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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 mai 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1890-05-22, Collections de BAnQ.

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[" Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 22 mai 1690 ee NAL OÙ ET DU ES COLON.- Si la guerre est lu dernière rnisou «es peup les, l'agricultnre doit en être la première.Emparous nous din sol, si nous voulons conserver notre nationalité Rédacteur : FIRMIN H.PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULE.oom SOMMAIRE Revue de la semaine :\u2014Provogation du Parlement fédéral.\u2014Mort d\u2019un député.\u2014Le Dahomey.\u2014Les Récollets en Canada (*uite).Causerie agricole : \u2014De l'ensilage : (Suite).\u2014Du hachage.Sujets divers :\u2014Inauguration du Haras National.\u2014Ou trouver des arbres pour planter.| Ohoses et autres :\u2014Religieuse du Précieux Snng.\u2014Notes de voyage.- Amélioration de l\u2019espèce chevaline.Recettes :\u2014Œufs frais.-Falsification du café.REVUE DE LA SEMAINE Prorogation du Parlement fédéral.\u2014Le 16 mai dernier, à quatre levres de l'après-midi, Son Excellence le Gou- | verneur-Général s\u2019est rendu au parlemeut pour proroger In quatrième session du sixième parlement dela Chambre des Communes du Canada, et n prononcé le discours suivant : pes Honorables Messieurs du Senat ; Messieurs de la Chambre des Communes ; En venant clore cetto session du parlement, je désire vous offrir mes melileurs remerciements pour In diligence avec laquelle vous avez exécuté vos importants devoirs.Les uégociations sur lu question de la mer de Behring a progressent à Washington,et il y n perspective d\u2019un résultat favorable.En attendant, la continuation pour une autre nunée, de ce qui est conun sous le nom de Modus vivendi\u201d montre notre plus grand désir d'entretenir les rotations les plus amicales avec le gouvernement ot le peuplo des Etats-Unis.Le réujustement du tarif de douaue, calculé comme il l\u2019est pour promouvoir le développement de notre sgri- culture, de In manufacture et de nos autres industries, va, je n'en doute pas, recevoir l'approbation générale de toutes les clnsses.Je suis heureux de croire que l\u2019acte des Langues n été considéré avec le plus graud soin et va continuer À sauvegarder les intérêts publics.La mesure velative nux bilis d'échange, de chèques, de Villets promissoires va, sans doute, être plus cestuine, plus complète et plus uniforme a ce sujet par tout lo Canada.Les nmendements à la loi criminelle, et uu grand nombre d\u2019autres mesures, vont être trouvés utiles, et plusieurs de cos mesures étaient devenues urgentes pour le bonheur public.La création d\u2019un bureau de statistiques du travail va promouvoir les recherches et l'étude des questions qui affectent les relations du capital et du travail, qui ocetu- pent actuellement l'attention detontes les auties utions.I va pareillement aider À la diffusion des informations sur tout ce qui concerue les occupations et le bieu-être des classes ouvrières.Gé 170 GAZETTE DES CAMPAGNES Dans d'autres mesures do la présente session, votre désir d'améliorer les lois qui se rapportent À ceux qui sont engagés daus les affaires industrielles, va parcille- ment être reconnu.Les diverses mesures pour amender les lois relatives aux chemins de fer, aux patentes, aux droits d'auteurs et au département du revenu de l\u2019Intérieur, et les lois pour améliorer les statuts au sujet de l\u2019administration de notre Population indienne sout bien faites pour promouvoir l'administration efficace des départements qui s\u2019y rapportent, et les différentes législations sur les chemins de fer démontrent un grand esprit d\u2019entreprise par tout le pays qui, il est à espérer, vo couduire à un développement substantiel des travaux de chemin de fer dans notre pays.Messieurs de la Chambre des Communes ; Je vous remercie pour ln mesure libérale que vous avez passée sur les demandes du service civil, Honorables Messieurs du Sénat ; Messieurs de la Chambre des Communes ; Je vous laisse à présent avec le plus grand espoir qu\u2019à la prochaine session notre population dans toutes les parties du Canada recevra une abondante récompense de 8es travaux et sera témoin d\u2019un avancement marqué dans 1a prospérité du Dominion.Mort d'un député \u2014 Les derniers jours de la session ont été assombrie pur la mort d\u2019un député, M.Hudspeth, de Victoria-sud.C\u2019est le troisième député qui meurt pendant In présente session, et le douzième depuis les dernières élections, Le Dahomey.\u2014Nous emprantons à la Semaine Religieuse de Québec les détails intéressants qui suivent, sur le Dahomey, Le Dubomey porte aussi le nom de \u2018\u2019 Côte des esclaves,\u201d parce que cette région n longtemps fourni AUX traitants européens et américains le bétail Lumain qu\u2019ils exportnient aux Etats-Unis et au Brésil.Si ce trañc n cessé À peu près, les razzias à l'intérieur, suivies de boucheries solennelles, n\u2019en sont pas moins fréquentes.Les atrocités qui se commettent dans ce malheureux pays, dépassent toute vraisemblance.Le roi Gléglé, mort il y a quelques mois, s\u2019étnit fait construire uu tombeau de son vivant.Voici, d'après un missionnaire, con:ment on procéda : \u201c On prit de l'argile et quelques centaines de prisonniers choisis parmi les Plus vigoureux.Ces prisonniers furent égorgés, et leur sang fut recueilli dans des vases.On le mêlu, encore tout chaud, à l'argile et l\u2019on pétrit ce mélange dont on fabriqua un ciment.Avec co ciment on construisit un vaste cénotaphe.Au fond du cénotaphe, on plaça les tôtes des victimes.Le roi mort fut étondu sur ce lit de têtes coupées.Si les tombeanx des rois du Dahomey sont des catacombrs, lenr palnis est un charnier.Com - posé d\u2019une centaiue de huttes, il est entouré d\u2019une mu- Taille es terre batlue qui se développe sur ane circonférence d'un kilomètre, et dont le sommet est surmonté d'un cordon de mâchuvires bumaines alternaut avec des têtes, quo l\u2019on renouvelle quand elles commencent à se dé- fraichir.Les meilleures troupes du roi sont un corps do quatre mille nmazoues, condamnées nu célibat sous peino de mort.Capturéos dans les razzins, elles sont formées touto jeunes au métier des nrmes.\u2026.\u2026.Py Quand on a besoin de prisontiers, voici comment los Dahoméens procèdent : \u2018\u201c Une expédition se forme, des troupes d'hommes armés partent, et eouduiu, parfois à d'énormes distances, une tribu puisible est investie.Hommes et femmes sont snisis, liés et entraînés On éventre les femmes qui faiblissent et pour enlever aux hommes In possibilité de fuir, on leur donue à porter des ses pleins de têtes coupées.Le roi paie généralement ces têtes cinq à aix francs la douzaiue, ot en fuit le principal ornement de son palais.Mais, ce qui est le plus épouvantable, c'est lu fête des grandes coutumes, appelée aussi lu féte du sang.Des milliers de victimes sont alors immolées, au milieu d'atroces souffrances, sous prétexte d\u2019envoyer au roi défunt lu nouvelle du couronnement de son successeur.Au milieu de Ia place d\u2019Abomey, dit un témoin de cet horrible spectacle, se dresse une estrade immense sar laquelle sou entassées les dépouilles des penples voisins.Tout autour 5,000 prisonuiers sont enfermés daus des cages.Le roi, mouté sur l'estrade, commence par jeter À la foule, qui se les dispute, les objets qu'il ne désire pas garder.On Re partage ensuite le rhum et les liqueurs foites ; puis, quand le peuple est suffisamment excité, le roi et les gens de sa suite renversent ure à une les cages contenant les prisonniers.La multitude se rue sur cos cages et une affreuse boucherie commence à coups de lauce et à coups de bâtons.Voilà un échantillon des douces mœurs des Dahoméens, Avec qui la Frauce a actuellement des démêlés, Los Récollets en Canada (Suite).\u2014En 1692, les Récollets cédèreut à Mgr de Saint-Vallier leur monastère de Notre-Dame-des-Anges, qui deviut l\u2019Hôpital-Général, et se bâtirent un couvent à lu Laute-ville.Cette même année, ils s\u2019établirent à Montréal, où, en 1694, ils canaè- rent un nouveau scandale par leurs démêlés nvec Mgr de Saint-Vallier.\u201c Celui-ci, dit Myr Têtu, daus la notice biographique de cet évêque, avait précédemment amené de l\u2019Europe quatorze Récollets ; il leur obtint des lettres patentes pour un établissement à Montréal, les fit nommer sumoniers des troupes du Pays, et leur confia les missions du Port-Royal et du Plaisance.Ceux de Montréal constraisirent bicutôt une église, à l'aide des abondantes aumônes que leur fit le séminaire de Saint Sulpics, et, quand elle fut terminée, its y célébrèrent une grande fête à Inquelle ils invitdrent l'évêque et l\u2019inrendant, M, de Cullières, gouverneur de la ville, le séminaire, ute.M.de Callières prétendit avoir droit à un prie-Dieu dans l'église, nuprès de celni de l\u2019évêque, et les Récollets pour Jui être agréables, lui drossèrent to prie-Dieu fatal, sur lequel il so mit fièrement.Le prélat fut indigué, essnyn en vuin de faire eompreudre an gouverneur qu'un pare:l honneur n\u2019était dû qu'à M.de Frontenac, et, eur GAZETTE DES OAMPAGNES 171 son refus de quitter le prie-Dieu, il sortit lui-même do Péglise avant la fin de la messe, et ne voulut pas assister au banquet qui suivit.Pour comble de malheur, les dames de In ville, ayant tronvé une porte ouverte ou peut-être forcé une légère clôture de bois, entrérent dans le couvent pondant lo diver, alldrent au réfectoire et quêtèrent lo long des tables.\u201d Cutte aventure fit grand bruit dans Ia ville, et l'évêque interdit l'église des Récollets.Les Pères se soumirent d'abord à la sentence du prélat, mais ils violèrent, deux mois après, l\u2019interdit, a© virent frappés d\u2019un second qu\u2019ils refusèrent do garder, et le scaudalo fut porté à son comble.Le calme finit pourtant par succéder à In tempête, et les bons pères Récollets qui avaient eu un moment d\u2019onbli, et même de vertige, reprirent avec un nouveau zèle leur ministère de paix et d\u2019édification.Un bon nombre d'entre eux exercèrent le ministère curial dans différents endroits du district de Québec et de Montréal.Comme on l\u2019a vu dans nos notes historiques sur le comté de Kamouraskn, la Rivière-Ouelle ent deux Récollets pour curés, Sainte-Anne en cut un ; le Cnp Saint-Ignace en eut quelques-uns, ainsi que plusieurs autres paroisses qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer.Il n'y à rien de remarquable dans leur histoire jusqu\u2019en 1759.La prise de Québec par lea Anglais, fut pour les Récollets et les autres communautés un événement fatal, où ils perdirent presque tons leurs biens.Le traité de 1763, leur permettait d'exister, mnis 1] leur défendait de recevoir de nouveaux membres ; l'extinction complète de l\u2019ordre n'était plus qu\u2019une affaire de temps.Le 6 septembre 1796, un incendie dévora la chapelle et le couvent des Récollets, \u201c Le gouvernement, dit M.de Gaspé, prit nussitôt possession de l'emplacement et des masures ; et quelques jours après le désustre, des cabanes daus lesquelles on veudait toute espèce de liqueurs, étaient érigées dans leur beau verger.\u201d Il y avait alors à Québec deux pères, te P.Berey, supérieur, un aritre père et quinze frères luïs, parmi lesquels, le fière Louis, dont M.l\u2019abbé T'rudelle nons raconte la vie.6 Pendant quelques jours après le désastre, dit encore M, de Gaspé, on vit errer les pauvres moines près des ruines du monastère dans lequel ils avaient trouvé us asile contre In tourmente de la vie.Ils se promenaient, tristes et pensifs, près des voûtes où ils avaient espéré que leurs cendres seraient mêlées avec celles de leurs devanciers qui avaieut rendu tant de services & la Nou- velle-France.Un mois nprès ce sinistre, on voyait à peine trois capuchons dans toute In ville de Québec : les fils de saint François, dispersés dans toute la colonie, gnguaient paisiblement leur vie comme les autres citoy ens.Coux des moines qui avaient fait des études, comme le fière Lyounais, prirent la soutane et furent ordonnés prêtres ; ceux qui avaient une instruction suffisante divi- gèrent des écules, et les autres s'occupèrent de travaux mécaniques ou d'agriculture.Chose extraordinaire ! In laugue empoisonnée de la ealomuie ne chercha jamais à ternir ln réputation du ces hommes vertueux.\u201d Nous eavons que lo frère Paul mourut en novembre 1848, à l'Hôpital-Général de Montréal.La même années mourut, à Québec, le frère Louis.Le frère Mare résidant À Saint-Thomas de Montmagny mourut en 1849, et fut par conséquent je dernier représentant de son ordre en Canada.Nous commencerons dans notre prochain numéro la biographie du frère Louis, le dernier des Récollets à Québec.CAUSERIE AGRICOLE * De I'ensilage.-Buite DU HACHAGE La question des hache-mais ou hacbeurs est des plus importantes.La maison Albaret, de Linncourt, Oise, France, en construit de très puissants ; desservis par une machine de la force de 8 chevaux, ils dévitent, afir- me-t on, en une journée 220,000 à 225,000 Ibs de maïs haché en morceaux de 275 de pouce.On trouve chez les représentants à Paris de maisons anglaises, M.Litter, MM.Decker & Mot, etc., des hache-maïs puissants dont ln solidité et bon agencement ont fait leura preuves, Pendant longtemps, j'ai demandé la combinaison du hache-maïs avec tn élévateur, de manière À n'en faire qu\u2019un seul instrument.M.Albaret a résolu ce problème dans l'appareil dont le Journal d'Agriculture à donné la description suivante : Le hache maïs de M, Albaret se recommande à ln fois par sa solidité et par la régularité de son fonctionnement.Cette régularité ost assuréo par co fait que tont le méca- nieme dépend de l\u2019action d\u2019un seul organe, grâce à la combinaison d'engrenages différentiels adoptés par M, Albaret, Cette combinaison consiste en la juxtaposition de séries de roues dentées semblables sur deux arbres parallèles disposés de telle sorte que le premier engrenage de l\u2019un do ces arbres et le dernier de l\u2019autre étant colés aur leurs axes, on obtint, sous un très petit volume de très grandes et faciles moilificntions de vitesse.On pent gifice & co système faire varier la longueur de in coupe du maïs, par un eusbroynge d\u2019une extrême simplicité, obéissant avec la plus vigoureuse exactitude.Dans la plupart des exploitations où l\u2019on ensilo du maïs ou d'autres fourrages verta, une grande difficulté est de trouver, sur les bords du silo, uno place convenable pour l'installation de l'appareil de hachage.Tantôt on le place sur la crête du mur, et alors la difficulté est d'élever les charges de voitures à cette hauteur : tantôt on le lnisse sur lu sol et alors il faut monter les fourrages hachés, Pour obrier à ces inconvénients, M.Albaret à adopté à ses hache-maïs un élévateur qui complète le travail de ces instruments.Le fourrage baché tombe dans un taniLour, où l'élévateur le saisit pour l'entraîner au-dessus d\u2019un mur de 6 où 9 picds de hauteur et le faire retomber de l'autre côté.C\u2019est pur des augets en bois que le fourrage est élevé duns le tambour, Les mou- 172 GAZETTE DES CAMPAGNES - vements da hache-maïs et ceux de l\u2019élévateur sont com- Linés avec une justesse remarquable, nous noua rappe- lous l\u2019ébahissoment avec lequel les voitures du conconrs de Ste-Menchonld ont vu débiter pendant des heures des quantités énormes de fourrages, sans qu\u2019il se produisit à aucun moment le moindre engorgement.Cet élévateur trouvera sn placo duns toutes les exploitations où les fonrrages à ensiler sont cultivés sur une nssez grande éelielle, Ajoutons que le hache-mais est muni d'un cngreneur mécaniquo ou automatique.Le prix de l'appareil complet étnit de #560, Au concours de Ste-Menchould, dontge viens de parler, la Soviété des Agriculteurs de France a attribuée prix que j'avais offert au constructeur du meilleur hache-maïs pour In petito culture, propre à fonctionner au moyen d\u2019un manège mis en mouvement par un cheval, ou un fine.Ce prix, d'une valeur de 510 france.n été décerné à M, Léou Mabille, constructeur à Reims (Marne).Son hache-maïs bien construit, est mû soit À brus, soit à l\u2019aide d'un petit manège.Faible proportion de paille hachée ou do menues pailles qu\u2019il convient de ne pas dépasser clans les mélanges.Au début de mes ensilages, j'avais, comme principale ressource pour faire vivre mes bestiaux, une très grande quantité de menues pailles ou paîlles entières de froment de acigle, d'avoine, ete.Pour déterminer mes bestiaux à les manger, j'en mélaia le plus possible à mes maïs et à mes seigles hachés verts ; mais je ne tardai pas à reconnaître que le mélange se conserva:t d'antant moins de tainps que la proportion de paille était plus considérable.Un cinquième en volume, soit ua dixième en poids, c'était le maximum de ce que le maïs pouvait en supporter snis être exposé à une prompte altération ; quand je dépas- nis ces limites, lo temps do la conservation nllaié ton- jours en diminuant ct fluiesait par ne pas dépasser 43 heures.J'attribue ce fait à cs que ln paille, très sèche Jar cîle-même, enlève au maïs une trop grande quantité de fraîcheur.L'état de fraîcheur duns les ensilages, an lieu d'être une cause de détérioration, est an contraire dans une extrême mesure indispensable & Ja bonne conservation des matières cnsilés, Le maïs, à l'état vormal, contient 85 0;g d\u2019eau environ.Lor>que l'addition «le pailles sèches a fait tomber le mé-! lange it nue terreur moyenne en eau inférieure À 73 040), la Lonne conservation se trouve déjà fort compromise, et, ne tarde pas à devenir impossible, si l\u2019on teute d'uller / an-delà.Outre In trop grande quantité d\u2019eau que peut absorber lu paille, cette deruière offre nn autre inconvénient sérieux, la paille de seigle particulièrement.Cette paille! une fois hachée, so présente sous ln forme d'une grande quantité de petits tubes dont Penveloppe trés dure réaiste longtemps À In décomposition ; ces tubos reuferment nne notable quantité d'air, c'est-à-dire l'ennemi le pins redon- table de Vensilage, Les menues pailles de tonte: prove- navces, lex paillis d'avoines on aunties, de contextire molle, sont, À ce dernier puint de vue, beaucoup moins dangerouses que la paille de selgle.Tandis que j'ai employé, au début de mes ensilages d'automne, les menues pailles provenant du battage de mes grains, toujours ombarassantes À cæuse de la grande place qu'elles occupent\u2019; j'ensile maintenant mes fourrages sans nneun mélange et je m'en trouve très bien.H est cependant des cas où il convient de mélanger des menues pailles, au maïs particulièrement, mais sans dépasser les limites convennbles.L'un de ces cas s\u2019est présenté À Burtin à l'automne de 1876.Lorsque le maïs à été coupé avant les geléea, et arrive tout à fait sain sous le hacheur, puis dane le silo, il n\u2019abnandonne pas facilement son eau, même lorsqu\u2019on le soumet à une très forte pression.Hl n\u2019en est plus de même lorsqne ce fourrage, trop mûr, & été exposé aux pluies et aux ge'ées de la fin de l\u2019automne, Ainsi, m\u2019étant (ronvé en octobre 1876, faute de silos suffisants, dans l'impossibilité d'ensiler toute ma récolte de muïs, je fus obligé d'improviser un nouveau silo dans un vieux bâtiment pour y loger le surplus, et ce dernier evsilage ne put se faire que dans les premiers jours de décembre.Les tiges atteintes par Ja gelée étaient devenues très molles, ut s'étaient presque toutes affaissées sur elles- mêmes.Le hachage en fut difficile ; mais le plus facheux de tuut ceci, c'es t que la couche de maïs haché avait à peine utteint dans lo silo 6 pi«da d\u2019épaisseur, lorsque par suite de In pression exercée sur cette première couche, le jus se mit à conler abondance par dessous la porte, et cet écoulement continus pendaut plusieurs jours.Il y eut là une perte sériense quo j'aurais évitée en mélangeant des pailles hachées à ce maïs trop mûr.A part ce cas exceptionnel, jamais mes mnïs n'avaient abandonné ainsi une parcelle de lenr eau ; au désensilage, le fonds de mes silo avait été trouvé presquo sec humide à peine.Toutetois, il est juste de faire observer que le procédé du mélango de la paille et Au maïs nu moment seulement du désensilage, qui est sans inconvénients lorsqu\u2019il s'agit de pnilles et de fourrages tendres, en présente de sérieux lorsqu'on désire faire consommer des pailles résistantes comme celles le seigle ct de frument.Mélangées aux ensilages quelques heures seulement avant la mise eu consommation, elles me sont pas suffisumment amollies et décomposées et se retrouvent, je l'ai constaté, en partie intuctes «uns les déjections den animaux.Je revien- «rai done pour ces pailles, À mon premier procédé, c\u2019est- À dire l\u2019ensiluge simultané du maïs «b des pailles, en proportion convenables, AUGUSTK GorFANT.(4 suivre) INAUGURATION DU HARAS NATIONAL Mon cher directenr, Nos lectonrs sauvent déjà par les nombreux articles que la Gazette Ini w consncrés qrel Lel et utile établiage- ment est lo Haras National, foudé à Outremont par l'honorable Ls.Denubien, de Montréal, et lo Baron de GAZETTE DES CAMPAGNES 113 Mandat Grancey, un connajsseur et amateur francais.Le Haras existnit depuis deux nos déjà, mais n'avait pas encore officiellement inauguré ses magnifiques écuries ; la compagnie s\u2019est enfin décidéo, et ce doit lui être aujour d'hui une grande et légitime entisfaction que de l'avoir fait, à convier le grand public à venir solennellement ouvrir cet établissement d\u2019utilité publique.Comme le disait à juste titre M.Beaubien, le Haras National est une entreprise privée, commerciale, mnis aussi uno entreprise nationale et d'intérêt général et toux ceux qui se sont rendus samedi Je 10 mai courant à Outremont à l'uimable invitation de ln Compagnie du Haras National n\u2019ont eu qu\u2019à onvrir les yeux pour s\u2019en con- vaivore.- La présence de Son Excellence Lord Stanley de Preston, gouverneur-général, et de l'honorable J.A.Chaplenu, Secrétaire d'Etat, vonus expressément d'Ottawa, donnait À cetto cérémonie toute In signification que nous Ini souhaitions.Une trentaine de membres dn Sénat et de la Chambre des Communes s'étaient joints au parti de Son Excelleuce, et étaient venus témoigner ainsi leur intérêt à l\u2019œuvre éminemment pratique et utile que poursuit la Compagnie.Et ce n'étaient pas seulement les représentants de la Province de Québec, qui venaient donner à l\u2019un de leurs compatriotes les plus marquants cette marque d'intérêt et d'estime, c'\u2019étnient des représentants d'Ontario, du Nouvenu-Brurswick, de la Nouvelle-Ecosse, de PIlo du Prince-Edouard, etc., etc, ete.Ou remarquait parmi les personnes présentes : L'hon.Edward Stanley, fils de Son Excellence, l\u2019hon.L.O.Taillon, chef de l\u2019opposition provinciale, J.Ross, conseiller législatif, R.Thibaudeau, shérif de Montréal, O'Gilvie, sénateur, Howland, sénateur, Perley, séunteur, Casgrain, sénateur, Cochrane, sénateur, Gilman, conseiller législatif, J.G.Laviolette, conseiller législatif, Girard, sénateur, Rubitaille, sénateur, le barou de Sellière, M.Schwob, vice-coneul de France, M.Auzina Turenne, J.C.Curran, M.P., le colenel Panet, sous-ministre de la milice, Rouer Roy, D.Girouard M.P., Desjardins, M.P., MacIntosh, M.P, Taylor, M.P., Davis, M.P., Colonal Lybritt, M.P., M.Stevenson, secrétaire du conseil d\u2019agriculture, P.McEachrane du collège McGill, B.R.Woodward, président de lu société d\u2019agrieulture des Cantons de l'Est, H.8.Foster, W.Smith, M.P., Daoust, M, P., PF.Vanasse, M.P., Dr Rooms, M.P., Sanford Madill, M.P., Wilson, M.P., Rinfret, M, P., White, M.P., Dr Fiset, de Rimouski, MM.McCalln, Wilson, McLight, L.H.Massue, W.Evans, Grandbois, M, P., Geo.Baker, A.C.Hutchison, Cimon, M.P., Thérien, M.P., Geo.Hughes, chef de police, G.Lamothe, DeBollefouille, Guilbault, P, E.Ste-Marie, représentant la société d'agriculture du comté de Chambly, W.Angus, Dr Hickele, M.P., Porter, M.P., Bergeron, M.P., McMillun, M.P., Bain, M.P., Joseph Tassé, directeur de la Minerve, L.Lussulle, du Monde, Jumes Johnson, du Citizen d\u2019Ottawn, H.Hogan, Lapoiute, M.P, P., @.A, Nantel, M, P.P., P, Bernier, Parnell, du Star, Stafford de Ia Gazette, Préfontaine, M.P.P., Leblanc, M.P.P., deux gentilshommes francais parents et amis de M.Anzins Turenne, le sympathique directeur du Haras, et le correspondant de la Gazette des Campagnes.L'établissement pavoisé richement avait un air de fête ; la fanfare de l'artillerie de Garnison n'a cessé de jouer ses airs les plus réjouissants.Dès l\u2019arrivée on devinait une fête hippique.Un superbe Coto boy gardait à cheval Ventrée de ln propriété.Dnns la cour très vaste et fort bien tenue la plupart des chevaux du Haras, tenus en main par des hommes à ln coquette livrée de la maison, offraient un superbe longchamps A Ia vue émerveillée des spectateurs.Les honneurs de la fête étaient faits par l'honorable M.Beaubien assisté de son gondre M.Aurias Turenne, directeur du Haras, et de ses trois fils.C'était entre ces messieurs uno véritable joûte de courtoisie et de bienveillance, 'Trente-trois étalons ont été présentés à Son Excellence par M.Auzins \u2018Turenne.Nos lecteurs n\u2019attendent pas de nous une description de chacun de ses magnifiques animaux tous choisis avec soin au point de vue de la reproduetion.Nous leur avons d'avance beancoup parlé de Holopherne ; mais si notre mémoire est bonne nous leur avious dit déjà qu\u2019avec sa géuéalogie superbe, qui le rattache aux meilleurs étalons de la lignée anglo-normande, il nous surpreudrait fort que le Marquis de Puysaie ne fut pas un cheval capable.Aujourd\u2019hui que nous avons pu oxaminer à loisir ce spécimen glorieux de la race si recherchée, nous n'hésitons pas à le recowman- der fortement à tous ceux qui feront leur devise de la fameuse devise du Marquis de Croix, un maître éleveur : Faire des chevaux grands, forts comme des limoniere, distingués, rapides et résistants comme les meilleurs chevaux de chasse.Murquie de Puysaie est tout à fait de ce type, et pour nous c'est le bon, c'est le meilleur pour ce pays ; il pèse 1500 bonnes livres ; mais quelle flerté dans l'attitude, quelle énergie dans Ja démarche, quelle vivacité dans l'allure, quelle souplesss dans les mouvements.Nous l'avons admiré attelé au tilbury et nous enviions son heureux conducteur.Nous eussions souhaité que l'état du terrain ait pu permettre de le mettre dans son train ; malheureusement les pluies des jours précédents avaient alourdi le terrain et c\u2019est à peine si les chevaux en main pouvaient y trotter à l'aise.C\u2019est toujours ainsi que dans les plus belles fêtes on a à constater quelque défectuosité.Celle là n\u2019est due qu\u2019aux intempéries d\u2019un printemps peu clément, qui pourtant s'était déridé pour la circozstance.Tout le reste était parfait, y compris I'organisition da lunch dont la tnblo étuit ornée avec le goût le plus exquis d\u2019une profusion de fleurs, ct, spectacle plus matériel, mais non moins réjouissant pour des «slomacs affamés, char- géo de victunilles de choix.Rien ne creuse commo 1'ad- do l\u2019Biendard, DoLndurantaye, du Clairon, A.Bouësnel, du National, Ed.Aubé, du Trifluvien, Mosher, de l'Empire, i miration et depais une heure on admirait, admirait, admirait.Aussi quel appétit ! Prise d\u2019assaut méthodigue~ 174 GAZETTE DES CAMPAGNES meut et avec ordre, lu table fut bientôt mise au pillage, et sn population passée au fil des couteaux et des fourchettes, au bruit des joyousos détonations «le l'artillerie champenoise.Quand le feu se ralentit, l'éloqnence se mit de la partie, et ce fut une série de toasts lienreux que nous regrettons \u2018le ne pouvoir reproduire fauto de pince.Nous espérons que noa lecteurs les trouveront dans les eolonues de nos grands confrères de Montréal et nous Jeur recommandons surtout ceux de l'honorable M.Beau- | bien et du Sénateur Cochrane, qui ont traité en hommes pratiques la grande question à l\u2019ordre du jour: \u201c L'amélioration de la race chevaline canadienne.\u201d En terminant nous exprimone A MM.Beaubien, pdre et fils, et à M.Auzias Turenne nos sincéres remerciements pour les bonnes heures qu\u2019ils nous ont procurées et nos vœux les plus ardents pour le succès du Haras National.Un notveau catalogue va être dressé des chevaux du Haras ; Nous en signalerons l'apparition à nos lecteurs.E.C\u2014\u2014\u2014œ\u2014 Où trouver des arbres pour planter E.A.BARNARD, Ecr., Rédacteur du Journal @ Agriculture.Mon cher Monsieur.\u2014Il y n beaucoup de difficulté à se procurer des bons arbres forestiers qui valent la peine d\u2019être plantés.L'on peut généralement compter sur ceux qui ont été élevés en pepinière, et ils sont vendus à des prix modérés, mais In distance, ler difficultés de communication, les retarde dans le transport et la livraison (qui sont souvent cause que les nrbres arrivent en mauvais ' tention, il est facile de découvrir quand ces graines sont madres : ainsi, vers la fin de juin et de bonne heure en juillet, ln graine de l\u2019orme et celle de In plaine (acer ru- Lrum) seront mûres ; si vous les semez do suite elles pousseront de près d'un pied cet été.L\u2019érable, le chône, le frd::e, le merisier, le noyer, &c.mûrissent leur graine en automne ; il vant mieux semer !n graine de suite que de la garder dans la maison.! Semez vos graines en lignes bien droites, au cordeau, ,uissant un petit piquet à chaque bout pour vous reconnaître quand il faudra sareler les mauvaises herbes.Semez, disons un demi pouce de profondeur, pour l\u2019érable, et pour les autres arbres en proportion de la grosseur de la graine, deux à trois pouces pour les noix.Semes drû vous éclaircivez après In première nnnée s'il le faut, en transplantant, plus loin, les petits arbres que vous aurez _arrachés.Au bout de trois ou quatre années (plus ou moins, comme il ya des espèces d'arbres qui poussent beaucoup plus rapidement que d'autres) vous pourrez planter vos jounes arbres là où ils doivent rester.Vous ( ehoisirez un temps couvert où pluvieux, au printemps, et, sans vous éluigner de chez vous sans difficulté, sans briser les racines, vous srracherez et replanterez de suite, sans fleur donner le temps de sécher, cent jeunes arbres, qui seront certnins de reprendre, en moins de temps qu\u2019il ne vous en faudrait pour aller chercher dix arbres dans les bois, sans être certain qu\u2019ils reprendront.Les arbres ne vous coûteront rien, vos enfants apprendront bientôt à les sarcler et à en prendre soin avec plaisir, si vous les eucomager un peu par votre exemple.,Cheznous, les enfants tout jeunes, sumusnient, d'eux état) et enfin le prix, quelque raisonnable qu\u2019il soit, font, meet, Au mage di Pin o à voir Do vous petits \u201d : | eut ; .: .Je Ton u bien rarement ane d'arbre papes ten dans, ver sans frais, une quantité illhmités d'arbres et .at nos campagnes, pour les plans d'arbres forestiers.(Remar- pou à peu toutes les parties de vos torres gui pen quez que je no parle pas ici des arbres fruitiers)., ( > à qui ne son L\u2019on va généralement les cherchor dans la forêt, quel.\u2018pas propres à la culture et qui auraient toujours du être i i i i rissées, «n Loisre à plusieurs Nous ni Jus fai Ten.aut ont | Main w'onbliez pas de protéger votre pépinière et vos comme on le veut, que de temps et de peine pour fea wr Bn ven ae lols huts, gn oc be racher, combien les racines sont endommagées, malgr , J ., , toutes les précautions.Ils suvent aussi in de fois TL y @ assez de ho do Yoradion, duns la vie, sans en tout cet ouvrage est en pure perte.Los arb res nrrachés créer de nouvelles, et rien n\u2019est plus vexant que de voir dans Jes bois, et transplantés périssent si sonvent que UV troupeau de vaches en train de démollir une belle ceux qui les plantent se décourngent et considèrent l'opé- plantation de Jones arbres.A \u2018 ration trop difficile pour eux.ans bien des cas, vous pouvez même vous épargner Rien n\u2019est plus facile, cependaut, Du moment que la In peine de semer.Là où le terrain est favorable, en Juilsaison est propice et le terrain favorable à l'espèce d'arbre let et août, le long des fossés, des chemins, des clos, sur que vous voulez planter, sl perdre cst en bon da, veo la mousse dane ore umider, uns le voisinage soin, vous réussivez.Les arbres que vous allez chercher ; des ormes e o rouverez des centaines dans les Lois ne sont presque jnmais en bon état; iin de petits ormes et de petites plainer, levés des graines vous coûtent trop cher en perte Lo temps, sinon en ar- qui viennent Jo tomber de oo arbres iP Plantes ln dans nt.Si vous voulez avoir de bons nrb:cs, en grande |votre pépinière.Æesayes dès ce: » La graine d'orme antits, qui reprendront facilement, sans trouble et: est tellement petite et délicate qu\u2019il vaut mieux emplo- saus dépense prenez les duns uno popinièro mnia que , yer ce moyen que d'essayer de seiver la graine.cette pépinière vit la vôtre.Daus les érablières, le sol est couvert de jeunes érubles, Chaque cuitivateur peut établir, duns nn coiu de son comme d'un épuis tapis.L'en peut les arracher facile- jardin, une pepinière d'arbres forestiers en semant les ment, à la main, en automne ou de bonne beute au prin.\u201c graines des arbres qu'il désire plauter.Avec uu pou d\u2019at- temps, quand la Lerie est encore mouillée, saus briser GAZETTE DES CAMPAGNES 118 ancane des petites racines.Plantez les do suite dans votre pépinière.La graine de piu ot d\u2019épinette ost très difficile À ramasser.De bonue heure, au printempa, qnand le sol est encore mou, dans le voisinage des pins et des épinottes, vous pouvez arracher À In mnin, nutant de ces potita arbres que vous désirez en planter ; pour ces espèces, il faudra prendre la précaution de les abriter du soleil jusqu'à co qu'ils nient repris racine.Tous coux qui ont des jardins ont dÔ remarquer que ei ilyades érables ou des frônes duns le voisinage, ln terre de leur jardin, quand elle a été bêchée en automne, se couvre plus ou moins, an printemps, de petits plants d'érable et de frêne, sortis des graines tombées de ces arbres.Il faut bien peu de temps pour en arracher et en replanter des centaines, ct ils reprenuent tous, sans faute ; comme de raison, il faut les arracher tout donce- ment, pour ne pas briser la petite racine ; si In terre est trop duve employez une truelle.Il vant mieux, autant que possible, les arracher qnand ils n'ont encore que leurs deux premières feuilles, que l\u2019on reconnait facilement ; elles sont longues et étroites, tn pouce et demi à deux pouces de longueur et à peu près un quart de pouce de largeur.Depuis plusieurs années je cherche le moyen le moins coûteux et ou même temps le plus sûr de renouveler les bois, là où ils ont été détruits, et ce que je recommande maintenant est le résultut de mon expérienee personnelle.Je fais appel à ceux qui souffre du manque de bois et qui ont le courage etla putience d'essayer de remédier au mal.L\u2019essai ne leur coûtera rien, et je me ferai un plaisir de répoudre à tous ceux qui auront besoin de conseils et d\u2019avie; mais, qu\u2019ils essaient, dès cet été.H, G.Jour de Lotbiuière Leclerville P.Q.1 mai 1890, \u2014ramemm\u2014__ Choses et autres Religieuse du Precieux Sang.\u2014Les journaux catholiques des Etats-Unis nous apportent le compte-renda de l\u2019inatallation à Brooklin d\u2019une commuuanté de eœurs du precieux Sang, ordre fondée au Canada il y a trente aus, et dont la maison-mère se trouve à St Hyuciathe.C'est la première maisou de cet ordre purement contemplatif qui se fonde aux Etats-Unis.Voilà un exemple dn rôle que le Canada frauçais est appelé à jouer sor ce coutinent, rôle analogue à celui que la France à jonéet Joue encore, malgré ges léfaillances, en Burope et même dans 1e monde entier.Fx \u201cNotes de voyage\u201d\u2014 M.Tardivel we propose de réediter len lot- tres qu'il à adressées à la Ferité pendant eon récent voyage en Europe.Ces Notes corrigéen et augmentées considérablement, formeront un voluuio de 400 pages, in-octavo.Le volume qui cet actuellement sous presse chez MM.86nécal et fils, Montreal sera orné de 24 photo-grovorra exécntées par M.Du-barats, Le prix du volume sera de 75 centins.#4 \u2014Ou craint une manvaire récolte en Europe, Les brusques v: rations de la teuspérature inquiètent vivement les cultivateurs.La végétation est eu retard.Le froid n\u2019est pas moins \u2018 préjudiciable aox légnmes et anx arbres fruitiers.On peut done s'uttendro, ma\u2019honrensoment, A des récoltes médivores si l'état actuel no :0 modifio pas Lientdt.+4 Du Courrier de St Hyacinthe :\u2014Un journal de Paris publiait dernièrement lu dépèche suivante : \u201cOn noûs apprend que la famias règne dans le district d\u2019Arthabaska et les habitants do ce torritoire, après avoir dévoré leurs chiens, ont tué et mangé leurs propres enfants.\u201d Comme le district d\u2019Arthabasï= est voiain de cslai de St.- Hya« inthe, cette famine là va probablement nous arriver.Gare à nous, pre à nos enfante, wave A nos chiens !.Le télégraphie est sans donte nue bolle chose, mais s\u2019il fai- lait 60 flor & ello pour orire histoire d'un paye, on éorirais de siogatières Listoiros 1.**x \u2014Le plus gros oanon qui ent été encore fait à la fonderie de Krupp a Esvon est destiué aux fortifisations de Cronetai.Il pèse 270,000 livres, le calibre est de 16} de pouces ; la portée est de 12 milles.Il tire deux coups à ls minute, dont le prix sera de £300.x \u2014On consomme aux Etats-Unis 310,000,000 de livres de ta- bao par an.70 millioun de livres sont fabriquées en cigares, 222 millions pour chiquer et fumer, 6 millions en cigaretes.Cela fuit euviron une moyenne de cinq livres par personne **x La production de I'or en Californie commongs en 1948, et Ia récolte de cetta année fat ds $9,000,000.L'année suivante elle arriva à $40,000 000 et à 50,003,000 en 1850, Le total de la pro- dgerion de l'or dans cat Ecat s'élève aujourd\u2019hui à $L,125,000,- «x Amélioration de l'espèce chevaline.\u2014Le capitaine des Cosagnes Piechkow, qui se reud de Knab:rowska à Peterabourg eur le mêmecheval, est arrivé à Kasan ayant fait 6,541 kilomètres dune 155 journées.Le cavalier et le choval sont bien portants.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTES Œufs frais \u2014Voulez-vous savoir si les œnfs sout frais?suivez l\u2019exom ple des paysannes du Wurtemberg et du grand daché de Bads qui emploient nu moyeu bids rimplo et fort économique.Vons prenez les œufs, vous appligiez l\u2019un après l'autre les deux extrémités sur le bout de Ta langue ; l\u2019œuf frais «ab très froid d\u2019un coté et chnod de l\u2019autre, tandis gn'an far et à messre que l\u2019nf vieillit, lu différence de température n'affaiblit jusqu'à certaine égalité.Allons, braves ménagères, vous ne mangeres Plus d'œufs gâtés !\u2014 Falsification du café | \u2014Ponr savoir si le café monin necontient pos de In chicorée, on remplit nn verre d'eau fraîche ; puison projette à la surfa- ! ce du liquide, nne piueée du café en pondre.Le osfé pur œur- (»age toujours sans nitérer la | Greté de l'eau.S'Il'ent n°6 augé y ave de la poudre ile chlore, elle absorhe V'ean instanémeut \u201cet tombe au fond du verre, où elle produit une coloratiou jaune.No bavez dono pas du eaféa do chicorés puisno voas pou- ves le reconnaître si fucilement.\u2014 176 GAZETTE DES CAMPAGNES COUR SUPÉRIEURE PROVINCE DE QUEBEC District de Kamouraska LA BANQUE NATIONALE PIERRE PLOURDE Failli AVIS PUBLIC cet par les présentes douné que par vne or- donnaucr de l\u2018'hon.Juge de la Cour Supérieure pour le dis- triet.de Kamourarka rendue le vingt mai courant, il 8 été ordonné qu\u2019ure nesrmb'ée des orénnciers du failli aurait lieu devant un Juge de la Cour Supérieure, au palais de Justice a Fraservillo le vis @t-gept mai courant à dix heures du matin pour lots donner leur avis an anjet de In nomivation d'un curateur of do doux inspecteurs 8 la cersion de bien faite par le faili en cette cause.TACHE & RIOU av.de la Régte.Fraserville 20 Mai 1590.HARAS NATIONAL BUREAU : 30, Rue §t-Jacques, MONTREAL FERME : OUTREMONT, pris Montréal.Réqnérante CHEVAUX FRANGAIS Quatrième et magnifique importation 36 Etalons : Normands, Percherons, Bretons PEU DE CUMPTANT EXIGÉ Avis aux Sociétés d'agriculture.aux Cercles agricoles et aux cullivatews.Tout en continuaut la vouio des étalons, la Compagnie du Haras National est prête à en placer quelqnes-uns dans les comtés, sous la garde do ses serviteurs, les louant pour ls esi- son Montréal, ler avril 1690.LOUIS BEAUBIEN, Président de la Compagnie R.AUZIAS TURENNE, Directeur.TURGEON & CARROLL AUYOCA TS.No.24, Rue St-Pierre, Basse-Ville, QUEBEC T°\u201d HE.@.CARROLL BUREAU A KAMOURASKA : du 13 au 16 et du 28 au 30 de chagne mois, A.TURGEON for dmecriptive catalogue von erirads of Douple whe CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1809-Arrangement pour la saison d'hiver.[1890] -Le et après Inndi, lo 18 novombre 1889 les trains de ce chemin partiront do lu Stutiou de Ste-Anne (le dimanche excepté) come suit : Pour Lévi 24,34 Pour Lév 954 Pour Lévis.10.43 Pour la Rivière-du-Loup 1244 Pour Halifax et St-Joh.656 Poor la Rivière-du Loup.2,33 \u201cTong les trains raarchast sur Phinre du temps conventionnel de l'Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef Burean du chemin de for, Moncton.N.Bk, Novembre 1830, Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & IFRERE Cetie exploitation agricole a obtenu, à la dernière exposi tion provinciale : L Un diplôme pour diennes.IL, Le premier prix pour Js meilicore vache laitière cana- dievne du qnatre aus et plus.III.Le premier prix pour trois ans.IV.Le premier prix pour la meillenre génisse canadienne A Le premier prix pour la meilleure génisse au-dessus de six mois.VI, Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de trois ans.VII Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de tout Age.VIII.Le second prix dans Ja classe des taureaux Jersey pur ang au-dessus de quatre ans.a! \" Le second prix dans la classe des taurea7x canadiens un an.le meilleur troupeau de vaches cana- la rueilleure taure canadienne de SPECIALITÉ.\u2014Elevage du bétail Canadien en vue de la production du beurre.A vendre, en ce moment, un TAURRAU JEDaxY, GENIAGES ob TAUREAU de Van dernier, quelques VEAUX du printemps, mâles et femelles.CHEVAUX PERCHERONS, NORMANDS & BRi HERO entre «comers 3 ERKSHIRES xr CHESTDR BLANC VOLAILLES PLYMOUTH ROCK ! S'adresser à LOUIS BEAUBIEN, 3) rue 8t Jacques, MONTREAL CONDITIONS D'ABONNEMENT CAZETTE DES CAMPAGNES Le prix d'abonnement est de une piastre par an L'abonnement peut dater du ler de chaaue mois, et on ne s'sbonne pas moins, que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné, par écrit, au Bureau «lu coussigné, vu mois avant l\u2019expiration de l'année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés.Tout ce qui concerne l'adwinistration doit être adressé à HECTOR A, PROULX, Gérant."]
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