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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 15 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1915-05-15, Collections de BAnQ.

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[" RAYMOND TEA ROOM Ç MONTRRAL | \"0 ous A lo carte.\u2026 ; Spécialité de Péticssries de tout .uoure pour banquets ot Mariages, i NB.\u2014Agent vendeur pour I\u2019 v des benbens Page à Shaw.Eat 008 STE-CATMERINE EST Pry Joes Redigé en collaboration vm ma oe + am os dh ta TN a ow ud a LIND \u201c JOURNAL Cm ama ew es TRE rrr Lo pe as = been mn eo 1 tarts 7 ie © iy - ) @ Montréal, 15 Mo 1915 NEBDOMADAIRE BROKERS\u2019 CARTAGE CO.LN.BOURGET, Prop, 792, RUE ST-ANDRE- MONTREAL TELEPHONE EAT 3478 Bureaux : 162 rue St-Denis._ La bibliotheque sera-t-elie un tombeau?Les vrais principes liberaux ] _ LS Des malins ont insinué que si l'Autorité\u201d avait enlevé cette bordure rouge autour de son titre, qui tirait les regards depuis la fondation de notre journal, c'est que ses principes libéraux faiblissalent.Pas n'est besoin de se barbouiller de rouge pour être libéral.Nous connaissons plus d'un soi-disant libéral, genre sir Lomer Gouin, à qui fl faut beaucoup de vermillon pour se faire gober par la foule de nalfs qui encombre maintenant le grand parti des Dorion, des Mercier et des Laurier; mais le vrai libéralisme, le libéralisme sincère ne se porte pas 9 sur la couverture, il se porte dans le coeur.L'\u201c\u2018Autorité\u201d s\u2019est départie de sa couleur éclatante pour une raison ; toute simple.Comme tous les autres journaux, elle se ressent de la v crise actuelle.Quand de grandes feuilles de Paris réduiserit leur format à une seule feuille, rien d'étonnant à ce que I\"\u2018Autorité\u201d juge bon d'adopter un titre moins cramoisi, dès que les lecteurs continuent d'y | trouver ce qui ma à tant de nos pseudo-grands hommes: la sin- | cérité dans l'effort et la conviction intime dans les principes ! .\u201cL\u2019AUTORITE\".Les écoles de l'Ontario Une suggestion que nous désirons faire, en bonne part, à ceux qui veulent sauver les écoles bilingues dans la province voisine zou Nous avons assisté depuis un bon nombre de mois à une campagne très active poursuivie dans toute la province de Québec en vue de venir au secours de la minorité de langue française de \u2018Ontario, dans la lutte qu\u2019elle fait pour conserver ses écoles.Cette campagne a été inaugurée avec une particulière vigueur quelques jours après la déclaration de guerre en Europe.À ceux qui en ont été les instigateurs, ) on a adressé le reproche de choisir une mauvaise beure et recouru à de dangereux arguments pour provoquer un parell mouvement, qui pouvait avoir pour conséquence d'exaspérer les préjugés de race et de semer la division dans le peuple lorsque le peuple avait au contraire besoin d'être uni pour la défense nationale.Il n\u2019est plus temps de chercher si ce reproche était, ou non, fondé.La campagne a été faite, et elle a eu un grand retentissement.On peut dire qu\u2019elle a réussi à faire entrer en jeu de grandes influences.morales.\u2018 sc e4 1: 06 \u201c+ Bien plus, un comité a fait appel à l\u2019aide financier de la population du Québec, en faveur des \u201copprimés\u2019\u201d de l\u2019Ontario.: Depuis des mois, nos concitoyens ont été d\u2019une manière continue pressés de souscrire des fonds pour venir en aide à la minorité fran- caise ontarienne, comme ils avaient été invités, il y a.ua an, à come tribuer au \u201csou de la pensée française\u201d.: so 5 ; Tant d'appels éloquents qui ont été lancés pour une cause a laquelle étaient déjà acquises d'innombrables sympathies, n'ont assurément pas manqué d'être entendus.Quoique nous n\u2019ayons aucunement la pensée de suspecter les bonnes intentions ni les méthodes, et encore moins Ia probité de ceux qui ont sollicité ces contributions, on nous permettra d'exprimer l'opinion que, maintenant que la campagne de propagande semble toucher à son terme, le temps est venu de faire le compte des souscriptions reçues et d'en déterminer l'emploi.Et si nous prenons la liberté de faire cette suggestion, qui nous semble du reste raisonnable, c\u2019est que plusieurs de nos lecteurs, qui ont eux-mêmes versé leur obole dans le \u201cfonds des écoles bilingues\", nous en prient, et que d'autres expriment \u2018 leur étonnement de ce que le public est dans l'ignorance du montant 1 u et de l'usage qu'on se propose d'en faire.tots On\u2019 se souvient que.l\u2019année dernière, l'emploi qui a fe fait des $13,000 qu'avait produit le \u201csou de la pensée française\u201d a soulevé ues critiques.ae est ques on l'admettra, que la somme importante que l'on a recueillie au cours des derniers mois pour les écoles d'Ontarie soit | employée selon les désirs de tous les contributeurs.| Des critiques diminueraient l'oeuvre qui a été lle pour un | bon but.Il faut, autant qu'il est possible, tendre à les éviter, afin qu'aucun soupçon malveillant n\u2019effleure I: geste de fratermelle assistance des Canadiens-français du Québec envers les Canadiens-français de l'Ontario.Placide BEAUSET So Te I a On demande un bibliothécaire ressent pas pour'choisir-un;suc- Les Controleur au regretté M.Villeneuve | | Quoique tout aille très mal à l'hôtel de ville, il est admis qu'elles vont le plus mal lorsqu'il s'agit de LA BIBLIOTHEQUE.vont-ils Combien de semaines, de mois, d'années, nos échevins n\u2019ont- i pas perdus à débattre s\u2019il était à propos de construire une bibliothèque, où il conviendrait de la construire ?Et n'a-t-on pas entendu un Lu un contrôleur exprimer ouvertement l'opinion qu'il me fallait pas de bibliothèque à Montréal, que des Montréalals ont déjà sous la œ \"ils n\u2019en rront jamais Etain.quand ons eu décidé d\u2019ériger une bibliothèque, l'architecte de la ville tenait mordicus à la faire en marbre du Vermont.Puis ons voulu aller chercher de la pierre dans la province de ! Ontarioenfin, malgré les assurances qui nous sont données à l'hôtel de J Me, les clubs ouvriers déclarent savoir que l'entrepreneur a l'intention ie porter une part des matériaux qui entreront dans la construction Le aa it due l'édifice projeté entre dans le demaine de la En attendant la ville, \u2014 et parmi lesquelles se réalité, les livres que possèdent la ville, \u2014 ct Mende valeur, que ollection Gagnon et d'autres, moo dev ut car et peace ave Spent Es ' une cP dos.Jecoke T A Villeneuve est mort \u2014 après une malsdie qui le tenait depuis assez longtemps loin de son peste \u2014 la en contrdieurs D pas le moins du monde presses de palssent persomme capable de Dion remplie les fonctions de bibitothé- caire ?Si ce sont les candidats qui manquent, qu'ils nous Le Eh nous nous engageons à leur en dénicher \u201d .lle bibliothèque, nous pensons bien que la position .de bibliothécaire sera noi es mieux rémunérées.Ce ne sera pes trop de denner au moins $5,000 par an si le bibliothécaire que l\u2019on choisira lités et les connaissances Et Uemplel donnera d'autant moins de travail que le titulaire sera moins compétent.les contrôleurs tarderaient à remplir la vacance parce qu'ils y entrevoient ante grasse sinécure qui excite leurs propres Smvoitises § com ean pa Svar à M.Médéric Martin, excellent fabri- : cant de cigares, ou à Napoléon Hébert, qui est wa excellent mas des contrôleurs entretiennent en secret de parells desseins, leur és ee Le tribuables n'entendent pas qu\u2019en Laisse ne perdre.ue vous etn future Diiethèque, Par suites N faut quelqu'un de biblidisécaire, et non pas seulement dans\u2018 six.mois, sable pour n faut ue mois tou suite.de chercher davantage les raisons que peuvent it nation vraiment urgente.= = La construction de la bibliothé- que municipale est un événement très considérable.Les Montréalais se doivent à eux-mêmes d\u2019en suivre avec un soin jaloux toutes les phases.Il s fallu quinze années de discussions aussi animées que sté« riles pour que nos administrateurs en vinssent à la conclusion qu\u2019il était temps que la métropole du Canada eût sa bibliothèque à elle.Enfin, nous allons avoir une bibliothèque.\u201cSera-t-elle dieu, table ou cuvette}\"\" selon l'expression du bon fabuliste LaFontaine: l'avenir nous l'apprendra.Un correspondant nous écrit que \u201cde même que l'hôtel de la Légisiature du Manitoba, à Winnipeg, a été le tombeau du gouvernement Roblin, de même la bibliothèque publique de Montréal, d'après certains signes précurseurs, bien que sa construction soit à peine commencée, menace d'ensevelir l'administration actuelle.\u201d Nous espérons que les sombres prévisions de notre correspondant ne se réaliseront pas.Nous esp:- rons que le contrôleur Côté, particulièrement, lui qui a beaucoup fait pour faire décréter la construction de ce temple des bouquins, verra à doter Montréal, ainsi qu\u2019il l'a promis, d'un monument qui fasse honneur à la partie est; mais nous enregistrons néanmoins mot pour mot la communication que nous avons reçue, laquelle démontre que derrière la conlisse, sans qu\u2019il y paraisse, des citoyens volent ce qui se passe à l'hôtel de ville: \u201cMessieurs les directeurs de l'Autorité\u201d, Montréal, \u201cJ'ai suivi avec attention la campagne que vous avez menée dès que le Bureau de Contrôle eût reçu les Parmi les innocentes victimes qui ont péri dans la catastrophe du \u201cLusitania\u201d, il en est deux qui méritent une mention spéciale, d\u2019abord parce que montréaluises, et ensuite à cause de la haute position qu\u2019elles oceu- paient dans une classe éminemment patriote: ce sont Mlles Gwendolyne et.Anna Allan, Ceux à qui il a été donné d'approcher sir Montagu Allan savent quel parfait gentleman il est; et les plus ardentes sympathies se tournent aussi vers lady Alan, qui a failli sombrer avec ses deux filles.Les Juifs criaient, en sacrifiant à leur fureur un innocent: \u201cQue son rang retuigbe sur nous et sur nos enfants!\u201d ne restait plus de Jérusalem pierre sur pierre, Quarante ans après, il De quel prix sera payé par les Allemands la mort de tant de victimes inoffensives ?Nous le prévoyons déjà.Il est effroyable, Ha auront du reste provoqué le sort qui les attend, car ils donnent |- de plus en plus des preuves évidentes, dans cette guerre, qu\u2019ils sont |: résolus à vaincre, ou\u2018 bien à périr|*; comme nation.bes \u2014Je ne.la rendrai que chauvel!.|: % prosñoncé Guillaume IT, en.parlant de l'Alsace-Lorraine, que les Français veulent repre EN Cela vent dire qu'il prérérerait |: raser Metz, Strasbourg, Colmar et |\u201d Mulhouse, avec leurs .cathédrales, leurs usines et toutes, lenrs maisons, plutiit que de les abandonner a In France.~~ ' | : .Cela \u2018veut - dire.qu'il aimerait mieux retourner je sol dessus déssous plwtôt que d'abandonner les champs et les Lois au Gaulois vainqueur.Qu'est-il - resté sous les pes des Allemands, depuis qu\u2019ils sont entrés en Pologne?L'herbve ne poussera plus d'ici des années, parce que Nous offrons nes sincères conde- léances à M.C.A.Wilson, député de Laval, et A notre excellent confrère M.Brune Wilson, à l'ecca- sion de la mort de leur père, M.Antoine Wilson, décédé la semaine dernière à l\u2019île Bizard.En\u2019 même \u2018temps, le député de Laval est attelat d\u2019un second devil par suite de la mort de M.C.B.Lonctét, ancien marchand d'etne- + ments d'église, décédé -à -l'Hôtet- Dieu.M.Lanctét était le père de Madame C.A.Wilson.Les deux familles sont prides avoir Les.trôleurs, pour différer cette momi n est possible que nous puissions denner, la semaine prochaine, et [d'accepter expression de nes sym- OBSERVATORE *Vpathles-prafonded\u2019 7-2 vs » Ny Un contribuable exprime des Vues très mistes sur le sort que cette entreprise, telle que commencée, réserve à l'administration municipale actuelle.' i i t soumissions demandées aux entrepreneurs pour la construction de ta bibliothèque.Vous avez aussitôt signalé une anomalie absolument impardonnable: on se préparait à construire un édifice payé par fes contribuables montréalais avec du marbre du Vermont, de la brique de l'Ohio, et de la pierre de Queenstown, prise aux confins de l'Ontario, sur la frontière américaine.\u201cVous avez réussi à faire écarter le marbre du Vermont; la bei- que de l'Ohio, alors que nous avons des briquetteries à nos portes, et la pierre de Queenstown, avec ses trous et ses bosses, demeurent.Nous devons en conclure que d'ire résistibles influences sont mises en oeuvre pour cimenter ces matériaux pris à l'étranger sur le sol mont réalais.\u201cPar-dessus le marché, il me vient à l'oreille que le contrôleur Ainey n\u2019est pas du tout d'équerre avec ses collègues sur le choix de l'entrepreneur, M.John Quinlan.I flaire un tas de compromis, a-teil déclaré, avec d'autres entrepre- meurs qui ne pouvant obtenir le contrat, ont renoncé à la concurrence en acceptant des sous-con- trats.Ce serait aussi l'opinion de M.Ainey qu\u2019au prix où l'entrepreneur a accepté le contrat, et que par suite des multiples obligations auxquelles il a dû souscrire, il bei faudra nécessairement de nombreux \u2018\u2019extras\u2019\u2019 pour se remettre sur pied.Or, on: sait combien \u201cles \u2018\u2019extras\u201d\u201d\u201d sont souvent préjudiciables aux ad- ministeations ! \u201cJe n'ai rien personnellement.contre M.Quinlan; mais je me rappelle que l'échevin Giroux, avan: que le contrat ne fût accordé, exprima l'espoir que l'entrepreneur assez heureux pour le décrocher, en supposant qu'il eût déjà obtenu des contrats municipaux, pourrait démontrer que dans le passé il avait donné à la Ville pleine et entière satisfaction.Les journaux ont rapporté ces paroles ambiguës de M.Giroux, sans spécifier, comme de raison, à qui M.Giroux faisait allusion.\u201cSerait-ce à M.John Quinlan, qui obtint i} y a trois ans le contrat pour l'embellissement du Champ-de-Mars?Nous avons constaté, ces jours derniers, que les anciennes lampes à arc, enlevées pour faire place à des poteaux plus décoratifs, supportant des globes en verre dépoli, sont remises en place parce que la nouvelle installation installée à grands frais n\u2019est plus.lumineuse du tout.Avoir dépensé $75,000 et en arriver à ce résultat, c'est maigre succès ! \u201cAllons-nous compter sur M.Eugène Payette, l'architecte qui a préparé les plans, pour surveiller avec énergie leur exécution! Ce M.Payette seraît-il le même dont M.Ainzy déclarait \u2018\u2019qu'on lui faisait dire blanc une journée et noir le lendemain?Nous n'insistons pas, laissant à M.Ainey la responsabilité de ses paroles.\u201cMaintenant, Messieurs les directeurs je n\u2019ai plus qu'un avertissement à donner à nos administrateurs, afin qu'ils en fassent leur profit, alors qu'il en est encore temps.De même que l'hôtel de ta \u2018Légistature dù Mänitoia, à Winnipeg, a été le tombeau du gouvernement Roblin, de même la bibliothèque publique de Montréal, d'après certains signes précurseurs, bien que sa construction soit à peine commencée, menace d'enseve- tir l'administration actuelle.\u201d Jean PRIME catastrophe du \u201cLusitania\u201d.lhinnus de.la terre, In partie fertile, a été retourné par le creusage des tranchées, meurtri et ravagé par Je passage dex lourds canons, le pié- finement de tant d'hommes et de' \u2018Chevaux.- >: T\u2019envahissement de la Belgique au Mnépris des traités, la destruction de Malines, Louvain et Termonde, le EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Feu M.Antoine Wilson ff de guerre en pharmacie Le blu cer L SH est un genre de bluff qu'on Peut à Ja rigueur admettre, tel celui de Barnum.- qui avait toujours \u201cle Plus grand cirque du monde, les élé- iphants les plus gros du monde, les Plus beaux lions du monde et lex Plus longues girafes du monde\u201d, il est un autre genre de bluff qui n'est pas permis, parce qu\u2019il va trop loin.Le public aime à se faire emplir, Mais par trop.Il y a des limites à tout, que diable ! + Ainsi, la maison Lyons Drug Li.\u2018mited annonce, par le temps qui court, \u201cqu\u2019elle va au front\u201d.LA-des.\u2018sus, entendons-noun, Cela ne veut \u2018pas dire qu\u2019elle, va.faire le coup de u contre les Allemands.Non! Melles Anna et Qwendolyne Allan qui ont péri toutes deux dans la bombardement de Reims et des villes onvertes de In cite anglaise, l'emploi des gaz asphyxiants, et, apogée de cruauté froide, le torpillage du \u201cLusitania\u201d ont.démon- LÉ que les Allemands ne font plus In guerre comine on la faisait aux siècles précélents ils nous rame.nent à 1,000 ans avant Jésus-Christ.lle xe déclare | plus simplement prête à payer le timbre de guerre sur les médecines achetées chez elle par ceux dont les moyens sont limités, et particulièrement sur les pré- Farations destinées aux enfants, parmi lesquelles sont énumérées la \u201cNestlex Food\u201d et autres, Or, les gens nu courant savent, sinon le peuple, que In taxe de guerre west pas imposée sur les nli.ments importés destinés aux eu- fants, Marnum se vantait de montrer aux badauds le plus grand cirque du monde; mais au moins, ça existait, ca, le cirque Barnum.tan- dir que le timbre de guerre sur Ja \u201cNestle's Food\u201c.on ne le trouve que dans les annonces de la maison Lyons ! A part Perron et Taschereau.LAURIER: \u2014 Tu parles que j'en ai une affaire en main pour gagner des élections dans Québecle reste ne vaut pas cher.LE SANG DE GWENDOLYNE ET ANNA ALLAN CRIE VENGEANCE AU CIEL! En jouant avec les serments \u2018comme on joue aux gique, et en massa osselets\u201d dans l\u2019invasion de la Belorant les innocents dul usitania\u201d.les All se sont.mis au ban de l'humanité os emands Ulis détruiraient Paris et Londres comme les Barbares ont autrefois détruit Babylone et Ninive, Jis ont, voulu cette guerre, ils l'ont préparée de longue main; et main- lenant, comme ils constatent que les armées qu'on leur oppose ne re laissent.pus vainere nssez faclle- ment, à leur goût, Îls massacrent tout être vivant, rencontré sur terre of sur mer.Contre cette meute enragée, la France et, ln.llussie ont fourni tout l'effort.qu'elles pouvaient fournir, D appartient à l\u2019Empire britannique dde jeter, s'il le faut, son dernier homme et.son dernier sou dans la balance, l'Angleterre, l'Ecosse, l\u2019Irlande, l'Inde, le Canada, l'Australie, ln Nouvelle-Zélande et l\u2019Afrique-Sud doivent s'unis dans un effort formidable contre l'ennemi de l'humanité, contre le violateur de toutes les conventions, contre le contempteur des lois divines et.humaines.\u2014 L'on amuse les enfants avec des asselets ot les hommes avee des serments, disait.le Spartiate Lysandre, La mise en pratique de cette doctrine uccumula tant de haines côn- tre sn patrie qu'elles causèrent sa chute.Qu'il en soit ainsi de ceux qui ont, déchiré \u201cle chiffon de papier\u201d par lequel ils s'étaient engagés À respecter In Belgique.On dirait que les Allemands appréhendent dé- Jà l'expiation qui résultern pour eux du torpillage du \u201cLusitania\u201d, ujou- té à tant de forfaits, car ils demandent à M.Asquith de muscler lex colères de la presse anglaise, Que Empire britannique imite lu Russie; qu'au Heu d'un million d'hommes elle en jette cing millions dans la mêlée ; et le militarisme alle mand de méme que In \u201ckultur\u201d allemande auront véen ! SPARTACUS EE \u2014 M.GG.DESAULNIERS L'éminent président de l\u2019Alliance Francaise à répété au Club Canadien, la belle conférence qu'il a faite Hl y a quelques jours sur Soorate, an club St-Denis, Maître Désaulnierx est un de nos plus fins lettrés.Il est un orateur de grande envolée.Doué d'un jugement sûr, d'un cerveau meublé hors ligne, notre distingué compatriote est un des grands mwvocats au barreau de Montréal.Son tlévouement aux choses françaises est devenu proverbial.Nul doute qu'à la cessation des hostilités, l\u2019on verra qu\u2019une des premières places où sera attachée la croir, ce serû sur la poitrine de M.Gonzaive Desaulniers.M.MARSIL DEVIENT VIOLENT \u201cLe REVEIL\u201d d'hier publie un article d\u2019une violence qui sort de l'ordinaire.Nous n'avons que l'espace nécessaire pour en publier un extrait et nous le regrettons.\u201cM.Martin, $10,000; M.MacDonald, $7,5000; M.Côté, $7,500; total: $25,000, pour être administrés d'aussi idiote façon ! \u2019 Depuis quand les présidents de banques ou d'associations financières vont-ils signer ou accepter des débentures à l\u2019étranger, les apportent-ils avec eux pour en percevoir la valeur ?Nos anciens maires se rendaient-ils à Londres, en Angleterre, pour signer les débentures que Montréal a négociées dans lc passé ?Nontt?Aux dernières élections municipales, j'ai soutenu MM.Martin et Côté de toutes mes forces, gratuitement.J'ai mis l'\u201cAutorité\u201d, que je dirigeais alors, à leur entière disposition; sans espoir de retour, de gratifications, j'ai écrit et parlé en leur faveur, les croyant nincère- ment des hommes d'action.J'ai bien le droit de leur dire ma façon de penser quand ils se paient notre tête ! Maire, contrôleurs et échevins ont promis aux citoyens de Montréal, aux dernières élections, une administration honnête, active, progressive.lis ont, à ce point, oublié leurs promesses que l'administration municipale actuelle fait horreur à tout homme sensé! On n'a pour elle, dans le public en général, que le plus profond mépris.Je n'exagère rien: je dis hautement la vérité vraie, voilà tout ! Certaines plaies purulentes ne se cautérisent avantageusement qu'au fer rouge.Je Vapplique résolument quoiqu'il puisse m'arciver, m'en coûter; sans faiblesse, bravement.Je veux une administration publique honnête, laborieuse, économe, éclairée, progressive, dans toutes les sphères, dans tous les domaines de notre vie nationale, fallat-il pour l'obtenir m'exposer à la haine des \u201c\u2018hoodlers\u201d, aux attaques des entremetteurs, à la vengeance des parasites infects qui nous grugent.Je m'inquiète pew des propos de la valetaille ?J'entends d'ici les cris de putols des endormis, des dupés quz ce brusque \u201créveil\u201d va rudement secouer: les satisfactions du devoir accompli valent bien que je m'expose à quelques dangers.Tancrède MARSIL.Note de ln Rédaction\u2014 Quand M.Marcil dit que \u201cL'Autorité\u201d n\u2019a jamais reçu quoi que ce soit de M.Martin et Côté, il n'a jamais dit si veal.D'ailleurs nous ne nous en plaignons aucunement, Les expropriations Le juge Pagnuelo est mort source de malaise L'honorable juge Siméon Pagnuelo est décédé hier, à l'Institut des Sourdes-Muettes, où il avait élu domicile, La carrière qu'il n fournie au barreau et.à la magistrature du district de Montréal le fait regretter de tous ceux qui l\u2019ont connu, A la famille éprouvée, \u201cL'Autorité\u201d offre ses sincères condoléances, Al existe actuellement dans le publie un grand malaise, malaise causé par certaines expropriations en vue, Que fera l'hôtel de ville?En tout cas dès la semaine prochaine \u201cL'Autorité\u201d se réserve de fournir des explications inédites et très intéressantes sur certaines transactions passées et À venir.Dans Québec, zut La douzaine approche.Une dixième perle nous apparaît dans les dépenses de la Législature, à la page 136 de l'état des comptes publics de la province de Québec, alors que Madame Margaret Collins, femme de ménage, reçoit un salairc de $284.13, quand trois maîtresses d'écoles devront se contenter de diviser ce montant entre elles.MORALITE Sir Lomer est le génie sauveur du verbe français.Mals, gar malheur, ses ceups de théâtre, et ses\u2019 belles phrases ne s'adressent qu'aux écoles françaises de l'Ontarie.: Dans le Québec, zut | : i Parmi les hommes publics de sa génération, il en est peu dont la vie ait été plus remplie et la carrière aussi accidentée que celle de Sir François Langelier, sans cependant avoir dévié de son but principal.Fort de ses convictions et de ses ambi- flons légitimes, il a été ce qu\u2019il a voulu être.Sur les bancs du collège, 31 aspiraît à devenir quelqu'un et à ne passer inaperçu dans ln cohue des hommes de son temps, et, certes, il a tenu parole.On a à pen près tout dit et tout écrit sur cette personnalité éminemment exceptionnelle; mais, à notre avis, ses panégyristes ont effleuré un peu légèrement ses qualités essentielles, ils n'ont pas assez insisté sur ses quarante-ciny années de professorat qui ont à jamais illustré la chaire de Droit de l'Université Laval de Québec et dont elle a le devoir de garder un impérissable souvenir.Homme d'Etat, ministre, juge, avocat éminent, gouverneur de sa Province, il na été tout cela; il a fait honneur à l'hermine qu\u2019il revétait comme aux différentes positions res- ponsalées qu\u2019il a remplies au cours de sa vie; mais surtout et avant tout, il a été un Professeur de Droit, un véritable éducateur public dans la plus large, dans la.phus complète acceptation du mot.Et, qu'est-ce donc que le professeur?C'est celui qui à force d'étude de travail a réussi À se rendre maître d'une science quelconque et capuble de l'enseigner aux autres, Pline, dans ses lettres restées célèbres, se sert de l'expression profiterk, pour désigner le professeur dans le sens de pratiquer, de professer une science profiteri jus, medceinam, philoso.phiam, cte.Mais fl ne suffit pas de bien connaître une science il faut savoir l'exposer avec clarté, et, c\u2019est le cas d\u2019appliquer le vers de Boileau : \u201cCe que l'on conçoit bien s\u2019énonce clairement\u201d.C'était le grand talent de M.Lan- Eetier ; la clarté dans J\u2019exposition des principes du droit.Au milieu des orages de la politique; dans le tumulte des élections d'alors, qui, il faut bien le reconnaître, n'étaient pas ce qu\u2019elles sont aujourd'hui, parce que plus violentes, plus sans merci, au cours des cam- Pagnes électorales où les tempéraments les plus endureis fléchissaient, il n\u2019a jamais une seule fois, perdu de vue sa chaire, ni ses élèves auxquels il s'intéressait comme à ses enfants.Et, somme toute, il est étonnant Que sa constitution, si robuste fut- elle, ait pu résister À cette activité dévorante, à ce surmenage effréné.\u2014 Vraiment on pouvait dire que sn charpente était d'acier; 1) ne se futi- guait jamais.Quel que fut le travail de la veille : \u2014 assemblées politiques qui duralent la nuit, organisation, voyages, séances parlementaires orageuses et interminables, réceptions, devoirs sociaux, plus fatiguants, plus énervants que tous les discours de hus- ting: \u2014 le lendemain, un peu avant huit heures, on était sûr de le voir traverser, de son pans nlerte, la figure radieuse, la cour du Petit Séminaire qui étuit le chemin le plus direct pour se rendre à l'Université\u2014 TI s'en allait paisiblement à son cours, comme si c\u2019eut été sa seule occupation.Personne ne se serait douté que de minuit à trois heures du matin, il avait, fait l'exposé du budget et bataillé contre Chapais qui n\u2019était pas le moindre des adversaires ! Calme, il raprenaît les explications qu\u2019il avait été obligé d'interrompre à la séance précédente; il nous conduisait dans ce labyrinthe qui s\u2019appelle le Code Civil, avec autant d'aisance que si nous en eussions déjà connu tous les arcanes.Pendant ces quarante-cing années de répétitions, combien de centaines d'élèves ont puisé à cette source vivante de science légale?\u2014 nous l\u2019i- Enorons: mais ce que nous savons bien, c'est.qu\u2019il n'en est pas un seu) qui ait eu à se plaindre de sa méthode, de ses manières, de son caractère tout fait de candeur, d'indulgence, de bon vouloir et d'inaltérable bienveillance.Ce n\u2019était pas seulement de les.time que nous lui portions : c'était de l'affection vraie.\u2014 Nous l'aiîmions À cause de sa sincérité, de sa probité, de ses vastes connaissances et de sa science profonde qu'il nous ininoculait sans le moindre effort.\u2014 M était surtout lucide: il fallait comprendre malgré soi.Les heureux mortels qui fabriquent des lois à la brasse dans nos parlements, qui ne regardent pas d'enfiler vingt lignes de suite de décrets statuaires, sans penser à les couper d'un point-virgule, devraient bien se rappeler, \u2014 ne serait-ce que pour la consolation de ceux qui les inter.prêtent, \u2014 combien leurs débuts ont été rukles et combien trois lignes de droit successoral leur auraient causé d'ennuia, s'ils n\u2019avaient bénéficié de la patience d'un maître dévoué pour éclairer leura cerveaux rebelles.Hélas! Ils ne s'en souviennent p'us* C'est pourquoi nos statuts sont un dédale où les générations futures perdront espoir de ne jamais se retrouver.A part quelques intelligences d'élite, nous n'étions pas tous des phénix, tant s'en faut.Mais sir Francols &tait 1d, qui dés le commencement de l\u2019année, avait tout jaugé, tout caleulé.Il connaisait, i un ou deux cancres prés, la mesure de tous les esprits.A celuldd il fallait moins, à celui-là plus et pour distribuer à tous ce qui leur convenait, il avait adopté le système de répétiteurs français, entre autres celui \u201cMourlon qui consistait à concrétiser les principes généraux dans des faite et des exemples tellement à la portée des intcligences les plus réfractaires que les étudiants parisiens de la bohême parvenaient à passer leurs examens et décrocher eurs diplômes.Sir François avait l'ant d'être intéressant en expliquant les articles Jes plus obscurs.\u2014 Sans se- servir des mêmes expressions, ni de la même phraséologie, il appuyait de vingt manières différentes sur la * tsôme difficulté jusqu'à ce que tout \".doute fut dissipé dans l'esprit de l'é- * Iêvè.Pour s'eœsurer qu'il avait saisi \u201ctoute la portée de l'intention des lé- - gislateurs, il intervertissait les rôles - @b le lui faisait résoudre, devant ses jusqu'& ce qu'il fut cer.\u2018 tain que tous avaient compris.Comme il se plaisait souvent à le réjèter: \u2014 es tes talents du \u2014__ JAEGER.la ténacité, au but.\u2014 L formation : que ce soit dans les arts, duns les sciences, dans l\u2019industrie, même duns les plus simples métiers.Pour réussir 4 quelque chose il faut avoir été formé, uyoir fuit un apprentissage: connaître son outil uvant de l'employer.A bien plus forte ruison quand il s'agit du droit lu science lu plus compliquée, celle qui requiert par cela même le plus d'étude.Celui qui ne connaît que les lois susceptibles de changer tous les jours et ne s\u2019est jamais occupé de somkler les principes du droit jusqu\u2019en ses profondeurs, ne sera ja- wis ni un avocat ni un jurisconsulte.I! poura en porter le titre -et s\u2019en parer avec ovguells mais les gens le regaiseront toujours comme un être superficiel.C'est bien la raison qui l\u2019avait poussé à ambitionner pour lui-même, une formation complète.Doué de facultés intellectuelles supérieures, travailleur infatigable, gentilhomme né, il était tout chosi d'avance, comme le plus quatifié à rendre les plus grands services à l\u2019Université Laval en allant compléter ses études en Europe.C'esl en 1860, croyons-nous, qu\u2019il se dirigea vers Paris, où il de- meurs deux ams à l'Ecole de Droit, l'institution ln plus célèbre de la Ville-Lumière et là sous les profes- sews les plus distingués, il sut, par son travail, son assiduité, sa grande facilité d'élocntion et surtout par la soutenance de sa thèse, se faire remarquer comme Pon des plus bril- lonts élèves de l'époque.Les l'ari- siens qui ne connalssuient pas le Canada, comme on le connaît au- Jourd'hui en France, admirwient ce Jeune étranges qui parlait le fean- cuis comme eux, mais suns accents ilg s'étonnaient que de l\u2019autre côté de l'Atlantique, la terre d'Amérique put produire des hommes de cette trem- je.\u2014 FL nous tenons ces détails, de ses contemporains, de ceux qui vi- valent avec lui, à Paris, à cette époque.En 1862, couvert de lauriers, sn- turé de cette séance légale qu\u2019il s\u2019é- talt assimilée pur un travail intel ligent et réfléchi, à la source même, il laissait lu France pour son cher pays, sa ville d'adoption dont il de- vail être plus tard le premier magistrat.Il se sentait nvmé de toutes pièces, \u2014 non pas pour la lutte, ses aspirations étant entièrement tournées vers le professorat, \u2014- mais pour la formation d\u2019autres jeunes intel- ligeners possédées de la soif du savoir Ces deux années de recueillement.d'étude, de travail au milieu du bourdonnement incessant de la capitale du monde intellectuel, lui avaient enseigné ln grandeur et la responsabilité de sa mission.Chargé de butin, armé de l\u2019expérience d'une longue suite de savants qui, eux-mêmes avaient retourné toutes les pierres dans l'inanense champ de la légalité et du droit, il aborda, sans vraînte, la tâche toujours difficile pour un jeune homme de diriger les autres dans une voie nouvelle.1 faut bien se rappeler qu'alers, l'Université n'était vieille que de quelques années et que tout était à créer, Les étudiants n'avaient pas cucore, tout à fait pris l'habitude des cours: la formation chez les patrons était ansi fruste que rudimentaire.A son arrivée on lui confia le cours d'Introduetion an Droit Ciril.I aluit se trouver dans son élément.La nature du sujet se prêtait à des dévelopements presque.illimités.\u2014 Le droit proprement dit: l'étude des prineipes dépouillés de tous les en.vhevêtrements d'une rédaction légale; In philosophie du droit, l'éloquence même avaient droit de cité et pouvaient s'asscoir à Ia même table, sans trop se couloyer dans ce cénacle.Le jeune professeur donna libre cours à sa verve, et les élèves conyprirent.lu supériorité de la répétition parlée sur l\u2019étude des gros livres poudreux et grimacants des hiéroglyphes, dans Pétude du patron.Trois ans leur suffiraient pour atteindre dignement à In profesion, après avoir passé une licence avec grande ou très grande distinetion et souvent aux yeux des plus coura- Feux, miroitait le doctorat, après la soutenauce d'une thèse, tout connne à Paris, Que de changements en quelques années.On ne croupirait plus des cinq où six ans, au fond d\u2019un bu.veau obscur, à servir en esclave, un vieil avocat revêche, acariâtre, avant d'être \u201cdignus intrac in nostro docto coruore\u201d, C'était Los-Angeles après le Pôle Nord, Combien ces cours avaient d'intérêt pour la jeunesse stulieuse! I fait avoir pasé par là pour le savoir: toutefois à la condition que, dans la chaire, il y eut un professeur éloquent.et sir Francois l'était; non pas de cette éloquence tapageuse et bruyante, mais de celle qui persuade et convainet sans fracas ni grands gestes, M.Aubry était un professeur fran- cais, venu sur nos rives, Pprolmblement à la suîte de quelque conflit politique, comme on l'a soupçonné, sans en être certain.Momme d'un grand savoir et d'un mérite reconnu, dont l'Université s'était empressée d'accueilir les services.11 enscigna pendant quelques années, le droit romain avec succès ; puis il se retira.Ce fut sir Francois qui recueillit sa succession.La tâche était belle, sans être facile.Cette belle civilisation romaine où chaque liberté avait été disputée, pied à pied, d'un patriciat orgueilleux et.jaloux de ses privilèges, le transportait.d'enthousiasme.Lui qui sentait déjà bonillonner dans ses veines, ce ferment.de vie publique qui plus tard, devait faire diversion à sa profession d'avocat, sans nuire à son professorat, il se passiontmit pour les luttes entre la démocratie et.la hiérarchie des différents ondres de la noblesse romaine.De la loi des Douze Tables à la loi Porcia qui ae- corde le droit d'exil et aholit la fustigation du conilamné, H y a cette différence de la barbarie au sens plus raisonable, sinon de la charité, \u2014 on n'en était pas encore rendu là, \u2014 mais d'une justice relative et de la soilidarité humaine.T1 applaudie- sait avec sincérité à ce progrès manifeste de l'esprit romain qui ae rapprochait de son idéal en matière ~ monde, \u2014 à te sur mille peut-être, 2 Peine pet arvhrer sans de législation, il faisait passer dans le coeur de ses élèves, cet amour de > Une étude sur la vie et les oeuvres de cet homme d'Etat éminent.\u2014 Comment la constance et la détermination, jointes à peuvent conduire un homme exemple la vie de sir François {cad x Jeunes la liberté et de la justice dont il a été le fervent défenseur tant qu\u2019il fut sur lu brèche et qu'il prit part aux uffuires publiques.Plus tard, le frère du grand poète canadien, M.Crémuzie, qui était alors professeur de droit civil se retira définitivement.Ce fut encore au tour de M.Langelier de remplacer ce vieil athlète.Il prit sans difficulté le harmais, bien que la tä- che fut plus rude, Sa profonde connaissance du droit romain et de la philosophie du droit, lui rendait facile l\u2019interprétation du code, sachant d\u2019ailleurs exposer avec une remarquable clarté les parties les plus compliquées du droit dont il connaissait si bien les sources.11 fit du texte son principal champ d'action.Pour aucun motif, il ne serait permis d'en sortir, Les légis- luteurs avaient pris la peine de la rédiger; Îl se contentait de le suivre rigoureusement et de ne pas s\u2019en écurter pour se mettre à leur place et le meuire.En cela 31 appliquait In doctrine des jurisconsultes fran- cais, celle entre autres de Laurent, l'éminent professeur et auteur si souvent cité, duns nos cours de justice, qui n'a cessé de prêcher toute su vie, l\u2019exéeution de la loi, telle qu'elle est construite et non pas telle qu'elle devrait l'être, selon le bon plaisir du magistrat chargé de l\u2019in- terprêter.Bien avant que Théodore Roosevelt eut énoncé cette vérité daus son ouvrage sur Cromwell, 4 savoir que: \u2014 \u201cThe great cause of the non confidence of the people in our judges and law courts is the deification of technicalities, the subsitution of the letter for the spirit, a tendency which can only be offset by a Bench and indedd a Bar possesing both courage and common sense\u2019, \u2014 Sir François l'enseignaît.11 avait en horreur la déification des technicalités et la subsitution de la lettre à l'esprit; et le plus grid courage, en outre, de l'affirmer publiquement, En briturant un texte, un avocat habile peut lui faire dire à peu près tout.ce qu\u2019il veut.Voilà le danger contre lequel il meltait en garde ses élèves, Dans les quelques loisirs que lui laissaient ces nombreux travanx, il se livrait à Ja préparation de ses cours publics de droit administratif et d'économie politique auxquels tout.le Quêbec instruit d'alors accourait en foule.Ces soirées fécondes en en- svignements, nous ne les oublierons pas.On y voyait à côté des têtes blondes ou noires de jeunes universitaires, des têtes blanches de juges, d'avocats, de médecins, d'industriels, de marchands qui ne dédaignalont pas venir rafraîchir leur mémoire et retremper leurs souvenirs, La vocation de sir François pour l'enseignement.publie, ln variété de ses connaissances et de ses aptitudes, Inbondance de ses richesses intellee- tuelles, lui permettaient d'aborder, avec un égal succès, les sujets Jes plus complexes.\u2014 Le aystéme de Law et de ses assignats, les doctrines financières de la Révolution et les modes d'imposer les revenus depuis le commencement des sociétés, lui étaient aussi familier que ses cours usuels, Puissance de dinlectique, simplicité, Puissance de dinlectique, avmes dont il connaisait la portée.L'anneé 1877 fut pour lui parti- eutHièrement remarquable.Elle lui apporta des critiques acerbes, voire même des haînes, bien que non mé- vitées; à un certain moment, il fut presque sur le point de mire de toutes les flèches empoisonnées des archers fiellonx de la Province, De tout temps.il y a eu des grincheux, espèce d'eunuques mnl Lâtis, qui, inconscients du sens exact des véalités, regardent.avec effroi l\u2018'ave- tir mystérieux.Un tout petit pas duns la voie des réformes leur fait jeter les hauts cris.Lidéal du bien publie, c'est de rester croupis dans les vieilles ornières.Heureusement, ces organisateurs de terreurs enfantines tendent à disparaître pour faire place À un optimisme de bon aloi où l'humanité trouvera um peu moins de mal et un peu plus de bien, Lorsqu'enfin les esprits pondérés des deux partis politiques se décidèrent à nous donner une loi élec- torule basée sur In justice et le sens commun, les plus criants abus s\u2019étalaient au grand jour.On admettait les marchés entre électeurs et.députés, entre députés et ministres, sang la moindre répugnance.\u2014 Depuis un temps immémorial, les êlee- tions se faisaient à coups de bâtons, de pinstres, de menaces et de tout ce que lex passions peuvent engendrer de sérvitudes.\u2014 l'intimälation surtout, était en tête de tout programme quelque peu élaboré.Le enndidat et ses agents s\u2019assuraient d'abord de Finfluence des patrons de fabriques.de celle des grands et petits mar- chamis de bois, puis les employés suivaient, dans la crainte de perdre leur gagne-pain et de priver leurs 1a- milles .Avec le vote ouvert, chacun pouvait ainsi avec assez de précision, caleuler sa majorité.C'était ln plaie des plaies; il fallait secouer cette torpetir morale de la multitude qui necoptait le joug, par habitude, comme un troupeau muet, sans aucune résistance.Un article de la loi nouvelle.qui n'avait pas l'air de grand chose, vient tout à coup réveiller les ôner- gies endornries et.mettre le feu aux poudres.\u201cPonte influence indue, toute intimidation spirituelle ou temporelle, düment prouvée, était une cause d'annulation d'élection\u201d.Sir François Langelier qui n'avait pas participé à cette législation.mais en- dévoloppait tout simplement les formulen À ses élèves, se vit accuser d'enseigner l'hérésie dans une université catholique, Ia chose prit des proportions plus sérieunes à l\u2019occasion d'un incident qui fit grand bruit dans le temps: nous voulons parler de la fameuse élection de Charlevoix dans laquelle des deux candidata étaient sir Hector Langevin et M.P.A.Tremblay.Des irrégularités du caractère le plus grave avaient été commises au cours de cette élection, surtout sous Je rapport de l\u2019imtimidation redi- gieuse ou influcnce induc.L'élection de sir Hector Langevin qui avait ofesseur de droit été victorieux fut contestée; Is cause fut confiée à M.Langelier qui eut le courage d'aliégner et de prouver cette influence indue.Cette cause de Brassard vs Langevin est rapportée au ler Vol.des Rapporis de la Cour Suprême, à la puge 145, Il y a là une puge vécue d'une lutte gigantesque pour le maintien de nos libertés civiles et politiques, et, cette page, c\u2019est M.Langelier qui l'a écrite au péril de son avenir comme homme politique.La cour de première instance, présidée par M.le juge Nouthier avait imuintenu l'élection.Brassard interjeta appel à la Cour Suprême qui cussa ce jugement et annuls l'élection.Je tribumal.était composé des juges Ritchie, Strong, \u2018l'aschereau, Fournier et Henry.l\u2019ar le jugement unanime de cette cour, cinq curés du comté qui, malheureusement, a'é- tuient laissés emporter trop loin par leur zèle de partisans mal éclairé, furent déqualifiés.Naturellement la campagne contre M.Lungelier, que l\u2019on appelait avec mépris l'avocat de l'influence indue, recommenca de plus belle.On l\u2019accu, lul professeur dans une université cutholique d'uvoir trainé les pre.tres devant les tribunaus! C'était son adversaire qui les uvuit fait venir pour expliquer leurs sermons contre M.Tremblay, un brave citoyen et un excellent catholique.Mgr.Tuchereau, le Chancelier de l'Université devant qui on avait porté plainte contre M.Langelier pour le scandale qu'il avait causé, le pria de s'expliquer.11 exposa que la loi dont il avait, comme avocat, demandé l'application, avait été passée par les conservateurs; qu\u2019il n\u2019avait assigné aucun curé et qu'enfin il n'avait fait que remplir son devoir comme avo- ent.Ses raisons triomphèrent, Mgr Taschercau Jui donna gain de cause, mais il ne continua pas moins à rester suspect aux yeux d'une certaine école, Lu Cour Suprême lui donna gain de cause sur tous les points.Voici comment s\u2019exprime sir Jean Thomas Tascherenn, frère du Cardinal \u2014 \u201cd'admets sans la moindre hésitation et avec la plus sincère conviction le droit du prêtre catho- tique À ln prédication, à la définition du dogme religieux et de tout point de discipline ecclésiastique.Je lui nie dans le présent cas, comme dans tout autre cas semblable le droit d'indiquer un individu où un parti politique et de signaler et voter l\u2019un où l'autre à l\u2019intlignation publique en l'aceusant du libéralisme catholique ou de toute autre erreur religieuse.Et surtout, je lui nie le droit de dire que celui qui contribuerait à l\u2019élection de tel cawdidat vonmneltraît un péché grave, \u201cLa loi défend expressément.toute influence due, de quelque souree qelle vienne et sans aueune distinction\u201d.En rendant le jugement de première instance le juge Routhier avait prétendu que les prêtres qui se rendaient coupables d'abus dans la pré- cation ne relevaient que du- tribu- Taschereau répondit : \u201cUne seule réponse suffirait pour mettre à néant cette prétention singulière.C'est que le tribunal qui doit prendre connaissance d\u2019une contestation d'élection est indiqué par Ja loi, qui par ce choix exclut tout autre juridiction.Cependant disons 1 mot du préteuwdu tribunal ccclésius- tique.Je me demande où nous le trouvons?Pour moi, il est invisible, insnisissable et il n'existe pas en ce pays.Il ne peut y exister effectivement que par l\u2019action conjointe de l'épiscopat et du pouvoir civil, ou par le consentement mutuel des parties intéressées et dans ce dernier cas, il n'existerait qu'à titre d'arbitrage conventionnel et n'obligerait que les force de léur convention\u201d.La doctrine exposée par le juge Taschereau n\u2019est que Ia roproduction de In jurisprudence en Angleterre, ln célèbre cause de Longford.Si nous avons quelque peu insisté sur ces débats judiciaires, ce n\u2019est pas pour faire un crime aux victimes, de leurs opinions et.de leurs préférences, ni raviver de doulonreux conflits; c'est simplement afin de \u2018mettre an point les choses de l'histoire et ne pas laisser s'accréditer cete légende que M.Langelier fut l\u2019instigateur de ce mouvement.Dans sa chaire universitaire #5 n'a fait qu\u2019intenpréter une loi déjà existante vi au tribunal, il en a demandé l\u2019ap- plieation dans toute sa plénitude, On peut prétendre avec vérité que par son attitude courageuse et ferme, il a puissamment aidé à faire sortir nos libertés civiles, du chaos où elles se débattent impuissantes et à les faire triompher.Sir François n\u2019a pas vu son jubilé d'or: il lui manquait.encore cinq ans; ais ses anciens édèves ne l'en fêtèrent pas moins à sa sortie du professorat, dans un élan de reconnaissance aussi délicatement traduit que largement exprimé.Tls lui offrirent un banquet au Club de la Garnison et au cours de ces joyeuses agapes, \u2018ls lui présentèrent son portrait peint par notre artiste distingué M.Chs.Huot, La finit cette belle carrière si bien remplie.Professeur, ministre, député, magistrat.il a tracé son sillon, sans cesser Un seul jour de se montrer digne de ce quil parvenait à conquérir: homme politique ardent, passionné dans ses revendications, il a pu encourir le ressentiment de ses adversaires, jamais leur mépris: I! ne s'est.rendu coupable d'aucume apostasie: il n'a pas adoré ce qu\u2019il avait brûlé.ni brûlé ce qu'il avait adoré, il ne s'est fait l\u2019inatrament d'aucune dictature: il a combattu sans relâche les tyrannies et ceux mêmes qui avaient jadis lntté contre Mai à sa mort, rendirent justice à son caractère en déclarant qu'il avait été un bon citoyen.Ce qu'il devait être toujours, M.Tangeller l'était déjà au début de sa «arrière.Lorsqu'en dépit de sa jeunesse, il montait dans une des chaires de l'Univresité Laval, il était digne de s'y montrer.Là, comme partout ailleurs, ce fat surtout et avant tout un libéral ef un modéré.C'est griice À sa modération qu'il réussit à dissiper certains préjugés qui existaient contre le parti lihéra! canadien.Laraque l'Université Laval fut assaillie, attaquée À cause de son enseignement, M.Langelier la défendit et de sa plume ot de sa parole, Sir François sortait d\u2019une modeste famille.A l'âge de l'adolescence, à cet âge heureux où l'homme ne de- mande qu'à vivre libre, insouciant et nal ecclésiastique.\u2014 A cela le Juge | - parties elles-mêmes et par la seule | exposée pur le juge Fitzgerald dans | 10e a rs N a: an = , 7 = A man eee Ge eb iD 4 LAGT-OR/ 18 Nw El Yad ai Latinos Ce n\u2019est pas, en général, une.vertu- juvénile.En général, les jeunes gens sont peu patients.On.p2ut même dire: la jeunesse est une impatience.Impatience des joug» et des servi-.tuales, impatience du temps qui va trop lentement, impatience de l'avenir qu n\u2019arrive pas, c'est un caractère tellement accusé de la jeunesse que, presque, la jeunesse se définit par lui, Et, cependant, qu'avons-nous?Que voyons-nous?Une guerre où la pre- wière des vertus guerrières a été, est lu patience et où la patience a êté, pour ainsi parler, l'ûme de la guerre.Une guerre de ténacité, d'obstination et d'opiniâtreté.Une guerre d\u2019achurnement inépuisable, si l'on peut dire ainsi.Sont-ce donc des jeunes gens.qui dont cette guerre?Ce sont des jeunes gens, des enfants presque; ce sont des hommes qui sont dans l\u2019âge de I'impatience, Comment ont-is su agir d'une facon contraire, en quelque sorte, à leur nature, ou, pour mieux dire, comment ont-lls su:transformer et transposer leur naturel?Par sentiment du: devoir, d\u2019abord.Il y a un mot très beau, presque su- dilime, dans lu langue populaire : \u201cCe qu\u2019il faut, il le faut\u201d.C'est Ia formule même de l'acceptation intégrale du devoir.Ce quil faut, il le faut.TI faut de l'élan?On s'élance.1! faut.comprimre l'élan et l'enchaîner ?On l'enchaînera.Cest plus difficile ; mais on y arrivera tout de même.Ce qu\u2019il faut, il le faut.Ce serait trop commode que Je devoir fût ce qu\u2019on désire, fât ce qu\u2019on aime à faire, Non seulement par sentiment du devoir, nos jeunes gens on transposé leur naturel, mais par.vous allez peut-être être étonnés par gaîté.La patience t'a pas l\u2019air gai.Elle a air de tout le contraire.I y a pourtant une guité, virile et forte, au fond, pour ainsi dire, de la patience.1a patience est ironique.Ele se moque, puissamument, de quelque chose, Plle se moque du temps qui se traîne et elle Jui dit: \u201cT'n ne me feras pus sortir de mon caractère.\u201d Elle se moque des souffrances et elle leur dit: \u201cVous ne me vaincrez pas.Si fortes que vous soyez je suis plus forte que vous.\u201d Elle se moque froidement, hautement, superbement.Il n\u2019y a rien de plus moqueur que de la patience.C\u2019est de In raillerie concentrée, de l\u2019élixir de raillevie.La gaîté française a trouvé cette forme supérieure et al- guë: la patience, lu patience ironique et.contemptrice.Li enfin, et surtout, Îls sont patients par maîtrise de soi.Ms se possident.Ms se possèdent pleime- ment; et, parce qu'ils se possèdent, Îls possèdent tout.On est maitre de l'univers quand on est maître de soi.Ulis possädent le temps, l'espace et da douleur, Hs possédent tout ce qui ne leur fait.pas peur.Js en sont les maitres et les arbitres; ils en sont les possesseurs légitimes et tranquilles.\u201cPatients parce qu\u2019éternels\u2019, à été l'Eglise chrétienne.Nos héros ont quelque chose de cela.Hs sont dans l'éternité, puisque le temps n'a pas te prise sur eux et qu\u2019ils s'en mo- \u2018pent.C'est de ces &léments qu'est faite ectte vertu suprême: la patience.Nos Jeunes soldats se la sont offerte, pour ainsi parler, parce qu\u2019ils en Avaient tous les éléments et tous les principes.Fls ont transformé leurs qualités en les qualités inverses et \u201cquasi contraires.limitons-les dans nne sphère moindre et à un degré inférieur.Soyons putients comme eux, quoique de fa- \u201con moins sublime.Ia patience est donc une vertu francaiseg Eh! oui! Ele l\u2019est et il faut qu\u2019elle Je soit, puisqu'elle est une forme et, peut-être la forme suprême du courage! Emile PAQUET de l'Académie.française.ECHOS DE MONTE-CARLO: An 14e concert symphonique, M.Louis Ganne nous a d@conné la première audition de la Varche des 4l.liés, qu'il vient de composer sus: des wers de M.André Muller.Cette marche, d\u2019un grand soutfle mélodique et d'un magnifique élan, a remporté ut immense succès.Ce sera bien- tot, parmi les quatre nations alliées, l'hymne de fraternité, qui deviendra célèbre comme Je Père la Victoire et In Marche lorraine.Cette oeuvre, d'un si noble entrain patriotique, fit enlevée splendilement par Me Alice Zeppilli, I'admirable ténor Edmond Clément et les choeurs.Les deux brillants créateurs de la Marche des Alliés furent ncclamés et durent chanter une seconde fois cette page vibrante, unanimement bissée.An même concert, le délicieux virtuose fl\u2018etirte, M.Georges Laurent, fit applaudir sa fluidité de son, aa pureté de style et son charme incomparable dans un fort joli Coneertino de Mme Chaminaile.Des oeuvres de Saint.Snën, Cuiraud, Massenet, Pierné, Gounod complétaient le programme de ce fort heau concert, que le merveilleux orchestre de Monte-Cario exécuta en toute perfection sous ia magistrale direction de M.Louls Gannejoyeux, il se voyait obligé de pourvoir.à sa sulsistance.C'est alore que l\u2019Université s'ouvrait devant lui.Pures et laborieuses ces années d'apprentissage.Tous ceux qui ont lutté pour l\u2019existence peuvent aisément se figurer en ae rappelant leur propre passé, ce que fut la vie de ce jeune hounme modeste et fier, qui regardait.haut et loin devant lui.En terminant, nous pouvons dire que ce qui domine la vie de sir Fren- ÇCois et en crée l'unité, c'eat l'infati- fable constance qu'il a mise au service de la cause libérale.Libéral et tolérant dans ses actes politiques, Mihéral et tolérant dens toute sa conduite, c'est ainsi que se résume parmi lex événements auxquels il fut mêlé, an vie durant un demi-siècle.Pendant les années qu\u2019il a passées i Spencer Wood \u2014 les seules années de repos qu'il ait eue de sa vie, \u2014 Îl consacrait ses loisirs à lire tout ce qui lui tombait sous la main, Utesrature, philosophie, art, ete.C'était tn causeur intarissable et intéressant; loraqu®il racontait ce qu'il avait lu, avec un charme et cette - clarté qui lui était naturelle, on sentait revivre la verve du vieux pro- feuseur.Lourspetitebénéfices Les Allemands ont besoin d'or, c'est am fait bien connu.Mais.voilà un des-nguvesux.moyens, encore igno en-Franse, qu'ils emploient pour s'en PFfocurer: Au mais de, janvier de cette année tous lex: offisiers framgpls:: > niers dèms une fortessese d mague furent dès le matin' sommés dè dencenidre dans les:cavetostes, Dès qu\u2019ils y furent enfermés, on visita leurs cantines et leurs paquetages pour y découvrir l'or tant désiré, Puis vin officier allemand descendit dans ces locaux disciplinaires et invita les officiers francais à lui remettre Leurs porte-monnaie et leurs portefeuilles, et à déclarer l'or qu\u2019ils pouvaient garder caché dans leurs vêtements, ou à ae lainser fouiller.La plupart refusèrent le déclara: fouills comme deu malfaiteurs! L'officier allemand visita jusqu'aux doublures des uniformes, jusqu'au linge de cons.L'un-d'eux, qui à pu faire parvenir.en, Franee une lettre relatant cen.faits \u2014 je tiens ceHe comité voila à l'unanimité de payer à Fabre le montant mentionné, et la présence de Fabre, le \u201cflying Preneliman\u201d est asssurée pour le 31 mai, H fut aussi décidé que le comité d'organisation aille voir les autres organisations et clubs athlétiques, surtout les clubs franco-américains, pour s'intéresser à l\u2019événement.On télégraphia immédiatement à Montréal que la proposition de Fabre avait été acceptée, afin que d\u2019autres villes de Lewiston, Me, à Duluth, Minn,, soient prévenues.rete eee Chez nos Jeunes clubs Le jeune St-Pierre de Villeray a défait le St-Viuteur par un score de 5 a4 3 Je St-Pierre lance wn défi à tout.club de joueurs de 12 à 14 ans, Pour information, s\u2019adresser à A.FJachapelle, 3346 rue Letang, VDleray.-\u2014\u20140 \u2014e- Le Cercle Viauville a défait les Clovers par 4 à 3.\u20140 Je club Beaudry aimerait à rencontrer le club Champlain dimanche LIGUE DE \u201c\u2018L'AUTORITE\u2019 Suit le résultat des joutes qui ont, eu lieu jusqu'à dnote: ler mai: Canadien Jr.Delorimier .RHE.001013011\u2014 1 12 2 .005201040\u201412 16 5 RUE, .400002800\u201414 17 0 .100000312\u2014 7 10 8 Ze partie: S.Catherine Frontenne .2 mai: RHE.8.Catherine.001140000006 \u201412 22 0 Canadien Jr.003020010000\u2014 6 11 3 Ze partie: RHE.Detorimber .001010041\u2014 7 8 1 Frontenne .\u2026 181400002\u201410 10 4 9 mai: St.Catherine .Delovimier | RHE.010212002\u2014 8 5 9 100101161\u201411 78 RILE.502001001\u2014 9 80 .000310010\u2014 % 7 0 2e partie: Frontenne .Canadien Jr.TOSTITON DES CLUBS G.P.AJ.PC.S.Catherine .2 1 17 750 Delorimier .2 1 17 750 Frontenne .83 1017 750 Canadien Jr., .0 3 17 000 \u2014) Prochaines parties, 16 mai: Canadien Jr va 8, Catherine: Frontenae vs Delorimier, Les purties se joueront au Pare Lafontaine, & 130 pan, et à 3 hrs nn, ! Tour inf.s\u2019adresser à Tréné Brien, 1012 Des Erubles, \u2014\u2014\u2014 La boxe au Jubliée Un coup d'oeil jeté sur la nouvelle arène du club Hochelaga au patinoir Fubilée nous démontre que cette or- gunisation sportive entend bien faire les choses le 19 mai prochain alors qu\u2019elle ouvrira sa saison de boxe avec wn programme que tous les amateurs s'accordent à reconnaître comme excellent.En effet, Kid Wallace, qui w obtenu la décision sur Fleming, qui un fait bataille nulle avec le redou- téble Kilbane sera ce soir là l'adversaire de Schiff, un autre pugiliste pour qui la boxe na pas de secrets.Ce sera là une grande bataille.Wallace est le pugiliste au style élégant, Qui tout en étant sobre et séduirant pour la foule, est toujours domma- guable pour un adversaire.Schiff, comme tous l'ont vu à Montréal, est fort dans l'infighting et caleule ses coups avec la précision d\u2019un mathématicien.Le résultat de cette grande finale est difficile à pronostiquer.Dans la semi-finale, qui sera ésralement de dix rondes, nous verrons Johnny Lore, l'homme qui n\u2019a jamais été battu à Montréal, contre Condon.l'Irlandais s'est transformé eu quatre années en un très grand Loxeur, Condon malgré sa mobilité ei.traordinuire pourra-i-il résister langtemps devant l'ouragan que déchaîne Tore lorsqu'il s\u2019attaque au conmps de son adversaire?Condon et sex amis prétendent que la défense du Lore sera percée à jour ce soir-là.Dans la préliminaire qui sera de 10 reprises également, Ten Desautels, le petit cogneur-encaisseur canadien- français, luttera contre Kid Burns, que toute In Pointe St-Charles considère comme le supérieur du Canadien-français.Le club Hochelaga ouvrira douce au Jubilée avec 30 rondes de boxe à son programme et avec une admission générale de 50 centius.Jack MeBrearty a été nommé arbitre officiel du nouveau club, A Ahuntsic demai le 16.Pour informations, s'ad.581 Beaudry, A.Brousseau, capitaine, \u2014\u2014 LE MAGNETIQUE Le Magnétique à attendu en vain le Columbia dimanche.L'arditre à nc- ordé la victoire au Magnétique.Ce demnier aimerait à jouer jeudi.Inf.Jos.Rivet, 546 St-Germain, ou A.Bélanger, 83 rue Desery, Tél.Lasalle 1888, ; .\u2014o\u2014 \u201cLe club Charlemagne qui vient de se former lance un défi à tout club de\u201815 à 17 ans, pour jeudi, 13 mai, et dimanche, 16 mai.Inf.René Jetté, Charlemagne, , oe ; ° Le Tipperary & inauguré sa saison samedi en battant le St-Denis par Il\u2018Jance ou défi à tout club \u2018de 13 A 15.ans.Inf.s'adresser 812 : rue \u2018Rivard, \u2014g\u2014 Le club Jeune Aiglon a défait le EN\u201d Richmond par défaut par 9 à 0.Il \u201clance un défi à tout club de 12 à 14 anse.à | | | ruelle Fournier!\" .S'ad.à Charles Gagnon, 19 Le Laval III a battu le St Joseph a Verdun par 6 à 2.Il: jouere sa- @ medi, avec Je Canadien.Il lance un : défi à tout club de 15 à 17 ans.I.Ryan, 115! rae or Inf.LE Ces deux fameuses équipes de baseball .ouvriront la saison demain après-midi à Ahuntsic.Cette partie avait été annoncée pour la semaine dernière, mais l\u2019inclémence de la température a été cause qu\u2019elle a d être Temise, .Tous les amateurs d'Ahuntsic ne réjouiront demain, alors que le club de l'endroit rencontrera un des meilleurs clubs amateurs de la pro- Les Feds à Toronto On dit que les Buffales vent transférer leur franchise dans ia vile Reine (Toronto, \u2014 \u2014Lu drnidre rumeur c:it que les Buffalo de la ligue Fédé riile \u2018transporteront leurs pénates x Turonto où ils joueront leurs parties au velodrome où les équipiers de la ligne Canadienne jouaient l\u2019an dernier.Advenant ce transfert de fran- cliise la position des Leafs qui n'ont pas fait très Lonne figure depuis le commencemencement de la saison, sira quelque peu désespérée car le sentiment local des \u201cfans\u201d semble \u201c+ \" Gtrefllavorable à ta ligue Fédéralede Fieeming-Jullan Lundi au Pare Schmer LJ Enfin, les sportsmen de Montréal verront Frankie Fleming et \u201cKid\u201d Jullum se rencontrer ensemble, Après plusieurs semaines de pourparlers et de négociations, les organisateurs des séances du Club Athlétique Canadien ont fini par conclure une rencontre entre les deux homes, qui promet d'être la plus belle et lu plus classique qui se soit encore disputée ici.Pour bien apprécier la valeur et le juste mérite de Julian, il nous suffira certainement de dire que ce merveilleux petit boxeur italien a remporté la victoire, il y à quelques années, sur Fleming, à New-York, et qu\u2019il à été en se développant de plus en plus.C\u2019est aujourd'hui un pugiliste de renommée mondiale.Mais, comme il n\u2019est jamais venu à Montréal, ce sera une agréable occasion pour tous nos fins connaisseurs de le voir à l'oeuvre contre cet autre phénomène de la boxe qu'est Frankie Fleming.Plusieurs préliminaires sont au programme qui ne manqueront pas, elles aussi, d\u2019être très intéressantes.Lacrosse a un prix populaire La direction du National, se rendant compte des conditions actuelles et de la dureté des temps, a décidé de revenir aux prix d'autrefois, pour J'udmission au joutes de crosse cette saison, Ces prix sont les suivants: Loges, Tic; sièges réservés, 50c; autres sièges de la grande estrade, 35e; admission générale, 25c.La direction du National croit qu'avec ces prix populaires, le jeu de crosse sera fort en vogue la prochaine saison qui s'ouvrira le 22 mai.Ta National à eu une nouvelle pratique hie rsoir, au terrain de Maisouneuve afin de se préparer à sa partie du 22 mai avec le Montréal.Une foule de jeunes se sont rendus au terrain.Parmi ceux qui ont pris part ii la pratique on remarquait: L'Heureux, Degan, Cadotte, Pitre, Huilargeon, Laguë, Laplante, E.Dufresne, A.Dufresne, Dupras, H.Dansereau, les Shamrocks ont aussi pratiqué hier.Ceux qui étaient au terrain sont: M.Layden, J.Layden, W.Ellard, L.Doyle, P.Langevin, L.Vallidre, F.McMullen e F.Mahoney.La boxe Calouls de revenus (Par Frank GQ.Menke) New-York, 12.\u2014 Jack Johnson a actuellement quelque chose comme $100,000 d\u2019épargnes et grâce aux films cinématographiques de son combat avec Jess Willard, il pourra peut-être bientôt mettre un autre $100,000 à son crédit.Cela signifie que l\u2019ex-champion peut vivre \u201cen monsieur\u201d le reste de ses jours, s\u2019il fait attention de ne point gaspiller son avoir, Quand bien même il lui arriverait de dépenser $10,000 par année, il pourrait vivre encore vingt années et lnisser quelque chose, même s\u2019il n\u2019obtenait pas un seul sou des films cinématographiques.Voicoi: Les $100,000 de Johnson peuvent rapporter 6 p, c.d'intérét, ou $6,000, or, si l\u2019ex-champion dépense $10,000 cette année, par exemple, i} lui en restera.$96,000, Cette somme, l'an prochain, lui rapportera, toujours à 6 pour cent, 37,750 d'intérêt, ce qui fera $101,760 & Jack.Qu'on en enlève encore $10,000, maintenant, 11 restera $91,760, mais l\u2019intérêt.la portera à plus de 495,000 et ainsi de suite.Johnson en a done assez pour couler en paix le reste de ses jours.Mais il aura une part des profits que rapporteront les films du combat, et une grosse.11 a été assez fin pour exiger des promoteurs 50 pour cent des profits dea vues, Si In loi défendant d'entrée de films de combats aux Etats-Unis est rappelée, Jack recevra près de $500,006.Si c'est le contraire qui arrive, le noir n\u2019en recevra pas moins $100,000, C'est Johnson lui-m.me qui, à La Havane, m'a dit s'être mis de l\u2019argent \u201cde côté\u201d, \u201cJe n'ai pas été fou,\u201d a-t-il déclaré.\u201cJe savais qu\u2019un jour Îl me faudrait céder le titre à meilleur que moi, et que je ne pourrais plus gagner mon sel.Et comme le seul ami de l\u2019homme est l'argent, je m'en suis gardé, \u201cJ'ai toujours ri des histoires publiées aur mon compte et disant que je gaspillais.Je n\u2019ai jamais fait vela, pas même dépensé un dixième du montant que l\u2019on mit à mon crédit.Je crois bien que chaque fois que je dépensai un dollar, des gens m'en marquèrent $100.Chaque bouteille que j'achetai fut multipliée dix fois.Si je dépensais de $10 à $15 pour un petit diner, je me réveillais le lendemain pour apprendre qu\u2019il m'en coûtait $100.Cesainsi que les choses se sont passées, On à voulu me faire passer pour un prodigue.\u201cMais Loi cn assez de bon sens pour me mettre de l\u2019argent de côté.Les $30,000 de mon match avec Willand ont été ajoutées à ce que j'a-|.vais déjà.Mon argent est bien placé, Je sain que je puis bien vivre avec $10,000 par année, et que en ne dépassant pas cette aomme, je ne serai jamais à sec, même en n'ayant vien des vues animées.\u201d \u2014_\u2014\u2014 Je Champêtre a battu les Clovers par 10 à 9.Noms des joueurs : Champêtre.\u2014 A.Rouleau, R.Bourgeois, J.Feiney, A.Gauthier, A.Denoyer, D.Laliberté, A.Côté, B.French, A.Ai ger.Clovers.\u2014 L Bissonnette, R.Max, | L.White.T.Lafleur, A.Wilson, C.Taylor, A.Conye, F.Wallace, P.Hol- Jand.Le club Ohampêtre lance un défi à tout club de 12 à o Son Informations, R.Bourgeo rue ame plain ou téiéphoner G.Phille, Est 2590.J sportive FUR [a \u2014.SRL Carpentier & Paris Comment HW ans à om mère, à Lone, que n'était ni prisonnier, ni blessé Nos lecteurs se ra lent sans doute la nouvelle que publiaient, il y a déjà assez longtemps, les journaux de Montréal, disant que Carpentier, le champion de boxe poids lourd de Franc& était prisonnier des Allemands.Nous nous permettons aujourd'hui de reproduire cet article dn \u201cSporting\u201d qui démentit la nouvelle et qui nous apprend comment Carpentier annonça à sa mêre qu\u2019il n\u2019était ni prisonnier ni blessé, Es Georges CARPENTIER.J'ai eu la bonne fortune de passer un après-midi for agréable avec notre champion Georges Carpentier, la semuine dernière.Envoyé à Pavis pour accomplir une mission spé- elale, Carpentier vint nous surpren- ddre un matin à \u201cSporting\u201d.8a présence nous combla d\u2019aise car, à part Ja nouvelle de source allemande annoncant qu'il avait été fait \u2018prisonnier, nouvelle immédiatement démentie par toute la presse française, le bruit persistait à courir qu'il avait été néanmoins blessé, Lu \u2018figure souriante du fameux boxeur nous rassura aussitôt; il eut été absolument superflu de lui de- munder si les bruits en question étaient fondés.Sous son élégant uniforme bleu foncé d'aviateur, Carpentier, en effet, nous apparaissait aussi \u201cfit and well\u201d qu'il nous était apparu la veille de ses matches, dés ormuais célèbres dans l'histoire du sport, avec Iombarddier, Wells, Joe Jeannette ou Gunboat Smith.11 venait pour nous confirmer sa participation à la grande fête pugilistique de bienfaisance, dont nous avions projeté l'organisation, et fut tout marri d'apprendre qu\u2019elle avait du être annulée.\u201cVotre initiative\u201d nous dit Carpentier \u201cétait fort belle et aurait rendu un fier service à nombre de mes camarades actuellement au front, ou pris encore, dans les hôpitaux.\u201d Depuis deux mois Carpentier avait quitté Paris et ayant parcouru tout le front, de l\u2019est au nord, brûlait d'envie de connaître les dernières nouvelles que nous avons de ses camarades sportifs.d'ai tant de fois interviewé notre Georges que je me suis laissé faire de bon coeur, répondant de mon mieux À toutes les questions qu'à son tour il me posait.Quand il eut terminé, j'ai placé une belle contre-riposte et j'appris alors que Carpentier était resté cinq semaines dans les environs de Verdun puis alla à Dunkerque.En route, il put déposer quelques fleurs sur la tombe de son regretté eparring partner Max Ludo, tombé, on s\u2019en rappelle, le 7 décembre, \u201cAvec Jean Bouin Cristini, Max Ludo est mon troisième camarade d\u2019entraînement qui a donné sa vie à la Patrie\u201d, nous dit avec tristesse le grand boxeur.\u201cQui eut pensé une telle chose, l'année dernière, alors que nous étions tous si heureux à Manitot! C'est terrible, tous les crimes que les Allemands ont sur la conscience.Et hier, je suis allé voir mon fidèle Poon, ., blessé et en traitement à Paris.Nous causiimes ensuite du \u201ccanard\u201d lancé par le \u201cBerliner Tagleblatt\u201d qui, pour la deuxième fois, annonçait dernièrement que Carpentier était tombé entre les mains des Allemands.Je m'attendais à voir Carpentier rire de l'aventure mais, au contraire, une ombre de tristesse passa sur son visagel.\u201cCette information m'a beaucoup contrarié\u201d nous dit-il \u201cvous le comprendrez quand je vous rappellerai que ma pauvre mère est demeurée à Lens, ville, vous le savez, actuellement occupée par l\u2019ennemi.Or, elle a certainement entendu parler de I'niformation du \u201cBerliner Tagleblatt® et doit, en ce moment, se tourmenter beaucoup, se demandant si je ne serais pas nerieusement blessé.Pauvre mère.A moins que.Carpentier hésita quelques instants, puis reprit:: « A moins qu\u2019un démenti ne lui soit parvenu.Pour vous parler franchement, un de mes camarades, aviateur célèbre, a bien voulu, sur ma prière, lancer quelques journaux naux démentant la nouvelle que J'étais prisonnier.Il devait passer par Lens pour accomplir la mission dont il avait été chargé, et cela, par conséquent ne le géna pas beaucoup, Et j'en ai éprouvé tant de plaisir! J'espère bien que ma mère en a été avisée par des amis, car j'avais aol.gneusement necadré de crayon bleu le passage qui m'intéressait.\u201d Puis, pendant le déjeuner, Carpentier nous relata certaines de ses aventures, que nous espérons publier plus tard, Quelques heures après, Carpentier était à nouveau sur le front.3 G.W.HERRING.P.8.\u2014On nous assure que c\u2019est Georges Carpentier lui-même qui lanes les journaux sur la ville de Lenn, Le club Turcot Le club Turcot » remporté une brillante victoire dimanche dernier sur le Ste-Elizabeth A.A.A.par let score de 4 à 3.Ia batterie se composait de A.Mayer et E, Charbonneau.Le club Turcot aimerait à arranger une partie pour dimanche Je 23 mai.Pour inf.s'adresser au et Umberto | de eds NASD = GUERRE A L\u2019'ALCOOLISNE De la Revue, extrait d'une importante étude de M.Jean Finot: Il est de toute nécessité d'obtenir des mesures facilement réalisables pendant la durée de la guerre.Acceptons toutes les promesses pour le lendemain, associons-nous 4 tout ce qui pourra nous débarrasser un beau jour du privilège des bouilleurs de cru ou diminuer le nombre de débits, mais réclamons impérieusement l'application des mesures qui doivent sauver de suite les femmes, les enfants, les mobilisés en général et les blessés militaires en particulier.Aussitôt après avoir fait l'effort louable au profit des femmes, des enfants et des mobilisés, y compris les blessés, 11 faudra limiter les heures de vente.L'ouverture des débits n:0 devrait pas avoir lieu avant 10 heures du matin et on devrait les fermer vers 4 heures.Cette limitation des heures de travail pour les cabaretiers ne rencos- trera pas d\u2019opposition, même de la part de leurs partisans les plus ardents.Du reste, d\u2019après l'importance des localités, on aurait pu modifier les heures d'ouverture et de fermeture, mais tout en réduisant leur fonctionnement à un maximum de cinq ou six heures par jour.Il faudra également, et sans tarder, interdire la vente et la fabri- tion de toutes les boissons stupéfiantes, y compris celles de tous les awmers, Un contrôle rigoureux devrait s\u2019exercer sur tous les boutiquiers qui, à un titre quelconque, font commerce des boissons spiritueuses.AUX PAYS MUTILES Du journal le Bâtiments Le meilleur moyen d'assurer le retour de l'habitant, c'est de lui rendre\u2019 ce retour profitable, c\u2019est de l'encourager par une aide sérieuse et au besoin par des secours conditionnels, La ferme détruite ne doit pas être hâtivement étayée ou replâtrée.Elle doit être reconstruite d'après des principes nouveaux en tenant compte des plus récents progrès de l'hygiène moderne, et même du confort.Du reste les paysans trop routiniers naguère , et trop eclins à des économies plus apparentes que réelles, auront ét éassez bouleversés dans leurs \u201cpetites habitudes\u201d par la guerre actuelle pour ne plus s\u2019effarer d\u2019un changement, même lors qu\u2019il conduit à une amélioration.Que tous ceux qui consentiront à retourner chez eux, malgré les tristes souvenirs, malgré les difficultés de réédification du foyer un instant aboli, soient certains qu'ils travailleront pour le plus grand bien de la patrie et qu'ils soient assurés que le pays, par une protection efficace, leur prouvera sa reconnaissance.ETUDES PREPARATOIRES De M.Rémy de Gourmont, dans la Frances Une grande librairie de Frauctort recherchait, au commencement du mois de juillet, les ouvrages publiés en France sur les questions de droit international, droit maritime, occupation, contrebande, etc.Cette librairie opérait-elle pour son compte personnel ou pour un client déterminé, c'est ce qu\u2019il est impossible de sa: voir.En tout cas, voici quelques-uns des titres qu'elle désirait: Chevalley, Essai sur le droit des gens de Nape- Léon, 1805-1907 3 Haghe et Cruysmans, Commentaires sur la police maritime d'Anvers: Lenoir, Evolution de la contrebande de guerre Lombard Occupation internationale en Crète, de 1900 à 19063 Lainé, Appliention des lois étrangères en France et on Belgiywe; Thiébaut, Tralté Paberdage maritime, actes, mémoires, ete.concernant le traité d\u2019Utrechts Valin, Tralté des prises, 1768; Téol Répertoire des traités de paix, T1 y à une quarantaine de ce genre.Je le répète, ce n\u2019est peut-être là qu\u2019une coïncidence.LE \u201cCOURAGE SILENCIEUX\u201d DE CHAIGNE D'une lettre de soldat, au Matin s La brigade est citée, paraît-ll, à l'ordre de l\u2019armée.Le député Chalgne (tué) était avec nous.Pauvre Jeune ami! Il était d\u2019une douceur qui confinait à la timidité.Et très bon.Et très camarade avec le plus humble.Et d'une bravoure simple, tranquille, souriante.Un courage silencieux, \u2014 en bon feutre solide.It était un peu, je crois, du pays des cadets de Gascogne, et il avait une étrange allure de mousquetaire modernisée: veste de bonne coupe, harnais neufs, hautes bottes molles ze prolongeant en cuissards sur la culotte élégante.Il était gentil.Il ne voulait pas quitter le front.Tout le monde \u201cgobait\u201d ferme ce petit parlementaire qui savait montrer l'exemple et remonter les coeurs par sa foi inébranlable dans le succès.LA NOUVELLE MOBE De M.G.Téry, dans le Journal: On trouvait l'avant-dernière mode inconvenante parce que la robe fendue laissait voir une jambe.Maintenant la jupe courte montre les deux, et même un peu plus, quand le vent est indiscret.Nos Parisiennes, qui, suivant le mot célèbre, s\u2019habillaient l\u2019année dernière comme des parapluies, s'habillent cette année comme des sonnettes.C\u2019est ça, le pur goût français?Mais on me dit que les femmes de France réservent toutes leurs séductions pour le retour des poilus vainqueurs.Tant qu'ils ne seront pas 1k, elles feront exprès de s'habiller très mal Alors, c\u2019est très bien, J.VENIZELOS ET LA FRANCE M.Venizelos, interviewé par un en- voré, spécial du Petit Journal, a déclaré: \u2014Faites connaître à la France que jo lui exprime toute ma gratitude pour lé long soutien dont elle m'a honoré et dites-lui que mon amour pour elle n\u2019est pas seulement partagé per la majorité de mon pays, mais par sa presque totalité.\u2014Uné fois les élections faites, si, comme il est certain, votre parti est victorieux et vous rappelle, rentrs- res-vous en Grèce sans que vous ayez reçu satisfaction du roi! gérant D.Roy, 144 St-Rémi.Que le roi m'a fait donner par le gou- } | went ouverte de la rue \u2014Jamais! Je ounsidère le démenti | pl ie ee ems rnal \u2018hebdomadaire: : 15; fia A SAMEDI, 15 MAI 1915 = \u2014 EL DETR Dp SITE NTL La presse française et étrangère vernement comme une grave insulte.Je ne pourrai reprendre mes rap- purts avec la couronne que si la couronne me donne satisfaction.us le couronne ne peut se démen- r.\u2014Ce serait, en effet, difficile.\u2014\u2014Alors, si le peuple vous impose à la couronne?-\u2014Je ne veux pas troubler mon pays.\u2014Mais si le peuple entend avoiz raison?M.Venizelos ne me répond que par un regard od il y a beaucoup de Icintain.NE TOUCHEZ PAS A LEUR UNIFORNE De L\u2019éeho de Pariss Nous demandions, l\u2019autre jour, au ministre de la Guerre de ne pas modifier l'uniforme simple et pittoresque du corps des chasseurs alpins Nous lui demandons aujourd\u2019hui, au nom des chasseurs à pied, de ne bas toucher au pantalon et au képi de cette arme d'élite, qu\u2019on veut habiller en bleu clel.\u201cQu'on nous laisse notre uniforme, disent-ils, à nous qui avons pris le premier drapeau ennemi, descendu le premier avion boche, et dont le drapeau a reçu ia médaille militaire!\u201d FICHES DE CONSOLATION De la Correspondance allemande d'économie palitiques Les procédés de l'Angleterre à notre égard ont eu pour résultat: 1v d'économiser au moins un milliard de mark sur les dépenses pour les denrée salimentaires grâce à l'acceptation d'une certaine restriction et à la renonciation au luxe; 20 d'employer avec succès pour l\u2019agriculture une importante étendue de terrain jusqu'à présent resté incultivé; 30 de rendre l'Allemagne plus indépendante vis-à-vis de l'étranger au point de vue économique: 4o de faire traverser à l'Allemagne une précieuse école de discipline de soi-même, et 50 de ne faire subir néanmoins à l'Allemagne aucune perte industrielle.CE CORRESPONDANT SUEDOIS A REVE Du Svenska Dagblad (Stoskholm) : Notre correspondant de Paris nous écrit: \u201cA Paris, l'opinion est ballottée entre des espoirs vite enflammés, à chaque éclaircissement, comme le bombardement des Dardanelles, et d'autre part un pessimiste chronique que les Journaux en vain s'efforcent de combattre.\u201d On salt maintenant que pour l\u2019offensive annoncée on ne peut compter sur de nouvelles armées, car on manque d'officiers et aussi des formations nécessaires d'armes spéciales.Les Anglais ne seront pas assez nombreux pour changer la situation au profit des alliés.Aussi a-t-on ro- tiré tous les drapeaux des maisons particulières, car on croit plus à la victoire prochaine.\"AVENUE Du Figaro: Les l'urisiens voudraient bien avoir leur avenue Joffre sans tarder; et, au besoin, sans déranger les habitudes de personne.Or, il parait que nous disposous d\u2019une voie centrale qui ne demanide- rait pas mieux que d'être \u201cdédiée\u201d au vainqueur de la Marne: c'est la partie de la rue Beaubourg rêcem- Turbigo a l\u2019Hôtel de Ville et qu'il est question de dénommer \u201cboulevard de l'Hôtel de Vile\u201d.Le nom n\u2019est pas mauvais, certes; mais on trouverait sans difficulté l'occasion de le placer ailleurs, Et puis, \u201cboulevard de l'Hôtel de Ville\u201d l'a pas un caractère d'hommage.urgent.NOTRE ELIXIR De Puaris-Middis On raconte que, sous Loulu-Phi- lippe, un régiment cheminait sur lu route de Beaune à Dijon, au pied des illustres coteaux, lorsque de colonel fit arrêter ses hommes, battre aux champs et présenter les armes aux vignes séculaires.Ce colonel.là, c'était le duc d\u2019Aumale, Eh bien?admirons ce beau geste, et Lattons aux champs pour les vignes et les vins de la France?Ne craignons pas de de mêler aux lau- tiers de la victoire prochaine les robustes branches du pampre.Nous tresserons ainsi, soyons-en surs, les plus belles couronnes dont puisse être ceint le front d\u2019un guerrier français, TRIPLE PROPOSITION De la France: Je voudrais bien qu\u2019on profitût de cette ére nouvelle pour jeter pardessus Lord l'espéranto, l'ido et autres volapuks.J'ai toujours considérer que ces malencontreux essais, si grande, si respectable que fût la bonne foi des propagandistes, étaient des entreprises contre ja langue franaise, qui est la langue naturelle secondaire de tous les peuples.re vs toe.\u2014- A ESSEN! De Gustave Hervé, dans la Guorre Sociale: S'il est une chose que cette guerre est archidémontré, c'est que tous les belligérants ont plus d'hommes qu'ils n\u2019en peuvent armer.Dans les guerres mudernes, ce ne dont pas les hommes, ce sont les armes et les munitions qui font défaut.MH n'y aura pas besoin d'aller jusqu\u2019à Berlin pour obliger Allemagne à mettre les pouces; il suffira d'aller jusqu\u2019à Essen, chez Krupp LA FEMME ET LA GUERRE De M, Maurice Schwob, dans le Phare de la Loire: Un officier d\u2019artilterie, chargé de la surveillance dans nos usines, m'a parlé avec une émotion poignante des milliers de femmes qu'il a vues, dans lex usines de la banlieue park- sienne, travaillant à tourner des obus, des fusées, des douilles, avec une dicipline, une obéissance, un recueillement qui marquaient leur sentiment profond du devoir accom- par | de connaître les dernié- |: res nouvelles sportives.| \u201cI\u2019Autorité\u201d afin .4 ; .Cok fen 5 i .©.MARÜGES.;, Th 8 $C UF CS Le .SF JACQUES-CHARETTE \u2014 A Montréal, le 11 mai 1915, M.Robert St Jacques, fils de M.Louis St Jacques, bourgeois, conduisait à l'autel Mlle Alice Charette, fille de M.F.-X.Charrette, entrepreneur.L'heureux couple est parti pour voyage à Qué- LE MARIAGE MAYRAND-MERCIER Une cérémonte d'un charme prenant par son caractère à la fois religieux et de haute élégance eut leu Mardi dernier, en l\u2019église du Saint Enfaut Jésus du Mile-End.Monsieur le notaire Georges Mayrand, député, échevin, épousait mademoiselle Alice Mercier.C'est Monseigneur Lepailleur, an- clen curé de cette église qui a béni l\u2019union.L'église était en toilette de grand gala.Partout des fleurs.Sur les marches conduisant à la Sainte-Ta- ble on avait étalé de véritables buls- sons de roses, da dahlias et de tubéreuses habilement disposées parmi des palmes superbes.Une foule élégante remplissait la nef.Femmes et jeunes filles en toilettes claires, accompagnaient leur amie et venaient du fond du coeur prier pour le bonheur des nouveaux époux.Pendant l'office M.Albert Wilhelmy chanta le \u201cNoël du Mariage\u201d; M.J.L.Magnan, \u201cle Credo\u201d, de Faure; M.Edmond LeBel, un \u201cpanis an- gelicus\u201d; Mlle Blanche Payette, \u201cPrière à la Vierge\u201d, M.le notaire Charles Archambault, présidait a l'orgue.En bénissant les nouveaux époux, Monseigneur fit une petite allocution qui alla droit aux coeurs de tous.Les pères des deux époux servaient de témoins.La marié portait un bijoux de chapeau blanc orné d\u2019une magnifique aigrette.Elle avait revêtue un costume d'élégante coupe, fait de drap blanc, et portait un somptueux bouquet de roses thé.RECEPTION M.Charles McNulty, opérateur des services des signaux de la police à l'hôtel de ville et son épouse, ont donné hier après-midi une très gracleu- se réception, aux parents et amis qui sont venus les féliciter et les assurer de leurs meilleurs souhaits de bonheur, à l\u2019occasion de retour de leur voyage de noces.St-Hyacinthe \u2014 lé 18 courant, à Saint-Germain de Grantham, aura lieu le mariage de M.Adélard Solis, commis-épicier en gros de St-Hya- cinthe, fils de M.Napoléon Solis, cultivateur de St-Hyacinthe le :\u2019on- fesseur, avec Melle Marie-Blanche- Anita Gauthier, fille de M.Michel Gauthier, bourgeois de St-Germain de Grantham.Madame H.R.Ibbotson, No 788 Sherbrooke-Est, part dans quelques jours, avec sa jeune fille, Mademolselle Antoinette, pour aller passer une quinzaine à Ste-Agathe des Monts.NAISSANCES Mad.T.D.Boulay, à Joliette, une fille, (9 mai).Mad.Olivier Caron, au No 3447 St Andre, un fils (9 mai).Mad.Emile Corbeil, à Joliette, une fille, (10 mai).Mad.Josepr Doyte, au No 305 Marquette, un fils (7 mai).Mad.H.HDubois, au No 122 Quesnel, un fils (5 mai).Mad.F.Fiset, au No 482 Dorchester Est, une fille (ler mai).Mad.J.A.Gauthier, au No 1187 St André, une fille (9 mai).Mad.A.Guilbault, au No 71 Breboeuf, uns fille (ler mai).Mad.J.Laplante, au No 221 Workman, unc fill2 (4 mal).Mad.Léo Lavole, au No 206 Mc Cord, un fils (8 mai).Mad.Joseph Robillard à Lachinc, une fille ( 9 mai).Mad.E.Tremblay, au No 1193 Dorion, une fille (8 mai).Mad.G.Bernatchez, au No 1930 Parthenais, un fils (9 mai).Mad.Albert Boucher, à Verdun, une fille (8 mai).Mad.J.Raymond Carmel, 2184 St Denis, une fitle (4 mal).guerres; dans la guerre du comptoir comme dans celle de l\u2019usine.Il faut que ce pays vive, il faut qu\u2019il dure pendant que l\u2019ennemi s'use, Elles se font comptables, employées de commerce aussi bien qu'- ouvrières, \u201cFrench women are the world» marvel.Les femmes = françaises sont la merreille du monde.\u201d Tel est le cri d'admiration qm échappait ce matin à un Américain, qui vient de parcourir nos campagnes.11 y a vu les femmes de cultivateurs qui, après le premier moment de désarroi, ont pris vaillamment la place de leurs fils et de leurs maris, C'est, elles, maintenant, qui mènent la guerre agricole, la plus importante de toutes, peut-être?LE LUSITANIA Du \u201cMail\u201d, de Montréal :\u2014 Le sentiment d'horreur avec lequel le monde a appris la destruction en mer, par un sous-marin allemand, du paquebot-géant \u201cLusitania\u201d, portant deux mille passagers, n\u2019est comparable qu'd celui qui s\u2019est élevé lorsque le \u201cTitanic\u201d a sombré.Lu responsabilité qui incom»e à l\u2019Allemagne pour cet outrage est la plus lourde qu\u2019elle ait eu encore à porter.Les sujets de pays neutres avalent autant de droit de voyager MAISON Elles nous aident dans toutes les | um \u2018Jlande que quelques jours.Blook-Notes : Mad.Eugène Dicaire, au No'3366 Letang, un fils (6 mai).CE > Mad.Joseph le, 305 Marquette, un fils (7 mai).Mad.H.Lauzon, 1334 Lafontaine Est (une fille (1er mai).Mad.Napoléon Lévesque, 590 Beaudry, un fils (7 mai).Mad.Auguste Maillet, à la Pointe St Charles, un fils (7 mai).Mad.F.Métayer, 1055 St André, une fille (4 mai).Mad.Z.Peltier, 172 Montgomery, une fille (10 mai).\u2019 Mad.Georges Perrotte, 58 Vinet, un fils (3 mai).Mad.E.Pichet, 158 Fullum, un fils (G mai).\u2018 DECES Nous apprenons la mort des a Mad.Sylva Barrette, 60 ans, au No 835 Notre Dame Ouest.M.George Beaudry,, 79 aus 5 mois, à la Longue Pointe.Mad.H.Bouchard, 45 ans, au No 1099 Mont-Royal Estwor G.Brissette, à Chambly Cann.Mad.Joseph Dandurand, 60 ans 5 mois, au No 287 Ste Gertrude, Verun.Melle Marie Louise Delisle, 32 ans, à Valleyfield.M.1.Dion, 78 ans G mois, au No 124 Rosette.M.Maurice Garon, 13 ans 6 mols, au No 387 Ave Esplanade.Mad.M.Lalande, 35 ans, à Côte St Remi.Mad.A.Lafrance, 46 ans, au No 1269 Démontigny Est.M.F.X.Labelle, 70 ans ,7 mols, au No 2479 Boulevard Saint-Laurent.Mad.J.A.Landry, 41 ans, au No 17 dc Lanaudière.M.Ceorge Lavoie, 19 ans 10 mois, à Ia Pointe St-Charles.Melle Aurore Lessard, 25 ans, au No 415 St-Dominique.M.J.Pilon, 69 ans 6 mois, au No 100 Van Horne.Mad.J.Richardson, 48 ans, 187 Drolet.Mad.Feu Edouard Rivet, 72 ans, à Ottawa.Mad.Feu Pierre Ste-Marie, 81 ans, u No 581 Champlain.Mad.Gédéon St-Onge, 58 ans, au No 115 Charlemagne, Longue Pointe.M.Francis Corbeil, 62 ans 11 mols, au numéro, 59 rue Aird.M.isidore Dion, 78 ans, ¢ mois, au numéro 124 rue Rozel.M.Alfred Dorval, 26 ans, 9 mois, au numéro 271 De Salaberry.M.Emery Lalonde, 58 ans, 10 mols, Ste Anne de Bellevue.Mad.E.Renaud, 76 ans, 11 mois, a St Benoit.Mad.L.Vaillancourt, au numéro 644 rue Drolet.Mad.veuve D.Derapp, 59 ans, au numéro 76 rue Barré, NECROLOGIE C'est avec un profond regret que Tous avons appris la mort de M.C.B.Lanctôt.M.Lanctôt n'a été ma- H a dû subir une opération à l'Hôtel-Dieu, et les suites de cette opération lui furent fatales.Le défunt, ancien marchand d\u2019ornements d'églises, s'était retiré des affaires depuis 10 ans.11 laisse pour le pleurer, une épouse, Mme Lanctôt, deux fils, MM.Joseph et Roméo Lanctôt, et deux filles, Mile Juliette Lanctôt et Mme C.A.Wilson.Nous offrons nos sympathies à toute la parenté du défunt et surtout à la famille Wilson qui est doublement éprouvée et par la mort dé M.Lanctôt et par la mort de M.Antoine Wilson, père de M.C.A.Wilson.M.Joseph Rielle, un des citoyens les plus avantageusément connus de Montréal, est décédé ces jours derniers à sa résidence, 90 avenue Union.Il était l\u2019un des plus vieux ingénieurs civils de la province.: Le défunt était né à Laprairie en 1823 et avait occupé des positions importantes dans sa profession, entre autres celle d'assistant-ingénieur en chef de la commission du port.M.Rielle avait été conseiller de Verdun de 1875 à 1900; président de l'Institut Fraser, gouverneur à vie de la maison protestante d'industrie et de refuge, vice-président du chemin de fer Pontiac Pacific Junction, membre du club St James, etc, {PP \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Démenagez-vous ?\u201c=u R.Charron Express Transport de Pianos, Meubles, Valises, &e., &c.cte.-\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014 \"_\u2014_\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 PP; s'ils s'étaient trouvés à bord d'un de leurs propres bâtiemnts, exposés seulement au risque de voir le navire «apturé et confisqué comme prise de guere.Si les nations neutres ne sont jus encore disposées à comprendre toute l'horreur de l'intimidation teutonne, ce dernier outrage attirera, du moins, sur la tête de l'AHemagne, tout le poñls de l'indignation d\u2019une grande nation neutre.Du \u201cHerald\u201d, de New-York: le monde civilisé a été plongé duns la stupeur en apprenant que le \u201cLusitaia\u201d avait été torpillé et qu'un nombre immense de non-combattants, la plupart citoyens de pays neutres, avaient perdu ln vie.Si jamais tnerie a été prémiditée, c'est bien ce massacre commis sur les hautes mers.L'anarchie internationale doit-elle être, dorénavant, le facteur principal de la gucrre navale?La piraterie sur les hautes mers doit-elle être reconnue, atmisu sans protestation et rester impunie?Le meurtre inexcusable de pessa- gers non-combattants et neutres doit-il être considéré dorénavant un incident regrettable et pas autre aux neut et principalmeent aux Etats-Unis, qu'il appartient de répondre à ces questions.C'est un instact solennel.dans l\u2019histoire américaine.jamais depuis la guerre civile le peuple ne s'était trouvé dans une situation d\u2019une telle gravité.RESPONSABLE + + 4 Xv."]
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