Le Canada, 27 mars 1936, vendredi 27 mars 1936
[" 0^3 dOTHt tIMITK Mait TRES DOUCES UN CHANCIMINT POUR LI MIIUX ditnna at indépandanta *0# VIEUX C,C4*f pECToP /OL xxx,| , «__No 299 Temps probable: nuageux et doux (v« details p.3) MONTREAL, VENDREDI 27 MARS 1936 Maximum, hier: 48 le l'Union Nationale, nlivahit li** gn '' 'i jes \\t Ta-, bei eau ilépnm sur I\" bureau la liste des menibte «le In i Cliambre qui feront paitie des en-! mités parlementaire I a , um-, du j Conseil législatif venait -le \u2022< « Ini- .après une pa- e il'mnie brillant, eu trr '1 Klisee Theriault et M .lubn K» ll\\ Le publie atten-lall a - \"ni , tieiH'l' que le pre ulenl OUVI'it le | bat sur le discours du I rime i - -b ( pûtes de l'Opposition avaient l0 m* d'Etat Mai' reprocher «n gniiviTiii'iuent provincial d'avoir volt op lard In loi m b\u2019* conven-l\u2019nllccth \u2022 de travail, n'c-t.# ,.n peu tidieül**?Il y « dix an*.\\| Dupl* 1 ignorait même le sens du mot oeial; il eut ouvert de- yen* «\u2022tonne.-1 quelqu'un avait mentionné a pie *ence |e v 1 -1 c m e de* corpo 1 al mi ; il devait prendre Albert de \u2022( ,,\t.un ¦ \u2022¦igneiir tlevot et l\u2019eco- i.de rnboiirg poui une ferme exné-¦ niait Non '|tt' le leader fl< lp pn-itiop \"it plu ferme fpi'un sutr» au* id«'t étrangerei; mais, mmme .tu grnmie ma mile de nos Ira vaillant sociaux, il '\u2019est laissé en-traim t i>hi une mode ou, 1 ce mot 1 1 choquant, par un grand courant ,|i.|ii lout le momie veut être epilogue Le moindre partisan d» I I.mon Nationale, pu n'a Jamais vi-it# un camp de chômeur» ou un \u2022 lui* ouvrier, t ntemi proposer ses té forint * \u201d malt' 1 de travail.^1 It giè ne -oeiale, d'n 1 ame et d'hospita j lisution.|,( q.i,.nie point du discours de M.Duph *-D.e'r-t que le peuple s netlement temoignt au gouverne-merit le 2*i noierntue, son «le-ir d# rajeunir I* niini»tcrc.Le leader d» l'tlppo-ilion semble oublier que » \u2018 majorité d*** elnt.iir- a soutenu I» ¦ , i)r(j hbeinl Itan- la < 'il*' region d# 1 Montreal, au tnoln* tpiatre deputes mionm-te ont et* Hu- PHI I m fii,i« minorit* «I*\t'**1\t< Ml V.D11- p|.pi end il -till mandat pour par I |,,r ,|| h) in da4i«rii>« 4» l'Audn Hurrau ol l!lri*ulalluns l.a Canada mt imprimé par la CompaKnif >la l\u2019ubllcatlnn 4u Canada, Llniitaa, au nuni*rr> 13 nutal ru< 6aint*JacQuaa a Monlrtel Umlaflau» rn lîhflt ICdmond lurrotl* Q/rant II la R^lactmn KutUcht l.ati-iiln 4« Salnl-Jual VKMIItr.lll, ST MA lia IOM Le libéralisme reste le maitre du terrain M.Duplessis a fait un discours électoral.L\u2019hon.M.Taschereau a fait un discours de chef de gouvernement.C'est tout dire.En vérité on ne voit pas pourquoi le chef d?( Opposition critique si bruyamment le service d ordre au parlement.On ne voit pas que cela l'empêche de grouper sa clique et ses claques dans la galerie.A moins que ce soient celles de ''Kilowatt\u201d Grégoire.Apres la séance, quelqu'un appréciait l'effort oratoire de M Duplessis: ''Discours de bouts de chandelle.\u201d disait-il.Ce jugement n'est pas injuste.Au fait, ce que M.Duplessis a dit de l\u2019électricité, par exemple, a répandu moins de lumière que la lueur d\u2019un bout de chandelle.Veut-on une idée de la manière parlementaire de M.Duplessis?Voici pour l\u2019électricité: \"Il faut demander permission à celui-ci.permission à celui-là.On n'en finit plus.Et quand on a réussi à obtenir toutes les permissions, ch bien, eh bien, il n\u2019y a plus de courant C'est tout à fait indigne d'un politique qui a les yeux sur le fauteuil du premier ministre.M.Duplessis, qui n'est pas bete, le sait bien.Mais qu'il prenne garde.Malgré lui.il montre un peu trop son mépris pour l'intelligence populaire.Tout le monde n'est pas aussi aveugle que sa claque.Au fait, la galerie elle-même s'est passablement dégonflée hier à mesure que se déroulait le vigoureux plaidoyer du premier ministre.Celui qu\u2019on était venu voir dévorer par les tigres de l'arcne parlementaire s'est retiré maitre de la Chambre apres un des plus émouvants discours de sa carrière.Sobre, clair, précis comme Un juriste exposant un dossier, ne viient jamais à l'effet, M.Taschereau atteignit par cela mcmc à ia plus haute éloquence \u2014 celle qui émeut par la force de la logique et qui emporte le morceau.M.Duplessis venait de canarder une fois de plus les libé'-ai/x en se cachant derrière les autels les plus sacrés.M.Taschereau en profite pour lui ôter toute envie de recommencer.En un large panorama, le premier ministre, après une émouvante profession de foi personnelle In'a-t-on pas poussé la canaillerie politique jusqu à faire de lui un incroyant I, peignit toute l\u2019étendue de la collaboration que depuis longtemps et jusqu'à nos jours les libéraux apportent loyalement et de bon coeur à toutes les oeuvres de l'église.Le tableau est trop riche Nous devrons y revenir.Il suffit de dire pour l'instant que M.Taschereau y apparait comme coupant irrémédiablement le canard du libéralisme anticlérical.L'adversaire hypocrite devra se chercher un autre coin-coin sans plumes.Un autre fait capital ressort de la séance d\u2019hier: c'est que le fossé qui sépare les libéraux des deux côtés de la Chambre est beaucoup moins large qu\u2019on ne pense.Evoquant les grandes ombres libérales qui planent encore sur la salle de l'Assemblée législative, et dont l'esprit tutélaire a sans doute préservé le Gouvernement libéral de Québec du sort commun à tous les gouvernements canadiens depuis le commencement de la crise, M.Taschereau a rappelé avec une émotion que l\u2019on sentait sincère la vieille amitié qui le liait à son voisin de pupitre à la Chambre.Sir Lomer.A présent, on trouve son fils.M.Paul Gouin, assis à côté du chef du parti conservateur.Et pourtant, le vrai vainqueur du 25 novembre, ce n'est pas M.Duplessis, c\u2019est M.Gouirt.M.Taschereau l\u2019a déclaré sans amour-propre et sans rancoeur.Aussi s\u2019étonne-t-il que l'Opposition n'ait pas choisi M.Gouin comme chef.En tout cas, un fait reste: c'est que l\u2019A.L.N.préserve son identité à la Chambre.Le premier ministre en félicite M.Gouin.Et si ces libéraux dissidents sont toujours d'humeur, la session finie, de \u2018\u2018relibéraliser\u201d le parti, ils auront l'occasion de se faire entendre dans un conclave qui réunira les liberaux (mais seule* ment les libéraux) de toutes les nuances.A gauche, plusieurs conservateurs hurlèrent: 'Trop tard\u201d, mais lorsque M.Taschereau proclama M.Gouin le véritable vainqueur du 25 novembre, l'A.L.N.acclama à tout rompre et les bleus eurent le rire jaune.Décidément, il y a dans l\u2019Opposition tout un groupe secrètement aussi malheureux qu\u2019un poisson hors de l'eau.Mais pour le moment, il ne s'agit pas de cela.Bien gouverner la province est la tâche la plus urgente.Il y a la pension de vieillesse, que M.Taschereau veut rendre plus généreuse que dans les autres provinces (il exemptera les municipalités de toute contribution).Il y a le crédit agricole qu'on élargira incessamment.Il y a enfin toute la législation et les : détails d'admission que laissent entrevoir le ; discours du Trône Au travail d\u2019abord.La politique ensuite.- Edmond TURCOTTE \u201e \u201c - T L\u2019oeuvre de colonisation couronnée de succès Le ministre de la Colonisation, M.Hector Authicr, a déposé mercredi sur le bureau de la Chambre le rapport annuel de son ministère.On y trouve des statistiques consolantes sur l'oeuvre de colonisation entreprise par le gouvernement de M.Taschereau, de concert avec les sociétés diocésaines.Ces organismes, qui comptent 889 comités catholiques répartis à travers la province, sont au nombre de 19; au cours de l'année.12.369 personnes se sont adressées à eux pour se faire établir dans les régions de colonisation.Pour certaines raisons, au premier chef l'inaptitude, ils ont été forcés d'écarter nombre de ces candidats.Avec le concours des sociétés diocésaines, le gouvernement a établi l'an dernier 4584 co-\u2022 Ions, dont plus de 3000 sont groupés en colonies.D'autre part on compte déjà dans les régions de colonisation 1249 familles et 1636 habitations.C'est dans l\u2019Abitibi surtout et ensuite dans le Témiscamingue qu'il s'est déployé le plus d'activité.Voici d'ailleurs un tableau précisant dans quels comtés se trouvent les colonies: les chiffres de la première colonne désignent le nombre des colons réels, et ceux de la deuxième celui des personnes établies dans les régions de colonisation: Abitibi .ir,07 nonaventur'* .Compton .Ca^p*1 .Matano .Rimnufki .Saguenay .TémiscnmiiiKiic .Témiacouata .Ces colons sont occupés aux travaux de lî terre oJ dans les entreprises de mines et de voirie.Du printemps à l'automne dernier, dans le nord de la province, plus de 1 500 ont été retenus pour la construction de la route qui va relier Senneterre à Mont-Laurier.Les rapports soumis au ministre par les missionnaires colonisateurs sonnent une note encourageante.L'un d'eux éc it: \"Le moral des colons est bon, la sélection inévitable s'opère sur place et sans trop de frais, et les travaux marchent assez bien.\u201d L'abbé Charles Minette, qui exerce son ministère dans l'Abitibi, n'a que des éloges pour cette région où règne la plus grande confiance et où depuis près d'un quart de siècle on a mis en culture 225.000 acres de terre.\"Cette année, dit-il, nous a apporté la plus belle moisson jamais récoltée en Abitibi: les grains sont francs et très bons, les patates surabondantes et saines \u2014 200.000 sacs \u2014 le foin est de première qualité.\u201d Devant ces témoignages, que reste-t-il des affirmations de M.Duplessis et de ses partisans?D'après eux.l'oeuvre de colonisation entreprise par le gouvernement aurait été un fiasco.Mais leur prétention bouffonne est démentie par les faits.Car les statistiques du ministère et les rapports des missionnaires colonisateurs établissent sans conteste que le gouvernement n\u2019a pas failli à la tâche et que l'application du plan Vautrin a été couronnée de succès.Pierre BOUCHER 1507\t6373 507\t698 17\t79 284\tH17 184\t795 210\t754 35\t198 616\t2844 60\t152 Choses du temps La répomt de» C.N.R.Il n\u2019y a pas si longtemps, \u2014 c\u2019était en 1029, aous un régime libéral \u2014 les C.N.R., après avoir réglé le service des intérêts, ne présentaient plus qu\u2019un déficit de $3,185,000, et M.Guthrie, parlant au nom du parti tory, s\u2019écriait à la Chambre des Communes : \u201cNous réclamons cette entreprise (les chemins de fer nationaux) comme notre progéniture, pour ainsi dire, notre oeuvre.\u201d Les choses ont bien changé.Le Canada au cours des cinq dernières années a été torturé par un gouvernement conservateur.Ce dernier, selon les principes les plus rigides du parti tory, a ignoré les droits du peuple et ses devoirs envers lui pour favoriser une infime minorité d'accapareurs.Comme tout le reste, les C.N.R.en ont souffert.Précisons qu'ils ont surtout souffert de la politique douanière du gouvernement.Maintenant, les tories ont une honte abominable des chemins de fer nationaux.Vous voyez qu\u2019ils publient dans telle de leurs feuilles des articles vraiment fantastiques contre le réseau ferré de l\u2019Etat.Par bonheur les chemins de fer nationaux peuvent répondre victorieusement à ces attaques injustes.Les tories n'étant plus au pouvoir, les C.N.R.reprennent naturellement la voie de 1928 et 1929, ta voie, qui, sous la conduite de M.King et de M.Howe ne peut être que la voie du progrès.Le rapport des directeurs des C.N.R.annoncent une amélioration dans l'état général de leurs affaires.On est loin du petit déficit de $3,000,000, puisque celui du réseau est actuellement de $47,421,464.Mais il importe de noter que ce chiffre marque une diminution qui n'est pas négligeable, soit environ $986,000.Ajoutons que les revenus des C.N.R.ont augmenté au cours de 1935 de $8,282.000, c'est-à-dire de 5.02 pour 100, par rapport à l\u2019année précédente.Plus de la moitié de cette augmentation s\u2019est réalisée dans le dernier quart de l\u2019année, lorsque le pays, après la victoire de M.King et du parti libéral, eut repris confiance dans l\u2019avenir.Nous n'avons pas besoin de résumer ici le rapport des directeurs du réseau notional des chemins de fer.Nous voulons tt-ulcmcnt insister encore sur un fait.On a pris toutes les mesures imaginables pour assurer aux C.N.R.l\u2019exploitation la plus économique possible.On a sans doute eu raison de commencer par là.Mais aucune entreprise n\u2019est capable de supporter un accroissement indéfini des mesures d'épargne.Il vient toujours un point où les économies sont plus nuisibles qu'utiles.L\u2019administration des C.N.R.en est arrivée à ce point.\u2018.'Il est de plus en plus certain, dit le rapport, qu\u2019on n'obtiendra aueune amélioration sensible des revenus nets autrement qu'en augmanlant la voluas du transport.\u2019\u2019 C\u2019est dire qu\u2019on devra trouver les moyens de grossir les revenus des C.N.R., sans réduire davantage les dépenses de l\u2019entreprise.Nous tenons pour certain que le gouvernement de M.King y pourvoira, puisqu\u2019il s\u2019occupe de redonner au commerce extérieur du Canada \u2014 et donc au transport des marchandises son rythme normal.\u2014H.G.a a * La résidence des fonctionnaires municipaux Il règne une vive appréhension, parait-il, chez les fonctionnaires municipaux.Ils devront tous d\u2019ici quelque temps être pourvus de la carte d'identité, et seuls pourront l'obtenir ceux qui habitent Montréal.Quant aux autres, il plane sur eux, disait mercredi soir un confrère, une menace d\u2019expulsion.L'exigence de l'administration est assurément légitime.Il n\u2019est que juste que les fonctionnaires municipaux habitent la ville, et même qu\u2019ils n on soient pas des citoyens de trop fraîche date quand ils obtiennent leur emploi.Kn règle générale, à plus forte raison quand il y a autant de chômage, il n\u2019y n aucune raison pour l\u2019administration de prendre ou garder h son service des gens qui habitent ailleurs ou venus ici expressément pour occuper quelque fonction municipale.Exception faite, bien entendu, des cas particuliers où une compétence ou des aptitudes spéciales entreraient eh jeu, et compte tenu des droits acquis.I) serait injuste, par exemple, de congédier s\u2019il ne vient pas* loger en ville un fonctionnaire comptant plusieurs années de service et habitant la banlieue depuis quelque temps ou toujours, peut-être sa propre maison, quand jamais auparavant on ne lui a posé de condition à cet égard.Ce serait même contraire à l\u2019intérêt de la ville dans le cas de quelqu\u2019un dont les services lui sont précieux.Aussi faudra-t-il examiner avec soin le cas de chacun des fonctionnaires qui n\u2019habitent pas la ville, le juger selon son mérite et les régler tous dans un esprit de justice.Renseignements pris, nous avons lieu de croire que c\u2019est ainsi qu\u2019on agira rt que les fonctionnaires qui ont des droits acquis ne seront pas ennuyés.On dit d\u2019ailleurs, d\u2019après une déclaration attribuée à un des commissaires, que ce ne sont que les gens entrés illicitement au service de la Ville depuis 1934 qui seront congédiés.Mais à l\u2019avenir, pour régler définitivement îe problème, qu\u2019on exige de tout nouveau fonctionnaire qu\u2019il habite la ville, et depuis quelque temps déjà.P.B.* * * Crandtur décadence de de M.Camille Mauclair Au temps du Symbolisme et de l\u2019Impressionnisme, M.Camille Mauclair sc faisait le défenseur bruyant des novateurs et des nouveautés.\u201cOn ne nous pardonne pas, écrivait-il alors, de préférer Wagner, Tolstoï et Ibsen à nos génies académiques et on nous accuse d\u2019altérer l\u2019âme française, avant même d\u2019examiner si nous ne voulons pas l\u2019enrichir par un dosage raisonné d\u2019éléments nouveaux.\u201d Ce fut le beau temps de M.Mauclair.Du moins avait-on à cette époque le sentiment que le critique d\u2019art était utile à quelque chose.Même s\u2019il ne faisait que marcher clopin-clopant dans les pas de Baudelaire, il signalait toujours bien les grossières erreure de la bourgeoisie qui, selon M.Jean Cassou, \u201ca toujours traîné dans la boue et regardé comme des métèques, dès juifs, des ennemis du génie français tous Ifs créateurs dont il est reconnu, vingt ans plus tard, qu\u2019ils ont enrichi et honoré ce même génie français.Mallarmé, Verlaine, Manet, Renoir, Rodin, Debussy connurent ce destin-là.Cézanne aussi.\u201d Malheureusement pour M.Mauclair, l\u2019influence de Baudelaire et de Mallarmé n\u2019avait fait qu\u2019assoupir le petit bourgeois qui sommeillait en lui.Il s\u2019est réveillé lorsque le pauvre Camille eut a juger des oeuvres tout à fait nouvelles, nous voulons dire des oeuvres qu\u2019aucun grand esprit n\u2019avait encore jugées.Et alors on découvrit que M.Mauclair n\u2019avait jamais rien compris à l\u2019art ni aux artistes, que le bonhomme s\u2019était forgé un académisme selon la petitesse de son esprit et que tout homme résolu de s\u2019initier au mystère du beau devait avant tout éviter de se mettre sous la direction de M.Mauclair.Dans un article décisif, l\u2019auteur de Grandeur et Infamio de Tohtoi, M.Jean Cassou, a montré avec une éloquence et un sens de la vérité esthétique fort enviable, en quoi et comment M.Mauclair a sombré dans la médiocrité bourgeoise.C\u2019est lui, maintenant, qui se fait le défenseur dos Bougucreau du Jour et affirme son mépris des vrais créateurs en les traitant de \u201cmétèques\u201d.Attitude bien stupide qui lui attire cette victorieuse réponse de Jean Cassou : Je trouve que let peintret fronçait de notre fenipt ont une /uitieucc extraordinaire.Et que t\u2019il y a une farce de l'art vivant, il y a une autre farce, plu» Bimttre, et qui a attrx duré : celle de l'art niaudit.» itTfl son existence d'artittr, la vivre à réfléchir tur let lois de son art, n Ici approfondir, à let renouveler n\u2019implique rien que tout artiste n\u2019estime simple et naturel : on a choisi d\u2019étre peintre, et c est font pis.Mai» enfin, que rc choix implique nécessairement et éternellement de te voir rejeté de toutes les frontières, traité de pourrisicur wclche en Allemagne, de pourrissrur hoehe en France et de pourrissrur juif dans les deux pays, il y a là ds quoi exciter des colères dont je m'étonne qu\u2019elles ne soient pas encore plus violente».Il est vrai qu\u2019un artiste digne dr.ce nom n'a /xi* à s\u2019estimer injurié si on le qualifie de métèque et s\u2019il pense que le grand confrère Picasso ou le grand confrère Chagall honorent la Frnnev en venant mêler leur génie à l\u2019activité du génie français.On s\u2019ils pensent au grand confrère S\u2019ieolns.Poussin et au grand confrère Claude Gelée qui furent des métèques en Italie.Si M.Camille Mauclair ne trouve p«s que le brillant collaborateur de Marianne et des Nouvelles littéraires lui a assez bien fixé son clou, citons encore ce paragraphe triomphant : Enfin, les articles par lesquels M.Mauclair insulta quelques-uns dès plus courageux créateurs de l\u2019art frtinçais ont fait hien du plaisir aux lecteurs ordinaire» de /\u2019Ami du Peuple et les ont confirmés dans leur confort et dans leur esthétique.Ils ont pu st redire une fois de nlus que c\u2019était une grande satiifnetion et une rude chance de n\u2019étre ni juif, ttf Américain ou Hollandais.Que.les vrais artistes, ce sont ceux qui font des tableaux honnêtes pour salles d manger honnîtes et qui croient au ruban, et plus encore qu\u2019au ruban, à la rosette.Que M.Camille Mauclair croule enfin sous l'amoncellement des honneurs officiels.Il les a tous mérités.~H.G.\u2014 - .- ¦¦ Dialogue inattendu Certains cabarets de nuit de Montmartre ont adopté un nom et une décoration rappelant des époquet passées.Pour être tout h fait dans ia note, le chasseur qui est devant leur porte est revêtu d\u2019un costume historique dans le style de la maison.C\u2019est ainsi que l\u2019autre soir, sur le trottoir d\u2019une rue montant vers la Butte, on pouvait entendre les phrases suivantes, échangées sous un réverbère par un marquis i^uis XV et un proconsul romain : \u2014Où c'est que tu habites ?\u2014Aux Batignollcs.Et toi ?\u2014Moi aussi.\u2014Alors ça va ! On rentrera ensemble par le premier métro.La langue amusante i La leçcn de jouinali La langue française est une fille rétive ; ceux qui ont avec elle des relations suivies en savent quelque chose.Les enfants et même les grandes personnes ont pâli plus d'une fois devant les irritables participes qui tantôt s'accordent et tantôt ne s\u2019accordent pas et les étrangers restent toujours effarés devant nos synonymes et les traquenards de notre syntaxe.C\u2019c*t, sans doute, une excuse pour la génération actuelle qui, Indiscutablement, parle mal et écrit plus mal encore.Il y a vingt ans, on se surveillait davantage, mais à présent, comme dit ce chansonnier montmartrois qui s\u2019en désole avec esprit : Depuis qu\u2019équ'tcmps la langue française Est écorchée qu\u2019c'en est cruel.Tel demande \"à ce que\u201d.et, parlant d\u2019un commerçant de valeur, Indique que \"c'est un homme capable\u201d dont l\u2019entreprise est \u201cconséquente\u2019\u2019.Ce négociant distingué, parle volontiers lui-même de la \u201cdurabilité\u201d des produits qu\u2019il débite et, peut-être ajoute-t-il qu\u2019il \"écritL\u2019te\u201d scs opérations it qu'il a des représentants utilement \u201crelationnés\u201d.Ces hommes sont des exceptions, dites-vous ?En êtes-vous sûr ?N\u2019est-il pas d\u2019usage qu\u2019au Parlement on \u201csolutionne\u201d les affaires, que l'administration municipale rappelle que les rues ont un sens \u201cobligé\u201d ; que le magasin \u201créceptionne\u201d ses marchandises ?Et, de sa voix d\u2019or, la demoiselle du téléphone ne murmure-t-elle pas à notre oreille : \"Ne quittez pas, on vous cause 1\u201d A côté de ces fabricants de néologisme, il est des gens qui, dans la meilleure société, émaillent d'argot leurs propos ; mais devons-nous blâmer lee uns et critiquer les autres 7 N\u2019ont-ils pas à nos yeux une excuse : celle d'avoir été provoqués à maltraiter la langue françafse par ceux-là justement qui ont le devoir de la défendre ?Est-ce que l\u2019Académie elle-même n\u2019emboitc point le pas aux novateurs quand elle ne les précède pas et fait-elle la grimace devant les locutions les plus audacieuse: ?Ouvrons le Dictionnaire, ce monument que, depuis trois siècles, nos quarante Immortels \u2014 qui, bien entendu, ne sont pas toujours les mêmes \u2014 révisent avec patience, Les dernières éditions nous apportent des surprises, \u201cEngueuler\" n passé du vocabulaire de Mme Angot dans le langage permis aux puristes où il a trouvé, confortablement et solidement installées, bon nombre d\u2019expressions dont, iadis, Mes Bottes et Bibi-la-Criliadc étaient seuls a goûter 1« saveur.\"Esquinter\" fait maintenant vis-à-vis à \u201centô-l*r\" ; \"cocotte\u201d, qui n\u2019a pas ici le sens de marmite, voisine avec \"cuite\u201d synonyme d'ivresse et si \u201cpurée\" exprime désormais la misère, \u201cchouette\u201d signifie jolie et \u201cgnognotte\u201d une chose sans valeur.\u201cChahuter\u201d os' devenu orthodoxe : \u201ccahoulot\u201d est \u201cépatant\u201d, et \u201cépatant\" est de bonne langue.Avec un pareil champ devant clic et la collection de mots anglais qui, sous pn texte de sports, se sont glissés dans notre langue, jeunesse moderne peut être éloquente.Et elle l\u2019est.c\u2019est rien de le dire, \u2014 scion l'expression consacrée.Sans doute, on peut se dispenser do chercher son inspiration dans le chef-d\u2019œuvre des Quarante et imiter l\u2019un d\u2019eux, feu Victor Cousin, à qui l\u2019on reprochait d\u2019employer des mots qui n\u2019avaient pas reçu la sanction academique et qui répondait : \u2014 \u201cQu\u2019est-cc que cela signifie ?Je me f.pas mal du Dictionnaire !\u201d ou bien Victor Hugo qui fut, lui aussi de la maison et qui disait : \u2014 \u201cCette expression n'est pas française ?Eh bien, clic le scia!\" Mais ce sont là des jeux de princes auxquels nous ne saurions prétendre.Il faut donc chercher au bout du pont des Arts la lumière et la vérité.J\u2019ai dit plus haut ce qu'on offrait à notre foi.Mais il ne s\u2019agit pan seulement d\u2019une querelle de mots ; il y a pire.Un ironiste distingué qui n\u2019en fut pas moins membre du Conseil supérieur de l\u2019Instruction publique, M.Clalrin, et qui l\u2019est peut-être toujours, a échenillé jadis le Dictionnaire et la récolte fut assez abondante pour emplir un amusant petit volume.Il y a, là-dedans, quelques centaines de citations que l'auteur offre plaisamment en exercices ou en énigmes à la jeunesse scolaire et dont nous reproduirons quelques-unes.Voici le mot : Cabaret.Quelle signification lui donnent nos immortels ?\u201cMaison où l\u2019on vend du vin et où l\u2019on donne à manger.\u201d Passons à flarhe.\u201cPoil du menton et des jones\u201d ; mais reportons-nous à Moustache et nous lisons : \u201cpartie de barbe qu\u2019on laisse pousser au-dessus de.In lèvre\u201d.Et le critique se demande avec embarras comment on peut avoir à cet endroit le poil du menton et des joues.Académique, explique le Dictionnaire, signifie \"ce qui convient à des académiciens\u201d.Mais alors quel sens peut bien avoir \u201cInspection académique\" ?Voyons Cretonne.C\u2019est, nous assure-t-on, une \u201ctoile blanche très forte\u201d.En quel tissu peuvent donc bien être les chemises de couleur en cretonne d\u2019Alsace ?Vous croyez qu\u2019on \u201cbutte\u201d les artichauts pour en fortifier le pied ?Quelle erreur ! c\u2019est \u201cpour les faire blanchir\u201d.Passons à couple.Il s\u2019agit là, parait-il, d\u2019un substantif qui, au masculin, désigne \"deux personnes unies par amour ou mariage\u201d.Tournons quelques pages et voici l\u2019exemple qui appuie le mot : Gober : \u201cgober un couple d\u2019oeufs frais\u201d.Savez-vous ce qu\u2019on appelle Corniche 1 C\u2019est, assure le Dictionnaire, \u201ctout ornement saillant qui règne au-dessus d\u2019un plafond\u201d.Voici à l\u2019appui du mot Forestier, une explication bien originale : \u201cLes arbres forestiers sont ceux dont so composent les grandes forêts, par opposition aux arbres qui forment les bois\u201d.Imaginez-vous la mine de l'élève à qui le maitre.fort de la définition académique, demanderait d\u2019indiquer les arbres qui composent les forêts et ceux qui forment les bois ?II faudrait pouvoir tout citer, mais la liste est longue.Restons-en donc là et répétons, pour conclure, que celui qui écorche la langue française mérite des indulgences plénières, puisque tout le monde est dans le train, \u2014 dans le train qui déraille \u2014 et que nos Immortels conduisent le convoi.Rÿort DELYS J« me trouvuis, hier, a|>ir«.mi,ii, sine Les livres LE DRAME MONETAIRE, par Henry Hornbot-tel- Un volume aux Editions Albert Lévesque ou à l'Ecole dos Hautes Etudes Commerciales, Montréal.Nous venons de recevoir le texte intégral des conférences prononcées l'année dernière à l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales par M.Henry Horn-bostel, professeur à l\u2019Université de Poitiers et conférencier de l\u2019Institut Scientifique franco-canadicn.L\u2019Ecole de» Hautes Etudes a réuni ces conférences en un volume édité chez Albert Lévesque.Le Drame Monétaire \u2014 c\u2019est le titre du livre \u2014 s\u2019efforce de mettre à la portée des profanes la théorie de la monnaie ainsi que la multitude des problèmes si délicats qu\u2019elle soulève \u2014 surtout en des temps aussi troublés que ceux que nous traversons.Ceux qui ont suivi les conférences de M.Hornbostel savent avec quelle aisance ce jeune économiste déjà réputé traite ces problèmes difficiles, les analyse et les explique.Ils aimeront, nous en sommes sûrs, les relire car clics n\u2019ont nullement perdu de leur actualité.Bien au contraire, les questions monétaires, dévaluation, inflation, stabilisation, etc., etc., sont plu» à l\u2019ordre du jour que jamais.Sur chacun d\u2019eux le livre de M.Hornbostel apporte de très précieux éclaircissements.Les phrases les plus longues Quelques-uns de nos lecteurs, on s\u2019en souvient, ont relevé parmi les écrivains français les phrases qui contenaient le plus grand nombre de mots.Pareille enquête a été faite par un de nos confrères en Angleterre.Il en résulte qu\u2019on trouvé aussi des phrases terriblement longues chez certains écrivains anglais.En voici qudqucs exemples : chez Dickens LVico/as Nicklcby) 356 mots; dans l\u2019Histoire de la réforme eu Angleterre, de Cobbctt, 316 mots; dans un ouvrage de Rutkin, 619 mots; chez Henry Arthur Jones, 730 mots.Enfin, on cite dans une étude sur Coleridge de Hazlitt un passage de 110 lignes où la conjonction \"et\" sa trouve 97 fois; il n\u2019y a qu'un point «t uns virguls.Saint-Tropez, dans cette curieuse atme sauvait dans la direction de Levis.La police fut immédiatement 30; Tnttlrtoril tous slro il; 22.Miioaejaw \u2019.f.snii» Ifro 22.Wluutpsk 2 sou» xSrn, 21.s Prince Allirri 2 Sa\u2022 kuiooii 6 mu- tfro, 0 souk téro, 24.lUfflna 0; llrsiuloii t sous héro, soot tfro, 21 Kcnora Port \\rlliur *.2*C Moo- Samedi le verdict trouve curieux qu un homme «cneux , s au gouvernement.De» -1 a\u201dluc* futiles montées en épin-\t\u2019 - t»ur le sort des colons, nos lec-r.n?';oudront Bien se reporter aux Pports des missionnaires coloni-h*teurs.t 1 en 1931, ajoute l'orateur que il, annonce Üintcntion du gouyeiAe p».RjUVenicmcnt ourait dû entre-\tment d'apporter une »ttentio 150,1 «ouvre de Colonisation\u201d, diate au problème des pechen -\u201e;.\u201eTh^iaul\u2018 f«it enrilitf observer pêcheries, malheureusement, n« son p«t| aeulement critl-1 pas dans .4» 1 n y avait que des fleurs.C est que I une et l\u2019autre commissions avaient trouve ce qu\u2019elles cherchaient Quand M.Thériault ne voit rien dan8 ,e,dlJ* cours du Trône, c est QUilne cher chait que les mauvaises herbes.M.Kelly félicite le gouvernement d\u2019avoir nommé à la ch»mbre HauU.M.Emile Moreau, qu I ^cite de son discours de la veille.Il féi cite éealement le secondeur de 1 adres- »e, M.Frank an-eii.L orateur Té-pond ensuite a ce que M.Thériault a dit des trusts.Le* truita Le discours du Trône, poursuit- honoreras.Mais aujourd'hui, 1rs gens réclament les pensions de vieillesse.Ils les auront.Mais je suis heureux que nous ayons attendu.Vous verrez dans dix ans: je ne parle pas de ce que ces pensions vont coûter, mais vous verrez la mentalité\u201d.involontaire.\"De plu», la preuve de la Couronne a démontré que Lafleur lui-même fut frappé par Martin.Or à cl-moment, le meurtrier de Nadeau ne devait plus consul* er Lafleur comme un complice.Far conséquent.Chénier n'était plus, lui non plus.truire ailleurs) une augmentntion île 2 a 2 pieds et demi duns le niveau .du port.I.a question se pose: ces 2^ pieds de plu» dans le niveau du fieu- j ve à Montréal valent-ils In peine que le gouvernement fasse îles frais extraordinaires pour la construction d\u2019une écluse de contrôle dont le grand désavantage, outre son coût presque excessif, sentit de causer b «nar» est vatttie Ken-Dnnlrl-J l!>rnft.Dotilae Daiy.A Service ce ina«|n.A Montreal, le tnar» de 72 ans.» inot».\u2022 *1 Heurt Coupai, nSe Dalles retards quelquefois sérieux à la ! mêla Hoyrr funérailles aur 12, Mercredi.I» iD./iU X «s résilience.3IA slngton, XVeatmount.epoux tilen-aluié (t Iftgft lie IC ans I IM D A !.1931'.A t'ft|t décédé' Mme L\u2019orateur rappelle ce que la pro-.\ti, .\t^ vince a fait pour le prêt agricole et coroP,ice de Martin.La Couronne IJ «clar.que le gouvernement «st \u201c\u2022nsC*n2S?\u201eI2,/!euJ.Ï.,.*f\u2018 *111MJ disposé à faire dsvantage si c\u2019est Quant à la Commission de l'Electricité, il reproche a ses adversaires de n\u2019avoir pas confiance cn elle, après avoir trouvé que la loi était bonne.Des journaux comme le DeToir ont déclaré qu'ils avaient confiance cn cette commission.ar- tin à bâillonner Nadeau, mais elle ne l\u2019a pas prouvé.Un verdict de meurtre ne doit pas se rendre d\u2019après dc» suppositions.\u201cEnfin, les agissements des accuses après le meurtre parlent pat eux-mcmes.Lafleur est hystérique; il crie aussi fort qu'il le peut: \u201cOn .\tt .\t.,\ti s tué mon ami\", Beausoleil est ner- Ma.s nos adversaires, continue lo- LeuXi Ch(;nicr court à ,.HUche et M rateur, disaient d avance quits n a- (|l.oUe\tavojr (lefl nouve,|M> Ro.valent pas la foi.Quand on a perdu chon j^re qu.ng no prévoyaient pas que les événements prendrMient une la foi, on a tout perdu.Mon honorable ami de Lavallière (M.Ouellet) a perdu la foi en ses anciennes doctrines, en ses anciens amis.Je crois que, souvent, il n\u2019a pas non plus foi en ses amis actuels.Je lui souhaite telle tournure: \u201cNous fumes tou» pris par surprise\u201d, dit-il.\u201cDana ses aveux, Chénier dit qu\u2019il s\u2019agissait dc quelque chose de \u201csoft\u201d a accomplir.Rochon «lit que \u201cles de revenir à sa foi première; je lui !KetlB ,jt.|K banque voulaient se faire souhaite du moins que queiqu un se i faire>.Comment voulez-vous qu\u2019ils trouve là pour iui donner ia supreme aif.nt pu prévoir qu\u2019il y aurait un absolution .\t'meurtre?Tous ces faits ont été cor- M.J.-E.Ouellet demande l'ajour-i «\u2019\u2018\u2019borés par Cardin et Drapeau, deux nement du débat.C\u2019est lui qui a re- témoin», et des plus importants dc pris le débat à la séane« de l\u2019après- Couronne.\u201d midi.»»->\u2022 Pour mettre les chômeurs eu travail le 1er mei prochain (Suite de la page 16) -\u2014 A la fin de son plaidoyer, Me Caron répète que son client \u201cest coupable de vol\u201d, et ii plaiderait coupable avec joie, dit-il, pour payer sa dette à la société et tenter, ensuite, de refaire sa vie.\u201d \u201cJ'espère, dit alors l\u2019hon.Juge Cannon, que votre client vous a donné mandat pour faire cette déclaration.\u201d \u201cEn effet, reprend Mc Caron, j\u2019ai eu un entretien avec Chénier et lui-même me l\u2019a affirmé.\u201d Me Caron dit ensuite qu\u2019il x'aut .\tFou.r mieux acquitter 99 coupables que de $18 aux chômeurs, pendant.condamne,r un aeu| innoConL 1,000 hommes à ce travail, en hiver, et 600 en été.En admettant que l'Administration consente à ajouter au fonds de chômage actuel les $15,-1 000 par semaine qu'il faudrait payer disons, 50 semaines, la Ville aurait dépensé, au bout de l\u2019année, $750,-000 pour un travail qui iui coûte aujourd\u2019hui 2 millions et demi et elle aurait 3,000 hommes à ce travail.Me Alphonse Fournier L\u2019avocat de Joaeph Rochon convient d\u2019abord qu\u2019il y a eu meurtre, \u201cmais aucun des accusés, dit-il, n\u2019a au lieu qu\u2019elle n\u2019en n\u2019a que 1,000 i tue Nadeau.Martin a commia If «ri; en hiver et 500 en été \u2014 et elle au- me et il a payé sa dette a la société, rait dans t-es coffres, pour d\u2019autre»! \u2018«Si l'on convient, continua-t-il, que trnvnuv, $1,760,000.\u2019\u2019\t>» «veux de Lafleur ne peuvent ser- L\u2019échevin W.S.Weldon, de flon vir «ontre aucun côté, est fortement en faveur dc *Iue\t,def|P^\u201cva C la.tT r.:\u2019 .t\u201e.ni.Am mi r» nnn» miner Rochon?Il n y a que les té- faire travailler les chômeur» pout l\u2019assistance qu\u2019on leur procure, mais, dit-il, \u201cs\u2019il est vrsi qu\u2019on l\u2019a décidé, qu\u2019on le fasse! Qu'on le fasse le plus tôt possible, avant de changer d'idée et qu'on nous cn avertisse sans retard, afin que nou» prenions nos mesures pendsnt qu'il cn est encore temps.Si nous connaissions à l\u2019heu moignages de Cardin et de Drapeau, ces deux jeunes gens qu'il aurait incités à commettre le vol, et ceux de Laura Côté, son amie, et du détective Sauvé.\u201d \u201cLa femme Côté, que le tribunal a jugée non coupable de complicité après le fait, parce qu'elle consentit re actuelle le pfcn qu\u2019on veut nous j à témoigner pour la Couronne, a iim^ proposer, nous pourrions tout dc aui- plement relaté la\tde Martin a te déterminer le genre de travaux!l\u2019appartement de Rochon «près e que nous ferions faire aux chômeurs.' meurtre de N»dcau.Elle a avoué Pour ma part, si le secours direct avoir caché Martin pendant pur et simple doit disparaitre, je proposerai que les $5,000,000 que la ville de Montréal dépense chaque année pour le chômage soient appliqués aux $5,000,000 de travaux que nous avons consignés dans la rédaction initiale du \u201cbill\u201d de Montréal, et qu\u2019on a tant critiqués.Il n\u2019y a pn* dc meilleur moyen de mettre les chômeurs nu travail: nous avons besoin de faire nettoyer nos rue» et nos parcs, la ville a besoin d\u2019égouts pour parer aux inondations, no» édifices publics ont besoin dc réparations nombreuses, nos rues ont besoin de plus d\u2019éclairage.Si nous _____\t______ Martin journée, puis l\u2019avoir conduit, le lendemain, aux Cèdres.Elle dit que Ro-choi.exigea $500 de Martin comme prix du voyage.\u201d \u201cLe détective Sauve rappela les paroles que prononça Rochon, lors de son arrestation.\u201cUne bande de jeunes fous m\u2019avaient fait une proposition, lui dit-il; je suppose qu\u2019ils m\u2019ont dénoncé.\u201d \u201cJe n\u2019ai nullement la prétention dc prouver que Rochon est un honnête homme, ajouta Me Fournier.Au contraire, je pense qu il est un voleur.Je suis même convaincu qu il en est un.Toutefois, je ne puis pas étions immédiatement avertis des m-j croire comment il \u2022ur.it pu *« rendre tentions du gouvernement, nous | coupable de meurtre oins crue ai pourrions mettre notre monde au f*»/»-\u2019\u2019\t_ .Marie «t Jean travail dèa it Itr mai prochain.\u201d tfei Ptul Saintt-Mant «t Jean r navigation?Question «pie tout le montie emporta chez soi en sortant de l'Engineering Institute «lier soir avec le texte miméogtaphié de la conférence de M.Busfit'ld.I.a téti-nion était présidée par M.C.(,\u2019.Lindsay.Mont rêal.r si (lê< é.ir» h?\u2014y L\u2019état politique de la France à l\u2019heure actuelle (Suite de la page 16) *+~^^*~.~***.ment s\u2019explique l'instabilité de la politique française.Celle-ci doit aujoutd'hui affronter une triple crise: économique, so-, cinle et internationale.La crise éco-j nomique se traduit surtout par le chômage, uinnuel et intellectuel, la stagnation des affaires et le déficit budgétaire.La crise sociale provoque une sorte d'ébranlement des placea, tic déplacements «les situations, d\" remplacement, par exemple, do 1» petite noblesse, en voie dr disparaître, par une bourgeoisie changeante; elle détermine ausri un certain KT.I A4H'KTTK.A Montréal, lr 24 ntar* I934.A I Au< d« S3 ans r»l dé< édér OdlU ilaudrriiu.alllrafola Si Simon de nimouakl.épouar »n prr-liilêrr» n«t< e» de feu iCdaa.Dlncl.rn driiilêmrft noces Alfred ' a«*Uftilft I '\u2022 néralllft» ce matin ft I égllsr Nlrft-t(«-nift du Itnaalra M A A st o x P.\tA M'/ntréul, P 71 finir*, est décédé Kucharlklft ItaMunnd Funéralllfts i« inaMu a léeP»».S l - A n -llion) , N P 'l l«l«\till\til\tA\tMontréal.\tIft\t24 Mura I9.IS\tA\tl'Ac\tde I» an»,\t< »t dé.édé I élu Nn|\"dé»li Pl< lu i rommlsaalre ordonnadriir d* la lian'' du Sun/ ur d* MalsonneUVr.époux de lulia Charron Funé rallie» \u2022\u2022 matin A l'éult-\u2022 e du Si-Nom de .lé»u» IIIIIDKI.\tA\tMfinlréal,\tl«\t2I> nmia I9JS,\tA\tTAk*\tdr\t73 an», e»l\tdéi édée II* rnilni' Prauttoln.épouse d* fen l .A pi/.pel I MMérsIlUn \u2022 \u2022 malin A régnât Üt-Kdouard itniir.liT.A l'hOpPal du S»>r»-l'orur, A t'artlsrvlll#, le 24 mars A IA*, de t«.ans est dé.«dé «Av Ida P» h»ri, époux «l'Antolnattr « êié, dam* u-rant ou Nn 2\" St.Jaer|Ur» ouesl l u-nérallles ce matin.ait ai:.a l.s.hlnr.1» I93S A I Sio dr |0 ana 8 mol i-édér Françola* Sauvé fille , édé* Fr»«i6\"l»» .iiivé.Mil nintln A l'éallae Si Sa.I.int ni III 1*1111.>.\tA Montré»! |.2!.mur» l Mar «1* ' \u2022 ans «\u2022 mol» *»i dé.édé.-vt.iitilld* Jolleoriir, époiis* d> l'refflé Phérlrn.I.»» flinfrnlll»» elirohl Hru »» madl lr 2» .ouruiii A réuii*.si, \u2022 tui-rr A OiaiNK.A son domicile 42 SNn Ahrrdrrn.K» pil ¦ I a rnlirr l.Ii ï* mars, dspa »« tllém# imné» rsi dé.s.lé.Him-rtaitr l.egaré épouar tilrn-almé» d» Napoléon A'olaln.' Harvlcr «\u2022» matin.AAIIITTHN.A Montrésl, Ift 2\u2019.mura IS3S.A rA«.- dr 39 ans rsl décédé l\u2019harllr WhPten, époux d\" l.suretl* Prosftftsu Funéralllrs ce inalln A cli*.Si-Dftirlcc 2» murs ert dé dru M.d* M.lé- Directeurs de funérailles IégPxft -liame du J\u2019«rpêlprl K* I.Mur.i Tho malin X rf»H»* Vomi, A «\u2019nriirrvlllr I# 21 m»\" ! 'iKé de 21 nns, rst décédé l.uclan ! Ml» d Henri l.«>nn *t d» | >naa Funéralllrs Htr-Décllf\t.\t,\t, I.IIViTIlV.- J* SI\u2022 l\u2019Iillll'P\" dr I.»; ! pralrl* .A l'Aa* d.- A7 ana.rat dleldf i u, udoiiné 1-oniHln, époux d.Jotépiu-I,,- l.r grand D*» funéralllr.«Ufonl lieu ssmrdl - 2* rourant A t haiirr» 20 Al A I.I.HTTF, A l.achln».I 1936, A l\u2019Oar dr si an» Labatf prend conseil avant de délier les cordons de sa bourse mars est dé( éd» Hur-iu Kmnis matin A iééllâft lira Salnla-Ang«».I.açlilnr.si A lll.l.\u2019AI\u2019 A S l - H r n r I,! rî » m a r » PSA, A l'Ps'e de t> an»- r»* décédé Hrnrl M s r l r a u, époux de Anita Ri-Jran f unéralli*» auront ll#u .ouruni A réelll» Str-l.MntMIdr MAHTINKAt.A llioaptç» Provldftncft Str - Kll»»hftih.DO C A I \u2019 4S a# * ft ^ RR M f) t), autrrfola d« Lr» In 21 dft I» ler.cft me-r.iie«.T-.\t-\t- \u2022\t1 '\t** ma.» D.J«, X I AK* dr »n» .rite Marrallr Marllneau.Kl-Féllx «D Valol» ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES Sarvice d'embulanee 528.RUI RACHEL EST Tél.: FRontanac 8161 Montréal M.Poirier Directeur do funérailles kmhadmk.uh IM'H-OMR 6603 St-Laurenf M44NTMKAL London.Ontario, 2fi.(P.C.) \u2014 M.John Lahatt, avant de décider «\u2019il «loit ou non indemniser Meisner pour le» 18 mois que, psr s« fnute, il n passés en prison, consultera son avocat, Mc R.G.Ivey.Meisner qui est sans le sou, a écrit n son avocat, Me Howard Cluff, pour lui dire qu'il s'attendait à re que le riche brasseur de London lui «Jonne quelque chose.Le \u201cMikula\u201d ne vient p«s dans le porf de Montrée! Québec, 2f» (PJ\u2019-) \u2014 I* brl*c; glace \u201cMikula\u201d n\u2019ira pas à Montréal pour briser les glaces «lu port, o-t-on déclaré su département de I* murine.Du moins, aucune instruction n a été encore reçue à ce sujet et les \u2018 ouvriers sont occupés à préparer le | \u201cMikula\u201d pour la saison d été.alors qu\u2019il demeurera inactif dans notre port.Martineau furent brefs dans leurs plaidoyers en faveur de Beausoleil.Ils rappelèrent que la Couronne elle-même avait convenu «me leur client était le moins coupable et qu elle n\u2019avait pu offrir une preuve suffisante contre lui.\t.\u201cTout ce que l'on peut reprocher è Beausoleil, dirent-ils, c\u2019est d avoir ëccepté $3.600 de I argent volé.Il ne se mêla pas de l\u2019organisation «le vol et ne devait recevoir $1.600 que pour le prix de son silence Me Sainte-Marie «leclsr* que soleil n\u2019aurait dû être accuse que de' compheita aprèi la fait.Mesdames et Messieurs.Vous êtes cordialement invités à visiter nos nouvelles salles d\u2019échantillons dont l\u2019ouverture officielle aura lieu le samedi 28 mars 1936.f bilipvt Stasbfta 4 Cfc ACCSSSOIRSS ILICTRIQUES EN GROS 5632 Ave du Parc CRciccnt 1112* LE CANADA\u2014 MONTREAL.VENDREDI 27 MARS 1935 c LA FEMME A LA PAGE yr D CHKUMQL h I Mondanités ' Vanité .Mme I.ôon Mercier Ciouiii a donné un thé inu.tienl.hier, nu profit de l\u2019Aide aux Vieux Coupled.Au nom ;1 hic de» invité» on remorquait: Mme e»l)Hillet«, Mme liée* loux, et fait de nou» de» concurrents féroce».Mais le préjudice tor Déry, M.Jacques Déry, Mlle Mn-causé aux autres par cc vilain défaut est peu de chose à côté du .deleine Déry, Aime Savoy, Mme J.K.préjudice qu\u2019il cause\ta nous-mêmes.\tMarcbux, Mme H.\tK.Castonguay, Tout d'abord, il\trestreint notre\thorizon.\tPréoccupés de\tnos\tavantages\tMme H.M asue, Mme F.Lemieux, et désireux do les mettre en relief, nous concentrons notre intérêt sur notre Mme II.Faribault, Mme Léon Trépa médiocre personne: no» cheveux, nos dent», notre taille, nos bijoux, no.-,.,)jerf M.et Mme Léonce Plante, le collections, notre fortune, la vivacité de notre esprit, le rang de nos rela- baron Émpain.Mlle Pauline Bertrand lions mondaines, voilà l\u2019étroite sph.'ie où nous évoluons; notre pensée ne Mme F.Chriatin, Mme J.L.Poirier, .s'élève pas au delà de la couche sociale, intellectuelle, morale, où nous vi-j Mme (J.Roy, Mme Geo.Doyon.Mme von».Cette limitation est une pauvreté navrants.\t! Léandre Lippens, le Dr Paul I.cton- Mais ce n\u2019est pas tout ; la vanité fuit de nou* des esclave» : pour éblouir m.René Reaudet.M.Jean Lalle-pour étonner, nou» sommes amenés à subir de» contraintes variées, dont le ma'nd, Mme Lucien Laporte, Mme nabisme est un de»\tgenres ; nou*\tdevenons\ttributaires du\trôle\tque nous\tpauj picssis-Bélair,\tM.et Mme Raoul avons adopté ; pour\tgagner ou pour obtenir\tune suprématie duns un do-\tjean Kauré, Mme\tRoméo Latreille, n.aine.nous acceptons un entrainement semblable à celui d'un champion Mme Roméo Dorval.Mme Geo.A.de sport qui nous discipline et nous asservit.\tLangevin, Mme Bug.Bond, Mme G.-\t.I Plamondon, Mmo L.Tassé, Mme J.I envie, de dépasser nos voisins, est aussi aveugle qu i! est violent ; pour le , ti p.u.nAn.i Mme René Dai- Notre désir de paraître supérieurs, de nous faire remarquer, d'exciter p|amon(jôn, Mme L.ï envie, de dépasser nos voisins, est aussi aveugle qu\u2019il est violent ; pour le ^ jj Raymond, Mn.\u2022«iitisfaire à coup sûr, nous ne pouvons nou* montrer difficiles sur le choix ; i* H11 \"l\u2019J 11 k voir» nhim.\" ,T\" ^ P»9UH\" K 7 V.ronUnZ N*r »i flamn d\ti \u2014^mr celui-ci M, |j , \u2018 n a?\"\u201d1 ^ tUfit.renvoyai non ouvert.Voir» «nco, rembouné un» hmuüoo PROCUREZ-VOUS-EIHjn goût de p,.de l\u2019avis du recteur, h chitèctc.On a l\u2019impression, dtdsra P minant le conférencier.(,U j| f.,Z ' jourd hui cet immeuble en état A,,' cuyo.r les milliers d\u2019ctudianU C' ! Université.L aménagement inu-rien aéra vaste et bien dikpoxé n V ' souhaiter que tout rela «c bientôt.M.Maurault conclut en f.¦'?nt «PPel « la puissante de peru.» Mon de ses auditrices auprès dP !, .,.ans, afin que l\u2019Université de Mo-, real grace a la collaboration dc tome, .es bonnes volontés, puisse iJani -' avenir prochain être logée d\u2019une - V mere conforme à ses besoin* et dime d un peuple qui n'a pas perdu le des choses de l\u2019esprit.¦\t\u2014¦\u2014\u2014?¦ ¦ ¦ \u2014 L'enquête sur la Wabasso Cotton à Trois-Rivières Les conditions hy^icDiqucs de l\u2019usine sont satisfaisantes Griefs exposes TroU-Rivièrc-, 26.(P.C.i -_ l,on.quête de la Commis-ion Turgeon .j le* affaires dc la Wa ,a o Cotton, a Prois-Rivières, ne se tenninfra pi-cette semaine, mais durera proba'.ç.ment jusqu\u2019à mercredi prochain.I,« ; audiences ont commence hic- mitm et.ce soir, seulement une demi-dou-zaine de témoins avaient été enter.dus.Il en reste encore une quarantaine à témoigner.Parce que l\u2019enquête pm-te «'.irtoït sur les grief.de< employés qui, a deux reprises depuis un an.ont dec!», rc la grève, et que 1er grévistes ont retourné au travail avec Pcntcnte que la Commission Turg-on enqui-terait sur leur- grief», on a commencé par faire témoigner le- employe* oui ont joué un rôle prepomiérint clans lu grève.Cet après-midi, M.AA'.Carie, im-pecteur de la Committion du Saliire Minimum, a été interr.ce par Me Kue Beauregard sur le - conditions de tr*-vail des employés de la Wabasso Cotton à Trois-Rivières.M.Carie dit qu\u2019il a trouvé l\u2019higiène dc l'u.ùne satisfaisante.Le maire M.Robichon, a aussi témoigné ret après-midi.Il a raconté sryi demarche^, nu cours de la grève, du mois de février, pour ligier le différend.Mlle Léona F'ari*, tu'euse, reçoit un salaire d\u2019environ 524 par semaine.Elle dit que jusqu'au moi-, d'août de l'an dernier, elle était obligée de travailler durant son repas, qu'elle mangeait en surveillant les machine?.Celles-ci ne cessaient pas de fonctionner.Depuis le mois d\u2019août, on permet aux employés dc prendre une heure de repos au repas.Autrefois elle travaillait 55 heures par semaine.Aujourd\u2019hui elle en tra\\aille seulement 42.Mlle Yvonne Laqucrre eU le témoin suivant.Elle c-t vice-présidente de l'union et a joué un rf e important dans la grève.Elle a été congédiée au moi» d\u2019octobre dernier.I* compagnie l\u2019a congédiée, dit-eüe, sou* prétexte que son ouvrage n'etait p»* satisfaisant.Elle n'en croit rien.Quel ques mois avant d\u2019être congédiée, le surintendant lui avait dit qu\u2019elle était la meilleure tisseuse sur le plancher.Elle affirme que la raison donnée par la compagnie n\u2019est qu'un prétexte: a véritable raison de son renvoi, c\u2019est qu\u2019elle prit part à la grève.Mlle Laqucrre dit qu\u2019file s\u2019est déjà plainte d'avoir à surveiller un trop grand nombre de machines.C*tt* plainte, comme d\u2019autres qu\u2019elic fiti fut sans succès.Joseph Champoux témoigne ensuite.Il gagne 31 cents de l'heure.D* ce montant, la compagnie déduit > cents et demie pour une machine .\u2019risée.M.Champoux ne sai* pas quei>f machine il a endommagée.Cet chalets ont résiste aux eaux d\u2019inondation M.V.Dumaine.propriétaire r/ chalets d\u2019été a Model Bench, r\"\u2019r' de Chambly-Canton, nous prie d annoncer que ses chalets n'ont ra* * emportés par la crue des eauxi a>n\u2018 que certain» l\u2019ont prétendu.Feuilleton du Canada Toute Seule.par Louii D\u2019ARVERS A Ko 37 (Suite) 27 mart lu36 Quand il se fut ressaisi, il s'aperçut que la jeune artiste était vêtue de noir, et crut qu'elle aussi avait perdu un parent.\u2014J'ai perdu Cricket, dit-elle, et tous les autres.et je n'ai pas le courage de porter dea toilettes aux tons joyeux.Sir Londalc se leva pour lui baiser la main.Quelle que fut son opinion sur les artistes, anporiant toujours dans le monde, selon 1 i, les habitudes de la scène ; il sentait la sincérité de celle-ci et à quel point la femme de coeur qu'était Bcechy, dominait l'artiste en elle.¦\u2014Le cher Cricket ne s'était pas trompé, se dit-il, il l'avait jugée telle qu\u2019elle est réellement.Quand il fut parti, Beechy relut la petite lettre écrite par son jeune ami peu de temps «vaut sa mort.Elle était courte.Après quelques mots de cheva-\u2019 lercsque enthousiasme et de confiance en la victoire, il lui disait son souvenir fidèle et combien souvent il pensait à clic.\"1% Miiij&teAiML que, vn.i» êtes malheureuse, j tout.Rappelez-vous et «üli le mairie G f ne pSïïl pai ràitinTp^dirvrniyïni^tfrvmfr\u2019rttftrr\u2019jout-, \" c'est impossible, vous serez heureuse ôt tout s\u2019ar-M rangera\u201d.- - .Pauvre cher Cricket ! dit-elle, rangeant la lettre dans le tiroir aux souvenirs, tout mon désir est que tu soi» bon prophète.Elle avait été très occupée tout l\u2019été, très occupée tout l\u2019hiver.Maintenant elle travaillait la \"Vie de Bohême\u201d, qui devait-être sa pièce de \"rentrée\" à Londres, et comme toujours, elle se donnait corps et âme à son travail.Scarpia aurait voulu calmer cette nrdeur, Bcechy était riche maintenant, très riche même, grâce à Aurélien qui ndministrait sa fortune avec intelligence et savait faire des placements sûrs et de bon [ rapport, avec le produit de ses représentations dont ! les cachets devenaient do plus en plus élevés.Aussi, le brave garçon était-il heureux, bien plus heureux qu\u2019il ne l'avait jamais été.Beechy vivait | seule et elle semblait plus calme, i La bonne Scarpia, devenue une imposante matron-ne, passait su vie à lire des romans et à s\u2019occuper de se» toilettes, du moins aussi longtemps que Bcechy n'avait pas besoin d\u2019elle.La vie étai* donc agréable et facile pour le* deux dévoués amis de Üéatrix, qui n'avaient d\u2019autres soucis que l\u2019excès de fatigue qu'elle s\u2019imposait.Ne préparait-elle pus, actuellement, un grand concert au bénéfice des soldats blessés, qui avaient lieu la veille de sa rentrée à l\u2019Opéra.Ils avaient espéré qu\u2019elle refuserait son concours, mais clic s\u2019était obstinée.\u2014J'aime chanter pour le* soldats, dit-elle, c\u2019est une sorte de devoir, et je suis encore plus heureuse de chanter quand je ne suis pas payée.-Vous êtes très bonne, ma chère Beechy, fit Au* relien ému.\u2014Moi ?quelle absurdité ! je ne suis pas bonne du combien j\u2019ai été désagréable au sujet- de-Wtte lettre-que' vous aviez oubliée.Je suis un tyran, voilà ce que je suis !\u201e.\t\u2022\t; Aurélien sourü au tyran et renonça à plaider contre les pauvres blessés.Cc fut ce soir-là qu\u2019il lui remit, un peu à contre coeur, une lettre dont la souscription était de l\u2019écriture de Céessage.Beechy l\u2019emporta au fond du petit boia dc pins, derrière sa maison, et quand elle revint une heure plus tard, elle avait le» yeux encore brillants de larmes versées et les traita tirés.\u2014Oh Béatrix ! ne put s\u2019empêcher de dire le Jeune homme.\u2014Ne Vous inquiétez pas lui dit-élle, avec cet air de bonté qu'elle avait toujours en lui parlant depuis son malheur, ce n\u2019est \"rien\", il veut «seulement revenir, et je lui ai écrit pour lui dire \"non\".Elle s\u2019assit fermant les yeux, et dit, ae parlant à elle-même encore plus qu\u2019à lui : \u2014A quoi bon !.je ne puis avoir confiance, il ne \"peut pas\" être fidèle I \u2014 Mais.plaida généreusement le pauvre amoureux sans espoir, s\u2019il vous aime encore, et \"je le crois\", vous devriez lui pardonner ses pètites.infidélités passagères.lea hommes aont toujours plu» ou moins infidèles, et ai son coeur est vraiment à vous.,.\u2014Non, Aurélien, dit-elle fermement, je ne consentirai jamais à partager l'homme que j\u2019aime ! Et la vie continua.Mais, deux mois plus tard, Beechy reçut une lettre de lady Cressage et comprit pourquoi lord Charles avait demandé à la voir : il avait contracté un engagement et avait voulu lui dire adieu axant son départ.\"Vous serez heureuse comme je le suis, écrivait l\u2019excellente lady Crcssage originale jusqu'au bout, d'apprendre que Charles est \"parti au front.\" Même s\u2019il devait être tué, je serai* heureuse de \u201csa décision.En ce moment, étant donné la gra-\u201cvire de la situation pour notre pays, tq«t homme- \" d\u2019honneür ofl \"état dc porter les armes, doit par-\" tir\u2019\u2019.Et Beechy partagea la fierté de-la femme légitime, sans pouvoir ne dire qu'elle en éprouvait de la joie.Pourtant, chose usdez curieuse, elle n\u2019avait pas d\u2019appréhension en ce qui le concernait, elle ne croyait pas qu\u2019il serait tué.Elle l\u2019avait craint pour Cricket, pour Tommy Bridport et pour quelques autres, mais pour lui, elle était confiante.\u2014 XLIX \u2014 L\u2019HEROÏSME DE LADY CRESSAGE La signorj veut-elle recevoir lady Crcssage ?Sans répondre, Beechy courut à la porte.\u2014Il est revenu cria l\u2019excellente femme 1 \u2014Blessé ?demanda Beechy, tout son sang affluant à son coeur.\u2014Oui.Il a pu être transporté \"chez moi\" \u2014 à la campagne.\u2014 C\u2019est seulement quand U a été installé qu'il m\u2019a fait prévenir.Mais, commençons par le commencement, et asseyez-vous, ma chère, fit l\u2019excellente femme, remarquant la p&leur de Beechy.' Lady Cressage était mal habillée, comme toujours, et sa laideur était presque ridicule sous son accoutrement d\u2019un autre âge, mais Beechy voyait seulement en elle un ang» de bonté et d'abnégation.\u2014Il est malade, poursuivit la femme de Charles Cressage, c\u2019est pourquoi je suis venue vous Chercher.Il est malade, et \"cela change tout\", naturellement.\t, \"Naturellement\"., répéta Bcechy.En effet, Cressage pouvait être infidèle, égoïste et le reste, mais sa maladie changeait tout, et s'il avait besoin d'elle, Bcechy, s\u2019il la réclamait, clic était prête à *c rendre à son appel.San» un mot de plus, elle courut à sa chambre pmir mettre un chapeau et un manteau.Lady Créa- sage la suivit, sans façon, au bout de quelque* nutes.\t, \u2014Apportez une valise.ÎUÎ dit-elle Rvèc sc.i i ^ me imperturbable, ma maison de campagne \u2022 Renbrake.et naturellement vous y rester, ques jours.Dix .minutes plus tard elles étaient en rou e po \u2022 Renbrake.\t.j., \u2014Il est mourant ?demanda alors Ber l y Cressage.\t, \u2014Non, je ne le crois pas.Il était tr*s /i\u201c1JCnr,ai* dant le voyage et pire encore a son ar.- .f depuis qu\u2019il est nu repos et bien soign , J qu\u2019il est vraiment mieux.\t, Renbrake est sur la frontière de Surreyt .\tv;.faisait rage et la pluie cinPlal1t\tm »nd très de la puissante voiture de lad> Lres.ag , i le château fut enfin en vue.Elles avalent à peine prononcé qnelq»t« jeurf cours de route, absorbées l\u2019une et 1\ttui* pensées, quand Beechy aperçut les cloch\t^ le par delà les arbres de la longue avenue.retourna vivement vers sa compagne .\u2014Sait-il ?\t.n .ait \u2014Que vous venez ?Oui ma chere i .\u201e\u2019en Elle n\u2019ajouta auc.me explication, et tucu > d™;d*.lip.\u201c'le voir, il luit vivant, rien dW» \u201d Soudatti*lady Cressage souleva se* épaules ariRU leuse».\t.\t_\t.t, rpP nu'il \u2014Les gens no comprennent pas, n\tp*st fPu, soit fait porter chez moi.ds janscnl n mii» et que je le suis plus encore en *e recevant, cela n\u2019s aucune importance.\u2014 Evidemment, acquiesça Beecn.Et le silence retomba.\u2022\tai fm demain) vfiL XXXIII No 299 LE CANADA\u2014MONTREAL.VENDREDI 27 MARS 1935 Chronique Judiciaire Par UaaarJ.C.ARCHAMBAULT, BJL, LL, B.T La compagnie Denis a u\u201e premier gain devant le tribunal Une injonction interlocutoire défend à la cite d enlever ccs poubelles avant le procès U compagnie Denis Outdoor Dv-B'.v Limited a remporté la premier Lînchr dans la bataille qui fait rape «Tour des poubelle» située» aux an-Sdea rue» Sherbrooke et Guy et Sherbrooke et Atwater.Mes t bar-Guérin, C.R.et Maurice Gou- Jrault.r.R.qui menaient la bataille pour cette compagnie, ont ob-.«nu en son nom hier matin de I ho-iOTbl.jute Alfred Forest, de 1.mur de Pratique, une injonction m-terloeutoire défendant h la cité de Montreal d'enlever les reccptable» ,n litipe et qui ornent actuellement |fj deux roin» en question et aussi beaucoup d\u2019autres coins de la cité He Montrai.1^* plaidoiries de Mes Guérin et Goudrault et de Me Camille Tessier, C.R.représentant la municipalité, ont occupé.quête et le témoipnape de M.1 eche-vin Layton du quartier Saint-André, presque tout I avant-midi.Tonte cette affaire tourne autour d'un contrat passé entre la cité de Montréal et la compagnie Denis.Parce contrat, en date du 31 décembre 1934, la compacnie a le droit exclusif de poster ainsi de» récepta-b!es pour fins de publicité, à la condition que la cité partagera par moitié dans les profita des contrats de publicité.Aainsi, un double but sem-be! atteint, un avantage pour les coffres de Concordia et un autre pour la cité elle-même puisque l'arrangement prévoit à la propreté de la métropole.Ii y a une autre condition au contrat c\u2019est que les réceptacles pourront être enlevés sur la réception par la cité d\u2019une plainte trouvée bien fondée.Cette clause cause la querelle judiciaire actuelle.Les réceptacles en question ici ont d'abord été enlevés.Ils ont été remplacés par la compagnie de publicité oui demande une injonction aux fins d'empêcher un nouvel enlèvement.Hier matin, le principal témoin fût M.l\u2019échevin Layton du quartier Saint-André où sont situes les deux roms Sherbrooke et Guy et Sher-b-oohe et Atwater.y 5 tvton, comme la cité et son ave a* prétend qu'il y a eu plainte \u2022 par conséquent les réceptacles doivent disparaître.A l\u2019appui de cette prétention, il est venu hier dans le box aux témoins relater son côté de la question.\u201cJ\u2019ai reçu des plaintes nombreuses de la part des citoyens demeurant dans le» environ» au sujet de la présence de récepta-bles\u2019\u2019 a déclaré l\u2019échevin M.W.-A.Mobiou», gerant de l'édifice Medical Art, angle Sherbrooke et Guy.a témoigné également, disant qu\u2019il s\u2019était plaint à l\u2019échevin parce que ces b-ltes nuisaient au stationnement des automobiles.On parla également d'une plainte des Watson Art Galleries.L\u2019échevin parla aussi d\u2019une plainte de l\u2019église St-Andrew et St.Paul de la rue Sherbrooke.Serré de près par Mes Guérin et Goudrault, rependant, il admit que le réccpta-fle dont se plaignait l\u2019église était situé bien loin du coin en question et qu\u2019il avait d\u2019ailleurs été enleve P*r la compagnie.L\u2019honorable juge Forest a trouvé eette preuve sur le bien fondé des Pja(ntes, assez vagues, et devant les plaidoiries des avocats de la compa-il a trouvé un droit prima facie *\t1 injonction et il l\u2019a accordé moyennant un cautionnement de cinq cents dollars.Me Camille Tessier cependant n\u2019insista pas sur le cautionnement et il promit qu'en attendant que le fond du litige soit Jugé au mérite la cité n'enlèverait plu* les réceptacles.L enquête révéla un fait intéres-\u2022ant et c\u2019est que les compagnies Hi-ani Walker et Enos Sait avaient lacune un contrat de publicité pour res léceptacles au montant de six mille dollars.Le contrat en question spécifié le* coins en litige comme ciant deux de ceux où leur annonce '\u2022evia être affichée.f est ainsi, comme le déclarait les avocats de la compagnie, que des contrats avantegeux tant pour la 'ltr que pour la compagnie, seront annulés si les réceptacles sont cnle-sans un examen sérieux des Plaintes.U compagnie, sur la foi u contrat consenti librement par la n,e.a entrepris une rampagne d\u2019an-\\°nrn qu.' c0'ltc quelque $70.000.*\t\u2022 » s oppose à tout empiètement ?rJermrrâit mettr* *n péril >on *n\u2018 Le mérite de l\u2019affaire sera instruit Plus tard.COUR SUPERIEURE Division do pratique le 26 mars 1936 jute- Ju«*- rRLSLNT: l/hoRorabl* jus* Forait t*! juteminta tuivanU furent nr.du,.H.C.Andarxtn va Patrick Faihan ; J,.tenu nt maintenant laitie-faferie en aipuiaion pour 1175.96 avec Int.et dlpen.Albert Lucien tiitnon et -qua! v, La, Heritier, de feu Jmeph Duquette; jugement maintenant Mieie-cagerl, en eipuldon pour fî,-99S.S7 avec Int et dopen,.John William Titley v, 2L Daria and Company Inc.: jurement maintenant ailiie-rageria en expuliion pour 1526.00 avoc int et détona.Maxim, (iotifeon v, Jn*«ph G.Duhamel aa-qualité; jugement déclarant immeuble hypothéqué au paiement de la tomme de fS,097.60 avec int.«t dépena.Herman Chorney va 8.Rrichhach ; Just-mrnt pour 1100.00 avec int.et dépen*.Margaret Mitchell va J.H.levèrent ment pour lea fraie aeulement.Myer GoMenher* v» lx>uia Bronrc ment pour |142.avec int.et depene, et réai-liant bail.Roaaire Hebert ta J.F.ugéne Leroux ; jugement en annulation d'une promeave de rente.J.Dinham Molaon et al ev-qual v, Le» Heritier» de feu Kltéar De»uet Jugement pour 14.392.33 atec int.et dépens et déclarant propriété hypothéquée au paiement de ladite tomme.Dnnat luirue va Ica Héritier, de F.-X.La-pan et him Life Aa>.Co.et Metropolitan Life inauranre Company, tierrea-taiiiee ; Jugement auivant déclaration de la tierre-Miale Metropolitan Life Inauranre Company.The F.H.Shultleworth Chemical Co.Ltd va Dr I.Martel et Quebec Women's Com pen -\u2022ation Commua ion.tieree-aaiate ; jugement maintenant aaiate-arrét auivant déclaration.Peter Hatch ta F.II.KaU\u2019urin ; jugement pour 1140.00 avec Int.et dépens.Roger Payette va Lea Héritier, da René Pâyette et The Confederation Life Ava'n.tier, ce-aaiair; Jugement maintenant sataie-arrét auivant déclaration.Napoléon Trudeau r, Ovide Huneault; Jugement pour 1141.avec Int et dépen*.Dr C.-K.(.aurfn v, A.Lauxon ; jugement pou r 3155.40 avec Int.et depena.Th* Commercial Loan Company Ltd v, W.Mc.Mannia et al et Canadian Pacific Railway, Company, tierce-talal* ; Jurement maintenant eaUie-arrèt aprèa jugement.Compagnie Kquitable d'Aeauranee contra le feu (Capital Mutual) va Félix Muloin; jugement en déclaration de privilège pour 1179.60.Crédit Foncier Franco-Canadien v* Dame Marie Sophie C.Mallhiot et al et T.llraseard ee-qual, mia-ro-cauM : jugement en déclaration d'hypothèque pour 12,463.53 avec int.et dépen*.Alice lavoi* v, W.F.fltrtlett et al: jugement contre le défendeur W.F.Bartlett pour 512.000.00 avec int.et depena.lu Ferme Sl-L*urent Limitée v, Oacar Le-cavalier; Jugement pour 1460.93 avec int.et dépen*.M.J.Boire va B.Berlin; jugement auto-riaant a amender en payant frai* de motion rt de nouveau plaidoyer, a'il y a lieu.M Crellmten and Son» ur y intervenir, mais il faut de plus qu\u2019il existe un Han de droit personnel contre la partie adverse ou un droit réel sur la somme d\u2019argent qui fait la base du procès, pour permettre à une personne qui veut exercer une demande en justice de produire une intervention dans une action déjà pendante devant les tribunaux: (Parent r» firitith Colonial Fire Int.Co.rt Carneau & Moonty, vol.5i P.R- P- 33*) \u201cCONSIDERANT que le contrat de transport de tomate» passé entre lee demandeur» et St.Louie Bouth-weetem Railway Company of Texaa est, par rapport aux Intervenante, rai inter «ho* acta et n» donne pa» de recours à cas dernier» contre lea demandeurs: \u201cPAR CES MOTIFS:\u2014 L\u2019inscription en droit des demandeurs est MAINTENUE et l'intervention KE* JÇTEE, avec 4f£»na.\t~ \"Le fouet est bien trop doux pour un père incestueux Déclaration du juge Monct en condamnant un Polonais trouvé coupable Dtux ans dt prison Rlgale las connaisseurs do tho vert \"SALADA\" Sans tenir compte de» sanglot» du j prévenu Alhort Krajewski, un Polo- i I nais reconnu coupable d\u2019inceste, le j .iugr Amédée Monet, hier, condamna i 'le sinistre individu a une peine de 2\t'- (ans et au châtiment du fouet, soit' ^nc randonnée de plaisir s\u2019est ter-1 5 coups après son incarcération, au J mince devant le juge Maurice Té-' UNE RANDONNEE QUI SE 11,,\ttJ\u201e\u201e\u201e TERMINE A L'AUDIENCE HljMCFC pljllC sur ccs meubles temps juge opportun par le médecin treau, hier, quand cinq prévenus, y satisfaire le pour tribunal ,\t\u2022\t* \u2022 * w» w,\t«| \u2022\u2022\u2022¦\u2022> «» %»a*»| i'**\tJill , ü,inan{nni0!re Cl au.,rr\"\t»u compris deux jeune, fille», avaient a Ui1 P r P V 0 n u devra paye moins 10 jours avant la date de sa .\t.\t.\t,\t.\t1 nft .4';/-; |_ *7 .libération.Le tribunal rendit le ju.\"»>ondrr * u\"f «cuaatlon de vol et i -h IUU O ICI le I avri gement .uivant :\t] de possession d'une automobile volée, \u2014Quoique le prévenu ait pereiaté Propr,*lc du \u2018loc,rUr Armand Caron, à nier du tout au tout je le déclare\tMoreau, 743, le avenue, de coupable du crime le plus infamant Verdun »'*voua coupable du vol de qui soit; l\u2019inceste avec sa propre fille 1 1,1 voiture en question et reviendra et cela pendant deux années.Le te-: devant le tribunal, le .31 I nioignage de la victime de I t été corroboré par l\u2019une de *e et cette preuve est parfait Paul Brocard, d'Arton Vale, dr vra trouver $100 d\u2019ici au 7 avril r les remettre à Mlle Alma Rabouin mar*.pour I qui accusait hier le prévenu du vol H ans a ^,1roc'fv®iI \"* 'onteru-r Richard Pc- d\u2019un ameublement évalué ,t $150 Le se> tantes |rillan .J76fl.avenue Workman: Lu- tribunal attendra la restitution h- ml ite parce ^\t\u2018 Aoust.43.1 avenue \\ erdun (|c pR,ifr u ,fntPn,.P, m>is Mo iW grant dé- Dorothy Snow, agoe de 20 ana 374 M«iW.avocat de I» defense, a l in-s l\u2019ombre I >*ro avenue dr \\ erdun et Roac Phil- tmtlon d\u2019en appeler de ce mg*m«nt i que le témoin surprit le flagrant lit.Je le répète Je n\u2019ai pa:\t___( Gl'un doute sur sa culpabilité, d'au-1 h P*- «H'ce de IH ans, 4454, rue Saint liant plu* que j\u2019aurais été heureux de Dominique, protestèrent de leur in lui donner le bénéfice de ce doute nt>c uï\u201d on \"Prenez nus roses\", c\u2019est aussi ridicule que iCentnidrc Georges Md-ton chanter le grand air de \"Paillasse\".Ce qui compte, dans les refrains populairi s, ce n\u2019ist /uit tant la musique.(je veux dire la mélodie) que les paroles rythwei s.X\u2019rst-il pas eu-lievr d\u2019entendre continuellement a In TS.h\u2019.dis chanteurs a voix qui interprètent romme dis romanrrs cri laines ehnnsans-marehrs dont on ne comprend pas les paroles ! Pour m rrrrnfr aux \"artistes en herbe\", D meilleur conseil que l\u2019on fiuissr leur donner, c'est de s'en tenir û ers helles chansons de France, dont 1rs voir d\u2019enfants surent si bien souligner la fraîcheur et la naireté.Le répertoire est assez vaste ; U n'y aucune excuse à faire chanter aux moins de dix ans (et même de quinze) des romnnrcè qui ne sont pas de frur nqr et dont les mats choquent sur des livres infantims.tfiie les chanteurs d\u2019ovrra *V»i tiennent à leur repertoire, les artistes po-pulnires à leurs refrains bon-enfant.\u2022 t 1rs tout jeunes aux chantant qu\u2019ils ont a \u2022no ises sur Us genoux de leurs nianin ns.lux 7 .S.F.ne s\u2019en portera que mieux.Henri ItETONDAL % frai Aitair* «F m partsnjirt Cingtr Roftrt.\t ses P*\td'avril: \"As-tu vu me»' ju- entouré de Sally Eilcr«, Flthel Mer |M.-, melles?\" à l'impérial, et \"Télévise- man.l\u2019arkyakarkus, William F\u2019raw ne un peu comme un cheveu sur la Toi\tnu SRin\u2018:l)cn> ,Qu^k« j, THE AMATEUR GENTLEMAN Autre ¦llmrilon \u2022\u2022M »\t* ,\t*,,Jtirr T»u.le.jn.\u201e u , ti IW .AU J OU RD Mit l.ralle HOW *1111, lleite |i*i|« ami THE PETRIFIED FOREST\" MNMl «BWni VATTIinAI 'loHi'' a ( re June I.* Ni, Restitutions ,\tT\tJ!.a* a rw.w.,a, f\tJII I» pi Ill ' » Il Of* .M.S^IIIIK' V/UI* r- étaient peu habitués | ®t'ixd®Co,Iln1B .ct.Vench-V c!iri»to* met.secondé par M.Louis FMstono, .1 monter «le* décors gigantesques sur ! rvjP * u,Hon.celui «le tenancier de bar.j] t.«; décidé d\u2019adopter les règlements j le plateau dc pris* do vue,, p.atiquc I\tde mi*s Martha Allan, fort courante ù Hollywood où tout s* \u2019 tait en grand.Ms ont donc été stupéfiés.\u2014 ils en ont môme perdu le sommeil \u2014 quand lo j.une Fairbanks leur a demand** «le lui construire »ur le plateau un °a!on de !3.500 tiled \"La Passion\", lundi dit qu\u2019un cnmlidat a un office quel conque doit être membre bona-fide soir, eu Monument depuis rix mob- I* ne pa< être dans ' la politique active.L\u2019oeuvre du Vestiaire do* pauvres, lai Montreal Light Heat and Power Consolidated accuse réception de deux restitutions au montant de $2 chacune.Imperial DEMAIN Première fois à Montreal à nos très populaires BAS PRIX ir.des influences pol tiques, offre un aractère de permanence et laventage d'une saine direction.On .\u2022\u2022\u2022t battu pour ce principe dan» «i autre» pays, dans d\u2019autres provinces.Notre parti libéral y a-t-il jamais touché ?A-t-il restreint en aucune manière les attributions du conseil -le l\u2019Instruction publique ?Y a-t-il | rtc atteinte ?Ne l\u2019a-t-il pas, au contraire, défendu ?Parlant au nom «le mes collègues et au mien, je dois affirmer que tant que nous serons là.le conseil de l'Instruction publique restera ce qu\u2019il est\u201d.De même, n\u2019avons-nous pas résisté lorsqu\u2019on nous demandait de décréter l'instruction obligatoire et d\u2019uniformiser les manuels tcolaires?Pour encourager l'instruction sur une base religieuse nous avons créé des écoles poui garçons, toutes «iirigée» par «les Frères «le la doctrine chrétienne.Nous avons créé des écoles normales, largement subventionnées, sous la direction de l'autorité religieuse.Trois évêques en sont les principaux.Kt puis nous avons dans la province i1''* de deux cents institutions qui bénéficient «le la loi de l'assistance 1 uhüque.Ce» institutions catholique» ont sous la direction il«\u2018» relt-r,\u2019i»«-«.Nous y avons place l'Jfi million» Nous leurs versons en octrois, \u2022¦haaue annee, une somme d«i4J millions.\t^ L'aiiiitance publique Au début, notre loi sur l'assistait- publique fut regardée avec un peu de méfiance par les autorités reli-tneuse».Mais le gouvernement fut heureux de soumettre sa loi à l'autorité rt de lui demander d\u2019y apporter tous les amendements qu\u2019elle jn-Serait propres à sauvegarder ses prérogatives.Finalement, un des membre» le» plug distingués de l\u2019Episco-P,t.Mgr Ross, évêque «le Gaspé, parlant au nom de ses collègues, nous proposa le simple amendement qui suit: \u201cLans l\u2019application de ces règle-tnenb, comme dans le fonctionne-njent dp la présente loi, lorsqu'il f »Kit «le communautés religieuses f*tholiques, rien ne pourra préjudi-c'or aux droit* «1*- l\u2019évêque sur ces \u2018\u2018ommunautés, ni à leurs intérêt.» ro-hineux, moraux et disciplinaires\u201d.Et \u2022**p Ross ajoutait dans la lettre qu\u2019il m écrivait: \"Si vous acceptez cet amendement, les dernières hésitation» vont tomber\".A peine deux jour» plu» tard, le gouvernement proposait cet amende-w»nt, qui fait maintenant parti# de \u2018'M «t l\u2019èvêqu# de Gaipè m\u2019*dr#«-J11» 1* télégramme eulvant: Rteon-?\u2018lM»nt, heureux et r»vl de rotra ceite qui fera diipereltre le» î'Ueiie» et apportera grand# Joie, «tipectueuie» et cordiale» félicitation»\u201d.lor IL1 8 eu nu8Si quelques critiques *\u201cue nou» avons proposé notre loi 1* l\u2019èlpptjga, Kom evgflg ejçxs ;c^ notre gouvernement au congrès ou-chari.«ti«;ue «le la Rivière^tiu-Loup, «le Thetford-les-Mines.J\u2019ctai» au côté «le sir Lomer Gouin lor» du grand congrès eucharistique «ie Montréal, nu cour» duquel sir Lomer prononça un de» plus grands discours «le *n «\u2022arrière, montrant la belle collaboration qui existe entre l\u2019Eglise et l\u2019Etat.Depuis trente-huit an» que le parti libéral est au pouvoir «lan» notre province, l\u2019Eglise ne jouit-elle pua «le la plénitude «le ses droits?Et quand notre législation peut toucher In chose religieuse, nou» nou» empressons de consulter l'Episcopat.Il n\u2019y n jamais eu de conflit entre l\u2019Eglise et l\u2019Etat au sujet des lois sur la «lime, «le» fabriques, «les privilège.» ecclésiastique», de In construction «le» églises, de» presbytères et des cimetières.Lorsqu\u2019il s\u2019est agi d\u2019amender nos loi» sur l\u2019imposition des bien» ecclésiastique», nous le» avons soumis à S.E.Iç cardinaF Begin.Le cardinal Begin nou» accorda «les témoignage» qui prouvaient le bon accueil et l\u2019entente parfaite qui existaient entre l\u2019Eglise et l\u2019Etat.Paroles du rardinal Rouleau Lorsque S.E.le cardinal Rouleau revint «le Rome, où le Pape lui avait remis le chapeau cardinalice, le gouvernement de Québec lui offrit un banquet a l\u2019hôtel du gouvernement et Son Eminence s\u2019exprima ainsi: \"N\u2019est-ce pa» le but vers lequel ont tentor notre province «l\u2019une législation «jui, «lnn> son ensemble,
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