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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 21 janvier 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1972-01-21, Collections de BAnQ.

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[" Mh.J.Raymond Denault 19 rue Le Royer Quest Montreal ble année * Trois-Rivières, No 3 Vendredi, le 21 janvier 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.fev.L\u2019attrait des Bahamas Imitant le piètre sens civique dont font preuve la plupart des grands boyards de lo haute finance anglo- saxonne, le financier K.C.Irving, un des rois du pétrole, quittera son Nou- veau-Brunswick natal pour aller s\u2019établir à Nassau.En démenageant ainsi ses pénates aux Bahamas le rusé publicain, dont un comité sénatorial a déjà dit qu'il était le prototype de l\u2018abus de l\u2018intérêt public au Canada, a peut-être voulu tout simplemtnt quitter le ciel brumeux des Maritimes pour l'air ensoleillé des mers du sud.Que non pas ! Le demi - milliardaire canadien aurait, semble-t-il, d'autres vues se rattachant à la sauvegarde de son immense fortune.Même s\u2019il doit cette dernière à ses concitoyens, il ne tiendrait pas à leur en restituer une part importante en mourant.En s'établissant à Nassau, le césar de papier- monnaie échapperait au fisc de son pays.De plus l'impôt provincial sur les successions perdrait en lui sa plus juteuse victime.Nous ne saurions blâmer le financier Irving d'agir ainsi après tant d'autres richessimes du Canada anglais.lls ne font que profiter de la faiblesse de nos lois.Au service de la haute finance,le pouvoir politique s'est toujours bien gardé de nuire à ces pratiques qui sont de mode chez les grands féodaux du monde des affaires.Aux petits salariés de verser l'impôt, de payer des taxes exorbitantes.|ls sont trop pauvres et trop inoffensifs pour jamais prétendre être épargnés.La dent du fisc n'écorche vraiment que les chairs tendres.Apprenant cette nouvelle choquante bien peu de Canadiens auront cependant réagi.Acagnardis par le servage auquel les condamne le régime économique actuel, ils auront continué le geste stupide de s'arrêter à l'enseigne Irving pour faire le plein, comme d'habitude.A la longue, I'abrutissement rend in- différent et, a tout le moins, incapable de ressentir le moindre agacement devant les pires abus.Clément Marchand L'apport économique d\u2019un centre commercial Mme Lise Cardinal, gérante du centre commercial Les Rivières était Finvitée du Club d\u2018Administration Industrielle du Trois-Rivières Métropoltain.Elle a surtout traité de l'apport économique d'un centre commercial.Tout en faisant son historique, elle a convenu qu\u2019une des tâches les plus ardues était le d'un gérant.Un fait surprenant selon Mme Cardinal est qu'un grand nombre de clients vient de l'extéroeur et nécessite des techniques appropriées de publicité et de vente.Sur la photo, nous voyons le président du Club Jean-Paul Milot, lors d'une entrevue précédant sa conférence qui a semblé bien appréciée.(André Bouchard) es as.- Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de setour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Une farce qui tourne au tragique Les trois expressions précédentes résument une tragi-comédie qui s\u2019est jouée récemment à la compagnie d\u2019eau x gazeuses Lucky One.La pièce débute quand deux rapaces du monde interlope, entrent au service de la compagnie Lucky One pour protéger l'édifice contre les assauts possibles des grévistes.ler acte: Etant donné le calme, sans doute volontaire, des dits grévistes et du renvoi des autres gardiens jugés inutiles, les deux derniers veilleurs ne voulaient pas risquer d\u2019é- tre catapultés sur le pavé faute de boulot à accomplir.Leur présence ne se motivant d\u2019aucune manière, les deux héros décident d'un commun accord de déposer une bombe; inoffensive naturellement, sur le toit de l\u2019édifice pour faire un peu de bruit et justifier leur surveillance.2e acte: Dame prudence veillait tout près.Quelques policiers, empressés d'accomplir leur b.a.quotidienne, cueillaient les deux oiseaux de nuit el les enfermaient dans une cage dorée, en attendant un petit débat oratoire devant un {tribunal présidé par le juge Jacques Ducros.Ce dernier vient de monter un autre barreau du pouvoir judiciaire.Je acte: Le juge Ducros, nouveau magistrat de la cour supérieure, a asséné deux sentences aux prévenus selon leur mérite, cinq ans et quatre ans.Nos lascars pourront méditer sérieusement et longuement sur les inconvénients ou les dangers de certaines mises en scène.Morale de la pièce: Cette tentative infructueuse démontre que le chômage ne peut être résolu par tous les moyens, même les mieux imaginés.ALAIN DUFAULT Défenseur de la liberté de \u201cPogné\u201d, un concernant le conflil au journal ta Presse était lancé dernièrement presse à Trois-Rivières.L'auteur chroniqueur sportif à La Presse, y relate les diverses étapes de sa laborieuse prise de conscience, tout! en donnant le tmoignage d'un gars ordinaire brutalement tiré de sa torpeur naïve par les derniers événements d'ociobre au Québec.Inspiré par ceux de la presse, il projette un éclairage nouveau et original sur cette \u2018\u2019bataille syndi- cale-\u2018, mettant aux prises, 1400 travailleurs \u2018\u2019lockoutés\u201d et leur puissant employeur.Au fait \u2018\u2019Poigné, est un livre écrit sans prétention qu\u2019il faudrait peut-être lire à tout prix, ne serait-ce que pour croire encore en la dignité de l\u2018hHomme\u201d.A noter qu\u2019un seul journaliste, Clément Marchand du Bien Public, assistait au lancement du livre-requisitoire de François Béliveau.Les autres, invités par téléphone, n'ont pas jugé bon d'apporter le réconfort de leur présence à ce défenseur de la liberté de presse au Québec.Par contre des chefs syndicaux et des jeunes du Cegep et de l'Université assistaient au lancement.(André Bouchard) Page 2 Eugène Cloutier est un homme heureux.Aimant à voyager, il voyage et transpose en des livres ce qu\u2019il a vu, quand il n\u2019utilise pas la caméra de télévision pour enregistrer les images qui le frappent plus que d\u2019autres.On n\u2019a pas oublié ses reportages cinématographiques sur les provinces canadiennes, qu\u2019on nous montre et remontre sans que personne se plaigne.Présentés en couleurs, ils s\u2019attardent à ce qu\u2019il y a chez nous de plus spectaculaire, ou de plus significatif, et les fidèles du petit écran ne se lassent pas des beautés insoupçonnées du pays où ils vivent, qu\u2019ils désespèrent de connaître au cours de leur vie, même longue, car ledit pays est immense, le temps manque, l'argent aussi, et les frais du voyage ne cessent de monter.Ils peuvent s\u2019estimer heureux que Cloutier ait vu avant eux, et qu\u2019il ait trouvé le moyen de les associer à ses émerveillements.Hors du Canada, auquel il consacra au moins trois volumes, Eugène Cloutier parcourut tour a tour le Japon, la Tunisie, la Suède, la Roumanie, et il se POUR VOS ASSURANCES e Automobile ® Accidents e Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance * Téi.: 8375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Eugène Cloutier et ses impressions du fier pays de Roumanie L\u2019ILLETTRE prépare à prendre l\u2019avion pour Cuba, pays de la Havane et de Santiago, du sucre, et du rhum, de Castro.Le dernier de ses livres de voyage, Eugène Cloutier en Roumanie,! est celui où il essaye de capter, en marge du paysage, l\u2019âme et l\u2019esprit de ce coin balkanique.* * * Ce n\u2019est pas là tâche facile, la Roumanie étant de ces Etats qui gravitent autour de la Russie soviétique, au nom d\u2019un communisme qui ne lui convient qu\u2019à moitié, en attendant de recouvrer l\u2019indépendance totale et liberté lui permettant de s\u2019épanouir selon son aspiration, ses tendances, son désir et ses vues.Car la Roumanie n\u2019est pas un pays comme les autres.Flanquée au nord par la Russie, coincée en ses autres frontières par la Hongrie, la Bulgarie, la Moldavie, elle est le seul pays des Balkans à se réclamer de la latinité.La langue qu\u2019on y parle appartient au groupe roman, comme le français et l\u2019italien, l\u2019espagnol, le por- tuguais, aussi le provençal et le catalan.Le roumain a pour ancêtre le latin vulgaire, introduit en Dacie \u2014 selon les dictionnaires par les soldats de Trajan, Et ce, 107 ans après Jé- sus-Christ, ce qui n\u2019est pas d'hier.S\u2019en allant promener, Eugène Cloutier se présente donc en Roumanie, non sans quelque difficulté.Il y a note, entre autres choses, qu\u2019on comprend ou RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 LE BIEN PUBLIC LE COUPÉ FIRENZA SL 1972 La Firenza 1972 se caractérise d\u2019abord par l\u2019élégance de ses lignes.Cette voiture anglaise importée par General Motors est offerte en cinq modèles: un sedan SL deux portes, un Vendredi, le 12 janvier 1972 sedan SL quatre portes, un coupé SL, une familiale SL deux portes et le sedan deux portes de base.Notre photo représente le coupé Firenza SL.presque la conversation entre deux Roumains, et qu\u2019un Italien a à peu près ce qu\u2019il faut pour causer avec eux.* kX x Vu le climat politique, il n\u2019est pas facile à un étranger d\u2019entrer en Roumanie, mais il y a quand même des chemins qui y conduisent et une certaine stratégie à utiliser, pour y arriver.De la stratégie, comme dit l\u2019auteur, mais il est bon de compter aussi sur la chance, laquelle se présente sous diverses formes.Installé à Bucarest la capitale, notre voyageur se débrouille, même s\u2019il ne s\u2019y sent pas les mêmes libertés que le touriste occupé à tuer le temps, sur une des magnifiques plages de la mer Noire Il est journaliste et on le sait; il a écrit et il écrira, on le sait aussi, On sait et l\u2019on se méfie, et si certaines gens essayent de lui faciliter les choses, il en est d\u2019autres qui ne demandent pas mieux que de les compliquer pour lui.Car la Roumanie est communiste sans 1\u2019étre comme deux fois étrangère, selon Cloutier, à son propre environnement.I1 ajoute: \u201cLe régime cherche sans dire à prendre ses distances vis-à-vis de la Russie, le peuple subit le régime parce qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019autres choix.En apparence, tout se passe pour le mieux,\u201d Hier agraire et féodal, le pays est aujourd\u2019hui voué à un destin industriel qui Il y a 50 ans mourait Saint-Saéns Camille Saint Saéns est mort a Alger le 16 Décembre 1921, aprés une exceptionnelle carrière musicale.Le Larousse 3 volumes nous rappelle la vie du grand compositeur: \u201cEnfant virtuose, il donna son premier concert à onze ans et composa dès cinq ans.Eléve de Reber, Halévy, Benoist au Conservatoire, il fut aussi conseillé par Gounod.Il fut organiste de la Madeleine (1858- 1877) et enseigna le piano à l\u2019école Niedermeyer, où Fauré fut son élève.Il voyagea beaucoup, se produisant comme pianiste et comme organiste et faisant exécuter sa musique.L\u2019oeuvre de St-Saëns est très abondante, mais il y recherche d\u2019abord la perfection de la forme, quitte à négliger parfois le côté expressif.On lui doit: de nombreu- l\u2019intrigue, et auquel il ne croit pas.Ceci aussi est de Cloutier, qui ajoute: \u201c.mais je dis que ce peuple n\u2019était pas plus fait pour le communisme que le Québec pour le capitalisme à J\u2019Américaine\u201d Ces citations laissent entendre qu\u2019on les craignait d\u2019avance, de sa part, mais elles sous-entendent aussi a cause de leur franchise qu\u2019on les souhaitait un peu, sans le dire, et qu\u2019elles ne choqueront personne à Bucarest.L'Illettré 1 Les EDITIONS DU JOUR, Montréalses oeuvres dramatiques (la Princesse jaune, 1872; Samson et Dalila 1877; Etienne Marcel 1879; Henri VIII, 1883; Ascanio, 1890); de la musique symphonique (trois symphonies, dont celle avec orgue, 1886; des poèmes symphoniques: le Rouet d\u2019Omphale, 1871; Phaeton, 1873; la Danse macabre, 1875) ; cinq concertos pour piano, trois pour violon, deux pour violoncelle; des cantates et oratorios ; de la musique religieuse ; des mélodies; des oeuvres de musique de chambre; le Carnaval des animaux 1886, qui contient la piéce le Cygne.\u201d POUR UN SERVICE PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u2019 « ENTRETIEN ET RÉPARATIONS.de brûleur à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 22 Vendredi, le 13 janvier 1972 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC IMPRESSIONS ET COMMENTAIRES Le Belle et la Bête A défaut d'être premier ministre, le chef conservateur M.Robert Stanfield, se prend pour un jeune premier.Ne cherche-t-il pas présentement à faire valoir ses charmes (charmes assez inquiétants d\u2019ailleurs, si l\u2019on considère le faciès sinistre de M.Stanfield auprès de la Belle Province ?) Il fait beau voir Roméo Stanfield faire assaut de gentillesse et venir jouer, Nuances Lafaye disait : \u201cLa Justesse emploic les mots qu\u2019il faut.La précision n\u2019emploie que les mots qu\u2019il faut.L\u2019exactigude emploie tous les mots qu\u2019il faut.\u201d La langue française est ainsi faite qu\u2019elle nous offre des synonymes en spécifiant bien que, justement, en fran- cais, il n\u2019existe pas de synonyme, Ainsi la Gaieté est dans le caractère, l\u2019Enjouement dans la volonté, on est Réjouissant pour les autres, la Jovialité plaisante agréablement el même spirituellement, la Gaillardise frise l\u2019inconvenance, mais la Joie est dans le coeur.De tous ces dons, la Joie est, sans contredit, le plus précieux.La Joie est-elle innée ?peut-être, mais ce n\u2019est pas à souhaiter car alors, malheur à ceux qui ne la possèdent pas.La Joie est-elle parente du Bonheur ?sans doute.Tout comme le Bonheur, la Joie rayonne mais ne se communique pas.Nombreux sont donc ceux qui ne connaîtront jamais le Bonheur.Quoiqu\u2019il en soit et où qu\u2019elle se trouve, nous espérons que les êtres qui ne l\u2019ont jamais sue la rencontrent un jour prochain, et que ceux qui l\u2019ont reçue en partage la conservent, coûte que coûte, et a n\u2019importe quel prix, jusqu\u2019au bout de leurs ans.La Fouine la main sur le coeur et les yeux tout énamourés, la grande scène du balcon à Juliette Québec! Reste à savoir si la Belle sera assez bête pour se laisser séduire par le nouveau venu.Son petit coeur n\u2019appar- tient-il donc plus à notre Don Juan national, le langoureux playboy libéral, qui a su découvrir son point faible et l\u2019émouvoir profondément au point de s\u2019en faire élire?En ces temps de chômage intense, il est intéressant de se demander qui l\u2019'emportera auprès de la belle québécoise, du Roméo conservateur, du Don Juan libéral, du Casanova néo- démocrate, ou du Valentino créditiste.Fort probablement celui de ces galants qui donnera à la belle le plus de satisfactions en lui permettant de travailler le plus., Du matériel à récupérer Depuis deux ans surtout, les impérieux canons de la mode ont induit ces messieurs à laisser leur système pileux se développer avec une abondance désordonnée, au grand désespoir des barbiers, dont un nombre impressionnant ont fermé boutique pour aller grossir les rangs des chômeurs.Et c\u2019est pourquoi jour à une majesteuse floraison de têtes) chevelues, de lèvres moustachues et de lèvres moustachues et de visages barbus qui nous reportent aux temps héroi- ques de l'Ancien Testament.Mais, comme les caprices de la mode sont aussi nombreux et imprévisibles que ceux de la femme, il est à prévoir que tôt ou tard, la mode exigera avec une rigueur impitoyable que les mâles se débarrassent de toutes ces pelleteries naturelles, afin de se conformer à la nouvelle vogue du moment.Dans une société de consommation comme la nôtre, où rien ne doit se perdre et où tout, dans \u2018individu, doit permettre oux capitalistes de réaliser un profit, quelqu\u2018un a-t-il songé à l'usage que l\u2019on pourrait faire de ces milliers de tonnes de poil, une fois que tout aura été coupé et rasé.Je serais prêt à parier, pour ma part, que les magnats de la finance ont déjà envisagé un plan pour tirer de substantiels bénéfices de cette manne future.Québec en colonie Incroyable mais vrai! Saviez-vous que pour naviguer sur le St-Laurent, en I\u2018an.de grace 1972, il faut être muni d'un permis de navigation britannique, rédigé par ailleurs uniquement en anglais?Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la loi fédérale oblige les navigateurs à être détenteurs d'un permis stipulant qu\u2019ils pilotent un \u2018\u2019navire britannique\u201d, même si ledit navire s'appelle le \u2018Maria Chapdelaine\u201d et qu'il navigue au Québec, sur un fleuve canadien.Et l\u2019on viendra nous dire, ensuite, que nous ne sommes pas colonisés jusqu\u2019au trognon! On vit comme on peut Selon une enquête récente menée par le ministère fédéral de l\u2019Agriculture, il se cultive une quantité phénoménale de chanvre indien chez nous et beaucoup d'agriculteurs ont découvert qu'il est plus rentable de cultiver la plante a marijuana sur leurs terres que d\u2019y faire pousser des patates.Voilà donc que le gouvernement d'Ottawa se retrouve avec un bien étrange problème sur les bras; fera-t-il comme dans le cos du tabac, et combattra-t-il = publique - ment l\u2018\u2019usage de la marijuana et du haschich tout en permettant, et en subventionnant même, sous la couverte, la production du chanvre indien afin d\u2018aider les cultivateurs à rejoindre les deux bouts?|| n\u2019est pas incongru de se le demander.monde.bitants.Ce serait vraiment trop bête Depuis quelques années on s\u2019inquiétait un peu partout du problème de la surpopulation dans le Heureusement, le Québec allait se manifester et la contribution qu\u2019il a apportée pour enrayer ce danger est digne de mention.Après avoir fait ici, au Québec, l\u2019essai d\u2019une découverte et après en avoir constaté la très grande efficacité pour contrer la surpopulation, on a décidé d\u2019en faire bénéficier d\u2019autres pays désireux d\u2019éviter une croissance trop rapide du nombre de leurs ha- Partout, les résultats furent aussi encourageants: la population diminue à vue d'oeil.Cette découverte des temps modernes n\u2019en est pas une de la médecine, comme beaucoup pourraient le croire, mais bien de la mécanique.L'\u2019auto-neige, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est venue à la rescousse de la médecine: elle s'occupe de décimer les hommes dont la naissance n\u2019a pu être évitée.Désireux de garder ses contribuables, le gouvernement veut maintenant mettre un terme à cetle collaboration et désire faire reconnaître l\u2019auto-neige comme un sport typiquement de chez nous plutôt que comme un «casse gueule international » de la population qui a eu la chance de survivre aux contraceptifs de toutes sortes.Ce désir du gouvernement est légitime quand on pense que c\u2019est une des premières fois, sinon la première, que l\u2019une de nos découvertes connaît autant de succès sur le marché international.faudrait tout de même pas que la réputation d\u2019une si belle invention soit ternie aux yeux des autres pays par le pays même qui lui a donné naissance: ce serait vraiment trop bête ! JEAN LAMONTAGNE Il ne Une culture maison Toujours est-il que le problème qu\u2019\u2018affronte Ottawa en la matière est beaucoup plus complexe qu\u2019on ne croit.Car on s'est rendu compte, au cours des deux dernières années, que cette plante infernale, diabolique et perfide, poussait à l'état nature le long des fossés, ici et là dans nos campagnes, dans maintes régions de la Belle Province.Si tout le monde se donne un beau jour le mot pour cultiver ce plant, on n\u2019a pas fini de se perdre dans la brume marijuanale! Et la chose est d'autant plus aisée, que le chanvre indien peut être cultivé même à l\u2019intérieur de la maison, sur le bord d'une fenêtre bien ensoleillée.Est-ce à dire qu\u2019on viendra, dans x qui viennent, à en les années voir couramment nos braves Québécoises complètement stone\u2019 au beau milieu des travaux ménagers?Je vois d'ici la réaction de Monsieur quand sa digne épouse lui dira, à son retour à la maison: \u2018\u2019Ce soir, chéri, tu devras aller souper au restaurant; j'ai fait un \u2018\u2018trip\u2019\u2019 fantastique en compagnie de la voisine cet après-midi, au lieu de préparer le repas.Et puis, ne sois pas si contrarié! Fume donc un peu de \u201cmari\u201d et tu n'y penseras plus! Elle est excellente: elle provient de ma dernière récolte, tu sais, celle que j'ai fait pousser sur le bord de la fenêtre de la chambre des enfants.Grandmaman y a goûté, hier, et elle m'a assuré qu\u2019elle est encore meilleure que celle que le curé cultive dans son presbytère.\u2018 PIERRE VILLEMURE Page 4 La battologie au jour d'aujourd'hui La battologie, cher lecteur, n\u2019a aucun rapport avec le bateau que je vous aurais monté, selon une expression familière, dans mon dernier article.Dieu me garde de vous rappeler une si amère déception ! J\u2019évoquerai plutôt le souvenir que l\u2019antiquité grecque nous a transmis de deux bègues illustres.Le premier, l\u2019athénien Démosthène, corrigea son défaut d\u2019articulation en s\u2019exercant a parler avec des cailloux dans la bouche et devint le plus grand orateur de la Gréce.Or, il semble que, de sa difficulté première à s'exprimer, il ait conservé I\u2019habitude d\u2019économiser les mots: il est en effet reconnu pour la concision vigoureuse de son verbe \u2014 que je qualifierai, en l\u2019occurrence, de lapidaire.L'autre, le roi de Cyrène Battos (ou Battus), ne vint jamais à bout de son bégaiement, qui l\u2019amenait à répéter plusieurs fois la même chose.La manière de parler de Battos a donné lieu au mot battologie (de Battos et logos), littéralement, discours de Battos.Plus que jamais à la mode, la battologie est caractérisée, de nos jours, par l'emploi du pléonasme vicieux, ce bégaiement de la pensée défaillante.Mais il y a plusieurs degrés dans le pléonasme.Certains sont faciles à éviter, avec un peu d\u2019attention: descendre en bas, prévoir d\u2019avance sont de ceux-là.On pourrait énumérer encore: monter en haut, rentrer dedans, sortir dehors, unir ensemble, s\u2019entr\u2019aider mutuellement, etc.D\u2019autres demandent un peu plus de réflexion, mais pas de connaissances approfondies: une rémunération très minime, être à la dernière extrémité, salle archi-comble en sont des exemples.Minime signifie très petit; très minime est donc un redoublement inutile, qui donnerait quelque chose comme très très petit \u2014 ce qui n\u2019est certes pas du langage châtié.Extrémité signifie le bout, la fin; on ne voit pas que dernière, quand il qualifie ce mot, y ajoute quoi que ce soit \u2014 bien que Mme de Sévigné l\u2019ait employé.Une salle est comble quand elle est pleine à ne pouvoir contenir personne de plus: archi ne change en rien la situation.Un peu de réflexion, de la logique et du goût suffisent pour résoudre ces difficultés.L\u2019oubli ou l\u2019ignorance du latin peuvent être la cause de bien des pléonasmes.Je me rappelle avoir lu une phrase qui commençait ainsi: \u201cJamais onc- ques ne l\u2019entendit\u2026\u201d Or, oncques vient de unquam, qui signifie jamais.Ce début de phrase comporte donc deux jamais de suite, et point de sujet.Il semble que l\u2019auteur ait mis oncques pour quelqu\u2019un, ou pour on, sens qu\u2019il n\u2019a jamais eus.Avouez que ie rapprochement de jamais et de oncques ne manque pas de piquant.De même, l\u2019expression au jour d\u2019aujourd\u2019hui, qui coiffe à dessein cet article, est en quelque sorte un triple pléonasme, comme l\u2019étymologie le révélera.Aujourd'hui est composé de quatre mots au-jour-d\u2019-hui.Or, hui, c\u2019est le latin hodie, qui signifie aujourd\u2019hui (hoc et die, ce jour-ci).En vieux français, huy désignait le jour présent (donc aujour- d\u2019hui), de sorte que, si l\u2019expression au jour d\u2019aujour- d\u2019'hui comporte trois fois le mot jour, aujourd\u2019hui (qui le comporte deux fois) est lui-même un pléonasme autorisé par l\u2019usage.On perçoit nettement ce dédoublement dans l\u2019extrait suivant d\u2019un acte judiciaire canadien daté de Trois-Rivières le 1er mars 1746: Vous remontre ledit Procureur du roi au dit siège qu\u2019il vient d\u2019être informé que le jour d\u2019hyer, le sieur Olivier-Hyacinthe Pressé [.], sur apparemment quelque difficulté qu\u2019il aurait eu avec Joseph Heu dit Millet, son compagnon de voyage, lui aurait donné un coup d\u2019épée dont il est décédé le jour d\u2019huy.! 1.Cité dans les Cahiers des Dix, XXXV (Montréal 1970): 59.LE BIEN PUBLIC BILLET al Vendredi, le 17- janvier 1972 La fidélité de Jeanne Darbois Depuis quelques jours, je suis en vacances (bien méritées!) et alors que je syntonisait mon poste de radio préféré, jeus l'immense avantage d\u2019entendre un interview entre un journaliste français et Jeanne Darbois (mieux connue au Canada sous le nom de Jeanned\u2019Are Charlebois) .la seconde épouse de notre regretté comédien québécois Olivier Guimond.décédé depuis peu ., interview des plus touchants .! A celle qui fut pendant tant d\u2019années la compagne d'Olivier Guimond, .à celle qui lui a donné deux magnifiques fils.Richard et Mare, à celle qui souffre en silence, si loin de la dépouille de son ex-époux.il n\u2019eut pas été juste qu\u2019elle restit dans l\u2019ombre.Bien sir, ., elle fut absente lors des obsèques d\u2019Olivier.bien sûr, ils étaient séparés depuis quatre ans, mais ne jugez pas trop vite, ne condamnez surtout pas! Le jour d\u2019huy, pléonasme, est devenu aujour- d\u2019hui, qui reste un pléonasme, bien qu\u2019il ne soit plus senti comme tel.L\u2019expression au jour d\u2019aujourd\u2019hui est donc à bannir.A vrai dire, on ne peut éviter plusieurs pléonasmes, dont certains sont courants, qu\u2019à condition de douter beaucoup, de recourir à l\u2019étymologie ou, si l\u2019on ignore le latin et le grec, à un bon dictionnaire de langue, le Littré de préférence.Vous entendez l\u2019expression panacée universelle, et vous vous demandez si elle est correcte.L'étymologie vous sortira d\u2019affaires: panacée vient du grec, pan (tout) et akeomai (guérir), d\u2019où panakeia, remède qui guérit tout.L\u2019idée d\u2019universalité étant contenue dans pan, l\u2019expression panacée universelle est un authentique pléonasme, \u2014 Vous lisez, au sujet de quelqu\u2019un, \u2018qu\u2019il a été \u201cséduit par un mirage trompeur\u201d.Or, selon le dictionnaire, mirage se dit, au figuré, pour déception, illusion.Mirage trompeur (c\u2019est-à-dire qui déçoit, qui illusionne) ou mirage decevant forment donc des pléonasmes.Votre historien préféré, comme tous ceux qui de nos jours se piquent d\u2019histoire économique, a un faible pour l\u2019expression dépenses somptuaires lesquelles il assimile à des déboursés faits en vue d\u2019acquérir des objets de luxe.Vous en mettez la correc- ton en doute, et vous avez raison: sumptus veut lui- même dire dépense, et sumptuarius, qui concerne la dépense.Somptuaire, en français, s\u2019applique uniquement à une loi destinée à réduire les dépenses: les lois somptuaires.L\u2019étymologie place votre historien dans un cul de sac: bien malin s\u2019il vous explique dès lors ce que sont les dépenses somptuaires, c\u2019est-à- dire, littéralement, les dépenses qui concernent les dépenses.Autant parler de géométrie géométrique ! L'une des manifestations les plus saisissantes de l'ignorance grandissante de la langue française, le pléonasme vicieux est aussi l\u2019un des agents les plus nocifs de l'inflation verbale qui la ravage de nos jours.Faute de connaître le sens premier des mots, leur valeur et leurs nuances particulières, on se croit souvent obligé, pour se faire entendre, de gonfler la voix et de forcer les vocables, avec le résultat qu\u2019on sombre dans le ridicule, l\u2019incohérence ou l\u2019absurdité: La démocratisation de l\u2019enseignement, écrit certain philosophe, vise plusieurs fins qui sont polarisées en dernière instance par le but ultime suivant promotion de l\u2019homme des masses dans la qualité de vie.La démocratisation de l\u2019enseignement.pléonasme à la portée de tous ?ANDRE VACHON .Ou le (Exclusif au Bien Public) Cette année dans le petit salon parisien, il n\u2019y eut pas de guirlandes, aucun sapin, et.surtout, aucun autre homme n\u2019a jamais remplacé dans Ie coeur de Jeanne Darbois son tendre Olivier.Pendant quelle devait exécuter son numéro de fantaisie aux Folies Bergères de Paris, son fils Richard la représentait ici, au Québec, seul.dans un monde qui lui est étranger, aux funérailles de son père qu\u2019il n\u2019a jamais cessé d\u2019aimer.Quant à son autre fils, Mare, décédé accidentellement il y a sept ans déjà.voilà, peut-être ignoriez- vous que malgré un divorce légalement clos, Olivier s\u2019était rendu en France auprès de Jeanne, afin de la réconforter dans cette cruelle épreuve.! Même qu\u2019au Nouvel An dernier, Olivier avait eu un, entretien téléphonique (d\u2019une heure!) avec Jeanne, la femme de leurs vingt-six ans de bonheur, alors qu\u2019ils étaient comédiens tous les deux.La voix de Jeanne se contracte, elle étouffe en sanglots lorsqu\u2019elle nous parle de sa séparation.de son isolement dans Paris, de son fils Richard (d\u2019une maturité rare pour ses vingt ans), le seul bien qui lui reste au monde.Et file, file Vinterview.Marquée profondément par l\u2019existence, Jeanne Darbois songe.Elle songe qu\u2019un fil la relie à la vie, le fil du souvenir.C\u2019est dans ce passé qu\u2019elle se réfugie désormais durant ses moments de mélancolie, sans oublier, en guise de distraction, sa collection de vieux meubles espagnols.C\u2019est aussi à lu rencontre le ce passé, qu\u2019elle se trouve aujourd\u2019hui à Montréal pour se recueillir sur la tom- he de celui qui a été et sera toujours son seul et unique amour! \u201cTombez tombez larmes silencieuses, sur une terre sans pitié!\u201d Lamartine avait donc, et combien raison! Pourtant, pure coïncidence des contrastes, même s\u2019il pleut à ma fenêtre, le bonheur, dans mon coeur, fait la ronde.Céline Leblanc r LE BIEN PUBLIC Page 5 ÉCOLE Na PLONGÉE SOUS-MARINE \u2014 C=\" eC my \"Wr A \u2014 cas & , di La Société St-Jean Baptiste recevait la presse écrite et listes que nous pouvons reconnaître d'ailleurs dans l\u2019ordre parlée à ses locaux de la rue Papineau à l\u2019occasion des à sovoir: Mme Rocheleau, Richard Desmarais, René Rose- Fêtes.Cette réception enthousiaste a connu le succès.berry, Mme Esther Collins, Georges Meyers, Sylvio St- On y a abondamment discuté de différents sujets, intéres- Amant, André Montour, président de la S.S.J.B., Paul sant l\u2019avenir des Québécois.Les membres du conseil.Langlois et Conrad Boissonneault.(A.B.) d'administration de notre société nationale et les journa- Les trois prochaines années sont régies par une convention A la suite de l\u2018entente intervenue entre les représentants de l'Association des professeurs et ceux de l'Université du Québec à Trois-Rivières, la signature officielle d'une convention collective avait leu récemment et couvrait une période de trois ans.Les principaux points de la convention ont trait aux fonctions du professeur, à la sécurité d'emploi, au perfectionnement, aux fraitements et aux bé- * néfices marginaux.Lors de la signa- Renseignementsture, en présence du président de l'Université du Québec, M.Alphonse Riverin, on pouvait remarquer le Rec- 3 79-1646 ° teur Gilies Boulet, Mme Livéa Thur, TROIS-RIVIÈRES \u2014 LOUISEVILLE \u2014 VICTORIAVILLE fre IE > \u2014 = \u20ac teur aux communications, Raymond Pagé, président de l'Association et Madeleine Roy, secrétaire.(A.B.) X X X INSTITUT DE DU QUEBEC mvoutrmoross | | COURS COMMENÇANT py BIENTOT EU à la Marina de Yo l'Île St-Quentin Devi, Los Angeles, MODELES 292 DOM Richard Hittleman, ex-président de l\u2019Académie de Yoga des E.U.0 pau PARTICIPATION AU CONVENTUM DE DELHI (Inde 1968)\u2019 inten FORMATION DES CLASSES SEPTEMBRE ET JANVIER DOMAINES du PARC MA gNC® se Ur ps\" COURS DONNÉS \u201cten, 2271 Cours donnés par le même professeur DIRECTEUR ET PROFESSEUR EN CHEF Br K.À.Gnyette, 2.0.TEL.: 378-5922 (TROIS-RIVIERES) Ex-Elève du Dr E.Wood, Ph.D., Ecole Asiatique de San Francisco, Calif.Indra Devi, Los Angeles, Calif.1363-20, Â rst des pois Rranes de Victoriaville.CLAUDE GÉNIE a opital Cooke de Trois-Rivières.1969-70 A l'Hôpital Hôtel-Dieu d\u2019Arthabaska.| pe, mu 06 à eœu0t ul 1966-70 A l\u2019Université du Quebec à Trois-Rivières.\"we sre name se tars 1968-69-70 Aux religieuses Jordin de l\u2019Enfonce T.-R.Poprésemient.Roginaio migaasuit Tet 374-2063 - 1969-70 Aux religieuses Institut Val-Marie, Cop de la Mad.1970 Membres de l\u2019OFEAS, P.du L.En plus de seize autres groupes dans la région de la Mauricie et des Bois-Francs.e EXTRAITS DE PLANTES ] e SUPPLÉMENTS ALIMENTAIRES S7.00 avec linscription.7h30 à 8h30 intermédioires Les autres leçons : $2.chacune RAYMOND E.LABRECQUE \u2014 CONSEILLER 7h30 à 8h30 débutants Coût de lo 1ère leçon : A partir de septembre 1972 7h30 à 8h30 adeptes il en coûtera $3.la leçon.ROLMEX inc.VARRENNES, QUÉ.TéL.: 652.2951 1018, STE-GENEVIEVE Les cours se donnent au JARDIN DE L'ENFANCE, Era ae a 1-0137 TROTSRIVIÈRES.P.O- coin Laviolette et Notre-Dame (EI L'ancienne résidence de/deux premiers ministres du Canada: sir Wilfrid Laurier et le très hon.W.L.Mackenzie King.335 EST, RUE LAURIER, OTTAWA Montre favorite de sir Wilfrid Laurier.! l'avait achetée en 1903 et il l'a conservée jusqu'en 1917, date à laquelle on lui en a offert une autre, qu\u2019il a cru de son devoir de porter.Laurier's favourite watch.It was \"purchased by Laurier in 1903, and used until 1917 when he was presented with another that he felt it was his duiy to wear.N 1850, le bijoutier John Leslie achète un terrain rue Théodore, à Bytown.Bientôt rebaptisée Ottawa, la ville grandit, devient en 1858 la capitale des Provinces Unies du Canada, puis, en 1867, celle du nouveau Dominion; on y construit de belles maisons victoricnnes, comme celle de Leslie, bâtie en 1878 et destinée à être le centre politique du pays pour plus d'un demi-siècle.Sir Wilfrid Laurier devient en 1896 le septième premier ministre du Canada.Un an plus tard, retour de sa visite triomphale à Londres et en Europe à l'occasion du soixantième anniversaire du Couronnement de la reine Victoria, le premier Canadien emménage dans la maison Leslie.Il y demeure jusqu'à sa mort, en 1919.Sa veuve lui survit presque trois ans; à son décès, elle lègue la demeure à William Lyon Mackenzie King, qui suit les traces de Laurier à la tête du parti libéral.On vide la demeure de presque tous les souvenirs du passage des Laurier après la mort de ceux-ci; Peter Larkin prend la tête d'un groupe d'amis de Mackenzie King et entreprend la rénovation complète des .lieux avant l\u2019arrivée du nou- Portrait de lady Laurier.veau propriétaire.On recouvre les murs des couloirs ct de plusieurs pièces de panneaux artistement ouvrés; l\u2019addition de tableaux, de porcelaines et d'argenterie confère au décor un air de dignité charmante; on ouvre le troisième étage à l'habitation et l'on installe un ascenseur que King emprunte pour monter au grenier, dans le bureau d'où il gouverne la nation pendant vingt-deux ans.Le maître de la maison prend possession des lieux en 1923, deux ans après son avènement à la charge de premier ministre.Il donne à sa demeure le nom de \u2018Maison Laurier\u201d.King meurt en 1950 et lègue sa résidence et son domaine Portrait of Lady Laurier.LE BIEN PUBLIC arene \u201cAs Re § 1 TE | i \u2014 Foyer ct cheminée dans la salle de réception du premier étage.The fireplace and mantel in the formal drawing room on the first floor.de 500 acres de Kingsmere, au gouvernement et au peuple canadiens, afin que, dans l'avenir, les citoyens du Canada soient fiers de préserver une maison si longtemps habitée par deux premiers ministres, une maison qui rappelle la texture de la vie quotidienne de ces grands hommes d'état.Les hommes: Au début de sa vie publique, Wilfrid Laurier doit surtout combattre.pour faire admettre son credo, l'idée du libéralisme politique, à la faction ultra-conservatrice de l'Eglise catholique.Il s'élève au-dessus des querelles partisanes et des personnalités pour se faire l'interprète et le champion du libéralisme canadien.Sa lutte est couronnée de succès: il remporte une victoire retentissante aux élections générales de 1896.Dans les années qui suivent, sa popularité est con- sucrée par trois fois aux urnes.Le règne de Laurier est marqué par une forte augmenta- y) | tion de la population et de | l'activité économique, facteurs Sy de la construction de deux chemins de fer transcontinentaux et de l'entrée de deux nouvelles provinces dans la Confédération, l'Alberta ct la Ll Vendredi, le +7 janvier 1972 Mackenzie KiKg en compagnie de son chien Pat.King and his dog, Pat.L'élégante salle à manger, qui peut recevoir quatorze convives.The clegant dining room which seated fourteen guests.Er \u2018 hi | PV Saskatchewan.La situation change avec le début de la Grande Guerre, qui creuse davantage le fossé entre Francophones et Anglophones; la prise de position de sir Wilfrid contre la conscription coupe en H deux le pays et même le parti libéral.Beau- = coup de députés libéraux anglophones se joignent au lcader conservateur Robert Borden dans un gouvernement d'Union nationale qui impose la conscription.Orateur à la voix d'or, possédant depuis l'enfance les deux langues officielles, Laurier est le premier Canadien français à être chef du gouvernement fédéral.Il se consacre inlassablement à la conciliation des deux peuples fondateurs.Dans les dernières années de son régime, les événements mondiaux rompent l'équilibre auquel il travaille depuis toujours, mais il n\u2019en reste pas moins que sir Wilfrid Laurier a beaucoup contribué à l'émergence d\u2019une véritable nation canadienne.William Lyon Mackenzie King, son successeur, est son fils spirituel.Aux premières élections fédérales de l\u2019après- guerre, King ramène le parti au pouvoir, il reste en place jusqu'en 1930, sauf pour une brève interruption en 1926, alors qu'un scandale des douanes jette le discrédit sur l\u2019administration gouvernementale.Vers la fin de cette décennie.lc pays semble prospère: le parti libéral est un parti national uni, qui a l'orcille des électeurs.La chute de Wall Street vient tout démolir à la fin de 1929.Les ventes de blé périclitent, le chômage monte en flèche, R.B.Bennett entre dans l'arène politique comme une bombe: le gouvernement conservateur prend le pouvoir.À la faveur de ces temps impossibles et d\u2019un manque de politiques collectives efficaces, King reprend les rênes aux élections de 1935.La situation du temps de guerre est très difficile pour le gouvernement fédéral, mais King réussit à préserver une certaine harmonie au sein de la nation et il se maintient au pouvoir jusqu'au moment de fa retraite en 1948.William Lyon Mackenzie King, petit-fils du rebelle dont il porte le nom, dirige les affaires du gouvernement pendant i \\ \u201c| bh ie vingt-et-un ans, c'est-à-dire plus longtemps qu'aucun autre premier ministre dans toute l'histoire du Commonwealth.Il apporte au pays une connaissance approfondie des moindres rouages de Ja politique ct un optimisme qui ne se démentit jamais.Pour King, l'un des architectes du Com- monwealth britannique, l'objectif principal consiste à donner aux Canadiens l'unité politique chez eux et le prestige d'une grande nation à l'étranger.King s'éteint à Kingsmere durant l'été de 1950.Certesson caractère énigmatique ne lui conquiert pas souvent les coeurs, mais son idéalisme et son dévouement lui méritent le respect et la gratitude de tout un pays.Pendant plus de 50 ans, la Maison Laurier à abrité deux des grands hommes politiques du pays.Elle fait maintenant partic de notre histoire vivante.Rois, reines, politiciens et hommes d'état, de Churchill à de Gaulle en passant par Roosevelt, y ont séjourné.Aujourd'hui, la Maison Laurier est administrée par les Archives publiques du Canada au bénéfice de tous les Canadiens.Heures de visite: Du mardi au samedi - de tOh à 17h, Dimanche - de 14h à 17h, Fermé le lundi.Entrée libre. 2.1 Vendredi, le T# janvier 1972 LE BIEN PUBLIC en quelques mots Page 7 par Maurice Huot Pour réparer une injustice Finira-t-on par cesser de faire de la petite politique ou de mousser des idéologies douteuses sur le dos des pauvres et des malheureux ?On se sert des pauvres comme un instruraent de reproche a l'adresse non seulement des durs de coeur qui possèdent et ne donnent pas, mais envers les riches qui sont généreux.A l'occasion des fêtes, certains organismes qui se vantent de vouloir protéger les moins fortunés avaient organisé une collecte de vivres, vêtements et dons en argent sur l'Île de Montréal et cela en marge de ce qui se fait sur le plan communautés chrétiennes ou autres.Cette collecte mal annoncée et faite un peu au hasard a raté.Mais il s'est trouvé malheureusement des porte-parole de ces organismes para-régionaux pour blämer publiquement ce qu'ils ont appelé les riches d'Outrement de n'avoir pas soin de leurs pauvres.C'est évidemment faux car sur le plan des communautés paroissiales les gens ont été des plus généreux comme l'a signalé l'équipe sacerdotale de la paroisse St- Viateur indignée de voir traiter les gens de coeurs durs alors que des milliers de dollars de vivres, de vêtements et d'aide de toute sorte parviennent aux moins fortunés du territoire, non seulement au temps des Fêtes mais à l'année longue.Si au cours de la quête improvisée des organismes auxquels nous faisons allusion au début de cet article, des gens ont refusé de donner, c'est surtout parce qu'ils ne savaient pas au juste à qui ils avaient affaire et qu'en milieu pluraliste il faut se défier, surtout à une époque où on est sollicité de tous côtés, et qu'on a donné à des oeuvres reconnues et officielles.Et puis pourquoi viser Outremont en particulier et laisser répandre que cette ville est une ville de \u2018\u2019millonnaire\u201d alors qu'elle compte nombre de pauvres et de gens à revenus fixes, petits salariés ou petits retraités qu'une très mince marge vitale sépare du besoin à cause des charges excessives qu'imposent les impôts et le coût élevé de la vie.Ceux qui malencontreusement désignent à la vindicte publique des gens qui font leur possible pour aider les autres et qui effectivement les aident, font une mauvaise oeuvre.L'on peut penser que sur le dos des pauvres et sous prétexte de les aider, certains entretiennent la lutte des classes, ce qui est évidemment de la bien mauvaise besogne.L'incident de St.Viateur d'Outremont est un exemple de cette mauvaise foi.Par les temps qui courent dans toutes les villes et patelins l'on pourrait trouver de ces faux zélés pour la cause du pauvre qui en réalité ne cherchent qu'à promouvoir leurs idées de révolutionaires.Haro sur Baudet ! Beaucoup trop de Canadiens, et souvent parmi les plus influents, bl&ment les Américains et les accusent de commettre toutes les fautes.Certes les Américains ne sont pas sans défauts.Plusieurs de leurs façons de vivre nous tapent les nerfs et nous ne voudrions pas épouser leur naïveté enfantine envers le clinquant et les gadgets, leur morgue aussi sous certains rapports.Mais il faut bien comprendre que les Etats-Unis ne forment pas un bloc monolithique.C'est un pays aujourd'hui composé de l'apport de citoyens de plusieurs pays d'Europe, d'origine toute fraîche ou lointaine.La richesse des Etats-Unis a attiré la lie de la société tout comme elle a attiré quelques-unes des plus grandes sommités du monde scientifique, des arts et des lettres.Ce \"melting pot\u201d que sont les Etats-Unis a produit une société hétéroclite, ou nage le pire et le meilleur.L'on pourrait en dire long sur ce sujet, mais retenons que les Etats-Unis comportent une population composite que ne laissent pas soupçonner les propagandes folichonnes des media.Sous des aspects légers, il y a aux Etats-Unis des hommes à l'intelligence claire, au rude bon sens, des gens qui forment une partie de l'élite mondiale.Ils font moins de bruit que les farfelus et leurs voix sont étouffées par les orchestres de jazz, des bruits de guitares électriques, et leurs gestes bénéfiques ne sont pas toujours perçus à leur juste valeur, cachés qu'ils sont par des histrions, des m'as-tu-vus et des écumeurs.La société américaine est complexe et on ne peut la juger en bloc.Il faut en faire l'analyse.Cela prendrait un volume.Pour l'instant notons que les Etats- Unis, que l'on a amplement blämés récemment parce que leur économie étant en perte de vitesse, ont donné un bon coup de barre, ont été dans l'ensemble très corrects pour leurs partenaires commerciaux du monde entier.En 1945 par exemple, alors que 340 millions d'Européens étaient en péril de mort, par suite des affreux combats de la guerre, le président Truman alerta la nation et déclara: \"Plus d'hommes risquent de mourir cette année que pendant toute la durée de la guerre ; il est indispensable de nous restreindre pour les sauver\u201d.Il ordonna d'augmenter le taux de blutage et accorda des primes spéciales pour les livraisons de blé.Il créa un Famine Committee dont il confia la direction à l'ancien président Herbert qui, nullement suspect d'émotivité, déclara: \"Nous sommes devant le spectre de la plus sinistre famine de l\u2019histoire\u201d.Les liberty ships, qui commengaient a se rouiller, furent réarmés pour les grandes croisiéres du blé.On pourrait citer de nombreuses autres initiatives américaines pour aider authentiquement le monde depuis des années.A quoi bon, on ne convertirait pas ceux qui ont intérét & tirer dans le dos de nos voisins du Sud avec qui nous avons au Canada tant de liens.Cependant, il n'est sans doute pas mauvais de souligner certains faits capables de rétablir l'équilibre dans les opinions.Que fait-on ?Des lettres aux journaux, des lamentations générales et fort justiftées plaident la cause des petits propriétaires qui sont écrasés de taxes un peu partout dans la province, mais il semble que le gouvernement du Québec fasse la sourde oreille à ces plaintes.Cette injustice doit cesser contre la classe moyenne, non seulement au niveau de la petite propriété mais aussi de l'impôt sur le revenu personnel.Il est avéré que ce sont ceux dont les revenus s'échelonnent entre $7,000 et $12,000 qui paient les plus lourds impôts de toutes catégories dans cette province, en plus de se charger des impôts indirects et de pourvoir à leurs besoins aux postes des assurances, de la nourriture, des vêtements etc.Que reste-il vraiment à la classe moyenn e quand tous les porteurs de sébiles ont passé chez eux et, parmi ceux-là, il faut compter les agents du fisc.Ils ne nous demandent pas si nous voulons ou pouvons, ils prennent.I] est évident que le gouvernement doit prendre des mesures très rapidement pour étaler les charges sur de plus nombreuses épaules.Les taxes scolaires devraient être par exemple assumées non seulement par les propriétaires mais par les locataires dont plusieurs sont riches ou en moyens, car le seul poste des impôts fonciers scolaires égale celui des impôts fonciers proprement municipaux.Dans les villes, les problèmes sont encore plus ardus car on veut y former des communautés urbaines en forçant des municipalités qui allaient fort bien leur chemin à payer pour des services dont elles ne profitent pas du tout ou que très marginalement.Un impôt sur le revenu au niveau des municipalités serait peut-être une façon plus juste de répartir les charges.Qu'on trouve enfin les moyens de corriger les injustices dans le domaine de l'impôt foncier, et des impôts généraux.Vouloir se faire du capital politique en soulageant une partie de la population au détriment d'une autre c'est de la démagogie pure et pourtant cela ne se pratique-t-il pas dans plusieurs gouvernements ? Page 8 LE BIEN PUBLIC 22 Vendredi, le 17- janvier 1972 J\u2019ai visité mes ancêtres Je pouvais voir mes aieux pendant la fin de semaine, mais je voulais les surprendre à l\u2019action, les déranger dans leur travail et entrer dans leur environnement.Je les ai vus à la pê- che, à la chasse, à la guerre, ou jeu, aux champs, a la ferme, battant les grains, pansant les animaux, jouant du violon, dans leur intérieur.Comment un simple mortel, un contemporain pourrait-il parler de vision du passé sans paraître un illuminé, un magicien, un sorcier, un assoiffé de spiritisme, un spécialiste en tables tournantes ?Mes pères vivaient par lo voix, le geste, la physionomie d\u2019un historien québécois, Ro- bert-Lionel Séguin.Pénétrez dans cet univers.1970: Robert-Lionel Séguin crée le Centre de documentation en civilisation traditionnelle à l'UQTR et forme une équipe de chercheurs.Avec lui, le Québec entreprend des études et des recherches sur l\u2019ethnologie et.le folklore.L'Université du Québec a compris avec M.Séguin la nécessité d'\u2019inventorier notre civilisation = québécoise avant qu'il ne soit trop tard.L'Université nouvelle a donc procédé à l'inauguration du Centre le 16 décembre dernier.Savait - on que ce centre d\u2018étude de l\u2019homme québécois compte déjà 40,- 000 fiches ethnographiques et 1,200 documents iconographiques ou photographiques.L'ethnologie devient à la mode de nos jours, Ce secteur d'activité, fort développé en pays étrangers voit enfin le jour au Québec.Le Québec, par tradition, tirait de l'arrière.L'étude de la civilisation tradionnelle, sujet hier déldissé, vit aujour- d'hui par l'UQTR.Les investigations actuelles portent sur le régime français.Les chercheurs fouillent dans les greffes de notaires.Ces érudits rassemblent les archives juridiques, mais aussi les documents trouvés dans les périodiques.Les albums de famille promettent des découvertes.Voilà, en résumé, les activités de MM.Pierre Claveau, Yves Tremblay et André Robichaud, recherchis- tes à Québec, Trois-Rivières et Montréal.L'initiative de M.Séguin reçoit l\u2019appui de M.Maurice Carrier, directeur du département des Sciences Humaines.M.Séguin lutte pour agrandir ses effectifs; il recrute des diplômés universitaires, surtout en histoire.La documentation du Centre, vaste et variée, nous permet de trouver une masse d\u2019écrits sur des sujets divers, à partir d'une aiguille jusqu\u2019à une maison, sur des sujets comme les instruments oratoires, les métiers, les transports, le mobilier et le patrimoine.Les subventions gouvernementales permettent à tous les assoiffés de culture historique de bénéficier de toutes les facilités matérielles pour mener à bien leurs recherches.Avant la création du Centre d'ethnologie et de folklore, les québécois \u2018\u2019complexés\u2019\u2019 ne se souvenaient que des méchants Iroquois, des mauvais Anglais et des bons Français; les bien pensant disaient: \u201cC\u2019est un peuple sans histoire(s)\u201d.M.Séguin tente de nous débarasser de cette ignorance; à nous, de nous renseigner sur notre patrimoine et de perdre des préjugés.Cette tâche de remise en valeur du passé, M.Séguin lo mène.énergiquement, appuyé de ses trois recherchistes, de son photographe, Pierre Rastoul, de sa secrétaire, Marie Jacques, de Maurice Carrier et de plusieurs personnes en coulisse.M.Séguin n\u2019est pas sans manifester un optimisme que nous partageons; il s'\u2019exprime avec volubilité sur des projets d'avenir qui permettront à de très nombreux étudiants, professeurs et chercheurs de fréquenter des archives vivantes et riches * * * A mon arrivée au Centre, trois classeurs retenaient mon attention.Le premier dénombre de vieilles illustrations d'une époque révolue, elles nous placent dans le décor familier de nos arrière - grands - pères, Le deuxième nous indique, entre autres, la mention d\u2019un premier violon au Québec.La fiche contient quatre éléments: le sujet, soit le violon, l\u2019année de son apparition, la référence exacte de son existence, bien souvent par l\u2018\u2019écrit d'un notaire, et le numéro.Pour une pièce, nous pouvons trouver une ou dix fiches, selon la fréquence de son apparition, ou encore, les différentes formes de celle-ci.Le Bien Public appuie inconditionnellement ce travail d'inventaire du patrimoine québécois et t'incite, lecteur fidèle, à se joindre à lui.La survie culturelle des québécois nous paraît liée à ces préoccupations.Un regard sur le passé, la recherche d\u2019un détail aussi farfelu que l\u2019habillement au seizième ou dix-septième siècle révèle le bon goût de nos québécois d\u2019antan.La porte du Centre de documentation est toujours ouverte aux visiteurs.Un arrêt sur semaine au Centre est tout indiqué.Mme Marie Jacques, en réceptioniste accueillante, se met en frais de vous faire visiter les locaux, Un encouragement, un appui est toujours bienvenu.Alain Dufault OU DONC POUVOIR TROUVER LES POETES NOUVEAUX ?Où donc pouvoir trouver les poètes nouveaux Qoi se veulent soleil, non fientes, caveaux ?Où les trouver, par quel pendule, aux creux des ombres, Pour qu\u2019un monde tout neuf jaillisse des pénombres ?Existent-ils encore, en ce siècle de geais Dont la grandeur consiste à n\u2019être qu\u2019allongés, Allongés dans leur chair fade qui se fait cuire Aux plages de néant où tout vouloir chavire ?Où donc pouvoir trouver les poètes virils Qui ne s\u2019adonnent point à de vains jeux puérils, Des jeux de cache-cache avec les sots du monde Dont le seul passe-temps est toujours d\u2019être immonde ?Or, homosexuels, lesbiennes sont là, Raflant tous les honneurs, les splendeurs des galas ! Aux bandits le pinacle où s\u2019avachit la presse ! Voilà les nouveaux dieux d\u2019un monde qui s\u2019affaisse ! Héros, exilez-vous et place aux criminels ! Capones, remplacez partout Guillaume Tell ! Le dodécaphonisme a vaincu la logique.O drogues de la mort, que les coeurs énergiques S\u2019endorment, grâce à vous, car ce siècle de fous, D\u2019hystériques repus n\u2019a plus de garde-fous ! Qui peut bâtir encor des châteaux en Espagne ?On a tout l\u2019or voulu pour éteindre ce bagne ! Roger Brien 26 juillet 1965 (Extrait de LA PETITE ESPÉRANCE) OEUVRES POÉTIQUES DE ROGER BRIEN, à paraître en 15 volumes, à partir de 1972.CHERCHANT SUR LA LUNE On asphalte tout, cherchant sur la Lune Des pâturages verts qu\u2019on étouffe, ici-bas.On écrase l\u2019homme et l\u2019on guette, aux hunes, S\u2019il ne survivrait point d\u2019espérance, là-bas.On ne change, au fond, que ses vains mirages.Le problème réel du drame de chacun, Chacun l\u2019escamote en subtils virages Et demeure surpris de ses rêves défunts, Si la chair fleurit dans le mariage, En l\u2019ordre décidé par Dieu, le Créateur, Les accouplements sont purs gaspillages Et dégénérescence en plaisirs d\u2019imposteurs.Si la rose, un jour, voulait être chêne, Le vent l\u2019arracherait à son mythe grossier.Chacun a ses dons et les fleurs qui traînent Se fanent aussitôt sans devenir chaussiers.Le mal de ce siècle est sa propagande, Une fausse monnaie en des mains de néant.On croit réussir par la contrebande Où tous ont échoué leurs complots malséants.Si l\u2019on savait mieux lire en chaque époque Les vrais sages, debout, proue âpre, en plein soleil, Chaque siècle aurait bien moins de défroques Et plus de vaisseaux d\u2019or portés par les réveils.Si l\u2019on recréait, partout, l\u2019honnête homme, L\u2019humain équilibré qui ne triche jamais, Le monde pourrait jouir de la somme Des sagesses d\u2019antan qui gardent leurs secrets.Je resterais seul, face aux noirs mensonges Des drogues de l\u2019esprit que sans fin je crierais Que je veux la vie et non point des songes, Oui, celle qui sait vivre, et libre, en jeux concrets ! Roger Brien 25 juillet 1965 (Extrait de LA PETITE ESPÉRANCE, la 2idme oeuvre de DANS LA FRAÎCHEUR DU MATIN).CHRONIQUE de la LANGUE \u201c ANOBLIR\u201d ou \u201cENNOBLIR\u201d ?La distinction entre ces deux termes (consacrée par l\u2019Académie en 1694) n\u2019a pas toujours existé, précise le Dictionnaire des difficultés, publié chez Larousse.Pendant longtemps, anoblir fut seul employé, indifféremment avec les deux sens, \u201cBien qu\u2019arbitraire en soi, dit Littré, cette distinction est actuellement recue, et il faut la suivre.\u201cOn ne dit plus, avec Montaigne (Essaie, I 70): Les difficulté anoblissent, aïguisent et rehaussent la vertue, ou avec Jean - Jacques.Rousseau.(la Nouvelle Héloïse, V, 13): L'amour n'anoblit-il pas tous les sentiments ?\u2026Aujourd\u2019'hui, anoblir est réservé pour le sens propre, ne se dit que des personnes et signifie \u201cConférer un titre de noblesse\u201d: Son ancêtre fut anobli par Louis XIV, Ennoblir (prononcez an-no) s\u2019emploie seulement au figuré, pour désigner la noblesse morale (éclat, considération, importance qu\u2019on donne à une chose): Les bons sentiments annoblissent l\u2019homme.Comme la cime de ces bannières s\u2019ennoblit pour nous d\u2019un reflet du plus grand prix (Julien Gracq, le Rivage des Syrtes, 8).Primitivement, anoblir était orthographié annoblir et se prononçait comme ennoblir.Cette prononciation identique les a longtemps fait confondre. 7 dal Vendredi, le 17-janvier 1972 OPINION LIBRE LAICISATION MACONNIQUE Au début du siècle (mars 1904), la Chambre des députés de Paris était occupée a discuter LA LOI COMBES, cette loi qui devait supprimer l\u2019enseignement congréganiste, et ainsi tuer la foi catholique dans la jeunesse scolaire.Plan diabolique de la franc- maçonnerie.Le Frère maçon Ferdinand Buisson commence alors, en Chambre, une tirade qui prend, après 70 ans, la valeur d\u2019une extraordinaire prophétie.Il vaut la peine de le citer au long: \u201cJe connais dit-il le proverbe: L\u2019habit ne fait pas le moine.Eh bien, moi, je soutiens que c\u2019est l\u2019habit qui fait le moine.En effet, l\u2019habit est pour lui et pour les autres religieux, le signe, le symbole perpétuel de sa mise à part, le signe qu\u2019il n\u2019est pas un homme comme les autres hommes.\u201cCet habit religieux, c\u2019est une force: c\u2019est la force et la mainmise d'un maître qui ne lâche jamais son esclave; et notre rêve maçonnique est précisément de lui arracher sa proie.Quand l'homme aura déposé cet uniforme de la milice religieuse où il s\u2019est enrôlé, forcément il retrouvera la liberté de s\u2019appartenir ; il n\u2019aura plus une règle qui enserre toute sa vie; il n\u2019aura plus un supérieur a qui demander des ordres pour chaque acte de son existence.En un mot, il ne sera plus l\u2019homme de la Congrégation religieuse, il redeviendra forcément tôt ou tard l\u2019homme de la famille, l\u2019homme de la cité, l\u2019homme de l'humanité.\u201d Et Ferdinand Buisson a tout prévu pour laïciser les religieux.ll continue son discours: \u201cIl faudra bien que le religieux sécularisé se mettre à gagner sa vie comme tout le monde.Nous n\u2019en demandons pas plus ; car alors il sera LIBRE.Longtemps, peut-être, il restera attaché à ses idées, religieuses et autres.Gardons-nous de nous en plaindre.Laissons-le se laïciser tout seul, la vie aidant.Comptons sur la nature pour reprendre tous ses droits.C\u2019est par la liberté que nous le gagnerons à la liberté.Ne perdez pas de vue que, pour rester congréganiste, il faut faire une violence incessante à la nature, et que, pour redevenir laïque, il suffit de rouvrir son coeur et ses yeux.\u201d L\u2019abbé Raymond Dulac, qui reproduit ce fameux discours dans la revue ITI- NERAIRES de Paris (nov.1971, p.152), commente : \u201cEst-ce assez beau ! Le tableau de Buisson est d\u2019un maître psychologue : il arrive que la haîne soit ainsi plus lucide que l\u2019amour.Ce que les bourreaux de la Révolution, en 1792, n\u2019avaient pu obtenir par la prison et les supplices, les maçons laïcisateurs de 1904 allaient l\u2019obtenir par l\u2019arsenal hypocrite et silencieux des lois.Il leur suffisait de toucher au coeur de l\u2019institution religieuse.Le coeur, ce sont les voeux; le coeur, c\u2019est la vie en commun, sous le même toit et sous la même règle ; le coeur c\u2019est la clôture des grilles et de l\u2019habit religieux.\u201cLe virus laïcisateur ino- LE BIEN PUBLIC culé 50 ans avant, allait ainsi lentement, sûrement, invisiblement, développer sa leucémie dans le corps de l'Eglise de France.Les prêtres, les religieux, les religieuses, selon l\u2019espérance du ffranc-maçon Buisson, vont se laïciser tout seuls\u201d, \u2014Au Canada français, nous subissons actuellement la même épidémie de laïcisation qui menace de ruiner nos congrégations religieuses et aussi notre clergé séculier, en commençant par l\u2019abandon de l\u2019habit religieux qui distingue les personnes consacrées à Dieu.Ensuite la glissade mondaine se fait rapidement.Georges Panneton, prêtre INFORMATION LAROUSSE Il y a 100 ans naissait Paul Léautaud C\u2019est à Paris, le 18 janvier 1872, que naquit l\u2019écrivain Paul Léautaud, dont l\u2019humeur noire, la verve caustique, l'humour gringant devaient réjouir \u2014 et inquiéter \u2014 ses lecteurs et ses auditeurs.Le Grand Larousse encyclopédique retrace la carrière de cet essayiste brillant et redoutable, dont les jugements à l\u2019emporte-pièce excitent l\u2019esprit: \u201cAprès avoir publié en 1900 une anthologie, les Poètes d\u2019aujourd\u2019hui, il fut chargé du secrétariat de la rédaction du Mercure de France, poste qu\u2019il occupa de 1908 a 1940.Il tint également, sous le pseudonyme de Maurice PBoissard, la chronique dramatique au Mercure (1907-1921), puis à la Nouvelle Revue française (1922-1924) et aux Nouvelles Littéraires (Jusqu\u2019en Page 9 En potinant Faiblesse du socialisme Mao Tsé-Toung doit être triste.Non seulement vient- il de perdre en le maréchal Chen Yi un excellent combattant, mais cette mort vient briser la solide réputation d\u2019invincibilité du régime politique en vigueur dans le pays.Le socialisme chinois en prend en effet pour son rhume.La faille décelée dans cette soi-disante perfection ?: ON MEURT AUSSI EN CHINE.De là à dire que Mao serait aussi un mortel, il n\u2019y a qu\u2019un pas.N'ouvrons pas la porte Il aurait été étonnant qu\u2019Ottawa reconnût sans hésiter le nouvel état du Bangla Desh.Ses hésitations, que certains pourraient considérer comme de la prudence dans sa politique extérieure, revêtent davantage d'importance, selon nous, au niveau de la politique intérieure.Une reconnaissance officielle du Bangla Desh laisserait en effet une porte ouverte aux aspirations séparatistes du Québec.Ottawa ne veut pas se compromettre immédiatement mais il ne pourra se taire indéfiniment.Le fameux mot Toutes les fois qu\u2019on entend parler de M.Maurice Duplessis, on lui accolle la fameuse phrase qui aurait guidé tout son règne: \u201ctoé, tais-toé\u201d.Quand on connaît la naissance, le milieu et la formation de M.Duplessis, nous comprenons fort bien que, devant la persistance d\u2019une légende injuste, il puisse se tourner et se retourner dans son cercueil maudissant le sort qui le réduit au silence.Considérant l\u2019érudition de M.Duplessis, nous sommes portés à coire qu\u2019il n\u2019a jamais pu s'exprimer dans un aussi mauvais français à l\u2019Assemblée législative.Cependant, la culture de certaines gens de son équipe, de ses ministres, n\u2019est pas à l\u2019abri de tout reproche.Il est donc possible, croyons- nous, qu\u2019il ait utilisé du joual, mais seulement pour se faire comprendre d\u2019un ministre.Jean Lamontagne 1939).Il publia peu d\u2019oeu- + vres de son vivant: le Petit ami (1903), roman; le Théâtre de Maurice Boissard (1927), recueil de ses chroniques dramatiques ; quelques essais et anecdotes réunis dans Passe-temps (1928).La publication de son Journal littéraire, commencée en 1954 et poursuivie au cours des années suivantes, révèle la grande liberté d\u2019esprit de cet écrivain à l'ironie glacée, qui se glorifie d\u2019être étranger à toute foi et à toute inquiétude philosophique.Les Entretiens avec Robert Mallet (1952) donnent le texte fort savoureux de dialogues enregistrés pour la radio, qui étonnèrent par leur spontanéité et leur verve.\u201d STATISTIQUES ASSEZ ETONNANTES Croyez-le ou non, mais près de 40% des professeurs du niveau collégial et universitaire au Canada, sont des étrangers.Cette enquête conduite par Statistique-Canada a porté sur 13, 680 titulaires et révèle que 3,084 américains, 2,245 britaniques ct 490 français composent cet élément étranger.Mis en pourcentage, ces chiffres donnent 14% d\u2019américains, 10% de britaniques ct 2.3% de français.Ces derniers semblent surtout concentrés au Québec, bien qu\u2019un certain nombre enseignent les humanités dans des institutions anglophones des autres provinces canadiennes.Ces chiffres de Statistique-Canada viennent confirmer une crainte déjà bien ancrée dan l'opinion publique concernant la trop grande proportion d'enseignants étrangers surtout dans les domaines de l\u2019histoire, de la littérature et des humanités en général.Certains y voient une raison de l\u2019affaiblissement du sentiment canadien dans les institutions concernées, alors qu\u2019au Québec, on a tendance à associer souvent ces professeurs venus de l'extérieur aux segments de la population qui favorisent le séparatisme.Une autre cause d'inquiétude dans le monde académique cette fois est le fait que ces professeurs étrangers prennent la place de diplômés canadiens, qui éprouvent d\u2019énormes difficultés depuis quelques années à se trouver un emploi dans l\u2019industrie et l'enseignement._ Il en découle donc que d\u2019aucuns souhaiteraient qu\u2019on se montre moins accueillants pour les professeurs étrangers, surtout ceux dont les titres ne dépassent pas une honnête moyenne et qu\u2019on donne à plus de Canadiens la chance de faire leur marque dans l'enseignemet collégial et universitaire.De toute façon, à talents égaux, à diplômés équivalents, il n\u2019y a aucune raison pour laisser nos enseignants sur le carreau.REYNAD BRIERE F TRIBUNE \"LIBRE 4 Lune de miel Certains faits se produisent dans la vie qui sont susceplibles de nous impressionner a des degrés divers et d\u2019essence à controverses, mais, par contre, il en existe d\u2019autres qui dépassent l'imagination humaine.Tous les journaux ont relaté, dans les faits divers, l'Odyssée invraisemblable de ce détenu, condamné à perpétuité pour l'assassinat de son épouse, lequel ayant obtenu une permission de 48 heures, des autorités pénitentiaires, pour aller épouser sa maîtresse, n\u2019est pas encore revenu au bercail.Voilà un fait qui dépasse l\u2019imagination.Dans aucun pays au monde, soit-il démocrate ou autocratique, on aurait imaginé une telle mesure d\u2019indulgence à un assassin condamné à \u201cperpet- tc\u201d pour meurtre ignoble, de lui accorder, \u2014 sans être accompagné, \u2014 une aussi stupide permission.Ce qui me révolte le plus, c\u2019est que ce soit au Canada, au sein même du Québec, en plein fief des Canadiens-francais, que des faits aussi stupéfiants se produisent.Aux derniéres nouvelles, nous apprenions que ce triste individu filait le parfait amour sous le chaud soleil de la Floride ! ! ! LUNE DE MIEL D'UN ASSASSIN sous les Tropiques.Pour lui et sa maîtresse, devenue son épouse, le vent doux et léger frôle les catalpas, faisant vibrer le soir comme une harpe éolienne, en d\u2019un assassin venant mourir au pied d\u2019une mer magicienne, sur la grève dorée où la vague s\u2019ébat.Tous deux peuvent s\u2019écrier: \u201cIle de volupté, pays au charme unique, le plus beau de toutes les mers du monde, de nos deux coeurs unis, principalement du mien, à titre de prisonnier en permission prolongée), c\u2019est bien toi le tendre élu; Pour chanter ton climat, il n\u2019est pas de paroles: Jamais nous oublierons nos douces nuit de lune de miel passées sous ton beau ciel t 1 I\", Et vous croyez peut-être que ce prisonnier- assassin, (en dépit du dicton qui veut que les criminels viennent toujours sur les lieux de leur crime,) roprenne le chemin de sa cellule, vous vous trompez.Ayant été assez intelligent pour duper tout le monde, il aura l'instinct de conserver de la distance entre lui et la Justice, aussi longtemps que faire se pourra, au moins durant une assez longue absence, pendant laquelle le monde entier ne manquera pas de se gloser de.notre Justice canadienne-fran- çaise qui vient de battre tous les records de la stupidité humaine, en mettant des gants blancs, à l\u2019égard de Messieurs les assassins.H.Beaudet-HENRYVONNE.5279 St-Denis Montréal Page 10 LE BIEN PUBLIC LUQT-R: recoit les journalistes C'est dans l'ambiance chaude et amicale du Motel Montclair que I'UQTR a reçu les journalistes, vendredi soir dernier, le 14 janvier.Cette réception annuelle permet à la grande institution de faire le point avec ceux qui commentent les événements et diffusent la nouvelle.M.le recteur Gilles Boulet, entouré de plusieurs de ses plus proches collaborateurs, a présidé un diner d\u2019amis dénué de tout formalisme, auquel ont pris part, avec un plaisir évident, de nombreux représentants de la presse, de la radio et de la télévision.Le recteur Gilles Boulet s'adressant à la presse, au cours de ce diner-réception très animé qui groupait les propriétaires, directeurs ou rédacteurs en chef de tous les media.On reconnaît, de gauche à droite, Mme Gilles Boulet, Robert Bonneau (CKTM-TV), Clément Marchand (Le Bien Public) et Mme Robert Bonneauéd hs ye MARTE AE + Il y a une table qui ne passa pas inaperçue tout au long de cette soirée.On La station radiophonique CHLN-télé y oublient pour un temps les tracas administratifs et toutes les tensions qui media était bien représentée, lors de peuvent accompagner la conduite d\u2019une université en pleine expansion.De la soirée-hommage aux journalistes des g.à d.François Soumis, vice-recteur à l'Administration, et son épouse, Bernard divers média d'information.Sur la Lorrain, directeur des budgets et son épouse, André Brousseau, secrétaire gé- | photo ci-jointe, nous reconnaissons le néral et vice-recteur 3 l'information.nouveau directeur des programmes de la même station, Michel Thivierge et sa charmante épouse ayant beaucoup de commentaires à faire à l'épouse de notre reporter - photographe André Bouchard, assis à ses côtés.21 Vendredi, le Hjanvier 1972 LA RE Fh aH A lissue du repas, Gilles Boulet a brièvement commenté Un texte de Jean-Marc Beaudoin s'appliquant à l'Université.Le recteur a loué la presse pour la façon dont elle aide FUQTR à grandir et à accomplir son rôle parmi nous.On voit ici Clément Marchand, directeur du Bien Public, remerciant l\u2018UQTR dans la personne du Recteur, au nom des journalistes.Sur la photo ci-dessus, nous avons uné belle preuve des bonnes relations existant entre l\u2018Université et les journalistes.Ce qui n\u2019est pas peu dire.C'est ainsi que nous pouvons identifier, causant avec Clément Marchand, Paul-Emile Guy, directeur de Presse-Information, l\u2018un des principaux responsables du succès de cette soirée, le recteur Gilles Boulet, Mme Livéa Thur, vice-recteur et Réjean Lacombe, éditorialiste au Nouvelliste."]
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