce qui fait que l\u2019ev$?5ri£rVy>.x.VV ;\u2022 ,v.\\Và-; mi v ^ DESIREZ-VOUS diviser partiellement deux pièces ou deux parties de pièces dans votre maison?Nous vous suggérons ce moyen, consistant en trois stores encadrés, placés droits ou en forme d\u2019écran.Il serait possible, pour ajouter une note encore plus originale, de garnir cet écran de motifs peints, de jardinières suspendues, de tableaux, etc.La bibliothèque que l\u2019on aperçoit tout près de Vécran-mûr, dans l*illustration ci-dessus, pourrait également être fermée avec un store de ce genre. 9 octobre 1952 37 ¦PHOTO^IOURNRI Raymond Gabriel, dont le nom indien est Katanase (Nouveau village) est un Iroquois de la tribu des Mohawks d'Oka.Il travaille chez Birks, à Montréal, Raymond Gabriel possède un esprit progressif, mais il entend conserver aussi pur que possible le patrimoine de ses ancêtres.inaien ci cjiii pcissc it* pmi» Marcel Aymé, une muraille que le reporter a peine à passer ! PARIS.\u2014 (A.P.P., spécial à Photo-Journal, par Paul Guth.) \u2014 Rue Féval, à Montmartre.On parvient chez Marcel Aymé dans un paysage d'Alpes, parmi des escaliers, des contreforts, des précipices, d'où émergent des cheminées et des toits de zinc.Des gosses, couchés à plat ventre, jouent aux billes sur le pas de la porte.Marcel Aymé arrive d\u2019un long®^ pas de brume, en traînant du Ce que dit un spécialiste: Kj&s Imûiens sont des urtisans et des artistes rcmarquaMes (Par Lucette Robert) Lorsque, l'été dernier, un écrivain de Genève me demanda de faire rencontrer à un délégué de la Croix-Rouge (qui collectionne le folklore international) nos autorités en folklore indien et canadien, je fus fort embarrassée de trouver des connaisseurs du premier.Il y a, naturellement, Marius Barbeau, d'Ottawa, pour le folklore indien,-et Luc Lacourcière, qui a une chaire de folklore canadien à l'université Laval de Québec.Mais l'université de Montréal et l'université McGill n'ont rien de tels.Il est vrai que le folklore canadien est un héritage familial, et que Caughnawaga apporte une note d'exotisme, où des prêtres de la réserve, comme le père Jacob, corrigent la fantaisie par l'érudition.J\u2019ai donc réuni pour le folklore® et l\u2019artisanat canadiens des noms comme Jean-Marie Gauvreau, Paul Gouin, Léon Lortie (qui tient d\u2019une grand\u2019mère un répertoire illimité de chansons) et Claude Mé-lançon.Ainsi que la marquise de Ruzé d\u2019Effiat, qui, sous le nom d\u2019Adrienne Vilandré, donna des récitals de chants indiens à travers la province de Québec : l\u2019ancien répertoire d\u2019Eva Gauthier de la Vérendrye, qui lui fut transmis par Marius Barbeau.Répertoire moins riche que celui des archives américaines, puisque le gouvernement canadien ne s\u2019est occupé de le réunir et de l\u2019enregistrer (les disques sont à Ottawa) que cinquante ans après les Etats-Unis.Ringuet s\u2019était plaint de la même pénurie, au moment de ses recherches pour écrire Un monde était leur empire.Ce fut, cependant, Jean Chauvin qui me signala la présence à Montréal de M.Jean Juneau, qui parle indien et qui passe la plus grande brouillard dans son pantalon.Il s\u2019assied derrière sa table, cirée jusqu\u2019à la moelle, où un grain de poussière n\u2019aurait pas la force de se tenir.Il parle d\u2019une voix blanche, basse, lente, qui me force à baisser la mienne, à mettre mes yeux en veilleuse, à me faire meulière sur ma chaise.O Biographie \u2018\u2018Je suis né à Joigny, accidentel; lament.Je suis de parents francs-comtois.J\u2019ai été élevé en Franche-Comté.\u201d Il attend, la joie dans la main, docile, répondant à chaque question avec le nombre exact de mots exigés par la demande.\u2014En quelle année?\u20141902.\u2014En quel mois?\u2014Le 29 mars.\u2014Que faisait votre père ?\u2014Mon père était forgeron.\u2014Où ?\u2014A Joigny.Puis il se tait, ou plutôt il reprend son état habituel, d\u2019où la parole l\u2019avait tiré par accident.Il replonge, assis, dans son bain de glace verte, à travers lequel il me regarde.Le silence de Marcel Aymé est bourré de -regrets étouffés, travaillé d\u2019imperceptibles signaux de tendresse et de bon vouloir.Il s\u2019excuse, regrette, sait, admet.Il hésite devant un fourmillement si prodigieux de réponses, qu\u2019il se borne, humblement, à la plus simple, afin de ne pas violer les trames indéchirables des possibles.Bribe par bribe, il me révèle qu\u2019il a perdu sa mère à deux ans, qu\u2019il a été élevé chez ses grands-parents, dans le Jura, \u201cMes grands-parents étaient tuiliers.Je m'amusais beaucoup dans cette tuilerie.C\u2019est très amusant une tuilerie.\u201d Je voudrais savoir à quels genres de jeux se prête une tuilerie.Et brusquement sous l\u2019influence de l\u2019appétit de connaître, je suis victime d\u2019une illusion des sens.Dans la bouche incolore, taillée selon des linéaments stupéfaits, je crois voir la langue bouger, faire son mouvement de drapeau.\u201cNous cassions les tuiles et je Marcel Aymé .un silencieux ! m\u2019initiais à l\u2019appétit de destruction de tout créateur.\u201cNous construisions des huttes, des murs, des souterrains.Déjà l\u2019instinct du romancier.Nous ajustions des canaux, qui portaient l\u2019eau d\u2019une pompe dans un bassin de sable où nous livrions des batailles navales avec des escadres de sabots.\u2018\u2018Vous savez, et de l\u2019argile.les étangs.\u201d Mais peu à peu, à l\u2019aide de ces miettes prenantes, se pétrit la silhouette de ce grand dégingandé pur.A l\u2019école, pendant la guerre.Des études de mathématiques spéciales à Dôle.Le service militaire à Paris, à partir de 1923.Les mille il y a de la terre Il y avait la forêt, \"qui ne métiers d\u2019un jeune homme savait pas\u201d.\u201cEmployé yde banque.Démarcheur de compagnie d\u2019assurances sur la vie.Manoeuvre, j\u2019étais dans les établissements Sita.Je balayais les hangars.\u201d Marcel Aymé fqj journaliste à l\u2019Agence Radio, aux chiens écrasés.\u201cJe faisais les crimes, les incendies, les chutes de ministères.Ensuite les premiers livres : Brûle-boïs, en 1925.\u201d Sa vocation, c\u2019est: \u201cJ\u2019avais envie de faire un livre.Brûlebois, c\u2019est.Attendez.C\u2019était l\u2019histoire de .l\u2019histoire d\u2019un homme qui porte les bagages dans une petite ville.\u201d Ensuite, il n\u2019y a qu\u2019à consulter la liste de ses ouvrages.La Table aux crevés, en 1929, prix Renaudot.Un roman qui se passait à la campagne.La table aux crevés, c\u2019était lé nom d\u2019un champ.Je lui dis que pour le public, Marcel Aymé est l\u2019homme de la Jument verte.\u201cOui, un peu, ou de Passe Muraille.\u2022 Méthode de travail Marcel Aymé écrit à peu près tous les soirs, après dîner, entre 8 h.30 et minuit, lentement, deux pages.Il met environ cinq mois pour faire un livre.Il se lance sans avoir pris de notes, ni dressé de plan: \u201cJe me réserve des surprises à moi-même.\u201d Il me montre un de ses manuscrits, un fragment de nouvelle.Une écriture minuscule, serrée, d\u2019un tissu sans trous, ni reprises.Ce qu\u2019il préfère de lui, c\u2019est Traveling et le Chemin des écoliers.Mais il est bien impossible de lui faire dire pourquoi Ses préférences se situent à de trop grandes profondeurs, trop loin de la surface, de nos tumultes et de la lumière.C\u2019est avec lui seul qu\u2019il en délibère, dans ses heures de travail nocturne, quand cette vigne de la rue Saint-Vincent, ces herbes, ces murs du village de partie de ses étés chez les Indiens d'Oka.De St-Placide, où ses parents ont une propriété, le jeune homme avait l'habitude de faire du cheval sur les routes sablonneuses d\u2019Oka, avec Gratien Géli- M.Jean Juneau A-HEN-ASE .nouvelle flèche.nas ou quelqu\u2019autre compagnon.C\u2019est au hasard d\u2019une promenade qu'il s\u2019arrêta, un jour, devant une masure indienne, pour demander à boire.De cette maison aux planches disjointes et à la pauvre apparence, sortit une jeune femme qui lui offrit, avec l\u2019air d\u2019une princesse, de l\u2019eau claire, dans un verre brillant de propreté.(Cette eau était précieuse, car la réserve d\u2019Oka, bien qu\u2019à 35 milles seulement de Montréal, n\u2019a ni électricité, ni eau courante.) Et c\u2019est ainsi que M.Juneau fit la connaissance de la famille des Paul Gabriel, qui compte dix enfants et dont la mère a fait ses études, en français, au couvent du Sault-Ste-Marie.Il y revint, le dimanche suivant, pour rencontrer l\u2019aïeul, qui voulait lui montrer un livre datant de 1717, dans lequel est inscrit le contrat passé entre le roi de France et la compagnie de St-Sulpice, à propos du \u201cWampum\u201d Montmartre, retournent à leur silence immémorial.Marcel Aymé a écrit aussi des contes d\u2019enfants.Il a fait parler la buse et le cochon, le canard et la panthère, le cerf et le chien, le mauvais jars.\u2022 Théâtre et cinéma Il a fait des dialogues de cinéma: la Rue sans nom, Crime et Châtiment, Nous les gosses.Maintenant du théâtre : Lucienne et le Boucher, sa première pièce, qui date de 1932.Et Clérambard.\u201cJe voudrais un théâtre très di rect, des personnages qui ne soient pas des essayistes.On a parlé de rupture de ton, de comique mêlé au tragique.Il ne s\u2019en défend pas, ne soutient pas le contraire.Tout ce qu\u2019il peut dire, c\u2019est que cela ne l\u2019a pas gêné, puisqu'il l'a fait ainsi.Il n\u2019a pas de projet, parce que le précédent a appelé le suivant et que Marcel Aymé n\u2019a pas eu la cruauté de rompre cet alignement et ces clins d\u2019yeux des livres.Rendons à Marcel Aymé la lenteur de son haleine, qu\u2019une irruption étrangère a troublé.Laissons-lul reprendre sa posture de stalactite qui digère.Loin de nos ru meurs et de nos grimaces, les oiseaux vont se poser sur sa tête, sans déranger ses ruminations minérales.Je viens de voir le saint François de l\u2019âge de pierre.échangé entre ces derniers et les Mohawks d'Oka, qui sont une des tribus originales d'Iroquois, avec les Blnckfoot, les Blood, les Sto-ney, etc.Ce traité, \"pour créer une mission pour les Indiens.\u201d fut rompu, une première fois, en 17(i6.à propos de questions religieuses, et passa au Conseil privé, en 1912, sans que le jugement en soit encore rendu.Le droit de propriété des Sulpieiens existe-t-il ou non ?voilà le problème.Tout dépend de la validité du \u201cWampum\", broderie sacrée et symbolique, qui tenait lieu de contrat, se transmettait de père en fils et remplaçait l'écriture.Ces documents indiens sont si précieux que les Américains ont offert d\u2019acheter à prix d'or celui qui est conservé à Caughnawaga.Les accords se faisaient après des cérémonies rituelles, des échanges et des civilités comme celle du calumet de la paix.Le premier lexique de langue indienne fut fait par un père jésuite; celle-ci est formée de quatre voyelle : A, E, I, O, et de huit consonnes: W, H, F, K, N, R, S, T.Monsieur Juneau me donne des exemples : TA-RI-WEN-HA-WI-THA (qui signifie porteur de nouvelles) et TE-ARI.(légère variante, pour commère).L\u2019éducation actuelle des Indiens d'Oka se fait à une école anglaise du village, où ils vont jusqu'à la 5e année.(La 5e année ! Je ne peux m\u2019empêcher de penser à la phrase de Ringuet sur \u2018les prestigieux Iroquois\u201d.) \"Mais ils sont très intelligents, en dépit de l\u2019abandon où on les laisse,\u201d me dit, avec fermeté, monsieur Juneau, ou A-HEN-ASE (\u201cNouvelle flèche\u201d), depuis son initiation à la tribu.\"Ils sont des musiciens dans l\u2019âme et des artisans remarquables.Leur calme, leur patience, leur donnent une extraordinaire précision de mouvements pour la bijouterie ou l\u2019orfèvrerie, par exemple.J\u2019ai fait entrer deux Indiens chez Birks et un autre chez Beaugrand Champagne, avec les meilleurs résultats.La glaise d\u2019Oka, se prêtant bien à la poterie, je rêve de fonder, une école indienne d'artisanat, où figurera, avec honneur, un sculpteur sur bois, qui a un très grand talent naturel.Monsieur Jean Juneau réalise, par cette étude, les rêves qu\u2019il avait faits, enfant, en lisant les livres de Léon Ville.Après un cours commercial supérieur à l\u2019académie Querbes, 11 est au Service d\u2019évaluation de la ville d\u2019Outre-mont.Mais ce travail n\u2019a pas amorti son amour de l\u2019aventure.Il visita les Indiens de l\u2019ouest canadien, comme ceux du Mexique (et raconta ses expériences de voyages au cercle Marco-Polo); il fit, avec trois camarades, un voyage de 800 milles sur un bâteau à voile, le Lost Week-End (l'unique \"lost week-end\u201d passé à l\u2019eau!), du canal Lachine jusqu\u2019au Saguenay, à Bagotville et Ste-Rose-du-Nord, anciennement appelée \"la Descente des femmes\", à cause de la falaise.Quand Phoebe McKellar organisa un \"pow-wow\u201d indien, à Como, il y a un mois, monsieur Juneau et quelques amis d'Oka, comme les Gratien Gélinas, les Bruno Paraàis et Mme André Audet, étaient parmi les 200 personnes qui admirèrent les rites et les danses, au son du tam-tam, pratiqués par des Mohawks coiffés de plumes d\u2019aigle, chaussés de mocassins et portant la ceinture de \"rasades\u201d.Mais, où sont les gloires d\u2019antan ? 38 9 octobre 1952 PHOTOfUOURNHL ® ® a ® .ia> s?& s & i) ü Les ieEcrivains99 ventent couper la langue des gens de la radio (Par Henri -Chéraux) Le monde des écrivains bouge.Il n'est pas content du français tel qu'on le parle à la radio.Et il vient de le faire savoir sans ambages au grand public, en votant à l'unanimité, lors d'une des dernières réunions de la Société des Ecrivains, une motion que nous nous en voudrions de ne pas publier en entier.voici : \u2018Sur proposition de M.Gustave Lanctôt, appuyé par MM.Lou-vigny de Montigny et Claude Mé-iançon, la motion suivante est adoptée à l\u2019unanimité : \u201cConsidérant qu\u2019il appartient à la Société des Ecrivains Canadiens de veiller à la qualité de la langue française en notre pays, parce que tout ce qui porte atteinte à l\u2019intégrité de cette langue contamine églement l\u2019âme du peuple qu\u2019elle incarne ; \"Considérant que les postes de radiodiffusion, qui sont les grands usagers de cette langue, permettent.à seule fin d\u2019augmenter leurs profits, des émissions, à la fois de médiocre caractère et de mauvais Jean Despréz Wrm ©\u2014\u2014- voulons parler du français) ne lui paraissait pas convenable.M.Victor Barbeau s\u2019était rendu fameux par les pointes qu\u2019il lançait aux \u201cscripteurs\" des postes privés et même à ceux de Kadio-Canada.Il y avait eu une querelle des \u201clittérateurs\u201d et des \u201cscripteurs\u201d, dans laquelle M.Yves Thériault, porte-étendard des \"scripteurs\" s\u2019était battu comme un lion (du Nord).Tout cela avait provoqué un gentil remue-ménage, mais ne s\u2019était guère manifesté, sur le plan des réformes ou des réalisations.Tout au plus., on avait pu noter, à Radio-Canada surtout, la volonté de donner plus volontiers la parole à des écrivains \u201carrivés\u201d : M.Alain Grandbois avait été chargé, par M.Ouimêl, d\u2019écrire des continuités pour un programme de variétés ; M.Eloi de C-randmont avait décroché une émission de contes, A chacun sa drôle de vie; les écrivains de Québec avaient, comme exutoire, l\u2019émission de Paul Legendre, A travers le temps; les Nouveautés dramatiques de Guy Beaulne se disaient prêtes à accueillir les textes \"expérimen-taux\" de tous les écrivains, jeunes ou moins jeunes ; la Revue des Arts et des Lettres, enfin, donnait aux membres de la Société l\u2019occasion de venir de temps en temps raconter de petites histoires n\u2019excédant pas huit minutes.Pouvait-on faire mieux et plus?Lors de la querelle des \u201clittérateurs\u201d et des \u201cscripteurs\u201d, les .défend son bifteck goût, dans un langage impropre et dévoyé, trivial et vulgaire; \u201cConsidérant que ces émissions exercent une influence dommageable-, tant sociale que linguistique, qui ne peut que ruiner les effets de l\u2019éducation familiale et de l\u2019instruction publique ; \u201cConsidérant que l\u2019Etal se recommit justement le droit de réglementer et d\u2019interdire même, au besoin, les émissions susceptibles de pervertir les esprits et de nuire â la morale, de même qu\u2019il exerce le droit de censurer les livres dangereux et les films par trop risqués ; \u201cLa Société des Ecrivains canadiens, qui comprend plus de trois cents membres, prie, par un vote unanime, à sa réunion annuelle, le gouvernement du Canada d\u2019établir un contrôle efficace du langage français dont se servent la radio nationale et les postes d\u2019émission, contrôle qui devra prévoir des sanctions nécessaires.\u201cCommunication de la présente motion sera faite officiellement à Son Excellence le gouverneur général, au très honorable premier ministre, aux ministres de langue française du cabinet ainsi qu\u2019au ministre du revenu national, de qui relève l\u2019application des lois concernant les postes de radio.\u201d \u2022 Une vieille querelle La protestation de la Société des Ecrivains h\u2019est pas chose nouvelle.Déjà, la Société avait fait savoir, dans les années passées, que le langage radiophonique (nous FONDE EN 1A9S LA VH4IE SÂVeUK Di HOLLANDË Distille au Canada mmf :V Louvigny de Montigny .s'en va-t-en guerre écrivains s\u2019étaient moqués des scripteurs, les traitant d\u2019\u201cécrivail-leurs\u201d et de \u201cpondeurs de copie\u201d; les \"scripteurs\u201d avaient répondu : \"Venez donc nous enseigner le beau langage, mais apprenez, avant toute chose, que notre métier a des règles, une technique particulières.Comprenez donc les exigences de la radio ; après, vous vous lancerez l\u2019anathème.\u201d \u2022 Des solutions ?Il est bien évident que si Ton demandait, demain, aux trois cents membres de la Société des Ecrivains de remplacer immédiatement les cyiatre-vingts \u201cscripteurs\u201d de la radio, la résultat ne serait pas fameux.Avant d\u2019écrire un \"script\u201d radiophonique, 11 est hécessaire, entre autres choses, de savoir ce qu\u2019est la \u201clangage parlé\".Et je me souviens que c\u2019est sur ce point, principalement, qu\u2019avait porté l'argumentation de Jean Despréz, autre vaillant soldat du clan des \u201cscripteurs\u201d.La langage parlé, le seul qui donne un peu de vie, de naturel, de simplicité à l\u2019écrit radiophoni- que, n\u2019a, lorsqu\u2019on le lit à tête reposée, aucune espèce de qualité littéraire.Mais en a-t-il besoin ?La seule qualité \"qu\u2019il lui importe d\u2019avoir, c\u2019est de \u2018passer le micro\u201d.Les \u201cscripteurs\u201d n\u2019ont jamais rêvé de publier leurs textes en volumes.La réciproque n\u2019est pas vraie.Un écrit de grand écrivain peut fort bien être radiophonique.Mais sûrement pas tous.Si mes souvenirs sont bons, François Mauriac avait donné, à la Revue des Arts et des Lettres, Tan passé, une fort belle causerie sur son livre la Pierre d\u2019achoppement.Cela avait été écrit, on s\u2019en doutait, pour la radio.C\u2019était plein, aussi, des vertus de Mauriac : nervosité du style, images violentes et belles, argumentation serrée.Mais, à la lecture, on se rendait mieux compte encore que Mauriac avait écrit son texte pour la radio : les phrases étaient courtes, il n\u2019hésitait pas à se répéter, son vocabulaire était simple, direct.Ce grand écrivain n\u2019avait pas hésité à se soumettre aux règles radiophoniques pour se rapprocher des auditeurs.Bien sûr, il ne peut être question.pour les \u201clittérateurs\" mécontents, d\u2019exiger désormais de tous les \u201cscripteurs\u201d qu\u2019ils aient le génie de Mauriac.Mais les \u201cscripteurs\" pourraient fort bien dire, à l\u2019avenir, aux \"littérateurs\u201d qui leur jettent la pierre : \u201cPrenez donc exemple sur l'auteur du Noeud de vipères.Quand il vient chez nous, il nous fait l\u2019amabilité d\u2019adopter notre règle.\u201d Car la seule manière de résoudre le problème soulevé par la Société des Ecrivains, c'est celle-ci : que les Trois Cents décident d\u2019écrire pour la radio \u2014 et veuillent bien d\u2019abord apprendre à le faire.- Un organisme national de la radio est né Les artistes et les auteurs de la radio et de la télévision canadiennes viennent de former un organisme national, le Conseil canadien des Auteurs et des Artistes, pour les représenter dans le domaine professionnel.Le nouveau conseil, qui compte déjà près de 1,400 membres, a été formé au cours d\u2019un congrès de Clémenf1 Latour .véille au grain ' \"^3 quatre Jours, qui s\u2019est tenu dans la métropole canadienne, la semaine dernière.Des délégués venus de toutes les régions du Canada y assistaient.M.Tommy Tweed, auteur et artiste de la radio de Toronto, a été PORTRAIT-DEVINETTE ils n9ont pas changé Cette photograhie a été prise à Berthierville, en 1902.Etant donné que c\u2019est un buste, il n\u2019est pas possible de mesurer la grandeur de l\u2019intéressée.Mais elle n\u2019a guère grandi depuis.Nous parlons, bien entendu, de sa taille.Car, pour son nom, il est un des plus illustres de la scène et de la radio canadiennes.Cette jeune personne tient un petit ténériffe entre ses bras.Son amour des bêtes est toujours aussi grand: elle possède actuellement un gros chien, un chat et une guenon.Tout ce petit monde vit dans un vaste appartement de la rue Saint-Hubert.On a donné à notre héroïne de la semaine le surnom de \u201cSarah Bernhardt canadienne\u201d.Elle n\u2019a pas encore compris pourquoi.Elle a joué deux cents pièces, cinquante revues, interprété cinq cents personnages dans cinq milles émissions de radio.Elle a aussi tourné deux films.Elle a joué sur le Broadway.Et elle est grand\u2019mère.SI vous n\u2019avez pas encore deviné, sachez qu\u2019elle est la plus gentille actrice du monde.(voir solution page 44) -:;v' Ara £11 des Ondes t Zézette est devenu un programme quotidien et passe dorénavant à 4 h.15, à CKVL.Mais il ne dure plus que dix minutes.Ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019être truffé de gags comme avant.Lomer Gouin fait sa rentrée à la radio le 11 octobre.Il donnera à Radio-Canada, chaque semaine, des contes inédits sur des sujets choisis, en collaboration avec le réalisateur Noël Gauvin.L\u2019émission (dont le litre n\u2019est pas encore fixé) remplace les plus beaux Contes, les plus belles Légendes, du regretté André Audet.CKVL annonce du nouveau le dimanche 5 octobre: le programme Charles Alltel, à 8 h.30.René Lecavalier, Jean-Maurice Bailly, Michel Normandin et Yves Letourneau étaient les experts qui avaient été désignés pour l\u2019audition du commentaire du hockey à la télévision.Robert Choquette apparaîtra en personne à Tune des prochaines émissions de Radio-Carabin.Paul Leduc présente le 8 octobre, à Radio-Carabin, Colette Me-rola et James Milligan, deux des plus belles jeunes voix de la radio.Côté sketches, Laurent Jodoin et son équipe ont écrit des blagues sur la journée typique d\u2019une famille moyenne qui vient d\u2019acheter la télévision.De la bousculade du matin jusqu\u2019au \u201csaugrenu\u201d de la fin de soirée, c\u2019est une fidèle description de ce qui se produit \u2014 ou de ce qui pourrait se produire \u2014 dans nos familles.Le Nez de Cléopâtre durera désormais 45 minutes, au lieu de 30.Quant aux invités, le réalisateur Jean Boisvert aurait décidé de leur poser, comme aux participants réguliers de l\u2019émission, quelques questions indiscrètes.On sait que le Nez de Cléopâtre passe à CBFT, tous les samedis, à 8 h.30.Roger Baulu vient de signer, avec une compagnie dont il n\u2019est pas permis de dévoiler le nom, un contrat exclusif de télévision.élu président et M.Bernard Hogue (Clément Latour), artiste et réalisateur de la radio québécoise, devient vice-président.Les principaux problèmes auxquels s\u2019attaquera le conseil sont: 1) les contrats de télévision pour les artistes et les auteurs; et 2) la standardisation des contrats actuels conclus entre les agences de publicité, les postes de radio et les réseaux ainsi que les artistes qui évoluent ou écrivent en français et en anglais dans le Canada tout entier.Ce nouvel organisme est une fusion de deux anciens .groupes: l\u2019Association des artistes de la radio et de la télévision canadiennes et l\u2019Union des artistes lyriques et dramatiques de Montréal.^ Ringuet, lorsqu\u2019on Ta maquillé pour une récente émission de télévision, a dit: \u201cVoilà une chose qui ne m\u2019était pas arrivée depuis 1912.A celte époque, on me maquillait pour un rôle que je jouais dans l\u2019Ecole des Femmes: Agnès.\u201d Robert Gadouas vient d\u2019être avisé qu\u2019ij était l\u2019heureux bénéficiaire d\u2019une bourse provinciale.Il a fixé son départ pour la France au 1er novembre.Paul Dupuis semble faire un retour à la radio: on l\u2019entend plus souvent à Radio-Canada, dans Jeunesse Dorée, Ivan TIntrépide et les radio-théâtres.Les scripteurs de la télévision se demandent pourquoi l\u2019administration ne les paie que quatre semaines après que leur oeuvre a été diffusée.A la radio, on ne fait attendre les auteurs (ou les acteurs) que 8 jours.Robert Rivard est.celle semaine, la vedette du Théâtre de Radio-Canada.II joue J\u2019ai dix-sept ans, l\u2019inépuisable succès de Paul Van-denberghe.Nos Futures Etoiles commencera le 2 novembre, à 9 h., à Radio-Canada.C\u2019est la cinouième saison de la célèbre émission.On l\u2019entendra pendant 2G semaines consécutives.Le réalisateur Marcel Henry demande aux jeunes chanteurs et chanteuses ainsi qu\u2019aux jeunes pianistes, violonistes et violoncellistes qui veulent s\u2019inscrire au concours de le faire sans tarder, en lui écrivant à Radio-Canada, case postale 6000, Montréal.Paul Bcrval.dont le talent d\u2019imitateur est plein de ressources, sera, cette année, le principal interprète des sketches de Carte blanche.Roger de Vaudreuil vient de recevoir de Bayreuth «l\u2019enregistrement complet de Tristan und Isolde, de Richard Wagner.Une pièce de collection dont il fera bientôt bénéficier les auditeurs du réseau français.Roger Lcmclin, Claude-Henri Grignon.Robert Choquette: trois des plus grands représentants du roman canadien, se suivront bientôt à Radio-Canada, dans trois romans-savon: les Plouffe, à 6 h.45.un Homme, à 7 h., et Métropole, à 7 h.15.Trois hauts lieux de la vie canadienne: Québec, les Laurentides et Montréal.Québec pavoise: trois de ses plus brillants_cerveaux (Mme Jeanne Lapointe, M.Jean-Charles Bo-nenfant et M.Emile Castongay) ont délogé l\u2019équipe « montréalaise de Match.Ce né fut pas sans lutte.Et Montréal songe déjà à la revanche.U id 9 octobre 1952 PHOTOfUOURNfIL André Claveau Eaafâsa, l\u2019arrive an sneeès ! x i 1939, date à laquelle mon petit costume bleu de Chartres devint kaki.L\u2019on m\u2019envoya garder un projecteur au milieu d\u2019un champ de betteraves, à Chévrevilïè (Seine-et-Marne).Je me souviens de la première lettre que j\u2019ai reçue de mon ami Jean Tranchant, avec un joli dessin.Il avait écrit dessous : \u201cJ\u2019ai trempé ma plume dans le ciel bleu pour le persuader que le monde est en guerre.Il a si peu l\u2019air d\u2019y croire.\u2019\u2019 Et l\u2019adresse portait: \"André Claveau, canonnier au 401e D.C.A.\u201d Il avait dessiné une chèvre et, plus loin, avait écrit : ville.Les longues attentes que nécessitait ma fonction me permi-rent de me remettre à la peinture et je dois dire que j\u2019ai affleuré toutes les bâtisses qui étaient près de mon stationnement.Je finis par connaître le paysage par coeur.Puis on jugea plus utile de m\u2019affecter au grand état-major de la défense active et je quittai mon champ de betteraves pour la caserne du Prince-Eugène, à Paris, où je travaillais dans un troisième sous-sol avec de l\u2019air climatisé.Dans le bureau, à côté de moi, 11 y avait Jean Rigaux, déjà jeune chansonnier, et boute-en-train de la caserne.Tous deux, nous organisions des galas pour distraire les copains.Ma présence à Paris me permit de signer un contrat avec Radio-Cité.Bien modeste contrat, puisque je n\u2019avais pas .cinquante francs par jour.Mais tous les jours on m\u2019entendait à 12 h.45, juste avant les informations, dans une émission dé cinq minutes: \u201cChanson à l\u2019Inconnue\u201d, au cours de laquelle je lisais un petit commentaire sur un fait du jour et chantais une chanson.Cela dura presque un an, pendant lequel on commença à me connaître.Puis tout à coup j\u2019abandonnai, et caserne, et micro, pour me retrouver, après plusieurs jours de retraite, caché dans la paille près de Montpezat-de-Quercy.De là je pris contact par écrit avec ma mère, qui était dans les Landes, à Aire-sur-l\u2019Adour, chez ma brave tante Berthe, que j\u2019ap- I£ S AV EU R 'D E H Ô LL A N O E\u2018- pelle \"ma \u201cFrisée\", et sa fille, ma cousine Margot.Je veux les remercier toutes deux ici de la tendresse avec laquelle elles ont su entourer maman dans cette période pénible.9 Mon père, prisonnier Maman me donna des nouvelles de mon père, qui, à cinquante-nepf ans, était parti comme engagé volontaire en qualité d\u2019officier, et qui venait d\u2019être fait prisonnier dans le Loiret, avec tous ses hommes.Malgré ma peine de le savoir prisonnier, j\u2019étais heureux de le savoir vivant.Après un mois d\u2019internement à Drancy, il fut déporté et fit dix-huit mois à l\u2019oflag 8 F, près de Breslau, en Silésie.Après avoir reçu des nouvelles de ma mère, je n\u2019avais évidemment qu\u2019une envie, c'était de la rejoindre le plus vite possible.J\u2019étais devenu un homme civil, mais il fallait que cet homme s\u2019habille.Heureusement, c'était Tété et, dans le Midi, il ne fait pas froid.Avec les quelques sous qui me restaient, j\u2019allai chez Tépicier de Quercy et j'achetai une chemisette blanche et un pantalon de toile bleue, mince comme une pelure d\u2019oignon, si mince qu\u2019on voyait mes jambes au travers.Et avec mon petit baluchon à la main \u2014 vraiment je ne redoutais pas les excédents de bagages \u2014 j\u2019empruntai les petits trains du Midi.A cette époque, il n\u2019y avait pas beaucoup de trains et ils passaient irrégulièrement, les correspondances ne se faisaient pas.Bref, je mis huit jours pour aller du Tarn-et-Garonne jusqu\u2019au petits pays des Landes où se trouvait maman.Enfin je la revois .\u2014 Et je reste avec elle à Aire-sur-TAdour, jusqu\u2019au mois d\u2019octobre.9 II faut vivre ! Mais bientôt se pose la question de la subsistance.Un ami fourreur, réfugié dans le Midi, envisage de monter pour moi une tournée.Mais maman n'est pas la femme à aller d\u2019hôtel en hôtel.Elle trouve plus raisonnable de rentrer à Paris, où notre appartement est vide, à l\u2019abandon___ Le 17 octobre 1940, j\u2019arrive à Paris avec maman.Nous avons cinq cent quarante-trois francs pour tout capital et mon père est prisonnier.Nous venons de recevoir sa première lettre de Breslau.Ma carrière de chanteur me semble très compromise.Aussi-vais-je retrouver un de mes amis décorateur, Jean Chello.Je lui demande de faire des maquettes pour lui.Les affaires n\u2019allaient pas fort, mais tout de même il me donne du travail, et cela m\u2019arrange bien.C'est alors que mon bon ange gardien fait son apparition en la personne d\u2019Alice Marcus, que j\u2019avais connue à Radio-Cité, où m Pour 3 semaines seulement ! Hïtlfees de Talipes IMPORTES DE FAMEUX JARDINS D\u2019EUROPE EXTRA !.Ï2 magnifiques bulbes d\u2019iris Importés
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