Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 9 janvier 1873, jeudi 9 janvier 1873
[" lle année Ste.Anne de Ja Pocatière (P.@.) 9 janvier 1873 Numéro 18 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis Räiteur-Propriétaire FIRNMIN H.PROULX A qui toutes lettres concer - nant Padministration de la Gazette ot les demandes pour abonnement devront être adressées franco.L'abonnement est de $1 r an, payable d'avance.ne s\u2019abonne pas pour moine d\u2019une sunee.L'avis de disoontinuation doit être donne par écrit à ce Burean un mois d\u2019a- vence.Les arresages devront avoir été payes, sans quoi l\u2019abonnement sera censé continuer, malgre \u20ac, Je refur de In Gazette.Rédacteur J.D.SCHMOUTE Toutes lettres, correspon dances, concernant la Rédaotiou, devront étre di- rectument adressées au Rédacteur.ANNONOES : © lêre insertion, 10 cte.in hgne ; 2me insertion, oti; 3 cts.par ligne.Pour les annonces a long torme, conditions libé- non.Que coux qui désirant a\u2019adresser aux cultivateurs annoncent dans notre Gazette agricole.Bi Ia guerro est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la promière.\u2018Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver-notre nationalité.£.PRIERE «52: DE PAYER - AT PLUS - TOT.us PY SOMMAIRE: -r @auserie agricole : Le hurus national, (Suite et fin).vis Revue de l'apnée 1872.ne Sujets divers : La comptabilité agrioole \u2014 Len eugrai L soin den animaux, \u2014 logement et soins à donner a pendant l\u2019hiver.\u2014 Danger de se servir de l'huile de plftrole, pour les animaux et les arbres fruitiers.\u2014 À imentalign des ehevaux, \u2014 Altération de la viande par un eugrai- dKagéréi Petite chronique : Election des offiviers pour lus Societeg d*y- grioulture des Comtés de Portneuf, Quebec et Champ a L'agriculture dans le comte de Jolieita.Recettes : Moyeu pour guérir les panarie.\u2014 Contre-poison dir phosphore.\u2014 Muyen de prolonger la duree des tuyaux de plomb.: Annonce : Loterie en faveur de l\u2019Hôyital du Sacre Cœur de Josun.\u2019 EE I EER a \u2014 2 CAUSERIE AGRIC) L.LE HARAS NATIONAL.En terminant notre précédente cans- rie sur oo sujet, nous avons approuvé oumplètemant les moyens que l'on 83 proposait d'adopter pour répandre\u2019 jus oonusi woess hippiynos dans tout le personnel de Padmivistrition.Ues connai i sances, qui comprennent l\u2019élevage, les uoy-ng d'améuiors- tion, l'hygiène, la pourriture des ch-vaux, sont ab:olument nécessaires au sucoës de l'entreprise, ell«v seront un guile sûr dans l'eecouplement des mêlca et des fomclies ot emps- eberont ece unfous mal assorties quo l'on a eu si souvent à Maie \u2018est pas tout, ou plutôt ce ne devrait être tonterion licens esocernart l'amélioration ar Votièon oparalion dr être po:sédées par le personnel du haras sqgletugnt, toads lof éleveurs déciroux de travailler à cupiu.améliératin y ont Gp droit presque égal.Ce\u201cqui s\u2019est osé jnsqu\u2019à ce jour à lu rEussite dus essais d'amélioration faits pac les iculicrs, c'est, vous le répétons, le défaut : | d'iuetrnation, l'ignorance des vrais principes servaut de base à Fee gh ekgval.I) faudrait que ootte ignoranee dispa- pugntion des epanaissanees apécisles se fit roviuee de Québre en même temps que les vût &s que la -daps tgute la re qui eo ferout la demande.| {+ L'administrution du hatas natioilal ne peudgae, ne doit passe substituer indéfiniment à l'initiative individuelle.Comme organisation centrale, il est de sa nature propre de ne ne préoccuper que des besoins généraux du pays ; les besoins partieuliers des différentes localités, elle ne peut les coovaître suffisamment ot no peut par conséquent y satisfaire d\u2019une imanière couvenable.Ce.xyotèwe de contralisa- tion poussé trop loin devivodrait un mal plutôt qu\u2019un bien.L'initiative individuelle disparaitreit et les particuliers, se : | faut trop completement à l'adæivistration qui doit les aider, -a laiseraieut aller & une insouciance des plus désustrouses pour leurs propres intérêts.D'ailleurs, vo des plus célèbres et des plus savants éori- vaios ngricolee, lui-même Directeur pendant plusieurs années du haras uatiooal de France, M.Eug.Gayot, I's re- sun et derit bin avant nous: * L'adwiuistration da raffa pour wiesion de préparer I éwancipation de l\u2019industrie privée; \u2018\u2019 c\u2019ent-à dire que cette administration doit donnez ax particuliers les mogeds de se pacser de a tutelle, qu\u2019elle doit s'cBice= partout où il sera reconnu que oeux-0i n\u2019ont plus bcovio de son intervention.Mais, pour cela, il faut donner sux él veurs co dont tha déplorer.out besoin pour p'émancirer, il faut leur dover i'instrsosion, Lébglons uméliorateurs seront distribués aux sociétés d\u2019agri- - UNO TT *\u20ac3 ogy.2.0 amet.*espad ap Tsgton-peudon 1007 GAZETTE DES CAMPAGNES leur faire connaître la science de l\u2019élevage et de l\u2019amélioration de nos animales et surtout de l\u2019eapèce chevaline.Malheureusement, il ne nous parait pas que le projet du haras national ait pourvu à cette partie importante de ses attributions.Il est bien vrai qu\u2019il règle les moyens de donner l'instruction spéciale nécessaire aux palefreniers qui devront accompagner les étalons, il y est même dit que ces pa- lefraniers guideront les éleveurs dans le choix de l'étalon ; mais pourront-ils faire connaître les raisons de ce choix, auront-ils eux-mêmes assez de connaissances pour instruire l\u2019éleveur sur ses véritables intérêts.Nous ne le croyons pas, et pourtant la\u2018ohose est désirable et même d\u2019une absolue nécessité.La même faute a été faite en France, l\u2019administration, composée d'hommes compétents, a obtenu des sncoès inoon- testables dans le perfectionnement du cheval, mais elle a oublié qu'il lui fallait instruire les éleveurs, leur donner lea moyens de s\u2019émanciper de sa tutelle; aussi, malgré une existence relativement très-longue, l'administration des haras n'a pas fait faire À l\u2019industrie privée un seul pas vers le progrès, et si aujourd\u2019hui pour demain ces haras étaient supprimés la production du cheval en France ne donnerait as des produits plus améliorés, ni plus beaux, ni moins dé- \u2018ectueux qu'avant la création de cette administration.Pourtant le gouvernement français n\u2019a pas lésiné sur les allosati- ons.Cette année même, les haras et-dépôts d'étalons sont entrés au budget de l\u2019agriculture pour une somme de plus de deux millions de franca soit $500,000.Ne tombons pas dans la même faute, instruisons-nous par l'expérience des autres; en même temps que l\u2019administration de notre haras national fournira des étalons améliors- teurs, qu'elle donne aussi aux éleveurs les connaissances spéciales nécessaires et bientôt nous verrons les éleveurs canadiens apporter dans la production des chevaux les soins qui doivent présider à cette importante opération.Il est vrai que octte action exige de la part des administrateurs une forte dose d\u2019abnégation, il leur faudra dans un avenir plus ou moins éloigné s'attendre à une diminution de\u2018 profits peut-être assez forte ; mais l\u2019intérêt public ne mérite-t-il pas quelques sacrifices ?D'ailleurs le haras national reçoit une subvention de 5,000 piastres ; cette somme prise dans le soffre public a été fournie par toute ia population de cette Province et surtout par le classe agricole.Elle a donc le droit d'en retirer la plus grande somme de profits possible.L\u2019utilité d\u2019une instruction spéciale donnée aux éleveurs de chevaux ost incontestable, surtout aveo la perspective que nous laisse le projet approuvé par le Conseil d'agrieul- ture.Dans ce projet, il est dit que l'administration actuelle sera nommée pour cinq ans à titre d'essai ; ainsi, au bout de ces cing ans, si l'entreprise n\u2019a pas été profitable aux actionnaires, le haras disparaîtra, Alors, si pendant ce laps de temps les éleveurs n'ont pas reçu l'inetruction que nous de- mautions, ils n'en seront pas plus avancés qu'aujourd'hui.La Province aura dépensé 85,000, les sociétés d'agriculture auront déboursé de fortes sommes pour se procurer des étalons améliorateurs, les particuliers auront payé bien cher les saillies de leurs jumebts ; tout cela pour n\u2019obtenir que géel- ques poulins plus ou moins perfectionnés, et sans avoir ac- ais les moyens de continuer I'amélioration commencée.lette perspective n\u2019est pas attrayante.Maintennat on peut se demander naturellement quelr se ront les résultats de oes cing années de travaux?Croit-on u'en un aussi court espaco de temps le haras puisse avoir o grands sucoès ?Son influence pourra-t-elle même être seulement perceptible ?Il est impossible de lo oroire un seul instant.En cinq ans, on aura elques poulins de quatre ans en bien petit nombre, des poulins de trois, de deux, d'un an, et des poulins de lait.Tous ces jeunes élèves, produits d'une première action amélioratrice de l\u2019étalon, ne ssront- ut-être pas tout-à-fait aussi défectueux que leurs parents le race commune, mais ils seront loin d\u2019atteindre à la perfection du type améliorateur, en supposant même que Pétalon uit été bien choisi et qu'il appartienne à une race fixe et bien déterminée.L'œuvre sera dono nécessairement inachevée, que disons-nous, elle sera à peine commencée et en abandonnant si tôt la partie on s'exposera à -d'amères critiques et l'on découragers certainement beaucoup d'éleveurs bien intentionnés.Le perfectionnement des races animales ne peut se faire en aussi peu de temps, c\u2019est une œuvre de longue haleine dont on reconnait à peine les premiers sucoës.Il faut du tempe, de la persévérance, ane série plus ou moins longue do générations judicieusement soutenues par uv élevage soigné pour transformer progressivement une race et d'élever, par une meilleure appropristion, à son plus haut degré d'utilité et de valeur.11 eat parfaitement reconnu aujourd'hui que l'amélioration produite par un croisement judicieux sur une race défeotueuse et ancienne n\u2019est bien sensible qu'à la troisième génération et sa fixité, sa constance, n'est complète qu'à la dixième ou ls douzième génération.Dans la sélectionyla marche du perfectionnement est plus lente encore.Le promoteur du projet du haras national connais- sait-il ces données lorsqu'il a décidé que l'essai n'aurait lieu que pendant cinq années?Peut-être ; mais il ne les a pas wises on pratique et dans une question aussi importante que l\u2019est celle-ci, it devait prendre les moyens de prouver l'efficacité de son projet.En ne les prenant pas, il a donc commis une faute énorme qui ne nous donne qu\u2019une médioore confiance dans ses capacités comme administrateur du haras.Bien plus, si l'on veut que le perfectionnement opéré à chäque génération soit équitablement apprécié, il faut qu\u2019il se broduise sur plusieurs familles, il faut qu'un, grand nombre de poulins soient nés de ce perfectionnement ; car, on les saisit mal, ou bien ils passent inaperçus, lorsque, en petit nombre, épars, disséminés sur toute la surface du pays, uoyés, pour ainsi dire dans les flots d'une population défectu- ! euse très-dense, les produits du perfectionnement y font seulement tache, où n'en sont que la très-rare exception.Alors, tout le monde se demande où sont donc ces produits supérieurs que nous promettait le haras?On regarde autour de {soi et l\u2019on ne trouve rien.Les arriérés blâment, les peureux | foot cause commune avec eux, et l\u2019entreprise est manquée.Outre un lage de temps assez long, il faut dono encore des moyens d\u2019amélioration assez complets, il faut un nombre d'étslons amélioratours suffisant pleinement aux be- {soins de la contrée; ot pous sommes convainou que les vingt-quatre étalons que devra posséder le haras ne sont pas \u2018 eapables de remplir oette condition.| \u201cKofi le plan que doit poursuivre l\u2019adminietration du haras doit convenir complètement aux besoins du pays.Or ces besoins sont multiples et les moyens d'y satisfaire le sont également.Dana certsinee localités, la production des che- | vaux de traits légers peut être très-luorative ; dans d'autres, lselle des chevaux de gros traits sera plus avantageux, et dans d'autres trés-nombreuses, on donnera la préférence à des chevaux tenant le milieu entre les deux catégories précédentes, l\u2019on voudra avoir des animaux assez rapides sur la route et pouvant en outre exéouter tous les travaux de 1 GAZETTE DES CAMPAGNES .101 culture.Ces préférences ont leur raison d'être, elles sont déterminées par des besoins qu\u2019il serait dangereux de méconnaître, il faut douc compter avec elles.Par conséquent, l\u2019administration du baras ne peut adopter un plan unique pour I'amélioration de nos divers chevaux.En outre, différents moyens d'amélioration peuvent être employés.Nous avons le croisement, la sélection et le méti: qui n\u2019est comme nos Iroteura le savent déjà, que la réunion des deux premiers.On ne doit se laisser aller à aucune prédilection irréfléehie pour l'un de ces moyens en partioulier ; tous trois sont bons, mais ils conviennent à des circonstances déterminées qu\u2019il faut savoir reconnaître.Suivant l'état de la race eur laquelle on opêre, les circonstances locales et le but que l\u2019on veut attciudre, on choisira l'un ou J'autre des trois moyens d\u2019amélioration en se mettant au-dessus du déplorable engouement qui s\u2019est emperé de l'industrie privée et que nous lui avons si souvent reproché.Mais, pour satisfaire à ces conditions de succès, il faut que tout le personnel de l'établissement et les chefs plus encore que les subordonnés, aient les aptitudes et les connaissances requises.De co personnel, nous De connaissons que u de membres : le Directeur coul a été désigné, c'est Monnemant, émigré français, homme de confiance de notre iculture officielle.Venu en Canada, avec une réputation d'habilité peut être un peu surfaite, M.Bonnemant à su se mettre à la tête de notre progrès agricole.Au dire de ses amis, ce monsieur est un savant émérite, graod agriculteur, grand industriel, grand hippologue, grand littérateur, il cat tout ce que nous pouvons désirer.D'ailleurs, quoique sa ré- pustion en France ne eoit pas à la hauteur de oelle qu'on ui fait en Canada, nous ne voulons pas le juger avant de l'avoir vu à l\u2019œuvre.CNL 2 Revue de l\u2019année 1872.Nous devons à nos lecteurs et 4 nous méme de faire un retour sur le passé et de jeter un coup d\u2019œil sur l'ensemble des faits qui ont eu lieu pendant l'année qui vient de se terminer.À prendre les choses à leur poiot de vue général, 1872 à été une bien triste anuée, tout sous le rapport spirituel que sous le rapport matériel.L'Europe, ce ceutre de la oivilisz- tion chrétienne, n oublié les précieuses traditions de son passé, elle a persécuté l\u2019Eglise de Jésus-Christ, et cherché À anéantir cette religion qui l\u2019a faite ce qu'elle est: grande, forte et civilisée.Comme le disait Pie IX, dens une de ses admirables allo- outions, Satan est descendu sur la terre et a regu le pouvoir de combattre l\u2019Eglise et, pour réussir dans ce grand combat, il s\u2019est donné de nombreux auxiliaires.Ces auxiliaires sont les révolutionnaires, les affiliés des sociétés seorètes et les impies de toutes dénominations qui s'agitent aujourd\u2019hui en Europe.Battue en brèche par cette armée diabolique, l'Eglise a souffert immensément et avec elle toute Ia société dont elle est Ia base, Aux attaques multiplides qu'elle a essuyées, elle n'a eu à opposer que la force de la prière, cette arme des faibles que Dieu aide toujours lorsque son heure est arrivée.Abandonnant ses destinées fatures aux mains de la Providence, elle s'est contentée de gémir et d'adresser ses suppl, q Chef cations à la Toute-Puissance.Elle & vu son Auguste retenu Prisonnier par un roi impie et insulté par une secte immoude ; ses défenseurs les plus puissants ont été dispersés, ses droits méconnus, et ses fils spoliés ; mais elle ne pest as découragé.Soutenue par la parole vénérable du Vicaire le Jésus-Christ, son espérance en un avenir meilleur n'a pas cessé.L\u2019impiété possédant ls force matérielle, a dédaigné les avertissements de cette Religion qu\u2019elle combat, a poursuivi activement son œuvre de isation, elle a dolporté l\u2019immoralité et l\u2019a fait pénétrer dans toutes les classes de la société ; ruinant ainsi l'édifice social et faisant le désert autour de l'autel chrétien.Voilà le lugubre tableau que nous présente la surface du monde oivilisé pendant cette année de 1872.Chercbons maintenant si sous oëtte première couche, les détails sont plus raseurants pour l'avenir.\u2014 Naturellement, pour nous catholiques, Rome est le pivot du moude civilisé, c'est donc vers cette Ville, sursom- mée l'Eternelle, siège de la Catholicité, que se portent tout d\u2019abord nos regards Qu'eat-elle devenue cette Rome des Papes, conquise sur les psïens par le sang des martyrs et définitivement donnée aux sucoesseurs de St.Pierre par les rois de js Frauce catholique ?Rome n\u2019est plus la cité des Papes : un roi voleur et excommunié s\u2019en est emparé et la garde, de par le droit du plus fort, au mépris de tous les roits divins et humains.Un seul coin de cette Rome est resté en lu possession de la Papauté, c\u2019est le Vatican laissé à Pie IX par Victor-Emmanuel, comme Je géolier donne une cellule à son prisonnier.Là, le Saiut Père, réduit à l'impuissance, sans finances et sans armées, vivant de la Charité des Fidèles répandus sur la surface de la terre, est for- \u2018oé d'être le spectateur de toutes les abominations de l'un des gouvernements les plus impies de nos temps modernes, Il voit les communautés religieuses spoliées, les vierges du Seigneur disperséos, les prêtres insultés et assassinés, ses sujets accablés d'impôt, n'ayant en perspective qu'une affreuse misère, les seotaires ineudant sa Rome bien-aimée de leurs roductions immorales, les doctrinaires élevant leur voix impie contre la sainteté du eatholicisme ; enfin, les gouvernements européens approuvant ou laissant se consommer les forfaits par leur coupable silence et même par leurs encou- ragemen\u2019s impies.a Révolution, fille du mensonge, en s'emparant de Rome, s\u2019était engagée à respecter le pouvoir spirituel de ls Papauté, elle n\u2019en voulait, disait-elle, qu\u2019à son pouvoir temporel, et afin de garantir la liberté religieuse, elle surait passé aa fameuse loi des garanties.he temps a prouvé que cette loi n'était qu\u2019un leurre fait dans le but de tranquil iser la cons- cieuce très-élastique des gouvernemente de | Europe.En effet, de toutes les libertés promises que reste-t-il?À Rome aujourd'hui on-ne reconaait qu\u2019une seule liberté, c'est celle de faire le mal.I! faut se cacher pour remplir ses devoirs religieux, les fidèles sont insultés aux portes des Eglises, et sont forcés de prendre des chemins détournés pour aller présenter leurs vœux à leur Père bien-aimé.Le Pape a néanmoins su conserver une épave, au milicu de ce naafrage de toutes les libertés; oetto épave est la liberté de parler dans son propre palais.C'est bien peu de ! chose et cependant que d'efforts l'impiété n'a-t-elle pas fait | pour le lui enlever ?Dernièrement encore, elle ne demandait | rien moins que de faire taire ce vieillard.Le gouvernement piémontais n\u2019a pas osé aller jusque là, il ne B\u2019est pas senti assez fort pour mettre la dernière main à son œuvre d'ini- uité.Aussi, la parole vénérée de Pie IX nous arrive-t-eile encore de temps à autre comme un écho des éternelles promesses de Jésus-Christ.Dans toutes les circonstances convenables le Souverain Pontife fait entendre à ses visiteurs et par eux à tout l\u2019uni- gre mem Tee cet me 102 GAZETTE DES CAMPAGNES = \u2014\u2014 vers catholique «a voix puissante et prophétique.Comme | sur un mot d'ordre de la arote, les affiliés en nombre cotsl- aux plus beaux jours du ponvoir temporel dus Papes, le| dérable we sont donnés rendez-vous à Rome pour pronre Suiot-Pôre r-mpiit \u201ceme: devoirs dde f d.4 mesures propres À srsurer l'etablissement de la Répu- ) Bytise.LI n'a qu'une fib rte.eri ers bn Ch Ton brs) devait y avoir, à ce aujet, une grande assemblée lee fosfuits trouvent en lui an cen-eur iapitey:b'#, tous les [nn Coly-60 ; il et vrai que les autorités ont réussi à emp.@alb curs reg ivent da en bouch-: véu\u201crée une parols d-osu [cher l'esscmblee d'avoir lieu; mais les scotaires restent & moon et quelque fisis rand * ru bare un seonurs péca- | Roue et et une meses Inars-auts contre In reganié pl vlalre.Ko ontre it wit déra-qurirsontræp-ises dy imp» | woutaise.Culle-ci, guidée sans doute par la peur, s'est liv et wettre len outholiques eu ward coutre ees, E fin pour {8 de wo .V-lies rigueurs contre les ordres religious; mais poutenir le Courage des bons e?ramener les méchants dans | ello so t'orp- graudeuvnot «i «lle croit par ce» porséontions 6 éentier du devair, il rappelle les paroles de Jésus-Christ | contenter ln Révoletion.La Kévolution ne sera satisfaite et nous fuit poir dns an uvenir plus où moins éloigné un | que lor-qu\u2019che aura renversé la royauté ot 8e sera miss à triomphe éol'% t pour l'Eglise, ea place.De leur côté, les ls de l'Eglise n'ont pas voulu lsisscr sa société italienne paraît mûre pour ce dénouement ; souffiir leur père commun erus lui donner nu moiu l'aseu- | tant ce qui, chz clle, cet profondément religieux, refasers rence de leur attochemvat inaltérable.De toutes les parties | de fuire cause commune aveo la Révolution, mai» oe voudra de la ostholigité des deputations se gout rendues 2 Rome] pas non plus pactiser aveo le miséruble spoliateur des biens pour mettre aux pieds de Sa Saiutoté, leur amour, leur dé.| d= l'Eg'ise ; aicsi pus de mccours pour lui, à attendre de ca \"ment st leur aumône, \u201c Pie IX 1 1872 dé; andi que tout ce qui n'est pas AA reli- \u2018est aiusi que »'est passée ponr Pie IX, I'nanée 1852; Rieux est péecssaircnent reotnire et cooemi juré de la ro- sünés du troubles, de larmes, de prières, avais aussi année Fauté.En per-ceutaut le catholicisme, en donnant aux im- de consolation pour son t .8e ' orelités toute liberté de corrompre ls société qu'il devait d'autant plus wit que es eme Lot a Lu ardor, Victor.Emwmana.} Feat isolé, west alin ses Ia foi e'enssciner dv plus en plus profondément dans le cevr] mr ileurs d fenreurs et il rerto seul en f co d'une légion de to outholiques ; Seux-là wêtu-# qui, d pris le Coneile das atin qui pr vulient § l'uvéantir.D'ua ae manque wtican, s'étafent uv peu éloigné de lu Chaire de Pure, jeu lt de défenseurs, de l\u2019autre furge considérable des ass'en sout rapprochés en: rand nombre et ont donné kur! sili ute, Dogs une te lo witustion la royauté itilienne ne adhérion au dogme de l'Iufriliibiiité pontificale.\"ut que s'ecrouler ot sa chnte est à peu près certaine, l\u2019an- vai se pp | Vée qrai commence verra put être cuite catastrophe, - Dans le même temp.que faiseit le g dvernément rt dir Couture vignes avant-coureurs des punitions que Dieu ré- doi le tableau at bi stor Espo] et Pa plices ?Ab eve i PTodie prévaricatrice, de grunds désastres out ruiné ét 0 pn \u2018en bre vised par ambition, de mi-f1u4 parties.les plus rivh-n do sen territoire et ont causé la ; Table oo ta ie, autre pis simple roi du I mont à vos- mort de grand Lowbr: de personnes.Le Vésuve à d'abord u agrandir so états et of rie Fr trône.La Révolution! gair irraption et Ja lave enflammée vomic par son cratère, s'est trouvée là à point pour ul cfrir je
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