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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 6 mai 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1966-05-06, Collections de BAnQ.

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[" mprimé et publié 156$, rue Royale Rivières, P.Q.Tél.378-8404 Abonnement $2.00 par année aux E.-U.$3.00 5 sous la copie ORGANE DU RÉVEIL TRIFLUVIEN s gnnée \u2014 No 18 \u2014 Trois-Riviéres, vendredi, le 6 mai 1966 \u2018Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l'affranchissement en nuraéraire et l'envoi, comme objet postal de deuxième classe, de la présente publication.\u201d Pour un journalisme libre Si l'on comprend bien la récente déclaration du pré- ident du Parlement du Québec, M.Guy Lechassur (Gazette du 28 avril, à k une), il serait temps de considérer l'établissement dun ministère de l\u2019Information et des Affaires pu- tliques dans cette province.M, Lechasseur aurait sug- ré en somme ni plus ni moins qu\u2019un contrôle gou- venemental des moyens {information (presse, ra- do, télévision) dans le but + \u201csauvegarder les inté- iits du public tout en pro- tant la liberté de la pres- æ\" Etablir un contrôle juvernemental des moyens information et protéger m même temps la liberté de la presse me parait vou- lir atteindre à la quadra- tre du cercle, mais passons, ll s'agirait donc, si je umprends bien le projet tébuleux mis de l'avant pr le député libéral de Yerchères, de ne pas laisser Information aux mains lune minorité qui, en uti- lant des moyens de communication puissants, peut \u2018wloir servir des intérêts éroits, mais de mettre ces *rvices à la disposition de h nation entière.À quoi veut-on aboutir \u201cau juste?A censurer la esse et cela à partir du Euvernement?Qui ne voit 4 un danger précisément bur l\u2019objectivité de l'in- lrmation! Car si l\u2019on re- Wohe à des entreprises ivées de se servir de Toyens puissants pour pro- \u201cer leurs intérêts, qui lous garantit que tel ou tel Suvernement n'utilisera cs mêmes moyens Wir s'accrocher et se entr au pouvoir, une dde machine de contrôle Censure mise en place?L'histoire du journalisme au Canada est glorieuse si on la juge dans son ensemble.Ce sont nos journaux modestes ou puissants qui au temps des luttes politiques du passé, nous ont conquis des droits et une mesure de justice dont a profité toute la nation, parce qu\u2019ils luttaient contre la tyrannie et la corruption sous toute ses formes.Dans tout pays \u2026\u2014 démocratique cette liberté de la presse est chère.C\u2019est, le seul moyen pour le peuple d\u2019espérer se défendre contre la dictature qui cherche toujours a s\u2019installer et qui s\u2019est justement installée dans d'autres pays où le gouvernement est devenu le maître et non le serviteur du peuple.La liberté d'expression, même avec ses abus, nous a valu des lois bénéfiques encore récemment dans le domaine de la santé publique, de l\u2019économie, de l\u2019éducation etc.Certes des gens sans scrupules peuvent sous le couvert de cette liberté manipuler l\u2019opinion publique, semer la confusion dans les esprits.Cependant, cette liberté a causé dans le passé moins de maux graves que n\u2019en causerait une muselière officielle imposée aux moyens d\u2019information.Je crois que, dans l\u2019ensemble, nos journaux et les journalistes se sont imposé une discipline personnelle à l'avantage de tous.Que le gouvernement ait ses propres moyens d\u2019information, c\u2019est normal, mais qu'il veuille contrôer et se donner la machine pour museler quand bon il le voudra les journaux et journalistes libres, cela paraît intolérable! y ait un contrôle gouverne- Qu'en temps de guerre, il mental dees informations pour fins de sécurité nationale, on le comprend mais là encore, il faut user de beaucoup de discrétion dans l\u2019application des règlements.Trop de prudence dans la révélation des faits même en temps de guerre peuvent conduire au désastre.L\u2019on en a eu une preuve en 1915.Alors que les alliés manquaient d\u2019obus pour faire face à la terrible offensive des Allemands, on publiait des nouvelles encourageantes ou du moins pas trop pessimistes dans les journaux de Londres.Enfin, on décida de dire la vérité et c\u2019est alors qu\u2019on fouetta les énergies et qu\u2019on fabriqua les armes nécessaires à la résistance et à la victoire.En temps de paix, le contrôle étatique de la presse constituerait un danger pour tous.Les journalistes sont très capables de se discipliner eux-mêmes par des conseils de discipline interne comme le Barreau, la Médecine et autres professions; point n\u2019est besoin de tout un appareil officiel pour régenter les moyens d\u2019information.Cependant, il ne faut pas prendre le mors aux dents à cause des velléités de contrôle de la presse par le gouvernement.Le danger n\u2019est pas que de ce côté pour l'information et le commentaire libres.Il est aussi chez les entrepreneurs en journalisme qui, à partir d'intérêts privés, peuvent vouloir avec leurs capitaux et leurs mergers, contrôler l'opinion ou la faire pencher en leur faveur au détriment de la vérité.Les trusts d'entreprises d\u2019information et de moyens de communication sont aus- Les propos du P'tit Vieux \u2014 Poste CKTR Les hableurs à forte voix En terminant ses considérations sur la tenue de prochaines élections provinciales, M.Maurice Huot, collaborateur à la rédaction du Bien Public, écrivait ceci que je vous cite: L'on veut des hommes efficaces au pouvoir, l\u2019ère des seuls forts-en gueule est révolue.\u201d (fin de la citation).Plusieurs voudront abonder dans le sens de ce journaliste averti, mais je doute fort que la catégorie de politiciens parlant haut et fort ne soit pas représentée dans le choix que le bon vieux peuple fera de ses délégués à la Législature provinciale.Les couches profondes de la masse populaire affectionnent les hâbleurs à forte voix ct à poumons rebondissants, dont les assourdissants coups de gueule sont pour celles agréable musique.Par le temps qui court, qui n'a pas une bonne petite gréve a nous jeter dans les jambes?Nos journaux de grande information exploitent ce genre de conflit a grands coups de machettes ct de photographies, donnant ainsi une publicité outrée à des affrontements qui perdraient beaucoup de leur sens et vigueur si on cessait d'en parler avec autant d\u2019abondance.Tout cela ne comporte rien de très réjouissant pour la belle province et le pays tout entier, climat défavorable peu de nature à favoriser l\u2019implantation de nouvelles industries et entreprises chez nous.Les journaux auront tôt fait d\u2019effrayer tous ces gens-là à la recherche d\u2019endroits propices pour y établir une industrie ou entreprise, puisque la publicité favorable faite au désordre dans le monde du travail, indiquerait que nous sommes tous d'accord pour rendre la situation fort difficile au patronat.J\u2019ai l'impression que les journaux rendent ainsi mauvais service à tout le monde et qu\u2019ils y gagneraient à cesser d'appuyer la pédale forte et de jouer fortissimo le thème de la grève en toute occasion.si à redouter.Que le gouvernement lutte contre ces abus, cela paraît normal, comme il paraîtrait normal qu'il luttat contre tout autre cartel empêchant Ia concurrence normale.Tous ceux qui réfléchissent savent très bien quel moyen puissant constitue le contrôle de l'information pour diriger l'opinion.Il ne serait-donc pas bon que ce moyen soit octroyé à quelques petits tsars de la presse ni mis entre les mains d'un gouvernement.Ce qu'il faut, c\u2019est de permettre que le plus de publications possibles puissent s\u2019épanouir apportant ainsi à la population un choix dans ses lectures d\u2019information et d'opinions.C\u2019est de cet éventail d'informations et d'opinions que la Vérité aura le plus de chance de sortir.toute nue.Maurice HUOT Un édifice municipal en détresse Je ne sais si le passage de l'autoroute le long de la voie ferrée signifiera la démolition du Garage municipal.Toujours est-il que cet édifice public vient de subir des modifications qui sont loin de le mettre en valeur.Le côté de l'édifice dans lequel on a percé une porte, présente un aspect peu convenable.Et pourquoi, pour com - ble, ces plaques de stationnement fixées dans la brique, près de cette nouvelle porte?Vraiment, tous les tritluviens amis de l\u2019ordre, critiqueront cet état de choses.Lire en page 5 LETTRE DE ROME por le R.P.Barthélemy Héroux, o.f.m. Page deux tn MYSTERE DES RELATIONS HUMAINES C\u2019est une inconcevable faiblesse humaine qu\u2019en général, les gens soient si durs pour les leurs alors qu\u2019ils sont souvent si pleins d\u2018amabilités pour les étrangers.Ce que l'on exige de ses proches, on n\u2019oserait le faire d'un étranger.Aux siens les reproches, les manquements aux égards les plus élémentaires de la politesse.A ceux qui nous font du bien, l'on est trop souvent que peu reconnaissants alors qu\u2019on est prêt à se fendre en quatre pour des indifférents.Mystère des relations humaines?UNE EXCELLENTE LOI Deux projets de loi qui seront présentés à la législature ontorienne obligeraient les prêteurs à représenter clairement aux emprunteurs combien ils paieront vraiment en intérêts annuels.Ce projet de législation a été regardé d'un mauvais oeil par les institutions visées.L'on se demande bien pourquoi?Si le bien public y gagne, l'on espère que ces lois protectrices seront votées haut lo main par les députés on- tariens.C'est le devoir d\u2019ailleurs du gouvernement de protéger le public emprunteur.D'autres provinces pourraient en ceci imiter l'Ontario.PLACER LES NOTRES D'ABORD ! L'on se demande pourquoi plusieurs Néo-Cana- diens obtiennent si facilement des emplois dans nos organismes privés ou publics alors que des Canadiens de naissance oussi compétents LE BIEN PUBLIC mots \u201cpar Maurice Huot et peut-être plus, se cherchent de l\u2018emploi?Dans le journalisme, pour ne nommer que ce secteur, plusieurs Canadiens de fraîche date ont des emplois alors que des Canadiens nés au pays sont écartés.Un journaliste canadien qui tenterait par exemple d'occuper un emploi régulier dans un journal de France ne l\u2018obtiendrait pas et pourtant n'importe quel étranger peut obtenir un emploi dans nos journaux sons difficulté alors que les cadres devraient être remplis par les Canadiens nés au pays d\u2019abord! Il ne s\u2019agit pas de parler de discrémination contre les Néo-Canadiens mais il semble simplement juste d\u2018accorder de préférence les emplois aux gens nés au pays en premier lieu, et s'il reste de la place, aux autres.Cela est vrai du journalisme comme de tout autre secteur du champ du travail.L'EXPO Tout Canadien souhaite que l'Expo universelle de Montréal soit un succès.Beaucoup de gens travaillent à divers niveaux pour qu\u2019elle soit un succès et c\u2019est bien ainsi.Cependant, les journalistes libres ont le droit de critiquer ce qu'ils jugeront ne pas aller à l'Expo.Plusieurs journalistes se sont transformés en publicistes de l\u2018Expo, ils sont bien payés pour ce faire.|| reste que les journalistes qui exercent leur métier de journalistes plein temps conservent le droit de dire ce qu'ils veulent de cette foire, même si cela ne fait pas l'affaire des publicistes et autres officiels.J'espère qu'ils n'y manqueront pas dans l\u2019intérêt bien compris de l\u2019Expo.QG BARBARA, un seul nom qui en dit long, un nom qui fait courir tous les amateurs de chansons, La belle Barbara chantera pour les téléspectateurs du réseau français de Radio-Canada à trois émissions: Votre choix, le samedi 7 mai à 10 b.15; Music-ball, le dimanche 8 mai à 8 heures et Face à le musique, le lundi 9 mai à 8 h.30._ fo.eet emrin cote teens ne A L'autre jour, une nouvelle paraissait dans les journaux annonçant que déjà on prévoyait un déficit de l'ordre de $83 millions de dollars pour la \u201cTerre des hommes\u201d.Mais attendons la fin, il en coGterait parait-il bien davantage une fois l'affaire terminée.Certains aspects de l\u2019Expo ont besoin de critique constructive et cette critique ne peut pas être simplement louangeuse.Aux journalistes libres d'ouvrir l\u2018oeil et le bon et de lire à travers les communiqués flamboyants et remplis de mots ronflants, la vérité! EN ANGLETERRE En Angleterre, pays ou les chiens sont nombreux, car on connait l'amour que portent les Anglais a ce quadrupède, l\u2019on songe a ouvrir des urinoirs pour ces toutous, sortes de parcs spécialement aménagés pour soulager ces chers chiens- chiens sans qu'ils nuisent aux haies, aux bornes des rues et fassent de façon générale leur petit pipi por- tout.Cependant, il y a des sceptiques qui doutent que leurs maîtres arrivent toujours à temps aux urinoirs pour cabots et craignent que comme d'habitude ils déversent comme avant partout le trop plein de leur vessie sans compter .le reste.I! est à parier qu\u2018au pays de Shakespeare, l'on continuera à chanter: \u2018Ils sont heureux les chiens, ils font pipi partout!\u201d DU POINT DE VUE CONSTITUTIONNEL Beaucoup de gens s\u2018imaginent que le Québec devrait accéder par la force a son retrait de la Confédération canadienne.Ce n'est pas \u2018avis d'un vieux professeur de Montréal.Celui-ci est d'opinion qu'aucune condition légale n\u2019est prévue dans la constitution canadienne pour le retrait de l'une ou l'autre des provinces contractantes de 1867.Les provinces qui sont entrées dans la Confédération en 1867 l\u2019ont fait librement, c'est aussi librement qu'elles pourraient donc s\u2019en retirer si elles jugent que cette association ne fait plus leur affaire.C'est aussi simple que cela du point de vue \u2014\u2014\u2014 Vendredi, le 6 mai 1966 Une ville aussi grande 9 uun pays 2x0 Sa population de 148,000 habitants est composée des 37,000 employés de la compagnie Bell et de leurs familles.Cette \u201cville\u201d, c'est à peu près tout le Québec et l'Ontario: c'est le territoire de la compagnie Bell.Les employés de Bell Canada ont bien sûr comme tâche de faire fonctionner son réseau très étendu et complexe de télécommunications et d'en faire bénéficier les habitants et les entreprises de son territoire.Mais ce n'est pas le seul service qu'ils vous rendent.Songez un instant à ce que signifient pour notre économie les $200 millions qu'ils reçoivent en salaires chaque année.Songez aux services de toutes sortes qu'ils rendent à la collectivité en apportant leur concours à divers organismes publics ou communautaires.Songez aussi aux milliers de Canadiens dont le gagne-pain dépend, plus ou moins directement, de celui des employés de la compagnie Bell.La compagnie Bell et son personnel \u2014 une importante contribution à l'économie du Canada.EUR &, Bell Canada constitutionnel.Nulle illégalité donc pour le Québec à se retirer de la Confédération.Reste à voir si les Québécois le veulent et quences économiques et outres.La-dessus les avis sont nombreux et combien por tagés.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 857, rue St-Pierre Tél.378-4831 Case postale 1464 André Saint-Arnaud, C.A.Poul René de Cotret, C.Aquels en seraient les conse-; ae a ES EE EE I EEE are 5 ee à SRE ES SEE EL pT Tov pea =r Fe EET Hy + » ¥ ; ï Kk 3 3 ï Los lettres Garneau n\u2019a pas volé sa réputation d\u2019historien natio- mal du Canada français.Il mourut il y a cent ans, Je3 février 1866, après avoir «rit une oeuvre aussi juste que vengeresse.Fcrivant et publiant les trois tomes de son Histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu\u2019à nos jours Anglais du temps \u2014 ceux qui s'étaient établis au pays après la conquête \u2014 Ja monnaie de leur pièce, parce qu\u2019ils avaient essayé d\u2019amoindrir les Canadiens de langue française.Dès les premiers contacts avec ceux qui allaient devenir leurs compatriotes, sur ce sol de Nouvelle-France gagné à l'Angleterre par les armes, les vainqueurs de 1760 affichaient pour eux du mépris.Ils n'ont pas d'histoire, criaient-ils, ce qui voulait dire que les annales écrites (1845-1848), il remettait aux.LE BIEN PUBLIC ES EEE ES LE NE EE EE i Page trois YN, Francois-Xavier Garneau historien national étaient rares, sinon existantes chez eux, et qu\u2019on aurait difficulté à découvrir en leur milieu ce qu\u2019on appelle matière historique.Autant dire qu\u2019on ignorait les Relations des Jésuites et les travaux du Père Charlevoix, dont les historiens d\u2019aujourd\u2019hui, y compris ceux de Grande-Breta- gne et des Etats-Unis, ne sauraient se passer.On reprochait surtout au peuple conquis sa défaite, jugée signe d\u2019infériorité.* x * Garneau suscite autant d\u2019admiration que son oeuvre, sinon plus.Parti de rien, de zéro, il se haussa à la remarquable stature de premier historien du Canada et des Canadiens français.Né dans une famille pauvre, c\u2019est à peine s\u2019il fréquente l\u2019école jusqu\u2019à treize ans.Entré à l\u2019étude de J.-F.Perreault, greffier et député à l\u2019Assemblée législative, il s\u2019y initie au latin et à l\u2019anglais, à l\u2019histoire.Car Perreault, dans ses moments de loisirs, prend sur lui de donner des leçons à ses clercs.Elles ne seront pas perdues en ce qui concerne Garneau, car le garçon se donne peu à peu, travaillant seul, les humanités qu'il ne put acquérir de façon régulière.Il n\u2019aura pas son baccalauréat, mais il sera bientôt plus instruit, cultivé, formé, que la plupart des jeunes de son temps.A 16 ans en 1825, le voila clerc chez Me Archibald Campbell, pour y poursuivre des études notariales.Il est intelligent, ouvert, plus doué que beaucoup, et son maître lui ouvre sa bibliothèque, où il continue de s\u2019instruire.En 1835, il a sa propre étude de notaire à Québec, Côte de la Montagne, et c\u2019est vers ce temps qu'il découvre sa vocation d\u2019historien.x * * Un petit ouvrage d\u2019Arsène Lauzière, dans la collection des Classiques canadiens, rappelle l'essentiel sur Garneau et son oeuvre historique.! L'ouvrage donne au lecteur une première idée de l\u2019homme et de l\u2019oeuvre, en attendant qu\u2019il s'adresse à d\u2019autres sources.Devenu notaire, Garneau ne le sera qu\u2019un an, sa clientèle étant trop mince pour lui permettre de vivre.Il sera homme à tout faire pendant des années; caissier de banque, journaliste, poète, traducteur, fonctionnaire.Après des articles dans les revues, il publie en 1843 un opuscule sur les voyages de Cartier, intitulé Une page d\u2019histoire, qui attire l\u2019attention.Deux ans plus tard, c\u2019est l\u2019événement littéraire de l\u2019année: le premier volume de son Histoire du Canada.Les autres suivront en 1846 et 1848, le dernier s\u2019arrêtant à 1792.Si l'ouvrage paraît au- jourd\u2019hui démodé et vieilli, il en reste, écrit Lauzière, \u201cQuelques centaines de pages encore pleine d'intérêt, d\u2019émotion, de clairvoyance et de virilité, au souffle profond et humain.\u201d Garneau, qui avait souffert d'une première crise d\u2019épilepsie en 1843, mourut de cette terrible maladie en 1866, à l\u2019âge de 56 ans et 6 mois.L\u2019Illettré 1 Editions Fides, Montréal.Sous ce titre, un éminent llurgiste de PAbbaye de Solesmes, Dom Guy Oury, hénédictin, vient d\u2019écrire dns \u2019AMI DU CLERGE (0 fév.1966) un article très utile, où il déplore en passant (tout comme S.S.Paul VI) certains excés de zèle icono- thste.Nous allons citer les principaux passages de cet article, pour rendre service à tous ceux qui, dans notre diocèse.s'occupent de la res- laurationn et de l\u2019aménagement des églises (nous pen- \u2018ons en particulier à notre cathédrale).\u2018 Sil est vraiment l\u2019ocuvre d'un artiste, l'édifice culturel à Clé pensé dans ses struc- tres essentielles et jusque flans le détail de son aména- rement par celui qui l\u2019a créé.Par suite, intervenir dans cet ordre, comporte un risque fave: celui de rompre l\u2019équilibre voulu par l\u2019artiste qui lÉmoignait d\u2019une expérience *sthétique et exprimait cer- laines données spirituelles.La Commission épiscopale de Liturgie de France précise: tering renouvellements, cer- dines améliorations + pasto- [7 .Certaines suppressions, - NAGEMENT ralement souhaitables, semblent faciles à réaliser; mais leur accomplissement irréfléchi peut détruire irrémédiablement une harmonie, un équilibre voulus par le constructeur ou réalisés peu à peu par la patience ct la continuité de ceux qui, jadis, ont entretenu et embelli ce sanctuaire.Certains ont pu commettre des actes de vandalisme, par ex.en n\u2019observant pas les lois fondamentales de proportion et d'harmonie.(.) Tel autel classique, harmonieux en lui-même, s\u2019accordait beaucoup mieux à cette église gothique, que tel autel moderne et fonctionnel, aux lignes sèches et grêles qu\u2019on projette de lui substituer.\u201d (.) On ne saurait, dans bien des cas, faire disparaître l\u2019autel ancien qui possède sa valeur propre.Dès lors, la création d\u2019un deuxième autel face au peuple (style planche à repasser) sur une surface trop restreinte, manque le plus souvent de dignité, en réduisant l\u2019espace libre pour les cérémonies.Nous ne sommes guère partisan du déplacement de certains retables monumentaux.Les décorateurs des 17e et 18e \u2018siècles n\u2019étaient pas inconscients; ce qu\u2019ils ont créé pour meubler l\u2019abside d\u2019une église ne peut convenir à une chapelle latérale.D\u2019ailleurs, dans la plupart des cas, c\u2019est tout l\u2019édifice qui a bénéficié d\u2019un aménagement d\u2019ensemble, et il n\u2019existe nulle place où loger ce que l\u2019on prétendrait déloger du choeur.Dans les grandes églises gothiques, où l\u2019immensité du choeur nc rend pas aisée l\u2019unité de l\u2019assemblée liturgique du fait que le célébrant, entouré de ministres trop peu nombreux, est éloigné outre mesure de l\u2019ensembles des fidèles, la visibilité néanmoins de la nef au choeur est parfaitement assurée et l\u2019autel est solennisé de façon tout à fait remarquable.Par elles-mêmes, ces églises forment un capital spirituel; en tant qu\u2019oeuvres d\u2019art, nous avons a les respecter et à nous adapter à elles.Aussi bien, la richesse spirituelle et la qualité de l\u2019expérience qu\u2019elles nous donnent de vivre, compen- ES EGLISES sent largement les petits obstacles que présenterait leur structure pour la célébration de notre liturgie.Dans la revue L\u2019ART CHRETIEN, Joseph Pichard recommande, en toute transformation, de tenir le plus grand compte du style de l\u2019église et bien plus encore de son esprit et de sa signification.Une architecture ne doit jamais être brisée.11 serait criminel de lui imposer des aménagements auxquels elle est allergique; les réaliser malgré tout, lui ferait perdre son âme.De toute manière, les arrangements destinés à parer aux nécessités immédiates, sans référence à l'esthétique, sont à déconsciller absolument.Il vaut mieux attendre et faire les choses sérieusement, lorsque les données du problème auront été mûries.Pourquoi priver les fidèles, avant la transformation définitive qui peut se faire longtemps attendre, du bienfait que leur apportait le déroulement de la liturgie dans un cadre digne d\u2019elle?Les modifications apportées aux rites ne sont pas de nature telle, que les aménagements anté- ricurs se révèlent complètement inadaptés.On peut souhaiter une meilleure écono- mic dans la distribution d\u2019un sanctuaire, tout en continuant a se servir de lui dans l\u2019état où il se trouve.Paraître un peu en retard est un risque à courir; il en vaut la peine.Le non-conformisme étant de mode, soyons non- conformistes pour le plus grand bien des églises et de leur patrimoine.(.) 11 faut citer encore un passage des Directives pratiques de la Commission épiscopale de Liturgic de France, au sujet du dépouillement : \u201cOn ne saurait trop mettre en garde contre une hantise de nudité, ou contre unc volonté intempérante de pauvreté évangélique.Surtout dans les églises anciennes, une certaine exubérance décorative contribue au bien-être et à la joie des fidèles, sans insulter nécessairement à leur pauvreté.Certaines églises finissent, à force de simplification et de suppressions, par ressembler à des salles de conférences et par perdre com- (Suite à la page 6) Page quatre LE TALIDOMIDE DE BOIS Depuis quelque temps, on discute du maintien ou de l'abolition de cette vénérable institution britannique qu'est la potence.A Ottawa, la tendance est conservatrice.Pourtant, une forte pression est exercée de la part d'esprits plus libéraux en faveur de l'abolition de cette machine à fabriquer la mort.lci, je veux faire valoir un point de vue qui a été oublié ou passé sous silence et qui nous nous devons de considérer dans toute sa portée: il s\u2019agit de la considération de l'échafaud non pas en fonction de ses causes et effets mais dans son essence même.Cette potence, qu'est-ce au juste?Quand elle est là dressée devant vous, elle a quelque chose qui surprend.On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne pas se prononcer, dire oui et non, tant qu'on n'a pas vu cette charpente; si l\u2019on rencontre cette chose Les lettres Couperin, appelé le Grand, est un des maîtres de la musique française.Ce Louis mourut jeune, à trente-cing ans, et fut remplacé par son frére Charles, qui décéda hideuse, la secousse est violente, il faut se décider à prendre parti pour ou contre.Chez quelques-uns elle provoque l'admiration, chez d'autres elle devient un objet de rebuttement.Elle n'est pas neutre elle-même et ne vous permet pas de rester neutre.Lorsque l\u2019on est en présence de cet être sombre, on a l'impression que ce bois et cette corde sont des com- plicis du bourreau.C\u2019est un véritable vampire, quelque chose qui ne tient à la vie que par la mort qu\u2019elle peut donner.Après considération de ces facteurs, nous sommes en droit de nous questionner sur le bien-fondé de ce funeste atarisme du Canada avec sa mère-patrie.St-Exupéry disait que \u201csi la vie humaine n\u2019a pas de prix, nous agissons bien souvent comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie humaine.\u201d Le fantôme dit de la \u201cprotection de la société\u201d a-t-il une telle valeur?LE GRAND COUPERIN lui-même en Avant qu\u2019il eût atteint sa majorité, il fut remplacé à son orgue par La Lande, a- de lors âge de vingt-deux ans, BIEN PUBLIC La justice qu\u2019elle puisse aller a-t-elle le droit de décider de vie ou de mort?La Justice peut elle seule emprisonner parce qu'elle seule peut acquitter.Dieu seul peut tuer parce que Lui seul peut donner la vie.La, mort et la vie .n'appartiennent qu'à lui seul.De quel droit les hommes tou- chent-ils à cette chose qui leur est inconnue?Le principe de l'échafaud est en lui-même mauvais.Encore plus, il est machiavélique.Est-il permis de faire quelque chose de mauvais, soit un mentre par procuration, pour quelque chose de bon, soit la dite \u201cprotection de la société\u201d?Non, la fin n\u2019excuse pas les moyens.Je crois qu'ici s'applique très bien cette sentence de Camus: \u201cLe mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance; et la bonne volonté peut faire autant de dégats que la méchanceté si elle n\u2019est pas éclairé.\u201d Ainsi, il y a dans notre société canadienne soit-disant moderne des heures incroyablement douloureuses pour quelques-uns et qui seraient tout juste dignes de l\u2019époque moyenâgeuse: ce sont les moments où la Denis Thomelin, humaine, aussi loin Vendredi, le 6 mai-l965 \u2014_\u2014 pénalité prononce un naufrage.y homme est condamné.\"CR Quelle minute atroce que la société s'éloigne d'un être penal La destiné est bien méchante pou quelqu'un d'intelligent mais parait monstrueuse pour le coeur humain Je crois que si le grain de blé sou, la meule pouvait parler, il ne par viendrait pas à exprimer la moitié de ce que cet homme peut penser et resentir.Considérée d\u2019un tel point de vue, la société peut sembler formidable pour qui est dedans mais aussi combien effroyable pour qui est dessous.Je sais très bien ne pas a ici une solution au problème Mrs | si nous ne pouvons pas cesser de prodiguer le mal, du moins sachons-en la portée, sachons pourquoi te fait lui-même est mal, sachons enfin pourquoi la société ne peut pas s'arrêter de la prodiguer.De cette façon peut-être en arrivions-nous non pas au maintien de la peine de mort mais à une réforme pénitentielle, La potence enfin m\u2019apparait com.Ÿ me ce médicament désormais triste @ symbole de ce qui, employé pour le ÿ bien, prodigue le mal: la talidomide, & NORMAND NADEAU (L\u2019Estran) Il avait étudié auprès de organiste Saint-Jacques-la-Bou- cherie, la belle église Charles son frère, Francois\u2019 (le Grand), Frangois-Nico- las, Armand- Louis, les frè-j On lui attribua tôt l'épithète de grand, parce que les musiciens sont nombreux dans sa famille, au point qu\u2019il est difficile aux profanes de s\u2019y reconnaitre.Même son prénom de François ne lui est pas exclusif, puisqu\u2019un oncle à lui le portait.1679.François son fils, qui devait être le grand Couperin, n\u2019avait alors que onze ans, mais il donnait de telles preuves d'un génie précoce.qu\u2019on lui promit, par acte notarié, la succession de son père, à condition de se faire instruire.futur maitre de musique de la chapelle royale.La Lande fit l\u2019intérim,.mais il n\u2019eut pas à attendre la majorité de François Couperin, celui-ci = étant prêt dès l\u2019âge de dix-sept ans, à prendre charge de l'instrument qui lui appartenait de droit.truite à la Révolution, dont il ne reste que la fameuse tour Saint-Jacques, élégante et fine, haute de 52 mètres, «élément primordial du paysage parisien.» * * * Les Couperin organistes de Saint-Gervais, furent donc à tour de rôle: Louis, dé- res Pierre-Louis et Gervais-\u2018 François.; Quant ce dernier mourut ; en 1826, sa fille Céleste le François, mais elle se consacra à l\u2019enseignement et Lui-même était fils de Charles, le plus jeune de trois frères Couperin, tandis que François était le second et Louis, le premier.Ils étaient natifs de Chau- mes-en-Brie et ils avaient vu le jour comme suit: Louis en 1626, François vers 1631, Charles en 1638.Les trois jouaient du violon, et les deux aînés étaient à l'aise au clavier d\u2019un orgue.Leur père, prénommé Charles, était marchand de son état, organiste en plus.Quant à François fils de Charles le second, il eut deux filles musiciennes, Marie-Cécile et Marguerite, et un fils qui ne l\u2019était pas : Nicolas-Louis.Du premier Couperin connu (Charles), dont on ignore la date de naissance, jusqu\u2019à Céleste Couperin, née en 1793, on compte dans la famille treize musiciens, hommes et femmes.* * * Les Couperin tinrent l\u2019orgue de Saint-Gervais à Paris pendant 171 ans, ou près d\u2019un siècle et trois-quarts.Le premier titulaire de l'instrument fut Louis, oncle de Couperin Le Grand, que Louis XIV invita à remplacer Chambonnière.\u201cMES Le Canada sera représenté à l'Expo 67 por un pavillon (au centre) dont la partie principale sera une immense pyramide renversée.De leur côté les provinces cono- diennes y auront aussi quatre pavillons.ces de l'Ouest, le Dons l'Ontariocontraire des aiguilles d'une montre, on peut voir: le Po villon des provinces de l'Atlantique, le pavillon des proving pavillon du Québec et le pavillon d PE ; ve TE Vendredi, le 6 mai: 1966 BILLET DE ROME LE BIEN PUBLIC Oecuménisme authentique Les remous de la visite du Dr Rameay, primat de l\u2019Eglise d\u2019Angleterre, au Saint- Père, sont encore visibles dans la Ville Eternelle pour intensifier un courant oecuménique réel et authentique.S\u2019associant au geste de l\u2019Archevêque de Cantorbéry et se solidarisant à son attitude de bienveillance, un grand nombre de pasteurs, de chanoines et de religieux sont venus d\u2019Angleterre, des Etats- Unis, d\u2019Australie et d\u2019autres pays; ces religieux sont franciscains, bénédictins ou appartiennent à des congrégations modernes.De ces religieux anglicans 70 environ ont tenu à se retirer à Assise pour vaquer à une étude approfondie des questions fondamentales de la vie religieuse.Deux Prélats de la 8, C.des Religieux et onze Religieux catholiques choisis pour leur compétence théologique s'étaient chargés d'organiser à leur intention une série d'entretiens et de discussions sur la vie religieuse rénovée et adaptée selon le Concile Vatican IT.Dès que le Dr Ramsay eut quitté Rome, ils partirent eux- mêmes pour Assise; ils séjournèrent du 14 au 20 avril à la Casa Papa Giovanni (la Maison du Pape Jean).La Rencontre d'Assise fut une vie de communauté entre anglicans et catholiques qui, pendant six jours, s\u2019est déroulée à la grande édification de la population de la Ville de saint François.La journée commençait par la récitation en anglais du bréviaire par tous les religieux, anglicans et catholiques.À l\u2019autel papal de la basilique de Saint-François, les religieux catholiques concélébraient l\u2019Eucharistie à laquelle prenaient part les religieux anglicans; la liturgie se déroulait en anglais.Pour nos frères séparés, l\u2019Evêque d\u2019Assise avait mis à leur disposition la belle église Saint- Georges de la rue Fra Bernardo da Quintavalle, avec les vases sacrés et les ornements liturgiques nécessaires à la célébration eucharistique.La journée s\u2019achevait par la récitation en commun de vépres et complies.Fait intéressant, les conférenciers étaient choisis parmi les anglicans et les catholiques.La conférence doctrinale était suivie d\u2019un forum ou discussion libre, ce qui donna licu à des échanges de vues souverainement pré- vieuses pour les uns et les autres.Une découverte intéressante que notre population catholique se doit de partager, est la suivante.Les religieux anglicans prononcent les voeux traditionnels dans l\u2019Eglise catholique et les observent selon les mêmes méthodes.L\u2019obéissance, la pauvreté et la chasteté sont exactement celles que nous connaissons chez-nous.Ils vivent leur règle avec le même zèle dans la poursuite de la perfection chrétienne sclon les conseils évangéliques.Dix franciscains anglicans, venus d\u2019Angleterre, étaient accompagnés par quelques lertiaires qu\u2019ils appellent \u201cCompagnons de \u201cint François\u201d.Ils récitent en latin le bréviaire franciscain.En Angleterre, ils portent en public l\u2019habit de saint François ct c\u2019est ainsi vêtus qu\u2019ils ont fait le voyage aux sources de la vie franciscaine.Il est bien impossible pour l'heure de donner un aperçu même général des huit con- lérences prononcées à la Rencontre d'Assise.Nous devons nous contenter de reconnaître Rome, que le titre de chacune correspond aux problèmes cruciaux de la vie religieuse dans notre monde analysé par Vatican II.Les conférenciers anglicans ont causé une impression profonde par leur doctrine théologique, leur connaissance des Saintes Ecritures et leur pratique d\u2019une vic religieuse intégrale.Le P.G.Norris, bénédictin anglican, exposa dans la deuxième conférence la Mission actuelle des Ordres contemplatifs avec une compétence digne de la plus authentique tradition de la vice monastique.Ce fut sans effort aucun que les auditeurs, anglicans et catholiques, le suivirent quand il remonta aux sources de la vie contemplative occidentale organisée et vécue par saint Benoît.La rénovation ct l\u2019adaptation n\u2019ont rien à apprendre du monde moderne parce qu\u2019elles proposent un recours plus total aux conseils évangéliques; elles doivent au contraire l\u2019iluminer en lui présentant unc forme plus authentique de vie de l\u2019Evangile par le don total de soi au service exclusif du Seigneur.Le P.Pius Barth, ex-provincial franciscain de Chicago, exposa la pratique des voeux selon leur aspect humain, psychologique et ascétique.Cet exposé magistral s\u2019ouvrit sur une discussion des plus animée et des plus réaliste.Dans une fraternité parfaite, anglicans et catholiques, tous hommes consacrés au Scigneur, parlèrent avec une ouverture d\u2019esprit et de coeur dont nous n\u2019avons aucun exemple parce que, pour la première fois, se concrétisait l\u2019oecuménisme authentique de la vie religieuse selon les principes de Vatican IE.On savait déjà que les religieux anglicans ne le cèdent nullement aux catholiques dans l\u2019observance régulière et duns les exercices de piété; leurs ocuvres en portent le témoignage éloquent.Mais ln Rencontre d'Assise met en vive lumière que leur fidélité au Scigneur rencontre des problèmes, communs comme celui du recrutement (septième conférence par Broi.Jonathan, de la Société de la Glorieuse Ascension).Ils recherchent aussi les moyens d\u2019intensifier la vie chrétienne dans l\u2019Eglise anglicane, selon un exposé très au point de la cinquième conférence, prononcée à Sainte-Marie des Anges de la Portioncule par le P.G.Triffitt, de la Société de Jean l\u2019Evangéliste.Pour permettre aux anglicans de se familiariser avec notre vie religieuse, ils furent invités chaque jour par une communauté d'Assise.Les Franciseains de Saint-Damien les reçurent d'abord, puis ceux de Sainte- Marie des Anges, et du Sacro Convento et enfin les Bénédictins les reçurent à leur tour.L\u2019Evêque d\u2019Assise, avec son Chapitre, présida un diner officiel qu\u2019il convient d\u2019appeler le diner de la fraternité parce que le Prélat éminent sut créer une atmosphère détendue et cordiale qui donna lieu à une \u201cfraternisation réelle\u201d ct permit aux uns et aux autres de faire plus ample connaissance et de s\u2019encourager dans la poursuite de l\u2019idéal de perfection chrétienne.Le 20 avril, les retraitants de Casa Papa Giovanni quittaient Assise pour Rome.Le Saint-Père les reçut en audience pour entendre un exposé de leurs recherches et de leurs travaux et leur accorda une large bénédiction apostolique.Barthélemy HEROUX, o.f.m.24 avril 1966.- Page cinq - L'ENSEIGNEMENT CONFESSIONNEL Textes de l\u2019Episcopat du Québec U NE nouvelle brochure vient s\u2019ajouter à la collection \u2018\u2019L\u2018Eglise aux quatre vents\u2019 que les Editions Fides loncaient il y a quelques mois.|| s\u2019agit cette fois de textes actuels qui intéresseront certainement tous les éducateurs: maîtres et parents.Tout d\u2018abord la lettre des évêques au premier ministre du Québec, le 29 août 1963, à l'occasion d'un projet de loi soumis à la Législature en vue de créer un ministère de l'Education et de la Jeunesse ainsi qu\u2019un Conseil supérieur de l'Education.Puis l\u2019allocution du Cardinal Maurice Roy, lors de la réception offerte par la province au nouveau prince de l\u2019Eglise, le 10 mars 1965.Enfin, l\u2019allocution du Cardinal Paul-Emile Léger de- vont l\u2019association des Principaux d'Ecoles de Montréal, le 26 janvier 1966.Trois textes majeurs que tous les fidèles liront avec profit pour mieux connaître la pensée de leurs dirigeants spirituels sur l\u2019enseignement confessionnel dans la province de Québec.À l'heure d'une évolution assez spectaculaire dans le domaine de l\u2018éducation il est important de connaître les directives de l'Eglise en cette matière.Si, comme le souligne le Cardinal Paul-Emile Léaer, \u201cle Rapport Parent dit que chaque instituteur devra avoir une vroie responsabilité dans l'évolution pédagogique et le climat de l'établissement, de telle sorte qu\u2019il les prenne à coeur.Cela s'impose.Mais il faut oussi que chacun des professeurs collabore activement et efficacement à ce que le climat de l\u2019école soit chrétien.Admettre ce principe n\u2019est pas vouloir le viol des libertés, comme on le pense parfois, mais tout simplement vouloir une condition évidemment essentielle à la réalisation de l\u2019objectif que vous poursuivez: une éducation chrétienne\u201c.LE GRAND.(Suite ae la page 4) mourut à Paris à 67 ans, en 1860.On ne cesait d\u2019être musicien dans la famille.Cette histoire de Couperin, elle est racontée dans un petit livre remarquable, dû à Henri Charlier, qui fourmille de détails passionnants sur l'homme et le Paris de son époque.! Couperin, comme La Fontaine chez les écrivains de son temps, fut longtemps méconnu dans son monde de musiciens.Au point que, plus de deux siècles après sa mort, on s'interroge encore sur sa valeur vraie.Cela tient à plusieurs raisons, dont la perte d\u2019un grand nombre de ses oeuvres.Un maître de l'orgue, Couperin fut aussi un artiste du clavecin.Cet instrument lui tenait tellement à.coeur qu\u2019il laissa un ouvrage sur L\u2019Art de toucher le Clavecin, où l\u2019on admire huit préludes d\u2019une remarquable beauté, \u201cqu\u2019on ne trouve point ailleurs, et dont plusieurs font un excellent effet sur l\u2019orgue.\u201d Couperin eut une vie assez pénible.Il était souvent malade, incapable de travailler, et il eut le malheur de perdre son seul fils, né en 1707, qui disparut un jour, on ne sait comment, et que l'on,présumait vivant à la mort de - son*père.Le grand Couperin décéda le 12 septempre 1733, au second étage d\u2019une maison qui existe toujours à Paris, au coin de la rue Neuve- des-Bons-Enfants, proche la place des Victoires.L'Illettré AVIS LEGAL Veuillez prendre avis que Damc Albina Giguère, épouse de feu François À.Gilbert, du- miciliéce en la paroisse de St- Justin, comté de Maskinongé, s'adressera par requête à un Juge de la Cour Supérieure du district de \u2018Frois-Rivières, le 20 juin 1966 à 10.00 hres a.m.ou aussitôt que Conseil pourra être entendu, pour obtenir des lettres de vérification du testament en forme authentique du- dit Francis A.Gilbert décédé le 7 mars 1966 et passé devant Me Jos.Langlois, notaire, le 2 décembre 1964.En vertu dudit testament, Dame Albina Giguère Gilbert est légataire universelle des biers de Francis A.Gilbert, lesquels comprennent notamment des biens ot créances situés en dehors des limites de Ja province de Québec.Trois-Rivières, le 19 avril 1966.(signé) Roland Paquin, avocat, Procureur de Dame Francis A.Gilbert, 82a, boul.Ste-Madeleine, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.(22-29 A-6-13 M) POUR VOS ASSURANCES e Incendie © Accidents e Responsabilité © Automobile RICHARD BERGERON Courtier en Assurances 1244, rue St-Olivier Tél.5-2685 Troie-Rivià Vendredi, le 6 mai 1966 Page six LE le père Emile LEGAULT, C.S.C., est l\u2019invité de l'Association des Anciens du Collège de \u2018Saint-Laurent lors du prochain diner-causerie de l'Association, le dimanche 15 mai.L'AMÉNAGEMENT (Suite de la page 3) plètement cette chaleur, cette ambiance de splendeur et de gloire qui évoque la Jérusalem céleste, préfigurée par nos églises.\u201d {Après avoir recommandé que l\u2019on conserve la coutume de mettre sur l\u2019autel un Crucifix avec le Corps du Christ, et de séparer le sanctuaire de la nef par la Sainte Table ou cancel, Dom Oury termine comme suit) L\u2019impression d\u2019ensemble qui se dégage de ces prescriptions nouvelles est celle d\u2019une grande souplesse, jointe à un sens averti des exigences liturgiques et de la dignité due a la maison de Dieu.(.) \u201cLa réforme ne doit pas sombrer dans l\u2019informe\u201d, écrit L\u2019ART SACRE.Il est absolument nécessaire de prendre des résolutions solides pour Une petite soeur souriante Catherine de Saint-Augus tin arrive à l'Hôtel-Dieu à l'âge de seize ans.Elle meurt vingt ans plus tard, après s'être donnée toute entière au service de Dieu et de ses concitoyens.Tous s'attachent à Soeur Catherine.Elle possède une intelligence pénétrante, un esprit vif, des traits d'un charme exquis.On a di d'elle: \u201cSon extérieur avait un charme, le plus attirant et le plus gagnant du monde\u201d.Par-delà ses qualités naturelles, en connaissant sa vie, on sent en elle la force surnaturelle qui l'anime.Elle s'offre en holocauste pour sauver les âmes, elle == la victime spéciale pour les péchés de Be colonie.P En proie à des souffrances sans nom, la petite soeur souriante continue de prodiguer aux malades les trésors de sa charité, Parvenue très jeune à la limite des forces physiques, à trente-six ans seulement, elle se .voit délivrée par la mort : d\u2019une longue agonie, Le Comité des Fondateurs + tvde I'Eglise du Canada, = ares cum ce es au a Ta A fe 25 ouest, rue Jarry, Montréal 93 CEE - ANTALGINE.Le 1.\u2026.,- pouwcograpaique ci-dessus donne un aperçu des différents réseaux de transport en commun qu'oura l\u2019Expo 67.En haut, à gauche, on voit un wagon du Métro de Montréal, qui amènera les visiteurs jusqu'à l\u2019emplacement l\u2019Expo-Express.canapé, en haut à droitement de l'Expo.Là, ceux-ci pourront emprunter gratuite- Le réseau de transport secondaire comprendra aussi le Minirail, en bas à gauche, et le Tété- qu\u2019il n\u2019en soit pas ainsi.On ne saurait plaider avec assez de vigueur pour que les ensembles architecturaux qui appartiennent au patrimoine spirituel des chrétiens soient respectés.Dans la même revue L\u2019ART SACRE, le Père Cocagnac écrit : - \u201cLes ensembles architecturaux ne sauraient être modifiés.ll suffit parfois de très peu de chose pour réaliser une disposition nouvelle (permettant de célébrer la liturgie rénovée); une simple plateforme et un lutrin de valeur peuvent créer un ambon de qualité.Noter aussi que le lieu de la présidence doit être dans ce cas particulièrement soigné: un beau mobilier, sans affectation ni recherche, peut trouver là sa place tout naturellement.Un tel aménagement ER à ZR ZN DOULEURS Maux de Tête, de Dents, Névralgies, Rhumes, la Grippe, Douleurs Rhumatismales, Refroldissements seulagée premptement avec les Captabe 2 166 En vente partout 356 et 954 est susceptible de donner aux fidèles l\u2019image d\u2019une évolution cohérente de la liturgie, qui ne méprise pas les formes anciennes, tout en s\u2019accordant à certaines possibilités que nous offre la réforme actuelle.On peut de la sorte éviter cette impression de rupture, voire d\u2019incohérence, qu\u2019imposent de nos jours au peuple fidèle certains aménagements trop hâtifs.(Les bons aménagements) peuvent manifester la véritable Tradition de l\u2019Eglise qui sait, au cours des temps, s\u2019adapter sans rien perdre des acquisitions de sa longue histoire.\u201d Dom GUY OURY, O.S.B.LA VRAIE SAVEUR DE HOLLANDE \u2014 DEPUIS 1695 John de Kuyper & Son\u2014Blended Gin \u2014Distillé & Montréal Aujourd'hui.pour demain ACHETONS DES OBLIGATIONS \\ D\u2019EPARGNE DU QUEBEC Les Obligations d'Epargne du Québec seront en vente au N'attendez.pas à demain.Achetez les pair jusqu\u2019au 16 mai 1966.® vôtres'aujourd\u2019hui.ares re va \u2014 Vendredi, le 6 mai 1966 \u2014\" Ry LE BIEN PUBLIC LE RECRUTEMEMENT DES HOTESSES A L'EXPO 67 EST COMMENCE Montréal, (Expo 67) \u2014 La Compagnie canadienne de l\u2019Exposition universelle de 1967 a lancé, au début de \u2018décembre 1965, sa campagne de recrutement pour 250 hôtesses.Si l'on en juge par les candidatures qui se chiffraient a 1445 à la fin du mois de février, on peut prévoir que le comité de sélection qui interviewera les candidates à travers le pays, du 26 septembre au 21 octobre 1966, aura l'embarras du choix car, à la cadence des trois premiers mois, il devrait y avoir, en septembre, plusieurs milliers de candidatures.Toutes les candidates doivent remplir la formule que distribuent les bureaux du Service national de placement à travers le pays; dans la province de Quebec, en plus des bureaux du Service national de placement, les bureaux du Service de placement du Québec acceptent aussi les candidatures.Ces bureaux font une première sélection avant de remettre les demandes à la compagnie.Les étudiantes qui possèdent les qualités que l\u2019on exige des hôtesses et des guides sont invités à poser leur candidature.Les hôtesses devront avoir, en 1967, de 20 à 35 ans, elles devront en outre: 1.Etre bilingues, c'est-à-dire parler couramment le français et l'anglais; celles qui connaîtront d'autres langues auront la préférence au moment du choix final et leur traitement sera fixé suivant leurs connaissances; 2.On donnera la préférence aux célibataires et aux personnes qui n\u2019ont pas de trop grandes responsabilités familiales; 3.Les candidates devront avoir fait de solides études ou détenir un certificat de onzième année; 4.Elles devront être de nationalité canadienne.Il va sans dire que les candidates devront étre intelligentes, distinguées, avoir une bonne santé et une bonne réputation.Les hôtesses seront engagées à compter du mois de janvier 1967.Elles seront appelées à suivre un cours qui comprendra des leçons de maintien, de protocole, de premiers soins à donner aux blessés et aux malades, en plus de les renseigner sur I'Expo en général et de compléter leurs connaissances en histoire, en géographie et en économie du Canada.Les frais de déplacements des candidates qui n'habitent pas la région de Montréal seront remboursés aller et retour.Les hôtesses ne seront pas logées par la compagnie mais celle-ci leur aidera à trouver un logement convenable.En plus des hôtesses engagées par la compagnie canadienne de l\u2019Exposition universelle, les pavillons des pays étrangers auront besoin de plusieurs centaines de Jeunes filles et la compagnie mettra à la disposition des commissaires généraux de ces pays les candidatures qu\u2019elle aura reçues et dont elle ne pourra faire usage.Certains de ces participants étrangers donneront sans aucun doute la préférence aux personnes de leurs pays, installées au Canada et qui ne sont pas naturalisées Canadiennes.Les hôtesses de la compagnie porteront l\u2019uniforme bleu et blanc que tous les Canadiens connaissent déjà pour l'avoir vu élégamment porté par les hôtesses, qui, sous la direction de Mme Monique Archambault, hôtesse en chef de l'Expo, accueillent dès maintenant les visiteurs qui viennent se renseigner sur l'Exposition universelle.Page sept La publicité, c'est le progrès La publicité a contribué à répandre la richesse matérielle.Elle est également au service des arts et des sciences.On s\u2019en sert pour diffuser les plus belles oeuvres des plus grands artistes.Elle contribue aux succès que remportent de grands spectacles artistiques.Elle est mise à contribution par des maisons d'enseignement et des entreprises d'édition.La publicité c'est le progrès.S'ANNONCE | Page huit LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 6 mai 1966 Les Trifluviens ont toujours aimé les courses de chevaux Nous avons moultes fois répété que Trois-Rivières était une pépinière dans tous les domaines de l\u2019activité humaine.Non sans raisons valables d'ailleurs.Nous avons souventes fois dit que Trois-Rivières pouvait se vanter dans bien des domaines.Ainsi en est- il pour son titre de la ville la plus française du monde (par son capital humain d\u2019ascendance française) battant même la capitale française, Paris; par son titre de métropole des moulins de papier.Son histoire est riche plus que celle de bien d\u2019autres villes importantes, Elle fut le haut-lieu des coureurs de bois; patrie d\u2019une foule de grands hommes, tel Mgr Laflèche, de vénérée mémoire.Mais, plus on scrute \u201csa petite histoire\u201d plus la capitale de la Mauricie, mérite des égards.Il reste qu\u2019une foule de petits faits sont là pour le prouver.Par exemple, si on parle de courses de chevaux, avec l'arrivée d\u2019une nouvelle saison, cela nous permet de rappeler aux amateurs tri- fluviens, que le champ de course existe depuis longtemps ici, qu\u2019il fut reconnu, depuis toujours, comme l\u2019un des plus beaux du Canada et qu\u2019il a, au moins une fois, pris place de grande vedette, dans les annales du \u201cturf\u201d canadien.Ce fut précisément en 1870.D'ailleurs, voici ce que raconte à ses lecteurs, L\u2019Opinion Publique de Montréal en date du jeudi 22 septembre 1870.\u201cCette année, Trois-Ri- vières a eu le monopole des courses (de chevaux) de la province de Québec.Montréal, Québec, Saint- Hyacinthe se sont abstenus, pour laisser au Saint-Mau- rice Turf Club, le soin de maintenir l'honneur du sport québécquois.\u201cTrois-Rivières a dignement maintenu sa réputation et ses vieilles traditions, ce qui n\u2019est pas peu dire.À certaines époques les courses des Trois-Riviè- res ont dépassé ce qu\u2019on a vu de plus brillant dans notre pays; vouloir rivaliser avec les célèbres succès de Bell, l\u2019un des créateurs du turf canadien ou de M.de Niverville qui a fait de si grands sacrifices pour en relever l\u2019état, ce n\u2019était pas une faible tâche, faire mieux paraissait impossible.Et pourtant, d\u2019après l'opinion de plusieurs connaisseurs, cette impossibilité a été réalisée.Les directeurs du Turf Club ont fait preuve de la plus grande libéralité envers les intéressés et envers tout le public.Leur immense champ de courses, un des plus beaux du pays, était ouvert gratuitement à tous les spectateurs, et rien n\u2019a été exigé de personne pour l\u2019entretien de la course ni pour aucune dépense de cette nature; pour le Prix de la Reine, aucune entrée n\u2019était exigée, et on n'a demandé que le montant ordinaire de 10 p.c.pour les autres prix.Quant au sweepstake, il a été entièrement payé au gagnant.\u201cEt pourtant Trois-Riviè- res ne renferme qu\u2019un très petit nombre d\u2019hommes qui peuvent paraitre sur le turf pour leur propre compte et autrement qu\u2019en amateurs; mais Trois-Rivières a de bonnes traditions, et noblesse oblige\u201d.- + Le VOUS AIMEREZ SHAMPOOING .- - lustre-Çreme IL VIVIRIE IL EMBELLIT- Courtiers hd .Ci limitée nr I AgrCos, ; incendie \u2014 Accidents \u2014 Responsabilité Automobile \u2014 Vol \u2026 fn potinant.\u2026: Je m'entretenais, la semaine dernière avec des montréalais sur les effets, pour Trois-Rivié- res, de la tenue de l\u2019EXPO \u201967.Leur réaction ne s'est pas faite attendre: \u201csi vous aviez une autoroute ou même une route principale \u201cnormale\u201d entre votre ville et Montréal, vous pourriez vous attendre à recevoir des foules de visiteurs tout au long de la saison avril- octobre 1967; mais, comme les travaux de l'autoroute, entre Montréal et Berthier, sont arrêtés depuis des mois, et que l'actuelle route No 2, entre Louiseville et Trois-Rivières, est digne du XIXe siècle, et très dangereuse, nous avons bien peur, que Trois-Rivières ne puisse profiter de grands afflux de touristes\u201d.Et on ajoutait, sans doute pour essayer de nous consoler quelque peu: \u201cA moins que les touristes prennent la transcanadienne jusqu\u2019à Saint-Léo- nard de Nicolet, et de là prennent la route qui conduira à votre pont, pour aller vous visiter.Mais, là encore, la route est étroite.et ce voyage \u201crallonge\u201d considérablement.Toutefois, pour attirer ainsi des touristes, par cette voie détournée, il faudra que les autorités municipales des principales villes de la Mauricie érigent de gigantesques panneaux -réclame le long de la transcanadienne, a partir de Montréal jusqu\u2019a la \u2018montée\u2019 de St-Léonard, et qu'à ce dernier endroit, elles ouvrent un bureau touristique pour renseigner les éventuels visiteurs de la Mauricie\u201d.Nous continuâmes à discourir sur l\u2019état des routes entre Montréal et Trois-Rivières, quand un des interlocuteurs donna la solution logique au problème: \u201cQue l\u2019Autoroute entreprenne immédiatement la construction du tronçon partant de Louiseville à l\u2019est, jusqu\u2019à l'entrée de la ville de Trois- Corporation de la Cité des Trois-Rivières AVIS PUBLIC EST par les présentes donné, conformément à l\u2019article 431 de la Loi des Cités et Villes (S.R.Q.1964, chapt.193): a) Qu\u2019en exécution du règlement No 341, adopté le 25 avril 1966, un plan en vue de l'établissement d\u2019une zone industrielle, a été accepté par le Conseil de la Cité, par résolution adoptée le 2 mai 1966; b) Que le dit plan a été déposé au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure, au Palais de Justice, à Trois-Rivi- ères et aux archives de la Cité, où les intéressés peuvent en prendre connaissance; ©) Que mercredi, le 25 mai 1966, à 10:15 heures de l\u2019avant- midi, ou aussitôt que le Conseil pourra être entendu, ane re- quê sera présentée devant ladite Cour Supérieure, au Palais de Justice à Trois-Rivières, demandant la confirmation du- dit [Plan a toutes fins que de roit.(signé) Georges BEAUMIER, Greffier de la Cité, Hôtel de Vilie, Trois-Rivières, le 3 mai 19686.Rivières, à l'ouest.Ainsi un débouché plus normal et de beaucoup moins dangereux sera à la disposition des millions de visiteurs qui viendront à Montréal et voudront profiter de l'occasion, pour aller vers Trois-Rivières et Québec.\u201d Avec les conditions présentes du terrain, ce tronçon, bien que commencé vers juin 1966, pourrait être entièrement terminé pour la mi-avril 1967.L'autoroute des Cantons de l'Est, aussi longue que celle de Montréal à Sainte-Anne (par comparaison) et dans des terrains accidentés, et traversés d'une foule d'obstacles, fut construite en 18 mois.Pourquoi, en une telle circonstance, ne ferait-on pas aussi bien dans l'intérêt de Trois-Rivières?La campagne électorale prend du temps à se mettre en branle.Ça va se réchauffer qu\u2019à la mimai; ainsi la campagne n'aura pas duré longtemps avant le grand jour où le peuple sera \u201cvraiment ou pratiquement seul juge\u201d, selon l\u2019influence qu'il aura subie de la part des candidats.L'explosion d\u2019une bombe aux usines Lagrenade nuira au mou- - vement syndical.Sous aucun prétexte on ne doit recourir à ces moyens extrêmes.Que l\u2019on démolisse l\u2019édifice, si l\u2019on veut, mais pas à coup de bombes, et sans mettre la vie des gens en danger.Ce crime odieux ne doit pas rester impuni.Nos chefs syndicaux se doivent de flétrir ces méthodes anarchiques.BERSYL Corporation de la Cité des Trois-Rivières AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le Conseil de la cité des Trois.Rivières, à sa séance du 2 mai 1966, a passé un règlement intitulé: \u201cNo 191-21, Règlement amendant le No.191 établissant dans le secteur Place de La Fontaine des zones qui seront connues sous les dénominations RA-13 sect.1, RB-13 sect, 1, RB-13 sect.2, RB 13 sect, 3, RB-13 sect.3A, RB-13 sect.4, VC-13 sect.1, PD-13 sect.1, PD-13 sect.2, \u201clequel règlement deviendra en vigueur suivant la doi.Le dit réglement est actuellement déposé dans les archives du conseil, au bureau du greffier, 4 I'Hotel de Ville, ou tout intéressé pourra en prendre communication.Hôtel de Ville, Trois-Rivières, le 3 mai 1966.(signé Gérard DUFRESNE, Maire.(signé) Georges BEAUMIER, Greffier.LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRETE A AIDER 1185, rue Hart LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Roland Paillé, gérant Division des Trois-Rivières Trois-Rivières Tél.375-3115 Dans le commerce de la chaussure le nom de J.A.GOSSELIN & FILS signifie toujours élégance, qualité, prix modérés de vous chausser chez J A.GOSSELIN Prenez la bonne habitude Rue Royale, Trois-Rivières "]
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