Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 22 décembre 1881, jeudi 22 décembre 1881
[" XIXe année Ste.Anne de la Pocatière, P.Q., 22 décembre 1881 No.21 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H, PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, où commnoer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne Yabonne pas moins qne pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MoIs avant l\u2019oxpiration de l\u2019année d\u2019abonnement, ot les nrrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasette an Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et Padministration de ce journal doit être aclressé à Fimaon H, ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES: Première insertion .10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 centins p tligne Pour annonces à long ternte, conditio.s Lite rales, Ceux qui «lésiront s\u2019adrosser tout parMoultée rement aux oultivatenrs pour la veute de terres instruments d'agriculture, eto., ato., trouveront avantageux d\u2019a.noncer «lans oe journal.MM J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.A.Langlais, libraire à St, Koch de Québes ont bien voulu se charger de l'agence de ln * Gazette des Campagnes.* me CEST ABONNEMENT : Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit on être la première ABONNEMENT 81 PAR AN Emparons-nous da sol, si nous vonlous conserver notre nationalité.$1 PAR AN.= SOMMAIRE.Revue de la Semaine: Faîtes l\u2019uumône.\u2014 Œuvres des Sœurs de la Charité, à Québec.\u2014Le conseil de l'épouse \u2014L'iudustris et l\u2019agrioulture dans les comtés de Montmagny, l'Islet ot Kamouraska.\u2014Soirée dramatique «t musicale (lonnée au Collège de Ste-Anne, par MM.les élèves «le l\u2019école d\u2019agriculture, avec le concours de plusienrs élèves «lu Colldge, Canserie Agricole: Culture de la betterave à sucre et lus fabriques de sticre de betteraves.Sujets divers : Les embaucheurs\u2014Quelle est lu racina dont la eultare offre 1s plus d'avantages pour le bétail f\u2014Paille récoltée trop turd.\u2014Moyen de la rendre appétissnnte nux animaux, Choses ct autres: \u201c L'aununire du Moniteur du Commerce.*\u201c\u2014 Comparaïsons morales.\u2014Culture des abeilles.\u2014Les pommes entnadiennes sur les marchés de l\u2019Europe.\u2014 Politique agricole, fecettes : Emplâtre contre les entorses, coutusions et engorge- wents.\u2014Café d\u2019orge et de seigle, contre les vapeurs ct ni- graines-\u2014Remède contre les rhumes\u2014Remède coutre les brûlures, les coupures, les évorchures et les meurtrissures.Annonces : ToroNTO WEEKLY MAIL, journal tout spécialement dévoué anx intéréts agricoles.\u2014Abonnement: §1 par an.À nos abonnés redardataires.\u2014Nos remerctmients les plus sincères aux abounés retardataires qui nous ont fait parvenir, il y a quelques semaines, le prix de leur abonnement à Ia Gazette des Campagnes.Parmi ceux 1d un nous faisait parvenir sept piastres et l'autre cinq piastres d\u2019arrérages pour abonnement à la Gazette, Plus do doux ceuts ulonnés sont uns le môme cas, c'est-à-dire qu\u2019ils nous doivent «opuis cinq piastres el au-delà, pour arrérages.Si cos deux couts abonnés se faisuient un devoir de nous puyer cos arrérnges d'ici à In fin du mois, nous recevrions au-delà de mitle pinstres: ce qui serait uno bonne aubuine dont proiiteruientcoux qui chaque aunéo puiont régulièrement leur souscription à In Gazette, par les améliorations que nous pourrious fuire & notre journal, Pour peu que l\u2019on y mette dela bonne volouté il serait possible à tous nos abonnés rotardutaires «le s'acquitter de leurs dottes à l\u20196- gard do In Gazette, our ce n\u2019est pus l\u2019argeut qui leur manque, pnisque les produits agricoles se vendent à des prix élevés.REVUE DE LA SEMAINE Fuites l'aumône.\u2014 On lit dans le Propagateur eatho- ligne de la Nouvelle Orléuns : L'hiver n déji commencé.Pour les habitants, c\u2019est le temps des récoltes et l'époque des guins durement gagnés par douze mois de lube rs et d'inquiëtudes.Pour les marchands, c'est I'époque des ventes, des affiires, ot, par conséquont, des bénéficon.Pour les travailleurs, c'est le tomps des occupations prossantes, et, par suito, les jours des bons salaires, Pour les riches, c'est la saison des bals, des soirées, des fatos, des divortissements continus, Mais, hélas! pour les puuvres c'est lo temps doe privations et des sonffrances, Le pauvre ot l'orphelin souffrent davantage pendant Phiver, dont In sévérité et los frimas leur font sentir, plus péniblemont qu\u2019à l'ordinnire, lour misère et leur abnndon, .Dans l'église et la roligion eatholiquo l'hiver, temps de l'Avent, est le tomps de pénitence ot d'aumônes, Qui que vous soyez n'oubliez ni les pauvres ni les orphelins, Dans vos calculs fuites In purt des malheureux.Quand vos voulez dépenscr pour vos pluisirs, met- Lez de vôlé quelque choso pour les pauvres, La Providence vous le rendra au ecntuple, Les Sœurs de la Charité à Québec.\u2014\u201c L'œuvre des Se ra do In Churité de Québoc ost tron connu pour qu'il soit nécessaire d'en fuiro l'éloge.Toutefois il eat bon do mettre de temps on temps sous les yeux du public les différontes œuvres que les bonnes religieuses accomplissont chaque jour sous nos yeux, L'établisse- mont ve renferme pus moins de G00 personnes, GO vicilles infirmes y sont recuecillies, 87 orphelins, et 137 orpholins y gout abrilés, vôtus, nourris et y re- çoivont l\u2019inapréciable bienfait de l'éducation.: 161 182 * A quol trésor la communauté va-t elle puiser pour trouver les moyens do suffire à tant d'œuvres, car par elle même elle n\u2019a pas de re-source ?Dans le trésor de ls Providence, Et nous sommes henreux de dire que cottro Providence est visible duns chucune des fu- milles de l'excellente ville de Québec, car c\u2019est leur inépuisable charité qui n soutenu jusqu\u2019à présent l\u2019œavre de nos bonnes religieuses el c'est elle, nous en sommes sûrs, qui continuera à la soutenir.\u201d\u2014 Le Quotilien, Le conseil du l'épouse \u2014 On lu dit et répélé plusieurs fois, l'exemple et le conseil do l'épouse sont souvent lu force ot la lumière de l\u2019homme.Lituré, l'illustre anvant qui vient de descendre dana la tombe et quo la libro pensée récluma comme l\u2019an de sus adeptes durant de nombreuses minées, fut lui- méme l'uno des victimes de cette heureuse et douce inflsence.Un trait que nous puisons dans un journal fran- çais\u2014fura mieux snisir rotro pensée: Littré arrivait il y à quelquos années à Lion-sur- Mur, \u201c A poinc avait il débouché ses malles quo le enré de la puroisse qui, ce jour là, quêtait pour son église sonno à la porto.Littré était soul.On introduit le rétre, lo savant le fuit asscoir, s\u2019enquiert du but de à visite dont il ost honoré, puis, sans ostentation, suns hrases, cn homme de bion, Littré met deux centr Francs dans lea mains do l'occiésiastique, Colui ci très touché do l'offrande, demande À son généreux dona teur de lui dire son nom.\u2014 Mon nom, dit on souriant le philoxophe, mon nom vous ¢st Lion connu, D'ailleurs, ma fommo sora votre paroishienno pendant notre séjour ici, car ma fomme M.lo curé, ma fommeo ert une sainte.Et sur de nouvelles instane.s da prêtre, il répondit je suis Littré\u2014 * Littré do l'Acudémie française, reprit l\u2019ecclé sia tiquo ?« Qui, monsieur.\u201d Ainsi ce grand esprit avuit subi le charmo de l'ex- emplo et Ju cunsoil de l'épouse.L'industrie et l\u2019agriculture dans les comtés de Montmagny, l'Islet et Kamouraska \u2014 Nous devons à M.Auuste Dupuis les ronseignements suivants que co Éronsiour publinit il y a quelques jours duns le Morning Chronicle de Québec.Nous on empruntons la tra duction uu Quotidien.Duns le comté de I'lslet les cultivateurs r'accordent a dire que lu récolte de blé, cotte année, n été bien supérieure aux précédentes, et suffisante pour les be soins locaux.Lie prix est de 81.50 le minot.Le rendement de l'avoine a été vatisfaisant.On a vendu plusieurs millo minots de co grain aux pro riétaires do chantiors américains et À messieurs King el frères.Aussitôt que les chemins le permettront on en commencera lu transport.Lo prix de cet article variv dopuis 36 à 40 cents.La récolte du reigle west pus considérée comme mauvaise et On le veud $1 lu minot, La récolte des pommes do terre n\u2019a pas élé abon dante.On dit mème qu'elle ust au-dessous du la moyenne.lin revanche, on vend ce précieux tubercuie lus chor que d'ordinaire.Is prix vario depuis 40 à 0 cents.BAZÉTTE DKS CAMPAGNES Le rareté du fourrage eh 1880 avait obligé les cultivateurs à vendre un certain nombre de vaches, et par conséquent on n'a pas munufucturé autant de bourre.Cut artic'e est on baisse cette année.Dopuis le printomps dernier, la fromagerie du la paroisse Suint Æoch a constamment employé le luil de de quatre cents vaches.Les cultivateurs sont très satisfaits de cotle premièro nnuée d'expéricnce et dé- elarent qu'il est plus avantageux de vendre le lait pour fuire du fromage que do le gavder pour du beurre.Les fromageries dus paroisses Sainte-Louise, Ssint- Jean Port Joli et l'I-let ont donné de beaux résultats, Di-ons en passant que ces étab issemonts sont dirigés par des hommes habiles, compiétents, co qui est une sûre gnrantie de succès, En somme, les cultivateurs sont généralement sntin- faits.Iis roncontrent bien lours engagemonts et achètent beaucoup.Do boone henre, lo jrintempa dernier, il y out uno augmentation dans les gages des hommes employés chez les agriculteura.Ceci était dû À la ruroté dos jeunes gens qui se dirigoniont en grand nombre vers les Etats- Unis; mais cependant avec l\u2019usage des différents instruments aratoires modernes, on a éloigné cette difficulté.Lrs journaliers qui restent dans le comté peuvont maintenant subvonir plus faciloment à l'exisience de leurs familles.Ceux qui ont émigré aux Etats-Unis (et ils ront nombroux), travaillent ans los districts aurifôres du Montons, ot reçoivent de 860 à $75 par mois, Le prix des pensions n\u2019est pas très élové, ce qui leur permet do faire des économies qu'ils envoiont à leurs purents poor leur acheter des torres.A un moment vonu, ces jrunes gens reviendront au pays ot vec l'argent américain s'assureront un heureux avenir.Voild nue émigration qui rapportera certuins bénéfices au district de Montmagny.Malhoureusement, on ne peut pas en dire autant du tous nos compatriotes qui vont offrir leurs services à nos voisins, Les familles complètes qui émigrent dans les centres manufacturiers des Etats de l\u2019Est ne peuvent pus être utiles ni À eux.mêmes, ni À leur pays.Elles reviennent plus tard dans la localité qui les à vu naître, mais plus pauvres qu'auparavant et la santé do leurs enfants ruinée par le travail pénible des manufactures.On parle très-avantageusement des scierien méca niques de messieurs King ot frères, situées à Kamouraska, Elles sont prospères et profitables à la population de co comté.Les limites de bois de ces messieurs se trouvent dans le comté do l'Islet.Les cultivateurs vendent à messiours King une quantité do foin, avoine ct autres provisions que ceux-ci psyent urgent comptant, Mes-ivurs King ont aussi le mérite de travailler on faveur de In colonisation.Pour cela, iis emploient daus leurs chantiers tous les colons qui vont s'établir duns les cantons que traversent les chemins Tuché et Elgin.A propos, il parvît qu\u2019en ces endroits, la récolte dus colons est meilleureque l\u2019année précédente.A si, on ontretient les meilleures espérances pour l'avenir.Quoique temps après sa mort, M.L Methot, cet homme entroprenant que l\u2019en regretteru toujours, puvait fait construive une f:brique de luinages aux GAZETTE DES OAMPAGNES Trois-Saumons, chines lorsqu\u2019est arrivé le triste événement suit, Depuis cette époyue, ce beuu projet rem anti.Les horticulteura ont été favorisés cette année, Ils ont récoité des fruits abondamment.À l'Islet, on à exporté des centaines de barils de prunes et de co rises À Québec et à Montréal.Les prix étaient us cx rémuuérutifs, L'édifice était prêt A recevoir les maque l'on ble ané- Soirée dramatique etfmusicale donnée au Collège de Sainte Anno par MM.los élèves de l\u2019Ecole d'Agriculture.Jeudi, Je 15 décembre dernier, nous avions l\u2019avan- tuge d'assister À une sénnce dramatique et musicale au y rofit du Séminaire de Rimouski, donnéo nu Collège de Ste Anne, pur les élèves do l'Ecole d'Agriculture, uvec l\u2019aide de quelques écaliors, Malgré le mauvais état des chemine, un auditoire nombrenx et distingué envahi-eait la grande sulle du Collège ct tout en contribuant à un rele de charité se donnait le plaisir d'une intéroseunte veillée.En effet tout à concouru pour rendre lu fêto magnifique ct ses organisateurs peuvent êtie fiers de leur snecus, La partie dramatique surtout à parfaitement réussie et tout le mérite en rovient à Messieurs les élèves de l'école d'Agriculture qui ont acté avec une perfection qui suppose beaucoup de tulont et d'étude.Les deux pièces qui ont été représentées sont in- tituléer: Grandeur et décadence de Frisaminthe\u2014Dé- segpoir de Jocrisse.\u2014Chaque role u été fort bien rempli ; muis tout le monde convient que les honneurs de la soirée doivent revenir à M, W.Sharples.nuguel étnient échuce les principales put es, et qui s'en est montré pu faitement digne.Aussi on n'oubliera pas de longtemps los révos do Fiiquet, son bonheur sitôt réalisé, ses allures importantes et 50 onnelles et los angoisses de su décadence.La dignité du père Grégoire, la science prétentiouse du maître d'icole, lo zèle et l'mpressement des uides perruquivrs, devenus officier .de marmitous, nous ont grandement amuzés.Mais c'est surtout duns lo Désespoir de Jocrisse que M, Sharples s\u2019est montré véritablement comique et a excité In plus vive h Lurité.Les nombreux mécomptes do sa journée\u2014lu table brisée, ls colombe envolée, l\u2019armoire renver-ée, lu vaisselle cussée\u2014lout conspire et se tourne contre le malheureux Jocri-se qui soupire, gémit, pleure, sunglote, se désespère et s\u2019empoisonne enfin avec le.Chympagne de son maîtro, Gurdons-nous d'oublier que l'humeur acariâtre du bourgeois Plumot, que lu mi-tification de l'honnète Griffard, que les iouchante aieux du cuisinier Scopette ot du cousin Luflutto n'ont pus été d\u2019un médiocre in- trêt.La barde du Collège contribus À rehausser lu sé ance el fit outondre ses plus joyeuses funfares, Les end'actes furent sgréablement remplis par los duos : Jes filles du régiment «t les Fuuvettes qui ont été fort bien rendus par MM, Kousseuu, Pouliot, Casgrain, elletier, (ingnon_ et Laberge.Remercions aussi la Société wninte-Cécile qui « tiès bien exécuté la Sérénade \u201c La lune Pdle *\u2014M.Sharple- ne pouvait mieux terminer lu veillée que par une chanson comique qui « été jus- 183 tement spplaudi\u2014Enfin tout s'ost réuni pour nous faire pueser le temps agréablement, Nous conserve- sons de cette inléressunto dunce les plus agrénbles souvenirs.CAUSERIE AGRICOLE CULTURE DE LA BETTERAVE A SUCRE.Il ent admis fans contestation que pour améliorer le sol de munière À obtenir d'abondantes récoltes, de quelque nature que ce soit, il Faut fumer beaucoup ; que pour avoir des engruis en abondance, il faut bean- coup de bétail; que pour nvoir beauconp de bétauit, il faut pouvoir le nourrir.Une condition indispensable est donc docréer toutes espèces d'ulimonts pour les animaux de ln ferme, Lœufs, moutons, ete.; il faut pouvoir le nourrir.Depuis plusieurs années l'agriculture a fuit partout do grands progrès dans cette direction.Les prairies urtificielles He \"ont propagées et ont contribué puis- summont à l'accroissement du bétail; la cultnro des racines aucrées, particulièrement de ln betterave, doit aussi aider à co dévoloppement.Cependant cette racine ne pourris prendre toute l'importance dont elle est aueceptiblo ai nous devions on limiter ln consommation que sur la quantité quo l\u2019on cultive d'ordinaire pour les besoins d'une ferme, L'établissement de mu- nufacturos de sucre de bottoruves sjouterait beaucoup à lu nourriture dos animaux, par l\u2019asage des pulpes que nous pourrons mettre en réserve, lour conserva- lion n'exigeant sucune espèce de préparation do quelque nuture que ce soit.On peut les gurder en quels sorlo indéfiniment sans aueun soin, il suffit o les déposer simplement à l'air dans une fosse, absolument commo la chaux éteinte.Les avantages que nos pourrions retirer par l\u2019établissement des manufuctores de betteraves ont été suffisamment reconnus, pour que nous n'ayons pas it revenir nur ce sujet.Los établissements de co genru quo nous po-rédons duns lu Province de Québec n\u2019é- taut qu'à four début, nous j ouvons Fins doute compter sur des contrariélés, les mécomptes même propres à décourager coux qui y ont pris put.Co seruit à tort si nous allions sitôt nous décourager, cb Accuser pour celu coux qui ont eu lu patriotique idée de les introduire ici, de nous avoir grossièroment trompés : ce seruit mal récomponser ceux qui ont voulu doter notre puys d\u2019uno nouvelle svurce do richesss ; car l'épreuvo d'une soulo année no pout justifier les craintes qu'entretiennent cortains caltivateurs sur cette industrie qui à fuit lu richesse do p'usiours pays.Un cultivateur de Bagot, écrivant duns l'Union, se pluint de n'avoir pus réussi ot d'avoir été grossièrement trompé.Nous cryons utilo de donner ici un extrait de lu réponse qui lui u clé faite, dans co même journal, par M, Et.Lorquet.Voici, entre autre chose ce qu\u2019écrit M.Lorquet : Lo discernement # manqué à telle place dans le choix du terrain A employer pour In culture de In betteravo ; ou l\u2019on # semé dans une terre infectéo de graines d'herbes; ou Pou n pns su tirer parti des bras dont on dispusuit, Il n'y 8 pus d'autres termes.Si celu 164 n'elit pas existé il n\u2019y aurait aucuno munière d\u2019expliquer ce fuit, Que l\u2019on ne vienne pas dire, commo semble le faite lo cultivatour de Bugot, que les dépenses de culturo sont on raison directe du rendement en poids, Ceci n\u2019ost point.Nous estimons qu'un arpent qui ne produit que cinq tonnes coûte tout autant on frais do culture qu\u2019un arpent qui en produit dix.Ou bien si l\u2019on soutient le contraire, on donno duns le pou de soins appliqués à la culture, In raison de sa non-réusaito.Si la main-d'œnvre est trop chère, à qui la faute ?Et ti, le sachant bien, on l\u2019emploie en dépit de l'évidence des caleuls les plus élé raentairos, à qui Ia fauio encore, si ce n'est A celui Qui n\u2019a pas vu au moyen d\u2019y obvier?Il y a ceci de vrai que là où la main-d'œuvre est au prix ici, il ne faut entreprendre que ce que l\u2019on peut fire soi-même, voit manuellement, soit à l'aido d'instruments expédi- ifs.D'un notre côté, vu-t-on dire, In culture do cotto ru- cine sera bion restreinte; de l\u2019autre c'ost ce qu'on a voulu füire.Mais Ia compagnie qui avait annoncé des instruments ne lon a pas fournis Nous no contes tons pas.Ce que nous ne ponvons concevoir, c\u2019est qu'un cultivatour sérieux puisse ullégucr en sa faveur qu\u2019il lui à manqué lo secours de son voirin sur lequel il comptait ou qui lui était promis, Kt qui donc avait besoin de cet outilligo représouté pur semoirs, sur «lenses, arracheuses Mécaniques fÉtait-ve une famille de cultivateur tollo que le sont la plupart, qui lo re- elumaient pour semer, surclor, urrucher trois, quatre et cinq arpents de botteraves ?Evidemment non.S'il en esl qui l\u2019ont fuit ils ont eu le grave tort de se motire dans un état de dépendance impossible.II reste done coux qui entendaient en faire une cultore étenduo, les entroproneurs.Que ceux là n\u2019aîent pus réussi parce qu\u2019ils n'avaient pus pris les moyens de réussir, il n\u2019y à pus lieu de s\u2019en etonner.N'est-ce pas plutôt faire preuve d\u2019une impre- voyance inconcevable que de tonter de pareilles entre- prires sans être pourvu des choses les plus indisper- sables, c\u2019est-à-dire de semoirs, de sarcleuses, d'urru- cheuses mécaniques, pour suppléer aux bras que l'on voulait éléminer, puisque lo prix de lu main-d'œuvre qui n\u2019a pus changé ne permettait pus d'y avoir recours.Ça toujours été le propre de ln nouveauté et de l\u2019imprévoyance de fuiro des dupes où lu crédulité est trop grande; chez coux qui prennent plus pour b- v de leurs caleuls ten données d'autrui que leur propre expérience, et, disons le aussi, chez ceux là qui pensent prématurément aux millions, qui n\u2019ont besoin que de promesses pour bitir en un clin-d'œil l'édifice de lour fortune.Ce qu'on prévoyait au milieu de l'enthousiasme gé néral qui a marqué les débuts de Ia culture do in Letterave à aucre s'est rénlisé, ot il reste avéré que ce vera entre les mains des cultivateurs qui ont de ia famille que se concentrera la culturo la plus naaurée et ln mieux entendue de la betterave à sucre.Les autres devront se restreindre; ouù, s\u2019il en est qui veulent persévérer en fait de spéculation agricole, ce qui est permis et possible; s'il en à qui veulent spéculer sur lu culture de la betterave, il leur faudra, et cela eat chuse élémentaire, #6 procurer l\u2019outilluge rendu nécessnire par le haut prix do lu muin-d'œuvre.LI faudra compter sur avi en un wot.Pourquoi compter GAZETTE DES UAMPAGNES sur une compagnie ou sur la Compagnie pour se lo procurer?La compagnie n\u2019est pas une com agnie d'exploitation.lt pourquoi se mettre dans un état de dépendance de co genre! Qui ne savait, qui ne prévoyait co qui ullait arriver.En demandant à la com- pugnio de semer des betteraves elle même, de fournir des semoirs, on n\u2019était plus libre do semer soi-même sw terre lorsqu'on jugenit le moment opportun, ou lorsqu\u2019on était prôt à le faire; mais il fallait attendre nécessairement quo lo champ du voisin fat semé.Et tant pis si le moment 60 passait, si le temps profitablo que l'on aurait pu mettre à profit était passé.On de- vail se résigner À attendre ; et l\u2019on sait ce que peuvent produire quelques jours, une semaine de retard sur la récolto.Il fallait'se résigner 4 so taire, puisqu'on l'avait voulu sinei.C'était d\u2019ailleurs renouveler l'é ternello histoire des contre-temps, des lenteurs, des onnuis qui 1ésultent da manque d'initiative de la part dos ontreproneurs et des spéculateurs, des préoccupations personnelles de lu compagnie, do toutes les choses inhérentes cnfin aux services quo l'on réclame.Si In compagnie avait promis de l\u2019aide, elle no pouvait tout fuire, semer, snrcler, et arracher, et ne laisser aux coltivatours que le très-délectable souci d'empocher los piastros, Ce quo nous disons de l'ensemencement s\u2019appliquo aussi tu sarclage et i I'arruchage.Dans cette culture comme dans bien d'nutres, il fuut que celui qui l\u2019en- (reprend soit libre d'agir ot agisse lorsqu'il on voit le moment venu, Par ce qui précède, on voit que tous les dires du cultivateur de Bagot se rapportent plutôt au spécu- lutour, à l\u2019entrepreneur, qu'au cultivateur qui possède foncièrement, qu\u2019à celui qui cultive par lui-même, cr, de quelque manière quo l'on retourne In question du décompte des frais, ot de quelque cuiture qu\u2019il s'agisse il faut faire entrer en ligno de compte le loyer de lu terre, Celn of règle générale, on ne peut en fuire uno raison valuble contre la culture do la betterave, et elle s'applique aussi bien à la culture de l\u2019avoino si on n\u2019est pas propriétaire, An sujet de cotte manière d'intervenir dans cotte Criture lorsqu\u2019on n\u2019est pas propriétaire, nous irons wéme plus loin quo le cultivateur de Bugot en disant qu'avec lo mode de fermuge usité ici, il est très d.f.ticile, pour no pas dire impossible, au fermier de wu.donner a cotte culture avec profit.Un fermier qui ne fuit qu'une récolte ou deux sur la terre qu\u2019il a louée pour ce lups de temps ne recueillernit point les fruits d'une amélioration notable du sol, laquelle duns ce eus, ne pourrait recovoir qu\u2019un commencement d\u2019exécution ; cette nmélioration il ne In fera pas, Et com bien ent il de terres sous le régime actuel du fermage qui soient propres à lu culturo de la betterave dés l'entrée on jouissance.Sous ces considérations c'est faire voir que les questions dont le cultivateur de Bagot nous occupe ne sont gue relatives, ne s'adressent qu\u2019à un certain nombre © personnes, ot ne peuvent être valables pour ces mêmes personnes que «de la manière dont nous avons parlé, et À l'occasion du début, Sans doute, ce commencement, comme celui de bien d\u2019autres industries où de si nombreux intérêts sont engagés, u donné lieu à quelques déceptions ; il GAZETTE DES CAMPAGNES 165 y a eu quolques déboires, et i! ne faut pae se le dissi- mauler, il peut ÿ avoir quelque mécontentement dana une clusse qui n\u2019est point faite pour la culture parce qu\u2019elle n\u2019est point pétrie do porsévérance.C'est aussi le soit de toutes les industries nuissan tes d\u2019avoir leurs détracteurs.Mais, ospérons.le, l'équilibre se fern ; il n'est fait dans des choses bien moins partagées ; et tant s\u2019en faut que tout le monde soit mécontent comme | De: l'affirme assez gratuitement le cultivateur de Bagot, qu\u2019au contraire des propriétaires que nous connais sons, et qui, par une prudence peut étre exagérée s\u2019étaient tenus à l\u2019écart pour voir les résultats de la première année, se proposent de cultiver la betterave l'an prochain, D'autres, quelques peu découragés par le rendement de cette annéo, savent recennaftre a qui on est ln faute cn promettant de mieux faire à l'avenir, Si les raisons alléguées pur les cultivateurs de Bogol étaiont vraies pour d'autres quo pour coux que nous avons signalés; si elles étaient vraies pour la généralité, ce qui l'est pas ; pourquoi n\u2019a t-il pus cherché quelquo correctif qui atténuât les conséquences d'un si farhoux état de choses à l\u2019avonir ?Serait-ce une déception aussi cruelle que cello dont ce cultiva teur semble atteint, qui nous aurait procuré tout co beau zèle et (ous ces beaux discours qui nous édifiont depuis bientôt cinq ans.Est ce qu\u2019enfin lu somme d'offorts dont est capable lu classe ugricole est épuisée ! Est ce qu'il faut dès demain, puisque ce cultivateur de Bugot le demande implicitement dans sa lettre ot qu'il affirme être l'opinion de tous, se mettre À démolir les fubriques en voie de construction, parce que lui, simple particulier, n\u2019a pas su faire wes affaires.Avonons que c\u2019est trop demandor pour être obtenu, et quo les cultivateurs ne se sentent guère disposés à prendre pour ligne de conduite des conseils que leur auteur juge à propos de ne pas avouor ot que contredit ane longue expérience.Rien de mieux pour celui qui .n'a ni prudence ni wévoyunce, qui n'est pus cn mesure de cultiver les [octormves.qui préfèro encore après tout le cahin cu- ha de la routine imperfectible, rien de micux, disons- nous, qu\u2019il se retire s\u2019il ne veut pas échouer de nouveau; mis rien de plus mal que de vouloir entraîner vec roi ceux qui y trouvent leur profit, et qui, quoi- qu\u2019en dise le cultivateur de Bagot, osent s0 croire aus si bons cultivatcurs qe lui.Tout ce que l\u2019un aurait pu tirer do pratique ou de désirablo des quelques plaintes plus ou moins fondées qui se sont produites ça ot là, ne s\u2019est pas, nous ne savons trop pourquoi, présenté À son esprit.Si la terre ne produit pas ce que l\u2019on espère, c'est à l'engrais qu'il faut avoir recours; si la main-d'œuvro est d'un prix inubordable, c\u2019est de la supplanter en employant les outils mécaniques; si le prix de la betterave n\u2019est pas assez élevé, it faut tâcher d'avoir une augmentation ; il faut onfin remédier au mal.Pour nous il n'y « pas autre chose À fairo.Si l'on veut prospérer, c'est- À dire d\u2019un vouloir sérieux qui ne s'arrête point dès loa premiers pas à un semblant d\u2019obstacle, il faut persévérer et lo début ne doit pas étre Ia fin,\u2014 (4 suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les embauchours Nous lisons ce qui suit, dans le Messager publié à Lewiston, Etats-Unis: On crie bien fort contro los embauchours ; des journaux du Canada n'ont pus honto d\u2019avouer que guel- ques individus payés pour celte fin réussissent à lour arracher des contuines de bras vigoureux.Ils crient aux loups ! quand un embaucheur fait son apparition au Canada, mais ils ne font rien pour protéger le troupeau dont la garde lour a été confide, 3 cris, des plaintes, n\u2019empêcheront pas l'œuvre des embaucheurs, ct no rendront pas les Canadions au pays, On a bien étudié les causes do I'émigration, mais ce n\u2019ost pas nssez.il faut ab-olument faire disparaître ces cures, Il faut autre chose que des puroles, des écrits.Il faut des faits, dos actions.\u2018Tant que les hommes iufluents, les légisinteurs du Canada se borneront À parler, à promettre ct à ne rien faire, les Cunadions émigreront, et lours journaux pourront crier aux loups! sans offrnyer les embauchours et sans arrêter lour œuvre néfaste.Ici nous ne pouvons que parler et écrire, au Canada On peut agir; et nous voulons rendre cette justice à la prosse Canadienne francaise dos Etats Unis, qu'elle à été la première à jeter le cri d'alarme.Pour nous, nous avons étudié ot traité cutto question do la manière la plus complète, et ZL'Etendard National, Le Travaitleur et lo Messager peuvent témoigner que pas un homme n\u2019a écrit sur l'émigration autant quo nous l\u2019avons fait, Nous avons été le premier à montrer quo l'orguoil, la mauvaise culture de la terre, la manque d\u2019éducation ou une éducation impropre étaient autunt de causes de l\u2019émigrution ; nous ne répétons pas tout ce que nous uvous écrit sur cette question, co serait faire un volume, Les causes de I'émigration sont nom breuses, chacun à dit son mot sur ce sujet, chacun a fuit voir la cause qu'il croyait être la principale, chacun a mis le doigt sur uno plaie réelle, ot nous croyons que tous les muux que l\u2019on a indiqués méritent une même utten- tion, ot n\u2019en combattre qu\u2019un soul sorait d'aucun effet.Voici cependant quelque chose de nouveau, sinon dans le fond, au moins dans lu forme, Un ami nous disait: \u201c Visitez nos grandes villes du Canada, eL voyez les enseignes qui bordent les prine pules rues.Or que lisez vous ?Avecat, Notaire, Docteur, Epicier et ninsi de suite, Quo de pommes de terre,que de grains do blé pour nourrir tout ce monde.Eh bien! tous ces hommes vivotent jusqu'à ce qu'une mauvaise année les oblige 4 prendre le chemin des Etats-Unis; et à peine sont-ils purtis, que leur place est remplie par de nouveaux avocats, notuires, docteurs nouvellement sortis du collège.Si la moitié de ces habitants des villes oultivaient eux-mêmes le blé et les pommes de terre qu'ils consument avec leurs familles, que de terres incultes seraient cultivées, quo de misères seraient soulagées dans nos villes trop remplies! \".Quelle est 1a racine dont la culture offre le plus d\u2019avantage pour le bétail P Nous empruntons au Pionnier de Sherbrooke l'extrait suivant des délibérations du Cercle sgricole de Sherbrooke : 148 A une nsremblée des membres de ce corclo qui eut lieu lo 11 décombre courant, une discussion intéressante s'ungages sur la question de savoir \u201c Q elle est Ia rucine dont la culture offre le plus d'avantage pour l'élevage du bétail ?M, Norbert Bourque, agriculteur compétent en cette mutière, par'a do la nécessité de soigner le bétail avoc autre chose que du la paille ou du foin, en y ajoutant par exemple une portion do graine ou de racines, On donne au cheval.dit-il, la meilleure nourriture : le foin, I'avoine, Muis il esl un autre animal qui nous rond de plus grands services et que l'on nourrit plus mal.La vache, cette nourrice de la familie et l'on pourrait ajouter de tout le genro humain, par son lait, pur son beurre, et par sa chuir n\u2019a le plus souvent à manger que du foin défectueux et de la paille grossière.Quelle monstrueue ingratitude pour tous les services qu'ello nous rend ! Puisque notre sujot do discussion est do savoir quolle est la racine la plus avantageuse, par sa culture, pour l'agriculteur, permettez moi de vous dire, qu'à mon avis, le navet est la plante qui répond lo mienx À In que-tion que nous avons pusée.En effet, dans la première séunce j'ai démontré qu'un } arpont semé on navets rapporte 350 minots on, qu'un arpent donne 700 minots.Le minot coûte 25 cents, co qui fait $175 par arpent, et la dépense pour le travail, la semence et Iengrais n'est que de 830 ; c\u2019est donc un profit net de $175.Or, un 4 minot par jour, pour une vacho est suffisant, Ce qui équivaut À dire que 12 vaches peuvent être nourries pendant quatre mois avec la récolte d\u2019un arpent.C'est donc une grande économie de foin; car en supposant que le 3 minot do navets pesant 80 livres, équivaille à 10 livres de foin, il faudrait 1,200 livres de foin par vache ou 7 tonnes + pour douze vaches, pendant 4 mois, De plus il faut remarquer quo quand on parle de 700 minots de navets par arpent, on ne donne que lu moyenne, car on peut en récolter jusqu'à 1,000.Ajoutons que les navets fournissent\u2019 nu bétail une nourriture qui se rapproche de celle que trouvent les animaux duna les pâturages, ce qui fait, qu'ainei n ur- rin pendant l\u2019hiver, ils ne s\u2019aperçoivent nullement de l'hivernement et qu'au printemps leur valeur s'ost nugmentéo.Enfin, ce qui est surtout à considérer, navets peuvent se semer lorsque les autres céréales ot légumes ne demandent plus nos soins pour la culture, ot que lour récolte peut se faire après toutes los autres récoltes.Il n\u2019y à donc là ni temps, ni terrain c\u2019est que les perdus, ce qui est un grand point en favour de la m culture du navet.M.M.'T.Stenson, prési ient, combat lo navet comme no contenant pas assez de substances azotéos.Les navets ordinaires, dit il, contionnent généralement on- viron un douzième de matière azotée; les navets de Suède, environ un neuvième, les mangol-ls environ un huitième, et les patates environ un quart de leur poids \u201c de substance eèche.\u201d\u2019 C'est pourquoi M.Stenson préfère les mangolds et les patates aux navets, parce que les promières sont plus substantielles.GAZETTE DE3 CAMPAGNBS M.Chicoyne soutient les prétentions de M.Bourque en faveur du navet qui, ditil cn même temps qu'il nourrit l'animal lui fournit par es substance spongieuse nn liquide qui favorise les fonctions digestives.M.F.-X, Simoneau parle en favour du navet.Noire dévoué confrère du Pionnier de Sherbrooke qui, par ses écrits, à si lurgement contribué à l'établissement des cercles agricoles dans les Uantons de l'Est, apprécie dans les termes suivants l\u2019établissement des cercles agricoles : \u201c On a dit et répélé cent fois que l'agriculture est la mame'le des nutions, rien n'est plus vrai et c'est ce quant compris plusieurs hommes pratiques dans dif- \u2018érents endroita de notre province.« C\u2019est pourquoi dans la plupart dus localités importantes des cercles ugricoles ont été fondés, Sherbrooke, comme les autres paroisses voisines, a a-sri son cercle agricole, \u201d Paille récoltée trop tard.-Moyen de la rendre appétissante aux animaux.La paillo récoltée trop tard, soit après la maturité, n\u2019est pus aussi appétéo du bétail ou dos moutons A cause de son goût insipide et de sa dureld.Le diff cilo est d'amener lus unimaux à consommer de ce fonrrage en aussi grande quantité qu'il serait désirable.Beaucoup d\u2019engraisseurs, aves lesquels nous nous sommes trouves en rapport, emploient un moyen très- simple pour surmonter la difficulté précitée: ils arrosent lu puille hachée avec de la mélasse diluée dans de l\u2019eau, de manière À ce que toute la masse soit par- fuitoment imprégnéo du liquide sucré.\u2014\u2014 arme Choses et autres.L'annuaire du \u201c Moniteur du_ Commerce.\u201d\u2014Nous ne pouvons mieux faire connultre cette publication, qu\u2019en citant ce qu'en dit notre confrère du Canada : « Cette excellente feuille vient de se rappeler à notre attention par la publication d\u2019un annnaire destiné, croyons-nous, à rendre des services importants.Cet annuaire compreud en effet la réduction en poids et mesures canadiens des poids ct mesures des puys étrangers ; la conversion des alccomètres et des thermomètres strangers; lo poids des cérénles, du bois ot des diverses marchandises; lenr tonnage et leur mesuremont ; le prix courant des ferronneries de manufnoture canadienne, etc, etc, ot un recueil de ina- ximes de droit usuel, « Bien d\u2019autres notions utiles ont trouvé place dans l\u2019Aunuairez le potds spécifique de toutes les denrées, les quantités nécessaires pour amener un transport économique, soit par enu, soit par chemine de fer, les ables ('intérét et le moyen rapide d\u2019ajouter au prix d'achat de toute espèce de marchandises le profit qu\u2019on veut obtenir; en un mot, tout ce qui paraît pouvoir faciliter au marchand les opérations de son com- erce.\u201cLe Moniteur trouve ainsi mo: en, en dehors de son rôle ropre, de promouvoir In cause de Péducation commerciale.Peut un titre de plus qu\u2019il vient d'acquérir à notre considération comme a celle, croyons-nous, de tous les hommes wincère- mont dévoués aux intérêts du pays.\u201c Le besoin d\u2019un journal cnnadien-français spécialement dévoué au commerce et à l\u2019industrie se faisait depuis très-long- temps sentir.Le Moniteur à non-seulemeut rempli daus la vrexse une lacune immense mais est nllé au-delà de nos vœux.C'est un témoignage siucère quo la réception de l'Annuaire nous fournit oconsiou de lui rendre spontanément.\u201d Comparaisons morales.\u2014PoURQUOL les eaux de la mer, qui depuis tant de siècles fournissent de toutes parts le sel marin, ne s'en trouveut-elles pus épuisées, ni même appauvries ? GASSITE DKS CAMPAGNBE 16% PARCE QUE le sel qu\u2019on extrait de la mer ne s'anéantit point ; qu'il n'est que dispers(; qu\u2019étant fixe, ne peut que se répandre à ln eurface de la terre et s\u2019y enfoncer peu profondément.Les eaux douces doivent nécessairement s\u2019en charger dans leur route ; or, comme toutes aboutissent à Ja mor, le sel qui en était sorti y rentre continuellement ; si ces eaux terrestres ne conservent pas moins leur douceur, c'est que là quantité qu'elles en portent est trop faible pour qu'elles s\u2019en trouvent sensiblement affectées, Ainel, Dieu, sngesse, beauté, douceur, puissance infivie, reste toujours le même, depuis le commencement du moude; sa chn- rité, bien qu\u2019étondue eur tous les hommes, ne diminne point ; son amour, st souvent manifusté, n\u2019éprouve aucune altération, ne se ralentit jamais, parce qu\u2019il est fécond, inépuisable, immense, parce que ses rayons viviflavts, ses trésors de grâce portent en nous des fruits salutatres, et que tout ce qu'il y a de vertu, de désintéressement, de grandeur, de vraiv noblesse ici-Las, remonte incessamment vers lui comme à sn source, dans Ix prière, les sacrifices, les aumônes et les larmes.Culture des abeitles.\u2014\u20ace n\u2019est que depuis quelques années que V'apiculture est devenue une industrie régulière et il n\u2019y à que quatre ou cinq ans que les anciennes ruches en boîtes ont été ntives de côté pour être remplacées par d\u2019autres plus petites et lux attrayautes.Lois des débuts de l\u2019apieulture, un tronc Dario creux on une ruche on planche non verlopée étaient considér(s comme suffisants, mais depuis on a installs les in- dustrieusee abeilles dans «es appartements plus commodes.Ceci explique en graude partie la supériorité des produits et l'augmentation de la production.Un journal dit que 300 essains d\u2019abeilles valent environ 81500, et produisent un revenu annuel de $2500, ce qui constitue un rendement Leaucoup plus considérable «que ls meilleure terre ce 200 acres, et demande \u201cne dépense bien moins consilérable de travail.Dans les Etats de l\u2019ast il y n bien pou de terres qui donnent un rendement dépassant 3 on 4 pour ceut du capital placé.Mais tous ne pouvent pas garder lea abeilles et le ponrraient-ils que tous ne réussi- Taient pas à obteuir d\u2019aussi beaux résultats\u2014Le Moniteur du Commerce.Les pommes canadiennes \u2014M.Heury 8.Evans, secrétaire de Ja société horticole de Montréal, a regu mercredi une lettre du Dr Otto Hahu, agent \u2019immigration du Canada, en Allemagne, datée de Rentbiegen, Wurtemberg.I! dit que fes échantillons de pommes cat adiennes qui ont été expédiées en Allemague, au printemps dernier, ont été regardés comme de lu plus haute qualité par des experta\u2014La Patrie, Politique agricole \u2014 L'homme est né pour le travail, cest la loi ; il faut done qu\u2019il a\u2019y conforme.Arts, sciences, iudustrie, commerce, agriculture, n'importe, qu'il choisisse ! L'homme qui ne fuit rien est un être inutile.Puisque telle est la loi, puisque c\u2019est l'arrêt d'en haut que ehacun suive sa carrière: artiste, modèle ton œuvre ; savant, fais rougir tou creuset ; industriel, prend fon marteau ; com- merçaut, enfie les voiles de ton navire ; et toi, agriculteur, toi ité, la main à le plus dédnigué et le plus nécessaire à lPhumani la charrue ! \u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014 eee ee.RECETTES Emp'dtre contre les entorses, contusions el engorgements.Preuez deux livres d'Luile olive superfine et très pure et une livre de céruse passée au tamis.Faites cuire pendant sept À hnit heures, en remuant continuellement dans un chandron assez grand pour que le mélange n\u2019en remplisso quo le tiors, à cause du soulèvement de lamasse qui pourrait s\u2019épancher et prendra feu.La cuisson est terminée quand uno bando de linge, trempée duus lo liquide, se sèche promptement.Ou prépare, our l\u2019usage, des bandes lougnes de trois à quatre pieds et larges de cinq à six pouces, juo l\u2019on couserve roulées.Cufe d'arge et de seigle, contre les vapeurs et migraines, Feltes brûler légèrement les graines d\u2019urge où de lgle; ré- duisez-les en poucire, et faites-en la «écoctiou daus Peau, avec les précuntions nécessaires punir ue pus laisser Évaporer l\u2019uuôme.La ilqueur peut être sucrée.Remède contre les rhumes.Faites bouillir, dans nue piuto d\u2019eau, gros comme une noix d'extrait de réglisse, Coupez cette tinane noire avec du lait en remplissant un bol, moitié l\u2019un, moitié l'autre, et buvez tiède ct souvent, sans sucre ni sirop.Reméde contre les brûlures, les coupures, les échorchures et les meurtrissures.Prenez une cuillerée d'huile d'olive, un jaune d\u2019œuf et une cuillerée d\u2019eau-de-vis ; battez bien ensemble.Graissez la blessure uves ce mélauge, et recouvrez avec de ln ouate.TORONTO WEEKLY MAIL Tel est le titre d\u2019un journal dout nous recommaudons la lecture à tous ceux qui sont familiers avec In langue anglaise.Ce journal hebdomadaire, contient douze pages grand format chaque numéro.Plus de 200 colonnes aur (les sujets traitaut d'agriculture seront publiées daus le cours de l\u2019année.La partie agricole de ce jourual est confiée à des agronomes les plus marquants de 1a Province Ontario.L.B.Arnold, éer., président de ln Société connue sons le nom de American biary- man's Association, doit publier, dans le cours de l'année, une série d'articles eur la fabrication du beurre et du fromage, et répondra À toutes les questions qui Ini seront faites à ce sujet.\u2014L\u2019Hon.M.X, À.Willard, de Little Falls, N.Y,, une des meilleures autorités en eo qui concerne la fabrication du bemre et dn fromage, collaborera aussi A ce journal.\u2014L'un des vétérinaires les plus oxpérimontés du Canada, écrira régulièrement dans ce journal eur des sujets so rapportant à l'art vétérinaire; il indiquera les moyens propres À guérir toutes es; de maladies des animaux, et il répondra aussi, dans ce même journal A toutes questions qui lui seront faites eur les ma.aies des animaux domest} ee.haque souscriptour au Weekly Muil vecovra en autre, commo prime, nue carte hustrée, sur l'anatomie du cheval.\" M L'abonnement, payable d'avance, est de $1.00 par an.Avnesse : THE MAIL, TORONTO (Province Ontario), INSTRUMENTS ARATOIRES A VENDRE, Charrues de différents modèles ot de différents prix.- \u2018Trains auxquels on peut attacher toutes sortes de chatrues- cultivateurs et des arrache-patatos, Herses circulaires faisant deux fois plus d'ouvrage que los autres.Herscs on fer, en trois et quatre sections, .Semoir Vessot, avec herses, rouleau et appareils pour somer la graine de mil.ultivateurs à un ou deux chovaux, de paille où wu pers cong do £ © paille on vu petit éclat de fer, on n proposé pour les attirer, de présenter, aussi près que posible de Teeit) a le pe mier cas, un bâton de cire d\u2019Espagne électrisé par le frottement ; dans lo second, un morceau d\u2019aimant, Whiteley.Faneuses, à un che- ainsi que sarclenra pour Faucheuses, los célèbres \u201c Toronto \u201d de Molsonneuscs, \u201c Toronto, \u201d de Whitoley, val.Barattes, do Blanchurd.\u2014Manipulateur mécani .vais 1 8, ure.a A IM r mécanique pour tra.rache souche.les ordinaires \u2014Cribl toutes espèces de graius, ©9 pour séparer Semoirs à graines \u2018le jardin,\u2014Charrettes à foin \u2014Tombe.reaux écossais\u2014Camion de Magasin.\u2014Bronettes\u2014Iious ou pelle à cheval\u2014Luveuses de toutes espèces.\u2014Tordeuge, - - rs à foin, eto, oto.do pide ° rtiment complet de \u2018es ertra à Ia disposit qui ont des réparations à faire à leurs machines, tion de ceux Catalogues euvoyés gratin, B\u2019adresser à CHM.T.COTE & CIE, 90, rue Gt-Paul, et 72 rue Strhodré, Québeor 168 GAZETTE DES CAMPAGNES EUX MALLES laisseront Bergimis cet hiver pour la Pointe aux Esquimaux pour Bonne Espérance.Les lettres et.journaux déposés où reçus à Québec jusqu'au 21 DECEMBRE courant inclusivetnent, pour les endroits entre Bersimis et la Pointe aux Esquimaux, seront expédiés par le courrier qui laissera Bersimis le ou vers le 30 DECEMBRE courant.La seconde malle lnissera Bernimis \u2018e ou vers le 10 FEVRIER prochnin et comprendra les lettres et journaux déposés ou re- gus A Québec jusqu\u2019au 1er FEVRIER inclusivement, en deati- nation pour les endroits entre Bersimie, la Pointe aux Esquimaux, Natoshquan et Bonne Espérance.La malle pour Bonne Espérance laissera ls Pointe aux Esquimaux Je ou vers le 3 MARS prochain, où à l\u2019arrivée du courrier qui laissera Bersimis le ou vers le 10 FEVRIER 1882, Bnrean de l'Inspectenr des Postes, ?Québec, 6 décembre 1851, $ WILLIAM G.SHEPPARD, Tnspecteur des Postes.Québec, 7 décembre 1881, AVIS AUX ENTREPRENEURS.N recevra à ce Bureau, jusqu\u2019à VENDREDI, le 3Ume jour de Décembre prochain, inclusivement, des soumissions enchetéen, adressées nu roussigné eb portant la auscription « Soumission pour un Hôpital de Marine, & Chicoutimi, Québee, * pour la conatrnetion du dit Hopital.On pourvs voir les plans et devis ar Buran de Poste de Chicoutimi, ainsi quan Ministère des Travaux Publics, Obtawu, à commencer de LUNDI, le 12 Décembre prochuin.Lex sou ionnaires sont avertis que Pon pe prendra leurs soundissions en consicl ion qu\u2019en autant qu\u2019elles seront faites «ur les formules imprimées fournies par le re, et qu\u2019elles neraut signées par les soumissionnaires eox-nu Chaque soumission devra contenir le nom de deux personnes wolvables et responsables, disposées à devenir cantions de l\u2019ue- complissement fiddle du contrat, Ministère na s'engage à accepter ni In plus bnese, ni au- envie des aoumissions.Pur ordre, F.11.ENNIS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, à Ottawa, 28 novembre 1861, CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE, De Emory's Bar i Port Moody.AVIS AUX ENTREPRENEURS.Soumission pour Travaux dans la Colombie Britannique.are DES SOUMISSIONS enchetées seront reçues pmr le soussigné jusqu\u2019à midi de mercredi, le Ler jour de février prochain, en une somme ronde, pour là construction de cette partie dn chemin entre Port Moudy ot l'extrémité oucat du contrat 60 près d'Emory*s Dar, une distance d'environ 85 milles.les devis, len conditions du contrat et dew bwion en Wadressaut au bureun du Chemin formule de wo de fer Canadien du Pacifique, à New Westminster, et au bureau de l'ingénieur en chef à Ottawa nprès le 1er janvier prochain, auquel temps les plans et profits seront ouverts pour inspection a ce dernier bureau.Cet avis est publié maintenant afin de donner anx entrepreneurs une occasion de visiter et d\u2019exumiver le terrain durant la belle saison et avant le commencement de l\u2019hiver, M, Marcus Smith, qui cst en charge du burean A New Westminster, a ordre de donner tous les renseignements possibles aux entreprenenrs, Les soumissions ne seront regues que si elles sont sur uno des formules imprimées, adressées à F.Braun, Ecr,, Sec, Déptdes Chemius «le fer et Canaux, et marquées \u2018\u201cSouruissiou pour Ch.de F.C.P.\u201d F.BRAUN, Secrétaire.Département des chemins de fer et canaux, Ottawa, 21 octobre 1881, GRANDE REDUCTION! VENTE SANS RESERVE !! RABAIS EXTRAORDINAIRE!!! Le soussigné, ayant décidé de faire de grandes améliorations daus son magasin durant l\u2019hiver, profite du temps des affaires «d\u2019automue pour offrir son immense fonds de commerce à une réduction considérable, pour ne pas «dire sans exemple et qui défie toute compétition.l\u2019est une occasion favorable pour les messieurs du clergé et lex communautés religieuses qui dlésireut fonder des bibliothèques paroissiales, on pour fnire lour approvisiontement «d'hiver, Je viens leur offrir tous les articles nécessaires À nne fabrique : Vins de messe, Cicrges, Encens, Registres, Ostensoirs, Culices, Ciboires, Encensoirs, Burettes, ete, ete.ete.Ainsi que toutes sortes de Bouquets pour autels, Papiers pour fleura ar- lificielles, Fouilles de toutes sortes, Appréts pour tours, MM, les marchande et MM.les commissaires d'Icoles sont atssi invités à profiter de ce rabais exceptionnel et à venir faire chez moi leur achat d\u2019uutornne.Ils trouveront dans mn librairie tout ce qu\u2019ils pourraient trouver dans n'importe quelle muison de comnierce du môme genre, avec l'aranrance de payer A bien meilleur marché, spécialement pour lea ar- tioles suivants: Classiques français et anglnis, Papeterie de toutes sortrs, Livres lanes pour la comptabilité, Fournitures de Bureun, Enveloppes, eto.UN ESCOMPTE DE 10 POUR 10V sera accordé en aus de In réduction générale sur tout achat fait au comptant.J.-A.LANGLAIS, libraire, 177 rue St-Joseph, St-Roch, Québec.\u201c L\u2019AMERICAN AGRICULTURIST\u201d ET LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES.\u201d Par un privilège qui vient de nous être accordé pur MM, los éditeurs de l\u2019American Agricalturist, nous expédierons co jour- ual agricole et In Gazette des Campagnes peudunt mn an au prix de $2.05 pour ces deux journaux, Lo prix d'abonnement à Pdmerican Sgricullurist senl est de $1.60 par an.L'.Imerican Agricnlturist est publié À New-York depuis an- delà de trente années.Il cat l'an des journaux agricoles ler mieux rédigés et les mieux illustrés publiés aux Etate-Unis, Les sujets apricoles y sont traités pur des agrouomes les plus expérimentés.Ce jouruni nous fait connaître les découvertes Jes plus récentes en fait de sciones et d\u2019inventions agricoles ; H a de plus l\u2019avantage d\u2019initior à ln langue anglaise ceux qui en feront assidument.la lecture.| "]
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