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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 10 avril 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1943-04-10, Collections de BAnQ.

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[" TES | +{ une époque de crise na- i tionale, le journalisme prend | une importance significative qui doit être reconnue par nos ; gouvernants, le peuple et ses dirigeants, pour nos meilleurs | intérêts communs.L'AUTORITÉ Encouragez L'AUTORITE La Cie des PUBLICATIONS PROVINCIALES Ltée 333, Edifice Canada Cement | \u2014 \u2014\u2014 Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal 3 Cents Doré _ REDIGEE EN COLLABORATION _ _ *J\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d (Campenon).Administration: Suite 333, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 No 1970 290 ANNEE \u2014 J.-A.Fortin, Dir.-Gérant.MONTREAL, 10 AVRIL 1943 À.Gilbert La Rue, Rédacteur en chef Abonnement: $2.50 par année avertissement au França ÿ fique discours sur la reconstruction de l'Europeà consequence de notre défaite.Aujourd'hui nous avons le de- coir d'ajouter: d'est aussi la conséquence de nos divisions, de É rorité*.de ceux qui ont longtemps montré une certaine sym-| | pathie envers le maréchal, parce que nous tenions compte qui assurent que même avant la guerre il avait cessé de jou à trahura.La dépêche Eisenhower, suivie de la déclaration Cordell Hull, est un ultimatum de cesser leurs divisions politiques.\u2014 \u201cCes 20 ou 30 partis d'avant la guer- ce\u201d, \u2014 Le silence de Churchill.\u2014 L'évolution de Pétain.Une } La France passe à Pheure qu'il est par une crise terri- ple.Joisant suite a plusieurs autres.A mesure que se rappro- | che l'invasion du continent enropéen, les Allemands serrent d'un cran le garrot qui l'étreint à la gorge, La déportation | \\ dans le Reich des anciens premiers ministres Edouard Daln- \\ dier ot Léon Blum et du général Gamelin, venant aprés celle: de l'ancien premier ministre Reynaud et du ministre Mandel, wri suivie sans doute de plusieurs autres actes de terrorisme.C'est ne nouvelle preuve que les Français doivent unir plus | que puruais en face de la force sauvage qui menace leur pays | d'extinction et obéir à cet appel lancé récemment dans \u201cPour : la Victoire*, organe new-yorkais de langue française, ; Parce que 1 hon.Valmore Bienve- \u201cNouveau serrement de coeur: le plus grand ami que la Leuflane qui ent srêché la Fring France ait en Angleterre, dir, Winston Churchill, n\u2019a pas mé-|ment avant et depuis la guerre, me mentionné le nom de la France dans son grand et magni.Malgré les tragiques exemples of- |ferts par le pays ayant adopté cette i politique, 1e Dr Philippe Hamel, x \"Quel sujet de méditation pour les Français.Quelle oe-, Populaire qques guoribond casion pour nous de faire un examen de conscience.Car notreirendu que l'on appelle loyal un ÿ pays cat comme un avion en perte de vitesse, il est en perte de jhomme qui tue son frère.et l'on à prestige dans le monde entier.qualifie de traitre le Canadien- RD .Francais qui se dévoue pour sauver \u201cfn été 1940, nous nous serions bornés à dire: c'est la les sions\u201d.Les \u201cfréres\u201d que le Dr | Hamel voudrait épargner sont évidemment les Boches.et il pretend | sauver\u201d les Canadiens-Français en nos disputes, de nos discordes en face de l'Ennemi.les mettant à leur merci.La logi- \u201cFt Cest pourquoi envers et contre tout, nous travaillons | lorthopédique en besoin de répara- : wn des Françaisl'union I ç Lion I attitude assumée vis-a-vis des Nations Unies par le ma- .réchal Pétain, qui blâme les Américains d'avoir bombardé| 1 existe une feuille de chou ap- les usines Renault, près de Paris, et dénonce plus que jamais ;pelée \u201cLe Moraliste\u201d.bien qu'elle la \u201cbarbarie bolchévique\u201d, faisant en cela chorus à Hitler, soit la feuille la plus immorale de | >Au-}l?province.La seule lecture de ses \u2018 titres scabreux suffit pour renseigner ceux que la lecture de ces articles pourrait rebuter.Son direc- des circonstances inextricables dans lesquelles il s'est trouvé, |1eur 2 ren Salem Alepin.Ce pré- Mais il semble définitivement tombé sous Pinfluence des La- et individus Dale Syrie du a val.des Déat et des Doriot.Finira-t-il par donner raison à ceux ! Transjordanie ou du Turkestan?er! En tout cas.le dénomme Salem, frane jeu avec la République et s'était rangé du côté des mo- | dont le torchon insulte chaque se- narchites?M.Henri de Kérillis.dans \u201cPour la Victoire\u201d, liberal Rt Ce pari n'est pas pour simplifier la situation.Nous avons été, à ÿ rappelle ses souvenirs sur le maréchal, et il consigne, en date {police municipale.essaie par tous du 22 mai 19 10, soit un mois avant l'Armistice: 1les moyens possible d'attirer sur lui \u201cJ'ai une conversation dramatique avec M.Paul Rey.l'attention publique sans y parve- picid ., de CF qe photos ir.M a ord prétendu que ceux nau, President du Conseil.Je lui dis: Vous avez choisi\\ quil attaque avaient mis le feu à Pétain comme ministre.I est pacifiste et défaitiste.Il vous l'atelier où etait imprimé son jour- , nal.et comme cela n'a pas porte.il a lance une nouvelle invention.nouvelle non des moindres: que de cet arracheur de dents res.avec tant de coeur, dans ce journal, à la réconciliation et à semble évidemment à un appareil restrict ion et a viande Le coût de la vie augmente et ces mesures restrictives | 8 nous mettent en face des nouveaux sacrifices qu\u2019il La qu estio faudra s'imposer.\u2014 Vaut mieux peiner sans cri- \u2026tiquer que de détraquer notre système économique | déja péniblement atteint.\u2014 Faisons courageusement notre effort de guerre.i ! Bon sens.justice et générosité.voilà les trois choses qu'il | faut faire triompher partout.si nous voulons tous ensemble tra- Sanson et Ia ; Verser les crises que nous envoie la Providence en vue d'éprouver \"notre valeur morale et i à la survivance.Ill ti ; aleur morale et nos titres à la survivance oil 0 ne | Voila qu'à partir du premier jour de mai prochain.nous ! serons rationnés sur la viande: deux livres par semaine pour cha- | que individu.Quand fe fameux bourreau de Paris donnait des démonstrations sur la manière dont il avait oecis Louis XL \u2014 Anglais et Anglaises.surtout les jeunes misses, raffolaient «de genre de sport., Puisque les autorités jugent le rationnement nécessaire, nous espérons qu'elles ont étudié la question à fond ct nous acceptons cette mesure comme les autres.Mais nous croyons devoir profiter de l\u2019occasion pour constater qu'en dépit de tous les plafonds.le ; prix des viandes a subi une hausse d'au moins dix à quinze pour cent depuis quatre à cinq mois.Pour la classe moyenne à laquelle Luc 0 la guerre apporte bien plus d'obligations que de profits.le prix Francis Carco.de l'Académie des viandes est quasi prohibitif.Nous comprenons que la Com- Goncourt.vient de publier mission des prix est entre deux feux et qu'elle fait son gros pos-l Nostalgie de Puris\u201d.Il y évo- sible pour enrayer les majorations, mais les pouvoirs publics de-| que le temps où tout n'était pas vratent l'appuyer peut-être davantage dans sa tâche ingrate.jote dans la Ville Lumiere et Et si les indices officiels persistent à nous chanter que le |rappelle en même temps quel- coût de la vie ne monte pas, qu'on fournisse des explications très | ques souvenirs du temps passé.claires: sinon les institutions de contrôle vont sombrer dans le, En voici de comico-tragiques: ridicule.Quand un fait crève les yeux.et vide la bourse.on ne: x x N peut I aupprimer en affirmant qu'il n'existe pas.Grdce à Dieu, nous ne som- ous vivons une époque troublée.Chaque jour, il faut im-' me: » à cette \u20ac louse proviser une solution pour un problème nouveau.L'évolution! qui plus à Ce ai odteuse des événements se précipuee a point qu'il est impossible de pré- s'achecât dans des bouges ge voir à quels expédients il faudra recourir demain pour dénouer des: s'entassai -de-fai crises d'un caractère nouveau.! EN estail pas fos mourt de-faim.Les faibles se découragent ct profitent naivement de l'occa-: 'on muse tour \u201cde sion qui passe pour proclamer leur propre sagesse en CritiqUaNS racers le lacis des toutes les autorités.puis en se demandant comment ii se fait que - visqueuses où celles de l'Ancientout le monde a perdu la tête.excepté eux-mêmes.\u201cne et de la Nouvelle Truande- Les courageux préfèrent peiner humblement à la solution; rie n'en forment qu'une et des problèmes qui se succèdent avec une rapidité vertigincuse.Evi- des moins larges -\u2014 des rencon- ce lorsque s Halles.à petites rues n des loteries vient de nouveau souiever intéressant débat Quand donc comprendra-t-on qu\u2019une loterie provinciale soulagerait considérablement le trésor public et solutionnerait le problème de nos hopitaux?\u2014En marge des examens militaires et de l'emprunt fê- déral.De nouveau.à l'Assemblée Législative de Québec.un député de Québec.M.Antonto Barette.représentant de la circonscription électorale de Joliette.a posé la question d'établir une loterie provinciale pour des fins éducationnelles ou d'assistance publique.dans notte province.M.Barrette est un membre de l'Union Nationale et 11 à reçu l'appui du député de Hull.M.Alexis Caron, alors que l'hon.M.Bouchard 1 cru devoir s'opposer à cette me- surc.Nous ne cacherons pas que M.Barrette a tout notre appui et que depuis longtemps.c'est ce que nous avons toujours préché, à l'Autorité\u201d.notre législature autait depuis établis cette loterie qui garderait chez nous.pour servir à nos oeuvres éducationnelles, des millions qui ont servi, pendant longtemps.à construire des , hôpitaux en Irlande où ailleurs.Avec le député de Joliette.nous esttmons qu'avec une loterie qui serait tenue trois fois l'an.la province de Québec pourrait toucher un bénéfice net de trois millions de dollars.Cette somme serait distribuée entre les universités, surtout pour aider à former des professeurs et assurer la poursuite des expériences screntifs- ques.les hopitaux pour la lutte à la tuberculose.Elle pourrait aussi servir à bâtur des écoles techniques et elle apporterart des subventions à la tédération des oeuvres de Charité.à la Croix- Rouge et aux organismes qui Viennent cn aude aux soldars.En Australie, de 1929 3 1933, on a dépensé S1.2.500.000 + \u201cPaul Reynaud me répond d'une voix basse et triste: \u2014| ÿ Acrillis, vous allez trop loin.Pétain n'est pas pacifiste ni dé- \u201caitiste.Et puis, C'est an homme d'honneur et je peux avoir V4: I og .J .fiance en lui.Tenez, il est venu dans ce cabinet après que } je Ceus nommé et il n'a diten m'embrassant: \u201cReynaud, vous retrouverez en moi homme de Verdun, celui qui ne capitule jamais.Cest le Pétain que vous connaissez.Mais il y à UN | journal du dimanche.a voulu autre l\u2019étain que vous ne connaissez pas, d'est l'ami, Je serai votre ami.Et vous n'en aurez jamais de meilleur! Inutile de rappeler que peu après ce baiser et cette pro- ! L Trois balles auraient éte tirées dans la porte de sa residence de la rue Saint-Denis.Curieuse façon tout de même de se venger de Salem, si quelqu'un en avait l'idée! Parions plutôt que ce dingo.en faisant insérer semblable faït-divers dans un se faire réclame que l'on s'obstine à lui refuser.Des membres protestants du Semesse de tenir jusqu'au bout.le maréchal renversait Paul Rey-i nat ayant suggere de créer des tri- naud et capitulait.H n'a pas dû verser beaucoup de larmes en le toyant partir pour l'Allemagnei bunaux de divorce dans notre sacro-sainte province de Quebec.afin de dispenser cect auguste corps d'une Enfin, la dépêche du général Eisenhower enjoignant AU | besogne ennuyeuse, quelques séna- sénéral de Gaulle de demeurer en Angleterre plutôt que de\u2018teurs québecois se sont renir en bfrique, n'a pas été, de aveu même des partisans de celui-ci, sans jeter une douche froide sur son ambition d'imposer sa politique au général Giraud.M.Cordell Hull, secrétaire d'Etat américain, donne sans doute la clef de ce mystère lorsqu'il a déclaré à un comité du Congrès: \u201cNous n'avons: qu'une ligne de conduite, et Cest celle de gagner la guerre.Vous l'avons suivie et la suivrons toujours dans l'Afrique du \\ord comme ailleurs.Avant les hostilités, les Français étaient divisés en vingt où trente partis politiques.Nous n'essaierans pas de déméler cot écheveau.\u201d L'avertissement est assez clair.Aux Francais ayant une téte sur les épaules d'en profiter.GILBERT LARUE.15,000 juifs roumains sont mourants dans l\u2019Ukraine Plus de 125,000 ont déjà péri par la faute des nazis.\u2014 Viol des femmes.\u2014 Extermination des enfants.wy (De l'Agence Télégraphique Juive.Quelque part en \u2014 ffripe).\u2014 Des 200,000 Juifs roumains déportés dans les plaines incultes de la Transnistrie, cette section de l\u2019Ukraine Sceupée par la Roumanie, seulement 75,000 ou à peu près \u201cont encore vivants mais en danger imminent de mort, La plupart des personnes internées sont mortellement malades par suite du manque d'aliments et de soins médi- \u2018aux.Des maladies de la peau, fortement contagieuses, ont | littéralement balayé la région et il se trouve que plusieurs des \u2018nimes souffrent de maladies vénériennes à In suite de leur contact forcé avec les troupes roumaines.Les déportés couchent ou bien à la belle étoile où bien dans les ruines de mai- ons à moitié détruites et le froid est intense.Is sont totalement privés de vêtements de rechange, de remèdes ou d\u2019autres spprovisionnements essentiels.Leur seule nourriture quotidienne consiste d\u2019une livre de pain pour les adultes et d\u2019une demi-livre pour les enfants.Ce sont surtout ces derniers, au Hombre d'environ 5,000, que l\u2019on trouve dans le pire état.Un appel vraiment désespéré n été lancé en faveur de ces malheureux.On y lit: \u201cSi des secours effectifs ne sont pas Immédiatement envoyés, tous ces malheureux mourront\u201d.vu n\u2019a jamais pu confirmer la véracité d\u2019une offre qui aurait \u201clé faite par les autorités roumaines à l'effet de relâcher les nternés de In Transnistrie si les Nations Unies étaient prêtes A leur fournir un refuge et à subvenir à leurs frais de transport, au taux d\u2019environ 50 dollars par tête.Des demandes de renseignements a cet égard ont été adressées à Londres et à Washington mais il a été impossible de trouver le moindre indice qu\u2019une offre semblable eût jamais été faite.objectes aussitôt au nom des bons principes.Comme si le divorce n'existait pas chez nous de fait.et comme si les innombrables annulations de mariage prononcées par nos tribunaux n'en étaient pas la preuve! Un jour que M.Bourassa.dans un discours à la Chambre des Communes, van- toit l'indissolubilité du mariage québecois, un collègue protestant lui; \u2018 cria: \u2018Eh\u2019 parlez-nous donc de vos collages!\u201d Le Maitre ne répondit pas, mais chacun sait qu'il existe à Montréal des milliers de ménages décollés et recollés, mais pas avec les mêmes éléments, ce qui devrait dispenser nos sénateurs de .poser aux Zozèphes tout à fait ignorants de cet état de choses.Ce Picrre Desrosiers dont le nom figurait parmi les chefs ouvriers mis en évidence par la grève du Tramway.est-il le même Pierre Desrosiers qui fut l\u2019une des têtes dirigeantes \u2014 si l'on peut appeler cela une tête \u2014 de la défunte Fédération des Clubs Ouvriers.dont l'existence out uno fin fragi-comi- que?Si c\u2019est le même Pierre Desrosiers, il est malheureux que le syndicat par lui représenté n'ait pas eu l\u2018occasion de faire appel à ses qualités de séduction.car outre d'é- tre Vendeur d'une poudre magique \u2018pour se faire aimer\u201d.il fut aussi \u201ccharmeuse de serpents\u201d au Parc Dominion.De sorte que muni de sa \u201cpoudre\u201d et de son \u201ccharme\u201d, lir- résistible Pierre n'eut pas manqué d'embobiner les magnats du fram- way et d'obtenir pour les grévistes des conditions beaucoup plus avantageuses.Vichy a requisitionné le fusil de Tartarin de Tarascon! C'est une dépêche do France qui nous l'apprend avec une parfaite gravité.On sait que tous les habitants doivent remettre leurs armes à la police vichyssoise, par ordre de la Gestapo.Or le curé de Tarascon posséde un fusil qu'il tient du héros immortalisé par Alphonse Daudet \u2014 du moins la tradition locale le veut ainsi \u2014 et ce digne prêtre s'est empressé do remettre l'arme dange- rouse qui £ua fani de lions\u2026 dans la iune.Il ne faudrait tout de mê- mo pas que nos aulorités à nous s'avissassent de moître la main sur les fusils à plaque de \u201837° possédés par les \u2018\u2019nationaleux\u201d du Bloc Populsire.Co qu\u2019on en verrait de gueules cassées, troun de l'air, car n'oublions pas que nos .\u2018\u2019blocards\u201d (Suite à la page 3) 1 demment, ce sont les courageux qui vont sauver le monde.Quant aux \u2018\u2019critiqueux\u2019\u2019 -\u2014 hommes faibles jusqu'à la stécilité \u2014 \u2014 ils peuvent se rendre le témoignage de compliquer encore davantage des problèmes assez ardus en eux-mêmes.Le détraquement de notre organisation économique auquel des hommes courageux s'efforcent de rémédier au jour le jour.! avec un succès proportionné à la bonne volonté qui les entoure.comporte une leçon qu'il est bon de ne pas oublier.en ce moment où chacun veut imposer sa réforme: si imparfaite que soit l'organisation actuelle du monde.si impérieux que soit notre devoir à tous de travailler à son amélioration dans l'ordre.elle vaut encore mieux que la désorganisation.Il faut avoir goûté un peu la désorganisation pour savoir combien elle est amère.La guerre cst loin d'être terminée.malgré les heureuses nouvelles de succès qui nous arrivent d'un peu partout.Nous nc sommes pas au bout de nos sacrifices.Faisons taire nos critiques destructives, nos divisions intestines afin de contribuer le plus possible.chacun dans notre sphère.à cet effort de guerre si nécessaire.Nous aurons peut-etre à souffrir davantage.Inutile dei récemuner.11 faut payer notre écot et cela va coûter cher.quoique beaucoup moins lourdement que nos alliés d'Europe.Envisageons l'avenir avec confiance et soutenons généreusement ceux qui nous dirigent et qui luttent pour nous.Les employés des hôpitaux | obtiendront-ils enfin justice ?On croit apprendre que la Commission créée il y a deux ans rendra public son rapport d\u2019ici trois ou quatre\u2019 semaines.\u2014 Depuis des années, les employes attendent justice et demandent une meilleure retribution de leurs srvices.\u2014 C\u2019est le temps d'agir.La Commission d'enquête sur les hôpitaux de la province de\u2018 Québec continue toujours son travail.mais on semble lui reprocher de mettre un peu de lenteur dans la marche de son inquist- ; tion.Deux parties de cette enquête ont été rendues publiques.il, reste encore trois autres parties à mettre au jour.Une de ces pac- ties concerne le salaire ct les conditions de travail des employés d'hôpitaux.Une lettre du comité laisse entrevoir que d'ici trois! ou quatre semaines.le tout sera terminé.Ce n'est pas trop tôt.| car l'on sait dans quelles conditions difficiles nos employés des; hôpitaux exécutent leur dur travail et quel salaire de famine ils retirent pour les multiples services qu'ils rendent avec un dévouement sans égal.Notre journal s'est depuis longtemps intéressé à cette classe si intéressante et si importante du monde ouvrier ct nous avons! toujours insisté pour que l'on rende justice à ces artisans de la! santé publique et du soulagement de la souffrance humaine.i Dans un communiqué que M .E.-À.La Caire.l'homme d'affaires de l'Association des employés d'Hôpitaux de la pro-! vince, a fait tenir à la presse.le dévoué gérant de l'association : estime que.depuis deux ans que la Commission a été créée.les: choses traînent en longueur.\u2018Pourquoi.écrit-il, faire subir à ces pauvres employés tout: ce qu'il y à de dur.de pénible et de déprimant dans une attente | romposée du père.de la mère et d'une chose qui s'éloigne toujours de sa réalisation.Les membres | de trois belles filles toutes roses de cette commission sont incapables de penser un seul instant àiçr toutes blondes.ce qu'il y a de démoralisant dans un labeur et des conditions de | chez Sanson.ir travail de moins en moins supportables.Devenez donc, Mes- | ta guillotine.sieurs, un seul instant, des employés d'hôpitaux.et vous consta- (Suite à la page 3) tres que l'on tait?Je connais le pour construire des hopitaux: on a aménagé 88 maternités, cons- quartier pour m'y être égaré.u- UVUit des chimiques et des centres de bien-etre de lentince.tout ne maudite nuit d'hiver, à la re- ta avec les benctices des loteries nationales.cherche d'un bidon de lait où je croyais pouvoir prélever la part du pauvre.La scène eut licu dans une des voies obscures que coupe lu rue Beryer: un voiturier achevait de déposer son chargement sur le trottoir.Je latssat s'élot- gner l'homme et les chevaux.puis j'entonçat la main dans l'un des récipients et Uen reticai vite car Il provenait des abattoirs de V'augtrard et contenart du sang.Les loteries.dit M.Barrette sont légalisées en France.en Espagne.en Italie.en Russie, en Allemagne, dans l'Etat hbre d'Irlande.en Hollande.en Suède.au Danemark, en Australie, en Argentine.au Mexique ot ailleurs.Pourquoi ne le seraient-clles pas a\u2019 Nous téhatons vivement M.Barrette d'avoir.une fois de plus, apporté cette question devant nos députés et nous aurions souhaité vivement que sa motion ait été adoptée.Viendra-t-il le jour comme est venu celur du vote féminin et de entrée des temmes au Barreau ou notre argent.versé à l'étranger et dans tes bingos.servira à soulager le tresor public ct à soutenir nos \u201cocuvres éducationnelles et d'assistance publique: mye - de Nous lisons dans l\u2018\u2019Action Catholique\u201d ves quelques hignes ME que nous faisons nôtres: de \u201cAvez-vous lu cette nouvelle datée de Vancouver, publiée tuyau de caoutchouc, et comme dans nos éditions J hier.ct qui relatait comment certains Canaje menfuyais honteux de mal gions entendent collaborer à l\u2019ettort de guerre: méprise, 1 grommela: \u2018Sous prétexte qu'ils n'ont pas suffisamment de boissons Un clochard qui sortit Uencotgnure d'une porte.tendit en silence un bout - T'as tort: c'est du tout alcoohques à prendre.ces citoyens de la Colombr canadienne chaud.veulent saboter le prochain emprunt de la victoire.\"No beer, no Votlà trente ans que cette pé- bonds!\u201d Pas de bière.pas d'obligations! nible aventure s'est produite; \u2018Nous espérons bien que nos gouvernants résisteront à ces J'en at encore les doigts pois- Menaces de chantage et que nos compatriotes de la Colombie ne seux.ct je me vois.courant à la donneront aucune suite à leurs protestations.Sinon, on aura rai- première borne-fontaine, afin de son de douter de la sincérité des uns et du patnotisme des autres.\u201d me laver les mains.- Dois-je l'écrire) Le spectacle Nous aurions voulu tenter brièvement.depuis plusieurs se- de la misère m'a toujours cons- Maines, cette questions des examens médicaux que subissent les terné.À tout prendre.je préfè- nouvelles recrues devant les médecins militaires.Mais nous atten- re cette histoire du bourreau.dions d'avoir en mans les preuves véritables de nos avancés.Rue des Marais-du-Temple.où On nous assure qu'il y a souvent de cinquante à cent recrues il occupait une maison tsolév qui.complètement nues, attendent leur tour pour passer devant dont les persiennes étaient tou- les examinateurs.Ne discutons pas s'il est nécessaire que les méde- jours closes.Monsieur Sanson cins vowent leurs sujets dans une telle tenue pour partaire un recevait quantité de visiteurs.La \u20acxXamen.Nous admettons volontiers que pour se rendre compte de plupart étaient des Anglais.On maladies vénériennes.pour percevoir une pointe d'herme, véri- les faisait entrer dans un joli sa- fier la présence d'hémorroiïides.constater certaines infirmités.l'exa- lon \u201ctout meublé en acajou au Minateur doit pouvoir promener librement son regard sur un milieu duquel il y avait un ex- corps nu: mais est-il nécessaire, est-il seulement utile, est-il mème cellent piano habituellement ou- convenable que cinquante à cent mobilisés attendent leur tour vert et chargé de musique.Vic- dans une nudité complète, durant une heure et plus?tor Hugo qui rapporte l'anec-' Que fait-on alors pour tromper l'attente.ct la gêne?Les dote écrit: \u2018En général.les An- plus timides deviennent la risée des autres: on se moque des dif- glais demandaient à voir la guil-: formités ou infirmités de quelques-uns; on conte des histoites lotine.M.Sanson satisfaisait ce\u2019 immorales ou scabreuses: on fait des farces grivoises: on tempête désir.sans doute moyennant! contre ceux qu'on croit responsables d'une situation si pénible.quelque paraguente.et menait Car.au fond.nos jeunes ont encore assez de pudeur pour ne pas les ladies et les gentlemen dans accepter de bon gré une telle nudité.d'être ainsi traités comme des la rue voisine 1la rue Albouy, animaux.je crois» chez les charpentiers Nous avons reçu de vives protestations à ce sujet et nous des hautes-oeuvres.I y avait la n'hésitons pas trouver ridicule et révoltante cette façon de traiter un hangar clos oa la guillotine des jeunes gens qui ont déjà assez à subir les rigueurs de la vie était toujours dressée.Les étran-, militaire sans subir des avanies de ce calibre.gers se rangeaient autour et on Réjouissons-nous qu'il reste encore assez de pudeur à notre la faisait \u2018travailler\u2019.On guil- jeunesse pour réagir contre cette exhibition en costume d'Adamlotinatt des bottes de foin.{avant la chute.Que les autorités aient donc la décence de respec- Un jour une famille anglaise ter cette pudeur.Nos jeunes perdront toujours assez tôt cette protectrice de la vertu.Nous vaggérons donc que les mobilisés qui attendent leur tour pour passer devant les examinateurs puissent se couvrir convenablement.quitte à compléter leur déshabillement tout juste quelques minutes avant l'examen.Ainsi les mobilisés seront ; moins exposés aux refroidissements et la morale sera mieux protégée.Un peu plus de décence ne nuita 3 personne.se présenta C'était pour voir Sanson les mena chez le charpentier et fit jouer (Suite à la page 3) PAGE DEUX L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 10 AVRIL 1943 | ! | ! i | | Une excellente initiative du service d\u2019hotellerie de la province Les cours donnés aux hoteliers de la campagne dépassent les espérances des organisateurs.\u2014 L'industrie hôtelière aujourd\u2019hui et demain.\u2014 II faut se préparer pour les années à venir.Lors de notre passage dans la jolie et coquette petite ville de la Rivière-du-Loup.nous avons eu l'avantage d'assister à un des cours donnés au bénéfice des hôtelier de la province.au Manoir, sous la direction de M.Loic Trudel.directeur du service de l\u2019Hôtellerie.en cette province, et d'apprécier les exceilents services que ces cours sont appelés à rendre à nos hôteliers.Les cours sont suivis par des centaines de personnes attachées à l'industrie hôtelière et l'on nous a appris qu'il faudra prolonger la durée de ces cours pour répondre aux nombreuses demandes qui arrivent de tous les coins de la province.C'est donc un magnifique succès que vient de remporter le Service de l'hôtellerie dans cette entreprise lancée sous les auspices du ministère provincial de l'Industrie et du Commerce.Il ne s\u2019est pas trompé.en escomptant que bien des gens désireraient profiter de l'occasion d'apprendre comment ils pourraient améliorer la tenue et le fonctionnement de leurs établissements.On leur a | rendu sûrement un grand service en leur fournissant de cette manière li possibilité de se renseigner facilement à ce sujet.Les cours sont gratuits: ceux qui les suivent n\u2019ont rien à débourser pour leurs chambres et leur pension.Cela fut établi cn vue de mettre à la portée de tous les leçons organisées ainsi.On aperçoit que les frais encourus de la sorte ne sont pas des fonds perdus.La province a tout incérêét à maintenir son service d'hôtels et de restaurants au plus haut niveau possible.Elle attirera et gardera ainsi un plus grand nombre de touristes.Et il ne faut pas oublier que si ceux-ci se font rares présentement, le flot de l'immigration touristique reprendra dès que la guerre sera terminée: on n'a pas tort de se préparer pour le retour du temps de paix.Dans nos grandes villes.le commerce de l'hôtellerie est des plus prospère.Tous les hôtels sont remplis et.dans un certain nombre de petites villes de la province où se trouvent des camps militaires.la situation est la même.Mais si les hôtels de nos | grands centres et certains autres, à la campagne.jouissent d'une Le Régiment de Maisonneuve (2e bataillon de réserve) s'est particulié:ement distingue au cours de la saison dans les manoeuvres d'hiver du groupe de la 34e brigade de réserve, à Montréal.On les voit ici au cours d'exercices typiques.alors qu'ils -construisent des huttes de neige.Dans la photo du haut a gauche, un peloton de militaires exécute le trav ail préliminaire.En arrière plan.on voit des porteurs d'eau dont la besogne consiste à solidifier les huttes en donnant un fort degre de consis \u2018ance à la neige.En haut à droite.les huttes sont terminées et peuvent les premières positions de l'ennemi.En bas à gauche.le colonel Paul Grenier.commandant de la 34e brigade de réserve (2e de droite) exami- recevoir leurs occupants.Ces huttes ont pour objet de loger les éclaire urs avances et les téléphones de campagne qui transmettent à l'arrière | ne les plans dressés par le major Hughes Mitchell (2e de gauche:.Dans le médaillon.deux hommes du régiment de Maisonneuve regardent le photographe par l'orifice de leur habitation improvisée.Enfin.dans la photo du bas a gauche.les hommes retournent à leur caserne après une fin de semaine d'excellent travail.(Photos Armée canadienne) Les Bonapartistes dans l\u2019Alabana À Montreal récemment, le profes-, tuient d'urdents bunapartistes, ct on seur Pierre Brodin, de New York, les soupgonna longtemps de com- traitait dans une conférence des ré- | ploter en vue de la libération de fugies français aux Etals-Unis, de, Napoléon.Après avoir tenté de fon- 1790 à 1800.Cela remet en mémoire der une cclonie en Pennsylvanie, les aventures en Amérique de nom-!Parmentier obtint d'importantes breux bonapartistes, quelques an- \u2018concessions de terres dans el'Alabanées plus tard, et plus particuliére- ma, où un groupe d'enthousiastes ment lu colonie française de De-;jetèrent les bases d'une ville qu'ils sopulis, dans l'Alabama.Au lende- , «ppelèrent d'abord Eaglesville, en main de Waterloo, un dressa en souvenir du petit empereur, puis |abtint finalement son pardon et renom France une liste de généraux et Demopolis,.\u2014ville du peuple, d'officiers napoléoniens, accusés de : qu'elle porte encore de nus jours.trahison envers le Roi, condamnés, Parmi eux Lefebvre-Desnoucttes, a subir leur procès devant divers |héros de Saragosse.que Napoléon conseils de guerre.Ces hommes fu-{embrassa à Fontainebleau; le colorent d'abord invites à se retirer enjnel Nicolas Raoul, qui conduisit province, en attendant que se déci- | deux cents grenadiers de Cannes à dât leur sort.Dès 1816, bon nombre Paris.pendant les Cent-Jours: Cluis d'entre eux quittaient leur pays et{et Simon Chaudron, directeur de s'embarquaient pour les Etats-Unis.L'Abeille américaine: Peniers, an- On comptait parmi eux Joseph Bo- |c:en :membre de l'Assemblée natio- naparte, frère de Napoléon; les fils \\nale.Dépaysés en Amérique, ces du géneral Murat, ex-roi de Naples; [aristocrates y vécurent pendant Charles et Henri Lallemand: le'quelques années une aventure qui général Rigaud, qui échappait a une ' tient de l'utopie, Ils plantèrent des condamnation à mort; les généraux | oliviers et des vignes, voulant re- Lefebvre-Desnouettes et Vandam- | créer dans l'Alabama la chaude at- me; Gruuchy et Bertrand.le comte i .nosphère du midi de la France.Le Réal.Régnault de Saint-Jean d'An- raisin donna du vin aigre et les o- gély.Garnier de Saintes, Lakanal.!liviers moururent, Des :nalheurs Joseph Bonaparte acheta dans l'E- | successifs frappèrent leur tat de New York 150,000 acres de!qu: bentôt périclita.terre, y préparant un asile à Na- i * poléon ler, pour le cas où il s'é-y Les habitants de Demopolis se chapperait de l'ile Sainte-Hélène.I] | dispersèrent.Quelques uns se cons'installa plus tard dans sa riche'sacrèrent à la culture du coton, propriét* de Bordentown, où fré- | mais sa plupart d'entre eux vendi- quentérent Charles, Jérôme et;rent leurs terres et se réfugièrent Charles-Lucien Bonaparte, Lafayet- | chez leurs compatriotes de Mobile te, Eugène Ney, les deux fils dejet de la Nouvelle-Orléans.Ils de- Fouché, Quinet, le duc de Monte-'Yinrent professeurs de danse ou bello, Le Ray Chaumont, Combes, d'escrime, marchands, croupier s de Girardin.Latapie, Miot de Meli-|dans les maisons de jeu.En 1826, to.on ne comptait plus que cinq Français à Demopolis.Ayant dépensé Un groupe de Français s'établit | plus de $25,000.dans The Vire and vers le même temps dans l'Alaba-' Olive Colony.Desnouettes quitta ma, au confluent des rivières Tom- | l'Alabuma en 1823.Il partit pour la bigbee ei Black Warrior.Tous é-i Belgique et se noya en vue de la colonie, .\u201cCoopérative Fédérée.vôte d'Irlande, quand le navire qui le portait heurta un récif.Le colonel Raoul connut une existence non moins pénible.Découragé par ses insuccès en agriculture, il devint passeur à French Creek, sur la rivière Tombigbee, à trois milles de Demopolis, cependant que sa noble épouse, ancienne comtesse de Sinabaldi, jadis dame de compagnie de la reine Caroline d'Italie, faisait des crêpes sur la rive, pour les voya- veurs affamés.Raoul se trouva ensuite soldat de fortune au Mexique, tourna en France.Cetie page assez peu connue de l'histoire des Français dans le nouveau monde, mérite d'être rappelée.Elle montre sous un jour curieux le revers de la gloire.Un autre groupe de bona- \u2018partistes tenta sans succès de s'établir au Texas, sous la direction du général Rigaud et deux fréres Lallemand, mais c'est là une autre histoire.L'INettré \u2014 @e
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