Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 5 juillet 1883, jeudi 5 juillet 1883
[" XX année Ste-Anne de la Pocatidre, P.Q., 5 juillet 1888 No.48 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON' PARAISIANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an, L'avis de discontinuation doit être donné par évit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019andée d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; 5 non, l\u2019abonnement sera censé eontinuer, malgré même le refus \u2018le la Gasette au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et JA l\u2019adminietration de 06 jourusl doit être adressé % à Frrmms H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES : Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 entins par ligne Pour annonces à long terme, conditions LiLé- rales.Ceux qui désirent s'adresser tout particulid- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d'agrioulture, eto., ete., trouveront avantageux d\u2019snnoncer dans ce journal.{ MM.J.B.Rolland & Fila, libraires à Montréal F M, J.À.Lauglais, libraire à St-Rock de Québes ont bien voulu s6 charger de l'agence de lu « Gazette des Campagnes.\u201d ape ABONNEMENT : Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être 1s première.ABONNRMENT $1 PAR AN Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver votre nationalité.$l PAR AN mes SOMMAIRE.Revue de la semaine: Opérations de la Société de colonisation du diocèse de Montréal.\u2014Distribution solennelle des prix au Collège de Ste Anne, le 27 juin 1883.Causerie Agricole : Direction d\u2019une culture\u2014Pour que ladirec- tion d\u2019une culture soit boune il Fant, comme premidre condition, que l'autorité soit aniqne, alxolue et entière sur toutes les opérations de la \u2018culture ; comme seconds condition, bien choisir ses ouvriers.Correspondances : De la culture dex leurs, A.B.C\u2014Fubrieu- tion des Hanelles, tweeds, étoifes, etc, à In mannfuetnre de laine de M.E, Méthot au Cap St-guace.Un cultinateur de St-Nicolas, Sujets divers : Mœnrs agricoles (Suite).Choses et autres: Progrès agricole au Nord-Uuest.\u2014Prodnction du tabac dans la Province de Québec.Recettes : Moyen de faire du bon vinaigre.\u2014Kiploi du riz dans le pain.A nos lecteurs \u2014Ayant prolongé plus que nous nous y attendions un voyage que nous venous de faire à lu Baie des Chafenrs, nous n\u2019avous pa publier dans le présent nunsiéro de la Gazelle des Campagnes autant le matières agricoles que nous l'aurious désiré.Nous auruns uccasion de parler de cette partie itoportante de notre pays dans uv prochain numéro de la Gazelte des Campagnesces RN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAM PAGNES \u201d « L'élevage du cheval ; \u201d des soins à Ini donner \u2014Prix, 20 ets.« Les velllées canadiennes, \u201d traité élémentaire d'agriculture, approuvé par la Société d\u2019agricullure du Bus-Canadu, par Fre M.Ossaye.\u2014Prix 25 ots, * Petit traité sur la culture du tabac, \u201d par La N.Gauvreau, écr,, N.P., membre du Convell d'agriculture de la province de «québec, \u201cZe édition.\u2014Prix, 10 cts.- \u201c Le monton, \u201d traité pratique aur l\u2019élovage \u2018les moutons en Aunade, par Eugène Casgrain, écr., urpeutenr, membre du Conseil d\u2019agmoulture de la province de Québec.\u2014Prix, 15 cts, > DIT Dee REVUE DE LA SEMAINE La société de colonisation du Diocèse de Montréal\u2014 Nous ne pouvons mieux faire connaître et aporécier cette œuvre par excellence, qu'en pybliant l'excellent rapport que vient de présenter à Sa Grandeur Mgr Fubre, évêque de Montréal, le très dévoué M, [abeille qui prend uno si gronde part dans ce religieux ob patriotique mouvement, Monseigneur, Jui honneur de sonmettre à Votre Grandenr le quatrième rapport de la suciété de colonisation du diocèse de Montréal.Cette année les recettes en argent ont Été moindres que celles de I'nunée dernidre, Cependaut les obligations et les beroins augmentent en pra- portion dn mouvement colonisateur qui grandit pour siusi dire ehuque instant dans cette purlie ce ls vallés de l'Outuouuis que nous avous entrepris de coloniser, Qu'il suftise de dire qu\u2019un rang de 70 milles en pleine forêt de nos eftorta; et si le chemin Cha plean était débuuok equ\u2019 la Lièvre à l'embouchure «is la Kiamika, je suis certain qu\u2019en moius de 5 ans un rang de 100 milles dans l'intérieur serait débouché sur lu Lièvre où se trouve Lie plus belle partie «in terrain à coloniser dans la province, Ce qui fuit plaisir do remarquer, c\u2019est que le mouvemont colonisateur se prop: go dans Jes cotutés du sud do Moutréal oi l'immigration aux États-Unis se fait tellement sentir que In population qui «uit se donbler tous les 25 uns, se trouve à chaque décade au même chiffre.Nous ne pouvous trop insister eur la nécessité de faire appel aux Ames de bonne volonté pout inultiplier les ressources pécuniaires «le la société.Il sufiit do «ire que cette œuvre renferme ey elle-même toute l\u2019excellence des autres œuvres.C'est une entreprise sourerainement religieuse et nationale que uous poursuivons, et il doit en résulter tine grande richesse pour le Jue et un grand accroissement de commerce pour la ville du ontréal.Il est juste de signaler qu'il serait import snt de continuer le chemin \u2018de Saint-Donat jusqu\u2019à la Mantawa où le district de Joliette trouverait de si belles terres à coluniser sur la rivière Cyprès et à 1a tête du Lau L'Assomption.Nous sommes en construction den chapelles des cautous 3iur- chand, Mousseau, Arundel et Arcbambanlt, Dans an da cette date, noua espérons pouvoir livrer au culte ces chapelles, Nous avous fait \u201céfrichier l'emplacement de la chapelle da Chiltou, st il verait très à propos de construire une chapellg 241 GAZRTTE DES CAMPAGNES 880 Ear gc = - \u2014 0 = re ry dans ce canton pour y attirer uu groupe de colons qui s'éten- | Distribution solennelle des prix au Collège de Stedralent entre Chertsey et Saint-Donnt et favoriseraient l\u2019en- Anne, le 27 juin 1688, fretien d\u2019un chemin de plurienrs lieues.7 Sous la direction éclairée de M.l'abbé 8.Ouimet, curé de PRIX EXTRA : 8aint-Jovite, la chapelle de Saint-Faustin est on grande partie termiuée, C\u2019est une bonne maison qui sert aujourd\u2019hui de chapelle et qui fers plus tard un excellent presbytère.Le progrès de Saint-Jovite dépasse toutes les espérances: Cette paroisse, qui ue date que de cinq ans, eat en voie de cong- truire ue église de cent vingts pieds sur soizante.Notons le zèle apostolique que déploie le Révd P.Raynel à la Châte aux Iroquois, localité qui est destinée à devenir un eentre important dans le Nord, par le commerce et l'industrie, ue dire du Kévd Père Martineau qui, en dépit des obstacles et des diffionités Hans nombre, a planté ra tente au Lac Nomisingue, à cinguante lieues de Montréal ?En se fixant su Lac Nominingue, les Jésuites prennent la psrt qu est la plus diffi- ello à exécuter et qui produira les résultats les pins féconde pour la colonisation de ce district.On ne saurait trop faire ur assurer les bases de l'institution du Lac Nominingue.Il ut voir la gaieté, le courage, le dévouement du Révd Père, Martineau pour dire que c\u2019est l'homme de la circonstance.Le Révd M.Gauthier, de Saint Adolphe de Howard, par son zèle, sa piété, son eaprit de conciliation, a {uit faire des mer- veillos à ses colons; et cette nonveile Paroisse, sous l'impulsion du curé, se trouve pourvue d'in bon établissement religieux, et n'eat fait ériger en municipalité scolaire et civile.Le Révd M, Bérard, de Saint Donat, mérite de grandes louanges pour sou zèle en faveur de la colonisation, et il ne le cède à personne en dévouement pour le bien du pays et de la religion.Il occupe une position importante pour étendre la colonisation à ia du Lac de I'Asomption et de la partie supérieure de la Mantawa.Il n'est pe besoin de purlor de l\u2019orphelinat agricole de Wentworth, qui progresse si rapidement sous la direction de citoyens imminenta de Montréal, aidés des conseils écisirés de M.l'abbé Roueselot.L'orphelinat est déjà construit ; c'est un bel édifice à deux étages, et qui frappe par l'élégance de sa construction.Dans ce canton, on y voit un moulin à scie de premier ordre, ulnei que machines à planer, à faire le bardeau, etc, etc.Nous ne saurions être trop reconnaissant pour l\u2019œuvre des \u2018l'aberpacles, qui nous fournit les orvements nécensaires au eulte.Plusieurs dames pieuses de Suint-Jérôme méritent, sous «e rapport, les mêmes louanges.Nous avons coutribué à la construction de la chapelle de Moffalck pour un montant de cent piastres.Une personne charitable, qui est aussi humbie qu\u2019elie est yénérouse, puisqu'elle veut taire son nom, nous à fait présent je aix calices de la valeur de cent vingt piastres.Qu'elle reçoive ici le témoignage de notre reconnaisesuce.Douze messes, auxquellce ont.purt tous ceux qui souscrivent quelque chose pour ls société, ont été acquittées par le Révd M.Gauthier, dena le courant de l\u2019année dernière, Les calices, ornementa d'église et autres objete, ont été distribués aux différentes missions, Il ne fant pas oublier un vieux vétéran de la colonisation, le Révd M, Thibaudeau, ancien curé de Bainte-Agathe, qui gravaille avec ardeur à fonder Salute-Agricole dons Archamsult, Nous prenons la liberté de faire connaître à Votre Grandeur que les habitants d\u2019Amlerst, Pousouby et Amadel supplient avec instance qu\u2019ou leur envoie un pour les desservir.Nous ne dottons pas que Votre Grandenr fers tout en sou pouvoir pour satisfaire à une si juste demande.Voilà, Monesigueur, Phistoire on abrégé «n travail de notre société de colouivation dluraut cette aunée, vous les heureux auapices de Votre Graudeur.Nous pouvons dire que nons avons placé dans le nord presque sute frais ponr la province, au-delà de dix mille es, cl (U6 NOUS Avo overt un Vaste champ à Ja colouisz- bon, pourvu que le Gonveruement et la population, par ses um ônes, secondent les jonsbles efforts que déploie Votre Grandeur pour l'œuvre capitale de la province: la colonisation, prêtre AxT.LABELLE, Ptre, Curé de Naiat-Jérôme.Montréal, 16 juin 1063, \u201cMÉDAILLE LORD\u201d Médaille d'argent offerte par Son Broellence le Gouvurnenr- Général du Canada à l'élève qui à obtenu le plus de succts dans les sciences.Méritée par Monsieur Joseph Levassbar, élève de la classe de yaique.4 prix POIRÉ \" .Prix de Philosophie\u2014Bourse de 20 pisetres\u2014fondse per lo \u2018Très-Révérend Charles-Edouard Poiré, curé de Ste-Ange de 1a Pocatidre, pour 'encouragement des études phil ques.Méritée par M.Aug.Taschereau, élève de la classe junior de : Philosophie.\u201c PRIX PAINCHAUD.\u201d : Bourse de 20 piautres fondée par le Très-Révérend es Edouard Poiré, en faveur de l\u2019Aève qui obtient le eur succès en Eloquence, Méritée par M.Joseph Tétu-Bertrand, élève de Rhétorique.\u201c PRIX DUFOUR-DEMEBS.\u201d Bourse de 12 piastres fondée par les Révérends Edousrd Dafonr curé de Saint Roch des Aulusies, et Edouard Demers curé de Notre-Dame du Mont-Carmel, efferte à l'élève des classes de ¢ Versitioation, \u201d Belles-lettres \u201d ou \u2018 Rhétorique \u201d qui obtient le plue de succède dans l'étude de Is langue Grecque.Méritée pur M.Ludger Dumais, élève de Versification.COURS CLASSIQUE.Sagesse et application : Prix, Ludger Dumais.CLASSE SENIOR DE PHILOSOPHIE ; CLASSE JUNIOR DE PHILOSOPHIE ET CLASSE DE RHETORIQUE RÉUNIRS.Enseignement religieux : ler prix Alphouse Pouliot, 2e Lueieu Gauvresu, 3e Silvio Pelletier; ler accessit Louis Bacon, Ze Georges Tatu, 3e Auguste Taschereau.CLA8SE SENIOR DE PHILOSOPHIE.Philosophie morale: Prix, Georges Têtu ; ler accessit Louis Bacon, 2e Joseph Levasseur.Physique : Prix, Joseph Levasseur; ler accessit Louis Bacon, 2 Lucien Gaurresn, | hL astronomie: Prix, Jose, evasseur ; ler acesssit Georges Tétu, 2e Louis Bacon, P ! Chimie : Prix, Joseph Levasseur; ler sccesslt Georges Tota, Ze Louis Bacon.Minéralogie et Géologie : Prix, Joseph Levasseur; lor aocessit, Georges Tétu, 2e Lucien Gsuvreau.CLASSE JUNIOR DE PmiLosorars, Mathématiques, ler prix Alphonse Ponliot, 2 Edousrd Richard ; ler accessit Arthor Lavoie, Ze Emile Poirier, Botanique, Prix, (ex æquo) Alphonse Pouliot et Emile Poirier; ler accessit Edouard Richard, 2e Gustave Vorcseuit.Cuasse pe Ruetorique.' pris Narcisse Dégpgné, de ponte Sellstier; Charles Littérature française: Préceptes et Hietoire, Prix, Jus TMu- Bertrand ; ler nccousit Narciess Dégagné, Ze Siivio Péliotior, Discours frañçais, ler prix Jee.Tôto-Bertrand, Ye Narcisse Dégngné; ler acoemis Silvio Pelletier, £e Lécosrd Benvit, Thèmes latine, Prix Narcisse Dégagué; ler avcessit Silvio Pallotier, 2e Léonard Benoit, : Vervions latines, Prix Silvio Pelletier; lez aocessit Naraiese agné, Ze Jos.Tôtn-Bertrand.\u2018ersione grecques, Prix, Silvio Pelletier; lor acccastt Narcisse Me Bh Ta Excellence, lor ler accesait Jos.Tétu-Bertraud, 2e Véaina.Dégagné, Ze Lévnard Benoit, .Histoire universelle, Prix Jus, Tétu-Bertrand ; ler socessit (of que) Narelses Digagnsd ot Lioanrd Aensis, So Nivie Folate, 7 GAZETTE DES CAMPAGNES sat Te Sp 8 Hirioire dn Canada, Prix Narcisse Dégagné ; ler accrasit (ex æqao) Lévnard Benoit et Jos.Tétu-Bertrand, 2e Silvio Pelletier.CLASSE DE BELLES-LETTRES.Ereoilence, ler prix Télesphore Boy, 2e Edouard Bernier ; ler accessit Dénis Garon, 2e Arsène Hudon.Montions honorables : Georges Carroll, Alphonse Sirois, Enée Eonlano, Edouard Provençai et Salluste Richardmulti religiense, Prix, Dénis Garon ; ler accesait Salluete chard, Télesphore Roy.Composition française, ler prix Arsène Hudon, ze Georges Carroll ; ler nooeait mard Bernier, Ze \u2018lélesphore Roy Ristoire universelle, ler prix Edouard Bernier, Ze Télesphore Roy ; ler acceesit Enée Ronlean, 2e Georges Carroll.Fricepioe of Histobre de la Littérature, lor prix Georges Carroll, spp Edouard Bernier; ler accemit Enée Rouleau, 2 Dénis F latine, à ix Edouard Bernier, 2e Téleaphure Ko: je, ler dou rnier, 26 Téleaphore ; toc pens Ariba udon, 2e Dénis Garon.* vi ler prix Télesphore Roy, % Edouard Bernier ; ler wooemsit Dania Garon, \u2018te Arsène Hudon.Thème latin, ler prix Edonard Bernier, Ze T'élespbore Roy ; 1pr accessit Arsène Hndon, 2e Dénis Garon.Thème fe ler prix \u2018Délesphore Roy, 2e Enée Rouleau ; ler Composition oe or Geotges Carroll, 2e Téloapls er Zarroll, Ze Téleaphore Rog; 1ae accessit Rdcusrd Bernier, Ze Arsène Hndon.P \u2018ere latine, ter prix Télosphore Roy, 2 Dénis Garon ; ler æsceseit Buée Rouleau, 2e Salluste Rickard.CLASSE DE VERSIFICATION.Excellence, Prix, Ludger Dumais ; accessit Victor Vézina.Mentions honorables, David Pellerin et Georges Cloutier.Enseignement religions, Prix Ludger Dumais ; accessit Alfred Composisio ns françaises, Prix (ex æquo) Ludger Dumais et Victor Vézins : Accessit Georges Clon oe) 8 Grammaire latine et greogue, Prix Ludger Dumais; Accessit Victer Vésina Versions latines, Prix Lndger Dumais ; Accessit Victor Vézins.Vereione et Thètaos grecs, Prix Ludger Dumais ; Accessit Victor Vésins.Thèmes latine, Prix Lndger Dumais ; Accessit David Pellerin.Vere latins, Prix Lud, Dumais ; Accessit David Pelleriny Esteire du moyen âge, Prix Ludger Dumais; Accessit Victor Compositions anglaises, Prix Ludger Dumais ; Accessit Georges Cloutier.CLassK ve METHODE.[Exoellence, lor prix Herménégilde Faucher, 28 Arthur Dessaint; ler eoveslt Geo Lane, 2e Philippe Roy.Mentions honorables, Thomas Oneil, Régis Gagnon, Joseph Lapointe, Edmond Tremblay.° t religieux, Prix Alphonse Lemieux ; Ter uccessit Zobéo Chenard, 2 Arthur nt.is Gagnon, 2e Herménéfrançaises, 1er prix gilde Faucher ; ler accessit Georges Lavoie, 2e Thomas Oneil.Thèmes lafins, ler prix Herm: négilde Faucher, 2e Arthur Demsaint ; ler accessit Thomas Oneil, 226 Joseph Lapointe, Fervions latines, ler prix Arthar Dessaint, Ze Herménégilde Fanoher ; ler accessit Edmond Trembiay, 2e Zobéo Chenard, Grammaire latine, ler prix Georges Lavoie, 2e Arthur Desvains ; ler accessit Gagnon, 2e Philippe Roygrecque, ler prix Zobéo Chenard, 2e Edmond Tremblay; ler accesit Herménégilde Faucher, 2e Philippe y grecque, ler prix Arthur Dessaint, 2e Herménéide Faucher; ler Oo ener: \"Formas Oueil, 2 Edmond Tremlay.Primes , ler prix Arthur Deusaiut, 2e Herménégilde Faucher; ler nocessit Joseph Lapointe, Ze Arthur Pelletier, Histoire romaine, ler prix Geor, Lavole, Ze Zobéo Chenard ; oe asamp i Pal Dowoys vo Régie G or an WD, aguon ; ler anit Thotzias Cub), 20 Arthur Deckniat.; s Cheat grégorien, ler prix Louis Bacon, Ze Alphonse Pouliot, 29 Narcise Dégagué ; lor accessit Thomas Edvin, Se (ox mqu Lucien Gauvregu et Gustave Verresult, 3e Victor Vin que VE Musique vocate\u2014lère Division\u2014Ler prix Louis Bacon, 2e Aux.\u2018l'anchereau ; ler accessit Thomas Ennis, 36 Alphonse Pouliot, Je Emile Poirier.Musique vocale\u20142e Division\u20141ler prix Alfred Roy, 20 Salluste Roy; ler accessit Richard Taschereau, Ze Elzéar Dionue.Musique intirumentals\u2014 Piano\u20141ler prix Joa.Lapointe, 2e Emile Poirier; ler acoeesit Louis Bacon, 2e Philippe Roy.Musique instrementale\u2014Bande\u2014ler prix loire Plascd, \u2018ze Fdouard Bernier, ; ler ncceseit Victor Vézina, 2e Léonard enoit.COURS COMMERCIAL Sagesse ct application : Prix, Eugène Pelletier.QUATRIERE CLASSE.Excellence, Prix Charles Lovesque; ler accessit (ex æejuV) Armand Verreault et Octave Lebrun, 2 Eugène Pelletier.Mention honorable : Louis Demers.; Enseignement religieur, Prix Eugène Pelletier ; Ler acoossit Cyrice Paiuchand, 2e Octave Lebran.Compositions et exercise, fa , Prix Louts Demers ; ler ac- cemit Arthur Dionae, Ze Eugène Pelletier.Exercises anglais et compositions, Prix Josoph-Charles Leveaque ; ler accessit Octave Lebrun, 2e Louis Demers, Je Cyrice Painchand.Versions anglaises, Prix Charles Levesque ; ler accessit Léupold Pelletier, 2e Louis Demers.Book-kceping, Prix Georges Desjardins; ler accessit Chazles Leveaque, 2 Octave Lebrun.Arithmétique, Prix Geornes Desjardins; ler accessit Jos.Cha Lévouque, do Octave Lebrun, \u2018 Prix Eugène Pal rammaire française et anglaise, logi rix Eugène le- tier; ler acceseit Arthur Dionne, 2e Céarles Lévesque.Histoire ancienne, Prix Charles Lévesque ; ler accessit Armand Verreault, 2 Léopold Pelletier.Géographie, Prix Eugène Pelletier; lor acceesit Arthur Dionne, 2 Armand Verreault.Dessin et Architecture, Prix Arthur Dionne ; ler accessit Charles Lévesque, 2 Eugène Pelletier.Calligraphie, Prix Octave Lebrun ; ler accessit Armand Verreault, 2e Georges Desjardins, \u2018TROISIÈME CLASSE.Excellence, ler prix Robert Snsseville, 2e Hermand Pelletier.Mentions honorables, Armand Proulx, Emile Hamelin, Charles Sassoville, Napoléon Létourneau, Pantaléon Pelletier, Alexandre Pelletier.Instruction religieuse, Prix (ex æquo) Robert Sasseville at Charles Sasseville; ler accessit Hermand Pelletier, Ze Napoléon Létourneau.Compositions et exercises français, ler prix Armand Proulx, Lo Hobort Susserillo; ler accessit Hormand Pelletier, Ze Charles nasevitle.Thèmes anglais, ler prix Hermand Pelletier, Ze Horace Dumais; ler accessit Robert Sasseville, 2e (ex æquo) Charles Sasseville et Pantaléon Pelletierprix Hermand Pelletier, 26 Robert Versions anglaises, ler arles Sasseville, Ze Armand Proulx.Sasseville ; ler accessit Cl Grammaire francaise of analyse grammaticale, ler prix Robert % Suaseville, Ze Napoléon Létournesu ; ler aocessit Hermau Pelletier, 20 Emile Hamelin.Grammaire anglaise, ler prix Robert Sasseville, 26 Emile Hamelin; ler accessit Hermand Pelletier, 2e (ex æquo) Alexandre Pelletier et Chartes Sasseville.Histoire du Canada, ler prix (ex mquo) Robert Sasseville et Charles Sasseville, 2e Napoléon Létourneau ; 1er acoessit Emile Hamelin, 2e Philise Montminy.Analyse logique, ler prix Robert Sasseville, 2e Emile Hamelin; ler acceesit Hermand Pelletier, 2e Napoléon Létourneau.Géographie, ler prix Hermand Pellotier, Armand Proulx ; ler ncceseit Robert Nasseville, 26 (ex wquo) Chatles Sasseviile et Napoléon Létourneau.Arithmétique, ler prix Hermaod Pelletier, 2e Augustin Painchand ; ler accessit Emile Hamelin, 2 Alphonse Lefèvre.Calligraphie, ler prix Phidime Blais, Emile Hawelia ; 1er accessit Robert Samoville, Ze Charles Sassevitle.DEUXIEME CLassk, Excellence, ler prix Joseph Rouleau, Ze Pierre Lamontagne, se Alphonse Lauglsie ; ler aocestit Deiphia Itoy, 2e Joseph Laruchelle, Se lssac Thérisult. 362 > Mention honorable : Magtoire Lévenque, Frank Benoit, Joseph Couillard, Jos.Chambertand, Alphonse Dlauchette, Joseph £ludon, Alfred Tanguay, Wineeslus Simard.Enseignement religieux, Prix Joseph Rouleau; ler atcesit Pierre Lumontague, #e Joseph Chumberland, Æxceroises fr ie, ler prix Joseph Renleäu, 26 Alphonse Langlais, 3e Pierre Lamontaguet Ver accessit Magloire Lévosque, 2e Delphis Roy, 3e Lsuac \u2018l'hériault.Æreroises anglais, Tor prix Joseph Rouleau, Ze Frank Benoit, 3e Joseph Couillard ; ler accesait Joseph Anctil, Ze Joseph Lurochelle, 30 Pierro Lamontagne.Versions auglaisea, 1er prix Josepls Rouleau, Ze Delphis Roy, Uo Josuyh Larochelle ; ler accessit Isnac Thériault, %o Pierre Lamontague, ite Alphouse Langlais, Grummaire frangaive ef analyse, ler prix Pierre Lamontagne, \u201c20 Joseph Rouleun, 30 Magloire Lévesque ; ler accensit Al phonse œspli Laruchelle, Se (ex wquo) Delphis Lerland.4 ler piix Pierre Lamontague, Ze Frank Benuit, \u201ce Magloire Lévesque; ler accersit Joseph Roulean, 2e Joseph Laroohelle, Jo (ex wquo) Delphis Roy, Joseph Anstil, Isauc \"Fhériault st Joseph Chamberland.Géographie, Ler prix Alphonse Langlain, Ye Dolphix Roy, 30 Magloire Lévesque ; ler socessit Pierre Lamontagne, Yo Joxeph Rouleau, Je (ex quo} Frauk Beuvit, Pautaléon Lévesque et Alfred Cuagrain noi hmétiques Jer ix Joseph Conttiard, 2n Amédée Casgrain, = phouse Langluis ; ler aocessit Alfred in, Ze Magloir Léveaque, 3a Jou Ro al (Caagrain, Bots ain, Ze Alfred Casulesi, sao 16, En Anti a ain, zéar Hudou © ler it Albe Le as Eonilissa, 3e Henri Tasehe: er ocessit rt Moreau, 08, = ES iloire sainte, .PREMIERE CLASSE.Lreellenee, ler prix Albin Thériavit, Ze Arthur Lumais ; \u201cer accesait Ewile Langlais, 2o Joseph Gagné, Mentions honorables: Evariste Leclerc, Herumu Fortin et «ieorges Benoit, .Euscignement religieux, Prix Arthur Larue ; ler accessit Evaiste Leclore, 2e Albin Thériault, Frercises français, Ler prix Arthur Dumais, 20 Emile Lau alain; lor accruait Josoph Gagné, Ze Evnristu Leclerc.Grammaire francaise, ler prix Albin Thériault, Ye Arthur Du- Main; ter accessit Emile Lunginis, Zo Ile 1 Fortin.(érammaire anglaiee, lor prix Herman 1, Ze Georges Iemoit; Ter necosert Juseph Gagné, 2e Albin Thériault, ,_Arithmétique, Ver prix Evariste Leclerc, Ze Herman Fortin ; Ter accessit Arthur Lapoiute, 2e Artlur Dumais, Hiataire sainte, Ler prix Geurges Benoit, Zo Jonepl Franeœur ; Jer nocessit Jos, André Martin, Ze (ex æ#quo) Evariste Locteru wt Vincent.Dufour.Géographie, ler prix Albin Thériault, Yo Alphonse Hudon ; ler ancessit Evarinte Leclerc, %e Emile Lauginis, Calligraphie, Ler prix Philippe Courey, 2 Arthur Lapointe ; Je, docesait, Alphouso Hudon, ze Jusepli Gagué, 3e Ernest \"prix Cyrice Pai eoryes Desjardins, 2 ne vocale\u2014ière Division\u2014ler prix He Narcisse Lavallée ; Desjardins, Musique vovale\u2014Ye Division\u2014ler prix Joseph Rouleau, Ze Charles Dumain; ler uccessit (ex gu), Isauc Thériault et Arthar Lapointe, Ze Eustache Maitin, 3e Philippe Anctil.Musique instrumentale, ler prix Lonis Demers, 2 Arthur Divonno; ler ncvessit Pliilius Montwiny, 2e Arthur Lapointe, ilias Monlgène Pelletier, Cyrice l\u2019ainchaud, ler avcessit l\u2019hilias Montminy, 2e Georges CAUSERIE AGRICOLE DIRECTION D'UNE CULTURE.Un de nos plus habiles agronomes à dit, avec rai- won: * Ii vant misux mille fois un manvais nystéme de culture bien sdministre qu'un bun rystéme de oul- tore mal administré.En effet, si le cultivateur ne sait pus comment diri wer pes affaires, s\u2019il manque d'autorité, s'il ne met pas GAZETTE DES CAMPAGNES d'ordre dans son travail, s'il ne eait pas pratiquer lé.conomie dahs Loutes espèces de choses, s\u2019il ne met pas de persévérance dans ses plans même les mieux con- gus, dans ses spéculutions qui lui paraissent les plus avantagouses, nécessairemont il ne pourra jamais réussir, On ne 66 ruine pas parce qu\u2019on labouro mal ses terres, mais toujours parce que la direction d'une ferme en toutes choses est défectueuse, parce qu'on manque des qualités qui font le bon cultivateur, qualités quo nous trouvons si bien énoncées dans les remarquables écrits de M.LL.Gossin, que nous nous faisons un devoir de publier depuis quelques semaines dans ln Gazette des Campagnes, et qui- doivent être sérieusement médités par les cultivateurs désireux de réussir duns leur culture.' Pour que la direction d\u2019une cullure avit-bonne, il faut, comme première condition, que l'autorité soit unique, absolue ot ontière sur toutes les opérations de la culture, sur tous los genres d'industries que l'on exerce sur la ferme, et sur tout le personnel qu\u2019on y emploie.; La présence de deux maîtres pour la direction d\u2019une ferme est une cause de'dégordre constant, les ordres et les contre ordres ao croisent en tous sens, le temps se perd en marches inutiles, les employés mormareat et l\u2019ouvrage se fait à moitié, car on no sait où donner la tête.De mème, si un ou plusieurs employés peuvent tout fuire comme ils l'entendent, d\u2019autres voudront les imiter et la machine ira aussi mal que s\u2019il y avait deux maîtres auxquels il faudrait obéir ; car on dira de celte ferme que c\u2019est une maison où tout le-monde peut commander, où règne le désordre parce que l'au- Lorité est exercée par plusieurs personnes à là fuis, et que personne ne tient compte des ordres reçus, Dans toute industrie, surtout en agriculture, il faut que les ordres du maitre suient exécutés avec ponctualité ; ausun de ces ordres, mème le moins important, ne doit être négligé, il faut qu'il soit exécoté à la lettre.Cepondant l'autorité peut être exercée à la fois par plusieurs personnes ct dire en même Lomps absolue et entière.En re divisurt, l\u2019autorilé ne fuit que se fortifier, mais il faut que cette division d'autorité soit faite suivant certaines règles qui sont les imômes dans toute réunion d'hommes, où quolques uns commandent à d'autres.Nous avons un exemple magnifique de cette division de l'autorité, dans une armée.loi un nombre considérable d'hommes sont investis de l'autorité, et tout marcho sans désordre, sans embarras, parce qu\u2019il n\u2019y à jamais d'incertitude ni dans les oxeroices do I'sutorit, ni dans I'obéissance, quoique beaucoup de reonpes commandont, parce que tout est soumis à In direction don seul homme d\u2019od émanent les ordres reçus.Le chef suprème d\u2019une armée donne un ordre, et aussitôt tous les hommes investis de l'autorité, depuis le général jusqu'au simple caporal, donne des sons ordres nécessaires pour faire exécuter l'ordre principal en son temp» et suivant ls manière jugée nécessaire par le générul en chef d'une armée.Sans doute que l'organisation milituire n\u2019est pas applicable à l'agriculture, mais les principes sont communs à l\u2019un et à l'autre. GAZETTE DES CAMPAGNES 383 PS Stier ppr em \u2014\u2014 Un grand propriétaire de 500 à GUO arpents de terre ne peut pas avoir l'il partout, aur la grande étendue de terre qu'il possède ; il lui faut des contremaîtres et des chefs de travail; il donne un ordre, et celui qui le reçoit à la responsabilité de la bonne où de la mauvaise exécution de cet ordre.Ses contremaîtres sont.responsables de la manière dont l\u2019ordre à été exécuté.L'unité dans le pouvoir demande aussi l'unité dar s la responsabilité.Cette unité consiste en ce que chaque individu n'ait d'ordre à recevoir que d'un seul, et en ce que pour chaque opération la res- ponsubilité de cette opération repuse aussi sur un seul omme.Dans l'exemple donné plus haut, le maître se doit pas commander aux simples manœuvres; il lonne sou ordre à un contre-maître, celui-ci le trans- net à celui qui dirige les travaux, et ce dernier le transmet aux manœuvres qui doivent l\u2019exécuter.Sur une colturo moins grande, le nombre des hommes inveetis À l'autorité est moindre, Sar une terre de 200 à 300 arpents, par exemple, il n'y a que le maître, les chefs de travaux et les manœuvres.Le maître donne ses ordres, les chefs de travaux les transmettent à ceux qui doivent les exécuter.Sur une exploitation de 80 À 100 arpents c'est encore plus simple, car c'est le maître lui même qui donne ses ordres ot ui veille à ce qu\u2019ils soient bien exécutés ; mais il ne ut pas que la femme da maître ou ses propres enfants interviennent en donnant des contre ordres.Pour assurer une bonne direction à une exploitation agricole, il faut, comme seconde condition, bien chuisir ses ouvriers.Dès qu\u2019un nouvel engagé, un nouveau servitour, sera iotrodnit dans l'exploitation, on devra l\u2019instruiro de es devoirs, des règles de la maison, lui enseigner les coins et la douceur envers les animaux ; il faudra exorcér eur lui Une surveillance active, jusqu\u2019à ce que l'on soit aâr de son caractère.Dès sen premières fautes, il faudra le reprendre sévèrement ; on se montrera ferme ct on lui fera comprendre que l\u2019on veul que chacun fasse son devoir ; de plus, on cherchera à acquérir l\u2019attachement de son engagé, sa bonne volonté et son dévouement: pour cela, il faut que l'engagé aime et respecte son maitre.On fera en sorte que chaoun soit content de son sort, et l'on peut arriver À ce but par l'augmentation des éalaires, les récom penser et mème les punir si Je travail n'eat pas satisfaisant.Mais ces récompenses devront être données en temps opportun, de même que les punitions doivent être infligées de manière que l\u2019engagé les considère comme un châtiment.Si on le chasse, il faut qu'il comprenne que ce n\u2019est pas pur inimitié qu'on le fait; si on le soumet aux amendes en argent, il faut lui démontrer que ces amendes ne nous profitent pag, mais qu'elles doivent servir à récompenser ceux qui se sont bien acquitté de Jours devoirs.\u2018ailleurs il ne faut pas que les récomponses où les amendes soient trop fortes.line faut pas parsitre favorisez plus un engagé qu\u2019un autre, mais toujours on devra faire une différence entre les bons serviteurs et cenx qui ne sont pas fldètne à accomplir leurs devoirs.On prendra les ntérôte des uns et des autres, afin que les mauvais + - omprennent que si on n\u2019est pas aussi porté pour eux ue pour les autres, on est néanmoins tout prot à vire quelque chose en lour faveur, et que si on ne le \u2014 Ça \u2014\u2014 \u2014 \u2014 fais pas, ils en sont lu cause.Si ces serviteurs infidèles qui sont ninsi traités ont du cœur, ils s'amélioreront.Il faut usor de son sutorité envers les engagés avec justice, formaté et bonté.Lorsqu'il we fers quelqu\u2019action préjudiciable aux intérèts de cultivateur, celui ci devra faire sentir hautement quel dommage il aubit par cotte action.Mais en même temps s\u2019il voit que les engagés font tout en leur pouvoir pour contenter leur maître vt prondre ses intérêts, co ne ser» pas assez de se mon(tror satisfait : il oxprimora par des paroles bien senties ot & leur adresse, I satisfaction qu'il éprouve de leur manière d'agir : de cette manière on peut être certains d'avoir toujours à son service des hommes dévoués, aimant le travail, faisant prouve d'économie et de beaucoup d'ordre.C'est avec raison que l'on u coinparé le cultivateur À un père au milieu de sa famille, et véritablement ce n\u2019est que dans une exploitation rurale où le cultivateur se conduit commo uu père vis-à vis ses engagés, que les travaux marchent avec ordre et activité.Dans les localités où la main d'œuvre est rare, il arrive très souvent que les aides du cultivateur menacent de quitter l\u2019exploitation pour aller siileurs gugner de plus gros salaires.Co fait peut être une source de pertes énormes pour l\u2019exploitant, et l'on doit prévenir cette désertion par tous les moyens honnêtes possibles.Parmi ces moyens il y on a surtout deux qui pro- duisont d'excellents résultats.Ce sont: 10.ls répartition inégale des salaires; Zo.la stipulation par luguelle une partie du salaire ne sera payée qu\u2019à la fin de l\u2019année.Pour lu mise en pratique du premier moyen, supposant que lo salaire d\u2019un engagé soit de 100 piastres, on feru lu répartition de la munière suivante, où toute autre ansloguo: Décombre, janvier, février et mars, $6 par mois; avril, 87; mai et juin, $1072; juillet, $8; aofit, soptembre et octobre, $10.72; novembre, $8 pur mois, et cels pour qu'il n'y ail pas de malentendu.II faudra quo cette répartition soit bien désignée duns les conclitions de l'engagement.Par le socond moyen on fera en sorte Je garder de 30 à 35 cts par semsine sur lo ealaire de chaque engagé ; ces 30 à :35 cts ne dovront être payés qu'à la fin de l'année.Nous avons vu ce mode de paiement employé dans de grands établissements.Avec une réserve de tant pur semaine sur le salaire, les employés ne murmurnient pas, parce qu\u2019ils l'avaient consentie.A la fin de l\u2019année l\u2019épargne qu'ils avaiont été obligé de faire leur était d\u2019un grand secours.Dans le cas où ils quittaiont l'établissement ils devaient subir Ia perte de cette réserve, mais le cus arrivait rarement.\u2014( A suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Correspondance.A Monsieur le Rédacteur de la Gusette des Campagnes.Je serais très heureux de pouvoir disposer d\u2019un tewps plus long pour cette petite correspondance afin d\u2019y douner plus de soins et de travail.Mais je compte sur l\u2019indulgence ce vos les- teurs ét j'espère que l\u2019on nura égard à ma bonne vulouté.% ne in'attens pas que ces quelqnes pensées prises au h , formées en travaillant daus los champs, écrites à la hâte soient recueillies daus tes rayous d\u2019nne bibliothèque ; Jo n'osorais awbitionner cet houveur ot co serait d\u2019ailleurs fausser ln route 384 GAZETTE DES CAMPAGNES que Je me auis tracée et m'égarer jo cpois des sunliniétiée litle Int ivine Providence a wis en mou cœur.J'écris pour 1mes atnis les cultivateurs et surtout pour les Jennes gens.Je croirais mon trouble puyé au centuple si, «quel- «quefois au coln du foyer, en firanf une louche, je pouvais égayer la famille et faire pénétrer daus les jeunes cours Pamour sacré fe Dore chère patrie, trop endormi su seiu de notre popula Je dival les roves et len noutimenta d'slmiration (wont fuit maître dans le cœur d\u2019un jeune bowme les beaux paysages do Is nature ot les différents points de vus de la vie agricole.J'y miêlerai ça ol là, Comme des pierres précieuses au wilien des ours, quelques conseils «\u2019uo vivillard aux cheveux blanchis par les ans et qui porte nux jeunes cavadions sattous tu amour vraiment paternel, La culture des fleurs, $n that Slat il né (ant pas s'occuper continuellement de choses sérieuses et pratiques, hien peu d\u2019eaprite sont, assez forts pour anpporter pendant des aunéés cet état «le choses.l'arc que l\u2019on Inisserait bandé viendrait certainement à perdre 68 force: comme & Parc il fant A Veaprit de l\u2019Homino du repos ot des distraotions.Chaque âge, chaque état peut nvüir er parti- buller ses plaisirs eb ses amusemeuts.Le vieillard sainie à Yanbet lo pdssé, l\u2019homme fait se repose dans le présent, et la jeu- hipsho jette dans l'avenir ses juics et ses espérances.Cuez Fhomme des cliitilps plus encore que parmi Les hommes de profession, il y & dus joies of des plaisirs qu partent dirocte- ment du ciel.» Il est une chose dans les champs que tons affectionnent mai A nnd tron neu s'occanent, Depuis fo berceau jusque par de-là ia tombe l'homme În trouve auf son passage.C\u2019est la fleur.Au jour de gotre yaigsance I'qu entoure votre berceau de priere ob de fleurs, enfant oncote vous vous amusiez à cueillir fans eh cHampaybe Mlle conlgurs variées.Jeune Howme aujour.l\u2019hui vous troute/ dant 16 our F'oxptésaiñn de sées.Si vous avez là dans votre «eur UD settét bien cher que vous n\u2019usez confier, une fleur présentée au milieu du dévoilern tout et dira mille silence, reçue par uu long soupir, fois plus que vous n\u2019en auriez dit vous-méme.Plus tard quaud les chagrius et les amertumes pèseront eur voue, vous trouverez envore dans les purfuma de In eur vu adonvisgement à vos peines.Et quand votre regard obaçurci baissers vers lu tombe, snl Ia fleur flétrie tombera feuille à feuille, vous vous di- : Pour moi aussi blentht ce beau soletl disparaîtra ; ot vous oup rappellere.encore avec des fletirs les plus beaux jours de Totre jéunesse.doper IX dans éo élinetidre, au pied de ce monument funciite: HE Jouno fatine ét un enfant vêtus de noir sont en prière.Partout au-dessus de In tombé croisent des fleurs qui baument l'air de leurs pariuttis* dané les maius de l'enfant quelques violol tes qu\u2019il dépose dons ut Yorrh Jesu, précieux Se ublôme do n05 verluy soutenues par les conseils dé ea raète: C'est nne panvre vouvé qui vient {ous les soirs prier sur is founbe de sou wari, Quelques rayo 18 du soleil couchant percent je feuillage épais d\u2019un saule pleureur, viennent illuminer sou visage et ressemblent à des rayons d'espérance partant du ciel et venant se reposer au fond.«le cette âme afiligée.La jeune forame, atrose en partant les tieurs qu\u2019elle-môme à cultivees ot wéloigue le cœur rempli d'espérance.Depuis le bercenu jusqu'à la tombe, malheurs et de déceptions, mais les fleurs que l\u2019homme treuve sur son le aitivent jusque yer de-là le tombeau, Elles avut là près de la pierre funèbre qu disent au passant : ici re- posd tin Homme qui fut bien cher à ss famille.Les fleuta; entslôme des vertus, les fleurs signe de fête, les fleüts qui parlent si bieu aux cœurs; quel doux langage que le langage des fleurs! Coltivez donc chers amis, ceutins et au peu de temps durant In belle suison mille d plantés auë | vos qui em- la vie est parseimée de cultivez dune les Hours ; quelques dépousés à cola vous rocurereut et inille douceurs et donneront à vos enfants l'amour de là culture st de lu vie des chumps.Donnez à vos enfants à chacun un petit morceau de terre à eultiver, et vous.vertez*{ue cela Le contribuera pas pen à leur faire alimer la maison paternelle.Sachez jar ce moyen exciter Jenr émialation et récompenser leurs labours.ABC Une nouvelle industrie.M.lo Héducteur, 11 y a quelques tos, je lisais dans votre journal on article annonçant que M., Méthot établissait, au Cap Saint-lgnace, une manufacture de Isine, pour fabriquer des flanelles, tweeds, étolfes, stu, ote.Cette manufacture est aujourd'hui en pleine apération et commence à livrer su public les prémices de ses produits : je viens d\u2019en recevoir plusieurs besax échantillons.Jo ne puis rien ajouter aux éloges déjà décernés à M.Méthot pour avoir eu, par son énergie, son esprit d'initialive, fonder un établissement industriel d'esti- né à rendre de grands services à lu classe agricois: je ne saurais mieux exhorter les cultivateurs À recon - naître les avantages qui leur sont présentés qu'en don nant tout l'encouragement possible & cette industrie naissante ; toutefois, au risque de répéter ce qui a déjà été dit, je crois devoir, pour l'utilité et le bien de tous, aitirer de nouveau l'attention sur cette louable entreprise.TI fait plaisir dé 7air IN de nos concitoyens, un des nôtres, contribuer si lstgemont un dévoioppement in- dostriel dans la Province de Québec.Cette manufacture ne surf 416 pns à temps pour remplir une lacune qui se fait sentir du Wilieu de nous.La main-d'œuvre jevient plus chère, au foyer domestique les bras sont plus rares, les produits manufacturiers abondent, et notre étoffe du pays, si chaude, si Isinense, ai durable, tend à disparaître.La manufactare de M.Méthot gé- néteuremênt enconragée, conservera au miliewde nous notre bonne étoffe du pays.Bien qu'elle sorte de In manufacture, elle n'est pas autre que celle fabriquée au foyer domestique, elle ne lui eat pas inférieure.C'est la laine de nos brebis, sans mélange de coton, soyez en certain, tissée en étoffe d'été et d'hiver selon son épaisseur, ot avec un lustre, une variété de patrons, do couleurs propres à satisfaire les goûts les plus délicats.Impossible, avec notre métier domestique, de tieser une étoffs d'un si beau fini, une étoffe dont tout cultivatewr fait ses habite de fotes.Jo connais bun nombre de\u2019 cultivateurs qui depuis quelques unnées ont l'habitude de faire travailler leurs Juines à nne manufacture semblable établio à Sberbrooke.Mls croient faire une économie, puisqu\u2019ainei ils utilisent Jeurs laines et me dispensent d\u2019achoter chez le marchand des draps, des (weeds souvent inférieurs en qualité aux étoffes qu'ils font faire.Nul doute, que M.Méthot donnera pleine et entière eatia- faction aux personnes qui voudront bien l'encourager ; jl s\u2019est sssuré les services d\u2019an homme des plus compétents pour installor ses métiers, en diriger les opérations, ot lee premiers échantillons nous permettent de Vespérer.A raison de trente cing centins de fagon et de seize onces de laine, vous aurez une verge d'une belle étoffe d'été; on ajoutant quatre onces de laine vous aurez une chaude étoffe d'hiver: une étoife à braver tous les froids; c'est donc cinq centins de façon, par verge, à meilleur marché qu à Sherbrooke.Supposes dono que vous estimfez votre laine A trente ou trente- cing centine Ia livre, une verge d\u2019étoffe vons reviendra donc à soizunte-cing du suixante-dix centine, sand compter que votre luine se trouve employée aux 4 GAZETTR DES CAMPAGNES usages domestiques et que vous avez la satisfaction de porter des habite tissés de la laine de vos brebis, Sachez qu\u2019un bon cultivateur qui aime son art et son pays n'est pas indifférent à ce plaisir, Il vous faudra bien encore payer quelques légers frais de transport dans les chars ; mais considéres que eette manufacture est À deux pas de nous; plusieurs eultivateurs qui s'entendent peuvent expédier leurs laines on méme temps, de sorte que chacun d'eux n\u2019a que quelques centins à payer.Que l\u2019on veuille bien calculer tout ce qu'il faut dé boureer aujourd'hui pour carder, filer, tisser, teindre, fouler, etc, et on se convaincra bien vite qu'il coûte moins cher d\u2019envoyer ea laine 4 la manufacture, sans compter que vous êtes dispensés de beaucoup de trouble, et que vous aurez une plus belle étoffe.S'il est encore quelques familles où l\u2019on peut pratiquer cette industrie domestique, chère à nos ancêtres, on fait bien de conserver cette bonne habitude; mais si votre femme et vous ne pouvez convertir vous-mêmes vos laines en étoffes, n'hésitez pas à l\u2019expédier à la manofactare.Et pourquoi ne l\u2019enverriez-vous pas à eelle deM.E.Méthot ?L\u2019honorabilité de ce monsieur, la bonne réputation dont il jouit, la qualité des premiers produits de ses métiers, tout nous permet de croire que vous serez satisfaits, Ub de rios frères, tout en cherchant ses intérêts bien légitimes, s'offre à rervir les nôtres, tendons lui Ia main, secondons ses efforts.On aime à énumérer les établissements qui surgissent ici et là, au milieu de nous, prouve de l'activité des Canadiens: faisons bon accueil à ls manufacture de M.E, Méthot, elle nous fera honneur.UN CULTIVATEUR DE SAINT-NicoLAs I tet renee Mœurs agricoles.(Suite.) Que lor pare de famille soit vendeur et vou acheteur.Cherche ce que l\u2019on peut faire daus la ferme par la pluie.Tant qu'elle ne cesse fais tout nettoyer.Retiens que, don ne travaille pau, la dépeuse reste 1a méme.\u2014CATON, À peu de chose ajoute un peu; fais cela souvent, et ce peu deviendra besu- coup\u2014HESIODK.C\u2019est par de tels préceptes quo les anciens caracté- rirsient l'esprit d'économiei ndispensable aux mœurs ugricoles.Cette économie doit s'appliquer au brin de ille comme à l'argent, au tem pa du serviteur comme L'eslai des animaux, Tout ce qui est dépensé à faux, perdu ou gaspillé diminue d'autant le produit net; et comme les mêmes causes se reproduisent sans cesse, le profit peut disparaitre entièrement par une succession do pertes qui, prises chucune à part, semblent insignifiantes, Co Que ce précepte ei sage n'empêcha pas d'appliquer chaque branche de l'exploitation oat ce dont elle a Beant pour rester où devenir prospère : lu plua fausse épargne est celle qui consiste à nourrir à demi le bétail, à ne pas donner au sol l\u2019engrais et les façons néves- wuires, à excéder de travail lee animaux, à employer 385 une semence imparfaite.Toutefois il existe encore sur chacun de ces points certaines règles d'économie Qu'il faut savoir comprendre et suivre.« Retiens, dit Caton, qu'il en est du champ comme \u201c de l\u2019homme; quand il gugnerait besucoup, s'il dé- \u201c* pense trop, il ne reste rien, \u201d .C'est surtout dans les constructions qu'une sage éca- nomie jointe à une prudente lenteur est indispensable.En agricultere, nulle passion n'est plus désastreuse que celle de bâtir.« Il faut d'abord mettre la terre en valeur, dit « Pline, ne bâtir que lorsqu'elle rapporte, ne le faire \u201c même alors qu'avec circonspection.Le mieux sur !* ce point, diton, c'est de mettre à profit les folies \u201c* des autres.\" Bien que l'agriculture ait son économie journalière, qui doit entrer dans les mœurs du père de famille ot lui faire éviter tout guspillage, elle admet cependant certaines habitudes A vie trés-confortable.Le cultivateur ne connaît pas, ainsi que nous l'avons établi, les besoins imaginaires du dérœuvrement et de lu vanité.En revanche, ses besoins naturels sont forts exigeants : l\u2019exercice aiguise en lui l'appétit ; la fatigue et les intempéries nuxquelles il cat exposé lui font rechercher ls chaleur d'un bon feu, Que es table soit done substantielle; et qu\u2019en rentrant au logis il trouve à son foyer une flamme vive ot bienfaisante.En général les formalités et les visites de pure éli- quelte sont peu fréquentos à la campagne ; on n\u2019en Teçoit \u2018ses amis qu'avec plus de cordislité.Pour ces réunions il est des occasions préférées, telles que le baptême d'un enfant, ls fête patronale, ou quelque autre solennité religieuse.C'est alors que la menagère déploie tout son savoir : le troupeau, la basse cour, Iu laiterie, le jardin, Iné fournissent, presque sans dépense, les éléments variés d'un festin auquel les convives font largement honneur.On se quitte satisfaits les uns des autres, après avoir resserrés dans des entretiens intimes les liens de la parenté et de l'amitié.Ces fêtes procureat aux popalations rurales le plue utile délassement ; ollea sont ossentielloment nécessaires au maintien des mœurs agricoles.Le vêtement du cultivateur doit préserver le mieux possible du froid et des injures de l'air ; qu'il soit tel qu\u2019on n'ait pas à craindre de le salir.Sous ce double rapport, Ia blouse est parfaite, Estimons la donc; por- tons-la volontiers, et pour lo travail préférons-la à tout autre habit.A lu ville où tant de personnes sont ombarrassées do l'emploi de leur temps, on pris l'habitude de se coucher et de se lever tard.Le cultivateur fait tout le contraire: uprès une journée fatigante il se hâte de prendre du repos, mais il est sur pied de honue heure.Partout, principalement A In ferms, lu matinée est le moilleur temps pour le travail, Dans les longs jours d'âté, qu\u2019en peu de sommeil À midi viennent réparer nos forces.Quant aux heures den vepus, combinons-les suivant la axison Avec la distribution du service.\u2014 kin été le principal repas di- vite In journée on deux parties égules, formant un rez Pos nuturel 6L nécessaire qui se liv au sonmeil du mig 286 di; le souper termine la journée, et l'on sort de table nr gagrer le lit.Le matin on déjeune entre le lever et le diner ; et l'après-midi un repas analogue, le goûter, fait attendre avec patience le souper, Observons toujours fidèlement le repos du dimanche.Non-seulement d'après los vues de la sagesse divine, ce septième jour doit être consacré au service de Dieu, mais encore il procure une journée de relâche non moins indispeneable aux animaux qu'à nous-mêmes.Le bœuf, si docile toute la semaine à ge placer sous le joug, bondit de plaisir le matin du dimanche et court au pâturage dès qu\u2019il est délié.Si le cultivateur, sans motif puissant, comme il en survient quelquefois, mais par trop d\u2019avidité ou par une inquiétude exagérée, viole cette loi sainte, il indispose tont son monde, dont le concours languissant justifie le vieux proverbe: \u201c Le travail impie appauvrit.\"\u2014 Principes d'agriculture par Ly Gossin\u2014 rpm Choses et autres.Progrès agricole au Nord-Ouest \u2014Le dépnté-miuiatre «de l\u2019Agrioniture o regu ces jours-ci_le rapport officiel du nombre des arpeuts actuellement en culture daus le canton No 10, aux \u2018alentours de Brandon.En voici les principales données : Le 0 juin, dans le canton No.10, on avait semé le blé, sur une étendue de 2,000 acres; 'avoine sur un espace de 1,195; on comptait 18 arpents de pois; 150 d'orge: 49 de patates; #0 de lin et un de fèves.Si chaque nacre produit en moyenue viugt-ciur, minots de blé, ou #nra une récolte de MU,OUU rainots, on eucore une mo- yeune de 1,390 minots par mille carré, dans le township.Si maintenant, on déduit de l'étendue du canton l\u2019empluce- ment de ia ville, on se tronve à nvoir un rendement moyen de 15,50 mivots de blé par mille eurré, à raison de 25 minots par uote en enlture.; En 1880, dans l'Ohio, l\u2019état le plus ancien et le plus populenx de la république américaine, le rendement moyen n\u2019était que de 1,250 minots par mille enrré.Si\u201dl'an considère que ce famenx township No.10 n'est en cnl- ture que depuis deux ans, et «ie lu plus grande partie de son vol aruble u été ensemencé cette année pour In première fois, on doit an conclure que le puys promet de devenir ua véritable grenler d'abondauce.Que tout le territoire en géuérul soit ici & quelques années favorisé de coi ntious faciles pur eau el torre, on obtiendra sillen qui we réalise uns ce canton-ci, qui se trouve à proximité du chemin de for du Pacifique of dans le voisinuge immédiat de Brandon.Ou évulue à 72,000 minots, la future récolte de l\u2019année, ct à 1,000 celle de l\u2019arge, et cela tout en faisant part des accidents qui peuvent surveuir, entr'autres In gelée, le mauvais temps, ete, ce qui en fait nue moyenne de 4,750 minots de grain, par wille carré de terres cultivées et sou cultivées.C'est au mois de juin 181, que l\u2019on a «donné le premier coup de charvue.Il y a deux ans à pareille date, il n\u2019y avait pus miéme une maisont.ette duos Jo canton.nt-on savoir combien il s'est fabriqué * Voici: 10,018,373 livres! que de fu- os millions de livres ot quelques pipées de Production du faba de tubue, l\u2019année de muée, que de tubne! qe su 1881, mous n'avions produit que 8 millions de livres, et l'exportation de cet article, l\u2019année «dernière, cat représentée par 220,401 livres.\u201cLes droits prélevés 5354 Iba., \u201d ont donné $18,195.Voilà 1s © vertu \u201d de ce 7 ; Les rappints ofliciels foul enrore voir que c'est lo district de Joliette qui fabrique In plus forte quantité de tabac soi pour l'année dernivre : à 5.000 1s tandingue Montréal s°a pro- atuit In wéma aunée qu 000 1by, Le chile de Québec est de 22,000, Gazelle de Jaliette,\u2014 - La mouche & patates.\u2014Pour ceux qui ne penvent disposer de mois pour la 5 struction ded insectes qui manent.len tiges des pu ateu, on recommande l'aosze du vert de Pauis : abn ew- GAZETTE DES CAMPAGNES ploi doit être fait avec beaucoup de précautions.On peut se procurer le vert de Paris, à bonne condition en s'adressant à M.Jcase Joseph, rue Dalhousie à Québec.\u2014M.Emile Garon, Marchand à Campbelton, en à aussi à vendre; les cultivateurs de la Baie des Chaleur pourraient s'adresser à M.Garon dont Je magasin se trouve situé dans le voisinage du quai de Campton.\u2014\u2014_\u2014 peer enr RECETTES ' Moyen de faire du bon vinaigre.Mêlez nne pinte de melanse à trois gnllons \u2018d'eau de pluie, puis ajoutez une chopine de levure.sy reposer le tout pendant quatre semaines.Par ce moyen vous obtiendrez du ; ou vinaigre que vous pourrez ntiliser uprès une bonne formen- ation.\u2018 : Emploi du riz dans le pain, La veille de cuire votre pain, avant de faire le levain, vous ferez cuire trois livres de riz peudant une heure et quart, dans une grande quantité d\u2019eau, pour qu\u2019il puisse gonfler A l'aise.Vous l'écumerez bien, vous le mettrez dans trois livres de farine avec l'eau chaude que vous aurez pour faire votre levain, au même dégré do chaleur que l'eau, puis faites ce levain, al pétrissez le lendemain comme d'habitude.DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ I A Rociôté en commandite qui existe entre les soussignée À comme marchauds en commerce général à St Alexandre, dans lé Comté et District de Kamonrasks, sous la raison sociale de DUMONT, GARNEAU & COMPAGNIE, a été ce jour dissonte de commun necord.: Daté à St Alexaudre le quinsième jour de juin, mil huit cent quatre-vingt-trois.JOSEPH DUMONT REMIT GARNEAU.EMILE ST-ONGE, 24 Juin 18s, ENGRAIS ARTIFICIEL.Le département de l'agriculture et des Travaux Publics offre en veuts une certaine quantité de goëmon biphosphaté, 3 ruinon de donze piasires ln toune, (c'est moins que la moitié du prix coûtant) et deux piastres le quart, livrés au quai où à In gare du chemin de fer du Nord, à Québec.On ne vendra pus moins d'ou quart à la fois, Par ordre, ERNEST GAGNON, Secrétaire, Québec, 19 avril 1883.DEMANDE DEMPLOI OOMME INSTITUTRICE [ NE jeune fille ayant obtenu sou diplôme pour école-mo- dèle, prendrait un engagement pour tebir ane école modèle du lo fraugais dans une famille, S'adrenaer au Bureau de ln Gazette des Campagnes, à Ste-Anne ° de la Pocutière, 10 mai 1883."]
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