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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1973-11-02, Collections de BAnQ.

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[" Wie J.Raymond Denault 19 rue Le Royer Ouest Montreal Trois-Rivières, No 44 Vendredi, le 2 Novembre 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année Co, La copie: 10 cents pres hi LA VOIE QUI S'OUVRE ____ DEUX PARMI LES 102, À SAVOURER LA VICTOIRE AU FEDERALISME On a souvent dit que les refus apportés par MM.Pearson et Trudeau aux demandes modérées de nos premiers autonomistes avaient suscité la naissance d'un véritable mouvement indépendantisme au Québec.Au lendemain du raid dévastateur opéré par les fédéralistes.québécois dans le camp péquiste, les tenants du rigorisme constitutionnel à la Trudeau chantent victoire, se disant qu\u2019ils ont eu raison.Selon eux, sur la foi des résultats électoraux du 29 octobre, l'indépendance du Québec n'aura jamais lieu.Voilà pourquoi, dès le lendemain de l'élection, les stratèges d'Ottawa parlent de reprendre sans tarder avec Québec |s débat constitutionnel qui, à Victoria, s'était enlisé dans le bourbier que l'on sait.instruit par l'expérience, on a jugé que cette question était désormais la plus importante au Canada et iqu\u2019il fallait, sans perdre un trimestre, s\u2019attaquer à la tâche délicate de régler définitivement le sort du Québec.La situation semble maintenant des plus favorable à un tel réglement.M.Bourassa na-t-il pas réussi, au cours de la campagne, à donner enfin toute sa dimension politique au concept de fédéralisme rentable, appuyé en cette démonstration par deux autres chefs de parti ?Le résisistant des luttes fédéra- les-provinciales, l'ancien sous-ministre Claude Morin, n\u2019a-t-il pas échoué dans sa tentative de faire approuver sa thèse par une majorté de Québécois ?Le profil de M.Castonguay, dernier champion d'un néo-nationalisme au sein du cabinet provincial, n\u2019a-t-il pas disparu du tableau ?La voie semble donc ouvertes aux tractations importantes avec une province qui avait parfois l'originalité de se prendre pour un état.A la hâte avec laquelle on veut rouvrir le dossier constitionnel on mesure la nécessité pour le gouvernement fédéral de poser un tel geste après plusieurs expériences concluantes.On se rend bien compte en effet, dans tout le Canada anglais, qu'il est impossible de retenir le Québec dans la Confédération sans l'assimiler.Les aspirations du Québec a la souveraineté politique ont déjà pouvé qu'elles avaient de la consistance, de la ie danger de !es laisser s'affirmer davantage dans.un climat d\u2019attentisme.Méme si, chez nos compatriotes de iangue anglaise, I'on répugne assez généralement a la nécessité de niveler les prétentions naturelles d\u2019un brave petit peuple à l'indépendance, il faut pourtant, au cours du prochain terme de M.Bourassa, passer à l'action, tandis que l\u2019on se trouve dans une position de force, par elle-même convaincante.Le dossier constitutionnel sera donc rouvert dans l'immédiat selon le voeu d'Ottawa.Au Québec on offrira davantage, sans rien lui donner du tout.Un porte-parole d'Ottawa a déjà laissé entendre que, pour le gouvernement Trudeau, déjà minoritaire de par I'action punitive du Canada anglais, il ne sera aucunement question, lors.d\u2019une prochaine conférence, d'adopter dés mesures ressemblant à l'octroi d'un sta Ser gT\u2014 == gyn * C\u2018est par une majorité décisive que le député cette photo nous le fait voir, M.Bacon était très sortant Guy Bacon de Trois-Rivières a été téélu heureux de la chose ainsi que son épouse et même dans son comté.Les observateurs Vavaient prédit sa charmante fillette Matie-Claude qui semblait elle d'ailleurs et tout semblait indiquer une tendance \u2026\u2014 aussi heureuse des résultats que son père venait jusqu\u2019à la fin de la campagne.!l faut reconnaître d'avoir.Dn voit ici à leurs côtes M, el Mme Gilles que tous les autres candidats, sauf le péquiste, Beaudoin, premiers citoyens de la cité trifluvien- furent grands perdants dans cette lutte.Comme ne.(A.B.) tut particulier pour le Québec.Il ne sera pas, non plus, question pour Ottawa de faire la moindre concession « constituant un pas de plus dans la voie crypto-séparatiste » tracée jadis par le ministère québécois des affaires intergouvernementales.!| sera tout au plus de bon ton, à la lumière de la victoire fédéraliste au Québec, d'aborder le partage des compétences législatives, les nouveaux aménagements de politique sociale, les pouvoirs et juridictions à départager.Et surtout, puisque cette perspective a paru séduire, on mettra l'accent sur la souveraineté culturelle du Québec tout en tendant par le biais de certaines mesures à ruiner à jamais l'hypothèse d\u2019une souveraineté politique.Clément Marchand L'éducation des Adulles dans un contexte d'éducation permanente.Un nouveau mode de vie, tel était le thème du colloque qui se tenait récemment sous l'égide du Cegep de Trois-Rivières.Des hommes d'affaires de l\u2019industrie, du commerce et du fonctionnarisme s\u2019étaient donné rendez-vous pour confronter leurs idées à ce sujet.Ce fut une journée fort enrichissante autant pour la direction du Cegep que pour ces derniers.Le conférencier, le sous-ministre associé au Ministère de l\u2019Education, a déclaré que contrairement aux pays en voie de dé veloppement, le Québec possède tous les moyens de formation et d'apprentissage que notre époque est en mesure d'offrir.On ne saurait aussi conclure que l\u2019éducation permanente soit un fait accompli dans notre milieu.M.Beauchemin a conclu en disant que l'éducation des adultes a été inventée pour que l'être humain garde sa capacité de se développer tout au long de sa vie et non en marge de jeunes.On peut voir ici le conférencier en compagnie de M.Lucien Shooner, président du Conseil d'Administration du Cegep.\u2018Pour terminer disons que l\u2019équipe d'information du Canal fl, dont le responsable est M.Jean-Louis Longtin, était sur les lieux.-(A.B.) De son côté, le ministre Normand Toupin a été réélu facilement dans le comté de Champlain contrairement à ce qui avait été prévu, soit une lutle titanesque contre le président du ralliement créditiste Phil Cossette.Là comme ailleurs la vague libérale a passé balayant tout sur son passage.Quant à M.Toupin, il est un excellent Ministre de l\u2019Agriculture et il semble à peu près sûr qu'il reviendra à ce poste dans le nouveau ministère.Mais attendons.Autant, il y a eu de surprise dans l'élection elle-même, autant il peut en avoir dans la désignation des portefeuilles.Comme nous le fait voir -cette photo, sa charmante épouse était heureuse des résultats et elle nous le démontre facilement ici.(A.B.) Page 2 LE BIEN PUBLIC Il me souvient.LES MENTHES Nous n\u2019étions pas gâtés comme au- jourd\u2019hui sur le rapport des sucreries.Ah! non! Il y avait dans tous les magasinets du coin le comptoir des bonbons pour enfants, des bonbons à la cenne, des papar- manes blanches ou colorées et portant parfois des inscriptions qui n\u2019étaient que des incitations amoureuses, comme je l'ai déjà noté: «I love you» ou «Pense à moi ».Les premiers grands bazars ouvraient leurs portes, Woolworth et les autres, et les filles qu\u2019on y employait, les premières à gagner leur vie de cette façon, n\u2019étaient pas aussi délurées que celles d\u2019aujour- d'hui.Je rentre dans un de ces magasins avec une amie et je demande tout bonnement: « Avez-vous des menthes, plutôt petites ?» On me répond: « Des mantes pour enfant.de quel age environ?» Ma compagne et moi ne pouvons nous empe- cher de sourire et la jeune vendeuse se met & rire elle aussi, en comprenant son erreur.LA VIE AU VILLAGE Jadis, il me semble, tous étaient heureux et goûtaient la joie de vivre au jour le jour, sans inquiétudes du lendemain.Il est difficile d\u2019évaluer le bonheur d\u2019avant la révolution industrielle, celui dont l\u2019on devait se contenter à l'époque où la science et la technique n\u2019avaient pas inventé toutes ces machines qui servent l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui et agrandissent son champ d\u2019action.Ce bonheur n\u2019était-il que l\u2019acceptation silencieuse d\u2019une tradition d\u2019un mode de vie calqué sur les saisons et les rythmes de la nature ?N\u2019était-il qu\u2019une sage soumission à des impératifs de survie.Il y avait beaucoup de cela sans doute mais aussi, crez chacun, la présence d\u2019une vie intérieure, d\u2019un sens de la famille et de la communauté que rejette volontiers le désir d\u2019émancipation de nos contemporains.Ce que je sais, c\u2019est que le bonheur des gens était réel.Au village, chacun était propriétaire de sa maisonnette à laquelle s\u2019ajoutait le potager bien entretenu, aux allées bien ratissées, aux carrés sarclés avec soin.Il y avait parfois à la devanture quelques arbustes à fleurs et des \u2018arbres fruitiers.Même cantonné sur un lot restreint, le villageois restait profondément paysan et, s\u2019il gagnait sa vie à de petits métiers, il n\u2019en restait pas moins un homme de la terre, quoiqu\u2019à des titres différents de ceux du cultivateur des rangs.Son lopin clôturé était tout son horizon.En dehors d\u2019un gagne-pain routiner, le gros de ses préoccupations lui venait de la mise en valeur de ce petit bien auquel il s\u2019efforçait d'arracher l\u2019esssentiel de sa subsistance, les légumes, les fruits et même le bois d\u2019allumage.Les soins du jardinage et du parterre étaient laissés à la ménagère.Fricoteuse, lessiveuse, ravaudeuse, faufileuse, elle était également semeuse et sarcleuse en son potager.Elle s\u2019y mettait à l\u2019oeuvre dès les premières chaudes soleillées de mai et n\u2019avait plus de cesse qu\u2019à la fin de septembre où l\u2019on rentrait les derniers apports de cette terre généreuse.Le jardin, avec ses fleurs, ses plantes vivaces, bien ordonnées, était l\u2019orgueil de la maîtresse de maison, la justification de sa présence au foyer pendant que l\u2019homme trimait dur pour tenir un emploi ou diriger sa petite entreprise.A peine avions-nous mis le pied à la maison, par un beau jour d\u2019été, que la maîtresse de céans nous entraînait à sa suite dans le jardin.Visite méticuleuse où l\u2019on se penchait sur chacun des carrés, où l\u2019on commentait la pousse, la robustesse des plans et où l\u2019on évaluait la promesse d\u2019une proche récolte.Oui, même sans auto, postes de radio ou de télévision, les gens passaient bien leur temps, à travailler surtout, mais c\u2019était la loi générale.L\u2019été, on péchait le poisson frais sur fleuve, au filet, appelé seine, qui traînait sous l\u2019eau à l\u2019arrière de l\u2019embarcation.Je puis en parler un peu car, souventes fois, je faisais partie de l\u2019expédition; on péchait au large, sur le fleuve, et on s\u2019y rendait à la rame.On dégustait le poisson frais pêché tout l\u2019été, alors que la viande était rare et, pour l\u2019hiver, on le salait.Septembre était le mois des confitures: groseilles, prunes, citrouilles, et aussi des gelées fines qui agrémentaient la saveur de certaines viandes.On mettait également en pot, sous parafine, blé d\u2019Inde et petites fèves.Et que dire du bon « ket- shope », piquant mélange de légumes vinaigrés et pimentés à souhait, des marinades sures ou sucrées qui rehausseraient tout l\u2019hiver la saveur forte des ragoûts et des tourtières.On a dit que les gens de cette époque mangeaient gras et épicé, mais il faut ajouter que, privés de refri- gérateurs, d\u2019approvisionnement en fruits et légumes frais, il leur était difficile d\u2019adopter une diète plus légère qui leur eût épargné bien des maux.Les problèmes vitaux se résumaient done à l\u2019entretien de la maison, à la ceul- ture du jardin, à quelques travaux d\u2019aiguille, de tissage et de tricot et à la coupe du bois de chauffage.Ce bois on le trouvait partout, au bout des terres; belle érable franche, merisier, hêtre, bouleau, mis à sécher dans le hangar, bien souvent attenant à la cuisine d\u2019été.Le bon feu crépitant qui réchaufferait la maison à la morte saison ne coûtait que des efforts et peu d'argent.Dans le Québec rural du début du siècle, le secret de cette vie heureuse et rassurante, peu inquiète en apparence, résidait dans l\u2019absence de ces problèmes d\u2019argent qui sont coutumiers des foyers d\u2019au- jourd\u2019hui.On produisait tout de ses propres mains, on achetait peu; à toutes fins utiles, on ignorait les.dettes contractées sous le dangereux prétexte de se donner des \u2018aises et de se payer du luxe.Il est possible qu\u2019on ait délibérément exclu ces chimères amolissantes de ses préoccupations, afin de se garder un bon moral, car cela prenait du caractère pour affronter sans fléchir, \u2018année après année, les nécessités d\u2019une vie ou demeurant assez rude, exigeante, repliée sur elle-même et qui laissait peu de place dans les cerveaux pour les illusions nées du rêve ou de l\u2019imagination.Donc petit tran-tran où out est sagesse, équilibre et modération, existence assumée au jour le jour dans la quiétude d\u2019un monde à l\u2019abri des heurts et des découvertes.Comment se divertissait-on ?On allait à la messe le dimanche; on prenait part aux soirées paroissiales; on se visitait entre voisins pour jouer aux cartes ,ou deviser au coin du feu.Tous les jours se ressemblaient et les rythmes d\u2019hier se répéteraient aujourd\u2019hui.Inutile de désirer mieux connaître cette époque qui se fait lointaine, qui nous devient à jamais étrangère.Il ne nous en reste qu\u2019un parfum aux flancs d\u2019un vase, comme l\u2019écrit Azorin.GERMAINE DURAND (à suivre) Vendredi, le 2 novembre 1973 Un jeu d\u2019une origine mystérieuse: L'origine des échecs (terme dérivé du persan châh, roi) est encore mal connue, car elle ne s'appuie que sur des légendes.La Grande Encyclopédie que publie Larousse vous précise cependant que \u201clancétre du jeu actuel a été cultivé sous des formes «diverses en Asie, dans les hauts plateaux d\u2019où partirent, vers l\u2019ouest, depuis des millénaires, tant de croyances et système de pensée.Duncan Forbes (History of Chess, 1860), A.Vander Linde (Geschichte und Literatur des Scrachspiels, 1874), H.E.Bird (Chess History, 1890) et surtout H.J.R.Murray (A.History of Chess, 1913) nous renseignent sur les éléments du chaturanga, de l\u2019éléphant et du chatrang, trois appellations du jeu d\u2019échecs encore à l\u2019hhon- neur au Ve s.de notre ère en Inde, en Chine et en Perse.Au milieu du ViIIe si, la conquête de l'Iran fait découles échecs - vrir aux Arabes ce jeu, qu\u2019ils adoptent et perfeciionnent.Un siècle plus tard, ils l\u2019introduisent en Europe.Les échecs jouissent d\u2019une particulière faveur.Bientôt, ce jeu se répand et gagne le nord et le centre de notre continent.Au cours du transfert vers l\u2019Occident, les échecs ont subi des mutations diverses.Le chariot s\u2019est transformé en rog, ou tour, qui fut la pièce la plus forte au Moyen Age.L\u2019éléphant est devenu l\u2019alphil.modernes sont fixées à l\u2019épo- Mais les formes et les dègles que de la Renaissance, où les dernières métamorphoses font apparaître la reine, ou dame, qui remplace le fers du jeu asiatique, et le fou, qui se substitue à l\u2019alphil.Un immense essor est désormais assuré aux échecs, qui, de jeu des rois, deviennent peu à peu le roi des jeux, universellement aimé et resvecté.\u201d La célébrité posthume ou le trésor de Toutankhamon TOUTANKHAMON (v.135-v.1346), pharaon de la XVIIIe dynastie, mourut à dix-huit ans.Comme l\u2019indique le Dictionnaire de l\u2019archéologie (Larousse), sa célébrité tient uniquement à sa tombe,,, qui fut découverte en 1922 a Yissue de fouilles faites par H.Carter dans la Vallée des Rois.Cette tombe était inviolée, si l\u2019on omet une tentative de pillage effectuée peu après les funérailles, mais arrêtée et réparée par les gardiens de la nécropole; les sceaux apposés sur la porte furent retrouvés intacts.Elle comprenait quatre chambres, qui se succédaient dans l\u2019ordre suivant: une «antichambre », la chambre funéraire, la chambre du « trésor » et un magasin.On accédait à l\u2019antichambre par un boyau rempli de moellons.Dans cette première salle avaient été déposés le mobilier et les objets dont le roi avait usé de son vivant et dont il avait besoin dans l\u2019autre monde: le trône, qui remontait à la période amar- cienne ; les armes et les chars; les meubles, aux incrustations d\u2019or, d\u2019ivoire et de pâte de verre; l\u2019are dont il se servait à la chasse.La plupart de ces objets portaient un décor, dont les thèmes traditionnels exaltaient la personne du roi, même s\u2019ils n\u2019étaient pas réels, comme les exploits du jeune pharaon à la guerre.De l\u2019«antichambre» on passait par une porte dorée dans la chambre funéraire.Là, à l\u2019intérieur d\u2019un sarcophage de pierre, se trouvaient l\u2019un dans l\u2019autre les trois cercueils qui contenaient la momie royale.Le sarcophage lui-même était entouré de quatre reliquaires emboîtés.Les cercueils anthropomorphes portaient l\u2019effigie du pharaon, figurée avec les attributs du dieu Osiris.Ils portaient aussi, en pâte de verre, des images de dieux protecteurs.De nombreux objets avaient été placés dans cette pièce pour apporter au pharaon une aide magique lors de son grand voyage dans l\u2019outre- tombe, telles sept rames pour naviguer sur les eaux souterraines, et une trompette d'argent.Les bandelettes enserraient, avec les amulettes traditionnelles, des bijoux, le diadème du roi, ainsi qu\u2019un poignard de parade en or et un poignard de fer.Dans une troisième pièce, la chambre du « trésor», qui donnait dans l\u2019antichambre était le vase canope où étaient conservées les entrailles du pharaon.Ce vase était enfermé dans un coffre d\u2019albâtre placé sous un dais en or.Dans cette même pièce, on trouva le corps momifié de deux enfants mort-nés, qu\u2019on pense être les enfants du pharaon.Dans quatre petits cercueils emboîtés était enfermée une mèche de cheveux qui avait appartenu à la grand- mère de la reine.Cette chambre contenait aussi des statuettes du roi et des modèles réduits de boulangerie et de brasserie qui devaient nourrir le roi pendant son séjour dans l\u2019au-delà.La \u2018quatrième pièce, qui donnait aussi dans l\u2019antichambre, était un magasin.On y a trouvé des parfums, de l'huile du vin et de la nourriture, ainsi qu\u2019un trône d\u2019ébène et d\u2019ivoire, et un tabouret recouvert de faïence violette.Seule la chambre funé- Êraire portait un décor peint, représentant des scènes de funérailles et évoquant la destinée future du roi parvenu dans l'autre monde. Vendredi, le 2 novembre 1973 BEBBBBBLEE RD LE BIEN PUBLIC Page 3 ur le bien PUDIIC-c222ovouses EBEGEEELEE PR Ur LE Dien Trois-Rivières a un avenir industriel Nous avons assisté, il y a une quinzaine, à l'inauguration officielle des installations de la firme Westinghouse, sise dans la zone industrielle numéro 2 et, comme bien des gens qui se trouvaient là, nous avons été renversés de l\u2019ampleur de cette deuxième usine Westinghouse dans nos murs.Cette usine est beaucoup plus importante qu \u2019on est porté à le croire à première vue, elle signifie non seulement des investissements de 4,000,000 et la fabrication de produits reconnus et ultra modernes, Cette industrie constitue le véritable départ d\u2019une nouvelle ère de développement industriel qu\u2019est appelé à connaître la région de Trois-Rivières après une accalmie de 20 ans, période pendant laquelle notre ville a connu une stagnation économique pour différentes raisons que nous n\u2019énumérons pas aujourd\u2019hui.Ayons le respect des morts.Avec Westinghouse, la zone industrielle de Trois-Riviéres d\u2019une superficie de 4,000,000 pieds carrés, qui a nécessité des investissements d\u2019environ 3 millions dollars, s\u2019assure une certaine rentabilité et viabilité.D'ailleurs, déjà on peut voir en construction deux autres industries \u201cRelations Faisant vibrer la corde sensible comme ils le font habituellement pour les sujets religieux, les théologiens de la Revue Relations, célèbres par leurs théories plus ou moins fumeuses, ont apporté leur grain de sel au débat constitutionnel, pendant la campagne électorale.Les philosophes de la Revue ont fait, ce mois-ci, le point sur l\u2019avenir politique du Québec et nous affirment entre deux méditations laborieuses que le Québec doit se lancer dans l\u2019avanture indépendantiste.Le peuple vient de repousser d\u2019une claque le groupe des incitateurs.Il vient de signifier sans ambages qu\u2019il n\u2019est plus intéressé à ce genre de bobards.Il ne tient pas à s\u2019épuiser en vains efforts à la poursuite d\u2019idéaux chimériques.Le peuple du Québec se souvient-il de son passé ?A-t-il foi dans son avenir?Ce que l\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019il vit rigoureusement dans le présent.Un point c\u2019est tout.Pourquoi lui soulever seulement des problèmes ?Les bons Pères, on en convient, ai- Quand l'auditeur Devra-t-on interdire les programmes de «ligne ouverte » dans un avenir rapproché ?Au départ, la formule s\u2019inspirait d\u2019une préoccupation généreuse.On avait pensé donner une chance au citoyen de s\u2019exprimer.Mais, à la longue, il s\u2019est révélé dans le peuple une tendance au sans-gêne et à la vulgarité qu\u2019un animateur n\u2019arrive plus à freiner.Beaucoup de ces programmes tournent à l\u2019engueulade, à la dénonciation mensongère et à la provocation haineuse.Comme tels, ces programmes reflètent l\u2019immaturité et l\u2019inculture d\u2019un petit peuple qui ne s\u2019est pas encore trouvé et qui cherche dans les réactions impulsives une défrustation de ses complexes.Il est vrai que certains animateurs sans envergure ont le don de tenir ces qui ne seraient sans doute jamais venues si la firme Westinghouse n\u2019avait pas ouvert la marche.Mais les industries ne décident pas comme ça de venir s'implanter dans une ville, même si elle a un bel hôtel de ville.Pour attirer les hommes d\u2019affaires, il en faut du temps et des efforts et le moment est venu, nous croyons, de rendre hommage aux membres de la Commission d\u2019Expansion Economque et Industrielle de Trois-Rivières, particulièrement MM.James Savard et Jean-Paul Lamy qui ont joué un rôle prépondérant dans la venue de cette industrie chez nous.Il nous faut aussi souligner le travail fait par le délégué du ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, celui des députés et finalement les efforts consentis par l\u2019Administration municipale qui n\u2019a rien ménagé pour faire en sorte que cette importante entreprise s\u2019implante dans la zone no.2, laquelle est appelée à connaître un essor formidable qui rejaillira sur toute notre région.Bravo Messieurs pour votre travail passé et futur et bienvenue à la Westinghouse.JACQUES GINGRAS s'est prononcé! meraient, comme beaucoup d\u2019autre, voir du changement.Résistant à toutes les pressions, l\u2019électorat satisfait des beaux jours qu\u2019il conte présentement en tient pour le statu quo.En outre, il est bien facile de proclamer d\u2019une façon non équivoque que le Québec doit édifier le plus tôt possible un type nouveau de société, surtout quand on n\u2019a jusqu'ici rien fait pour le promouvoir.Bien mieux, il est plus facile de spéculer en matière politique que de relever ses manches et de construire le Québec.En somme, on n\u2019est pas dupe des hypothèses à saveur jésuitique surtout quand les brillantes cogitations proviennent des cerveaux lumineux de l\u2019équipe éditoriale de Relations, théologiens sur- diplômés qui ont goûté largement à la transmission des privilèges mais ne connaissent souvent pas le genre de vie d\u2019un défavorisé.ALAIN DUFAULT moyen se défoule programmes de participations au pus bas niveau qui soit.Un autre reproche que l\u2019on peut faire à certains postes, c'est d\u2019abuser de la formule et de la servir maintenant à toutes les sauces et pendant des heures, 1] nous parait que les milieux de la radio et de la télévision doivent tenter un sérieux effort pour rehausser le niveau intellectuel des émissions dont un trop grand nombre pataugent au niveau des réalités les plus ennuyeuses parce que trop éloignées des contextes de l'esprit et trop centrées sur les préoccupations mesquines de l\u2019intérêt privé.Essayons d\u2019intéresser l\u2019auditeur aux idées générales qui, à la longue, feront taire en lui les voix du chauvinisme et de la xénophobie.C.M.PUDIIC20200s0enoe Le jeu de l'indifférence L\u2019autre jour, un peu meurtri par la vie, j'ai tenté de jouer le jeu de lin- différence vis-a-vis gens et choses.Cela voulait étre une sorte de petite évasion vers l\u2019intérieur de moi-même, une rentrée dans ma coquille.Tout d'abord, je m'étais dit que je parlerais à personne.Je voulais bouder l'existence de tout mon saoûl.Je me promettais donc au moins pour 24 heures une félicité à nulle autre pareille, une sorte de confort psychologique de luxe.Aussitôt dans la rue\u2019 je croisai deux ou trois connaissances qui m'abordèrent avec un sourire que je jugeais alors très déplacé.Le soleil se faisant complice, me criblait de ses rayons les plus purs.Au ciel pas de nuage, un impeccable azur.J'étais dé- ja pas mal ébranlé, contrarié dans mes résolutions de faire l'ours.Et voilà qu\u2019un enfant que je ne connaissais même pas me lança un retentissant bonjour aussi gratuit qu\u2019aimable et touchant.Le chauffeur d'autobus ordinairement maussade et fermé comme une huître eut même la gentillesse de m\u2019attendre au coin de la rue.Au bureau où je me promettais bien de m'enfouir dans mon travail, l'on m'annonça une bonne nouvelle, on blagua avec moi et la journée passa sans que je puisse me livrer à mes sombres desseins de bougonneur.Ah, il n'est pas facile d\u2019être systématiquement de mauvaise humeur, pas plus sans doute que d'être heureux sur commande.MAURICE HUOT L\u2019ILLUSIONNISTE Je ne sais plus qui a dit: « Le génie, c\u2019est l\u2019enfance retrouvée ».D'accord, mais je me permets de gauchir le fameux apophtegme en ajoutant: l\u2019enfance retrouvée, c\u2019est la source de maintes poétiques, et des plus pures.Cette enfance collée à nos coeurs pour toujours, et que nous portons tous contre les vents et marées de l\u2019existence, recèle le puits lumineux où viennent s\u2019abreuver les rares moments bénis où il nous est possible de nous replonger dans le passé.Cette enfance, toute d\u2019étonnement, d\u2019enchantement devant les êtres et les choses, d\u2019émerveillement devant les mystères et les spectacles de la vie et de la nature; cette enfance qui nous a permis de chercher, de découvrir, de nommer, de magnifier.Et cette enfance est bien celle que nous découvrons au centre de l\u2019oeuvre du poète que nous saluons au- jourd\u2019hui; cette transhumance, cette osmose du mystère de l\u2019enfant se prolongeant dans le mystère de l\u2019adulte.L\u2019Hlusionniste * nous livre en toute gratuité des poèmes en prose ou en vers libres, dont certains retracent: soit un paysage ancien, un rythme de jadis, une chanson oubliée; soit un conte fantastique.un hommage à la belle disparue, une fable, une légende.Parfois ce sont les tons doux d\u2019un pastel: « Les mains du vent pétrissent les pis blancs », « Une aile d\u2019oiseau agite le lait d\u2019aurore ».Ou bien nous croyons voir l\u2019inimitable dessin d\u2019un enfant: « Alorsl\u2019aube vint saluer en pyjama et la foule applaudit.» Mais tous les poèmes ne sont pas de cette eau, comme on peut en juger par cette tombée du poème liminaire: «Le poète est une bête puante, dirent ceux du dehors, et le poète se mit à ramper sur la prostration de son ventre crevé.Alors le ciel glacé mordit la surface de la terre, y laissant la trace de ses crocs jaunes.» Et c\u2019est toujours de la poésie.et comment ne pas citer en entier le court poème Orage qui me semble de très bon butin.Les bêtes longent les balises des clôtures Et traversent l\u2019effroi en sa longeur, Le feu saisit les cieux dans sa main Et jette des signes sur terre.Le troupeau se cramponne à sa glaise L\u2019homme se terre en sa maison.Je termine ce court exposé des notations que m\u2019a inspirées une lecture hâtive du recueil de Louis Caron, pour vous laisser le plaisir d\u2019aller vous-même à la découverte de l\u2019illusionniste.ALPHONSE PICHÉ * L\u2019Ilusionniste suivi de Le Guetteur, par Louis Caron, Ecrits des Forges, Trois-Rivières 1973. Page 4 O.S.Q.: premier concert, TRIER EY contact avec la bonne musique.Selon ses dirigeants, l'O.5.Q.a une mission régionale à accomplir au Québec et passe de l'entreprise artisanale à une organisation bien strue- turée.Cette année, quatre concerts sont au programme.D\u2018abord ce sera un Sous un nouveau départ, le comité de l\u2019Orchestre Symphonique faisait connaître sa programmation pour la prochaine saison musicale, on sait que jusqu'à présent, 100 concerts et matinées éducatives ont été présentés à Trois-Rivières et que près de 75,000 adultes et enfants ont pris Le chauiffe-eau Econojet.(pour tous vos besoins d'eau chaude) CONFORT au FOYER GULF Confort au foyer HUILE À CHAUFFAGE SERVICE DE 24 HEURES ANDRÉ LEROUX, gérant 2620, ruë \u2018Notre-Dame PI LT 4.Trois-Rivières CoA a iL ead eX 'y 3 CRETE» : PAREN \u201cangers LE BIEN PUBLIC hommage à la chanson québécoise hommage à la chanson québecoise avec Pauline Julien comme soliste et Léon Bernier, au pupître (5 décembre), des pièces des grands maîtres comme Hadyn, Stravinsky et Beethoven et le chef prestigieux Otto-Wer- ner Mueller (le 16 janvier), Nicole Henriot, pianiste, avec des compositions de Brahams, Saint-Saëns, Matton, Moussorgsky-Ravel (27 mars), et finalement, avec la soliste Ida Haendel, des oeuvres de Cherubine de Beethoven et Tchaikosky.C'est ce que faisaient connaître quelques responsables de l\u2019O.S.Q.que nous reconnaissons: J.-Paul Bérard sec, Paul Côté, prés.de l'O.S.Q., Sam Neilson, prés.du comité trifluvien et François Magnan, de 1'0.5.Q.(A.B.) DISPONIBLE DYNAMIQUE DÉVOUÉ DESROSIERS ne sait pas dire non, il est toujours prêt à PARTICIPER a toutes bonne causes sa devise: EFFICACITÉ MAXIMUM Vendredi, le 2 novembre 1973 RAYMON SAULNIE Candidat Quartier No 1 Cap-de-la-Madeleine Raymond Saulnier c Electeur du quartier No 1 travaillez à m'élire et je serai là pour vous servir e Dynamisme e Sang nouveau e Jeunesse e Travailleur e Homme d'affaire du quartier cecscsssssssssu ¢Ce nest pas par pure fantaisie mais pour 9 .\"des raisons de confort 0 > qu'il faut rechercher [TI immeubles tout électriques\u201d Novelec www 2 w \u201ca logements multiples.Ils vous feront découvrir toutes les facilités modernes qu'offre une habitation \u201ctout électrique\u2019.Comment les écouvrir parmi les innombrables gratte-ciel qui se:côtoient?C\u2019est simple, en consultant les petites annonces ou par la publicité faite sur les habitations \u2018tout électriques\u201d Novelec, et même parfois, par une plaquette installée dans le hall d'entrée de l'édifice.Votre trouvaille faite, vous constaterez que même si le chauffage électrique possède de nombreux avantages, il ne coûte pas tellement plus cher.Alors, il ne vous restera plus qu\u2019à vivre confortablement et sans contrainte dans votre nouveau logement \u201ctout électrique\u201d Novelec.\u2019 La Ligue électrique du Québec eceéessscsseë WWVWVWWWWWVWWWWWVWWWWWW me) Vendredi, le 2 novembre 1973 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires \u201cRévision du cadastre\u201d Sous ce titre, l\u2019excellent écrivain parisien qu\u2019était Léo Larguier a publié quelques années après la dernière guerre et peu avant sa mort un petit volume bien pittoresque.Son titre l\u2019est également.Larguier cherche à faire le point entre les véritables écrivains, dont plusieurs sont ignorés, et les \u2018autres qui se hissent temporairement au sommet, à force de publicité outrancière.C\u2019est une sorte de testament spirituel qui n\u2019a qu'un but: assurer la vocation de la France dans le domaine de l'esprit.Il cherche ainsi à remettre en lumière «les grands oubliés », victimes du modernisme, et qui s'appellent Joachim du Bellay, Ronsard, Boileau, Molière, Racine, et quelques autres piliers des lettres classiques de la France.Seul surnage encore Voltaire, non pas tant parce qu\u2019il reste un de ceux dont la langue est la plus pure, mais à cause de ses idées soi-disant révolutionnaires.Ce petit livre de Léo Larguier, quand on le lit et le relit en toute tranquillité, un soir calme d\u2019automne, apporte une bouffée d\u2019air frais dans notre at- |! faut que ça change 11 faut bannir le patronnage le patronnage dispendieux de _ l'Hôtel de Ville AIDEZ EDGAR LESIEUR a passer le balai VOTONS EDGAR LESIEUR le 4 novembre mosphère polluée.Il nous redonne confiance et nous prouve que tout n\u2019est pas perdu dans le domaine du bon sens.x x x Revenons chez nous Des réflexions de ce genre nous ramènent tout naturellement au problème de la culture dans notre patelin.Samedi dernier, l\u2019avant-veille des élections, le journal Le Devoir publiait un substantiel article, pondéré et réfléchi, sur notre avenir culturel.Il a pour auteur Luc d\u2019Iberville Moreau et est intitulé: « Les programmes des quatre partis: un contenu culturel décevant ».En effet, aucun des chefs de parti ne semble prendre au sérieux notre véritable culture québecoise et ses implications.Ce probléme dans leur esprit passe au second plan et tous quatre nous laissent l\u2019impression qu\u2019ils n\u2019y comprennent rien.Le rédacteur de cet article en arrive à la juste conclusion suivante: « Aucun des partis ne semble avoir fait l\u2019effort de repenser la question culturelle en vue de proposer des solutions nouvelles qui fassent état de l'expérience accumulée dans ce domaine par de nombreux pays depuis une ou deux décennies.Ainsi la décentralisation par les centres culturels a fait l\u2019objet d\u2019une expérience sur une large échelle en France dont les résultats sont pour le moins discutés.Il semble donc en découler que les partis politiques québecois continuent de s\u2019identifier à une politique traditionnelle de non information et de lais- ser-faire dans le domaine culturel.» En somme, tout le problème.culturel du Québec est encore à l\u2019état de stagnation.Certains efforts fragmentaires ont été len- tés, mais sans fournir d\u2019éléments de stabilité.Notre ministère des Affaires culturelles, de qui on attendait tellement étant donné le programme initial qu\u2019il s\u2019était tracé, n\u2019a pas donrié de résultats tangibles.Notre politique c'l- turelle n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019une étude sérieuse et globale.La plupart des hauts fonctionnaires de ce ministère l\u2019ont quitté l\u2019un après l\u2019autre, pour diverses raisons et surtout par déception.Il leur était impossible de travailler à construire une oeuvre, qui est encore inerte et inopérante, faute d\u2019éléments de base.De même faut-il regretter le manque de coopération entre ce ministère et les milieux universitaires, où se trouvent peut-être les meilleurs éléments, les plus sérieux a coup sir et les plus compréhensifs de notre culture véritable.On pourrait citer maints exemples de travaux de recherche accomplis par des professeurs d\u2019université consciencieux et des élèves avides de savoir dans les disciplines culturelles du Québec.Mentionnons entre Page 5 autres les études pertinentes de Paul Wyczinski sur Nelligan.Le patient et minutieux travail de Luc Lacoursière sur notre folklore.Les rééditions d'oeuvres oubliées.Un professeuf a l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, Armand Guilmette, une étude magistrale en deux gros volumes sur le poete Nérée Beauchemin.Et nous pourrions allonger la liste.x x X Et Trois-Rivnères ! \"Ne nous plaignons pas trop de ce qui se passe chez nous.Il ne faut jamais désespérer.À force de parler de l\u2019inertie des autorités en face de nos richesses historiques et culturelles, on arrivera peut- être à un résultat concret, du moins satisfaisant.Notre député, Guy Bacon a inscrit à son programme «la mise en valeur du vieux Trois - Rivières».Bravo! Il est temps, il est plus que temps.Espérons que par son intervention en haut lieu on pourra au moins voir la reprise des travaux à l'historique manoir de Tonnancour qui passera encore, semble-t- il un hiver bien triste.Est-il nécessaire d\u2019ajouter que notre député pourra toujours compter sur la collaboration de tous les tri- fluviens qui s'intéressent au passé de leur ville et particulièrement des directeurs et des membres de notre Société d'histoire lesquels, dans l\u2019ombre, accomplissent un admirable travail constructif.VILLERAY LE COIN DU GRAMMAIRIEN DEBUTER est toujours intransitif et signifie faire ses premiers pas, nous dit le Bon Langage, guide familier de la langue française en Afrique, publié par Larousse; ce verbe ne peut donc être employé avec un complément d\u2019objet.On ne débute pas.une conversation : on l\u2019engage.Pourtant le Petit Larousse admet la tournure familiale \u201cdébuter la séance par un discours\u201d, Il y a, même en grammaire, un commencement à tout.dé- ut.on peut vaincre le cancer SOCIETE Page 6 CI M.violoncelle est mort La mort de Pablo Casals a endeuillé tous les amateurs de musique sérieuse.Casals avait enregistré une infinité de disques depuis les premiers balbutiements du phonographe jusqu'aux enregistrements les plus perfectionnés apportés par l'électronique.Ce grand violoncelliste, que l'on a dit le plus grand au monde, fut sans doute égalé quant à la technique par d'autres artistes dont Rostropovitch, Fournier, Feuermann, mais pour ce qui est de la profondeur de l'interprétation il faut croire que Casals a atteint un sommet, notamment dans Bach.Le violoncelle n'a pas le brillant du violon.C'est pour ainsi dire un instrument qu'on ne peut faire rire, et à peine sourire.Il n'a pas l'éclat du violon et sa souplesse, Le violoncelle, en fait, a toujours été moins populaire que le violon.Comme instrument- solo il n'a aidé à la consécration que de très rares artistes, tandis qu'au violon on compte davantage les grands talents qui s'y sont adonnés avec succès tant en Occident qu'en Orient.: Le violoncelle est essentiellement un instrument qui s'insère dans l'orchestre symphonique, le trio et le quatuor.Le répartoire du violoncelliste est aussi plus court que celui du violon.Si on a pu amener le violon au répertoire de musique légère et même étendre ses incursions jusque dans la musique de jazz, on n'a jamais pu se faire avec le violoncelle.Mais il y eut Casals.Il fut pendant plus de 75 ans le propagandiste incontesté de cet instrument qu'il jouait merveilleusement et il aurait pu porter ce titre de M.Violoncelle, car il fut vraiment unique.Beaucoup sera dit sur Casals, notamment sur ses options politiques et la condamnation qu'il fit du régime Franco au point qu'il s\u2019exila de sa patrie.Mais cela est une autre histoire et il répugne de mêler la politique à l'Art.Une remarque que l'on peut certes faire au sujet de la mort de Casals survenue à un grand âge, c'est que l'Art pris aussi au sérieux qu'il le prenait semble l'avoir conservé jeune toute sa vie.En réa- LE BIEN PUBLIC lité, on peut dire que, psychologiquement, il ne dépassa jamais l'âge mûr.Il n'y eut pas chez lui de notable décrépitude, de vieillesse proprement dite.On pourrait citer ici les noms de nombre de musiciens, de peintres, d'écrivains que l'âge a respectés.C'est que la grande carrière protège de beaucoup de heurts que connait le commun des mortels.Il est vrai de dire aussi que la grande carrière conduit à l'aisance financière, aux voyages constants, avec les merveilleuses vues qu'ils donnent sur le monde, les multiples rencontres qu'ils comportent avec les plus grands.Tout cela concourt, ou on se trompe fort, à une vie heureuse et variée qui éloigne ou amoindrit les soucis.Cela écarte certainement d'une routine paralysante et abrutissante que connaissent la plupart des humains.Casals et quelques autres grands de l'Art, de la Science et des Lettres appartiennent à cette poignée d'êtres exceptionnels et d'élite qui ne peuvent être jugés selon les normes ordinaires.Ces êtres dont les dieux ont touché le front dès leur naissance, laissent souvent des traces impérissables de leur passage dans le monde.Armée de paix Les récents événements au Moyen-Orient, soit la reprise de la guerre chaude entre Israël et les pays arabes ont logiquement' incité le Conseil de sécurité des Nations Unies à se doter enfin d'une force militaire capable de s'interposer entre les combattants pour tenter d'éviter qu'un conflit ne s'aggrave et ne dégénère en conflit mondial.Il serait évidemment inutile de passer des résolutions à la tribune des Nations Unies de se fendre de grands discours et d'émettre des voeux pieux en faveur de la paix et de l'ordre si on n'était pas capable, par la suite, d'empêcher que certaines nations ne se sautent à la gèrge.Il est à se demander toutefois ce qui arriverait si le Conseil de sécurité avait à remettre dans le rang de la discipline de grandes nations comme les Etats-Unis et l'Union Soviétique ?Il semble plus facile de forcer a la paix des nations moyennes ou petites comme c'est le cas pour Israël et les Etats arabes, surtout quand les grandes nations pour satisfaire à leurs intérêts économiques voient clairement leur avantage de faire cesser les hostilités.De toute façon soyons satisfait pour le moment que plusieurs pays sous l'égide des Nations Unies s'affairent à servir de tampon entre les pays du Moyen Orient en attendant qu'on en arrive là-bas à une juste paix pour tous.Heureuse l'époque naissante où les blindés et autres armements ne serviront qu'à séparer deux combattants.Quand l'armée de paix aura dépassé en nombre toutes les armées de guerre, on aura peut-être enfin la Paix avec un grand \u201cP.\u201d Un député à plein temps Au cours des campagnes électorales les candidats s'affairent à qui mieux mieux à dialoguer avec les électeurs, à parcourir la province ou le pays, selon que les élections sont provinciales ou fédéra- Vendredi, le 2 novembre 1973 elques mots.les, pour expliquer leurs programmes dans le cas surtout de ceux qui aspirent au pouvoir et pour rendre compte de leur mandat et promettre davantage pour les députés sortant.Tout cela est bien beau.Mais n'est-il pas déplorable qu'une fois le gouvernement élu, les députés tant du gouvernement que de l'Opposition deviennent pour quatre longues années d'une timidité et d'une discrétion, d'un effacement troublants quant à l'électeur.On ne les voit plus.Pourquoi, dans une société moderne, les députés ne poursuivraient-ils pas le dialogue avec les électeurs comme en campagne électorale ?Les électeurs devraient pouvoir rencontrer leur député régulièrement en assemblées régionales pour discuter de ce qui ne va pas, pour lui demander des comptes sur ce qu'ils font au Parlement ou à l'Assemblée Nationale.Trop de députés ont l'impression qu'une fois élus, ils ne doivent rien à leurs électeurs.Ils s'évadent, ils deviennent élusifs et on ne peut en certains cas les atteindre ni par lettre, ni par téléphone.J'ai dit en certains cas, Il y a des députés qui font bien leur travail.Toutefois, ceux- là ne sont-ils pas l'exception qui confirme la règle hélas.Le député qui se fait élire et dont on n'entend plus parler par la suite jusqu'aux prochaines élections est dans notre société moderne un anachronisme, un personnage périmé.Trop de choses se 'passent dans notre société qui justifient qu'on fasse le point plus souvent qu'à tous les quatre ans.En réalité, le dialogue entre députés et électeurs devrait devenir permanent.\u2014_ \u2014 \u2014\u2014 \u2014=\u2014 \u2014=\u2014\u2026=e \u2014\u2014 \u2014\"_\u2014 \"===\" \u2014 \u2014 _\u2014\u2014\u2014* \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 =\"
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