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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 15 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1938-12-15, Collections de BAnQ.

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[" _ ORGANE DU oa\u2019 pat .ears RÉVEIL TRIFLUVIEN 30e ANNÉE \u2014 No 49 Les barbiers de Toronto et d\u2019ailleurs Le prix de la coupe de cheveux est fixé à quarante sous, à Toronto.C\u2019est le Toronto Saturday Night qui nous apprend cela en même temps qu'il nous apprend aussi que \u201c les barbiers trouvent que les Torontoniens se font moins souvent faire les cheveux depuis que le prix du \u201chair-cut\u201d a été fixé à quarante sous.Tiens, tiens, curieux retour des choses! Il paraît même que certains \u2018coiffeurs songeraient à demander un abaissement de ce tarif légal.Evidemment tout le monde ne peut pas être économiste, même \u201céconomiste distingué\u201d.L'on a cru à Toronto, (ailleurs aussi, probablement,) qu'il suffisait de relever le tarif pour accroitre le rendement fiscal.Cela paraissait si simple et d\u2019un calcul si serré, que l\u2019on n\u2019a pas pu s\u2019imaginer que l\u2019effet de ce relèvement pourrait être exactement contraire à celui qu\u2018on attendait.Frédéric Bastiat, un très vieil économiste français, par l'étude et l'observation, avait déjà découvert cela qui pourrait servir à d\u2019autres qu\u2019aux barbiers de Toronto.Il avait formulé cette loi que l'impôt, par exemple, peut arriver à ce point que ce que l'on ajoute à son chiffre on l\u2019enlève à son produit.Les figaros de la ville-reine, avec quelque rctard, viennent de faire la même découverte.Ainsi en Angleterre, au milieu du 19e siècle, on s'était dit que si 100 shillings de taxe donnaient 100 shillings de revenus, 105 de-taxe donneraient 105 de recettes.C'était rigoureux et mathématique.Et pourtant, la recette ne fut que de 96 shillings.Pourquoi?les barbiers de Toronto pourraient nous l\u2019apprendre.Il y a une limite à la taxation profitable.Au-dessus de ce plafond, imposer plus, c\u2019est recevoir moins.\u2026 .En 1775, Turgot réduit de moitié la taxe sur le poisson de mer.Résultat Le produit de la taxe reste le même parce que la consommation double.Les pêcheurs sont actifs, ils vendent deux fois plus et le populo qui aime le poisson en mange deux fois plus.L'Etat n'y perd rien, les pécheurs non plus et populo y gagne.C'est le contraire à Toronto puisque les barbiers se rendent compte que leur prix sont trop élevés.Se faire couper les cheveux à .40 cts, c\u2019est 15 sous de plus qu\u2019à 25.À .40 le client passe chez le barbier une fois dans le mois.À .25, il y va deux fois.Le client est plus satisfait et le barbier touche LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 15 DECEMBRE 1938 certains paysans pour la joie partout\u2019 Ce n\u2019est plus dans les discours qu\u2019il faut chercher l\u2019éloquence.Notre esprit rassasié, blasé, réclame des convictions plus simples et plus profondes à la fois, plus adaptées à la réalité des choses.Un exemple.Des orateurs ont chanté partout le charme de la vie rurale.Des publicistes en ont fait le thème iné- 50 au lieu de .40 .II travaille plus fort?Peut-étre mais il s'ennuie moins, il est moins inquiet et il gagne plus.Les lois sociales, c\u2019est beau, c\u2019est magnifique! Mais c\u2019est d\u2019un maniement difficile.En France, tout récemment, le rapporteur du budget du département de la Seine confessait que la dernière augmentation du tarif avait diminué de 25% la clientèle des autobus.Les Barbiers de Toronto 'viennent de faire la même constatation quant a leur clientèle.- M.Joseph Barthélémy, dans la Capital où nous puisons tous ces renseignements, rappelle qu\u2019un chancelier de I'Echiquier avait constaté qu\u2019au tarif de 1 franc 90, le droit sur le café ne lui rapportait que 12 centimes par tête d'habitant.; Il le réduisit des deux tiers.Résultat?La consommation augmenta tellement que le droit lui rapporta dix fois plus par tête d'habitant.L'Etat, les producteurs de café, les marchands et les consommateurs y avaient tous ga- é.Les barbiers de Toronto et tous ceux qui, généralement, (Suite à la page 16.) Un grand film sur la paysannerie \"LL .x \u2019 e jour ou tous partageront l'amour de sans avoir rien appris, vou- la terre, il y aura de de leurs articles.Tous, ou à peu près, ont laissé puisable le public indifférent.Voici qu\u2019un simple film, celui que l\u2019abbé Tessier commence à présenter sur la Paysannerie québecoise à des auditoires divers, nous émeut, nous force à réfléchir.Un film à la gloire de la terre, très simple, ce qui ne l'empêche pas d\u2019être artistique; un film très suggestif, dans le sens le plus pur du mot.Ces imagès rurales, qui se déroulent avec une admirable diversité, opèrent ce miracle d'une transformation complete et sincére de nos idées toutes faites à l\u2019endroit de la vie paisible des campagnes, la plus riche et la plus belle des vies.Comme ces images rempla- cent avec efficacité les longues et sonores tirades! Et il suffit de si peu: un vieillard qui se repose au soir d\u2019une, journée d\u2019été; une octogénaire encore alerte qui file patiemment au rouet; un paysan qui laboure, un colon qui essouche; et c\u2019est l\u2019appel des cloches, le dimanche, ou encore la prière en famille ou le Benedicite.Des tableaux brefs, qui donnent l\u2019impression d\u2019avoir été captés n\u2019importe où dans la Province, de Gaspé à l\u2019Abitibi, du lac Saint- Jean aux Cantons de l'Est.Partout, dans chaque paroisse, de la plus prospère à la plus pauvre, c\u2019est le même poème du travail, le glorieux travail de chaque jour, exécuté dans la joie de vivre et d\u2019aimer.La lecon de ce film, chacun se la répète à part soi, et ne s\u2019y trompe point.On peut la résumer dans cette phrase de Pourrat, un autre chantre de 5 sous la copie lls sont donc si peu nombreux ceux qui s'intéressent à l'avenir politique de notre pays ?La Société St-Jean-Baptiste des | Trois-Rivières a célébré, diman- \"he soir, en l\u2019édifice de la Commission Scolaire, le septième anniversaire de la signature du statut de Westminster.Il faut croire que toute la population est bien au courant de tout ce que nous vaut cette grande charte de notre indépendance, puisque cent autres personnes auraient pu trouver place, dans la salle de la rue Hart.Au sujet de l\u2019auditoire disons qu\u2019il était composé d\u2019un pharmacien, d\u2019un agronome, de trois frères enseignants, d\u2019un notaire, de cing instituteurs, de deux médecins, de deux agents d\u2019assurance, de cinq avocats, de deux journalistes.Les autres?De glorieux inconnus, une cinquantaine environ, Plusieurs abbés, quatre députés, MM.Gariépy, Crète et Gauthier, Brunelle.Les débuts de cette manifestation, à l\u2019avenir annuelle, sont suffisamment modestes pour en prédire de grandes choses.Le principe est posé, la semence est en terre.La Société St-Jean-Baptiste doit étre remerciée pour avoir répondu a I'appel de la Ligue d'action nationale la priant d\u2019organiser, aux Trois-Rivières, la célébration de cet anniversaire dédaigné de- vuis sept ans.Que la population n\u2019ait pas manifesté plus d\u2019enthousiasme, il fallait s\u2019y attendre.Le solonialisme a été trop savamment cntretenu et depuis trop longtemps.La réaction ne pouvait être violente.A Québec, à Gravelbourg en.Saskatchewan, a Hull, à Chicoutimi, des célébrations identiques ont eu lieu.A Montréal, malgré les derniéres minutes de Ia campagne municipale, I\u2019'auditoire remplissait la salle du Monument National.Le succes a été éclatant a Montréal.Avant de lever la séance, l'assemblée a adopté quatre voeux: 10) que le 11 décembre soit reconnu et célébré comme la fête de l\u2019indépendance du Canada; 20) que le gouvernement fédéral fasse le plus tôt possible le choix d\u2019un drapeau canadien conforme aux aspirations des deux nations fondatrices du Canada; 30) que le parlement fédéral et \u2018e parlement de Québec soient priés de supprimer les appels au conseil privé et d\u2019amender en conséquent le statut de la cour su- préme du Canada; 40) que désormais le vice-roi du Canada soit choisi au Canada parmi les Canadiens.Au cours de la manifestation trifluvienne, ont adressé la parole MM.François Nobert, avocat, Henri Boisvert, notaire, président de la Société St-Jcan-Baptiste de Québec, les députés Brunelle, Gariépy, Gauthier et Crète et Mgr Hormisdas Trudel V.G.M.l\u2019abbé Tessier a aussi présenté un film cinématographique qu\u2019il a appelé: poème à la gloire de la paysannerie du Québec.On se rappelle que les quatre députés présents ont fait partie du groupe parlementaire qui s\u2019est opposé à la votation des crédits militaires impérialistes, Ils ont de nouveau affirmé leur détermination à ne voter de crédits que pour la défense du Canada seulement.Le statut de Westminster leur fournit de nouvelles raisons d'ordre juridique pour justifier leur conduite.Avant la campagne entreprise dans le but de faire connaître ce statut, ils avaient amplement raison.Maintenant que, sept ans après sa signature, on découvre toute la portée de ce texte de loi, le peuple les approuvera encore davantage.La manifestation de dimanche soir ne revêtait aucun caractère volitique.Faut-il voir là une raison de l\u2019absence des Trifluviens?Quand sept nouvelles années se seront écoulées, l'opinion publique aura évolué.Il faut quand même se réjouir du succès de cette première célébration.Ne serait-ce que pour la reconnaissance du principe.A.Lla terre saine, et dont on retrouve dans les légendes explicatives du film quelques idées familières: \u201cUne immense pensée d\u2019amitié va vers ces gens, va vers ces vies, dans ces campagnes antiques et bonnes\u201d.Ces gens aiment le travail.La est le secret de leur bonheur.Le jour où tous partageront cet amour, il y aura de la joie partout.Chez l\u2019ouvrier, chez l\u2019artiste, chez le professionnel comme chez le paysan.Il y a des paysans qui ne sont pas heureux.Le jour où ils verront ce film, ils constateront leur erreur, ils se repentiront de leur crime.Ils reprendront confiance, et demanderont à la terre une AY / jouissance purifiée, plus réconfortante que celle qu\u2019ils envient à ceux aqui ne sont pas de leur rang.De méme en sera-t-il de l\u2019ouvrier paysan exilé dans les villes ou de l\u2019ouvrier citadin.Ce film enseigne que le bonheur se trouve dans le travail, dans l\u2019accomplissement du devoir quotidien.Il aidera bien des âmes désaxées à retrouver le sens de leur vie.On a vanté la puissance évocatrice du cinéma.Il peut en effet, par des films comme celui de l\u2019abbé Tessier sur la paysannerie québecoise, film réaliste et poétique à la fois, tranefarmer toute notre vie québecoise, lui redonner une âme, une raison d\u2019être, un idéal.\u2014 R.D. Par le Cinéma, nous connaîtrions tous les aspects de cette belle rivière qu'est le St-Maurice On nous fait voir, parfois, au cirima, re que l\u2019on appelle des \u201cNims documentaires\u201d.On pourrai aussi bien les appeler des \u201cfilms éducatifs\u201d.Ils méritent généralement ce qualificatif, nous apprenant des choses souvent merveilleuses et que seuls les yeux peuvent nous faire facilement comprendre.Ces bandes nous font voir des paysages, des villes, des scènes, des coins du globe que même la plus grande longévité ne nous permettrait pas de voir dans les mêmes conditions.On nous les présente en quelques minutes.Ajoutons que de telles pellicules sont pour un pays, pour une ville, pour une industrie la plus efficace en même temps que la plus pittoresque réclame qu\u2019on puisse concevoir.Réclame inégalable, incomparable.Voici longtemps déjà qu'on parle, cHez nous, du film-réclame ou film éducatif, mais il ne semble pas que l'on soit encore rendu bien loin de ce côté.Pourtant, les essais que l'on en a faits ont été concluants.Que d\u2019intérêt présenteraient les vues de paysages, de sites, de monuments naturels et autres, de routes, de rivières et de lacs, de montagnes et autres accidents géographiques, dont abonde notre province si fertile en pittoresque de toute nature.Le Bureau Provincial du Tourisme a décidé d\u2019intensificr le mouvement touristique en faisant plus de publicité, c\u2019est-a-dire en faisant mieux connaitre notre province à l'extérieur.Comment pourrait-on, y réussirait-on mieux que par le \u201cdocumentaire\u201d projeté sur les écrans des milliers de théâtres des Etats-Unis et même de l\u2019Europe?Il y a quelques années, il nous était donné de voir se dérouler sur la toile d\u2019un cinéma un film montrant quelques aspects de ce que l\u2019on appelait les \u201crivières romanesques\u201d.Tous les spectateurs furent émerveillés de cette production cinématographique, de cette excursion magique dans un pays enchanteur.C\u2019est ainsi qu\u2019on LA RECLAME PAR LE FILM DOCUMENTAIRE parties du légendaire et populaire Saguenay sans que nous ayons à en affronter les brusques et trai- tres coups de \u201cnordet\u201d.Que d\u2019autres magnifiques paysages pourrait-on nous offrir, même à nous, de la province de Québec, puisqu'on dit que ce que nous connaissons le moins c'est notre propre pays Que sait-on, par exemple, de cette région du Haut Saguenay, des deux rives du fleuve Saint-Laurent \u2014 à part quelques coins où l\u2019on va villégiaturer, \u2014 de la pittoresque Gaspésie, de nos belles régions de colonisation comme les hauteurs de la Matavinie, les plaines du Témiscamingue et de l\u2019Abitibi, et tant d\u2019autres endroits dont on entend parler tous les jours et qu\u2019on ne connaît pas plus que s\u2019ils étaient situés aux antipodes?De quelle façon agréable le film se chargerait de nous les découvrir! Nous remontions, un jour, une partie de la rivière Saint-Mauri- ce.Quels merveilleux spectacles de deux côtés! Quel beau sujet de connaîtrions ainsi en quelques mi- film-réclame! Par le cinéma, nous connaitrons ainsi en quelques minutes tous les espects de cette rivière, de ce fleuve plutôt, dont on parle depuis, dirions-nous, des siècles, et que les populations autres que celles qui vivent sur ses bords ignorent autant que l\u2019Orénoque.Quels sujets instructifs pour nos gens; quel attrait et quelle révélation pour les étrangers! Imagine-t-on l\u2019intérêt d'un film qui nous ferait parcourir les principales parties du Boulevard Perron, la Gaspésie?Le beau film a de- rouler que celui qui nous ferait admirer en quelques instants les coins enchanteurs de cette Bretagne canadienne, d\u2019un côté, de cette Côte d'Azur, de l\u2019autre?Qu\u2019on nous fasse connaître aussi de cette façon la curieuse route qui conduit par les Laurentides au Lac Saint-Jean; et cette autre qui conduit au montagneux pays de Charlevoix et qui a à peine de la place à se faufiler entre le fleuve nous faisait remonter quelques et les abrupts caps de la rive nord; et ce bout de chemin qui, partant de Tadoussac, sera le premier tronçon de la future grande route de la Côte Nord.Et quel film intéressant et instructif que celui qui nous montrerait les différents espects du Parc National avec ses coins sauvages piqués de quelques brusques manifestations de la civilisation, représentée en une dizaine d\u2019endroits par des chalets où l'on trouve jusque dans les plus infimes détails les attraits de l'hôtellerie moderne! Il y aurait là, pour nous comme pour les étrangers, des révélations qui constitueraient, nous le répétons, la plus merveilleuse réclame imaginable pour notre pays.FILMON.(Le Progrès du Golfe) LE BIEN PUBLIC tometer JEUDI, 15 DECEMBRE 1938 Pour promouvoir il nous faut un marche Depuis quelques années, nous assistons a la renaissance de l'artisanat dans les campagnes de la province de Québec.Le mouvement en faveur des métiers et de l'industrie domestique imprimé par le gouvernement de la province a été heureusement mené jusqu\u2019à présen£ Depuis une dizaine d\u2019années, des milliers de cours ont été suivis dans les comtés ruraux par pas moins de 12,000 personnes désireuses de se livrer au travail des anciens métiers à tisser que l\u2019on était en train de remiser aux vieux greniers.On a pu ainsi en maints endroits retirer d\u2019appréciables revenus qui ont été d\u2019un grand secours parfois dans l\u2019état de crise agricole que l\u2019on traverse.La nécessité, dit-on, développe l\u2019esprit.La crise a même forcé certaines families de cultivateurs Coureurs de chantiers Un rédacteur de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d signale l\u2019erreur commise par un grand nombre de jeunes cultixa- teurs, qui, chaque hiver, vont s\u2019engager dans les chantiers plutôt que d\u2019aider leurs parents aux travaux de la ferme.\u201cSi un grand nombre de fermes de la province de Québec ne rendent plus, c\u2019est que le plus souvent leurs propriétaires ont été des \u2018coureurs de chantiers\u201d et que les grands garçons plutôt que d\u2019aider douze mois par année leur père à améliorer la ferme en vue de la faire produire à pleine capacité, ont déserté le toit paternel pour s\u2019enfoncer en forêt.Au temps du flottage qui coïncide avec celui des semailles, le père est laissé seul à la besogne qui est faite tant bien que mal, souvent en retard avec le résultat que l\u2019on sait.A l'automne, les grands garçons atteints de bonne heure de la fièvre des chantiers laissent le père se débrouiller comme il peut avec la rentrée des grains et l\u2019encavage des légumes.Il est vraiment pénible de voir ces jeunes terriens se bousculer à la porte des bureaux d\u2019engagement où ils vont s\u2019offrir à des prix de misère pourvu qu\u2019on les engage.Devant cet afflux de jeunes gaillards, robustes et forts, quoique inexpérimentés pour le travail qui leur sera confié, les employeurs à l\u2019affûît du travail bon marché donneront la préférence aux nouveaux venus plutôt qu\u2019aux forestiers d\u2019expérience.Tandis que la terre mourra de négligence, les ouvriers forestiers de métier chômeront parce que leur place aura été prise par les déserteurs du sol\u201d.JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720° Les Trois-Rivières., qu'il ne füt exprimé, un voeu ré- à se livrer au tissage de l\u2019\u201cétoffe du pays\u201d.On réalisait ainsi, avant cent du colonel Wilfrid Bovey, directeur des relations extérieures de l\u2019Université McGill et président de la Société Canadienne des Arts et Métiers du Terroir, qui tout récemment demandait que nos ménagères se remissent comme au temps jadis à fabriquer de I'\u201cétoffe du pays\u201d, laquelle trouverait, a-t-il dit avec raison, une importante utilisation dans la fabrication des complets de voyage en des pays de rude climat, et même des habits de golf, aussi remarquables par leur durée que par leur belle apparence.Cette industrie est d\u2019autant plus facile à \u2018faire prospérer que l\u2019on peut largement se livrer à l\u2019é- gn, l\u2019Artisanat levage du mouton et que la laine de nos moutons est l\u2019une des plus belles qui soient.On affirme qu\u2019une fermière, tout en vaquant à ses multiples occupations journalières, pourrait facilement tisser deux cents verges d'\u201cétotfe du pays\u201d dans le cours d\u2019une année, ce qui lui assurerait un revenu de $250.Voilà des heures de loisir qui seraient bien payées par le temps qui court.On a fait remarquer que, grice au règne de la machine sur les fermes, les femmes ne sont plus obligées, comme au temps de nos pères, d\u2019aider les hommes aux travaux des champs.Elles pourraient donc s\u2019occuper au tissage des étoffes, des toiles, des flanelles ou à la fabrication à la main des tapis tressés et crochetés ! Mais ce qu\u2019il faut, outre Ia bonne volonté et l'initiative des gens de la campagne, ce sont les débouchés, le marché.De même qu\u2019est connu le \u201ctweed\u201d écossais, il faudrait que le fût aussi l\u2019étoffe canadienne, qui s'apparente à celle de l\u2019Ecosse; il faudrait éveiller l\u2019attention dans les villes comme dans les campagnes en faveur de ces complets dont nous venons de parler et qui peuvent être portés pour certains voyages et pour le golf.Il y a déjà, depuis assez longtemps, une bonne demande de la part des touristes en faveur de nos flanelles \u2014 homespuns \u2014 et de nos tapis tressés et crochetés; pourquoi n\u2019y en aurait- il pas une, plus forte encore, pour notre \u201ctweed\u201d bas.canadien ?Henry DESCHAMPS.(Le Progrès du Golfe.) CLAVIGRAPHES ! Echange et: réparations de machines à écrire de toutes marques, Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V .DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame TROIS-RIVIERES | A.D.Gascon Louis Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier Téléphone 266 Jouissez-vous de la Saison des Fetes?Si votre santé est chancelante, vous ne pouvez partager la joie des autres.Le mois de Décembre est le mois des réjouissances, des réunions de famille, des joyeux rassemblements et des glorieuses fêtes de Noël.La décoration des arbres de Noël, l'emballage et l\u2019échange des présents \u2014 toutes ces choses tendent à vous rendre heureux ct rempli de bonnes intentions., Mais si votre digestion ne fonc- tonne pas normalement vous ne pouvez pas entrer dans l'esprit de saison ct vous ne pouvez partager la joie de tous ceux qui vous entourent.Vous ne souffrez peut-être de rien de plus au\u2019nne élimination dé- tin
de

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