Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 29 mars 1888, jeudi 29 mars 1888
[" XXV Ste-Anne de la Pocatidre, P.Q.2D mars 1888 No.23 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDI Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L\u2019abounement peut dater da ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l'année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un ap.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, su Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; sl non, l'abonnement sera ceneé continuer, malgré méme le refus de 1a Gasette au Bureau de Poste.Tozt ce qui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit être adressé à Firmin H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.Gérant Elector A.Proulx.\u2018Tout ce qui concerne les abonnements à la Gasetle des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être adressé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, octo.3 centina par ligne Pour annonce à long terme, conditions libé rales.Ceux qui désirent s'adresser tout partiouliè- rement aux cultivateurs pour la vente de terres inetruments d\u2019agricuiture, eto., eto., trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ce jourual.ABONNEMENT : fi la guerre est 1a dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.ADONNEMENT $1 PAR AX Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.$1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la semaine: Bureau de direction de In compagnie du chemin de fer de l'émiscousta ; construction d\u2019embraneh»- meuta se reliant à ce chemin de fer.\u2014Néorologie : L\u2019honorable Jean-Baptiste Rolland, sévateur.; Causerie agricole : Pourquoi l\u2019agriculture ne pale pas; quelles en sont les causes Ÿ Sujets divers : L'art agricole (Suite): les phosphates; préparation des 06 comme engrais\u2014Rendre une petite ferme pa- yaute.\u2014Prairies à rétablir, Vhoses et autres : La pépinière de M.Auguste Dapuie, au Village des Aulnales, comté de l\u2019Islet.\u2014Les blés et les engrais phoaphatée.Reoetice : Maatio liquide à froid remplaçant la cire à greffer \u2014 Emploi préparé à la gomme arabique.REVUE DE LA SEMAINE Chemin de fer de Témiscouata,\u2014 À une aasemblée des membres de la compagnie du chemin de fer de Témiecousta, tenu le 22 mars courant, à l'hôtel Saint-Louis, à Québeo, on a constitué comme suit le bureau de direction de cette compaguie: Président\u2014 M.A, R.Macdonald; Vice Président\u2014M H, Cameron ; Secrétaire\u2014M.C.E.Cream ; Ingéniour en chef \u2014M.Davie ; Ingénieur consultant, M.M.MoCarthy.Directeurs :\u2014MM.G.H, Deschône, M.P.P., Che Bertrand, Dr J.Rossignol, J.J.Macdonald, M.Me- Carthy.Les autorités de la compagnie ont déofué d\u2019angmen- ter lo capital dans le bat de construire des embranchements, entr'autres, un, partant d'un ondroit quel: congue do Ia voie du Témiscouats, & 'embouchare de la rivière St François, jaqu'à la rivière St Jean ; un autre, partant d'un endroit quelconque du chomin, près de la station de la Rivière du Loup ot se diri- eant vers l\u2019Eet du comté, près du chemin Taché, sBn de favoriser la colonisation de co comté.\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nécrologie.L\u2019HON, M.JEAN-BAPTISTE ROLLAND.C'est avec un vif et sinodre regret que nous avons appris la wort de l'honorable M.Jean-Baptiste Rolland, sénateur pour le collège électoral des Mille-Iles.L'honorable monsieur Rolland a rendu le dernier soupir le 23 mars, À sn résidences dela rune Saint-Denis, Montréal.Cette mort inattendue a causé une douloureuse snrpriss dans notre population, oar M.Rolland, Lien qu\u2019âgé de soizante-et- douze ans, promettait, grâce À ss robuste constitution, de vivre de longues années encore.Il est mort, comme il » toujours vé- ou, en chrétien fervent, entouré de tona Jes membres de sa famille anxquels il laisse, Avec une fortune laborieusement acquise, le plus bel héritage qui se puisse transmettre de père en le, un vom illustré par la pratique constante de toutes les vertus domestiques eb civiques.M.Rolland est up des exemples les plos frappants d'hommes arrivés par eux-mêmes, uinsl que du succès en affaires.II vint à Montréal vers le printemps de 1832; L'ayant daus sa pochs que vingt-cinq centins, et pour tout bagage une bonne consti- tation et une volonté indomptable, et & aa mort il est l\u2019an ces hommes les plas en vae de la province; tout 16 monde connaissait son amour pour ls chose publique et son esprit le bienfaisance ; eù fortune, il la «devait entièrement à ses habitudes d'ordre, à son habileté commerciale et à sa vie si honorable.M.Rolland était le petit-fils de Pierre Rollund, qui vint «le France il y a environ un siècle et fils de Pierre Rolland, junior, untif de Ja paroisse de Verchères, où Jean-Baptiste cet né le 2 jauvier 1815.Sa mère était madame Euphrosine Douals, de Contre-cœur, et appartenant elle-niéme A une ancienne famille canadienne-française.Les familles Rolland et Douais ont été pendant une certaine période, les plus riches des paroisses de orchares et de Contre-cœur ; mais le père de M.J.B.Itollaod était devenu pauvre par suite de revers (le fortune.Pour revenir à notre sujet, ses parents qui habitaient alors (1828) Saint Hyacinthe le mirent à l\u2019école de la paroisse.Le premier avril 1832, le Jeune Rolland ve dirigon sur Moutréal, 2120-11 do Ulowngy « on Das.234905 op qua 1:8 GAZETTE DES CAMPAGNES parconr nt à pied 45 milles au milieu des routes les plus acci- denutées, traversant la rivière Chambly alors qu'elle était encore couverte de glucs et pleine de dangers, Avcun obstacle effrays son courage ; et, coïncidence remarquable, ls première maison À Jagnelle il s'adreras pour prendre quelques renseignements, fut précisément celle qu'i devnit acheter plus tard pour établir bee magasine, rne Saint-Vincent.En anivant à Montréal, M.Rolland entra an bnreau de la Minerve comme apprenti-imprimenr ; pure, en 1836 au Morning Courrier où il travailla pendant quatre ans comme compaguon tyrographe.Peuslant les deux on trois années qui suivirent, M.Rolland s'associa avec M.John Thompson pour établir ave imprimerie : ot dès le début, la société Rotland-Thompeon eut de beaux sue- , cn.En 1842, M.Rolland se sépara de son associé pour se livrer plus spécialement au con merce de Ia librairie; et l\u2019on aaît quels succèr étonnants ont couronné ses efforts.Pendant beauconp d'années, il n importé un grand nombre de marchandises françaises, allemandes et a iglaises, livres, articles de fantaisie, papier en gros, ete.Désirenx de travailler à In grande caure de l\u2019éducation na- tiouale, M.J.B.Rollavd publia de bons livres classiques à l'usage des écoles élémentaires.Tous nos écrivains du Canada et en particulier ceux de la province de Québec, tronvèrent toujours crédit anprès de lui pour éditer leura œuvres ; et grâce à lui, grâce aux relations qu'il établit en Europe, l'An- cien-Monde apprit que le Canada possédait une littérature qui avsit déjà son importance.En politique, M.Rolland a tonjours été franchement couser- vateur ; ses dispositions conciliantes, sa gentilhommerie lni avaient gagué la sympathie de chacun ; et ses adversaires eux- mêmes w'inclinaient devant la loyauté de e0n carsotère.Peu de citoyens ont, nu milieu de ls multiplicité de leurs affaires, consacré des soins aussi attentifs qne M, J.B.Rolland aux iutérêta de Ia chose publique ; pou de citoyens ont été honorés de charges aussi délicutea qu\u2019il dut à la coufiance de ses concitoyeus.Dons ses jeunes années, M.Rolland s\u2019enrôla dave la milice provinciale, et de sergent deviut bientôt capitaine.Pendant neuf ans, 1! représenta Montréal-Est au conseil municipal de Montréal, où il déploya beaucoup de dévouement daus les améliorations gui se sont faites alors et depuis; l\u2019embellissement du jardin Viger, entr\u2019autres, est dû en partie à son initiative.Tour-à-tour il fat président de Ja chambre des Arta et Manufactures, de la société Saiut-Joan-Baptiste, de la société mécanique canadienne française, marguiller de l\u2019Œuvre et Fabrique de Ia paroisse de Notre-Dame de Montréal, membre de Is Commiseion du Huvre et nppartenait comme directeur A plasieurs compagnies et associations.Sou activité iufatigable l\u2019avait placé à la tête des hardis plonuiers de la colonisation duns notre pays, et nous ne pouvons pes proposer 3 notre jeune génération un plus magnifique exemple de os que peuvent l\u2019énergie et la volonté uvies à Pordre et à l'économie.Et à l\u2019appui de notre affirmation, nous n'avons qu\u2019à nous transporter à Saiut-Jérôme, où nous trouverons sa fabrique de papier, l\u2019entreprise In plus grandiose qui ait jamais été tentée ar aucun de bos compatriotes et dont les succès ont dépassé fe espérauces de M.J.B, Rolland, puisque les agrandissements et les angmentations deviennent nécessaices, pour ainsi dire chaque année.L'on sait que l\u2019honorable M.Rolland avait été nommé séna- tenr, le 21 octobre dernier, pour le collège électora! des Mille- Iles, en remplacement de feu l'honorable M.L.A.Sénécal.Il avait été désigné par le gopvernement pour seconder, au séuat, l\u2019adresse eu répouse au discours du Trône, mais i) tomba malade lu veille même de l'ouverture de la session, et il n'avait pu encore prendre son siège ni êtru assermenté depuis sa nomination.La famille du regretté défunt voudra bien agréer l'expression de nos plus vives et plus siucdres conduléauces.\u2014Le Monde.~~ CAUSERIB AGRICOLE POURQUOI L'AGRICULTURE NE PAYE PAS, porté à le croito en voyant un ei grand nombre de nos compatriotes des © mpsgnes quitter la charrue pour re livrer à d'uutres occupations en pays étranger, On cherche mille raisons pour justifier cette émigration, sans vonloir avoner que le remède 4 ce mal ee trouve entre nos mains.Si nous faisions un exumen de conscience sur nous-mêmes, nous verrions que nous sommes pour sinei dire coupables du maluise qui existe, Il n\u2019y a pas à 6e le cacher, les oultivateurs qui se pluignent de ce que l'agriculture ne paye pas, sont ceux qui voudraient obtenir de bonnes récoltes sans trop de travail, et qui n\u2019apportent qu\u2019une bien faible attention aux différentes opérations de la culture, de méme qu'aux roins à donner à leurs animaux ; ce sont ceux qui peu satisfoite de ce que leur rapporte la oul- turo de la terre, ne croient mieux faire que de Ke livrer en même tomps à d'autres occupations qui leur font négligor les prinoipaux travaux de lu ferme; d'autres cicore ne poursuivent qu'une oulture routi- rière, sans s'appliquer À mettre on pratique les moyens de culture perfectionnée qui demandent beaucoup d\u2019attention et un pou plus de travail, mais on définitive pi 0- eurent de meilleures récoltes qui compensent amplement le suroroit de travail quo ces perfectionnen ents exigent.Pour obtenir de bonnes récoltes, il faut agir comme celui qui veut se dorner le luxe de belles bâ- tieses ; ji faut qu\u2019il y conracre bexucoup de travail et wéme de l'argent.le moins ou donners de travail à la culture de ses champs, moins les récoltes seront ubondantes et le rendemunt sera de plus en plas faible chaque annéo jnequ'À Ce quo la terre soit complète mont épairée, Avant d'entreprendre les travaux de culture pour uve nouvelle année, le cultivateur doit faire un plan des différentes opérations de culture qu'il aura à poursuivre eur #a ferme, et ne pas y dévier en autant que les circonetances le lui permettront.I! doit ee pourvoir de tout l'outiilage nécessaire À l'exploitation de es ferme ; faire une revue des instruments d'agriculture qu'il possède dejà pour les répurer s'il en est besoin.Il doit s'assurer d\u2019avance du service de la main-d'œuvre nécessaire aux differents travaux, ot voir à ce que les attelages ne lui fassent pas défaut pour le temps des labours et do la semence À vec ces précautions tous les travaux seront faits à temps, de la meilleure manière possible, sane précipitation comme sans encombrement.S'il arrive, par des vir- constances incontrôlables, qu\u2019il feile an surplus de muind'œuvre pour ie temps de labours, semence et autres travaux, il faudra y avoir recours aân d'éviter des retards qui pourraient être préjudiciables aux récoltes.Dans la préparation d'un plan de culture, il importe de se domandor s\u2019il n'y aurait pas quelques amèliorae tions à faire subir à teile ou telle culture, afin d'en obtenir le plus grand rendement possible, eoit au moyen do tels ou tels truvaux, soit par l'addition d'engrais dns une partie de la formo où ils sont devenus neces- saires.Dussiez-vous depensor quelques piastres de plus où un surcroît de travail à la bonne préparation d'un champ, pour le mettre en bon état de culture, cette Grand nombre de cultivateurs se plaignent de ce - que l'agrioulturo ne paie pas; nous serions même dépense sersit amplement récompensée par un meilleur rendement.Avant de décider eur telle où telle GAZETTE DES CAMPAGNES 179 amélioration à faire, il importe d'étudier À fond la nature des différents chumps de la ferme, prendre connaissance des moyens les plus industrieux ot les plus laborieux quo vos voisins mettent en pratique pour rendre leurs terres plus fertiles que les vôtree, et cela su point do leur faire produire au-delà du double de ce que vous retiriez vous-mêmes.Pendant les moiesons, beaucoup de soins et une sé- rieure attention doivent être donnés aux moyens qui uissent assurer le moins de pertes possible non-seu- lement dans Is quantité ou la qualité des récolter, mais aussi par le temps et lo travail exigés pour les différentes récolies.Il importe de ne gardor sur la ferme que le nombre d'animaux nécessaire à une bonne exploitation.Ondoit apporter beaucoup do discernement quant au choix de ces animaux et À leur bon entretien.Une sage économie veut que l'on entretienne qu\u2019autant de bestiaux que nous pouvons nourrir largement toute l\u2019année avec le foin et l'herbo que nous récoltons; il ne faut pas avoir un trop grand nombre de bestiaux, car il est très important que les bêtes de la ferme coient bien nourries.Quand on a trop de bestiaux, ou n\u2019a que de mauvais bestiaux ; c'est immanquable, car les pourritures leur manquent.Da mauvaise bestiaux, c'est Ja ruive de toute ferme.Voyez à ce que tout dans la ferme soit fait avec économie et propreté ; que le bon ordre précide à tout.Le gaspillage est la clef de l'insuccès dans ane ferme.La moindre perte, soit dans les récoltes, soit dans le temps ou le travail, se traduit au bout de l'année par une perte considéréble en argent.Au contraire, les économies que l\u2019on pout réaliser dans le cours de cette même année, nous conduisent an succès.Le cultivateur qui se plaint que l'agriculture ne paie pas, ne s'occupe guère de préparer d'avance son plan de oultare.Ses uttelages et ses outils laiesont grandement à désirer au temps où il doit commencer ses travaux de culture; il songo s'ors à réparer ses outils et ses charrues: ce qui lui occasionne une perte considérable de temps au moment où les travaux pressent le plus Tol il commerce au printemps, tel il sera pendant le temps de la moisson, Il «ssaiora alors à reprendre le temps perdu, en précipitant l'ouvrage : les champs seront mal labourés et hersés, les semences seront faites dans de mauvaises conditions, Sous ces circonstances, que devrz-t-il attendre do »es récoites ?Les travaux de la ferme étant arriérés, ou hors de saison, ce cultivateur laissera ses o!otures & I'aban- do, ses animaux détruiront une purtie do ses récoltes | 8! et ils seront une occasion de dommages pour ses voisine.Ses champs seront infestées de mauvaises herbes aile n'aura pue en le temps de détruire ou d\u2019arracher 1 Pautomne, ses étables ot ses écuries en mauvais ordre ne suffiront pas pour abriter convenablement ses animaux, Combien d'autres eources de perte, que nous ne mentionnons pas ici, ce cultivateur se vera attirées pur ea propre négligence ! Il n'ost pas étonnant que par une pareille conduite, nombre de cultivateurs s'autorisent à répéter que l\u2019a- gricultare ne paie pas.LL Il y n sui des oultivatenrs qui tout en obtenant des réco'tes passables, n'ont pas réuvsi à réaliser su oune économie A Ia fin de l\u2019année.Cos cultivateurs pourraient on trouver la cause dans le fait qu'ils ont négligé la surveillance de leur ferme pour se livrer À des occupations qui privaient los ouvriers de Is surveillance du maître.Soit que ce cultivateur se fasse commerçant d'animaux, de produits agricoles qu'il porte sur les marchés une ou deux fois lu semaine, À profit parfois mais le plus couvent À perte, à la fin de l\u2019année il a perdu los économies qu\u2019il aurait pu autrement réaliser sur sa ferme.Pour justifie: sa conduite, il dit que l'agriculture ne paie pue; il vend sa terre pour ve livrer au commerce avec plue d'ardeur ; et après deux où trois ans en apéculution souvent haear- deuses, il a dépensé terre et argent.S'il s\u2019en fut tenu uniquement à la culture, il vivrait dans l\u2019aieance, Le cultivateur doit régler res dépenses suivant les moyens dont il dispose.Il ne doit pus eseaycr de suivre l'exemple de son voisin qui a un revenu loi permettant de se donner tout le luxe possible en belles voitures, beaux chovanx, et qui enns nuire à ses propres affaires, peut consacrer quelques jours À des promenades.It fout avouer que les cultivateurs qui se plaignent que l'agriculture ne paie pas, ne sont pas ceux qui se rendent strictement comjite do la situation dans laquelle ila se trouvent au point de vue des profits qu\u2019ils réalisont sur la ferme comme des pertes qu\u2019ils subissent dans leurs difiérenten exploitations ngricoles.En offet, conx qui so plaignent marchent en aveugles ; ile ne penvent remédier au côté fuible de lour pratique agricole, et voulugsent ils le faire ils ne pourraient y remédier.l\u2019arce que sans comptabilité, ils ne peuvent savoir quelles sont les opérations qui entraînent dos pertes ; sans cette comptabilité, il leur est impossible d'établir le doit et avoir de leurs récoltes.Quand on fait de l'agrioulture sérieusement, on est frappé de cetle nécessité de se rendre compte, de voir claiz à tout.Grand nombre de cuitivateurs ne réussissent pas dans l'exploitution d\u2019une forme, parce qu'ils n'ont pas les qualités requises pour faire un bon cultivateur ; ils n'ont ni les connaissances ni l'expérience voulues.Pourvu qu\u2019ils puissent machinslement lubosrer et ensemencer, ot qu\u2019ils puissent récolter, lour ambition ne va pas plus loin.Le bon cultivuteur suit reconnoitre que l'agricsltnre est à la fris une scivnce qui exige les connaissances les plus variées, un art diffi- cilo et nno industrie lucrative pour qui sait lu diriger convenablement ; il suit discerner gaund ot comment il convicnt d'opérer pour le faire utilement, c'est a-dire économiquement ; i! fait enfin de l\u2019ugriculturo pro- ressive sans tâtonnements, cn s\u2019entouraut des lumières de Is science agricole, \u2014\u2014\u2014\u2014wm_\u2014__ L\u2019art agricole.(Suite.) Lu potasee à une mission indirecte dans la végétation des plantes.Dans un précédent article, no: avons parlé du vernis qui recouvre lon Liges de blé- d'Inde et la paille des autres céréulos.Nous dirons à présent que cetle enveloppe est du vérituble verre, dont la base, comme celle de tous les verres, est lu silice, une des substances les plus insorubles dans l'euu, bien que ce vernis se répande sur lu paillo, à l\u2019état liquide.La nature, pour rendre la vilice soluble, fait agir un alouli puissant, généralement la potasse, 180 S8AZETTE DES CAMPAGNES Si ce vernis n\u2019était pas ainsi rendu utilienble, la tige de blé-d'Inde ou la paille des céréales ne poussorait pas, car la nature ne commencerait pas une tige qu'elle ne pourrait achever, La tige de blé-d'Inde et la paille consommée rendent au s0! ce vernis dans une forme profitable pour la prochaine récolte.Les phosphites\u2014sont avec la potasse un élément indispeneable de fertilité qu\u2019une onlture négligée peut épuiser dans le sol et qu'il est très difficile de lui restituer.Le phosphoro est nue substance que les allumettes phosphorées nous ont rendu familière.On le trouve, quoique généralement cn petites quantités, dans tous les végétaux qui portent des feuilles et doe grains, C'est aussi une petite portion de tous les tissus animaux.On ne le trouve jamais dans la nature à l\u2019état naturel.En brûlant, il se combine avec l'oxygène et forme un acide puissant.Cet acido se combine sisémont avec toutes les bases et les terres alcalines, et «spécialement avec la chaux, pour laquelle il paraît avoir une affinité particulière.Ce mot affinité exprime la force qui réunit en combinaison des molécules simples ou composées, des corps d'eapèces différentes.Cetto nffinité de l'aoide phosphorique pour la chaux explique comment on trouve généralement le phosphore à l\u2019état de phosphate de chaux, Dans ce dernier état, nous le trouvons formant la matière terreuse des os de tous les animaux.On en con- elut qu\u2019il doit entrer dans leur nourriture, pour sub- vonir aux besoins de Ia croissance chez les jeunes animaux et au renouvellement des tissus chez les adultes.On le trouve dans toutes nos récoltes cultivées, et quoiqu'il y soit en très petite quantité, il n\u2019en est pas Mmoina nécessaire do le fournir au sol, où le grain ne se formerait.Dans les os des animaux, il existe à l'état de phosphate double, c'est-à dire que chaque partie d'ucide y hosphorique cst combinée avec deux parties de chaux.Sous cette forme il est insoluble daus l\u2019eau et ne peut p:r conséquent être absorbé par les plantes ; mais en traitant les os par l'acide eulfarique, ce dernier dégago une partie de chaux avec laquelle il se combine; il se forme ainei un phosphate solub'o dans l\u2019eau, connu sous le nom de superphosphate de chaux.La difficulté de cette préparation et de con prix de revient font généralement préférer l\u2019emploi do la poudre d'os crue.La poudre d'os est dissoute lonte- ment par l\u2019uction dos pluies, quand celles-ci eont chargées d'acide carbonique, comme le sont généralement nos pluies de l'été.De cette manière, se trouve dissoute la quantité de phosphate suffisante pour fournir aux besoins de la plaute.De plus, le euperphos- phate employé dans un sol contenant de là chaux, attire & lui une partie de chaux et revient à sa forme première de phosphato insoluble, Un mélange de cendres vives et de la poudre d'os rend le phosphate plus soluble, FI existe quelques Mines de roches phosphatées ; mais les os sont encore la principale source des engrais de cette classe, Conclusions pratiques\u2014Ne perdez pas de cendres ; vives, ot même lessivées, môlées aveo le fumier d'étable, elles ont toujours un bon effet dont la durée est naturellement proportionnée à la quantité employée.Ramserez et utilisez tous les os que vous pourres, Préparation des os comme engrais \u2014Le traitement des os par l'acide sulfurique, pour la fabrication du eulfate de chaux, présente certaines difficultés gui peuvent éloigner les cultivateurs de son emploi.Voioi une méthode assez simple de dissoudre les os, et qui a en outre l'avantage d'utiliser toutes les matières en- graiesantes des 08: Faites séchor au four les os pour les rendro plus faciles à réduire, Broyez les, dana un mortier ou un auget, avec un marteau ou un pilon, en morcenux de la grosseur d'une noix, où plus petits s\u2019il est possible.Prenez une boîte, une barrique, un tonneau, one ouve, ou quelque autre appareil convenable; mettez au fond un lit de cendres de deux pouces d'épaisseur ; puis un lit d'os broyés de la même épaisseur, en alternant ainsi juequ'à ce que le baril soit plein.Agitez-le pour tasser les matériaux, pressez-les, même mouillez légèrement pour former du tout une masse compacte.Versez sur la macse assez d'eau bouillante poor eaturer le tout.Introduisez un tube dans le bas de votre baril, avec un seau pour recueillir le liquide qui e\u2019y écoulers graduellement ; procédez d'ailleurs comme pour la lessive.Versez ensuite de temps en tomps de purin dans votre baril, de manière à le tenir constamment humide.Au bout de quelques semaines, les os doviennent assez mous pour être réduits en pâte avec la main.Ce moyen est un procédé chimique.L'aoide phosphorique, se trouvant en excès dans les os, en rend le phosphate de chaux insoluble, s\u2019unit avec la potasse de la cendro.On a donc dn superphosphate de chaux et du phosphate de potasse.En outre l'azote contenu dans les os et les urines concourt à la formation du nitrate de potesse et de carbonate d'ammoniaque, tant que l\u2019humidité de la masse retient les gez.Le produit ainsi obtenu est meilleur que les superphosphates du commerce.Il renferme plus d'azote ot contient uvasi de la potasse.C\u2019est an engrais à peu près complet, et peut-être le meilleur que l'on puisse fabriquer.Lorsque les os sont devonns mous, videz le baril, travaillez à 1a pelle ron contonu et replacez le ensuite dans le baril juequ\u2019À ce que vous soyez prêts à l\u2019employer.Si la quantité de cet engrais obtenue par un cultivateur n'est pas suffisanto pour être employée soule, en lo mélangeant avec son famier d'étable, il augmentera notablement les propriétés fertilisantes de ce dernior.\u2014 (À suivre).\u2014D'après l'Indiana Farmer et le Rural Canadian.\u2014E.CAsTEL.Rendre une petite ferme payante.Sous ce titre et la signature C.S.Rice, le Country Gentleman, journal d'agriculture publié à Albany, contient une étude, dont nous lui laistons la responsabilité, mais qu\u2019il nous a paru intéressant de reproduire à raison de son objet, qui tonche à la question laitière, su- jourd'hui à l'ordre du jour dans notre province.Cet article renferme une rotation do culture appropriée à l'entretien d\u2019un nombreux troupeau de vaches laitières.Bane doute certaines évaluations paraitront élevées aux yeux de nos lecteurs, surtout pour notre province.Le caloul du revenu, au taux de 10 par cent est très boan, mais il n'est pas possible d'atteindre ce résultat partout.Une ferme peut encore être payante à moine, Nous serions heureux de recevoir de quelques-uns de nos lecteurs leurs appréoiations et leurs oritiques sur le programme de M.Rice.La publica- GAZETTR DES CAMPAGNES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tion de ces correspondances est très en usage dans la presse des Etata-Unis, et elle nous paraît fort profitable en co qu\u2019elle fait bénéficier tous les abonnés d'un journal de l'expérience de quelques-uns des plus eapables et des plus instruits.Voici la teneur du travail de M.Rice: La possibilité de rendre \u2018\u201c payante \u201d une petite ferme n\u2019est pas limitée À certaine cantons, ni à la oul- tore de grands champs de blé où de trèfle, ni au bourre coté si haut de vaches Jerseys ; elle n\u2019est pas davantage confinée an jardinage situé dans le voisinage d'une grande ville ou à proximité d'un marché important.Un système de colture mixte, sans fertilité extraordinaire du sol, ni prix élevés des denrées, peut, au moyen d'are rotation convenable et d\u2019une bonne administration, assurer la vie d'une fumille, plus une augmentation raisonnable da capital investi.upposons une ferme do 50 acres de bonne terre Jabourable, en dehors des chemins et de l'emplacement des bâtiments, disons 54 acres en tout.Nous divisons ces 50 ucres en cing champs, au moyen de bonnes clôtures.La rotation peut s'établir comme suit: ler champ.\u201410 acres.Pommes de terre et blé- d'Inde pour fourrage ; disons quatre acres de pommes de terre et eix de blé d'Inde.2me champ.\u201410 sores.Avoine, pois et orge mélangée, semés avec 4 pintes de trèfle moyen, 6 pintes de grand trèfle ot 6 pintes de mil pour faire une prairie 8me champ.\u201410 aores.Trèfle pour étre coupé avant le 10 juillet et pâturé après le 10 août.4me champ.\u2014 Même que le précédent.5me champ.\u2014Pâturage.Cette rotation, dans le nord de l'Etat de New-York, pout donner les rendements suivants: Pommes de terre.\u2014En quantité suffisante peor la consommation de la famille, plus la semence et pour la vente la moyenne d'environ 60 piastros par «cre.Blé-d'Inde.\u2014 Une acre de ce fourrage peut nonrrir Quatre À cinq vaches pendant six mois, à une ration ar jour.Les six acres donneront done une ration par lout pour seize vaches aisément, depuis le 15 août jusqu\u2019à la fin de l'hiver.Avoine, pois et orge.\u2014 Les dix acres doivent rapporter de 400 à 500 boisseaux de gruin, 45 lbs au minet, bon où mal an.Trofle.\u2014Les deux cbamps de trèfle donneront, à raison d'une coupe par an, de 40 à 50 tonnes.La limite raisonnable du trèfle est d'environ 2} tonnes à l'acre, Au-delà, la qualité laisse à désirer.On devra couper deux acres de trèfle pour donner en vert, une fois en juin et une fois la fin de juillet.On mettra ces champs en pâtorage dès que la seconde pousse sura huit pouces de long, \u2018ai pratiqué ce mode de pâtorage pendant un gran nombre d'années, aves beaucoup de profit pour Ia laiterie et suns dommage ur les prairies.TI est de beaucoup préférable à ce- ui qui consiste à laiaser venir la seconde coupe à maturité Si le trèfle pouvait donner trois on quatre co-pes, ces coupes répétées seraient aussi bonnes que le pâturage; mais cels entralnersit beaucoup de dé- Pooees et n'est pas nécessaire, puisque j'ai expérimen - avec succès, pendant 15 ans, le système de péturage sur ma ferme, 181 Le 5me champ eet en piturage.Un champ bien fumé ot bien onsemencé dru en foin, s'il est en pA- tare après uDe où deux récoltes en foin, fera deux où troie fois plus de profit qu'une vieille pature.Sur une ferme de 50 acres, on peut avoir comme bétail : Deux bonnes juments poulinières et trois poulaine: un de lait, un À l'élevage et l'autre pour la vente; seize vaches, cinq taures, cinq veaux d\u2019un an et cing veaux d'élèvos chaque année.On peut garder cinq truïes pour l'élovage ct vendre dix portées de cochons de lait chaque année, ou obtenir la même valeur en engraissant dix cochons de 250 lbs chacun.Dans cette partie de notre pays, le pacage peut toujours se louer à un taux raisonnable, beaucoup de fermes étant aménagées dans ce but, Les deux pou- luins les plua vioux et les cinq veaux d'un an pourront étre ainsi mis en pacage pour $35 pendant Ia saison, Pour la cultare mixte, je regarde comme prélé- rablos les vaches Holsteins croisées, pourvu qu\u2019elles appartiennent à une bonne familie beurrière.Sous la rotation qui précède, une bonne ferme devra permettre de réaliser : Beurre de 16 vaches, à $50 chacune | 1 1).$500 Quatre acres de pommes de terre, $60 chaque 240 Roixante et quinze cochona de lait, de 5 à maines, $2.50 chaque Poulain de 3 ang.ca génisses ou vaches vendues an printemps, ChBQUO.cree net oneeanccmcensnannes ress 160 Total de vente.to Comme il y a tonjours besuconp de cultivateurs qui n\u2019élèvent eux-mêmes ni leurs cochons, ni leurs vaches, ni leurs chevaux, On aura dono chez les voisins un marché toujours ouvert pour le bétail.Le grain récolté devra suffire à l'attelage ot aux poulains ; peut-être au delà.On pent acheter du grain pour les vaches et les porcs.Les dix acres de pâture, dont il a été parlé, seront loin de suffire aux scize vaches luitières; il eera nécessaire de couper denx ou trois acres do trèfle, peut-être un acre do pois et d\u2019avoine, eL un peu de blé-d'Inde pour faire manger en vert.Quarante tonnes de foin pourront être mises on réserve pour être employées pendant l'hiver; avec la ration quotidiecne, Outte quantité de foin sora largement suffisante pour le bétail ci-dessus Si los terres ne conviennent pas pour les pommes de terre, le champ No.1 pourruit être onsemencé en ontier en blé-d'Inde, et on pourrait slors garder plus de vaches.Les ventes seraient à pou près les mémer.Un de nos correspondants nous fuit remarquer que la semence de foin peut manquer.C'est vrai ; mais cela ne nous est jamais arrivé pendant notre pratique de quinze ans, et cela n'arrivera pus eur une ferme bien fumée et bien labourée.Un autre correspondant nous écrit quo l'avortement parmi ses vachos à ruiné ses espérances.Mu vacherie a compté jusqu'à soixante vaches, et trente ans d'expérience À cet égard ne m'ont fait connaître qu'un seul oss où il fat nécessaire de réformer la vache pour cause de stérilité.Mea vaches Holsteins ont été quelquefois victimes de cet accident, mais leurs qualités Initières sont tolles que la perte en résultant a été relativement légère. 182 GAZETTE DES CAMPAGNES On doit compter pour les dépenses de la ferme : l semence, en choleiesant dane une bonne prairie les Gage des emplOYSS.coven reemeennnn verre $200 graines mûres des graminées qu\u2019on désire multiplier, Paonia\u201d nourriture et de farine.0 | Ces derniers mota, qu'on désire multiplier, indiquent Forgeron.maréchal, meunier et assurance.u'i! n\u2019est pas indifférent de semer dans one prairie ose de four ee ee 30 {fous les gobres de gruminées pour servir à la création -\u2014 ;d\u2019ane prairie.Les uns préfèrent nne terre grasse (ar- Total des dépenses de la ferme.525 |gile); les aatres un rol sec ou sablonneux ; d'autres Total des ventes.1527 | enooro, une terre humide ou même inondée temporai- Balanes.ccoees rane sues $1002 |remert Le cultivateur instruit qui cherche un produit, eait qu'il existe un rapport intime entre ls nature du sol et les plantes qu\u2019on y introduit.À une prairie humide, il ne fera pag donner des graminées ie À soue sol tour.Les œufs, les poulets, le lait, le beurre, la viande, joe pommes de terre, le miel, les petite froite et les égumes du jardin peuvent tous être tirés de cette pe- 1 A sol seo Ou silicoux ; à uno prai 3 Mi ¥ i prairi Bite forme, Si lo propriétaire n'est pas en état de faire | beux, des herbes à exigences calcaires où marneuses.d Be d + 3 1 if iront | oyons de Chacune de ces terres demande, pour donner son plus em'êcre de jardin lai lourniront les moy | haut prix, une nature de graminées différentes, II faut prendre un engagé de plus.; ; ati \"all : tré Sur le profit de mille piastres ci-après établi, quel ea een dut otre les puissent répondre pourra t il être économisé ?Cola dépend de la condi- Si un cultivateur n\u2019a ni l'instruction pratique, ni son, des labitudes ou dépenses de Ia famille.TI cout.l\u2019inatruction théorique nécessaires pour cho sir les aveo une petite famille, pont par ane bonne adminis.| BF2ines des plantes qu'il loi sors plus avantageux de J : produire, et pour toutes antres questions agricoles qui tration, économiser dix par cent du capital investi en vent 50 .ses ; a us présenter, comment se tirera-t-il d'embar- dans la ferme et le bétail, caloulé à raison de $100 Be ?Rien de plus facile our lui, s\u2019il veut s\u2019en donner ar arpent, tout compris.Dans les chiffres ci-dessus Ne \u20ac ; a ; il n'y : point do culture spéciale, ot cette ferme ne pL oy conoalesent docs l'aménagement d'une demande aucune convaissance particulière.Il suffit prairie; il eufft de fréquenter les réunions des de savoir tirer avantngeusement parti de tout eur la ; .A \u2018 : cercles agricoles où ces questions sont discutées et ferme, par un travail constant et de l'économie.Dans approfondies ; il suffit d\u2019uppartevir à une société d'a ces conditions, le succès eat à la portée de tous \u2014 griculture où les directeurs font oax mômes l'achat DB, CauzeL, de graines fourragères pour en fire la distribution aux membres d'une telle société.Ces sociétés n\u2019ont Prairies à rétablir.été créées ot constituées que pour aider au progrès, 11 arrive souvent que, pour los prairies que l'on [pour écisirer les oultivatours sur leurs véritables în- veut rétablir, l'ensomencement eut abandonné à la|térêts agricoles et leur donner des conseils dont ils Dature, et l\u2019on eo contente d'y mottre un peu de trèfle, |Ont besoin.Il est pourtant facile de comprendre qu\u2019en luissant| Le cultivateur qui ne peut accomplir convenable au hasard un soin qu'il seruit si facile de prendre|ment sou projet, s'agitii d\u2019apporter sur sa ferme soi-même, on nuit considérublement 4 ses intéréts.|quelques porfeotionnoments, comme d'améliorer ses La grande difficulté ici, c\u2019e:t que les cultivatears, en | prairies, peut s'adresser aux directeurs d'un cercle ger ral, ne connaissent jas eux-mêmes les noms des | agricole et d'une société d\u2019agrioulture, et leur sou.erbes les plus convenables dont ile devraient se pro.mettre ses embarras ; ces diructeurs, quand ils con- eurer les semences.C'est là une lacune qu\u2019il serait à | naîtront In nature du soi à ensemencer et sa situation, la fois très nécessaire et très facile de combler et eur |donneront très certainement une réponse satisfaisante laquelle nous avons souvent attiré l'attention des lec-| à Ja demande qui leor aura été soumise, et ils rendront teurs do In Gazette des Campagnes.ce bon service avec ompressement.Malheureusement Un cultivateu: qui a rompu ou qui veut rompre |on a des sociétés d'agriculture à sa disposition et on une prairie pour la remettre en prairie, où tout autre|ne sait pss y recourir; on oroit qu'elles ne sont sol dont il veut faire uno pâture naturalle, doit l\u2019ense-|creées que pour célébrer une fête annuellement, par Mmencer aven les moilleures graines qui puissent con-|une exhibition de produits, 7enir & son sol, Il y a encore, pour le cultivateur, un autre moyen Les ensemeucementa de prairies se font trop sou-|de se renseigner: c'est de regarder autour de soi, vent, dans beaucoup de fermes, avec des résidus que |dans sa paroisse, et de chercher le cultivateur le plus l\u2019on ee contente de prendre dans les fenils.Ces|entendu en agriculture et d'aller le consulter; nulle graines, on le sait cependant, sont m8'ées d'une [doute que celui-ci ne réponde immédiatement et avec foule d'autres graines provenant de mauvaises herbes, | la plus grande bienveillance, car nous savons que la qui prennent bientôt le dessus sur les bonnes grumi- | fraternitd doit être et soit plus développée, plus géné- nées fourrugères.Le plus souvent on agit ainsi par|rale ailleurs que parmi les cultivateurs; il ne faut Mmesquino économie sans s'occuper des fatale résuliats |donc que vouloir et chercher les conseils pour les Que cette pratique peut entrainer, Au lieu de ces dé-|obtenir.tritue, il vaut iufiniment mieux, il est même de ri-| Eo attendant qu\u2019on mette Ces procédés fort simples Gueur de se procurer de bonnes graines, soit par l\u2019en-|en pratique, nous pouvons dir: avec assurance que, tremise des cercles agricoles ou de nos sociétés d'u-|e'il y à des cultivateurs qui commettent des fautes en griculture, ou de les ucheter chez un grsinier hon- sgrioultare, c\u2019est qu\u2019ils le veulent bion.Qu'on prenne pète.Si on l'aime mieux, on composera soi-même sa la résolution de ne faire une chose à ss Léte quand on GAZETTE DES CAMPAGNES 183 ne gait pas comment s\u2019y prendre ; qu'on sille consulter, que l'on reçoive même un journal d'agriculture, ct l'on ne m«nquora pas de bons avis, \u2014- Choses et autres.Pépinière de M.Augusio Dupuis, Village des Aulnaies, P.Q.\u2014 Tout voyagonr qui passe à St Roch des Antnales, daus les mois de juillet et d'août, peut admirer daus le \u201c village da moulin,\u201d à une petite distance dn fleuve, une des plus belles pépinières qu'il y ait dans la province.C\u2019est un petit paradis terrestre où se trouvent réunies, de chaque côté de longues allées, des massifs d'arbres exotiques, d'arbres fruitiers et d'ornement de toutes sortes, de granda parterres de plantes à baies comprenant les plas belles variétés, et dont les fruits atteignent une grosseur quasi phénomale, de plants d'arbustes à fleurs, eto., etc.Dans tout cet ensemble artistement classé et gronpé, on admire, parmi les arbres d\u2019ornement, le maronuier d'Inde &veo ses lsrges feuilles et ses Lelles touffes coniques de fleurs blanches ; le \u2018\u201c bouleau pleureur \u201d avec see gracienses folloles finement découpées; le tulipier, dont Ja fouille est incomparable de forme et de nuance ; le penplier argenté; le cormier ; les saules pleurenre, les plas magnifiques variétés d\u2019arbres pour orner Jes tombeaux ; ct une foule d\u2019autres encore, d'une beauté admirable.Parmi les arbustes à fenr, rien n\u2019est plus coquet ni plus gracieux qne celui appelé \u201c Boule de neige \u201d (Viberum opulus) ; on admire aussi le chevrefenille de Tartarie, l\u2019hydranges gran diflora, arbuste exotique qui résiste bien à notre climat, le se- rings, l'Epine-visette à feuillage pourpre, etc., ete, Les variétés d'arbres fruitiers sont aussi fort remarquables et ponr la qualité et pour le choix.D'sillenrs, à Pexposition provinciale de l'automne dernier, tout le monde a pu joger de viex les incomparables produits comme fruits, fleurs, plants d'ornements, eto., de la pépivière dont noub parlous, dans les tentes de M.Auguste Dupuis, le propriétaire.; M.Dupuis offre tous les avantages possibles aux acheteurs et vend des arbres fruitiers et d\u2019urnements, blé de semence ete., À des prix ttès modérés.Chaoun peut en juger par ses catalogues, qu'il envoie gratis sur demande.\u2014L'Electeur.Le dlé et les engrais hhosphatés.\u2014Une plante épuise le sol bien moins par ce qu\u2019elle (ai prend que par ce qu\u2019elle ne lui rend pas.À ce titre, le blé ent une des plantes les plus épuisantes, car, du blé, la paille seule retourne au sol, taudis que le grain sort de 1a ferme, emportant avec lui plus de la moitié de acide phoaphorique et les deux tiers de l\u2019azote assimilé par la pla'ite entière.Pour l\u2019azote, le déficit peut être réparé par l\u2018air, le blé puisant dans l\u2019atmosphère une partie de cette substance; mais l\u2019enlèvement de l'acide phosphorique par le grain est une perte sèche qui ne peut étre réparée que par les engrais.Saus doute, il n\u2019y à pus que de la paille dans le famier de ferme ; les déjections des animaux y ajoutent lenr contingent de phosphate, mais ce phosphate 8 6t6 soustrait lni-wéme an domaine par les fourrsges qui nouriiseent le bétail: si bien que l'acide phosphorique demandé aux déjections des animaux, pour compléter la teneur inenffisaute de lu litière fournie par ane partie du domaine, est prie à l\u2019autre partie, c'est-à-dire à Ia prairie On découvre saint Pierre pour couvrir saint Paul; le déficit v\u2019en existe pas moins, et se perpétue de sole de blé en sole de blé, depuis des sidoles, dare nos terres à oéréules.Il ne faut pas s'étonner des effets si remarquables obtenus, depuis quelques années, sur le Llé avec les engrais riches en hosphate.» I y à longtemps qu\u2019en Angleterre et aux Etats-Unis on ww lique au maintien et à l\u2019accroissement des rendements en blé Fac ide phosphorique du commerce à l\u2019état de superphosphate de chaux.\u201cLes superphosphates fabriqués aveo les poudres d'os et les phosphates d\u2019es dégélatinés sont les plus riches, Ces produite, la betterave les réclame ausel bien que le blé, sans nul douts, mais la terre À graina doit eu être plus avide.RECETTES Mastic liquide à froid remplaçant la cire à greffer.la is Il acrive nases souvent ne l\u2019on ne réussit pas dans des azbres fruitiers, daue À ' limpomibliité où l\u2019on est se proonrer de la bonne cire à greffer.Nous pensons être utile à nos lecteurs en leur indiquant une composition qu\u2019ils pourront fabriquer eux-mêmes en pen de temps et svec peu de dépenses.Pour préparer le mastio à froid, on prend: Une partie en poids d\u2019sleool ou whiskey, et cinq parties de résine, la plus Brosse possible.On chauife la résine très lentement, et senle.ment asses pour Is rendre fluide ; puis on verse peu à pen l\u2019alcool en syant roin de remner continuellement.Cette composition resté suffisamment molle pour pouvoir être employée sans aucune préparation, et elle remplace très avantageusement les cires à greffer, solides à la température ordinaire.Emploi préparé à la gomme arabique.Prenez deux onces de belle gomme arabique, réduisez-la en poudre que vous dé rez daus nn pot et sur lequel vous jetterez une chopine d\u2019eau bouillante, couvrez lo pot et | ainsi douze heures, après quoi, vous mettrez le liquide dans une bonteille que vous aurez le soin de bien boucher.Unes sail- Jérée de ce liquide par chopine d'emploi avft pour donner au linge toute la benuté dn linge neuf, particulièrement pour les collets et les devants de chemisen.Blé de semence Reçu directement de MANITOBA Variété 1a plus productive.C'est an blé d\u2019avance, très net et de terre forte.PRIX PAR SAC DE 120 LIVRES : #3.25, livrable à la station St Roch.Les seorétaires des sociétés d'agriculture sont priés de correspondre.Quelques sacs de BLÉ DE LA MER NOIRE à vendre.AUGUSTE DUPUIS, Village des Aclnaies, Comté de l'Islet, P.Q.ES\" Catalogues d'arbres fruitiers et dl\u2019ornement envoyée gratis sur demande.29 mars 1888.\u20142 AVIS.Je soussigué informe qu\u2019à l'aveuir je ne serai responsable d'ancune dette coutractée en mon nom chez les marchands ou aillenrs, sans one autorisation par écrit on verbale de ma art.p DANIEL LEBEL, cultivateur, Ste Anue de la Pocatière.Ste Aune de la Pocatière, 29 mars 1868,\u20144 Ferme-modèle du Collège de Ste-Anne, A vendre à la ferme-modèle du Collège de Ste-Anne: Voaux Ayrshires, avec ou sans pedigree, 8'adresser & JOSEPH ROY, Chef de pratique.20 mars 1868.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL 184 GAZETTE DES CAMPAGNES Le soussigné offre en vente deux mille chaudières à sucre, faites en ferblanc de première qualité, aveo couvert; ce qui est de In plus grande importance, puisque couvertes, on empêche la neige, ls pluie, les feuilles, les bouts de branches, etc, et toutes autres matières nuisibles de tomber dans les chau- didres.Au moyen de ces chaudières et autres soins de fabrios- tion, le sonssigné » toujours obtenu pour son sucre le premier prix aux expositions sgricoles du comté de Kamouraska Ces chaudières, en très bon ordre, seront vendues à bas prix et livrables immédiatoment à la Station de Ste Hélène.Sadresser à JOSEPH KOY, à Ste Hélène de Komouraeks, P.Q 22 mares 1888, \u2014 æINSTRUMENT UTILE AUX CULTIVATEURS, Ww Wrench, marteau ethache à ln fois.A vendre pur le soussigné, un wrench auquel peut être adapté une hache on un matteau, euivant le besoin.Ce wrench pent dévisser tous les écroue, rouds où carrée, quelqu\u2019en soit la grosseur, des instruments d'agriculture, voitures, etc.Peux morceaux, marteau et hache, qui no Bgarent pas dans la vignette, accompagnent ce wrench et peuvent être adaptés à cet ivstrument, au besoin.C\u2019est un instrument indispensable aux propriétaires d'instraments d\u2019agricalture, de môme qu'aux voyageurs.Le eouseigné expédiera par ls malle, franc de port, ce wrench, avec marteau et hache, au prix de 76 Ct#, à ceux lui en feront la demande.HECTOR A.PROULX, Bureau de la Gasectie des Campagnes.A VENDRE GRAINES DE TABAC, (Récolte de 1087.) Petit Canadien «\u201c Havane vouncercr000 % cts paquet.50 cts once, ou Tabac Canelle \u2018White barley (tabao blanco) 356 ots \u201c 75 ots Kentucky (tabac brun) 35 cts \" 7506 « Connecticut seed loaf « \u201c cs \u201c 60 cts Toutes les commandes par la malle doivent être aoccompa- gnéos d'argent ou timbre-poste de 1, 2 ou Scentins, M.Foucher prendra aussi des contrats pour fouruir aux marchands n'importe quelle quantité de tabac en feuilles.Adressez : \u201c PLANTATION FOUCHER \u201d St Jacques de l\u2019Achigan, Co .9 févrler 1828.\u2014 maté Montoaim CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1887-Arrangement pour a saison d'hiver-1888.28 novembre 1367, les trains de ce chemin Le et après lundi, r de Ste Anne (le dimanche excepté) partiront de la Station comme suit : Pour Lévis.\u2026-0.Pour Halifax et St-Jea Pour Lévis.Pour Lévis.Pour la Rivière- up.Pour la Rividre-du-Loap.\u2019Pous les trains marchent sur l\u2019heare du temps convention nel de l\u2019Est.D, POTTINGER, Fnrintendant en chef Bareau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 26 novembre 1887.OUVELLE INVENTION 4% Pas de Mal de Manes / de hètre ont été sciées par un cures de temps.Des centaines do personnes ont scié de 5 À 6 cordes chague Jour.C\u2019est \u201caxactement\u201d\u2019 ce dant chaque fermier et bicheron a besoin.Le premter ordre de oo Le fabriquoms daia 6 Car le t er, Nous fabriquons ° us, Brion pour \u2018avoir 1e Catalogue Illustré, envoi: s.ING SAWING MACHINE Etes ETS CAES MATTE 16 février 1888,\u201410 Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & FRERE \u2014)ooo{\u2014 Cette exploitation agricole a obtenu, à la dernière expost-e tion provinciale : 7 cordes et homme, en Ÿ L Un diplôme pour le meilleur troupeau de vaches canadiennes.II.Le premier prix pour ls meilleure vache laitière canadienne de quatre ans et plus.HI.Le premier prix pour la meilleure taure canadienne de trois ans.IV.Le premier prix pour la meilleure génisse canadienne, V.Le premier prix pour la meilleure génisse au-dessus de six mois, VI.Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de trois aus.VIL.Le premier prix pout le meilleur taureau canadien de tout Age.VIII.Le second prix dans la classe des taureaux Jersey pur sang, au-dessus de quatre ans.IX.Le second prix dans la classe des taureaux canadiens d'un an.: SPÉCIALITÉ \u2014 Elevage du bétail Canadien en vue de la production du beurre.4 A vendre, en ce moment, un TAUREAU Jxnsey, Gumisses off TAUREAU de l'an dernier, quelques VEAUX du printemps mâles et femelles.3 novembre 1887, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.