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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 27 mars 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1884-03-27, Collections de BAnQ.

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[" XXI année GAZETTE DES 8te-Anne de la Pocatière, P.Q, 37 mars 1884 No.34 CAMPAGNES JOURNAL DU OULTIVATEUR ST DU COLON PARAISEANT TOUS LES JEUDIS Rédaoteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX., L'abonnement peut dator du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne &abonne pse moins que pour an an.L'avis de discontinuation doit être douné par écrit, au Bureau du sonsigné, UX MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l\u2019abonnemens sera censé eontinuer, malgré mêree le rafus de la Gaestis au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction où Padministration de 09 journal doit être adressé ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 entins par ligne Pour annonces à long terme, conditions libé tales, .Ceux qui déairent s'adresser tout particulid.rement aux oultivateurs pour la vente de terres Instruments d'agriculture, ete.eto., trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal, MM.J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.À.Langiais, Libraire à St-Roch de Québec ont bien voulu se charger de l\u2019agence de 1s à Fimas H, PROULX, Rédacteur-Propriétaito.a \u201c Goxotto des Campagnes, \u201d BOOM CMD PIE TD CE = = _ \u2014_ J ABONNEMENT : Si la guerre est Ia dernière raison des penples, l\u2019agrioultare doit en ôtre la première, ABONNEMENT $1 PAR aw $1 PAR AN Emparone-nous du sol, ei nous voulons conserver notre nationalité, SOMMAIRE.Revae de la Semaine : L'Hôpital du Sacré-Cœvr, à Québec \u2014 Le Révd Père Lacombe aux Etate-Unis.-Officiers et direc- tears de la Société St Jean-Baptiste, de Fraserville.\u2014La colonisation et l\u2019agriculture dans la Gaspésie et la Bale-des- Chaleurs.Causerie Agricole : Des engrais pour abounir et fortiliser la tre.Sujets divers : Les instruments aratoires et les bounes méthodes de caltare.Okoses et autres : Etrenr à corriger \u2014Avis aux cultivateurs à Pégard de droits de patentes, d'agences, eto.Bibliographie : \u201c Le Précieux sang.\u201d\u2014Divers traités rur le calte et la dévotion du Très Précieux Sang.Beocttes : Prescriptions pharmaceutiques pour les chevaux : Digestif (ou qui procure un pus louable) simple \u2014Dipestif lus énergique.\u2014Détersif, qui déterge et m ono plaie.esicatif ou qui dessèche.oc ET EAT EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d « L'Elovage da obeval ; \u201d des soins à lai donner \u2014Prix, 20 om.* Les veilléea canadionnes, \u201d tralté éléraontaire d\u2019agriculture, spprouvé par la Bociété d\u2019agricuitare du Uas-Canada, par Frs .Ossaye.\u2014Prix 25 ots.\u201c Petit traité aur la ouitnra du tabse, \u201d par La N.Gauvreau, wy N.D, membre du Cuneeil d'agriculture de la province de Québue, 2e édition.\u2014Prix, 10 ets, \u201c Le monton, \u201d truité pratique sur l\u2019éluvage des moutons en Cavade, par Évgène Caagunin, évr., arpenieur, membre du Conseil d'agriculture de ls province de Québec.\u2014Prix, 15 ote.& Lettres sur la vie rurale,\u201d par M.Viotor de Tracy.\u2014Prix, ots.« Le vétérinaire pratique \u201d traitant les soins A donner anx ehevaux, aux bœnis, aux moutons, aux cochons ét à tous les « animaux de Lasse-cour, par E, Hocquarbe=Prix 60 ots.# Instruction élémentaire sur la cuuduite des arbres frof- tiers, grefle, taille, restaurution des arbres mal talllée oa REVUE DB LA SEMAINE Hôpital du Sacré Cœur d Quebec \u2014Cette institution, fondée en 1873 par les Sœurs de l'Hôpital Général de Québec, est uno œuvre particulièrement chère à Mgr l\u2019Archevêque Taschoreau.Sous sou haut patronage, Hôpital du Sacré-Cœur a pris un développement tout à fuit remarquable.Cet hospioe ouvre sos portes à un très grand nombre d'infirmes et recueille chaque année les malheureux enfants trouvés, non seulement de la ville de Québec, mais de toute cette partie de la province.A part le bien immenee qui se fait à l'intérieur, les religieuses ont, dans une seule année, fait 3,745 visiton à des malades au dehors, spportant avec elles des consolations et du secours, C'est dono Une œavre très digno des sympathies des oatholiques.Il nous fait plaisir d'apprendre que M.le Dr Lundry vient de contribuer À ia fondation de cette malson Ia eomme de 82 000 (10,000 francs), complétant ainsi un don de $10.600 (50 000 france dont los promiers $8,000 ont déjà été versés, Voilà un oxcellent exemple que d'autres fiddies, possesseurs dos blens do ce monde, pourraient suivre Avec profit, car les besoins de cette maison augmentent on proportion da bien qu'elle fait\u2014ZLa Vérité, Le Père Lacombe aux Etats Unis.\u2014Le R.P, La.Sombe est revenu, le 23 mars courant, d'un voys dans la nouvelle-Angieterre Commo nous l'aviong déjà annoncé, le R P.était allé visiter différents centres canadiens français, où il n donné des conf.rences pour expliquer les conditions dans lesquelleg doivent être placés ceux de nos compatriotes qui désirent aller s'établir au Manitoba, ou au-delà, dans le Nord Ouest.Nous eommes heureux d'apprendre de sa beugke que, partout, le généreux missionnaire & ôté acoueilif aveo bonté, eù on s'est empressé d'aller l'éconter, M Charles Lalime, l'agent d'émigration, s'est mo.éprisés Le vieillesno; culture, résaite ce Fi pa A Dar aa 40 om © tré somme toujours iv doveué ami où compagnes da RG5 Père Lacombe, tant pour organiser les assemblées que our ailéger les fatigues dn coyagn au bon Père.Non prêtres Cansdiens de Wonnreckat, Ho'ycke, Fal'-Riser.Lowel', Manchester, N:hua, etc, ont ri Valise do politese ot de complaisance envers un confrère qu'ils cstiment \u2018opuis longlemps.Nous espe rons que cette excursion du P.Lacombe aura- pour rénaltat, Comme Ça été le cas dans les années précédentes.de repatrier un certuin nombre de nos familles canadiennes, et de nlacer «ur nos terro- de colonisation de nouveaux babitants.\u2014 L' Etendard\u2014 A une assemblée générnle des membres de In Société Bt Jeun Buptiete du Fraverville.tenve à lu Balle publiqno dimanche le 16 murs.les me-Meurs dont lex noms suivent ont été élus officiers pour l'un néu courante : Président honoraire.l'hon.M.J.Taschereau ; Pré sident-\"rtif, J.B.Pouliot, écr\u2026 N.P.; Prés dent adjoint, P.E Grandbois, éer., M.P.; ler vice-president J.E.Pouliot, écr., avoeat ; 2dme vice président, Ez Pelletier, écr ; Bème vice rrrésident, A Do-chènes, écr.; 4ème vive président, Polycarpe Nadenu.éer ; Becrétaire-srchivivte, Ang ste Bouchard; Assistant secrétaire srehiviste, J.O.Roy; Secréiniro corres: ondunt.C.E.Pouliot.évr, avocat ; Trésorier, MM os.Michaud.N.G Pelletier et Nil Paquet; Comminsaires, MM.E.Ouellet, Male.Fraser, Louis D.» jardina et Jos.Dupéré \u2014 Comité de dires ion.Revd i F X L.Biuis, Revd M.Vain, MM.I Proulx, J.F.Saindon, G H.Deschônen.M.P P.P.V.Tu- «hé.F.F.Chamberiand, Lr F.Sirois, B Talbot.Jo- Piourde, J.A.Fontaine, A V.Cbamberlard, F.L Poirier, Alfred Fortin, À.LeBrun, Louis Dugal E 2.Marquis, Che Ouellet, Pierre Desjardins, Joseph Brubs, Bos Birubé, L.E.Hudon, Narcisse Gauvin, Calixte Pionrd et Narcisse Richard.La colonisation et l'agriculture dans la Gaspédie et la Bais des Chaleurs.\u2014Saite du truvail de M, L.Z Jon car, emprunté au Canadien.Iv Grande Rividre, 4 mars 1834, Mon but unigne, en orivant ces lettres, étaut de mieux faire connaître je distiict de G.sy:é, de montrer lesnombri ux ava.tages qu'il offre à l\u2019émigration et an repatriemaut, d'attirer l\u2019ut- tention de nos hommes publics sur In variété do sen retsonrces, de lui \u2018aire obtenir une juste part des favenra de n0s goaver- nements; l'a lenteurs du Canadien vondront pions Je l'espère, me suivre dans uns promevade rapide à travers ls Gaspésie, Un court temps d'arrêt, daus chnonne de nos paroisses les plusimportantes, la compala!sn de ce qn'ellessont, a: jourd'hui aveu ce qu\u2019elles étaient en 1636 et en 1860, nous ferout apyré- cier encoro len progrès constatés dans via dervière lettre, Nons prendrous pour compaguous de voyage : l\u2019ablé Ferland, Btaulslus Drap uv, etc, etc.Cap-Chatte.\u2014Voisine dn Comté de Rimonski, 1a première pa- Toisse du comté de Guapé est St Norlert de Cap-Chatte.Jin 1836, 11 n° rivière du) même nom.Anjoard\u2019hni et depuis longtemps ce petit poste u sun cnré résident, son église, ses écoirs et tout ce ui conétitne One paroisse Lien organisée.D'aynrès les chiffres du dernier recenéement sn population était de 1420.GAZETTE DES CAMPAGNES de 1215 habitants et en 1881 l'on y trouve 1843 Ames.Cette po- puiation qni Nocenps surtout de la culture de la torte vit l'aise pour !a plunart.Ln hennté du sîte et ln salubrité da c!imat de Ste Anne, offrirait time retraits agréable À coux qui, tnyaut la chalent et la poussière des vitles, vondraient respirer l\u2019air pnr de la campagne.Chaque tourists pourrait ansel so livrer au plaisir de In jiécho et \u2018lu Ja chrage, enr dans les eanx limnides de larivière, lœit du pôrbeur pent suivre les monvaments des traites côli- nant derrière vue pierre on Ke pourstivant at sa dispntant lane pât qui leur est jaté.Le saumon y est aussi abondant «t prêt à fouruir aux amateurs du aport d\u2019agréables récréations, Mont Louis, Rivière Madeleine, Grande Vallés, Clandorms.\u2014 Sur tant le liftorni di Golls 8>-Lanrent, de Str-Anne des Honte à In Rivière-au-Renard, distance de 190 milles, en 1650 il n'y avait quo quatre familles dont trois À Mont-Louls ec In quae trièms à on endroit anpelé © Grand Etang.\u201d # Pendant que In Frances possédiit lo Tanaëa, Mont-Louis était un post« de pêcha très Aorissant.Aujonrd'hai il ne pose sède plra que trois familles, dant les habitations placées nor ls bards da la rivière sont abritées contre les vents par l'épe- von d'æne hvute mont gne.Une fa:nillo habite # G:and Etang\u201d à sept lienes an dessnsclo la Rividre-au-Ranard et voilà les soûls habitants gr'après avoir laissé Ste Anna lan trowvo anr une étondue de trente Lirues de côtes.\u2014( L'abbé Ferland 1838), 81 le gai compagnon de Monseigneur de Sydina ponvait venir faire une visite à la Ganpésie il serait bien sarpris et hou- reux (var personne plus quo lui avait à cœur l'avancement de son pays) de voir cine paroisses eb mi-slons prospères au lien des quatre fanitles qui nenles habitnient ces solitudes en 1836, Une popnlation da près do 3,000 Ames habite maint-Dant oetts éter Que de territoire ; on y remarque les plus beaux champs de 116 de tonte la Gaspésie ; cing ézlises y ont été consacrées an en!hz et lex progids intellectuels y angulenteuten raison dapro- gite matériel, Tout & ces paroisses ont lenr enré résident et l\u2019on y sant In nécessité da remplacer les chapelles, qrvig'e neuves eucors, par den églises plus vastes aflu de satisfaire aux besoius d'a.e ropnlation rapidement croissante.Dels Eivière-an-Ronart à Ste Aune des Monts, ls chemin maritime, df A Vinistive de Véneigiqne dépnté de Gaspé, lo Dr Fortio, ot passant 3 travers d'excellentes terres, telle entre elles ces nouvelles localités.Uno ligne télégraphique les met *p commanication avre le resta du paya; de noinbrenx phares, élevés sur les points les plus saillants de cette côte, judis 1a torrent des murius, rendent walatenant ces parages aocussibles ot sûrs.Rivière-au- Renard.\u2014Possédait eu 1850 huit familles: pas d\u2019é Else, pas de prêtre, Monsieur l\u2019abbé Edouar:1 Montivagt:y, mi-sionuaire ds Percé, était chargs de satisfairo aux bo-vins spirituels des rares habitants qui s'y trouvaient, Aujourd'hai la Rivière-au-Renard ext une de nue plus belles paroisses et aile compte ne population de 1300 Ames.Ici anssl, l'œil du voyageur so repose sur ces terres magnifiques, et d'ullonlantes récoltes témoignent do la fartilité du sol et des aptitudes des habitants pour Ia euiture, À tort où à raison lea habitants de cette localité ont la réputation d\u2019âtre bons plaideure.Dame Justice y a toujours bon nombre de différon:ts à régler.Aussi le gonvernement a teil jue gé à propos d'y établir ane Cour de Circuit.Le Juge ds In Cour Sapérieurs pour le comté ds Gaspé, se rend à lu Rivière-an-Renard deux fois l\u2019année.Monsieur la Magistrat du district y t ent dos termes réguliers, et Messi murs Jos avocats de l'ercé ao font un devoir d'y aller de temps à autre, afin d'y entietonir l'esprit de chicane.Ansc à Grifon, Zap des Kosicra, Grande Grève.\u2014Troinendroits dout il cet à peine fuit mention das \u2018* 1a Gaspésie \u201d de M.l'ab- avait ici que six familles, habitant les boids de 18! né Forlant, qui ne contenalent que quelques rares babltants fl y n trente vus et qui actuellement fonuent deux belles ps- rois ses avec TnO population de 25:20 Ames.Bassin de Gaspé \u2014 Joli et coquet vislare altué an fond de la Baio dn Gaspé, Population environ 1,200 ârses.Tous les vais- Sts Anno des Monte \u2014 Jolie parolsre située À l'embonchnre de |seaux côtiers et bvaccoun d\u2019autres qne lu tempôto force à 1a riviore Ble-Aune et dont les habitanta semblent rivaliser de | chercher nn abri, dirigent !eur cou-se vers le Bassin\u2014graids £èle et d\u2019éneigle avec leurs voisius de Cap-Chatte pour l'uL-{et beile srappo d'eau qui s'avancs de 18 milles dans: les Lerres ; tention du prix de progri Mulgté son isolemrut, faut de communioution aveo ies grands .espere avancé à grands pas.d'église ut pas d'école.En 1871 se ès, les diffion]tés do ea position et 1c c- centres, cette localité son embouchure, C'ert 16 Jiorb le plus +ûr «lu golfe S: Laurent.Entosré de hautes Mostiauee, pendant no les flots eu courroux 66 déchaineut à rien ne peut tronbler ls tranquillité des eaun dn barrio, Ce port peut contenir des ceutaines «le vaiésasnx ; 1636 Sle-Anue ne comptait qre trente-sept familles, pas |c'est un entrepôt de commercs ponr le somté de Gaspé.Toni popalation attelst le cure les ans une flotille de petites godieties y appurto la moines ob GAZETTE DES CAMPAGNES per entres poissons pris sur In rive nord et nntrea endroits, ponr la charger unr Jes valsseanx plus grands et Pexpéilier agx Antitles, nu Bréwil on sor les march\u2019s envopéens, Lex princinaler Imaisona de commerce du Bassin «le Gaspé sont messieurs Jobo L«Bouthiller & Cie et J.E.Collas, .Perdant de longues années, mersionrs J.& H Towndes ont fait ici le commerce du bois rer nne grande échetle, Leurs chantiers et lenrs montins donnaient de l'ouvrage a plusicers centairer de biar; de non brenx viitreanz tranepoitaier t da l'autre côté de Pocéan le produit do lenr commerce.Ma\u2019hen- wentement In baise qu'ont sable les prix du Vois pendant les dernières années à forcé ces meusieurs à abardonuer Pexploitation de cette industrie.Le Bassin rst certainement une des plus bollen pinces d\u2019ean quo possède Ja Pnissance du Canada, et #31 était plus eonny, nes citadins et les tonristes étrangers s'y rendraient avec empressement, j'en vie persuadé, Il possèie des atiraits imceon- parables pour ceux qui venlent s'amnser en améliorant lenr santé.De commodea places de bains dans uno eau conatasme Taent oaime ct limpide, an magnifique paysage, du délictenves romenados dang des «hemins ombragéy, ure des plua belles Bates de la Province poor so promener eu buteau ef faire la pêche.Ajoutez à cela do chsrmantes rivières cù le sanmon en abon- dauce est tor jours disposé à vous recréer, an {oll village, une population polio ot intellirente, un climat délictenx fenis et Ralutaire pendant toute l\u2019été, el voas avez une placo d\u2019eau qui ne laisse rien à désirer.Douglastorwn, Pointe St Pierre, Chien-Blanc, Malbaie.\u2014Qnatre Jocalilés importante situées entr« le lasein de Gagpé e1 Porcé.La population de ces quatre paroiss(s qui nttefnt mai-tenant Jo chifire de 3,200 habitants vit de culture et «le pêche.Donglastown est nue des plus anciennes parcisees du comté de Gnx- 6.Elle fnt fondée vers l\u2019an 1760, par an écossais du nôm de Donglas qui, enivi do quelques loyalistes anglais, lors de la verre de Ji dépendance, quittn les Etats Unis pour venir fon- Ser ici woe nouvelle colonie.Dune l'espérance Wy voir Lientôt flenric une ville considérablo #1 avait partagé on terrain étendu en lot de quatre srpents qu\u2019il sépara les uus des autres par dep nes larges et se coupant À angles droite.Le gouvernement impérial dépenses inutilement Teanconp d'argent pour établir ces quelques américains restés fidèles au drapean se l'Angleterre, La population catholique d- Douglestown à été Lien épronvés et elle mérite certainement ane mention spécinle pour 1e courage et le zèle qu\u2019elle n u ontrés daus Jes différentes Éprenves qu'il à pin à la Providence de ini envoyer.En quelques aunées seulement lo feu a détruit ici trois &giiren élevées an enlte, an prix de grands sacrifices.Les habitants de cite patoirue out dû surtont ressentir vivement la porte de In dervidre de ces églises, véritable petit bijou dont {ln étaient fiers à bon droit vt qui venir à être terminée.Ce troisième ma'heur ne les déconragea jan cependant, Île re mirent aussitôt coursgeusement À lœuvre et un nou- vend temple, monument de leur esprit «te foi, occupe aujour- à bal le ceutre du village sur ou site élevé et tout à fais pittoresque.Dans ma prochaine lettre nons ferons connaissance avro ! Percé, le rhef-leu civil du comté de Gaspé, Grande Rividre, chef lisu spirituel, et autres paroisses nou moive iutéressantes.\u2014 OAUSBRIE AGRICOLE DES ENGRAIS, Tl a été publié tant de volumes sur les engrais, qu'il semble que nos connaisances sur co qui les conserne devraient être arrivées À leur dernier terme ; cependant le vrui est que nous sommes encore si pou avancis À leur égard, qu\u2019il n'y n pas mème accord sur le nombre des substunces quo l'on doit ranger dans la catégorie des engrais; souvent on range pur- mi ceux-ci des substances que l\u2019on doit classer parmi les amendements.produit des récoltes, ma'gré que, d'aprèdsl'étymologie, il n'y a quo celles de ces matières qui sont grasses ou engrajesantes qui puissent le porter.En ogricnlture la manière d'agir de ls marne, de la chaux, du plâtre, est fort differente do ln manière d'ngir des matières animales et végétales.Ces der- nièrea doirent étre classées au nombre des engrais; tandis que ls marne, In chaux et le plâtre ne sont ré- ellrment quo des amendements qui rervent À notiver, urgmenter ou améliorer les produits de lu culture et aui ne proviennent-pas \u2018immédiatement des corps or- ganirés.La terre no s'épuiso point tant qu'elle reste abandonnée à elle même, parce que les débris des végétaux et des animaux qu\u2019ello & nourris se décomposent à sa surface, et lui rendent beaucoup plus qu'il n'en ont tiré, et qu'à ane plante en anccède toujours immédiatement une nutre de famille, de genre ou au moins d'espèce différente, Mais lorsque le cultivateur Ja force de nourrir exclusivement et purabondamment nne même espèce un grand nombre d'années de suite ou des séries d'années, ot qu'il en enldve les proluits pour son usago, surtout si ces produits sont des gral- nes, il faut, s'il veut obtenir dans l'uvenir des récoltes également abondantes, qu'il répare artificiellement par des engrais les portes du sol.La première chons qui se présente à l'esprit, on ré- fléchiseant rur le snjet, c'est de savoir co que la terre perd daus l'acte de la végétation.\u2019 Il n'y a pas de doute que les engrais ont été connus dès l\u2019origine des sociétés agricoles; car le haenrd a dû faire voir que los plantes pouesaient plus vigou- rousement là où un animg) mort avait pourri, la où les animaux avuient laissé tomber lenrs excréments.De cetto observation à l'idée d\u2019enfouir les caduvres dans ln terre et d'enfonir les excréments des animaux dans les lieux où on voulsit obtenir une plus belle ou tino plus abondante moisson, et il à été bien- tit franchi, Lies écrite des Grecs et des Romains constatent l'importance que les anciens agriculteurs mettaient à lu multiplication et au bon emploi des ongrais.Les Maures, qui cultivaient aves tant de auccés l'Espagne, pendant que le reste de l'Europe était dans In barba- rio, n'y uttichaient pas une moindre valeur.On voit, par l\u2019histoire, que, malgié les guorres perpétüelles qui ont offligh lu Franco sous les doux premiéres races de sen rois, nos ancétres ont continué à en fa re nenge.O.ivier de Serres, dans son immortel owvrage, prbliés on 1660, ne cesse do les recommander.Après lui, on n beaucoup multiplié les écrits, dans Vintention d\u2019en étendre l'usage, d'en indiquer le meilleur emploi, etc C'est ninsi que duns un volume que nous avoos dans otre bibliothèque, Intitulé * Curio-ités de la nature ot de l'art sur la végét:tion, \u201d publié en 1716 por Al'abbé Vallemont, nous lisons ce qui suit, au chapitre : « La munière d'amender la terre \"a \u201c Quelque excellente que soit uno terre, elle puisent par les fréquentes et qu'on y cultive.Il faut s'use, parco que ses sels s'é fortes productions des pluntes donc réparer cette dissipation, et restituer À cette terre En effet, beaucoup d'écrivains appellent engrais -toute matière qui, en terre, peut uugmonter le ce qu'elle a perdu en produisant, si l'on veut ontretenir an fécondité et la rétablir au même état qu'elle était, GABNTTE DRS CAMPAGNES VAR Se quand on a commencé à la faire travailler À la végétation des graines, des plantes et des arbres, dont on lui a confié la nourriture, \u201c$ A parler proprement, ce n\u2019est polat Is substance do la terre qui s'use; car enfin quelques amples pro- dinotions qu\u2019elle fasse, on ne voit point gn\u2019elle dépé- rinse ni qu\u2019elle devienne à rien.Ce n\u2019est que son sel qui diminue.Ce sel précieux qui l'anime et qui est le principe de as fertilité, se trouve épuisé par lu nourri- Lure continuelle que cette diligente mère n donné à nes enfants.C'est donc ces sols qu\u2019il s'agit de lui re donner, afin de la rendre aussi fortile qu\u2019elle était ; et d'est là ce que vous appelons amender ou améliorer Une terre.* Cette amélioration se fait par le moyen des fu miers, Les Anciens ont parfaitoment connu la nécessité de fumer la terre.irgile, dans ses Géorgiques, en recommande sans cesse la pratique.Et il est étonnant qu\u2019il se soit trouvé des gens qui condamnent l'usage des fumiers pour l'amendement des terres, se fondant sur ce qu'Hésiode n\u2019en dit rien, quand il parle de le, manière de cultiver ln terre.Il est vrai que cet Ancien était persnadé que le fumier corrom- Pait l'air et empestait les plantes; et qu\u2019on duvait soDger plutôt A la salubrité de In terre.Les siècles auivants n'ont point eu d'égard à la délicatesse d'Hé wiode, et ils se sont entièrement sppliqués à comma- Biquer À la terre toute lu fécondité dont elle peut être capable.On a fui; même de lu pratique de fumer les terres, un art, qu\u2019on a nommé stercoration : et c'est même par le soin que prenait un onltivatour de pratiquer cette stercoration, qu'on jugeait du mérite d\u2019un babile père de famille, Ce terme de stercoration était tellement consucré chee los Ancions, pour signi fler l'art de fumer les terres, que l\u2019on disait on pro verbe parmi les Grecs et les Romains, que les yeux à muitre sont un merveilleux engrais pour un champ ot pour un jardin.\u201cIln\u2019y a plus sujourd'hai deux partis là-dessus.Tout le monde convient qu'il faut, dans l\u2019agriculturo et le jardinage, se servir des fumiers, afin de donner la fertilité à un fond qui n\u2019en a pas, ou pour la réta blir par de nouveaux sels dans une terre qui en est épuisée par des végétations fortes et continuelles.\u201c Les Anciens ont donné à Sutarne le nom de Stereutius, parce qu\u2019il a le premier inventé l'art de fruc tifier la terre par le moyen de stercoration.L'abondance qu\u2019il produisit parmi les hommes en faisunt famer les champs, a fait dire de son règne que c'é- wit les beaux et les beureux jours du monde et le siècle d\u2019or, \u201c* Ces famiers se tirent des écuries, des étables, dee colombiera et de tous les lieux où l'on nourrit des bestiaux ot des volnilles, \u201c Les excréments des animaux ne contribuent pas seuls à la composition des fumiers; toutes les parties de leurs corps, quand elles sont pourries, ct même leurs ongles, leur sang, leurs os, engraissent parfuite- ment bien les terres.On se sert encoro utilement des feuilles qui tombent des arbres, et qu'on ramasse l'automne.Quand elles sont pourries duns quelques nm merveillenx pour engraisser et pour échauffer la terre.En parlant des fumiers, nous ferions une omission considérable, si nova ne faisions pas mention de la poudrette, qu'on appelle ainsi, afin d'éviter les termes Ero siers de matière fécale, ou d'excrément humain, | qui peuvent blesser les imaginstions délicates.On peut l'employer bien À propos môlée avec d'autres fa- miers, puisqu'elle pout puissamment contribuer à échauffer 1a torre ot l\u2019exciter à produire des végéts tions extræordinuires et merveilleuses.; \u201c Mais il y a des règles, d\u2019où il ne faut pas a\u2019écarter si on veut tirer an grand profit de l'usage du famier ; et sans lesquelles, au lieu d'abonnir \u2018et de fertiliser une terre, on fisque à la brûler, et à faire périr tous les arbres et toutes les plantes.\u201c 10, Il faut observer qu'il y a des fumiers plus chauds les urs que les autres; et qu\u2019il y en 8 pareillement de plus gras ot de plas humides qui ne conviennent pas à toutes sortes de fonds, ** 20, St la terre qu\u2019on veut amender, est sèche, sa- blonnense, on doit employer les fumiers les plus gras, comme sont ceux de vaches, de chevaux.Ceux de 6g.chons sont peu estimés À cauee de leur puanteur.\u201c\u2018 Au contrairo, si la terro est forte, humide et pesante, il faut lui donner des fumiers chauds et légers, comme eont le crotio de mouton, ce qu'on tire de pou.laillera et des lionz où l'on nourrit les voluillee.\u201c 83.La quantité de fumier ne doit être ni trop pe tite, nitrop excessive.L'excds est dangerenx: comme de n'en pus mettre asscz, est un secours qui pour n\u2019être pue suffisant, devient presque inutile, surtout dans les terres maigres.L'usuga en doit être modéré ; et tout le secret, c\u2019est do so renfermer dans cette médiocrité, qui doit amender et échauffer la terre et non pas l\u2019enflummer et ls rendre brûlante, \u2018* On ne peut guère pécher par l'excès dans les endroits des jardins potagers, à qui on demande des lé- «mes gros ot bien nourris.Après tout, un habilo jardinier doit consaîtro le tempérament de la terre qu'il veut amender, afin d'y donner de l'engrais, À proportion du besoin qu\u2019elle en a et de ce qu'il lui demande.\u201c 4o.La praliquo fera aussi connaître le temps propre à fumer les terres, \u201c 50.Il faut bien se garder de mettre le famier trop avant dans la terre; d'autant que les humidités qui dissolvent les sels, les emportent avec elles trop bue, et dars des endroits où les racines ne pénètrent point.Alora ie fumier cst absolument inutilo.Le fumier doit donc se répandre à Ja superfivie de ta terre : faire autrement, cà serait tomber dans l\u2019abgurdité d\u2019une blanchisseuse qui mettrait ses cendres au fond du cuvier, an lieu de les répandre au-dossus du linge qu'elle vout décrasser, \u201c Enfin on parvient à lu perfection de l\u2019art do fu.mor, el on emploie le fumier de telle sorte qu'on rende la terre mobile, afin do lui faire recevoir le bénéfice de la rosée et de la pluie.Cette observation est de ln dernière importance et on ne doit jamais perdre de vue.* Quand on à répandu le fumier également sur la superficie de la terre, il le faut entorrer de manière qu\u2019il ne paraisse plus au dehors: et cola se fait un égouts, ou réduites en cendres, elles font un engrais d'autant meilleur qu'elles sont originaires de In fu.maille des végétaux.Toutes ces sortes de fumiers sont, bon labour d'environ uouf à dix pouces de profondeur; et non pas plus avant, de peur de ie mettre e GARESES Pis VAMPAGNES ge EEE NN re bors de la portée des racines des plantes qu'on veut élover.\u201d*\u2014 (À suivre.) \u2014L premiere Les instruments aratoires et les bounes méthodes de culture.L'esprit Incessant de progrès qui caractérise notre époque a créé depuis quelques années une industrie uf apporte une notable réduction dans les dépenses des produits agricoles et remédie avoc officacité nu manque de brus dans les campagnes; nous voutons arler de l'industrie d\u2019inetruments aratoires qui met la disposition des cultivateurs, dans chaque ferme, des inatruments dont la puissance effectue en une Journée et à prix réduit, un travail que le cultivateur ne pourrait réaliser qu'en plusieurs jours, innovation qui fuit une véritable révolution dans l\u2019ort de la oul ture.Nous comptons À la tôte de nos fabriqnants plo- sieurs noms Canadiens qui gs sont déji établi une bonne réputation comme fabriguants d'instruments aratoires, et il est important que nous accordions notre encourugement À ceux-ci, de préférence à des fabriquants étrangers.Dans notre distriet nous comptons deux maisons importantes par la fabrication d'instruments uratoires: à l'Isle-Verte, M.Charles Bertrand ; et à St André de Kumoura:ka, M.Alfred R.De-j«rdine.Tout ce que nous sarions à reprocher à ces industriels, C\u2019est de ne pas faire connaître leurs instruments par la vole des journaux d'agriculture.Nous souhsitons à ces Messieurs l\u2019encouragçement qu'ils méritent, Cette induatrie doit se propager ot prendre la plus grande extension, au profit des culti- vateurn qui doivent lui donner leur encouragement.La production agricole quelqu\u2019encouragée qu\u2019elle soit, ne donne pas tous les résultats qu\u2019on peut lui demander, ct cela parce qu'elle manque de brus ; c\u2019est donc l\u2019industrie do la fabrication d'instruments aratoires qu'il faut encourager et multiplier, puisqu\u2019elle est lo point de départ des produits À obtenir, Quant à nous, pour obvier à In désertion des cam- pegnes que rien ne Larait arrêter, nous ne pouvons que désirer l'usoge plus général de nos instruments aratoires qui permettront aux caltivateurs une écovo mie de temps et pur conséquent on plus grand rovenu dans les travaux de la culture.Si aujourd'hui nous voulons fsira face à la concurrence qui nous est faite par lee productions agricoles des pays voisina, l faut essayer à produire avec lo moins do frais posible, En agriculture, commo à l'égard des autres industries, il faut se mottre au niveau du progrès agricole qui s\u2019o- para antour de nous.- Mais il ne s\u2019agit pas seulement de se procurer dos instruments aratoires pour tirer profit de sa oulture, il faut savoir bien cultiver, c\u2019est à-dire adopter les meilleurs modes de culture.Inutile à un cultivateur d'acheter des instruments améliorés, s\u2019il doit opérer sur une torre complètement épuisée, car il aura tou jours le temps de moissonner dix minots de grains là où il aurait pu en obtenir cinquante sur un sol en bon étut de culture Un cultivateur qui ferait cette dépense s'appauvrirait duvantage, car ea culture qui Tie peut euffire à payer son propre travail serait loin de lui permettre l'achat d'instruments aratoires: cos derniers ne pout utiles que lorsqu'on peut économiser WET \u2014\u2014\u2014\u2014 un temps qui pourrait être employé À perfectionner tous les travaux de la ferme, comme le soin à donner aux animaux, l'aménagement des fumiers, la con» fection des fossés, le drainage, enfin tons los travaux dont on pourrait tirer un grand profit s'ils étaient convenablement exécutés.Ü'est ainsi qu'on doit om- ployer le temps économiré par l\u2019usage d'instruments sratoires perfoctionnés.Voilà ce qui indique clairement la nécussité do l'enseignement agricole théorique et pratique.C'est uno folie de croire que n'importe qui pout ve livrer À la culture d'une terre et qu'il peut en retirer un grand profit sans avoir fait ce qu'on appelle un apprentissage.Le succès no pout s'obtenir quo par uno culture raisonnée et intolligente.Comme à l'é gard de touto autro industrie, les profits réalisés sont en proportion des soins que le cultivateur sara apportés dans ss manière de Cultiver ; mais il y a cette différence quo dans la culture les profits se fout plus longtemps attendre, mais i's sont plus assurés.Nous le répétons pour la millième fois, si le ouitt- vaieur veul se mettre au niveau da progrès agricole qui s'opère autour de lui, il lui faut infailliviement sortir de ses habitudes routinières ; il faut qu'il adopte le mode de culture do son voisin qui trouve moyen de s'enrichir eur uno ferme de mêmo étendue que la sienne.Assurément s'il demandait à eon voisin de lui indiquer lo secret de sa cultare, ce voisin ne pourrait que fui répondre qu'il ve trouve dans son empresss.mont À faire partie des cercles agrivoles, dune les avantages qu'il obtient comme membre d\u2019une société d'agriculture qui comprend réellement ls mission qu'elle doit remplir, et par Ia lecture des journaux 'agriculturo qui le mettent à môme de pouvoir connaître tout ce qui se fait dans lo but d'obtenir les plus grande rendementa'dans ta oulture d'une terre.Le cultivateur qui nég igo de recourir aux avan.tagos qu\u2019il a de s\u2019instraire ne peut que se résigner à demeurer taujours dans la ptus grande pauvreté ; et ce cultivateur sera sune excuse, puiagne ces avantages lui +ont mème imnosés par la nécessité où il se trouve de les adopter.Ne pau y recourir, c\u2019est uno obstination que nous no pouvons nous oxpliquer, car aujourd'hui lo cultivateur a toutes les chances possibles de s\u2019instruire, s\u2019il le veut.Pour les jeunes gens appelés à devenir plos tard cultivateurs, n\u2019Avons-nous pas nos écoles d'agriculturo qui devraient être fréquentées par un plus grand nombre d'élèves qu\u2019elles le sont actuellement ?de son côté, le cultivateur adalto à à 8s disposition des journaux d'sgrioniture qui lui sont ubsoloment dévouér: lo Journal d'agricu'ture illustré et lu Gazette des Campagnes; il pout ujouter à ces deux publicutions, les journaûx politiques qui pour la plupart consacrent plusieurs de leurs colonnes dans le but d\u2019inetruire les cuilivateurs sur la manière de oultiver, soit par ln reproluction d'articles empruntés nux journaux d'agriculture, soit pur la publication de correspondances eur des questions qui traitent d\u2019agri- eulture, Où soit que les rédacteurs de ceu journaux politiques traitent oux-mômes de questions qui peuvent intéresser les cultivateurs nu point de vue de la oul- tare ou de l\u2019économie ruralo dont quelques uns du moins ent fait une étude particulière.Nous ne pouvons qu\u2019applaudir À cette dernière innovation et féliciter leu rédacteurs de journaux politiques qui 270 GAZETTE DES CAMPAGNES prennent part À cette propogonde do I'en-cignoment ugricole.car il ne peut y avoir trop d'ouviiers pour aocomplir cette noblo mission.pe Nous citons ici los paroles bien onconrageantes ot le magnifique appel quo fesait à co sujor M.le R duo : teur du joornul Le Monde de Montréal, numéro du: 24 mars conrant : 4.Nous ne perdrons aucune occasion do repre- duire les écrits des hommes pratiques qui lémoigne- ront de leur attachement à l\u2019agricultufo on nous faisant part du fruit de leur expérience LI n'y n pos un seul cultivateur qui ne voudrait connuiire les moyens de doubler les récoltes, co qui né: nmoina peut s'obte nir en améliorant les ry«tèmes Bien qu'on puisso lo savoir déjà, it n\u2019est pne moit.s important d'apprendre encore duvantauge à con:.nître les mailloures races d'u nimaux, les bons chevaux, los bonnes vaches luili èrea; À préférer lcs moutons les plus puyunts, à ravoir élever et engraisser le bétuil promptoment ct avec économie; à connuîlro ies moyens simples ot faciles d'augmenter de pins on plus la richreso ot la fertilité des terres ; i s'assuror toujours do riches ot ubondantes moissons, * L'agriculture est an art qui at \u2018o plus ruaceptidlo do se perfectionner.Lo cultivateur post étülivr tonto sa vic et apprendre toujours, D.ina lo siècle do pragrès que noua traversons, lorsque ls concurrence so fuit au moyen de l'intellgence et do liscionco, l\u2019asonir appar tient À colui qui ee sera préparé, par de bonnes études pratiques, à suivre les mouvemont da progrès agri cole qui a pris tant de développement depuis quelques années.# C'est un état qu'on ne saurait trop simer, ni trop encoursger.On 5 dit avec beaucoup de vérité que l\u2019art de l'agriculture est un de cos bienfuits du ciel qui ferait bien des heureux, «i on ne lui-smit perdre per l'insouciunue ou J\u2019inconduito, lu borlhionr par et durable qu\u2019il procure.l\u2019urtout, mais principalement en Canadu, l'agriculture est la source la plus feconde et la plus sûre de la vie des penplos.Jitlo est leur force, leur indépendanco la plus légitime et l'un des moyens humains le plus eflisucu du leur vie morale, paisible et uisée.« Un ami zélé de l'agriculture noue dit: l'épi, c'est-à-dire le puin, voilà donc le bluson des agricol- teurs, les promiers nobles du monde, \u201d C'est une noble mission, en effut, que colle du faire aurgir du soin de In terre les trésors que la Providence y u renfeimés pour les be-oins de l\u2019humanité Lo cultivateur « rai son d'aimer lu cuiture du sol, «qui est la plus belle in dustrie qu'il y uit.Es plus il aimora l'agriculture.plus il cherchers à l'amétiorer et à la perfoulionner.Vuilà les cuiliva\u2018ours qui reçoivent les journaux.lls com prennent l'importanco de l\u2019industrie agricole ot veulent se mettre en état de pouvoir on davelopper les ressources.\u201c Quant à nous, nous ferons tout en notre pouvoir pour uider à ce développement de lu richesse nationale.Chaque fois qu\u2019il s'agira do réclamer pour la clusso agricole quelqu'amendement à nos lois qui devra améliorer au position, elle eern tonjours sûre de nous trou- ! correspondant, ver à notro poste pour fuire valoir la cause de l'ugri- culture.\u201d .| Choses et autres, Erreur à c-rriger.\u2014Dans nne correnpondance enns la signa: tnro * J.A.A.C., publiée dans la Gazetlo des Campagnes da 14 février dernier, No, 28, noue fist na dire À notre corresiou- dant, \u2018 qu'un enltivatenr de Carl-tar nvnit récolté «a la 83- rence du amings minots de bl6 soixante ef quinze minotas i! fal- Inlt dire cent soirante et quinze minots.\u201d Natre correapondant nons prie da rectifier cetto errear, Il était facile de s'aperes- voir qu\u2019il ÿ avait là une errent lovotontaire que chacuu yon.vait corriger de lui-même, Mais malhsnreusement pour notra to erreur à donné prise à lu tnalveillance de la part d\u2019un cultivateur qui trouve moyen d'écrire nne colonna dans lo Cavadien, ponr relever cette erronr, ct cols, par amont de Ta vérité, onllinnt on même temps qu\u2019il sadevait a: devoir do ia charité.Nous ne croyons pas nécessuire de publier la corr:apoudance que M.J.À.A.C.nous a\u2018lresse, en rénonss A un oultivateur, cur il vaut mieax garder ie silence d Végard de ce cultivateur qui ne respire qua malvaillance, par amour de la vérité.Aris aux cultirateurs \u2014Channe année ls presss commerciale An Canada prévient les fermiers de ue signer aucun arranga.ment pour droits de patentes, d'agences, ete, vt cela mallane rcusement en pure perte pour quelrnes-vns de nos lectenrs, Nors les prévenons aojonrl\u2019hui qu\u2019en agent opôre actislio- ment \u2018ana l\u2019Octario ot qu'il se pranoss de visiter prochaiue- ment la proving: de Québec, L'oijet qu'il prétend oxploiter, lors qu'il n'exploite que les naife, est nna soi-rlisant frurche À fin Lea procédés ne sont pas vo :venux, mais il pataît qu'ilé sont tonjonrs bons, ear Îl a réusst daus beg-iconp d'eudroits.Il so prétend agent pour les bravetés ct mauitoste le désir d\u2019établir des ngences dane toutes les puroisses; il vont que les choses se farssnt d'une ruanidre régulière, et il oxigs qne ses agents passent avec Jal an contrat écrit, On sigao et on 696 tout étouné un Lena jour de ne voir présenter poor la colleg= tion, par une bangue, un billet do quelques contalues de piastres signé par soi-même.EBacore une fois nous recomman- duns A os lecteurs du la campagne de ne rien signer nves ui étranger.S1 un de ces nomales lenr propose quelque chad qui seinble réellement avauntageux, il est Lien plus simple de passer uu contrat par-devant motaire; cela peut coûter gnel- anes piastres, mania pent également économiser uue somwe boenuecouy plus forte \u2014Le Moniteur du Commerce, Bibliographie.# Le Précieux sang \u201d.\u2014Dirers traitée sur le oulle et la dévotion dn Trèa Précieux Saug.\u2014Tol est le titre d'un nonvel ouvrage do, 3-4 puges grand in 15, publié jar Mgv Lirocqne, aocien évêque de St.Hyaciniho, et portant l\u2019Iniprimatar du Myc Mo- Tost.Ct excellent, ouvrage, gui devrait se trouver dane toutes les familles catholiques, coutlent cn outre des considéritions sur le Préctux Sang, nvec méditation ponr chaque jour da mois, ét entin les Prières duraut in Ste-Mvsse, Ce livre qui est mis en vente au profit du Monastère da Pré cieux Hang, a 8t Hyaciuthe, ne so vend que 30 cts brochi où 60 cts rolié, ot mera wivoyé franc dp port suv vées tion du prix; il eat en vente dana toutes les libraivive oath slignes, spdeisie.ment chez E.H, Rich or, Libra à St, Hyacis:ths, ob au Monastdre du Précieux Saug, 4 St, Hyacinthe\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 em RECETTES Presoriptons pharmanceutiques pour les chavaux, Digestif (au qui procure un pus louable) simple \u2014Prenez onguent busl f-vu), du cuarterons térébenthive m6 ne quantité; Mèêlez ie tout eusemiile, ct chinrgez-en les plumusseaux: on peut, au licu de basilican, substituer un jaune d\u2019waf.Ce remdde convient pour les abcès ouverts dont le pus west pas bien Liane et séreux.Digestif plus énergigue\u2014A celui cl.dessus, on ajoute parije égals de atyrax déluyé avec de l\u2019eaprit-de-vin où de l\u2019essence de térébenthiue, et mêne de l\u2019un et de l\u2019autre.Ce remède con- vieut daus les plaies nolsâtres, d\u2019où il découle un pus liquide, et même où 11 y n suppression de matière.Détersif, qui déterge el modifie une plate Prenca nlods et imyrthe, de chaque deux ouces, puivérisez le tout ef mettex GAZETTE DES CAMPAGNES sat dans un demi-eetier de vin.Ce remède convient pour les dé- rôte e-kistés, les ulcères rordides, pour ceux qui sont fista- leur, et à qui les digestits ont été infructueux.Dcesicatif on qui deccèche \u2014 Prenez poudro d\u2019alun, ou os calciné, on éfonpres très fier, We remède est propre pour hâter la cicatrice et dessécher les plaies.AVIS ETALON A VENDRE.La société d\u2019ngricnlture An comté de Kamoureska, à décité de ver die son magnifique étalon qui a remrorté Je premier prix à Ceux esbilitions provinciales tenues à Montréal.Pour les conditions de Ja vente on devra s'adresser À George Bicbard, Fer, Présider t de la dite eociété, à £¢ Paschal, ou an Ecaseigué à lu livière-Ouelle.E, M.A.BOUCHER, Becréteire.Biv!ôre Ouelle 18 mars 1684 97 mare 1884.© VENTE PAR LE SHERIF.FILIP K, ROSR.marchard à commission ot commtable, contre GASPARD ALFRED DOUCET, de la paiciue do faict-Jeun- Baptiste de I'Inle Verte : 1.Ure terre wire rt située an premier rang dve coperssionn de 1a peroiste de I'lale- Verte, de forme irrégnlidre étang la No.103, dn plan et livre de 1envel c ficiels du eadastro yonr la dite 1a.roigse de VIsla Verte; avec une maison, ue gravge ob autres Lôticres desens constrnites, 2, Une autre terre sise eb rituée an môma endroit, étant le No, 1U6, dn dit plan et livre de renvoi officiels: n cadastre de 1a tite rarcisse de l'Iole-Verte, aussi de forice itrégulière ; avc vue uni
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