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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 3 février 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1870-02-03, Collections de BAnQ.

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[" 8me année.Sainte Anne de la Pocatière (P.@.), 3 février 1870.Numéro 45 GAZETTE DES CAMP AGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis ABONNEMENT : 81.00, payée invariablement d\u2019avance.L'abonnement date du ler ovril, lor juillet, ler oc- obre, ou ler janvier.On ne a\u2019abonue pus pour moins d'un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement cevra être donné a ce bureau, par écrit, un mois d\u2019avance.\u201cile guerre ent lo deruidre ruson Ges peuples, l'agræulture doit en être la première.ANNONCES; Ire insertion, 8 ets.la ligne Ze « ete.2cts.\u201c Pour lus annonces à long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s\u2019adres- à ser spécialement aux Cultivaleurs, trouveront &vanta- geux d\u2019annoncer dans ce journal.Emparous-nous du sul, si nuu voulons conserver noire natwnuite Firmin H.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, etc, doivent être adressés franco Nous prions ceux de nos abonnés, qui out des arrérages a payer, de vouloir bien solder leur compte au plus tôt, car autrement nous serons forcé de discontinuer de leur adresser la Gazette des Campagnes.Le prix d'abonnement est réellement ni peu de chose pour un chacun, que nous espérons qu\u2019on mettra même de l'empressement à nous le faire tenir.et CAUSERIE AGRICOLE LES PRODUITS DU BETAIL.( Suite.) La sélection est de tous les moyens d\u2019améliorer une race celui dont application est généralement la plus facile pour la généralité den cultivateurs.Îl faut avouer que nos sociétés d\u2019a- gricuiture ont té chercher bien loin des moyens d\u2019amélioration qu'un peu de réflexion et des principes mieux compris leur au- reient fait trouver (ont près d\u2019elles.Nous ne voulons pas leur en foire un reproche, car elles ont travaillé consciencieusement et au meilleur de leur connaissance ; mais nous voudrions qu'elles ac- rordassent plus d'intérêt à l'amélioration du bétail par la sélection, Si les avantages de cette méthode avaient été suggérés aux cultivateurs, ils n'auraient certes pas manqué de \u2018accepter puis- qu'elle es s coûteuse et'peui donner de meilleurs résultats que celle qu\u2019ils suirent actuellement.Nous l'avons déjà dit, la sélection produit toujours une amélioration, même dans les circonstances les moins favorables ; ce n'est pas toujours le cas uvec le croisement et l\u2019importation.La sélection n'agissant que sur les races locales, par conséquent v'exigeant pas de déboursés considerables pour l\u2019uchat des animaux améliorés souvent d\u2019un pris trét-élevé, aurait été, mieux comprise par la généralité des cultivateurs et acceptée plus promptement.Alors le perfectionnement de notre bétail caca- dien aurait été plus rapide et surtout plus certain ; nous pourrions déjà remarquer un grand nombre de sujets très- qualifiés, ré- aultut que n'ont pas encore pu produire ces tentatives si souvent arortées de croisement.On voit, nous le reconnaissons, quelques heureuses exceplions ; mais elles ne sont pas assez nombreuses pour engager les améliorateurs à entreprendre ce dernier genre de perfectionnement.Malgré cela, les cultivateurs les plus désireux de faire progresser l'agriculture canadienne ont accepté le croisement ; mais les dificultés à surmonter étaient trop grandes pour les moyens dont ils pouvaient disposer, et ils n\u2019out pas pu les vaincre.À l\u2019heure qu\u2019it est, on peut facilement compter les sujets améliorés par ce moyeu et doués de la faculté de transmettre intégralement à leurs descendants les caractères el les aptitudes qu\u2019ils ont acquis.Tout autre aurait été le resultat si la sélection avait été préférée au croisemeut ; et puisque les culticateurs ont accepté celui-ci, à plus forte raison aurait-il employé la première, En général, la sélection est la méthode la plus Avaniageuse, la plus économique, la plus praticable et la plus certaine, elle devrait done étre la règle ; tandis que l\u2019importation et le croisement ne doivent être que l'exceplion.Agir autrement, c'est intervertir les rôles et s'attendre à des resultats tiés-peu salis- faisants.Cependant, ce n'eat pas fout de dire qu'il faut employer la sélection et la préférer au ervisement : 11 faut encore pour réussir, connaître les principes »ur lesquels celte methode est hasée ; c\u2019est ce que la Gazette des Campagnes à essayé de faire depuis quelques semaines et les qu-lyues pages quelle à livrées à ses lecteurs sur le sujet sont, nous croyous, suffisants pour guider les eultivateurs amis du progrès dins ce genre d'amélioration, Mais l'initiative qu'a prise la Gazerte coul risque de ne pas être comprise par la masse des cullivateurs el les principes qu'elle a fan connulire ve seront prul-être acceptés M nous sommes laissé à nos propres forces.L'intervention des sociétés d'agriculture.ferait avancer de beaucoup la question : elles n\u2019auraient pour cela, d'abord qu\u2019à faire eutrer dans le prograqune de leurs exbibitions d'animaux vue classe de beslisux améliores 358 GAZETTE DES CAMPAGNES par la sélection, comme elles le font déjà pour crux qui ont été sinéliorés par le croisement.Puis ensuite, le jour méme de lex- bi n, lorsque les cultivateurs intelligents du comnté sont assemblés, de leur faire connaître dans un discours clair et précis fait par an homme compétent, les principes sur lesquels se base Pamélioration par la sélection et lez nombreux avantages que Von peut en retirer.Ces deux moyens sont simples et d'une appli- estion très-facile ; ils rénnissent done toutes les q rendent tout-a-fait acceptables, Îl ne nous reste plus maintenant pour terminer ce chapitre sur l'amélioration des races qu\u2019à Faire connaître certaines influ-nres particulières qui peuvent aider ou entraver l'opération suivant la qui leur est donnée, Ces influences sont surtout la con- pguinité, l\u2019âge-des reproducteurs, leur santé, leur énergie, leur caractère, leurs formes extérieures, et leur taille.Consanguinité \u2014Disons d'abord ce qu\u2019on entend par consanguinité : \"Toutes les fois que l\u2019on travaille à l\u2019uimélioration d'une race, soit par la selection.soit par le croisement, on cherche toujours à se pourvoir des reproducteurs que posédent au plus haut degré possible les qualités et les aplitiiles que l'an vent propager.Dans ce cas, le reproducteur qui possèders dans toute sa plénitude la qualité désirée aura, s'il est doué de la constance, une immense influence sur le perfectionnement se la race.Mais ces reproducteurs sont rares surtout dans les commencements el lorsqu'on a l\u2019avantage de s\u2019en procurer un on cherche à lutiliser le plis possible.D'un autre vôté, 11 es reconnu que l\u2019amehora- tion sera d'autant plus rapide que la lemelle possède dejà cette qualité à la fixation de laquelle on travaille.Pour ces deux raisons les améliorateurs sont ordinaire ment concuits à acconpler le père avec ses filles, le frère avec ses sœurs, ete.La simnititude du sang de ces reproducteurs est ce qu'on appelle la consanguinité, el les Unions ainsi pratiquées portent le nom d\u2019unions consanguines.Plusieurs races très-remarquables améliorées par les éleveurs unglais ont subi l'influence de la consanguinité et it pa.TuÎt que l\u2019umélioration n\u2019en a été gue plus rapide.Buk: well dans la création de ses races de moutons, les frères Coling dans ta formation de la race Durham et bon nombre d\u2019autres améliora- teurs ont tous eu recours à la consanguinité pour fixer dans les sujets les qualités acquises el pour former ce que l\u2019on pourrait appeler une souche.Cependant, malgré les excellents résultats obtenue de Is consanguinité par les éleveurs que nous venons de citer, nous devons reconnaître que, pratignées inconsidérement et repetees & plusieurs reprises, les unions consanguines produisent de très- mauvais résultats, entre aulres l\u2019affuiblissement et le rapelisse- ment progressifs des descendants, l'amoindrissement et même Paneantissement complet de la fsculté de se reprodoire, Mais en inême temps, recomnaissons que ces résultats si defivorables au perfectionnement et qui tendent à l'aneautir compléiement n\u2019ont pas lieu dès les premières unions cousanguines.TI faut, au contraire, une longue suite de ces unions pour qu'elles atteignent tous leurs effets malfuisants, Toutes les preuves que l\u2019on à apporté contre la con-anguinité ne sont acceptables que dans cette circonstance et rien ne prouse qu'une où même deux unions consanguines dans le cours du perfectionnement d\u2019une race ne soient pas avaningruses, Pur contre, la formation des races les ptus remarquables, suffit pour nous convaincre que cette maniére d'ope- rer produit d'excellents résultats, Aujourd'hui les éleveurs les plus distingués admeftent que la consangvinité employée avec circonspection, dans la création des races laitières et des races de boucherie surtout, est on pnissent moyen de hâter l\u2019amélioration, et cela, parce que le reproducteur, en s\u2019unissant avec ses propres descendants voit son efficacité augmentée de toute esile au\u2019 se \u2018 .ep gemat © = a alors deux forces qui.agissant dans le même tte lyres goulles de bonne rnere.dont nous ingle la figure, l\u2019avertissaieut qu\u2019il était temps de rrxeuir à 18 question, Elles n'ont pas su Le voilà, en effet, \"it deux longues colonnes à notre adresse el sbsolument dans ces deux colonues, mais elles qui pour ne tion dice encore, Trente lignes ont trait a M.Veuillot et à Vinfa ne font qu\u2019aflivmer vig fois de plus, le, ce que nous avons dix fois réfute.C?crayable ! Le plus mince eléve dv .e classe de logique n'oscrait certainement pus faire parade d'une pareille faiblesse.Voila donc ce qui a une apparence de sérieux dans la dernière réponse que vous fait M, l'ecrivais du Joxrnal : treute lignes qui au fond ne signifient rien! Daus le reste de celte réponse, il se moutre d'aboud fort scaudalisé de ce que nous avons osé nommer Jupiter et Junon : il voit sous ces deux noms tout un moade d'abominations.Oh! le saint homme de chat ! Pour me- nager son exquise pudeur, il ne faudra plus le toucher désormais que les mains munies de roses blanches, Il témoigne ensuite que l'expression cracher des idées sur le papier, qui te peint si bien comine cocogrsphe pen civil, lui agsce fortement les nerfs.It sffume qu'user de cette expression est l'indice du parozysme de la fureur.Ces mots n'ont pus de raison d'être dans le cas actuel, ils ne repoudent à rien d'existant, mais c\u2019est justement } qu'ils sont creux et vides de sens qu'il les emploie.Quelle taisOn, Cl Vesilé, aurions-nous d'être furieux contre M.l'écri- valu de Jowrnal 7 Les graves inexactitudes qu'il commet, le mode trheule de discussion qu\u2019il emploie, la colère qu'il nourrit coutre nous et qui le porte à ordre sur tout autre chose que sur Ly qu ston, we peavent exciter el n'exciteul réellement en nous zune profonde pitie, roue aux choux {aux navets.Nous ne les : depuis plus d'un mois nous travaillons qu\u2019en seul sente I nous renvoie vegligeons pas pourtant thaws ron jardin, Enfin, il nous dit que «il est Un Cuthotique laïque nous soumes Surnt-Aimé.L'un va trés-bien sans l'autre pourtant.Nous sommes sûr que Monsieur à écrit tout son article dans le but de nous décharger sur le crâne ce terrible coup de massue, Nous pouvons l\u2019assurer cependant qu\u2019il a complètement perdu sun Lewps, son encre et son papier, s\u2019il a cru nous impressionner par la.Ji y a longtemps qu'on ballotte ce vieux cancan de par GAZETTE DES CAMPAGNES MA ments il est animé envers saint Alexis, qu'il regarde comme ayant mis le divorce en honneur.Il aurait, pour faire oublier son appréciation de M.L.Veuillot, ses aperçus théologiques eur l\u2019ivfaillibilité du Pape, l\u2019Immacutée Conception et la procession du Saint-Esprit, de belles et d\u2019édifianter choses à répeter pour demontrer que le nom de cet homme rénérable n\u2019est pas digne de figurer dans le canon de la messe, car il s'imagine, ut, que lu canon de la messt est quelque chose édivme on eulendrier, La conclusion à tirer de tout ce qui précède, c\u2019est que Ml'écrivain du Journal agit dans In présente discussion comme duns toutes celles où il s\u2019est lancé depuis vingt-cing où vingt- sept ans.II pirouette quelques minutes sur la question à traiter, ii Pembrouille, il ls défigure, puis, comme le vase de son érudition est bientôt vidé, il la laisse là et s'en va butinant à travers les sujets les plus disparates, à travers les personnalités, les ine jures, les commérages, les cancans, à travers toutes les scories du langage.Comme un savant et trés-digne homme I'a si bien dit : « M, Pécrivain du Journa/, pour le raisonnement et ia logique, n'est que d'une force au-dessous du médinere, mais dans l\u2019art de déverser l\u2019injure et les insinuations perfides, il est sans conlredit pussé-maitre.Il a une certaine habilité vulgaire qui en impose toujours aux niais.Acculé dans une impasse, il crie, il vocifère et il se déméne tant et si bien que lew badauds ébahis finissent par demander »\u2019il est possible qu\u2019un homme si bruyant et si vio'ent n'ait pas au moins quelque peu raison.Sur ce, nous prions M.l'écrivain du Journal, s'il veut que nous lui répondions, de ne plus s\u2019ugiter si fort dans son vieil ac- coulrement, et de régler les questions pendantes touchant M.L.Veuillot, l\u2019infaillibilité du Pupe, I'lmmaculée Conception et la procession du Saint-Esprit.Pour aider M.l\u2019ecrivain calholique du Journal à se former des idées justes sur Pinfaillibilité du Pape, nous lui citerons quelques mots qu\u2019un protestant distingué et connu de nos lecteurs, M.Urquhart, a publiés dans le numéro de janvier 1870 de la Diplomatie Reviero : \u201c Refaser l'infailhbilité, dit-it, c\u2019est refuser vue têle aux membres, c\u2019est faire du Pape une tête de saint Jean-Baptiste après qu\u2019elle a été séparée du corps, et nis sur an plat ; c'est faire du corps un cadavre en ce qui concerne l'esprit, ane pourriture en ce qui concerne la chair ; c\u2019est rejeter la juridiction, l'obéissance, l\u2019unité, l\u2019autorité ; c\u2019est de plus, | pour un catholique, rejeter la foi.\u201d Ainsi, M.Urqubart, pro- Lestant, pense comme nous : On ne peut être vraiment catholique qu\u2019en admettant l\u2019infaillibilité du Pape et en la tenant pour certaine.Nous n\u2019avons rien d'important à noter relativement aux séances du parlement de Québec.On dit que la loi d'éducation ra subir des modifications en mieux.Dieu en soit loué ! Le Conseil d'agriculture a dû se réunir hier, à Québec.Son Eminence le cardinal Reéisach est mort ; son corps a le pays : le Naturaliste Canadien et un correspondant de la | 616 transporté à Rome et déposé duns l\u2019église de Ste.Anastasir Minerve, entr'antres, l'ont exploité, sans que nous nous en soyous liouvé plus mal.Fes ani point ; nous lui laissons le sain de les regler lur même.l'écrivain du Journal veut tirer parti contre nous d\u2019autres cancans encore, nous sommes font disposé à le mettre au fait de quelques-uns qui ne seraient pas parvenus a ses oreilles, Ainsi, par exemple, 4 pourrait raviver Paccusation, portée contre nous, d'être un des correspondants des Annales de phi'osophie chré- fenne que rédige M.Bounetty : it aurait Ju de quoi gloser toute une rolonue au moins de son grand journal, Quand ce sujet se- va epttis, il pourra nous fuire passer d\u2019autres mauvais quarts d'heure en se rabaltant sur notre saint patron, qu\u2019il n\u2019estime guère.laut Dés-bien que\u2019nous n\u2019ignorons pas de quels senti- s de Suint-Anné ne nous regardent | \\ Si M.148 cardinaux, 656 évêques, 14 abbés imitrés et 29 généraux | de tous les ordres religieux, ce qui forme un total de 747.f dont it était titulaire.Le 20 décembre dernier, siégeaient au Concile du Vatican Pendant l\u2019année 1869, dix-neuf nouvelles sgises catholiques sut clé ouvertes au culte en Angleterre el en Ecosse.Rien ne sa nrait parler plus baut en faveur du rapide accroissement de la foi catholique en ces pays, regardés comme les boulevards du protestantisme.Espérons le : bientôt il n\u2019y aura plus qu\u2019un seul troupeau el qu\u2019un seul pasteur.\u2014\u2014\u2014\u2014 GAZRTTE DES CAMPAGNES 359 a La trichine (Suite et fin) Nous avons dit que la tvichine et la trichinose pour n'avoir été biea connues que récémment, n'en existaient pas moins pour cela suparasnt.En effet, plus d'une fois duns les dissections des beoles de médecine on avail temaiqub dies grains sablonneux dans les muscles des sujets ; Owen, suvant médecin Allemand, avait reconnu la présence des « ystes dans les muscles d'un homme et les avait décrits, on les avait même observes daus des mor- eeaux de jembon, mais jusque là ves vers étaient considerés comme tout à fait innocents, lorsqu\u2019en 1859 Virchow et Leuekart, deux autres savants Allemands, purent constater à quelles causes se rapportait l\u2019uffvetion qu'on apprile aujourd'hui trichi- nosr et jusqu\u2019à quel point elle peut être dangerruse.Une servante étant morte à l'hôpital de Dresde, après un mois de maladie, avec tous Jes symptômes décrits ci-dessus, on trouva, après sa mort, en soumellant une portion de muscles au microscope, qu'ils contenaient une quantité de cystes vivants et libres ; en examinant de même les intestins, on put y recon- uaftre la présence d'un grand nombre de trichines des deux sexes, parmi lesquelles plusieurs femelles portant encore leurs embryons vivants.Une portion de muscles fût envoyee a Virchow qui en fit manger à un lapin qui mourut aussitôt que les embryons fu- vent libres dans ves intestins ; On en fit manger aussi à un chien, n-ais on put constater que les embryons ne se développaient que partiellement dans les intestins, sans pénétrer dans les muscles.Restoit à savoir où la jeune fille avait juis les semences de ces vers ?Commune elie était rervante chez un fermier, on se transporta chez ce dernier pour donner suite aux premières investi- gelions, el on constuta que ce fermier nvail ué un pore cing semaines auparavant; que le jour même de la boucherie, avec sa femme, »a servante (la fille morte) et le boucher, ils avaient mangé des saucisses el du jambon de ce pore ; que les trois personnes restonies se ruppelaient avoir \u20ac16 n:alades avec les mêmes symptômes, quoique à un degré moindre que la servante défunte.I restait done dès lors etabli, hors de tout doute, que ta mort de cette lle, de même que la maladie des (rois autres personnes, re rapportail directement à ces cystes qu\u2019on avait jugés Jrisque là innocents.La découverte des savants Allemands fit grand broit, sertont parmi les populstions de la Germanie où, ea bien des endroits, prévaut l\u2019usage de manger du jambon cru et des saucissous à peine soumis à la cuisson.Car il n\u2019y à pas de doute que le lard, quelque affecté qu'il puisse être de trichires, de même que pour tes hydatides du tenia, ne pourra en aucune façon devenir dangereux, s\u2019il est convenablement cuit ; la cuisson faisant perdre la vie aux cystes de In trichine de même qu\u2019aux hydatides du ténia.Ji s\u2019éleva aunsitôt de telles apprébensions contre l'usage du lord, que dans plusieurs étais de l'Allemagne, les gouvernements appointèrent des officiers pour l'inspection de cette viande avant de la livrer au marché.Maints avertissements furent dou- nés au peuple sur les moyens à prendre pour se mettre à l\u2019abri du danger, On lui donna même des instructions sur la manière de se servir crascope, en invitant chaque propriétaire à faire lui-même l'examen de ses viandes ; muis on ne tarda pas é reconnaître que tous ces moyens étaient encore insuffisents, bien qu\u2019ils pussent être efficsces dans bien des cas ; car l\u2019inspes tion pour une efficacité parfaite, devrait être faite sur plusieurs parties du même animal, vne partie pouvant être uffectée tandis que l\u2019autre en seruit exempte.Aussi sur 20, 000 cochons inspectés, on n\u2019en à trouré que deux affectés de trichines, dans le Brunswick ; mais le lord de ces deux cochons, quoique soumis a l\u2019inspection, avait sufi pour dopner la maladie à plus de 500 personnes, sur lesquelles plus de 100 succombèrent.Mais ici, comme en mille autres cas, les données de la science ne furent pas admises partout de premier abord ; ignorance, le préjugé, la routine opposèrent leurs déclamations sux démons- (rations scientifiques, et ce ne fut qu'après des exemples réitérés de cas malheureux, que le peuple comprit le véritable danger auquel il a'exposait en mangeant indistinctement son lard cru.Voici ce qu'on lixait à ce sujet dans le London Lancet de 1866 : Le professeur Virchow, dans une assemblée tenue à Berlin, ayant insisté fortement sur la nécessité de soumettre le lard à une inspection microscopique, présenta gu président, à la fin de son discours, des saucissons fumes avec un norceau de lard dans tesquels il avait reconnu la présence de trichines.Alors un praticien vétérinaire, du nom d'Urban, se leva et prétendit établir que tout ce que la science avoit acquis sur Je sujet depuis cinq snnées, n'était que des illasions sans fondement.Les trichines, dit-il, sont les animaux les plus innocents du monde.Ce sont des nedecius sans pratique qui font du bruit à leur sujet, pour s\u2019attirer de la clientelle.(Grande interruption).Le président est obligé d'enlever la parole au vétérinaire.Les Docteurs Virchow et Mason exigent une apologie de M.Urban.Le Lr.Mason défit M.Urban à manger des saucissons déposés sur la table du president.(Grand appluudissement).Urban veut donner des explications ; mais l'asemblée le presse d'accepter le défi, Il dit donc qu\u2019il ne parlait pas des médecins de Berlin (* Mangez, mangez !\u201d), mais de ceux d\u2019Hedersieben (\u201c Mangez ty, IV seul voir aupararant si la saucisse contient des trichines.(Grands éclats de rire et cris répélés de : \u201c mangez, mangez, mangez !\u201d) Lä-dessus M.Urban saisit un saucisson sur la tuble du président, en coupe un boul avec ses dents, l\u2019avale et luisse la salle au milieu des rires et des anplaudissements de l'assemblée.Cinq jours après, les journaux annonçaient que le vétérinaire Urban, était confiné sur son lit avec les jumbes et les bras paralysés, par suite des trichines qu\u2019il avait avalées dans la saucisse qu\u2019on l\u2019avait forcé de manger ; et quelques jours plus tard, il expirait._ Ce qui se passait en Allemagne inspira des soupçons en Amérique, où le lard est aussi d'un usage ei général, et l'examen microscopique demontra que l\u2019infection parmi les cochons était ici en bien plus grande proportion qu\u2019en Allemagne.Sur 1394 cochons soumis à l'inspection à Chicago, on en trouva 38 infectés, tandis qu'en Allemagne, où n\u2019en avait trouvé que 2 xur 20,000 ; c\u2019est-à-dire que parmi les cochons, J sur 50 en Amerique est infesté de trichines, tandis qu\u2019en Allemagne on en trouve seulement 1 sur 10,000.Aussi ne tards-t-on pas à constater des cas de trichinose ; et nul doute que la maladie avait depuis longtemps fait de nombreuses victimes sans qu\u2019on put ls reconnaître.En juin dernier, une famille Allemande de Chicago, composée du père, de la inère et de 9 enfants, est tombée malade après avoir mangé du jambon à demi cuit.Ou se décida à appeler un bomune de l\u2019art, qui reconnut de suite les symptômes de la trichinose ; mais il etuil déjà trop tard pour la mère ; elle succomba malgré les soins, du medecin, aprés deux jours d'intolé- fables souffrances.Presque dans le même temps, succombaient à New-Yoik deux autres Allemands, aprés avoir mangé du jambon duns une pension ; l'examen au microscope après leur mort révela la présence daus leurs muscles de milliers de trichines.Et en juillet dernier, on signala l'infection à Montréal même.Une famille qui garduit quelques pensionnaires, ayant acheté du jambon, pour le dîner, chez un épicier, tons ceux qui en avaient mangé furent pris de diarrhée, de vomissements, avec fortes douleurs dans les muscles.Un médecin appelé erut reconnaître les symptômes de la trichinose ; on fit l'examen du jambon qui avait servi au repas et on le trouva rempli de trichines.Un des enfants succomba à l'infection.Puisqu'il est maintenant çeconau que la (richive est rendue GAZETTE DES CAMPAUNES chug nos, si toutefois elle t'y élait pus depuis longtemps, ce se.Tait donv agir contre tontes les règles de quusence, que de frire usage du Lard, sans preadre les precantions aecess pour se mettre à l'abri de son uetion.Quelles sont ces précautions Ÿ Eles sont des plus faites, hes vaicis No frenais manger tard, Juabon ni saucisse où il entre de la chair de pure, sans que Ces unis atect ete ur dje vieux poitiers, nous écrit-an.À eu juger par la v or des greffea.jo cram que cuslormement à la promense de celui qui recommande estle methode, lus arbres gue produirout cen greffes auront bearconp de finit» des a 1roimeme Runge.Jo continueray, mes observant ons sur ee wujet, of op ms prodets de vous en faire part en temps utile ?\u2014 Semaine Agricole.FEUILIATON LA FILLE DU BANQUIER PREMIERE PARTIE v Comme quoi il est prouvé quo, - quand il est entré dans ie chemin du crime, - l'homme n\u2019est plus libre de s\u2019arrêter.(Suite ) Un sourire «infernal triomphe èc du jeune homme.Ce lat conne une aein d\u2019un sombre nnage.11 repousas le tiroir et le lerma a clef.\u2018 Mais il garduit toujours froissée dans sa main la lettre da son rere.* elle-ci, du moins, muemura-t-il, je n\u2019en laisserai pas trace, quant au testé [a foriune en décidera ! Un instant apres if était au chevet du lit de son père qui vaci lait entre la vie et ta mort.Le viril Isaac tourna vers son fils an regar froid et sévère.Etait-ze nue réalite, où seolement nue erreur de sou im.tion 7 Henri erut remarquer qu\u2019il frissonnait en touchant là muin Qu'il fui avant tendue, Ce guise passa dans cette entrevae, on ne le put jamais qu\u2019ie:parfaitement.Mais il paraît qu'à le avite de certsines ex- prications touchant les faits que nous avons rapportes, dus puroles trés-vives furent échangées enire le pére et le fils, et que .yaw d\u2019une beure qu'ils étuient ensemble, quand un eri pergant Gt trembler tout le mroude dans la maison, .tine regon-le, le visage iucelle qui aurait jaiiis du Puis on entenstit appeler an srcones, Le mederis qui verist fustement de rentrer, monia rapile- Mit les escatiors, anivi des domestiques, Hrenenoten Henri sur le seuil de la chambre de son pére, Mau pere #st plus mal.dit-il, beaucoup plus inal, vite ! dé- péche 2-vous, ou 1} serait trop tard.- Le mélecin ot Henri rentreean tons deux dans la chambre.Len domestiques retenus pare ité autant que par oul Autre sentiment, se serrérent autour de la porte.\u2014 Un nouvel accès, mormuara le medecin, en écarant les con- vertures, #1 en posant be main sur le cœur da vieiliard.Henri 1remblun, Il se tenaiten arrière dans l\u2019embre ; mais la figure qui était ren®ersée, immobile aur les oreillers du lit, était à peine plus pâle et plum livide que la sienne.\u2014 [1 went evanoui, wurmura-t-il ; donnez loi quelque chose pour le faire revenir .«6e n'est qu'en évanonissement, Le medecin retira lu main qu'il avail porée à l'endroit du cœur d'isane Uelagrave, et repela le drap sur le corps.\u2014 Monsieur, itil, en se tournant vers Henti, votre pére est mort.Delagrave, saus proferer une parole, ee laissa tomber sur une chaise, et se couvrit le visage de ses imains.vi Comment Henri Dolagrave fait usage de ses talents d\u2019écrivain.Dès qne Delagrave re ful remis du conp que lui avait cansé mor imatlendus de son pere, it sortit de la charnbre et fit res pr ar ° Ni son frére.ni sa fille encore toute enfant ne Ini raviraient une foriine qu\u2019il s'elait habiteé » considerse comme la sienne.Quint a cela, éLait fermement rennin, Non pere avait fait an nouveau tactament : il était décidé à meître lu inaiu dessus et à le detruira.Mais, ap osaut qu'il fut arrive À execuler ce projet, en quoi aurait-al wuméliare aa sitomion 7 HI etait ilégilime avous nous dit, et le premier testament fait eu &n faveur n'existait plus.May avait qu'an chemin onvert devant lai.Ce chemin était horrible et dauxgere ax, mai Fleur à Dolagrave n\u2019etait plus nouvean dans la sombre carrière du crime Li n'hésite mène pu de de fromper loi-memns, il ve répéla viugt fois qi} etait v den crrcunstauess et de la fatainé ; que relonrner eu arrière etait une chose rmpossible, et que la moindre hésitation serait na purte, Cr qu'il resalut dune, e# fit de fabriq.er an autre testament qui seri In copie du premier, «1 eusuile de 6 fier à son adverse et au chapitre des accidents pour be aubstiluer à celui par lequel, ainsi que Favor la lui avait affirme.le vi-il laaae avait (umse xon imunense fortune 8 Kinina, cote enfant kwonune, Ce dernier document, il en euat sie, devant éire encore Jans lu possession de eau père, el il était à peu près certain qu\u2019il était xetré dunn le grand burenn piace dans
de

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