Le bien public, 9 avril 1976, vendredi 9 avril 1976
[" picrofilm Inco.Gan.du 19 ouest rue Le BoyoF pontreal opte or 62¢ année ; Trois-Rivières, Nos 15 et 16 .{ A Vendredi, les 9 et 16 avril ( \"1976 1563, rue Royale i ) ; Trois-Rivières, Qué.HT IORGANE TRIFi Démocratie Cela n\u2018a pas été si terrible, cette désobéissance massive à la loi 23.Pour sa part.le gouvernement n\u2019a pas été ébranlé mais probablement renforcé.Quant aux syndicats du secteur de l'enseignement qui ont défié la loi, ils en seront quittes pour écoper, car, jusqu'à preuve du contraire, il est normal qu\u2019un défi à la légalité entraîne des conséquences.Celui qui n'aime pas les lois en devient l\u2019esclave, notait déjà s.Augustin au début de notre ère.Cet axiome nous semble résumer assez bien l\u2019évolution du conflit qui oppose le Front Commun au gouvernement élu.La désobéissance civile et la répression s\u2019engendrent mutuellement.Fiduciaire \u2018des deniers publics l'état pouvait-il donner suite à toutes les exigences syndicales et tolérer toutes les mesures de harcèlement?Nous pensons que le pouvoir de négocier prenait un sens unique et que le gouvernement devait agir.Nous concédons, toutefois, qu\u2019il a mis trop d\u2018empressement à voter sa loi 23.Jamais on n\u2019avait assisté, jusque là, à des discussions plus âpres et, de la part du gouvernement, à l\u2018affirmation d\u2019une politique plus ferme en matière d'augmentations salariales.Il est vrai que l'enjeu de tout cela se chiffre par un milliard de dollars et que la capacité de payer n\u2019est pas illimitée, même chez le ministre des finances du Québec.Mais le cran d'arrêt est tombé trop brusquement, obligeant le Front Commun a résister, pour prouver à la population qu'il est au-dessus des lois, ce à quoi il tient.Pendant que les négoriations achoppaient brusquement, le Front Commun tentait de se rallier une opinion réticente en faisant camoa- gne à la télévision.\u2018Si nous obtenons gain de cause dans nos récla- matiens, plaidait-il, le salaire minimum augmentera et, ainsi, toute la population y gagnera\u201d.Raisonnement pour le moins boîteux p'ic- que-notre salaire minimum, déia plus élevé de 30 cents au Québec qu'en Ontario et aux Etats-Unis, défavorise notre économie et engendre le chômage.Nous croyons que le Front Commun, dans toute cette affaire, n'a pas réussi à aug- québécoise menter sa force d\u2018empoigne auprès du grand public, tant s'en faut.La bonne majorité des gens croit que l\u2019arbitraire apparent de la loi ne dispensait pas de lui obéir.De plus, on reste convaincu de la légitimité du gouvernement qui l\u2019a votée.Le conflit politiséé auquel nous assistons prouve une fois de plus que, dans le contexte actuel de rio- tre démocratie, seul compte le rapport des forces en présence.Il n\u2019est aucunement question de l'intérêt public dans le règlement à intervenir.Chaque groupement veut forcer la main au gouvernement pour obtenir davantage à même le bien public.C'est le chacun pour soi, l\u2018affirmation d'un égoïsme an- tidémecratique, même pour le Frent Commun qui oublie la noblesse et l\u2018altruisme de ses origines.Que l'autorité gouvernementale cède à tous les moyens de pression, à tous les ukases, qu\u2019elle obtempère à toutes les demandes appuyées par la force et ainsi, selon certains à l'esprit un peu court, l\u2019état aura retrouvé sa dimension et son utilité.Nous pensons, nous, que la démocratie, pour caricaturale qu'elle était à certains moments, devient rapidement inexistante chez nous.Au point où l'on en est dans cette bataille rangée, le gouvernement doit s\u2019\u2018empresser de dissimuler sa répression et de lâcher le paquet, qu\u2019il le veuille ou non.Quant au Front Commun, il ne doit pas abuser d'une force qui peut tout renverser.ll n\u2019a d'autre alternative que le retour à la légalité de tous ses effectifs, à moins qu'il ne s\u2019illusionne sur les conséquences heureuses de la désobéissance civile et sur sa popularité dans le public.Retenons de tout ceci que le con- tribuakle québécois, déjà surtaxé, est appelé a le devenir davantage, car ce droit de gréve accordé imprudemment aux employés de la fonction publique obligera le gouvernement à augmenter sans cesse la richesse et le bien-être de ses fonctionnaires constitués en une véritable classe de privilègiés et d\u2019intouchables.C\u2019est un peu le début de l\u2019état totalitaire avec son masque de faux jeton.Clément Marchand Joyeuses Pâques à nos lecteurs et amis CKTM\u2014TV, CANAL 13 et ses dirigeants ne demeurent pas assis sur leurs lauriers.Ceux-ci avaient le plaisir d'annoncer dernièrement la construction d\u2019un éditice de $750,000 pour loger des studios et bureaux.L'emplacements es: situé sur le bouievard St-Jean, au grand échangeur, à l'intersection des autoroutes 40 et 55, à proximité de la voie de pénétration 755.Le terrain mesure 360 pieds par 450 pieds et comprendra un espace de stationnement considérable.Pour ce qui est du bâtiment lui-même, il sera ultra-moderne avec revêtement d'acier, comportant deux studios, une vaste salle de contrôle.|! y aura de plus, pour $800,000 d'équipement.En entreprenant cette importante étape, CKTM-TV veut donner une nouvelle preuve de sa confiance en l'avenir de la région.Sur cette photo prise lors de la conférence de presse an- nançant le projet, on peut identifier ies: principaux artisans du projet & savoir: M.Henri Audet, président de Télévision St- Maurice Inc, M.Robert Bonneau trésorier avec à leur côté M.Elzéar St-Arneault, maire de Trois-Rivières-Ouest et de M.Yvon Picotte, député de Maskinongé.(Texte et photo d'André Bouchard) An CRT a > fo ole La Société Canadienne du Cancer, section de la Mauricie, poursuit toujours sa campagne à travers la région et, jusqu'à maintenant, plusieurs centaines de souscripteurs y sont allés généreusement.Cette année, la présidence d'honneur a été confiée à deux artistes bien connus et dont l'appui à cette cause est acquis depuis Longtemps.[lI s'agit du comédien Gratien Gélinas et d'Huguette Oligny.On peut voir ces deux derniers en présence des respnnsabies locaux à savoir: Fernand Marion, président de Ja section trifluvienne de la Société du Cancer; Jean-Guy Laferté, pro-maire de Trois Rivières; Lionel Julien, échevin; Raymond Sauinier, président de la section du Cap; Huguette Oligny, Gratien Gélinas et Bernard de Carufel.L'organisation locale nous faisait savoir que les dons doivent être envoyés à C.P.431, Société Canadienne du Cancer, Cap- de-la-Madeleine.(Texte et photo d'André Bouchard) Ÿ > 4 Page2 LE BIEN PUBLIC 4 1 ex 4, Veindredi, 9 et 16 avril 1976 7e 24H00 , \u201d ; TREE - \"NE St : .» 2 = SENS CE , « L'ombre du jour ».dessin 1975 Exposition au Musée d'art contemporain Montréal, du 1er avril au 9 mai 1976 IMAGES SAISONNIÈRES DE MONIQUE MERCIER Pit re Monique Mercier expose actuellement des lithographies et des dessins au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Ce nous est une uccasion.après tant d\u2019autres, de rendre hommage à son talent.à son oeuvre déjà marquantes Héritière des maîtres québécois, dont son concitoyen Rodolphe Duguay, elle reprend leur tradition.Elle transpose dans un art actuel ce sens cosmique de la nature qui est l\u2019apanage des grands.La sensibilité si vive de cette artiste s'exprime désormais sans contrainte, Car elle a maîtrisé sa technique après en avoir assumé tous les risques.La pureté de son inspiration la rapproche de la nature, lui fait découvrir les forces immenses qui président à l'éclosion de la vie.Par la perfection de son métier et les prestiges d\u2019une expression constamment surveillée, Monique Mercier prend figure de coryphée dans ce monde des arts contemporains qui éclate de puissance créatrice et novatrice, à la recherche d\u2019une beauté nouvelle.CLÉMENT MARCHAND «Les Meulons », lithographie tirée de l'album haut format « Hommage à la nature » FEE EAN = \" MONIQUE MERCIER 1934 Naissance de Monique Mercier à Nicolet (Québec - Canada) 1964 Bachelière Es-Arts de l\u2019Université Laval (Québec) 1967 Diplômée de l'Ecole des Beaux-Arts de Québec 1969 Fonde et dirige durant deux ans la section des Arts Plastiques de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières 1969.| Professeur de peinture et de tapisserie à l'Université du Québec à Trois-Rivières.Membre de plusieurs associations professionnelles 1967-76 Expositions de Groupe au Canada, aux Etats-Unis et en Europe.Expositions personnelles au Canada et en Europe (Galeries et Musées) 1973 Exposition personnelle au Musée du Québec (peintures et tapisseries) 1976 Exposition personnelle au Musée d'Art Contemporain de Montréal (dessins et lithographies) 1959-76 Nombreuses conférences publiques, séminaires et émissions TV sur la tapisserie et la peinture « Monique Mercier est à l'origine d\u2019un mouvement important en faveur de la tapisserie au Québec ».Cité par Madeleine Jarry dans « La tapisserie, Art du XXe siècle», Office du Livre, Fribourg, 1974 > C'est en 1973, à Lausanne, que Monique Mercier eut son premier rendez-vous avec la lithographie, à l\u2019atelier Prolitho, dirigé par Nicolas Rutz.La première rencontre fut un coup de foudre.Et dans sa chambre- atelier, quand chaque matin le Maître-Artisan lui apportait sa pierre spécialement grainée, en écho avec Chagall, elle pouvait dire : « C'était comme si je touchais un talisman.» Ingénieuse et inspirée, Monique Mercier pénétra vite les secrets de cette pierre magique, extraite, un jour de génie de 1796, par Aloïs Senefelder des carrières prédestinées de Solenhofen, dans la vallée de l\u2019Isar.Tout le passé du peintre et du lissier intimiste, cherchant déjà à exprimer cet au-delà du réel perçu, et toute la formation contemplative et quasi-mystique de l'artiste face à la Nature, préparaient cette alchimie lithographique.Le résultat de cette décantation, où l'âme transcrivante cherche à piéger par convivia- lisme cette aura signifiante du Cosmos est livré aujourd'hui dans cette L'ombre et la lumière, transcendées par une vision panthéiste de la nature, agissent comme pôles de l'expression plastique de Monique Mercier, dans les dessins et lithographies présentés au Musée d'art contemporain.La référence à l'Impressionisme, qui semble évidente au premier abord, apparait dans les rendus atmosphériques, l'utilisation du grain du papier et des points et traces du crayon lithographique.Les thèmes principaux: les bois, les champs, la neige sont le lieu d\u2019une perception qui privilégie les relations spatiales du premier plan et du ciel dans la composition des dessins, par le renforcement du contraste naturel de l'intensité lumineuse.La vision onirique toute personnelle de l'artiste, sa perception de la nature, et paradoxalement son préci- sionnisme, sont très différents de celle d'autres artistes qui privilégient la figuration comme moyen de transposition de leur vie intérieure, tels de nombreux artistes des provinces Maritimes.L'affirmation forte d'une individualité, d'une indépendance marquée à l'égard des divers courants artistiques, s'expriment par des structures d'une vigueur plastique surprenante, là ou la douceur et le flou semblent régner.Le temps arrêté, le sentiment d'une grande paix intérieure et d'un approfondissement du sens actuel de la nature sont les apports, les nécessités vitales que nous offre Monique Mercier.Alain Parent « Hommage à la nature » Album de 14 lithographies tirées à 30 exemplaires Extrait de l'introduction par Pierre H.Savignac STORES Vendredi, 9 et 16 avril 1976 BOB GBB EGGS P Al Pour la guérison d'un Québec moribond \u201cCa m\u2019a tout lair que nos voisins québécois sont mal pris et qu\u2019ils ne connaissent pas les bons moyens de se déprendre\u201d, me disait ces jours-ci une mère de famille acadienne qui parle a langue savoureuse de la Sagouine et communie à la même sagesse.Elle venait d\u2018écouter dans la soirée du 16 janvier I\u2018émission qui passait à la chaîne française de Radio-Canada sur la \u2018\u2019dénatalité au Québec.\u201d Au cours de l'Année internationale de la Femme, plusieurs ténors des sciences de l\u2018homme ont propagé sur nos ondes un enseignement qui ne s\u2018'harmonisait guère avec ceux de l'Année Sainte, Ce qu\u2019ils nous ont dit et redit sur la contraception, l\u2019avortement, le mariage à l\u2019essai, l\u2018amour libre, la primauté du sexe, n\u2019était pas de nature à conjurer le danger des unions délibérément stériles et des berceaux vides.Pour ma part, je ne crois pas que le Québec se titre de l\u2018impasse de la dénatalité par les seules ressources de l\u2019économique et de la politique.Elles n\u2018atteignent qu\u2019en surface un mal enraciné dans l\u2019amenuisement du sens moral.Ce n\u2019est pas en sapant à coeur de jour par tous les moyens les principes de l\u2019Evangile, que les Québécois vont réapprendre à se tenir debout et à remonter la pente.[I serait bon qu'ils se méfient des mandarins qui manipulent information, se spécialisent dans la diffamation et propagent les pires servitudes sous l\u2019étiquette d\u2018une fausse liberté.Le clairvoyant Petit Prince de Saint-Exupé- ry arrachait les tiges de boababs dès qu'elles montraient la tête pour empêcher que l\u2018énorme poussée de leurs racines ne fit éclater sa planète minuscule.Sur la nétre, qui n'est guère plus grande, sévit présentement une prolifération de vices, d\u2019erreurs et de trahisons capables d'éteindre tous les soleils de la Voie lactée et de déclencher un cataclysme à l\u2018échelle cosmique.À une époque où l\u2018égoïsme, l\u2018intempérance, la luxure, l\u2019injustice et l\u2019anarchie nous submergent comme une montée de déluge cependant que les églises se vident, il faudrait peut-être prendre au sérieux cet avertissement que donnait, au siècle dernier, un politicien nullement suspect de cléricalisme: \u201cUn peuple qui ne veut plus des hommes de foi implore les hommes de loi en attendant d'être piétiné par des hommes sans foi ni loi\u201d.JEAN BOUSQUET, O.P.Les érablières .un avenir incertain Une récente étude effectuée par la revue Québec Science démontre clairement que l\u2018industrie érablière de la province ne possède pas Un avenir trop reluisant.Le sirop et les produits de l\u2018érable sont de plus en plus dispendieux et il devient même difficile d\u2018en trouver hors saison.Cette faiblesse dans l\u2018exploitation des érabliéres est en partie imputable au retard technologique qui entraine un certain désintéressement des producteurs.Même si l\u2019on tente de mettre de l'avant de nouvelles techniques d\u2018exploitation les effets sont longs à se faire sentir alors que de nombreux producteurs exploitent encore leur érablière au moyen de techniques datant du siècle dernier.Cette industrie a d\u2019ailleurs subi de sérieux déboires au cours des dernières années alors que la production a diminué.Victime de l\u2018irrégularité du marché, ce type d\u2018industrie a connu des difficultés même lors de bonnes années de récolte qui se sont soldées par une trop forte accumulation de sirop.Les quelques 8,000 producteurs qui restent ont donc diminué leur production en 1974 et 75 ce qui a eu pour effet d\u2019entraîner une baisse de popularité des produits de l\u2019érable auprès du consommateur.La rareté du produit a inévitablement engendré une hausse des prix qui doit se répercuter encore une fois en 1976.Quant à la baisse de production proprement dite elle a été clairement établie alors que dans les années 60 la production de sirop se ur le bien BEUELELELELUBLEE LE BIEN PUBLIC chiffrait à 6 millions et demi de litrès tandis qu\u2019au cours des cinq dernières années elle est tombée à 4,300,000 litres.De plus les produits de l\u2018érable québécois sont de moins en moins acheminés vers le Sud alors que les exportations aux Etats-Unis ont constamment diminué au cours des six dernières années.Ce bref tableau de la situation est donc assez éloquent pour nous faire comprendre que cette industrie typiquement québécoise se dirige vers de sérieux problèmes à moins que les gouvernements n\u2019apportent rapidement les correctifs qui s'imposent.R.G N'offrons pas d'animaux vivants à Pâques A cette époque de l\u2019année, plusieurs songent à offrir un animal vivant en cadeau de Pâques à un enfant.Comme par le passé, la Société Canadienne de Protection des Animaux (SPCA) demande au public de bien réfléchir aux conséquences de cette coutume.«Il faut penser au-delà de la joie du jeune destinataire » remarque le Colonel Réal Comtois, Directeur général de la Société.\u201cOn doit se rendre compte que posséder un animal constitue une responsabilité sérieuse.L'animal a droit à l\u2019attention et aux soins qui lui reviennent.Il doit être protégé contre tout harcèlement ou tourments inutiles.On doit lui assurer la nourriture et le logement qui lui conviennent.Un régime ou un environnement contraires à ses besoins peuvent le tuer.Il est particulièrement cruel de laisser un très jeune enfant manipuler un animal sans défense » «Il est inadmissible, continue le Col.Comtois, qu\u2019un adulte rejette sa responsabilité sur un enfant.Nous sommes d\u2019avis qu\u2019il a le devoir de réfléchir aux conséquences d\u2019un tel cadeau.» Page 3 public:::cususe0e EELELELLLELECLBEBEBE Vandalisme et sabotage Est-ce un signe de santé ou de malaise économique ?Les Québécois deviennent turbulents et demandent une part de plus en plus grande du gâteau.Cela ne serait pas si mal si l'on savait maintenir dans le conportement collectif un certain sens des responsabilités.Il est affligeant de constater qu\u2019au cours des derniers mois des dommages malicieux estimés à plusieurs centaines de milliers de dollars ont été causés à l'équipement scientifique d\u2019un cegep de Montréal.Tout récemment en Maurice des employés de l\u2018Hydro se livraient à des actes de vandalisme, endommageant les ascenseurs et le réseau téléphoniqque.Un peu partout, à l\u2019intérieur de l\u2018Hydro, on pratique actuellement l'obstruction systématique qui oblige à des licenciements du personnel cadre.Et c'est ainsi que l\u2018on prétend obtenir de hauts salaires et des conditions idéales de travail.Nous croyons que la violence n\u2018est pas le meilleur moyen d'amener le patronat à compeo- ser.Il y a d\u2019autres formules de persuasion à appliquer en cas de négociations laborieuses.Le sabotage coûte inutilement très cher au contribuable et ne règle rien.C.M.La vache de guerre Pour employer leur propre expression les producteurs laitiers du Québec et de l'Ontario ont déterré la \u201cVache de guerre\u201d.Les produc: teurs se sont rendus cette semaine a Ottawa pour concrétiser auprés du ministre Whelan leurs craintes devant la nouvelle politique laitière du gouvernement.Il apparaît que la production des fermes laitières du pays sera réduite de même que les subsides accordés aux producteurs.À l'heure où partout dans le monde du travail on réclame de meilleures conditions salariales devant répondre aux effets dévastateurs de l\u2018inflation il est aisé de comprendre la hargue des producteurs à l\u2018endroit du gouvernement.De son côté celui- ci explique que pour l'industrie formagère par exemple le gouvernement s'occupe actuellement à agrandir la part des producteurs canadiens sur le marché national.On tente de développer le goût des fromages par une meilleure distribution et on évalue les capacités physiques de production de nos fromageries pour les ajuster ensuite aux demandes des consommateurs.Cette argumentation vise à contrecarrer |\u2018opinion des producteurs quant à l'exportation et l\u2018importation des produits laitiers.Les producteurs laitiers canadiens acceptent mal de voir leur production réduite au détriment de l'exportation et parallèlement ils se plaignent de la faiblesse quant à l\u2018importation des produits canadiens.La nouvelle politique est donc très mal per- gue et son entrée en vigueur prévue pour de- Main ne sera pas sans envenimer le conflit.On connaît la détermination des agriculteurs et le ouvernement devra trouver le moyen d\u2018adoucir es conséquences des nouvelles normes pour éviter un affrontement de taille.RG IMPRESSIONS , On ne peut-être pas voir au juste ce qui se passe à l\u2019intérieur des âmes, mais parfois on devine et c\u2019est mieux.0\u2014o _ \u2018On peut parfois faire bien mal le bien, mais dans ce domaine, le moindre progrès et le moindre succès est déjà une réussite.o\u20140o Un porte-faix qui s\u2019échappe un piano sur le pied improvise ordinairement une musique sacrée.o\u20140 C\u2019est à froid que les pugilistes se ta- pochent les mandibules.Que serait-ce s\u2019ils avaient des opinions ?o\u20140o Rares sont les vivants qui ont pris un abonnement à vie au sublime.o\u20140o Comme on simplifierait sa vie si on se convainquait que tous nous sommes logés à l\u2019enseigne du provisoire.o\u20140o .À entendre les trop nombreuses déclarations fracassantes qui fusent de tous les milieux et de tous les côtés on aurait envie de reprendre le mot de Maurice Duplessis a \u201cToé, tais-toé\u201d.0\u2014o0 _ L'Etat jouerait bien mieux son rôle s\u2019il cessait de se prendre pour la Providence et se contentait de la servir.0\u2014o0 Pour des milliers de gens, les Jeux Olympiques ce ne sera encore que du sport.assis.0\u20140 _ Chacun croit que le voisin n\u2019a qu'une croix de plumes a porter.0\u2014o Ce sont souvent ceux qui ont les tempes les plus grises qui se laissent griser par le passage d\u2019une belle.0\u2014o Les explications et les excuses ne sont pas nécessaires à celui qui aime, car celui- à pardonne tout et souvent devine tout.MAURICE HUOT Page 4 _ ha LL ° a + y \"IE te @ 1 Le concours littéraire lancé par la Croix-Rouge, section des Trois Rivières, a été remporté par Lynda Fortin (ler prix), Michelle Guérin (2e prix) et Réjean Dumas (Je prix).Le sujet du concours était le suivant : \u201cLa Croix-Rouge est jeune.jeune comme les Olympiques\u201d.La remise des Prix a été faite au Manoir de Niverville, sous les auspices de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières.; Lors de la réception, le 6 avril dernier, on remarque, de gauche à droite, M.Jean-Pierre Gauthier, président de la firme P.À.Gouin, donatrice du ler prix, Mme Michelle Guérin, M.Réjean Dumas, M.Clément Marchand, président du jury qui sélectionna les lauréats, Mile Lynda Fortin et M.Gilles Le Tourneux, président de la section trifluvienne de La Croix-Rouge.MM.René Lord, journalistee, et M.Armand Guilmettte, professeur à l'U.Q.T.R.faisaient partie du jury.(Photo André Bouchard) traduisent bien vos 5 Pâques est tout désigné pour les offrir à votre épouse, à votre mère ou votre amie! © 4 SAISONS © GLOXYNIAS © CHRYSANTHEMES © LYS © ROSIERS © TULIPES © JACINTHES © ETC.ENS TM ON NN ! UN 4936, BOUL.ROYAL - 375-4813 TROIS-RIVIERES-OUEST LE BIEN PUBLIC Vendredi, 9 et 18 avril 1976 LETTRE OUVERTE Doit-on maintenir le droit de grève dans la fonction publique ?Lors d\u2019une entrevue radiodiffusée, j'ai été surpris d\u2019entendre le premier ministre du Québec parler de la possibilité du droit de gréve dans certains secteurs de la fonction publique.Je m'inscris en faux contre cette déclaration qui voudrait ramener les choses a: point où elles étaient à la mort de Duplessis, il y a 15 ans.\u2019 Méme s'il comporte des incenvénients, ce droit de gréve doit étre maintenu pour l\u2019équilibre des forces entre l\u2019état capitaliste et ses employés.Il reste à introduire de nouveaux dis positifs de freinage des moyens de pression.Car il faut reconnaître que Front Commun a parfois abusé de sa force de frappe et obligé le gouvernement à réagir.Corriger n\u2019est pas détruire.Le Québec doit être fier de sa position d\u2019avant- garde dans ce domaine.Roger Désilets \u2019 étudiant Trois-Riviéres-Ouest A futur s | mariés - A 3 CENTRE COMMERCIAL LES AIVIÈRES Tuc.1579, ROYALE - TROIS-RIVIERES < _ J Vendredi, 9 et 16 avril 1976 » ; Une histoire de grippe La peur du virus de la grippe dite porcine qui s\u2019est répandue comme une traînée de poudre aux Etats-Unis ces jours derniers, me rappelle l\u2019histoire d\u2019un notaire à moi connu qui durant la fameuse grippe espagnole de 1917 qui fit des ravages Monréal, ne craignait pas d\u2019aller au chevet des malades recueillir leurs derniéres volontés testamentaires fort pressantes, Ce notaire qui mourut quelque 50 ans plus tard\u2019 aimait à dire qu\u2019il avait accompli là son devoir et que du fait de cette motivation, il n\u2019attrappa pas le mal.La peur de contracter une maladie peut probablement affaiblir la résistance d\u2019un individu.Je soumets cette considération sous toute réserve toutefois, n\u2019étant pas médecin.Mais peut-étre ne faut-il pas négliger cet aspect des choses.Les communications et le Québec La lutte pour assurer au Québec le contrôle de ses communications n\u2019est pas d\u2019hier.Sous le régime Duplessis, on se souviendra que le gouvernement chercha à empêcher Ottawa de se servir des ondes de Radio-Canada pour émettre des films qui n\u2019auraient pas d\u2019abord été visés par l\u2019ancien Bureau de censure québécois, Le raisonnement était ceci; puisque des films sont coupés ou interdits pour les consommateurs de l\u2019industrie du cinéma au Québec, pourquoi Radio-Canada pourrait-elle diffuser au Québec des copies de-films non censurées?On voyait alors non seulement une intrusion de caractère moral mais culturel, les provinces étant souveraines en matière de culture et dans un domaine plus large d\u2019éducation, et le gouvernement provincial étant mandataire de cette culture, du genre de culture propre aux besoins du Québec.On sait le reste.L'affaire avait été portée en Cour Suprême qui donna raison à Ottawa, arguant que les ondes étaient du domaine fédéral.C\u2019est maintenant le parti libéral au pouvoir qui reprend communications.Avec raison ce vieux débat en matiére d\u2019autonomie provinciale en matiére de d\u2019ailleurs, mais on lit peu que le grelot avait été accroché par feu Maurice Duplessis et l\u2019Union Nationale.Pourquoi ne pas rendre à César ce qui appartient à César?LE BIEN PUBLIC Les observateurs Les lecteurs de nouvelles à la radio ou à la TV utilisent souvent certains clichés qui deviennent agacants.Ainsi à tout bout de champ, ils invoqueront par exemple le témoignage des \u2018\u2018observateurs\u201d.Ils diront: \u201cselon les observateurs\u201d.Ou \u201cd\u2019aprés les observateurs\u201d.Mais ils disent peu quels sont ces observateurs dont ils invoquent les profondes connaissances.Qu'il s\u2019agisse de troubles en Angola, au Liban, de la hausse incroyable des impôts fonciers ou du prix de l\u2019essence, toujours les observateurs en pensent ceci, ou cela.Comment devient-on observateur ?Quelles études couronnées de quels diplômes consacrent un quidam du titre d\u2019observateur ?Qui fait que chaque soir au bulletin de nouvelles quelque annonceur invoque l\u2019âme des observa- \u201cteurs ?leurs vastes connaissances, la profondeur d\u2019icelles ?Quel est ce métier mal définissable où on semble avoir Poeil vif, Poreille fine ?Les observateurs seraient-ils de riches blasés qui ont pris une loge dans la vie comme au théâtre et qui s\u2019amusent à noter les faits \u2018et surtout à prédire comment tel imbroglio international va se dénouer ?On ne sait pas, mais on aurait droit qu\u2019enfin on nous montre ces observateurs au moins une fois au petit écran.En tout cas, j\u2019ai un ami qui ne croit pas du tout aux observateurs.L\u2019autre jour, il arrivait de voyage et avec son sourire des bons et des mauvais jours, car il a l\u2019humeur égale il m\u2019a dit tout de go, comme ça: \u2014\u201cJe te dis que J'en ai obsere vé un coup !\u201d Réhabilitation On parle beaucoup de réhabilitation aujourd\u2019hui.Evidemment on songe ici à la réhabilitation de jeunes délinquants.Quelques-uns prônent pour établir des résultats sur l\u2019apprentissage d\u2019un métier de prison En cet âge de technologie, on croit vraiment tout régler en enseignant comment souder de la tôle, scier une planché de bois, ou réparer un moteur.Hélas ce traumatisée par des expériences n\u2019est pas cela qui guérira une âme criminelles.La réhabilitation doit se faire lentement tout comme la guérison de certaines maladies physiques ou morales.Notamment par une série de traitements sous forme de dialogues suivis et-dans l\u2019ambiance d\u2019une vie communautaire appropriée.Et puis il faut repenser les prisons.Il est évident que nous sommes ici encore dans l\u2019enfance de l\u2019art malgré certains progrès d\u2019aménagement des lieux de détention soit par l\u2019action des gouvernements ou celle de sociétés privées axées sur la réhabilitation des prisonniers.Ce qu\u2019il faut beaucoup plus que des murs de bétons et des prisons munies de tous les gadgets électroniques, ce sont des spécialistes doublés d\u2019homme de bon sens qui sachent prodiguer leurs bons conseils et capter la confiance des criminels récupérables.La réhabilitation des prisonniers une oeuvre éminemment louable va nécessiter la formation de plus en plus de compétences, en psy- bchologie, en psychiatrie et en pastorale du prisonnier.L'argent investi dans des murs de prisons, même les plus modernes, ne vaudra jamais celui qu\u2019on devrait affecter généreusement à formr des maîtres en réhabilitation, en pathologie des âmes et des Page 5 es mots.esprits.Et pour prévenir d\u2019avoir besoin de réhabilitation qu\u2019on commence donc à éduquer les enfants dès le foyer et l\u2019école, en matière religieuse, en civisme etc.C\u2019est ce qui a beaucoup manqué depuis quelques années.On évitera ainsi à la société de massives erreurs de comportement chez les jcunes puis chez nombre d\u2019adultes et de gens mûrs parce que lancés dans la vie sans base solide, comme on en voit hélas tant d\u2019exemples depuis qu\u2019on a foutu par terre notre système traditionnel d\u2019éducation au profit du bourrage de crâne par une mauvaise pé- dagogic.La quantité des matières au programme ayant remplacé la qualité.Philippe-Aubert de Gaspé avait raison de dire en son temps: \u201c\u201cHâtons-nous de rappeler ce qu\u2019étaient les moeurs, les coutumes, les travaux de nos pères, avant que les innovateurs du progrès moderne ne les aient fait entièrement disparaître\u201d.Plus que jamais nous en sommes là.LA FEUILLE Il convient qu\u2019un bâtiment officiel, une gare, un discours important, un monument public soient exempts de tout reproche de beauté, suscitent le frisson ré- vérentiel d\u2019une certaine laideur.Les hommes vénèrent ce qui est triste avec solennité, et ennuyeux avec pompe.Telle est l\u2019origine de la sainte horreur qui chaque année me saisit à la vue de ma feuille de déclaration de revenus.De longues semaines, je lutte contre la nausée que son contact provoque en moi.Elle dort là, sons telle farde, au coin de mon bureau.Ce soir \u2014 c\u2019est promis \u2014 je m'en vais la déplier.Non, pas encore.Demain ! Que ce calice s\u2019éloigne de moi.En hâte, je cherche autour de moi quelque prétexte de travail urgent et pénitentiel: ce crampon à enfoncer, cette espagnolette faussée, ces clefs en peine de serrures.Tout, plutôt que l\u2019affreux rebus.Non, pas ce soir! Combien pourtant, la Providence meut d\u2019attentions pour moi.Mon voisin immédiat est un expert fiscal.J'aimerais mieux lui ouvrir mon coeur que les replis de mon portefeuille.Un soir, vaincu, j\u2019entrerai chez lui.Rompu d\u2019aveux presque sincères, je le quitterai d\u2019un pied léger, tel le pêcheur qui vient de dé- D\u2019IMPOT gorger trente ans de fautes dans le sein d\u2019un vieux prêtre.En attendant, la feuille d\u2019impôt est là, sous cette farde et le courage me manque de rendre à César ce qui lui appartient.Au fait, s\u2019il me le demandait en français, comme tout le monde ?Frère JACQUES PAR UN MATIN DE SATIN Par un matin de satin, un baiser volant dans le vent vint se placer sur les pétales de mon coeur doucement.Mon poing s\u2019ouvrant doucement à la lumière du jour tomba amoureux d\u2019un fol amour avec les douces paroles du vent.Et des jeunes filles en fleur qui marchaient sur les nuages chantaient avec des pleurs les harmonies de ton visage.Le Seigneur m'avait créé Un p'tit brin de poussière pour chanter, danser, aimer, pour souffler au vent des prières.On ne saurait jamais nier qu\u2019un doux matin miraculeux une chanson par le vent portée toi aussi t\u2019abporte à Dieu.Robert Smith Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 9 et 16 avril 1976 Ie Stabat Matter Le jour de Pâques de l'année 4744, à l'heure où les habitants du village de Casoria, près de Naples, se rendaient à l'église, dans une chambre d'une petite maison entourée de jardins, un enfant s'éveillait au joyeux carillon des cloches lancées à grandes volées.Il commença par se frotter les veux ; puis, des qu\u2019il eut aperçu les rayons d'un beau soleil de printemps qui pénétraient dans la chambre , il s\u2019écria joyeusement en se frappant les mains : \u2014 Ah! quel beau temps!.Quel bonheur! je vais sortir ! Pour comprendre celte exclamation, il faut savoir que Baptisto (c'est le nom de l'enfant) relevait d'une long ue mmladie dont sa jeunesse seule l'avait peut-être sauvé ; cependant, comme sa convalescence lui avait renau un peu de forces, et que le médecin lui avait permis de se lever et de manger un peu, il s'était imaginé qu'il était entièrement guéri, et il s'était fait promettre par sa tante chez laquelle il était élevé, qu\u2019il sortirait le jour de Pâques, s'il faisait beau.Voilà ce qui faisait que Baptisto s'éveillait si joyeusement le matin de ce jour tant désiré.\u2014 Quel bonheur de quitter cette vilaine chambre où je m'ennuie depuis si longtemps! disait-il ; comme je vais aller courir dans les champs avec ma cousine! Et, se levant sur son lit, il se mit à crier tout haut .\u2014 Teresa, Teresa! apporte-moi vite mes habits, je veux me lever, \u2014 Veux-tu bien rester tranquille! lui dit-elle.\u2014 Eh bien, oui! mais dis à ma tante qu'elle me donne mes habits, je veux me lever.\u2014 Les voilà, fit Teresa en lui donnant des vète- ments.\u2014 Mais, dit Baptisto, ce sont mes habits de fête que je te demande; tu sais bien que je sors aujourd\u2019hui.\u2014 Non, tu ne sortiras pas encore ; le médecin l'a défendu ; il fait froid, et cela pourrait te faire du mal.\u2014 Ah bah! froid ! laisse donc ! il fait un soleil magnifique ; d'ailleurs ma tante m'a promis de m\u2019emmener avec elle à la messe.: = Elle est partie depuis une neure.\u2014 Ce n'est pas vrai! dit Baplisto impétueusemen* - 3e viens de l'entendre parler il n\u2019y a qu'un instant.Et il se mit à crier : \u2014 Ma tante ! ma lante! ~ \u2014 de te dis qu'elle est à l\u2019église, avec ton oncle et ta cousine.Alors, comme tous les enfants contrariés dans leurs désirs, Baptisto fit une grimace de mauvaise humeur et se fourra la tête sous la couverture, en disant à Tevesa : | \u2014 Ta es une méchante ; apporte-moi mon déjeuner.Au même instant, une voix fraiche qui I'appelait tout haut lui fit relever la tête.\u2014 Tiens, c\u2019est toi ! Pietro, dit-il à un enfant d'une douzaine d'années qui venait d'entrer dans la chambre.\u2014 Oui, répondit celui-ci, j'ai rencontré ta tante, elle m'a prié de venir jouer avec toi, et me voilà?\u2014 Ah! merci.Dis donc, Pietro, est-ce que c'est vrai qu\u2019il fait froid aujourd\u2019hui ?C'est en vain que Teresa voulut, par des signes, dic ter a Pietro une réponse affirmative ; il ne la comprit pas et répondit à Baptisto : \u2014 Froid! qui t'a fait ce conte-là ?Froid ! Ah bien, oui ! les oranges sont presque mûres ! \u2014 Hein! menteuse! dit alors Baptisto à Teresa avec une colère matine, vois-tu !\u2026 Celle-ci se contenta de lui répondre : \u2014 Je vais faire ton déjeuner.Et elle sortit.Quand ils furent seuls, Pietro dit à son camarade : \u2014 Ah çà! pourquoi, donc ne sors-tu pas aujour- d'hai ?= Ma tante n'a pas voulu, répondit piteusement celui-ci.Teresa dit que le médecin l'a défendu ; 11 me l\u2019avait pourtant permis hier ; aussi je suis bien content de te voir; je me serais joliment ennayé tout seul ici\u2026 Moi qui depuis huit jours espérais tant sortir et mn\u2019amuser aujourd'hui; il doit faire si bon dehors! ça doit être si beau à l'église ! \u2014 Oui, dit Pietro; mais ça sera encore bien plus beau à Naples.Toute la cour doit aller à la messe, et il y aura une musique superbe.\u2014 Ah! dit Baptisto plus attentif; ah! oui, les orgues.\u2014 Et puis des violons, des chanteurs; au moins cent musiciens, ¢a sera magnifique; je devais y aller, mais mon père n\u2019a pas voulu m'emmener non plus.\u2014 Tu penses qu'il y aura beaucoup de musiciens ?reprit vivement Baptisto.= Oui, puisque la cour y sera.\u2014 Dis donc, Pietro\u2014 Hein?= On nous laisse ici l'un et l\u2019autre 9.= Eh bien?PRESENTA TION Henry MURGER (1822-1861) décrivit la Vie de bohème après l'avoir vécue copieusement.Pour pouvoir manger tous les jours, il dut aussi publier dans divers journaux et revues des nouvelles et des contes, parfois charmants.Il mourut à trente-neuf ans, victime de son existence désordonnée ; mais, rien que pour avoir écrit cet émouvant Stabat mater, saint Pierre dut lui ouvrir toute grandes les portes du paradis.AY.= Si tu veux, nous allons aller à Naples\u2014 Pourquoi faire?\u2014 Pour entendre la musique, répondit Baptisto, dont l\u2019œil s'enflammmait par degres ; allons, veux-tu?\u2014 Mais comment ferons-nous pour sortir?Teresa nous verra; cela te rendra peut-être encore malade ; il y a au moins deux lieues d'ici à Naples; c'est bien long\u2026 Et puis, nous n'avons qu'à rencontrer mon père en roule ; justement il y est allé, dit Pietro avec crainte.\u2014 Il n'y a pas de danger, reprit Baptisto pour convaincre son camarade, qu'il voulait faire son complice t d'abord, je marche très-bien; deux lieues.ce n\u2019est pas long à faire ; nous sortirons par le jardin, et Teresa ne nous verra pas.Nous reviendrons bien vite sitôt la messe finie, et on De se doutera peut-être pas que nous sommes sortis\u2026 Si l\u2019on s\u2019en aperçoit, eh bien, tant pis! nous en serons quitles pour être grondés.Voilà tout.Moi, d'abord, où ne me punira pas, parce que je suis malade.\u2014 Oui! mais moi?dit Pietro\u2014 Eh bien L tu feras le malade aussi, l\u2019on te pardonnera, et nous aurons entendu la belle musique : allons, viens t - Et, tout en parlant, Baptisto s'était habillé et en- trainait avec lui Pietro, moitié consentant, moitié indécis.\u2019 Ils sortirent de la maison sans être aperçus de Teresa; Mais, au moment de quitter le village et de prendre la grande route, un tiraillement d'estomac fit souvenir Baptisto qu\u2019il n'avait pas mangé depuis la veille.\u2014 Tiens ! dit-il à son camarade, j'ai oublié de déjeu- per.Tant pis! je dinerai micux.Et ils se mirent à courir pour arriver plas vite.Au Lout d'une heure de course ils entrèrent à Naples, le front couvert de sueur, et pouvant à peine se soutenir tant ils étaient las.Néanmoins ils entrèrent dans la première église qu'ils rencontrèrent, et qui précisément était celle où la cour devait se rendre.Pour la solennité da jour, le temple avait été pompeusement décoré, et les rayons d'un soleil italien, en pée nétrant à travers les vitraux coloriés du quinzième siècle, répandaient an jour grave et religieux sur la nel et les bas côtés de l'église où les fidèles étaient pieusement agenouillés.Une tribune, tendue en velours et bla sonnée aux armes du royaume, était occupée par toule la cour el faisait face à l'estrade où se tenaient l'orchestre et les chanteurs.Au moment où Baptisto et Pietro venaient de trouver une pelile place, l'orgue fit entendre les premiers ac cords du Kyrie, eleison Des cet instant, Baptisto ne bougea pas plus que le pilier contre lequel il était adossé ; il avait oublié sa fatigue.Toutes les pompes exlérieures du service divin avaient disparu à ses yeux; il n'avait plus, pour ainsi dire, qu'un sens, l'ouïe ; et tandis que son compagnon promenait ses regards curieux du chœur tout rayonnant de bougies à l'estrade royale, Baplisto ne voyait rien, et n\u2019entendait que la musique et le chant.- Il était tellement absorbé, qu'au moment où le prétre fit l'élévation de Ja sainte hostie, il oublia de fléchir le genou, comme la foule entière avait fait au même temps, négligence coupable qui lui valut un reproche d'une vieille femme dont il était voisin.Pietro avait beau le pousser avecle coude pour lui faire voir les brillants personnages qui entraient dans les tribunes, il ne lui répondait pas pour ne point perdre une pole de cette harmonie sacrée, dont les sons allaient mourir sous les voûtes du temple.Enfin, l'office était tenniné, la musique avait cessé, la foule commençait à sortit, et, toujours appuyé contre le pilier, debout et immobile comme une statue, Baptisto écoutait encore.Il fallut que Pietro le tirât vivement par le bras pour lui faire apercevoir qu'ils allaient rester seuls, et qu'il était temps de rentrer à Casoria.Baptisto se décida à le suivre ; mais, comme il sortait de l\u2019église, un tremblement subit le fit frissonner des pieds à la tête.Henry Murger, en 1854, par Nader = J'ai bien froid, dit-il d\u2019une voix faible à Pietro\u2014 Oh ! nous allons courir, cela t'échauffera.\u2014 Non, je ne peux pas, j'ai le frisson; laisse-moi m'asseoir un peu là, sur cette marche, au soleil.Et il s\u2019assit ; mais le frisson redoubla ; ses dents se mirent à claquer avec une telle violence, et son visage devint si pâle, que Pietro, effrayé, demanda du secours aux personnes qui sortaient de la messe.On s'amassa autour des deux enfants; et des gens charitables allaient emmener Baptisto chez eux pour lui donner quelques soins, lorsqu'un homme, fendant la presse, arriva droit à Pietro, et, le prenant par l'oreille, il loi demémda avec une grosse voix : == Qu'est-ce que tu fais là, toi?C'était le père de Pietro qui avait reconnu son fils, et qui préludait ainsi à une correction paternelle.Le pauvre enfant, doublement effrayé, ne crut pas le moment bien choisi pour donner des détails sur son escapade ; mais il montra à son père Baptisto assis et pale comme un linge.= Père, ditil, je t'en prie, donne des secours à Baptisto qui va mourir.= Tiens! c'est vrai, dit le père; je le connais, ce petit-là, c\u2019est le neveu'de ma voisine; il à Fair bien malade tout de méme.Attends-moi un instant, Pietro.Et il s\u2019éloigna pour revenir un instant après avec sa carriole ; il y fit monter les deux enfants, fouetta son cheval, et prit au trot la route de Casoria.Le soir du même jour, Baptisto était couché dans le petit lit d'où il s'était échappé le matin.À son chevet Élait assise sa tante tout alarmée, écoutant le médecin qui lui disait : \u2014 Madame, cette maladie sera plus dangereuse que la première; l'imprudence de votre neveu lui a valu une violente pleurésie\u2026 néanmoins, avec de grands soins, nous pourrons peut-être le sauver.Mais écoutons ce qu'il dit.Baptisto avait le délire, et il parlait tout haut et à mots entrecoupés; sa tante et le médecin, penchés sur son lit, l'entendaient murmurer aussi une espèce de chant dont les motifs étaient interrompus par cette exclamation souvent répôlée : : \u2014 Mon Dieu, que c\u2019est beau ! Or, ce qu'il trouvait si bean, c'était la musique de Palestrina qu'il avait entendue à Naples, où l'on avait exécuté la fameuse messe de ce maître, connue sous le nom de Messe du pape Marcel ; et, en l\u2019écoutant, comme un jour Je Corrége s'était écrié devant un tableau de Raphaël : =\u2014 Et moi aussi je suis peintre .Baptisto, que nous nommerons maintenant Pergolèss, s'était dit : = Et moi aussi je serai musicien?Quinze ans plus ard, par une belle soirée du mois d'avril, et dans cette même chambre où il avait failk mourir par suite d'une imprudence, Gio Baptisto Pergolèse était assis devant un clavecin qu\u2019il faisait résonner sous ses doigts; parfois il s\u2019interrompait au milieu d'un motif, et frappait du pied avec impatience comme un homme qui ne trouve pas ce qu'il cherche.En un mot, il composait.La voix secrète qui lui avait dit dans l'église de Naples qu\u2019il serait musicien n'avait pas menti; sauvé miraculeusement de sa maladie, un jour que ses parents lui avaient demandé ce qu\u2019il voulait faire, il leur avait répondu résoldment : = Je veux être musicien.On essaya de combattre sa vocation, mais l'enfant persista avec tant d'opiniâtreté, qu'on le fit entrer à treize ans au conservatoire des enfants pauvres de la ville de Naples.La nature l'avait doué d'une chose qu'on ne peut acquérir si elle vous la refuse, c'est-à-dire du génie.Ses progrès furent des plus rapides, et bientôt Baptisto put quitter le conservatoire pour aller se perfectionner, en Conte de Pâques par Henry Murger prenant des leçons de tous les maîtres célèbres répandus en Italie.À vingt ans, il fit représenter à Rome son premier opéra, qui n'obtint qu'un demi-succès, mais qui cepen- dantrenfermait des beautés assez frappantes.Ii se remit à l'étude avec ardeur, et l'Olympiade obtint un succès mnout.Le nom de Pergolèse fut bientôt connu de toute l'Italie.Ses compositions retigieuses plurent tellement au pape, qu'il fit un jour appeler le jeune musicien au Vatican, et lui demanda un Stabat mater pour le vendredi saint.Pergolèse a demandé trois mois pour la production de son œuvre, et il est venu y travailler dans la maison qui l'a vu enfant, et qui maintenant appartient à sa cousine Maria, mariée depuis longtemps.Mais l'époque où il doit livrer son Stabut approche, et Pergolèse n'en a pas encore écrit une note, il trouve tout ce qu'il fait inférieur, à la hauteur du sujet.À l'heure où nous le retrouvons à son clavecin, rien qu\u2019à voir son front éclairé par la pâle lueur d'une lampe suspendue au plafond, on devine se qu'il lui a fallu de courage, de persévérance et de ferme volonté pour parvenir à son but.Pergolèse n'a que trente-trois ans, et pourtant son visage est déjà sillonné par des rides précoces, et son corps est légèrement voûté.Ce sont les travaux assidus de l'étude qui l'ont ainsi vieilli avant l\u2019âge.« Non, disait-il en se promenarit avec agitation dant la chambre; non, cette musique manque d'expression, c\u2019est trop bruyant, il faudrait de la simplicité douloureuse.Et il se rasseyait à son clavecin pour exécuter un nouveau motif qu'il accompagnait en murmurant tout bas : « Stabat Mater dolorosa.» « Froid, toujours froid, s\u2019écria-til tout à coup en frappant violemment sur l'instrument; comment faire?c'est dans huit jours Je vendredi saint ; si d'ici-là je n'ai pas composé cette musique, que dira notre saint-père ?com- mens retourner à Rome?Et quel triomphe pour mes rivaux 1.non, je ne veux pas leur donner la jois d'aller répandre partout que je n'ai pas pu tenir ma promesse.Allons, à l'œuvre, ma réputation en dépend; et il se remit au clavecin avec plus d'ardeur.Dans un moment il crat avoir trouvé un beau motif; et, emporté par le feu dela composition, il se mit à le chanter tout haut; puis, comme un homme qui se souvient d\u2019une chose, il s'arrêta court en disant : « Mais que fais-je?j'oublie que l'enfant de Maria cst malade, ce bruit va la réveiller.et il se mit à chanter plus bas.Cependant il ne fut pas encore satisfait, car il s'arrêla de nouveau et dit en-fermant le clavecin : « Non, non, ce n\u2019est pas cela, il faut du calme et non du bruit, presque des larmes et non pas des sons.« O Raphaël! 6 Rubens! 6 Michel-Ange! s'écriaitil, comment donc avez-vous fait quand vous avez peint avec une vérité si effrayante la sublime douleur de la Vierge pleurant son fils crucifié?Comment donc avez-vous fait pour la rendre si véritable, si émouvante, si terrible, cette scène de désolation maternelle! où donc avez-vous pris ce désespoir ; où donc avez-vous trouvé ces larmes?Maitres, vous l'avez peint le Srabat mater, et je ne puis pas le chanter, moi! Où trouverais-je quatre potes qui feraient pleurer ceux qui les entendraient, comme [a douleur de la Vierge fait presque pleurer ceux qui Fadmirent dans vos cableaux! oh! l'inspiration ne me viendra donc past » Et i so mit à lire tout haut I'hymne du Stabat, comme pour mieux se pénétrer des paroles.Apres avoir | achevé cette lecture il se recueillit un instant, et il allait se remettre à composer, lorsqu'il entendit des pas dans l'escalier.C'était le mari de sa cousine qui montait; il entra dans la chambre et dit à Pergolèse d'une voix altérée par l'émotion : \u2014 Baptisto, Baptisto, descendez vite, ma fille se meurt! Pergolèse ne répondit rien, mais il suivit tristement le malheureux père.Quand il arriva près du berceau de l'enfant, une seule chose le frappa d'abord, ce fut sa cousine Maria, qui s'&- tait jetée aux genoux du médecin, et qui lui disait d\u2019une voix sèche et brève, où se peignait pourtant toute l'inquiétude maternelle : = N'estce pas que vous la sauverez?N'est-ce pas qu\u2019elle vivra ?Le médecin hocha tristement la tête, et, se penchant à l'oreille de Pergolèse, il lui dit tout bas : \u2014 Toutes les mères sont ainsi, elles ne comprennent pas que leur enfant puisse mourir\u2026 Cette petite fille n'a pourtant pas dix minutes à vivre.Quant à Maria, elle avait pris le geste du médecin pour un signe d'espérance, et ce fat presque avec un sourire qu'elle retourna vers le berceau; mais lorsque ses lèvres effleurèrent le front de la petite fille, il était froid, elle venait de mourir.' La mère ne jeta qu'un cri et tomba à la renverse ; le médecin lui donna quelques secours pour la faire reve- Vendredi, 9 et 16 avril 1976 nir de son évanouissement; peu à peu elle revint à elle, et, s'approchant du berceau, elle prit les mains de l'enfant dane les siennes comme pour les réchauffer.Le médecin consolait le père qui pleurait dans an coin.Pergolèse ne disait rien, mais il avait le cœur serré et se tenait immobile et les regards attachés sur Maria.Tout à coup, celle-ci, qui, comme le médecin l'avait dit, ne pouvait croire à la mort de sa fille, ne put pas cn douter lorsqu'elle vit les yeux de l\u2019enfant ternes, et qu'elle sentit ses petits doigts déjà glacés se roidir entre ses mains.\u2014 Ma fille! ma fille! s\u2019écria-t-elle, on laissant éclater ses sanglots.Mon enfant! ma Mariette! Et la douleur de la pauvre mère devint si déchirante, que le médecin ne crut pas prudent de la laisser plus longtemps dans la chambre, et qu'il voulut l'arracher de force d\u2019auprès du berceau ; mais ce fut vainement ; elle s\u2019y était cramponnée si fortement qu'il fallut y renoncer pour aller consoler son mari doublement affiigé, comme père et comme époux.Pergolèse était toujours immobile, sculementses yeux, lramides aussi, brillaient d'un éclat extraordinaire.Après avoir observé douloureusement cette scène douloureuse, où tous les sanglots de la mère éplorée trouvaient un éch dans son cœur, en l'oppressant davantage, son émotior devint bientôt si violente, qu'il lui arriva ce qui arrive à presque tous les artistes, c'est-à-dire qu\u2019elle éveilla chez Pergotèse ce qu\u2019il demandait une heure auparavant.l'inspiration.Et, comme cela arrive aussi presque toujours, elle avait étouffé le sentiment qui l'avait fait naître.Enfin, Pergolèse rendait sa douleur muette pour ne rien perdre de celle qui parlait si haut à ses yeux et à son cœurs à cette heure, cette chambre était devenue pour lui le calvaire où Maria, penchée et sanglotant sur le berceau de sa fille, était la Vierge arrosant de ses pleurs le corps mutilé du Sauveur étendu sur la croix.Le Stabat mater était tout entier devant ses yeux, et il l\u2019observait pour le faire passer dans son âme.En un mot l'artiste avait remplacé l'homme.Comme sa présence était inutile dans cet instant, il profita d\u2019un moment où Maria était plus calme pour remonter chez lui.Dès qu\u2019il futentré dans sa chambre il se mit à son clavecin, car l'inspiration bouillonnait dans son cerveau; mais au moment où il allait poser ses doigts sur le clavier un cri de la mère désolée parvint jusqu\u2019à lui.\u2014 Oh! non, dit-il en se levant, pas ici; ce serait une profanation! pauvre Maria! pauvre enfant! ce ne sont pas les larmes qui me manqueront, dit-il en essuyant ses yeux ; et prenant un violoncelle sous son bras, il descendit dans le jardin, fut se placer sous un hangar assez éloigné de la maison ; et là, au milieu d'une nuit sereine, sous un ciel étoilé, ayant devant ses yenx et à l'horizon le golfe de Naples ainsi que la noire silhouette du mont Vésuve, il se mit à composer.Le vent de la nuit apportait les sanglots de Maria jusqu'à l'endroit où Pergolèse, la tête en feu sous la brise fraîche de la nuit, faisait aussi pleurer son violoncelle sous l\u2019archet inspiré.Quand il eut terminé la première strophe de l\u2019hyrane douloureuse, il La chanta tout haut pour en connaitre l'effet: quelques mesures furent entendues par les voisins qui, ayant appris la mort de la petite Mariette, crurent en écoutant ce chant, tant il était beau, entendre la voix des anges qui venaient chercher l'âme de l'enfant pour Ja porter au ciel.Au milieu de la nuit, Pergolèse fat forcé de s'arrêter : le froid l'avait saisi, et ses mains étaient si tremblantes, qu'il ne pouvait plus tenir l'archet.\u2014 Je finirai demain, dit-il.Et il se dirigea vers la maison.En passant devant la chambre mortuaire il fit pieusement le signe de la croix en disant encore : \u2014 Pauvre mère ! pauvre enfant ! Rentré dans sa chambre, il put à peine transcrire sur lo papier à musique celle qu\u2019il venait de composer; un frisson glacé lai parcourait tout le corps, aussi se cou- cha-t-il dès qu'il eut terminé ce travail qui l'occupa encore assez longtemps.\u2014 C'est l'émotion et la fatigue, pensait-il.Ma cousine me pardonnera de ne pas être descendu près d'elle\u2026 et d'ailleurs à quoi serviraient mes consolations?.son désespoir l'empêcherait de m'entendre\u2026 - Et il s\u2019endormit en murmurant tout has : \u2014 Stabat mater dolorosa.\u2018 Trois jours après qu'on eut enterré l'enfant de Maria, on creusa la tombe de Pergolèse.Saisi par le froid pendant qu'il travaillait en plein air, une plearésie, comme celle qu\u2019il avait eue vingt ans avant, s'était déclarée, et il mourut en mettant la dernière main à une œuvre que la mort lui avait inspirée.Le vendredi saint de la semaine suivante, le Stabat mater de Pergolèse était exéculé à la chapelle sixtine de l'église Saint-Pierre de Rome, HENRY MURGER ~ LE BIEN PUBLIC Page 7 A l'occasion de Pâques.Vous.aommes.heureux.de présenter nos.meilleurs voeux.à la population Inifluvienne Assurances Funéraires ROUSSEAU & FRERE Ltée - JOYEUSES - PAQUES - SOCIÉTÉ D'ALUMINIUM REYNOLDS [CANADA] LIMITÉE - Cap-de-la-Madeleine, Qué. Page 8 SOIGNEZ-VOUS PAR LE VIN par le Dr E.A.Maury Un vin de bonne qualité, absorbé à doses raisonnables, ne produit jamais d'effets nocifs sur l\u2019organisme.Le dessein de l\u2019auteur est de prôner l\u2019usage du vin au double titre d\u2019aliment et de médication adjuvante aux divers traitements médicamenteux.Il le présente dans ce livre comme nanti de qualités thérapeutiques certaine:; mais, à l\u2019image de tout autre médicament, il en détermine, selon les cas, ce que les médecins, dans leur jargon, appellent la posologie, c\u2019est-à- dire les doses auxquelles on peut prescrire le vin, selon l\u2019affection, l'individu et l\u2019âge du malade.Il espère ainsi apprendre aux malades une nouvelle joie de vivre; ce qu\u2019il veut, c\u2019est leur redonner le plaisir de s'asseoir à une table, mème \u201cdiététique\u201d, dont la sévérité peut être atténuée par l'ingestion raisonnable d\u2019un vin honnête et surtout correctement choisi.Un régime trop sévère risque, en effet, de priver le tube digestif de sa faculté normale de sécréter les ferments indispensables à une bonne digestion et à une parfaite assimilation; il peut donc conduire à la neurasthénie et à la dépression.Lz Dr Maury, de la Faculté de Médecine de Paris, pratique : \u2019homoépathie depuis 1931 d\u2019une façon exclusive; élève du * Dr Léon Vannier, diplômé du Centre homoéopathique de France, il a été médecin-rési- dent au Royal Homoeopathic Hospital de Londres.Auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation homoépathique, il pratique également 'acupuncture.SOIGNEZ-VOUS PAR LE VIN, par le Dr E.A.Maury, (Editions de l'Homme), un livre de 136 pages est en vente partout au prix de $4.00.GUIDE DE LA SECRETAIRE par MARIAN G.SIMPSON Ecrit par une secrétaire de grande expérience, ce livre répond aux questions que se posent toutes les secrétaires: Comment vaincre la tension et l\u2019anxiété.Comment venir à bout d\u2019un surcroit de travail.Comment rendre plus efficaces ses méthodes de travail.Comment se tirer d\u2019affaire dans les situations difficiles.Comment s'attirer la considération de son patron.Comment négocier avec lui.Comment vivre en bonne harmonie avec ses collègues.Bref, comment devenir plus compétente.La secrétaire y trouvera des suggestions nouvelles concernant le classement, la correspondance, la planification du travail; des modèles, des tableaux, des questionnaires, des exemples vécus, des résumés.GUIDE DE LA SECRETAIRE, par Marian G, Simpson, un livre de 262 pages, est en vente partout au prix de $6.00.la saison.des guerriers.l\u2019homme.prentissage.aimé.REFLETS QUI PARTENT Le tunnel est sporadique, les plaintes aussi, dans la mesure égale de toute nostalgie, de toute boue.Nous savons que le désert parle, muet devant le vent, devant le sable où les frontières portent l\u2019obéissance de chaude aventure.Jadis nous étions enfants, cueillant des feuilles; automne si humide, si secret, aux dernière lueurs de Qu\u2019avoir bu quartd dans un sommeil, dans la durée, dans cet émerveillement si tendre, nous désirions avec le plus de rigueur, car l\u2019enfance a des refus qui deviennent durs, irréfragables, la parfaite douceur, le féérique climat et la joie de notre corps et le courage Notre mère, toujours protectrice, son manteau de loutre, son attraction, mielleux abandon de nos membres, de nos coeurs qui oppressaient les couleurs changeantes et le sourire trop pur qui saura plus tard comprendre et nous chercher parmi notre fuite.Mais qu\u2019avons-nous fuit ?les propos de la chambre, ces personnages qui figuraient des cow-boys, ces soldats en rang et la victoire de ceux-là dont la trites- se aura creusé une gloire, un trésor de larmes, une habitude avec cette solitude déjà larmoyante qui nous annonce, qui nous précède, qui nous succède.O bienheureux souvenir, dans notre royaume qui sera et les dieux écoutent, un miroir réfléchi, une source musicale pour les amours du temps, des accidents, dans ce reflet qui pâlit après les ravages de Comprendrions-nous la sagesse s\u2019il n\u2019y avait eu qu\u2019une vaine origine, qu\u2019un dément breuvage, qu\u2019une pauvre accoutumance car hélas l\u2019éphémère garde ses privilèges, sa soif, et si je me souviens, sa prison d\u2019or et de feuillage, sa légion de fortes pluies, de mirages gracieux, parmi vos bras, Ô lointain amour, Ô pur ap- O mère que j'ai tant aimée, Ô mère qui m\u2019a tant Marc Gariépy LE BIEN PUBLIC AVIS PUBLIC CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR PROVINCIALE District de Trois-Rivières No:-400-02-000117-76 JEAN-GUY MOQUIN, demeurant et résidant dans les cité et district de Trois-Riviéres Demandeur PAUL BLANCHETTE, dont la derniére résidence connue est au 522 rue des Forges, dans les cité et distriot de Trois-Ri- vières Defendeur ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné de comparaître personnellement ou par le ministère de son procureur, au Greffe de la Cour provinciale, district de Trois-Ri- vières, dans un délai de trente (30) jours à compter de la dernière des deux insertions du présent ordre, en anglais et en français, dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d de Trois-Riviéres.Copie du bref et de la déclaration a été déposée au dit Greffe à l\u2019intention du défendeur conformément aux dispositions de l\u2019article 139 C.P.C., frais à suivre.Bureau du Greffier de la Cour provinciale, TROIS-RIVIERES, ce huitième jour de mars mil neuf cent soixante-seize.(Signé) Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour provinciale COPIE CONFORME Fernande Turgeon GREFFIER-ADJOINT PUBLIC NOTICE CANADA PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivières No:-400-02-000117-76 PROVINCIAL COURT JEAN-GUY MOQUIN, domiciled and residing in the city of Trois-Rivieres district of Trois- Rivieres Plaintiff \u2014 Vs \u2014 PAUL BLANCHETTE, formerly domiciled at 522 des Forges Street in the city of Trois-Rivie- res district of Trois-Rivieres Defendant ORDER It is ordered by these presents to Defendant to appear personally or by his lawyer's agency at the office of the Provincial Court of the district of Trois- Rivieres, in the City of Trois.Rivieres, within thirty (30) days from the last of the two insertions of the present order published in french and english in the newspaper \u201cLe Bien Public\" of Trois-Rivieres.Copy of the writ of summon and of the declaration has been left to his intention at the said Court.As requested by article 139 C.P.C., costs to follow the issue.Provincial Clerk\u2019s Office Trois- Rivieres, this eighth day of march One thousand nine hundred and seventy-six.(Signed) Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Court TRUE COPY Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Court AVIS PUBLIC CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Trois-Rivières No:- 400-02-000190-76 COUR PROVINCIALE ANDRE MALO, domicilié à Cap-de-laMadeleine district de Trois-Rivières, Demandeur \u2014 vs \u2014 RENE CORMIER, domicilié au 762 rue Hart, Apt.16, en les cité et district de Trois- Rivières, Défendeur ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné de comparaître personnellement ou par le ministère de son procureur, au Greffe de la Cour provinciale, district de Trois- Rivières, dans un délai de trente (30) jours à compter de la dernière des deux insertions du présent ordre, en anglais et en français, dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d, de Trois-Rivières; Copie du bref et de la déclaration a été déposée au dit Greffe à l'intention dudit RENE CORMIER conformément aux dispositions de l'article 139 C.P.C., frais à suivre.Bureau du Greffier de la Cour provinciale, TROIS-RIVIERES, ce dix-septième jour de mars mil neuf cent soixante-seize, (Signé) Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour provinciale Me Gérald Grégoire, avocat 59 rue Fusey, Cap-de-la-Madeleine.PUBLIC NOTICE CANADA PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivieres No:- 400-02-000190-76 PROVINCIAL COURT ANDRE MALO, domiciled in the city of Cap-de-la-Made- leine, Plaintiff \u2014 vs \u2014 RENE CORMIER, domiciled at 762 Hart street appt 16, in the city and district of Trois- Rivières, Defendant ORDER It is ordered by these presents to Defendant to appear personally or by his lawyer's agency at the office of the Provincial Court of the district of Trois- Rivieres, in the City of Trois- Rivieres, within thirty (30) days from the last of the two insertions of the present order published in french and in english in the newspaper \u201cLe Bien Public\u201d of Trois-Rivieres, Copy of the writ of summon and of the declaration has been left to his intention at the said Court.As requested by article 139 C, P.C., costs to follow the issue.Provincial Clerk\u2019s Office, Trois- Rivieres, this sixteenth day of March one thousand nine hundred and seventy-six.(Signed) Fernande Turgeon «Assistant Clerk Provincial Court Me Gerald Grégoire, avocat 59 rue Fusey, Cap-de-la-Madeleine.+++ LE BIEN PUBLIC ++ E E4444 044 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $5.par année Vendredi, 9 et 16 avril 1976 AVIS PUBLIC CANADA PROVINCE DE QUEBEC Distriot de Trois-Rivières No:- 400-02-00306-76 COUR PROVINCIALE LA ST-MAURICE COMPAGNIE D\u2019ASSURANCES, corporation légalement constituée, ayant sa principale place d\u2019affaires à Trois-Rivières, district de Trois-Rivières, Demanderesse \u2014vs-\u2014 LES HERITIERS DE FEUE DAME PIERRETTE RAI- CHE, de son vivant demeurant au 1667, 3iéme Avenue Shawinigan-Sud, : Défendeurs ORDONNANCE Il est par les présentes, ordonné de comparaître personnellement ou par le ministère de son procureur, au Greffe de la Cour provinciale, district de Trois-Rivières, dans un délai de trente (30) jours à compter de la dernière des deux insertions du présent ordre, en anglais et en français, dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d, de Trois-Rivières.Copie du bref et de la déclara- ration a été déposée au dit Greffe à l\u2019intention des défendeurs conformément aux dispositions de l'article 139 C.P.C,, frais a suivre.Bureau du Greffier de la Cour provinciale, TROIS-RI- VIERES, ce vingt-deuxiéme jour de mars mil neuf cent soixante-seize.(Signé) Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour provinciale COPIE CONFORME Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour provinciale PUBLIC NOTICE CANADA PROVINCE.OF QUEBEC District of Trois-Rivieres PROVINCIAL COURT No:- 400-02-000306-76 LA ST-MAURICE COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE, corporation duly constituted having his principal place of business in the City of Trois- Rivieres district of Trois- Rivieres, Plaintiff THE HEIRS OF THE LATE LADY PIERRETE RAICHE in her life residing at 1667, Third Avenue, Shawinigan South, Defendant ORDER It is ordered by these presents to Defendant to appear personally or by his lawyer\u2019s agency at the office of the Provincial Court of the district of Trois- Rivieres, in the City of Trois- Rivieres, within thirty (30) days from the last of the two insertions of the present order published in french and in english in the newspaper \u201cLe Bien Public\u201d, de Trois-Rivieres.Copy of the writ of summon and of the declaration has been left to his intention at the said Court.As requested by article 139 C.P.C., costs to follow the issue Provincial Clerk\u2019s Office, Trois- Rivieres, this twenty-second day\u2019 of March One thousand nine hundred and seventy-six.(Signed) Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Court TRUE COPY Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Court RADIO-AMATEUR A toutes personnes intéressées a devenir Radio-Amateur ou Commercial, communiquez avec Ernest Doyon, VE2 EAQ, 3930 rue des Plaines, Trois-Rivières.Tél.: 379-2207 . LE BIEN PUBLIC Page 9 Vendredi, 9 et 16 avril 1976 Le Club Richelieu de Trois-Rivières recevait un conférencier intéressant en la personne de M.Félix Maltais, directeur de l'Information à la Fédération Québecoise des Loisids Scientifiques.Le but de cet organisme est de populariser le loisir scientifique.On peut voir sur cette photo M.Maltais du Dr Gérard Bellavance, responsable de la venue du conférencier ainsi que Me Guy Leblanc qui remplacait le président pour 1'occasion.\u2019 - (Texte et photo d'André Bouchard) Gravures et sérigraphies Deux artistes de qualité exposent présentement au Centre Culturel de Trois- Rivières.D'abord, il s'agit de Françine Simonin qui se spécialise en gravures et qui est présentement professeur d'art plastique a I'U.Q.T.R.Celle-ci, au talent versatile et souple, a participé à ides expositions Vienne, Cracovie, Genéve, Berlin et dans d\u2019autres villes européennes.Quant a Denis Charland, il est un autre talent dont les recherches en sérigraphie, le travail sur le verre laissent entrevoir de grandes possibilités.Il ne fait aucun doute que cette exposition dévrait rester gra- Que Pâques apporte dans.votre.vir 0 | Es CU rt A [ES CRISS ERY + 1065, RUE STFROMER, VV T006-0VINES, Gob.Heures de bureau : Du lundi au vendredi : 4 ; 4 ot iw .[= .P ory EER , La soirée dansante bénéfice du comité de la Fête Nationale a remporté un grand succès à la satisfaction des responsables, au Club Laviolette de Trois-Rivières.Pour l'occasion un \u201cvoyage\u201d a Miami a été tiré au sort et l'heureux gagnant fut un fonctionnaire à la retraite, M.Léo vée dans la mémoire des amateurs d\u2019art trifluviens.(Texte et photo d'André Bouchard) Vendredi soir 7 hres à 9 hres 9 hres à midi \u2014 1 hre à 5 hres 30 Turgeon.Celui-ci s'est vu remettre le billet par la repré - sentante de Voyage Beaumont, Mme Diane Baril, représentant M.Jean-Guy Chabot, gérant.A ses côtés, on reconnaît Mme Thérèse M, Landry, dynamique présidente du Comité le la Fête Nationale qui assiste toute heureuse à la remise.Samedi, fermé toute lo journée (Texte et photo d'André Bouchard) TABLE D'HÔTE POUR PÂQUES C'est au restaurant LE.SAPINEAU qu'il faut aller pour bien manger NOS MEILLEURS SOUHAITS DE JOYEUSES PAQUES Amenez votré épouse et vos enfants Comparez nos prix R.SAULNIERS.gérant et devenez nos clients assidus Pour la belle saison Satisfaction garantie \u201c * op._» .° \u201d La cuisine québécoise à son maillour Chaussez-vous \u2018élégamment et à bon compte à nofre magasin qui TÉL.: 375-6482 dispose d\u2019un choix éclectique de souliers, bottes, bourses et malles de voyage.SALLE À MANGER Œ St-Arnaud Chaussures 400, BOUL.STE-MADELEINE ) CAP-DE-LA-MADELEINE 374-4071 217, RUE THIBEAU CAP-DE-LA-MADELEINE, QUÉ. Page 10 QUI EST VLADIMIR SOLOWIEW ?SOLOWIEW ET ROME Pour Solowiew, Rome, Ville unique au monde, mérite une étude tout à fait spéciale et attentive autant qu'objective.C\u2019est dans La Russie et l\u2019Eglise universelle et les Leçons sur la Théandrie que Mgr Rupp puise sa puissante synthèse.; Les considérations du savant russe sur la montée de l'Empire Romain au cours des siècles, avec comme point central, individuel et vivant, César Auguste, offrent un très vif intérêt.« L'histoire de l\u2019humanité, écrit-il, se présente à nous comme la formation successive de l\u2019être social universel de l'Eglise une et catholique, dans le sens large du mot.Il y a, d'un côté, la formation de la monarchie universelle naturelle et, d'un autre côté, la formation et le développement de la monarchie spirituelle ou de l\u2019Eglise universelle sur la base et dans le cadre de l\u2019organisation naturelle correspondante ».(p.389).La Rome impériale, celle de César, doit un jour céder sa place à la vraie Rome Eternelle, celle de Pierre, Vicaire de Jésus-Christ.A la Rome-Force sera substituée la Ro- me-Amour, l\u2019Amour vrai.Les citoyens de la Ville éternelle, en lisant son nom selon la façon sémitique (de droite à gauche), croyaient découvrir sa vraie signification: ROMA \u2014 AMOR.« La piété romaine, leur principale titre de gloire et le fondement de leur grandeur, était un sentiment vrai rapporté à de faux principes (faux dieux).C\u2019est précisément d\u2019un changement de principes qu\u2019il s\u2019agissait.Il s'agissait de révéler la vraie Rome basée sur la vraie religion.Il fallait donner pour fondement à la société universelle, au lieu d\u2019un empire de la Force, une Eglise de l'Amour ».(p.390).Résumant la pensée de Solowiew, Mgr Rupp écrit : « L'empire romain est la vraie monarchie universelle en sa racine, Mais, sans être supprimé, il passe sur le plan supérieur et devient le Royaume spirituel, supranational et indestructible.Cette vue grandiose séduit.» (p.391).Solowiew explique pourquoi l'Amour vrai doit se concentrer en un seul Maître et revêtir dans son oeuvre sociale la forme monarchique de préférence à toutes les autres.«Le Verbe divin (incarné), écrit-il, a préféré employer comme moyen régulier de son action sociale une forme d\u2019unité déjà existante dans le genre humain: la monarchie universelle.Il fallait seulement régénérer, spiritualiser, sanctifier cette forme sociale en substituant au principe de la mort, à la violence et à la fraude, le principe de la Grâce et de la Vérité.Au lieu d\u2019un chef de soldats qui, dans l'esprit du mensonge, se reconnaissait pour dieu, il a fallu placer le chef des croyants qui, selon l\u2019esprit de vérité, a reconnu et confessé dans son Maître, le Fils du Dieu vivant; au lieu d\u2019un despote furieux qui aurait voulu faire du genre humain asservi sa victime sanglante, il a fallu élever le ministre aimant d\u2019un Dieu qui a versé son sang pour l'humanité.Ce ne fut, dans un certain sens, qu\u2019un changement de dynastie; la dynastie de Jules césar, pontife suprême et dieu, fut remplacée par la dynastie de Simon Pierre, pontife suprême et serviteur des serviteurs de Dieu ».(p.392).Admirable et grandiose, cette vue de Solowiew ! Solowiew devient de plus en plus explicite sur la Rome de Pierre et papale.Après Jésus-Christ, Pierre est le personnage dominant dans le Nouveau Testament.Son nom est prononcé cent soixante et onze (171) fois dans les Evangiles et les Actes.«Du moment où l\u2019on admet dans l'Eglise universelle un pouvoir fondamental et souverain établi par le Christ en la personne de saint Pierre, on doit admettre aussi que ce pouvoir existe quelque part.Et l\u2019impossibilité évidente de le trouver ailleurs qu\u2019à Rome est déjà, ce nous semble, un motif suffisant pour adhérer à la thèse catholique».Tel est l\u2019énoncé très clair de Solowiew.(p.394).Ce pouvoir est étudié de façon toute spéciale dans le Pape saint Léon le Grand (440-461), en regard du Concile de Chalcédoine (451).LE BIEN PUBLIC Salut à Max Jacob Il y a cent ans naissait Max Jacob, dont le destin et la poésie portent le sceau d\u2019un mysticisme celtique - il passa son enfance en Bretagne - et d\u2019une mysticisme israélite - il mourut emprisonné à Drancy (1944).Depuis ses premiers vers, parus en 1912, jusqu\u2019aux Ballades de 1938, on retrouve, ainsi que nous le précise la Littérature française (tome 2, page 297, Larousse éditeur), \u2018\u2018dans la poésie de Jacob un mélange à la fois pathétique et habile de songe, d\u2019échos de l\u2019enfance et d\u2019humour.Il y a une extrême diversité dans l'inspiration de ces poèmes, qui vont du calembour à la prophétie, de la farce au sanglot, de la méditation au conte ou à la comptine.Max Jacob tirait parti à merveille des nuances de son esprit et de la sensibilité, voire de leurs contradictions.\u201d Il écrivit dans le Cornet à dés (1917): \u201cTI y a longtemps que je me suis appliqué à saisir en moi, de toutes manières, les données de l\u2019inconscient: mots en liberté, associations hasardeuses des idées, rêves de la nuit et du jour, hallucination.\u201d Ainsi va tout homme par la prise de conscience, mais certains savent l\u2019écrire.Saluons celui-ci, qui cacha souvent sous le masque de I'humour l\u2019éternelle angoisse métapysique et la peur.LA SOCIETE DES ECRIVAINS A TROIS-RIVIERES En mars dernier, des écrivains résidant à Trois-Rivières ont fondé une section trifluvienne de la Société des écrivains ca- nadiens-francais.Lors d\u2019une réunion groupant une trentaine d\u2019entre eux, ils ont élu le premier bureau de direction qui ordonnera l\u2019activité de cette section en 1976.Ont été élus: Clément Marchand, président d'honneur; abbé Jean Panneton, président, Alphonse Piché, vice- président, François Devernal, trésorier, Claude Marville-Mou- lin, secrétaire.Il est juste de noter ici le rô- le joué par Claude M.-Moulin dans cette fondation qui permettra aux écrivains du Coeur du Québec de mieux travailler à la diffusion de la culture par la parole et l\u2019imprimé.Les conscillers élus de la section récemment fondée sont les suivants : Mgr Joseph-Louis Beaumier, Guillaume Lavallée, o.f.m,; Alexis Klimov, Le conseil général avait délégué Gérald Belle-Isle, président général, René le Clère, secrétaire général et également secrétaire de la section de Montréal, Jacques Gouin, second vice-président, et Catherine Prince-La- chance, conseiller, Les nouveaux adhérents à la Société des écrivains sont, par ordre alphabétique, le r.p.Paul- Henri Barabé, M.Gilles Boulet, le r.p.Gabricl Destrempes, Mme Jocelyne Felx, M.Gilles de la Fontaine le Dr.Conrad Godin, Mme Michelle Guérin, Mme Jeanne l\u2019Archevêque Duguay, Me Paul-Emile Marchand et Mme Claire Roy.Etaient également présents à la fondation de la section, Me Paul Bouchard, président de la section de Québec, le r.p.Edmond Robillard, président de la section de Montréal, Jean-Noël L'auteur russe s\u2019attache à l\u2019une des plus célèbres dis- RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Jeanne Frigon, C.A.Roger Letendre, CA.1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 379-1831 putes doctrinales de l'antiquité chrétienne: l\u2019hérésie d\u2019Eutychés, ou monophysisme (une seule nature en Jésus- Christ).La figure dominante de ces luttes héroïques est «le plus grand Pape du temps, et un des plus grands de tous les temps, saint Léon le Grand ».(D.Rops.Hist.Egl.II, p.181).Bobi se plait à citer le champion de la vraie foi et de I'authentique orthodoxie.Il juge le Concile oecuménique à sa réelle valeur., Saint Léon n\u2019admettait pas que le concile oecuménique eût à décider du dogme qui était déjà défini par le Pape.Dans l'instruction que le Pape donne à son légat, Paschasius, il lui indique son épître dogmatique à Flavien (évêque de Constantinople) comme la formule complète et définitive de la vraie foi.Pour bien montrer le caractère sacré de ce document doctrinal, saint Sophrone de Jérusalem rapporte que le Pape le déposa sur la tombe de saint Pierre avant de l'envoyer à Constantinople.(397).Le Pape Léon se déclare instruit par l\u2019esprit de Dieu pour apprendre et enseigner la vraie foi catholique.Il exhorte les évêques orientaux à «s\u2019interdire entièrement l'audace de disputer contre la foi divinement inspirée », telle qu'il l\u2019a déterminée dans son épître dogmatique.« Il n\u2019est pas permis, dit-il, de défendre ce qu\u2019il n'est pas permis de croire.» (p.395).Solowiew rapporte ces autres paroles de saint Léon, écrivant aux évêques des Gaules, après le concile de Chalcédoine: « Le Saint-Synode, en adhérant avec une pietise unanimité aux écrits de notre humilité, renforcés par l\u2019autorité et le mérite de monseigneur le bienheureux apôtre Pierre, a -effacé cet opprobre abominable de I'Eglise de Dieu (l\u2019hérésie d\u2019Eutychès).(p.395).Pour bien montrer combien le concile (et tout concile) a besoin du « ministère du Magistère », saint Léon continue: « Le Seigneur n\u2019a pas permis que nous souffrions aucun détriment dans nos frères, mais ce qu\u2019Il a défini auparavant par notre ministère Il le confirma ensuite par le sentiment irrétractable de la fraternité universelle; pour montrer que c\u2019est vraiment de Lui que provenait l\u2019acte dogmatique qui, émis auparavant par le premier de tous les sièges, fut reçu par le jugement de tout l'univers chrétien, pour qu\u2019en cela aussi les membres soient d\u2019accord avec la tête ».(p.395).Léon de Rome et Wladimir de Moscou, dit Mgr Rupp, sont étroitement et légitimement associés, MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER (à suivre) Vendredi, 9 et 16 avril 1976 Jacob, président de la section de Chicoutimi, et Jean-Paul Trudel, représentant le président Raymond Robichaud et la section Hull-Ottawa.Session en Ecosse pour des étudiants de l'UQTR Un groupe de 42 professeurs d\u2019anglais inscrits à des cours de perfectionnement à l'Université du Québec à Trois-Rivières participeront du 8 au 30 avril à une session intensive en didactique de l'anglais langue seconde à la \u201cEdinburgh Language Foundation\" en Ecosse, Ce projet a été mis au point grâce à la collaboration du Secrétariat d'Etat, de la direction générale de l\u2019enseignement supérieur, des Commissions scolaires de la région, de l'Université du Québee à Trois-Rivières, et de l\u2019Université Concordia.Les enscignants bénéficient d\u2019une bourse conjointe de $600 des gouvernements fédéral et provincial pour effectuer le voyage en Ecosse ct suivre cette session intensive en anglais langue seconde, Il faut souligner l'Éppui des Commissions scolaires qui ont accepté de dégager leurs enseignants et d'assumer les frais de suppléance pour leur permettre de participer à cette session.Le projet s\u2019inscrit dans le cadre général du certificat de langue et de littérature anglaises \u2018offert par l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, Il permet aux étudiants de compléter leur programme d'études par une session intensive dans un milieu anglophone.Les participants proviennent des diverses localités de la région.En Ecosse ils séjourneront dans les familles.Le groupe sera accompagné par deux professeurs de l'Université du Québec à Trois-Riviè- res, MM.Gcoffrey Vitale et Félix Rush, qui sont les instigateurs du projet.L'inscription à ces cours intensifs à la Edinburgh Language Foundation en Ecosse s\u2019est faite par l'entremise de l'Université Corcordia, de Montréal, dont elle dépend.\u2014Qui a dit \u201cLa faiblesse humaine est d'avoir des curiosités d\u2019apprendre ce qu\u2019on ne voudrait pas savoir ?Molière.on peut Vaincre le cancer Vendredi, 9 et 16 avril 1976 LE BIEN PUBLIC | Le plus vaste choix de costumes de bain dans la région PLAN MISE DE COTE POUR UNE PERIODE DE 2 MOIS AVEC DEPOT DE $5.00 rasé = Eu Ce Fa tw, - hes, AS oe 3 ta | Nk Yo A à | ER ur \u2019 SO aud tol 3 VOUS TROUVEREZ CHEZ a UN ANCIEN CANON qui, dans le passé, détruisit : , es fortifications américaines de l'autre côté de la MADAME MARTIN DES COSTUMES DE BAIN Ce 2 -.coe w | frontière à Niagara-sur-le-lac (Ontario) sert main- POUR PETITE TAILLE JUSQU'A FORTE TAILLE 1 M es MES P25 | tenant d'attraction touristique au Fort Georgeds ociie OR 200 0 tm RP Quand, près de Trois-Rivières, procèdera-t-on à cette reconstitution des Forges de Saint-Maurice que l'on nous promet depüis longtemps ?Ce n'est qu'après cette reconstitution, que l'on pourra de nouveau parler tourisme en notre ville délaissée.La SSJB de la Mauricie en congrès les 24 et 25 avril Transformable.en licou.Nylon, Lycra.Grs.: À 32 - 36; B 32 - 36; C 34 - 36.MADAME MARTIN CORSETTERIE 1556, ROYALE 5 CORSETIERES DIPLOMEES POUR VOUS SERVIR TEL.: 374-9090 TROIS-RIVIERES LA Zap Pa 2 [ a eS Sans cesse alertée par la maladie, la môme Piaf était à la rechefche des élixirs et des panacées capable de la défendre.Longtemps elle tonsomma le Télergon, fameux agent nutritif tiré de la gelée royale.Ce qui l\u2019aida à conserver ses forces et à donner des concerts jusqu\u2019à la fin.On la voit ici en compagnie de M.Boyer de Belvefer, celui que l\u2019on appelle à juste titre le \u201cpère de la gelée royale\u201d.M.de Belvefer sera bientôt en tournée au Québec pour faire connaître ses produits de santé, Il séjournera à Trois-Rivières du 12 au 21 avril, où l\u2019on pourra le rencontrer à la pharmacie Jean Coutu.\u2018 \u201c2D : Len) 4 y \"e 3 Rad 2 2 SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 378-4875 le plus importante société de fiducie canadienne - française ,' TRUST GÉNÉRAL s\u2026\u2026.ss +++ + - DU CANADA \" TIRAGE: 2 AVRIL 1976 1,457,333 11,665 Dallets vendus GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT en prs $1,150,450.uw.\"EAU YAN Pan 1844 \u201civi: oan Inédit GRISAILLE J'ai posé mon front sur le givre pour rafraichir mon mal de vivre.Je te voyais dans cette brume où rêves, pleurs et amertume s\u2019enchevêtraient en mal d'entente; pourquoi étais-je là ?attente ?Qui donc pourrait trouver le mot qui me défendrait du sanglot ?Je commence à mourir de toi.Non, n'éveille plus mon émoi, ce serait pire qu\u2019un printemps sans verdure.Ah que ce temps qui rage, qui hurle et qui meurt me mords, et qu\u2019avec moi il pleure, Mon coeur repose en un tombeau où dorment des rêves trop beaux.J'ai trop vécu, j'ai trop pleuré; non, je ne veux plus me leurrer.Et, si vibrant comme un cristal, combien mon mal me fait de mal ! .Marcelle Bachand-Fournier L\u2019assemblée générale annuelle que présideru M, Gilles Toupin est présentement convoquée aux dates ci-haut mentionnées.Les délégués officiels, substituts ét fraternels se rendront dès 9 heures a.m.à l\u2019auditorium Pierre Boucher, campus universitaire de I'U.Q.T.R., boulevard des Forges aux Trois-Rivières.Ces personnes prendront connaissance, discuteront les différents rapports et auront à prendre décision sur chacun.Les congressistes étudieront et adopteront possiblement un bon nombre de résolutions présentées par les sociétés locales et également quelques-unes soumises par le Conseil d\u2019administration régional.L'on procédera également à l'élection des membres du Consell d'administration.Les délégués auront à choisir un président parmi les candidatures éventuelles.La première journée se clôturera par une soirée sociale où un organiste très réputé fera les frais de la musique.Dimanche le 25, à compter de dix heures, un conférencier de très haute compétence et fort connu dans la province, traitera du thème de travail 1976, soit \u201cLa coopération et le nationalisme\u201d.Une équipe de personnes très remarquable de par leur compétence agiront comme spé- clalistes sur les ateliers qui suivront l'intervention du conférencier.Cette étude se poursuivra toute la journée, \\ |} = Trois-Rivières 379-1212 N La Tuque 523-3351 \u201cnnn voyages BEAU-MONT travel Shawinigan Montréal 536-4442 274-4304 Grand'Mère Victoriaville 538-1701 758-7553 ) Novice VALEURS DE MEMBRES DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES EDIFICE MATTEAU./ 602, 66 AVENUE / TEL.538-8628 / GRAND'MERE, QUE.PLACEMENT GAGNE GAGNENT pag GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNÉ GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT Page 12 LE BIEN PUBLIC \u2014 vv ss ] Vendredi, pet 16 avril 1976 SN 9 Los Ca ST Onséparables 0 > {lous .choix et qualité! Qu ~ Future mariée, notre collection centre-ville | | M de SOULIERS / et BOURSES de printemps Ai (14 4 & NZ est arrivée! ® NS, Af (2 C2 VEN tl RER! VAD = NZ \\_ 4 4 TRE Sat Wl Fe Deve Tn Borat gS = 4 re col > Pas CY & Ll POUR UN PLUS GRAND CHOIX.Chaussures INC.334, Des Forges - Centre-ville\u2019 Trois-Rivières "]
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