Le bien public, 8 juin 1909, mardi 8 juin 1909
[" LIBRAIRIE LAVAL J, Anoreur lELLETIER, Sora Hart, Telephone 302 {es Trois-liivières, \u201cLE BIEN TROIS-RIVIER \"NOTRE PROGRAMME Nous au- jourd'hui au publie avec une sereine quiétude.Des fées, bonnes NOUS presenfons et mauvaises, président aux nais- $ sauces dit-on, et si nous devous voir un présage heureux daus le Beau soleil de juin, nous pou- Vous que l'enfant \u2014 ara cla passion de la grande Clumidre, et ne sericpas méchant.Notre journal nait viable, Nous remercions les sympa- FU thies déjà noubreuses qui ont © raceueilli li promesse de notre vente, el nous espérons être di- vpe de la confiance qu'on nous témoigne.5 Nous rééditous ici crime alin que des le début, 2 la position que nous entendons prendre soit clairement établie, et parfaitement comprise.Strictement indépendant partis politiques, nous serons en mesure d'apprécier les questions d'intérét général avec une entié- re liherté d'esprit, sans pauctiali- laiblesse, assurer notre pro- dos (C corte aussi sans Nous «1uVons que, en prenant vette position.franchement et une fois pour toutes, Nous serons mieux en état de servir la cause du bien publie : c'est le titre de notre journal, et «ost aussi notre programme, Mais la vraie raison d'être de l'œuvre ue nous entreprenons, est d'assurer à notre district un organe activement dévoué à l'in- $ tèrèl régional, et nous croyons 3 en cela réparer une lacune que les grands quotidiens de Montré- $ al ou d'ailleurs ont toujours été F8 v{ seront toujours impuissants à vombder.Ces journaux des gran- | des cités sont forcément accaparés par des questions qui sont pour eux d'intérèt purement lo- à cal, et qui le plus souvent, nous 45 intéressent peu où pas, comme 3 par exemple en ce moment, les E (léboires du Conseil de Montreal.2 I£t nous avons de notre côté.dans ; le distriet des Trois-Hivières, des : questions d'intérêt local dont les : journaux étrangers ne se soucient guère d'entretenir la gran; ; de masse de leurs lecteurs, It: % d'ailleurs.le voudraient-ils, qu\u2019ils | $ ne sauraient trouver ui le temps ie ni l'espace qui conviendrait i à nos propres alfaires.Un journal largement consacré aux intérêts du district des Trois-Rivières, s\u2019impose donc, et nous avons cou- ! fiance que celui que nous offrons ; au publie aujourd\u2019hui sera juste-! ment apprécie.Trois-Rivieres renaît vaillane-; nier semble avoir provoqué un renouveau rempli des plus séduisantes promesses.\"projets depuis longtemps débatlus sont encore à résoudre.Or sur toutes ces choses, il importe que la-décision & prendre soit la meil- ment de ses cendres, eld tel) apoidsi la mauvaise presse.point, que le désastre de l'an der-i 51 comme le disail si justement Cependant, ; nous avons à envisager tous les jours des questions nouvelles, et ; tous les jours surgissent des pro-: yité, qui ne lirait que de mauvais blèmes dont la solution doit être | journaux, deviendrait au bout de à immédiate.D\u2019un autre coté, des | {rente ans un peuple d\u2019impies et DEUX SOUS LE NUMÉRO JOSEPH BARNARD, Editeur-Propriétaire.PUBLIC\u201d ES, S MAI 190) 1000 leure, Toutes les opinions.tous les projets, doivent être soigneusement éfudiès, discutés, müris : et notre journal est d'avance ie- (uis à toutes les causes justes of saines, l\u2019our les questions d'ordre intime qui intéressent chaeun des autres centres commerciaux de notre district dont l'importance s'averoil tous les jours, tels La- Grand More, Shawinigan, Nicolet, Louiseville.St-Tite, ete.nos volonnes resteront largement ouvertes.Il n'est pas une municipalité qui.à un moment donné, n ait sa question de route, de pout, de taxe, ele: toutes ces sortes de choses, laissées souvent à une action individuelle insullisamn- ment éclairée, où trop intéressée.risquent fort d'être décidées à l'avantage du petit nombre quand elles devraient toujours rigoureu- - sement l'être à l'avantage géné- rat, Le journal local.qui est le véliicule de toutes les idées, de toutes les opinions justes, est le reméde tout indiqué à cet état de choses.Pour ce qui est de potre sys- teme d'information, nous pouvons dire dés maintenant qu'il, sera de nature à renseigner nos lecteurs sur toutes les nouvelles importantes de la région .Ilva de soi que nous nous abstiendrons de faire écho aux racontars sensationnels des grands quotidiens, mais ne fëFions-nous que rectifier les nouvelles fantai- xistes inventées pour les besoin du jour.que nos lecteurs de-; vralen( encore nous en savoir gre-Ce que NOUS pOUVOUs garaun- tir dans tous les cas, c'est que les affaires seabreuses ef les choses malpropres n'adront pas leur place dans nos colonnes: nous les laisserons au ruisseau d'où elles ne devraient jamais sortir.| Et ceci nous aanêne a dire gue \u201cLE BIEN PUBLIC sera un] journal catholique dans toute la\u2019 franche acception du mot-ll, existe un certain malaise dans notre societé ; de (emps en temps et un peu partout, dans nos parlements.dans nos Conseils municipaux,, ete.des idées étrau- ges se fout jour.l\u2019artoul el toujours, nous serons sans merci: pour l'erreur, comme aussi nous nous efforrerons d'observer, à l'égard des personnes, les lois de charité chrétienne.L'incohérence où se débat prè- sentement la nation française est bien de nature à nous dégoûter des lubies des novateurs, mais la presse catholique ne doit pas rester inactive.elle doit\u2019 faire con- le cardinal Pie: \u201cQuand mème une population tout entière viendrait encore autour de la chaire, le peuple le pius religieux du monde, le plus soumis à l\u2019auto- de révoltés.Tumainement parlant, il wy a pas de prédication qui tienne contre la mauvaise presse.\u201d TROIS-RIVIERES, MARDI, 8 JUIN 1900 LE BIEN PUBLIC EDITION BI-HEBDOMADAIRE l\u2019our Toutes les questions de doctrine, nous entendous nous soumettre entièrement aux décisions de notre Evèque, car ve, b'est pas nous qui songerions à nier à l'Evèque le droit de contrôler tout ce qui.en matière de | doctrine et de morale.simprime et se lit dans son diocese, Ce droit ne saurait d'ailleurs | faire de doute pour personne.surtout depuis que Pie N a écrit | les lignes suivantes qu'il a empruntées à Léon NII! en les faisant siennes : ** Que les Ordinaires, même comme délégués du Siège Apostolique, s'efforcent de proscrire les livres et autres o- crils mauvais, publiés où répandus dans leurs diocèses, et de les arracher des mains de leurs fidé- les\u201d Au surplus, nous entendons mettre en pratigue les sages eon- seils de limmortel Leon NII.- Chaque région avant ses intérèts propres et ses hesoins spéciaux, oil serait convenable disait-il \u201cet sdutaire que chaque contrée possedät ses journaux partieu-.tiers, destinés à être les champions de l'autel et du foyer, et organises de facon a ne s\u2019éearter Jamais du jugement de l'évèque avee lequel ils s'appliqueraient a marcher en communaute d'i-| dèes et de sentiments, Le clerge devrait les favoriser de sa bien- veillanee et lew apporter le secours de sa doctrine, et tous les: Vrais catholiques les tenir en: haute estime elles nider suivant teurs moyens ot leur influence.\u201d (Léon NI.Eneyel, lu ipso.2 mas SOI.) La campagne si vigoureuse- tuent entreprise en faveur de la, temperance aura notre plus cordial appui : c'est une œuvre d'as-! \u201csitinissement moral et de relèvement national à laquelle nous ne saurions rester indifférents, Les! \"œuvres sociales, les coopératives, syndicats agricoles et syndicats ouvriers, caisses d'épargneet de .° | « ! credit, seront de notre part 'objet d'une particulière altention.- cuse à s'en priver.Nous nous sommes assuré le concours de vollahorateurs dis- | tingués qui apporteront à la réussite de notre œuvre le précieux appui de leur travail et de leur | expérience.! Croyant enfin, sous {ous les rapports, pouvoir mériter la pleine et entière confiance du public, nous terminons en reitérant : notre appel à sa généreuse bienveillance.0e Au Conseil de Ville ! Nous suivrons avec un grand intérêt toutes les délibérations de notre Conseil de Ville.Le désastre de l\u2019an dernier lui x créé une tâche particuli- ârement lourde ; présider à la reconstruction de la moitié d'une ville n'est pas une mince affaire.Nous ne voulons pas récriminer sur ce qui a été fait jusqu\u2019à présent, chacun ayant cru faire pour le mieux.Dans le «lésarroi de la première heure toutes les bonnes volontés se sont montrées nombreuses, et les cœurs vaillants.Mais aujourd'hui, les esprits ont eu le temps de se ressaisir et les grosses erreurs ne s\u2019expliqueraient plus.Il importe donc de bien faire ce que nous faisons; c\u2019est la plus importante partie de la ville qu\u2019on est à bâtir, et nous souhaitons bien que se soit pour longtemps.La position du Conseil est donc exceptionnelle et il faut de toute nécessité que su composition'soit de premier - choix.Lit nous ne cachons pas dès maintenant que nous ferons de notre mieûx pour qu'il en soit ainsi.La question est déjà d'actualité puisqu'on \u201cest à choisir dès maintenant les candidats de Juillet, Depuis le temps qu'on déplore l'immixtion de la politique dans nos affaires municipales, nous espérons bien que la chose va finir une fois pour toutes, et que la vieille Halançoire de \u2018* deux bleus, deux rouges ne se reverra pis cede année.La position que nous prenons au journal nous permettra d'ailleurs de combattre bien à notre aise ce joli svstème.Ce que nous voulons au Conseil, ce sont nos plus fortes têtes, nos moeil- leurs hommes : une réelle compréhension des affaires, de l'initiative et voire mème, (révérence gardée) de l'instruction, sont autant de bonnes cho- Ses que nous ne pouvons jamais (rop souhaiter voir lit.Ce que nous ne voulons pas voir par exemple, ce sont des échevins arriver au Conseil les mains liées d'avance par des engagements occultes à | certaines coteries, À certaines factions dont l'intérêt public est le moindre souci.Nos échevins ne doivent relever que de leurs seuls électeurs, et le bien , général doit être leur unique but.Ils doivent entrer au Conseil les mains libres, et en sortir les mains nettes.\u2014A Montréal, il parait que 100 boulangers suffisent à donner du pain À tous ceux qui ont faim, Mais pour donner à boire à tous ceux qui ont soif il faut, à part les réservoirs de l'aqueduc, 500 buvettes et des centaines d'é- \u2018 piceries licenciées.On demande un homme de bonne volonté pour [aire le même caleul aux Trois-Rivières.Payons nos Taxes Les Laxes sont payables à l'Hotel de Ville jusqu'à quatre heures, vendredi soir, le 11 du courant.Passé cette date, les taxes resieront perdu leur droit de vote.Ce droit de vote est tellement important que personne n'aurait d'ex- Toute négligence en semblable matière n'est pas d'un, hon citoyen.Questions Sociales DIALOGUE SUR LES SOCIETES NEUTRES.\u2014Quel mal y a-t-il, je vous prie, à fai- ! re partie de ces sociétés ?Vous prétendez qu'elles offrent des, dangers au point de vue national el religieux parce qu'elles ne tiennent pas compte de la nationalité ni de ln religion des membres ; on voit bien que vous ne les connaissez pas.Au point de vue national d'abord.ces sociétés nous donnent une grande latitude.Elles nous permettent, par exemple, d\u2019avoir des cours canadiennes-françai- | ses quand elless'impläntent clhiez-nous.\u2014Vous fournissent-elles aussi des constitutions et un rituel redigés en français ?\u2014Pas toutes, mais il y en a qui le font.\u2014Ah ! vraiment, il y en a qui vous font cette faveur-là, et vous leur êtes reconnaissants, comme de raison, vous, canadiens-français, de ce qu'elles daignent vous permettre l'usage de votre langue, Nous avons la reconnaissance si facile nous autres.Dites-moi donc maintenant, quels avantages particuliers vous attirent dans ces sociétés ?.\u2014Les avantages qu\u2019elles nous offrent, ma.foi, sont à peu'près les mêmes que dans les autres sociétés du même genre.Toutes les mutuelles, voyez-vous, i \u2014si nos pères s'étaient fichés comme doivent baser leurs opérations sur les lère Année No.1 I F.! mêmes statistiques et les mêmes calculs.Les cotisations et les primes à payer, les secours en maladie ou à la wort, en un mot, les obligations et les avantages sont nécessairement les imé- Mes, avec des variantes dans les dé tails, pour toutes ces sociétés.: \u2014Mais alors, pourquoi ne pas entrer dans une société canadienne-française ?Est-ce que nus sociétés ne valent pas les autres ?| -
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