L'autorité, 30 novembre 1935, samedi 30 novembre 1935
[" REDIGEE EN COLLABORATION UTORITE \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d BUREAU : 23e ANNEE \u2014 No 1078 C\u2019est la coopération qu\u2019i QUELLES SONT LES CHANCES DE F.D.ROOSEVELT EN 1936?11 semble de plus en plus probable que le sénateur Borah briguera la nomination républicaine à la présidence en 1936.Il à été invité à prendre la parole à New-York, Philadelphie, Baltimore et autres villes.J ; Le sénateur a fait quelques autres déclarations importantes qui sont les suivantes: ; I ne connaît pas exactement les intentions de l\u2019ex-pré- sident Hoover, mais il sait que des amis travaillent pour lui.Il croit que le président Roosevelt serait vainqueur dans les Etats de l'Ouest si l'élection avait lieu cette année, parce que la question de l'équilibre budgétaire n\u2019inquiète pas outre mesure ces Etats.Les deux parties recommanderont, pendant la campa- électorale, la suppression des monopoles.me Le sénateur ne combat pas la Vieille Garde, mais il espère que le futur parti républicain sera différent de l'ancien.M.Floyd B.Olson, gouverneur du Minnesota, fermier- travailliste, était à New-York il y a quelques jours.Il a prédit un grand troisième parti en 1940, sinon en 1936, dans un discours prononcé à la première réunion publique de la Commonwealth Federation de New-York, récemment formée pour essayer de combiner les groupes radicaux pour former un troisième parti.Le système de M.Olson serait-il meilleur que ceux des républicains et des démocrates?La réponse est difficile à faire.Il faut bien tenir compte en tous cas que l\u2019individualisme est fortement enraciné dans le coeur du peuple américain.SCARAMOUCHE UN BANDITISME IMPUNI La hausse du prix des pommes de terre peut être imputée à des bandits qui spéculent sur cette denrée de toute première nécessité.Depuis quelque temps, on observe une hausse graduelle et à peine perceptible du prix des pommes de terre.Puis, tout à coup, nes grands journaux enregistent une diminution soudaine de cing sous le sac.Cette baisse imprévue ayant attiré notre attention, nous nous sommes livré à une discrète enquête afin de savoir si, comme nous le supposions au pré- slable, il y avait manipulation du marché asx \u201cpétaques\u201d.En effet, nos prévisions étaient justes.Il y à quelques mois, nous a- t-en dit, des entrepôts du \u201cbas\u201d de la ville ont été littéralement envahis par des milliers de sacs de pommes de terre qui, selon toutes probabilités, n'étaient pas venues là toutes seules.Des spéculateurs étaient au travail, en train de coïncer (corner) le marché de ce tubercule indispensable et qui est en quelque sorte le plat de résistance de nos familles pauvres, Ia base de leur frugale alimentation.Nous nous sommes rendu compte, de visu, qu'il y en avait une quantité formidable en deux endroits, situés rue Bonsecours, et que c'est le méme sinistre individu qui en était le peu serupaleux propriétaire.On ne saurait trop dénoncer ces - Aceaparements de denrées de première nécessité, perpétrés en vue d'en faire hausser le prix de vente et de grever le budget, déja trop modeste, de nes milliers de chômeurs, foreén ainsi de payer a ces \u201c\u2018racketeers\u201d sans vergogne un tribut en argent à même lears modiques ressources.En présence des faits par nous constatés, nous ne pouvons que qualifier ce procédé acenpareur de bendi- tisme légal et regretter que notre code, où impitoyable aux soi-disant voleurs occasionnels de lait, de charbon et de bois de chauffage, ne renferme rien qui prévoie et punisse l\u2019odieux attentat des npéculateurs professionnels contre Je bien-être matériel, déjà si précaire, de nos familles pauvres.Mais il n\u2019y à pas que les pommes de terre qui soient l\u2019objet de l'attention intéressée des gangsters de la spéculation en produits alimentaires.On remarque que d'autres produits augmentent de prix depuis quelque temps, notamment le beurre et la viande, de même que les oeufs, mais ici l'élément purement spéeulatif ne joue pas un rôle aussi exclusif que dans le can de la pomme de terre.Mais la course aux bénéfices justifie tout, apparemment, et il faut voir dans cette \u2018ruée vers l'or\u201d la cause primordiale de la crise.Ce coïnçage du marché aux pommes de terre est d'autant plus pénible à constater qu'il affecte tout Je monde, sans exception, y compris et surtout les milliers de familles qui n\u2019ont présentement d'autres moyens d'existence que les secours insuffisants émanant de la Commission du Chômage.Et c'est ça qui ajoute à la culpabilité des gens sans aveu qui, uniquement inapirés du désir sordide de \u201cfaire de l'argent\u2019 envers et contre tous, accaparent certains produits, en causent une rareté momentanée d'où découle une hausse de prix dont ils sont les seuls bénéficiaires, sans se préoceuper que c'est Baptiste qui paie et que Baptiste, depuis quelques années, a les peches aussi vides que la cervelle de certains politiciens de notre connaissance.FIGARO ALA BOURSE DE N-YORK Le stéck de le compagnie est maintenant inscrit au New-York Steck Exchange, chose qui était prévue depuis quelque temps; jusqu'ici il se transigeait au New-York Curb Exchange.On laisse entendre que le stock sera prechainement inscrit à la bourse de Montréal et au-Toron- to Steck Exchange.L'expansion qu'a prise la compugnie eux Etats- Unis a grandement étendu son champ d'activité et le stock jouit de beaucoup de popularité.Une rumeur qui circolait à l\u2019effet que is compagnie avait l'intention de rencontrer ses emprunte de banque en ayant recours à une émission d'obligations, a reçu un démenti.Un officier n attiré l'attention sur la solide posture financière de l'entreprise ainsi que sur le crédit bancaire de $2,000,000 qui ne prend fin que le 31 juillet 1940, ce qui démontre que la compagnie n\u2019a aucunement besoin d'une émission d'obligations.Ville LaSalle, \"tellement ecenpée, cette semaine, au -, + oujes- des blections, qu'il De notre correspondant spécial).: La ville à dé n'y.a que tions that (Suite à la page 2) (From our special correspondent) Ville LaSalle, 30.\u2014 The Town has been so busy this week over the elec- re is little eivie news.A LE CONFLIT ETHIOPIEN Il absorbe vraiment trop les cuisinières.\u2014 Faut-il laisser brûler le rôti ?Le \u201csignor\u2019\u2019 Mussolini dans une sale impasse, Qu'on le veuille ou non, il est au- jourd\u2019'hui devenu de rigueur de s\u2019occuper peu ou prou de ce désormais fameux conflit éthiopien et de tout ce qui s\u2019y rapporte, faute de quoi on risque fort de ne point paraître à la page, selon la nouvelle expression à la mode.En effet, tout le monde en parle, grands et petits, nos grands journaux d\u2019information nous en mettent tous les jours plein la vue, cependant que la \u201ctéhessffe\u201d nous en hadigeonne les oreilles avec une régularité quasi déscspérante.C'en est devenu de l'éthiopiomanie en bonne et due forme.La mode s\u2019en est aussi emparée et il n'est pas jusqu'au commerce et l\u2019industrie qui n'aient, comme tout le reste, fourré l'Ethiopien, ses pompes et ses oeuvres, dans Je.maquis compliqué de leur réclame.L'Ethiopie est pour ainsi dire devenue le centre du monde.Tout converge là, dans une atmosphère de mystère et de crimes, de poussière et de mitraille, parmi le calme apparent des ambuscades nocturnes et le bruyant remue-ménage de millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui hurlent leur défi aux fessistes envahisseurs au nom du Roi-des-Rois.Par une température à faire frémir les microbes les plus acclimatés, sous ces tropiques où la fièvre guette ses victimes journalières, la science, eu service du meurtre collectif, pénètre enfin cet étrange pays où l\u2019esclavage est encore, dit-on, une entité éco- noumique indispensable.Là, la fougue fasciste s'épuise en vain contre un adversaire qui recule toujours sans se battre, et pour cause, car il attend son heure et l\u2019endroit propice où deviendront superflus les avions, les tanks et tout ce Qui constitue le dernier cri en fait d'armementa et la gloire mortelle des marchands de canons.L'Ethiopie est ainsi de plain pied au premier plan de l'actualité la plus \u2018courue.Elle n\u2019a pas voulu Ia guerre et voilà que les chancelleries se prennent déjà aux cheveux à cause d'elle, pour une question d'huile, liquide terrible qui menace, si l'on n\u2019y prend garde, d'allumer un autre incendie mondial.Cette race noire fait passer des nuits blanches à nos plus fins diplomates, et le Duce, qui voyait tont en rose il y a pen de temps, commence à faire grise mine et à rire faune.Nos ménagères laissent volontiers brûler leur rôti pour ne rien perdre des commentaires radiodiffusés sur ce conflit imprévu.Les nègres d\u2019Amérique s'apprêtent à voler au secours du Négus et, dans l'intervalle, votent voeux sur veeux pour le succès des sauvages chrétiens et In déconfiture des chrétiens ensauvagés de la Rome fasciste.En France, le pays est divisé en deux camps à ce sujet.La \u201cdroite\u201d est pour Mussolini, l'huile de riein, le fessisme obligatoire et le patriotisme sang pour sang des éhemises noires.La \u201cgauche\u201d, elle est pour la paix, une muselière à Mussolini et la guerre à la guerre, C'en est devenu une obsession, {presque une tyrannie.Quand nous fichera-t-on la paix .| avee cette guerre ?MISTIGRIS BROCHETTE DE MARIS = Oh! zut, aloral toujours à ma parler:du mari que vous avez eu avant moil.\u2014 Préférez-vous que je vous parle de celui que j'aurai après vous?.MONTREAL, 30 NOVEMBRE 1935 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL: FRONTENAC 1233 Abonnement : $2.50 par année ET NON PAS LES DISCUSSIONS STÉRILES PARMI CEUX AUXQUELS INCOMBE LE REDOUTABLE HONNEUR DE NOUS GOUVERNER.Il est temps que ceux qui nous ont submergés durant les campagnes d'hier et d\u2019aujourd\u2019hui oublient leurs querelles dérisoires et unissent leurs efforts afin que le peuple, qui soufre et qui espère, ne soit pas déçu ; afin ce même peuple, élevé dans le respect de ceux qui diri- PASS |rent ses destinées, ne perdent pas ce respect, qui demeure, et ne se livre à des écarts de langage et de conduite susceptibles de tourner au tragique et d\u2019amener de regrettables perturbations dans l\u2019économie de notre pays.Celui-ci est déjà assez désemparé comme il est sans que, par dessus le marché, d\u2019ambitieux politiciens sacrifient l\u2019harmonie du pays à de mesquines considérations personnelles.Nous ne demandons pas mieux de suivre nos chefs, certes, mais encore faut-il que ceux-ci fassent litière de leur égoïsme et qu\u2019ils s\u2019emploient à résoudre la crise économique conformément aux intérêts de tous.Le temps n\u2019est plus aux chicanes stériles, à l\u2019éloquence électorale et post-électorale, aux animosités déplacées entre hommes qui se croient, peut-être trop volontiers, du bois dont on fait les hommes d\u2019Etat.Le temps est aux actes, aux réformes utiles, urgentes, indispensables, aux réformes humaines.Nous attendons de la bonne besogne de nos gouvernants, de la besogne constructive, une entente cordiale et constante entre eux, de même qu\u2019un parfait esprit de coopération de la part de l\u2019Opposition.Le peuple n\u2019a que faire des vaines engueulades auxquelles semblent se complaire certains politiciens mal avisés.Il veut la paix partout ailleurs.Nos dirigeants ont mieux à faire, certes, qu\u2019à se prendre aux cheveux comme des commères irascibles ou des mégères non apprivoisées.Il lui faut l\u2019assurance que les élus soient à leur hauteur de leur tâche et inspirés par le seul souci d'apporter leur pierre.a-Védifice de la.reconstruction sociale.Depuis trop longtemps, semble-t-il, les réformes indispensables se font attendre.Avec toute sa bonne volonté, une patience a toute épreuve, le peuple attend, dans l\u2019inquiétude et l\u2019angoisse, que ceux qu\u2019il s\u2019est donné pour chefs lui ouvrent la porte d\u2019un avenir meilleur.Il attend toujours et, comme soeur Anne, il ne voit rien venir.Ce n\u2019est pas qu'il soit plus pressé qu\u2019il ne faut.Au contraire, il ne demande aucune révolution en sa faveur, aucun chambardement dont il ferait sans doute les frais.Mais il veut, et a droit de vouloir, qu\u2019on se remue en hauts lieux pour lui laisser au moins entrevoir la possibilité d\u2019un mieux très prochain.Tout ce que le peuple demande, c\u2019est une justice sociale digne de ce nom, une sécurité économique qui ne soit pas qu\u2019un vain mot.Il appartient à nos hommes politiques de les lui procurer sans le faire attendre outre mesure.CIVIS EEE EE CALEMBOUR Le jeune auteur Jacques Natan- | son avançait lentement sur les boulevards, dans son petit enbriolet gris souris.Passages cloutés et bâtons blancs.Démarrages et dérapages.Arrêts, départs, coups de frein, coups d\u2019accélérateurs, coups de pare- chocs.Enfin, exaspéré, vers Henri Jeanson qui est à ses côtés: \u2014 La traversée de Paris à la rage, murmure Natanson.ANTICIPATIONS On annonçait, ces jours derniers, qu'Henry Ford prophétisait la naissance de l\u201c\u2018auto passe-partout\u201d, qui se transformera, à volonté en avion ou en canot.Le premier inventeur d\u2019un véhicule de ce genre est M.Raymond Desorties.En effet, son prochain roman: le \u201cTétrabie\u2019\u201d, met en scène cette automobile à plusieurs fins.Une fois de plus, la fiction aura OMME QUOI ON VOIT LE FUEHRER HEIL HITLER ! Berlin, 30.\u2014 La prison de Moakit, en Allemagne, vient de s\u2019enrichir d'un pensionnaire de marque en la personne de Mgr Banasch, prélat catholique des plus connus au pays nazi.Les autorités hitlériennes seraient donc, à en juger par les apparences.plus que jamais sur le sentier d'une guerre religieuse, sinon d\u2019ane guerre de religion tout court.C'est ainsi qu'on leur prête l'intention d'exiger la déposition immédiate d'un autre membre influent du haut clergé allemand, l\u2019évêque Legge, lequel serait venu, pa- raît-il, en contravention de la loi interdisant l\u2019exportation du mark, et aurait été mis en état d'arrestation samedi dernier à Ia suite de découvertes soi-disant sensationnelles.La semaine dernière, la police, au reçu des \u2018ordres dont on ignore exactement l\u2019origine, aurait opéré une descente dans les appartements de l'archevêque de Berlin aù elle aurait, entre autres choses, procédé à l\u2019arrestation de Mgr Banasch.Celui-ci, raconte-t-on, ne spécialisait depuis Quelque temps dans un service de renseignements tout & fait perticu- lier et recueillait des informations relatives à la situation religieuse en général par toute l'Allemagne, informations destinées, semble-t-il, au Saint-Père Pie XI.Ceci laisse supposer qu'un pareil incident est de nature à amener une regrettable tension dans les relations, déjà quelque peu relichées, entre le Vatican et Berlin.Ce qui ajoute encore à la gravité de Ia situation, c'est que d'autres personnages importants seraient également impliqués dans cette affaire, notamment un cardinal allemand et le nonce apostolique lui-même.On dit même, à ce propos, que Mgr Banasch en serait venu à recueillir ces informations sur la situati@R religieuse à la demande expresse du nonce papal.Certaines personnes, qui ont observé d'assez près ces mouvements d'opinions religieuses et leurs suites, envisagent maintenant la possibilité d'une rupture de concordat entre Berlin et Rome, conséquence logique de cette politique de violence du Fuebrer à l'égard des autorités religieuses catholiques.rs faut NOS BAGNES INDUSTRIELS Certains usiniers, profitant de | l\u2019abondance de main-d\u2019oeuvre disponible, abusent de leurs employés.L'enquête sur les bénéfices commerciaux, dite Stevens, du nom de son principal inspirateur, a révélé, on s'en souvent, des abus patronaux qui créèrent, dans le temps, la plus grande indignation par tout le pays.! I Depuis lors, rien n'a été fait, ou, presque rien, pour remédier à ce pi-} toyable état de choses.Et c'est pré-| cisément ce \u201csouci officiel\u201d de nel rien faire qui perpétue la crise dont on voudrait voir Lu fin, qui prolonge l'inquiétude et la démoralisation au- : tour de nous.! Il suffit d'aller tout près de Mont- : réal, à l'Epiphanie, par exemple, pour | ne pas nommer l'endroit incriminé, | pour se convaincre que nos bagnes : industriels subsistent dans toute leur | horreur ct que leurs garde-chicour- nes sont plus féroces que jamais aj l'égard des personnes des deux sexes ; que les malheurs du temps obligent | à travailler pour eux.| Là, des malheureux travaillent de | 70 à 90 heures par semaine pour Un salaire qui peut varier entre S9.00 et $S12.00.La, il est interdit d'aller demander une chique à un camarade sous peine de quelques jours d\u2019un congé impayé.Lä, les patrons s\u2019offrent le luxe d\u2019un cabinet d'aisance particulier dont les mauvaises odeurs la pièce où peinent de \u2018\u201cvulgaires ouvriers\u201d.C\u2019est que \u201cces messieurs\u201d n'ont d'autres notions d'hygiène que celle qui consiste à se soulager au chaud, confortablement, et à em- de vendre trop bon marché le travail de leurs bras à des maitres surégoïs- tes et de subir trop humblement le joug, pourtant insupportable, de chevaliers d'industrie omnipotents et capricieux à l'excès.Nous avons plus haut fait allusion à la défense de quémander une chique à un camarade de travail durant \u201cles heures\u201d.C'est qu'on croit, en hauts lieux, que ces déplacements n'entrainent des pertes de temps qui, | accumulées, n'influent sur la productivité de la \u201cboite\u201d et, par ricochet, sur les bénéfices d'exploitation.On a même, à cette intention, fait im.| primer une pancarte spéciale où il: est dit, textuellement, que : \u2018Il est strictement défendu de se promener d'un employé à l'autre pour se procurer UNE CHIQUE de tabac, fai- \u2018 sant perdre le temps des employés et le sien propre.Quiconque sera pris en défaut, sera exposé à recevoir quelques jours de congé.\u201d Il va de soi que dans cette usine modèle, toute plainte est considérée comme langage séditieux et que la moindre récrimination des employés est passible de renvoi immédiat par l'administration, décidément humaine et bienfaisante, de ce petit bagne industriel.La aussi, bien entendu, le travail de nuit n'est pas mieux rémunéré que celui du jour.Là également en sollicite et, chose étrange, en obtient des \u201cpermis\u201d spéciaux autorisant de payer des salaires moindres que le minimum prévu par la loi.On obtient cette faveur par de la protection politique en bonne et due forme.Le petit personnel en souffre, naturellement, mais comme la main-d'oeuvre disponible abonde, le petit personnel en question n'a qu'à se soumettre ou se démettre.Et comme il lui faut se soumettre pour vivre, il se résigne, comme autrefois les serfs qui, comme des chiens fidèles, léchaient la main seigneuriale qui les battait.Nous pourrions entrer dans plus de détails et montrer combien certains patrons sont humains et miséricordieux envers leurs employés, mais nous croyons en avoir assez dit pour établir qu'au Canada tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et que c'est véritablement calomnier d'excellents patrons que de leur supposer autre chose qu'un amour intégral pour tous ceux qui ont l'immense bonheur de travailler pour eux et de contribuer, par cela même, à la propeérité de notre beau pays, de ce pays où, en définitive, il fait si bon vivre! sont charitablement orientées dans pester les voisins dont le seul tort est | à L\u2019ANCIEN PRESIDENT HOOVER PREND A PARTIE LE NEW DEAL (Dépèche spéciale à \u201cL'Autorité\u201d) New-York, 30.\u2014 A won récent passage à New-York, l'ex-président Hoover a vivement pris à partie le New Deal et présenté un projet qu\u2019il croit susceptible de le remplacer.M.Hoover parlait alors devant la Ohio Society de New-York.1} exposa ainsi son programme constructif fiscal : Le gaspillage de l\u2019argent des contribuables pour des travaux inutiles doit prendre fin.L'administration des secours doit être confiée uniquement aux autorités locales.Les dépenses fédérales de secours doivent être limitées aux allocations en argent affectées à ces autorités lorsqu\u2019elles ne peuvent utiliser leurs propres fonds.Les dépenses puur des expériences visionnaires et non-américaines doivent cesser.La bureaucratie politique doit disparaître.La stipulation de ta Constitution preserivant que les dépenses doivent correspondre aux crédits prévus par la loi, doit être observée.Le budget doit être équilibré, non par de nouveaux impôts, mais par la réduction des \u201cfolies\u201d.Les achats \u201cfutiles\u201d d'argent étranger doivent cesser.L'étalon-or doit être rétabli, même sur une nouvelle base.La loi autorisant le président à augmenter la circulation fiduciaire doit être abrogée.L'administration doit donner sa promesse, et la tenir, de ne plus \u201cjongler\u201d avec l'argent et de ne plus faire d'expérience avec l'inflation, La confiance en la validité des promesses du gouvernement doit être rétablie.M.Hoover admet cependant que quelques mesures du New Deal sont bonnes el doivent être conservées.Il critique surtout l\u2019administration Roosevelt dans sa conception d'un plan national qui correspond, a son avis, au contrôle politique de l'argent, du crédit, de l\u2019agriculture et de l\u2019industrie.Ce programme, affirme-t-il, appauvrit la nation.CHARLATANS EN NORMANDIE Rouen, 30.\u2014 Les autorités ecclésiastiques de Normandie ont commencé une campagne dans le but de débarrasser cette pittoresque province des charlatans, diseurs de bonne.aventure et autres sorciers: : \u201c Cette croisade est dirigée par M.André Dubois de la Millerabel, archevêque de Rouen et primat de Normandie, qui dans son bulletin officiel dénonce vigoureusement toutes les sectes ésotériques dont l'origine remonte à \u201cSatan, père de tous les mensonges\u201d et espère bannir des villes et villages normands spiritualisme, occultisme, hypnotisme, charlatanerie et similaires \u201cperversions de l'instinct mystique\".En fait, on peut affirmer que \u201cdire la bonne aventure\u201d est la seule industrie qui, en Normandie, n'ait pas été affectée par la crise économique.Les journaux normands, comme ceux de Paris, publient d'énormes annonces d'astrologues, devins et fakirs qui promettent santé, fortune et bonheur, - se LE BLUFF MUSSOLINIEN Le pétrôle peut être la guerre, mais aussi la paix.Le pétrole eat plus cher que jamais au coeur de Mussolini.C'est qu'il cat devenu le véritable nerf de la guerre et que sans lui adieu tout espoir de conquêtes, présentes et futures.Aussi l\u2019annonce que la SID.N.se ; proposait de discuter et, qui plus est, d'adopter l\u2019idée d'inclure le pétrole ct ses dérivés dans un supplément de \u201csanctions\u201d, a-t-cile eu pour effet immédiat de faire entrer le \u201cDuce\u201d dans une belle fureur.\u201cC'est la guerre\u201d, dit-il, \u201csi les puissances mettent cette menace à exécution\u201d.Peste, la guerre, mais une guerre curopéenne, alors, une Lonne petite guéguerre genre 1914- 1918, avec perfectionnements dernier cri à la clef, quelques millions dc morts et un nombre inimaginable de blessés.Aimable perspective, en vérité, ct on ne peut micux pensée, quand au fond pour créer une diversion d'envergure en pleine crise économique.Mais il ne faut pas trop s\u2019en faire à ce sujet.Cette menace de guerre est un pur bluff.Le César d'opérette qui mène l'Italie fasciste à sa ruine peut bien faire chanter les belliqueux Italiens si le coeur ii en dit, étant donné le penchant traditi- onnêl de ses compatriotes pour la musique en tous genres, mais il ne fera sûrement pas chanter l\u2019Angleterre, ni la France, ni la Russie, ni les autres nations \u201csanctionnistes\u2019\u2019.D'autant plus quo la Russie ot la Roumanie, principales productrices de pétrole de l'Europe, sont présentement d'accord avec la Grande- Bretagne à l'endroit d'un nouveau scrrement de vis à l'égard du pays agresseur et violateur du pacte international librement consenti par lui.L'embargo sur huile à destination de l'Italie étant maintenant une possibilité relativement prochaine, et l'Angleterre s'y employant de son mieux avce lea ressources inmen- ses dont elle dispose, on peut s\u2019attendre à du nouveau plutôt sensationnel avant peu.H n'y a, en somme, qu'un moyen afficacc d'empécher l'Italie de poursuivre sa stupide ct injustifiable campagne cn Ethiopie.C\u2019est de lui couper les vivres en huile.Si ce nouvel embargo est décrété et dû- ment appliqué, nul doute que Mussolini ze verra sous pou dans l'obligation de mettre fin à cette aventure coloniale qui n'aurait jamais dû commencer.Mussolini peut bluffer chez lui tant qu'il voudra.Ça, c'est do la politique intérieure qui ne regarde que lui, Mais s'il tient au pou de prestige qui lui reste aujourd'hui, il y regardera à deux fois avant de faire une autre folie où il pourrait bien, cette fois, essuyer un Waterloo aussi définitif qu'humiliant pour son tm- mense orgueil.POLUX (Du cor.spécial de L\u2019Autorité) Lachine, 30\u2014La \u201csérie électorale\u201d prendra fin lundi à Lachine.En ef- VINDEX .LACHINE A POUR AMUSEMENT UNE CAMPAGNE MUNICIPALE Le maire Carignan repoussera-t-il l\u2019assaut F yon ?\u2014 Chaque échevin doit faire face à un adversaire.let municipales, et il serait temps d'avoir un autre genre d'amusements.En passant, je dois noter que fet, nous aurons eu successivement / mon remplaçant intérimaire, Polydes élections fédérales, provinciales \u2018 dore, À suivre à la page 2) s'est fortement trompé, la se- see \u2026 UNE CAMP ka ( maine dernitre;:lorsqu\u2019il prédisait la défaite de M.Monk.Errare huma- num cof._Teut le monde en est apparemment fatigué, des élections, sauf peut-être certains organisateurs pour qui le \u201csuccès\u201d est toujours certain et qui ne demanderaient pas mieux que ce- Ia continue indéfiniment.L'ex-maire \u2018Ranger entre dans cette catégorie \u201cd\u2019hcureux\u201d organisateurs.Outre le fait que les gouvernements sont À peu près tous renver- sésé, par le temps qui court, et que le gouvernement libéral du Québec & pu se maintenir, il semble évident que certain élément ecclésiastique, dont Jes nobles fonctions devraient lui faire un devoir d'ignorer les luttes politiques, ait eru le moment favorable de se mêler de ce qui ne le regardait pas et de prendre une part indûment active à la mêlée électorale.Cet écart de conduite politique n'ayant pas tous eu les ré- aultats escomptés, nous avons le ferme espoir que ledit élément qui, par ailleurs, a toute ia confiance et l'admiration de la population, se tiendra dorénavant à sa place et ne s\u2019occupera plus de politique active.Ti s\u2019en trouvera mieux et le public \u201citou\u201d.FYON VAINQUEUR ?Quant aux élections municipales de Lachine, dont le verdict sera rendu lundi prochain, nous avons préféré, jusqu'à présent, nous en tenir éloigné, observant la lutte avec une bienveillante neutralité.Le tout, selon toute apparence, finira par la victoire anticipée de l\u2019ex-maire John H.Fyon sur son rival, qui n\u2019est autre que le maîre actuel.Pour ce qui est des échevins, nous \u2014F \u2014 Suite.de la page 1) Ae > em\u2014a\u2014\u2014\u2014 ry et a ne cachons pas le plaisir que \u2018nous éprouverions à voir élus des hommes de la trempe de l'ex-échvein Edgar Leduc, de Thomas Massie, de W.A.Gilbery et de I'échevin Arcade Fournier qui, tous, sont du bois dont on fait les bons administrateurs et qui, par leur passé, ont droit à la confiance des électeurs de Lachine.DOUBLE MANDAT Le conflit Gaston-Dubois nous laisserait froid, étant donné que quel que soit l\u2019élu, la ville de Lachine ne s\u2019en trouvera pas plus mal.L'ex-échevin Dubois, qui est déjà marguillier, devrait se contenter de cette haute et lucrative fonction sans chercher un double mandat.Le conflit triangulaire pour le siège no 5 pourrait bien, en définitive, avantager l\u2019ex-échevin Rouleau, lequel, tout bien considéré, ne saurait être plus mal coté, publiquement parlant, que les ex-échevins Dubois et Gaston le sont actuellement.Aussi tout pronostic quant au résultat probable de l'élection à ce siège prend la tournure d\u2019un casse- tête chinois qui ne nous emballe pas.Le meilleur des trois ne valant guère qu\u2019en s'occupe de lui, le prochain occupant de ce siège, ambitionné par trois zéros publiques notoires, n\u2019aura aucune espèce d'importance au point de vue politique municipale à Lachine.Néonmains, ce résultat électoral municipal est attendu avec assez d'intérêt par le public en général.On a hâte de savoir, par exemple.! de combien de nullités se composera le prochain Conseil de Ville de La- er | pére rar CE met = A POUR AMUSEMENT AGNE MUNICIPALE + pa gp pr ¥ chine, cité des sports et des reines de carnaval.i FELICIEN.| EE VILLE LASALLE | (Suite de la p peu à dire quant aux choses municipales.Une délégation d'échevins g'est abouchée avec des représentants du C.P.R.et le problème de la ligne de ceinture a fait le sujet de la discussion.Maintenant que cette af- | 1 faire est entamée, on devrait 1a poursuivre et, si possible, lui trouver de suite une solution.Puis vint sur le tapis la question de faire payer taxe au C.P.R.et de remplacer le service du tramway par un d'autobus sur la rue Saint-Patrice.Le \u2018\u2019Bronx\u201d doit se rappeler que le \u201cHigh'ands™ est plutôt désavantagé par la nouvelle proposition et aider de toutes les ma- niéres, A QUEBEC Le nouveau contingent de députés provinciaux étant bien différent du précédent, les projets d\u2019annexions et de \u201cborroughs\u201d prennent une toute autre tournure qu'auparavant.L'ami Biggar et ses amis s'aperçevront que lesdits projets ne seront pas ratifiés à Québec cette année.On entendra sans doute parler de notre nouveau député sous peu.Il a un gros appui.Le temps seul nous dira comment va se dérouler l'imbroglio de Québec.Nous sommes néanmoins en sûreté pour cette année.remière page) ; delegation of the aldermen met C.P.R.officials and discussed the Loop, Line problem.This whole question now that it has been opened up.should be tackled and solved if possible.The idea of the C.I'.R.paying.taxes and replacing the present tram service by a bus on St.Patrick St ; came up.The Bronx must remember that Highlands has the short end.with the new bus proposition and help in every way.ON QUEBEC With the new line up in Quebec quite different aspect is put in \u201cAnnexation and Borroughs™ schemes.Friend Biggar et al will find that these ideas are not going through Quebec this year.Our new member will no doubt be heard from and has backine.What will come out of the Quebec tangle only time will tell.We are safe however for this vear.Lachine is to have a close election fun monday next.We are very interested.Remember St.Patrick Street.RANDOLPH tions fort contestées lundi prochain.Nous nous y intéressons grandement.N'oubliez pas la rue Saint-Patrice.Lachine promet d'avoir des élec- -_-_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 AS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EY L'ORIGINE DES MOUSTACHES \u2014_ | Qui se douterait que les mous- | taches, ou du moins la mode de porter le système pileux du visage en moustaches et barbiches ont une origine religieuse?La mode des moustaches ne ! vient point de Hongrie, de! Croatie, ni d\u2019âutres pays célè- | bres par leurs citoyens mous- | tachus, mais bien d'Espagne, : où foisonnent les visages com- | plètement rasés.Lorsque les! Maures eurent envahi la pénin- i NMR RR HT NA D | Ù 63 in 4 A YY » \u2018 / / HULL ct Y RS 3 A DE MIEUX EN FAIT DE WHISKY re) RANDOLPH sule, les populations chrétiennes ef musulmanes se trouvèrent si mélées qu'elles ne pouvaient plus se reconnaître entre elles faute d\u2019un signe apparent.Les chrétiens eurent l\u2019idée de laisser aux musulmans l'usage de la barbe entière et ide se tailler la leur en lui don- inant la forme d'une croix.Is i pensèrent avoir atteint ce résultat en conservant une ligne : horizontale de poils sous le nez et en laissant croître sous la! lèvre un bouquet perpendicu-| laire.La moustache eut donc à son origine un caractère sacré et servit de signe de ralliement entre coreligionnaires.\u2014 mr 2 Sr i) | a] \u2018 : ww v2 BL yaa\u2019, 1% 0 8 9 aml Y of EF se 14 Le port de Massoua, en Erythrée où les paquebots italiens débarquent troupes, munitions et approvisionnements.Des soldats fascistes surveillent le tout.VRAIE PAGAIE A MASSAOUA Comment un petit port de mer devint soudainement grand.\u2014 L'inextinguible soif causée par la chaleur en Ethiopie.Hosseir, Hodeidah, Djeddah, Moka.Assab, Port-Sou- dan.Je ferme les yeux, je les revois tous, ces petits ports étranges de la mer Rouge.Des paquebots beiges de la P.& O., blanes de la Tierrenia italienne, noirs et blanes des Messageries ou des Maru japonais, les pasasgers de l'Extrème- Orient qui scrutent les côtes les ignorent.Passant d'une civilisation à une autre, sans cesser d'entendre les orchestres, d'apprendre des nouvelles et de boire frais.les voyageurs qui longent les deux continents désertiques ne les voient même pas, car ces bourgades aplaties par le soleil.fondues avec le sable dans la vapeur.ne sont connues que des marchands de café et d\u2019encens et de quelques coureurs d'aventures que tente la vie millénaire en vase clos du plus vieux carrefour intercontinental.Massoua était, de tous ces ports, un des plus humbhles.Il ne voyait jamais son nom inscrit au pochoir sur un couffin de marchandises.II ne donnait presque rien à la mer, car la colonie italienne de l'Erythrée qu'il dessert était peu prospère: il se contentait seulement d\u2019absorber quelques rares chargements de vins du Piémont et de spaghettis pour les besoins des administrateurs juchés sur la montagne à Asmara., Son nom ne revenait que dans une seule phrase de la plus grande importance et qui divise depuis toujours en deux camps les connaisseurs de ces régions: \u201cMassaoua est-il plus chaud que Djibouti?\u201d Mais cette question reste toujours sans réponse malgré les interminables discussions sur la brise, les couchers de soleil, l\u2019orientation du port et la qualité de la limonade.Il a donc bien fallu que j'aille me faire moi-même mon opinion et maintenant je dors tranquille.Je suis fixé.Toutes les métaphores auxquelles on voudrait avoir recours: les marmites en ébullition, les creusets, les étuves, les fours, les bains turcs, les bains-marie et toutes les autres sources de calories que vous voudrez me paraissent définitivement inaptes à peindre Massaoua, Les géographes a justent leurs binocles.ils vous conduisent de la pointe du crayon vers ce petit point du globe et vous disent : \u201cVoyez-vous, nous sommes ici sur l'équateur thermique.\u201d Ils n\u2019ont trouvé que ça.Je ne crois pas que cette expression vous dise grand\u2019 chose et, d\u2019ailleurs, elle n'est pas exacte, car le mot d\u2019équateur suppose une zone circulaire autour du globe, alors que la température de Massaoua constitue, je crois, un tourment unique.Les navigateurs m\u2019ont dit qu\u2019autrefois ils y trouvaient pourtant du plaisir.Pendant que le bateau déchargeait sa cargaison, ils s\u2019en allaient \u201cen ville\u201d écouter le phonographe et boire le jus des citrons verts pariumés d'Hodeidah.L'un d\u2019eux-m'\u2019a affirmé sans rire avec une nuance de regret: \u201cIl y avait une femme pour chacun et de ia glace pour tout le monde.C'était gentil !\u201d Maintenant Massaoua, port de débarquement des troupes italiennes, est sorti, pour son malheur.de son anon et f assiste nuit.et jour.à:un dé- lequel déambulent pêle-mêle les hommes, les vivres, les armes, les munitions, les wvéHicules, 140.000 hommes passent par là, bateau par bateau, depuis des mois avec tout ce qu\u2019on peut imaginer de nécessaire pour vivre et combattre.Pour les besoins de l\u2019armée italienne le pays n'offre aucune ressource.L'intendance fasciste doit penser à tout, tout importer, même les produits ordinaires de l\u2019Afrique.même le bois.Ce n\u2019est pas que le pays soit vraiment si pauvre, mais il semble que les Italiens se soient assez peu préoccupés de l\u2019avenir de leur colonie.Sur les hauts plateaux on ne trouve que de rares cultures.de maïs principalement.Aucun plan de mise en valeur ne paraissait avoir été établi.I n'y avait que peu et de mauvaises routes, presque pas d'industries essentielles.Quand on observe le pays, on constate avec stupeur que cette guerre n'avait pas été préparée, même pas prévue dans les délais nécessaires.On pense, malgré soi, à un coup de tête politique.Tes cantonniers se sont mis à travailler sous les pas des premiers soldats.On va jusqu'à se demander si, jusqu\u2019à présent, la conquête la plus réelle de l\u2019Italie en Afrique orientale ne serait pas tout simplement Jl\u2019Erythrée elle- même.Le conflit vient de démontrer que les ressources de cette colonie qui n\u2019est pas autre chose qu\u2019un morceau d\u2019Abyssipie n'avaient pas encore servi depuis plus de trente ans à la grande colonisation, alors que les Italiens étouffaient chez eux.Mystère .Pour rattraper le temps perdu, il a fallu transporter en hâte trente mille ouvriers qui ne sont habitués ni au climat torride ni aux efforts fournis à une grande altitude, laquelle est encore plus dangereuse que la chaleur des basses terres.C'est pourquoi Massaoua, qui est à cause de son chemin de fer et de ses routes, construites en six mois, la seule bouche par où peut s\u2019enfourner le torrent d'hommes et de marchandises, offre le spectac- cle d'une échoppe dans laquelle on déverserait tous les rayons d'un grand magasin.Avant Jes hostilités, les quais pouvaient recevoir au maximum une dizaine de bateaux; aujourd\u2019hui, soixante navires se tassent en permanence dans ses eaux exiguës.Qu'on se représente une telle bousculade maritime, le transport de ces milliers de tonnes qui arrivent chaque jour de toutes les parties du monde et qui débarquent là dans une improvisation constante de moyens de manipulation mécanique.Il n\u2019y a jamais assez de grues, jamais assez de chalands ni de camions.Autrefois, les docks recevaient 400 tonnes par jour su plus; en ce moment il leur faut trouver de la place pour 2.000 tonnes au moins.Au fond des cales les camions qui arrivent de Détroit via le cap de Esnmne-Espérance et .Aden sont enfouis dans les aacs de café et de piment comme des truffes dans un pâte.La pacotille japonaise et le blé d\u2019Arizentine se mélangent en tas dans la rue.C\u2019ext miracle qu\u2019on parvienne à s\u2019y-retrouver, Pour remplacer les pinasses et les chalands qui permettent Sd + Ca a =} \u2018 is, MONTREAL, 30 NOVEMBRE 1938 PE Er AFRIQUE oy 0 no it io CHIR Pg SEE CA SE na A r c de.débärquer-les cargaisons en HEN ATR Col faba oO dad PA +, ge! brin .pleine rade on a recours aux samboucs indigènes, de charmants bateaux primitifs à profil d'arc renversé.Ils s'amassent autour des cargos et les emprisonnent dans un petit village flottant d\u2019où monte la fumée des feux de bois et où les noirs débardeurs dorment, mangent.criaillent et s\u2019éver- jtuent avec une maladresse étonnante à se faire tomber sur les pieds les ballots ou les caisses.Dieu! quel bric-a-brac! Quand on arrive du large et qu'on aperçoit dans le calme pesant du soir le panorama de ce petit port tropical, on se croit la dupe d'un mirage.On croit découvrir un coin de Rot-! terdam perdu dans les sables.La nuit tombe.La mer, agitée par les derniers souffles de la brise qui tombe en même temps que le soleil, crache jusqu\u2019à l\u2019horizon lumineux son écume phosphorescente; la quille du navire trempe dans une bulle de lumière.On approche.Les odeurs aigres du continent noir vous montent aux narines, la touffeur de l'air devient dramatique, le thermomètre de la passerelle marque quarante-cinq degrés, Les hommes, la chemise échancrée jusqu\u2019au nombril, le short, encore trop long, retroussé jusqu'à laine, les pieds nus dans des savates perdent toute contenance.Rien, mieux que cette atmosphère, ne peut montrer le vrai caractère que chacun dissimule habituellement sous le vernis des conventions.À chaque instant il faut se dilater la panse avec un litre d\u2019eau et le corps transformé en pomme d\u2019arrosoir filtre sans arrêt des gouttes de sueur de la taille d\u2019une bonne noisette.Le liquide sourd sous les ongles.Suer devient une fonction grandiose qui plie sous sa loi commune le général et le soldat, L'un et l'autre se regardent à travers les cataractes qui dégringolent des paupières.Pour la première fois ils se comprennent.Malgré cela, j'ai rencontré des phénomènes, des commerçants italiens qui habitent Massaoua depuis vingt-cinq ans.En plein midi, il font leur petit tour de santé vêtus d\u2019un veston bleu marine, d\u2019un faux col et,| comble de folie, d'une cravate.Ils passent sans se soucier de ceux qui ne peuvent même pas supporter un bracelet-montre, puis ils retournent à leurs affaires et, comme si de rien n\u2019était, ils parviennent à faire des additions ou à mesurer de la satinette.Un jour, l\u2019un d'eux m'a confié d\u2019un air détaché: \u201cII fait un peu chaud aujourd'hui, vous ne trouvez pas?\u201d Je hasardai timidement une question: \u201cMais alors.hier?\u201d Il répondit en souriant: \u2018Hier?Mais, voyons! 46, 47°, c'était raisonnable.Venez prendre un petit café bouillant, ça vous remettra.\u201d Les gens de cette sorte sont heureusement assez rares.Les quais de Massaoua que longent des arcades au bord de la mer, comme dans tous les ports de la mer Rouge, sont remplis d\u2019un va-et-vient continuel d'ouvriers, de soldats et de travailleurs qui ont adopté un véte- ment ressemblant fort à un cater contre les mouches au moyen de serviettes éponges dont les coins pendent autour figure: ©.pouvoir abriter tous Jés hommes qui y résident.ils doivent se contenter dé ne coucher: sous les autos ou, À la rigueur, à leçon de bain.Chaque passant |.\u2026 s'organise à sa façon pour lut- | \u201cComme la :viîle est Join x 8 moyennant un léger rboire, de rester immobile au soleil, Al \u2018| ler au café.il n\u2019en est pas question.Les insectes volants et ramrants ligués aux pestilex ces se chargent de vous recon- \u2018duire dans la rue.Heureux, quand on.est invité comme je le fus, par M.le Commissario Regionale, le Commandatore Pisotti.Je dois, à cet hôte aimable et charmant, un bon souvenir et un merci.Quel bonheur que de s'asseoir dans une vaste maison inodore, sous les ombrelles de vent frais que soufflent des ventilateurs silencieux, manger dans de la vaisselle chiffrée et boire demi- litre par demi-litre du toscanio frappé qu\u2019un ascari, pavoisé aux couleurs nationales, vous verse jusqu\u2019au ras bord! Hélas! il faut s\u2019en aller retrouver le grouillement de ce petit port en gésine.La nuit vient de tomber brusquement.Mais la vie ne s'arrête pas pour si peu.D'un bout à l\u2019autre de la rade, les treuils des cargos font leur bruit de crécelle.Dans les bazars, la pacotille japonaise qui s\u2019est glissée à Massaous sur la pointe des pieds passe des mains fébriles des commerçants hindous dans celles plus naïves des paysans du Piémont.Bien souvent on ne mange que ce qu\u2019on trouve et ce qu\u2019on a trouvé on le mange où on peut.Du salamino milanais arrosé de lait condensé.Dans les rassemblements, les passants jouent des coudes pour un morceau de glace.Ça ne fait rien.Le prolétariat italien admet la frugalité, condition immémoriale de son existence.Les camions américains.tout neufs, dévalent sur les plans inclinés et atterrissent sur le quai en bondissant a grands coups de ressorts.Les denrées qui débarquent montent sans arrét vers les hauts plateaux, Les camions des entreprises de transports, qui font fortune en trois mois, s\u2019ébranlent en longues théories a travers la nuit africaine peuplée de lueurs.Je rentre à bord du cargo que j'habite, gravissant des monticules de bidons.Me voici sur la passerelle devant un diner que m'offre le commandant.Sur l\u2019eau, je distingue les vedettes de la marine qui emportent des infirmières et des majors vers le navire hôpital California.Je les envie bien un peu.Dans l\u2019intérieur de ce bateau, des réfrigérateurs entretiennent la température d'un petit printemps frileux de Sei- ne-et-Oise.Allons dormir près de la cheminée du vapeur.Tout là-haut, j'aurai une chance \u201cd\u2019agrafer\u201d un petit peu de vent.Claude BLANCHARD.HISTOIRE ANGLAISE Un gentleman dans un bar: -\u2014 Donnez-moi un whisky.Le barman pose devant le client un petit verre qu\u2019il va remplir quand le consommateur lui demande: \u2014 Vous n\u2019avez pas un verre plus grand?\u2014 Oh! si.Voila! Alors le gentleman prend |!» petit verre vide, le pose sur le sol devant la porte et lui donne un vigoureux coup de pied: \u2014 Quand on est encore aussi petit que ça, on n'a pas le droit d'entrer dans un bar.Ct \u2014\u2014\u2014s\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS DE 100 ANS AUX PROPRIETAIRES DES SALONS DE COIFFURE ET DE BEAUTÉ POUR DAMES A l'approche des fêtes de la Noël et du Jour de l\u2019An, l\u2019inspecteur en chef des établissements industriels et commerciaux de la province de Québee, M.Alfred Robert, désire informer les intéressés que le Ministére du Travail, pour satisfaire aux exigences de l\u2019industrie de la coiffure.accorde une dérogation générale à la de travail dans les salons de beauté et de coiffure pour dames, autorisant les propriétaires et employés des deux sexes, dans ces établissements, à travailler jusqu'à neuf heures du soir.tous les jours à partir du 15 jusqu\u2019au 31 décembre 1935 inclusivement.ALFRED ROBERT DEUX MOTS DE HENRI IV Henri IV, alors qu'il guerroyait pour conquérir son royaume, manquait souvent d'argent.Ses lieutenants, mis par la force en demi-solde, murmuraient, mais n'en continuaient pas moins de suivre la plume.blanche sur le chemin de l'honneur.L'un deux, Bassompierre, plus tard maréchal, mais qui n'était encore que colonel, était de garde cer- avait à ses côtés le capitaine La Force et tous deux gémissaient sur la dureté des temps, sur la ladrerie du roi et de ses partisans.\u2014Je n\u2019ai pas touché de solde depuis trois mois, disait La Force.\u2014Et moi, depuis un an, répondit \u201cLOI DES ÉLECTIONS FÉDÉRALES District électoral de St-Henri.RAPPORT DES DEPENSES D'ELECTION AU NOM DE M., PAUL MERCIER candidat.a) Recettes ce vere wee $545 85 b) Location de locaux.90.00 c) Publicité.\u2026 ee een 456.55 LEO QUENNEVILLE, Agent Offiriel.Montréal, ce 27 novembre 1935.Ronse l'ombre d\u2019un nègre qui accepte, | as loi de la limitation des heures ! taine nuit dans la tente royale: I id, à Tue + Te .23e ANNEE \u2014 Ne 4 Ci de KUYPER CETTE RÉELLE SAVEUR DE HOLLANDE Bassompicrre; depuis un an c'est moi qui paie mes officiers.Le roi me doit quelque deux cent mille francs, ct n'a pas l'air de s\u2019en soucier.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE AVIS EST DONNE par les présentes que SONYA SHENKMAN, de la Cité de Toronto, dans le comté de York.province d'Ontario, femme mariée, s'adressera au Parlement du Canada, à su prochaine session, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son mari, SAMUEL SHENK- MAN, de la Cité de Montréal, dans la province de Québee, écuyor, pour cause d'adultère.Daté en In Cité de Toronto, dans la province d'Ontario, ce huitième jour de novembre 1935.SONYA SHENKMAN, e par ses procurours, Hill, Hill & Maclaren, 14, rue Metcalf, Ottawa, Onteh Sm ane au am manne eran parterre venant ar AVIS AUX AUDITEURS DK RADIOIMFYUSION LE propriétaires d'apparells radioré- copteurs Qui ant négligé de se procurer leur licence sont, par les présentes, informés que le et nprès le 30 novembre 1933, le Minintbre As Ia Marine prendra des procédures jodiciaires contre eux, ou contre raux aui se servent d'sppareils pour lesquels aucun\u201d Viconce n'a été émise.Lea auditeurs de radiodiffusion qui ne se nant pas enrore procuré leur lipence pour l'ann£s hudgftalro courante sont done nvertis d'en nbtenir une t édiatement.1x redevance sue ant $2.00 par année.On peut »s procurer den lioencen de radio dex hureaux de porte dans le» villen et vidlapen importants, des inspecteurs de rn- dis du Dénatthment.des marchands d'appareils rulinrAcetirurr at autres personnes nutoris&ew À lex Emettre.ou en adrosennt directement au Rerrica ftadintélégraphique du ministre de la Marine À Ottawa.Par ordre, R.K.SMITH, Rous Ministre de la Marine.Ottawa, le 186 novembra 1936.\u2014\u2014\u2014 Le journal \u201cl'Autorité\u201d.faisant affaires sous la raison sociale de l'Autorité Enregistrée\u201d, a ses bureaux de rédaction et d'administra- lion nu no 20954 Parc Lafontaine, Montréal.I! est imprimé à \u201cL'Eclaireur Ine.\u201d 1728.rue Saint-Denis.Set me ora 3 0 IA LES ORIGINES DE MARK TWAI célèbre huimoriste américain, la maison où il v oct \u2018è JR )'aivec le monument de ses principaux héros itéraire.Dire eRe \u2018Lui signalait-on quelque ou- \u201cvant aucun sacrifice pour l'ac- », \u2018A,travailler dans sa bibliothèque.\u201cLe marquis de Paulmy fut le \"rable Bibliothique de I'Arse.\u201chea \u2018diverses.11 fut enfin, en Wear gyi Akh oe ay Ne 1078 23e ANNEL \u2014 - \u2014 La dance des \u201csauvage\u201d des Espagnole se vres ?À en croire M.Jean Dupuy, rédacteur de \u201cl'Humanité\u201d, de Paris: \u201cLa propagande fasciste est suffisamment pourvue de eynisme pour étayer ses prétentions colonialistes sur des aspirations civilisatrices\u201d.Après une démonstration très documentée quant aux disponibilités de l'Erythrée, de la Lybie, de la Tripolitaine et de la Somalie italienne, il ajoute: \u201cEn face de ces richesses, qui wattendent qu'à être ex- poitées, considérons les principaux chapitres de l'exportation de ces pays.Nous n\u2019y trouverons point de potasse, ni d'or, ni de pétrole.Nous trouvons le café, les peaux \u2018êèches, du nacre, des perles e.du sel marin | L'économie d\u2026 pays reste donc aussi \u201cprimitive\u201d qu'elle l'était avant la \u201ccivilisation\u201d italienne, qui n\u2019a pu développer aucune des richesses latentes.\u201cOn peut sc demander pourquoi l'Italie n\u2019a pas su, comme les colonisaleurs anglais, belges, français, hollandais, édifier la richesse de quelques requins coloniaux sur les ruines et l\u2019extermination des populations indigènes.Sans prétendre épuiser la question, on peut, semble-t-il, voir une des causes importantes dans le manque de ressources financières de l'impérialisme italien.La \u201cmise en valeur\u201d, qui présuppose d'abord un waste el coûteux équipement d'un pays (chemins de fer, routes, navigation, prospection, cte\u2026) re- clame.en effet, l'investissement de capitaux énormes dont les profits sont éloignés.Dans les colonies françaises, anglaises, belges.la lutte vers des entreprises prospères rapportant gros aux requins, est semée des cadavres des indigènes et aussi de milliards draînés des bas de laine et engloutis à jamais.Dans les pays capitalistes avancés, ces milliards de faux-frais de début n'ont pas manqué.En Italie.dont nous avons récemment montré le retard du développement capitaliste par rapport a la France, à l'Angleterre, à l'Allemagne, ete., ces milliards ont fait défaut.SAUVAGERIE \u201cAussi, le colonialisme italien, par ses méthodes arriérées et surtout par ses résultats, ressemble-t-il au colonialisme le plus sauvage, celui que: pratiquèrent les émissaires des \u201cgrands\u201d d'Espagne dans leurs colonies avant de se faire déposséder par des impérialistes plus puissants et plus \u201cmodernes\u201d.\u201cSi, un jour, l'Italie conquiert l'Abyssinie, il est fort probable qu'elle aboutira aux mêmes \u201crésultats\u201d qu\u2019en Lybie et qu'en Erythrée.Pour y peupler les Italiens en surnombre de la péninsule, il faudra chasser ou exterminer les Ethiopiens qui occupent déjà toutes les terres utilisables.Mais avant d'en arrivet à l\u2019immigration en masse et à l\u2019exploitation des richesses, il y faudra des années, même des dizaines d'années et beaucoup de milliards.que l'Italie possédera d'autant moins que la conquête militaire sera par elle-même financièrement épuisante.Certains journaux \u2018italiens officiels parlent déjà de deux ou trois ans.\u201cUn grand point d'interrogation est suspendu sur la pos- sidilité qu'aura la bourgeoisie italienne de tirer profit économique d'une Abyssinie conquise.Mais ce qui est certain, c'est que pour l\u2019économie de l'Italie l'aventure aura des conséquences néfastes pour une longue période.Les aventures coloniales de l'impérialisme français, en drainant d'importants capitaux pour les dépenses mililaires el les investissements immproductifs, ont été pour beaucoup dans le retard que marquait, à la fin du X1Xe siècle et au début du XXe, le développement de l'économie française.Pourtant.la France était autrement bien pour- rue en ressources financières que ne l\u2019est L'Halie fasciste.\u201cEn Italie wméridionale, il existe des régions importantes qui attendent leur assainissement pour offrir des terres de culture à beaucoup d'Italiens.Dans tous le pays le réseau ferroviaire est aux trois quarts a voie unique, ce qui est monstrueux pour un pays capitaliste moderne.Voilà autant de lacunes, prises au hasard (et il n'en manque pas d'autres) qu'il faudrait combler.avec des milliards et que le capital italien ne parvient pas à combler\u201d\".D'où il résulte que l\u2019entreprise mussolinienne a tout à fait l'air d'une sinistre aventure, LES GRANDES BIBLIOTHÈQUES A Paris.\u2014 L'arsenal qui abrite de grands souvenirs littéraires.L'Arsenal \u2014 monument national \u2014 n\u2019est pas seulement une bibliothèque d'une grande richesse et d\u2019une organisation parfaite, c'est en outre un lieu chargé de souvenirs; c\u2019est, enfin, un bel édifice, mais dont l\u2019extérieur est d'aspect sévère.On ne saurait s'en étonner, puisque à l'origine \u2014 son nom l\u2019indique \u2014 ce fut un dépôt d'armes.11 était limité au Sud par l\u2019enceinte fortifiée due à Charles V.(Rappelons que la première enceinte de Paris fut celle de Philippe-Auguste.) Quand cette enceinte s'avéra vraiment par trop étroite, Charles V.en étendit la partie qui se trouvait sur la rive droite.En 1755, la charge de grand-maitre de l'artillerie était supprimée, mais le bailliage de l\u2019Arsenal maintenu et confié à un gouverneur, le marquis de Paulmy, qui avait été conseiller au Parlement, maître des requêtes, enfin ambassadeur en Suisse et en Pologne.Membre ide l'Académie Française et de l\u2019Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il protégeait l'Académie de St Leu ct prêtait les salons de I'Arsenal pour des expositions de peinture et de sculpture.\u2018Mais ce qui le passionnait et qui était l\u2019objet de tous ses soins, c'était sa bibliothèque.-Vrage rare, quelque manuscrit précieux, qu\u2019il ne reculait de- \u201cquérir.H n\u2019était d\u2019ailleurs pan avare de ses trésors: savants et gens de lettres étaient admis véritable fondateur de l'admi- al.Les nidoles passèrent, \u201cI'Arsonal\u201d connut.des fortu- 1797, déclaré Bibliothéque publique.Son sort était fixé.L'Arsenal eut, au XIX siècle, une vie brillante qui mérite d'être évoquée.H la dut tout d'abord à Mme de Genlis.Dotée par Bonaparte d'un logement à l\u2019Arsenal, l\u2019ancienne amie du duc d'Orléans groupa autour d'elle.sous le Premier Empire, un grand nombre de personnages illustres dont Mme Tallien, Talleyrand, Talma, Fontanes, Millevoye, Désaugiers et jusqu\u2019à Chateaubriand.Sous la Restauration, ce se- ru le tour de Charles Nodier, qui y fut nommé conservateur.A peine installé, il y ouvrit son salon non seulement aux lettres, mais aux arts, que représentèrent David d'Angers, Dévéria, Johannot, Amaury Duval, Gigon, Louis Boulanger et Eugène Delacroix, le plus grand des peintres de ce temps.Ce fut a I'Arsenal que se constitua le romantisme.Car ces révolutionnaires de la plume et du pinceau étaient d\u2019enragés et souvent de brillants causeurs.Et puis, il y avait la fille de Charles Nodier, Marie, qui deviendra Mme Menessier, Marie pour laquelle furent écrits tant de vers.Marie que tous ai- mérent peu ou prou, \u201cNotre- Dame de I'Arsenal\u201d, dira Victor Hugo.Et ce fut elle, enfin, pour qui fut fait le sonnet des sonnets, celui d\u2019Arvers.Il nous faut en arriver a la fin du sidcle dernier pour que l'Arsenal connût à nouveau un vrai \u201csalon\u201d.Ce fut alors que le grand poète des Trophées, José-Maria de Hérédia, en était l'administrateur.Ce gentilhomme de haute affabilité, à la belle tête de Henri IV, bien que de vieille noblesse espagnole (un de ses ancêtres fut conquistador), était tout à la fois Parisien et Français.L'une des filles do José-Marin de Hérédia a épousé le grand poète français Henri de Régnier.Elle-même est une grande poé- tosse \u2014 vous In connaissez sous le psoudonyme de Gérard d'Houville.Son oeuvre de poète nelle cède pas A celle de Ia com- itesse do Nonilles, bien des pod- os Théatrès à LES DEUX COPAINS * JEANNE DESJARDINS # GLORGES DUFRESRE à JEANNE MIGHOLET AGÉORCE CASTLE & NARCUERITE @ARTIUR À LORCUESTRE RADIO 8A » LES DANSEUSES RADIO & GEPMAING GIROUX Commençant samedi ! Pierre-Richard Willm Edwige Feuillère Jean Galland \u201c DIVARIUS » | | L'amour ot I» musique harme- ninés dans un drume paipitaat.En programme double avec Armand BERNARD FLORELLE dans \u201c NUITS DE NOCES \u201d SAINT-DENIS | AU SAINT-DENIS Le public aura le plaisir de revoir au Saint-Denis, dans Stradivarius, trois de ses acteurs préférés, Edwidge Feuillère, Pierre Richard- Willm et Jean Galland.L'action tourne autour d'un violon fabriqué par le célèbre luthier italien, et qu\u2019il avait dédié à une jeune fille qui épousa son rival.Le violon fut maudit, et tous ceux qui vinrent en sa possession eurent des amours malheureuses.Le second film à l'affiche sera Une nuit de noces avec Armand Bernard et Florelle.\u2018La mimique de Bernard, le brio de Florelle, les airs élerlués de Robert Arnaux, la rondeur de Carpentier sont autant d\u2019atouts pour le succés de cette oeuvre pleine de bonne humur et de fantaisie comique.AU CAPITOL Dès samedi, le cinéma Capitol présentera Shipmates Forcver, un film qui fait connaître la vie des marins d\u2019Annapolis, et dont les ne- teurs principaux sont Dick Powell et Ruby Kecler.L'existence remplie d'émotions et d'amour que mènent les midshtipmen est dépeinle de façon vivante.On les voit s'amusant ou travaillant: on connaît leur amour, leur loyauté, leur courage.Les artistes qui se partagent les rôles secondaires sont Lewis Stone, Ross Alexander, John Arledge et Martha Merrill.Personal Maid's Sceret ost le second film à l'affiche.ae \u2014 Cent francs c'est cher! ' \u2014 Cher?vous oubliez que je viens de vous découvrir cing ou six maladies, dont deux mortelles.la consultation, Ss BRR dal \u2018la BANDERA\u2019 ANNABGLLA - JEAN GABIN PASTEUR= HA.a \u20ac SuQ L'ECRAN à 4 demande générale LE FESTIVAL FRANCO- INDIEN AU CHALET Du haut même où Jacques Cartier admirait les environs du Mont-Royal.il était donné jeudi soir aux amateurs des choses du passé d'assister su Festival Francais-Indien présenté par Madame Adrienne Roy-Vilandré.Le chalet de la montagne, avec son style vraiment canadien, ne pouvait trouver meilleur emploi que de servir a faire revivre les scénes de Ia fondation de Montréal : Réception de Cartier par le Chef Agouhanna, Retour de Cartier à la cour de François ler où un admirable groupe de danseurs surent charmer, La scène du Père Brébocuf, admirablement jouée par Monsieur Ulysse Paquin.Les danses par des Indiens de race et par des jeunes talents comme Mademoiselle Pear! Schwartz et Monsieur Marc Audet (irréprochable en \u201cOiseau Tonnerre\u201d) M.Picrre Meunier, M.A.W.Fuller, qui.de représentation en représentation, font des progrès immenses, La scène d'Alaska et les Chants de la Côte du Pacifique, Tout fui rendu d'une manière trés attrayante et surtout trés vraie au point de vue historique.Madame Roy-Vilandré, créatrice de ces genres de spectacles, a apporté tous ses talents à \u2018monter ce festival\u201d composé de dix longs tableaux, tous interprétés avec tact ct même conscience professionnelle.Des fêtes comme celle de jeudi soir devraient se répéter et le chalet de la montagne devrait être employé plus souvent pour des représentations de ce genre.Madame Roy-Vilandré nous a indiqué le chemin du cha'et de la montagne; aux organisateurs d'y diriger leurs activités pour offrir.dans un cadre de chez nous, des soirées agréables et patriotiques comme celle de jeudi soir.A.P.À L'IMPÉRIAL Pour son programmie commençant samedi, l\u2019Impérial annonce une revue d'un genre différent: la revue des Vedcttes de la Radio, présentée par Henri Letondal et Les Deux Copains, On y verra avec plaisir Jeanne Desjardins, l\u2019excellente chanteuse; Jeanne Mignolct, soprano, qui a déjà fait partie de la Rory Gang: Georges Dufresne, ténor d'opéra, et Germaine Giroux, comédienne et chanteuse; puis, en attractions de music-hall, le comédien excentrique Georges Castle, les danseurs Marguerite et Arthur, ainsi que les charmantes ballerines de l'Impérial.Le programme cinématographique comprendra deux grands films: La Bandera, avec Annabella et Jean Gabin, ainsi que Pasteur, avec Sa- cha Guitry.or.tes la préfèrent même: elle a cette résonnance dont on éprouve qu\u2019elle ne s\u2019éteindra pas.L'oeuvre de poète de Mme Gérard d\u2019Houville se double d\u2019une oeuvre de romancier d\u2019une sensibilité aiguë ot tout à la fois charmante.La Bibliothèque de l'Arsenal est agtucllement riche de 800.000 volumes, 10.000 manu- serits.120.000 estampes et 2.500 cartons renfermant les papiers de la Bastille, La Bibliothèque de I'Arsenal, qui est fort riche, est par excellence une bibliothèque littéraire.Elle se double du fonds Rondel.qui est sana doute le Annabella et Jean Gabin dans une scéne de \u201cLA BANDERA\u201d en programme double avec Sacha Guitry dans \u201cPASTEUR\u201d, cette semaine à l'Impérial.fonds théâtral le plus complet qui soit.Il a été constitué par feu Auguste Rondel, banquier marseillais, mort il y a peu d'années.Amateur passionné de théâtre, il consacra à la constitution de sa bibliothèque des sommes importantes et, ce qui peut-être vaut mieux encore, une intelligence et une volonté merveilleuses.Tous les érudits du théâtre lui seront à jamais reconnaissants de leur avoir réuni une documentation si abondante.Actuellement, le fonds théâtral de l\u2019Arsenal comprend plus de 200.000 unités! Sn; Il devra attendre une semaine définitive.importantes.Gauthier n'a donc pas sa carte et avant quelque temps.gnations.la situation avant de se décider.S SPORT DE LALANNE VOIT SA DEMISSION REFUSEE \u2014 Le vice-président, George Slater, qui avait également démissionné, aura aussi une semaine pour bien réfléchir.Après trois heures de discussiuns et de tenait jeudi soir une assemblée spéciale à l'Hôte)] Queen's, a décidé, de ne pas accepter encore les démissions de Jimmy DeLalanne, le président et de George Slater, vice-président.On leur a demandé d'attendre une semaine encore et de réfléchir à la situation avant de prendre une décision L'ussemblée a été tranquille et a consisté surtout à la discussion de certains détails, tels que les transferts de joueurs, et autres questions peu On a discuté le cas de Paul Gauthier, que Billy Boucher veut avoir pour ses Canadiens, qui sont grandement en peine d\u2019un gardie n de buts actuellement.Billy est obligé de se servir d\u2019un junior, Robillard, qui, évidemment n'a pas assez d'expérience pour faire belle figure dans le Groupe Sénior.Rien n\u2019a été décidé à ce sujet, la Q.A.H.A.demandant un rapport des activités de Gauthier la saison dernière, et, comme ce rapport n'a pu être produit, on devra attendre à plus tard avant de rendre une décision.Les Royaux, qui veulent faire reconnaître leurs droits de représenter le Canada aux Olympiades, ont de nouveau protesté contre le choix des Bearcats, de Port-Arthur, et on a décidé d'écrire à toutes les sections de la Q.A.H.A., leur demandant leur appui dans la cause des Royaux.Une autre assemblée aura lieu à la fin de la semaine prochaine et De Lalanne et Slater devront prendre une décision d'ici là quant à leurs rési- Lorsqu'on leur a demandé d'attendre avant de démissionner aussitôt, ils ont accepté sans protestation et ont promis de bien considérer avant de rendre une décision.ourparler, la Q.A.H.A., qui ne pourra jouer avec les Canadiens LE BRASSEUR À - MADISON SQUARE Le combat Jack McAvoy-Al Me Coy (Florian IeBrasseur) offre un intérêt d'autant plus marqué que les experts new-yorkais, qui n\u2019ont vu évoluer IeBrasseur que dans les gymnases.le considèrent déja com- {me un nouveau Jack Delaney.Par contre, le champion poids moyen anglais va faire ses débuts américains à Madison Square, il a démontré aux spectateurs qui l'ont vu à l'oeuvre qu\u2019il pouvait encaisser les coups et les punchs avec autant Ison credit puisqu\u2019il n'a perdu que : quatre combats au cours de sa carrière professionnelle et que trois de ses matches - revanches ont été gagnés par knock-ont.Mais LeBrasseur est considéré par les experts compétents comme le meilleur poids mi-lourd de ce continent.Il s\u2019est fait une brillante renommée en quelques mois et semble mériter le classement de favori.\u201cCe qui nous étonne\u201d, écrit un chroniqueur sportif de Montréal, \u201cc'est que Florian n'ait pas eu ici autant de succés que nous en aurions espéré pour lui.Incontestablement le plus beau boxeur qui soit passé ici depuis quelques saisons, il avait à première vue tous les attributs d'un as.\u201cSes qualités ont tout de suite sauté aux yeux des critiques de New- York et si, par malheur, Jules Racicot allait perdre le fruit de ses efforts de l'été dernier, c\u2019est que peut- être nous avons été trop lents à réaliser la valeur de Florian.\u201d CE QUAND EST-ON VIEUX?En 1854, le rens écrivit un ouvrage sur la \u201cLungévité humaine!\u201d dans lequel il disait ceci: \u201cLa vie humaine se divise en huit tranches; - \u201cL'enfance, jusqu\u2019à 10 ans; \u201cLa premiére jeunesse de 20 à 30 ans.\u201cLa deuxième jeunesse, de 30 à 45 ans: \u201cLa première maturité, de 45 à 60 ans; \u201cLa deuxième maturité, \u2018de 60 à T5 ans; \u201cLe début de la vieillesse.de 75 à 95 ans; \u201cPuis la vieillesse, de 95 ans et au-dessus.* Après, il y a sans doute In décré- | pitude, puis le gâtisme, ot enfin probablement, la mort\u2026 mais ça ne presse pas! THÉATRES AU PALACE Mutiny on the Bounty, un film qui a coûté deux millions et dont on a dit que c'était le plus grand des drames marins, sera dès demain à l'affiche du cinéma Palace.Troia des plus grands artistes de l'écran et de la scène sont à la tête dune brillante distribution de plus de cinquante personnages.Ce sont: Charles Laughton, qui joue le rôle du capitaine Bligh: Clark Gable, qui tient celui de Fletcher Christian: et Franchot Tone, qui interprète celui de Roger Byam.C'est l'histoire d'un capitaine brutal qui pousse son équipage à la révolte; c'est celle aussi de la vie et des amours des marins sous un ciel tropical.AU CINÉMA DE PARIS \u201cParis-Camargue\u201d, l'une des bonnes comédies de la saison, prend l'affiche au Cinéma de Paris.On aura loccasion de revoir Albert Préjean au sourire si cordial, Simone Cerdan, l\u2019une des jeunes vedettes françaises les plus admiréos, Max Dearly, qui a à son actif de beaux succès au cinéma, et Carette, un comédien de genre que le publie appré cie de plus en plus.Le second film À l'affiche sera \u201cParlez-moi d'Amour\u201d, inspiré de la fameuse chanson de Lucienne Boyer.Les interprètes sont Roger Tréville, Germaine Aussey et Pauley.! s'agit d'un mari qui néglige son épouse pour s'occuper de ses affaires, Tout s\u2019arrange Je jour où l'époux apprend, enfin.comment parler d'amour à son épouse.\u201c de sang-froid qu\u2019il les donne Me-; physioloriste Flou-! prévoivnt que cette soirée rempor- CHUCK ET O'BRIEN avec les vedettes de la Radio à MM.Henri Letondal et Paul Foucrault, \u2018LES 2 COPAINS\u2019 l\u2019Impérial, cette semaine.AUX PRISES LUNDI Deux des plus grands rivaux qui ont jamais passé dans l'arène locale en viendront aux prises, lundi soir prochain, le 2 décembre.Ce sont Sam Chuck et Bill O'Brien.Les amateurs de lutte se rappelleront sans ! doute les nombreux matches contes- !tés que se sont livrés ces deux lutteurs.Chuck «t O\u2019Brien seront dans la rencontre finale au programme, \u2018qui sera de 2 dans 3 limitée à 90 mi- | nutes.Dans la semi-finale, Rene An- à Roméo Masse.Voici les autres préliminaires: 30 minutes: Sheik Morelli vs Paul Lebrun.Jack Miller vs Jean-Louis Renaud.Dans le 20 minutes, Al Belec vs Rod Turcotte.C'est l\u2019une des meilleures cartes de la saison que présentera le promoteur Meloche à la salle Massé, le 2 décembre prochain.SUCCÈS ANTICIPÉ AU PALAIS D'OR, LE 5 De nombreux partisans du club de hockey Canadien de la N.H.L., apprenant qu\u2019une soirée aurait lieu le 5 décembre prochain au Palais d\u2019Or, rue Stanley, en l'honneur des joueurs de cette équipe et principalement de Sylvio Mantha, dont on veut ainsi célébrer la nomination à titre de pilote des Tricolores, se dé- lclarent très intéressés par l\u2019organisation de cette fête et ont promis d'y assister.Les promoteurs de ce j mouvement, un groupe de sporismen {et admirateurs enthousiastes du club, tera un succès inespéré.Une magnifique montre-bracelet sera présentée à Sylvio Mantha A cette accasion comme preuve d'en- icouragement et que l\u2019équipe dont Mi M.Savard et Forget sont les pro- LL - : ; ra, \u201cL'adolescence, de 10 a 20 ans: priétaires, ne cessera jamais d'être | populaire auprès des amateurs de hockey locaux.* Les joueurs du club seront tous : présents et ce sera tout à la fois une excellente opportunité pour le public j de venir en contact avec leurs étoiles favorites de la glace.\u2018 (LES COLONS PROGRESSIFS Tls ont à leur portée tout le marché nord-ontarien.i \u2014\u2014\u2014 Beaucoup de gens qui étudient la population au pays, sans tenir compte des faits, se lamentent sur le sort des colons: où vendront-ils leurs produits?s\u2019exclament-ils.Il va sans dire que ces gens ne songent nullement au fait que, pour le colon, aussi bien que pour le cultivateur, le marché de sa table est le plus important et en méme temps celui que l'on oublie dans trop de foyers, pour s'approvisionner chez le marchand de toutes sortes de denrées, d'étoffes, etc, qui pourraient être produites sur la ferme.A part le marché familial, les colons ont encore des marchés importants, si importants que, dans bien des cas, le volume de production ne saurait répondre à toutes leurs demandes pour de longues années.Dans l'Ontario-Nord où nous avons encore 16 millions d\u2019acres de bonne terre arable à mettre en valeur il se trouve quelques industries.C'est plutôt un commencement du développement industriel de ce pays.mais ce développement est tout de même insuffisant pour créer un marché considérable pour les quelques milliers de colons de la région.Le gouvernement, ayant fait faire un relevé de l'importance du marché de certains produits de la terre dans! cette région, il fut démontré que; dans les SEPT principaux points de distribution du Nord ontarien, il s'est importé pour consommation locale, durant DOUZE mois, 14,592,- 000 livres de boeuf: 12,816,000 livres de porc; près de 5,000,000 de livres! de beurre: 1.766,000 livres de froma- Re: 2.154.000 douzaines d'œufs: 1,- 820,000 livres de volailles: 14.950,- | 000 livres de légumes, à part 172,000; minots de patates.} Et pourtant, s\u2019il est un pays où | l'on peut avantageusement produire ! toutes ces denrées, c'est bien en Abi- j tibi ontarien, aussi bien qu'en Abi- Uibi québecois, où une situation rem.; blable existe.Quels que volent ris désirs, nuus ne réussirons pus à vendre à gros grignon qui, avec O'Brien, furent re-: ! Avoy a de plus un fameux record ay installés dernièrement, s'attaquera \u2018 question de l'établissement de notre; Le Canadien à Toronto ce soir.DANS LE HOCKEY MAJEUR \u2014- Maroon reçoit la visite des | Rèd Wings de Détroit.\u2014 Les locaux semblent favoris.Howie Morenz reviendrait-il aux Canadiens ?, ; Nos deux équipes montréalaises sel disputent la seconde position de la, section canadienne et semblent de- | voir sous peu déloger de ln tête le : Maple Leaf de Toronto.En vffet,- {malgré son avance de deux points, * comme les Maroons et les Tricolores {n'ont joué que vina parties contre ; \u2018huit jouées par les Toronto, l\u2019avan-?tage semble bien marqué pour les: ilocaux.Le Canadien est parti Jundi pour une série de trois joutes presque consécutives à l'étranger.c'est là une des plus dures épreuves aux quelles soient soumis les joueurs.; Après avoir joué à Détroit jeudi soir, le Tricolore jouera samedi à Toronto et dimanche à Chicago et devra affronter mardi prochain son traditionnel adversaire.le Maroon.Si les Habitants peuvent partager les points au cours de cette série, ce sera un succès d'autant plus prononcé que les adversaires qu'ils auront à affronter: Maple Leafs et Black Hawks les ont jusqu\u2019à ce jour tenus en échec et que, de plus, ils sont toujours privés des services de Pit Lé& pine et de Frew.Si l'absence de Frew ne se fait pas trop sentir par suite de la tenue magnifique de Lesieur, Pusie et Buswell, celle de Lépine semble plus sensible, surtout dans Ja joute avec Toronto dont il semble toujours avoir été la \u2018bête noire\u201d.Après la partie nulle de jeudi soir avec Détroit, notre club n\u2019aurait qu'à gagner une seule partie pour obtenir.le partage égal des points que lui demandent ses partisans, mais naturellement, cing points vau- tdruient beaucoup mieux que trois, d'autant qu'à leur arrivée, les hom- :mes de Tommy Gorman ne semblent , pas disposes à leur laisser la partie facile mardi prochain, ils ont une défaite humiliante à effacer.Le travail que demandent à un milles en chemin de fer raresentent une somme de fatirues que le vuhlic ne comprend pas toujours et qu\u2019il! sait rarement apprécier judicieusement.Après plus d'une semaine d'absente, le Tricolore nous reviendra mardi sois pour la sernde reprise du due! Canadien-Maroon.la grande attraction de In saison, Cette Joute sera d'autant plus int \u2018ressan- ste que les champions voudront reprendre leur revanche et Ia mcilleu- re manière de témoigner toute notre sympathie envers nos porte-couleurs est de sc rendre en foule au Forum.* + * Samedi soir, les Maroons recevront la visite des Red Wings de Détroit qui semble cette année se spécialiser dans les égalités.En effet, bien qu\u2019il n\u2019ait que six points à son actif, le Red Wings est celui des clubs qui a le moins de défaites à son passif.Des six parties qu'il a jouées jusqu'à date, il n\u2019en a perdu qu\u2019une seule contre une de gagnée et quatre nulles.C'est dire la mer veilleuse efficacité de la défense du club de Jack Adams.Notre équipe anglaise aura donc la tâche dure si elle veut vaincre et se rapprocher de la première place de la section canadienne.+ + + Ernest Savard, président des Canadiens, s\u2019est vu offrir Howie Morenz contre l\u2019un de ses ailiers droits par Clem Loughlin, coach des Black Hawks.Il a refusé, nous assure-t-on, car dés que Lépine sera revenu sur l'alignement du Canadien, il n'ap- ra pas besoin d'un autre centre.Les joueurs que Clem Loughlan désirait le plus obtenir étaient Goldsworthy ou Gagnon.de préférence Goldsworthy, mais Savard n'entend pas se départir aussi facilement de ses étoiles.I a bien offert Couture.ancien joueur du Chicago, club de pareilles séries est des plus iépuisants: quatre joutes très contestées en six jours.cinq déplacements comportant des centaines de mais Couture et Loughlan ont eu maille à partir ensemble, l'an dernier et l'offre ne pouvait être acceptée.prix des produits agricoles aux pays qui en ont déjà à revendre, mais ceux des nôtres qui veulent
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