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Titre :
L'ami du peuple, de l'ordre et des lois
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. [...]
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832 par John Jones et le superintendant de police Pierre-Édouard Leclère. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. En 1833, Alfred Rambau prend la relève de Michel Bibaud comme rédacteur du journal. Il conservera ce poste jusqu'à la fin de la publication, en 1840.

L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est secrètement commandité par Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; durant cette période, les sulpiciens, seigneurs de Montréal, de Deux-Montagnes et de Saint-Sulpice, négocient en Angleterre leur droit de propriété au Canada.

Sur un ton modéré, Alfred Rambau défend l'autorité de la religion catholique et l'appartenance du Bas-Canada à l'Amérique du Nord britannique et affronte les indépendantistes et les républicains.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 73-74.

Éditeur :
  • Montréal,1832-1840?
Contenu spécifique :
mercredi 28 août 1833
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1833-08-28, Collections de BAnQ.

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[" 27 7T7E CUITS METTRE Ret TET re Sara \u2014\u2014\u2014 sm para == C7 47 + ey LSD ee L\u2019OR rR Hg DRE ET DES LOIS.(pensant, l\u2019un à la philosophie de son médecin,l'autre à la qualité de son malade,et ab- TOL.HI y N © v 6) vo IL MONTREAL, MERCREDI, 28 AOÛT 18383.MELANGES.\u2014 de m'en aperçois, dit Struensée.Ce mot fut prononcé avec une expression || 8° tournant vers Frantz : et vous aussi, - \u2014 ~ | l'acolyte oblige du tnulude reprit avec singulière.tonsieur, vous prendrez ce régime-li, STRUENSÉE, route : \u2014 Je le crois bien, répliqua 1e docteur ; || Struensée s'approcha du bn table, prit un OÙ LA RLING ET LE FAVORL \u2014 Probablement monsieur le docteur Quand Struensee rentrn duns Pappartement, il etait suivi par trois homies en habit de chasse, qui portaient entre leurs bras leur compaguon evanonis un quatrième marchait à côte d'eux, et leur rec ni mandait à chaque pas les plus grandes précautions.Celui-ci, dés qu'il cat passé Ju porté, et que les flanibeaux lui eurent fait distinguer les objets, s'atrêta, comme frappé d'une surprise désagreuble, et il fat visible que lu suaplicité du logis alterait singulièrement sa confiance dans les tilens du maitre.Siruensée fit peu d'attention à cette physionomie, dont la dureté formait le contraste le plus choquant avec le regard faux que couvraient d'epais sourcils noûrs ; tnais, se hatunt d'avancer un large fauteuil, il y dépasa luiememe le malade, essoya la sueur froide dont sou front était convert, et lui releva la tite pour lu: faire respirer un flacon de sel, tandis qu'Ernest lui rottait les teuipes avec une eau spiritueuse.Ces soîns produisirent bientot le meilleur effet: le malude vuvrit les yeux, les porta autour de lui d\u2019un sir étonué, et demanda d'une voix faible où il ve trouvait.\u2014 Chez un medecin d'Altonn, dit Struensée 3 me voila pret id vous donner tous les secours que réclame votre etat de fui- blesse.Ce peu de mots étaient prononcés en langue allemande, aussi bien que lu con.Versitiun rasportée daus le chapitre précé- dent.le personnage dont nous avons neinl l'allure un peu d-daggneuse s'infornue du docteur s'il etait étranger.Sur la reponse nffiranative de celui-ci, il s'approcha de loreille du malade, et up #5 qu'ils eurent echnngé quelques paroles a voix basse, il rept d'un Lots nssuee \u2014 Nous sommes des voyayeurs danois nouvellement arrivés dans cette ville.La partie de chasse de ce matin a cxcédé lu mesure des futces de ce geutithomme ; comme notre hôtel est situr à l'autre ex- tremité de la ville, j'ai ccuint d'abord pour lui Ja fatigue du trajet; mais dans quelques iustitus, je l'espère, il se trouveru en état de sortir d'ici pour regagner s« demeure, Le walado ne dit riens sa fuit.lesse répondait pour lui, À peine revenu de son évanouissement, il semblait attendre de nouveaux soins.le medecin saperçut que Ju vue du grand nombre de personnes qui l'entouraient lui cuusait quelque futigne ; it prix poliment les assistans de s\u2019eloigner, ct leur ouvrit une pièce voisine.Tous se retirèrent, excepte le personnage disgii- cieux, qui répondit « l'invitation du docteur : \u2014 Non, monsieur ; je ne le quitte ju- amais ; et il sussit à cote du malade.Cette purole et cette action surprirent également Struensée; mais reportant les yeux sur le visage pâle de son client, il donna bientôt à ce dernier toute son attention.C'était un jeune homme qui wavait pas encore atteint le milieu de lu vie; ses traits naturellement beaux conservaicnt une emprointe de douceur et do dignite, au Ravers des marques précoces qu\u2019avaient aléposées sur ses joues le chagrin, les «excès où lu maladie ; son front Inrge et ouvert aurait eu la pureté de celui d'un enfant suns quelques plis jaunätres qu\u2019y formmit sans cesse lu contraction involontaire de ses sourcils.fieu de farouche pourtant dans su physionomie : ses yeux bleus n\u2019exprimuient que la lnngueur.Un observateur superficiel aurait cru reconnai- tre dans la fixité de ses regards et dans l'habitude abandonnée de tout son corps les signes extérieurs d'une sorte d'imbécillité morale ; muis lu légère saillie de su lèvre inférieure révelait uno finesse peu commune, ct l'on devinnit que ce puuvre jeune homme, tout chétif et tout abattu qu\u2019il puraissait là, était né pout-être pour plaire et pour briller.Du reste, ses vête- mens, quoiqu'en désordre, nunonçnient ine certuine élégance ; et sn coillure, dont les boucles poudrées retombnient alors sur ses épaules, était celle d\u2019un homme distingué de celte époque.\u2014 Strnenséo le considéra quelque temps avec intérêt, puis, s'approchant de lui, il fui prit ln main, et lui demanda doucement : \u2014 Qu'avez-vous ?\u2014 Je souflre.\u2014 Dopuis long-temps ?\u2014 Depuis quo j\u2019existe.\u2014 Avez-vous vu beaucoup de médecins?-\u2014 Vingt, treute, quarante, que suis-je ?des ignorans\u2026 y d'Altona est plus habile que tous ses con- | freres ?Du moins, répondit celui-ci, je sais vetablir des distinctions entre les maladies nm corps et celles de l'âme, de manière à guerir l'un en traitant l\u2019autre.Ce jeune Hope mue parait atteint d'une double affée- {ton les spasmes nerveux dont je le vois aité par intervaies dénotent un mul physique recl et invétéré, tandis que ses traits me revélent une souffrance morale aussi réelle, et peut-être plus lacheuse.Le mutade pressu la main du docteur, conne pour lui dire : \u2014 Vous avez deviné.\u2014 Vous n\u2019etes pus heureux ?\u2014 Nou, répondit l\u2019autre avec un profond suupir.\u2014 l\u2019ourtant, si j'en juge pur l\u2019apparence, vous êtes riche ?\u2014 Mais, oui.pas nl, Cette réponse fat accompagnée d'un sourire indefinissable que le malade échun- geu uvec sou compagnon, Tel que vous pane Voyez, j'ai dépensé des millions.L\u2014 Peut-être uçez-vous des dettes ?continua le docteur.\u2014 l'est vrai, j'en ui benucoup.Maisajouta le jeune homme avec lu même ex- | pression de finesse, je ne suis pas forcé de i les paver, .«Ab! pensa Struensée, je voudrais bien en pouvoir dite autant.» Puis il se souvin® qu'ane loi feodule wecorduit aux nobles dunois le privilége de soustraire leur per- | sonve à l'action de leurs crénaciers, ot in- : terpréta daus ce sens les paroles qu\u2019il venait d'entendre, El reprit aussitôt : \u2014 Eh, mon Dieu! que diront les misé- rubles elles serfs curvéables du royaume, si un riche etaoble gentilhomme se plaint aitx1 de sa condition ! Que vous munque- Lett dans le monde, à vous né pour jouir ?i Ab! c'est que le sort, en vous prodiguant les biens, vous à donne un cœur semblable à tous les autres : ce qui soullre en nous, C'estle cœur\u2026lui seul échappe à Faction de la fortune et des hommes ; lui seul ue reud de compte qu\u2019à lui seul\u2026 Puis, après Une pause.\u2026 \u2014 Etes-vous marié ?La pliysionomie du jeune homme parut s\u2019emouvoir à celle question, 11 répondit cu hésitant : \u2014 Oui\u2014 Votre femme est-elle jeune?est-elle belle ?Ilse contenta cette fois d'un signe de tète qui pourtant exprimait beaucoup plus que sa première réponse.Son conqugnon, d'un air succontent, s'apprêtait sans doute it blamer Vindiserétion de cet interrogatoire qui semblait excéder les droits d'un médecin.Le malade l'arrêté par un geste, pour écouter Siruensée, \u2014 No l'aitiez-vous pas ?disait celui-ci ; vous êtes-vous voluntairement éloigné delle?Voyant que lon se taisuit, i} poursuivit : \u2014 Ÿ a-til en elle quelque défaut de l\u2019ame ! Vous a-t-elle montre de In hnine ?\u2014Non\u2014De lu froideur, de l'indifférence ?\u2014Non encore.\u2014 Avez-vous des torts vous- même ?\u2014Pout-être.\u2014 Pendant une longue absence, vous aurez, je l\u2019imagine, reçu quelques avis trompeurs sur la conduite au sur l\u2019humeur de votre jeune épouse; où vous nura inspiré d'injustes préventions ! Malheur aux riches dont In santé décline ; ils voient souvent leur ménage troublé par les soins intéressés de leurs héritiers.Une double exclamation, l'une de surprise, l\u2019autre de mécontentement, apprit au docteur quo celte fois, sans douto il avait frappé juste.Les yeux louches de l'hom- we qui s0 (rouvait près de lui étincoluient de colère.\u2014 Quoi ! monsieur, s\u2019écria-t-il; oscz- vous bien L\u2014 Silence, Frantz dit impérieusement le malade, en tenant ses regards attachés sur l'interrupteur ; les soppositions du docteur ne me déplaisent pas 7 car voilà, peut-être es qui n'arrive : depuis quelque temps je me défie de tes héritiers et do leurs agens.Frantz palit et ne dit plus mot.\u2014 \"Tenez, mon gentifhomme, reprit le médecin avec un ton d'interêt qui cuptiva son client, j'ai decouvert le scerit de votre véritable maludie ; elle est là, dit-il, en posant une main sur le front du jeune homme, et là.en posant l'autre main sur son cœur.En definitive, vous vous ennuyez, \u2014 Souvcrainement ! loin de votre femme, sans famille, peut- être\u2026(et il entendit un soupir ;) sans véritables amis\u2026(et 11 entend un second soupir ;) vous Innguissez privé d'émotions douces et fortes.D'ailleurs, ajoutu-t-il négligemment, quand les ulliires publiques vont si mal, Penni est Ju maladie naturelle de tous les homes sensés.Ce mot fit de l'effet ; lo jeune homme tressuillit , et se redressuwur son fautouil.Celui qu'il nommuit Frantz-se leva brusquement, et lunça sur le docteur un regard irrité : \u2014 Quelle hardiesse, monsieur ! oseriez vous atiaquer lu monarchie absolue ?\u2014 Et pourquoi ne l\u2019osernis-je pus?ré- pastit Pautre avec assurance, Cependant, connne toutes les chuses humnaines, le pouvoir absolu a son bon côté ; dans les tems de crise, il fournit aun bonune de pussage les moyens d'uccomplir seul tout le bien que la Provindence réserve uux nations, et de réaliser en quelques années l\u2019œuvre lente de plusieurs siècles.\u2014 J'aime assez cette idee, observa le mulade qui prètait une ullention Curieuse au docteur philosophe.\u2014 Mais pour cette œnvre difficile, ajouta celui-ci, il faut un bomme.«Fh bien ! lo roi Christin ! : \u2014 Le roi absolu Christian, faible de corps et d'esprit, u vu son génie s'éteindré entre les muing de ees consvillers.Une rougeur subite animu les joues pales du jeune homme ; un feu passager brilla duns ses yeux.\u2014 Monsieur, monsieur ! s\u2019écriu-t-il, ce que vous dites là est un crime do lèsc-mn- jesté, et je ne puis entendre.\u2014 À la Lunne heure, interrompit le médecin en frappunt des muins, votre opinion so montre ; c\u2019est ce que je voulais ; un peu de contradiction vous fera du bien.\u2026 le pouls s'élève, lu sung circule : oh ! je vous guérirui ?Honteux de son emportement, le malade ue put s'empêcher de sourire, et prenant un ton radouci : \u2014 Couvenez du moins que les torts de Christian\u2014 Sont plutôt ceux du favori, ajouta Struensée, de ce dumné comte Holke.Un éclat de rire l\u2019interrompit.En se retournant, il vit le malade qui le regardait d'un air joyeux, tundis que son compagnon paraissait deux fois plus morose que de coutume.Suns s\u2019émouvoir, il continua : \u2014 Oui, du favori Holke ; favori de qui, je Vignore, car le roi, dit-on, ne l'aime guère, et le peuple encore moins.Le malade rinit toujours ; l\u2019autre se mor- duit lex lèvres, Struensée poursuivit : \u2014 Holke est là comme une barrière vivante entre le roiet l\u2019amour du peuple, entre le roi et ses plaisirs.Christian veut- 1 s'occuper d'uffaires ! l'ennui siége au conseil à côté de Holke ; le roi vent-il se distraire de sa mélancolie?survient Tolke, sombre et froid comme une nuit d'hiver, homme incapable d'un bon mot, esprit lourd, si c\u2019est un esprit, qui demande trois heures de réflexion pour comprendre uno épigiamme de Voltaire.Un éclat de rire plus (ort que tons les autres mit fin à ce portrait peu flatteur.Le malude se renversait sur son fruteuil, et se liveait aux élans d\u2019une guité à demi convulsive.\u2014 Uh L.c'est bien cela! 8'Gerinit-il, it y a si longtemps que je n\u2019ai ri\u2026le joyeux docteur ! grâce, je t'en prio.Frantz ue rinit pas ; son nspect farouche semblait redoubler la gaité du jeunchomme, \u2014 Qu\u2019avez-vous donc, mon noir compagnon ?disait ce dernier, dons les intervalles de ses accès de fou rires êtes voux indisposé 1 Docteur, tâtez lui le pouls.Ah ti.Et il se rejetait en arrière.\u2014 Je suis aûr qu'à présent vous vous sentez saieux, lui dit Struensée, étonné lui- mème de l'efficacité du remède, \u2014 Oui, beaucoup mieux, docteur, et lui, en wontrant Frantz, beauconp plus onl.\u2014 C'est pourquoi, mon gentilbomme, si vous avez foi dans mou habileté, luissons la politique avec In médecine ; ce qu\u2019il vous faut, ce ne sont ni des fioles ni des polémiques, mnis des propos joyeux, des danses, des festins, les entretiens des daines, et les saillies des philosophes Franquis.Comme imédecin je vous mets à leur régime.\u2014 Ma foi, dit le client, je l\u2019accepte ; et flacon, versu d'un excellent vin de France, et prérentantun verre à son malude , Vidons ensemble ce flacon it votre santé.\u2014Si nous commencions par celle du ror! \u2014 Suit, repondit Struensee, à la sante du roi, et à la disgrace de Holke ! Monsieur nous l'eru-t-il raison, ajoutu-t-il en of\u201d frunt un verre au troisième persontinge, Celui-ci fit un geste négatif, Le mede- cin etle malade ayant choque leurs verres, les vidèreut d\u2019un seul truit.\u2014 Voilà ma première ordonnance, reprit Strucusée, et voici ma secande : récon- ciljez-Vous sans tardur avec votre femme ; ronyez avec ceux que ne veulent jus que vous soyiez heureux.Moi, je suis votre amiy car vous m'intéressez beutcoup, 1: \u2014 Et moi aussi, répondit le jeune homme d'une voix animée ; touchez-là.\u2014 Avec plaisir.sorbés dans des réflexions bien diverses, lorsque l'horloge de l'hôpital voisin souna sept heures.\u2014 Déjà! s\u2019écrin le prince; tu m'ns fait oublier l'heure ; c'est la première fois que cela m'arrive.Puis it ajouta d'un ton plus sérieux : \u2014 Monsieur, vous m'uvez fit penser; je crois que c\u2019est aussi ln première fois.Je vous duis vue réconpeuse, continun-t- il, eu marchant toujurtes ; vous me suivrez à Copenhague.Le front du jeune docteur rayonna de joie, en même (eps que le sombre visuge du comte de Hotke prit une expression\u201d plus forte de dépit.\u2014 Sire, s'écrin Struensée, j\u2019uccepte avec reconnuissice, si votre mujesié veut bien ajouter une nouvelle grâce à la prennère.Christian quitta le bras du docteur ct s'arrêta, Ils serrèrent cordialemont la main, Puis lo mulade s\u2019udressant à son cormprgnon : | \u2014 Comte Holke, lui dit-il avec dignité, | vous allez cerire à la reine Caroline-Ma-! thilde que je veux la voir à mon retour.\u201cUn coup de foudre n'eût pus frappé Struensée d\u2019une plus purliite immobilité, Holke s\u2019inclinu sans répondre, \u2014 Monsieur lo docteur, reprit gravement le roi, c'est à Clristiv» VII que vous venez de parler si librement, ensde, suns changer duttitude, \u2014 Si vous m\u2019eussiez connu, Monsieur, auriez-vous tenu le mème langage ?\u2014 Le même, sire, avec plus de respect.l'esprit des vues hautes etun noble curac- tère ; avez-vous donc trouvé tant d\u2019'ubus duns non gouvernement 1 | \u2014 Sire, veuillez jeter les yeux sur cet écrit destiné à In gazette d'Altona\u2014 Lu gazette d\u2019Aljona ! répéta Chris.\u2019 tiun.\u2014Il chercha pendant quelques ins- tans, puis il dit: C\u2019est une feuille dont je: vu jamais entendu parler.\u2014 Je le crois bien, sire : elle est libre.HI pritun papier sur le pupitre, etJe mit avec respect entre les mains de Christan, qui le parcourut des yeux, en souriant plus d'une lois, \u2014 Voilà bi -n des réformes, s\u2019écriu-t-il, en voyant qu\u2019il s'agissnit de l'abolition des: privileges nobilisires, de l'affranchissement de la presse, et de lu liberte de conscience ; quelques-unes sernient bonnes et utiles, mitis le moyen de les exécuter ! \u2014 Je l\u2019enscignerais au besoin, dit Streneusée avec fermeté, \u2014 Vous, monsieur le docteur en métde- cine ?\u2014 Et en philosophic, sire : j'ai pris mes degrés en Allemagne eten France, \u2014 De qnel pays êtes vous ! \u2014 Je suis ne dns le Wurtemberg\u2014 Conunissez-vous le peuple Danois ?\u2014J'ui étudié tous les peuples.Le vôtre est hruve et généreux j encore engourdi dans la barbarie du Nord, il n'attend qu\u2019un signul pour le secours cest à son rai qu'il le dentonde.Oui, sire, il vous seru donné de creer une nouvelle nation, rege.nerée par les lois, policee por les arts, of puissutite au milicu des puissances civili- nées, Sire, ajouta-t-il avec uno chaleur croissante, vouw uvez besuin de quelque belle passion, vous uvez besoin do l\u2019amour de vos sujets ; chassez l\u2019ennui par lu gloire sortez de cette lungueur inerte ; faites Lénir votre règne et honvrer voire nom : n- lors, moi, médecin, je réponds de votre sauté, \u2014 Je me sens vieux depuis que tu me parles.Eten effet, les traits du royal malade s'animnient d'enthousiasime à ces paroles wi pleines de confiunce.ll essaya de ae lever.Huike se présenta pour lui offrir un appui, mais Christian le repunasu lé- Eèroment, et lit signe à Struenuée do lui donner lu main.Celui-ci resta immobile, et lui Ât observer, en souriant, qu\u2019il n'avait pus besoin d'aide : ce qui purut bien à la facilité toute nouvelle avec laquelle Christian étonné ge leva, En ce moment, il nu- \u2014 Quoi ! Monsieur ! des conditions à ma füveur ! \u2014 Sire, je scruis coupnble d'oublier en ce moment un homme qui fut le protecteur de mon père et le serviteur du vôtre.Ce matin.il daignait m\u2019uppeler son ami, permettez-moi de rester digne de ce titre, \u2014 Que puis-je faire pour lui ?\u2014 Le voir.\u2014 Quel est-il ?\u2014 le plus dévoué do vos sujets, l'im- T= Sire, je m'en félicite, répondit Stru-\u2018placable ennemi de vus ennemis : le comte de Runtzau\u2014 Il est ici 1 demanda vivement le roi.Holke s\u2019élança uvec colère au-devant de Christian\u2014 Vous semblez reunir à l\u2019agrément de! \u2014 Site, lui dit-il, cet homme m'a juré une luine éternelle ; c'est aussi Padversaire le plus acharné de la reine votre belle-mère.Je vous appris comment, peu- dant votre absence, il avait rompu d'une manière ouverte avec elle ; lo recevoir nu- jourd'hui, ce serait m'annoncer ma disgrâce, ce serait menacer la reine Maric- Julie, \u2014 Docteur, interrompit Christian, nver- tissez le comte de Rantzuu que je l\u2019atends ici.Holke voulut sortir sur les pas de Stru- \u2018ensée.\u2014 Restez encore, monsieur, dit le roi, je ne vous ji pas congédié, Seulement, jo suis lns de votre tutelle.Vous avez, je crois, prolongé mon voyage pour prolonger en même temps l'autorité de inu Lelletmêre ; mme voici revenu ; je ne suis plus un voyugeur étranger uvec son guide, je suis up roi dans mes états, et je n'ai plus besain d\u2019interprête.Tandis quo le comte entendait avec slu- péfaction te roi Christian, redevenu maître, annoncer ainsi ses volontés, lu porte s\u2019uu- vrit, et le vieux Rantzau su précipita aux genoux de son souvernin, qui, l\u2019ayant relevé et embragsé tendrement, le fit asscoir à ses côtes, Struensée sentit que sa présence devenait indiscsète ; il sulun, et sortit do l'appartement.Un regard du roi obligea le comte à suivre cet exemple ; de sorte que tous les deux so trouvèrent dans la walle, oir les serviteurs de Christian attendaient son bon plaisir.\u2014 Messicurs, dit llolke, en s'adressant à eux, et en montrant Struensée, voici désormais votre mitre, \u2014 Que voulez-vous dire ?demanda le docteur.\u2014 Que mon rôle est fini, ct que le vôtre commence.\u2014 Dites plutôt, monsieur, que vous cédez la place au comte de Rantzau.Non, répliqua l'autre, j'ai l\u2019Ame trop grande pour in'abnisser devant le protégé ; C\u2019est nu protecteur que j'uimo à rendre hommage.Un sourire d'ironie et d'embarras fut In seule réponse de Struensée, à qui les témoignages de respect ne furent pas épar- nés, quand la suite de Christian eut appris que lui, simple docteur, avait remis en grâce l'ancien favori, et renversé le nouveau, Lecompte Holko fut laissé seul dans un coin de la chambre.ct sos amis w'empressèrent autaur do ce jeuno médecin, ai plein de savoir et d'expérience.De rait presque pu passer pour un homme sain ot dispos, tandis que Struensée, prévenu cette faible victime par un crime à demi- consommé.et, donnant lo bras au jeune roi, ils firent 11 cacha soigneusement cette impression.ensemble quelques tours dans la chambre ; temps en temps on entendait, à travers In } ye 2 .di , porte, Christian élever ln voix, ct prodiguer des funesies esauis tentés contre l'enfauce[là son vieux serviteur des expressions af- du prince, considérait avec une pitié mélée][fectreusns, auxquelles était souvent mêlé d'horreur la trace des ravages produits surille nom de Struensée ; et alors les lounn- gen et les hommunges de l\u2019anti hambre re- commengaient de plus belle.L'audience \u201coyale fut assez longue, Quand le comte le Rantzau reparut, ce fut pour ordonner aux Serviteurs, qui e'inclintrent à son ap- N° 11, proche, de préparer pour lui un des équipages de In suite du roi.\u2014Purtez-vous avec sa majesté, demanda le comte Holke\u2014 Non, monsieur le comte, je partirai seul, et je précéderai Christian\u2014 Qui donc Pnecompugnera ?reprit Holke, déjà plein d\u2019un nouvel espoir, \u2014 Le docteur Struensée.COUP D'ŒIL SUR L'HORTICULTURL, art du jardinage, disons mieux, ln science de l'horticulture, car on ne peut uvtucllement contester que l'horticulture wen soit réellement une ; celto science, depuis un demi-siècle, à fuit de si inimen- ses progrès, quo nous pourrions nous- mènies nous en élonner, si nous n\u2019en trouvions la cause, d'une part, dans Pétude do La botanique et de la physiologie végé- tale, et d'autre part dans les applications directes et immédiates que l'horticulture u faites à la pratique du jardinage de toutes los lumières qu\u2019elle n puisées duns celte \u201cAude, qui semble être devenue un besoin genéral pour tous.Quels que soient le rang, lu condition, l'é\u2018at où la fortune, aucune science ne convient mieux à tous lea âges.Elle offre les plus délicioux passe- temps, les plus charmants loisirs dans toutes les snisons, comme elle ménage les plus douces consolations dans les roveis et dans l\u2019adversité.Celui qui s'udonne à In culture des fleurs se met au-dessus des oruges et des tempêtes politiques.Seul, la beche A la min, il trouve, au milien des plus épouvantubles catastrophes, on calme, une sérénité que jamais i) ne peut goûter dons les grandeurs: c'est Vimpavidus d'Hloruce.Ecoutez, à cet égard, un phi- losuphe du siècle dernier, dont la vie, sou- vel seniée d'écueils et de revers, proclaine hautement cette vérité: « Qu'on me mette à lu Bastille quand on voudra disait J.-J.Rousseau, pourvu qu\u2019on m°y laisse cultiver ou étudier des plantes.» La physiologie végétale ne fut point \u20ac- {rangère aux anciens, comme quelques per- sunnes l\u2019ont pensé, Nous savons, au contraire, que les grands nuturalistes de Pantiquité, Pythagore, Aristote, \u2018Fhéophraste, Discoride, Pline, etc.avnient observé plusieures des phénoménes que presentent es végétaux: ainsi, ils connaissaient lu plupart des propriétés des plantes : ainsi, ils avnient constaté les mouvemens pare ticuliers des fouilles et des fleurs, suivant l'heure, où la hauteur de soleil, ou suivant l'état do l'atmosphère; ainsi, ils pratiquaient, avee le plus grand succès, différentes espèces de grefles, et ils avaicut fait à cet érard de nombreuses ohservu- tions : ainsi encore, ils savaient que diverses plantes no pouvnient se reproduire ou fructifier qu\u2019autant quo les fleurs avnient été fécondées par d'autres fleurs de la même espèce, ct que, pur exemple, la poussière des palmiers mâles était neces- saire pour féconder les fleurs des palmiers femelles 3 enfin, ils avaient observé beaucoup de phénomènes végétaux ; mais les anciens s'étaient bornés À reconnnître cos faits; ils n\u2019en avaient approfondi ni recherché In cause, ils n'en avaient tiré aucune conséquence.Dans le 1Go siècle, mnlgré les leçons de Mathiole, de l\u2019Ecluse, de Cæsnlpie, etes, In physiologie végétale n\u2019était guère plus avancée que duns l'antiquité ; aussi peut- on juger de In surprise des doctes et des érudits do ce temps, lorsque Camerarius vint leur annoncer et étublir la différence des sexus dans les plantes.Dans le siècle suivant, Grew et Matpighi firent tne nouvelle révolution en présentant leur antomie végétule, et depuis eux, Geoffroy, Adanson, Tournefort, Vaillant, Von Linnœus, Haller, Spallanzani, Gæriner, Hales, Hedwig, Duhamel, Bonnet, Priests lny, Sennebier, Inghen-Houze, Daubenton, de Snussure, L.amarck, de Jussieu, Desfuntuines, de Candolle,de Mirhiel, Richard, Dupetit-Thouars, etc, etc., ont successives mont développé ct fait connaître toute l'or nisation végtulocelo dos tiger,cello des fouilles, des fle moins remarquables de la fécondation, du sommeil et de l'irritabilité des plantes, Loin de nous la pensée de faire ici un traité de physiologie végétale.En exposant rapidement son état actuel, nous voulons profiter de l'occasion pour payer lo juste tribut de nos hommages et de notro reconnaissance aux grands maîtres quinous ont fait connaître cette science, et nous nous bornerons à jeter un coup d'œil sur les mœurs, les habitudes, les amours par- urs, des fruits et des graines, ln germination; enfin les phénomènes non _ A AR fiat a_i wr rs eae prés \u2014 carre ahem amma ss ee ns TO PEL Mini rar et pt = Sn et dle LA PE Tees 7 =m ete Jèls un peu volages des plantes, et sur quol- ques-uns des beuux phénomènes quo nous présentent leurs fleurs.À co mot de fleurs, que do pensées s\u2019élè- vont dans noire fine! Que d'images, quo do prostigos viennent À In fois l\u2019assuillir 1 Les ancions avaient une décsso des fleurs ; ils avaient institué çn son honneur dos fêtes florales.Pour nous, Jes fleurs sunt dl\u2019emblèmo do la beauté ; elles cu sout inséparables ; clles en sont l\u2019ornement, comme clles sont lo luxe, lu magni- ficenco et la richesso do lu terre.lélles gont un do ces bienfaits quo lu Providence e'ost plu à répandro sur nous ; leur uttrait est séduisant, leur suavité n°4 pus d\u2019oxpres- sion ; nul ne peut y résister, nul ne peut dire le charme dontetle l\u2019enivre.J'auteur du Génie du Christianisme est peut-être le soul qui ait trouvé des couleurs pour peindre lu four, lorsqu'il dit ; e Ja fleur est la fillo du matin, le charme du printemps, la source des parfums, la grâce des viorges, l'amour des poètes ; lu fleur pusse vite comme I'homine, mais elle rend doucement sos feuilles à la terre.On conserve l'essence de son odeur, Co sont ses pensées qui lui survivent.Nous attribuons ces uf- fections à ses coulours, l\u2019espérance à sa verdure, l'innocence à sa blaucheur, la pu- dour à scs teintes do rosc.ll y a des nations où ollo est l'interprète des sentimens, livro charmant qui ne cause ni troubles ni- guorres, et qui no gardo quo l'histoire fugi- tivo des cœurs.» Mais si la simplo vuo d\u2019une fleur inspire du si brillantes idées, de si touchantes pensées, si leurs charmantes couleurs, 8° teur doux parfum nous enivrent de la plus déli- ciouse volupté, quelles.sensations, quelles jouissances durent donc éprouver ces naturalistes qui découvrirent un les phino- mines de la germination et le diveloppe- ment do la planto 5 un autse, fa merch de lu sève ; celui-ci, les fonctions des fenilles, organes de la respiration des végeinux ; celui-l, le mouvement journalior des fœuil- los ot dos fleurs ; cet nutre, la difference des sexes etlo mystère de la fécondation ; enfin ceux-ci, le summieil des plantes ou le henomeue plus extraordinaire encore de our irritabilité ! En ctiet, que dut éprouver, paroxemple,lecélèbre Linneus,lorsque entrant une nuit dans ses serres, uno lansière À lu main, il ne reconnut plus les plantes qu\u2019il était si bien habitué à y voir tous les jours, et qu'après plusieurs visites noclur- nos, il s\u2019assura que ses plantes au coucher du soleil, so livraiont au sommeil enperdant leur port ordinaire, où fermant leurs feuilles ot leurs fieurs ! Une observation non moins curiense x co sujel, est celle du célèlro botaniste de Cnndolle.Après avoir utudié diverses plantes dans leur sommuil, il imagina d'en ehunger l'heure à su volonté : aînsi, cu la transportant du grand jour dans un endroit obscur, il endorinit ln charmante sensitive, saimosa pudica,quoique l'heure véritable de son somtneil fût encore éloignée ; mais co! qui n\u2019est par moins curieux, cn l\u2019éclairant ensuito avec une lampe, if trompa cette in- noconte plante sur l'heure de son réveil ; il la vit successivement étendre ses délicate, ses flexibles pétioles, ot s'éveiller à cette; lumiére artificielle, dont la privation subite ! In \u2018replongen bientôt dans un profond sommeil.Quel ctonnement encore no dut pas \u20ac- prouver lu fille do Lituieus, lorsqu'elle dé- couvait l'atmosphère de fluide inflammable ctaromatique de lu fraxinelle (dictomnus albus), en examinant, dans une belle nuit \u201cété, les fleurs de cette admirable plante avec une lumière, ot qu'elle vit sourdiine- ment l'atmosphère s'embraser autour de cetlo plaute, sans quo copendant ello en fût aucunement endommagée ! Peu do personnes ont remarqué lo Leau phénomène des étincelles ct dus éclairs que lance la fleur do souci (calendula afficie wdlis) dans les belles soirées do juillet et d'août, après lo conchor du soleil.Les éclairs sont d'autant plus sensibles que ln couleur du souci est plus foncée ; on ne peut les obtenir que lorsque l'atmosphère est chargée do vapeurs humides ou qu\u2019il u plu pendant le jour.Mais nous avons parlé do Pirrilabilité végétale.Cotto propriété, qui semblait n\u2019appartonir qu'aux animaux, a Été recon- nuc et constatée dans un graud nombre de plantes avoc des caractères particuliers à chacune d\u2019ellos.Seulement, il faut l'avouer, jusqu\u2019à ce jour, nous ne connuissons encoro ni su Causo promitre ni l'organe dlans lequel ello révido, ni la manière dant olle agit.Les pluntes qui l'ont présentée au plus haut degré sant la sonsitive d\u2019Amérique (mimosa pudica), lo sainfuin oscillant (hedysarum gyrans), la dianéo de Ya Caralino (dionea musipula), le rossulis À feuilles rondes (drosera volundifolia), lu case pudiquo (cassia pudica), otc.Ditritabilité de la sensitive est aujour.d'hhi trop connue pour qu'il me soit permis d\u2019en parler ; mais je no puis cependant omottro l\u2019bbservntion de Desfontaines qui, transportant un pied de cette planto on voi- turo, vit ses fouilles se fermer au premior mouvement qu'elles éprouvèrent, et qui, #'habituant peu à pou au balancement de la voiture, finirent pnr no déployer entièro- ment, et ne se reformèrent plus pendant tout lo temps du voyngo, leur irritabilité semblant avoir été'émousséo où paralyséo pat-les mouvemens de In voiture.o ans le sainfoin oscillant du Bengale, des trois folioles dont so compose la feuille, celle du milieu, mollomentétendue pendant jour, ot couchéo où repliéo sur In bran.\"ehe.pondant la nuit, paraît ninsi jouir d'un Profoud.repos, tandis quo les deux falioles latérales semblent veiller constamment nu- Salle, et sont, À cet effet dans uno continuelle, qui ne cesse que lors.que la foliole du tmilieu viont à s'éveillor ot à s\u2019agiter à son tour.Les feuilles de In dionéo de la Curoline sont tellement irritables, que le plus petit insecto qui vient se poser sur leurs lobes les fuit fermor subitement, en croisant leurs cils époux qui tuent l'insccto agresseur.Si par hasard ce malheureux insecte n\u2019a pas péri, s'il se débat daus son étroite prison, les lobes restent formée ; ou les briserait plutôt que de les ouvrir, Muis aussitôt que la victime a cessé de se mouvoir, les lobes s\u2019écurtent souduinernent et rejettent sun corps.À cet égard, qui n'a vu, dans les envi- vous do Pais, le rossolis À feuilles rondes tendre ses filets engluvs aux petits insectes qui viennent s\u2019y prendro et mourir tout couverts du suc visqueux qui termine les aiguilluns de cette plante 7 l\u2019heure de l'épanouissement des fleurs n\u2019est pas In mime pour toutes les plantes, et c\u2019est sur cette ditférence des heures de Ia flozaison quo Linnwus imaging son horloge de Flore.En effet, les unes s'épanouissent le matin, d\u2019autres à midi ou à diverses houres do la journée, ct quelques autres le svir, avant ou après le coucher du soleil.Tien est qui s\u2019épanonissent, qui sc ferment ot s'ouvrent plusicurs fois duns la journée ; souvent le simple passage d\u2019un nuage co fait fermer qui s\u2019éprnouissent do nouveau aussitôt qu'il est diseipé, Sous ce rapport, plusicurs Neurs pourruient servir de burom:ètro à lhosticulteur Ainsi le scuci d'Afrique (relendula plurialis) se ferme aussitôt que le temps se met à la pluie ; lu fleur du laiteron de Sibérie reste ouverte toute la nuit, In veille du jour où il doit pleuvoir ; tmuis la drave printanière penche sa petite tête, et l\u2019oxalis se hate de replior ses feuilles aux approches de la termpéte, Teaucoup de fleurs semblent ne pouvoir se passer de Li présence du soleil pendant la durée du leur épanouissement.Elles se cachent aussitôt que cet astro bienfaisant et vivificnteur est voilé ; antis la plus remarquable, à cet égard, est certainement celle du grand nénuphar (uymphae alba), dontla fleur n'est pas moins beîle, si mème elle n\u2019est pas plus brillante et plus sédui sante que celle du plus beau lis.Elle com- tnence a sortir de l\u2019eau nu lever du soleil, clle s'élève successivement à mesure qu\u2019il tonte sur notre horizon 3 elle se balance alors volnptueusement sur les ondes, en suivant leur mouvement.Le plus léger nuage In fait promptement fermer ; s'il grossit, s\u2019il devient menaçant, elle se plonge rapidement sous l'eau, Elie en ressoit À mesure ue la nuage se dissipe 5 efle semble suivre tous les mouvemens du soleil.Enfin, vers les quatre À cinq heures du soir, elle s\u2019abnisso peu à peu ; celle fait alors ses préparatifs pour aller passer la mit dans le sein de ln nuiude chargée de veiller sur les charmes écl.tasis de su corotle d\u2019albä- tre.Do Candolle, dont nous avons cité les ingénieuses expériences sur la sensitive qu\u2019il avait trompée dans les heures de son soimuil, de Candolle a fait également varier el changer à son gré l'heure de l'épanouissement de certaines fleurs.Ainsi, par exemple, il a fait fleurir en plein jour Ja belle-de-nuit (mivahilis jelapa), en trompant cette charmante fleur au moyen d'une profonde obscurité dans laquelle il la plon- geuit ; puis il faisait voiler ses appas ; il la fuisnit fermer en l\u2019éclairant de la lumière autificiclle d\u2019une lampe, dout la disparition subite [ui fuiznit aussitôt rouvrir son calice parfumé, La durée des fleurs est on général très bornéo ; quelques-unes durent plusieurs jours ; mais le plus grand nombre présente à peine, hélug ! la durée de lu rose de Malherbo.C'est dans la fleur mème que s'accomplit le mystère de In fécondation; c\u2019est duns cetto brillante couche nuptiale, paréo de toutes les richesses de lore, que lu nature, qui a tout fait pour la conservation ct lu propagation des espèces, n assuré les inoyens de reproduction des plantes ; c'est nu milieu des parfums les plus suaves, c\u2019est dans les tissus les plus fins, les plus délicats, les plus variés, que le phénomène le plus important que nous présentent les fleurs, celui de leur fécondation, s'opère par la poussière, le pollen des unthères des étamines, porté et reçu par le stigmate du pistil, tantôt sur le même individn, et tantôt d\u2019individu à individu, quelquefois séparés l'un de l'autre par do grandes distances, Lo mouvement spontané dus étamines vers le pistil, quelquefois le balencement à peine sensible communiqué à lu fleur par un moucheron, une abeille où un papillon, «quelquefois lo plus léger zéphir, mais quelquefois aussi les coups do vent les plus violents, qui franchissent rapidement los espaces ot portent au loin les poussières fécondantes des étansines, tels sont les ngens, tels sont les mayens de ce profond et impénétrable mystère dans lequel il faut l\u2019avouer, In fidélité conjugale n\u2019est pas toujours roligieusement observée.A cet égard, soyons indulgons, fermons les youx sur ces unions clandestines des plantes, et rappelons-nous que c\u2019est à cllus quo nous devons In plupart de nos bulles variétés d'hybrides, donos inoilleures espèces do fruits, ot cetto foulo de fleurs si vnriées qui parent aujourd'hui nus jardins.La fécundation des plantes est trop connue pour que nous cetrions ici duns plus de détails.Toutefois nous rappollerons en passant celle de la vallisnerio spirale (ralienoria spiralis), si intéressante et si remarquable.La fleur male de cette plante aquatique, si curiouso dans ses mœurs, est adhérente à sn racine, au fond de nos Mouves etdenos rivières.Lu fleur femelle s'élève au contraire, à ln surface des eaux, sur une tige fexiblo et en spirale : elle en suit le mouvement, elle s\u2019élèvo ou s\u2019abnisso comme elle.Au moment do son épunou- issement, la fleur male se détachs spontanément de sa racine ; ello s'élève rapidement à la surfuce des ondes 3 ello vient s'ouvrir auprès de va séduisante compagne, {ui s\u2019empresse de répondre à ses amoureux désirs.Nous ne finirions pas si nous entreprenions de peindre les mœurs, les habitudes et les amours des plantes, les innocens plaisirs, les douces jouissances, les récréu- tions chæmpêtres que nous offre leur étude.Que n\u2019auraît-on pas encore à dire sur la sève et sn murcho ascendante, sur les racines et leur succion, sur In transpiration, la respiration cl les excrétions des plantes, sur lu dissémination des graines sur la terre, enfin sur une foule de faits non Moins curieux que ceux quo nous avons rupidement exposés ?Notre but était de présenter en peu do tuots l\u2019état actuel de la physiologie végétale, si attrayante en elle-mètue, et dont la connaissance est né- cesanire et indispensable à tout horticul- leur, puisque c'est l\u2019étude de cetto science qui lui indique fe marche qu'il doit suivre dans In culture de ses fleurs, dans la con- duito de ses serres.\u2014_\u2014\u2014 L'oLLA FoDIIDS, L'empereur Nupoléon aimait À causer quelquetois avec les officiers de su maison.Un jour, à diner (c'était en 1815,) après avoir mangé avec une promptitude extrême, selon son usage, le potage et le premier mets qu'on fui avait offert, il adressa [a parole au préfet du palais de service, et dit: À quelle épuque remontent les premiers ouvrages publiées sur lu cuisine ?\u2014Au règue de Louis XIL\u20141 wavait donc rien paru de ce genre du temps d'Henri 1V?\u2014Non, sire\u2014 Qu'est-ce que cette olla podridu dout Henri VI.faisait, dit-on, tant de cas ?\u2014Un composé de viandes, gibier et légumes,-\u2014Je voudrais bien goûter de cette olla podrida, Se retournant alors vers son premier nrsitre-d'hôtel, il lui dernanda s\u2019il saurait faire co ragoût : et sur I réponse négative, il dit au prelet du patiis: Monsieur, je Vous prie de donner des ordres pour que demain, i won diner, on me serve cette olla podrida lavorite d'Henri IV.; jo suis Curieux de savoir si c'était uv connuisseur.de lendemain, en effet, loila fut servie 3 mais soit qu'elle eût été mal exécutée, où autrement, elle ent peu de succès.| L\u2019em- perene après lavoir goûtée renvoyr son assiette, el dit nu préfet du palais : Votre Henri IY.était unbon homme de guerre, Mais un pauvre gourmand.Ft le prefet de répondre: Les grauds hommes ne le furent jamais.RLVUE DLS TRIBUNAUX.Bensse, jeuns polisson de troize ans, comparaissait en police correctionnelle, sous la prévention de vugabondage, C'est sans doute à sa vie aventureuse cl'nomude qu\u2019il doit cet aplomb précoco ut cette ns- surance déplormble dont il à fut preuve pendant le cours des débals.M le Président : Que faisiez-vous dans In rue, à deux heures du matin, quand on vous a arrêté ?licasse : Je dormais ; la nuit n\u2019ost-elle pas faite pour dormir! M.le Président : Mais on dort chez.soi, Heasse : Lstece que j'ai un chez soi ?M, le Président : Vous vivez done dans un vagabondage perpétuel ?Beasse : Je travaille pour gagner ma vie.M.le Président : Quel est votre ¢tat?chez qui travaillez-vous ?Beussc : Mon état! d\u2019abord j'en ni 361 au moins ; ensuite ju ne travaille chez personne ; it y n déjà quelque temps que je suis it mes pièces ç j'ai mes états de jour et mes états de nuit.Ainsi, par exemple, le jour je distribue des petits imprimés gra- lis À tous les pussans ; jo cours après les diligences qui arrivent, pour purter les pa- qjuets, je fuis la roue sur l\u2019avenue do Neuilly, dovant les voitures et les cavaliers ; ln nuit, j'ai les spectacles, je vas ouvrir les portières, je vends des cuntremurquos,-\u2014 Vist-ce que je suis tout ee que jo no fais pas?Oh ! je suis bieu cevupé, M.le Président : UV vaudrait bien mioux pour vous être placé dans uno bonne maison, ct y faire votre apprentissage.Jicasse : Ah! ouiche ! uno bonne mui- son: un apprentissage ! c\u2019est embétant.Et puis le bourgeois, qu grogno toujours ; ensuite pas de liberté, M.le Président * Votre père ne vous réclame pas ?Beasse : Plus de père.M.le Président : Et votre mère ?Bcasse : Pas plus ; ni parens ni amis ; libre et indépendant, Le tribunal condamno Bensse à deux années de détention dans une maison du correction.Iteusse fuit une nssez luide grimace , puis reprenant sa bello humeur : « Deux ans! do quoi ! c\u2019est jemuis que vingt-quatre mois.Allous en route.\u201d me ere re rer por rer DE LA GAZETTE DE QUÉBEC, Le bruit rourt toujours qu'on a adopté une mesure de soulagement concernant lo payement des ralairra des officiers publics; que L's deniers appropriés pour den objets epdcianxd\u2019apris des nctea existans seront appliqués au payement en entier den dépenses do Padininistiation de In justice ct ut d'environ un quart des autres appointemnens, Nous avons appris depuis qu'on a actuellement signé des sratrants pour le payement de rix mois d'appoiutemens aux juzes et an accrétairn civil, et de [rois mois pour les autres olficiers publics, On n'a pas encore pourvs aux dépenses contingentes, À ce que nous apprenons, Noux apprenons qu'il n'avait pas ces jours derniers encore été reçu d'information suffisante pour pernettred M.l'orateur de l'assemblée d'émaner sait Warrant pour faire sortir un nouveau writ d\u2019é- L\u2019Ami du Peuple.Un des sidges pour le quarticr ouest do Montréal gins qu'un pour le comté de Montréal sont vacans, .T, Elouston \u2018Thompson, écuyer, faisant fonctions de député maître générale des postes de l'Amétique Lritannique pendant l'absence de M.Slayner, nous informe qu'il n\u2019est puint survenu de changement un bureau de Québe dans ln manière de pay- crau bureau du département de la poste amérie caine, nonobstant la circuluire que nous avons citée dans notre feuille de jeudi, ctil se propose de s'u- dresser immédiatement aux autorités américaines pour obtenir les renscignetiens nécessaires M.Sinclair, etles autres artistes qui devaient dunner une soirée musicale d Québee jrudi dernier, ayant été détenus à Montréal par Pindisposition de quelques-uns d'entre eux, sont arrivés uujuure d'hui et feront honneur à leurs ehgugemens trurdi soir à l'\u2019Albion Motel, rue du Palais.Le nonibre des Lâtimens qui étaient enteés duns le port de Quobee jeudi dernier s'élevait à 7U0, ce quiscrait quantau nombre presque égal à celui deshâtiimeus qui étaient entrés à la parcitle date de PFannée dernière, Leur port est de 176,000 tonneaux, montant aussi égal à column de l\u2019année dernièreü une date correspondante.Le chiffre dus émigrés cst de 20,000 pendant que l'été dernier, uu 52 août, il s'élevait à 45,000, On pense qu'il n\u2018arcivera d'ici à la fin de la navigation qu'environ 000 Gmizrés, Ley auburgistes quiont détuillé des liqueurs fortes dans les tentes,ete.érigées sur los Plaines 3 Poceasie on des dernières couracs du chevaux, sont maintes nant pourativis pourane amende de 101 cliaeun ; on compte près de VInzt persunnes contre lesquelles des pouratites seront inteutées, Aujourd'hui M.Aylwin, pour les poursuites, M.Stat, M.Dav, el autres avocats pour les défondeurs, comparais- satent devant les vessions lubdomaduires dus magistrats.Ou se rappellera que les mncistrats, dâns une scssion speciale, avaient interdit l\u2019ércetion de tentes ct la vente de boissons à l\u2019occasion des cours ses, Environ 70 hommes du 326 régiment ont délur qué bier atin du Superbe venant de Cork, «tont pris logement dans les casernes de la citadelle, ; l'eston, lieut.Borry, et les enscignes Par.Jd, avec 193 hommes du Lie de ligne, etlealieutenants Win, Love 0 Wa Gordon, avee 62 hones du 66e, ont pris passaze bier soie du Superbe sur les steamboats, se rendant § Montréal, en routs pour rejoindre leurs corps res- pectits.Les officiers saivans, avec des détachemens du He et du 79e de ligne, sont arrivés duns le bâtt- tient nolisé l\u2019lndromeque, le 15 courant, savoir, le cotonet L'idy, avec sa dame ct sn fille, lieut.D.Ritey, welt, ©, Hunter, l\u2019ussistant-chirur- gien Lorinier ct sa fille, du 24e\u2014hieut.R, Manners, ot les enseignes Gordon et Eliot, du 78e; Le col, \u2019Pidy, avec le détachement du Ze, s\u2019est rendu à Montréal, Recorte\u2014 Ancotunencement de cctte semaine on n récolté surles champs del qui avaient êté enscusencés de bonne heure, générale, lebcau temps qui règne fait wisi rapidement les grains, et dans quelques jours la réculte du bled sera pé- nérale.Los grains semés sur les lerrains élevés ont mrillicure apparcace que l'année dernière\u2014en effet la qualité en est supéricure, Le bd qui a \u20ac semé sur le hautdes planches étroites, dans les terrcins bas,à repris vigueur depuis la fin des pluie: qui s'étaient fait sentr au conumencement de la sii- on, ct donnera beaucoup.L'opinion générale dans le district est qu'on aura une antéèe ordinaire pour lu quantité, et supérieme pour la qualité, L'avoine et les patates, dont on zètne le plus après le bled, ont bounc apparence, ol surtout sur lus nouvelles terres.Le principal danger poter ces derni- tres places est qu'il peut survenir de bonne heure des gelées, qui heureusement n'ont pas encore causé de douunage, ctis en juger pur l'état rassuré du temp, il ext probable icles nese feront pas sentir d'icià la fin du mois, après-quoi elles ne cuvent catiser guère de dounnnuge, excepté ls où ascmence s\u2019est fait trop tard, .À tout prendre nous pensons que les appréhen- sons qu'avait fuit naître l\u2019état de la saison à son début, pur rapport aux produits de l\u2019année, ne se Ju-titicront pig, au moins pour ce qui regarde le districtsle Québec.On dit que Dewey, le meurtrier de sa fonnne, condamné réceamnentà mot, n préseaté ane res (uéte pouravoir une commutation de prine, allés guanteomme une des maisons pour obtenir cette grâce, que son exécution privera une de ses series d'entrer dans vne communauté réligieuse, dans ta- quelle elle cet cn noviciat.> ( Canadien, } PORT DE QUEBEC.ENTRIES EN DOUANE £2acût.-Nnvire Loyalist, 17 juin de Portsmouth, a À Atkinson, en test, 6 émicres \u2014Barque Romulus, Suoût de New York, à Roger, Des cie, charbon, == Do Campion, 27 juin de Mull, à R Methley, en lest, == Brig Cheiflain, 28 do Sunderland, à G Symes & fils, charbon, -Da Shausnoa, 9 juillet de Whitchaven, à M Metbloy, en test.\u2014 Do Lord Revenswortl:, 27 juin de Snndetland, A Symes & lits, charbon.- Do Elizabeth, 16 juillet do Padstow, a 11 Lemeswrier Keio, enlest, == Do Earl of Errernont, 26 juin de Cork, u dita, enlest, 30 émivrés.\u2014 Do Norham Castel, 25 du de Berwiek, à JG Irvine, charbon, 18 émigrés.\u2014Do George Palmes, 22 de de Londres, à 11 Atkinson, cargaison cénérale, 66 du.== Do Deveton, 21 juillet de Buwrnore, à Itodser, Dean & cie, en lest, 31 do, =< Do Willian, 12 do de Londres, 4 A © Freee & cie, curgaison s énérn'e, \u2014 Clad end, 7 août de Guy sborough, à Hot cuinh, poisson.23 noût.\u2014 Navire Albion, ler a York, à 11 Atkin-on, cargaison générale, == Do Superb, 8 juin de Liverpool, à W Patton, lest, 240 de troupes, ==Barque \u201cwo Brothers, 3 juin de Dublin, à Pembertons, charbon, 126 émirrés, \u2014 Do Furope, 9 juillet de Londres, a TI Atkinson, en fest.\u2014 Do Argyle, 5 do de Wuterford, à Prince & cic.do, \u2014 Brick Tope, 9 do do Maryport, i dite, dite, \u2014 Do Heron, 20 juin de iA fast, à Hl Gowen, 235 émigrés, \u2014 Dao Fiddlity, 12 juillet de Dublin, & Ryan, du.40 do, : \u2014 Marque Rolla, 28 do de Philadelphie, à Sharpe les & cie, de, \u2014 Do Orelia, 16 do de Neweastle, à Lemeusurier, charbon, \u2014 No Ranger, 9 do de Full, à da en lest, | \u2014 Brick Dwina, 9 «do de Poole, i Tucker & civ, do.== Do Provideane, 7 do de W'esport.à Prince & cie, do.=~ Do Thorny Close, IG do de Dublin, & 11 Gowen & cie, du.de New Nouvelles Rocontes.lection pour lo comté de Saguenay, en emplace- miont de feu Isidore Bedard, éer, \u201d P VaiceYork, 21 coût, Nous avons reçu par le paquebot Canada, capitaine Dritton, des journaux de Londres jusqu'au 31 juillet inctusivement, Le ill du temporel de l'égliso d'Irlande a été tn peur In troisième fois, dans la chambre des lords, jo 30, & unc mnjorité de 54.Le bill pour l'abolition de l'cxelavage faisait dos progrès, et l'an pensait qu\u2019il remit adopté sans qu'il y ft fait de change:xens essentiels.Lo bill do la chuito de la compagnie des lilos à été la pour lu troisième fois et adopté dans la chambre des communes, le 26 juillet.I n\u2019a pus été reçu de nouvelles olficielles plus récentes de l\u2019ortugal, si co n\u2019est par le voie de Madrid.D'après les nouvelles reçues par cette voit, l\u2019armée de don Pedro serait parvenue à So- tubal, sur la rive gauche du \u2018l'age, vis- Lisbonne.Le Droit avait mème court que Lis- |: hontre avait été pris ; mais ce bruit ne paraissait |- pus fondé, ; Un ollicier quo le gouverntwment français envoyait en Portugal, était arrivé de Paris à Brest le ; 17, Ilétait, disait-on, porteur deia reconnaissance | formelle de donna Marin par son gouvernement, i laquelle devait être publiée dès \u20ac < troupes de su tunjesté seseraient crapatées de Lisbonne, Le | uutréchal : i Pais, [ ) » à lord de laquelle le choléen à fait de si ullreux ravages, à coulée à fond, par ordre du bureau sanitaire de ANGLETERRE Loxpnes, 26 juillet,-UTter soir, duns la cham- | bre des lors, l'archevêque de Canterbury proposs que les profils dus bénéfices suspendus Fussent appliqués à lu bâtisse d'églises, ete, Le mmurquis de Landsdowne s'upposa i la proposition, par la raison que les co suires seraient les meilleurs juges de la manière d'approprier ces rev La motion fut nésumcins adoptée à te majorité de 84 contre 82, Le 29 juillet.Lun défaite des ministres, dans Le chambre des lords, jeudi decnier, n'a été qu'accis dentelle, les Tords Alvanty, Belhaver ctun autie, élunt cutrés trop tard dans ks chatabre pour voter, Ces trois lords auraient donné aux ministres ane majorité d\u2019un vote, e 30 juillet\u2014Mlier au soir, dans la chambre |v des lo: fe comte Uaotion quelle rappoctsur i) le hide temporal de d'Irlande fatreçu, Le conte de Winchelsea resistn à la motion, ct des manda la division 3 pour ke réception du rapport, GS; contre, 353 majorité, 30, La vuppoit tut alors présenté et 3 cn fut lu plusieurs clazses, Le duc de Wel seeéra en amendenent, que les commissaires seraient tenus de jucer qu'ils étaient de lu religion protestante; qui fut agréé.Le rapport fut finatement adopté, ot le bill doit étro lu aujourd'hui pour la troisième fois Le 31 juillet.\u2014Hivr dans le chambre des lords, le comte Grey à Motionné la troisième lecture du bill du temporel de 1! d'Irlande.La motion amnicné une assez loi discussion.Lord Wynford, le duc de Wellington, ete.ont parlé contre le bill.Lord Bexley tronvait manvais qu'on remit à des commissuires toute lu propriété foncière de l\u2019église d'Irlande, Il était d'opinion que sif'on adopte le bill, on sanctionnerait lu violation de l'acte d'union avec Pidande, M regurduit la diminution propusie pare ce bill dans les revenus de deux des évé-hés d'Irlande, sous le preteste, qu'ils étaient atiatenant trop forts, comme étulilise saut le principe de Ja loi \u20ac, principe auquel il ne pourait jamais donner son nssentiment, La chambre s'étant divisée sur la motion qua ce bill soit lu pour la troisième fois, il y eut pour ba Lecture, leésents, 79 Par procureur, 63 ; \u2014\u20141 | Contre, présents, 5 i Par precuscur, sl ! ER Majorité en Fuveur de le troisième lecture, 54 Les journaux de Londres annoncent avee ree gretla mort de Willi Wilbertorce, écuyer.Ce philanthrophe, (0 ci-dievant me distingud de La chambre des conununes, était avé de 7-4 uns.FRANCE.Panis, le 29 jiallet\u2014Le premier des trois glorieux jours anniversaires aété mis à put comme jour de denil publie.A soleil levant, à midi et à font heures du soir, le canon à tiré à l'hôtel de ville, d'un vaisseau au quai d'Orsen, ct sux Inv tides; et tous les gquaits d'heure, il n été tiré un coup de canon de Pliôtel de ville, ct les autres hat- terics y ont répondu, Ha été construit un monnment sur la place de la Bastitle, co Fhonneue des victimes des trois jours, portant des inscriptions et décoré du pavillon tricolore, convert d\u2019un crépe noir, Aux dif firentes places où les vicliars \u2018ont été enterrées, au marché des innocents, au champ de mars, de.| il y avait des tentures notees, avce Lu shmple ins reription en lettres blanches, « Moits pour la\u2018 patricw Des vaudes d'honneur, tant en | gardes nationales ton un régiment de ba garnison, ! ont été statioanées dons ces dilférentes endroits durant tont Le jour, (1 les muriciens des diffirentes corps ont joué deteraps en temps des airs fon Au Louvre da été élevé une colonne Fun | portant les dates des trois jours Le sir, il a allamé des feux colorés cs Trépied Le pont d'Arcole à aux décoré avec benu- coup de goût, Toutes les chaines de fer ont été ! décorées d'un feuillage oudessus duquel était um nombre de petits pavillons tricolore, avec autre de grandes siomensions qui sélévait audessus Datis tonte s les églises paroissiales il « ét té des services f tres auxquels ont autotités municipales, l'état major des b un nombre d'oiliciers, gardes nationas rant le jour, tn a va dans les rues un bre d'individus cn grand deuil.Les Dieux de see pulture ont été 3 par un grand nombre de personnes, clilaéte déposé en silence des cou.surles tombes, C'était l'aspect calme et ix d'une grande solemnité, mais nullement fête joyeuse, : clan sté les retisr d'une TFALLE, Le 8 Juillet.\u2014Daus la Lombardie Autrichienne, le grand duché de Toscane, ctles états de Parme et de Madère, on weutend parler que d'intrignes politiques dangereuses conspurations ; mais dans les provinces sardes du continent l'état se- tuet des chases est lu veille d'un bouleversement violent, tandis qu'à Naples, la vie du roi s'est trouvé dons un danger imtoir Dans les états romains, la présence seule des bayonne ttes étrangères comprime l'esprit de mécontentement, PORTUGAL.Madrid, 45 Juillet \u2014D'après les nouvelles re cues du Portugal ot de Cadiz, 1e quartier rénéral des constitutiodnels sous Vilis Flor, est à Satubal sur Ja rive gauche du Face, vis-à-vis de Lishonne, D'insurrection s'est étendue pnr tout le pays, et l'enthousiasime des hobitans approche du délire, Dix maisons relisicuses dans les environs de Lishotine se font déclarées pour Donna Maria, ct plusieurs chapitres ont offert de l'argent pour sub venir aux besoins de l'armée expédi re.Le mpportde la prise de Lishonne n\u2019était cru fondé i a Madrid, nid Londres, oft il wit aussi par venu, ESPAGNE, Maitrid, 19 Juillet.\u2014Les dernières nouvelles de Portugal ont occasionné une grande sensntion dans cette ville,et n\u2019ont pas peu alarmé le ratinet.(.0 tou du gouvernement par rapport à Faire des Algarves est évidemmens chansé, ct l'on parait déterminé iudopter une autre politique vie: du Portugal, Sa M, C.ne serait pus fâché trouver le prétesto d'abandonner Don Mis comme on peut l'inférer de quelques altercations quiont déja cu lien votre ce gouvernement ot res lui de Lishonne, L'établissement des principes lilrécaux en Portugal serait le signal d\u2019un changement de palitque en Espagne.La châte de Don HOLLANDE EP BELGIQUE, Loxnnes, 26 juillet.\u2014Nous avons reçu hier au soir, PUF tn exprès de Bruxelles, lu nouvelle de ha naissance d'un héritier an bone dela Belgique Cet événement arriva vers quatre lie creredi wat, of on observa en cette ove réremunies d'usage duns le ures mercredi , Occasion toutes lea + futilles royales, Lo e due du nouveau prince doit recevoir lu titre Brabant.On tapporte aussi que le choléra a repart à Agvers, où il n été apporté de fait de terribles ravages, On fait monter 120 par jour le nombre de etrectto dernière ville, Lies autorités sont occupées à Prendre les moyen, nécessaires pour empêcher que la maladie ne Ww répunde d'avant Buses 2 borin et d'Autri toiterdamn, et qu\u2019il uiller\u2014Des lettres privées de 1e dunnent comme certaine la ès prochain des Puis ECOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES A PARIS.L existe aujourd'hui parmi le peuple civilisé tt seutiment général d'arsociation pour hâter Jar une communauté d'efforts les progrès de Pinduatsice C'est à l'éducation qu'il appartient wurtont de développer cettealliance industrielle entro les travailleurs de tous les pays, Autrefois à l'époque vu l'éducation spéciale no cumaprenuit qu» des professions savantes, l\u2019ensei guement du latin, qui était la langue commune de crs professions, etait éablic usev ritable aso.ciation de tzavaux intefectecls parmi le peuple.L'éducation taduatriclle, di etinée à remplacer wu.Jousd'hui l\u2019enscignenunt du lutin, doit unir tout jar eut nouveau lien de science et activité, Une tentative, couronnée par vu brillant succès, a été faite à Paris pour élablit ce nouveau mosde d'éducation gui n'existe encore nulle puit, du moins Pystématique et complet L'écolu centraledesatis et manutacturce, fondée dana cette ville, il y a cinq na, parune 1Éunion d'hommines éclairés, accons- plit digneraeut la tâche diflicite qu'elle a entreprise tt des élèves lui arrivent de Lous les côtés pour s'instruire duns la ccience induotsiclle, qu'ila trouvent fucilement moyen d'appliquer en France, ou dans les pays qui les ont envoyés L'école centrale des Arts et Manufactures, dit la société d'encouragement de Paris, dans un rap port Jue nous uvons tous les yous, cet fondée sur idée féconde, qu'au point cù se trouvent leu con- naiseances humaince, l'industrio doit etic sous lv tapport tu cnologique,une déduction de la ucicuce, ano application directe de ses donnéesà la produe- tiun rantérivile et non jus une simple collection du procédés roufiniers plus où moins confitinés par 'expéricuce, Mattre lespraliquesindustrlelles à la hauteur des théoties scientifiques, tel est donc le but que l'école centrale des arts et menulsetnees s'est qreporé d'utteiudre dans l'organisation géné- rule de son systéne d'enseignement.L'ensig:rement de l'écule centrate dure trois uns.La pzunière atnéo renfermo Ice études gé- néralca également obligatuires pourtousies élèves, la géométrie descriptive, la mécanique, la phyrique el la chimie,conidérées plus particulièrement sans - Quéhee, 18 aoit, 1533, Jd MILIAU Pharmacien Chimiste No.183 o Broadway New-York, offre d des prix modérés, un a
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