Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 18 avril 1889, jeudi 18 avril 1889
[" XXVI Ste-Anne de ls Pocatière, P.Q.1P avril 19/9 No.23 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du 1er de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l'année.On ne \u2019abonne pas moins que pour au sn.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureuu du souesigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d\u2019abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; si non, l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré môme le refus de 1a Gasette au Bureau de Poste.Toxt ce qui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit être adressé à FirmIN H.PRouzx, Rédacteur-Propriétaire» Gérant Hector A.Proulx.Tout ce qui enncerne les abonnements à la Gazette des Campa et les annonces à être publiées dans os journal, doit être adressé à Hector A.Proulx, Géraut, ANNONCES Premidre insertion.10 centine par ligne Deuxidme insertion, - 3 ceutins par ligue Pour anvonce à long terme, conditions libé rales.Ceux qui désirent s'adresser tout partioulià- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d\u2019agricalture, etc, ete, trouve out avantageux d\u2019annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : $1 PAR AX Si la guerre est la dernière raieon des penples, l\u2019agrioulture doit en être la première.Emparons-nous du aol, si nous vonlons conserver notre nationalité, ABONNEMENT UPAR aN SOMMAIRE Revue de la Semaine : Le \u2018\u201c Haras National \u201d sous la direction de l\u2019honorable M.Louis Besubien, à Montréal.\u2014La di-tribu- tion des graius de semen.e aux colons pauvres et veute de grains de semence aux cultivateurs gni désirent en #cheter.\u2014Nécrologie : Révérend M.Pierre Divrine, auclen curé de St-Albau.Caueerie agricole : Procédés à suivre ponr la\u2019 plantation dea arbres, et purtionlidrement ceux à fruits, Sujets divers : La populution rurale da la province de Québec.\u2014Les semences.\u2014 Résultats avantageux obteuus par te drainage des terrrs huwives.\u2014Moyen ue détruire le chiendent.\u2014Moyen de détruire les chardons des champs.\u2014 Matières propres à être formées en engruis.\u2014Le yaveage à l'égard du cheval, Uhoses et autres: Ne pan s\u2019endetter pour agrandir son do- muive.\u2014Buussole du cultivateur.\u2014 Le commerce d\u2019exporta- tiou du sucre d'érable.Recettes : Le vinaire pour les hémorragies.\u2014Muyen d'obtenir de beaux fruits et en quantité.REVUB DE LA SEMAINE Haras national à Montréal.- Nous lisons dana L'Electeur : *\u201c Sur l\u2019iuvitution de l\u2019honorable M.Louis Beaubien, les représentants de la presse de Montréal, se sout rendus, mardi, le 9 avril, aux bureaux de MM.Hutchinson et Steele, architectes, où étnient exposés les plans des constructions qui doivent être érigées par la compagnie du baras national.L\u2019honorable M.Rhodes, commissnire de l\u2019agriculture, était présent.« M.Beaubien expliqua alors très brièvement le but du haras national et les mesures prises pour son établissement.Jusqu'ici les sociétés d\u2019agriculture qui désirnient avoir un étalon, étaient furcées de l'acheter et de l\u2019entretenir, c\u2019est-à-dire d\u2019encourir des dépenses considérables pour la plupart de ces sociétés.La vonpaguie du baras nutional se propose de venir à leur aide, en leur affermant, à des conditions avantageuses des étalons des meilleures races françaises.Dans ce but, M.Beaubien a fait des arrangements avec In société hippique d\u2019exportation et d'élevage de Paris, pour l'érection en société d\u2019écuries magnifiques sur ea ferme d'Outremont.\u2018 L'association nouvelle n un enpital de $100,000 ef vien ne sera épargué pour mener l'entreprise à b nne fin.Les écuries nuvont 180 x 58 pieds de dimension et trois étages de hauteur.Cinquante étalons normauds, percho - rous et bretons y seront logés dans des boxes spacieux, \u201d Tous ceux qui s'intéressent à l'élevage des chevaux durs notre puys applaudiront à ce mouvement de In part de l\u2019honurable M, Benubien, dans le but d'établir un haras national depuis longtemps à l\u2019état de projet, ct nous ne dontons pus qu'il regoive le plus grand encouragement possible de ceux qui ont à cœur l'amélioration de notre race chevaline.C\u2019est par l\u2019établissement d\u2019un haras ua- tional que l'élevage se forn dans les meilleures conditions possibles ayant pour point de départ des chevaux appropriés à nos besoits, et où ces animaux serout couftés à des(persunues qui ont une connaissance spéciale de 1%.lovage des chevaux.Ce buras national, nous n\u2019en dontons pas, donnera occasion à l'étublissement d\u2019une écule où un certain nombre de Jeunes gens pourront recevoir une éducation hippique eb auxquels sornient livrés des brevets de capacité pour le diessnge des chevaux.On crécrait pour ces jeunes gens des carrières utiles, fructueuses, et on rendrait un service signalé à tous cenx qui possèdent des chevaux de sol où d\u2019attclnge.Nous atteindrons ce but en réunissant au horus national tous les éléments de li question chevaline, au double point de vue théorique et pratique des hommes et des chevaux.Les jeunes gens muni d\u2019un brevet de capacité auraient, sans aucun doute, necueillis favorablement, et par leurs connaissances hippiques, pur les bons svine qu\u2019ils ne cesseraient de donuer aux chevaux, ils contribuernient largement à l\u2019nméliors- tion d\u2019une ludustrie pouvant rapporter de grands profite.'Fant vaut l'homme, tant vaut le cheval.H ue L)-jede, \u2018urromnenr mn 0990 ep jus 169 GAZETTE DES CAMPAGNES LES GRAINS DE SEMENCE.Aide aux colons pauvres.Le comité nommé pour In distribution gratuite des grains de semenco aux colons pauvres acheté de MM.Pennée et Tanguay, marchands de Québec, les grains qui devront être fournis dans les diocèser de Québec, Rimouski et Chicoutimi.Le comité n fait en outre, des arrangements avec les fournisseurs pour qu\u2019ils vendent en même temps des graine à ceux qui désireraient en acheter.La lettre circulaire qui suit a été en conséquence adressée à tous les prêtres ct curés do ces trois diocèses : Monsieur le curé, Le comité, présidé par Son Emineuce le Cardinal et chargé de ln distribution des grains de eemence aux colons pauvres, & passé avec Dous un contrat par lequel nous somines obligés de fournir ce grain aux prix sui vants : Blé \u2014lère qualité.$1.50 Avoine blanche *¢ .0.50 Pois Horna 1.00 Orge LS 0.75 Nous sommes obligés pour ces prix de délivrer le grain a la station du chemin de fer la plus veisive où au port de mer le plus proche du lieu de destination du grain sans aucune charge pour {ret ni tronspert, Mais le contrat que nous avons passé pour Ju fourni- niture du grain aux pauvres exige que nous nyona aussi du même grain rendu sur les licux pour vendre à ceux qui sont capables d'en acheter, et qui désirent le faire aux mêmes prix que celui auquel nous vendrons au comité.Le comité a considéré qu\u2019il était important de fournir du grain de cette excellente qualité à des prix auesi avantageux À tous ceux qui voudraient en ncheter pour renouveler la qualité du grain dans ls province et l\u2019améliorer.En conséquence, #\u2019il y a des gens de votre paroisse qui désirent acheter du ce grain, et s'il n\u2019y a personne chez vous qui désire en vendre ou soit en position de le faire, voulez-vous avoir la bouté de fuive signer dimanche prochain après la messe à ceux qui veulent en acheter, lo document ci-inclus et nous le transmettre ensuite afin que nous aclictions le grain et le fussions trunsmettre aussitôt possible à la station ou port de mer la plus voisine de votre paruisse.Nous avons l\u2019honneur d\u2019être, Vos bien dévoués, FuaNk PENNER, Groraz TANGUAY.Les faits mentionnés dans cette circulaire sont exacts.L.P.Sirois.N.P., Becrétaire du Comité.Le comité a décidé que les demandes de cette nature pourraient être transmises d'ici au ler mai.Nous lisons, & ce sujet, dans le Courrier du Canada : « Ainsi les grains de semence doivent dtre distribués gratuitement 4 tous les cultivateurs des dioceses de Québec, Chicoutimi et Rimouski, trop pauvres pour s\u2019en procurer autremeut.\u201cOutre cette distribution gratuite, les fournisseurs avec qui le comité a fait sun contrat, s'engagent à fournir les graine aux prix mentionnés daus la circulaire plus hant publiée, à tous ceux qui désireront en acheter.* On constatern que les prix indiqués dans lu circulaire, rectifient quelques-uus de ceux que nous avons si- goalés hier.* Si l\u2019on considère encore ces prix trop élevés, on est parfaitement libre de ne pas acheter les grains Jout on & besoin, des fournisseurs du comité.* Maia le comité désire frire remarquer que l\u2019échelle de prix acceptée par lui, n\u2019est pas très élevée, si l\u2019on tient compte des frais de transport et de livraieon aux différentes stations et ports de mer, \u201c Enfin nous tenons à informer le public que le comité présidé par Son Eminence à la direction absolue de cette distribution des graîns de remence.\u201d |] Nécrologie.Révérend M.Pierre Dionne ancien ouré de St-Alban, dans le comté de Portneuf La mort depuis quelque temps fait de nombreuses vice times daus le clergé de l\u2019urchidiocèse de Québec.Ses coups toujours terribles, semblent frapper partieulière- ment, duns ces jours de deuil, ceux dont les hautes qualités pourraient encore rendre des services éminents.Tout récemment, Québec pleurait la perte d\u2019un prêtre sur qui la piété et la charité se personnifinit parfaitement, Aujourd'hui, nous déplorone la mort du Rév, M.Pierre Dionte, ancien curé de St-Alban, décédé, sumedi le 30 mars, & St-Jean, Ile d'Orléans.11 est impossible d\u2019exprimer la douleur dans lequel ce triste événement à plongé les varoissiens de St Alban.Oh! non, carily a de ces choses que le cœur bumuin ressent bien, mais qu'il ne peut communiquer par le langage.Monsieur Dionne était né à la Rivière-Ouelle, en 1826.C'est au collège de Ste-Anne, que ce saint prêtre passa les premières nnunées de sa jeunesse.Il s\u2019attira par ses manières franches et ngréubles, l\u2019estime de tous ses com- paghñons.Admis plus tard daus les rangs du clergé, on ne craigait pus de lui confier, tout jenne encore, lu paroisse de St-Albau, dont il à été le premier curé.Oh ! c'est là, que son grand cœur s6 montre à découvert, que ses veitus et ses talents administratila se manifestent.11 n\u2019y a rien qu'il n\u2019entreprenait pour cette jeune pnroisse qu\u2019il a porté à cet état florissaut où elle est aujourd\u2019hui, Enfin, après vingt-cinq ans de inbeur et de travaux de tout genre, il est forcé de s0 retirer, pour refaire un peu sa santé délubrée, et ce fut la puroisse de St-Jean, qui eut le bonheur de le revoir, et mêne colui de cou- server ses cendres qu\u2019il vient de rendre à lu terre, Les paroissiens de St-Albun ont vivement manifesté GAZETTE DES CAMPAGNES 170 le désir do posséder an milieu d\u2019eux, les dépouilles de lenr vénéré pasteur, mnis cette faveur fut refisée.Les funérailles ont eu lien le 3 avril ; la foule était immense, tellement que l'église pouvait À peiue toute In contenir.Ce concours extraordinaire suffit à lui seul pour Prueurer l\u2019estime dont jouisenit cet homme de bien.Les décorations étaient aplendides, tout avait 616 préparé avec goût, sous l'habile direction de M.L.Mayrand, curé de In paroisse.Messieurs les curés de l'Ile avaient bien voulu se rendre In veille, pour escorter juaqu\u2019à lé- Blise, les restes de leur ami, et chanter en chœur l'office des morts pour le repos de son me.Le corps était porté par MM.les marguillers de St-Jean.La levée fut faits pnr le Rév.M.La Gagnon ; et lo Rév.M.W.Blais, officia, accompagué des RR.MM.J.E.Leclerc et J.W.Perron, fuisunt les fonctions de diacre et sous-diacre.Outre les membres du clergé déjà nommés, on remarquait au chœur, les RR.MM.Chas Hallée, Henri PAquet et Lactance Mayrand.Nous prious la famille de vouloir bien accepter nos plus sincères condoléances.R.LP.UN Ant.EE CEE CAUSBRIE AGRICOLE PROCÉDÉS À SUIVRE POUR LA PLANTATION DES ARBRES, ET PARTICULIÈRMENT CEUX À FRUITS, S'il est un sujetd lu fois important et utile, c'est la plantation des arbres dont on attend les plus douces Jouissances, où des récoltes qui viennent augmenter d\u2019une manière aussi pl'écieuse nos ressources alimentaires.Cependant le plus grand nombre de cultivateurs exéeutent cette opération avec peu de svins, et sont réduits à recommencer plusieurs fois une entreprise qui, bien conduite d\u2019abord, eÂût réussi complèt-ment.Pendant ce temps les années s'écoulent.et l'on atteint le terme fatal sans avoir obtenn ane justs indemnité de ses dépenses.En culture d\u2019ailleurs, In chose qu'il fant le mieux employer c'est le temps, ot uno plantation qui ne réussit pas est non-seulement uno porte réelle, mais elie recule 16.poque de la jouissance d'une fiçon irrémédiable, contre laquelle l\u2019argent même est sans effet, Il est une puissunce devant laquelle l\u2019intelligence du eultivateur doit toujours s'humilier ; cette puissance.c'est la nature qui procède invarinblement, et nous indique ce que nous devons faire, quand nous savons observer an marche et limiter fidèlement.IL est vrai que In nature ne plaute pas, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne change pas de place l'arbre qu\u2019elle n produit de semis, mais elle ne nous offre pas moins les indications certaines à suivre et dont nous ne nous écartons qu'avec préjudice.Ainsi quand nons déplantons un arbre bien venant, nous avons In certitude que In place qu'il secupait ot ln manidro dont il y était écabli était parfaitement appro- prides & son erpdee et A srs besoins, et nous nvons une forte présomption qu'on le replantant dans d-8 conditions identiques, nous lui conserveruns sn vigueur et sa santé, Tout l'art de la plantation consiste douc dans cette facile remaique, et l'on avouera qu\u2019il ne faut pas être sorcier pour devenir bon planteur, L'arbre qu\u2019on déplante, st non qu\u2019on arrache, comme on le dit communément, mérite d'être examiné sous le l'apport de ses racines, de son collet, de son tronc et de ses branches.Chacune do ces parties west développée selon Lu volonté de lu nature dans l\u2019individu venu de graine ; il est donc essentiel, si l\u2019on veut qu\u2019elles remplissent leurs fonctions, de les disposer daus lu transplantation absolument de la même manière.Cependant la plupart des auteurs, d'ailleurs fors recommandables, qui ont écrit sur ce sujet, se sont singulièrement éloignés des indications naturelles.Olivier de Serres, ce patriarche de l\u2019agriculture, est celui qui sen est lo plus rapproché, car il a prescrit de ne planter les arbres qu\u2019à environ six pouces, encore dans les terrains sablu.neux et légers.Tous les autres, et Dulamel lui-même, indiquent un pied au moins, et plus si In nature du so) est plus légère.M.Noisetlo, daus son Manuel du jardinier, dit que généralement il futt n'enterrer jusqu'au colle : cependant, ajouta-t-il, \u201c Cette règle offre bexucoup d'exceptions : il est telle espèce qui veut voir sa racine, comme disent lez jardinieïs ; telle autre se trouve bien enterrée pro- foudément.On pout douner comme règle ordinaire que les arbres À tissu lâche eb mou, reprenant aisément de boutures, ne craignent pas d'étre enterrées au-dessus du collet, surtout les judividus obtenus de boutures.Ceux à fibres sèches, dures et fragiles, veulent avoir leur collet toujours découvert, et môme quelquefois In base de leurs grosses racines.Malgré ces opinions contraires, on pent établir pour règle invariable durs In trausplantation, le mainties du collet au niveau du sol.Ce précepte, le Plus essentiel, peut être appuyé par les faits et les raisonnements ca- vables de produire la conviction.Qu'est-ce d'abord que le collet 1 c'est lo point de rencontre ou de jonction entre le tronc et les racines.Ce point peut être plus ou moins élevé, selon la nature des végétaux et la manière dont In graine à été somée ; car, Blpposous que celle-ci ait été plus profondément enterrée, lu plumule aura en plus d'efforts et plus de chemin à faire pour sortir de terre, et conréquemment le collet sera plus éloigué des racines que lorsque In graine aura été semnéu À fleur de terre.Loreque In plumule a surpassé le aol, la partie qui se trouve à l'air s\u2019endurcit et forme an tige ; celle qui uat enterrée reste molle par la privation de la lumière, et se trouve plus propre à émettre les fibres qui constituent les racines, Aussi, l'endurcissement de la tige nérienne ressorrant les tissus, tandis qu\u2019il ya relichement dans lu tige souterraine, il se forme à l\u2019endroit qu\u2019on appelle le collet an empâtoment d'abord peu sensible, mais qui croît à mesure que l\u2019arbre grandit, C\u2019est de cet empât-ment, où ln sève afflue en abondance et an trouve nriêtés par le resserrement de la tige, que partent toutes les racines produites par l\u2019excès de sève qui cherche à vouvrir un passage.| Le jeune arbre, ninsi établi, jouit de tous les organes . 131 GAZELTK VES OAMPAGNES nécensaires ; il n'a plus & en former de nouvenux, il n'n besoin que de lea entretenir, en suivant les phases de sa végétation : il est conséquemment dans l'état le plus favorable à ea prospérité.Ce serait donc folie de porter le trouble dans cetto vie régulière en ne remplagant pas I'isdivida dans les conditions que Pon fait naitre, Voyons un peu ce qui arrivernit dans les doux cas que nots allons supposer, l\u2019un de la plantation trop peu pro- foude.l\u2019autre de la plantation trop enterrée.Daus le premier cux, ln partie supérieure des raciner se contracte par influence de ue et de la himière ; et, suivant le can, elle se desséehe au point de ne plus permettre le pussnge aux fluides séveux vninement ponpés dans le sol par les suçoirs des racines flbr-uses Si l'air ent froid, ces parties précédemment entervées, et conséquemment bi-n plus sensibles, peuvent être désorganisées promplement, Supposons que malgié ces désordres l'arbre pari vienne à s'établir dans sn nouvelle place, grâce aux racines du centre guanties par celles de lu circonférence, eA reprise sera toujours précédée d'au état de langueur qui durera autant de temps qu\u2019il en faudra pour ln formation d\u2019un nouveau collet inférieur au premier, et P- ur que la partie supérieure des snvines en contael avec l'uir s\u2019eudarcisse au même degré que le tronc, et soit devenue suffisumment iusensible À »es variations.Indépendammeut des maludies organiques qui peuvent naître, par la suite, du malaise dans lequel s\u2019est trouvé l\u2019arbre, son développement est au moins retardé d'un au ou deux, l'épuque de lu jouissance d'autant, et ces ibconvénients sont les woindres qu'on ait À ciaindre.Dans Je second cus oll le collet se trouve, enterié, les dangers sont plus graves encore, el cepeudunt c'est la pratique la plus généralement conseillée.Duns cette si- tuntion, les racines, ne secevant plus les influences at- mosplidiiques qui aidaient leur netion aspirante, cessent de fonctionuer 3 In portion du trone enterrée ne peut émettre de nouvelles racines qu\u2019après un temps d'autant plus long, que l\u2019nbre est plus âgé et sun tissu plus serré ; si cette émission a liou, l'arbre reprend enfin pour quelque temps, parce que la mortalité s\u2019empnre des auciennes racines et établit an centre de Lu base de l'arbre un foyer d'infection qui le fait périr 1Ôt vu tard.Ou conçoit que daus cette opération on fait des Loutures ¢t non des plantations, et que la reprise serait plus certiine en Rupprimant toutes les racines jusqu'au collet, parce que l'arbre n'aurait à sapporeer que In crise ocen- sionnée par l'émission des rucines, ot n'aurait pus à combattre le malaise causé par lu pourriture des anciennes.Pour prouver l'exactitude de Ces faits, nous citons les termes mêmes de Dnlmmel : 11 dit, dans eon Traité des semis et plantations : \u201c 11 est d'expérience que les arbres bien euterrés lunguissent jusqu'à ce qu\u2019il se aoit développé de nouvelles racines plus élevées, et comme il y n des arbres qni ont peu de dispositions à produire des racines par leur tronc, ils dépérissent peu à peu ; d\u2019aille ra les rucites qui se développent près de la anpuificie, ne manquent pas d'épuiser celles qui sont plus avant en terre ; les arbres ninsi plantés sont presque dans le cas de ceux q.'ou élève du bouture : ils lunguissent jusqu'à mr cr ce que les nouvelles racines se soient sufflanmment éten- tes.Joiguons à cela que ln terre de la superficie étant toujours In meillenre, les racines qui sy répanient ramassent plus do sues quand on les place dans une terre moins fertile ; enfin il paraît qu\u2019il faut, pour que la végétation s'opère bien, que la terre qui environne les racines ot les racines elles-mêmes, éprouvent un certain dégré de chaleur.\u201d Des expériences plus concluantea encore que les raisonnements de lu pratique sont venus confirmer le prin- eipe de la plantation des arbres avec le coller au niveau de In terre.Pour cela on en à planté plusieurs comparativement A des profomlenis inégales ; ceux dont le collet a 6té maintenu rez-de-terre, l\u2019ont immédiatement emporté aur lenrs rivaux, dont le dépériesement s'est montré en rapport direet avec le degré d\u2019enfoncement en, terre.Mais comme il aurait pu arriver que toute antre cause eût produit la sup riorité de végétation dune les premiers, on a rechargé leur base de terre, du façon à ce qu'elle se trouvit & une égale profondeur gue les plas enterrées, et dans In môme année nne langueur très remarquable s'est empnrée d'eux ; l\u2019année suivante on les à déchnussées, et bientôt In vigueur de leur végétation à prouvé qu'on les avait rendus à leur état normal.Nous croyons en avoir dit assez pour convaincre nos lecteurs de la nécessité de mnintenir les collets des arbres au niveau du sol, te: enfin qu\u2019il était dans la pépinière.Nous ne dirons rien de l\u2019enfoneement d'un arbre jusqu\u2019à la greffe, parce qu'on ne doit pas ignorer qu\u2019en agissant ainsi nous perdrions les avantages de lu greffe, faire un frane de pied par les racines qu\u2019il émet du Lourrelet de in greffe, et qu'autre la lenteur de sa fructification il porte un germe de destruction dans la partie da sujet qui trop enterrée finit par pourrir.\u2014(À euivre.) \u2014_\u2014\u2014 La population rurale.La population rurale de la province de Québec a-t-elle augments de 1851 3 18861 Un examen attentif des tableaux du recensement de 18-1 et la compainison de ces tableaux avec les rapports wuvicipaux pour 18:G nous autorisent à croire que le mouvement d'émigration dans cet intervalle de cing ans uous n fait perdre plusieurs milliers de nos compatriotes.Le dépeuplement pnraît avoir porté plus particulière- meut dans les districts ruraux.Si l'on veut savoir dans quelles proportions, nous dirons que sur ce point il y a divergence d'opinions et différence notable dans les caleuls.Ainsi, pendant que la Patrie cetime à 239,767 le nombre de personnes qui, dans un intervalle de cinq années.ont déserté nos campagnes pour aller tenter fortune ailleurs, le Free Press d'Ottawa dit que l'exode de nos compatriotes n\u2019a pas dépnesé 45,000, Voici, au reste, In réflexion du Free Press au sujet de cette diminution dans ln population rurale et nons cro- yous que le Free Press est lo plus près de In vérité que La Patrie : M.B.Sulte, l'abbé Tunguay et d'autres autorités, dit- GAZRTTE DES CAMPAGNES 178 il, disent que 1» moyenne de l'accroissement nnturel de la Population dans le Bus-Canada est d'environ quatre pour cent par année, ou, en d'autres termes, que ln population doit doubler, par augmentation naturelle, tous les vingt- eing aos.Cela étant, l'augmentation naturelle dans la Population des comtés ruraux de Québec durant les cit aunées finissant avec 1886\u2014étunt donné Une population de 1,147,127 en 18&!\u2014devruit être de 220.405.Or, les derniers rapports municipnux, si on les compare À ln stu- tistique de 1841, montrent une diminution do 45,640.Ainsi donc, daus lu période qui s'est éconiéo entre 1881 et 1rdti\u2014c'est-à-dire cinq aunées\u2014la province de Québec N'a pas uniquement perdu le surplus dû à l\u2019accroissement naturel de la population, mais encore 45,367 autres per- BUDDes.Si Pon demande maintenant au profit de quel paya s'est opéré ce dépeuplement, nous n\u2019hésitons pus à dive avec le Free Press que la presque totalité de ceux qui out quitté nos belles conpgues sont allés se fix.r daus les Etats de Ia Nouvelle-Angleterie,\u20141\u2019 Evénement\u2014\u2014\u2014 Les semences.L'arrivée du printemps fait penser au cultivateur que l\u2019époque des grauds travaux approche et qu\u2019il doit ge 16- unir prêt, dès à présent, pour effecturr ses ensemencements dape le meilleur temps possible et avec toute la rapidité désirable.C\u2019est, en effet, de l'ensemencement, de in maniére dont il à été exécuté, de l\u2019état du sol nu moment de son exécution, que dépend en grande partie le succès ou la non réussite de la récolte.Evidemment, un chnup peut avoir été ensemencé dans les meilleures conditions ec ne pas rapporter cependaut tout ce qu\u2019il aurait dû rapporter ; pendant touto la duree de la végétation, la plante qui se développe a une foule d'eunemis À craindre, et contre lesquels le cultivateur est impuissant.Mais duns les conditions ordinaires, de deux champs également fertiles et également travuillés, soumis aux mêmes influences atmosphériques, celui qui portera lu meilleure récolte seru celui qui aura été eusemencé dans les meilleures cosdi- tions.La première chose qu'il importe de considérer dans les ensemencements est l'époque à luquelle, eu règle géné- rule, ils doivent être faits.Il est évident, tout d'abord qu\u201d cst impossible de donner une 1ègle fixe : L'époque de l\u2019ensemencument varie von seulement avec lu outure des plantes cultivées, avec ln variété, mais aussi avec le climat, avec le sol, sunature, sa composition, son exposition, etc.Le principe qui peut cependant être posé, principe ad- is et enseigné par toutes les uutorités en matière d'u- grieulture, est celui-ci : Les pluntes donnent un rendement en grain d'autant plus considérable que la suisou végétative est plus longue.Partuut de 1d, il est facile de détruire cette règle rela- tiveut appliquabie partout et daus toutes les conditions : Les euremencements doivent être faits le plus tôt et le plus vite possible.C'est surtout au Caunda, et plus particulièrement dans la province de Québec, qu\u2019il importe de ne pas oublier ce principe.Le temps peudant lequel les plauies végè- tent sur le sol est excessivement court et un retard d\u2019une d\u2019une ou deux semaines nu moment dus semailles peut produire une différence considéruble dans le rendement de la récolte.En Europe, comme dans certains états des Etats-Unis, les cultivateurs out l'avantage de pouvoir opérer leurs enacmencements à deux époques différentes de l\u2019aunée : en nutomne et nu prin emps.Le travail se trouve ainsi plns divisé, mienx réparti et chaque opération peut être mieux laite et temps opportun.En nutomne on sème la Plus grande partie des grains, le blé, l\u2019uvoine, le seigle, vte.justement parce que l\u2019on suit très bien que le rendement de ces ensemuncements d'automne est toujours de beaucoup supérieur à celui des ensemencements de printemps.Ceci est done la plus claire démonstration de la vérité du principe que nous avons énoncé plus bout.Au printemps, c\u2019est le tour de toutes les plantes fourragères et celles-ci encore sont semées dès que le sul est suffisamment préparé et que les fortes gelées ue sont plus à craindre, Etre toujours prêts, tel peut être donc le résumé de ces conrtes observations.Fuire bien et surtout faire vite, telle doit être lu divise du cultivateur à Pupproche des ensomencements.\u2014 Le Courrier de St-Hyacinthe.Le cultivateur soigneux voit dans In semaille de ses plantes une des opérations les plus importantes de sa pratique ; il veille scrupuleusement à se qu\u2019elle suit faite dane toutes les conditions qu'il croit bounes et utiles.S'il tient à participer lui-même nux travaux manuels de l'exploitation de la ferme, ce sont les tiavaux des semailles qu\u2019il choisit afin d\u2019être assuré qu\u2019ils seront bien faits.On ne peut jumais trop réfléchir aux conditions qui fout len bonnes semuailles et de les mettre en pratique.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Résultats avantageux obtenus par le drainage des terres humides.On a toujours reconnu et coustaté les heurenx effets de l'assainissement des terres humides, mais lee bénéfices que l'un obtient d'une terre bien drainée ne sont pas toujours immédints, ile sont rarement sensibles avnat deux unpées révolues, daus les svls tiès argileux et humides.Dang les levraius légers, les offets peuvent ee faire remarquer dès lu pronière année, lorsque les terres out été drainées à l'automne, Une forte sécheresse d'été fend la terre dans toute ex profoudeur : elle y produit mille petits interstices, pour ainsi dire, invisibles, le labour sous- sol y aide puissumment ; et lorsque les pluies arrivent, In terre se remplit gradusllement commu uve éponge, et Luisse ensuite filtrer l\u2019eau par les joints.Ce travail de la nature une fois terminé, lu terre n\u2019est pilus mouillée, elle n'est qu\u2019huwide ; si l'on en preud une parcelle dune la main ce n\u2019est plus de la boue, c'est de lu pâte.On peut travailler Jo champ dining trois où quatre s6- maines avant Un autre de même nature, mitis non drainé ; les semnilles du printemps ont liea plus tôt : la germica - tion ve fait d'autant mieux que la terre est moins toide, plus accessible aux moindres rayons du avleil et à lu cigs 173 GAZETTE DES CAMPAJNES enlation de l'air.Tont en se raffermissant, lo sol devient plus crofitenx ; les ravines tendent A descencie plus Lis, et par suite, la paille et le grain mûrissent plus (dt, sont d'une vente plus régulière, leur produit plus considérable.Les nvantages, sous ce rapport, gout déjà im- Mmenres ; car ils peuvent facilement donner dès In deuxième ct la troisième années, par une rérolte plus abondante et par une qualité meilleure des produits, de quoi Payer toutes les dépenres du drainage, Si, de plus, l\u2019on veut bien tenir compte du changement qui s'opère dans le sol même, par In disparition d\u2019une humidité excessire, par l\u2019écoulement descaux *tagnantes, par In suppression de tonte acreté dans les éléments de 1n végétation ; si l\u2019on réfléchit à ce que vaut le contact de l'air circulant jusqu'au fond da sol et re condensant dans Jes tuyaux, on reconuaîira sans peine que la terre doit s'améliorer beaucoup et devenir d'autant plus productive que, tout en lui donnant beaucoup d\u2019engrais et de labours profonds sous lo 801 végétal, on aura changé In tempé- Tatuie\u2014\u2014 Moyan de detruire le chiendent.Le chiendent est une plante parasite dans les terres arables.On emploie pour le détiuire, la charrue, la herse, Pextirpateur, ete.Ses racines, qui tracent sdus le soi plutôt qu'elles ne s'enfoncent, résistent rarement dans les temps ordinnires, c\u2019est-à-dire quand les années ne sont pas pluvieuses, à deux où trois Inbours donnés pendant les tempa chauds, Si cependant In terre eat forte, il peut être utile de labourer à l'automne ; les mottes de terre, émiettées par la gelée, se divisent ensuite par les lubours postérieurs et ne protègent pas la mauvaise plante contre les rayons du soleil.Après chaque labour, il faut Laisser le sol en arrêtes, afin qu'il soit plus exposé à In chaleur.Dans les terres légères, il suffit souvent d'une jachère ordinaire et même d\u2019une récolte jachère bien soignée, d\u2019une culture de pommes de terre, pur exemple, your détruire le chiendent, Si l\u2019année est pluviense, le sol humide, lea labours peuvent 8ireusuflisunts: il ne suffit pus de tourner et de retourner le sol, sl faut 1amasser les racines.Dana la culture, on emploie pour cela lu herse, Toutefois le chiendent est moins difficile à détruire que les plantes à racines profondes, ou bulbeuses où tuberculeuses, le chardon des champs, l\u2019avoine à chapolet, etc.Quand on a lieu d'espérer que la terre se desséchera suffisamment pour détruire le chiendent, il y a plus d'inconvénients que d'avantages à se servir de la herse ; enr cet instrument, si on le passe de suite aprèsle Inbour, en nivelant le col et en tasaunt In terre, garantit contre l'uc- tion du volei) les racines qui ne sout ps enlevées, 11 y a, du reste, Intérêt à laisser ces racines daus In terre : après leur deseiccation, elles se décomposent et fonruissent un excellent engrais C\u2019est un trésor, dit Mathieu de Dombasle, qui vaut une récolte enterrée verte.Après avoir ramussé le chiendent, on le jette quelquefois dans la fusse au fumier, ou duns les étubles, pour li- tière.TI faut, dans tous les cas, à cause de la facilité avec laquelle il reprend racine, nttendro qu\u2019il soit décomposé avant de porter le fumier dans les terres, Daus ns campagnes, on laisse je chiendent se perdre sur lea lisièrés des champe, eur le bord des chemins ; mauvaise habitude.C\u2019est un engrais perdu.Souvent même la plante végète et envahit de nouveau Ia terre : on doit au moine Ja brûler pour répandre les cendres sur le sol.Moyen pour détruire les chardons.On coupe In tige des chardons lorsque le temps cst a la pluie, le pied reste en terre, pourrit alors presque toujours, et ne produit pas de rejots, tandis que In végétation deviendrait puissunte si la coupe avait liea dans un temps de sécheresse.\u2014\u2014\u2014 Matières propres à ôtre formées en engrais.Antant par raison de sunté que par raison d'économie, le cultivateur intelligent doit réunir avec soin les matières qui, sur toute la surface de sa propriété, sont susceptibles d'entrer en putréfiction, et les transformer en engrais.Les gnz qui forment la base de la nourriture des plantes sout nuisibles eb même fatals à la sauté des hommes; hydrogéne sulfaré et le gaz acide carbonique, par exemple, sont très dungereux ; ils se dégagent généralement des tranchées d'écoulement, des mares Loueuses et de tous les lieux où les eaux n\u2019ont pus d'écoulement.Leur présence est indiquée par l\u2019impureté de l\u2019air ; tout ce qui chaste le sens et l\u2019udorat est plus ou moins nui- aible à lu aunté, et là où une iwauvaise odeur domine, il ¥ 4 dunger de maladie.Douc le cultivateur qui, désireux de faire la plus grande quantité possible d'engrais, s'efforce den tirer de tous les lieux ou des ordures peuvent s'accumuler, obtient à Ia fois deux résultats utiles: il enrichit aes terres et préserve ea santé et celle de au famille.Les Lulayures d'ap- purtemenis, le raclage des caves, les immondices des cours, les boues dus fossés, les vidunges des mares, les vases d'étang, sont autaut de matieres propres à former «tà dimenter le tas du compost.Réunies et mélangées, puis couvertes d\u2019ave couche de terre par rangs alternatifs, ces matières cessent d'être dangereuses, wais elles deviennent fort utiles.\u2014___ Le pansage à l\u2019égard du cheval.Généralement, dane une ferme, on néglige trop, beaucoup trop, les soins de propreté qu'exige lecheval.Ou ne doit cependant pas ignorer le proverbe qui dit qu\u2019un animal bien pansé est à moitié nourri, et que Je jeu de l\u2019étrille équivaut à un picotin d'avoine, Le pansage rend In peau plus souple, plas fine, la poil Inisnnt, les articüilatione souples, et agit de la manière la plue heureu-e ant |s viguenr, la bonne humeur, le cun- tentement et Ja santé de l\u2019unimal.Sans le pansage, il est pour ainsi dire impossible qu\u2019un cheval se porte bien.Dans tous les cas, il sera chagrin, irritable, wal & Vise, GAZETTE DES CAMPAGNES 174 et ne rendra qu\u2019à contre cœur le service qu\u2019on lui demande.i Exigez done que lo pnneage, quelque pressants que puisse être les travaux de In ferme, soit régulièrement et soigneusement donné, sinon une fois pur jour, nu moins trois fois par semaine.2 rer re Ohoses ot autres, Ne pas s'endetier pour agrandir son domaine \u2014De la part da coltivateur c'est une grande imprudence et se créer nne occasion de malaise, que d\u2019empruntvr de l\u2019argent dans le bat d\u2019a- ! randir l'étendue de sn terre.C'est nine vérité consacrée depuis longtemps par l'expérience, ju\u2018un arpent de 1erre bien cultivé N'a presque pas de limite dans sa production, Le calttvatenr qui a tonjoursen vu: les plus grands profits à obtenir de sa, ferme, préfère toujours une petite ferme à laquelle il pent don- | ner tous Jes soina de cultnre, qu\u2019à une grande ferine qui l\u2018obli- £ernit à négliger le plus souvent les travanx les plus importauts de oultare.! Citons un exemple entre mille : L\u2019engrais que l'on répand : aur deux arpents de terre donnera nécesssirement de meiileurs résnlitâts ei l\u2019on répandait cette même quantité sur un seul ar: ! pont, et los frais d\u2019épandage seraient muine dipendirox, Ancun cultivateur ne peut avantageusement agrandir ss terre, à moirs que ia partie qu\u2019il cultive n'ait acquis le plus grand degré de fertilité, et qu'il ait la certitude de pouvoir ae- sorder les mêmes soins ot d\u2019une twanière profitable à la partie de terre qu'i: veut acheter pour agrandir aon domaine.Boussole du cultivateur.\u2014De même que toutes lea antres branches de l\u2019industrie humaine, l\u2019agriculture à besoin ponr prospérer de produire benuconp et à bon marché; c'est par là seulement que les populations rnrales romplissent leur tâche envers le reste de Ia société, en maintenaut constamment le prix des denrées en rapport avec les ressources de toutes lem olusses de consommateurs, .Pour accomplir ce devoir, ls Inboureur ne doit pas perdre un seul iustaut de vue le sage précepte de Math eu dr Downbasle : \u201c Travalllez toojonrs ies yeux flaés eur lu mu:ché.?Le sucre d'érable \u2014Le suore id\u2019éruble covatitue an article de notre cummers- d\u2019exportation, mais daus dre proportions aasez modestes.Il Len à été vendu en tont à l\u2019étranger qne 200,472 livres.Cette quantité représente en valeur là somme dr $13,597, Cen sont les Etats Unis qni paraissant les plus frisuds de notre sucre.Québre leur an & envoyé 199.339 livres.A l\u2019Ang'e- terre, nons v\u2019avons Vendu que 470 livies et à lu Frurice 167.Il y anrait peut-être muyeu d\u2019approvisionner plus largement oes marchés.; Ajoutona que de toutes les provinces, Qnébeo cat à peu près Ja sonle ville qui fait un commerce nseez important de sucre d\u2019érable.Ontario n'a exporté, pour sa part, que mille livres de sucre.Un oultivatear de Ste Julienne, dans le comté de Montcalm, M.Joseph Thibaudeau, qui pormsède une aucrerie de 5,000 étables à déja fait au-delà de 2,000 livres de sucre.La tempé ratare est magnifique ot tont fuit préasger que lew fabricants de sucre dans la province vout réaliser des profite considérables en exploitant leurs encreries.RECETTES Le vinaigre pour les hémorragies.Le vinaigre peut être employé uvantugeusement pour ar- Tôter les hémorragies, qui présentent parfois «le grands «lau- gere, enrtout à là campugue.Co cystèmean été Misen usage avec succès pour vu bœuf qui avait «u la corue fraoturée.Le vinaigre seui appliqué \"ur le mal, à donné un résultat satis- faieant prosque instantanément, Puur obteuir le vinaigre plus cu moins concentré, il voffit de le chuuffar afin de faire évapurer l\u2019eaa en partie.Ou mpe alors tune éponge où UL Wworceau de linge dans lo viunigre tout obaud et on luve \u2018à fractare ; on imtibe ensuite l'éponge ou lo linge, ot ou la fix A demeure sur la plaie par uv bau- dage placé avec le plus grand soin.Cette recette peut être fort otile daus cer! naines circonstance: & difficiles, alors surtout que les cultivateurs vont éloigués de tout vétérinaire.Lea hémorragles font Japidement Jeur che- e nécessaire pour les arrêter d\u2019 pio , eer ponents pour les arrêter d'employer un remède Moyen d'ebtenir de beaux fruits et en quantite, Il fant planter de baanx arbres, de bone enjete, que possille, afin de ponvoir les élever enr Joe ved formes qu'on voudra.Au bout de d-ux aus nu moins, on creuse autour dn chuque arbre, on ayant mein d'en épargner les racives, Une fosse qu\u2019on remplit de bon famier conrommé, qu'on inonde d\u2019enn grasse, et Pou comble ensuite aves In terra enlevée, Grâce § setto rimple opér ution, lu sécherense ne pent avoir aucune prise sur les arbres, surtout ai d \" de recouvrir de fumier la surface de Tater l'été, où a solu a force ef In vigueur quszqnidrent ain-j 1 .buent aussi bosucoup à 6:1 éloigner les fuseoten, arbres contri La aaison Is plus favorable à l'opérati deux terres est l\u2019automne, pération de la famure entre HARAS NATIONAL BUREAU : 30, Rue St Jacqnes, MONTREAL FERME : OUTREMONT, près Montréul, CHEVAUX FRANÇAIS TROISIE vE IMPORTATION Normands, Percherons, Bretons, Avis aux Sociétés d'agriculture, aux Cercles agricoles et aux cultivateurs.Tont en continuaut la vente des étalovs, la Compa, Haras National est prête à \u20ac arcs Nationn! pad; te à en placer quelqnes-uus sou.Montréal, 1er avril 1549, LOUIS BEAUBIEN, Président de la Compagnie.R.AUZIAS TURENNE, Gérant, 18 Avrit 1869 \u201424 A VENDRE A la ferme de M.8.Lesage à Hebertville.Le sonsaigné, gérant de la ferme de Moffre eu vente deux raagnifiques taureau: deux uns et l'autre de trois aus.S'adresser à ie du le de ses serviteurs, les louaut pour Ja soie Lesage à Hébertville, x pur Jersey, l\u2019un de SYLVESTRE BOUCHARD, H 18 Avril 1882,\u20144, KDERTVILLS, P.Qu Terre à vendre.Une bonne ferme, contenant douze arpents de front sur quarante de profoudeur, dont cent arpeuts en cultare, la balance, boisée on partie de bois franc, L& partis on culture est bien faite et clôturée saus épargne.Maison on bois ainsi yne fournil vb autres dépendauces; grange, étable, sto , avec fondations on terre: le tout est en parfaite condition «t tout neuf.Cette Propriété vat sitnée dunn In paroisse de STE FRANCOISE, dis- tiiot de Kumourusks, Bovue occasion pour étubiir denx familles, Couilitions faciles et titres paifuile, Pour informations, \u2019adress:r, sur les lienx à B, où à P.FOURNIER, écr, N, P., TROIS PISTOLES, N.B\u2014L\u2019ucheteur poutra uusel v8 proourer les animaux de fermes nécessaires, si besoin 11 y 9, alusl que ménage, eto, 18 Avril 1880.\u20146 m.DASTOUS, 176 GAZETTE DES CAMPAGNES \"J ELZEAR POULIOT, Avocat, Commissaire des Cours du Nouveau-Bruuswick.Bureau : Maison Frenette, rue de la Cour, Fraserville, P.Q., Oanada.19 juillet 1883,\u20146 m.A LOUBR UNE TERRES: de St Angnatin, comté de Portueuf, S'adresser à JEAN D.BROUSSEAU 62 rue Bu Louis, QUÉBEC, 13\" On pent avoir des rensrignements au bureau de la Gasette des Campagnes.14 wars 1839, Bureau: 54 rue du Palais Haute - Ville Québec.ri | a= est _ 14 février 18-9.CHEVAUX PERCHERONS, NORMANDS ET BRETONNS, BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES kr CHESTER BLANC, VOLAILLES PLYMOUTH ROUK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 30, Rue St Juoques, MONTRKAI GRANDE OCCASION LIVRES A PRIX RÉDUITS POUR Bibliothèques paroiesiales et particulières.Nous offrons en vente avec nn grand escompie anr les prix ordinaires des Libruiren notre assortiment de detail de Livres de Théologie, Histoires variées, Littérature.Vente saps rés rve.\u2014Conditions faciles de puiement à la Mbroirie J.B.ROLLAND & FILS, G à 14, rue St Vincent, Montréal LES - Celebres Lnettes ad naan ad DE TER = 7 \u2018 B, Laurance À i sont les meilleures pour souluger la vue, là où tous autres moyens ont 6té suns succès.Des certificats de toutes les célé- Vrités mésicnles du Cansds penvent être vus chez L A.Pa quet, marchand, à Bte Avvo de la Pocatière où ces lunettes sont en vente.ler juin 1868.AUIS.À tous et chaenn des débiteurs de fen Cyprien Renonf, mar- chan do la paroisse de Trois-Pistolce, dans le comté de Témiscouata.Avis vous est par les présentes donné par Joseph Rioux marchand, de Tiois-Pistotes que, par acte passé à Trois-Piatoles, devant Mtre Alexaudre Gagnon votaire, en dats du premier avril mil Lait cent quatre-viugb neuf, il à uchoté des héritiers du dit ten Cyprien Rsnonf tontes les Créances encore dues le vingt six mare derrier à la succession «lu dit fou Cypiien Renoaf, par billets promiseoires, obligations, comptes conrants, jugements et autrement, sans aucune exception ni restriction quelconque, et que lo dit acts du vouts ot cresion à été lâment déposé suivant la loi an bureau du Protonotaire de la Cour Supérivure du district de Kumouraeks, 3 Fraservitle.Trois Pistoles, 3 avril 1869, JOSEPH RIOUX.Ferme St-Gabriel .J.ISRAEL TARTE & FRERE \u2014Yooo(\u2014 Cette exploitation agricole a obtenn, A 1a dernidre exposition proviociale : I.Un diplôme pour le meilleur troupeau de vaches cana- diennea.II.Le pri mier prix pour la meillenre vache laitière cana- dicone de quatre aus et plus.III.Le premier prix pour la weilleuro tavre canadienne de trois ans.IV.Le premier prix pour la meilleure génisse canadienne V.Le premier prix pour ls meilleure génisse au-dessus de six mols, VI.Le premier prix pour le meilleur tauresu canadien de trois ane.My premier prix pour le meilleur taureau canadien de tout A VIII, Le second prix dans la classe des taureaux Jersey pur sang, Au-dessus de quatre ans.al, Le second prix dans la classe des taureaux canadiens wi an, SPRCIALITÉ \u2014Elevage du bétail Canadien en vue de la pro- dustion du beurre.A vendre, en ce moment, un TAUREAU JERSEY, GENISSES cb TAUREAU de l\u2019an dernier, quelques VEAUX du printemps mâles ot femelles.24 mai 1888, 7 février 18-9.\u20143 CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1888-Arrangement pour la saisou d'hiver-1889.Le et après lundi, 26 novembre 1888, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) somme suit : 24,35 9.50 Ponr LEVIS.concn cesar.15.10 Ponr ia Rivière-dn-Losp .1660 Pour la Riviére-du-Loup.crores 22:32 Tous les trains marcheut sur nel de l\u2019Est, D.POTTINGER, Rarintendant en obef Bureau du chemin de fer, Monoten, N.Bk., 33 novembre 1888."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.