Le Canada, 3 mars 1947, lundi 3 mars 1947
[" « ! Bienvenue è Georges REYER A quel moment Georges Reyer cesse-t-il d'être Français et commence-t-il à être Canadien, à quel moment cesse-t-il d'être journaliste et commence-t-il à être écrivain, puisqu'il parait qu'il y a une différence entre les deux métiers ?Je laisse aux lecteurs du Canada, qui savoureront chaque matin à partir de demain son billet du jour, le soin de répondre.Moi, qui commis Reyer de réputation depuis 1934, qui ai lu ses grands reportages dans Paris-Soir et dans le Quotidien, qui sais qu'il a épousé une montréalaise, et qu'il est le père d\u2019une fille qui, a six mois, a fait la traversée de l'Atlantique pour venir respirer l\u2019air de la terre maternelle, je jurerais qu'il est aussi Canadien que n'importe quel de mes confrères du Canada.Georges Reyer est né à Paris.Ses reportages dans les capitales d\u2019Europe, les visites curieuses qu'il a faites au Sénégal, au Soudan, à la Côte d'ivoire, pour le profit des lecteurs dé Paria-Soir, et ses promenades dans Montréal ne lui ont rien fait perdre de son accent un peu traînant des faubourgs de Paris.Ses journaux ont eu beau l\u2019envoyer à tous les coins du monde, il est resté d'un type très français.Et c'est parce qu'il a si bien maintenu chez lui ce qu'il y a de plus solide et de plus profond dans son tempérament national qu'Ü est aujourd\u2019hui un aussi bon Canadien.Est-ce parce qu\u2019il est aussi bon journaliste qu\u2019il est devenu bon romancier et bon critique?Ou n\u2019est-ce pas parce qu'il était d'abord un écrivain de race qu'il est devenu l'un des Quatre Grands du reportage français avec Paul Bringnicr, Henri Danjou, et Gaston Bonheur qui composaient avec lui T équipe de Paris-Soir ?Peu importe, puisqu\u2019il est Vun et l\u2019autre, et que nous avons le plaisir de l\u2019avoir à Montréal et dans ¥ équipe du Canada.Reyer a écrit deux romans dont Vun a obtenu le prix de la Renaissance, qui, dans la hiérarchie des prix littéraires, vient immédiatement après le Concourt et le Remu dot.Il a signé ùùx Editions Parizeau une biographie de Marguerite Audoux qui est Vun des meilleurs ouvrages critiques de ces dernières années.Ainsi en a jugé l'Académie française qui lui a décerné un prix.Maintenant qu'il nous a promis pour les quelques mois qu'il passera ici un billet du matin, c'est à vous de le juger.Il avait déjà été remarqué par Olivar Assclin en 1934 pour son reportage sut le Canada» Mes confrères m'ont demandé de lui souhaiter In bienvenue au journal qui s'efforce d\u2019être digne de Iq, mémoire d\u2019Olivar Assclin.Cest un honneur pour moi, je souhaite que ce soit un plaisir pour Georges Reyer.En tous cas, ce sera un plaisir pour nos lecteurs de le lire tous les jours.Rani Carneau Internment tiré En cour le jour de son mariage v NEW-YORK.2 (A.P.) \u2014 Lea cinq garçons employe* pour une fête organisée à l\u2019occasion de l\u2019enterrement de vie de garçon de Norman Cohen servirent le champagne, le wlskey et les canapés comme s'ils n'avaient fait que cela toute leur vie.Mais, lorsqu'ils enlevèrent leurs vestons blancs, exhibèrent leurs revolvers et placèrent tous les Invités en état d\u2019arrestation, ils manifestèrent une aussi grande expérience dans cette besogne.Ces garçons n\u2019étalent en réalité que des détectives et, samedi, ils affirmèrent devant un magistrat Îu\u2019ils avalent été prévenus que cette été pourrait être d\u2019une gaieté extraordinaire, aussi avalent-ils décidé de s'affubler de vestons de garçons de table et de se Joindre a la fête.Us ont révélé au magistrat que cinq filles appréhendées avalent dansé complètement nues et que Suclques invités avaient joué aux és.Des 37 personnes arrêtées, toutes, à l\u2019exception de deux, ont reçu ordre de comparaître le 7 mars sous une accusation de conduite déréglée, accusation d'abord portée contre les cinq danseuses.Cohen, qui.a.nié sa culpabilité à une accusation de vagabondage, n\u2019a manifesté aucune émotion jusqu'à ce qoe le juge fixât la date de renqu.'-te.Il devient alors très pâle: \"Votre Honneur\" a-t-ll dit, \"ne pourriez-vous pas fixer une autre date ?\u2018\u2018Je dois me marier ce Jour-là et je compte entreprendre ma lune de miel\".\"Quelque chose me dit\", répliqua le magistrat\u201d que vous serez forcé de modifier quel-aucs-uns de vos plans\".LUNDI.3 MARS 1947 62c fou» \u2014 Je mois, 31 iourt \u2014 10« semaine Fête de sainte Cuncgonde, vierge SOLEIL lever à 6 h 37 coucher à 5 h.49 LUNE lever à I h.17 coucher à S h.00 QUARANTE-QUATRIEME ANNEE \u2014 No 278 BULLETIN METEOROLOGIQUE Tempt probable aujourd'hui : Neige intermittente Temnérâtiif#*\t* Montré*!, hier, tyl\t\tivant le\trapport du fédérif de rr\t\t'Clogie.émis *\tDorval\t 6 30 a.m.\t26\t12.30 D.m.\t28\t6.30 p.m.7.30 «.m.\t26\t1 30 P m\t28\t7.30 p m.8.30 J.m.\t\t2 30 P m.\t28\t8.30 p m.9.30 4 m.\t27\t3 30 p.m.\t28\t9.30 p.m.10.30 am.\t29\t4.30 p.m.\t28\t(030 p.m.1 1 30 $ m\t2ft\t5.30 P.m.\t30\t11.30 p.m.MONTREAL, LUNDI 3 MARS 1947 Nos soldats dans le Grand Nord ¦ >f -i.r.! sm ^> : ; tip M- I»* H*-f \u2019 À La session1 fédérale Le bail obligatoire de 2 ans (Par Maurice Nantel) OTTAWA, 2.\u2014 Grâce à certains faits, révélés au cours de la dernière semaine aux Communes, et à des renseignements n\u2019ayant pas encore de caractère nfficl ! mais puisés aux meilleures sources, U est possible aujourd\u2019hui de dire avec une quasi-certitude que, dès le 1er mal, lu régie des loyers aura, pour toutes fins p/atlques, cessé d\u2019exister.Cela ne signifie pas, cependant, que les centaines de mille locataires qui, depuis 1941, ont pu occuper sans craindre d\u2019éviction, et toujours au même taux, des logements que l\u2019on se serait âprement disputés et que les plus favorisés de la fortune auraient inévitablement obtenus, sans l\u2019Intervention d\u2019une administration soucieuse de l\u2019intérét général avant tout, seront abandonnés Impitoyablement à la merci des propriétaires, Irrités parce qu\u2019ils se croient victimes d\u2019injustice grave.Pas du tout.Le gouvernement a trouve une formule qu'il applique déjà aux loyers commerciaux et qui, tout en mettant fin à une autre de ses Ingérences dons les affaires des administrés, continuera de maintenir, pour une période do deux années, de l\u2019ordre dans la situation toujours difficile de l'habitation.1,000 voyageurs, s \u2022 Bulletin météorologique complet en page 2> _____ PRIX: TROIS SOUS la tis par du Mord, tempête, à leur retc ont été hébergés à Sainte-Rose Six cents I * I immobilisées La grande expédition militaire canadienne dans l'Arctique t m i I 1 ^ - Ces photos ont été prises dans le Grand Nord canadien, où nos troupes effectuent actuellement des manoeuvres d\u2019hiver, dans les environs du port de Churchill, dans l\u2019Arctique.Par un froid de plusieurs degrés sous zéro, une tasse de thé chaud est bienvenue, comme le fait voir le soldat couvert de frimas, dans la photo du haut.En bas, des membres de l\u2019expédition allument un poêle à essence, pour préparer le repas.(Photos de l\u2019armée canadienne).l.u ville de SU*-Host* a dû adopter des mesures d'urgence hier soir pour héberger plus de 1,000 personnes Isolées dans cette muniri pâli tés par suite de 1» tempête qui a réussi à bloquer presque toutes les routes du nord, la» ncigcS poussée par le vent, interrompit toute circulation et, tard hier soir, environ 600 voitures s'échelonnaient entre Ste-Rose et Ste-Thérèse.Afin de parer à la situation, le maire de Ste-Rosc, M« Joseph Ouimet lit ouvrir l\u2019hôtel de vlue, la salle paroissiale et le collège pour loger les t^ntuinen de per-sonnes qui ne pouvaient trouver place dans les hôtels.Il s\u2019agit évidemment surtout de skieur» revenant des laturentldes qui, dès 5 heures, hier après-midi, trouvaient le* routes Impassable» pour leurs automobiles.Au* dernières nom elles, il ne w\u2019étalt encore produit aucun accident aux environ* de Montréal, et le» voyageurs semblaient fort bien accepter leur sort.\"Tout le monde b'amuse ferme,\" rapportait le chef de police de Stè-Rose, M.Charles Ouimet.Plusieurs personnes continuèrent leur trajet en train, dont les services n'étniefitj.pas interrompus, mais la plupart préférèrent ne pas abandonner leurs voitures.Les charrues se .sont mises à l'oeuvre dès le début de la tempête, mais leur travail a été rendu presque imposable par les automobiles bloquant les routes, A Ste-Thérèse \u2019a situation laissait un peu moins gteye, ni le chef de police, Ludger Sianch.te, dut aussi loger quelque» pe sonnes au poste.La tempête, qui, d\u2019uprè» le» pro^ t stic* de Dorvnl doit f* continuer^ jusqu\u2019à midi aujourd\u2019hui, a presque complètement interrompu 1< servîtes d\u2019autobus.La Compagni' de Transport Provincial annonça que, vers le nord, seul le service \\ers Ste-Qeneviève continuait, tandis que, vers le sud de Montréal les autobus ne se rendaient qu'à St-Jean, Boucherville, Valleyfleld et St-Réml.Dans les Laurenides, des centaines de skieurs sont partis en train vers Mointréal avec des heures de retard, quand la neige a réussi à bloquer temporairement plusieurs aiguillages de chemins de fer.Ail-curs, la situation paraissait relativement normale, hier soir, et la route d\u2019Ottawa, aux environs de\t.i » loi martiale a JPôrsUTse eivo^eriUsuTes! «é\tgJuvêra\u2019eTr ^^asf%ue,UrennVol0e6COrtSnl!\td\" c^mesme^ffS^e^paX^ «g val anonça qu\u2019il n\u2019y aurait aucu- , * {H,If*.' violence* nui s\u2019est répandue ne autre envolée avant ce midi.! JV\u2014\\l.0!Sf.\"o.,!U I.nmrt dc deraîèr^lM J,ntv?lé\u201ch\thUr11 ,a 21\tUn lancera pu rj|l briUmnlqua a aermere se lit a 7 n.50 hier nia-\tun hAnital do Hoifii.à de» prendre^hie^so/r enC°re à 1CS Mesures\u2019reçue*\tt
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