Le bien public, 1 août 1946, jeudi 1 août 1946
[" t Autorisé comme matiére de seconde classe, Ministere des Postes, Ottawa.38e ANNEE \u2014 No 30 Un rôle qui nous coûte cher .La Grande-Bretagne veut exercer dans le monde économique un véritable directorat qui est de beaucoup au-dessus de ses moyens: Or, comme toujours, c'est le Canada qui doit mettre à contribution ses richesses économiques et sa puissance de production.Pour permettre à la Grande- Bretagne de jouer son rôle, le Canada se sacrifie.Nous nous saignons à blanc pour aider la mére-patrie a tenir son rang.Il ne se passe pas de mois que nous ne faisions à l\u2019Angleterre quelque somptueux cadeau, sous une forme ou sous une autre, et les ministres du cabinet King sont passés mai- tres dans l\u2019art d'inventer sons cesse de nouvelles formules d'aide.; Le Canada vient de conclure un accord sur le blé.Nous nous engageons à livrer à la Grande-Bretagne la presque totalité de notre production de blé pour une période de quatre ans.Les prix sont fixés par l'arbitraire impérialiste et se trouvent de vingt-cinq pour cent inférieurs à ceux que nous pourrions présentement obtenir sur le marché libre de l'Europe.La Grande-Bretagne paiera cette année $1.57 le boisseau et elle pourra le revendre avec un gros profit aux affamés du vieux continent.Encore là, nous vendons à rabais pour permettre à l\u2019Angleterre de vivre.Les cultivateurs de l\u2019Ouest devront toucher une prime de compense- tion et c\u2019est encore toute la nation canadienne qui paiera.Les journaux publient la nouvelle sensationnelle que des milliers de tonnes d'aluminium brut sont acheminées vers la Grande-Bretagne.Or, nos manufacturiers sent dans unc pressant besoin de ce produit.Leur production en souffre et ils doivent employer des sous-produits.La Grande-Bre- tagne, plus chanceuse, puisque nous pensons à elle avant de penser à nous, pourra manufacturer des produits en aluminium et nous les revendre à bons prix avant que nos manufacturiers aient pu jouir des approvisionnements auxquels ils ont droit, les tout premiers.Les associations de cultiva-! teurs réclament à grands cris des machines aratoires, pour le remplacement.Or cette variété d'outillage prend encore le chemin de la Grande-Bretagne à un rythme de plus en plus accéléré.À tel point qu\u2018un député a dû enregistrer une protestation énergique au nom de ses électeurs, fermiers de l'Ouest.C'est toujours la même chanson.Le Canada, pays ri- efforts pour renflouer une nation que les événements de la guerre ont malheureusement mise dans une situation difficile.S'il fallait rétablir la Grande-Bretagne dans sa puissance originelle d\u2018avant-guerre, toutes les ressources du Canada devraient y passer, pour de nombreuses années, et encore, Il n'est pas un Canadien qui n'est pas pour une formule équilibrée d\u2018aide à la Grande- Bretagne, mais de là à vider le pays au fur et à mesure qu'il se remet de son extravagant effort de guerre, il'y a une marge.Le sentiments de tous les Canadiens, de quelque origine qu'ils soient, ne saurait encourager une telle politique.C'est à nos députés d'endiguer le flo?À prodigalité canadienne qui déferle vers Londres.C\u2019est même surtout le devoir des députés d'expression française de le faire, en se groupant dons une action ferme et résolue contre ces mesures d'appauvrissement natio- nai.Mais hélas, nos députés ne semblent pas s'émouvoir, et rares sont ceux qui ont le courage de faire entendre la voix de l\u2019indignation ou simplement la plainte du bon sens.Clément MARCHAND.Sir Thomas Chapais et le double mandat À l\u2019occasion de la mort du regretté¢ Sir Thomas Chapais, nombreux sont ceux qui se sont demandés comment il pouvait être à la fois Conseiller Législatif et membre.du.Sénat.I! y a quelques années, l'historien bien con- Nu Aegedius Fauteux' eut l\u2019occa- slon de répondre à cette question dans le courrier littéraire et historique quil tenait à \u201cLa Patrie\u201d de Montréal.Dans cet article M.Fauteüx faisait un historique com- ze plet de doublermandat.Depuls que l'article de M.Fauteux a été écrit, deux autres politiciens ont suivi l'exemple de Sir Thomas Chapals: MM.Pamphyle du Tremblay et Jacob Nicol, qui, tous deux, alors qu'ils étaient membres du Consell Législatif ont été nommés membres du Sénat.Voici comment s'exprimait en 1937 M, Fauteux au sujet du double mandat: \u2018Sir Thomas Chapais, alors l\u2019ho- TROIS-RIVIERES, ler AOÛT Dans les sept fours De nouveaux Canadiens Le Canada recevra bientôt 4,000 anciens soldats de la Pologne qui désirent venir vivre au pays et acquérir la citoyenneté canadienne.Nous n\u2019avons rien à dire contre ce geste qui, de la part du Canada, constitue un hommage à cette vaillante nation qu\u2019est la Pologne aujourd\u2019hui une fois de plus sacrifiée.Les Polonais sont souvent d\u2019habiles techniciens, presque toujours de rudes travailleurs et l'on sait que, notamment, dans l\u2019industrie minière, à défaut de la participation des nôtres, ils ont joué un rôle important.Le Canada, qui a besoin de gens, pourrait tout aussi bien accepter quelques milliers de Français, de Belges et de Suische, s\u2019'esquinte, multiplie ses | Lo = : ses.Il en retirerait un immense avantage du point de vue de la diversification des techniques et des méthodes, et aussi il pourrait aider à porter à un plus haut point d\u2019avancement la culture française qui a, ici, sa place à côté de la culture anglo-saxonne, à titre de co-héritière du patrimoine canadien.L\u2019immigration des races latines en territoire canadien re- soudrait un grand problème d\u2019équilibre, et deux grands génies historiques s\u2019uniraient dans un même effort pour faire du Canada une grande nation libre et avancée.Pour cela, il ne faudrait pas avoir simplement en vue l\u201d\u201cimpé- rilisation\u201d de la terre canadienne.C.M.norable Thomas Chapais, était membre du Conseil législatif de la province de Québec pour la division des Laurentides depuis 27 ans, c\u2019est-à-dire depuis 1892, lorsqu\u2019il fut appelé à faire partie du Sénat du Canada pour y représenter la division de Grandville, le 31 décembre 1919.Cette nomination fut bien accueillie partout, je n\u2019ai pas besoin de le dire.Chacun trouva que si le Sénat canadien venait de faire ur gain précieux, le Conseil Législatif de Québec faisait de son côté une perte considérable.\u201d n\u2019y avait en effet à peu près personne qui n\u2019eut compris que l\u2019hon.M.Chapais, en acceptant d\u2019être sénateur, abandonnait par le fait même son siège au Conseil de sa province.Je me rappelle que les journaux du temps se perdirent pendant plusieurs jours en conjectures sur le successeur probable de l\u2019ex- conseiller.Aussi fut-ce une surprise presque générale lorsque l'on constata que M.Chapais, tout en siégeant à Ottawa, continuait à occuper son fauteuil de Conseil législatif, lorsqu\u2019il en avait le goût ou Penvie.Mais alors, ne cessait-on de se demander, que fait-on de la loi qui a aboli le double mandat?Ce ne fut : qu\u2019après avoir relu un peu plus soigneusement la loi en question que journalistes et polificiens s'aperçurent qu'aucun article de la constitution ou des status n\u2019avait été violé et que le sénateur-con- seiller était parfaitement en règle en cumulant ses deux mandats.* Sous l'Union, en vertu d\u2019une législation qui fut adoptée d'assez bonne heure, la même personne ne pouvait être en même temps député et conseiller législatif, et, même si elle était l\u2019un ou l\u2019autre, elle devait remettre le siège qu'\u2019elle détenait déjà dans une chambre avant de briguer auprès de l\u2019électorat - un siège quelconque dans l\u2019autre chambre.La Confédération~de 1867 créa une situation toute nouvelle par .l'établissement de législatures provinciales à côté, ou si l\u2019on veut, au-dessous du Parlement fédéral.Allait-on permettre à quiconque de représenter simultanément à Ottawa et à Québec, soit la même circonscription, soit deux circonscriptions différentes?L'on ne s\u2019en soucia pas tout d\u2019abord et il ne fut pourvu au problème par aucune disposition de l'acte constitutionnel.Du côté des chambres hautes, tant d\u2019Ottawa que des provinces; il n\u2019y avait pas d'inquiétude à avoir car leurs membres n\u2019élaient pas élus par le peuple ct le gouvernement central avait vu, de concert avec les lieutenants-gou- verneurs en conseil, à ce qu'à la première composition du moins, aucun d'eux ne fût appelé à siéger dans plus d'une chambre en même temps.- Le, vrai danger résidait du côté de la députation élue par le suffrage populaire.Aucune restriction n\u2019ayant été faite war la constitution, rien n\u2019empéchait qui que ce fut de briguer en\u201dmême temps un mandat pour la Chambre des Communes et un autre pour l\u2019Assemblée législative et cela ne manqua pas d'arriver.Dès les premières élections générales fédérales et provinciales qui eurent lieu presque en même temps en 1867, quinze députés, soit près du quart de la représentation totale de la province de Québec qui était alors dans les deux cas de 65, furent appelés à siéger en même temps à Ottawa et à Québec.Sur les quinze, quatorze représentaient le même comté aux deux chambres; un seul, Georges-Etienne Cartier, représentait deux circonscriptions différentes, Beauharnois à Québec et\u2019 Montréal-Est à Ottawa.Mais ce qu\u2019il y avait peut-être de plus singulier c\u2019est que le premier ministre de la province de Québec lui-même, l\u2019honorable P.J.O.Chauveau était.'à \u2018la fois député fédéral et député provincial.ORGANE DU RÉVEIL TRIFLUVIEN .>\" 5 sous la copie GRANDE TOMBOLA A SAINT-CELESTIN DU 3 AU 10 AOUT Le sanctuaire national de la Tour des Martyrs, à St-Célestin de Nicolet, sera reconstruit à l\u2019épreuve du feu sur les ruines du temple incendié dans la nuit du 19 au 20 juin.La nouvelle construction servira à la foic d\u2019église paroissiale et de rendez-vous des pèlerins.C\u2019est le désir exprimé par Son Excellence Mgr Albin\u2019 Lafortune, évêque de Nicolet, dans une lettre qu\u2019il a adressée récemment au dévoué pasteur de la paroisse, M.l'abbé Origène Grenier.Mgr l\u2019'Evêque de Nicolet à versé un montant de $1,000 au fonds de construction de la future égli- se-sanctuaire.Et répondant à son désir, M.l'abbé Origène Grenier a lancé une campagne de souscriptions non seulement dans le diocèse de Nicolet, mais dans toute la province ct tout le pays, \u2018partout où se trouvent les amis des oeuvres catholiques, les \u2018amis de la Tour des Martyrs qui rêvent d'un sanctuaire digne des richesses qu\u2019il doit abriter\u201d.On a organisé une grande vente de billets de souscription, en offrant trois grands prix en récompense.De plus, une grande tombola s\u2019ouvrira le 3 aout a St- Célestin, pour se terminer le 10 août.Élle restera toutefois inactive le dimanche.Cette tombola jouit du haut patronage de S.Exc.Mgr Lafortune, qui en présidera l'ouverture, samedi, le 3 août.Elle promet d\u2019é- tre un grand succès.On y présentera de grandes attractions populaires.Des prix de grande valeur\u2019, tels que manteaux de fourrure, ameublements complets de maison, ete., seront attribués.Il y aura aussi une chaine de kiosques d'amusements variés et fantaisistes, Chaque soir figurera une vedette de renom, entre autres Paul-Emile Corbeil, Muriel Hall, Gérard Desranleau, Pierre Vidor, Jean Vincent, Albert Viau.Les milliers de pèlerins qui ne manquaient pas, chaque année, d\u2019aller prier au sanctuaire des Saintes Reliques profiteront sans doute de l'occasion qui leur est fournie pour prouver leur reconnaissance à l'endroit d\u2019une oeuvre qui a fait tant de bien.Les provinces furent les premières à s\u2019apercevoir des inconvénients de ce cumul.Les députés ne pouvant se dédoubler lo-sque les sessions fédérale et provinciale avaient lieu en même team»s, il arrivait presque invariabiement que c\u2019étaient les intérêts provinciaux qui étaient négligés.Il n\u2019est toutefois pas exact de dire comme on le trouve dans une histoire du Canada que les deux provinces d\u2019Ontario et de Québec aient toutes deux aboli le double mandat ° avant le Parlement fédéral.Ontario a donné le branle dès les premiers temps de la confédération en édictant- qu'aucun \u2018\u2019menm- (suite à la page 8) PAGE CEUX ro L .CA 4 A IAA - done famille de quatre Der 6 DIM.| LUN.| MAR.| MER.| JEU.| VEN.| SAM.Agneau|Agneau| Pain | Casse- | Foie | Salade |Biftecks \u201crôti froid au role sauté aux [minutes poisson à légumes l'agneau Groupe Non Non Non |Groupe D Restes | ration- | Restes | ration- | ration- |* B né né nés 6 livres 2 coupons 1 livre 4 jetons 5 jetons Il reste 7 jetons | Le mets de choix pour un diner de dimanche d'été que l'on peut suggérer est bien une jambe d'agneau rôtis accompagnée d'une bonne sauce brune à laquelle on aura ajouté une saveur de menthe.Lundi, on réchauffera la viande froide de pornmes de terre cuiles en robe de chambre accompagnées de légumes.Pour le mardi sans viande, on suggère un pain fait de poisson en conserve ou fraîchement cuit qu'on servira chaud ou froid, selon les caprices de lc température.Avec un peu d'art culinaire, on pourra transformer les restes du rêti en une délici- eusz casserole pour mercredi.Jeudi, on pourra préparer un repas sans perdre de la ration si l'on fait scuter du foie qui constige un mets si nutritif.Pour le repas sans viande de vendredi, quoi de mieux qu\u2019une belle salade aux légumes suivie peut- être d'une tarte fraîche aux fruits avec du fromage (en sa reppelant bien entendu que si l'on ne fait que des tartes à une seule croûte, l'on économise de cette farine si nécessaire: outre-mer).Et samedi, la mé- nayère aura du meilleur temps si elle prépare des bifte-ks minutes.Et une fois la semaine écoulée, après avoir bien mangé, il restera 7 jetons que l'on pourra partager avec les affamés à l'étranger si l'on veut bien se donner la peine de les remettre au Comité local du rationnment ou au percepteur de = LE BIEN PUBLIC L'OCCASION de lu fête de lu Confédération, 25 membres du personnel du Canadien National ont été décorés par le roi.Chacun a contribué directement à l'effort de guerre soit dans les services de l'Etat, soit en jouant un rôle de premier plan dans Ja tâche Immense de transporter, sur les ligues du Ro seau, des centaines de milliers de tonnes de matériel de guerre et des millions de militaires.La plus haute décoration accordée par le roi dans cette promotion, solt l'Ordre des Compagnons de St.Michel et St.George (C.M.G.) a été décernée à M.I, GC.Vaughan, président et directeur général du Iéseau national, et à& M.S.J.Hungerford, qui a pris sa retraite comme président du Canadien National en 1941 pour assumer le poste de président de National Rallways Munltions Limited, usine qui a produit près de 5,000 affûts de canon et pièces de matériel de guerre.Immédlatement avant la déclaration de la guerre, M.Vaughan avait été choisl par le gouvernement cunadien pour organiser Ja Commission dés achats pour la défense.M.Walter S.\u2018thompson, directeur du service des relations extérieures du HMéseuu nutionul, qui, en 19309, fut chargé de l'organisation de la presse, de 1a radio et du service photographique lors de la visite de Leurs Majestés, le rol et la reine d\u2019Angleterre, au Canada et aux litats-Unis, a été nommé Commandeur de 1'Ordre de l'Empire britannique (C.B.E.) pour avoir organisé le service de la Censure et de l'Information en temps de guerre.M.Maynard A.Metcalf, assistant exécutif du Canadien National, a aussi été nommé C.B.L, Huit hauts fonctionnaires du Canadien National ont été créés Officlers de l'Ordre de l\u2019Empire britannique (0O.B.12.).Ce sont: MM, Ws: M.Armstrong, gérant général des Télégraphes du Canadien National, R.B.T'enkle, gérant général de la Canadian National Steamships, maintenant à sa retraite, John Roberts, qui était directeur\u2019 gérant de la National Railways Munitions Limited, John Schofield, architecte en chef, qui.a rendu de précieux services au ministére du Transport et À celul des Munitions et Approvisionnements ulnsi qu\u2019à la British Ministry of Aircraft Production et au Ferry Command de l'Aviation Royale, L.C.Thompson, gérant des magasins, qui a occupé le poste de sous- chef des approvisionnements et de l'équipement de la Marine pour le ministère de la Défense nationale, G.L.Bryson, gérant du service des EuDANS svutorisé.« Saints Jésuites La canonisation de deux jésuites, Bernardin Realino, célèbre prédicateur italien qui vécut de| 1530 à 1615, et Jean de Britto, missionnaire portugais, martyrisé aux Indes (1647-1693) aura lieu le 22 septembre prochain, au cours de la Congrégation générale de la Compagnie de Jésus.Cette double canonisation portera à vingt- six le nombre de ses membres que la Compagnie a vu élever sur les autels durant les quatre siècles de son existence.Les deux premiers furent Ignace de Loyola, son fondateur, et François-Xavier, le grand apôtre des Indes; le dernier, André Bobola, canonisé en 1938 ct que la Pologne vénère comme son protecteur national.On remarque\u2019 dans cette troupe d\u2019élite les trois patrons de la jeunesse: saint Louis de Gonzague, saint Stanislas de Kostk: et saint Jean Berchmans; deux docteurs de l\u2019Eglise: saint Pierre Canisius, patron des écrivains, et saint Robert Bellarmin que Benoît XV a appelé \u201cle marteau de l\u2019hérésie\u201d pour *ses luttes centre l\u2019erreur; et nos * huit martyrs canadiens: les saints Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Isaac Jogues, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de Lalande.GAGNEZ DES ÉLOGES en servant du délicieux Maxwell House .le café qui a subi une \u2018Torréfaction Radiante\u201d.Ce procédé spécial retient tout l\u2019a- \u2018rome exquis du mélange Maxwell House extra-fin.PIN voyageurs du Canadien National et du Grand Tronc, et W.D.Low et W.J.Atkinson, du service des achats, .J.Hungerford C.M.GO.BÆ.O0.B.E.JEUDI, ler AOÛT 1946 .S.Thon Be 2.Col.F.F.Clarke MB Bb.BE.A R.B.Teakle J.Roberts O.B.E.O.BÆ.prêtés au ministère des Munitions tt Approvisionnements.Ont été créés Membres de l'Ordre de l'Empire britannique (M.B.E.) le colonel F.F.Clarke, D.S.0., V.D., arpenteur en chef et commissaire des propriétés du Canadien National, à sa retraite, qui aida à 1'acquisition de sites pour les aéroports, les usines de munitions et autres projets de guerre du gouvernement, R.W.Long, anclen gérant général du service des marchandises, D.J.O.Meyers, agent des douanes, W.B.Gordon, surintendant du service des réclamations et William Cunningham et Leonard L Price, du service sv J.Schofield L.C.Thomson 0.B.E.0.B.E, des achats, prêtés au ministère des Munitions et Approvisionnements.La médaille de l'Empire britanni- ue (B.E.M.) a été décernée à MM.\u20ac.B.Doheney et C.EH.W.Morshead, tous deux membres du service des achats du Réseau national, qui avalent été prêtés à l'Etat.Cinq autres employés du Réseau qui ont obtenu des congés temporal- res ont aussi été honorés par le rol.Ce sont: MM.H.B.Chase et À.R.Mosher, qui ont été nommés Commandeurs de l'Ordre de l\u2019Empire britannique (C.B.B.) et Joseph Corbett, Frank H.Gillespie et Jobn 8.McNabb, qui ont été créés M:B.E.BAAVE UN CHEVAL EM POUR PROTEGER DES ECOLIERS De bonne heure un après-midi, à Kindersiey, Saskatchewan, Harry Hawes surveillait un groupe d'écoliers qui sortaient de l'école après les classes.Tout-à-coup, le-chpval d\u2019un laitier prit peur.La bête effrayée s'emballait à l'instant et se lançait à toute vitesse sur la rue.Harry Hawes, réalisant immédiatement le danger, ne perdit pas un Instant.Se lançant à la tête du cheval, .il réussit à attraper les guides, mais perdant soudain l'équilibre, il glissa sous les sabots endiablés de l'animal.exceptionnel.Le Prix Dow VA À HARRY HAWES ose SA « Essayant d'arrter le cheval, il tint bon plusieurs Instants.Mais les coups répétés des sabots durent lui faire lâcher prise, et 1! tomba sous les roves de la voiture.On s'empressa de lo transponter à l'hôpital, mais les écoliers étaient saufs.Nous sommes fiers de présenter le Prix Dow à Harry Hawes, pour son grand courage et son sang-froid se EE \u2014 x JEUDI, ler AOÛT 1946 ENTRE-NOUS .On décrit dans Maclean's comment la Corporation des Biens de - Guerre vend aux Américains, à prix dérisoire, des avions pourtant recherchés par les contribuables canadiens qui les ont payés de leurs taxes.Un courtier américain en avions acheta, par exemple, a $302 chacun, 185 Fleet Finches pour lesquels le marché canadien était pourtant prêt à payer $1,950.L'aviation civile canadienne demande des Cornells.Mais le même courtier américain a pu en acheter à $2,700.Le Canadien qui les rachètera devra débourser $10,000.Pourquoi ce traitement de faveur aux Américains?Pourquoi War Assets Corp.ne vendrait-elle: pas directement à l\u2019acheteur canadien?Ce sont les taxes de celui-ci qui ont produit ce matériel et la première chance devrait aller aux Canadiens.% 4% % L'impopularité grandissante dont écope le gouvernement socialiste de l'Angleterre, même aux yeux de la classe ouvrière qui n\u2019aime guère se faire mettre au travail par décrets, devrait, bien naturellement, se réfléter dans les journaux et c\u2019est ainsi que la chai- ne des feuilles de Lord Kemsley s\u2019est portée rudement à l'attaque du cabinet anglais depuis quelque temps.Mais comme tout régime socialiste endure bien mal la critique, 1\u2019hon.Morrison n\u2019a pas mis de gants blancs pour informer Kemsley que ses journaux devraient se taire ou subir les conséquences de leur franc parler.La menace était si claire que tout le monde journalistique en est resté songeur.En pays vraiment démocratique, un journal peut, sans craindre la suspension, blâmer Je Régime autant et aussi souvent qu\u2019il le veut.Mais la théorie socialiste, elle, estime carrément que pour opérer avec succès, un gouvernement doit supprimer la critique.¥ #% %# À son arsenal d\u2019armes de grève, l\u2019Union des Ouvriers-Unis du Textile (F.A.du T.) vient d\u2019ajouter le cri de race qui est bien la plus vilaine des armes.En effet, R.K.Rowley, directeur canadien de l\u2019Union en question, a émis récemment une circulaire déclarant que la grève du textile, à Montréal, était \u2018une bataille entre les ouvriers canadiens-fran- cais ct l\u2019administration de langue anglaise\u201d, À cela, la Cie Dominion Textile, par la voix de M.Bertrand Boissonnault, a justement rappelé que la politique de Rowley, après avoir toujours visé à \u201cplus de haine entre les classes, soulevait maintenant le ressentiment entre les races\u201d.C'est un dangereux pas de plus dans la voie des subterfuges par quoi l'agitateur ouvrier tente, pour l\u2019épate de la galerie, de déplacer le vrai centre du problème.Dominion Textile a eu raison d'appeler ces tactiques \u201cradicales et malintentionnées\u201d.% #% % Un confrère, des hebdos ruraux qui ne détestent pas le mot pour rire, publie la trouvaille suivante qui sort vraiment de l'ordinaire des bouches-trous: Une ancienne demoiselle télé- Phone à la police: \u2019 \u2014Sergent; venez vite, un homme prend son bain devant ma fenêtre et Far sa fenêtre, je vois toute la .cérémonie.Le sergent vient et ne voit rien.\u2014Mais je ne vois rien d\u2019ici, mademoiselle.\u2014Je le sais -bien, Hoona-elte, mais montez siir lé siège \u2018des cabinets, Vous verrez.Et la |.ES Les étudiants à Chartres Paris.\u2014 Les étudiants français ont accompli dernièrement leur pèlerinage annuel à Chartres.Ce pèlerinage a lieu chaque année depuis 1935.Il a réuni un nombre considérable d\u2019étudiants: alors | qu\u2019ils étaient cinquante en 1935, \u2018quatre mille se trouvaient présents cette année, dont trois mille ont fait la route à pied, de Paris.Vingt-neuf paralysés suivaient en petites voitures.Pour la première fois, les étudiants des nations étrangères furent invités.Des représentants de vingt-six nations répondirent: Hollande, Suisse, Espagne, Portugal, Turquie, Norvège, Etats-Unis, Angleterre, Syrie, Canada, Belgique, Lithuanie, Pologne, Roumanie, Danemark, Suède, Tchécoslovaquie, Irlande.La principauté de Lichtenstein était représentée par la princesse de Lichtenstein elle- même, qui est étudiante à Paris; des groupes d\u2019étudiants serbes, de religion orthodoxe, y assistaient également.LE BIEN PUBLIC Le sermon a été fait par le R.P.Riquet, s\u2019j.prédicateur de Notre- Dame et la messe dite par le cardinal Suhard, qui a confirmé douze étudiants et étudiantes récemment convertis.Quelques-uns d\u2019entre eux avaient été baptisés avant leur départ.Durant le trajet, les étudiants étaient groupés en chapitres de cinquante avec un aumônier.Chacun devait méditer sur un sujet choisi à l'avance: \u201cle corps mystique\u201d, et à chaque arrêt, ils mettaient en commun leurs réflexions.Le soir, un chapitre général les réunit tous pour donner une conclusion à leur méditation individuelle.Les pélerins chantaient leur chapelet en marchant; avant la messe, ils avaient fait à jeun dix kilomètres.La cingième colonne Sous ce titre, le communiste Fred Rose, publiait il y a quelques années, une brochure de cinquante pages, tirée à plusieurs milliers d\u2019exemplaires, en fran- ER A = çais et en anglais, où il injuriait tout un groupe d\u2019hommes et d\u2019organisations, les traitant de fascistes parce qu'ils luttaient contre le communisme et les accusant de jouer au Canada le rôle de cinquième colonne.Cette accusation de trahison vient d\u2019être reprise dans un rapport officiel par deux juges de la Cour suprême, chargés d\u2019une enquête sur l\u2019espionnage russe.Et == PAGE TROIS gl]le s\u2019adresse non plus aux groupes désignés par Fred Rose, mais à lui-même et à son Parti.Ainsi au moment où il trahissait son pays d'adoption, cet agent des Soviets ne trouvait rien de mieux, pour détourner de ses menées subversives, l'attention publique, que d\u2019accuser du crime dont il se rendait coupable d'honnêtes citoyens.La justice prend aujourd\u2019hui sa revanche.\u2019 END GRANBY FAMEU 0 2 >
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