Le Journal des Trois-Rivières, 20 octobre 1881, jeudi 20 octobre 1881
[" \\ ee tr ei ay mom + ate te 45 2 AAC TS 00 ddd tl ne 12 CAN UNE 81 TROIS RIVIERES, JRUDI 20 QCTOBRE 188] _ , W@W eid i caf tr oavergn i vp dph ager Comité .: Feuilleton du \u201cJOURNAL.\u201d FONTAINE.AUX PERLES XX, LE CHAMP-DOLENT 5 \u2014Alôté, dit Frandii avec pile grande af fectallon de boñhormié, les aff 8 ne roü- lent pas come vous voulez I\u201d \u2014Ne m'en parlez pas, monsieur Renard ! répondit Joson.Il n\u2019y à pag de l'eau à Bojrpet nous tirons.la longue plus longue que le bras depuis que les gens du .10i ont mis leur nez sur la Fosse-aux Loups.\u2014Abv.ah ! la Fosse-aux Lonps ! s'écrièret quelques voix - mélancoliques; - Élions-nous assez bein là-dedans ! Francin Renard cligna de l'œil.Puis, il bourra.sa pipe lentement et d'un air qui voulait dire tout plein de choses.La grande majorite'dés habitaés Qu ¢dBaret de 14 Mère- Noird se capo dupig dé\u2018la forêt de Renries, qui ävalent pritle nom.dé Lops après Ja dissolution de résistangé polifigne, ol pendant yn temps, s'étaient fait, un repaire de la.reträite de leurs devanciers.Les ancieus Loups, qui étaient eux-mêmes les héritiels de l'association politique des Frères Bretons, combattaient pour leur indépendance et pour conserver des privilèges qu'ilé éroyaiét légitimes.Los Loups de la fin aii Wie hoitibme \u2018siècle étalent purement des baudits, qui ne prenaient même plus la .rats 1 te ! peine d'eploiter ce sentiment ay gfiane que la mile des Bretons gardait contre.les gens de France.| 4 Je ne puis dire que l'esprit de révolte hai-: neuse qui soulevait Paris contre Dieu: fut parvenu jusqu'à eux, mais il y avait un vent mauvais, et dans leur misérable nuit, le nom de Dieu ne venait plus qu\u2019en blasphême.Ils étaient peu nombreux, 1ls étaient tombés au plus bas dégré du vice ; leur unique métier consigtgit à voler gur les grands chemins ÿ .ailleurs ; mais telle était l'ubetination vivac de la haine bretonne contre la domination française, que ces malheureux étaient proté gés encore sous main à cause de leur nom de Loups.On se souvenait de ces vaillants hommes de la forêt qui,avajent tenu gj longtemps en échec autrefois les soldats du roi.On se souvenait de leurs hauts faits et des attaques hardies qu'ils avaient dirigées contre Rennes mème.Ceux-là, ces vrais Bretons avaient jelé bas leur mousquet, ils étaient rentrés paisiblement sous le toit de chaume de leurs loges, mais beaucoup de gens aimaient à penser qu\u2019il n\u2019y avait rien de fini entre la province et le roi de France et que la Bretagne n'avait point dit encore son dernjer mot dans la lutte séculaire.LIs se complaisaient à voir toujours dans les Loüpsce que ceux-ci n'étaient plus, en sorte que cette poignée de bandits élait entourée encore de secrêles sympathies.On les avait chassés de la- Fosse-aux-Loups, et il s'étaient trouvé des gens pous déplorer ce fait comme une injustice.Cependant la protection qu'on leur accordait était en quelque sorte négative et n'allait point secourir leur misère.Ils pillaient çà et là maigrement et gagnaient À peine de quoi payer le torrent de cidre aigre, qui coulait en leur honneur au cabaret de la Mère Noire.Tous tant qu'ils élaient, ils auraient risqué leur peau pour quelques sous.Francin Renard savait parfaitement cela, et c'était le motif ds son apparition au cabaret du Champ-Dolent, où il était bien sûr de trouver des soldats pour la seconde expédition nocturne, votée en conseil de geurre par les Çarhoat et Kérizal dans la cave de Marlet.La première, dirigée contre Amaury de Talhoët n'avait que trop bien réussi.Res tait à conquérir les deux suporbes dots que contonait le châleau de Presmes.À voir « monsieur Renard » prendre ainsi un air de circonstance et humer son cidre à petites gorgévs, l'assemblée conçut de vagues espoirs.On savait que Carhoat n'avait point uno conduite (très-différente de celle des Loups, mais que seulement il était plus habi.lo ot moins pauvre.\u2014Allons, monsieur Renard, dit l'un des hommes à peau de bigue, qui se nommait Pierre Barriais : déboutonnez-vous avec nous m'est avis que vous vonez nous causer pour quelque alfairo ?\u2014Çù se pourrait bien, répondit Francin, mais je ne vois pus buaucoup de bon gars ic: autour.\u2014Nous on trouverons, dit Joson, tant que i re A acy ocr 4 dE nue \u2018GAT a Had pb 3, Cu.om ; «i.REDMGE (PAR: ON.11 } ip de Oullamarateirs.Tr 5 D tolé A De tor ode a dp ACCES 4 G ro La » UT mena tt IN NECESSARIIS, vous voudrez.Est-ce, un, fameux coup, père.Renard ?ir\u2014Ca se pourrait bien, répondit celui-ci, -.| qui prit aussitôt son air de réserve.- La curiosité générele était de plus en plus excitée.Toutes les tables furent abandonnées peu à peu, et un large cercle se forma autour de Francin, qui-Fumait sa pipe courte et noite avec: iin calle.d'émpereur.Tl y a pour le moins antant de diplomatie chez le paysan breton ape chez le Normand, et c'est | ikon, chose émipement curieuse que de voir les deux races lutter de ruse aux foires de la Basse Bretagne.Francin Renard, voyant son auditoire en bon point, prit sou temps et entama le marché.Ce furent des demi-mots auxquels vous Weussiez rien compris, des éxcitations pale- lines, des métaphores témétaires,' des-argn- ments subtils gui décourageraiéfit les plus retdrds de nos avocals parisiens.Les Lruands voulaient savoir quelque chose, et Francin gardaient son secret louken serrant de son \u2018fous.les cordons de sa bourse.tr Île étaient, comme on le voit, loin de s\u2019entendre.Pourtant-après trois heures de discussion añimée et un nombre incalculable de pots de cidre vidés, on parvint à se rap- -procher grâce à 'dloguénce supérieure de Francin Renard.* Ce'biave gargon \u201cavec son ¢a se polirrait bien, répondail a Loui et mettdit en poudre les raisontieménts les plus meüt- riers.C Le Vers deux heures de relevée, il mit sa pipe dans sa poche avec son briquet, sa corne et son cuir à tabac, puis il tendit sa large main ngirâtre où chaque Loup vint frapper un grand coup en signe de marché conélu.On but un dernier verre pour\u2018triiquer comme des amis, et Francin se leva,\u201d \u2014 Vous êtes dur, monsieur Renard, dit Jo-' .; ! Le pool ate ho TT id son ; mais, enfin, ce qui est fail esi fait, Va pour l'écu de six livres, LL \u2014C'est bien payp, grommels Renard, c'est trop payé, mais ce qui est fait est fail : vous aurez chacun un écu de six livres, j'ai été assez sot pour vous le promettre, ek vous serez \u2018trente bons gaillards a m'attendre ce soir, à : côté du pont de planches qui est sur la Van: vre, au bas de l'avenue de Presmes.\u2014Nous y seront, répondirent les Lotips.: ' Frangin Renard 4gitit, remonta sur son bi- H-| det, qu\u2018il\u2018avait ättaché à la porte, et reprit la route de la forêt, Tout le long du chemin il souriait sous son grand feutre en éteignoir, et régumait ses réflexions en répétant tout bas : - Ça se pourrait bien ! .XXII Yo LE BLESSÉ \u2018 Le vieux marquis de Carhoat et ses sauvages de Als étajent aussi des révoltés 4 leur, M.de la Chalotais, homme très vertueux, autrement aussi que la belle et malheureuse Laure.Ils wétaient ni jansénistes, ni galji- cans, ni philosophes et la question des Jésuites ne leur importait point, mais le vent d'impiélé empoisonne les gens de différentes manibres : il faut à chacu.le frein de Dieu toutes ces révoltes de quelque nature qu\u2019elles fussent, emportées sur la même penle, ravageaient & l'envi L\u2019antique héritage social el se ruaient, les bandits comme les faux sages, vers le trou de châtiment où le passé glorieux allait s'ongloutir.Dieu manquait à tout et À tous, à la cour, à la ville, à Paris, aux provinces, aux parlements, aux lettres, à l\u2019art : aussi, tout travaillait avecun ensemble formidable à préparer le prochain effondrement : le sophisine d'abord, le vice ensuite, et enfin le crime: car de tous les engins de ravages moral, le crimo étant le plus violent est aussi le plus rare et le moins efficace.Cette race lamentablement déchue, les Carhoat.faisant le mal pour avoir de quoi boire à trente pieds sous terre, était un symptôme et non point une force, Ceux-là n\u2019étaient poiut contre Dieu ; ils avaient tout unanimement oublié Dieu, Nous les avons vus, lorsdu guet-apens nocturne du carrefour de Mi-Forêt, ménager Amaury de Talliodt, parce que c'était un vrai breton, et ils parlaient encore À chaque ins tant d'honneur, quoiqu\u2019ils fussent tombés depuis longtemps el très-exactement au mé- me niveau que les « bons garçons» du caba- rot de la Mère Noire, achetés par sux un écn lu pièce pour fuire le siège du château de Presmes.Kérizat ne valait assurément ni ceux ci, ni ceux-là.' Nous revenons au soir de lu veille, après la lutte déloyalo qui avait on lieu dans «l'a batis,» sur la route de Saint-Aubin-du-Cor- mier.Amaury de Talhoët, vigoureux champion, brave comme son épée, était parvenu À se dégager, maisau prix d'assez graves \u2014 od a 031003, POLI manière.Ils 8'y prenaient autrement que| à UNITAS ; IN DUBIS, LIBERTAS ; IN.OMNIBUS, CHARITAS, 4 blessures, et sa valise étaibrestée auxmains des assaillants.Il ne s'aporçut de celte perte qu\u2019aux approches de Ronnes.C'était pour sauvegarder sa valise qu\u2019il avait abandonné son valet sur le terrain : elle contenait non- seulement son argent, mais ses papiers.Talhoët était un révollé comme tous les autres, quoique d'espèce bien différente.Les derniers tenants de l'indépendance bretonne l'avaient choisi pour chef,etau milien des des intrigues de Paris, il poursuivail ce rève d'opposer une Bretagne chrétienne au mou- vemient impie qui entrainait-la France.Ce W'étaient pas au hasard que le vieux Carhoat l'avait \u2018proclamé sarcastiquement duc Amatiry.a IL y avait dans cette utopié toute la-généro sité de l'âme Tal jot.Les Chances de suc cès qu\u2019elle pouvait avoir ne, sembjént .pas nombreuses et je ne veux p aider la cause d'aucune rébellion quelconque, dirigée contre un pouvoir légitime.+f ! Amaury arriva à Rennes fort tard dans la soirée at descendit chez sa parente, Mme-la 'conitesse douairière de Bouamour qui Itirbitait les environs de \u201cLoudéact il l\u2019avait mandée pour-gon mariage, ble avait tonsentit à [aires les noces, comme on Hitlentiore en Bas- se-Bretagne el elle n'était à Rennes que depuis le mâtin.Vo oo La bonne comigsse,, Bretopne repforcée, n'avait jamais quilté ses, domaines \u2018où elle conspirait contre le roi de France depuis in quanle et quelques années.Elle se défiait de Rennes qui était trop près de Paris, ignorait profondément la chronique et le monde des Etats et ne connaissait la flancée d\u2019A maury que par les lettres d'Amaury.lui même qiPelle aimait et respectait, surtout comme futur duc de Bretagne.Quand elle le vit arriver à val heure indue tout débraillé \u2018et'sanglant,\u201c elié ft \u2018mortellement efirayée \u2018et se félicita de n'être qu\u2019en passant dans un pays où pareilles aventures pouvaient se pro- duirg.Jamais vien de semblable n'avait lieu à Loudéac.La \u2014Je vais, dit-elle, envoyer quérir sursle Champ Mlle de Carhoat,- ma fature nièce et.respectés famillo.ay Lr Talhoët qu\u2019on avait étendy, ehveloppé de couverturés; sur\"letanapé, \u2018répondit : i c'est ün thirurgien qu\u2019il'me faut ce soir, \u2014Aller chercher le barbier! s'écria la douairière, parlant comme à Loudéac.Quelques minutes après, un:gros bonhomme tout noir habillé fut introduit qui ressemblait comme deux gouttes d\u2019eau à maitre Colin, mais qui avait moins d'odeur.A Continuer \u2014\u2014 re EP pv L'EDUCATION.(Suite.) L\u2019EPISCOPAT FRANÇAIS DANS LES REOENTS CONCILES PROVINCIAUX ET LES CONGREGATIONS RELIGIEUSES.\u2014 m \u201c Notre sainte mère I'Eglise a toujours \u201centouré d\u2019une tendresse particulière et \u201c d\u2019une spéciale sollicitude les congrégation \u201c religieuses, qu'elle considère comme la part \u201c choisie du troupeau de J.C.Ces congré- 8 ations, en effet, se composent de ces fidè- \u201cles qui, non-seulement s'efforcent de rem \u201c pir avec exactitude tous les préceptes de \u201c la loi divine, mais encore se sont engagés \u201cpar de vœux exprès à pratiquer, avec uns \u201c application généreuse, les principaux con- \u201c soils du Seigneur Jésus, ceux qui concer- \u201c nent la perfection chrétienne.\u201d (Conc.de la Prov.de Bourges, 1850.\u2014Les Pères du con.: Son Em.le card.Du Pont, Arch.de Bourges et NN.SS.les Ev.de Clermont, de Saint Flour, de Tulle, de Limoges et du Puy.IV \u201c Celle partie du troupeau de Notre-Sei- \u201c gueur, qui est entrée dans la voie de la \u201c perfection évangélique et qui vit sous la \u201c discipline religieuse, a toujours été, de la & part du pasteur suprême et de notre sainte \u201c mère l'Eglise, l'objet de la plus grende ten \u201c dresse et de la plus vive sollicitude.\u201d (Conc.de lu Province de Reims, 1953, ch.| {X.\u2014Les mêmes Pères qu'au conc.de 1849.) Ir\" ULTILITÉ DES CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES.I \u201c Les Monastères établis selon les règles \u201cdo la piété chrétienne el saintement admi- \u201c nistrés, sont très utiles daus l'Eglise de \u201c Dieu dont ils font resplendir la beauté.\u201d (Conc.de la Province d'Aix, 1850\u2014Titre VI ch.l\u2014Les Pères: Mgr Darcimoles Archd'Aix et NN.Ss.les Ev.de Marseille, d'A jac- cio, de Gap, de Tréjus, d'Alger et de Digne.) il * Nous attestons que c'est pour le bien tant \u201c de la société que de l'Eglise, qu'a grandi \u2014Madaïhe \u2018ma tante, il fera jour demaiii; |\" Nivieves, TIQUE BP IITTIRAIRR, \u2014 N { EpiTeuns-PROPRIÉTAIRES G.DESILETS & FRERE.\u201csur nofre sol ceËte merveilleuse \"moisson \u201c d'ordres religieux, Nous atlestons ail de \u201c élé également agréable et avantageux à \u201c tout le peuple de notre province de pouvoir \u201csaluer enfin la résurrection des ordres * religieux, de revoir les antiques insignes \u201c de leur saint habit, de contempler dans sa \u201c beauté nonvelle cette observance monastis \u201cque qui est comme une exhortation lacite \u201c à l\u2019obéissance, à la pauvreté, à la chasteté ; $ dont le spectacle affermit l'autorité de ceux \u201c qui commandent, est ponr les pauvres une \u201c source d'exemples et de consolations, et \u201c présente à tous les autres le seul remède qui puisse guérir les maladies d\u2019un siècle \u201c qui épuise sa vie dans les plaisirs, en leur \u201c inculquant celle vérité : qu\u2019il faut se clouer \u201c à la croix de Jésus-Christ, ** Nous savons, en effet, que les fidèles ont \u201c accueilli avec une telle faveur, soit les con- \u201c grégations récentes, soit les ordres reli- \u201c gieux les plus anciens, qu\u2019ils ont montré \u201c énergiqueiment combien peu ils parla- \u201c geaient les préjugés de ce siècle ; ils ont \u201c prouvé qu'ils no croyaient pas que le \u201c lemps ful passé des anciens ordres reli !.gieux, ou que dans notre sociélé ils n\u2019eus- \u201cgant plus leur raison d'être ; puisgwen effet ces témoins de la religion et de 'Egli- \u201c ga sont d'autant plus dignes de foi ev dil \u201c me qu'ils ont fleuri dans cette Eglise depuis \u201c plus longtemps et sous des climats plus \u201c nombreux ; ils ont prouvé qu\u2019ils ne cro \u201c aient pas quo la variété des familles reli- \u201c gieuses pul nuire au bien de la religion, \u201c puisque bien plutôt ellesst une preuve de \u201cla fécondité de la grâce de Dieu et une \u201c preuve aussi de sa bonté qui s'est plu\u2018 a \u201c répañidre avec plus d'abondaïce ses dons « gurnaturels dans les Ames pour les attirer \u201c 3 elle ; ils ont prouvé enfin qu'à leurs yeux ** elle n\u2019était pas inutile, la vie vouée entière \u201c à la contemplation et à la pénitence, cette \u201cvie: que le docteur angélique estime plus \u201c parfaite que la vie active, pour celle raison \u201c que la vie contemplative 6 pour objet les cho- \u201c ses divines, tandis que la vie active se rappor- \u201c te aux choses humaines.\u201d (Cohc, de la Prov.de Bordeaux, 1856, tom.I ch.X, Des Réguliers.\u2014Les Pôres : Son Em.le Card.Donnet, Arch.de Bordeaux et NN 88.les Ev.de Férigueux, d'Agen, de Poitiers, d'Angoulôme, de Luçon, de la Rochelle et les procureurs des Evèques do Basse-l'erre, de Fort-de-France et de Saint-Denys.) 8IIL DÉVELOPPEMENT DES CONGRÉGATIONS ReL1- ! : GIEUSES.Cn pi ah choeurs \u201c Que Dieu nous accorde'de voir se multi- \u201cplier dans nos régions ces familles religieu- *\u201c ses rendues trop peu nombreuses par la djl- \u201c floylté des temps.\u201d LL (Conc.de la Prov.d'Avignon, 4849, tit.VII, ¢.I, no.9).LP 1 à | more STE LET on L.Lor IL % Que les Evêques prennent bien soin, en \u201c favorisant daus la mesure convenable la multiplication des maisons religieuses soit \u201c d'hommes, soit de femmes, de procurer\u2019 * aux fldèles des moyens nombreux d'attein- * dre la perfection chrétien.\u201d (Coné.de la Prov.d'Alby, 1850, tit.1I, dé- {ret 3.Les Pères : Mgr.Jerphanion, Arch.d'Alby et NN.SS.les Ev.de Rodez, de Cahors, de Monde et le procureur de l\u2019Evêque de Perpignan, UT.\u201c Bien que le synode embrasse dans une même charité en Jésus-Christ toutes les fa- \u201c milles religieuses, à la condition qu'elles \u201c soient approuvées par l'Ordinaire, il entend \u201c toutefois, favoriser spécialement celles qui \u201c s'étudient à se conformer le mieux à la règle *\u201c parfaite de la vie religieuse.\u201d (Conc.de Bordeaux, 1850, ch.VL) IV.\u201c [1 a plu aux Pères du dernier concile de \u201c Bordeaux de recommander par l'autorité \u201c de leurs vœux, de leurs éloges et de leur \u201c putronage les différentes familles religieu- \u201c ses, dans l'espoir que plusieurs renaîtraient \u201c dans cetle province, e que chacune, sans \u201c detriment des autres, selon le genre de vie * et l'esprit propre À son institut, se dispen \u201c gerail par la prière, la prédication, l'ensei \u201c gnement et les bonnes œuvres, à la sancti- \u201c fication des Ames.El maintenant que nos \u201c désirs sont en partie comblés, nous nous \u201c gmpressons de rendre à Dieu de justes ac- \u201c tions de grâces, et d'exprimer encore le \u201c vœu que les congrégations religieuses tant \u201c d'hommes que de femmes augmentant non- * seulenient en nombre mais surtout en fer- * veur, et que toutes, continuant à jouir des 6 privilèges qui leur sont propres el qui leur \u201c ont été accordés par l'Eglise, marchent sans * obstacle, et le cœur ailaté par la charité dans la voie des observances de leur zèle.x Cone: de la Prov.de Bordeaux, 1856.ch.J Vv.\u201cTrois grandes injustices avaient être commises : contre l'Eglise dont les Pontifes \u201cne pouvaient pas, comme aujourd'hui, se réunir en assemblée ; contre là famille, où \u201cle père n'avait plus la liberté de choisir \u201c pour ses enfants les maitres qu\u2019il voulait ; \u201ccontre les particuliers, puisqu'un citoyen \u201c était obligé de s'exiler quand, pour obéir à \u201c 1a voix du Dieu el À sa conscience, il dési \u201c vait entrer dans un ordre religieux pour y \u201cvivre et ë mourir.Qu'est-il arrivé ?Lors- \u201c que pendant deux siècles on eut tenu pour \u201c gugpects los Evêques.qui copandant avaient \u201c toujours prêché la soumission el le respect \u201c dus À l'autorité, comme ils ne pouvaient \u2018* pas, séparés qu'ils étaient, soutenir la lutte \u201c An raltônalisme et de lhjairgrence, privés \u201c* surtout dit secours des congrégalions rah.< gienses injustement prescrites ; onvit venir * din jour où \u2018puissance, autorité, famille, * tout s'écroula el disparut dans l'abtme.A sure rete 81 WIP +O Goren, Echos de partout.VOL DANS UN PRESBYTERE\u2014Dans la nuit de lundi à mardi dernier, le village de Sainte- Geneviève (Ile de Montréal) à été visité par trois ou quatre de ces voleurs sacriléges qui s'attaguent aux églises et aux presbyteres.D'ahord ils se sont attaqués à l\u2019église.Le cimetière est Lout à côté.C'est une affaire bien simple que de traverser, de briser deux vilres, de pénétrer dans la sacristie, de là dans l'église où lesdeux petits troncs sont disposés sur la balustrade.Nos braves, mécontents du faible succès qu\u2019ils ou vemporlé\u2014une aubaine d\u2019une couple de dollars au plus\u2014sortent par une fend.Lre et se dirigent vers le presbylère.Entondant quelque bruit au rez-de-chaussée, ils tournent la fnaison et essayant d'entrer par la\u2018porte de derrière, mais voyant qu'il ya des volets 118 abandonnent, après avoir couvert une vitre de boue, saus doute pour étouffer le jeu du coupe-vitre.Leur devnier exploit s\u2019est acconpli à la fe- nôtre voisine, où, vers deux heures du matin, M.le curé Perreault les à surpris en flagrant délit.La besogna allait bien, les vitres di paraissaient lorsque M.le curé qui avait entendu un bruit inusité se levant et négligeant d'appeler les quatre prêtres qui couchaient chez lui cette nuit-là, saisit une petite paire de pincettes, seule chose dont il put ge servir, el la lança sur le et nocturne e plus en évidence ; l'instrument franpa, Surles montants dy chassis, au lien\u2019 wall ie I'individy, et les voleurs dégu 8 laisser de trace.J \u2018 SUIGIDE\u2014Un jeune étudiant en médecine nommé Henri Paul Faigant s\u2019est tué en prenant une trop forte dose de morphine, à Montréal, samedi dernier.PBATES CONSIDERABLES.\u2014Un magnifique cheval de sang, apporté dernièrement d\u2019Angleterre à Montréal par le steamer * Canadian,\u201d est niort au moment où on se préparait à le transporter dans l\u2019ouest.C'était diton le plus beau spéciment de la race chevaline, ui ait encore été importé dans le pays.n propriétaire l'avait payé +4000.00 Ahgleterre.1 rpirént UN TRISTE ACCIDENT.\u2014Un accident qui devra servir de leçon à beaucouÿ) \u2018de personnes eb \u2018les mettre sur leurs gardes est arrivé vendre di dernier à Lawrence Massachusetts.Une \u2018dame Laplante avait l'habitude comme beaucoup d'autres personnes, d\u2019arroser son bois d'huile de charbon afin d'allumer le feu dans le poële plus facilement.Vendredi dernier elle usa du même procédé, et ne s'aperçut pas qu'en dessous du bois qu\u2019elle avait mis il y avait encore quelques tisons de feu.Elle n'eut pas aussitôt commencé à jeter l'huile sur le bois que le feu se communiqua à l'huile et fit éclater la canistre en verre qui la contenait Le feu enveloppa la pauvre femme en un instant, et à l'arrivée des pompiers appelés,cause de l'incendie qui se décla- rail rapidement, la pauvre femme était tonte brûlée.Elle vécut encore néanmoins pendant l'espace de six heures endurant d'atroces souffrances.Voici les dernières prédictions de M.Vennor : A Terreneuve, l'hiver de 1882 sera extrêmement rigoureux.il y aura probablement des périodes de temps doux dans une grande partie de l\u2019Amérique du Nord, pen iant les mois de novem- bra 1881 et janvier et février 1882.On qr'ut s'attendre à une forte gelée à la fin de novembre et au commencement de décembre.Le vent et les tempêtes de mars apparal- tront probablement avant le temps eb rendront très-désagréables les derniers jours de février.Le printemps de 1882 sera froid et considérablement en retard.L'hiver prochain ne sera pas remarquable pour l'abondance de la neige, sur ce continent.Dans l\u2019ouest du Canada et au sud des lacs, la navigation sera peutêtre ouverte pour toute L'année ou fermée pour une très-courte période.° Décembre 1881 sera un mois de tempêtes pour la région des lacs.L'été de 1882 sera en général peu favorable à l'agriculture, à cause du temps froid et humide.Dans l\u2019ouest, on souffrira probablement plus des pluies etdes inondations que des lempôtes accompagnées de foudre, ou des cyclones, pendant l'été de 1882.On doit s'attendre à des perturbations volcaniques sur le continent américain et à des endroits où elles ne se sont jamais manifes- thes.Il I aura de courtes périodes de temps très-froid pendant l\u2019hiver de 1882, entremé- lées de longues périodes de Lempe très-doux.{Los grains, pois el avoine, se vendent à un prix élevé à Joliette ot dans\u2019 les localités voi- sings.On croit cependant que les pois subiront uno légère baisse doi à quelque lemps\u2014Une grande quantité do patates out ôlé vendues dernièrement À Joliette au prix de 60 cents par 120 livres.Ou nous rapporte que 70 cents sout maintenant offerts pour la première qualité de ces légumes, Les cult.valeurs feront bien de vendre à ce prix qui est assez rénumérateur.\u201c contre une génération imbue des principes Gazette de Joliettes. i ! LES TROIS-RIVIERES.ve Ne JEUDI, 20 OCTOBBE 1881.ES M.Napoléon Legendre et son système d\u2019instruction.(Suite) Après le touchant tableau dont nous avons voulu donner ute idée à nos lecteurs, M.Legendre conclut : \u201c Ceci n'est \u201c pas une fable ni une allégorie ; c'est * l\u2019histoire réelle de tous les jours.\u201d Puis, avec un accent presque lyrique, il s'écrit : \u201c* Demandez plutôt 1 ceite foule de dé- \u201c classés, encombrant les avenues qui * conduisent à l'existence, Jsporiouse et \u201c indépendante.Demandez à ces belles \u201c intelligences que Dieu avait destinées \u201c à de grandes et nobles choses, et qui \u201c languissent dans une triste médiocrité, \u201c parce gre, au début, on leur a donné \u201c une mauvaise direction, parce qu'on a \u201c enfoui dans un sombre et froid marécs- \u201c ge un jeune plant qui voulgit un sol ri- \u201c che, élevé, baigné par le grand air et le \u201c soleil ; demandez, ah ! demandez à tous \u201c ceux des nôtres qui, forcés.d'opter entre * la faim et l'exil, ont choisi ce dernier, \u201c et sont allés en pleurant grossir, sur la \u201c terre étrangère, cette phalange -instrui- \u201c te, mais d'un savoir inutile, qui courbe \u201c son front, chargé de grandes pensées et * de-fortes idées, sur la.pioche d: mineur \u201c ou le métier du tisserand.Allez le de- \u201c mander à ces jeunes filles qui toussent -** dans la poussière des fabriques, pâles \u201c flancées du tombeau, que leur œil cave \u201c et-vitreux s'habitue à regarder sans ef- \u201c froi.\u201d Tout ceci est un pañhos d'un ridicule achevé.Le croiriez-vons ?les sommets de la pensée où des arbres géants, tels que Démosthème, Sophucle, Homère, Cécéron, Virgile, Horace, etc, ont jeté leurs profondes racines et près desquels tant d'autres se sont tlevés depuis à des hauteurs presque égales ; ces sommets, ne sont rien qu'un \u201c sombre et froid marécage \u2019 pour M.Legendre.Il appartient.sans doute, à cette végétation préhistorique dont Jes géologues signalent les énor- Tnes débris, dane les conéhes inférieures de notre sol, et qui, pour arriver à son complet développement; avaient besoin de tonte la sève et de toute la fécondité d'un monde nouveau.Dans ce cas, il eût mieux fait de naître sur une autre planète que-des siècles (d'activité végétale n\u2019ont-pas encore épuisée.Quant aux fronts, chargés de grandes pensées et de fortes idées, el courbés sur la pioche du mineur ou le métier du tisserand, nous demanderons à M.Legendre s'il en a rencontré beaucoup de ces fronts-là ; et surtout, si tous ceux qu'il a rencontrés obéissajent à une volonté droite, énergique et constante.La Nous ne continuerons pas cette -intéressante étude, avant d'avoir.donné .une larme de sympathie à ces pauvres \u201c jeunes \u201c filles qui toussent dans la poussière des fabri- \u201c ques, piles flancées du tombeau, Que leur il \u201cses études.\u201d M.Legendre pense-t-il bien écrire ?C\u2019est pourtant à ces trois points que se borne presque l'éducation générale donnée par nos collèges classiques.Ils imitent en cela la sagesse des anciens, comme dit le comte de Maistre, et nous ne croyons pas qu'il faille leur en faire un crime.\u201c J'ai dit, poursuit M.Legendre, qu\u2019il \u201c existe des exceptions, et cela est vrai, \u201c heureusement ; autrement nous serions \u2018 trop à plaindre.Il y a des institutions \u201c où l'on donne une instruction plus en \u201c rapport avec la société actuelle.Les \u201c ¢coles normales, les académies commer- \u201c ciales et industrielles se rangent dans * cette classe ; leur programme est excel- \u201clent, leur enscignement parfaitoment \u201c adopté aux idées du siècle : mais elles \u201c ne forment que le petit nombre.\u201d D'après M.Legendre, nous ne sommes pas trop à plaindre, vu que nos écoles normales, nos académies commerciales ot industrielles donnent un enseignement parfaitement d'adopté aux idées du siècle.Bien que ces derniers mots aient quelque chose d\u2019équivoque pour des oreilles catholiques, nous voulons prendre en bonne part ce que M.Legendre dit ici de ces écoles et de ces académies.Mais ce Monsieur prétendra-t-il que le programme et l\u2019enseignement qui conviennent à une école normale et à une accadémie commerciale ou industrielle conviendront aussi à un petit séminaire et à un collège classique ?Autant vaudrait dire que le chemin qui est bon pour un Voyageur qui va des Trois-Rivières à Québec est également bon pour celui qui va des Trois-Rivières à Montréal.Soutenir une pareille absurdité, ce n'est pas seulement ratsonner faux, mais c'est déraisonner.Il est évident en effet que là, où les buts sont différents, les moyens doivent être divers.\u201c Et maintenant, s'écrie M.Legendre, \u201c trouvera-t-on singulier que, dans les * positions importantes sur tous les grands \u201c travaux qui se sont faits où se font en- \u201c core dans ce pays, on ne rencontre pas \u201c un seul nom canadien-frangais ?Quels \u201c sont les ingénieurs qui ont dirigé les 4 travaux du Grand-Tronc, de l'Interco- * lonial,\u2018du-chemin de fer du Nord, du \u201c Pacifique, de tous nos chemins de fer \u201cenfin Ÿ Des étrangers.\u201c Quels sont ceux à qui on a confié la \u201c construction des docks, de la cale sèche \u201c (sic)?Qui e construit nos canaux, nos \u201c grands ponts ?Toujours des étrangers.* Oi avons-nous pris les personnes qui *\u201c ont fait et qui font encore les explora-.\u201c tions scientifiques dans le Nord-Ouest.?\u201c A Pétranger.Les directeurs Wu service \u201c minéralogique, de l'observatoire, des ** écoles de navigation et d'artillerie, tou- \u201c jours des étrangers.\u201d Pendant que M.Legendre reprend haleine, après an pareil mouvement oratoire, nous lui conseillons de feuilleter les registres publics et de voir s'il est bien vrai qu'on ne rencontre pas un seul nom canadien-francais, dans \u201c cave el vitreux s'habilue à regarder sans of \u201c froi.\u201d Nous n'avons pas compris tout d'abord ce dernier membre de phrase ; mais un de nos amis, voyant notre embarras, est venu à notre secours : \u201c Rien de plus simple, dit-il, c'est une imitation de Victor Hugo.Le fombeau, c'est le foyer où s\u2019engouffre le charbon ; l'æi qui regarde suns effroi, c'est la cheminée ; il est cave, comme tout le monde sait, et vilreuz pour celui qui regarde, à travers cette cheminée, de bas en haut vers la voûte vristalline des cieux.Il nous restait encore une petite difficulté que nous n'avons pu éclairer à nous deux ec que nous abando » 10ns à la perspicacité de nos lecteurs : il s'agit de savoir ai \u201c ces jeunes filles qui toussent dans la poussière des fabriques, \u201d toussent, oui ou non, parce qu\u2019elles ont appris trop de grec et de latin dans nos colléges classiques.Il ne faudrait pas croire, d'après ce qui a été dit, que M.Legendre méprise les métiers.\u201c Bien au contraire, dit-il, je les \u201chonore, je les estime, je les aime.L'arti- \u201csan qui vit de son travail est digne de \u201ctous les respects.Ce que je regrette, \u201c c\u2019est qu'on ait promis la mer, quand on \u201c n\u2019avait à sa disposition qu'un miséra- \u201cble flaque d'eau.\u201d Vous avait-on promis, M.Legendre, la mer à boire ou la mer à traverser Ÿ Ce doit être l'un ou l'autre.Mais dans tous les cas on vous avait promis des difficuités, et vous ne deviez pas espérer qu'il vous suffirait de vous \u201c /ais- ser descendre avec tout le monde,\u201d sur \u201c un versant facile.\u201d M.Legendre regrette encore \u201c qu'on \u201c ait préparé un homme à habiter la zône \u201c torride, lorsqu'on savait qu\u2019il lui fau- * drait affronter les rigueurs d'un climat \u201c hyperboréen.\u201d Ainsi, que les professeurs de nos collèges classiques ne prétextent pas l'ignorance.Ils savent que ce jeune homme doit affronter les rigueurs d\u2019un climat hyperboréen et ils le préparent à habi- ler ta zône torride.Nous avons pourtant ici une petite dilficulté.Ce jeune homme M.Legendre, qu'on prépare \u201c à habiter la zône torride, W'est-il pas ce jeune plant dont vous nous parliez, quelques lignes plus huut, et qu'on à enfoui duns un sombre et froid marécage, \u201d lui qui voulait un sol bugné par le soleil ! \u201d M, Legendre regrette enfin \u201c qu'on ait \u201c enseigné à un pauvre être trop confiant \u201c non-sèulement des choses parfaitement \u2018inutiles dans la plupuart des carrières \u201c ouvertes à son ambition, mais même les positions importantes sur les grands travaux qui se sont faits ou se font encore dans A Pays.\u201d Les noms canadiens- français y sont j2168, nous l'avouons ; à quoi faut-il l'attribuer ?NN pas a l'enseignement classique de mos co.I: mais au manque d'écoles professionnelles.Celles-ci devraient être multipliées.Aussi les hommes, qui ont empêché la fondation d\u2019une école polytechnique à Québec, ont desservi leur pays, en prolongeant cet état d\u2019infériorité, qu\u2019on reproche à notre enseignement professionnel.Quant à la cale sèche, si M.Legendre était ingénieur civil, nous lui demanderions de vouloir bien nous en construire une ; c\u2019est alors que nous infligerions à tous ses anciens professeurs ce redoutable châtiment, réservé d'ordinaire aux marins.Ils endureraient ce supplice au- dessus de la \u201c misérable flaque d'eau \u201d qu\u2019ils ont voulu donner à M.Legendre, lorsqu'il aurait bu la mer, tant il était altéré.M.Legendre n'a pas encore fini d'énumérer les maux que cause le malheureux système suivi dans nos collèges classi- ues.C'est encore grâce à l'étude du latin et du grec que \u201c nos agriculteurs se contentent de suivre la vieille routine et marchent péniblement chaque année dans le même sillon, \u201d que \u201cle sol mal cultivé s'appauvrit et s'épuise, \" qu\u2019enfin \u201c on vend la ferme dont le prix donne juste de quoi payer le voyage de la famille aux Etats-Unis.\u201d Vienne un Ecossais, un Irlandais qui n\u2019ait jamais entendu parler des langues anciennes, aussitôt sous lu plume magique de M.Legendre, \u201c la prairie qui ne donnait qu\u2019un petit \u201c foin sec et ronssi, est verte et ondoye au \u201c vent ; des bestiaux de belle apparence \u201c broutent dans les gras pâturages, où \u201c quelques années auparavant de mai- \u201c gres têtes de bétail trouvaient à peine \u201c leur subsistance.Tout le reste a subi \u201cle même changement et l'aisance se \u201c voit là où la misère se faisait autrefois \u201c sentir.\u201d Si vous ne le croyez pas, allez y voir.Que faire ?se demande alors M.Legendre.Supprimer les hautes études ! Non, mais les \u201c modifier.\u201d \u201cLe cours en rapport avec les idées et les besoins de la sobiété actuelle.\u201d Le grand mot est tion de notre système d'instruction.Ici, comme le sujot est grave, nous allons té- \u201c nuisibles, et de nature à lui faire regret- | cher de ne pas rire et d'être même fort sé- \u201c ter et mépriser l'état qu\u2019il aura embras- | rieux, bien que ce \u201c sé, Et ces choses, nonseulement on les dre qui parle à tort et à travers de choses \u201cloi a enseignées, mais on en a fait le |qu\u2019il ne connaîË- pas.Il reproche aux \u201c sujet principal, l'objet par excellence de professeurs de nos collèges classiques de sait encore M.Legenonner trop d'importance au grec et au sérieusement qu'il puisse jamais être nui-| latin, et de négliger le français, l'anglais, sible de savoir bien penser, bien parler et | l\u2019histoire, la géographie, l\u2019arithmétique, l'algèbre, la géométrie, la trigonométrie, mie, la mensuration, 1 le dessin linéaire, l'économie politique (ne riez pas).Après cefte énumération, il s\u2019écrie : \u201c Voilà où est l'erreur ! \u201d M.Legendre ne dit pas encore: \u201c Le cléricalisme dans qiseipuement classique, vuilà l\u2019ennemi!\u201d Mais il dit, sinon en propres termes du moins équivalemment : \u201c Le classicisme de notre clergé, voilà l'ennemi ! \u201d (A continuer.) Le trait de la fin.On lit dans le Courrier de Montréal : Bien des hommes sont sous la fausse impression que le secret dela guerre acharnée que les libéraux font à certains prélats vénérés, à proposde la question universitaire, est tousentier dans leur profond respect et leur déférence dévote pour l\u2019atorite achiépiscopale.C'est l\u2019à une erreur grave.Le Star du douze Octobre courant déclare en effet que plusieurs libéraux affirment que le mobile de leur conduite dans toute cette affaire était le besoin qu'ils éprouvaient de faire pièce au clergé, ense mettant à couvert d'une institution libérale.Afin qu'on ne nous accuse pas de mal représenter les vues radicales et les principes impies de nos adversaires, nous reproduisons cisdessous.une des questions posées par le reporter du confrère anglais et la réponse qui y fut faite par les five: taux : \u201c Et que pensez-vous au sujet do Laval Pourquoi tout votre parti la favorise-t-il, interrogeait le reporter du Star 2\u201d Les libéraux ont répondu : * Parce que c'est institution la plus libérale que nous ayons, et parca que le parti ultramontainet programmiste, appuyé par Monseigneur Bourget, lui est opposé.Enowlre, nous devons nous venger de Monseigneur Bourget qui a fait tous ce qu'il a pu pour.détruire notre institut canadien.\" ; Ainsi ce n'était pas dans l'intérêt de la grande cause de l'éducation, ni par esprit d'obéissance chrétienne, que les radicaux et les franc-maçons se sont unaniment rangés sous les étendards de Laval, mais uniquement par tactique, par inclination, par principe et pour venger contre Rome et Mgr Bourget leur cher Institut Canadien, ce foyer de pestilence et d'impiété que l'anathème de l'Eglise a failli détruire ot qu\u2019on se prépare \u2018sans doute à ressuseiter.Il reste donc acquis que les droits incontestables de Montréal, à une uniyersité indépendante, et le besoin d'une forie institution de ce genre dans la métropole canadienne et catholique du Dominion n\u2019ont été pour rien aux yeux de MM.Doutre, Thibaudeau, Beaugrand et de leurs amis de toutes nuances, du moment qu\u2019ils ont jugé l'occasion favorable pour assouvir la hain&imvétérés qu'ils portent à l'auguste et saint prélat qui a brisé dans leurs mains une arme aussi terrible que l'Institut Canadien.- La leçon est bonne, mais elle vient trop saved, Vida ane 1 ACTUALITES.\u2019 \u2014_\u2014 Cd ee + » ho Mgr.Racine et M.le Grand Vic.Hamel, sont arrivé mardi soir à Québec, de retour de leur voyage à Rome.Tous les Evêques de la Province sont en ce moment réunis à Québec ponr traiter des affaires de l'Instruction Publique.Il y a sept vacances au Sénat, quatre créées par la mort des sénateurs Christie, Brouse, Bull et Penny ; une par nomination au poste de lieutenant-gouverneur, le sénateur Cornwall ; deux par démission, sénateurs Shead et MoLean.L'opinion publique dit le Monde, désigne assez généralement M.J.C.Coursol comme le successeur probable de feu l'honorable M.Penny au sénat.Il n'y à pas de doute que ce chaix serait on ne peut plus judicieux et universellement approuvé.On sait que lu circonscription sénatoriale représentée ci-devant par M.Penny, comprend Montréal-Est et les comtés d'Hochelaga et de Laval.Dans la poursuite pour libelle de Mr Senécal contre l'Electeur, à la suite du verdict des grands jurés contre M.Laurier pour avoir écrit l\u2019article intitulé : \u201cLa caverne des 40'voleurs \u201d Mr Lavrier a filé un plaidoyer demandant la permission de prouver les accusations portées contre Mr Nenécal, La Cour présidée par le Juge Cross a accordée la demande de Mr Laurier.D'après l\u2019Electeur, Mr Laurier offre dans son plaidoyer de prouver que Mr Senécal a \u201c pris et gardé alors qu'elles ne lui appar- \u201c tenaient pas \u201d les sommes suivantes ; il compagnie de navigation des Trois-Ri- vières, $40,000 a la compagnie des mou- tham Les adversaires de Mr Senécal n'auront la tenue des livres, la physique, la chi- | aurait exprimé l'intention de se démettre istoire natarelle, |de ses fonctions de chef de l\u2019opposition, LE JOURNAL DRA TROIS -RIVIERES, 20 OOTOBRE 1881.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 assurément pas a se plaindre que la Cour les gêne dans l'exposition et la preuve des griefs qu\u2019ils prétendent avoir.Ce grand procès est.suivi avec un intérêt facile à comprendre.La cause sera entendue le 21, S'il faut en croire les confidences faites au Slar par un député libéral, M.Joly mais de garder son siége àla Chambre provinciale.Pendant la .de samedi dernier, 85 navires ont été perdus sur les côtes d'Angleterre et 188 personnes ont dispa- ra.A propos des troubles qui vont en s'augmentant en Irlande, le Monde donne les nouvelles suivantes : Parnell, Dillon, Sexton et O'Brien sont dans l'infirmerie de la prison de Kilwamham.Plusieurs autres arrestations importantes ont été faites hier en Irlande.L'effervescence continue à monter.Les assemblées d'indignation se multiplient.L'excitation n'a plus de borne.Le 15e rigiment a reçu l'ordre de partir pour l'Irlande.Ilya en de nouvelles et sérieuses émentes à Dublin hier soir, et la police a a dû céder devant le nombre des insurgés.Le Pall mall Gazette dit que le gouvernement poussé à bout, est décidé d\u2019abolir la ligue agraire.LEE NECROLOGIE.Vendredi dernier, le 7 courant, expirait à St-Henri des Tanneries, le vénérable messire Isidore Gravel, à l\u2019âge de 65 ans.Sa Vigoureuse nature fléchissait, depuis longtemps déjà, sous le poids de la maladie qui a déterminé sa fin.Il était né le 29 septembre 1816, dans la paroisse de St-Antoine, comté de Verchères.Sa vocation à l'état ecclésiastique ne tarda pas longtemps à se dessiner.Il fat tonsuré le 11 septembre 1836 et minoré le 80 juillet de l'année suivante.Il reout le sous-diaconat le 28 août 1840, le diaconat le 80 août de la même année et la prêtrise le 12 septembre 1841.Il fat tout d'abord nommé vicaire à Sorel.gn 1841, et curé de Saint-Athanase en 1848.Il vint-ensuite à l'évêché de Montréal en 1851, puis à celui de St-Hya- cinthe en 1862 Il desservit pendant quelque temps les Sœurs du Bon Pasteur de Montréal et agit durant plusieurs mois comme aduinistratour du diocèse de Bürlington.Nommé curé de Laprairie en 1854, il y resta jusqu'à sa ratraite en 1877.Cette dernière paroisse a été le principal théâtre de son zèle infaticable.C'est sons son rectorat qu'a été renouvelé l'intérieur du temple magnifique dont les habitants.de cette localité sont si justement, fiers.Il a doté cette église d'une des plus belles sonneries de la province de Québec, (est M, Gravel qui a dirigé ces travaux de réparation qui ont coûté #51,000, et dont l'exécution accuse un goût perfectionné en fait d'architecture.Quoiqu'il n\u2019y ait pas eu de répartition, que l'on sache, pour subvenir à ces dépenses con- dérables, néanmoins, lors de son départ de Laprairie, une semme de $19,000 seulement pesait sur la\u201dfabrique dont les revenus annuels, d'environ $3,000, permettent d'éteindre la dette graduellement, .Un laine intelligent, bien éloigné d'avoir pour le défant des sympaties exagérées, Meait de lui : C\u2019est un des pre- Uivs- .miers financiers de la p:u / \"Ce.: Grâce aux veilles laborieuses db M.Gravel, Laprairie possède un répertoira complet, ou des catalogues bien faits de tous les baptêmes, mariages et sépultures qui ont eu lieu depuis 211 ans, Le défunt a aussi écrit l'histoire, de cette paroisse qui a été publiée alors dans * l\u2019Année religieuse- \u201d Les couvents des sœurs de la Proyidence et de la Congrégation ont grandi sous sa protection, et lui sont redevables d\u2019une large part de leur prospérité.Grûce à son dévouement, les clercs St-Viateur fin par Mer Bourget, le vénérable Prélat a trouvé en M.Gravel un auxiliaire dévoué.Le diocèse perd en lui un de ses plus robustes ouvriers.Avec un esprit cultivé et instruit, un jugement ferme et sûr, il cachait, sous une écorce qui semblait austère de prime abord, un cœur riche en trésors de bienveillance et de bonté.C'était par'excellence l\u2019homme de l'ordre, de la doctrine et du droit.Sa vie toute entière fut réglés comme une horloge qui dit toujours vrai.De nombreux confrères et laiques ont eu, en maintes circonstances, ls bénéfice des lumières de.son esprit dont la droiture était comme le trait caractéristique.La fermeté de son caractère en a soutenu plus d'un dans les situations les plus délicates et les plus pénibles.Athlète vigoureux, il se repose après la lutte.Il a été à la peine, qu'il soit maintenant à la gloire réservée aux âmes d'élj- tes, electis.: Les funérailles de ce prêtre regretté ont eu lieu à Laprairie, mardi le 11 courant au milien d\u2019un grand concours.Soixante prêtres environ s'y était donné rendez-vous pour offrir au vénérable défunt un dernier hommage, celui d'une prière fraternelle et charitable, M.le Chanoine E.Gravel son frère officiait, ayant pour diacre M.E.Lussier, curé de St Henrt, et M.C.Huet, curé d'Hochelaga, pour sous- diacre.Les chants fanèbres ont été fort bien exécutés, et un bon nombre de paroissiens ont fait la sainte communion pour le vénéré défunt.Ses restes ont été déposés dans le caveau de cette église qui restera comme un monument de son zèle pour le culte divin, Paix à ses cendres et respect à ss mémoire.Requiescut in pace.(Le Monde).Nous appronons avec regret la mort de Madame Marie Glover, épouse de feu Thomas Pagé, Ecr., arrivée samedi dernier au Cap de la Magdeleine.Elle était âgé de 67 ans et a succombé à une longue maladie pendant laquélle elle à reçu fréquemment toutes les conso- latious de l\u2019Eglise.Madame Pagé emporte avec elle les re- rots profonds de sa famille et des nom- reux amis dont elle s'était acquis l'estime par sa grande charité et toutes les vertus chrétiennes qui.ont fait l'ornement de sa longue carrière.Ses funérailles ont en lieu mardi au et d'amis.\u2018 Madame Pagé était la mère de Joseph Pagé, Ecr., chef des estacades du Cap .Corneille.Nous offrons nos sincères con» - doléances à la famille.! \u2018 : lement avec regret la mort d'un des principaux citoyens de | St-Grégoire, Mr Joseph Prince, fils d'Hubert, arrivée subitement mardi dernier.Cultivateur a l'aise, homme de mœuïs irréprochables et de cette foi chrétienne - qui fait encore l'apanache des catholiques populations de nos campagnes, Mr Prince possédait l'estime universelle de la paroisse.Il était Agé d\u2019environ 56 ans.Nos condoléances à la famille, Nous apprenons Seminaire des Trois-Rivières.Extrait de la dernière liste mansuelle.17 Octobre 1881 COURS LATIN Physique.\" ler~Mr.Arthur Carafel, St-Maurice.| 2e \u2014M.Arthur Moreau Trois-Rivières, Philosophie.1er.\u2014Mr.Philippe Normand,Trojs-Riv, 2e \u2014Mr, Alexandre Moreau, Trs-Riv.Mathématiques.1er.\u2014Mr.François Boulay, Ste-Ursule.Mr.Philippe Normand, ex-æquo, Trois-Rivières.' 2e \u2014Mr.Henri Désilets, Bécancourt.Rhétorique.ont également eu dans ce villagé \"ue florissante maison.Pour tout dire en deux mots, la vie sacerdotale de cet ancien d'Israël n\u2019a été qu\u2019une chaîne d'abnégations et de travaux ui ont duré 40 ans.Parfois en butte à es déboires qui ne devaient pas être la réponse à ses sacrifices et à ses labeurs, il s\u2019est obatiné à faire le bien toujours, sans Jemais aspirer à la reconnaissance.Plus d\u2019une fois, des missions délicates et honorables tout ensemble lui furent confiées, et il sut s'en acquitter avec une habileté qui justifiait la confiance que ses supérieurs ou confrères reposaient en lui.Quand enfin les circonstances le condamnèrent à la retraite, après un court séjour à St-Hyacinthe, il vint ensevelir ses dernières années.dans un modeste asile de la paroisse de St-Vincent de Montréal.Mais là encore, son activité ne put se résigner À un repos portant bien mérité, La confiance du clergé le désigna à la rude tâche de travailler à la restauration des finances de l'évêché de Montréal.Son esprit clairvoyant et méthodique réalise, classique, tel qu'il est, n'est plus du tout |y & de cela nombre d'années : #60 à lu dans un travail magistral, la vraie position de cette Institution.Il devint le président et l\u2019homme d'action du comité des lâché ; ce sont lus idées et les besoins de la | lins de Pierreville, $17,000 a M.Adolphe | finances, et ce travail si préoccupant n'a société actuelle qui demandent la modifica-| Roy, #800 à la municipalité de Gran- | pas peu contribué au progrès de la mals-| vières.die à laquelle il a succombé.Dans les courses pénibles entreprises à cette même ler.\u2014Mr.Adrien Gravel, Tre-Riv.Se \u2014Mr, Léon Arcand, Bécancourt.Belles-Lettres, 1er \u2014Mr.Eugène, H.Godin, Trs-Riv 2e \u2014Mr.Léon Lamothe, Champlain.Troisièmeler \u2014Mr.Adolphe Landry, Trs-Riv.2e.\u2014Mr.Georges Gariépy, Trs-Riv.Quatrièmeler.\u2014Mr.Octave Delisle, Deschambault.2e.~Mr.Ozani Melançon, St-Barnabé, COURS COMMERCIAL.Cinquième : ler \u2014Mr.John Bergeron, Ste Sophie d\u2019Halifax.2e \u2014 Mr.François Marchand, St Justin.Sixième : ler \u2014Mr.Elphege Massicotte, Ste Geneviève.;Ç 2e.\u2014Mr.Philippe Richard, St Maurice.Septième : ler \u2014 Mr.Joseph Gariepy, Trs-Riv.2e \u2014Mr.Wilfrid Moreau, Batiscan Huitième : ler-\u2014-Mr, Maurice Panneton, Trois-Ri- 2e\u2014Mr.Jean Bourgeois, Trois-Rivières.milieu d\u2019un'itmmense concours de parents sm n° Pr NOUVELÉES LOCALES.wie dr, ; a J Sa Grandeur Mer de St-Hyacinthë et son Vicaire-Général Mr Gravel étaient en cette ville mardi, les hôtes de Mgr des Trois-Rivières a \u201c0.E ¥ = .= Mgr de St«Hygeinthe et Laflè&he sont partis SE soi ot u Nord pour se rendre au Conseil de l\u2019Instruction Publique à Québec.: - Dimanche dernier.Sa ¢ des Trois Rividres a fâft la bénédictiôn- solennelle d'une chapelle an couvent des Frères des Ecoles \u2018Chrétiennes, dans le quartier St Philippe.Il y avait grande affinence de fidèles.Sa Grandeur y a fait une allocution de circonstance.On nous prie d'annoncer que le grand Concert-Opéra que devait donner M.F.J.Prume, ce solr, est forcément remis.Mde Dudley étant indisposée depuis quelques jours.Nous en donnerons la date en temps et lieu.fo Îl est tombé une conche de neige dè deux pouces lundi dernier.Le vapeur Montréal n'est passé à notre port que vers neuf heures du matin mardi, en route pour Montréal.La tempête de neige l'avait retardé pendant la nuit.La veille, le Québec avait eu toutes les peines à toucher nos quais à raison du vent violent qui soufilait alors.\u2014\u2014 pr AEP eer VIGNES.Voilà la dernière saison de planter la vigne.Nous attirons de nouveau sur ce sujet l'attention des persdiiiies qiti \u201cveulent faire cette culture.; Il est infiniment préférable de faite les plantations l'automne.et c'est aussi le meilleur temps pour avoir de bonnes racines au vignoble Beaconsfield qui fait en grand le commerce de la vigne.ous avons déjà insisté souvent sur les avantages de cette nouvelle culture si facile, si agréable et en même temps si payante.ousajouterons un renseignement, Tous nos lecteurs connaissent.le vignoble de Mr le Capt.Duval.du Port St-François, et dernièrement encore nous parlions de la splendide récolte.obtenue par Mr Duval.Nous sommes aujourd'hui en mesure de dire que Je: Capt.Duval a réalisé\u2019 environ $400.00 avec les 1500 à 2,000 vignes qu'il possède actuellement.Ce fait.vaut mieux que tous les raisonnements pour prouver que la vigne réussit dans nos environs et est une culture payante.On peut avoir du plant en s'adressant directement par Jettre à MM.Gallagher et Gauthier, No.101, \u2018Rue St-Fränçois- Xavier, Montréal.Ces Messrs, sont les.propriétaires du grand vignoble Beaconsfield que tout le monde connait: 2\" \u2014_\u20147 nt I * VENTE DE STOCK.MM.Lussier & Cie, grandg marchands de chaussures dé cétte Ville ont décidé de fermer leur magasin de cette ville pour ne s'occuper que de leur maison principale à Montréal.| Le En conséquente.gout lénr stock \u2018filé chaussures est actuellement en vente au prix coutant et leur magasin est à Jouer.Les acheteurs ne manqueront pas de profiter de cette excellente occasion pour aller visiter les articles et faire des achats à bas prix.no Nouvelles du port, \u2014\u2014 ARRIVAGES.| Oct.10 \u2014Barge Huron, 40, capt.Brunelle, de Batiscan, sous lest.Barge Iroquois, 40, capt.Luhaie, Idem.Goëlette Marie-Louise, 89, capt.Z.Marchand.de Québec, charbon et sel.Barge Union, 85, çant.Dusseault, de Quéhec, charbon de forge consigné à \u2018James McDougall, Ecrct.14 \u2014Barge St.Généreux, TB, capt.Desmarais, de Lanoraie, sous lest, Barge Jenny Lind; 89, capt.Mansegu, de Champlain, bois de corde pour 9! de Lottinville, Ecuier.Oot 15, \u2014Barge Philippe, 98, capt.Courtaud, de Nicolet, sous lest.Barque Thor, 422, capt, Tallaksen, de Montréal, sous Jest, consignée à MM.Baptist & Cie, DEPARTS, Oct.12.\u2014Barge Pacifique, capt.Arcand, pour Berthier.Barge Huron, capt.Brunelle, pour Batiscan, madriers expédiés par Mess.Baptist & Cie.Barge Iroquois, capt.Lahaie, Idem.Oct.14 \u2014Barge Union, capt.Dusseault, pour Québec, madriers, Idem.= \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r\u2014\u2014\u2014 UNE PKTITE HÉRoINE\u2014Johm Holmes, de West Belleville, Missouri, a envoyé avant hier son petit garçon Dickey Holmes, âgé de 5 ans, et sa fllle adoptive, Maggie, âgée dE 14 ans, romasser de la mine Harding, sur les tas de résidus à la base desquels couve un feu continuel.La surface du las sur lequel s'était aventuré le pelit garçon s'est enfon- drèe subitement, eb il à été précipité dans le braisier.Maggie n'a pas hésité à y sauter après lui, et elle à réussi à Pen retirer, mais presque entièrement carbonisé, Jl est mort peu après.La courageuse palite fille a regn elle-même d'effroyables brûlures auxquelles il n'est pas probable qu'elle survive.randeur Mgr.| LE JOURNAL\u2019 DES: TROIS-BIVIERES, \u201c : RLEURS-D'AOUT DE GREEN, £L'immence vente et la grande popularité des Fleurs d'Aout de Green dans toutes les villes, ct villages du monde civilisé, ont engagé Lesuooup d'imitateurs à adop ter les mêmes noms, espérons recuoillir de projets pour eux-mèmes au dépens des malades.Cette médécine a fait apparution en 1868, et quand à ses effuts pour Ia cu de la Dyspepsie, des maladies du foie et do leur effets tels que les neidités de l'estomac, les maux de tè- tes, les indiges-ions, les palpitations du caer, le verdigo ete etc etc, il n'a jamin faills à notre connaissance, Trois doses soulugené un cas de Dysp psie quelconque.Deux millions du bouteilles ont ête vendus l'année der- vnièe.Prix : 78 cents : bouteille échantiilou, 10 cents.\u2014 - \u201d \u201cLISEZ CECI DEUX FOIh.Une dose de cinq À trente gouttes de l\u2019Hur- LE EccecrniequE de THomas guérira le mal de gorge ordinaire.Il est infaillible pour le Croup [ gnérira un rhum en vingt-quatre ou quarante-buil heures.Une seul flole a néri un cas de Bronchite qui durait depuis Dit ans; des Cas récents se guérissant en trois ou six jours, Il a rendu la voix à des personnes qui n'avaint fait que chuchoter depuis cing ans.En appliquant À l'extérieur dans lous les caa de douleur, rien de pareil n'a jamais été vu.Une flole guerira n'im- orte quel mal de dos, ou de Lombago.Pour es maladies de l'Epine, ou contraction des muscles, il est sans rival.Dans les cas de rhumatisme, ou de tout autre douleur, la première application vous soulage.Il arrête © mal d'oreilles, et la dotileur d'une brûlure, en trois minutes ; c\u2019est la médecine la plus économique qui ait jamais ôlé offerte au pu- blic\u2014la plüb- étortomique* en ce sens queda plus petile quantité vous fait-du hbjon.FL es compose de six'des meilleures huiles connues el ne cpulient rien anire chose gue des huiles.II vout son pesant dor.Pourquoi ne l'achelez-vous pas aujourdhu 1\u2014A.B.Drs nocuens, assistant mulire de Poste.Arthabaskavillg, P.Q.,, écrit: \u201cIl ya trenté ans, jélais victime d'une sérieuse attaque du 1hu- matisme à la tôt, qui m'a Fait soullriy pres que incessammerit.Après avoir em ployé PHuile Eclectrique de Thomas pendant neuf jours, comme lotion sur le front, j'aiété eom- plètement guéri, et je p\u2019avais dépensé qu\u2019une demi flole.Je suis prét si vous le désirez, à appuyer ce fait de mon serment.\u201d\u2014Le Rev.Jallory, de Wyoming, N.Y., écrit: L'huile Eclectrique du Dr-Thgmas m'a guéri d\u2019une broncéite en une semaine.\u201d CL Dériez vous DES IMMITATIONS\u2014Demandez PHule Eclectrique du Dr.Thomas.Voyez à ce que la signature de N.S.Tho mas soit sur l'enveloppe extérieure, et que le noms de Northrop & Lyman soient soufflés dans le verre, et Wen prenez pas d'autres.En vonte chez tous\u2019 les vendeurs de médecines, Prix 25 confins .NORTHROP & LYMAN, Toronto, Ont, propriétaire ponr la puissance.Remanquez-\u2014Felectrique \u2014Ghoisi et Electrisé, Co + Tak MH.Ey wif fo TT ) On reconnaif univer: seulement que les Pilules Opthartiques layer sont le moilleur de tous les pur- SS sont lo résultat de longues ot laboricuses recherches couronnées de succès, et l\u2019u- suge fréquent qu\u2019en font les Médecins duns lour - pratique, } ginal -que toutes les nations civilisées.prouve.qu\u2019elles son lea meilicures et les plus actives de toulés les PILULES purgatives que la science ait inventées.Etant purement composées du végétaux, ellesne peuvent produire aucun male Hous le rapport do leur mérite intrinsèque et de leur puissance curative, nulles autres Pilules ne peuvent leur être comparées, et toules personnes qui en con- unîtles propriérés, les emploiera gelon qu\u2019il sera nécessaire Elles maintiennent le corps us état at assurent ley fonctionnement régulier du mécareme Immafn.* CA ' \u201c Douces et efficaces, les PI LULES GATHARTIQUES D'AVER son: spéciniement adoptées aux besoihe ae l\u2019apparerl disgestif dont elles préviennent et gugrisgent les dérangegients.si elles sont admis nistrecs en tempe utile; des TA sont lè meilleur ef fa plus sf, remêde pour les enfunis et les personnes d'une constitution délicate aven lesquels il est nécessaires demployer uh purgatif arodin bien qu\u2019énergique.CHAUSSURES! CHAUNSURE Gronde vente au prix coutant.| IMMENSE AVANTAGE Hlontreal Branch Store \u2014 TENU PAR \u2014 L.N.LUSSIER & Cie \u2014_\u2014 Ces Messieurs ayant décidé de fermer leur magasin des \u2019l'rois-Rivières offrent en venle Au Prix Contant leur immense assortiment «de chaussures el autres-articles de leüry magasin.\"Poul le Stock doit être écoulé dans un court délai, Le magasin est aussi à louer.Sadresser à L.N.LUSSIER & CIE, Trois-Rivières, 20 Oct.AVIS, BRIQUES ! BRIQUES ! ANASTASE PERREAULT, do la paroisse Ste Anne de In Pérnde, fait connuttre qu'il aura un fourneau du briques prôt à livrer à ceux qni en auront besoin dans la première semaine d'Octobre, La Brique p ut être prise par cau vn que le four neau so trouve A environ trois arpents de la Rivière Ste Auno à uno distance d'un mille-du chemin de fer du ora.\u2018Avis Public.© Le soussigné informe le public qu'il no sora responsable d'aucune dette contrautée par qui quo ce soit en on nom.à molus d\u2019un éorit signé de sa main, THOMAS DAVIEAU, Erois-Rivières, 8 Boptembre 1881.gatifs employés dans les familles.Elles |\u201d 09, Blo Noto Dees dl AVIS AUX ENTREPRENEURS.On recevra à ce Bureau, jusqu\u2019à JEUDI, le 20me jour d'Octubre prochain, Inclusivernent, des soumissions cachetées, adressées au soussigné et portant In euscrip- tion \u201c Soumi-sion pour travaux à l'Ile aux Grues, \u201d pour la construction d\u2019une Jetée servant de prolongement au Quai de l'Ile aux Grues, Comté de Montmagny, Québee, d'après un plan et le devis descriptif que l'on peut voir au Bureau de Poste de Montmagny, où l'on pourra so procurer des formules imprimées de soumission.Les soumissionnaires sont avertis que l'on ne prendra leurs soumissions en considération qu'en autant qu'elles seront faites sur les formules imprimées fournies par le Ministère, que les blancs seront convenablement remplis et qu'elles seront signées pur les soumissionnaires eux-mêmes.Or devra envoyer avec 1a soumission un chèque de Banque, accupté, fait payable à l\u2019ordre de l'honorable Ministre des Travaux Publics, pour une somme égale à cinq pour cent du montant de la soumission, Ce chèque demeurera confisqué si le soumissionnnire refuse de signer le contrat sur demande de ce faire, ou s'il ne le remplit pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acevptéo, le chèque sera remis au svumissionnaire.Le Ministère ne s'engago à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, F.H, ENNIS, Secrétaire.Ministère des Travaux tates} \u2018 Orrawa, 23 Bept.1881 DENTIST E, MESDAMES ET MESSIEURS.\u2014 Vous qui souffre» du mal de dents, qui désirez conserver vos dents naturelles snines et sans douleur, ou les faire remplacer par de bollos et bonnes dents artificielles à des prix très réduits allez donc voirie Dr.LABONTÉ, dentiste, No.167, Rue Notre-Dame, Trois- Rivières (2ème porte do l'ancien dontisto Dr, Locat.) Là vous pourrez Vous faire extraire lcs dents sans douleur au moyen du gas hilarlant ox Ghloroformo.Vous pourrez les conserver en les faisant plomber, soit en or, amalgame, argent où ciment.De plus 18 pourrez vous procurer chez Ini tous les elixirs où Ÿ° dres propres À la conservation des dents.pou Mr Enbonté est À son bureau à toute heure mônie Ia nuit.Trols-Rivier™ du jour ot 3 octobre 1881, ' DR, MORRISON-FISEE, | Médecin, Ohirurgien et Dentiste./ Docteur en Médecino de l'Université do New-York ef | de l'Unixersité Victoria de Montréal.Docteur on Chia rurgie-Dentaire du Collége de Chirurgie-Dentaire de New-York, Ex-interne do l'hôpital de la charité de New-York ; ex-médecin résident de l'hôpital des variolés ot de l'hopital des Fièyres de New-York et ex.médecin et chirurgien examiuateur de l'hopital du Bollevue de New.York, Bureau : No.1756 Rue Notre-Dame (Bunsau De veu J, B.Locar, DentisTs.) Lu Dr Morrison, pratiquera la médecine, la chirurgie et la chirurgi Bureau : No.74 Coin des rues Des Forges et Royale.M.le Dtr, MILETTE à uno expérience de 15 annéer : de pratique à la ville et à la campugne.Dursau ouver À toute heure pour consultation ou soins à domioile 6\u2018 en debors.Trois-Rivières 13 Août 1980, INPRIMERIE JOURNAL 40 COIN DES RUES St-Pierre & Bonaventure: TROIS-RIVIERES.On imprime à cette établissement avec la plus grande ponctualité et dans les derniers goûts tous les ouvrages de vill : Têtes de cotriples, Memorandums, Cartes d'affaires, Et de visite, Billets promissoires, Enveloppes, 5 Catalogues, Listes dos prix, Programmes, Circulaires, Affiches, Placards, Lettres funéraires, el, of.Blanc de sommation, , 1m Demaitdes de plaidoyer, © Flat, Comparutions, Déclarations sur Billets, Déclarations sur compte, Déclarations d\u2019acle d\u2019hypothécarre, ee UO} me Poiir'lé8 avooats.24 Subpoena, ee 0 .! Tuscriphions, Invéritaités de prodiiétidn, Saisies arrêts aprés jugement, Brofs de saisie-gagerie, Procès-Verbaux de saisie, Opposition, Mémoires de frais, &, \u20140i , Pour les Notaires.Blancs de billets, Quittances, Procurations, \u2018Transports, Contrat de vente, Contrats de Mariage, Baux a Loyer, Toute commaride par écrit sera exécutée sans délai.LE Journal des Trois-Rivières Est imprimé et publié par GEDEON DESILETS à Fake, Propriétaires-Editeurs, à qui toutes lettres, on- vois, etc, doivent être adressés rrasco, à l'Imprimerie No, 40 Coin des Rues Sr, Pixnam er Boxavanturs, les Trois-Rivières.CONDITIONS, Le Jourwaz pus Trois-Rivières paraît tous lon Lunai * et Jkopz de chaque somaine, PRIX DE L\u2019ARONNEMENT.Un an, doux fois la somaine (Frais de port compris) $2.00 Sixmols'\" do 7 do - 91.00 Pour les Etate-Unls.000 i000 eeiiannenie, $2.00 Un an, Evirtion HuBvomapairm do $1.00 Bix mois do do $0.50 - me.INARIABLUMENT PAYABLE D'AVANON On ne peut s'abonner pour moins de aix mols, Toute personge qui voudra discontinuer son abonnement devra on donner avis un mols avant l'expiration de son scmestre ot avoir payé les arrérages s'il y on a, JARIF.DES ANNONCES, Leg'annoncos sont foisées sur Tyran Banvian, Anx con ditions sulvantes ; Promièro insertion, par ligne.\u2026.$0.10 Ohaque insurtion suivante par ligne, «er $0.08 Une remise libéralo est accordée pour les annonces à long terme.Toute correspondance, etc doit être munie d'un nom rosponsable."]
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