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Titre :
L'ami du peuple, de l'ordre et des lois
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. [...]
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832 par John Jones et le superintendant de police Pierre-Édouard Leclère. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. En 1833, Alfred Rambau prend la relève de Michel Bibaud comme rédacteur du journal. Il conservera ce poste jusqu'à la fin de la publication, en 1840.

L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est secrètement commandité par Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; durant cette période, les sulpiciens, seigneurs de Montréal, de Deux-Montagnes et de Saint-Sulpice, négocient en Angleterre leur droit de propriété au Canada.

Sur un ton modéré, Alfred Rambau défend l'autorité de la religion catholique et l'appartenance du Bas-Canada à l'Amérique du Nord britannique et affronte les indépendantistes et les républicains.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 73-74.

Éditeur :
  • Montréal,1832-1840?
Contenu spécifique :
samedi 29 novembre 1834
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1834-11-29, Collections de BAnQ.

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[" 5 * ta faveur d'une brise légère, le Iniek di tree Serpent sillonnait les caux bleues « \u201c+ Torride : le soleil apparaissait à l'o- o vie une pompu sublime, et pas un ca 6 troublait l'horizon grandiose des kiss Cette atmosphère brillante était de 11{}-2# où l\u2019on vit si heureux de ce bonheur \u2014 \u201c*fatinetif qu\u2019on trouve dans les pages times do Beranrdin de Saint-Picire, on 0 Lumaitine, qui ont reudu ln magique x, bésio de leur style nussi_inpressionnante ve ur l'ame que ces jours de seréimté et de 1 huleur qu'ils ont si adinirublement peints ns leurs livres.Le capitaine Paul, marin de Snint-Ma- - » 86 promnensit sur le gullued d'arrière, 1.un pus ussuré ; le bonheur de son exeur- * on à lu côte d'Afrique avait outrepassé \" lon cepoir 5 1 était arrivé te lendemain or un combut, «à fu iby des Mousclmines 1e ii avait vends ses prisonniers pour des bjots de peu de valeur; échnppe à tons Te bs dangers ct debarrassé de lout souci, il \" luvait pti résister au merveilleux spectacle v Pune matinée des tropiques, et sou métier hone exalluit son cœur, par cette abné- tation continuelle de su vie 5 puis, en pré- ence d'un ciel =i pur, il chercln à en ime Joscr à vu conscience : Et qu'y n-t-il de »i fie onteux à être névrier?so diait-il.Le w jnuvre crie contre In fortune, tout en pro- ) Ean du pen qu'il a, et qu\u2019il se donnerait TC {een de garde de partager nvec celui qui n 1 reins que lui; le bourgeois vocifère con- * deles privilèges d'une nnissance uu-des- 1 Masdéln sienne, tout on profitant de celle ui le placo au-dessus des autros, soit par ft position de su famille, soit par celle que _ \u201c fon argent lui à fait oltenir ; et le philan- Jrope, avec ses grands sentimens, se dé- ir d{\"nino contre nous parce qu\u2019il n'n aucun cr af utérêt duns les colonies, et parce qu'il n\u2019a se us le courage d'être négrier, tout en profi- int du reste des travaux des noirs.Le marin cherchait ninsi à so disculper \" le son égoisme, en le comparnnt i celui es autres, quand tout a coup le cri: Une 1 oile ! so fit entendre des burres du perro.wt.On fait un échango rapide de pa- Les pour en connaître la force et la posi- 3 uns elle est très loin derrière, par lu _, lauche de trihord, et on ne peut encoro en \u201c fgtinguer la dimension.Le Serpent tient lors le plus près sous toutes voiles babord u mures ; il est donc au vent et il a beau- er aup d'avance ; d'ailleurs 1! est bon marra itheur, et n\u2019a rien à craindro.* Cependant In #0 et les écoutea 3 joindre, an hale les mw Jujculines, en un mot on rectifio In voiture ; + \u201cJeu de temps après, la vigie signale que a \u2018est un trois-mâts, et le capitaine monte - si-même avec, sa longue-vue.Il n'y =- Jvait pas à en douter; le bâtiment étranger affragnnit rapidement, et bientôt l\u2019œil exorcé = foie Paul a reconnula inâture de l\u2019Arihémise, awfogate anglaise, la terreur des négriers.Pa pent encore espérer d'attendre Ja nuit , jour s\u2019échupper à la faveur des ténèbres ; i\" u voyage précédent, poursuivi par ure \" orvelte,il avait abandonné de temps À nu- bo o dey noirs dans des barriquos coup Ges, nt en les recucillant dans son humanité, in nnerni avnit si souvont ralenti aa marche \" \u2018on avait ninsi réussi à gagner In nuit.Mais cette fois, il reste encoro trop de le four 3 ainsi, il n'y à plus que deux chan- iE IP IB ÿ VTENQOUCZ4HDR ze TE Nag en AEN NTT 7 TE Tr BE 3 .~ .{ > TNT Cm { 1 tv JUS 0g iD NCP ciate inne) \u2018 Lt .4 tente à hf on.tn tte 1 15 Vide Jr LR a emai ron ; + out talmoien er del nt, ro TIL.MONT R MELANGES.© GROISEUR ET LA FIÈVRE JAUNE.is; se rendre; mais les Anglnis sont «1s merci ct on serait promptement hissé \u2018+ grand'vergue avec un nœud coulant p sr cravate ; combnitre,, mais la défaite tit certaine: ninsi des deux côtés lu mortl.Car il ne faut pas ponser à ef- \u201czor log traces de In cargaison, en jetant à la n.or les noirs et leurs forr, In disposi- jon du navire et, encorc bien plus, une sdeur de nègre qu\u2019aucun parfum ne pour- Jtait entever, truhiraient toujours.D'u- td la consternation se poignit sur tous les visages ; puis on entendit des murmu- \u201883 car, quand on est dans le malheur, \u2018nest totijours prêt À en accuser les au- res, et chacun disait que, #'il avait com.windd, il ne se serait pas mis dans cette Position.Mais lo capitaine a comprimé d'un seul regard la sédition qui allait écla- ler ; les matelots savnient que lo premier {qui ee monterait n'aurait pas longtemps à - |fivre, et, mourir pour mourir, il valait au- int attendre.Tout à coup i) fait cargner {demi les basses voiles, nmener en pa- HAL, SAMEDI, sur san front qu\u2019il était dominé par un rayon d'espoir, et le souvenir du toutes les rusos qu'il avait employées avec tant de succès dans maintes occusions, avait rendu anx mutelots la confiance aveugle qu'ils avais ent en Jui.Paul envoya ensuite tout son équipage dans l\u2019entrepont, et no garda avec lui que quatre hommes, ousquels il teignit ln figure et les mains wvec ume dé- caclion de safion bien délayé, que In chaleur des tropiques cut bientôt séché ; il s'en fit nutant à lui-même, et uitendit l\u2019événement.La frégate avançait toujours, enfin elle gages tellement sur le Serpent qu\u2019elle Ini pass zu vent et init en panne à quelques enchblures.Le brick mit en paune nussi, munis en affectant vo grande fMiblesso et une giando confusion dons la manœuvre.l'Alrlhémise envoye nussitût nne embarcation 5 lo capitaine Paul était appuyé, d'un aie mouranl, sur los bastingages ; il héla d'une voix éteinte ; puis comme Poflicier nuglnis de corvée sni-issait déjà les lire- vieilles, ct avaiîtun pied sur le premier échelon prêt à monter, il se présenta à l'échelle et fui dt, en feignant lubattement le plus profond : \u2014 Soyez les bicn-venus, car la fièvre jaune, résultat de notre séjour au Sénégal, a dejà enlevé presque tout mion équipage ; notz sommes sur le point de munquer de vivres, et nous périssions cettainement sans votre heureuse rencontre.En meme tempe,'es matelots qu\u2019il avait gordés sur lo pont, ct qui avaient Pair de spectres, jetèrent par-dessus lo bord un vieux prélart roulé, de la longueur et de la g'osseur d\u2019un.cudavre, (t cousu dans uno couverture avec des bouluts pour lo faire couler, \u2014 Vaila, continue le capitaine, le corps de mon malheureux fils ! Puis il poussa un soupir, en éssuyant une larme.Au met de «lièvre jaune,» l'officier anglnis, qui déjà faisait de beaux rêvas sur cette prise dont it espérait avoir le commandemert, reculu avec épouvante ; le Lrigndier poussa vivement du bord avec an gaffe, et l\u2019officier répondit qu'il allait retourner promplement a la frégate, pour envayer, rans retard, nu brick les provisions dont il avait si grand besoin.Le conversation nvnit été tenue en anglais, que le capitaine négrier parlait parfiite- ment, et il avait mis aussi le pavillon anglais, pour exciter encore davantago la compassion d\u2019un compatriote.A cetto nouvelle, lo commandant de lAlhémise mit en routo sur-le-champ ; il hénissail le ciel d\u2019être au vent, parce qu\u2019il avait ainsi moins à errindre de ln contagion par In transmission d'un air infecté ; les hommies du cunot furent mis en quarantaine, à l'avant, dans les filets ; seulement, comme il était humain, il abandonna uno embarcation chargée de vivres da ton\u2018es espèce quo le Serpent envaya chercher.l>Alhémise serre le vent sans s'enquérir duvantage du brick, puis fit route pour la côte d'Afrique.Quand on l'eut perdue de vue, le capitaine Paul reclifin promptement sa voilure et continua sn route, Le soir il y eut orgio à hord du négrier ; on se {raita aux dépons desAnglais sur les- quols mnintes plaisantories furent Étites ; on fit monter surle pont une partic des nègres liéa deux à deux, et on les força à dunser et à chanter.J\u2019un deux chanta pour ahéiraux hommes blancs sur co mode plaintif des filles africaines dont parle Mun- £o Park, alors qu\u2019elles donnaient, elles, l'hospitalité à l\u2019hommo blanc qui n\u2019avait poiat do mère pour lui préparez son pain : 11 chanta done! « Pleure, enfunt du Znarha, pleure ; car fu ne reverrns plus ni ta femme, ni ton fils ; In brise de l\u2019onsis natale no viendra nlus caresser ta chevelure, avec uno ha- laine ai douce, alors.qu\u2019olle a, en passant, Inissé de son souffle à chaquo palmier, et à chaque fleur.« Pleure, enfant du Zantha ; car te ne poursuivrns plus la gazelle aux yeux bleus dans le grand désort.Après de longues lunes de bonheur, ta poussière n'ira pas, mâlée à une poussière adorée, à la poussière do ceux qui te furent chers, se jouer dans les nuages roses, au soleil couchant, « Ploure, enfant du Zanrhn, pleure ; car lon bords antiques des mers de tn patrie ant disparu pour jamais; il te faut dira adien.ln douce liberté do ten natnles sol'tudes, aux jours si brêlane, aux nuits ye les encutois et les perroquets, donner mou dans toutes les écoutes, en un mot mit Le désordre dans la voilure et le grée- - |Reut; on lai obéit en silence,car on avait lu\u201d jog coups d'un maître barbare !o bleues transparentes.\u2018Tu vas arrosor, our des ingrats, une terre loïn'nine, de Le resto du voyage fût heureux 3 cette cargaison d'esclaves fut utile à la Martinique, qui commençnit a en manquer, et od les colons ne trouvent pus, come nous, ce trafic si abominable,\u2014parco qu\u2019ils y sont intéressés, Le capitaine Paul retourna dans son pays, où il vit considéré, dans l\u2019aisance, adjoint à In maiie, murguillier, et capi- taino de lu garde nationale.Dn.Cauiosy, officier de marine, (Le Navigateur, Ilevue maritime, EXCURSION DANA LE NORD DE L'EUROPE Ly 1830 eT 1833.Les voyages hors de l'Europe occupent presque exclusivement les voyngeurs et les lecteurs do voyages, c\u2019est ù peine si l\u2019Espagne, la Grèce et j'Hulio trouvent grlico i fours yeux.Quant au nord de PEurope, il semble oublié.Quoi de plus intéressant pomtant et de plus changeant chaque jour quo cette Tiussie, cette Suède, ceDure:narlk en pleine marche vers lacivili- sution.Un jeuno Anglais, M.Barrow, vient de visiter cos différens pays, sus lesquels son livre fournit des détails uussi curieux que grucicusement écrits.Passant sur lo voynge d'Angleterre à St, Petersbourg, nous le suivrons tout d'abord ou cœur de ln Russie, à la célèbre Moscou.Dovant In porte du Kremlin est située ver |même péremptoirement do lo recovoir.la Belle place : In plupart des muisons qui 'entourcnt sont de construction moderne, et contiennent les plus belles boutiques de Moscou ; une vaste gnlorio qui traverse tin des côtés de la place, forme un bazar tssez\"semblable nu Pnluis-Royal, pre fi variété des marchandises qu\u2019il ofro à l\u2019acheteur, | Les marchand+, sales personages à longue barbe, assaillent de leurs offres de service les voyageurs, qui souvent sont obligés d'employer la furce physique pour les repousser.Où veut absolumer:t vois forcer d'entrer, ct c\u2019est nou des chores les plus difficiles quo d'éviter lus boutiques des marchands de liquours.Dos deux côtés de ces boutiques sta tionnent de jeunes garçons habillés d'une Jaquette rose ferméo pur devant nu milieu du corps, attachée par une ceinture : sous cette jaquetto sont de larges cnlottes bleues termin cuinme partout,seschols n\u2019élaientuutres quo.des gons do rion parvenus aux grades par.lé fait do In révolution, ete.etc.Alex nini 80:1.promit Lien do vo vonger de co propus 4 @Ar: 1 effet, le soir, après avoir suivi lo nobld et.ses amis il les nrrôta'au coin d\u2019uno rue,tira [ son sabro ct leur ordonna de s'éloigner tous excepté celui qui avait tenu co propose.» Tous s'éloignèrent: - Alors, maître do son \u2026., homme, i! lui saute sur - les épautes, ef lo.piquant vivement de ses éperons,lo some, do lo porter ñinsi jusqu'à son logement quiz, ue trouvait dans un quartier assez éloigne, dine Lovsqu'il'fut arrivé 3 son numéro, Hiditsà monsieur lo baron r\u2014Merci, monsieur Jar.' nobla : vous pouvez vous vanter\u2019 d'avaits- porté sur votre dos le plus fameux rotprieri do France,qui vous invite à vous rafraîchir.d\u2019un polit coup d'épée demain mutin Alan, pointo du jour.Lo noblo italien cceeptn,: .et le lendemain nos deux compagnons »\u2026» miront l'épée à In main.Mon ami fit uno.petite blessure au bras h monsieur lo baron, +, et tou tse tormina par un magnifique dejedsu noraux fruis do ce noble personnage, quiu., reconnut hautement quo tout roturers,.i qu'étaient los officiers français, ils P\u2019aR.,, élaiont pas moins dignes de commander; ,.nos bataillons.Uno autre fois notre duel: ; liste eut trois ofluires différentes pour! : quolles it donna rondez-vous.su memo lien, .\\ at À In même houre.Les trois adversaires: : nes'élaient jamais vus: ls.arpivèrent au; rendez-vous, ct c'était vraiment : qurieux de voir cos trois champions et leurstémoiug., se promenant à grands pas chacun do son côté, en attondant mon nmi,qui arriva epfin | avec un second, Aussitôt qu'on l'aperçutst\" ; : tous ©n même temps s'écrièrent :\u2014 ht fy le voilà ! puis chucun do regardor sos vols, sins avec élonnement comme pour.se del, mander : Est-co quo ces messieurs often.dnient la môme personno que moi }=7 a Mossieurs,dit mon ami on arrivant,jo viens, mo mettre & voto disposition pour ung, heuro ; dépbchez-vous ;.il n'y apos de, , temps de tomps à perdre ; je pars à midi pour Bruxelles.Quel eat celui do vous -, qui désiro conunencer 1 Tous su rogerdds ront avec surprise et partirent d\u2019un grand, \\ éclat do rite.Cepondant il y en eut un qui s'nvança, l'épée à la main, en disant : \u2014Monsicur, vous m'avez insulté on vous moquant de mes choveux, j'en dompnde(, sntisfhotions Nos deux braves so tirent, en garde et mon ami reeut un coupes, pointe à l\u2019éprule.L'affaire se (otpains, i encoro pur un déjoûner assaisonn do la plats, cuillers, enfin tous les inetrumens qui peuvent so faire en bois et dont quolques- uns sont ourieusoment sculptés : tout ost fait avec « à couteau, Ln nécessité, mère de l'invention, rend tous les Norvégiens d'inbiles ouvriers, et il n'est rien qu'un paysan norvégion ne puiso faire lorsqu'il on sent lo besoin; il est, s'il 16 faut, charpentier, forgeron, tisso- rune, cordier, tailleur, cordonnier, menuisier ot tourneur.Quiconque fait tant de choses.les fait gonéralement mal, dit-on ; aussi chacun les fuil-il seulement pour noi et n°y a-t-il pas d'artisans proprement dits.Bion que les objets ninsi fabriqués soient généralement assez grossiers, lo muséa de Copenhague offrn copendant quolquos échantillons de sculpture faits par les poy- snña à l'aide de lour couteau, qui rentront et qui rentront tout-à-fait dans lo domaine do Parts nous citerons entro-autres un Luste de Christian V, exécuté par un sim- plo gnrdeur de vaches qui, lorsquo le roi vint visiter Droutheim en 1688, so tint sur ln route où il devait passer, tenant À la main un contenu cf un morceau de bois avec leaquels il fit du roi un portrait d\u2019uno ressemblance d'autant plus étonuanto quo jnmais it no Pavait vu aupnravant.\u2014Qua- lerly Review.\u2014Trad.du Temps\u2014 LE DUELLISTE DON VIVANT, Beaumarchais fuit dire à l\u2019un de nes personnages : « Notro siècle | Bolle chase, « vraiment ! il n\u2019u produit que l'Encycloptdio, l\u2019inoculation et los drames.» Nous pourrions dire à notre tour : Notre cuvili- vailon:! \u201cBallechuse.vraiment Lelle.n\u2019n.produit que lo duel, lo suicido et la corruption.\u2018ll est vrai que par In corruption on rave et fait arriver à tout, que lo duel est tin prsso-lomps commo un autre, et que lo suicide cst 1a pour nous guérir do tous maux ; mais il me semble que le sièclo de lumière qui nous éclaire pouvait me gratifier do quelques dons plus substanticls.Enfin, quoi qu\u2019il on soit, nous prenons gat- ment los choses telles qu\u2019elles sont,et nous persistons à penser que nous sommes bien plus avancés quo nos pères, qui, Certés, ne marchaient pas si vite on but quo nous devuna tous alteindre.On a bonne grâco vraiment de s'étonner qu\u2019un jeune homme épris d\u2019une grisetio so fasse anuter In cervelle parce qu'il a surpris son infidèlo dans les bras d\u2019un autre.Vous voyez bien quo cola ne peut pas être autrement.Il vaut mieux so tufr que de s\u2019adrosser à uno autre femme.Un joueur perd sa fortuno il se coupe la gorge ; cost tout naturel ; cels vaut mieux que de travailler honorablement à en acquérir uno autre.Une joune fillo est séduito par un mauvais sujet ello #0 jette à l\u2019eau ; c'est tont simple ; sez lon(-temps à cnyse dus difficultés qui sont élevées pour le paiemont lorsqu'il vout l\u2019effoctuer en argent, auquel tous les postillons, sans exception, préfèrent lo prpier-monnnie.Il cn est qui refisont Ja cutaracto de Frolhatten attire l'at- tontion et surpusse de beaucoup les cns- cades si vantées do In Suisse ; c\u2019est le seul débouché du grand lac Wenern.Les montugnes hois6es qui l\u2019entourent eont d'un aspect sauvage et romuntique dont tien n\u2019égalo ln beauté, surtout lorsque le ciel est orageuv, et que leg sifllemens du vent, dans les hauts arbres, #0 mêlent av bruit que fait l\u2019eau en se précipitant de rochers en rochers.Cotto cataracte se compose de cing chu'es distinctes, dont lg seconde est traversée par un étroit pont de Lois communiquant à une petite île, placée juste au milieu do la chuto.I! est difficile de traverser co pont, toujours glissant, h canso de l'écume quo jotio sans cesso lu caluracte, qui souvent passe par-dessus nvec uno rapidité capoblo d\u2019emporter un homme.| Do souiblubles nccidens son nssez fréquens, car les vayageurs s'avancent quelquefris avoc une témérairo imprudence.ll n\u2019est pas facile do davinor comment co pont a pu 8tro conslruit dans ce lien ; aussi cst-il peu solide et menace-t-il d'être, au premier instant, emporté par les caux.Co-pont n'a pour garde-fou qu\u2019une petite rampe, qui encore no règne pas dans touto sa longneur,.mais seulement À son ostrémité la plus élévée.AChristinnia est uno triste ville.L'on- Acoitdo plus fiéquentéiestalonrempart qui surmonte una pointe de terre uvancée dans le golfe ; il forme ume délicieuse promenade.Los maisons des faubourgs sont toutes en bois, mais telles do la ville sont généralement bâties en briques, avec des plates formes couvertes do plâtre ou de stuc.Lan ville, vue descollines qui l\u2019avoi sinent, est on ne peut plus pittoresque, et didommage amplement des dificultés qu'il faut vaincre pour parvenir à leur sommet.Ces collines sont couvertes de villas et de terres cultivées qui embellissent encore la vuo du Clwistianin.Ces petites villes, nommées zeekken, appartiennent généralement à des négocinns ; chacune d'elles est entouré» d\u2019une pelite prairie qui nounit uno ou deux vaches, ct d'un jardin qui fournit des poinmes, des corises, des groscillex, et mème.dit-on, «es poires, et des abricots.l'andia quo lo sapin et ie bouleau composent apécinlement les forts des Alpes scandinaves, lo frêne, le tilleul, l'orme, l'orme, l'aune, lo sycomore et lo coudrier viennent parfaitement dans les vallées, même nu-delh du soixante- troisièine degré do lutitude.Les provin- gatlé la plus franche.En 1814, pendant un court armislice,un officior supérieur d'artillerie autrichienne so trouvait dans un dos\u2019 cafés de Modène, avoc plusieurs officiors allemands.Nous y étions ousri, nous.Î.a conversations\u2019ongngen sur quelques affaires partielles ue chacun raconinit À son avantage: L'oficier d'artillerie 8e vanta d'avoir: fdit-: : fiur téois mille Françuis avec seulement.six conts hommes et deux canons.Don ami, qui avait écouté acs fanfuronnades .sans sourciller, se lève hla fin et dit au: narrateur :\u2014Tout ce quo vous vonez d'a\" - vancer ot fuisuble ; car moi qui-vous parles je me chargo seul de vous mettre: la.porie du café, vous et vos camarades;(ils ue étoient cinq), la proportion sera la même la votre.Ce qui fut dit, fut fait ;- les.cinq\u2019 \u2018Autrichiens furent jetés hore du: café par mon ami.L'officier supérieur 89.fachn, on lui offrit satisfaction ; il réponditi ; quo lo duel étant'défondu per son gouvet=} \u201d noment, il ne pouvait accepter.Mon ami :.lui proposa de jouer à l'as de cœur celui.qui brûlerait la cervelle à l'autre.L'drtile!.: tour autrichien refusa et l'affaire se termine »p par un punch aux ftais des officiors vaincus: » | et qui dura tonto la nuit.La 2 À Véronne, mon ami eut une querellé: - avec un officier d'état major français.\" Unduel s\u2019on auivit, et mon ami eut le rallieur de recoyéir un coup d'épéo gil lui tréversa lo corps-de part \u2018en part.'ÉV' écrivit à ébi de sen amis qui se trouvait à Mantoueÿle\u201d\"; petit billet suivant: « Bou cher BIL, él tu yeux me voir,il faut te hâter,car je viens d'âtre mis en broche, et si tu tardes joi\u201d trop jo serai cuit.» Tl u'en mourut past\u201d ces du sud possèdent des chènes, ma:s dans aucune partie du la Norwége on ne trouve des hêtre.Les maisons do Christianin ne sont aucunement nlignées, eo qui rend les rues d'une hornble irrégulurité ; à chaque coin de rue se (rouve un puits ou une citerno non stagnante, où les habitans s\u2019uppro- visionnout d'eau pour leurs besoins jour- naliors.Le trajet do Christiania & Trondhjem, (Nrantheim) so fait alternntivement sur dos brns de mer appalés fiords et sur des tochers qui sépnreut ces bras de mer l'un do l\u2019autre.Pour parcourir cette singu- litre routo on se sert de petites voitures appelées carrioles quo les voyageurs guident eux mdmes.On achèto pour cing ou six louis une de ces petites voitures qui sernient trouvées d'une construction élé.ganto même on Angleterre, puis lorsqu'on anive A quelqre bras de mer, on ombarque son équipage suruue batenu loud tout exprès pour lo passage, ct tout colu se fait à peu de frais.Les batulicre, comme presque tous les habitans do ces contrées, sont remarquablemeut beaux et forts oi manient les rames avec beaucoup de grâce ct d'habileté.La physionomio dos habitans cet digna par son orginalité do la scène ou milieu laquelle ils vivent.| Tresque tous los hommes portent un bonnet rouge nssoz semblublo à la caluito des Grecs moder- nos, uno Courte jaquette et de larges cu- cola vaux mieux que do réparer sa faute en élevant son enfant de manidre à no lui inspirer que des seutimens vortueux pour le garantir des pièges que tendent le vice et lo libertinage.Un nmbitieux déchu do sus titres s\u2019étrangle lo plus jolimont du monde, etila raison ; car on ambitieux peul-il vivre sans titres?Uno jeune innocente, éprise d\u2019un libertin quo ses porens no veulent pas lui donner pour mari, so précipite du haut do sn croisée ou s\u2019aaphy- xie dans sa chambre ; c\u2019est lo seul remède à ses tourmens ; car enfin elle ne peut pas nitendre un honnête homme qui ferait son bonbour.On so suicide donc fort à propos etavec infiniment de raison,cornme on voit.C'est bien co qui fait qu'aujourd'hui le suis cide est uno partic do plaisic goQitée ot nppréciée par toutes les classes du monde civihsé.Quant au duel, c'est un amusoment simple, de bon gout, et qui ne tardora pos à passer duns les mœurs de notre société A nous, la plus éclairée, la plus policée et In plus distinguée do univers, comme chacun sait.Lo beau sexe mêmo usora du duel comme il use du tabac et du café, el comme il snit si bien uscr du suicide réparateur.Je m'aperçois que je «uis bien loin de mon duelliste bon vivant.voici donc.Un de mes amis, à moi très intime,ost bien le plus singulier original du monde.Sa vio ost un tissu d'aventures où presquo toujours lo duel jouc nn rôle.Bon vivant et jamais quercliour, il lui arri- lottes.Un grand contenu «st suspendul|tait sonvont de se battre, parce que le à leur côté par un cointuron do cuit r6-|ihnsard l\u2019avait souvent fuit pnsser plutôt à haussé d'ormemens de cuivre Co cou-||gauche qu'd droite.Officier de cavalerie, teau, utile, et fidèle compagnon du paysan|jjeune et vigoureux, sen succès auprès des norvégien, lui sert tout à In fois À couperl belles étaiont geands et nombreux, II ftl) eut bien d'autres duels\u2019 qu'ils serait téop°\" ières campagnes en Îtalio ; c'es .Teconter ici ; Bous y rovi ie) La promptitude avec laquelle on change de \u2018chovaux à chaque relai est prodigieuse : on pain et À fabriquer la plus grande ses prom A a os mur Lo 0 LEAH ETT (EAT ig Se TEE \u2014 ba dadioug, oo.Xe Tyr Tr +450 .° té À, ae ot DE L'INFLUENCE DES CHATS SUR LA LIT.TÉRATURE.Connaissez-vous rien de plus joli qu'un chat?J'en ni toujours voulu\u201d à Buffoir pour le mal qu'il dit des chats : le célèbre naluralisto me.semblo sur «a chaptirg d'une exirôme- injustico ; il débintère cobtro Los chate; il leur trouve cent mau$aises qualités, pas uno bonne, il termino [iar dito quo lo chut sernit aussi féroco quo lo gigfe, s'il en avait la force.Suns doute, lo ghat ost une gorte de potit tigre, c'ost lo tigro dandy, le tigre qui a fait sus étudos,; lo tigre qui a pris do bonnes manières, et \u201cdes :fuçons élégantes ; mais pour In férocité ; le.chat est exempt de roproches.Le chat poursuivant la souris, n\u2019ost pns plus féroce que 1o chien poursuivant à lu chasso Je corf ou, le chevrouil, ot dévorant toutos cfges los entrailles sanglantes do l\u2019animal qu'il vient du torrasser.Jip chat ost populaire : depuis le salon jusqu\u2019h la mansarde ; depuis lo grenier Jusqu'à la loge de la portière, qui lui donno tous les matins lo.resio do son café au, Juit 3-lo chal ost partout bien vu, bion reçu, partout fêté \u2018ot ckoyé.Aucun animal n'a oblenu, comme lui, log honneurs de la -chanson : il n'est porsonno d\u2019ontrg nous qui n\u2019nit 6t6 borcé avcc lo fameux couplet : Cleat Ia mero Michel qui a perdu son chat, etc.af.Wf \u2026 - Quolqu\u2019un do ces jours; je vous contorai l\u2019histoiro de In mère Michel, que j'ai trou- véo dans tin vieux raanuscrit.Co que je veux consinter aujourd'hui, c\u2019est l\u2019influonce des clnis sur la littérature.Hoffinann avait un chat, un chat qui lui donnait do hautes ot vigoureùses inspirn- *tions ; vous-connaissez les méditations du chat Mur, | Lo © 1autour du: Génie du Christianigme est -presquo' toujours cnfouré do chats, Cos
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