L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 26 février 1840, mercredi 26 février 1840
[" DB L\u2019ORDRE BT D3S BOIS.VOLUME 8.as \u2014 a p\u2014 POÉSIE.ELEGIE SUR LA MORT DE CHARLES DUMOULIN, ETUDIANT.Les jours de l\u2019homme sont comptés : vous (Seigneur) avez arrêlé le nombre de ses aunéce, et cous avez marqué le cours et les bornes de su vie, qu'il ne peus pusser.\u2014Jou.Comme la rose qui nait avec l\u2019aurore Et qui le soir déjà se décolarc, La feuille sur l\u2019uile des vents ; Ainsi, dans limmensité du temps Passent les jours de notre vie.L'ange de lu mélancolie, Retient dans les bras de la mort Celui qu\u2019un trop malheureux sort Tavit, hélas ! à sa famille.Une nouvelle clarté brille, Suecède à la nuit de ses jours; Le suigneur arrête sun cours ; He retiro de ce monde Où sans cesse l'orage gronde, Sa mort a touché tous les cœurs Tous tes confrères sont ets pleurs ! Depuis peu la wort les ufilige : Les coups mortels qu\u2019elle dirige Tombent sur de pieux enfants, Qui n'ont va que (quinZe Printemps Héles ! un oncle respectable Pleure sur cet cufant aimalile, HU fit le bonheur d\u2019une sœur.Maintenant il fait sa douleur.& Dieu qui vers fui le rappelle, Cunstamment il resta fidéle.P.C.LITTERATURE.HONNEUR POUR HONNEUR.Le Thuel est un fort hameau jeté à Vextrémité nord du département de l\u2019Aisne, non , loin de ln Belgique.Le sol aux alentours | est plat, peu acc \u2018nté, assez boisé, et dans + une circonférence de quelques lieues il n\u2019y \u2018 a ui villes ni grandes routes ; aussi les habi- \u2018 tans de cette petite bourgade ont-ils conservé une physionomie toute agreste, une hon- | homie toute campagnarde, digues des murs | partriarcales du moyen âge, Au printemps de \"année 1814 un jeune \u2018 homme vêtu d\u2019une capote militaire, un sac léger sur le dus, parcourait le chemin de Laon au Thwel.C'était un des licenciés de la garde qui rejoignait ses foyers.Il avait an plus vingl-cinq ans, des traits hardis, lœil vifet l'air ouvert.Un ruban rouge décorait sa boutonnière, et à son côté pendait un sa- | bre en mauvais état qu\u2019il ne regardait jamais : sans qu'une larme huniectât sa paupière ou qu\u2019un sourire d\u2019ironie glissät sur ses lèvres.Souvent il s'arrêtait découragé et s'asseyait « sur le travers d\u2019un (vssé.Il avait appris, pendant la campagne d'Allemagne ln mort | de son père, sa plus pure affection, et lin- cendie de sa maison, sa seule richesse.Quand il arriva au T'huel il se traîna d\u2019abord jusqu\u2019au cimetière.Après avoir reconnu la tombe qu\u2019il cherchait à une _inseription gravée sur ln croix de bois, il s'agenouilla et pria.Bientôt il se releva et jeta un morne | regard autour de lui.Au milieu des débris \u2018 qui jonchaient le cimetière il aperçut une | autre fosse nouvellement couverte.« Peut-être l'ami que je viens chercher est-il là aussi à côté de mon père!\u2018 se dit-il.H sortit La nuit était venue et il se di- Tigea vers le puits commun.Deux jeunes filles puisnient de l\u2019eau, elles ne le recon-: nurent point et s\u2019enfuirent.Son cœur se! serra.Îl but quelques gorgées d\u2019eau, rafrai- chit ses (empes, el, reprenant sa marche, il : s'arrêta à quelques pas de là à une porte, hésitant avant d'entrer.Il semblait qu\u2019on achevât le repas du soir dans l\u2019intérieur de la cabane.Le jeune solilat entondit distinctement une voix mâle s'écrier ; À lasanté de l'empereur et des braves !< Son cœur fut soulage, il entra, et, se laissant tomber sur uno chaise, il prit le premier | verre que sa main chancelante rencontra : poue répondre au tonst qu\u2019on venait de porter.\u201c À ln santé des braves qui ont survécu ! l\u2019empereur n\u2019est plus pour nous.\u2014 Georges ! « s\u2019écrin l\u2019un des convives en se levant précipitamment, Et bientôt ils furent duna les bras l\u2019un de l\u2019autre.\u201c\u2018'Tu le vais, Simon, reprit Georges, c'est à La porto que je suis venu frapper.~ Et tu ag bien fait, car tant qu'un morceau de pain restera à Simon Daillet, il en fera trois parts: une pour toi, une pour sn sœur (et il désignait une jeune fille qui pré- paraît le repas du nouveau venu), et la troisième pour lui où pour le pauvre qu'il plaira à Dieu de lui envoyer.\u2014 Merci, frère.\u2014 L'acconplissement d\u2019un devoir\u2019 ne vaut pns un remerciment.Ces choses-là «Jet, il eut bientôt vu Marie, et il chercha à tu que j'aie oublié Ia louve du bois d'Angout et le jour où tu nus sauvé la vie.Ne me remercie pas, Georges, et remercions Dieu, qui u Inissé mon toit debout en renversant le tien, car aumoins tu ne seras pe sans abi, Une larme de reconnaissance sillonna les joues de Guorges, dont les tristes impressions s'elfacèrent peu à peu duvant cet accueil franc et cordial.& J'espère que tu n'es pas revenu scul ! dit Simon ; beaucoup d\u2019autres enfans du pays sont partis avec toi.\u2014 Ils sont morts sur les champs de bataille.\u2014 Comment Raville 1 \u2014 Mon\u2014 Le lieutenant Fournier ?\u2014 Mort\u2014 Dalchet, Richanl, Rumond 1 \u2014 Morts, morts, tous sur la terre étrangère.\u2014 Malheur! Et qui nous rendra compte (le tout ce sang versé ?\u2014 C'est ce que j'ai entendu crier par toute la France, et j'ai toujours répoudu : | Haine aux émigrés et aux alliés! Tiens, - frère, cache ce subre, il servira peut-être un jour.\u201d Quelques instans se passèrent en silence, Simon reprit la parole pour engager son ami ! à aller prendre du repos.Ils se serrèrent [a ! main, et quand Geurges embrassa au front\u2018 Marie en lui disant : \u201c Bonne nuit, sour! \"| la jeune file ne répondit qu\u2019en rougissant, Simon Daillet étaitle maréchal du village ; il avait une âme pleine d'énergie et de volonté ; il était d\u2019une force athlétique et! comme bâti pour son état.Il fut convenu ! que Georges le scconderait dans xes travaux.| Un petit procès que son père avait négligé, | et que ceux qui s\u2019intéressuient à lui le forcèrent de suivre, lui rendit quelque aisance, De ce jour les deux anis l'urent asrnciés, | Sur ces entrefuites l\u2019empereur avait effte-; tué sonaudacieuse descente en France.Au cri de ferreur qui nvait épouvanté toute\u2019 l\u2019Europe, un cri d\u2019enthousiname, sorti de\u2019 toutes les poitrines françaises, avait répondu, Jet une nouvelle génération s'était confondue sous les drapeaux aux généreux débris, de ln vieille armée.Cependant Georges u'n- \u2018 vait pas répondu à l\u2019appet de la patrie.Lui, qu'on avait vu si brave aux heures du péril : laissait sa lame se rouiller dans le fourreau, Quelques mois auparavant il efit réclamé \u2018 l'honneur de marcher au premier sang contre ; l\u2019étranger.Mais nlors il ne connaissait que ; ln vie des camps, In fraternité d'armes, la | loi du devoir militaire, et depuis ce temps-là une passion inconnue lui avait fait désirer un autre genre d'existence.Gcorgesnimait In sœur de Simon Daillet.Raconter cet amour est chose presque | impossible.C'était quelque close de simple et de vrai sats 1nyatère et sans roman.Ce sentiment ne x décclait que par ces petits, riens qui ne peuvent se détailler, qui se sen- | tent plutôt qu\u2019ils ne se comprennent, qui se devinent du moins autant qu\u2019ils sc zentent.Marie à dix-sept ans était une des plus belles filles du village.Sa figure, pour n'avoir pas le caractère cd'éminé des visages de nos petites maîtresses, n\u2019en était ni moins agréa- | be ni moins fMaiche.Seulement certaines : lignes du visage tracées assez fortement, i lu partie postérieure de sa tête un peu proéminente cussent fait prédire à un dvciple de Lavater ou de Gill que les passions devaient agiter sa vie.Cependant, rien encore n\u2019au- rit pu justifier cette prévision, et quand son frère, comme çhef de la funille, lui fit Paven de l'amour do Georges: Co que vous en aurez décidé, mon frère, sera bien décidé, » lui fut-il répondu, Les deux amis résolurent d'attendre pour célébrer le maringe que leur patrie fût sou- vée et que chaque jour ne privât pas le canton d\u2019un de ses fits, Cependant, quelques soldats imutilés étaient revenus au Thuel, et à toutes les questions qu\u2019on leur adressait ils ne répondaient que par un nom de désastre: Waterloo ! Waterloo ! Un corps d'armée prussienne était cantonné à Mont-Cornet, bourg distant d\u2019une tieue du Thuel, cton avait détaché au hameau quelques compagnies de landwers.Parmi les officiers de ce détachement se trouvait le fils d\u2019un grand scigneur que son père avait fait soldat pour l'enlever aux cartes et aux tavernes.TI était du roste fort joli garçon et portait l'épée en gentihomme accompli, Logé chez un riche propriétaire dont la maison était contiguë à celle de Simon Dails\u2019en faire nimer.Chaque soir In jeune fille se rendait à la veillée, et chaque soir elle trouvait sur son passage le comte de Tiebeck murmurant à son oreille des paroles d'amour.Bicutdt Marie devint triste et réveuse, et souvent quand Georges lui demandait la cause de son chagrin, elle baissait la tête sans répon:ire et pleurnit.À In vue de ennemi, la haine de Georges se fout et ne demandent pas d\u2019éloges.Croise contre l'étranger s'était réveillée.Chaque jour il allait au labour, et son fusil, caché dans la cabane d\u2019un berger, ne lui faisait jamais faute quand il visait un habit vert.Un petit bois sur la lisière duquel était son champ aurait pu seul révéler combien Ît lui confiait de cadavres.Un soir qu\u2019il rentra plus tard que d'habitude, il trouva le forgeron assis sur une enclume, ihéditant d'un air sombre et le poing sur le front, \u201cA quoi penses-tu dune 1 demanda Georges en entrant.\u2014 Georges, dit Simon d\u2019un ton mystérieux et solennel, si je te disnis :\u201c* Le déshonneur est à ma porte et tu peux l'empêcher d'entrer.\u201d \u2014 Ce serait déjà fait, \u2014 Eh bien 1.» Et Simon n'usait achever sa phrase.II reprit avec cffort : \u201cEh bien! il faut que tu épouses ma sœur.\u2014 Si demain In patrie n besoin de mon bras, veux-tu que je rende ma fenine veuve le jour des noces ?\u2014 Peut-être demnin elle aura un fils! \u2014 Qu\u2019as-tu dit \u2014 Pai dit que ma sœura été séduite et que son fils sera orphelin le lendemnin de su naissance, car je Ja tuerni.\u201d Et d'un bras nerveux le forgeron snisit un louril marteau à battre le fer et l\u2019envoya à l\u2019autre bout de la forge.Georges était attérré ; pâle ; une sueur froide coulait le long de ses joues.H réfléchit quelques secondes et serra la main de Simon : « Je réparerai ton honneur, frère, s\u2019écria- t-il ; mais quel est le coupable 1.\u2014 Un officier prussien.\u2014 Et tu ne Pas pus tué ?\u2014Jo ne le sais que depuis uno heure.D'ailleurs le nom, le visnge de l\u2019homme, me sont inconnns, mais demain.\u2014 Domain, c\u2019est bien.Où ot à quelle heure ?\u2014 À trois heures du matin, sois decrière la haie qui borde notre jardin.\u2014 J'y serai.\u201d Îls se séparèrent après s'être embrassés, Le lendemain, tous les deux furent exacts.Aux premières vibrations de ln cloche du village qui sonnait trois heures, une f- nêtre s'ouvrit, un homme en descendit et dés qu\u2019il eut disparu In fenêtre se referma.{| Alors le comte se trouvaen faco d\u2019un autre homme, \u201cQue fais-tu là, drole?lui demandn-t-il avec insolence, \u2014 Je Cattendais, dit Georges avec sangfroid en retirant son sabre de dessous sa blouse.\u2014 C'est donc une vengeance ! s\u2019écria le comte en reculant.\u2014 Ce sont trois vengeances, et si tu avais trois vies je te les arracherai£ J'ai Été soldat, je suis citoyen, demain je serai époux.En garde ! \u201d Le combat ne {ut pas long: en moins d\u2019une minute l'étranger avait eu la tête fendue.\u201c Bien frappé ! s\u2019ecria une voix rude, et Simon Daillet sortit de derrière la haie ; il tenait une lourde barre de fer qu\u2019il balançait avec un geste terrible.J'étais là, reprit-il ; si tu l\u2019avais manqué, je to scrais venu on aide.\u201d Les deux hommes enlevérent silencicuse- ment le corps et le cachérent sous des branchages dans un bois voisin.Ensuite ils effacèrent habilement toutes les traces du combat.Quand tout fut achevé, Georges prit In main à Simon, dont le courage n\u2019a- vnit pu résister à ces épreuves, et d\u2019un ton grave il lui dit: \u201c Frère, a quand lex bans \u2014 Cleat vrai, dit Simon en tressaillunt, je l\u2019avais oublié.À huit jours |» Ln disparition du comte fut à poine remarquée.Tant d'autres de ces odieux étrangers qui avaient foulé le sol de In France pendant l'invasion avaient déjà disparu comme lui ! Depuis quelques mois Georges ct Marie étaient unis, et bientôt la jeune femme devint mère.Elle n\u2019eut que le temps de prodiguer quelques caresses à son eufant ; il mourut presque aussitôt, Jour pour jour, heure pour heure, trois ans après que Simon eut fait sa révélation à Georges, Georges, & son tour, vint trouver son frère et lui dit : * Prère, pardonnc-mui si je réveille de douloureux souvenirs, mais rappelle-toi, {qu\u2019un soir tu es venu vers moi, tu m'asten- du la main et tu m'as dit: Mon honneur est en péril.\u201d Ja Vai répondu : \u201c Jo le sau- | verni,\u201d ct je Pai sauvé.Aujourd'hui c\u2019est moi qui viens vers toi, qui te tends In main ot qui te dis:\u2018\u2018 Frère, mon honneur est en péril.! \u2014 Et jo le sauverai ! s\u2019écrin lo forgeron, dont la figure brilla d\u2019un éclat inaccoutumé.\u2014 Lis, \u201d reprit Georges avec tristesse.Et il tendit à son ami une loitre froissée qu\u2019il tenait à la main, * Jules de Neulay ! s'écrin Simon on re- gardant la signature, ce petit officier qui est MONTRÉAL, MERCREDI, 26 FEVRIER, 1840.venu passer les vacances chez son oncle lo curé de Dizy !\u2026.\u2014 Lis,\u201d dit Georges pour la troisième fois.Simon parcourut rapidement lu lettre, Quand il eut fini, il poussa uu juron Énergique et reprit avec sang-froid : « J'ucquitterai ina dette, Georges.Cette {lettre contient les adieux du sédueteur ; il re- \u2018tourne à Paris.Sungeons d'abord à elle!\u201d Le lendemuin matin Georges fut réveillé {par son beau-frère, qui se disposait à se :rendre à ville.| «Bon voyage ! * lui dit-il, | Etil n\u2019y eut point d'autre parole échan- \u201cgle entre eux, Trois mois après, Georges * était veuf, Dis que Marie fut enterrée, les deux frères vendiront tout ce qu\u2019ils possédaient et allèrent faire leurs udieux au cimetière.Ils (ne s'agenouillérent qu'aux pieds de deux croix, celles qui couvraient les tombes de leurs péres.Quand ilsturent hors du village : * Quelle roule prenons-nous 1\u201d demanda Georges.Et tous deux poussèrent le même cri : \u201cA Paris! chez Jules de Neutay ! \u201d La vengeance w'était accomplic qua moi- tic, Des bruits étranges avaient circulé: sur In mort de Marie, bruits que le départ de Simon et de Gcorges n'avait foit qu\u2019accréditer, Une exhumation fut ordonnée, et par suite l\u2019autopsie du cadavre, sur lequel les médecins reconnurent les traces d\u2019un empoisonue- ment.Ou se mit à la poursuite des fugitifs, qu\u2019on arrêta un peu plus loin que Villers- Cotten, Traduits devant une cour d'assises, ils lutterent tous deux de dévoûment, l\u2019un et autre acceptant le crimo et niant ln participation de son co-accusé, Hs furent condamnés à mort, muis leur conduite gé- nérouse pendant les débats engagea le jury À signer Un recours à In clémence royale, qu\u2019 voulut bien commuer leur peine en dix années do truvaux forcés.Dix ans après, deux forçats libérés sortaient ensemble du bugne de Rochefort et venaient travailler chez un maréchal d\u2019un des faubourgs de Paris.L'un d'eux nssistait régulièrement à toutes les revues et toutes \"les parades des régimens de la garnison, «cherchant parmi les officiers un homme qu\u2019il semblait désirer ardémment de retrouver.L'autre faisait partie d'une société po- pulnire dont il était un des agens lus plus actifs et les plus dévoués.Arriva le mois de juillet 1830.\u2018Trois puits et deux jours les deux lorçats avaient travaillé sans cesser une minute, tantôt à élever la harricade, tantôt à In défendre.Enfin le 20 ils succombèrent tous deux en essuyant le feu d\u2019un régiment de la garde, « Vengé ! \u201d s'était écrié Simon Daïllet, Son coup d'œil ne l'avait pas trompé, et sa balle avnit été se loger dans ln poitrine du capitaine Jules de Neulay, qu\u2019il avait cherché si longtemps et qu\u2019il venait de reconnaître, \u201cJe n'avais plus de balles! murmurait Georges.Vive la liberté ! * Îls curent leur part d'espace sous la croix du Louvre.Demain ces lignes scront ou- blices ; après-demain la croix scra par terre.Mon Dien! que reste-t-il donc des morts ?A.W, CANADA.IxpEns:\u2014Tandis que les anciens maîtres de l\u2019Amérique Septentrionule ne peuvent s'accorder avec l'indépendante civilisation des citoyens des Etats-Unis et qu\u2019ils combattent perpétuellement pour résister aux persécutions dont ils sant lez objote, leur quiétude, sous la domination britannique, vient témoigner hautement de In différenco qui existe entre les deux gouvernemens, Uno assemblée générale der chefs représentant douze étallissemens Indiens fut tenue à la Rivière Crédit (Haut-Cannda), le 16 janvier dernier et dura jusqu'au 24 du même mois.Durant les séances du conscil, le chef principal \u201cdes six nations d'Indiens vencontra ses frères Chippeway, et après avoir fumé le calumet de la pnix ensemble, ils renouvelèrent solennellement le traité d'amitié conclu originairement entre teurs grands-pères.Los ceintures de Wampum, l\u2019original du traité furent mis en évidence ot toutes les paroles qu'il contenait furent minutieusement récitées.Il fut établi que Pobjet de leurs grands-pêres, en contractant ce traité, avait étô d'éviter l\u2019effusion de snng entre races faites pour s\u2019estimer mutucllo- ment et toutes les parties déployèrent les sentimens lez plus fraternels pendant toute la réunion.Le conscil pagsa plusieurs résolutions sur des sujets liés à leur bien-être temporel, dont quelques-unes ont été soumises au gouvernement, pour on examen.Le lundi 24 janvier, les chefs, en corps, furent pré- sentés à son excellonce le gouverneur-gé- néral et lui remirent une adresse.Les mé- ! mies chefs se\u2019 rendirent chez Sie George Arthur, licut.gouverneur, et accomplirent le méme coérémonial.Voici ccs documents avec leurs répon- [ sew: J notre père le très honorable Charles Poudett Thomson, gouverncur-général de l'Amérique Seplentrionale Britannique, cle, cle.Adresse de la nation d\u2019Indiens Ojebway, résidants à ln Rivière Crédit au Lac du Rie, à Aldersvill:, au Lac Mud, an Balsom, aux Narrows, à l'Ile Snake, à Coldwater, 3 Sungceny, à St.Cluir et à la ville Munay, assemblés en conscil général, Pére\u2014Nous les enfans de notre grand, mère lu reine, qui siège au-delà des grandes eaux, demandons permission de vous approcher le plus respectueusement, vous notre grand, père, à effet de vous féliciter sur votre arrivée sur ces côtes, et sur votre prise de possession du gouvernement du pays.Pére\u2014Nous sommes les propriétaires originaires de ce pays, eur lequel vos enfang Dance ont bâti leurs villes et établi leurs fermes.Pére\u2014Notre peuple fut une fois nombreux, libre et heureux dans In jouissance 1 de l\u2019abondance de ce que produisaient nos forêts, nos Ines el noz rivières, Pére\u2014Lorsque l'homme blanc vint dans noire pays, nos grands pères ls prirent par la main et lui donnèrent la terre sur Inquetle il dresn sn cabane.Toujours, depuis ce temps il a continué d'aborder sur now plages et maintenant homme blanc est plus grand et plus fort que nos rouges enfants.Pére\u2014Pendant beaucoup d'années nous avons été rendus très pauvres, par pret a Pintroduction parmi nous des eaux de feux et autres maux, qui ont tué et ruiné beaucoup de nos pères.Pérc\u2014M y a environ seize années que les paroles du grand esprit nous furent prêchées par les méthodistes ; nous ouvrimes nos orcilles et lo bon esprit opéra sur nos cœurs pour recevoir l\u2019évangile ; et nous sommes heureux maintenant d'informer votre excellence, que de grands changemens ont eu lieu depuis purmi notre peuple.Nous avons oublié nos veilles routes et nos mauvaises hubitudes, et nous cesayons maintenant de vivre comme de bons chrétiens et comme de bons fermiers ; ces chosce rendent nos cœurs très satisfaits, Pire\u2014Cez présents que nous recevons de notre bonne reine sont de grands avantages pour nous et pour notre peuple, et nous transmetions à sa majesté, par l\u2019intermédi- tire de votre excellence, notre gratitude sincère pour des bienfaits que nous capérons nous voir toujours continuer.Pére\u2014Nous nous réjouissons d'assurer à votre excellence que nous sonunes parfaitement satisfits et contente de vivre sous ln bonne et puissante protection du gouvernement britannique qui n déjà prouvé par des actes de hontés répétés, qu'il est un véritable ami des hommes rouges ; et nous nous tiendrons près nous-mêmes à obéir à tous les appels de notre grand, mére Ja reine, Pére\u2014Nous sommes aussi satisfaits de dire que la renommée de la générosité britannique s\u2019est répandue au loin à l\u2019oucst, et que beaucoup de nos frères rouges, vivants sur le territoire des Etats-Unis, ont exprie mé le désir de s'établir dans des dominations de notre grand, mère la roine, Pére\u2014Commo il a plà à sa majesté d\u2019envoyer un chef de votre rang et de votre ra.gesse 4 Peflet d\u2019arranger et de régler les affaires de ces provinces, nous élevons nos cure vers le grand esprit d'en hout pour qu\u2019il puisse bénir votre importante entreprise et vous rendre un grand Lienfait pour les homines blancs et rouges ide ce pays, ensorte que nos enfants, après nous, puissent v\u2019élever ct vous bénir.Pére\u2014Nous vous sccouons maintenant les mainy avec toutes lea forces de nos cœurs, dans lesquels s'unissent nos guerriers, nos femmou et nos cnfans.Cleet tout ce que nous avons à dire.(Signé par tous les chefs des différentes tribus ci-dessus mentionnées.) En conseil général tenn nu Crédit, ; le 24 janvier, 1840, Réplique du gouverneur-général, Mes enfans\u2014Je suis très satisfait que le choix d\u2019un gouverneur pour vous ndminis- trer, fait par votre grand mère, la reine, vous soit agréable.Lorsque la reine entendra les rentimena d'affection que vous tm\u2019exprimez, son cœur sera satisfait ; car elle se rappèle les services que vous ct vos pères avez rendus à pes pères, et elle se réjouira que le même esprit vous anime.Soyez assurés que les oreilles de la roinc scront toujours ouvertes aux prières de ses enfans Indiens, et que sa main sora toujours prête à les secourir.Mes enfans\u2014J'éprouve un grand plaisie que la parole du grand esprit qui vous a été NUMERO os.eee | préchéo, vous ait enscigné à fuir votre en- » sn nemi, l'eau de feu, | Vous faitex bien de chérir ces hommes bons qui se sont élablis parmi vous pour y porter Une coilfihistance du Grand Etre que nous adoruns tous, et auquel l\u2019homme rouge , West pus moine cher que l'homme blanc.En suivant leurs leçons, vous ne pouvez manquer d'atteindre au bonheur et de deve- | ir de bons sujets de notre grand, mère lo reine.Mes enfans\u2014Je vous dis adicu ! A notre grand pére Sir George Arlhur, lientenant gouverneur du Haut-Canada, ele.ele.ele, Pére\u2014Nous, les chefs représentants les différents établissements Indiens dans cetto province, assemblés en conseil général, demandons pormiesion de nous Ldresser très respectueusement à votre excellence, Père\u2014C'est avec grand plaisir que nous avons appris, du surintendant en chef des affaires Tndiennes, que l'attention de votre excellence avait été dirigée aux choses ros ; lutives à notre bonheur et à notre prospérité et que votre excellence les a mises en si bon , tmin qu\u2019elles arriveront à un règlement dé- * finitif, Pére :\u2014Nous remercions votre excellence pour la promplitude qu'elle a toujours manilestée à promouvoir notre bien-être et nous espérons que votre excellence dni- gnera cuntinuer à faire attention aux intérêts de ses cnfans rouges et à nous Assurer, ainsi qu\u2019à nos enfhns, aussitdt qu'il ser possible, lea terres sur lesquelles nous réaidons, comme il u été exprimé dans les dépé- ches du Lord Glenelg, Père \u2014Nous nous uni.ons tous en priant que le grand esprit bénisse votre excellence de Ja puix et de Ja santé.Nous présentons nussi nos veux & votre Dame ot & toute Ja famille.Pére:\u2014Tous les guerriers, les femmes et les enfans se joignent à nous pour secouer les mains de votre excellence du plus profond de leurs cœurs.C'est tout ce que nous avons à dire.(Signé par les chefs des différentes tribus sus,iommées.) En Conseil à Crédit, le 24 janvier 1840.Replique du lieutenant gouverneur.Mes enfuns\u2014Cleat avec grand plaisir que je reçois Pexpression de vos remercie- | mens pour l\u2019intérêt quo jai pris à l\u2019avancement de votre bonheur.Mea efforts les plus empressés ont toujours été de vous assurer tous les droits que la bienveillance de notre Soureraine vous u conférés.Vous pouvez demicurer nssurés, que votre grand, père, le gouverneur géné- | ral, ayant personnellement obtenu une con- { naissance du grand nombre de bonnes qua- Hits de votre race, fera les plus grands cf- forts pour assurer Je bien-être et In tatisfac- tion des sujets Indiens de Sa Majesté.Mes enfants\u2014Je vous remercie des vœux favorables que vous exprimez pour moi et pour ma famille, et j'aurai toujours grand plaisir à apprendre que vous êtes satisfaits et neureux, et que vous prospérez dans votre condition.Toronto le 27 janvier 1840.(De la Gazette de Québec.) Son Excellence le gouverneur-général à dû partir samedi de Torontg, et il est probable qu'il est maintenant arrivé à Montréol.On s'attend que le conseil spécial scra convoqué sons délais Entéautres objets qui nécessitent en convoquation, est le renou- vollement de plusieurs lois qui expirent au ler moi prochain.Il n'y a pas moins de trente actes de la législature suspendue et trois ordonnunces du conseil apécial qui se trouvent dans ce cas, Les premiers sont: 1.Pacte concernant la police des bourgs et villages; 2.pour valider certnins contratset suppléer nu manque des notaires dans le district de Gaspé, (10e rlauge) ; 8.pour le maintien du bon ordre dans les égliscas 4.pour augmenter le nombre des cotiseurs dans les villes de Québec et Montréal ; 5.pour l'extinction des hypothèques secrètes; 6.pour emplcher l\u2019évasion des débiteurs frauduleux dans certaines parties de la province; 7.pour faciliter les procédures contre les Liens des débiteurs dans certains cas; $.concernant la pêche au saumon ; 9, smen- ! dant l\u2019acte pou la division de Ja province, en ce qui regarde les cours criminelles ; 10, concernant les enquêtes en matères civiles ; 11.pour la destruction des oups 12.vue- pendant certaines parties de Pordonnance concernant les marchés; 13.coneernant les arpenteurs; 14.obligeant les possesseurs quais à donner avis able des effets non réclamés en leur possession ; 15, pourla tribution plus prompte et plus certaine actes de Ia légi 3 16.droit de p été littéraire ; 17.érection de cours ticoet de paivons dans les comtés ; = ' IPAMI DUR PLE.- ' courigsm nt da l'agricu'ture ; 19.indemnités des pilotes retenus en quarantaine ; 20.|.vente dus Cilels restés non réclamés en lu possession des greifiers de la paix ; 21.rû- glant Police de shépil; 22.qualification des juges de paix; 23.honoraires des clercs ct hussiers employés par les juges de paix 4 ln campugne; 2b.salaires des officiers de douane aux parts intérieurs 5 25.snisie et vente lrauduleuso des rameubles; 26, dif |: férens entre maîtres et \u2018lomestiques, ete.; 27, encouragsment des arts utiles ; 28, trai- | tement médical des marins; 29, mesnrmp | du charbon; 30.pôcheries du district de! Gaspé.! Les ordonnances du conseil spécial sur le! point d\u2019oxpirer sont: 1.celle concernant ln milice ; 2.celle qui autorise le gouverneur À nommer jug:s de paix et magistents ati- pendiaires des personnes n'ayant pas les qualités requises par l'acte 6 pour la qualification des juges du paix?3.celle qui pourvoit à In distribution des ordonnances du conseil, TIRE VARIET 15.De rnop ET PAS AssÈz :\u2014Il y a 1250 sociétés religigéses dans ie Massachussets, dont 555 sont con 3, 260 Anabaptistes, 180 Métodistes, 120 Universalistes, et 42 Episcopaliennes, \u2018Tne :\u2014-Les Anglais sont les plus grands consommateurs de thé en Europe.Ia Ctè calenlé que lv consommation annuelle de + cette herbe peut Otre supputée ainsi, En France, 280,000 liv ; en Allemagne, 2,000 000 de liv aux Etats-Unis, 8,000,000 de livres 5 dang la Gramde Bretagne, 38,000, 000 de livres.Homste ne Loi :- Ce misérable ut prouvé La faussté du proverb sds tous Jes inéchans sont baveurs d'eau,\u201d PRECAUTION À tttrani\u2014-La société du fen de Québec fait faire une inspection vénérale des maisons dans la ville et les fauhontas peur s'assurer si la loi est exécutée relative ment aux précautions nécessaîtes pour prévenir les accidents du feu.Il serait à propos qu'on prit la meme peine ici et qu'on forçat tous les plo- piiétaires à faire réparer leurs cheminées, car il est étonnant que des conflagrations n'arrivent pas plus sonvent d'aprés l'état apparent de core taines masons, \u2014\u2014 NomisAToN :\u2014 Dar instrument du 17 février courant, inséré dans la Gazette Officielle, il a AC baies pad Son Excellence lPadininistrateur du gouvernement de nommer Louis 1) » gentil- lomme notaîte public pour la Province du Bas- Cana lu._\u2014 TESPERATURE :\u2014Jamals sans doute on n\u2019a vu une température aussi douce que celle que nous épronvons à une époque si peu avancée de Pannée.Lasaison est en avant de deux mois et les glaces sont si mauvaises qu\u2019on redoute d\u2019y passer : les places d\u2019embarcations sont devenues surtoul vatrémement périlleuses.Samedi dernier, nous avons vu le sillage St, Laurent entièrement inondé, et les habitans n'auront pu ller à la messe le lendemain qu\u2019avec des bateaux.Dans beaucoup d\u2019endroits sur Plle de Montréal et sue PHe Jésu 9 du Pointe aux Trembles, ete, il n'existe plus de neiges, les bestiaux paissent dans los champs et lescarioles d'hiver duivent etre remplacées par les calèches d'été.Une forte pluie est tenibé dans la soirée et pendant toute la nuit de samedi A dimanche,ee qui à dû contribuer à rendre les glaces dangereuses.Nous ne savons pas si nous payerons plus tard cette révolution atmosphérique, mais ce que nous savons, c\u2019est que Mathieu Lunsberg fabriqué en Canada, qui annonçait du ler au 22 janvier 1810 grand froid incertain neige fondue, froid, neige, au, variable, neige et fruiil, s\u2019est tourdement trompé : fiez-vons done à la véracité des prophéties d\u2019Almenach, après cela.Lundi cependant le froid a repris et le temps sec s'est maintenu hier, ensorte 3 que nous aurons encore du répit pour voir arriver le printemps.\u2014\u2014\u2014 ee NavinaTioN :\u2014Les prostés du printemps se fant sentir dans New-York comme en Canada.1 usa éclaireit ses caux jusques Albany 3 la tivière est anverte jusqu'à Sing-Ning ct pont: être jusqu?Peek Skill, mais pas encore 4 Pauzhkrepsios les bateaux à vapeur reprennent Trues voy Les communications sant ouverts par le Détroit, et des hatimens ret-ntis par les glaces sont ent:és en foule New-York, Cet hiver à cepristont été le plus eS, corm i 4 L\u2019AMI DU PEUPLE.froid qu\u2019on ait éprouvé dans New-York, depuis 20 ans.ARTICLES PRESUMES VOLES :-I1 se trouve maintenant à la station de la police B, à la disposition de ceux qui pourront identifier 1a pro- priêté, un tapis de table neufs un anneau de ma- Tiage plusieurs verges de draps superfing?paires de pantalon neufs, une redingote et 5 montres en argent numérotées 5131, (022, 274, 12H - - tte .: 107 et 5580 ; une cuillière d'argent marquée F.E, et ciny cuillières de tables en arg-nt mar- ; , \u2018quées M.LE.SESSION HEBDOMADAIRE.25 Féviier 1510, Présents: P.EL.Lecsene ) i Jaures Brown 4 Louis Mallett pour avoir été plus vite que entiers, 1e moyen trot £ 00 Pierre Muilloux do do 240 Nicolas Bané do do 200 John N.Olgivy, pour avoir jeté des saletés dans vs: hoo NOUVELLES DIVERSES, \u2014 Ou remarque que Jes feux, à New-York, sont beancoup plus iéguens, a Papproche des jours d'échéance des termesde loys, Il est vrai que le fou devient très souvent quittance, comme il est également vente forcée.Le grand théâtre de Philadelphie est enfin xne affaire décidée : etre conunencée dans te courant de ce mois, \u2014 [existe dans les enviions de la place Girosvenor, à Londres, quatre chirurgiens qui jouissent tous d\u2019une excellente pratique et dont les noms sont très appropriés « leurs professions : ce sant les docteurs Blood, Slaughter, Death et Churchyard, autrement dire sans, massacre, mort rl chnetière.bin valeur des exportations britanniques aux Etats-Unis, s\u2019est monté en 1838 à 40,000,000 dalturs, et celle des importations à 60,000400 laissant an bénéfice en faveur de l\u2019Auglelerre ou une perte en faveur de l\u2019Union, de 30,000, ;; QUO de dollars, =-Dans année 1838, 65,000 codhons avaient été tués et salés dans Cincinnati ! En 1839 pes un animal de cette espéce n\u2019a été ex- pédic.\u2014 DECES.Au presbytére 1 Yamachiche, le 18 du courant, après une maladie de 7 jours, Charles E Dumoulin.âgé de 1G ans, Lt poursuts ait nes études au college du Nicuiet, lorsqu' 1 l'utulteint de lu mn.Varie qui vent de le couduire soudainetaent nu tombeau, Les nobles voctus qu\u2019il protiqua jusqu'à la fin de sa vie surent lui gamer l'estime ot Pamitio de tous sex confrères et fau méritent seTa pas respouzalle ni nie pairrz aucunes dettes contraclées pur aucune persuime ou personnes quelconques, » moins que cene soit d\u2019aprês ses propres instructions personnr Îles, EDWARD PRENTICE, 26 Février 1810.3-0 § À personne qui avertit désirerail avoir une |! PENSION, chez due Mamie respectable, a compter du premier de Mai prochain, pour lui, et au Dane § elle aurait besoin d'une ch nnbre à concher et dun salon, garni où non rarni suivant les conditions qui scraîent prises, S\u2019udreser à ft, S.uu Bureau de dus caste.25 l'évrive 1810 A Maison en pierre, a Pépreuvedu Lu, a Venteée de ln Rue SU Marie, Faubourg des Recallets, rien oceapee par le Dr.Ghuñiebors, asec + \u20ac bunnies dounies, ete.ot un excellent puts 5 une cour tres vaste avec n° lot vacant d- 30 pieds de largeur.if.Cette maison contient
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