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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 29 janvier 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1880-01-29, Collections de BAnQ.

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[" XVile année Ste.Anne de la Pocatière, P.Q., 29 janvier 1880 No.30 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU OOLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : PIRMIN H.PROULE.L'abonnement peut dater du ler de chaque Mois, on commencer avec le ler numéro de l'année.On ne ¢'sbeune pas moins que pour an an.L'avis de discontinuation doit être douné por brit, au Bureau du soussigné, UX Mois avent l\u2019explration de l\u2019année d'abonnement, et 168 arrérages alors devront avoir été payés ; si \u2018aon, l'abonnement sera censé continuer, malgré méme le re/ue de La Gasotte au Bureau de \u201cPoste.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration de ce journal duit être adrossé b Fran H.PRoULX, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES: Premidre insertion .10 centins par ligne Deuxième insertion, eto.3 centlus par ligne Pour annencos A long terme, conditions libée rales Coux qui déelrent s\u2019'ndresser tont particulise remeut aux eultivateurs pour ls voute de terres inatrumeute d\u2019agriouiture, oto., to, trouverout 5, avantageux d'asnoucer (aus 06 journal, MM J.B.Rolland & Fils, Ubraires à Montrés] M.J.A, Langluis, libraire à St.Esoh de Québes ont bien voulu ae charger de Tugence de la * Gazette dus Camjngues.SOMMAIRE Revue de la semaine: Guérison opérée à Carleton, comté de Bumaveutnre, par l'intergession de la Boune Sainte Aune.\u2014 Progrès reli x ot agricole dans le «liocèss dus Trol-Bivi- vières.\u2014luvitation au Gouvernement Fédéral de favoriser Le défrichement de uos terres Inoultes.\u2014Grande déwoustra- tion religieuse et nationule à Québec au mois de juin pro chain ; les cultivatenrs ne doivent pas rester judifférente à Fégurd de cette démonstration vd les intérêts agricoles ÿ recevront nine graude part d\u2019atteution ; ua monument cou- mémoratif de certe solennité sers érigé à l\u2019endroit môme où le Métrapolitein célèbreis ls tasse ce jour là.Causerie Agricole: Des fumier: Su composition ; conditions Décessaires pour qu'un ferment pulsse agir ; condition sessn- telle pour que le fumier soit bon ; moyen d'obtenir le plus de fumier et le meilleur, avec un uombre douné de beutiaux; remarque Lmportante ; soins généraux à douner 4 l'intérieur de l'établo; doit on porter le famier eur le champ lorsqu'on de sort de l\u2019étable Ÿ Manière de traiter le fumier lorsqu\u2019on ne peut l\u2019erployer frula; coustraction des tue de fumicr.Sujets divers : Stérilité du sol.\u2014Composition du sol.\u2014Délibéra- tions du Conseil d'agricultare de ls Province de Québec, sésngp du 14 janvier 1960.\u2014Calture du tabac.Correspondance : La colonisation dans le comté de Kamouras- ka-\u2014Jesn-Bte.Dionne, J.P.Chose et autres : Exposition des produits le la aiterie à Kew.Yoek \u2014Tratic des animwux à Bt, Pani de Minnesots.\u2014Pro- duction da enore dans tout l\u2019aniverm\u2014Convention annuelle des fromngers de la Province de Québec.Awetie : Comment on arrête les progrès du feu quaud il « pris anz vêtements des femmes ou des enfauts.\u2014Procédé pour préserver les fromages des vore\u2014Graises pour adoucir le frottement des essieux.SSP oan Retard dans la publication de la \u201c Gazette des Campagnes.\"\u2014 Queique le présent numéro soit dpté du 29 janvier, Unapu êtes expédié que landi, 9 févaier ; le prochain numéro sera expédié le 6 février.Do là nous continasçons j frire Jeavet dr, 1e Gasette par ln puete le Jeudi, jour même de sn publisation.Les délais (80 Docs avons que à subir dapcis quel fegspe Galant insoutsblabies EMEC, ce y ABCNMEMRNT : l BI PAR «= Amour et reconnaissance d notre glorieuse patronne du Canada \u2014 Nous vous prions d\u2019inscrer dans lu Gazette des Campagnes le fuit suivant à ls louange de la Bonne Suinte-Anune: Mudame AX¥* MEER épouse de M.Cr Ci de la paruisse de Carleton, comté de Bonaveuture, fut attointe d'une muludie très-grave qui lui faisait entrevoir sous peu les portes du tombeau, Le Ur M*** homme d'une pioté exemplaire et d'une grande habileté, lut appelé; cului-ei, en voyant ls rapidité du mal, j get à propus de lui faire administrer les derniers sacrements.Pendant deux longs mois, ta maladie alla toujours s'aggravant et devint de plus en plus compliquée.Notre pauvre patiente, extruordinairement afaiblie par les doulours qu'elle ressentait, causée par plusieurs maladies, wemblu pendant quoique temps perdre 50D Cou ue accouteumé.Dans Cette pénible situation, ne sachant que faire et voyant que le médecin so dévouait, so fatiguuit jour et nuit pour lui prodiguer les soins que réclamait son état, sans obte- Dir d'autre résultats que celui d\u2019une faiblesse ox.trême, notre malade jutu les yeux sur une relique de le Boune Sainte-Anne, et la tenant entre ses mains elle s'écria avec l'accent de In foi la plus vive: \u201cO \u201c bonne et puissante Sainte Anne! vous si justement M appolée la santé des malades, vous que l\u2019on à jumais \u201c juvoquée en vain, je vous en conjure, syez pitié de \u201c moi, priez pour moi.\u201d Dès ce moment, elle mit toute sà contiance eu sa glorieuse putionne, 1 tien.dant plus de secours quo de sa paissantle interovssion, Sa foi ot e& confiance furent récompens cs.Après avoir fait uue neuvaine en union aves lve Sœurs de la Charité qui la vinituient, ot avec piosieurs autres personnes qui poitaicat intérô; À son rétublissewent, elle nentit ses .foros revenir pen À peu.Aujourd'hui elle jeuit d\u2019une.arsez bonne santé et olle remercie Sainte Anne de ls protesuon: qu'elle Jus acvord Le médanin dit iuismera que lu Lonne Nainte Anne uojiduiossy,] 192 ursiepg sapaur y 233 : ce journal, il \u20ac 234 l'a inspiré bien des fois pour la direction de ses re- mades.Nous ne déclarons pas ce fait comme un miracle, mais nous pouvons y voir une grande protection et un secours spécinl accordés par la puiseante intercession de cette grande thaumaturge.\u2014 Communiqué\u2014 Nous croyons intéresser nos lecteurs en publiant l'extrait suivant que nous empruntons au Courrier de St.Hyacinihe qui signale les progrès religieux et agricoles opérés dans certaines parties de notre province, notamment dans le diocèse des Trois-Rivières, sous la direction du clergé : « Depuis trente ans il est exordinaire de constater les progrés qui se sont accomplis dans cette province.Si on jette ln vue sur les townships de 1'Est en particulier et qu\u2019en examine l'état du pays en 1850 avec ce qu'il est maintenant, on demeure étonné, et on se réjouit de contempler l\u2019énergique et forte population qui ha- \u201cbite ce territoire.C'est là que s'est déversé le trop plein des anciennes paroisses, et partout on a erçoit un établis-ement agricole, partout on voit briller à nos eux la croix qui demine l'Eglise.\u201c Les progrès religieux ont marché de pair avec le défrichement, car le plus souvent c\u2019est le prêtre ui à déterminé In vocation du colon ; c'est à la suite u prêtre que le hardi défricheur à été s'étab ir dans la forêt: c'est lo zele de l\u2019Evêque qui à fait surgir les paroivres.\\ Nous en sons une preuve évidente par les progrès réa inés duns Chuque diocèse, et nous nous faisons un plmwir de rep:uduire len statistiques suivantes qui concernent lv diocèse des Trois Rivières.C'est en 1652 qu'il a pris naissance, et depuis 28 ans, les établisse ments religieux ont a: gmoute en proportion de l'élan donne à le religion catholique par les deux éminents prétats qui ont présidé aux destinées du diocèse.Ces chiffre drmontrent ce que la population française doit à con c ergé.w En 186%, lu por Intivu totale du diocèse des Trois- Rivières étuit de 99,838 8mes.Sur ce nombre 90,275 appartenaient à la religion catholique et 9 223 aux sectes protestunter En 1879, la population n' Bt Aceri.e a chiffre de 130-770 dont 133,870 catholiques, et 6,400 protestants.Voici le tablesu comparatif : 1853 1879 Paroisse.prasasneesgeasees senc 48 81 Prétres.b2 132 Couvent \u2026.\u2026.\u2026.1 23 Ecoles des frères.8 « Qutre cela, 17 paroisses, 13 prêtres et 2 couvents de ce diovèse font aujourd\u2019hui partie des diocèses de Sherbrooke et de St-Hyacinthe.\u2014 A propos de colonisation en faveur de laquelle le Canada publie souvent des articles, M.l'écrivain de y © quelques jours, euggérait les moyens suivants afin d'aider efficacement su défrichement de nos-terres incultes: «Puisque l\u2019on voudrait amener le Gouvernement Fédéral à favoriser Ia colonisation d'une manière par- tioulière, nous disait récemment an homme entendu en pareilles matières, laissez-moi vous exposer un projet : «-Que-Fan erée-vne petite anméa.de.deux mille hommes et qu'on les dintribue dans chaque pro vince au pro rata de lu population, que, du mois do GAZETTE DES CAMPAGNES mai au mois de novembre, 4h leur fasse ouvrir de grandes routes dans nos terres incultes qui seront les principales artères de communication, et la coloniss- tion recevra un élan puissant.Que l'on emploie par exemple 500 hommes seulement dans la Province de Québec ; et l'on sera étonné du résultat.On pourrait ainsi ouvrir un chemin qui partirait du lac St.Jean, passerait par la rivière Croche, la \u2018Tuque, Ia Mat tawin, le luc Neminingue, le Désert et a outirait au lac Témiscamingre.On pourrait en pratiquer un autre ensuite qui partirait du camp Dorion et traverserait tout le comté de Pontiac.D'autres rontes relieraient les principaux centres à ces artères » Le Gouvernement Fédéral, prenant cette délermina- tion, n'oublierait pus sans doute les cantons de colonisation qui avoisinent la ligne du chemin de fer Intercolonial, notamment dans les comtés de Témiscouata, Rimouski et Bonaventure, où le Gouvernement aurait intérôt à favoriser Je développement de l'agriculture.\u2014 La grande démonstration nationale de Québec n\u2019est pour ainsi dire qu\u2019à l\u2019état de projet, et déjà elle commence à produire don résultats qui seront d'un immense uvant:ge pour l'avenir de notre pays.Les suggestions toutes patriotiques qui nous arrivent de tous les points de notre pays, même de nos compatriotes qui sont sux Etate Unie, dans le but de donner à cette grande fête tout l'éclat possible et d'en retirer les meilleurs avantages au point de vue religieux et patriotique, donnent lieu à des discours eb à des écrits qui nous font apprécier davantage l'importance de l'union intime qui doit régner entre les membres de la grande famille canadienne française, et l'obligation qu\u2019il y a pour nous de nous uper comme un seul homme sous lu bannière de Saint- Joun-Baptiste.Que rera-ce donc au grand jour de cette grande démonstration du 24 juin prochain, présidée pur l'épiscopat canadien qui 8 accueilli avec tant de générosité et d'empressement l'invitation qui lui a été fuite de bénir et d'édifier ce peuple qui, à tant de titres, lui est si cher, le jour où des milliers de nos compatriotes seront réunis sous le même toit, au berceau de notre nationalité ?Le succès de cetto füte est assuré, car le p \u2018uple ca- (holique et oanadieu-français ne peut sc d'ifendre de répondre À l'appel que lui fait nos éviques d\u2019assister à cutte grande fete de famille sous le drapeau doin Société St.Jean Baptiste, établie à Québec en Les cultivateurs no ee trouveront pas comme étran - gers à cette grunde démonstration, puisque.\u2018dès sôn origine lu Société Saint Jean-Baptiste de Québec, les conviait sous l'ombre de eon drapeau, si nous nous en rapportons à ce que dirait le président dé ta Société Saint-Jean Baptiste de Québec, M.le Dr.Bardy, en 1842, dans le discours d'insuguration:: Les cultivuteurs formeront avec nous une union indispensable qui scra l'âme du progrès dans (ous les Arte; le germe de la fécondité et de Fobondance de notre sol.LU _ Oui l\u2019agriculture ot l\u2019industrie sont les objets in- dispeñsables vere lesquels nous devons diriger toute notre énergie pour efl«ctuer la prospérité commane, et elles doivent être mises vn opération par tous les GAZETTE DES CAMPAGNES sthéihitmine 235 diet moyens possibles, même par des sacrifices.Les sa- orifices ne coûtent pus au peuplo canadien, et tel doit être le cas, lorsque doivent en résulter de plus grands avantages et la régénération du pays.\" Un de nos écrivains canadiens, M.Joseph Tassé, rédacteur du Canad«, à bien voulu rappelor À la Société St.Jean-Baptiste de Québec cette partie de son programme, et il lui propose, lors de cette grande convention nationale, d'agiter la question de repatrie- ment, afin de gmoner a la charrie des bras qui lui sont si nécessaires pour amener l'abondance dans notre pays.Voici ce qu'écrivait M.Tassé dans le Canada, il y à quelques jours : \u2018 Lu question du repatriement étant intimement liée à la colonisation, lea délégués de la convention ne devrout rien négliger pour donner à l\u2019une et à l'autre leur plus sérieuse attention.Comme l'un des résultats de la fate, pourquoi n'essaierait on pus, par exemple, de juter les basses d\u2019une colonie en créant dès cette année un fonds national auquel toutes les sociétés canadiennes d'ici et des Etats-Unis seraient in vitées à contribuer un certsin montunt, en rapport aveo leur moyen d'action.Est-ce que la plupart ne pourraient pass, par exemple, fournir vingtoing .piustres un moyenne, chaque année, pour une fin aus- .si louable ?Ce sersit peu probablement pour chacune, mais ces sommes réunie: formeraient un chiffre relativement considérable.+¢ Do cette façon l'on pourrait non-seulement créer une colonie, mais plusieurs mêmes en très-peu d'années, puis aider ia colonie nouvellement fondée jasqu'à ce qu\u2019elle soit assez forte pour se suffire à cile- même.Cela ne vaudraitil pas mieux que tous les monuments que l'on voudra ériger pour perpétuer le souvenir d'une grande réunion nationale?L'expérience acquie par M.l'abbé A.Labeile montre pleinement que la colonisation peut se faire à très peu de frais lorsque les fonds sont employés judicieusement, surtout si le clergé qui, lui, est mû par le dévouement ot non par la spéoulation, en a le plein contrôle.»\u201d Ces remarques tout à l'avantuge de l'agriculture ont eu un écho dans la personne de l'un de nos dévoués compatriotes actuellement aux Etats-Unis, M.Ferd, Gagnon, rédacteur du jo:irnal Le Travailleur publié à Worcester; voici ce qu'il écrit dans ce journal: * L'œuvre de repatriement et de colonisation est le véritable monument qu\u2019il convient d'élever.* Coloniser notre pays, appliquer un remède au -dépeuplement de nos campagnes, nous emparer du sol, le féconder, comme l'ont fuit nos pères, c'est l'idée w'il faut propager parto :t.Pas de résultat pratique de notre grande réunion sans celui-là.« Bt nos sociétés Canadiennes aux Etats-Unis, qui sont les boulevards de notre nationalité, sur la terre étrangère, seront les promotrices de ce beau mouvement.leur conduite si belle dans le passé nous est un gage de leur esprit gévéreux.Les paroisses Canadiennes des Etats-Unis, qui ont à leur tête des prètres écluirés et dévoués, devront, elles aussi, contribuer à cette œnvre si nécesesire., « Kt au Canada, nos fabriques, à la voix de l'épis- sopat, À la s'ggustion des sucoesseurs des Laval, des Llossis des Lactigue, nus fabriques devront aider à l'établissement d'autres fabriques dans les colonies nouvelles, * Croisade partout, croisade dans le clergé, croisade chez les hommes de profession, croisade chus les com- merçanta, chez les ouvriers, chez lo cultivateur, crois- sade dans tous les rangs de la nation.Haut les cœurs ! Canadiens-Frangais, n\u2019allons pas nous réunir à Québec Bans jetor les bases du grand monument national, dela colonne de l'avenir, sans créer une immenso association de colonisation et de repatriement, \u201d \u2014 On se propose d\u2019ériger À Québec un monument commémoratif de la grande f-te nationale du 24 juin prochain, Une souscription nationale sera faite dans ce but parmi nos compatriotes des Etats.Unis.L'érection en sera faite À l'endroit même od le Métropolitain célébrera la messe ce jour- là.On doit placer a: sommet du monument projeté la atatne de l'homme qui, par sa fui, son dévouement el ses vertus, a le plus mérité de la nationalité Canadienne.Avant de fixor son choix, le gonvernement, de concert avec les MM, de la St.Jean-Baptiste invite plusieurs orateurs de renom à faire valoir dans une assemblée publique la cause de l'homme qu\u2019ils croient mériter davantage cet honneur insigne.\u201c Les noms suivants ont été proposés: Jacques- Cartier, Champlain, DeMuisonneuve, Mgr.de Laval, Fiontenac, Montoalm, ete.\u201d CAUSERIE AGRICOLE Des FUMIERS À différentes reprises nous avons cru nécessaire de donner.quelques renseignements sur l'aménagement des f :miers, et nous croyons utile de revenir de temps à autre sur ce sujet gi m (Jheureusement ne regoit pas toute l'attention nécessaire de la part des cultivateurs.Commo on le sait, de tous les engrais, le fumier est le plus généralement employé et le plus facile A we procurer partout où l'on nourrit des bostiaux À l'éau- rie, où on leur donne de la litière pour so coucher.On ne peut trop en fabriquer.Les oultivateurs doivent partout multiplier lours bestiaux proportionnement À l'étendue de ler terre, afin d'augmenter leurs produits en fumier; diminuer autant que possible par un assolement bien entendu le besoin de fumier sur une partie de leur terre pour en répandre davantage sur l'autre.Nous constatons que dans plusieurs formes qui ont été dignes d'obtenir les premiers prix pour les fermes les mieux tenues, que les fumiers ont été l\u2019objet de soins attentifs, qu\u2019on y cherchait constamment tous los moyens d\u2019en angmenter la masse.Mais il faut l'avouer ces fermes ne sont pas nombreuses ; daus le plus grand nombre ls complète incurie régue à l\u2019égard des famiers.D'où vient encore une fois, cette indifférence ?De l'ignorance et des préjugés.LI nous a été impossible de faire entendre à ces cultivateurs que leur fumier déluvé par les eaux avaient perdu une portion de son sotivité, que des plantes inutiles, les débris de leur jardin et de la cuisine, les animaux morts, les sxcré- ments humains, etc, en nugmentaient (a qualité.Ils 8a6 GAZETTE DRS préfèrent demeurer dans ls routine, et refuser de recevoir un journal d'agriculture qui pourrait les renseigner sur les soins à prendre pour augmenter 1a masse des fumiers et pur là ob'enir un accroisse- \u2018ment de leur récolte, Tant qu'une éducation première, fondée sur de bonnes busses, ne sera pas introduite Chez eux, ils ne pourront-espérer pour leur part, de perfectionnement complet en agriculture.Si nos voisins paraissent ré- réussir mieux que nous en agriculture, c'est que là le plus fimplo agriculteur est instruit et accoutumé à réfléchir sur ce qui se fuit et peut jrger de ce qui doit se faire ; il ne lui en coûte pas de rouscrire à des 0 r- nanx d\u2019ugriculture qui le mottont au fuit des perfvoti- onnements agricolos qui s'opèrent autour de lui.Composition du fumier.\u2014 Le fumier 5e compose des déjeotions des animaux ot des matières qui leur servent de litière.Cet engrais procure, par la partie animale, des principes d'effet immédiat, une certaine dose d'himus qui agit plusieurs années.Les déjections jouent en partie, À l'égard des liti- ares, le rile de ferment, ot contribuent à les faire pas wer de l'état de puilie À l\u2019état d'engrais ; par cons quent, plus il y aura de déjections, mieux il vaudra, ot comme les déjections sont d'autant plus fertilisantes qu\u2019elles proviennent d'animaux mieux nourris, il s'ensuit qu'avec nn bétail bien nourri, on aura de bon fumier, et qu'avec de bon fumivr on aura de bons fourrages.Conditiuns nécessaires pour qu'un ferment puisse ogir.\u2014Po ir qu\u2019ur.formont puisse agir, ii fant trois choses : de l'air, une certaine chaleur et un certain degré d'hum dité.Si l'une de ces trois choses manque, où si elle est en excès, la fermentation no marche pas bien, ou olle dépasse le but.Condition essentielle pour que le fumier soit bon.\u2014 D'a- rès vela, il est ficie de comprendre que, pour que F fuinier roit bon, il fant une fermentation convenable ; done, un tus de fumier qui serait abandonné A lui-méme, suns surveillance aucune, au lien de donner un produit abondant et actif, ne donnersit qu\u2019une sorte de détritus à pou près inerte.On pe peut se fuire une ile ds pertes que notre agriculture éprouve par suite du peu de soin que trop geadralement on apporte À la confection et À la conservation dn fumiir, Moyen d'obtenir le plus de fumier et le meilleur avec un nombre donné de bestiaux.\u2014 l\u2019our obtenir le plus de famier et la meilleur avec un no:abre sonné de bos- tiaux, il faut d\u2019aborJ, comme nous venpns de lo dire, bien nourrir les animaux.On ne po.rruit obtenir buauco.p, ni «le bon fumier, en nourrissant les animaux uvec parcimonie, ou en les tenant au régime exclusif de la paille : celle ci ne saurait entretenir le bétail en bon état, et ne peut com'nuniquer Aux en- gris des qualités dont elle-même est dépourvue.La quantité d'engrais que donne les animaux est propor- tionnelie À In quantité d'aliments qu'ils rogoivent, et la bonté du fumier dépood de l\u2019utat d'embonpoint de la bête.Le fumior fourni par des animaux qu'on engraisse ent bien meilleur et plun abondant que celui que dounent des suimiaux maigres où mal pourrie.CANPAGNES re Mn Poux avoir de bon fumier et en abondance, relativement au nombre d'animaux, le ou'tivateur ne doit done pas avoir plus de bétail qu'il ne peut en nourfr et adepter an mode d'ussolement qui lui donne wn quantité suffisante, pour nourriture d'hiver, des fourrages racines, afin de les mêler aux fourrages secs qu\u2019il doit avoir aussi en grande abondance.Alors, avec le mfme nombro de bites, son fumier seta double et meillenr.- En second lieu, il doit fournir À sen bétail une litière constamment abondante, pour qu'aucune partie de l'urine ne se perde.Il ne doit done pas epéou er sur la paille pour ls vendre : {l doit la garder ot;la faire pourrir, à moins que l'argent qu\u2019il retire de ls vente de la paille ne soit employé à l'achat du fumier.Remarque importante.\u2014Il convient cependant de re« marquer, comme dit M.Fouquet, que is nourriture ne communique pas toujours aux engrsie les mêmes qualités, car olle est utilisée différemment parles aai- maux qui la consomment.Les jeunes bôtes, per exemple, doivent nécessaire ment lui emprunter les éléments de lear dévelo ment ; car c'est dans les fourrages qu'on leur administre qu\u2019elles puisent de quoi édifier leur charpente osseuse, de quoi continner tous leurs organes.Tout ce ui est ainsi absorbé par l'organisme pour les bescins e l'animal en voie de croissance est irrévocablement perdu pour les fumiers qui, dès lors, doivent\u2018 être moins abondants et de moindre qualité.Aussi lesren- grais dos jeunes animaux sont-ils généralement moins estimée, ot leur préfère-t on de benucoup, ef avec raison, Ceux que donnent les bôtes adultes qui ont atteint leur complet développement.On ne veut pas dire toutefois que toutes les bates adultes, également bien nourries, fournissent des fa- miers d'égale valeur.Celn serait inexact; oar il a été remarqué que les vaches luitières donnsut un fumier qui pour In rivhesse, est inferieur à ce ai.des vaches à l\u2019engrais: et cela ne doit pas surprendre, attendu que le lait ne s\u2019élabore qu'aux dépens des roa- térinux que les fourrages introduisent duns l'écouo- mie animale.Les soins dont on entovre Je bétail, la santé dont il jouit, infinent également eur In production des en- graie Les animaux bien traités, maintenus dans de nnes conditions hygiéniques, ceux chez lesquels les fonctions s'exécutent normalement, fournissent de meilleur fumier, et en plus forte proportion que ceux ui sont soignés avec négligence ou atteints de mala- ie.Soins généraux à donner à l'intérieur de l\u2019étable.-\u2014Il faut tenir Ia litière des animaux propre.Le sol de l'étable doit être au moins pavé, un peu en pente avec une rigole longitudinale construite aur le derrière du bétail, afin de recevuir le peu d'urine que n'aurait pass nbsorbée la litière: onr il ne faut jumaie perdre de vue que l'urine contribue puissammont, par sa putréfaction, À l'efficacité du fumier, à cause de la grande quantité de combinaisons asitées, solubles, qu\u2019elle contient après ln putréfaction ; il est par conséquent, de In plus haute importance de prsndre tous les moyens possibles pour ne pas le laisser perdre -La rigole dont nous venons de parier doit aboutir à an réservoir en pierre, bétonné, et dont ou doit avoir soin GafaniE DÉS CAMPAÔNÉS 2 nous = de qouvrir la partie papérieure\u2026 Le Sn doi » ] fois le Furiier accurnaler dans lea tables, dé pour que a santé des animaox n'eu soit altérée.Doit-on porter ls fumier sur le champ lorsqu'on ls sort de l'étable ?\u2014Lorsqu'on sort le fumier de l'étable, on \u2018le porte frais au champ et on i'enterre sous un labour, toutes les fois qu'il se trouve un terrain propre à le recevoir ; car il est certain que par se moyen on utilise une partie des produits volatils qu\u2019une ontière décomposition aurait fait perdre ; mais à ce moment le terrain auquel on le destine n\u2019est pas toujours libre.On doit aussi observer que le fumier que l'on porte na sortir de l'étable, immédiatemont sur les terres, o's aubi p ue aucune fermentation, surtout lore qu'on nettoie lea étables tous les trois ou quatre jours ot qu'il contient des semences nuisibles propres à mer.Dès lois, il ne convient de l'appliquer qu'à es cultures sarolées où fourragères, parce gne les mauvaises herbes qu\u2019il fuit naître peuvent se détruire par le sarolage, ou du moins s'arracher uvant qu'elles aient pa porter graine.Ces fumiers sont bons pour les terres compactes que les pallles non décomposées divisent et ameubliesent.Il faut remarquer aussi que, lorsqu'on emploie le fumier féais, on ne doit pas oublier de tenir compta de son volume, beaucoup plus considérable, à poids égal, de\u2018colui des fumiers fermentés; on serait toujours is) à en Mettre trop peu.: bo voit par ce qui précède, qu'il n'est pas toujours possible de porter le fumier eur les terres en le sortant de-l'étable, Nous allene maintenant nous occuper de ls manière de le traiter pour le faire for menter comme il convient et pour le garder dans un état de conservation parfaite uvoc le moine de perte possible.Manière de traiter l« fumier lorsqu'on ne peut l\u2019employer Jrais.\u2014Construction des tas.\u2014 Lorsque, pendant le \u2018séjour du fumier dans les étables, un n'a pus perdu la partie liquide des déjections, ot qu'elle a été absorbe par Is litière, la masse se trouve déj\\ assez humide pour que, convenablement entassée a ciel ouvert, la fermentation puisse s'y manifester : le premier phénomène qui l'accuse, c'est une élévation de tempéra ture dans l'intérieur du tas.Ce surcroit de chaleur augmente la fermentation qui deviendra excossive dans ses effeta, surtout si l'air interviont sans mesure.Il fant done se préoccuper de I'emplacoment do la construction du tas de fumier.Cat emplacement ne dojt pas dtre loin de I'étable, afin que l'extraction du fumier a'en fusse rapidemont.IL faut qu'il soit à l\u2019ubri des chaleurs ardentes de l'été, afin de prévenir une deesiceation trop prompte, ou on trop grand échauffement du fumier: on peut, ar cel, le mettre tous un hangar ou abri dans un endroit où le soleil touche pou ou l\u2019abriter au midi par des pl «ntations qui le protégeront de ses rayons ndant les fortes chaleurs, ; Il ne doit pus recevoir les eaux qui s'écoulent des toita ou des terrains voisins, qui lavernient les fu.IMiers, en arrétermient la fermentation, et en entrai \u201cneraient lus porties ies plux riches et les plus actives.Lans tous les ess, Voici commeat on doit opérer pour préparer l'emplacement et construire le tas de = fumier : ; Le 11 faut niveler le terraiti sur léquel on vent placer ie fumior.On donne À cette espèce d\u2019aire une légère pente dans le sens de sa longueur et de sa largeur.On en recouvre la surface d'une petite couche d'argile que l\u2019on bat et que l'on frotte uvec soin, atin que les suce du fumier ne puissent pas n'infiltror dans ln terre; on entoure cut empl :cement d'une rigole, chargée de recevoir les sucs qui découleront du fumier, et de les conduire dans une fos-e, creusée un peu an delà du tas, du côté vors lequel la pente se dirige, et d'où on le retireru, À l'aide d'un sean ou d\u2019une pompe pour en arroser le tas quand on lo jugers à propos, afin d'y entrotenir assez d'humidité pour que la for- meatutiop ne s'arrête pus, et asser de fraicheur pour qu'elle w'aillo pas trop loin.Ce réservoir doit être muré et betonné, ou nu moins enduit de terre glaise (a terre des potiers).II ort trds-imjortant de ga rantir la rigole exléricusement dos eaux gni peuvent venir des environs, pur sue lovée de terre bien eom- pacte de 5 à 6 pouces de hauteur au-dessus da terrain adjacent.Rien ne donne une mauvaise idée d\u2019un coltivateur; comme de voir ses fumiers croupir dans une espèce de bourbier.(A suivre.) \u2014\u2014 Stérilité du sol La stérilité du sol est le résultat pour l'agriculture, ou de la manvaiee nature du sol, où du défaut d\u2019intelligence et de travail du cultivateur, ou suite de l\u2019uc- tion des météores.La production, et mdmo ln preduction la plus abondante possible de chaoun des objets sur lesquels l'agriculture s'exerce, étunt le but de la culture, lu stérilité est ce que les \u2018ultivateurs doivent lu plus redouter en définitif.Les natures de terres qui eont le plus généralement regardées bmme stériles pouveut ne divinor en quatro classea: lo.colles qui manquent de fund ; Zo.celles ui manquent d'homux; 39.celles qui manquent \u2018eau ; 40.colles qui ont trop d\u2019eau, les marais.Les terres stériles par manque de profondeur sont ou sur des roches, ou sur des tufs, ou sur des urgiles.Celles qui le sont pur manque d'humus sont les sablonneuses, les crayeuses, les granitiques, les argi- louses, celles qui sont rolirées des profondeurs du sol, etc.Ces dernières sont encore celles qui sont le plus souvent dans le cus de manquer d'eau: or on sait que l\u2019eau, ls chaleur, la lumière et l\u2019humus sont les principes de toute végétation.Presque toutes les torres stériles peuvent être rendues fertiles en leur donnant ce qui leur manque ; mais vouvent les moyens un sont si coûteux, que les produits non-seulerneut ne remboursent jamuis des avances, mais même quelquefois n\u2019en paient pas l\u2019in- térèt.C\u2019est celte cause qui arrête les cultivateurs, et avec raison, eur la plupart font une spéculution de l'agriculture, et les spéculations qui ne sont pas gui.vies de la rentrée des fonds et d\u2019un bénéfice, amènent nécess iirement tôt ou turd, selon leur fortune, la ruine des apécalateurs.' Il est donc une infinité de terres stériles gui ne re.rout améilorées que lorsqu'un vultivateur très-riche tes voudra y sacrifier des capitaux, ou lersqu'an oultiva.teur pañvre voudra y mottro buaucoup de travail ; et beaucoup d'entre elles deviennent de nouveau stériles dès qu'on cesse de los travailler.C'est en portant des terres sur los sols qui manquent de profondeur, c'est en portant dos engrais sur celles qui manquent d'humus qu\u2019on lea fertilise.Des arro- semonts où des irrigations amènent l'abondance dans celles qui munguent d'eau.Ou déssèche les marais r des fossés d'écoulement et autres travaux, pour les rendre susceptibles de productions utiles.Au moyen d'amendementa tels que des labours, des marnages des mélanges de sables, de pierres, de pailles, etc., on parviont ordinairement à beaucoup améliorer les ter- Fains trop argiloux.Un terrain stérile peut souvent être rendu produo- tif sans, pour cola, qu\u2019il change de nature, c\u2019est à-dire en lui faisant porter des plantes qui lui conviennent, woit directement, soit au moyen de quelques trevaux préparatoires.Nous venons de montionner les causes de stérilité qui tiennent au sol, jetons maintenant an coup-d'œil sur celles qui dépendent des horames et des circous tances atmosph3riques.On sent bien, sans qu'il soit nécessaire de le prouver par des raisonnements, que ces deux dernières causes de stérilité ne wont pas aussi puissantes ou aussi durables que ia première; que senvont même leurs effets ne doivent être que relatifs, c'est à-dire qu\u2019on les caloule sur les espérances de fertilité qu\u2019on avait précedemment.Un terrain fertile le devient d'abord moins, et en suite devient presque stéri'e lorsqu'on cesse de le labourer, de le fumer, lorsqu'on lui fait porter plusieurs années de suite des productions cultivées pour la graine.Un terrain que des irrigations, que des abris, que des platitations d'arbres, que l'écoulement d'une esu sarabondante avaient rendu fertile retourne à eon infertilité première lorsqu'on ne le fuite plus profiter de ces irrigations, qu'on détruit les abris, qu'on coupe les arbres, qu'on laisse combler les fossés d'écoulement, Des semis trop tardifs ou trop hâtifs, mal enterrés, un choix de culture impropre à lu nature du sol, sont encore des causes d'infortilité.Les météores qui amènent le plus souvent la atéri- Tité sont les fortes gelées de l\u2019hiver, lorsque la terre D'est par suffisamment couverte de neige, de même que les gelées tardives du printempe; les inondations À toutes lus époques où les productions de la culture sont sur pied; les alluv.ons de sable ou de gravier amenées par los torrent.ou les rivières; les pluies froides au momont de la fécondation ; les pluies continuelles pendunt le printemps et l'été; les pluies d'orage, pendant cette dernière saison ; |: séchuresse en été, qui s'oppose au grossissement des graines ; une température constamment froide ; quelquefois mème une température trop chaude ; des vents violents ; l'abondance des insecten, ete.L'introduction d'un bon système d'assolement, et surtout des prairies artificielles qui en font partie a singulièrement diminué le nombre des terros stériles, et les diminuera encore 4 mesure que les cultivateure en se:.tiront mieux les Avantages, ©L s'éclaireront sur les moyens de le pratiquer.GAZETTE DES CAMPAGNÉS { sxécutif pour plus swples iuformutions is Composition du sol Le sol varie Autant que la composition de Ia terre, ne le olimat, que l'exposition.Le plus ou moins \"abondance des eaux influe également sur lui.Par lant rigoureusement, on peut dire qu'il n'y & pas deux champs dans le monde dont le sol soit parfaitement semblable.Ds là vient la diffioulté de donner des préceptes générax en agrivulture, ou la nécessite de subordonner toute théorie aux circonstances locales qui doivent nécessairoment entrer dans ses éléments, et qui ne peuvent cependant être connues pour toys les sols de l'univers.On distinge commanémont cinq principales sortes de sol: l\u2019argileux ou glaiseux, le crayeux où cajeaire, le sablonneux ou graveleux, le ferrigineux, et le marécageux.Dans tous ces sols, il se trouve plus ou moins d'humus où de terreau provenant de la décomposition des plantes qui est le véritable élément de la végétation, c'est la terre végétale proprement dite.(eux do ces sols qui en possèdent le plus et qui ne sont ni trop secs ni trop bumides, sont cs qu'on appelle les bons sols, les sols fertiles.; Un sol profond est celui qui offre une épaisseur de denx A cing pieds de terre mélangé de terreau.Un mauvais sol est celui qui ne contient pas ou presque pas de terreau, et qui est trop sec ou trop humide.Loraque I'argile diminue dans un champ elle y r tient longtemps les eaux de pluies, et elle empêche les racines des plantes d'y pénétrer facilement, on dit alors que le sol de ce chump est compacte, est froid.Loraqu'au contraire le sable domine dans ce champ l\u2019eau traverse la terre avec la plus grande facility: oa dit que le sol est léger, est chaud.Co Conseil d'Agriculture de la Province de Québee.Montréal, 14 Janvier 1880.Présents: Les Honorables Beaubien, Cochrane, Gaudet, Quimet, et MM, Beuoit, Blackwood, Browning, Cassavaut, Faribeault, Guilbault, Marsan, Massue, Révd Fliote, Somervilla oF faa la Ieotare eb l'approbation d .près la lecture et l'approbation du procès verbal de la dernière assemblée, M.Masaue fait In Lecture de son ndresss annuelle comme Président du Conseil.Cette adresse entr'autres sujets embrasse les suivants : Ecoles d'Agriculture, Ecole Vétésinsire, Sociétés d'Agriculture, Phosphates de chaux, Expoaition de la Puissance à Ottawn, Ex ition provinoisle 1880, Terrain et Batisee d\u2019Exposition au Mile-End, Livre de points, Culture des fruits, ete.C'est le résumé des opérations du Conseil pendant l\u2019aunée écoulée, sccompagué de quelques stigges- tions pratiques.M.Massus est réélu présideut et Hes J.Gaudet est élu vice-président pour l'année prochaine.\u2018 Le Révl M.Pilote, président du comité des écoles, fait la lecture d'un rapport eur Ia visite fuite aux trois écoles d'agriculture.Le Conseil décide que Ia prochaine exposition proviuciale aura lieu cette année à Montréal laissant au comité conjoint d'en fixer Vépoque.es meuts préparés par le comité ponr la gouverne des \u201c Sociétés pour la culture fruite, (froit ones) sont lus et approgvés.ecture d\u2019une pétition de M.Chs.Daunais fai Conseil de la ei des ju, dans le ant al po les mieux cultivées.La décision des juges n\u2019est pas maju- ne.° La société d'Agriculture de Drammond demande là permis- sien de vendre l\u2019aucienne snle «d'agriculture, Référé us comité So) wg, HAGETTE DES CAMPAGNES sis La pétition de la société No.1 de Huntingdon demaudaut la permission de faire concourir à ses expositions des personnes résidants hors des limites du comté est accordée.MM.Massue et Browning sont nommés suditeurs pourla présente année.Le Conseil décide que la société d'a, tion ne peut réclamer pour ss part sucntant de es souscription en ar, nt.Le Conseil après discussion aide d'adopter le rapport du comité des écoles moins la récommaudation de payer certaines sommes d'argent aux diverses écoles.Un coinité est nommé pour rencontrer le comité permanent sur l\u2019agriculture au commencement de la Session prochaine ur s'entendre sur les moyens de mettre les écoles sur un pied .indépendant ou de fonder une école d\u2019Agri semblable à celles de Guelph dans 1a Province Lansing dans l\u2019Etat du Michigan.Nomination d\u2019un comité pour la refonte de l\u2019acte d\u2019Agrioulture et étudier les changements wil y aurait à faire pour uue meilleurs organisation du Couseil d'Agriculture.M.Benoit donne avis qu\u2019il proposera à la prochaine assem- bide, que le Conseil recommande l'introduction des taureaux Durhams pour l\u2019amélioration de leurs troupeaux et ainsi profiter dé l'exportation considérable d\u2019auiwaux de boucherie.Motion pour défenre aux sociétés d'offrir des prix pour des taureaux qui ne eeraient pus de races purée, et dont In pureté serait attestée par un pedigree indiscutable.Le Conseil décide qu'il wa pas de fouds disponibles pour donner une aide pécuniaire à M.8.M.Barré de Bt.Hyacinthe qui en fait la dessaude pour étahlir une manufacture de beurre.eifion dea phosphates de chaux étant discutée, le Consoil est d'opinion qu\u2019il ne peut rien faire avant d\u2019avoir eu des renseignements plus précis our sa fabrication et la manière la plus avantageuse de employer, Résolu : Que les Sociétés qui distribuent de la graine sn mon - tant de la souscription de leurs membres devrout inclure daus le prix cofitans de ortte graine tous lea frais d'achat et de transport jusqu'au lieu distribution ; qu'à l'avenir elles emploieront la moitié seulement de la sousoription en achat de roducteurs de races pures.ne À rapport de directeur de l\u2019Ecole Vétérinaire est reféré au comité nommé pour ln refonte de l\u2019ucte d'agriculture, en ce qui concerne la protection à être accordée aux élèves afplômés sortant de cette Ecole.Nomination des coniltés permanente; Comité exécutif, o0- mité d'Exposition, comité des Ecoles, comité des Bociétés pour Is culture des fruits.Résolution obligeant los Ecoles d'Agriculture et l'Ecole Vétérinaire à envoyer leurs rapporte annuels au Conveil avant le ter Novembre de chaque année, sous peine de perdre leur oc $i riculture de l'Assomploctroi que trois fois le euiture Provinciale d\u2019Outurio et de voi.Etle Conseil #'ajourne.Gronoz LEcLERC, Secrétaire\u2014pus.La colonisation dans le comté de Kamouraska.M.le Rédacteur, On s'ocoupe beaucoup depuis quelques mois, dans les Journaux et ailleurs, de co! lonisation, et le public dans toutes les parties de notre Province paraît vintéresser vivement à cette ide question : c\u2019est certainement de bon angure pour l\u2019avenir prospère de notre a riculture.Les journaux suggèren plusieurs moyens pour en assurer le succès et ils nous font connaître en même temps les différents endroits propres à Ia colonieation dans les Laurentides, ia vallée de l'Outaouais et ailleurs.De tous ces moyens, nous en arriverons, je l\u2019espère, à adopter ceux qui seront propres à us- surer lo défrichement de nos iminenss forêta, cur du dévelup- pement de l\u2019agriculture dépend le succès du commerce et de industrie, et nous parviendrons par là à arrèter 1e fléau de l'émigration gui est une source de ruine pour notre pays.Les cultivateurs dv Bt.Paschal ot des puroisses environ Etes val- larment 4-jnete titre du mouvement d'émigration qui s'opère actuellement et qui promet d'être plus considérable au printemps, prochain.En parceure les numéres de 1a Gasette des Campagnee, surtout depuis quelques m Jo.me suis aperçu que vous vous oc- oupies plus que jamais de J'importante question de |s coloui- sation, tâche que vous vous êtes imposée dans le Lns de faire connalire & notre Jeune population les endroits propres à offrir des avantages aus oolons, et à procuger up Avenir plus assuré aux jeunes gens qui malhenreuseme \u2018cou plus ou presque plus d'agriculture.nt ne ocoupaut ans la reproduction que vous faites de l\u2019un de mes de 1864, à l'Hon.Ministre de l\u2019agriculture, slors que wipe] ducteur des travaux de colenisstion, vous signalez le fait qu les terrains situés dens lea cantons Chabot et Painchand ont très-propres à ls colonisation: c\u2019était alors non-seulement ma propre opinion que j'énonçais, main aussi celle de tous ceux qui ont eu l'avantage d\u2019y faire les premiers défrichements.Je puis ajouter aujourd'hui que tous ceux qui ont visité ces cantons s'accordent à dire que le Gouvernement devrait y établir une colonie, vu Ia grande étendue de terraius propres i la colo- visation et dont le sol eat de qualité supérieure, En effet si le chemin Woodbridge était parachevé, nous ve: rons w\u2019échelonner de nombreuses habitations sur un parcours d\u2019au-delà ae vingt milles, va qu'il y & un uouveau tracé de quelques milles seulement en arrière de l\u2019ancieu tracé.Les terrains en sirière de ce chemin sont boisés en partie d'érable et de merisier, et très-peu rocheux.C\u2019est le long de ce chemin que nombre de cultivateurs ve proposent d'y établir une colos Afin de favoriser le défiichement de ces terrains, p! comités se sont forimés l'automne dernier, dane la ea 8t.Paachsl, et pour en assurer l\u2019établissement par nombre de jeures gons initiés déjà aux travaux de l\u2019agriculture, il été\" décidé, à ces différents comités, de faire appei au Gou » nement dans le but d\u2019obtenir une diminution de prix sur troi des terres, ou d'obtenir de urgent pour l\u2019achat des grai ence, obtenir enfin les mêmes privilé; \" dais pour Jes cantous de repatriemeut, Res que l'on éocar- n embre dernier, jo fus dél6iué par une des oultivateurs de St.aschal, afin d'avoir à Brand 1 nitte Québec avec 'Hou.Ministre des Terres de Is Couronne wh i soumettre les propositions des différeuta comités, lui oune en même temps une liste dea nomm de ceux qui étaient rôle à prendre des lots de terre, si le Gouvernement jugesit ° rou poe de leur aceorder les mémes priviléges qu'aux colons Sta lis dans les cantons de sepatriement.Le nombre des ; sonnes inscrites sv la liste était de quatre-vingt dix dpt, qui tous se pro le faire «les Méfrichemente au pot 414 mars prochain daus les cantons Painchaud et Chabot Malheureusement, à mon voyage à Québ Jeu l'honneur de rencontrer l'Hon.i Sietre & Terres de he Cou ronne, alors absent de la ville.J'eus cependant une entre: vos avec denx me-sieurs du Département de l\u2019agriculture ot dos Travaux Publics, qui me découragèrent par leurs remarques, en me disant que mes démarches étaient inutiles, qu\u2019on ne ferait ps lus pour Jes jeunes gens de St.Paschal qui dat raient s\u2019établir dans les cantons Painchaud et Chinbot .pour ceux qui w\u2019étalilissent con:me colons dans d\u2019autres on.droite de la Province, me donnant plnsieurs raisons à l'a oi de leurs avancés, entre autres le peu d'argent disponible à.1 colonisation qui empêche de répondre aux nombreuses d , mandes « appui en faveur de bu sploutention, walgré ls Sonne ol un Gouvernement, joint à cel P économie des deniers pubis a lo bewola d'une stricte retour à Br.Pasohal, je fis rapport à to i de la couversation que j'avais ous.veo Jes oie en Enatalres, Département des Travaux Publics.Le découragement vom.ara de ces jounes gens qui préféraiont se livrer à la culture e la terre plutôt que d\u2019être daus l'obligation de s'expatrie Déjà copen ant quelques uns ont pris le chemin des Etats.Unis, et les autres se disposent à en faire autant ai, avant lon verture de la navigation, on te leur accorde pad les mo; ene de #'établir comme colons daus \u2018ex cantons de coloi isation qui ne sont qu'à quelques milles de leur paroisse natale.aut En attendant, lea récriminations vont leur train ; on eat tout surpris des délicutes attentions que l'on sccorde aux étrange qui désirens s'établir conime colons dans nutre pays, tandis que les enfants du sol sont obligés de chercher à Pétran, rl moyens de pourvoir à leur rare subsistance.gor loa nous est permia d\u2019espérer qu\u2019à la proch feen en faveur de la colonisation une bart ont pmo ol afin de pbuvoir retenir dans le paye tous ceux qui préfèrent la oniture À la vie mercenaire qu'offrent les centres inanufae turiets des Etats-Unis.Alors nous pourrons espérer voir a\u2019 chee lonner daus | a cuutous de colonienston du comté de Knuwue raska ons su; \u2019 via milles, Je Ré sor un parcours d'au-delé de euilles Mi.le Rédlactenr, rontinner les re vous (lonnez sur la colunisution, cur 4, ete manquent pas d\u2019intérusser tous coux qui s'oceupent de osttg 240 in:portante question.JeAN Bre.DIONNE, J.P.St.Paschal, 25 janvier 1880, me Oe Culture du tabac.M.Barwis, l'un des conjoiuts protonotaires du district d\u2019Arthabaske fumait l\u2019autre jour, en notre presence, un cigare dout l\u2019arôme était vraiment délicieux.Nous lui eu fimes l'ob- #-rvation\u2014 Ce cigare, nous dit-il, est fuit de mes mains ot avec du tabac de ma révolte.La furise peut lnisser à désirer, mais la goalie asurémueut ne saurait être eurjassée par un tabro tranger.Comme preuve, M.Barwisnons montre quelques échnntil- lons qu'il prit daus son porte cigare.Nous appitiocs de plus qu'il avait récolté 750 livres ie ce lion _ tabac, de la culture d'un de mi arpent de terre malgré un été peu favorable à la croissance ot à ln matnrité de cette plante.L'an prochain, il eu planters sept ou huit urpents, et il en attend nne récolte de dix ou douze mille livres.Le tabne dont il à en une si bonne récolte cette année, est le Grand Connectiout leaf, et il 6e projiuse de planter au prin- telnpa nne couple d\u2019autres variétés.11 établira une u'suufucture de cigare sur une petite échelle pour commencer et à titre d'ussai ; vi cette tentative Le lui cause jus de contre-temps rérieux, Il se propose de l\u2019agraudir vutisidérablement et d\u2019en faire comme culture ct manufacture une tres graude industrie.M.Barwis se plaint par exemple du fis qui lui vantage de pouvuir 1ounufacturer #ou tabno comuie i draît.On comprendra vols facilement.Le tahac a sutre rans droits dans le puys, le nôtre est taxé de quat tine pur livre quoiqu'on sit déjà fait une réduction de quatre centibe à lu dernière Session fédérale.Il serait désiruble, pour cnvourager ln culture du tabac au pays et lui donner lo protect ion nécessaire, d'enlever complé- tement cette taxe de 4 centiux sur le tabac canadien ou de taxer d'antant le (nbac brut américain.Nous espérons dou, qu'à lu prochaine session, l'honorable iniatre des Hrauces apportera ou tail les modifications andéos par 31.Jai wis el par tous coux qui s'uccupent de uw culture din tabue en Causda, où qui en eunhaisseut quelque chose, Quaud on songe que la mavince de Québec seule importe pour un \u2018lemi million de tubue par année, c'est bieu le moins \u201cne l\u2019un Avise À garder cette somme au pays.De Puvis de M.Barwis, de M.le not-ive Gauvrean de l'Isle Verte ct il\u2019autres couvaissours émmérites avec les usls uous en wvous parlé, Ia vulture du tubne «uns cetle province est cer- tninewent apyelée à devenir vue industrie très-considérable ot surtout profitable.Qu'on nous donne la protection réclamée et tout ira bien.\u2014 l'union des, Cantons de l'Est Choses et autres.A l'expo itlon «les produits de la laitecie qui a eu lieu à New- Yosk dernicrement, le prix d'honneur à été (léverué au Caux de pour le fromage.dont lu quatité était supérieure A tous les tromayes qui figuraient à cetto exposition.Le Wiscousin » remporté le premier prix pour lo beurre.\u2014 Le trafic des animaux vivants et drexeée, à St Paul de Minnesota s atteint, l\u2019aunée dernière, le chiltre de § 3,000,000.Production du sucre.~\u20148i nons en jugcons par le rapport finan- vier publié dans le Canada, la production du ser duns Vunivers ontler a atteint le double de ce qui était produit il y a vingt-ciu) aus.Le Bréail en proiuit actuellement 4:0 millions de livres ; colonics noglaises, GOO Millions ; les colonies hollan- duises, 400 millinns.La France produit 900 1illions de livres de snere de betteraves, PAllewagne 700 millions ot im Russio BuU millions, Le grand total, pour l'uvivers eutier, est de 5,600 000,000 livres.Convention annuelle des fromagers de la Province de Québec.Cotte praude convention tiendra sea néais en à Bt.Hyaciuthe le 3 et le 4 du février prochain od serout traits lea questions relatives À l'élevage, au traitement ol ad logouwss de in race bovine coms luitière, A Yexploltation dv 1a Initene, eu beurre et eu fromage, Au commerce du beurre ot dy SVIBAG® ot à GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 Pincorporstion de 'sssociation des fromagers de la Province de Québec.M.Asblay, président de cette convention, invite tous ceux qui s'intéressent à cette importante industrie à y insister.RECETTES Comment on arrête les progrès du feu, quand il a pris aux vétements des femmes ou des enfants.Tout le monde doit savoir que lu flamme tend toujours à wélever, et co: uemmeut, Qu'aussi longtemps qu'on se tient debont, pendant que les vêtements sont en feu, 1e feu propaut en général à ls partie inférieure de l'habillement, et a amie gagnant de l'aliment A mesure qu'il s'élève, devient de plus en plus irrésistible.SI le patieut se trouveseul, et s\u2019il ne pent éteindre les flammes, il peut sauver es vie en se jetant lui même tout vêtu et de son long sur le plancher, et ea se roulant dessus.\u2014 Un tapis ou une couverture de laine grossière, enveloppés aur le champ autour de lu tête et du corps, est un piéservatif presque assuré ountre le danger.: Procédé pour préserver les fromages des vers.-.} Brûlez jnsqu\u2019an blanc des o« de boucherie, que vous brois- rez ensuite et aaupoudrez avec cetle espèce de poudre, le tour, le dessus et le dessous des fromagos.Les mouches n'y peuvent alors pénétrer et les fromages étant réconverts de cette mani.lore peuvent se conserver fort longtemps.nwt avant de les servir à table, d'enlever suignensemest - dres des ve pulvérisés.\u2019 ë 0 con Graisse pour adoucir le frottement des essieux.Ou prend 80 parties de yraluse et 20 parties de mine de plowb ou carbrure de fer qu\u2019on réduit en poudre très-fine ; on fait fondre la graisse dan» un pot de terre vernissée, puis où y.n- Joute la mine de plomb ; on emue avec nine epatule afin que le \u2018mélange soit bien fait et l'un retire le pot du feu ; mais comme la mine de plomb se précipite au fond du vase, il eat esventiol de coutinuer à remuer jusqu\u2019à ce que Is ase ait commencé à prendre quelque consistance.Il wufit d'induire Vessien d\u2019une couche très-légère de cette graisse pour faire une tres-lougue distance, soixante à quatre-vingte flence, vans renouveler le gcalesn ; Cette composition peut aussi servir au gralssage es miachiues.FIRMIN TL.PROULX.Ayant été nommé agent pour le Purdy's Recorder and Cottage Gardener, ceux qui désirent y evuscrire pourront nous faire parvenir $1 pour le prix d'abonnement.Apprentis demandés.BU eg a d'a averont de 'em 0 du la Garette des Campagnos Pour conditions adres oe FIRMIN H.PROULX, Bte.Anne de la Posatière."]
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