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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 19 novembre 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1976-11-19, Collections de BAnQ.

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[" Soc.Can.du Microfilm Inc.19 ouost rue Lo Royer Montreal a J 4, = il me fuit pl ir bn souhui 25e \u201cLu Direction he f ; + = ù ; \\ el di! Person NE 44 ; 105 \\boohx bas plus ncèri Ÿÿ : 72 x - farina des > Ksiires, Tr : à \\ .\\ po le prochuing\u2019su fo.SR ; \\ 1 Gr chez nous #Hahs be passé \" poo , \\ & 7 .ol, un de os billows souhails,\\est =.; Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 LE BIEN PUBLIC Page 7 COULEUR DU TEMPS BEN ATTENDANT NOËL Il fait froid en cette fin de novembre.Dans moins d\u2019un mois ce sera Noël et, dans ce grand magasin où je me trouve, les étalages multicolores ont commencé de tenter la clientèle.Le commerce anticipe toujours sur les Fêtes et le magasi- neur bon enfant suppute dé- ja la somme qu\u2019il consacrera à tenter de faire des heureux.A en juger par la foule qui se presse dans les divers rayons aux divers étages du magasin, chacun fera très bien son métier de consommateur Aux angles des comptoirs les caisses enregistreuses tintent fébrilement.Ce sont les clochettes de Noël avant Uheure.«Le gros Père Noël s\u2019en vient» dit une affiche.Il paradera demain dans les Tues avec son cortège de fées, de lutins et d\u2019animaux.La télévision le suivra de son oeil de Cyclope comme elle suit tous les personnages.J\u2019erre entre les comptoirs et j\u2019observe cette marée de clients qui s\u2019agrippent aux escalateurs, qui passent munis de leurs emplettes.Je me sens étranger à cette foule dépensant peut- être plus qu\u2019elle ne gagne, qui tend allègrement ses cartes de crédit, et qui paiera plus tard! Jadis, cette fièvre des Fêtes me gagnait Petit à petit.J\u2019entrais moi aussi dans cette euphorie où tout nous semble facile et possible.Je décorais des sapins aux lumières scintillantes, je révais de chants joyeux, de visites à la parenté, de réveillons, de messes de minuit.Mais j'ai vieilli, je trouve maintenant bien artificielle ces joies fugitives.Je me retiens de tout cela que la fête de la Nativité.Je veux résister à l\u2019engouement factice qui entoure Noël.Je ne puis me livrer à l\u2019insouciance, au côté matérialiste de cette célébration.J.Dyeux Noel! Beaucoup de bonheur pour / \"Cin nouveau CREMERIE o= TROIS RIVIÈRES LTÉE Je me dis qu'il y a une fausse joie de Noël et c\u2019est probablement celle des cadeaux, des rubans, des étalages si rutilants soient-ils des grand magasins quand on n\u2019a pas pouvu d' abord à l\u2019essentiel, tant qu'on n'a pas vibré en commémorant la venue du Sauveur.Sans cela, Noël est vide comme un tambour, iln\u2019ya pas lieu de se réjouir.Et si on se réjouit sans référence à la cause religieuse de la Fête, c\u2019est par routine, à cause de l\u2019amb\u2018ance générée par l\u2019habitude.En somme, on vit alors à crédit du vieux fond de christianisme dont la majorité d\u2019entre nous sommes issus.MAURICE HUOT EPA TETE AS SENS ATTESTANT: VOTRE CADEAU NOUS chez nous! CENTRE COMMERCIAL LES RIVIERES 4125, DES FORGES \u2014 TAOIS-RIVIERES ORAN NRA N ANN SN SND, dd hie LN Nos meilleurs souhaits des Fêtes! R.SAULNIERS, gérant A bien y penser.pas besoin de se mettre martel en téte pour offrir un cadeau bien pense! Suffit de présenter souliers, bottillons, buttes, bourses ou malles de voyage, tout comme St-Arnaud Chaussures le suggère! VENTE ANNUELLE fin décembre à la mi-janvier Œ St-Arnaud Chaussures 400, BOUL.STE-MADELEINE CAP-DE-LA-MADELEINE 374-4071 ~ x S ©» \u2014 Et n'oubliez pas.quoi de plus agréable que d'offrir un cadeau à un être cher! Venez en choisir un beau E # : Que ces jours de Fêtes soient tos sven agréables à évoquer! i Diamond A | 1579, ROYALE \u2014 TROIS-RIVIERES PAR Tetate » A, : COLLECTION Pour dam RE nr 5 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 Photo prise au lancement.fort réussi, du recueil de poèmes \"Des Arcanes et des Jeux\" d'Alexis Klimov, patronné conjointement par la Société des Ecrivains et les Editions du Bien Public.Le lancement eut lieu dans une atmosphère d'émulation intellectuelle à la Librairie Poirier, le 29 novembre.Un grand nombre d'amis de la poésie s'étaient donné rendez-vous auprès de l'auteur.On voit ici.de gauche & droite, le Dr Marcel Nadeaudu Cercle Gabriel-Marcel.Gil'es Boulet.recteur de l'UOTR, l'auteur Alexis Klimov, Jean Panneton.président de la Société des Ecrivains et Camille Poirier, libraire, hôte de la réception.(Photo Andre Bouchard).La vie et la mort.le temps et l'espace \u201cDES ARCANES ET DES JEUX\" d'Alexis Klimov Par ce recueil de poèmes, ! même s'il ne s'agit que du premier recueil de poèmes d'un auteur, nous sommes invités à vivre l'expérience de la parole première ! Alexis Klimov, dans un langage châtié, incantatoire, suprême veut nous faire effectivement partager les merveilles de l'écriture magnifique.Par le biais du mystère que recèle le Tarot millénaire, le poète franchit cette ligne de l'hermétisme de la manière la plus heureuse, et nous mène au chant de l'âme elle-même ! Les sonorités de ce langage, le choix des noms, celui des verbes, tout a été choisi en fonction de l'ultime vibration intérieure que doit nous accorder le poème majeur.Portes dorées de ces Arcanes pour célébrer l'élégance des plus hauts Jeux de notre coeur ! Quel est précisément ce dédale où le poète Klimov a bien voulu nous introduire pour que nous participions à cette sagesse divinatoire ?Faut-il insister tout d'abord sur les degrés de communion vitale que chacun des poèmes Des Arcanes et des Jeux déploient devant nous comme des ramifications d'un vaste labyrinthe et où le fil d'une Ariane ne servirait plus qu'à nous rappeler vainement qu'il y a un tout autre monde extérieur à ce même et unique labyrinthe ?La joie intense ne se suffit-elle pas à elle-même ! Effectivement le métier d'écriture de ce poète est d'une valeur incontestable : l'ensorcellement, I'extase d'une âme, la trars- parence d'un itinéraire intérieur propre à l'illuminisme se reflète on ne peut mieux par l'intermédiaire de ces \u201cmiroirs\u201d\u2019 chantés.Quelle héraldique science Permettra de découvrir Le blason de ton corps (Le Mat, p.13) Silencieusement Tu invites l'étranger A traverser la lorêt d'algues Novant et dénouvant Les illusions Des eaux piégées (L'Empereur, p.41) D'autre part, les références multiples auxquelles font appel les poèmes de Klimov ne sont-elles pas le premier indice d'un voyage dont les coordonnées ne seraient plus que celles de la vie et de la mort, celles ultimes du temps et de l'espace ?: Et qu'est-ce que la sagesse poétique si ce n'est cette compréhension inspirée d'une vérité dont la profonde dialectique est de résumer à la fois l'ombre et la lumière ?Pénitence Etrange danse Sur une mesaique de misères Innocence .Etrange poussiére Sur le miroir des simples âmes Enténébrant la logique Par la clerté des paradoxes (La Maison Dieu, p.147) Cependant, Klimov ne s'est man:feste- ment pas attaché à toutes les vérités, à toutes les antithèses que pouvait et que peut * offrir la méditation du Tarot.D'ailleurs, tel ne devait pas être son propos ! Comme les cartes du Tarot, nous pourrons reprendre à volonté ces jeux, les interpréter même différemment: en d'autres termes, nous pour.ons réinvoquer la parole incantatoire et la situer au coeur d'une âme nouvelle à vivre; tout nouveau poème a d'ai'leurs cette fonction : déchiffrer parmi certaines arcanes p.écises, certains jeux déterminés, la présence d'un chant, d\u2019une vie \u2018niérieure.Des Arcaries el des Jeux est donc une Geuvre qui se veut cuverte à tous les courants de vie et de pensée.Le statisme n'y a pas droit; des rappels sont faits, mais ce n\u2019est que le martèlement d\u2019un chant qui ne demande qu'à êt.e incisif ! Ce recueil de poèmes devient donc le fidèle \u2018miroir\u2019 de la vie du poète et tout à la fois de notre vie, puisque le Tarot est bel et bien ce livre éternellement ouveri pour nous enseigner toute vérité, toute sagesse ! En toute dernière instance, la vie au fond n'est-elle qu'un jeu?N'en sommes-nous que les saltimbanques ou les joyeux acrobates ?Pour le moins, le très beau recueil de poèmes d'Alexis Klimov nous invite à parcourir et viv.e XXI/ ordonnances pour une Fête baroque où notre coeur est à jamais le nouveau Fou du Roi et du Monde ! MARCEL NADEAU 1, Klimov, A.: Des Arcanes et des Jeux, XXII ordonnances pour une Fête baroque, Ed.du Bien Public, Trois-Riviéres, 1976, 208.p.Nous adressons sincérement ces voeux à toute la population, à tous nos employés et à leur famille ainsi qu'à tous nos clients.(GANRON TROIS-RIVIÈRES Joyeux Noël Bonne Année JOYEUSES FÊTES à tous nos clients et amis Jean-Guy Chabot, gérant Les vrais spécialistes du voyage en Mauricie Nous sommes représentants pour toutes les lignes aériennes et pour tous les opérateurs de tours.Permis no 75-01-50435 N'oubliez pas que tous nos services sont gratuits.En 1977, consultez-nous pour vos voyages d'affaires ou de plaisir.Pour renseignements et réservations: B VOYAGES TRAVEL Trois-Rivières, 1515 Royale 379-1212 Shawinigan, 467 Station 536-4442 La Tuque, 329 Scott 523-3351 Montréal, 1155 ouest Dorchestes 66-5472 (suite 1505 Mit 192) Montréal, $6 Jean-Talon Est 274-4304 Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 LE BIEN PUBLIC UN ORIGINAL : \u201cHi 7 © \u201d Il y a environ 50 ans, lorsque j'étais vicaire à Ste-Greneviève de Batiscan, j'eus la visite de M.E.-Z.Massicotte, archiviste bien connu, qui cherchait l\u2019origine des familles NORMANDIN de notre région.Il découvrit dans nos registres paroissiaux qu\u2019elles descendaient de FRANÇOIS NOR- MANDIN, notaire royal, qui exerçait sa profession à Champlain, aux origines de la Nouvelle-France.Il y eut sans doute d'autres ancêtres du même nom, car dans la Province il y a plusieurs prêtres et professionnels qui portent ce nom de Normandin, et au Lac Saint-Jean il y a une paroisse qui s\u2019appelle NORMANDIN.Je vais conter l\u2019histoire d\u2019un type original qui vivait à Ste-Geneviève : PHILIPPE NORMANDIN, qu\u2019on avait surnommé FILI, abrégé de Philippe, et FAN- CINE, déformation du nom de l'ancêtre sus-dit, le notaire royal François, qui devint Francine puis Fancine.C'était un dégénéré (on en rencontre parfois dans des familles honorables), qui étaît établi au bout d\u2019un rang, loin du village.Il vivait pauvrement avec sa femme EMMA qu'il appelait TI-MA; il acceptait lui-même son sobriquet de FILI FANCINE.Dans les environs tout le monde connaissait FILI et TI-MA, lui maigrelet, elle assez replète, tous deux inséparables et de tenue négligée.Ils venaient au village toujours à pied malgré la distance, et ils marchaient l\u2019un devant l\u2019autre au milieu de la route, par tous les temps.Ils avaient de l\u2019endurance.Fili s'arrétait volontiers pour causer avec les villageois, qui le trouvaient intéressant.Il avait un curieux accent guttural; il parlait en se dandinant, mais il ne gesticulait pas.Il aimait à rappeler le souvenir de « Mon oncle POLYCARPE », personnage important évidemment, puis- qu\u2019il portait le nom d\u2019un martyr de la primitive Eglise, un nom qui sonne bien : il aurait pu tout aussi bien s'appeler PANCRACE ou GORGON, autres saints du martyrologe.D'ailleurs Fili était un bon chrétien; il savait ses prières.Quand il y avait des orages électriques, dans sa masure il se mettait avec Ti-Ma, disait-il, sous la protection des Saints dont les images étaient le seul ornement, leur seule consolation.Fili venait souvent au presbytère.Il entrait à la cuisine sans frapper, comme chez lui.Un jour, devant la ménagère il se plaignait de sa pauvreté et de ses souffrances; alors Mlle Guérin lui dit: « Regardez donc Notre-Seigneur en croix: il a bien souffert pour nous.» Fili répond: « Mé, y été obligé, lui!» Dans sa foi fruste, il exprimait cette grande vérité théologique que le Christ avait obéi à son Père en subissant la Passion pour sauver le monde.M.le chanoine Arthur Lesieur, charitable curé de Ste-Geneviève, avait donné au couple Normandin une place spéciale dans l\u2019église paroissiale, en avant des bancs, prés du mur de droite, pour faire honneur aux pauvres qui représentent No- tre-Seigneur Jésus.Fili et Ti-Ma venaient à la grand-messe dominicale assez régulièrement, quand ils le pouvaient.Le lendemain, Fili venait au presbytère recevoir sa récompense: 50 sous et un peu de tabac.Un hiver par un grand froid, Fili vint seul à la grand-messe.Le lendemain, Mlle Guérin lui demanda la raison de l\u2019absence de son épouse: serait-elle malade ?\u2014 « Non, répond Fili, y fait trop fret et alle a pas de caneçon !» Alors, la bonne ménagère lui dit d\u2019aller au magasin De Guise en face de l'église et elle téléphona au marchand à cette intention : ainsi M.le Curé devait payer Jes vêtements destinés à Ti-Ma.Fili partit bientôt du magasin avec le paquet bien ficelé, qu\u2019il tenait par le bout de la corde.Au milieu du pont qui traverse la rivière, en face de l\u2019église, le pa- uet se détacha et tomba par terre.Fili était trop gauche pour le renvelopper: il revint au magasin et dit au commis: «Hallé su l\u2019pont, pi tâque, la tite corde alla pas quint!'>» Amusement dans le magasin.puis l\u2019histoire courut tout le village; et quand les enfants voyaient passer Fili, ils lui criaient « Tâque, la tite corde alla pas quint'» ce qui choquait le pauvre Fancine.Pendant le carême, Fili et sa femme Ti-Ma vinrent fidèlement à l\u2019église pour «faire leurs Pâques », selon l\u2019expression populaire.La foule des fidèles remplissait la sacristie pour les confessions.M.le Vicaire fit entrer Fili dans le confessionnal des sourds, au fond de la sacristie, car Fili parlait toujours à tue-tête.Puis ce pénitent original vint au presbytère recevoir une aumône, selon son habitude.Mlle Guérin le félicita pour son bon esprit chrétien et lui demanda s\u2019il avait emmené sa femme à confesse.Un peu gêné, Fili répond: « Ben, Ti-Ma est allé à confesse au p'tit Viquére; mé j'cré qu\u2019alle a sauté, parce qu\u2019a veut pas pardonner à Dessureau ! » Il s'agissait d\u2019un bon cultivateur de ce nom qui demeurait près de la masure de Fili et qui se montrait très charitable pour ces deux pauvres misérables.Mais, par une réaction trop naturelle, ceux-ci gardaient rancune à leur bienfaiteur qu\u2019ils croyaient obligé de les faire vivre.Il ar- « Je vais conter l\u2019histoire d\u2019un type original qui vivait à Sainte-Geneviève riva même, un soir, que Fili voulut battre M.Dessureau; celui-ci pour faire la leçon à cet ingrat, le conduisit à la cour de justice, à Trois-Rivières.Pendant son interrogatoire, le Juge demanda: « M.Normandin, vouliez-vous le frapper au coeur?» Fili de répondre finement: «He l'voulé ben, mé y en avé pas! » A l'automne, Fili et Ti-Ma allaient aux « frutages ».Dans les champs, ils ramassaient des fraises, des bleuets, des framboises, des mûres, qu\u2019ils vendaient pour gagner leur vie.Des malins disaient qu\u2019aux premiers froids, Fili faisait quelques frasques (batailles, vols, etc,), ce qui lui valait de passer l\u2019hiver en prison, bien chauffé et bien nourri.Calomnie.Non, Fili n\u2019était pas assez cruel pour laisser seule sa femme souffrir de l'hiver dans son audis.Devenu vieux et malade, Fili eut la chance d\u2019aller à l\u2019hôpital.M.le curé Lesieur le fit conduire à Trois-Rivières dans son automobile.Fili n\u2019avait jamais monté dans un tel carosse.À l'hôpital des Soeurs de la Providence, les infirmières durent d\u2019abord l'installer dans le bain, ce qui était nouveau pour lui; il fallut user d\u2019une grosse brosse pour lui enlever les nombreuses épaisseurs de chemises qui étaient collées à sa peau depuis des années.Ce supplice fut trop dur pour le pauvre Fili: son corps usé de misère, enveloppant son âme ingénue, purifié par les derniers sacrements, était prêt à paraître devant Dieu.Le Seigneur dut recevoir favorablement cet humble chrétien qui avait « mangé tant de misère ».Au ciel, il a sans doute une meilleure place que certains gros messieurs, riches, savants, importants devant le monde.Car le saint Evangile dit bien : « Bienheureux les pauvres d\u2019esprits (ou en esprit) car le Royaume des Cieux est à eux.» GEORGES PANNETON, prêtre TIRAGE DU 5 NOVEMBRE, 1976 1,564,268 13,120 S1,2374 billets vendus en pre GAGNE Féauegaus pan GACNENT pan GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT 36 huni ean 1024 \u201civi: pan GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE 15 7 pan GAGNENT GAGNENT VS *Leuinet,- va.24 \u201ci on 18 enn can Page 10 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 > ly.~ APTS \"À [i % RE 90 > SOE) \u201d NB rE Moa © 1 AE AE po (Photo André Bouchard) Le Cegep de Trois-Rivières vient de rendre hommage aux travailleurs de la culture, mardi, Je 7 décembre dernier, à l\u2018audi- (Photo André Bouchard) torium du Pavillon des Humanités.Sous la présidence d\u2018hon- Une nouvelle industrie vient de voir le jour dans le parc neur de M.Denis Vaugeois, cette soirée honorait les travailleurs industriel du Cap-de-la-Madeleine.Il s'agit de la compa- suivants : Louis-Philippe Poisson (théâtre), abbé Léo Cloutier (ci- gnie ELCO qui se spécialisera principalement en structure néma), abbé Gilles Poisson (chorale), Robert Grenier (musique), d\u2018acier et en bâtiment préfabriqué.Sur cette photo prise, Roméo Robert (théâtre), Dr Paul Cabana (loisirs artistiques), Dr lors de l'inauguration officielle, nous pouvons reconnaître Conrad Godin (histoire), Clément Marchand (lettres), Claire Geren compagnie de l\u2018ex-ministre Normand Toupin, Emilien vais-Roy (lettres), Lise Aubin-Lesage (développement artistique).Lesieur, vice-président, le maire J.-Réal Desrosiers et le Sur cette photo: Roméo Robert, Robert Grenier, Réjean Deziel, président de cette méme entreprise, Edgar Lesieur.présentateur des personnalités, et Clément Marchand.\u201cLA TRADITION DU NOUVEAU\u201d .Lors de la soirée d'hommage aux travailleurs de la culture, mardi, le 7 décembre au Cegep, le secrétaire général du Collège, M.Raymond Loranger, a présenté l'événement en ces termes : «Depuis sa création en mai 1968, le Cegep de Trois- Rivières s\u2019est toujours efforcé, par ses multiples activités scolaires et parascolaires, d'affirmer concrètement sa présence dans le milieu.Fidèle à sa mission d\u2019institution polyvalente, notre Collège n\u2019a jamais cessé depuis de poursuivre le .grand but de l'éducation humaniste, mais d'un humanisme qui se veut contemporain.Dans ce collège voué à l'enseignement général et professionnel, les cloisons entre les cultures dites humaniste et scientifique ont fait place à un humanisme nouveau, élargi et diversifié, qui puise à la tradition des Anciens et s'inspire de la science moderne, qui unifie, par la compénétra- tion de la science et des humanités, la culture générale et la culture technique.» Le nouveau député de Trois-Rivières à - l'Assemblée Nationale, Denis Vaugeois, dans une allocution improvisée, a tenu à tirer les conclusions de cette soi- rée-hommage.Il a souligné le rôle déterminant des travailleurs de la culture dans la vie des sociétés.Historien et éditeur très attaché à sa ville, Denis Vaugeois a dit combien Trois-Rivières était redevable à ceux que l'on honorait.pu Meilleurs Voeux À ; 9\u201d on cette Saison des Fêtes La direction et le personnel de la SOCIETE D\u2019ALUMINIUM REYNOLDS [Canada] Limitée s\u2019unissent pour offrir leurs meilleurs voeux a toute la population de la région pour ces grandes fétes de NOEL et du NOUVEL AN SOCIÉTÉ ALUMINIUM REYNOLDS [Canada] Limitée - Cap-de-la-Madeleine A, B. Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 LE BIEN PUBLIC Page 11 Joe Clark est venu saluer les Trifluviens RT 2} RTT gy TEVA {Photo André Bouchard) Le chef de l'opposition aux Communes, monsieur Joe Clark était le conférencier invité devant les membres de la Chambre de Commerce du Trois- Rivières Métropolitain où il a exposé ses vues sur la politique actuelle, notamment sur l\u2018élection récente du gouvernement péquiste.Il a également traité de la conjoncture économique actuelle devant la plus grande assistance de la chambre tri- fluvienne depuis son existence.Cette photo nous fait voir le conférencier pendant son exposé avec à ses côtés monsieur Lorne Germain qui présidait le souper-causerie.On rappelle le succès du Festival Western {Photo André Bouchard) Une soirée-hommage se déroulait dernièrement au Kapibouska de St-Tite, afin d\u2019honorer les organisateurs du récent festival Western de St-Tite, considéré comme étant la plus grande attraction western de l\u2018Est du Canada.A cette occasion, l\u2018agent Molson Paul Héroux desservant ce territoire a tenu à manifester son appréciation au président Emile Julien qui n\u2019a pas compté ses heures pour faire une grande réussite du 9ème Festival Western qui, on le sait, a attiré pas moins de deux cent mille personnes dans la ville du cuir.Amateurs de aports on plein ain Ao.ye3 les bienvenus au Domaine Juneau Em.Futur site touristique - Terrain de camping pour roulottes \u2014 Ambiance typiquement canadienne française.sant .Les propriétaires, Piscine \u2014 Terrain de pique-nique M.et Mme Arrangements spéciaux pour Philippe Juneau sont heureux de vous offrir leurs meilleurs souhaits de Joyeux Noël of Bonne.Année.Domaine Juneau Enr.Pointe -du -Lac groupes \u2014 Nouveaux développements en perspective.BIENVENUE AUX MOTONEIGISTES, SKIEURS ET RAQUETTEURS see to.y dar) oY) \u2018 3 k (=) ?Meilleurs souhaits à toute la population de la Mauricie pour de Joyeuses Fêtes Edgar Lesieur Nos meilleurs souhaits de SSP ETES SSSR JOYEUX NOËL servir en toute saison! + e , } meilleurs 3 e : souhaits.; ol sincere 3 toutes es : = \u201cMESDEMOISELLES\" ; mauriciennes, québécoises ou canadiennes : Lu que nous avons l\u2019insigne honneur de K | N aR TS cet ee, eu œ 334 Des Forges, Trois-Rivières : TATA SA TA A RAS AS Wasnt bd CHARGEX Page 12 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 19-26 novembre et 3-10 décembre 1976 On a dit beaucoup de bien du dernier recueil de poèmes publié aux Ecrits des Forges dans la collection \u201cLes Rouges- Gorges: Les Jumelles interdites, de Robert Godin.Dans un article pertinent, René Lord a souligné, dans Le Nouvelliste, les mérites incontestés de ce recueil.Nous voyons ici de g.à d., lors du lancement quelques auteurs de la maison: Jean-Marc Fréchette, Jean Larivière, Yves Boisvert, Gatien Lapointe, le directeur et l\u2018animateur du groupe, Robert Godin, auteur de \u201cLes Jumelles interdites\u2018.EE Sr rs nome ava Le poète et le potier.Remarquable étude psycho-morpho- logique, comme dirait le poète Alphonse Piché, que le photographe Onil Marchand a croqué récemment en compagnie de Gabriel Beaudoin, bien connu pour ses admirables poteries.(Photo André Bouchard) QUESTIONS BRULANTES A l'occasion du souper-bénéfice p a | : PN du parti libéral fédéral qui se 6 $6.00 seulement i= tenait à l'Hôtellerie Le Baron de f Trois-Rivières, le ministre de l'In- 2 Ce enw i wm 8 dustrie et du Commerce, I'hon.CHAP DD (BD DAD ID ca PIR DDB SDS Boia Jean Chrétien était le conférencier invité pour la circonstance.Celui-ci a traité du patriotisme a l'heure que nous vivons et dans le contexte.Entre-temps, il avait commenté devant la presse des questions brüûlantes d'actualité et ; ce dernier a fait ressortir qu'ii (Photo André Bouchard) s'occupait activement de tous peut reconnaître dans l'ordre: du Trois-Rivières Métropolitain, les problèmes et des projets Monsieur Jean Chrétien, députd Mma Gilles B2audoin et Monde l'heure, dans ia région de la de St-Maurice, Mme Claude G.sièur Gilles Beaudoin, maire de Mauricie.Sur cette photo, on Lajoie, Claude G.Lajoie, député = Trois-Rivières.L'HYDRO QUEBEC ACCUEILLE LES MEDIA Les dirigeants de l'Hydro-Québec, région de la Mauricie recevait les journalistes pour leur annoncer quelques nouvelles pour l'année qui s'en vient et ils ont profité de l'occasion pour leur offrir un excellent goûter aux huitres.Sur cette photo on re- connait Raymond Vallières, des Relations Publiques à l'Hydro- Québec, le chef Gérard Beaudet, Jacques Durocher directeur régional à l'Hydro-Québec, André Jacob, gérant des ventes et Jules Rheault, également de l'Hyro.(Photo André Bouchard: L'EXPANSION ECONOMIQUE Une rencontre sociale regroupant plusieurs industriels et hommes d'affaires de la région avait lieu dernièrement.à l'auditorium de l'hôpital St-Joseph de Trois-Ri- vières.Elle avait été organisée par le Service d'Expansion Economique et Industrielle Trois-Ri- vires Métropolitain.L'objectif de celui-ci est d'inciter les gouvernements à maintenir leur con- LA SOCIÉTÉ DES PÂTES ET PAPIERS | À vememens à aimen ou cor KRUGER LIMITÉE i Goxpansion développer un cl .: mat propice à l'investissement et DIVISION PAPIER JOURNAL JR Lous les secteurs de l'aggloméra HR tion.: TROIS-RIVIERES IN Joun ad Ploimioine dass fa M Pierre Bissonnette, délégué In- (Photo André Bouchard) dustriel, au M.I.C.\u2026.Charles Gab- Claude G.Lajoie et André Bleau, au ministère de l'Industrie et du bour, du M.E.E.R., le député directeur des bureaux régionaux Commerce du Québec. LE BIEN PUBLIC vot re Caisse Po pulaire NIL, LX LN 14 Desjardins tPA y Ts, 0 Mig PERSOVNEL PRET Eo S74 PARGNE - ENS \u20ac ve oO NÉ oF pe cer PRÊT ee HYPOTHECAIRE 2p C'EST LE GROS BON SENS ( BON SENS "]
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