Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 15 mai 1873, jeudi 15 mai 1873
[" Ile année Ste.Anne de la Pocatière (P.Q.) 15 mai 1873 Journal du \u201cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis Editeur-Propriétaire FIRMIN H.PROULX À qui toutes lettres concer- pant \"administration de la Guzette et les demaniles post abonnement devront elre adressées franco, L'abonnement est de $1 gr an, payable d\u2019avance.n ne e\u2019abonie.pas pour moins d\u2019une annee.L'avis de discontinuation cuit étre donné par écrit à ce Burean un mois d\u2019a- sance.Les arretages de- viont avoir été payes, sans quoi l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré le refus de lu Gazette, Rédacteur J.D.SCHMOUTH Toutes lettres, correspondances, concernant la Rédaction, devront être di= rectement adressées.au Rédacteur, ANNONCES : D lère insertion, 10 ots.la ligne ; 2me invertien, eto.8 cts.par hgne.Pour les annonces » lang terme, conditions libérales.Que cenx qui dénirent s\u2019adresser aux cultivateur annoncent dans notre Gazetle agricole.Si Is guerre est Is dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.Ewparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.SOMMAIRE: Causerie agricole : Infi des i 1 i - puterde \u20ac ere : nfluence des engrais sur la prospérité gé Rerue de la Semaines Cireuisire de Mgr l\u2019archevêque de Québec aux rédacteurs de journaux catholiques de ron dio- tere.\u2014 Allocution de Notre Naint-Père le Pape.\u2014 Delibérations à ln Chambre Fédérale.Correspondance : La culture de la betterave et M.Emille Bonuemant.Recettes : Moyen pour défendre les choux cor.ire les chenilns.\u2014 Fromage de pommes de terre.NR PRIÈRE 22e DE PAYER Afr CAUSERIE AGRICOLE IFFLUENCE DES ENGRAIS SUR LA PROSPÉRITÉ GÉNÉRALE DES ÉTATS.Dans toutes les contrées civilisées, lea différentes ques tions se rattachent à la production et à l\u2019emploi du fumier tout devenuos d'une importance immense.Elles sont intimement liées aux auccès de l'agriculture, et par conséquent à bh prospérité générale des nations.Sane engrais, les terrains ks plus riches, les plus productifs sont infailliblement vouée ile stérilisation ; sans engrais, aucune preduction agricole be peut ee soutenir et les peuples voient la misère rempla- ter graduellement la richesse.Sane engrais, enfin, lo sol ne peut plus suffice à l\u2019alimontation des populations, le pain manque, les industries sont laoguissantes, l\u2019émigration, le {penplonint v'opdre sur uno large échelle et le désert se Aves de l'engrais, au contraire, an à va des contrées, ja dis d\u2019une pauvreté proverbiale, se transformer comme par enchantement, devenir riche, se couvrir de riches établisse- meots agricoles et industriels, ee mettre à la tôte de tous les progrès, enfia devenir floriseantes sous tous les rapports, L'historien coneciencieux qui suit pas à pas le marche des grands événements qui ont bouleversé les nations depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours et qui en cherche les causes se trompe bien souvent sur ces dervières.II vous montre bien, dans les temps anciens, des peuples florissants et puissants: ï! nnns fait voir entre autres les com- tréos riveraines de la Méditerranée.Que sont devenues au- jourd'hui, Ja Phénécie, la Grêce, Rome et Csrihage, oes foyers de la oivilisation antique, ces empires couverts de populations nombreuses, de villes opulentes ?Toutes ces contrées sont plas vu moins déchues de leur ancienue splendeur, plusieurs mêmes n'existent plus.On attribue leur chute aux bouleversements politiques, aux guerres, aux mauvais gouvernements, à l\u2019icvasion du Mahométisme, Ces causes ont sans doute déterminé de nombreuses catastrophes; mais elles ne rout pas uniques, ear comment pourrions nous expliquer la généralité u fait ?comment expliquer la décadence de la Sicile, de l'Enpague et du Sud de la France, lesquelles furent heureusement soustraites À l'influenco désorganisstrice de la Religion de Mahmmet ?Surtout comment expliquer, par ces acules osuses, l'exception faite en faveur de l'Ezypte, qui, malgré, les guerres, le despotisme le plus effréué, l\u2019invarion de l'isla- tuisme, contisue à produire aboudamment, À vourrir une population serrée, et à être le grenier de l'Europe ?8i l'historien connaissait mieux les questions d'interêt mstériel, en particulier celles qui se rattachent à Ja grande industrie agricole, 0ette mère nourricière des nations, cette productrice des denrées de première nécessité, il aurait vu que c'est dans l'agrionltura qu\u2019il faut chercher la véritable cause de certains événements restés jusqu'à présent sans Numéro 81 GAZETTE DES CAMPAGNES au] 11 FT CP PAST ¢ 040) ap [mrauan- endo mh 244 GAZETTE: DES CAMPAGNES Toutes cas contrées célèbres dans l\u2019antiquité, toutes ces cités opulentes, toutes ces nations fortunées sont tombées en décadence paros que leur eystème de culture consistait à enlever au sol le plus de richesse possible sans jamais rien lui restituer, à toujours prendre et à ne jamais rendre.La production d'abord abondante a diminué dans une énorme proportion: Après avoir donné 200 pour 1, la terre n'a pro- uit que 150, puis 100, puis 50, puis 25, puis cinq, quatre et même trois pour 1.Voilà l'explication vraie de 06 mouvement de descente qui a placé les anciens foyers de la ci- vilieation curopéenne dans Is pauvreté et la dégénérescence où nous ler trouvons de nos jours.: Si l'Egypte a échappé à ee mouvement descendant, elle le doit à ton fleuve, à eon Nil, dont les inondations périodiques sont une eource inépuisable d'éléments fertilisants.| en coûte certainement de descendre si bas, de chercher dans un tas de fomier Is cause de certains grands événe- ments qui ont bouleversé le moudo; mais nous n\u2019y pouvons rien.Nous devons preudre la vérité où elle se trouve.L'homme qui sait calouler la marcho des faits historiques peut presque infailliblement prédire l\u2019abaissement ou l'élévation des états, eimplement en étudiant leur système de eulture.Mais nous n'avons pas besoin d\u2019aller checher dans les temps anciens ct chez les peuples étrangers des preuves à Psppui de nos avancés.Regardons autour de nous, jetons un coup d'œil sur notre propre situation.Depuis plus d'un siècle, Dous avons vécu dans une tran\u201d quillité presque parfaite : noire ciel litiquo s\u2019est constamment montré serein et favorable au développement de l\u2019egri- eultare ; car l'invasion de 1812 ct les troubles de 1837 n'ont été que de bien faibles nuages dont l'industrie agricole n'a eu que très peu à souffrir.Cependant vous n'avons pas progressé autant que nous aurions dû le faire, nos terrcs se sont appauvries d'une ma- pière slarmante.Il y à uo siècle nos exportations dépassaient nos importations; pous récoltions plus que nous ne pouvions consommer et nous vendions à l'étranger le surplus de pos récoltes.Aujourd'hui, les rôles sont intervertis, nous demandons à l'importation une grande partie de nos denrées alimentaires, de nos objets de première nécessité.Malgré l\u2019apport considérable d'une immigration incessante ; malgré Ja force d'expansion de notre race, la population du Canada augmente avec une extrôme lenteur ; un chancro la ronge, et lai enlève son sang le plus vigoureux.Oe chasore c'est l'émigration, conséquence inévitable de notre système agricole.Nos terres appauvries ne produisent guère plus de 8 pour 1, les propriétaires du sel ont à peine assez pour satisfaire aux besoins de leur famille et ne peuvent rencontrer les exigences des travailleurs.Ceux-ci poussés par Je besoin, ubandonnent ua pays qui ve leur offre que ls misère en perspective et vont vendre leur vigueur et leur santé aux étrangers.No pouvant plus exporter de grains, nous exportons du travail, nous le jetons aux Quatre vente du ciel, refusant follement les avantages de oet important oapital.Néanmoins, nous ne sommes pas encors en complète décadence, nous progréssons, quoique lentement ; mais ce n'est s l'agriculture qui réalise ce progrès.En Canada, comme dans tous les jeunes pays, nous avons deux moyens de devenir florissante: l'agriculture proprement dite ot la colonisation.La premier moyen nous fait défaut, l'egricultare ne paie us, nos terres ont perdu leur immense force productive.jous avons mangé ou vendu Is graises de nos champs, nous n'avons plus qu'un squelette recouvert de la livrée de la misère et eur lequel nous ne pouvons plus compter à moins que nous ne lui restituions ce que nous lui avons enlové avec tant d'insouciance : sa fertilité d'autrefois.Reste donc le eecond moyen, Ja colonisation.Ce moyen est excellent, mais c'est un remède insuffisant ; il retardera notre ruine, mais il ne guérira pas le mal affreux dont nous souffrons.Surtout il ne pout ramener la richesse.dans les vieilles paroisses, Quo le Gouvernement encourage la colonisation de toutes ses forces.Laissant les vieux errements du passé, qu'il ao.corde une protection effi>ace aux hardis pionniers qui désirent mettre ep culture nos terres a bois, civiliser, pour ainsi dire, nos immenses forêts ; qu'il mette sur le même pied le commerce et l'agriculture; qu\u2019il multiplie les che- mivs, qu'il réduise le prix des terraios à coloniser ; qu'il offre des primes aux défrichements.Voilà la seule politique rationnelle qu\u2019il doit suivre.Cependant, nous le répétons, cela ne suffit pas.La coloui- sation n'est pas un remède, elle n\u2019est qu'un calmant.Le re mèdo à notre situation, c\u2019est l'amélioration du Fystème de culture, c'est la fertilisation des terres, c'est l'emploi des fumiers.Le cultivateur canadien s\u2019est ruiné parce qu'il a oublié de rendre à la terre, au moyen des eograis, les principes fertilisants enlevés par les récoltes ; il s'eorichira eu mettant en pratique le graod principe de la restitution.Chose digne de remarque, dans le temps même où notre roduction agricole diminuait, cells de quelques pays de \"Europe augmentait.L'Angleterre nous en offre un ez- emple frappaot.Là aussi, un système de oulture irrationnel avait appauvri le sol.Des hommes influents srrêtèrent la décadenoo qui devait en être la conséquence inévitable.LI se mirent à la têto du progrès agricole de leur patrie ; en- graissèreat abondamment leur terres, obtiurent de grands succès, se firent des imitateurs et aujourd'hui la culture anglaise est devenue notre modèle.Agissons de même et nous aurons les mêmes succès, sinon nous courons à notre rains.ENE A Le REVUE DE LA SEMAINE Nous nous empressons de reproduire en tête de notre « Revue de la Semaice \u201d les documents suivants que Mgr l'Archevêque a bien voulu nous transmettre.Daus un do nos précédents numéros, nous avions déjà donné quelques extraits de l'admirable allocution du Saint Père au cerole Saïiot Ambroise de Milan, et aujourd\u2019hui nous ssisissons aveo joie l'occasion qui nous est offerte de la reproduire èu entier, ainsi que le document épiscopal qui l'accompagne : Une Allocution du Pape.À mensieurs les rédacteurs des journaux catholiques du diocèse de Québec.Archevêché de Québeo, 3 mai 1873, Monsieur le Rédacteur, Le 6 mars dernier, Notre Saint-Père le Pape adressait au président et aux membres du cercle de Saint Ambroise, à Milan, une lettre admirable dont je vous envoie le toxte 1s tin et la traduction fravguise tire do I' Univers du 19 mars.Ba Saigteté ayant mauifesté lo désir que cette lettre re- ût la plus gracde publicité possible, je vous prie de vouloir jen la reproduire dane vos oolonnes.\u2019 Vos nombreux lecteurs catholiques liront aves respect ob avec un intérêt cette énergique protestation du Souverain Pontifa contre les envahisseurs de son domaine temporel» Ile varront ausai ares quelle foree i] s'élève centre les GASSTTS DES CAMPAGNES \"2 trines catholico-libérales, d'autant plus dangereuses qu\u2019elles ve déguisent sous de plus beaux dehors.Lorsque vous aurez occasion de combattre de toutes vos foroes ces funestes doctrines, vous n'oublierez pas, je l\u2019espère, les recommandations que je vous ai faites, récemment, à l'occasion de la lottre de Son Eminence le Cardinal Barnabo, da 23 mars dernier.\u201c Les meilleures causes, vous + disais-je dans ma lettre du 13 avril dernier, n'ont pas do \u201c plus dangereux envemis que ces prétendus amis qu'un \u201c zèle aveugle entraîne au-delà des justes bornes.\u201d La vérité est une chose sainte qui doit être traitée avec respect; elle n\u2019a pas besoin d'appeler A son secours l\u2019exagération, les violences de langage, le persiffisge, l'injure et encore moins la oslomuie.Ces moyens n\u2019ont jamais ramené à la vérité un seul adversaire et, malheureusement, ils lui ont trop souvent sliéné des amis sincères.Il faut défendre les véritables principes à tout prix, c'est-à-dire, qu\u2019il faut être prêt à fairo pour cels tous les sacrifices nécessaires, même celui de la vie; mais n\u2019allons pas oroire que tous les moyens soient bons, paree que la fio que l'on se propose eat excellente.L'intérêt même de la sainte cause que l'on veut défendre demande ces précautions dictées par la prudence.Agrées, moosieur, I'sssurance de mon sinodre attachement, t E.A., Arch.de Québeo.Dilectis Filiis Prawidi ef Sodalibus Cirouli Sancti Am- Urosii\u2014 Mediolanum.; PIUS PP.IX.Dileoti filii, salutem et apostolisam benedictionem.Per tristissima bsoo Ecolesiss tempora allevat certe dolo- rem Nostram catholicorum zelus, qui propriæ religionis in- sectatione et proximorum periculo commoti simul cœunt ut spertius propriam fidem profitesutur, impeosius incumbant rotrahendis featribus à periculo, studiosius se devovent mi- særicordiæs operibus, ao in eo præsertim gloriam suam ponant, ut se Nobis ad lictissimos præbesnt obsequentissimos- que documentis hujus'cathedræ veritatis ao unitatis catho- hem centri.Observantia enim bæo indubia est tessera filio- rem Ecoles\u2018sæ ; et ipsa coustituit inexpugoabilem vim illam ubitatie, qua sola retundere potest osorum illius furorem, dolum, Rudaciam.Et save: qui indolem consideret conflati sdversus Eeolesiam belli, facile intelligit, omnes hostium machinationes eo spectare, ut deleant illius constitutionem et vinoula frangant, quæ populos Epicopis, Episcopos de- visoiuat Christi Vicario ; huno autem ideo ditione sua spo- listum fuisse, ut alienæ subditus potestati necessaris regen- dæ catholicæ familiæ libertate privaretur ; et ideo prs ce- teris impeti, ut, perousso Pastore, dispergantur oves.d quamquam filii ræculi prudentiores sint filiis lucis eorum tamen fraudes et violentis mious fortasse proficerent, visi multi, qui estholicorum nomine censentar, amicam eis minum porrigerent.Non desunt enim, qui, veluti iugum cum illis ductari, societatem nectore conantar inter lucem et tenebras ao partioipationem inter institiam et iniquitatem per doctrinas, quas diount carholico-liberales, quæque perni- ciosisimis fretæ principiis, laicæ potestati epiritualia inva- denti blandiuntur, animosque in obsequium, sut saltem tolerentiam iniquissimarum legom perinde inolinant, ao si soriptum non esset : Nemo potest'duobus dominis servire.Hi vero perioulosiores omnino sunt et exitiosiores apertis hosti- bus, tam quia inobservati, et fortasse etiam nec opinantes, ilorum conatibus obsecuudant ; tam quia intra certos im- probataram opinionum consistentes, spesiem quamdam pro- itatis et inoulpabilis doctrinæ preeferunt, quæ imprudentes + tum adversarentur errorem ; aique îta disscciant animos, unitatem discerpunt, viresque coniunetim opponendas ad- versariis infirmant.Eorum tamen insidias facile vos vitare allieiat conciliationis amatores, et decipiat honestos, qui aper- poteritis, ei pre coulis babestis divioum mocitum : Ez frue- tibus corum cognoscetis cos; si apimadvertstis ipsos stowa- obsri quidquid paratam, plenam, absolutamque devotionem sabit placitis so monitis buius Sancæ Sedis; vix aliter de ipsa loqui quam de romana Curie; imprudentiæ passio vel inopportunitatis insimulare eius acta ; ultrsmontanorum eut iesuitarum appellationem affingere atudiosioribus et obse- quentioribus elus filiis; inflatosque superbise vento pruden- tiores sc ills ceneere, oui peculiare et perenno promissum fuit divioum auxiliom.Vos itaque, Dilecti Filii, memioeritis, ad Romanum quo- que Pontificem, qui divina vice fuogitur in terris, pertinere quoad es quæ fidem, mores, Koclesiæ regimen epectant, il- lud quod de ro ipso Christue affirmavit: Qui mecum non coltigit, spargit.Sapientiam idoirco vestram ompem covsti- tuite in abroluto obsequio libentique et constante adhæsio- ue huio Petri Cathediæ; nam babentes euvidem spiritum fidei, sio perfecti eritis omnes in eodem seneu et io eadem sententis, sie unitatem illam confirmabitis, quæ Ecolesis hostibus cat opponenda, sic charitatis opera, quæ suscepie- tis, acceptissima Deo facietis et utilissima proximis, sio af- flioto ab Ecclesize malis animo Nostro verum efferetis sola.tium.Efficex cooleste auxilium et copiosa supercæ gratis munera vobis ad hoo adprecamur, eorumque auspicem et ternæ Nostræ benevolentiæ pigous vobis, Dileoti Filii, enedietionem spostolicam peramanter impertimus.Datum Romæ apud S.Petrum die 6 martii 1873, Pontificatus Nostri anno vicesimo-septimo.Proa PP.IX.A nos chers file, le Président et les Associés du cercle Saine- Ambroise, à Milan.PIE IX, PAPE.Chers fils, salut et bénédiction apostolique.Au milieu de ces temps si douloureux pour l\u2019Eglise, c'est assurément un grand adoucissement à Notre douleur que le zèle de ces catholiques qui, voyant les persécutions auxquelles leur religion est en butte et le péril de leur prochain, sont poussés à professer plus ouvertement leur foi, s'ap- pliqucnt aves plus d\u2019srdeur à retirer leurs frères du danger, se dévouent avec plus de xèle\"aux œuvres de miséricorde et mettent leur gloire principale à se montrer plus étroitement attachés à Nous et plus humblement soumis aux enseignements de cette chaire de vérité et de centre d'unité.Cette attitude, en effet, est le eigne auguel on reconvaît d\u2019une façon indubitable les vrais enfants de l'Eglise.C'est elle qui constitue vette force inexpugnable de l'unité qui seule ut s'opposer victorieusement à la fureur, aux ruses et à \u2018audace de ses ennemis.Et c\u2019est juste.Car, à quiconque considère le caractère de la guerre soulevée contre l'Eglise, il apparaîtra que toutes les machinations de l'ennemi visent à détruire la constitution de l'Eglise et à briser les liens qui unissent les peuples aux évêques et les évêques au Vicaire de Jésus-Christ.Quant au Pape, ils l'ont dépouillé de son domaine temporel afin que, le soumettant à une puissance étrangère, il fût privé de la liberté qui lui est nécessaire pour gouverner la famille catholique.Et c'est pour cela qu'ils s'attaquent surtout à lui, afin que, le Pasteur étant frappé, les brebis soient di dant, et bien que les fils du siècle soient plus habiles que les fils de la lumière, leurs rases et leura violences auraient sans doute moins de sucods si un grand nombre, ses GAZETTE DRS CAMPAGNES = \u2014 = parmi ceux qui portent le nom de oatholiques, ne leur tendaient une main amie.Oui, hélas, ile ne manquent pas ceux ui, comme pour marcher d'accord avco nos ennemis, s'ef- \u2018oroent d'établir une alliance entre la lumière et les ténèbres, un socord entre la justice et l'iniquité au moyen de ces doctrines qu'on appeile catholigues libérales, lesquelles, s'ap- payant sur do pernicieux principes, approuvect le pouvoir eïque, quand il envahit les choses spirituelles, et poussent les esprits au respect, ou tout au moins À la tolérance des lois les plus iniques, absolument comme s'il n'était pas éorit que personne ne peut servir deux maîtres.Or, veux ci sout plus dangereux et plus funestes que les ennemis déclarés à la fois, parce qu\u2019ils secondent leurs efforts vaus être remarqués ou mémo sans donner leur avis et peres que, ee tenant pour aiusi dire sur la limite des opi- Dions condamnées, ils se donnent l'apparence d'une véritable probité et d'une doctrine sans tache, qui allèche les impru- deuts amateurs de conciliation et qui trompe les gens hon- pétes, lesquels saurai:at sans cela s'opposer fermement à une erreur déclarée.De la sorte, îla divisent les esprits, dé- chireut l'unité et affuiblisseut les forces qu'il faudrait réuvir ut les tourner toutes ensemble contre l'ennemi.Toutefois, vous pourrez fucilement éviter leurs embâchoe, #i vous aves devant les yeux o.t avis divin: C'est par leurs fruits que vous les connaîtren : si vous observez qu\u2019ils af fichent leur dépit contre tout os qui marque une obéjsssnce prowpte, entière, absolue aux déorets et aux avertissements de ce Suint Stége ; qu\u2019ils n\u2019en parlent que dédaigueusement en l'appelant cærie romaine; qu'ils accusent tous ees actes d'être imprudeuts ou inopportuns ; qu'ils affectent d'appliquer le poim d'ultramontuios et de jésuites aux file de l'Eglise les plus zélés et plu- obéi«sants ; enfin que, pétris d\u2019orgueil, ils s'ectiment plus suges que l'Église, à qui a été faite la promesse d\u2019un secours divin spéoial et éternel.Poar vous, chors fils, souventz-vous qu'au Souverain Pontif>, qui eat lu vicaire de Dieu sur la terre, il appartient de décider ce qui regarde ia fui, les mœurs et le gouvernement de l\u2019Eylise, relon ce que Jésus-Christ a dit de lui- même: Celui-l& disperse qui ne recueille pas avec moi.Faites duno consister votre cage~e dans une obéissance absolue et dans une libro et constunte adhésion à oette chaire de Pierre.Cur, aniwés ainsi du môme esprit, vous serez parfaits dans le mêtue sentiment et la même pensée, eb vous affermirs cette unité qu'il faut opposer aux ennemis de l'Eglise.Pur là, vous rendr(z très-gréubles à Dieu et très-utiles au prochain, les œuvres de chu:ité que vous «vez entreprises, et vous apporters use véritub'e coosulstion à notre fume, douloureusewrut affigée des msuux qui accablent l'Egise.A cette fin, Nous vous souhaitons le sccours céleste ct l\u2019uboudanoz des dons du lu grâce d'en haut.Comme présage de ces grifloes et comwe gage de Notre bienveillance pator- nelle, Nous vous accordons, chers file, du fond du cœur la bénédiction apostolique.Donné à Romeo, près Saint Pierre, le 6 mars de l'année 1673, le vingt-septième de Notre Pontificat.Piz IX, Pare, \u2014 Comme l\u2019espace nous fait défaut aujourd'hui, en rai- von des importants documents qui précèdent, nous sommes forcé de n'accorder nux débats de Is Chambre des Commuces qu'une trop petite place.La séance du 2 mai fat consacrée en partie à une discussion assez vive catre Sir Jobu A.MaoDonald d'un côté ot quelques membres de l'opposition de l\u2019autre, au sujet des retards que Son Excellence le Gouverneur-Général a mis à donner son asscntiment au bill autorisant les comités à eze- = \u2014\u2014 miner sous ssrment les témoins qui comparaissent devant eux.Puis le projet de loi relatif au pilotage fut présents pour sx seconde lecture.Après des débats nasez longa la motion fut retirée.U'est musi dans cette séance quo le bill oonocernant le divorce de John Robert Martin subit es tro.rième lecture et fut accepté, maigré l'opposition de l'Hon, M.Langevin et de l\u2019hércïque phalange catholique.Le 3, lea débats ont roulé presque en entier eur la loi de faillite.M.Holton a présenté uno motion proposant que des stipulations soient faites, avant que le parlement #'ajourne, demandant la continuation de l'acte de faillite, jusqu'à ls prochaine session.Cette motion fut adoptée sur uve division de 74 contre 52.Parmi les noubreuses questions adressées au Gouvervemeot dans la séauce du 5 mui, nous devons faire vue men: tion epéciale de celle de l'Hon.M.Ross (Chsmplain).Os Monsieur a appelé l'attention du ministère eur les inondations déva-treuses dont plusieurs parties du pays sont tous les ans le théâtre, et demanda au Gouvernement ai c'était son intention de s'enquérir des cautes de ces inondations et s'il désire prendre les moyens d\u2019obvier à ces désastres, L'Huo.M.Langevin répondit que c'était l'intention du Gouvernement d'exawiner cette importante question.Dans cette même séance, l'Hon.M.Blake proposa que la Chambre se forme eu comité général pour examiner certaines ré-olutions demandant qu'une humble adresse soit pré- seutée à Sa Majerté la priant d'adopter des mesures propres à assurer aux sujets anglais la libre navigation du la Rivière Colombia.Pendant la discussion, le Traité de Washington fut vivemeut sttaqué ; ou prétendit que nos droits avsuient été sxcrifiés par les Commissaires, suas que la Législatare provinciale «fu été préalablement consultée.Le Gouver- : bement, a dit l'un des orateure, n'a pus osé protester contre set oublie de nos droits, par cosséquent il mérite d'être censuré pour une telle conduite.La majorité des membres pe partag-a pus l'opinion de l'Hon, orateur ct ssrura es confiance dave le goavernement par un vote de 65 contre 90.Dans Is #éauce du 6, lo président du comité chasgô d'examiner les faits allégués par M.Huntiogdon, oyucernant la concession du contrat du chemin de fer du Pucifique, préseut les résolutions suivantes foudées eur le rapport du sowité : lo Que le comité ait ie droit de s'ojourner juequ'au 2 juillet prochain pourvu que le parlement soit alors su sos sion, et de s'assembler soit que la chambro siégs ou non ; 2 Que le dit comité ait la permission de siéger aux places ei heux qu\u2019il jug:ra convevables.Après un long et vif débat, .les résolutions farent adoptées pur ua vote de 107 contre | T6, donnant au ministère une majorité de 31 voix.! Le fuit le plus important de ia séunce du 7 a ét6 Is motion de M.Mills dewnodant que la Chumbre cxawise uge certaine résolution relative au mode actuel de comtituer lo Sévat.L\u2019opposition émit l'opinion que le Sécat tel que constitué aujourd'hui, ne représente pas les opinions du psys et bien souvent entravo la marcho do la Chawbre basse, et trouve que si les Sévateurs ne sout pas entourés de plus do respect, cela doit être attribué au mode de constitution.Les ministériels disent, do leur côté, que le Sénat n'est pas obligé de représenter les opinions du peuple, que c'est UD corps chargé d'empêchor les impiètements de la couronue sur les droits du peuple ct réciproquement.Après uns longae discussion, la motio à de M.Mibla est mise aux voix et perdue.: mr.Aer er - GAIRETE DES CAMPAGHES La couiture de la betterave suivant moi, one abeurdité.D\u2019après Je caloul établi par votre Atosi que nous l'avions annonoé dans notre dernier numéro, nous pablions la réponse de M.Eciile Bounemant à nos artioles eur in Betterave et la fabrication du sucre de cette plante.L'intérêt de ln vérité n été le seul mobile qui nous ait poussé à entreprendre ce sravail ; nous avons voulu mettre nos coumpatriotes en garde contre les illusions et leur faire comprendre qu'ioi comme dans toute innovation il faut agir avec une extrême prudence.Le moindre échec peut amener | pe! le découragement et en même temps l'anéantissement de nos espérances.Nous avons démontré que le système préconisé par M.Bonnemeant est défectueux sous plusieurs rapports; qu\u2019il sers la mort de l'industrie de la betterave.Si nous nous sommes trompé nous voulons bien le resonnaître et noue travaillerons dans la mesure de nos forces à assurer le suo- cds de l'entreprise.Mais que l'on nous prouve que oôus tommes dans l'erreur et qu'on nous démontre en quoi nous avons erré, M.Bonnemant s\u2019est trouvé insulté par le ton de nos ar- tieles, il qualibe nos écrits de libelleuz et de colomnieux.Li a grand tort de nous juger aussi mal, et nous sommes son- vainou que le lecteur impartial trouvez, comme nous, qu'il a trop forcé la note.Voiei l'article de M.Bonnemant : Mondisur le Rédacteur de la Gazette des Campagnes, Vos numéros des 10, 17 et 24 avril contiennent des articles sar la butterave et la fabrication du ancre et l\u2019auteur tout en traitant de matières agricoles a trouvé le moyen d'écrire contre moi un véritable libelle.Je suis & ses yeux un Aomme arrivé on ne sait d'où, je ne mérité aucune coufilauce et il espère bien que ses compatriotes ne se laisseront pas.prendre dans les pièges que je suis disposé 4 leur tendre.Daus un jouraal agricole comme le vôtre, je regrette ce style et catie forme, en Frauce nous ue les retrouvons que dans la Petite presse : ; Il est parfaitement permis à ce Monsieur de penser que je suis vn ignoraut, un homme saus expérience, mais il n\u2019a pas le droit de me désigner aux'Canadiens comme un individu qui veut les tromper.11 fait une Calomnie ; mais j'espère qu\u2019au Canada comme on Europe un étranger est protegé par là Loi et qu\u2019au besoin il peut y avoir recours.Pour ne pes faire attendre ce Monsieur je viens et qui je suis j'ai prié moo honoral 1.Chevalier de vous donner, en réponse avril, des renseignenients sur ma personne ; j'enpére, Monuieur, que vous aurez assez de loysuté pour publier cette lettre dans votre jnurnal; alors vos lecteurs pourront opter entre les insinuations oalomnienres de l\u2019auteur et les affirmations du Consul Général de France au Canada.Voue comprendrez, Monsieur, que je ue désire entretenir aocune relation avec voire jouruul, cependant je veux rô- ndre aux objections agricoles qui ont été faites au projet que j'ai eu l\u2019honueur de soumettre aux oultivateurs canadiens plutôt comme un sujet d'études que comme une affaire arrêtée.1o L'auteur de vos articles prétend que pour la culture de la betterave au Canada il faudra un labour d'automne et Ja valeur de deux bons labours de printemps; partant de ce point il conclut qu'il sera impossible de faire en temps uidle, c\u2019est- à-dire dans 25 jours environ ce travail de labou ; moi, Monsieur, je nie formellement qu'il faille deux labours de printemps j avec un bon labour de défoncement fait 8 l\u2019automne, (et voire nuteur veut bien admettre qu\u2019il peut être axé- cuté avec facilité) avec un hiver comme celui du Canada qui polvérise par l\u2019action mécanique de la gelée les terres de cony sistance moyenne convenables pour la culture de la betterave, un seul labour au priatempe suivi d\u2019un hersage énergique ss- ra parfaitement guffisant ; en faire deux sersit lout siaplement ur qu\u2019il sache d\u2019où le consul Monsieur à l\u2019article du 24 auteur une cbarrue peut labovrer par jour un arpent et demi, sig charrues en Isboursront neuf, par conséquent il ne faudra ue jours pour labourer su printemps les 330 arpente lestinés à le betterave: Or comme il n\u2019y a que six charrues sitelées et que la ferme contient seize animaux de trait, ilen restera quatre pour herser et conduire le semoir.Cott premisre objection est dono suivant moi sans aucune valeur, 20.Les sarclages, dit-il, ne se feront pas à la main, il faudra des houes à cheval et par aoite autant de $80 qu\u2019il faudra dé- neer ; mais ce Monsieur ne sait donc pas qu'il est parfaitement inatile de dépenser $80 pour une loue à cheval et qu\u2019on peut en avoir pour $20 ou 825.Je crois avoir été assez large eur les prix portés pour achat d'instruments pour retrouver Avec les 820 consacrées aux instruments divers la nomme doit on aura besoin pour acheter 4 ou 5 houeu à cheval.Votre anteur n'est donc pas sérieux en disant qu\u2019il faudra ajouter $1000 aux $6000 portées par moi; c\u2019est tout simplement une mesquine laguinerie.3).Quant au poids de la révolte de betieraves, n\u2019ayant pas encore fait cette culture au Canada j'ai dû me renseigner prés de vos habitants et chercher à savoir quel était dans lenr opinion le produit probable ; tous m'ont indiqué le chiffre de 20,000 Ibs par arpent comme facile à aitaindre, les betteraves glubev jaunes leur donnant jusqn\u2019à 40,000 Iba: Messieurs de Ste.Marie, de La Prairie, François David de St.Hubert, John Yule de Chambiy et beaucoup d\u2019autres m'ont eux-mêmes indiqué ce poids quand j'ai eu l\u2019honneur de leur soumettre ma demanda: Si donc ce chiffre ne vous paraît pas raisonnable, ce n\u2019est pas mg faute, mais bien ceile de mes honorables amis canadiens.4.L\u2019autear des articles dit que le fromage de Groyère peut seul payer le lait cing cents la livre ; seulement comme il «ait beaucoup, qu\u2019il a voyagé et étudié il ose affirmer que ce fameux fromage de gruyère ne peut se fabriquer que eur les hauts plateau: des Vosges Je ne vous dirai pas, Monsieur de l\u2019engager à retourner à l\u2019école mais seulement d\u2019aller à la halle de Paris, la il saura que la moitié de cet excellent groyére qu\u2019on consomme dans la capitale est fabriquée aux environs d'Orléans, ville située sur les bords de la Loire n 150 lienes des Vosges ; il apprendra qu\u2019un Monsieur Bailly, je crois, fabrique dans la Bourgogne du fromage de Gruyère de si bonne qualité qu\u2019à l\u2019ex position iuternationale il a oblenu la médaille or, baltant le fromage né en Suisse ; enfin, Monsieur, quoique je ne montre aucune créance j'ose sffirmer que pendant cing ans j'ai fabriqué du fromage de Gruyere sur ma forms en Busse Bretagne, que j'ai obtenu une médaille d'arg-nt aux expositions et que ce fromage Gruyère-Breton était si bien apprecié sur le marché qu\u2019il était vendu aussi char que le vrai eufchatel.J'affirms dono que le Gruyère peut se fabriquer ailleurs que sur les hauts plaieaux des Vosges, et qu\u2019il est par- fuitement possible d'en faire d\u2019excelient au Cana.la.Mais votre auteur ignore encore bien des choses en fait d'industries agricoles ; il ne sait pas que les fromages de Biie et de Camemberl paient le lait même plus de cinq cents la pinle ; vus fromayes de L'lsle d'Orléans et de Boucherville sont lout simplement des souvenirs de ceux que je viens de ciler ; fabriquez-les aussi bieo que les véritables Bris et Cameraberi et vous aurez plus de cinq cents de la pinte de lait, 5o.Dans le libelle il y à des choses encore plus ficheuses our moi, et r un homme qui se croit de taille à bouleverser système cultural de tout un pays il est très compromellunt de cultiver 130 arpents de betteraves et de ne compter que sur le produit de 126 Eu effet au lieu de porter la récolte de 130 airpents, voit deux millions dix cent mille livres j'ai su la fui- blesse d\u2019admeltre que, par des circonstances, malheurause- ment trop fréquentes en agriculture, quelques arpents pourraient donner ane récolte moindre que celle présumée et par j'ai diminué la somme totale d\u2019envirou 4 par cent.En eflot un tel note mérite bien le mépris que votre auteur veut bien me témoigner.Go.Pour le lait j'ai agi encore avec bien plus d\u2019abeurdité ; vaches peuveut donner par an 60,C00 pintos de lait, et c\u2019est i ~~ TA 46 GAZETTE DHS CAMPAGHNS en effet Le chiffre porté dans mon projet ; ce lait transformé en groyère à raison de 5 cents la pinte devrait donner $3000 et cependant je n\u2019ai porté dans mon compte que $1500.Je l\u2019avoue j'ai été guidé pur un excès de prndence et n\u2019ai voulu compter le rendement du luit qu\u2019au cours actuel, afin d'éviter toute déception si, chose improbable, ls Gruyère ne réussissait pas bien: Comme je suis coupable et ignorant ! 70.On biime mon assolement en pretendant que c'est toute Bae révolution dans votre systéme cultural ; mais, Monsieur, étes-vous satisfait du sy=té ne actus et duns son horreur de la révolution l\u2019autenr engagera-t-il les cultivateurs d le continner, et #\u2019il en est ainsi vous parlerez bientôt dans le désert, car la ruine est au bout de ce système ; dejà même elle est commencée, bien des fermea sont épuisées, d'antres abandonnees ; i les families canadiennes émigrent aux Etata-Unie afin d'y Poutoir vivre, et cependant ces familles sout laborienses, in- tailigentes, mais elles ont vécu dans la routine, réquestrées ; on s\u2019ust présque éverlué à empêcher le Progrés d\u2019arriver jusqu\u2019à elles, on les n tenues daus fimmobilité tandis que tout marchait autour d'elles ; je ne crains pas d'être le promoteur d\u2019une révolution dans le systême de culture du Bas Canada, car c\u2019est une révolution qui ne peut produire que de bons fruits.80 Ou critique la stabulation, mais au Canada, elle est obligatoire pendant rix où sept mois de l\u2019année et aveu l\u2019assolement proposé on trouvera loujours assez de terres libres sur les mils et les fourrager fauchés pour y envoyer le bétail d\u2019août en novembre, Ce n\u2019est dune pas une stabulation permanente qui est préconisée.Quant aux améliorations de vos élables où ver- riez-vous le grand mal, si on était obligé de les faire ?90.L'auteur prétend que je n\u2019aurai pas assez de nourriture Pour mes 76 têtes de bélail Il n'admet que le rendement de 18 pour cent en pulpes, le relevé que j'ai fait eur les livres de quelques grandes usines de France me donne un rendement de 20 pour cent et je le maintiens.Ou avance que du mil d\u2019un an semé dans des terres qui auront été parfaitement fimées et travaillées pour la betterave ne donne pas 2040 lbs.par arpent tandis qu\u2019on admet que des terres travaiilées par le systéme acluel mais bien engazonnées peuvent donner jusqu\u2019a 5000 lbs; mais c\u2019est vne erreur tellement évidente qu\u2019il n°y a qu\u2019a Ja signaler pour faire ressortir la mauvaise fui de l\u2019auteur ; si vo terres dans l\u2019état actuel peuvent donner au bont de 3 ans 5000 1bs.mil par arpeni, J\u2019ulfirme que des terses fumées +1 pre- parées comme elles devrai-nl être pour la culture de la betterave dunueront sprée la première annee de remaiiles presgu\u2019autant que vos mils de 3 où 4 ans ; ve n\u2019est done pan 2000 !bs.comme je l\u2019ai porté mais bien 3 ou 4000 Ibs.que )\u2019obliendrai.Pour me combattre vous transformez toute la nourriture en équivalent du foin, ce qui, d\u2019après votre calcul, donne 144 Ibs, par tête ; mais vous savez paifaitement, Monsieur, qne ce procédé de comparsison est souvent dlefectuaux et la pratique a démontré que certains équivalents admis même par les chi- tmisles les plus celèbres éluient erronéa.Je persiste à dire, et je crois être dans le vrai : qu\u2019une ferme dis; osant de 500000 lbs.de pulpes de betteraves, de 90 arpents de mil d\u2019un an, c\u2019est-à-dire ayant été semé l\u2019année precé- dente au printemps, de 60 arpeuts de verdure, des pailles d\u2019e- voine el d\u2019orge provenant de la récolte de 90 arpents enfin du pâturage aur les mils ot les verdures fauchés pourra facilement entretenir 60 vaches, 10 bœuis et 6 chevaux du poids de la race canadienne.Je doute fort qu\u2019il y ait aujourd'hui sur vos exploitations une nourriture aussi abondante et aurtout Œussi régulière.100.L'auteur assure que faire revenir la betterave tous les trois ans sur le même sol constitue vne hérisie et peut entrai- ner la etérilité du sol ; qu\u2019il fasse comme pour le fameux fromage de Gruyére qui ne se fabrique que eur les hauts plateaux des Vosges, qu\u2019il aille dans les départements du Nord et de l\u2019Est de la France et B Igique, et il verra que non seulement on ne trouve pas cet espace de temps trop rapproché mais que les meilleurs cultivatears font quelquefois revenir la beiterave deux années de suite.En agriculture il vaut quelquefois mieux imiter les agissements des cultivatears praticiens et iustruits que de suivre les maximes des agronomes.ee Je crois avoir répondu à toutes les objections.Avant de finir ma correspondance avec ln Gazette des Campognes, permeltez-moi, Monsieur, de vous dire que l\u2019auteur connaît peu la situation de nos campagnes françaises quaud il jose affirmer qu\u2019une pauvreté et on dénaement dont on n\u2019a sa.eune idée dans vos campagnes canadiennes sont le lot des trois quarts Je la population lrançaise.Cet excellent Monsieur veut probablement nous parler des populations agricolea du temps de Louis XV, ce bon vieux temps ol le Payean en France a\u2019#tait pas un homme, mais un 8tre qnelcunque faillable et corvéable.It ignore que le progrés a pénetré juequ\u2019au village et que grâce à Dieu et à leur instruction agricole nos paysans fran- Çais sont assez heorenx de n\u2019avoir pas besoin pour gagner leur ; vie d\u2019Lntigrer aux Etats-Unis.Dans le premier article l\u2019auteur est assez bon pour avouer que M.Bonnemant a énoncé en peu de mots pluricurs vérités importantes : dans le dernier il engage les cultivateurs à se ti- vrer à fa culture de la Beutterave voire même à souscrire les fonds nécessaires à la création d\u2019une exploitation de 400 arpeuls destinée à cette culture ; il reconnali que ce sont de belles industries qui bien conduites pourront être très avantogeuses ; mais ce qu\u2019il ne pardonne par c\u2019est de voir M.Bonnemant, va inconnn, venant on ne exit d'où, oser se mettre à leur 1ête ; cs qui le révolte surtout c\u2019est que ce Monsieur, offre la moutarde après diner, c\u2019est qu\u2019il ose demander un salaire pour son ir&- vail, $2000 dit-il ; mais où cet excellent Monsieur a-t-il va que je demandais $2000 pour le projet de culture que jo proposais; je n\u2019ai rien demandé pour moi et J'ai indiqué te chi tle $1000 comme suffisant pour 'administration du domaine; calomnie, loujours calomnie.L'auteur de vos articles avait Je cauchemar, ou pour mieux dire il est atteint de ces maladies cancéreuses que l\u2019on appelle Envie et Jalousie.; ; Grâce à lui, car je vais me faire un vrai plaisir de faire po- blier dans nos journaux agricoles de France les élucubrations de votre auteur, grâce à lui les Immigrants sauront bienidt sort qui les attend sur celle terre hospitalière du Canada, ile sauront qu'en ce pays on n\u2019offre pas de moutarde après dîner ce que veut dire en français, qu\u2019ils peuvent apporter ioi leur instrcetion, leur expérience et que pour tout salaire ile n'auront droit qu\u2019à des injures.; J'espère, Monsieur, gne vous avrez lu loraoté de publier ma réponse et la lettre da Consul Général de France ; ai cette loyauté vous manque je m\u2019adresserai à qui de droit pour cavois si le Pavillon anglais protége les immigrants contre la oslom- nie.Emire BoxnemanT, Français.Nous venons de donner satisfaction à M.Emile Bonnemant, nos colonnes lui ont été ouvertes pour qu\u2019il puisse plus facilement nous refuter et il « \u2018usé largement de notre bienveillance à son égard.Un moment, choqué de ses me- uaces d'enfant gâté, nous avons été sur le poist de lui refuser l\u2019insertion de eon écrit ; mais toute réflexion faite, nous avons consenti À mettre cette pièce devant le public comme devant un tribunal qui jugera qui a tort, de M.Bonnemant ou de nous.- Si nous n\u2019avions consulté que notre propre intérêt, nous n\u2019aurions pas attaqué ce monsieur, nous l\u2019aurions laissé agir à ea guise; 1nais nous avons un passé sans tache qui nous commandait de poursuivre notre œuvre sans faiblir, lors même qu'il nous aurait fallu attaquer quelques-uns des puissants du jour, Douze années durant nous avons travaillé de toutes nos foroes à la propagation des saines doctrines agricoles, pris fait ct cause pour la classe des eultivateurs, et donné l\u2019exemple des améliorations les plus utiles.Aujourd'hui nous est-il permis de renier notre passé parce que M.Bonnemant se jette en travers de notre route ?Non certainement, et nous espérons que nos lecteurs sauront apprécier nos efforts.Dans nos articles sur la betteraye ot la fabrication du GAZETTB DES CAMPAGNES 249 | guere, nous avons démontré ; lo.Que M.Bonnemant veut cultiver une terre de 400 arpents avec uo mobilier insuffisant; 20.Que son système de culture est défectueux, puisque les travaux y sont trop nombreux pour qu'il puisse les exécuter en temps propices; 30.Qu\u2019il admet un rendement trop élevé pour ls betterave ; 40.Qu'il se trompe sur le prix accordé au lait par la fabrication du fromago ; bo.Que l\u2019assolement préconisé par ce monsieur sera la ruine de nos terres ; 60.Quo ea culture ne donne pas assez de fourrage our nourrir convenablement les bestiaux ; 7o.Enfin, que Ii Bonnemant a besoin de quelques leçons d'arithmétique.Il w'agiseait tout simplement pour ce monsieur, de dé- troire nos avancés au moyen de démonstrations plus con- vainoantes que les vôtres.L\u2019a-t-il fait ?Pas du tout, il se borne à vanter sa science, son expérience, ses longs voyages, à torturer nos écrits pour leur faire dire des ineffabilités qu'il lui sera ensuite facile de réfuter, à traiter d\u2019absurdités et de taquinerie co qu\u2019il lui est impossible d\u2019attaquer et il fioit par nous menacer des rigueurs de la loi.Dans sen premier paragraphe, il nous fait dire qu\u2019il faudra deox labours au printemps pour préparer une terre de cousistanos moyenne, et il ajoute, cette parole qu\u2019il prétend socablante pour vous: Suivant moi, c'est une absurdité.Bans doute ; mais où est l'absurde ?Chex-vous M.Bonnemant.Nous avons dit qu'il faudra a valeur de deux bons labours.Lie sens des deux phrases est bien différent et il faut tire bien pauvre pour ne le pas eaisir.Un labour, des her- mages énergiques, des roulages et la confection des sillons immédiatement avant les semis valent bien deux labours.D'ailleurs, oublies-vous qu\u2019il faut labourer les champs destinées à l'orge, Aux patates et aux fourrages verte, et croyez-vous que vous aurez un printemps sans pluie ?Par con:équent vous êtes davs l'erreur et tout votre échafaudage s'écroule de lui-même.Au second paragraphe, vous avex, dites-vous, pour ins- traments divers, $200 qui pourront acheter les houes & cheval nécessaires.Mais cos $200 ve sont pas inépuissbles.Pour une terre de 400 arpents, dont 300 en labour, il vous faudra des semoirs à betteraves, des fourches, des pelles, des bôches, des grattes, des rateaux, des faulx, des faucilles, des brouettes, des tombereaux, oto.$200 n'y suffiront jamais et l'achat de tous ces jvstruments devra vous faguiner ; mais sous n'y pouvons rien.À notre institution est attachée une \u2018ferme de 5UO arpente, qui d'après le dernier inventaire pos- side des iustruments divers pour la valeur de $580 ; et nous Bo faisons pas d\u2019oxtravagance.Vous êtes loin de votre calcul, n'est-ce pas ?Le troisième paragraphé contient un raisonnement ineffable.Le voici: La betterave globe-jauno & donné 40,000 livres de racines dono la betterave à eucre en donnera 20,000.Que oette logique est convaincante | En regard de ce raisonnement impossible, il nous sera bien permis d\u2019en mettre un autre dont nos lecteurs pourront apprécier la valeur.Nous avons entre les mains les statistiques agricoles des départements du Nord, de la Somme, de Seine et Oise, du Morbihan, et d\u2019Ille et Vilaiae.Voici te que nous y trouvons: le premier de ces départements donne en moyenne 18,800 lbs de betteraves par arpent, le second, 18,000 ; le troisième, 17,400 ; le quatrièmo, 14,200 et le cinquième 13,300, Eh bien si en France, pays si favorable à la production de la betterave, la moyenne ne dépasse pas 18,000 Ibs.par arpent pouvons-Dous en conolurs qu'il en sera autrement au Canada où le climat est moins convenable ?Evidemment son.fi jamais nous nous livrons à le eultare de Ia bette rave, dans les années favorables, nous aurons quelquefois plus de 20,000 par arpent ; mais ces rendements sont exoep- tionnels, et nous ne devons compter que sur la moyenne.D'ailleurs M.Bonnemant udmet lui-même qu'il s\u2019est trompé puisqu'il dit au 5o.parsgraphe que par prudence il a diminué son rendement de 4 par 100.Vous admettes dono que votre premier csloul est faux, et de notre côté nous venons de démontrer que même en admettant cette diminution de 4 par 100 vous êtes encore dans l'erreur, Dans le 40.paragraphe M.Bonnemant s'aveugle de son propre eucens.Îl parle de ses succès, de as médaille d'argent.Tout cela n'empêche pas qu\u2019en fabriquant du fromage en Busse-Bretagne, il n'a pas pu faire du fromage de Groyère, et sans avoir voyagé nous pouvons affirmer qu'il n'a pas fabriqué du Gruyère mais peat-être quelque chose qui lal ressemblait.Quant aux voyagos, c'est très instructif; mais nous con- vaiseons certains individus qui, nprès de longs voyages, nous sont revenus gros Jean comme devant.Voua dites, M.Bonnemant, que le fromage de Brie paie le lait cioq cents la piote.Vous voulez évidemment nous en imposer.Vous savez bien que votre avancé est faux.Lo 24 avril de la présente année, sur le marché de Paris, le fromage de Brio se vendait en moyenne 84.20 la dizaine pesant 50 livres; or, pour fabriquer 50 livres do fromage da Brie il faut 150 pintes de lait, par conséquent celui-ci n\u2019est donc payé qu'un pou moios de trois centias la pints.Vous tenez donc beancoup à ce qu'on vous applique le proverbe s'adressant \u201c qui vient de loin,\u201d Monsieur Bonnemunt a consacré son sixième paragraphe à expliquer pourquoi il a encore besoin de prendre quelques leçoos d\u2019arithmétique, ot il persist toujours & dire que D'fuis G foat 15.Seulement il couvre cotte absurdité u manteau de la prudeoce.Il aurait certainement mieux valu dire la vérité ct vous épargner le désagrément d'être renvoyé à votre table de multiplication.Le septième paragraphe nous accuse do b'âmer l\u2019assolement do M.Boonemant, parce qu'il serait une révolution duns notre système cultural.l'as du tout: nous nions formellement avoir dit cela.Savez-vous lire, Monsieur ?Ouvres la Gazette des Campagnes, page 221, 1ère colouue, et vous y verrez que votre assolemeut est trouvé défcotueux paroe que vous faites revenir la betterave à des intervalles tro rapprochés, et que nous vous conecillons d'adopter celui de siz ou scpt ans.Vous êtes donc encore dans l'erreur.C'est le retour trop fréquent des mêmes plantes sur les mêmes champs qui a le plus contribué à ruiner la culture canadienne.Êtes-vous justifablo do vouloir continuer ce ays- tème désastreux ?Dans ce même paragraphe, vous insioues que nous avons tenu nos populations dans l\u2019immobilité.Nos compatriotes savent que cette iosinuation est tout-à-fait gratuite.Au huitième paragraphe, on nous reproche de critiquer la stubulation permanente.Ielises, Monsieur, votre article du 24 avril, page 223, deruicr alinéa de ln scconde colonne, et vous y verrez ce passage : \u201c La stabulation complète cat certainement avantageuse ; mais encore faut-il organiser lo service de la fermo en conséquence, \u201d Nous ne comprenons pas comment vous avez pu trouver dans cette phrase une critique de la stabulation.Mais ce que nous comprenons encore moins, c'est que vous osicz fuire de la stabalation permanente sans aucun bâtiment d\u2019oxploitation ; du moine, vous n\u2019en faites aucuno mention dans votre projet de sul.ture.| Dans votre neuvième paragraphe, vous maintenes que les ÿ i : § Bar a a a orl re | Sm: om wig cere alin SRE \u2026 250 GAZETTE DES OAMPAGNES betteraves laissént 20 par cent de pulpes, suivant les calculs faits par vous-même.Nous avons souvent trouvé vos cal culs en défaut, et il en est de même pour celui-ci.Voici un autre calcul dont on ne contestera pas l'exaotitude ; il est extrait du Rupport du Commissaire de l'agriculture des Etats-Unis, pour l'année 1870.Eo effet, à la page 215 du susdit rapport, nous y voyoss la phrase : \u201c La pulpe obtenue de 20 tooncaux de betteraves se trouvait être d\u2019environ 75 quintaux (1) \u201d ; co qui donne la proportion de 18 par cent et Lo1 pas 29.Vous maintenez néanmoins os dernier chiffre ; vous êtes libro de maintenir une erreur, comme aussi le public canadien est libre de vous apprécier à votre valeur, .Vous maintenez encore que du mil d\u2019un an donnera 2,000 lbs.par aryont.Permettez-nous ici, avant de vous répondre, de parler un pou de nous-même.Nous ne faisons que suivre votre exemple, seulement vous ne serez pas obligé d\u2019aller à millo lieues de chez vous pour constater l'exactitude des faits que nous allons consigner ici.La ferme-modèle de Ste.-Anne existe depuis plus de quatorze ans.Nos enseignements y ont été mis en pratique pendant ces douze dernières années.Ler terres y sont trds- ien préparées par la culture des betteraves, des navets et des patates.L'année dernière nous y avons récolté 325,600 livres de racines et tubercules, et 450,000 livres de foin.Vous voyez, d\u2019après ces chiffres, que notre expérieuce vaut au moins Is vôtre M.Boonemant, et que nous pouvons écrire sur le sujet aveo connaissance de cause.Eh bien, dans ces terres ei bien préparées, le mil ne donne la première année qu'une demi-récolte et si vous voulez vous en convaiucre vencz examiner nos livres de compte.Acousez-nous de mauvaise foi, tant qne vous voudrez, vous ne pouvez faire que la vérité se plie à vos caprices et i}- vous faudra bien admettre qu'ici encore vous êtes dans l'erreur.Quant aux éguivalents chimiques, bien qu'ils ne soient pas aussi inexacts que vous le prétendez, nous les avons mis de côté et nous avons adopté les équivalents obtenus dans la pratique des meilleurs agriculteurs.Ainsi dono il reste parfaitement prouvé que M.Bonne.Mmant veut nourrir ses animaux avec l'équivalent de 14 | Ibs de foin par jour, quantité réellement insuffisante.Dans sou dixième paragraphe, M.Bonnemant fait litière des maximes des agrouomes.Il est bien auffisant ce monsieur ; mais il est reconnu que l'ignorance est naturellement présomptucuso.Au enjet de la pauvreté des paysans français, nous renvoyons M, Bonnemant au Cours d\u2019sgrioulture du Comte de Gaaparin, De.vokime, pages 395 et suivantes.Enfin, il termine en disant que nous sommes atteint de ces maladies Ganoéreuves quo l\u2019on appelle Envie et Jalousie.Ainsi, nous voilà qualifié, nous sommes envicux et jaloux de M, Bonnemant! Mais il nous semblait que pour envier et jalouser quelqu'un il fallait que co quelqu'un eût quelque chose qui pût être envié ou jalousé.Qu\u2019aurions-nous à envier à M.Bonnomant ?ses connaissances ?mais il vient de nous démontrer qu'il est parfaitement ignorant ; er réputation ?mais nous no voudrions pss changor la oôtre pour a Menne ; nous n'avons jamais été convaincu publiquement de pisgiat; il est vrai que nous laissons à d\u2019autres plus babile que nous le soin de fuire le portrait de Bismarck.Puis Fae vons-nous à jalouser chez M.Bonnemant ?ses succès # ils sont encore dans leur coquille.Notre t$che est terminée; vous avons fait os que nous 1) The pulp obtained fram 20 tons of bests Would amount to 72 cw.avons cru notre devoir ; nous lsissous au publio canadien de juger entre M.Bonnemant et nous.Que ce monsieur fasse paraître nos articles et les siens sn, les journaux français, nous le Inissons libre, nous l'y engageons même.Quant à ces autres autres menaces, qu\u2019il les mette à exé- oution, nous verrons qui, à la fin, aura le beau rôle.Dans plusieurs correspondances, il a traité d'une fagog on ne peut plus cavalière vos hommes d\u2019état canadiens ; pourquoi se pécerait il envers l\u2019hemble écrivaio de ln Gaseite des Cam pagnes rm re REOETTES Moyen pour défendre les choux contre les obienitles On sème à la volée sur les choux une poussière grise qui n\u2019est autre que le déchet du batiage du chanvre reduit en poudre ; au bout d\u2019une «leri-heure, toutes les chenilles tombent comme asphyxiées.Oa pourrait peut-être aussi semer du chanvre entre ies lignes de choux, l\u2019odeur pénétrante «lu chanvre, quand il grandit, éloigne les papillons et les empêche de déposer leurs œufs, on dit même que ee moyen suffit pour chasser et faire périr les chenilles développées, ainsi que les altiees et les pucerons.On pourrait encore arroser avec de l\u2019eau dans laqualle on aurait fait infuser des fouilles de chanvre ; on dit qu\u2019une infusion de fenilles de noynr donnerait les m&mes résultats et se- tait bien suffisante pour détruire les chenilles des haies.Ces procédés peuvent être excellents, mais ils ne remplaceront jamais les oiseaux, 6es grands auxiliaires de l\u2019horame et de la natore ; il faudrait dono ne rien négliger pour conserver les oi- seanx et leure nids, et certes, ii s\u2019en faut que l\u2019on marche dans cette vois.Fromage de pomme de terre La Gazetta delle campagne fait connaître, d'après P Echo de la Ganaderia, le moyen de faire avec des pommes de terse un fromage très en urage dans la Saxe et dans quelques autres contrées de l\u2019Allemagne, et fort cxtimé des gourmands, Ce moyen, le voici: choisir les pommes de terre les plus blanches, les plus grosses et les plas saines ; les soumettre & la cuisson, les peler et les piler juequ\u2019à ce qu\u2019elles soient réduites en poudre homogène ; ajouter du lait caille clane la proportion de 1 à 5, c\u2019ent-a-dire one chopine da lait pour 3 livres de pâte, et repartir le tont bien ensemble; ten\u2019r ensuite la pâte parfaitement couverte pendant quatre ou sing jours, puis |a remanier de nouveau, la mettre dans un moule de bois ou de fatence, et la faire ainsi sécher à l\u2019ombre pendant une quinzaine de jours.Le fromage peut alors se manger, mais il e\u2019améliore en vivi!- lissant, et il se conserve frais et succulent oi l\u2019on a soin de le tenir dans un vase clos et dans un lisa seo et bien aéré.À VENDRE NE MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ située dans le Faubourg de la Paroisse de STE.ANNE DE LA POCA- TIERE, contenant quarante arpents en superficie, en parfait état de culture améliorée.La maison sgréablement sitaée eo milien d\u2019immonses vergers entourés de baies vives, offre ans résidenss des plas spas 100868.° Conditions faciles.Acssi à vendre : Un superbe plage.S\u2019adrosser, sur les lieux, à \u2019 £.DaBU188, Ketaim.Me sind IB "]
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