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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 10 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1917-11-10, Collections de BAnQ.

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[" yi RTPI AE A ES TEA 16% s1-o£NIS GASTON MAILLET, directeur Le manifeste de ig AM A ARSE ARSE 9D A Ea eA EIA ir Sir Wilfrid Laurier Malgré le ton méprisant adopté d\u2019un commun accord la presse nnioniste dans ses commentaires du manifeste de sir Wilfrid Laurier, nous sommes en mesure d\u2019affirmer que ce document, admirable au point de vue du fond de la forme, a causé une profonde consternation dans le camp ministériel et animé le vieil enthousiasme libéral.Le manifeste de sir Wilfrid l'emporte si clairement eur celui du pre- mier-ministre, que co dernier admet implicitement avoir perdu le première manche en annonçant dans la \u201cGazette\u201d de Montréal qu\u2019il va se permettre une réplique.; Ce succès est de bonne augure pour les libéraux.I prouve que le \u201cvieux coq\u2019\u2019 est encoro de force à porter de rudes coupe, et que ceux- là se fout illusion qui se fient eur son grand âge pour le déclarer d'avance hors de combat.Malgré ses 76 ane, dont il porte allègrement le poids, sir Wilfrid se propose de prendre une part active à le campagne et ne cherchera seulement pas à se soustraire à la corvée que représente une tournée dans les lointaines provinces des Prairies.Te manifeste de sir Wilfrid supplée habilement au manque de programme des libéraux.Il n\u2019est pas élaboré autant qu\u2019un programme qui aurait été soigneusement préparé dans une convention générale du parti, comme \u201cl\u2019Autorité\u201d en euggérait une après la défaite .do 1911.Il répond en tout cas au mieux aux besoins de la situation actuelle.Ses points faibles sont d\u2019ailleurs si habilement dissimulés sous la belle phraséologie, que sir Wilfrid excelle à mettre dans tous ses discours et dans tous ses évrits, que les adversaires seront bien malins s\u2019ils parviennent à les découvrir.Le passage du manifeste que les partisans du gouvernement Borden soumetiront à la plus sévère analyse est naturellement celui qui a trait à la conscription.C\u2019est aussi où les déclarations et les promesses du chef libéral se font le plus imprécises.Ainsi que le Méalise le \u201cWorld\u201d, de Toronto, organe conservateur, un referendum après les élections n'aura pas de raison d\u2019être parce que le peuple aura, au scrutin du 17 décembre, manifesté son sentiment eur le loi de couseription.Et, d\u2019autre part, il serait futile, dans notre province tout au moins, de soumettre à une nouvelle épreuve l\u2019enrôlement volontaire.Même si sir Wilfrid Leurier en personne, redevenu pre- mier-ministre, venait supplier les \u2018\u2018anadiens{rancais de s'engager de leur plein gré, il n\u2019obtiendrait pas dix recrues dans la métropole, parce que le \u201cCanada\u201d, le maladroit organe libéral, & complètement faussé l\u2019esprit ct la conscience de nos concitoyens par la campagne dévergondée qu'il a faite depuis quelques mois.Comme les autres provinees attendraient, pour fournir de nouveaux volontaires, que ls province de Québec en nit offert sa juste proportion, une nouvelle épreuve du syetème de recrutement volontaire serait vouée d'avance à un fiasco complet.Le plan n été tout à fait gâté par le \u201cCanada\u201d, rédigé par M.Rodolphe Lemieux.Et.dans l\u2019intérêt du parti, il conviendrait de \u201c donner au \u201cCanada\u201d, pendant Ja campagne électorale, un autre rédacteur que l\u2019ancien ministre des Postes.\u201cL\u2019AUTORITE\u201d + Commencement de la fin FLT 55 cp Rl ERAS SIN - = ce vertu de \"Fr | Et Il s\u2019en venge en disant pie Le maire répoussc tolitos les ine- tances des citoyens do la division Sainte-Marie ct refuse péremptoirement la candidature.(Les journaux) La notice des journaux est exacte, sauf qu\u2019elle intervertit les rôles: en réalité, ce sont les électeurs de la division Sainte- Marie qui avaient en la précaution de prévenir Médéric qu\u2019il ne voulait plus de lui pour leur représentant aux Communes, ct qu\u2019il agirait sagement en s\u2019effaçant de bonne grâce.Tæ maire n'en mérite pas moins des félicitations, pour la façon clégante dont il a exécuté cette \u201cretraite stratégique\u201d.Bien qu\u2019il nous répugne de poser en prophète, on nous permettra de déclarer que nous voyons dans cet évènement le commencement de ln fin de ln carrière publique de ce coûteux bouffon.Et l\u2019écroulement définitif se produira le printemps prochain, lorsque sera transformé notre régime municipal.C\u2019est une des conditions qu\u2019a ln banque de Montréal, pour avancer à la ville les 7 millions dont elle a besoin pour rencontrer son échéance du ler décembre.La carrière de Médérie Le sera d\u2019ailleurs pas la seule qui sera -brisée duns In grande réforme qui sora effectuée bientôt à l\u2019hôtel de ville.Les échevins, en proie aux plus sombres pressentiments, ont siégé mardi dernier jusqu\u2019à une heure avancée de la nuit pour chercher un système administratif qui plairait à air Lomer Gouin tout en les épargnant.Ce qu'ils ont trouvé ne fait pas honneur à leur génie inventif: ils vout recommander l\u2019abolition du bureau de contrôle et 1a création d\u2019un conseil composé de vingt-cinq échevins.Ce n\u2019est pas une trouvaille.Ce n'est pas un plan de réforme.C'est le rétablissement de l'ancien régime, dont les derniers jours ont été illustrés par les cffarantes révélations de l\u2019enquête Cannon.Que ferons-nous de vingt-cinq échevins?Nous en avons actuellement vingt, et les contribuables estiment que c\u2019est beaucoup trop.Instruits par l\u2019expérience, les Montréalais en sont venus à penser que plus ils envoient de représentants à l\u2019hôtel de ville, et plus on y trouve de voleurs.Par suite il faut prévoir que la réforme s'effectuera non par addition, mais par amputation.Et une tête d\u2019échevin qui est sûre de tomber dans le panier, c\u2019est celle de M.Lariviére, Et ce sera une ddlivrance, car comme \u201cleader\u201d du conseil, ce petit personnage insignifiant fait vraiment pitié.«\u201cPLACIDE BEAUSET M.Lemieux jalouse les lauriers de M.J.-L.Perron gue pendre du conseiller légisiat (Spécial à l\u2019Autorité) Ottawa, 9.\u2014A première vue, les chances du parti unioniste paraissent bien maigres dans le district de Montréal.Cependant, d\u2019après les derniers rapports parvenus à notre.connaissance, les partisans de la coalition prendraient plus d\u2019un siège, grâce à l'impopularité notoire dont jouissent \u2014 ou souffrent \u2014 les deux principaux organisateurs libéraux, MM.Rodolphe Lemieux et Sévérin Letourneau.Bien qu\u2019il se prétende très versé dans les affaires, M.Lemieux n\u2019est pas homme d\u2019affaires pour un sou.Avez-vous jamais ouï dire que les services de M.Lemieux aient été requis par une banque ou une grosse compagnie?on! Bt c'est pourquoi M.Lemieux en veut tant à M.J.-L.Perron, conseiller législatif, qu\u2019il ne cesse de débiner parce que celui-ci.possède ln confiance des hommes d\u2019affaires en vue.Les cheveux de maints politiciens Nbéraux se dreaseraient sur leurs crânes s\u2019il leur était donné d'entendre les épithètes accolées au nom de M.J.-L.Perron par M.Rodolphe Lemieux.De toute évidence, si ces tiralllements continuent, le parti libéral en souffrira: mais qu'importe à M.Rodoïnhe Lemieux, aussi longtemps qu\u2019il eroira que le parti Hbéral c'est lui, en In devive: \u201cTout pour Lemieux\u201d?| EE * 7 HEIN ir marge redresser ares Laure dn bem vers vias REAR.REDDE CAESAR] QUAE SUNT CAESARIS Finasseries de Médéric À un groupe d\u2019électeurs de la division Sainte-Marie, le maire Martin & annoncé qu\u2019il ne voulgit pas être candidat à la représentation fédérale, mais qu'il aurait tout de même l'oeil sur la division jusqu\u2019à Is nomination, et pourrait déposer son bulletin à la dernière minute.Que signifie cette comédie?Médéric en vent-il ou n\u2019en veut-il pes, de la candidature?__, Pour sûr qu'il en veut, ne fit-co que pour les $2,500 d\u2019indemnité, qui ajoutés a son traitement de maire et aux petits cadeaux qu\u2019il se fait faire par ses amis et par les employés municipaux, aideront à conserver son opulence.Mais il est une chose que notmmire convuite depuis quelque temps par-dessus toute chose: c\u2019est un siège au Consoil législatif.TI sent qu\u2019il lui sera désormais de plus en plus difficile de se faire élire à quoi que ce soit, le public étant tout-à-fait las de ses excentri- citds.Il voudrait donc une douce retraite à la Chambre haute de Québec, afin d'assurer définitivement la tranquillité et le bien-être de ses vieux jours., Dt ses finasseries dans la division Sainte-Marie n'ont pas d\u2019sutre objet, paraît-il, que d\u2019agacer sir Lomer Gouin, dans l\u2019espoir que, impatienté, ce dernier achète la puix en le nommant Conseiller- Bien que sir Lomer soit par tempérament assez accessible à l\u2019intimidation, il aurait tort de chanter pour Médéric.La nomination du maire au Conseil lésislatif serait d\u2019autr une insulte aux membres de cette Chambre, qui sont tous gens be norables et que le public respecte.Du jour où Médéric Martin serait, pour la vie, casé au Conseil Kgislatif, sir Lomer, au lieu d\u2019en être débarraset, ne cesserait d\u2019avoir ce fdoheux dans les jambes.Et ce qui est pis, le premier-ministre en faisant une pareille nomination, mécontenterait profondément sir Frederick Taylor, le président de la banque de Montréal, et tous les gros bonnets de la finance anglaise, ct généralement de tout l\u2019élément anglais, dont l\u2019appui est essentiel à lu fortune politioue de M.Gouin, MAURICE AUBRY rr A Les carnivores, pour manger, Ont grand besoin de dents Le ministre de l\u2019agriculture, M.Caron, reconnaît que ceci s'applique aux bi- bèdes et aux quadrupèdes (Spécial à l\u2019Autorité) Québec, 9.\u2014La lettre adressée par L\u2019Autorité à M.J.-E.Caron, ministre de l\u2019agriculture dans le gouvernement provincial, a réjoui d\u2019aise les milliers et les milliers de lecteurs de L'Autorité à Québec, Ainsi que l\u2019énonçait le journal, \u201cles efforts du ministre de l'agriculture doivent tendre à pourvoir aux besoins du consommateur; mais encore faut-il que celui-ci ait des dents pour manger sa nourriture.\u201d ha .Il est parfaitement vrai qu\u2019à Québec quatre-vingt-dix pour cent des enfants des écoles ont les dents cariées sans qu\u2019une seule clinique dentaire, sans qu\u2019un seul laboratoire modern- style n\u2019existent.Et vous connaissez très bien la sollicitude du ministre lorsque vous déclarez que si les troupeaux de la province étaient atteints d\u2019une épidémie à la mâchoire, il sS\u2019empresserait de mander les meilleurs vétérinaires, dût-il en coûter des milliers et des milliers de dollars, Et vous parliez d\u2019or lorsque vous en tiriez la conclusion qu\u2019à plus forte raison nos enfants doivent-ils être protégés.Maintenant, lorsque vous vous adressez aux dentistes Langlois et Gaudreau, faisant appel a leur philanthropie, je me demande si vous sonnez à bonne porte, car ces messieurs se sont plutôt, jusqu'ici, préoccupés de percevoir de gros revenus de leur profession que de promouvoir l\u2019hygiène dentaire dans les classes pauvres.a Les Québecquois ont depuis des remords (Snécial à l\u2019Autorité) Québec, 9\u2014Le referendum du 4 octobre dernier sur la prohibition, bien que tout citoyen hostile à cette mesure eût au point de vue religieux.Des gens vont même jusqu'à en inférer que jamais plus le clergé ne prendra une part aussi active dans une lutte de ce genre, à moins qu\u2019il ne veuille diviser en deux factions une population jusqu\u2019ici si étroitement unie autour de ses pasteurs, Caleulons que plus de 6.000 quéhecanois ont voté contre Ia nrohihitions.hien que tout citoyen hostile à cette mesure eût été désigné à l\u2019avance \u2018ramme un sunrôt de l\u2019enfer.Jureons un peu dans auel état d\u2019esnrit doivent se trouver aujourd'hui ces gens anathématisés du haut de la chaire par Mer Eugène Roy et autres prédicateurs de moindre importance.Jugeons aussi un neu quels sentiments de bienveillance doivent entretenir A l\u2019érard de leurs perséeuteurs ces marchands.brasseurs.hôteliers, distillateurs, restauratenrs et Jeurs centaines d\u2019emplovés, jetés sur le pavé anrès avoir été vilipen- déa.honnis.excommuniés, quand leur seul tort.jusan\u2019ici, avait été d\u2019exercer un commerce reconnu par la loi, et duquel nos gouvernants tirent le plus clair de leur revenu.Et ce n\u2019est pas tout, la ville de Québec manaue déià de revenus.Que sera-ce lorsque d\u2019importantes industries auront été ruinées?Qni paiera les taxes jusqu'ici versées par les brasseries, les distilleries, les hôtels et les épiceries qui vont fermer leurs portes?Qui remplacera comme contribuables ceux qui vi- valent de ce négoce?En appellera-t-on aux \u2018propriétaires déià grevés?Non, il faudra en venir à une déplorable extrémité: la taxe sur les propriétés relirienses.dont ln valeur, à Québec, égale celle de toutes les propriétés imposées.Du coup, donc.les revenus de Ia Vieille Canitale seront doublés, mais ce sera autant d'argent de perdu pour les oeuvres charitables.\u2014\u2014 remet tn Du délai aux Conscrits Le gouvernement devrait prolonger l'enregistre- semblables occurrences, fort peu se présentèrent les premiers jours, si bien qu\u2019aujourd\u2019hui les bureaux d'enregistrement ne peuvent snf- fire à la tâche.Le gouvernement devrait accorder une semaine de délai au moins aux appelés, Nous sommes silrs que des milliers et des milliers de plus d\u2019entre coux-ci so présente- ment d'une semaine raiont à Pexamenau moins A moins d\u2019effectuer une ma- \u2014 noeuvre politique dont le but se- C\u2019est aujourd\u2019hui, 10 novembre, |T8it de défranchiser un grand le dernier jour accordé aux jeunes conscrits pour s\u2019enregistrer dans Jos bureaux établis à cet offet.Comme c\u2019est toujours le ces en nombre d'électeurs, non, le gouvernement ne peut refuser ce délai que le simple bon sens et le fair play demandent.Médéric se PREPARE aux élections La ville de Maisonneuve avait à payer $100,000 d\u2019intérêts à New- York, le ler novembre.Ses coffres étant à sec, sous la sage administration du maire Lévie Tremblay, Maisonneuve ne pouvait faire face à ses obliga: tions.: Il fallut que les principales afin de ne pas nuire au crédit des municipalités canadiennes.Maisonneuve en est arrivé là grâce à l\u2019usage de la fameuse-taxe mobile si eu honneur auprès du maitre Martin, Ayec ce beau système, Maisonneuve dépensait par année-enfant qu\u2019il lui plaisait; mais un jour vint où rien que les intérêts de la dette l'emportèrent sur les revenus.Maintenant, les débentures de Maisonneuve sont absolument déconsidérées eur le marché.Le maire Tremblay et le maire Martin sont de très grands amis.Prenous garde que Montréal ne subisse la même dépréciation que Maisonneuve.Médérie, à la veille d\u2019une êlec- tion, veut coller à la métropole un budget de $16,000,000.Il lui en flanquerait un de $25,- 00,600 s\u2019il croyait que ça lui donne une meilleure chance d\u2019être réélu Que lui importe?ce n\u2019est pas lui qui paie.Et dire que ce fantoche est à même de jeter nos deniers aux quatre vents du ciel ! Depuis quelque temps, il remplit les journaux de ces élucubrations é rites d\u2019avance par un scribe à gages Médéric, mon vieux Médéric, tu sens déjà venir les premiers jours d'avril.: \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014eau ET Severin Depuis que la jutte électorale est commencée les avocats se trémoussent comme des diables dans l\u2019eau bénite pour se trouver un comté et pour, ensuite se faire mieux caser dans un savoureux fromage., Il est parfaitement connu que l'organisateur \u2014 lisez le porte- ordures \u2014 du parti libéral, M.Séverin Letourneau, fait de ses pieds et de ses mains pour passer dans les circonscriptions électorales tous ses confrères de la docte profession.Une preuve entre bien d\u2019autres: le comté de Chambly-Verchères où M.Letourneau a paqueté la convention pour mieux passer celui que le comté de l\u2019Assomption n\u2019a jamais voulu élire, M.Joseph Archambault.Pourtant dans son manifeste au peuple canadien, sir Wilfrid Laurier dit clairement : \u201cSi j'étais appelé à former un ouvernement, j'espèrerais pouvoir y faire entrer des représentants des affaires, du travail et de l\u2019agriculture.En d'autres mots, le visux chef en a assez avec les avocats, ces chercheurs de places, comme il les qualifiait si bien dernièrement.N\u2019allez pas croire que cela va calmer le zèle bien rémunéré d\u2019un Letourneau.Nenni.Il est là pour faire ses petites affaires.Et en casant des avocats au parlement, il fait encore ses petites affaires puisqu'il sait très bien faire converger vers son bureau d'avocat, dont son associé est un bleu enragé, tous ou à peu près tous les bills qui sont soumis aux législateurs.Il s\u2019assure de cette manière les votes dont il a besoin pour ses bills.Il est bien vrai que dans le comté de Berthier, cet excellent M.Letourneau a dû en prendre pour son rhume quand il a vu son candidat, M.Victor Geoffrion, mordre la poussière.On avait eu beau retarder la convention et faire venir à Montréal les délégués pour les endoctriner en faveur du déconfit de Chambly-Verchères, les conven- tionnistes ont fait comprendre à M.Letourneau qu\u2019on se fichait de ses manigances anti- libérales et grossières.Allons, sis Wilfrid Laurier, puisque vous voulez nettoyer les écuries d'Augias à Ottawa, n'oubliez pas sa succursale de Montréal et.le morceau le plus en vue.ouste! Polycarpe banques de Montréal se missent à Poenvre pour rassembler la somme | Le It-colonel P.-B.Blondin Combien d'autres Canadiensmériteraient un t de ruban ! Commandeur de la Légion d'Honneur, tel est le lieutenant- -olonal P.-E.Blondin, décoré de la main de M.Paul Doumer, mi- ristre français, ancien gouverneur le l\u2019Indo-Chine.\u201cT\u2019Autorité\u201d est heureuse de féliciter le titulaire de \u2018haute décoration, qui dépasse de \u2019\u2019eaucoup celle obtenue dans le temps par le sénateur Raoul Danlyrand, qui:-pourtant en était si i iF.mtr .La \u201cPresid\u201d, commentant celte \u2018emise \u2018d\u2019inisigne, a écrit que le rouvernement de la République \u2018rançaise & voulu, sans doute, ren- \u2018Îre hommage à la valeur guerrière lu Canada français sous les armes.D'autre part, si la France avait un consul, \u2018mais-13, un vrai con- al 3 Montréal, croyez-vous que le ruban ne serait pas distribué a profusion à tous ces hommes qui ont tant fait pour la diffusion de Pidéal français en Amérique.Les honorables Alphonse Racine «t George Elie Amyot, négociants habiles et intègres; le juge Charles Langelier, magistrat euns peur ~omme sans reproche; les honorables J.L.Perron, De Varennes.H, Champagne, Alexandre Tas- \u201chereau et J.E.Caron, jouissant d\u2019une grande influence dans leurs sphères respectives; MM.Täul Galibert, Edouard Montpetit, Ac- Tidius Fauteux, Léon Garneau, Athanase David, Eustache Lemay, J.G.Marchand, J.E.Prévost.Gonzalve Desaulniers, Albert Hulon, faisant tous honneur à notre race; le sénateur J.M.Wilson et l\u2019ex-maire Ekers, rois de la finan- re; MM.Arthur Dausereau, Arthur Berthiaume, L.J.Tarte, Fernand Rinfret, ces rois du journalisme; nous ajouterions même le juge Eugène Lafontaine, bien qu'il soit prohibitionniste.\u2018 Mais aussi longtemps que nous aurons M.Bonin à Montréal, que Yotlez-vous faire?\u2014_\u2014e Dee Les finances Montréal Leseul moyen de leur rendre leur équilibre est de diminuer les exemptions de taxes Un tableau de chiffres dressé avec soin démontre que dans aucune des grandes villes de l\u2019Amérique, la proportion des exemptions de taxes n\u2019est aussi considérable qu'à Montréal.Elle y atteint en effet 25 pour cent et une fraction de l'évaluation totale.Elle se chiffre à $206,- 125,000.Encore ce chiffre ne re- présente-t-il aucunement Vévaluation réelle, attendu que depuis dix ans an moins les évaluateurs de la Ville n'ont pas touché à la valeur GILBERT LARUE, rédacteur où édet- STEERS Causerie canadienne Je Dl fe elf ; Euphémie.\u2014Qué que tu penses de la yerre, toé, Jean-Baptiste.RIL] ] | Jean-Baptiste \u2014Ces Russes me paraissent rosses tout.de même.CÇa valait ben la pène de les aider pour qu\u2019y nous trahissent.Pour battre Médéric à la mairie de Montréal Pourquoi ne pas prendre un Québecquols ayant assez de poil aux pattes ?(Spécial à L\u2019Autorité) Québec, 9.\u2014Nous constatons par les rapports des journaux que Montréal est très anxieux de se débarrasser de son fantoche de maire, Médéric Martin, mais qu\u2019il ne se trouve malheureusement pas un Canayen ayant assez de poil aux pattes pour poser sa candidature sans retard.D'où il résulte que si on laisse le champ libre à Médérie Martin plusieurs semaines encore, il réussira peut-être de nouveau à \u201cemplir\u201d\u2019 une partie notable des citoyens.Au cas où les montréalais ne trouveraient pas chez eux l\u2019homme ayant assez de poil aux pattes pour les débarrasser une fois pour toutes de Médéric, ils n\u2019ont qu\u2019à venir à Québec.Nous avons plus d'un homme, chez nous, qui ne ferait exécuter à Médéric qu\u2019un tour: l\u2019hon.Georges Elie Amyot, Je grand industriel: le juge Charles Langelier, chevalier sans peur et sans renroche; le sénateur P.-A.Choquette, un vété- rant parmi les libéraux de la vieille école; et \u201cthe last but net the least\u201d, l\u2019hon.S.N.Parent.ancien premier ministre ensuite \u201cmais ndcien aire de Québec d\u2019abord.N'importe lequel de ces géants pourrait terrasser Médérie Martin.ce pygmée.en soufflant dessus.11 n'est.nour la Législature, que de passer un petit amendement qui déeréte an'une résidence de trois mois 3 Montréal suffira nour être candidat à la mairie.Sir Lomer Gouin s\u2019empressera de l'accorder, anxieux avant tout de ne pas mettre Montréal en faillite.\u2014 .-\u2014 des propriétés exemptes, estimant | aue c'était perdre leur temps, tandis que la propriété imposable montait de 100 pour cent.Ce qui fait qu\u2019un réalité, à l'heure actuelle, c'est 50 pour cent de la propriété immobilière à Montréal qui est exemptée.Et peut-on avriver à une autre conclusion qu'à celle-vi: le seul moyen de remettre les finances montréalaises sur leurs pattes, «est de taxer, et à force, toutes les propriétés exemples ne servant pas immédiatement à des fins éducationnelles eu cultuelles ?Nous ne saurions trop féliciter, À ce propos, le contrôleur Ross, homme «d'affaires averti et admi- nistratenr d'initiative, qui en est venu ki-desus à lu même conclusion que nous.\u2014 a À \u2014 L'appel d'un prisonnier de guerre Soldat belge, interné en Hole lande, désirerait recevoir de versonnes charitables, en échange de souvenirs du camp où il est prisonnier, des timbres-poste pour refaire sa collection, égarée pendant ia guerre.Maurice Vandeputte, Soldat belge, Bloc 2 Camp 1 Zeist Hollande.L'ivrognerie à Toronto, ville prohibitionniste En date du 3 novembre, quelques journaux seulement ont publié, dans un tout petit coin, que jamais la ville de Toronto ne §'était plus enivrée que depuis qu\u2019elle jouit des bienfaits de la prohibition.Ah! si la socro-sainte doctrine avait remporté un suceès, les colonnes n\u2019auraient pas été assez large: ni assez hautes pour le signaler.Mais voyez ce que la prohibition a produit à Toronto, pendant 10 mois : 3,821 arrestations pour ivresse, les femmes y figurant pour 233.C\u2019est le record des records dans la Cité Reine! Quel succès pour John H.Roberts ! Ayons la prohibition à Montréalafi de voir doubler le nombre des ivrognes qui passent en Cour Supérieure, Ayons sans retard la prohibition à Montréal, afin que nos femmos aussi se mettent à boire.Ayons, oui, ayons la prohibition pour que Montréal marche eur les traces d\u2019Halifax, où des centaines de débits clandestins ont remplacé quelques douzaines d\u2019établissements licenciés.La \u2018Gazette publiait récemment un article éditorial démontrant que \u2018u vente des liqueurs fortement alcoolisées avait augmenté dans le Dominion depuis que la prohibr- Yon s'étend d'une province à l\u2019autre.Et elle constaiait aussi que la -onsommation du vin et de la bière «vait diminué en proportion de l'augmentation de la vente du scotch et du whisky.Puis, cette bonne Gazetle faisait réflexion que ce n\u2019est évidemment nas À coups de décrets qu\u2019on conduit un peuple à la tempérance.Depuis que Québec a voté on faveur de la prohibition pour le mois de mai prochain, chacun est dominé, dans la Vieille Capitale, par une idée fixe: Comment arriver à se fabriquer soi-même son alcool ?Chaque maison aura bientôt son netit alambiaue.De braves gens qui ont voté A deux mains pour la conscription vont improviser dir.tilleurs.Tis s'emnoisonnent en famille avec du mauvais alcool.O looioue.ne serais-tu plus an\u2019nn mot?Ce brave John M.Roberts.qu\u2019 depuis le referenänm de Québec ne les journaux qu\u2019un roferendum sera demandé à Montréal, que des fonds sont perçus à cette fin et que les souscriptions s'élèvent déjà à des milliers de dollars.D\u2019abord, il serait intéressant de connaître la source de ces fonds, pour voir si elle est bien pure.Ne cerait-elle pas alimentée par des gens désireux de monopoliser à leur grand profit le commerce de l\u2019alcool: pharmaciens, médecins et autres?Ensuite, le bouillant secrétaire de la Dominion Alliance a d'autrs \u2018hos à faire, il nous semble, par le temps qui court, que de s\u2019eccuper de prohibition.N\u2019annonce-t-il pas qu\u2019il va se nrésenter ocmme candidat de sir Wilfrid Laurier.dans Saint-An- toine, contre sir Herbert B.Ames?Drôle de Tibêral tout de même que wotre John H.! Si cerendant Yon tient comple Ae la déconfiture qui fut sienne dans Saint-Georges lorsqu\u2019il bri ma l\u2019échevinage, on se demande #1\".ne ferait nas mieux de soigner son Mection nintôt ana d'essayer de die eracier Montréal à Pinstar de To onto, Halifax et autres cités pro- \u2018 ee tient plus de joie, annonce dane « VMESUS LS L Ca Ma eS set ta SU hibitionnistes.SYLYIO PICARD. - fe- \u201csu; bien-tife dui: QUINZE CENTINS Qualité Supérieure bras\u201d U = L - \u2014 _ \u2014 Lettre-supplique à Sa Grandeur Monseigneur Paul Bruchési, Archevéque de Montréal La priére du pauvre monte naturellement vers Sa Grandeur, alors qu'il s'agit d\u2019amener une diminution du cotit de la vie Monseigneur.Dans tous les différents concours de piété et autres démonstrations religieuses publiques, tels que: grandes retraites, pélérina- ges, processions eucharistiques ou antres.où Ia foi se manifeste si hautement chez les masses qui y prennent part et qui forment la grande famille catholique-romaine, il nos est permis, a\u2019est-ve pas?en ves occasions, d'adresser, publiquement ot a haute voir, des prières ferventes au Père Commun de l\u2019Univers, le Dieu Tout-Puissant et maître absolu de toutes choses.lt, en de tellez solennelles cir- voustanices, la prière de prédilection nvitée et qui résume à peu près toutes les demandes dont nous avons besoin pour accomplir su Divine Volonté ivi-bas et nous attirer les récompenses promises à tout homme de bonne volonté, est celle que nous avons apprise sur les ge- Houx de nos mères.Cette prière de prédilection, dis-je, est l\u2019Oraisun Dominicale.Ne sent-on pas, Monseigneur, à lu récitation de cette sublime prière.qui nous autorise à nous adrés- ser au Tout-luissant comme à notre père naturel, ne eent-on pas, dis-je, là, au fond de notre être, vibrer comme un nouveau sentiment de foi qui iHumine et vivifie l\u2019espoir du malheureux pécheur, qui .Ini, tout confus et courbé sous le poids de aes fautes, ose à peine lever les yeux vers le Ciel et solliciter les griwes et faveur spirituelles et temporelles dont il a tant besoin ?Afin de faciliter davantage en- wre son règne sur la terre, Dieu nous donna des guides apirituels.Et ces guides spirituels, nous le reconnaissons dans la personne sacrée des Premiers Vénérés Pasteurs: N.N.S.5., des archevêques et évêques de l'Univers catholique tout entier.Ces derniers ont la garde de la morale chrétienne qui est le gage le plus assuré de l\u2019accomplissement de la Loi Divine.Ce sont eux qui donuent aux nations la véritable orientation qu\u2019elles doivent suivre pour atteindre la pratique de foutes les vertus chré- ~tiennes qui font le parfait citoyen.Ce sont eux qui, sous la\u201c//ou- lotte\u201d de Pierre, guident rois et peuples vers Bethléem ! \u2018l'évêque, en conséquence, est pour; son peuple; plus qu'un ami, plus qu\u2019un protecteur: C\u2019est un pè- Oui; i} est mn père aimant, un père.compatissant! Un père au coeur large et généreux qui se com- - plait'toujours à s\u2019épancher du cû- .t8.de Vinfortine et de affliction \"Gênes filk, Paffliction qu\u2019ils soient ! \u201cGest pourquoi, Monseigneur, : \u201c Nous qui êtes ce Bon Pasteur, qui veillez svèc tant \u2018de conimisération, Troupçau que la + Divine Providence vous a confié.c'est pourquoi, dis-je je m'adresse à vous.Vous ne dédaignez pas, Jose l'espérer, d'écouter Phumble supplique que je vous adresse ici publiquement en ma qualité de l'un de vos plus indignes fils «t que je vous présente comme si je m\u2019adressais à Dieu lui-même, puisque vous eles, pour votre peuple, l'un de ses antbaseadeurs sur cette terre.Monseigneur, saus aucun doute, les multiples ceupations inhérente: à la charge d\u2019archevêque métropoti- tain, charge que vous occupez avec tant de dignité.ne vous permettent pus de visiter lu grande muss& de vos ouailles, dont la pluralité est ouvrière, et de vous rendre compte de la désolante situation dans laquelle «lle « tronve actuellement plongée.Il faut vivre de la vie du peuple pour sen rendre un compte exact.C\u2019est pourquoi, Monseigneur, étant moi-méme ouvrier peinant et cons- tammient en lutte pour l'existence.J'ai jugé de reu\u201d et me suis bien reudu compte de la cause directe le l'affreuse et déchirante situation actuelle de la classe ouvrière.Situation plus que pénible ct qui W\u2019a pour cause que l'ambition cupide des accaparateurs de vivres de toute catégorie.En effet, Monsvigneur, depuis le commencement de la guerre meurtrière qui ensanglante l'Europe et qui cause tant de perturbations dans l'univers entier, c\u2019est-à-dire, depuis plus de trois ans, des commerçants ou né- goviants de votre archidiocèse, se sont, pour ainsi dire, don- té la main pour accaparer sur les marchés et chez les fertaiers, toutes les denrées alimentaires et autres «produits de première né- vessité, à bon compte, et.les vendre ensuite à des prix iinaborda- bles et réalirant, de ve chef, Ues bénéfices qui égalent en certains cas, 200 pour cent, 3C0 pour cent, 400 pour cent et même plus, et ce aux \u2018dépens du pauvre peuple qui peine et qui ploie sans le poids qui peine erudlles et coupables exigences.Ces gens en agissant ainsi au grand mépris de la justice, du droit et de la morale chrétienne.En effet, Monseigueur, peut-on être plus souverainement injnete snvers le peuple, qu'en Jécrasant ainsi sous le poids de telles texi- gences?N\u2019est-ce pas porter aussi atteinte au droit du peuple que de le priver de In part juste et équitable dont il est en droit de bénéficier, pour soutemir son existence?Et, n'est-ce pas, en outre, comme un neté de suprême immoralité que de profiter d\u2019un temps de guerre pour affamer ainsi Je peuple et édifier les: fortunes les plussillégitimes, les-plus malhon- \u2018nêtes et lea plus scandaleusés aux Nei Te dépens de ceux que l\u2019on réduit aux souffrances et aux tortures de la faim * A mon sens, Monseigneur, un.tel crime devrait être qualifié de lése-humauité! Et ceux qui s'en reudeut vonpables mériteraient de porter à leur front audacieux le stigmate de l'approche de lu honte et du déshonneur* Depuis plus de trois ans, Munseizneur, que de pleurs! que de gémissements ¢t de sanglots ont été arraches du coeur endolori des in- uembrables mères de familles pau- Vres ='épuisant à russaisir les petits êtres qui leur sont chers avant tout ! Et ce.encore, grâce à la trop cupide et malsaine ambition des acca- paruteurs.Ces vautours, qui se repaisseut des sueurs de sang du peuple qui prine.vont même jusqu'à plonger leurs mains sacrilé- ges dans lu jetite bourse de In veuve et de l'orphelin pour lui arracher jusqu'à son dernier sou, pour.en retour ne leur remettre que quelques mielles qui tombent de leurs tables, Ki dire qu\u2019il se trouve de ces gens chez nous, ici-même ct parmi des catholiques \u2018pratiquants de votre propre archidiocèse-métre politain! la chose pent paraître invraisemblable, étant si hideuse ! Mais n'est-il pas écrit quelque part, que: Le vrai peul quelque- fuis, n'être pas vraisemblable?Quoiqu'il en soit, Monseigneurcest une bien déplorable vérité, mais ce n'est, en tout cas, rien que la vérité vraie! Cependant, nous avons le droit de nous poser cette question: Comment ves gens-là peuvent-ils concilier une telle conduite.condui- le plus que condamnable avec les nctes religieux dont ils s'acquittent.ou plutôt, dont i ls feignent de s'acquitter avec un semblant de sincérité, puisque en agissant de cette manière, ils se rendent coupables d\u2019une flagrante désobéissance au Teme Comandement de Dieu qui dit: \u201cLe bien d'autrui tu ne prendras.\u201cNi ne reliendras sciemment?\u201d De tels tristes individus ne méritent pas ce me semble.le noble titre de catholique, mais plutôt les qualificatifs de brigamls, de forbans , de tyrans et de voleurs publies, Ce triste état de choses est bien propre À faire monter au front \u2018le tout.catholique sincère, l\u2019incer- nat de l\u2019indignation, de Ja honte et du mépris.C\u2019est pourquoi, Monseigneur, j'ose vous demander d\u2019intervenir sans délai afin de ramener A Ia raison les infâmes prfoiteurs qui opèrent aingi au grand scandale de tous leurs frères catholiques, lefquels forment In majorité de da population de votre orchidiocèse, Oni.Monseigneur, je vous en conjure au nom de Dieu, daignez a.4 .faire entendre votre voix autoritaire en faveur du pauvre et de l'opprime qu'est le membre souffrant de Jésus-Christ.Vous êtes notre l'remier Venéré Pasteur.Nous sommes la graude famille qui forme le troupeau dent vous avez la sainte garde, Tous.nous vous aimons!.nous Vous vénérons ! Et, cest à geroux, que au nom de votre bon peuple, je réclame de votre part le précieux appui dont nous avons besoin dans les jour si sombres que nous traversons, C\u2019est en vous seul, Monseigneur, que nous plaçons toute notre confiance, C'est de la bonté de votre grand coeur paternel que nous attendons l'aide et le soutien dans les épreuves et Je afflictions qui nous assic- gent de toutes parts, Demeurerez-vous insensible à mon humble supplique?J'espère qu\u2019au contraire, elle se- ru agrée de Votre Grandeur et que Hots pourrons, désormais espérer en des jours meilleurs.La Divine Providence, qui a bien voulu répandre ses bénédictions sur les fruits de lu terre et accorder d\u2019abondantes récoltes durant la der- niére saison, n'a pas répandu ainsi ses fuveurs rien que pour les riches.Elle a sans aucun doute songé a en destiner une part équitable aux déshirités de la fortune.Pourquoi, alors, entrave-t-on les desseins de la Divine Providence et prive-t-on le pauvre de la juste part à laquelle il a droit.Dans de telles conditions, ce west plus, parmi nous, Monseigneur, le règne de Dieu, règne de bonté, règne de justice, règne de paix et de glorification, mais bien le règne de la tyrannie et de l\u2019oppression au mépris de la justice divine.N\u2019est-il pas grand temps, Monseigneur, que vous y mettiez un terme?Une fois encore, Monseigneur, je vous en conjure, faites entendre votre voix paternelle autoritaire.voire voix paternelle et autoritaire.Rendez au coeur de la veuve et de l'orphelin l\u2019espoir et le courage.En attendant, Monseigneur, veuillez croire à l\u2019inaltérable dévouement, à l\u2019entière soumission filial ot au profond respect de l\u2019un de -vos plus humbles archidiocésains.Tous J.A.LANGLOIS, 2804 St-Huzbert Montréal: \u2014éfrmtmmnte \u2018\u2019Qn demandait À Crébillon le.tragique, qui était toujours entouré d\u2019une meute de chiens, quel charme 31 pon- vait trouver à cette société, -Ma fol, répondit-il, depuis que je connais .les.hommes, je me jet duns la soclété des chiens, o got \"AUTORITS | voeux et des lois, Un problème national La cité future est fondée sor la mer Il faut que l'opinion publique soit exigeante du progrès maritime comme elle le fut du progrès laïque ou social Sous le titre: \u201cCe qu'un Français doit savoir de la Marine marchande\u201d, le Fuit de lu Semaine ra publier une sorte de manuel maritime, dont l'auteur est M.C'angardel, administrateur de l'inscription maritime.C'e pelit livre paraîtra avec une préface de M, Montsie, sousésecrétaire d'Etat des fransports maritimes et de la marine marchande, don* notts avous roulu donner lu primeur aux lecteurs du Matin, \"ne nation a une marine marchande si elle le veut.Vouloir est \u2018a condition essentielle, Condition
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