La Gazette du Nord, 22 mars 1946, vendredi 22 mars 1946
[" 'Autorité comme envol portai de la deuxième classe, Ministère des Portes, Ottawa1 VOLUME 27 No 17 SAINT \u2022JEROME, VENDREDI, 32 MARS 1940 La radio et la vie sportive dans les centres ruraux Le cercle de VL.C.C.d\u2019Amos tient sa réunion mensneUe \"Bonsoir Amos !.Bonsoir Abitibi !.de la patinoire d Amos, nous allons vous décrire la joute de hockey qui ce soir' met en présence les porte-couleurs de.etc.etc.Telles sont les paroles qui ont servi de prélule à la radiodiffusion de vingt parties de hockey au cours de l'hiver dernier, sur les ondes de CHAD Amos.Dans un chalet érigé en bordure de la patinoire en plein air, de la, capitale de l'Abitibi, les appareils de transmission radiophonique sont installés et par la longue fenêtre de ce chalet, Armand Au- Dans l\u2019après-midi de lundi det annonceur sportif de CHAD, armé de son micro, brave la bise du dernier, sous la présidence de nord pour transmettre les péripéties d\u2019une joute de hockey captivante M.Josaphat Croteau, les mem-à des milliers et des milliers d\u2019auditeurs perdus dans la solitude du bres du Cercle d\u2019Amos de l u.C.c.ont tenu à la salle Parois- &\tq\t\u2019\tI siale leur assemblée régulière du Auditeurs i l\u2019écoute\t1 m0[s de mars.M.Gérard Na- Parmi ces auditeurs, il y a d\u2019anciennes étoiles professionnelles et dony remplissait ses fonctions semi-professionnelles de notre beau sport national d\u2019hiver, devenus secrétaire, chercheurs d\u2019or, trappeurs, ou encore engagés dans des négoces aussi Au cours de son adresse de abondants que variés ; il y a aussi d\u2019anciens citadins qui jadis /ai- bienvenue, M.le Président Cro-saient queue aux portes des grandes arénaa de nos villes, avant de teau a part aux quelque devenir colons et de fonder des foyers à cinq cents milles des bords trente membres présents que es du St-Laurent.Pour ces sportifs la radiodiffusion de nos joutes de hockey, trois fois par semaine est un événement qu\u2019ils ne veulent pas manquer.Quelques-uns d\u2019entre eux parcourent même deux ou trois milles à pied pour se rendre au magasin général de la \"colonie\" écouter la partie de hockey d\u2019Amos\".Ils connaissent par coeur les noms de nos étoiles locales et échangent des paris sur les chances le leurs clubs favoris Une fois l\u2019irradiation terminée le moment vient de parler des grandes joutes d\u2019autrefois à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, enfin dans les villes où ils ont passé leur enfance.Les noms de \"Newsy\" Lalonde, Georges Vézina, Didier Pitre, Jack Laviolette sortent de (\u2019oubli et sont mentionnés chez les plus de cinquante ans.Joliat, Morentz, Leduc, Lépine et les frères Mantha défraient la conversation de ceux de leur génération et l\u2019on se quitte en se donnant rendez-vous à la \"prochaine émission\u2019 annoncée pour le mardi, le jeudi ou le dimanche suivant.Auditeur d'abord, on devient spectateur Dans la ville d\u2019Amos même et les villages qui y sont reliés par des routes où le trafic se poursuit toute la saison d\u2019hiver, on commence d\u2019abord par écouter les émissions de hockey de CHAD.Ensuite comme le sens de la vue est le plus curieux de tous nos sens, on ne se contente plus d\u2019écouter, on s\u2019habille et on se rend à la patinoire pour \"voir\u201d ce qui s\u2019y passe.Voilà la magie de la radio qui vient alors à la rescousse du sport dans nos campagnes.Certains soir, après une tempête de neige, sur la patinoire d\u2019Amos on commence une joute en présence d'une poignée de spectateurs.A la fin de lu troisième période, quand on veut retourner chez soi, on doit se frayer un chemin à travers une foule de mille et de douze cents personnes qui, attirée par la, description radiophonique de la joute, ont quitté leurs foyers pour s\u2019y rendre.Et tous ces spectateurs décidés* de passer la soirée à domicile ont payé leur prix d\u2019admission qui va grossir les recettes de la ligue locale.En été l\u2019affluence aux parties de baseball est encore plus considérable, grâce à la radio.Le dimanche après-midi tout les chemins mènent à Amos d\u2019où les joutes locales sont irradiées.On y vient de trente, quarante et même cinquante milles, parce que le dimanche précédent l\u2019irradiation de la joute a réveillé la vieille fièvre du baseball qui sommeille au coeur de tout véritable sportif.Aussi voit-on maintenant chez nos promoteurs les déficits d\u2019autrefois remplacés par des surplus intéressants.D\u2019une saison à l'autre, ces surplus font boule de neige jusqu\u2019au moment où ils servent à défrayer les dépenses d\u2019une ligue bien organisée qu'l offrira à nos populations du nord, des joutes de hockey et de baseball d\u2019un intérêt encore plus captivant.La radio à la rescousse du sport Dans le nord ouest québécois, la radio est venue à la rescousse du sport à qui elle a amené des recettes qui ont assuré son existence et son expansion.Toutefois cette chronique demeurerait incomplète si nous omettions de mentionner le rôle important joué par les généreux commanditaires de ces émissions radiophoniques.Au nombre de huit ordinairement, quelques-uns de nos hommes d\u2019affaires commanditent ces émissions en signant un contrat qui couvre toute la saison ou do baseball ou de hockey.Ce sont ordinairement les mêmes, qui d\u2019ail leurs ne s\u2019abstiennent pas pour cette raison de souscrire quand mênu* aux fonds respectifs des clubs qu\u2019ils supportent.Ici nous n\u2019avons pas 1 Impér.'al Oil pour offrir son armature financière à nos émissions.Ce sont nos marchands et nos hommes d\u2019affaires d\u2019Amos qui défraient toutes les dépenses de ces émissions sportives.Leurs noms sont mentionnés au commencement et à la fin de chaque joute irradiée et entre chaque manche de baseball et chaque période de hockey, le réalisateur de l\u2019émission transmet leurs messages commerciaux aux auditeurs à l\u2019écoute.Nous tenons à rendre incontestablement profitable et honore, leur procure une publicité incontestablement profitable et procédures tendant à l'Incorporation du cercle en vertu de la loi des Syndicats Coopératifs se poursuivaient activement et que bientôt le Cercle aurait son existence égale dans les cadres de ses nouveaux statuts.Les membres présents ont écouté avec un intérêt visible une causerie de M.France Brien B.\tS.A.agronome d\u2019Amos qui a fait un magistral exposé de la situation de notre région au point de vue de la production du lait pendant la saison d\u2019hiver.D\u2019après M.Brien, il faut augmenter cette production si nous voulons d\u2019année en année répondre à la demande toujours croissante des consommateurs.Le conférencier a mis son auditoire au courant sur l\u2019enquête qu\u2019il poursuit en ce moment en vue d\u2019établir les possibilités d\u2019une production plus abondante.M.Croteau qui avait présenté M.Brien à l\u2019assemblée l\u2019a aussi remercié des aperçus encourageants que ce technicien des choses agricoles avait si bien présenté à ses auditeurs.La séance s\u2019est terminée après la production sur un écran sonore de films portant sur la préparation des couches-chau-des aussi bien que la représentation des plus beaux paysages des bords de la rivière Gatineau.A ce propos, U convient de signaler que le cercle de VU.C.\tC.d\u2019Amos, possède maintenant son propre appareil de productions lumineuses et sonores qui sera si utile à l\u2019avp-\u201c>ir rnur \"illustrer\u201d une foule de sujets inéhérents à l\u2019agriculture et à ses progrès constants dans le domaine de la Cet appareil était com-aux main*! expertes de M.'¦\u2018é\u2019-ard Nado\\ se^aire du '\"\u2019erp\u2019e nui *ui a fait produire un rendement d\u2019une technique parfaite.ha situation atm du Canad OTTAWA.\u2014 Le premier ministre, le t.hon.Mackenzie King, n\u2019a consacré qu\u2019une vingtaine de minutes à répondre aux laborieuses critiques qu\u2019avait formulées, deux longues heures durant, M.John Bracken, leader du parti conservateur progressiste, qui, en sa qualité de chef de l\u2019opposition officielle se chargea d\u2019ouvrir le débat, toujours long, sur l\u2019adresse en réponse au discours du Trône.Et, au cours de cette brève période, sans aucun effort, il a démoli, de façon à peu près complète, la pénible argumentation qui voulait être uhe violente condamnation de toute la politique du gouvernement et qui n\u2019a réussi à enthousiasmer personne, pas même les conservateurs, ceux-ci se contentant d\u2019applaudir et là, sans trop d\u2019énergie, certains passages un peu plus vigoureux que le reste du discours de leur chef.Reprenant, l\u2019un après l\u2019autre, les points qu\u2019avait soulevés M.Bracken, M.King a pu défier ses adversaires, qui nont même pas tenté de souffler mot, de lui nommer un pays au monde, rien qu\u2019un, dont la situation, dans n\u2019importe quel domaine, pourrait même se comparer à ce que l\u2019on trouve aujourd\u2019hui au Canada.\"Les représentants de toutes les contrées de la terre, a dit le premier ministre, et Je ne fais aucune exception, ne cessent pas de nous dire,- à propos de tout et rien, qu\u2019ils désireraient bien que chez eux ce soit comme chez nous.Je ne crains pas de l'affirmer, après tout ce que j\u2019ai entendu depuis deux ans, il n\u2019est pas une nation qui Jouisse actuellement d\u2019une aussi bonne réputation et d\u2019un aussi grand prestige que la nôtre\".Et M.King a poursuivi : \u201cMon honorable ami a parlé chômage ; qu'il désigne donc un seul pays qui, toutes proportions gardées, emploie autant d\u2019homme que l\u2019industrie canadienne en emploie.Où est-il le pays qui ait au moins de différends industriels, moins de grèves que nous en avons eus ?H a critiqué notre politique de rapatriement.Pourtant, ce que nous avons accompli dans ce domaine, nous a mérité à part la Joie de l\u2019inïmense majorité de nos combattants qui sont de retour dans leurs foyers, des éloges de toutes les grandes capitales du monde.Il a eu des ihots durs et injustes pour notre crise du logement.Quel pays, Je le de-\"-'a-'de encore à mon honorable ami.dispose de plus de moisops nue nos Canadiens en ont compte tenu de leur nombre ?L\u2019honorable leader de l\u2019opposition n\u2019est pas satisfait de la production agricole du Canada.et * H répète qy'- i * V disons pas( .\t- r»Vt ca, que nous n\u2019en exportons pas assez aux millions d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants, qui ont faim dans le monde.Mais qu\u2019il le nomme donc le pays, le seul pays, qui ait produit plus de vivres que le Canada, qui en ait exporté davantage, qui ait, plus que nous, contribué à alléger les souffrances et les privations des peuples ruinés par la guerre ?B en à eu aussi contre ce qui reste des contrôles que nous avons jugé bon d\u2019établir durant les hostilités.Je reconnaîtrai que nous avons énergiquement combattu l\u2019inflation, que nous l\u2019avons combattue avec plus de succès que n\u2019importe lequel de nos alliés ou de nos ennemis, mais Je n\u2019admettrai Jamais, ce que prétend mon honorable ami, que notre gouvernement du temps de guerre, que notre gouvernement de la période de la conversion et de la reconstruction ont failli à leur tâche, qui était de nous donner la victol-toire d\u2019abord, de nous donner ensuite la paix tous les avantages qu\u2019elle comporte.Où serait le Canada aujourd\u2019hui si nous n\u2019avions pas suivi la politique que nous avons suivie ?L\u2019honorable chef de l\u2019opposition officielle se l\u2019est-il déjà demandé ?La chose est possible mais qu\u2019il me permette, apres l\u2019avoir entendu, d\u2019en douter\u201d.Et ce n\u2019est pas un hasard Et tout celà, a dit encore M.King, n\u2019est pas le fait d\u2019un hasard, d\u2019une chance.Le sort que connaît le Canada et qu\u2019on lui envie à juste titre, notre pays le doit au fait que, longtemps à l\u2019avance, une administration libérale, celle de mes collègues, de mes partisans et la mienne, le préparait avec le plus grand soin.Nous avons su prévoir puis nous avons su agir quand le temps est venu de le faire.Nonvelles constructions et nonvenux commerces à Amos Si l\u2019on en Juge par l\u2019activité qui règne dans notre centre commercial l\u2019heure a sonné pour plusieurs de nos concitoyens de mettre à exécution les nombreux projets qu\u2019ils ont formé dans le silence et le recueillement pendant la durée de la guerre et es premiers mois de l\u2019après-guerre.En effet de nouveaux magasins et de nouveaux établissements commerciaux vont surgir en notre ville et augmenter le chiffre d\u2019affaires de notre mon-commercial.Dumont 4c Frères Au deuxième étage de la Pharmacie Dumont, dans l\u2019immeuble de M.le shérif J.Ulr c Dumont, MM.Jacque?et* Florent Dumont sont à aménagei un magasin de meubles, ca- foumit à notre population les quelques heures de détente saine honnête qu ils trouvent à l\u2019audition de nos émissions sportives.En outre d\u2019être une aide précieuse à la vie sportive de nos centres ruraux, la radio procure en hiver comme en été à des milliers d\u2019auditeurs aux écoutes, l\u2019occasion de réaliser que les inventions mo-Jdeaux, radios et autres artic'es demes suppriment les distances et savent parfois créer l\u2019atmosphère mème genre qui ouvrira ses des villes même dans les coins les plus reculés de la civilisation con- jj*)r*,es c*ans cours m0-s temporal™.\tdttVrl1' Joseph Duguay\t1 (suite à la page 2) Pmg» 2 LA GAZETTE DU NORD Vendredi, 22 mars 1946 L'URBANISME ET LE BIEN-ETRE DE L'ENFANCE Causerie du R.P.Bonaveniure Péloquin,\tle 20 février 1946 (suite de la semaine dernière) C\u2019est enfin l'art de polir ; parce que l\u2019éducation n\u2019est pas seulement pour l\u2019homme, un besoin, une condition d\u2019existence ; elle est encore un aimable ornement; elle doit donc adoucir, orner, embellir la nature.En fait, quand elle est bien comprise, elle polit l\u2019esprit, le caractère, les moeurs, la vertu même.En somme, par le travail de l\u2019éducation, il s\u2019agit donc : D\u2014De former l'homme, l\u2019homme avec ses facultés générales et sps qualités individuelles, tel que la société et la religion le demandent, l\u2019homme de raison, de jugement et de goût, l\u2019homme de coeur, l\u2019homme d\u2019imagination réglée, l\u2019homme de volonté ferme et droit, l\u2019homme tel que Dieu l\u2019a fait et que Jésus-Christ la régénéré, l\u2019homme de fol et de conscience, l\u2019homme aussi de son siècle et de son pays, au vrai sens de ces deux mots.\"Ce n\u2019est que par ses fils qû\u2019un peuple peut renaître ! \"Tu ne refondras pas ton coeur ni tes cerveaux, \"Mais ces petits enfants, si l\u2019on veut, peuvent être \"Des hommes plus heureux, des canadiens nouveaux.\u2019\u2019 (La Chanson de l\u2019enfant) 2)\u2014De former l\u2019élu et l\u2019héritier du ciel.Jobert, dans un recueil de pensées délicates et lumineuses, a écrit : \u201cEn élevant l\u2019enfant, songez à sa vieillesse\".Ce n\u2019est pas assez dire : \u201cEn élevant l\u2019enfant, songez à son éternité\".la première \u2014 l\u2019éducation \u2014 nous rend agréables à Dieu, utiles aux hommes, heureux nous-mêmes par la santé, la paix de la conscience, la satisfaction du devoir accompli, en même temps qu\u2019elle nous assure, ou presque, une bienheureuse éternité ! Mais pardonnez cette digression .Fondamentalement, disions-nous, les connaissances et les vertus que procurent l\u2019instruction et l\u2019éducation sont partout les même.Mais qui ne niera que, en fait, l\u2019ensemble de ces connaissances et perfec 11 o n s change, et doit quasi nécessairement changer d\u2019aspect avec le milieu où l\u2019on vit, et varie d\u2019intensité avec la gravité des fonctions que l\u2019on est appelé à remplir .Autres, en effet, sont et doivent être les connaissances du citadin et du professionnel ; autres peuvent être les connaissances du rural et du manoeuvre.Autres, également, doivent être le respect de la justice et la délicatesse de conscience chez le juge et chez le prêtre ; autres peuvent être, avec moins d\u2019inconvénient du moins, ce respect et cette délicatesse chez l'industriel, chez le contracteur, par exemple.Oh ! loin de moi la pensée d\u2019octroyer ici à ces derniers des permis d\u2019extrême largeur de vue et de rudesse de procédés.Mais enfin, si leurs clients s\u2019en sont pas satisfaits, ils peuvent toujours s\u2019adresser ailleurs, sans plus d\u2019offense et (Bethléem.\u2014Cathéchisme ; d\u2019inconvénient.Vous me com-de l\u2019Education) | prenez, je suppose?.Cela Est-il bien nécessaire, après suffit !.cela, de rappeler que l\u2019éduca- ! O votre noble ville d\u2019Amos ! tlon l'emporte infiniment sur'comme elle diffère à mes yeux l\u2019instruction ?.\tde ses consoeurs : Val d\u2019Or, Cette dernière, en effet, peut Rouyn, Noranda.etc !\tMais bien nous rendre la vie facile, n\u2019est-ce pas le double chef-lieu voire même agréable jusqu\u2019à un de tout notre district abitibien ?certain point ; mais elle ne sau- j N\u2019est-ce pas ici, en effet, que ralt faire davantage.Tandis que l\u2019on vient de toutes parts cher- ^ \"O! cOXEZFOJto SI VOUS SOUFFREZ OC: FAIBIESSC, COURMTURES, NERVOSITE, EPUISEMENT, FATIOUE NAIITUEllE, MANIUE \u2022'APPETIT.IM4 ir-WMt MONTHM \u2022 cher ses permis, et faire enregistrer ses actes qui vaudront au double for ?N\u2019est-ce pas également ici que l\u2019on vient quotidiennement pour la solution de ses différents en justice ?pour l\u2019appaisement des querelles familiales, paroissiales ?de même que pour les réconciliations matrimoniales, à moins que ce ne soit pour l\u2019autorisation momentanée des séparations de corps et de biens : tout peut arriver dans ce bas monde.O chers citoyens d\u2019Amos, que J\u2019estime et que je vénère, vous êtes donc appelés de par la Providence à enseigner, à instruire, à conduire, à édifier, à sauver, quoi ! Avez-vous toujours été, êtes-vous toujours encore, serez vous toujours à la hauteur de cette très nobles situation où le bon Dieu vous a placés ?Permettez que je vous pose cette très grave question ce soir.Oui, en tous domaines : morale, juridique, scientifique, artistique, et disons-le aussi, urbanistique, tous ceux qui, pour un motif ou un autre, viennent à vous, devraient s'en retirer plus instruit, plus édifiés, meilleurs.Comme saint Paul vous devez toujours vous dire : De-bitores sumus graecis et barba-ris : nous nous devons aux savants comme aux ignorants !.* * * Nous avons défini l\u2019Urbanisme \u201cl\u2019art scientifique de l\u2019aménagement des agglémorations urbaines, dans le but d\u2019en rendre aux habitants le séjour salubre, agréable et utile à tous points de vue\".Ces derniers mots sont lourds de sens, et couvrent à peu près tout le terrain.Un ancien a dit : \u201cPromo vi-vere, postea philosophare : Ce qui importe d'abord, c\u2019est de vivre, après cela on peut songer à autre chose\u201d .En un sens \u2014 et, peut-on dire, en tous les sens \u2014 c\u2019est vrai ; qu\u2019il s\u2019agisse de la vie physique, de la vie intellectuelle, de la vie morale, surtout de la vie surnaturelle que peut-on tenter, en effet, de fructueux en chacun de ces domaines, si d\u2019abord on ne possède la vie qui lui est propre ?.Mais cette fois c\u2019est l\u2019Esprit Saint qui l\u2019a dit : Un âne vivant vaut mieux qu\u2019un lion mort !\" Or, nous le savons tous : la première condition du maintien de la santé, c\u2019est la salubrité du local et du milieu environnant.La salubrité, mais n\u2019est-ce pas l\u2019un des premiers, le tout premier but de l\u2019urbanisme ?Oui, nous l\u2019avons dit : \"l\u2019aménagement des agglomérations urbaines, dans le but d\u2019en rendre aux habitants le séjour salubre, etc.Mais de quelles façons ?par quels procédés ?.Par un ensemble de prescriptions, dont l\u2019observance rigide, assurera à tous, des résidences saines, suffisamment spacieuses, bien éclairées et ensoleillées, de façon à prévenir l\u2019entrée du médecin : là où le soleil entre, le médecin n\u2019entre pas, dit-on.Vos rues devraient être assez larges et les maisons qui les bordent assez distantes les unes des autres, pour que le soleil y pénètre toute l\u2019année de trois côtés ; et deux mois l\u2019année, par les quatre côtés.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi.Est-ce Dieu qui nous ménage si parcimonieusement l\u2019espace sur la sphère que nous habitons ?L\u2019eau, l\u2019air, l\u2019espace, la lumière, ces quatre éléments si nécessaires à la vie, mais ne les a-t-il pas au contraire répartis à profusion ?.Sachons donc prévoir et disposer toutes cHoses de façon que personne n'en soit privé.(à suivre) i Nouvelles constructions.(suite de la 1ère page) William Moigher., Mercerie M.William Moigher, commis pendant plusieurs années au magasin variété a loué l\u2019ancien local de a Commission des Liqueurs en l\u2019édifice Paradis, qui loge déjà la Banque Canadienne de Commerce et les bureaux de la centrale téléphonique Northern Telephone, pour y installer un magasin de mercerie pour hommes et de lingerie pour dames.Boulangerie Guyon reconstruite La boulangerie de M.Henry Guyon, rasée par les flammes le 18 septembre dernier est maintenant reconstruite et constitue l\u2019établissement le plus moderne du genre dans tout le nord ouest du Québec.Au rez-de-chaussée, on y trouve un magasin réservé à la pâtisserie et au premier étage, cet edifice de 39 pieds par 80 comprendra une salle publique pour assemblées et réunions de toutes sortes.Le sous-sol comprendra une piste pour le patinage à roulettes.Nouvelle boulangerie Une autre boulangerie est aussi en construction du côté ouest de l\u2019Harricana presque en face de l\u2019usine de l\u2019aqueduc municipal M.Aimé Gingras s\u2019y installera sous peu, alors que M.Gérard Lacroix repiendra ses activités de boulanger au local qu\u2019il avait loué à M.Gin-gras, à l\u2019arrière du Café Radio.Buanderie Depuis de nombreuses années, on parle d'ériger en notre ville une buanderie répondant à la demande toujours croissante d\u2019urie clientèle désireuse de confier sa lessive à un établissement du genre.Or M.Gérard Tremblay, propriétaire d\u2019Amos Valet Service a pris l'initiative de doter notre ville d\u2019une buanderie douée de l\u2019équipement le plus moderne qui soit.C\u2019est tout près de sa demeure, dans un lot vacant situé sur la rue Principale du côté sud de la voie ferrée du Canadien National que M.Tremblay commencera sous peu la construction d'une bâtisse de 40 pieds par 80 qui abritera et sa buanderie et son atelier de pressage et de nettoyage si bien et si avantageusement connu sous le nom d\u2019Amos Valet Service.Améliorations et embellissements Ceux qui ne construisent pas améliorent leurs locaux.C\u2019est ainsi que M.le docteur Florent Bacon a fait repeindre à neuf la boutique de son locataire M.Paul Gendron maître-barbier.Tout émaillé de blanc et relevé de lampes fluorescentes, ce sa Ion de barbier peut maintenant subir avantageusement toute comparaison avec les établissements du même genre de nos grandes villes.MM.Ls-Georges et Jean-Claude Cossette qui continuent le commerce de mercerie de leur père, M.P.-X.Cossette, ont mis la dernière main aux grands travaux d\u2019embellissement de leur maison de commerce en faisant installer sur toute la façade de leur magasin, une magnifique enseigne en métal chromé qui s\u2019y détache en haut-relief: P.X.COSSETTE & FILS.\"ACHETEZ DES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE\" M.D.C.COLEMAN, président du Pacifique Canadien STVfatf THoHtnécd 2; heures involées quotidiennes de Vol d'Or.dans un luxueux avion de voyageurs.jusqu'à l'aéroport de Montréal.MONTRCAL Tramporf d» marcàoadàot et service d'express Pour rraiigaiimiiti \u2014 téléphonez à Val d\u2019Or 161 GRAY ROCKS INN Ltd.NOUS ATRURS (à suivre) Vendredi, 22 mars 1946\t.\tPa0« 3 LA GAZETTE DU NORD Entre Canadiens tie bonne volonté Le rôle de létal en éducation physique PAR EUGENE L\u2019HEUREUX L\u2019éducation est l\u2019art de développer les facultés intellectuelles, morales et physiques de l\u2019enfant.Il y a donc l\u2019éducation intellectuelle (ou instruction), l\u2019éducation religieuse et morale, puis l\u2019éducation physique.C\u2019est d\u2019éducation physique que Je veux causer aujourd\u2019hui en relation avec le projet provincial de service administratif pour aider la jeunesse.Plus synthétique que l\u2019esprit anglo-saxon, l\u2019esprit français attribue à l\u2019expression \u201céducation physique\" un sens beaucoup plus ministratif.Mais il a l\u2019obligation de concevoir une politique d\u2019éducation physique, en collaboration avec le Conseil d\u2019instruction publique et, probablement aussi, avec le Gouvernement fédéral, le premier pour exercer une haute direction morale qui s'impose en ce domaine, et le second pour payer dans Québec comme dans les autres provinces une part du coût de l\u2019éducation physique.Mauvais éducateur sur toute la ligne \u2014 du moins au stade peu avancé où nous sommes rendus de notre éducation civique étendu que l\u2019esprit anglais aux i démocratique \u2014 l\u2019Etat au mots \"physical education\u201d.Celui-ci ne comprend que les exercices physiques ou la culture physique, alors que l\u2019éducation physique, en français, comprend l\u2019hygiène et la récréation en plus des dits exercices physiques.Du moins, c'est la classification adoptée par des hygiénistes qui me semblent connaître leur affaire.Maintenant que nous nous sommes donné la peine d\u2019améliorer la race de nos chevaux, de nos vaches, de nos volailles, de nos renards, etc., le temps doit être venu d\u2019améliorer la race humaine, richesse nationale infiniment plus importante que toutes les autres.Au reste, la race humaine, c\u2019est plus qu\u2019une richesse nationale, puisque c\u2019est nous-mêmes : vous, moi et tous nos concitoyens.A la vérité, c\u2019est inconcevable que l\u2019on n\u2019apprécie pas davantage.en cette province, la valeur individuelle, familiale et sociale de la santé.Tous les peuples qui ont voulu améliorer la santé de leur jeunesse ont adopté une politique d\u2019éducation physique.Il est impossible que nous ayons raison, dans notre indifférence à cet égard, contre toutes les autres nations.Loin de moi la prétention qu\u2019il ne se fasse aucune éducation physique chez nous.Je comprends le sentiment de ceux qui m'écrivent pour me signaler telle et telle oeuvres bien méritoires.Mais il n\u2019en reste pas moins vrai que ce sont là des initiatives isolées, beaucoup trop rares, toujours limitées dans leurs ressources.Avec des moyens aussi Insuffisants, dix siècles ne suffiraient pas à corriger ce qui doit être corrigé dans l\u2019état physique de notre race.Avons-nous les moyens d\u2019attendre aussi longtemps ?Je ne crois pas.Il nous faut absolument une politique d\u2019éducation physique.Si nous ne savons pas en concevoir une, puis la réaliser avec entrain, la jeunesse nous reprochera très amèrement, demain, rait tort de vouloir garder pour lui seul la direction de l\u2019éducation physique.Aussi longtemps que nous n\u2019aurons pas amélioré nos moeurs politiques par un concours plus sincère et plus courageux de nos élites \u2014 même celles qui font la leçon aux autres \u2014 l\u2019Etat sera indigne d'entreprendre certaines oeuvres qu\u2019il pourrait accomplir mieux que toute autre institution, dans un pays de moeurs politiques plus conformes au véritable idéal démocratique et aux exigences de tout progrès.Pour le moment et peut-être toujours, le Gouvernement doit surtout se constituer le Mécène officiel, clairvoyant et généreux, en éducation physique aussi bien que dans tous les autres secteurs de l\u2019éducation.Non pas un Mécène qui distribue des octrois, quand il ne peut se débarrasser autrement des solliciteurs \u2014 durant une campagne électorale, par exemple \u2014 mais un Mécène qui trace d'avance des plans rationnels et pratiques, qui suscite des initiatives sérieuses partout où c\u2019est possible et qui aide financièrement les hommes et les femmes d\u2019oeuvres dans l\u2019édification et l\u2019administration des centres d\u2019éducation physique.Et, pour prévenir les ravages de l\u2019électoralisme, il devra adopter une formule scientifique un peu semblable à celle des subsides offerts aux Provinces dans les Propositions soumises par le Gouvernement fédéral à la Conférence fédérale-provinciale.(Les articles de cette rubrique sont publiés sous la responsabilité morale de l'Opinion libre, service de rédaction dirigé par Eugène L\u2019Heureux, 55, Avenue de Salaberry, Québec).DE RETOUR PARMI NOUS Enrôlé dans l'aviation canadienne depuis plus de quatre ans, M.Roger Montambault, cantonné sur la côte du Pacl- Confédération des Amicales des Anciens élèves des Frères de l'Instruction Chrétienne Réunis en assemblée plénière, le dimanche, 10 mars 1946, les membres de l\u2019Exécutif de la Confédération des Amicales des anciens élèves des frères de l\u2019Instruction Chrétienne, sur proposition de Me Joseph Lafond, avocat, dûment appuyée par M.Rosario Marcotte ont ratifié les résolutions suivantes prises à l\u2019urtanimité, à l\u2019issue de la dite assemblée.A\u2014ATTENDU QUE: le sort des jeunes et celui des écoles, au point de vue religieux, moral, intellectuel, et social, intéressent nos amicalistes comme chrétiens et comme père de famille, B\u2014ATTENDU QUE : l\u2019organisation des écoles publiques de cette province et l\u2019usage des argents destinés à l\u2019instruction intéressent nos amicalistes en qualité de citoyens et de contribuables, C\u2014ATTENDU QUE : la question de la jeunesse et celle du système scolaire ont reçu une nouvelle actualité à l\u2019occasion de la présentation et de la discussion du bill 18, D\u2014ATTENDU QUE : les amendements annoncés semblent inviter les citoyens à présenter leur vue avant l\u2019adoption définitive du bill.DECLARONS : 1\u2014\tAdhésion entière au manifeste des Jeunesses Catholiques, publié le 4 mars 1946.2\u2014\tPrières instantes au Gouvernement d\u2019amender la loi de l\u2019Instruction Publique de façon à donner suite aux projets présentés par le Comité de l\u2019Instruction Publique, en particulier le projet de coordination de l\u2019enseignement primaire, de l\u2019enseignement spécialisé, de l\u2019enseignement agricole et des centres d\u2019apprentissage, par la création au Département de l\u2019Instruction Publique, des services demandés par le Conseil de l\u2019Instruction Publique.3\u2014\tQue copies de ces résolutions soient transmises : a> à l\u2019Honorable Premier Ministre de la Province, b» à l\u2019Honorable Secrétaire provincial, c) à l\u2019Honorable Adélard God-bout, chef de l\u2019opposition, dt au Conseil de l\u2019Instruction Publique, e) à M.André Laurendeau, chef du B.P.C., f» à M.René Chaloult, g) aux Journaux de la province.J.-E.BEAUDOIN.Un contrat qui conservera à nos produits le marché britannique Un nouveau contrat que le gouvernement canadien signera dès cette semaine avec la Grande-Bretagne et dont l\u2019on connaîtra probablement les diverses clauses dans quelques jours garantirait, pour une période de trois à cinq ans, l\u2019accès du marché britannique à nos produits agricoles.Les fermiers canadiens peuvent s\u2019attendre de plus qu\u2019ils obtiendront de meilleurs prix que durant la guerre pour les bestiaux et les autres produits de la ferme.C\u2019est ce qu\u2019a révélé ce soir, à la Chambre des Communes, l\u2019hon.J.G.Gardiner, ministre de l\u2019Agriculture, en défendant contre les attaques de l\u2019opposition la politique agricole du gouvernement et en donnant eer-taines précisions sur le voyage de plusieurs semaines qu\u2019il a effectué, il y a déjà quelque temps, dans» plusieurs des pays dévastés de l\u2019ouest de l\u2019Europe.Le ministre de l\u2019agriculture a dévoilé, en outre, que les con- Aux sucres en avion Clôture de la Neuvaine à Saint Joseph Mardi le 19 mars une foule considérable de fidèles s\u2019est rendue à la cathédrale à 8.00 a.m.Tiraillés sans doute par le rationnement du sucre, trois citoyens d\u2019Amos ont décidé subito presto d\u2019aller manger du sucre d\u2019érable, du vrai sucre celui-là, et dans le plus bref délai possible.Voilà comment il se fait que MM.Jean-Paul Lalonde, Louis-Georges Cossette et Hector Ar-cand, sont partis vendredi soir en automobile pour se rendre à Val d\u2019Or où dès samedi ils ont pris l\u2019avion qui les a conduits à Dorval.De là ils ont sauté dans le convoi du Canadien Pacifique et quelques minutes plus tard ils étaient à l\u2019érablière que M.T.A.Lalonde d\u2019Amos, possède à sa ferme de nie Perrot.Une fols de plus on se rend compte que pour les gens de l\u2019Abitibi, les distances sont faites pour être franchies et encore.en vitesse, s\u2019il vous-plait ! M.le docteur Avlla Sylvestre en deuil de m soeur .eu« uc.imut\tV assister à la clôture de la et avec raison, nos tâtonnements Jquc est reV®nuMa la\tNeuvaine à st Joseph dont les et notre incurie.\tses Parents ct Madame eBercjces ont été suivis avec les J.Emile Montambault, apres régularité édifiante de la part de avoir reçu son licenciement.toute notre population.Tous Peu importe que le gouverne- Nous lui souhaitons la bien- ieose à l'anémie, au rhumatisme, aux éruptions de la peau et à des détériorations physiques qui Cur-luisent à une vieillesse précoce Tous connaissent aussi la malndi-i du Caisson chez les ouvriers travaillant à l'air comprimé.Me j la science, aujourd'hui, a trouvé des moyens de protection susceptibles de réduire au minimum les cas de maladies duos à l'occupation.Ces moyens de prelection sont à la disposition de l'industrie et des travailleurs qui \u2022 eulent et qui devraient les utili scr.La surveillance et l'amélioration des conditions hygiénique dos différents établissement de la province en ce domaine relève de la division d\u2019hygiène industrielle du ministère provincial de la Santé et du Bien-Etre social que dirige l'honorable Dr J.-H.-A.Paquette.m.d.SOUS Dans une conférence qu\u2019il a faite dernièrement aux membres de l\u2019Association de l\u2019amélioration des récoltes à Toronto, le Dr W.C.Hopper, Economiste agricole principal du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture, a rappelé que l\u2019homme primitif passait la plus grande partie de son temps à chercher sa nourriture et à se défendre contre ses ennemis.La roue, le collier du cheval, la moissonneuse et la moissonneuse-lieuse représentent de grands progrès dans la production des vivres, mais ces progrès n\u2019ont été réalisés qu\u2019au bout de plusieurs siècles.Au cours des quarante ou cinquante dernières années d\u2019immenses améliorations ont été accomplies dans les procédés techniques de la production dans les pays les plus civilisés, et cependant, en dépit de ces améliorations, on estime que, même en des temps normaux, Il y a plus d\u2019un milliard d\u2019êtres humains, c\u2019est-à-dire les deux-tiers de la population du monde, qui n\u2019ont pas suffisamment de nourriture pour maintenir leur santé ou leur vigueur.Les trois-quarts environ de la population du monde sont des cultivateurs et un bon nombre d\u2019entre-eux emploient encore les instruments les plus primitifs de production et de vente.Tous ceux qui ont fait une étude des conditions mondiales estiment que si l'on pouvait appliquer la science et la techni-cologie moderne aux ressources du monde il serait possible de donner à tous les membres de la famille humaine, qui compte environ deux milliards d\u2019âmes, une quantité suffisante de vivres et de vêtements pour leurs besoins ainsi que des logements.C'est là la grande tâche qui a été confiée à l\u2019organisation des vivres et de l\u2019agriculture des nations unies, désignée par les lettres OVA.Sir John Boyd Orr, investigateur et pionnier en nutrition de réputation internationale, qui a été nommé directeur général de l'OVA, a déclaré à la Conférence de Québec qu\u2019il faut de toute nécessité que l\u2019OVA réussisse, car l\u2019univers passe maintenant par la pérlod' la plus critique de l\u2019histoire de la civilisation.Il faudra naturellement bien des années pour que l\u2019OVA accomplisse ses objectifs a déclaré le Dr Hopper, mais le sommet vers lequel elle s\u2019achemine est éclairé par une vive lumière.El- \"La santé des dents\" Réponse à de fréquentes questions Q.\t\u2014 Est-il recommandable d\u2019employer des dentifrices qui blanchissent les dents ?R.\t\u2014 Les dentifrices qui blanchissent particulièrement les dents ne doivent être employés que sur avis du dentiste et seulement après en avoir sérieusement discuté avec lui.En règle générale, tout a-gent chimique, \u2014 et ce dentifrice spécial en contient un certainement, \u2014 qui blanchit très vite 1 é-mail des dents humaines n\u2019y parvient qu\u2019en oxydant ou en décalcifiant tout le corps de la dent elle-même.Il y a lieu de s\u2019assurei, dans le choix d\u2019un dentifrice, qu i' aide réellement à détacher les débris de nourriture demeurés en tre les dents, qu\u2019il ait la qualité voulue de dissoudre ou d\u2019enlevo;-les particules ou les petites tache.-qui existent sur la surface de l\u2019émail des dents, mais il n\u2019est pas moins nécessaire d\u2019être bien certain que ce dentifrice n\u2019attaque pas l\u2019émail lui-même.LA LIGUE D\u2019HYGIENE DENTAIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC.INC.\u2014 1426, rue Amherst, Montréal 24, sera heureuse de répondre, sans frais, par lettre personnelle à toutes les questions qui lui seront posées relatives à cet article, et généralement dentaires.sisse, parce qu\u2019elle représente la vie et non la destruction, la sécurité et non la crainte, le bonheur et non la misère, la paix et non la guerre ; le courage, la sincérité, la hardiesse dans l\u2019action et l\u2019union des efforts des gouvernements et des peuples lui permettront d\u2019atteindre son but.Il s\u2019est fait plus de progrès au cours du dernier demi-siècle que dans les vingt siècles précédents, et ces progrès sont dûs principalement à la science.La science ne peut être mise en bouteilles, mais si elle n\u2019est pas dirigée pour servir l\u2019Intérêt de l\u2019humanité elle peut se dérégler et provoquer une destruction inconcevable.Partout dans le monde entier les Investigateurs scientifiques Insistent pour l\u2019amélioration des relations entre les hommes, par la confiance et la bonne entente mutuelle entre les individus et les nations, afin que la civilisation ne soit pas détruite par les mêmes instruments que ces investigateurs ont créés.1875/ 4 Générations de femmes nerveuses/ ont su faire disparaîtra facilement la FAIBLESSE m* i* w fJf t FAIBLESSE, / ! PALEUR, | \\IRRÉGULARITÉ,\tTROUBLES I \\ NERVOSITÉ, j 'tfL\\ FÉMININS, ; \\ FAIHLFSSF k SYMPTÔMES \u2022 OUCONSE- \u2022 to ^ QUENCES DE \\\t] L\u2019ANÉMIE \\j945 kfl î O N IFIE Z VOUS EN RHENAN' i { |! * * Vient de paraître FABLES DE MON JARDIN lesquelles il entretient des relations.A l\u2019une ce sera de l\u2019amour et de la mésestime, à l\u2019autre de la considération pour sa haute intelligence et du mépris pour l\u2019affection profonde qu'elle lui a vouée, à une troisième des conseils.Les réactions violentes que ses actes allumeront dans le coeur de ces jeunes filles ne sont pour lui que des réflexes qu\u2019il cataloguera et numérotera consciencieusement.L\u2019auteur Henry de Montherlant est un analyste troublant des choses sexuelles et il met à nu les plus profonds secrets du coeur humain avec une stupéfiante habileté de chirurgien.Le cycle des \"Jeunes Filles\" s\u2019adresse, cependant, à des esprits formés et ne doit pas être mis entre toutes les mains.Un volume de 208 pages publiés par Les Editions Variétés dans la série \"Les Jeunes Filles\".Par Georges Duhamel de l\u2019Académie Française Voici un des plus importants ouvrages de Georges Duhamel de l\u2019Académie Française offerte au public par Les Editions Variétés.Oeuvre pure et fraiche, cet essai littéraire est né du plus vif désir qui puisse animer le coeur d\u2019un * écrivain : celui de sauver par une fable la fragilité de ce qu\u2019il sent de meilleur en lui.Il répand alors des fleurs dans les jardins terrestres : jardins rustiques, Jardins bourgeois, jardins familiaux.C\u2019est là que la vie offre à l'homme la revanche parmi ses imperfections, une patrie idéale dans la complexité des désirs et des intérêts, la beauté en exil dans le champ des laideurs.\"Quand je n\u2019avais pas de jardin, je regardais fleurir les fables dans les bosquets du Luxembourg.Un très petit jardin suffit à l\u2019amateur fervent pour y cultiver les fables.J\u2019en ferai pousser dans un pot sur le bord de ma fenêtre.\u201d Avec une grande variété de ton qui fait alterner les pages émouvantes et captivantes, l\u2019auteur trouve et donne un refuge au désespoir.Voilà un livre qui nous fait pénétrer intimement dans l\u2019humanisme de Duhamel, un ouvrage que tous liront et reliront sans se lasser.Un livre de 168 pages publié par Les Editions Variétés.Prix: $1.00, par la poste, $1.10.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.* * * Un roman troublant PITIE POUR LES FEMMES Par Henry de Montherlant Avec l\u2019effroi inconscient du visiteur Indiscret qui s\u2019apprête à soulever la tenture de la garde-robe de Barbe-Bleue, le lecteur est attiré par Henry de Montherlant vers cette série de quatre romans, publiée par Les Editions Variétés, dont le premier tome Les jeunes filles est récemment paru et dont Pitié pour les femmes est la suite.Ce roman saisissant contient les plus pénétrantes, les plus perverses observations sur la vie et l\u2019amour.Pierre Costals, le personnage central est un mythe : un monstre d'égoïsme qui.ne connaît de loi que celles de son désir et de son plaisir.Le flot des passions féminines qu\u2019il s\u2019attire ne l\u2019atteint pas, tel le roc insensible aux vagues caressantes ou furieuses.L\u2019important pour Costal consiste dans ce qu\u2019il donne à l'une ou l\u2019autre des Jeunes Ailes avec Prix : $1.25, par la poste, $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.* * * Un roman émouvant ANNEES D\u2019ESPERANCE Par Jacques de Lacretelle de l\u2019Académie Française La série \"Les Hauts Ponts\", suite de quatre romans publiés par Les Editions Variétés, dont les deux premiers tomes intitulés Sabine et Les fiançailles sont récemment parus, se continue par la présentation de Années d\u2019espérance.Les amours malheureuses de Lise Darembert avec Jean de la Fontange avalent conduit la jeune fille à s\u2019éloigner des \"Hauts Ponts\".Après une absence de plusieurs mois, elle réussit à revenir dans le village voisin des \"Hauts Ponts\".Elle a avec elle un enfant qu'elle dit être celui de parents habitant l\u2019étranger.Bien peu se laissent prendre à ce mensonge ; aussi Lise vit-elle dans l\u2019isolement et l\u2019enfant, tout jeune déjà, a le sentiment d'être tenu à l\u2019écart.Ce fils, Alexis, après avoir reçu des leçons d\u2019un voislrf, est mis en pension à Paris dans une institution libre.Il y travaille mal : il est doux, rêveur, \"refusant de voir ce qu\u2019il ne veut pas\".On conseille à Lise* de retirer du lycée ce petit déraciné.Elle revient avec lui dans sa Vendée natale et s'efforce d\u2019inspirer à son fils son propre attachement pour le domaine des \"Hauts Ponts\" : \"Il faut que tu l\u2019aimes\u201d, lui dit-elle, \"comme si tu y avals vraiment passé ton enfance.\" Mis au collège de la ville voisine, Alexis se sent toujours désespérément seul.Plus tard, Alexis, ayant échoué aux examens de l'Ecole Militaire, revient près de sa mère.C\u2019est maintenant un Jeune homme ; il a besoin de tendresse et il continue à \"déformer les choses pour bien les voir\".Lise Darembert qui toujours s\u2019acharne à voir en lui le futur propriétaire réintégrés dans Les Hauts Ponts sera-t-elle encore déçue ?Les personnages de ce pathétique roman sont à la limite douloureuse entre un royaume idéal et les terres où le reste de l\u2019humanité vit tout bonnement sçlon l\u2019ordre de la mère nature.Un volume de 244 pages publié par Les Editions Variétés dans la série \"Les Hauts Ponts\u201d.Prix : $1.25, par la poste, $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue SUnley, Montréal, Canada. Page 8 LA GAZETTE OU NORD Vendredi, 22 mars 1946 EN ABITIBI COMME AILLEURS LE THERMOMETRE MONTE En 1912, alors qu'il était élève au Séminaire de Nicolet, Jean Narrache s\u2019appelait Emile Coderre et publiait chaque semaine, à un seul exemplaire écrit de sa main, un journal qui s\u2019appelait \u2018\u2018LE MERCREDI\u201d .Déjà humoriste, le futur auteur des \u2018\u2018Signes sur le Sable\u201d et de \"Quand j\u2019parle tout seul\u201d rédigeait comme suit le bulletin météréo logique de son hebdomadaire : \u2018\u2018Hier beau et froid\u201d ou \"nuageux et pluvieux\u201d selon le cas.Dans l\u2019imposaibllité de prédire une semaine à l\u2019avance la température que nous ourons, nous sommes évidemment obligés de parler de celle que nous avons eu et que nous avons encore.A nos facteurs de l'Abitibi, nous n\u2019apprendrons sûrement rien.Cependant nos lecteurs répandus dans la vallée du St-Laurent, dans la Nouvelle-Angleterre et même dans les missions de l\u2019Extrême Orient et de l\u2019Afrique centrale, comme de l\u2019Amérique du Sud apprendront sûrement avec un vif intérêt que le thermomètre qui monte dans tou- , tes les villes de l\u2019est du Cana-! da est aussi à la hausse à deux [cents milles de la Baie James.Le peu de neige que nous avons eu cet hiver fond \"à vue d\u2019oeil\" sous les rayons d\u2019un soleil qui nous a restitué en toilettes claires du printemps nos élégantes encore emmitoufTlées dans leurs fourrures il y a à peine huit jours.Patineurs et skieurs ont remisé leurs gréments d\u2019hiver et dimanche après-midi les trottoirs de la 1ère Avenue débordaient de jouvenceaux et jouvencelles légèrement vêtus.Nombreux étaient les jeunes gens se promenant sans paletot, en habit d\u2019été.Toutefois l\u2019Har-ricana garde encore sa couche de glace mais bien imprudent serait celui qui tenterait l\u2019aventure de la traverser en suivant les pistes de raccourcis qui l\u2019ont sillonnée tout l\u2019hiver.Et voici pour la température actuelle en Abitibi, en attendant les chutes de neige et les giboulées de \"l\u2019hiver des corneilles\u201d qui nous arrive d\u2019ordinaire avec le poisson d\u2019avril.A qdk Tumau qqand le mariage Uea\u2019 L'alliance alourdie d\u2019espoirs fous, donnée par un tremblant fiancé à celle qui partagera bientôt sa vie doit-elle retournée à l\u2019acheteur, advenant une malheureuse rupture, ou ce cadeau demeure-t-il la propriété de la Jeune fille, en dépit des sentiers tortueux de Cupidon qui casse tout?Voilà un point de droit peu banal, soumis hier à Thon.Juge Joseph Archambault, de la Cour supérieure.Inutile de dire que le tribunal a décidé de délibérer.La demanderesse n\u2019est autre que Mlle Huguette Musy, 20 ans, Jolie à croquer, qui institue une action contre le bijoutier bien connu M.H.8t-Jean, afin de reprendre la possession de son alliance laissée à cet établissement pour rapetisser le bijou des fiançailles à son doigt de fée.La bague vaut $150 et Me Ubald Boisvert, avocat de Huguette, demande à ce que l\u2019action soit accueillie avec dépens.Fernand Michaud, l'ex-fiancé de la demanderesse, est intervenu dans l\u2019affaire et son avocat, Me Roland Halpln, a plaidé que la bague de fiançailles avait été donnée mais à la condition expresse que, si le mariage n\u2019était pas célébré, la bague retournerait au prétendant.Huguette de répondre que si les fiançailles ont été brisées la faute en est uniquement due à son ancien admirateur.Barrant* M.Ferdinand Julien l\u2019un des pioniers de cette paroisse est décédé à St-Basile de'Portneuf sa paroisse natale, lundi le 11 mars.Sa sépulture a eu Reu à St-Basile, jeudi le 14 man.Il laisse pour pleurer sa mort, 5 ni es et 4 garçons dont plusieurs sont à Barraute, il était parti de Barraute pour l\u2019hôpital de Québec le 4 mars dernier et était âgé de 82 ans.Jeudi le 14 mars, en la cathédrale d\u2019Amos, M.l\u2019abbé Armand Qendron a baptisé, Joseph Robert Pierre, né la veille, fils de M.Bruno Veillette agent d\u2019assurances et de Madame Veillette.Parrain et marraine : M.André et Mlle Monique Veillette, frère et soeur de l\u2019enfant ; porteuse : Madame Lionel Lord.Kiosque de Iaxis destiné à disparaître A compter du premier de mai prochain, la Plage de la Gare va prendre un nouvel aspect par la disparition du kiosque public de taxis qui s\u2019y dresse depuis plusieurs années.Il y a plus de quinze ans, la Ville d\u2019Amos se faisait concéder à bail une étendue de 25 pieds carrés sur la propriété du Canadien National pour y établir un kiosque public de taxis.Dernièrement, ce bail a été annulé d\u2019un commun accord entre les parties.Voilà pourquoi on transportera ailleurs le kiosque de la ville qui cette fois potfrra devenir la propriété privée de son acquéreur.En effet, nous n\u2019aurons plus de kiosque public et déjà nos propriétaires de taxis sont a prendre des mesures pour s'établir dans leurs quartiers, bien à eux, en divers endroits à proximité de la gare.Blessé dans me rixe à Val d'Or VAL D\u2019OR.\u2014 Une .rixe qui aurait pu coûter la vie à M.P.-E.Bolly est survenue samedi ma*in.à Val d\u2019Or.Frappé par un compagnon avec un couteau de poche.Boily venant du Lac St-Jean, a été blessé dans le dos, au bras et à la main.Un agent de police a trouvé Boily tout en sang, accompagné d\u2019un ami qui le soutenait.Transporté à rhôpital Lamaque, Boily a reçu les premiers soins et on lui a fait 17 points de suture.Il a pu regagner son hôtel quelques heures plus tard.Condamné à trois années de pénitencier Un jeune homme de 28 ans qui depuis quelque temps exploitait avec profit la bonne foi de ses amis ira méditer pendant trois ans au pénitencier de St-Vincent de Paul sur le risque qui accompagne tou joui s les manoeuvres frauduleuses.Jean Beaudry, domicilié à Montréal, descendait en notre ville il y a quelques semaines, en tournée d\u2019aventures dans les pays du Nord.Ancien citoyen de Jollette, il se mit en contact avec plusieurs anciens élèves du Collège de cet endroit.Pour se créer une personnalité encore plus digne de confiance il prit même le nom d\u2019une famille réputée pour sa richesse et son aisance financière.Une fois ses contacts établis, il tira à boulets rouges sur ses amis sous formes de chèques signés d\u2019un faux nom qui lui servirent à extorquer plusieurs sommes d\u2019argent variant de $25.00 à $50.00.Le retour des chèques à leurs endosseurs se produisit avec une rapidité étonnante.Ils rebondissaient avec toute l\u2019élasticité de balles de caoutchoux non-syntéthique.C\u2019est alors que les amis odieusement exploités portèrent plainte contre ce Jeune homme qui fut traduit devant l\u2019hon.Juge Félix Allard, sous l\u2019accusation de faux et de circulation de faux.Le prévenu fit d\u2019abord ajourner ses causes dans l\u2019espoir que ses parents viendraient à sa rescousse et désintéresseraient les plaignants en leur restituant leur argent.Mais il semble que la famille de ce jouvenceau entreprenant en avait assez de ses frasques et qu\u2019elle voulait qu\u2019il reçût sa leçon, une fois pour toutes.Le président du tribunal voulut coopérer à cette oeuvre d\u2019assinissement moral en imposant à Jean Beaudry une sentence d\u2019emprisonnement de trois ans au pénitencier de St-Vincent de Paul, lorsque celui-ci s\u2019avoua coupable de faux et de circulation de faux.Remerciements M.Samuel Fauchon et les membres de sa famille, tiennent à remercier bien sincèrement toutes 1er personnes qui leur ont témoigné de la sympathie, à l\u2019occasion du décès de Madame Fauchon.M.Le Den xt Baril de Makamlk réélu préfet du comté Notes sociales Mercredi dernier les maires de toutes les municipalités des comtés d\u2019Abitibi est et Abitibi ouest se réunissaient au Pala's de Justice d\u2019Amos a leur session régulière du printemps.A cette occasion ils procédèrent à l\u2019élection de leur préfet et leur choix favorisa M Donat Baril
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