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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 28 janvier 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1977-01-28, Collections de BAnQ.

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[" Soc.CÇan.du Microfilm Inc.19 ouost rue Le Royer Montreal Hey 1w4 sept, Trois-Rinières, Mos 4, 5 et 6 (A Vendredi, es 28 janvier qi XK 4 et 11 fémier 1977 Fu + 563, me Royale ; SP JORGANE 5 TRIF DU QUEBEC FRANCAIS A L\u2019HAITI CREOLE SA 30a; Québec et Haiti, terres uniques, carrefour ou la vie fran- caise s'est instituée de maniére si différente ! Québec Le Québec ! Après trois siècles, la langue française, malgré des canadianismes inévitables, a gardé saveur et vitalité.Tout en développant une identité culturelle propre, les Québécois sont restés par leur langue, un des membres les plus importants de la francophonie mondiale.S'il faut cependant admettre une \u201caméricanisation\u201d certaine de notre culture au Québec, Haïti, par contre, offre le tableau de la \u201ccréolisation\u201d totale pour une culture nouvelle ! Haiti Haiti, effectivement, n'offre pas les mêmes coordonnées culturelles que le Québec.La langue française, en terre haïtienne, demeure actuellement la langue de l'élite culturelle des classes dirigeantes.Le \u201ccréole\u201d, langue de l\u2019ouvrier, de la lavandière, du manoeuvre ou du paysan, s\u2019est PAR MARCEL NADEAU EHR AL ge ap AY a ; I Ce CITRUS tse ig a: CE 4 ik ies i: ei i i justement constitué et s'élabore encore par la cristallisation d'éléments disparates pour envahir jusqu'au domaine privilégié de l'école, de la chanson et du journalisme.L'exode de forces intellec- \u2018tuelles du pays rend encore \u201c plus cruciale cette situation; le Créole, \u2014 cette langue facile, fleurie, propre au quotidien et a la majorité qui reste, \u2014 conquiert ainsi tous les droits; c'est le paysan qui envahit la ville ! Il s'agit là d\u2019un processus qui, au premier abord, ne pourra plus s'arrêter.Mais pour animer la vie culturelle française en ce pays des Caraïbes, il faut noter avant tout la présence de ces jour- neaux quotidiens ou hebdomadaires, particulièrement Le Matin, Le Nouvelliste, Le Jour et Le Nouveau Monde.Il faut également souligner le précieux concours qu'apporte l'institut Français de Port-au- P.ince: bibliothèque, cinéma, conférences.et surtout l\u2019excellente publication de ja revue Conjonction où peut s'exprimer tout membre de la francopho- (Suite à la page 2) PAR MAURICE HUOT A l\u2019occasion de son 35ième aziniversaire de vie artistique le peintre de la Mauricie, François Déziel, a bien voulu accorder une entrevue exclusive au \"Bien Public\u201d.Voici dans quels termes il s'est expeimé: i Peintre et sculpteur né à Saint-Mathieu en 1914, François Déziel est l'un des artistes les plus authentiques qu'ait produits ia Mauricie.\u2014A quand François Déziel, remonte votre activité professionnelle dans la peinture et aussi je crois la sculpture ?\u2014Je compte aujourd'hui 35 années de vic professionnelle dans ces domaines.\u2014Parlez-nous un peu de votre enfance, de votre jeunesse.\u2014Je suis né dans le comté de Saint-Maurice à St-Matthieu, à quelques quinze milles au nord-est de Shawinigan, à l'entrée du Parc national d'au- jourd'hui.FRANCOIS DEZIEL, peintre de la Mauricie \u2014Vos parents étaient-ils artistes ?\u2014-Mon père était cultivateur, à la tête d'une famille de onze enfants dont huit garçons et trois filles.Je suis le troisième fils.Si vous parlez d'ascendance artistique je peux vous dire que mon père était violoneux ct raconteur.C'était l'homme qui faisait rire la parvisse par sa gaicté naturelle, son excellent tempérament.Ma mère était une femme simple dévouée à son mari et à ses enfants comme le passé nous a donné tant d'exemples.Elle aimait certes le beau mais ne pratiquait aucun are en particulier si ce n'est le grand art de garder l'harmonie au foyer.Comme toutes les âmes simples, elle avait comme une sorte d'accessibilité directe au Beau sous toutes ses formes, musique, fleurs, tableau de peintures etc.Je crois que le climat familial m'aida par sa sérénité à trouver ma voie.\u2014Votre enfance fut marquée par un malheureux accident, pouvez-vous nous en parler un peu puisque par la suite, cela détermina je crois en partie votre vocation de peintre.\u2014Oui j'ai subi un accident sur la ferme à l'âge de 6 ans alors que je tombai du haut d'une cha- rette à foin ct je me brisai le bassin et les deux.hanches.Comme il n\u2019y avait pas d'orthopédiste, seulement qu\u2019un ramancheux qui ne pouvait faire grand'chose, je fus alité et les os reprirenc mais pas comme il le fallait.Plus tard, en 1932, je rencontrai le fameux Dr Édouard Samson.Ce dernier pratiqua six opérations sur moi en un an et demi.Tout en me soignant, et en travaillant à me remettre sur pied, car j'étais paralysé des deux jambes au début, le Dr Samson qui était aussi fin psychologue, décela chez moi des dons pour le dessin, pour la caricature notamment.Il m'arrivait le matin avec un sujet que je traitais.Son but était de me distraire et aussi de me permettre de me livrer à une occupation intéressante et absorbante.(Suite à la page 2) os a > a 0 = .A \u2019 ; or shige A o£.; Æ 1e ! ee QE ue ag 3 7 .PA Vo la 1 à 2.8 ! - wer RUA CNS il nous fait plaisir de souligner le grand intérêt que l'on porte à l'oeuvre peinte de François Déziel en Mauricie.Les autorités du port de T.-R.ont eu l'heureute idée de remettre une toile de Déziel au Capitaine Hansen du cargo Norvégien Brunia, le premier à amarrer dans le hivre trifluvien en 1977.De g.à d.François Déziel, Pierrette Poirier, artiste peintre, le maire Gilles Beaudoin et le-Capitaine Hansen, posant la cérémonie de remise.devant le tableau, lors de {Photo André Boucherd) Page 2 LE BIEN PUBLIC Vendrediy 28 janvier, 4 et 11 février 1977 Francois Déziel.(Suite de la page 1) En somme je puis dire que c'est le Dr Samson qui détermina le plus le choix de ma carrière en me disant que mes chances allaient du côté de la création artistique par la peinture, le dessin et la sculpture après avoir évalué à la \u2018suite de ma longue fréquentation comme patient, mon potentiel, car Samson scrutait jusqu'à l'âme de ses patients.\u2014Après des études commerciales normales et même pendant ces études, vous fréquentiez les milieux artistiques.\u2014Oui, le soir, trois fois la semaine, je suivis pendant huit ans les cours de l'Ecole des Beaux- Arts sous Henri Charpentier, St-Charles et Maillard comme professeurs.En 1944, j'ai ouvert un studio rue Saint-Zotique à Montréal et j'ai commencé à enseigner.Je formai un groupe appelé l'Acelier libre qui réunissait les anciens de ma classe à l'Ecole des Beaux-Arts.Ces cours ont duré 27 ans.Je continue encore à enseigner à Shawinigan où j'ai monté l'Arelier libre.Actuellement nous sommes quatre professeurs.J'y ai un cours par mois et je m'occupe d'administration et d'organisation de critique d'art au profit des élèves, et d'exposition.\u2014Et vous-même vous exposez souvent vos oeuvres ?\u2014Je viens de terminer ma 33ième exposition solo en octobre dernier.En 1958, j'ai organisé le square des Arts à Montréal, au Carré Dominion, avant j'avais organisé l'exposition du Carré St- Louis avec Marc Pilon, puis au Gésu, aux Arts et Métiers et dans diverses galeries ec musées.\u2014Croyez-vous qu'aujourd'hui plus de gens s'essaient à la peinture ?\u2014Je ne crois pas qu'il y en ait plus qu'avant.Je crois qu'il y a un retour au figuratif en peintu- te.Quand le non-figuratif a connu une certaine vogue cela a permis à plus de gens de peindre ou de faire semblane.À cette époque, cela a permis à quelques peintres de prendre un envol.Mais le retour au figuratif a clairsemé les rangs des peintres amateurs et autres.On a pu voir alors qui a pu résister à la phase non-figurative et émerger.\u2014Que pensez-vous personnellement du non-figuratif en peinture ?\u2014Je suis un figuratif mais j'accepte un certain non-figuratif dans les jeux de couleurs.Je vois toutefois mal où peut se situer une peinture abstraite.L'Art pour moi est une application des connaissances artistiques à un réalisation de gran- eur.Un sujet très banal en soi peut être exalté, ma- Bnifié, par le talent d'un artiste.\u2014On dit François Déziel que tout a pas mal été fait Ou dit en peinture quant aux sujets traités par les grands peintres du passé.Croyez-vous exemple reprendre avec succès des sujets bibli ques: comme le retour de l'enfant prodigue, ou Jésus guérissant les aveugles, etc ?\u2014Certainement, mais il faudrait que le peintre qui entreprendrait cela représente les personnages dans des vêtements modernes et dans un décor de nos jours.Actuellement, toutefois la peinture religieuse n'est peut-être pas appropriée mais comme on pressent un retour à la Foi, de telles peintures pourraient dans un avenir pas trop éloigné reprendre de l'intérêt pour certains peintres.Cela ouvrirait une porte d'entrée pour les artistes, \u2014Quels peintres vous ont surtout marqué ?\u2014Cézanne m'a fortement influencé au début.Parmi les artistes canadiens j'ai toujours aimé Clarence Gagnon, Pilot, Tom Thomson du groupe des Sept, puis René Richard, Lorne Bouchard, Léo Ayotte, Tex Lecors.\u2014Dans l'immédiat vous continuez à travailler ?\u2014Oui je prépare une trentaine de tableaux sur la Mauricie pour une exposition qui aura lieu dans deux ans.\u2014Nra-t-on pas fait un film sur votre vie artistique ?\u2014En effet, l'été dernier on a tourné un film qui passera sans doute à la TV sous peu, à Radio-Qué- bec, Radio-Canada.Le film tourné en super 8 millimètres est à l'Office du film, l'Office national où on l'a soufflé en 16 millimètres.Le film comporte des éléments sur ma conception de l'Art, ma vie, l'Atelier libre et autres points de vue sur la Mauricie, ma place natale.C'est un documentaire artistique qui devrait en intéresser plusieurs, du moins je crois.\u2014En somme François Déziel, vous êtes maintenant un peintre reconnu, arrivé, et qui compte au ciel de notre vie artistique québécoise.\u2014Je suis satisfait en autant qu'on puisse l'être quand on poursuit un idéal toujours à atteindre et jamais atteint.\u2014Merci François Déziel.\u2014Tout l'honneur est pour moi.François Déziel est l'exemple du courage moral et physique, qui s'est battu contre la vie pour ne pas céder au coup dur reçu dans sa jeunesse.J'ai suivi sa carrière depuis plus de trente ans, à titre de critique d'art dans divers journaux et jai toujours reçu de lui une leçon d'optimisme traduite dans ses nombreux tableaux d'où la tristesse est toujours bannie.Doué d'un solide métier, Déziel peut se comparer aujourd'hui aux meilleurs peintures de chez nous.Îl est un exemple vivant de ce qu'on peut faire en Art quand on a le ta lent, la foi en soi-même et le goût du Beau ! MAURICE HUOT LES MEMOIRES D'AMBASSADE de Jean Bruchési Fidès vient de publier la suite des mémoires de Jean Bruchési sous le titre de Souvenirs d'Ambassade, pour la période de 1959 à 1972.C'est ia suite de Souvenirs à vaincre paru en 1974.D'une plume alerte, Jean Bruchési nous prend en charge comme compagnon de voyage dans les divers pays où il a exercé ses fonctions de diplomate.Cet écrivain a pu observer avec diligence lee grands courants politiques de notre époque fertile en changements.li! a su allier le souci du détail à celui des grands plans dans ses remarques ot observations, ce qui fait que la lecture de Ces mémoires est enrichissante et comporte un côté à la fois intime et humain.Jean Bruchési, son livre le révèle, à toujours cherché à pousser sa curiosité d'homme cultivé et Qui veut sans cesse apprendre plus loin, que les seules fonctions purement diplomatiques.Ainsi, en terre africaine, il a quitté souvent les sentiers battus pour visiter des lieux, parier à des gens, soiliciter des entrevues en dehors des strictes obligations de sa fonction.Cola nous vaut un supplément de connaissances et d'aperçus inédite qui nous aident à mieux saisir les tendances et l'ê- me des pays visités.Tant valent les mémoires tant valent ceux qui les écrivent.Bruchéei était éminemment préparé pour écrire les siens avec un luxe de faite, de noms et de dates, et une sincérité qui nous met en confiance.|! en résulte pour le lecteur des horizons nouveaux voire inédits qui le font réfléchir sur une époque qui préparait celle d'aujourd'hui.Souvenirs d'Ambassade se présente avec de nombreuses photos et un index des noms cités qui ajoutent à l'intérêt du lecteur.Quand on refermera ce livre on se sera rendu compte combien M.Bruchési a pris au sérieux sa mission de roprésen- tant du Canada à l'étranger afin d'en projeter la meilleure image et combien il s'est plu dans ses fonctions, ce qui l\u2019a sans doute aidé à faire du bon ouvrage, malgré les fatigues et les traquenards de ce métier qui exige du tact, du fiair et une attention soutenue aux moindres paroles et aux moindres gestes.Un métier qui exige aussi une grande connaissance des hommes, une excellente santé, lo goût des voyages et une facilité inouïe à boucler ses mailles à une minute d'avis.; Ceux qui sont friands de souvenirs et de mémoires passeront une bon moment.en compagnie de Souvenirs d'Ambassade de Jean Bruchési.lis seront en tout cas en excellente compagnie pour ce .Qui est de la clarté du style et l'optimisme que l'auteur y à répandu face A Ia.vie.\u2018 6 ICE: « T Du Québec francais.(Suite de la page 1) Culture francaise et haitienne De la sorte, ces efforts magnifiques accomplis en vue de garder bien vivant en Haiti l\u2019héritage précieux de la culture française, nous émeuvent à juste titre, d\u2019autant plus que les plus grande écrivains de ce pays se sont tous exprimés et s'expriment encore dans la langue de Molière.N'est-ce là cependant qu'un sous-produit de la véritable culture haïtienne ?Présentement, l\u2019Haïtien en général se sent de plus en plus à l\u2019aise dans son \u201ccréole\u201d de tous les jours pour exprimer sa véritable nature enjouée, primesautière, colorée.Emile Roumer!, poète célèbre d'Haïti, a savoureusement crit : parler français avec, parfois, pour s'amuser un mot créole ayant le chaud parfum des mangues.De telles paroles, \u2014 et d'une aussi pittoresque expression, \u2014 soulignent, on ne peut mieux, le pouvoir incantatoire de ce \u2018\u2018créole\u201d des Antilles ! La figuration lyrique du poète Emile Roumer, combien profonde, demeure bel et bien l\u2019idéalisation et le vouloir viscéral d'une langue jaillie du plus intime du coeur | La culture créole Inéluctablement, s\u2019élabore donc en Haiti, le processus de décantation finale d\u2019un français en pratique devenu de plus en plus langue seconde.Somme toute, dans ce nouvel idiome qu'est le créole, à vrai dire, que reste-t-il de hautement français ?I! n\u2019en reste plus que quelques mots parsemés ci et là, tels que de brillants flots à la dérive.Une nouvelle langue, une nouvelle pensée se sont élaborées de façon irrémédiablement parallèle à la culture française d'origine première; la culture haïtienne est désormais toute autre ! La langue créole Afin de donner une idée plus précise de ce que peut être le créole en comparaison avec le français international, j'apporterai quelques exemples.En créole françisé, la prière du \u2018Je vous salue, Marie\u201d traditionnel, deviendra le \u201cMarie, sé pou ou content\u201d: Marie, sé pou ou content, ou minm qui sl tellement jouinn faveur, : Grand Malire-/a avec ou, ii béni ou pi plus pasé toute fille.et li béni Jésus pitite ou fè-a.Marie, ou saint, ou s6 manman Bon Dieu, nous sé pécheurs, la prière P jodi-a ak Fheurs nous préte pour mouri 3 Par ailleurs, il existe un autre Créole, appelé le créole typique ou-proprement indigène.Dès lors, ce même \u201cJe vous salue, Marie\u201d traditionnel recevra l'écriture suivante: Mari, sé pou kontan, ou-minm ki si tèiman jouinn favè, Granmét la avèk ou, Il béni ou pasé tout fi, é Il béni Jézi, Pitit ou fè-a.Mari, ou sin, ou se Manman Bondié, nou sé péché, la priyé pou nou jodi-a ak lè nous prèt pou mourl 3, Apportons aussi l'exemple du \u201cNotre Père, qui es aux Cieux\u201d.En créole françisé, nous pour- pourrons lire: Papa nous qui nan Clel-la, sé pou yo réspecté nom-ou, sé pou yo reconnaître sé ou qui rol, sé pou volonté ou faitt sou terre-a tankou non Ciel-la.Pain nous besoin chaque jour-a, ballle nous li jodi-a; pardonnez ça nous fait ou tankou nous pardonné moune qui fait nous quelque chose; pas quitté nous prend nan piège mais délivrez nous ak ça qui mai 4.Ce même \u201cNotre Père\u201d deviendra en créole d'origine: Papa nou ki non sièl la, sé pou yo réspèkté nou ou, sé pou yo rékonèt sé ou kl roua, sé pou volonté ou fêt sou tê-a tankou nan siel la.Pin nou bézouin chak jou-a, ban nou li jodi-a.Padonnin sa nou fè ou tankou nou padonnin moun ki 18 nou kitchoby, Pa kité nou prann nan pied, min délivré nou ak sa ki mai5.Conclusion De tels exemples demeurent manifestement incomplets pour bien circonscrire le particularisme du langage et de la pensée \u201ccréoles\u201d.Il y manque l'in- tonnation, la précipitation; il manque encore certaines élisions ; de plus, j'irais jusqu'à dire, certaines préposi- - tions sont peut-être encore de trop ! Le créole, c\u2019est la vie perpétuellement en mouvement; le créole, c'est ce qu'il y a de plus \u201cenjoué\u201d et de plus \u201cfacile\u201d; c\u2019est, en un mot, ce qu'il y a de plus \u201clibertaire\u201d ! Ainsi pouvons-nous mieux voir jusqu'à quel point le français internationnal s'est soumis en terre d'Haïti, à une aventure combien périlleuse.En pratique, un tel état de fait témoigne véritablement chez ce peuple des Caraïbes, d'une toute autre culture et désormais presque parallèle.Bref, l'âme haîïtienne, définitivement, s'est faite totalement créole ! par MARCEL NADEAU 1.Roumer, E.: Poèmes d'Haïti et de France, le thé de corossol.Ed.Panorama, Port- au-Frince, 2° 6d., p.33, 94 p.2.Catéchisme Créole.Ed.Imprimerie Le Phalange, Port-au-Prince, 1975, p.115, 134 p.Adaptation: M.N, 3.N-ep Réglé tout Bagey an Chantan.\u2018Port-au-Prince.Adeptation : MN.4.Catéchisme Créole.Ibid, p.119.5.N-ap Réglé tout Bagay en Chantan.Ibid.: Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 BEEBBBBBES BEBBEBBBBE LE BIEN PUBLIC bien Page 3 uDllC-cceccsccese POUF 1\u20ac DIEN PUDNC 220scosoeve IMPRESSIONS Sans le facteur, ce genre d\u2019hommes de lettres, plusieurs manuscrits d'auteurs en puissance n\u2019atteindraient pas leur destination.c\u2019est-à-dire, le panier à papiers.\u2014 x \u2014 Les journalistes sont gens peu nombreuse.C\u2019est que, pour prétendre accéder à ce métier, il faut non seulement du caractère mais du plomb dans la tête ! \u2014 x \u2014 En somme dans la vie, il n°y a que deux classes de gens: ceux qui sont aux travaux forcés et ceux qui sont au repos forcé.\u2014 x \u2014 Non seulement il faut des cours de préparation au mariage, mais il en faudrait aussi sur l\u2019art d\u2019y persévérer autant que possible avec la même personne.\u2014- x \u2014 Selon des statistiques, il y avait au Canada plus de téléviseurs que de baignoires dans les maisons.Faut-il en conclure que le lavage de cerveau est plus important que celui du corps ?\u2014 x \u2014 Shakespeare ne pensait pas à certaines féministes quand il écrivit: « Fragilité, ton nom est femme ».\u2014 x \u2014 I y a des gens qui signent tout ce qu\u2019ils font mais souvent leur nom est si peu significatif que c\u2019est presque de l\u2019anonymat.Absolutisme politique L'absolutisme politique n\u2018est pas meilleur que ceux qui se font jour dans d\u2018autres domaines.Et pourtant, pendant combien d'années nous avons vécu au Canada sous cet absolutisme, qui a tant faussé l\u2019optique qu'on devrait avoir des gens et des choses.Cette réflexion, je la fais à la suite d\u2018une émission de TV à caractère politique où deux chefs appartenant aux vieux partis se sont livrés à un dialogue de sourds.Cependant, ils ont démontré consciemment ou inconsciemment, qu\u2019ils avaient mal jaugé les électeurs lors de récentes élections.On peut en conclure que sur nombre de points, dont quelques-uns essentiels, vitaux, l\u2018un et l'autre parti en cause n\u2018avaient su présenter au peuple avant le vote les véritables problèmes et les solutions à y apporter.C'est un fait à souligner.Cela prouve que, dans certains milieux politiques, on commence à réaliser que l'absolutisme est démodé et qu'on commence à réaliser que la masse électorale mieux informée et mieux éduquée n'est plus aussi disposée qu'avant à gober n\u2018imperte quoi en matière d'explications des problèmes courants et surtout de promesses électorales.Pour les mordus de tel ou tel parti politique, l'époque est révolue où toutes les vertus sont le monopole d'un seul camp, celui d'un même système de pensée, encore qu'il y en ait une.Les électeurs commencent à comprendre qu'il peut y avoir d'excellents politiciens dans tous les camps et qu\u2019il y en a même qui peuvent changer de camp quand ils réalisent que leur camp fait fausse route.On commence à réaliser que de bonnes idées peuvent aussi naître dans de petits partis et que la bonne gouverne d'un pays ou d'une province dépend de la collaboration de tous ses bons éléments.C'est bon signe que l\u2019absolutisme politique ait connu ses plus beaux jours qui en réalité en étaient de mauvais et que cette attitude cède la place à plus de nuances dans la pensée et les procédés.MAURICE HUOT Dans la vie, on adore les vieilles gens.Le touriste qui oublie tempête.vite.se moque des personnes précieuses.vénère les vieilles choses et qu\u2019on méprise pourtant \u20140\u20140\u2014 ne prépare pas un bel avenir à ses bagages.\u20140\u20140\u2014 Les soucoupes volantes existent depuis toujours, surtout dans la cuisine quand le ménage souffle à la Le magasin à air climatisé ne conserve pas votre argent, au contraire, il aide à le faire dépenser plus les objets précieux et on out comme on le pourboire du porte-faix MAURICE HUOT Deux écrivains trifluviens à l'Assemblée Nationale Parmi les nouveaux élus du 15 novembre dernier à l'A.N.Trois-Rivières compte deux des siens: Denis Vaugeois et Gérald Godin.Encore hier, ils étaient éditeurs, le premier à Boréal Express, le deuxième à Parti-Pris.Leur influence sur le milieu québécois a été considérable car leurs maisons respectives ont publié des livres originaux, poè- \u2018mes, romans et esssais qu\u2019il n\u2019est pas permis d\u2019ignorer quand on étudie le comportement et l\u2019évolution de la civilisation québécoise.Notre imprimerie a réalisé plusieurs de ces livres qui portent son chiffre a la derniére page.Denis Vaugeois et Gérald Godin sont deux produits de cet esprit typiquement réfléchi et réalisateur qu\u2019entretenait encore la bonne société trifluvienne, il y a quelques années.L'enseignement des Albert Tessier et Hermann Plante avait porté fruit dans le cas de ces deux-là qui, en outre, ont subi l'influence de leurs aînés, les Durand, Sylvain, Biron, Douville, Piché et quelques autres.Denis Vaugeois a publié une première étude historique, il y a plusieurs années, sur l\u2019union des deuxCanadas.Vite épuisé en librairie, cet ouvrage fort en demande aurait pu faire plusieurs tirages successifs, mais son auteur ne trouva pas le temps de le rééditer.Plus tard, il s\u2019intéressa au destin des Hart.Toujours, il eut ce don de synthèse dont se passe difficilement le métier d\u2019historien.Quant à Gérald Godin, publié trois fois au Bien Public et trois fois à Parti-Pris, il fait partie du \u201chappy few\u201d de la poésie québécoise.L'originalité de ses thèmes et la vigueur de l\u2019expression, alliées à une sensibilité des plus vive, en font l\u2019un des chantres les plus authentiques de l'identité québécoise.Nous croyons que ces deux écrivains de chez nous joueront un rôle fort utile de conseillers culturels au sein du gouvernement actuel.Leur expérience de Pédition et du milieu intel- lectue!l leur permettra certes d'influencer la politique culturelle du Québec, au moment où le nationalisme québécois se cristallise de plus en plus dans la formule de la souveraineté politique, pour mieux atteindre les objectifs de survie et d\u2019épanouissement de la culture française en Amérique.\u20ac.M.LES CYPRES Parmi l\u2019ocre et le gris-bleu d\u2019un paysage les cyprès montent la garde La beauté sévère de leur silhouette rêveuse illumine ce jour de cristal Grâce exquise d'un ciel de fin de saison temps de la voyance embrasée Ces arbres chantent l'hymne au silence l'ardente prière des champs .Marcel Nadeau Plantes du aol trifluvion.LA FLEUR DE MAI (XI) Saluons aujourd\u2019hui une hôtesse raffinée des \u201ccoteaux\u201d trifluviens, l\u2019Epigée rampante, mieux connue sous le nom de Fleur-de-mai.Ce petit arbuste rampant préfère les sols sablonneux et plutôt secs quoiqu'il puisse tolérer l'humidité.Les branches sont un peu souples et légèrement pubescentes, quant aux feuilles elles sont rugueuses et parcheminées.Ces feuilles ont une teinte vert clair ou vert pomme qui contraste avec le vert foncé et le rouille des autres plantes de son habitat.Elles persistent durant tout I\u2019hiver et à la fin du mois d\u2019avril les bourgeons commencent à grossir.Les fleurs de l\u2019Epigée rampante sont une des merveilles du printemps.Dès la première moitié de mai, des grappes de jolies corolles blanc rosé font leur apparition; apparition trop modeste aux yeux des amants de la nature car elles se dissimulent assez fréquemment sous les grandes feuilles.Mais soulevez les limbes, le charme discret de la Fleur-de-mai s\u2019offrira à vous, son parfum pénétrant vous incitera à la cueillir.Laissez-vous tenter; faites-en un bouquet, arrachez quelques feuilles trop présentes et mettez-le dans un bocal rempli d\u2019eau.Vous le conserverez au moins une semaine et les fleurs prendront une nuance de \u2018vieux rose\u201d encore plus belle.On peut rencontrer la Fleur-de-mai en se promenant dans les bois de coniféres tels les Pinédes grises, sur les coteaux de sable granitique (comme à Trois- Rivières) ou sur les grès de Châteauguay et de Covey Hill au sud de Montréal !.Il faut louer ici une initiative de la Cité de Trois- Rivières.Il existe dans la paroisse Saint-Jean-Baptis- te de la Salle une place Fleur-de-Mai, près de la rue des Cyprès et de la rue des Bouleaux.Malheureusement il ne subsiste plus qu\u2019une seule station de cette magnifique espèce dans ce secteur, à l\u2019arrière de l\u2019école Jacque Buteux.Espérons que, se souvenant de son geste louable, la municipalité saura préserver ce site en aménagement un parc écologique.René Verrette 1.Camille Rousseau, Géographie floristique du Québec- Labrador, Presses de l\u2019Université Laval, Québec ,1974. \u2018 Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 ACTIVITES DU CERCLE GABRIEL-MARCEL UN PREMIER BILAN Après cinq mois d'activités, le Cercle Gabriel-Mar- cel offre déjà un éventail de possibilités fort intéressantes sur le plan culturel.I va sans dire, le Cercle Gabriel-Marcel n\u2019a pas donné encore sa pleine mesure, mais au cours des mois qui vont suivre, les véritables orientations de ce Cercle vont se préciser, et répondre véritablement aux objectifs que s\u2019étaient fixés les initiateurs de ce mouvement.BREF HISTORIQUE DU CERCLE GABRIEL- MARCEL Dans Le Nouvelliste du 30 septembre 1976, en page 34, Michèle Guérin nous décrit bel et bien l'essentiel de la \u201cFondation du Cercle Ga- briel-Marcel\u201d.René Lord, journaliste au méme quotidien, a lui aussi commenté cette fondation de notre Cercle.Se reférer à l'édition du 27 octobre 1976.Enfin, Pierre Bellemare, dans L'Hebdo Week-End de la Maurice, 30 octobre 1976, a surtout insisté pour que notre Cercle soit un cercle de \u201clibre discussion\u201d, et le demeure.Par ailleurs, dans le même article, Bellemare note le côté \u201csignificatif\u201d du choix de Gabriel Marcel comme \u201cpatron\u201d de nos activités.Notons aussi la collaboration du Bien Public, par I'intermédiaire d\u2019André Bouchard, pour la reconnaissance des débuts du Cercle Gabriel-Marcel.En témoigne l\u2019édition de la première quinzaine d\u2019octobre 1976.LE BUREAU DE DIRECTION DU CERCLE GABRIEL-MARCEL Président: Alexis Klimov; Vice-président : Marcel Nadeau ; Secrétaire : André Désilets; Trésorier : Donat Gagnon; Conseillers: Clément Marchand, Michèle Guérin, Guillaume Lavallée, ene Bélisle, Negovan Raic.POESIE ET PHILOSOPHIE La deuxième rencontre publique du Cercle Gabriel- Marcel permit à Marcel Nadeau, de présenter un parallèle entre la Poésie et la Philosophie.Par la suite, Alexis Klimov dans l\u2019exposé de l\u2019Itinéraire re sane\u2019 nous a bien mon usqu'a quel poin chez lui, et de façon concrète, Poésie et Philosophie n\u2019étaient plus qu\u2019une seule et même chose.Michèle Guérin a justement décrit les coordonnées de l\u2019entretien de Marcel Nadeau et d'Alexis Klimov, dans Le Nouvelliste du 21 décembre 1976, en page 24.Le texte complet de Poésie et Phi le a paru dans le Bien Public, no.47- 50, novembre-décembre 19 76, page 26.LES LIMITES DE LA PHILOSOPHIE Le \u201ccoup d\u2019envoi\u201d du Cercle Gabriel-Marcel eut lieu le premier novembre 1976.Lors de cette premiére grande rencontre publique pour le Cercle Gabriel-Mar- cel, Marcel Nadeau a fait naitre parmi nous un plus grand désir de connaitre Les limites de la Philosophie.Grice a la plume habile de Michéle Guérin, nous pouvons lire dans Le Nouvelliste, 4 novembre 1976, page 22, un magnifique compte- rendu de cette toute pre- miére rencontre.LA VIE ET L'OEUVRE DE DE GABRIEL MARCEL Tel était le théme de la troisième rencontre publique de notre Cercle.Le Pére Guilaume Lavallée, ofm, a présenté a ce sujet, une magnifique conférence qui témoigne, on ne peut mieux, de la vertu de patience d\u2019un vrai chercheur à la vaste culture.Michèle Guérin, du Nouvelliste, a résumé cette excellente démarche de Lavallée, dans l\u2019édition du 4 février dernier, p.22.Une seule référence manquait dans le travail de recherche du Père Lavallée.En 1956, le philosophe Gabriel Marcel serait venu à l\u2019Université de Montréal pour donner une conférence.Quel est le théme précis de cette conférence?Ou en trouver une référence?ELEMENTS DE VIE CULTURELLE Nous devons féliciter Clément \u2018Marchand d\u2019avoir ouvert au Cercle Gabriel-Mar- cel, les pages du Bien Public.Dans ce journal, nous trouverons donc, à l\u2019occasion, le texte de certaines communications qui auront fait le thème principal de l\u2019une ou l\u2019autre de nos rencontres.Par ailleurs, tout membre du Cercle Gabriel-Marcel qui voudrait collaborer aux pages du Bien Public sera le bienvenu, et n\u2019aura qu\u2019à soumettre son texte à Clément Marchand.\u201c AUX MEMBRES DU CERCLE En premier lieu, nous devons souligner la bienveillante collaboration de Michèle Guérin, journaliste au Nouvelliste; comme nous l\u2019avons vu plus haut, chaque rencontre publique de notre Cercle s\u2019est méritée un fidèle reportage.\u2014 * \u2014 Des Arcanes et des Jeux d\u2019Alexis Klimov?Beaucoup d'entre-nous ont assisté au brillant lancement du re cueil de poèmes d\u2019Alexis, le 29 novembre dernier.Il s\u2019agit d'un recueil dont la présentation est idéale pour bien mettre en valeur chacun des poèmes qui le composent: tous se doivent de connaître ces poèmes d\u2019aspect philosophique, et dont l\u2019hermétisme restera toujours, je pense, de bon aloi ! \u2014 x -\u2014 Je m\u2019en voudrais de ne pas metionner l\u2019excellent travail qu\u2019accomplit une des nôtres, Ginette Tinnons.Récemment, elle a participé au festival de peinture de la Galerie d\u2019art La Minerve à Paris, et s\u2019est méritée une mention honorable.L\u2019oeuvre de Ginette Tinnons révèle un esprit inventif, délicat; pour faire un bilan de tout ce cheminement intérieur, une rétrospective devrait être faite et très bientôt ! \u2014 x Dans une tabagie de la rue St-Maurice, aux Trois- Rivières, se tient présentement une vente à prix fort réduits, d\u2019excellents livres et dont plus d\u2019un devrait se retrouver sur les rayons de notre bibliothèque! Je songe en particulier à Parole donnée de Masson, Arcane 17 d'André Breton, Les Chemins de Katmandou de Bar- Au Cinéma Lumière, les 11 et 12 février prochain, aura lieu la projection de Zorba Le Grec.C'est une oeuvre à voir! Et combien magnifique! L'heure: 21.00 hres.L'oeuvre d\u2019Ingmar Bergman est également au programme du Cinéma Lumière; soit, du 20 au 26 mars.À noter surtout: La flôte enchantée, le 25 mars, 18.30 et 21.00 hres.\u2014_\u2014X \u2014 Les Grands Explorateurs, au Séminaire St-Joseph, présente Pharaons d'Egypte, mardi le 15 février, 20.30 hres.Et le 22 mars, méme heure : Delta du Danube\u2014x\u2014 PROCHAINE RENCONTRE PUBLIQUE AU CERCLE GABRIEL-MARCEL Une table-ronde est prévue autour d\u2019un grand sujet d\u2019actualité: L'Euthanasiel Cette fois, il n\u2019y aura pas de conférencier invité.Ce sera plutôt une discussion entre nous, et le tout sera dirigé par un meneur de jeu.\u2018Nous espérons que chacun aura fait quelque lecture sur le sujet; mais à n\u2019en pas térieur seront pour chacun l\u2019esssentiel à apporter ! COMMENTAIRES \u2018Plusieurs cartes de membre ont été réservées: ce qui témoigne du grand intérêt que l\u2019on porte aux activités du Cercle Gabriel-Marcel.Lorsque nous faisons le bilan des activités de notre Cercle, nous y trouvons beaucoup de positif.Mais nous souhaitons ardemment que de la part de chacun nous arrivent des suggestions pour assurer le bonne marche de nos réunions et leur assurer un plein succès.Notre Cercle doit devenir de plus en plus un cercle d\u2019Echanges ! \u2014 * \u2014 De plus, nous aimons rappeler ici qu\u2019il existe justement à Paris, un cercle qui porte ce nom: Présence de Gabriel-Marcel .Dans le haut patronage de ce Cercle, nous pouvoir les noms de Julien Green, Jean Guitton, de Lubac, Léopold Senghor, et combien d\u2019autres.\u2018Nous espérons entrer sous peu en relation avec ce Cercle; nulle doute que cette rencontre pourra susciter des Echanges du plus haut intérêt.Gabriel-Marcel est toujours présent! javel.Et combien d\u2019autres! douter, I'expérience, les expériences personnelles, les réflexions venues du for in- MARCEL NADEAU (Vol.1, no.1; 5 fév.77) CRI POUR LES QUATRE COINS DU MONDE La fidélité de Cécile Chabot envers la poésie est remarquable ! Depuis 1939, elle a donné au public lecteur une série de recueils où s'est inscrit le meilleur et les diverses facettes de son talent d'écrivain, depuis Vitrail qui date de 1939, en passant par Légende Mystique, Imagerie, Paysannerle, Contes du Ciel et de la Terre, etc.Aujourd'hui, Cécile Chabot nous revient avec Cri pour les quatre coins du monde.Dans ce recueil, un seul thème est exploité, la détresse des enfants en proie à travers le monde aux désastres de la guerre, de la maladie et la faim, en un mot, à la pauvreté sous toutes ses formes.Cécile Chabot puise dans son coeur de femme des accents émouvants pour décrire le sort de ces petits êtres qui doivent faire un si dur apprentissage de la vie dans des conditions parfois inhumaines.Dans des vers libres mais combien harmonieux, Cécile Chabot exprime avec des mots et des arrangements de phrases dont elle seule a lo secret une douce tristesse plutôt qu'une condamnation de la société moderne qui aurait amené des conditions atroces pour les enfants dont l\u2019enfance et la jeunesse ont été coupées des attentions et joies normales.Dans A quoi joues-tu ?par exemple, Cécile Chabot nous fait saisir l'importance du jeu pour l'enfant et la détresse de ceux qui sont physiquement ou moralement incapables de jouer ce qu\u2019un auteur a déjà désigné comme aussi important que le pain quotidien pour l'enfant.A QUOI JOUES-TU ?\u2014A rien Pour planter dans l'enclos signes et symboles et tracer chemins à travers grilles, je n'ai plus d'angles, ni jointures, ni doigte, ni paume au creux des mains, ni mains au bout des bras.Comme pavots et lotus en nos champs et deltas.la guerre les a fauchés.Comme au grand soleil, en plein vol, libeliules et pirales, la guerre les a fauchés.C'est dans une somptuosité de mots et d'images que Cécile Chabot s'exprime dans ce long Cri du coeur qui la classe parmi nos meilleurs poètes.C'est de la beauté appliquée à de la-détresse, la pire de toutes puisque c'est la détresse de l\u2019enfance.On est loin ici des bluettes sans conséquence, des poèmes à l'eau de rose.Le dernier recueil de Cécile Chabot réveille les consciences les plus endormies et on ne peut le lire sans s\u2019interroger et se dire : que faire ?et s'ouvrir à la pitié, à la générosité.Voilà où la poésie repose sur un objet, ouvre une porte sur la fraternité humaine, d'autant plus que le message indirect est adressé avec un art consommé.Cri pour l'enfant fleur de joie épi de froment planté au jeu de nos amours et laissé sur le champ pétales enroulés grain sans écale aux quatre vents perdu comme fétu de paille.Pour l'enfant, fleur de joie, épi de froment palpitant, balloté dans la nuit, à replanter au petit matin, et refusé dans l'ordonnance de nos jardins .On pourrait citer chaque page, car chaque page nous éblouit.Cécile Chabot a atteint ici au grand art, à la plénitude de son grand talent mis au service de l'humanité souffrante, d'un monde très dur qui a beaucoup perdu sauf l'essentiel, l'espoir ! MAURICE HUOT 1.Aux Editions Fidèe. Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 Coupable télévision On aura remarqué durant ces dernières années, dans les tribunes libres des journaux, de nombreuses plaintes de parents dénonçant certains spectacles de télévision au nom de la morale et du bon goût.Il est évident qu\u2019on est en voie de dépasser les bornes de la simple décence dans des programmes de télévision notamment en ce qui concerne les films et il y a aussi certains programmes en différé ou en direct qui ont besoin d\u2019être surveillés.C\u2019est que nous en sommes rendus à un point où sous prétexte de largeur d\u2019esprit, de liberté, on tente de présenter au public n\u2019importe quoi.La morale ne semble plus exister pour nombre de gens impliqués dans le domaine de la diffusion des images.Quand des voix montent du public pour protester on en rit ou bien on reste indifférent dans les milieux responsables de ces programmes.Quand des parents, éducateurs, ou simples citoyens se plaignent de ce que les postes de l\u2019Etat, ou les postes privés servent au public des programmes répréhensibles, on leur répond qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à fermer leur appareil ou à un autre canal s\u2019ils ne sont pas satisfaits.Cependant, en ce qui concerne la télévision d\u2019Etat, le public devrait avoir droit au chapitre car il est contribuable et ce sont ses impôts qui permettent la programmation.Quant aux postes privés, le public a encore son mot a dire.Même s\u2019ils ne sont pas subventionnés directement par les impôts sur le revenu ou autres, ils sont nourris en argent par les consommateurs de nombreux produits annoncés au cours de ces programmes télévisés.- Les diffuseurs ont l\u2019argument facile quand ils rétorquent aux critiques adverses de parents alarmés par la licence qui règne en matière de TV au détriment des jeunes.Ils répondent que les parents n\u2019ont qu\u2019à interdire aux enfants les programmes jugés répréhensibles pour leur progéniture.En fait cela est vrai, mais en pratique est-ce possible pour les parents de surveiller à toute heure le petit écran pour choisir ce qu\u2019ils laisseront voir aux leurs?Ne serait-ce pas plutôt aux responsables des postes émetteurs de n\u2019admettre que ce qui sied entre gens de bonne compagnie ?On invoquera la concurrence effrénée que se livrent les postes de TV pour justifier certaines audaces afin d\u2019attirer la clientèle, mais cela est spécieux et faux.On n\u2019a pas le droit pour faire une piastre, d\u2019abrutir la population, de lui jeter en pâture n\u2019importe quoi.Violence, sexe, mauvais langage polluent les ondes de TV à la journée, et on prétend avec cela ne pas nuire à une génération montante pour laquelle on aspire à une saine éducation dans nos écoles?On détruit à mesure qu\u2019on voudrait construire en permettant que le divertissement vienne contredire les valeurs fondamentales, les croyances les plus solidement éprouvées.Si on respectait en télévision la majorité catholique, tout en tenant compte que les Protestants ont aussi une morale sans compter d\u2019autres minorités religieuses qui en ont une aussi, on agirait sensément et dans un esprit démocratique.En saine démocratie c\u2019est la majorité qui doit l'emporter.Non pas une minorité dissolue qui prétend déniaiser les gens ct se livrer à des expériences dangereuses camouflées des noms de progrès, de liberté, et de culture.Modération Un grand nombre de Québécois se sont réjouis de l\u2019accession au pouvoir d\u2019un nouveau gouvernement, le gouvernement péquiste.Celui-ci comme tout gouvernement, comme celui de Maurice Duplessis en 1936, comme celui de Jean Lesage se propose plus tard de faire de grandes choses.Cette équipe comporte d\u2019excellents éléments et le programme qu\u2019il veut remplir au chapitre de l\u2019amélioration de la législation dans maints domaines est bourré d'excellentes idées et de bonnes intentions, Il faut donner le temps aux nouveaux élus de faire leur preuve et ne pas se livrer à des critiques virulentes intempestives avant que preuves ne soient données de leur efficacité ou du contraire.Une chose est certaine, ce nouveau gouvernement ne fera pas plus de miracles que les autres.De plus, il arrive à une époque difficile tant au point de vue économique que social.Il hérite de problèmes sur lesquels le gouvernement de M.Robert Bourassa s\u2019est cassé les dents, notamment les relations ouvrières \u2014 patronales tant dans le secteur public que privé.Il a pris le pouvoir au moment où des changements parfois radicaux doivent être faits aux plus hauts niveaux de la politique, au moment où Certaines lois comme par exemple celles qui concernent le logement, la réforme de l\u2019impôt foncier, les régimes LE BIEN PUBLIC de rentes convenables pour les personnes âgées dans le besoin, l\u2019éducation et les régimes de santé inadéquats, la question du français, le partage de l'assiette fiscale avec Ottawa pour ne mentionner que les dossiers les plus urgents, doivent être adoptées ou amendées.Que voilà du pain sur la planche pour longtemps ! Au jour le jour, à la reprise des activités de l\u2019Assemblée nationale, ces problèmes réapparaîtront, sans compter les problèmes à court terme qui émergeront aussi.L'important c\u2019est pour les adversaires de calmer leur impatience de voir les élus sembourber pour des raisons purement politiques; pour satisfaire leurs ambitions, leur soif de retour au pouvoir, René Lévesque ct ses aides sont donc sur la sellette.Après avoir pensé en profondeur les besoins du Québec dans l\u2019Opposition, ce qui est plus facile qu\u2019au pouvoir, les élus devront maintenant orienter la barque québécoise vers le progrès sans bousculer qui que ce soit, dans le respect d\u2019une population mixte et pluraliste, en tenant compte du possible.À cette période d\u2019une aube nouvelle, il faut souhaiter bonne chance au PQ au pouvoir.Il sera toujours temps de signaler ses faux pas.La presse est là qui fera sans doute son devoir comme sous tous les gouvernements, une presse libre s\u2019entend, aussi objective que possible, sans parti pris, la seule qui peut vraiment aider Je peuple à voir clair.Le peuple québécois n\u2019a pas peur des changements pourvu que ceux-ci signifient réellement progrès et non recul.Au nom du progrès, il y a eu recul au cours des quinze dernières années, à cause d\u2019un goût d\u2019un désir nerveu de changement à tout prix, d\u2019expériences aventureuses dans des domaines aussi sensibles que l'éducation par exemple.Certains coups de barres en arrière ne seraient pas de trop puisqu\u2019on a fait souvent fausse route en ce domaine très important et très sensible.Il est bien certain que le Québec fonctionnera à son rythme et non selon les velléités des amants de l\u2019instantanéité.D'ailleurs dans nombre de domaines, la population n\u2019a pas suivi les impulsions données à grands coups de rames par certains politiciens précédents trop soucieux de se réaliser en dedans de trop courtes années.Ces derniers ont été vite débordés par les problèmes qui s\u2019accumulaient.Dans leur désir de procéder par cataplasmes au lieu que par des Page 5 es Mots.réformes en profondeur ces derniers en sont arrivés au gâchis pour ne pas dire au chaos.La leçon devrait servir aux nouveaux élus.Les priorités d\u2019abord, aider les moins nantis de la population avant de céder à la puissance des forts, amoindrir la lutte des classes, servir tout le monde avec justice et équité.Ecouter les sans VOIX, non pas uniquement ceux qui embouchent toujours la trompette.Un historien Marcel Trudel n'a pas besoin de présentation, sa solide ocuvre historique parle pour lui.On se souvient de L\u2019Histoire du Canada par les textes qu'il donnait en 1956 avec le concours de Michel Brunet et de Guy Frégault et de tant d\u2019autres textes historiques.Dans \u201cMontréal, la formation d'une société 1642-1663 dans la collection Fleur de lys de Fides, dirigée par lui et le R.P.Lucien Campeau s.j., il décrit comment s\u2019est constituée la première population de Montréal entre l\u2019année du premier débarquement des Français envoyés par la Société de Notre-Dame et 1663, dernière année de l'existence indépendante de cette colonie.Cet ouvrage comblera ceux qui sont soucieux de détails historiques sur cette phase de notre histoire.Ils y trouveront notamment une nomenclature impressionnante de notables, de miliciens, habitants, commerçants et autres qui composaient alors la société de Montréal avec des ren- scignements qu\u2019on ne peut trouver dans les livres d'histoire plus généraux.Plusieurs des détails trouvés dans Poeuvre de Marcel \u2018Trudel sont absents évidemment des li vres historiques de portée plus générale et beaucoup d\u2019entre eux recoupent des études généalogiques que possèdent maintenant nombre de familles québécoises et plus particulièrement = montréalaises.Les friands d\u2019histoire et de petite histoire sont ici servis.Peu à peu grâce à nos historiens patients et studieux notre passé s\u2019éclaire.Des points jugés obscurs sortent de l\u2019ombre parce que les archives publiques ou privées sont de plus en plus mises à jour permettant la production d\u2019érudes spécialisées, de monographies etc.De toute façon, Montréal, la formation d\u2019une société 1642-1663 un fort volume de plus de trois cents pages constitue une contribution de premier plan à la recherche historique au Canada français. Page 6 La primauté de Pierre b) Dépôt de la Foi.La Primauté d'enseignement paraît davantage dans la garde du dépôt de la Parole révélée.Cette prérogative concerne surtout l\u2019unité doctrinale de la vraie Eglise de Jésus-Christ.Sans unité, pas de vraie Eglise.Jésus a dit: « Je suis la Vérité », et aussi « Je suis avec vous tous les jours jusqu\u2019à la consommation des siècles.» Tel est le trésor divin à conserver intact à travers les âges.Le Vicaire de Jésus-Christ en a la garde.Il a le pouvoir le plus absolu sur ce dépôt de la Foi.Aussi est-ce avec l'Eglise de Rome, où siège le successeur de Pierre, « que doit nécessairement s\u2019accorder toute Eglise », selon le mot de saint Irénée.La référence à Pierre est le «moyen court » (le mot est de Pie IX) institué par Jésus lui-même en vue d'assurer l'unité.Le Père de Lubac rapporte ces paroles de Mgr Blanchet: « Lorsque le Pape fait acte d\u2019autorité doctrinale, ce n\u2019est pas un joug extérieur qu\u2019un homme fait peser sur une société religieuse au nom de son propre esprit, fût-il génial; c\u2019est l'Eglise même dont il définit la foi.Aussi lorsque nous adressons à l'Eglise le mot de l\u2019Apôtre au Sauveur qui l\u2019a instituée: « À qui irions-nous ?c\u2019est vous qui avez les paroles de la vie éternelle », ce n\u2019est pas par lassitude d'esprit qui se remettrait à une autorité du soin de penser et du labeur de vivre, c\u2019est, selon le mot de Newman, par sentiment de « nous reposer dans la plénitude catholique ».(Cf.Méd.Egl.p.233).Chaque fois que Satan, le père du mensonge, a tenté d'attaquer ou de ruiner la Foi, sous quelque forme que ce soit: fausseté dissimulée, erreur flagrante, subtilité doctrinale, hérésie, ou schisme, toujours le Père de la Foi, le Gardien de la Vérité, le Successeur de Pierre, s\u2019est dressé pour le triomphe de l\u2019unique Vérité, de l\u2019unique Foi, de l\u2019unique Eglise de Jésus-Christ.Que ce Gardien du Dépôt se nomme saint Clément, saint Léon le Grand, saint Grégoire le Grand, saint Damase, Agathon, saint Pie X, Paul VI, tous sont les intré- fides défenseurs de la doctrine révélée, du dépôt de la oi.Au Ille siècle, après une célèbre discussion avec saint Cyprien, sur le baptême des hérétiques, le pape Etienne ler (254-257) fait accepter sa décision.«Etienne parle avec autorité », note le théologien Von Balthasar; « Il ne discute pas, il statue ».(Cf.Complexe anti-romain, p.259).Peu après, le Pape Denys (259-268), précise la doctrine sur la Trinité, dans un Concile réuni à Rome.Au siècle suivant, saint Damase, (366-384), secondé par les Docteurs de l'Eglise, saint Ambroise, saint Augustin, saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Grégoire de Nysse, saint Grégoire de Nazianze, renforce encore le dogme de la Trinité.Le principe de la Primauté de Rome était nettement reconnu: «Pierre continue de régner à Rame, comme représentant du Christ: Ubi Petrus, ibi Ecclesia ».A l\u2019époque des virulentes hérésies christologiques, sant Léon le Grand (466-484) fit triompher la Foi et 1'unité de l\u2019Eglise au Concile de Chalcédoine (451).Nous le verrons plus loin.Au XVIe siècle, lors de la Réforme protestante, saint Pie V, conseillé par saint Charles Borromée, fit appliquer les décrets du Concile de Trente.Au début de notre siècle, saint Pie X, se dressa puissant et vainqueur du Modernisme, ce « rendez-vous de toutes les hérésies ».(Enc.Pascendi, 1907).Aujourd'hui, quand Paul VI \u2014 et avant lui Pie XI \u2014 s\u2019est fait l\u2019intrépide héraut de la doctrine catholique du mariage chrétien, Il a senti autour de lui un profond remous des mécontents, tenants d\u2019une morale néo-moder- niste.Avec Pierre et tous ses Successeurs, Paul VI a répété: « Nous ne pouvons pas ne pas parler ».(Act.IV, 20).Après avoir jeté un coup d'oeil sur l\u2019histoire des Papes, Von Balthasar résume ainsi sa pensée: «Le charisme de direction de l'Evêque de Rome dans les questions de RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE | Comptables Agréés André Saint-Arnaud, C.A.| 1300 Notre-Dame Jeanne Frigon, C.A.Case le- 1464 Tél.: 379-1831 - Roger Letendre, C.A.LE BIEN PUBLIC doctrine est évident.Cette manière d\u2019indiquer la voie dans les questions concernant la Foi est toujours demeurée celle des Papes.(Complexe a.r.p.261).c) Infaillibilité et canonisation.Un mot sur l\u2019infaillibilité en matière doctrinale.Notons un seul aspect de ce privilège attaché à la Primauté de l\u2019enseignement.Chaque fois que l\u2019Eglise proclame un nouveau Bienheureux ou un Saint, elle engage son infaillibilité.Ce n\u2019est pas le moment d'étudier les distinctions théologiques et canoniques entre béatification et canonisation.Contentons-nous de dire qu\u2019en pratique l\u2019engagement de l\u2019infaillibilité est moins profonde pour la béatification que pour la canonisation.Le Pape Benoît XIV (1740-1758), grand spécialiste en la matière, dit que « l\u2019ultime différence entre béatification et canonisation consiste dans le jugement dernier et définitif sur la sainteté».La canonisation entraîne ce jugement définitif de sainteté d\u2019un Serviteur de ieu.En proclamant un Serviteur de Dieu Bienheureux ou Saint, le Pape engage l\u2019infaillibilité de l\u2019Eglise.Il présente au monde entier un modèle qui a vécu parfaitement selon la doctrine catholique et évangélique.Une béatification ou une canonisation est une leçon sûre de revalorisation de l\u2019enseignement et de la praxis des valeurs chrétiennes et pastorales.Voici un premier exemple.Le 2 mai 1976 le Pape VI déclarait Bienheureux Léopold Mandic, Capucin Croate, mort à Padoue en 1942.C\u2019est un contemporain.Ce religieux s\u2019est sanctifié à la manière du Curé d\u2019Ars, en consumant sa vie sacerdotale au service des âmes, dans le ministère du Sacrement de Pénitence, durant une quarantaine d'années.(Oss.R.14 mai 1976).Il y a là, on doit le dire sans hésiter, un «signe des temps » dans l\u2019Eglise d\u2019aujourd\u2019hui.Le Sacrement de Pénitence (ou du Pardon) subit lui aussi l'assaut de certains faux docteurs, ou faux pasteurs, esprits brouillons, ou brouillés, d'agents du moindre effort, protagonistes des absolutions collectives «à bon marché».L'Eglise sait cela.Le Pape sait cela.Nous avons besoin d\u2019une revision de vie pastorale, faite à la lumière d\u2019un « martyr du confessionnal » au XXe siècle.Une bonne méditation du discours du Pape à cette béatification devrait provoquer une résolution de respect, d'amour, de zèle pour le confessionnal, pour le Sacrement de Pénitence, pour la confession individuelle.(Voir annexe \u2014 p.\u2014).De tels exemples pourraient facilement être multipliés.Le témoignage de la vie demeure toujours un élément premier, comme soutien de la parole, de l\u2019évangélisation.Dans l\u2019Exhortation Apostolique, rappelée plus haut, Paul VI insiste sur ce point: «L\u2019homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s'il écoute les maîtres, c\u2019est parce qu\u2019ils sont des témoins».(n.41).Voici un second exemple pour les hommes d\u2019aujour- d\u2019hui: celui du martyr John Ogilvie Jésuite écosssais, canonisé le 17 octobre 1976.Le Pape nous présente ce héros du XVIe siècle (1579-1615) comme un modèle de foi jusqu\u2019au martyre.Ce qui a caractérisé le témoignage de foi de saint John Ogilvie, ce fut son attachement infrangi- ble à l\u2019Eglise.« La sainteté de notre héros, dit Paul VI, est caractérisé par son témoignage de dévotion au magistère de l\u2019Eglise, et de foi en la Messe, acte de culte qui célèbre la Parole de Dieu et la rend réellement présente.» Ce saint martyr du XVIe siècle est parfaitement actuel.C\u2019est un modèle pour l\u2019Eglise d'aujourd'hui.« Nous voulons exprimer, ajoute le Pape, la suprême espérance que son martyre aide à confirmer notre foi dans le Magistère de l\u2019Eglise et dans le prodige sacramentel et sacrificatoire de l\u2019Eucharistie.» Aux milliers d\u2019Ecossais venus à Rome pour la canonisation, le Cardinal Gray disait: «Je suis convaincu que la préservation et la fermeté de votre foi catholique aujourd\u2019hui dépend d\u2019abord et avant tout de votre soumission inconditionnelle au Vicaire du Christ, de votre obéissance à son enseignement et de votre prompte acceptation de son autorité qui vient jusqu\u2019à vous à travers l\u2019enseignement de vos Evêques.» (Oss.R.29 oct.76).Cette récente canonisation n\u2019est-elle pas elle aussi un authentique «signe des temps » ?La canonisation d'un Saint, répétons-le, est le témoignage pratique que l'enseignement de l'Eglise relève de l\u2019infaillibilité.En imitant les Saints, nous sommes assurés de suivre l\u2019Evangile.Nous nous fions entièrement à l'Eglise, gardienne de l'unique Vérité.En nous proposant les Saints comme modèles, l\u2019Eglise ne se trompe pas.(à suivre) MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 Couleur du temps La souffrance Elle vient comme elle veut la souffrance.Elle n'attend pas d'invitation.Souffrance physique et morale les deux mélées intimement m'assaillent aujour- d\u2019hui.La souffrance s'impose à l'homme avec autorité.On ne peut l'ignorer.On peut s'en distraire par l'esprit toutefois, la dominer et, par une attitude mentale, presque la sublimer, a certains moments du moins.C'est ce que je fais en ce dimanche d\u2019hiver ou j'en profite pour méditer sur ce phénomène.Il y a des êtres qui, toute leur vie, ou une grande partie d'\u2019icelle, sont aux prises avec la souffrance.Elle devient pour eux une compagne.Les plus forts s\u2019enrichissent à son contact brûlant.D\u2019autres, plus faibles, gémissent sous son joug qui dans les cas de maladies chroniques devient lourd, écrasant, mais auquel l'habitude, l\u2019acceptation, les inventions pour sinon y échapper totalement du moins diminuer son impact, contribuent à l\u2019alléger.Ceux qui n\u2019ont jamais gravement ou longument souffert sont comm des enfants devant la souffrance.D\u2019ailleurs on arrive toujours comme apprentis à toutes les phases de la vie.La souffrance exige comme tous ls états un apprentissage.Comme à l'enfance, l\u2019adolescence, l\u2019âge mûr, la vieillesse d\u2019ailleurs.Ignorant de la vraie souffrance physique jusqu'ici, je la regarde en face depuis quelques jours.J\u2019engage avec elle le dialogue.Je me tiens coi dans mon fauteuil et j\u2019interroge cette visiteuse que je connais surtout par personnes interposées, parents, amis, connaissances qui ont éprouvé ses aiguillons que moi, je supportais égrement car n\u2019est-ce pas que les maux des autres on les endure avec une incomparable facilité ?Mais la joie suit la souffrance me dit ma visiteuse.La vie pleine ce n\u2019est pas esquiver ou être épargné de toute souffrance, mais sen accommoder quand elle se présente.C\u2019est ce que je fais alors que tout mouvement physique m\u2019est une douleur.Demain j'irai voir l\u2019homme de l\u2019art.En attendant je m'efforce de rester calme.Inutile d'inquiéter I'entourage.Mes proches me prouvent de la sympathie, j'en suis content, je n'en méritais pas tant.La souffrance m\u2019humanise.Guéri je serai plus attentif à la douleur des autres.Maurice Huot Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Mer Tessier toujours présent C\u2019est le titre que nous avons donné récemment dans ce journal a un articulet dans lequel nous signalions que l'orientation donnée par Mgr Tessier dans nos Instituts familiaux se répercute, \u2014 indirectement, si l\u2019on veut \u2014, dans des pays africains en voie de développement.Nous terminions en écrivant: \u201cC\u2019est le gros bon sens\u201d.C'est le gros bon sens également que l\u2019apostolat suscité chez nous par Mgr Tessier dans le domaine du régionalisme.Il avouait n\u2019avoir pas inventé lui-même cette doctrine : Pour aimer son pays, il faut commencer par son patelin et sa région immédiate.Même s\u2019il s\u2019est buté à l\u2019époque à quelques esprits bornés, il a tenu bon, car il savait que c'était le gros bon sens.Nous ne répéterons pas ici tout ce qui a été dit à son sujet dans ce domaine.Disons seulement que, comme tous les esprits - supérieurs, il voyait juste, il voyait loin.Et que la semence jetée en bonne terre porte de bons fruits.Notre intention présente est de citer quelques exemples de \u2018\u201crégionalisme bien compris\u201d, comme il aimait à le répéter.Et ces exemples \u2014 exemples tout récents recueillis à la suite de diverses lectures \u2014proviennent d\u2019autres pays.Ce qui démontre une fois de plus que le \u201cbon sens\u201d est universel, méme s'il est rarement appliqué.\u2014 x \u2014 Quelques exemples Signalons pour commencer que le régionalisme québecois ne se limite pas à ce qui s\u2019est accompli en Mauricie.L'exemple a gagné toutes les régions, comme en témoignent éloquemment nos diverses sociétés d\u2019histoire, et tous ces mouvements consacrés aux recherches historiques, archéologiques, sans compter ceux qui s'adonnent aux patientes recherches généalogiques, si précieuses pour connaître l'origine et l\u2019évolution de nos familles canadiennes- françaises.Il s\u2019accomplit dans tous ces domaines un travail prodigieux, d'autant plus que la grande majorité de ceux qui s\u2019y adonnent le font bénévolement.L'Etat, il est vrai, surtout depuis la création du ministère des Affaires culturelles, consacre un budget assez considérable -pour tâcher d\u2019unifier toutes ces \u2018forces éparses.Ce ministère a à son service des compétences - qui travaillent sans cesse au développement de ces divers secteurs.Mais l'Etat ne peut tout faire, et ne doit pas non plus tout faire.Il faut des esprits libres qui gardent leurs coudées franches.C'est d\u2019ailleurs cette liberté d\u2019action qui produit ce miracle de résurection de nos forces de base.Ce à quoi l\u2019Etat devrait s'intéresser en premier lieu, c'est de trouver des locaux et des moyens de conservation des documents divers trouvés par les chercheurs au hasard de leurs recherches.Centres culturels, maisons antiques restaurées, églises et presbytères abandonnés, vieux manoirs, etc.À titre d\u2019exemple, citons la vieille prison trifluvienne et la maison de Tonnancour\u2014x\u2014 Parcs régionaux, foyers de culture C\u2019est dans le même esprit qu\u2019on a réalisé en France l\u2019implantation de parcs régionaux qui sont en même temps des foyers de culture.Cette initiative est due en grande partie au directeur de la fédération des Parcs naturels de France, M, Pierre de Pontavice.Au début d\u2019une étude sur le sujet, il écrit: la prise de conscience relativement récente des risques que l\u2019accélération du processus de dégradation de son cadre de vie naturel fait encourir directement à l\u2019homme, a présidé à la naissance d\u2019une volonté de mieux répartir les hommes et les activités sur l\u2019ensemble du territoire national\u2026 Ainsi sont apparues la notion d\u2019aménagement et son corollaire, celle de protection du patrimoine naturel, dans le triple objectif de préserver la faune, la flore, les paysages et les richesses culturelles nationales, de permettre aux citadins de renouer périodiquement le contact avec la nature.\u201d Projet qui, à date, a produit des résultats concrets, puisque pas moins de 15 parcs régionaux ont été créés et 7 autres sont en préparation.Il va sans dire que des lois et des règlements sévères président à la conservation de l\u2019idée primordiale de protéger et de mettre en valeur les ressources naturelles et culturelles de chaque région.\u2014_ x \u2014 Exemples d\u2019ailleurs Une nouvelle revue française, \u2018\u201cLes dossiers de l\u2019histoire\u201d, a consacré sa publication de juillet-août-sep- tembre 1976 (No 4) au régionalisme en francophonie.Sa lecture est bien propre à faire réfléchir toùs ceux qui désirent la paix entre les peuples, et particulièrement les peuples de même source.Comme on l\u2019indique d\u2019ailleurs au début: Le régionalisme: une chance pour l\u2019Europe de demain.Ce numéro traite des efforts accomplis pour l'unification de pensée et d'action dans diverses régions francophones.qui veulent garder chacune leur unité de pensée.c'est-à-dire conserver leurs traditions propres, les développer et les faire connaître.tout en restant attachées à leur patrie qui est la France.Naturellement, la politique se mêle à tous ces problèmes régionaux, qu\u2019il s\u2019agisse de l'Occitanie, de la Bretagne, de l'Alsace.de la Wallonnie française.etc.On peut contester certaines réflexions de quelques collaborateurs spécialisés dans les problèmes ethniques et qui cherchent à voir plus loin que le réel, que l\u2019actuel.Mais de façon générale, ce qui reste de ces diverses études c'est que la France demeure au centre de ces diverses manifestations comme la veritable force de base de la nation.Comme le dit justement un des collaborateurs de la revue citée plus haut, Paul Sérant : \u201cLe jour où ni les Brelons et les Alsaciens, ni les Wallons et les Québecois n\u2019auront plus à s'inquiéter pour l'épanouissement de leur personnalité.ne sel'a-ce pas, dans l\u2019un et l\u2019autre cas, la vraie France qui aura triomphé ?.\u201d Ainsi, le Québec est inclus dans la force de régionalisation de la France.-\u2014- x -\u2014- Chez nous Dans le Québec, un projet semblable a été mis sur pied, grâce à l'initiative du service du Patrimoine, lié au ministère des Affaires culturelles.Même esprit et même philosophie que = l\u2019initiative française.Un excellent travail a déjà été accompli par des spécialistes en histoire, archéologie, architecture ancienne, etc.Vingt brochures documentaires ont été publiées à l\u2019intention des spécialistes qui oeuvrent constamment pour assurer la sauvegarde et la mise en valeur de notre patrimoine.Pour mener à bien tout son programme, la direction du Patrimoine, qui a déjà l\u2019appui constant de la Commission des Biens culturels, a également besoin de l'appui de tous les groupements, en particulier les Sociétés d'histoire régionale.Il faut unifier les efofrts.Le but de chacun est d'assurer le témoignage d'une civilisation que nous voulons tous de plus en plus vivante et évocatrice de notre riche passé.\u2018 C\u2019est, d\u2019ailleurs, avons- nous besoin de le répéter, ce qu\u2019accomplit le groupe \u2018Les Amis de l'histoire de La Pérade\u201d, avec la publication des brochures dont le nombre atteindra bientôt la vingtaine.et la dépassera ! Page 7 En douceur Coquin ?Poèmes de Marcelle Bachand-Fournier L'OISEAU NOCTURNE Je t'ai entendu pépier Avant de m'endormir La lune était levée.As-tu changé de nid Lorsque tu as cessé, Je me suis endormie.AMOUREUSEMENT TIENNE Renverse-moi sur cette mousse enlace-moi aux chants d'oiseaux et berce-moi à cette source qui coule là sous les roseaux.C'est un instant d'éternité: vois passer là-haut les nuages ils nous recouvrent au passage sous le feuillage dentelé.Fais que je courbe sous ta voix l'ayant donné toute ma foi.Notre grande aventure par Lionel Groulx Nouvelle édition dans la collection Bibliothèque canadienne-française, Histoire et documents.L'Empire français d'Amérique cst un des faits majeurs de l'histoire coloniale dans le Nouveau Monde, C'est également un fait merveilleux de par les dimensions de l'entreprise, l\u2019infime poignée d'honumnes qui l'ont accomplie et le type humain qui s'y est forgé.C'est ce fait que le chanoine Lionel Groulx nous a présenté dans NOTRE GRANDE AVENTURE.D'abord publié dans la collection \u2018Fleur de lys\u201d et depuis longtemps épuisé.NOTRE GRANDE AVENTURE vient d'être réédite dans la collection \u2018\u201cBibliothèque canadienne-française \u2014 Histoire et documents\u201d par les FEdi- tions Fides, Lionel Groulx y étudie les causes d'ordre géographique, politique, militaire, économique, voire social qui ont déterminé les Français de l\u2019ancien régime à bâtir cet immense empire.C'est la première fois qu\u2019un historien consacre une étude spéciale et de pareille dimension à ce fait historique.L'Auteur a voulu faire de l'histoire impartile, édifiée sur des documents d'archives.Fort goûté des historiens et des connaisseurs, NOTRE GRANDE AVENTURE a été aussi très apprécié du grand public lors de sa première publication, Tout en respectant l'objectivité historique, le chanome Lionel Groulx a voulu réapprendre à la jeunesse de chez nous la véritable notion de l'hé- roisme ainsi que le goût des grands et beaux risques.Ainsi se suivent, dans l'ordre chronologique, des récits el documents officiels sur la vision de Jacques Cartier, de Samuel de Champlain, les expéditions de Casson, La Salle, Jolliet, Marquette, la découverte\u2019 de l'Ouest, les prises de possession du Mississipi, de la Louisiane, ete.Quelques cartes aident à nous restituer dans ces grands espaces, la reproduction d'une lettre de Jolliel au gouverneur Frontenac el la liste des Canadiens enrolés par Iberville viennent ajouter de l'intérêt à tout ce déroulement des premières heures de notre histoire.Cet ouvrage, publié en fomat de poche, devienit un instrument indispensable i tous ceux qui s'intéressent à l'histoire.NOTRE GRANDE AVENTURE par Lionel Groulx.Editions Fides, 1976.2\u20ac6 pages.17.5cm.Collection \u201cBibliotheque _ canadienne - française \u2014 Histoire et documents\u2019.En vente dans toutes les librairies\u201d.$4.95 LA CUISINE MICRO-ONDES par JEHANE BENOIT Savez-vous qu'il n'est pas nécessaire du faire chauffer à l'avance un four à micro-ondes ni de décongcler les aliments qu'on y met à cuire\u201d Qu'on peut cuisiner directement dans des plats de service en verre ou en porcelaine ?Que la cuisson dans un four à micro-ondes reprend, en général, trois fois moins de temps que dans un four ordinaire ?Qu'elle est supérieure à la méthode traditionnelle pour, entre autres.les sauces mijotées, la soupe aux huîtres, le bacon et les légumes ?LA CUISINE MICRO-ONDES est un ouvrage méthodique qui aborde tous les aspects de l'art culinaire.Madame Benoit nous y livre ses meilleures recettes conçues ou adaptées pour le four à micro-ondes.; Le fonctionnement du four à micro-ondes Les soupes e: les sauces Les oeufs et les fromages Les viandes et les volailles Les poissons ct les fruits de mer Les céréales et les pâtes alimentaires Les desserts, les bonbons ot les confitures Cordon-blieu émérite, auteur de plusieurs livres de gastronomie et de nombreux articles de magazine, madame Joahne Benoit est la personne tout indiquée pour nous initier à ce nouvel art qu'est la cuisine micro- pndes.LA CUISINE MIRO-ONDES par Jehane Benoit, un livre de 360 papes illustré de 16 photos couleur est en vente partout au prix de $8.00.On peut également se le procurer chez le distributeur ax- clusif au Canada : L'Agence de Distribution Populaire Inc.01260, rue Richmond, Pointe- Saint-Charles H3K 2H2, Qué.(514-523-1600) (Photo ol teste André Bouchard) Page 8 LE BIEN PUBLIC .Vendredi, 28 janvier, 4 et 11 février 1977 Les Caisses Populaires vont de l'avant PF ART ENE NES UE - Yet EH L'inauguration de l\u2018agrandissement de l\u2018édifice - de l\u2019Union Régionale des Caisses Populaires de la région de la Mauricie avait lieu dernièrement en présence de quelques invités d'honneur.Le tout à nécessité un investissement de l'ordre de $300,000.Sur cette photo prise pour la circonstance, on peut reconnaître en présence de M, Henri-Paul Trudel, directeur-général à l\u2018extrème-droite, M.Roland Bellemare, président de l'URCP of Maurice Lavallée, vice-président, à gauche, dans l'ordre.Favoriser la diffusion des spectacles de qualité {Photo et \u201cor Andes Bouchard: ) CTA, un nouvel organisme de diffusion de spectacle vient de naître à Trois-Rivières, créé par l'Union du Service Socio-Culturel de l'Université du Québec à Trois-Rivières, le Bureau d'animation de l'AGECTR, le Centre Culturel de Trois-Rivières et le Service de la récréation et des parcs.Les artistes pour cette année sont: Breton & Cyr, Calixte Duguay, le Gang des Autobus, Robert Paquette, la troupe l'Atrium et Michel McLean, Sur cette photo les principaux responsables à savoir: M.Bernard Royer, représentant l'UQTR, Jean Marois, du Cegep, et François du Centre Culturel.Belle-Vision: un générateur de caractères {Photo et texte André Bouchard) Les dirigeants de Belle Vision ones de se perter acquéreur d'un appareil appelé: \u2018Générateur de Caractères\u201d.Celui-ci donnera en couleurs et ce, en permanence, le jour, le mols, \u2018année, Fheure ot la température.De plus, l'horaire du peste y sera inserit ainsi que les messages au public des clubs sociaux ou des organismes.Sur cette photo, lors du lancement, avec lo - maire Gilles Beaudoin, on peut reconnaître M.Jean \u201c Brouseeau directeur-général de la Belle Vision et une charmante secrétaire., Duguay qui fera partie du prochain spectacle de la société Specta, le 18 février au Centre Cultu- I! fera chaud cette année à l'Expo L\u2019Exposition Régionale de Trois-Rivières se tiendra à bonne heure cette année, soit du 29 juillet au 7 août.Nous croyons que ces dates favoriseront grandement le succès de la grand foire, car la chaleur aidera.Jean Bruchési publie des souvenirs or i.
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