Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 30 juin 1892, jeudi 30 juin 1892
[" XXVIIIe année Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 30 juin, 1892 oii Ee A NAL DU CULTIVATEUR ah - ET DU COLON.- Si lu guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture duit en être la première.Emparons nous du sol, si nous voulons conserver notre vationalité Unan $1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX SOMMAIRE : Revue de la semaine : Conférence ct école pratiquo de l'industrie laitière, \u2014 Liste des prix au Collège de Sainte- Anne, le 21 juin 1802.L'hon, M.Ed.Blake et l'Ir- Inode.\u2014Le centenaire des Cantons de l'Est.Causerie agricole : Le lait et le blé-d'Inde, \u2014 Utilisation de la paille par l\u2019énsillage, Sujets divers : Moyen de détruire les mauvaises graines dans les fumiers.\u2014 Moyen d'utiliser les mauvaises plantes, \u2014Comment s'assurer dans le jardin potager de la qualité des produits.\u2014L'œstre des chevaux, Choses et autres : Bonne alimentation du bétail, \u2014 Aux gens de la campagne.Recettes : Vin du adelles noires, gadelles rouges, fiam- boises ou cerises.\u2014 Liqueur aux gadelles noires.REVUE DE LA SEMAINE Conférence et école pratique de l\u2019industrie lui- tière\u2014M.Saül Coté, directeur de l\u2019industrie laitière, et M.Peter McFarlane, inspecteur-général «les beurreries et fromageries, sont dans cette paroisse depuis quelques jours.Le poste choisi pour la tenue passagère de cette école «le fromugerie est chez M.Frs Gendron.Les cultivateurs, à leur grande satisfaction, sont ainsi mis À même de recevoir «es conseils pratiques d\u2019une grande valeur sur l'industrie laitière, et de tout ce qui s'y rattache.Mardi Un an, $1 soir, la conférence donnée par M.Côté, dans la grande salle du Collège, n été écoutée avec beaucoup d'attention, par un nombre considérable de eullivateurs.Puissent-ils mettre à exécution les sages conseils et les nonibreuses recommandations de MM.Coté et McFarlane dont Vexpérience pratique fait autorité : conseils et recommandations souvent sigualés dans la Gazette des Campagnes, nous appuyant sur l'autorité de personnes compétentes.À notre prochain numéro, nous donnerons un résumé de cette intéressante conférence.Liste des prix aw Collège de Suinte-A une, le 21 juin 189.2.\u2014 Nous donnons cette semaine la liste des principaux prix remportés par les élèves du Collège de Sainte-Anne.À l'en-tête de cette liste, nous sommes filer «le mentionner un prix remporté par un des nôtres sur un champ plus vaste et dans une joûte plus diflicite.Dans le dernier concours du prix du Prince de Galles, M.Emile Langlais, élève de Physique, est sorti vainqueur sur tous les élèves des-divers collèges de la Province de Québec.Nous applaudissons de tout cœur à ce beau triomphe de notre jeune ami; c'est un succès qui fait honneur au collège de Sainte-Anne.Médailles el prir extraordinaires: \u2014 Médaille LL nan cms dOTE 146 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 Stanley de Preston donnée à l'élève qui a obtenu le plus de succès dans l'étude des sciences : Méritée par M.Emile Langlais.Méduille Angers : \u2014 Médaille d'argent donnée à l'élève qui a obtenu le meilleur succès à l'examen du baccalauréat en Rhétorique : M.Jules Gervais.Médaille de bronze donnée à l'élève qui a obtenu le plus de suecès dans l'étude des Belles-Lettres : M.Joseph Lavoie.Priæ Poiré, \u2014Prix de 820.00 donné à l'élève qui a obtenu le plus de succes dans l'étude de la Philosophie : M.Georges Robichaud.Prix Painchaud \u2014Prix de $20.00 donné à l'élève de Rhétorique qui & obtenu le meilleur succès en éloquence : M.Jules Gervais.Prix Dufour-Demers.\u2014 Prix de $12.00 donné à l'élève qui a le mieux réussi dans un concours sur la langue grecque : M.Saluste Bélanger.Prix de bonne conduite et d'application, mérité par MM.Alphonse Pelletier Arthur Perron.PRIX D'EXCELLENCE Philosophie senior.\u2014M.Emile Langlais.Philosophie junior.\u2014M.Georges Robichaud.Rhétorique, \u2014 MM.Jules Gervais et Jos.Gignac.Belles-Lettres.\u2014 MM.Joseph Lavoie et François Blanchet.Versification.\u2014MM.Euclide Bélanger et Saluste Bélanger.Méthode.\u2014 MM.Georges Pelletier et Alphonse Pelletier.Quatrième classe.\u2014 MM.Hector Fillion et Jules Langlais.Troisième classe.\u2014MM.Albert Demers et Honorius Deschênes.Deuxième classe \u2014 MM, Georges Richard et François Guimond.Première classe.\u2014 MM.Pierre Massé et Joseph Bolduc.Classe préparatoire \u2014MM.Thomas Bernier et François Chenard.L'hon.M.Edward Blake et l'Irlande \u2014L'hon.M.Edward Blake vient de recevoir des chefs du parti irlandais dansla Chambre des Comimunus en Angleterre une dépêche qui l'invite à accepter un siège dans le parlement de Sa Majesté.Le télégramme serait ainsi conçu : Irish Parliamentary party unanimously invite you accept Irish seat at general election.Parti parlementaire irlandais vous invite unanimement à accepter un mandat de député pour l'Irlande aux élections générales.Signé : Justin MeCarthy, John Dillon, Michæl Davitt, T.M.Healey et Wm.O'Brien.L'hon.M.Blake a définitivement accepté et est parti ces jours derniers accompagné de son fils pour l'Irlande.Le centenaire des Cantons de l'Est \u2014La célétra- tion du centième anniversaire de la colonisation de cette partie du pays qu'on appelle les Cantons de l'Est aura lieu le ler juillet prochain.Cette fête promet d\u2019être éclatante.Dans la matinée, la Société St Jean-Baptiste célèbrera sa fête patronale par une messe solennelle à la cathédrale.A 2 heures de l'après-midi il y aura pose de la première pierre du monument destiné à honorer la mémoire des premiers pionniers de cette forêt vierge.\u2018Son Honneur le Lieutenant Gouverneur Angers présidera à la cérémonie.CAUSÉRIE AGRICOLE Le lsit et 1e blo-d\u2019inde Soit à l\u2019état vert tout aussitôt coupé, soit à l\u2019état ensilé, le blé-d\u2019inde est une des plantes les plus avantageuses & la production du lait, de même qu'à sa qualité ; le moyen de conservation de ce fourrage, à l\u2019état vert, par l\u2019ensillage, permettra certainement aux cultivateurs de garder un plus grand nombre de vaches.Au Danemark, en Belgique, en Allemagne, la vache, dans la petite culture comme dans les grandes fermes, c\u2019est l\u2019aisance quand on sait en utiliser les produits.Il en sera ainsi dans la province de Québec, si nous en jugeons par l'augmentation du nombre actuel de beurreries et de fromagerics ; nous devons être fier que l'industrie laitière y soit aujourd'hui l'objet de perfectionnements qui lui don- nerontplusd\u2019importance.Cet encouragement accordé à l'industrie laitière ne peut manquer d'être favorable à la masse des cultivateurs qui, pour cette raison, prendront tous les moyens possibles de bien nourrir le bétail.L'établissement des silos pour atteindre ce but, et qui a été inauguré par l'honorable M.Louis Beaubien, dans notre province, est venu bien à point.Deux ou trois années d'expérience ont suffi pour convaincre un grand nombre de cultivateurs GAZETTE DE3 CAMPAGNES 147 de l'efficacité des silos.On pourrait avantageusement établir deux silos La culture du blé-d'inde et autres fourrages pou- | sur une ferme ; l\u2019un devant servir pour ensiler les vant être également ensilés, ne nuira certainement pes À la culture des céréales ; au contraire, elle la favorisera, surtout dans les anciennes paroisses où les terres sont généralement épuisées par une trop forte production de céréales.Le grand nombre de vaches qui pourront être entretenues sur la ferme, donnera une masse considérable d'engrais.On peut, par ce fait, soutenir que tout ce qui ac- eroîtra les fumiers de la ferme, augmentera par ce- le même la masse des récoltes, qui ne seront rémunératrices qu\u2019à la condition expresse de provenir d\u2019un sol fortement engraissé.À ce titre, l'industrie du lait et de ges produits dérivés, beurre et fromages, se rattache tout-à-fait aux récoltes de céréales de toutes espèces, de même qu'à la production de la viande.L'industrie laitière motive par cela même l\u2019encouragement des silos dont le Gouvernement de Québec vient de favoriser l\u2019établissement, par un octroi spécial en argent, pour la confection d\u2019un silo dans chaque comté; ces différents silos devront servir de modèles, comme construction et expériences pratiques, aux cultivateurs qui auraient l'intention de pratiquer l\u2019ensilage des fourrages verts, et tout particulièrement celui du blé- d\u2019inde.L'ensilage des fourrages verts offre aussi un autre avantage pendant le temps de la fenaison.Si des pluies conséeutives de plusieurs jours ne permettaient pas d'entrer dans les fenils les fourrages en bonne condition, on pourrait ensiler, parmi le foin fauché celui qui offre le moins de chance d'être mis en bon état de conservation dans le fenil.Les fourrages qui seraient en danger d'être avariés par les pluies fréquentes dans les terrains bas, avant le temps de la fenaison, pourraient être immédiatement fauchés et mis en silo avec la paille.Les fourrages qu\u2019on aurait fauchés, fussent-ils longtemps mouillés par les pluies, peuvent être en- sillés.On les apporte au silo, et alors une fermentation bien gouvernée, bien contenue dans les limites de la fermentation alcoolique, suffit pour les amener à un bon point d'utilisation.Dire, sous ces circonstances, que dans les encoignures des silos, et sur le dessus des masses ensilées, il n'y a que des moisissures qui sont des pertes, ce serait exagérer.Toute la question, c'est de savoir si ce foin, qui & subi plusieurs journées de pluies, n'éprouverait pas une plus grande perte par le fanage qui ne pour- vait pas être fait en bonne condition.fourrages précoces, au temps de la fenaison ; l\u2019autre silo qui pourrait être d\u2019une dimension plus consi- rable, pourrait être utilisé plus tard à l'ensilage du blé-d'inde, résidus de betteraves, etc.Le contenu du premier silo pourrait être utilisé le premier à la nourriture du bétail.On pourrait même en donner un repas par jour aux vaches à lait dans le cours du mois d'août, si les pâturages laissaient alors à désirer ; ce qui arrive quelque fois à Ja suite d\u2019une longue sécheresse.Utilisation de la paille par l\u2019ensilage Etant donné que l'on pût substituer la tourbe sèche à la paille pour la litière des animaux, comme la chose a déjà été suggérée, on pourrait utiliser les pailles de céréales, notamment celles du blé et de l'avoine, À la nourriture des animaux, et avec plus d'avantage si on £ la précaution de la hacher et de Vintroduire dans un silo avec le blé d'inde, la pulpe de betteraves, etc.; la paille d'orge ou de neigle ne pourrait être soumise à l\u2019ensilage, parce que lorsqu'elle est coupée, elle est dans un état trop avancé de maturité.Cette question de l'ensilage des pailles a été l'objet de plusieurs expériences qui ont donné de bons résultats.Rien donc n'est plus facile que d'en faire l'essai sur une petite échelle, en mélange avec le blé- d'inde.Si l'on pouvait au moyen de l'ensilage, donner aux pailles une valeur nutritive plus grande que celle qu\u2019elles possèdent d'ordinaire lorsqu'on en garnit les râteliers, ce serait un prix de revient de plus à ajouter à la production du blé et de l'avoine.Tout en servant à la nourriture des animaux, elles augmenteraient la masse des fourrages et ils pourraient être nourris plus abondamment ; ces animaux produiraient un fumier plus riche, et l\u2019on n\u2019y perdrait certainement pas à substituer la tourbe, les terres sèches, les litières des forêts ou les déchets de la ferme, pour les employer à la litière des animaux Comme on a reconnu que le hachage et la fermentation des pailles, peuvent les rendre plus nutritives, plus assimilables et plus mangeables aux animaux, on doit faire en sorte d\u2019en réserver la plus grande quantité possible pour la consommation des animaux, d\u2019en faire la récolte avec soin et avant leur entière maturité, si on les destine à la nourriture du bétail 148 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 A Yappui de l\u2019utilisation des paîlles en mélange avec l\u2019ensilage avec d\u2019autres fourrages, on pourrait citer plusieurs essais de le part d\u2019agronomes qui font autorité, notamment en Angleterre où l\u2019on s'applique constamment à la recherche des moyens propres à employer pour nourrir avec avantage le bétail, mais \u2018le la mnanière la plus économique possible, Nons citerons ici ce qu\u2019en dit M.Samuel Jones : \u201c Pendant plusieurs années, dit-il, j'ai été un chaleureux partisan de la consommation d'une grande quantité de paille hachée pour la nourriture du bétail ; ce qui m'a encouragé davantage à cette pratique, c'est le compte-rendu analytique des matières contenues dans la paille des céréales par le professeur Vœælcker, à laquelle il attachait une valeur très précieuse.\u201c11 y à quelques années, dit M.Jones, notre paille se coupait à la main, et s'employait, sans la moindre fermentation, à la nourriture des animaux ; par conséquent son usage était peu limité chez nous, et elle était peu appréciée par notre bétail.Depuis lors, on a adopté graduellement dans notre localité un procédé de couper la paille et de la conserver ainsi hachée en grande musse, et de l\u2019employer après cinq À six mois, et même d'en faire la réserve pour un an, au cas de rareté do fourrages.\u201c Si l'opération a été bien faite, la paille ainsi hachée ct ayant subi une fermentation, est aussi agréable que «lu bon foin, et mangée avec avidité par le bétail.À deux époques clle m\u2019a permis, sens aucun navets ou autres légumes, «le nourrir sufii- samment mon bétail.\u201c Voici mon système de coupage et de consurva- tion de la paille : J'emploie uno machine à vapeur qui non-seulement met en mouvement le hache- paille, mais aussi la machine à battre d\u2019où le blé sort prêt pour le marché.Je me sers d'un hache- paille qui tamise et place la paille dans des sacs prêts à être portés duns le grenier à paille, où on le tasse fortement avec les pieds, en y mélangeant neuf gallons de sel pour une tonne de paille et une certaine quantité de fourrage vert.A mesure qu\u2019on apporte la paille hachée, on y sème à la main d\u2019autres fourrages coupés verts.La fermentation se produit alors.Avec un peu de pratique, on vient à reconnaître lu quantité nécessaire de fourrage vert à ajouter à la paille pour produire une chalonr convenable qui permet la conservation de la paille\u2019 hachée.\u201c Quant à la quantité de fourrage vert haché que! l'on doit mélanger À la puille pour produire une fer- mentation convenable, j'emploie environ cent livres par tonne, cb j'ajoute aussi neuf livres de sel par tonne.11 faut aussi considérer l\u2019état de la plante verte.Si c'est du seigle épié, on en met cent livres an moins ; si ce sont des vesces bivi vertes, il en faut un peu moins, parce que le degré de fermentation dépend de la quantité de sève contenue dans In plante.Cette opération peut avoir lieu au commencement de l'été pour consommer ce fourrage en hiver.\u201cJe ne crois pas que le valeur alimentaire de la paille égule celle du foin, mais elle peut, au moyen (le manipulations judicieuses, devenir un auxiliaire important pour la nourriture du bétail.Il n\u2019est pas douteux que la puille hachée et fermentée avec des fourrages verts ne constitue une nourriture des plus économiques \u201d \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Moyon de détruire les mauvaises graines dans les fumiers.Le meilleur moyen d'enrichir la terre est certainement l'emploi des fumiers d\u2019étables ; mais d'ordinaire lorsqu'on les répand dans les champs en culture, ils ont perdu, le plus souvent, plus de la moitié des matières fertilisantes; ou, lorsque les fumiers ne sont pas décomposés, ils contiennent un nombre considéralle de graines de mauvaises herbes qui nuisent considérablement À la culture, si ces fumiers sont enfouis dans le sol dans cet état.Dans le premier cas, chacun sait que d'ordinaire les fumiers sont lavés par les caux provenant des toits des étables et des écuries, et ces eaux saturées des parties les plus volatiles et les plus riches du fumier, prennent leur cours dans les fossés, ou forment des marais à même lesquels les animaux vont parfois s'abrouver quand ils n'ont pas d\u2019eau à leur portée, On peut éviter ces inconvénients et opérer une grande économie quant à la quantité ct À la qualité (les fumiers que l'on a à disposer comme engrais dans les différents champs de la ferme, en ménageant les fumiers de la manière suivante : On établit, À la portée des étables et des écuries, une terrasse de dix à douze pieds de longueur et de quatre pieds de largeur, et de quatre à cinq pouces de hauteur, que l\u2019on forme avec la terre provenant d\u2019un petit fossé dont on l'entoure.On doit avoir soin de faire glaiser le fossé pour empêcher la filtre- tion de l'eau qui doit y séjourner.Cette terrasse ainsi établie, on y porte le fumier.Lorsqu'il ÿ a une couche de sept à huit pouces, on GAZETTE DES CAMPAGNES 149 étend dessus une couche de chaux de un pouce et demi à deux pouces d'épaisseur ; puis on continue à mettre du fumier et de la chaux alternativement, jusqu\u2019à ce que le tas de fumier soit à la hauteur de trois à quatre pouces, Dans cette condition, tous les jours, une ou deux fois en hiver et trois fois en été, on fait jeter de l\u2019eau avec une pelle.Cette eau de même que velle des pluies, éteignent la chaux.Après avoir continué cette opération pendant quelques mois, cet engrais est bon à être employé.La chaux par elle-même est un excellent engrais, en ce qu'elle contient beaucoup de sels nécessaires à la végétation : mais au moment de son extinction, alle brûle tout ce qu\u2019elle approche et détruit même toute germination.Le fumier ordinaire se trouve toujours mêlé de graminées mal digérées par les animaux ; lorsqu\u2019elles sont portées sur la terre, ces graminées germent et ont pour effet, d'étouffer, par leurs produits, ceux des graines qu'on y avait semées.D'un autre côté, il se multiplie, dans ce méme fumier un grand nombre d'insectes qui nuisent à la végétation, en détruisant le bon grain, et c'est ainsi qu\u2019il absorbe lui-même, une partie des bons effets qu'on en sttendait.Voici quel est l'objet du mélange de lo chaux à Y'égard du fumier : cette chaux détruit à la fois les mauvaises graines et les insectes renfermés dans le fumier ; en s'éteignant, la chaux détruit le germe de tous les grains qui se trouvent dans le fumier et qui pourraient produire une fausse végétation, en même temps qu\u2019elle détruit tous les insectes et empêche leur reproduction.Qu'on fasse l'essai avec du fumier ainsi aménagé, et l'on remarquera que dans le champ où on l'aura utilisé, il y poussera très peu de mauvaises herbes.Ce seul fait devra suffire pour démontrer l\u2019augmentation des produits qu'on pourrait, par cette précaution, obtenir d'un pareil engrais, Six à huit voitures de cet engrais amenderont mieux un arpent de terre que trente voitures de fumier ordinaire, en ce qu'elles contiennent un quart de salines de plus.On peut amender, avec la même quantité d'engrais, cinq arpents au lieu d\u2019un.Il y & aussi, outre l'économie d'engrais, économie de sarclage à l'égard des récoltes par la destruction des mauvaises herbes causée par l\u2019emploi de la chaux À port cela, il y à avantage de belles récoltes, et un in mieux nourri, parce qu'il profitera dos effets produits par la chaux.Pour faire ce compost au moyen des déchets des jardins et des champs, il suffirait de faire une couche d\u2019un pied d'épaisseur avec ces mauvaises herbes, fraîchement errachées, de les saupoudrer de chaux vive ; puis do remettre une nouvelle couche de mauvaises herbes, à la même épaisseur que la première, en continuant à former alternativement une couche d'herbe puis un lit de chaux, de manière à ce que la chaux soit toujonrs à la surface du compost.On parviendrait de cette manière à utiliser ces plantes comme engrais, sans danger de leur nouvelle wulti- plication.Elles formeraient ainsi un terreau qui pourrait être avantageusement utilisé à l'engraissement «lu jardin potager- 2 EE Moyen d'utiliser les mauvaises plantes.Lors du sarclage des plantes dans les jardins et les champs on pourrait obtenir un moyen d'engrais qui est ordinairement très négligé, ce sont les déchets des jardins et des champs en culture obtenus par les sarclages.D'ordinaire, le travail du sarclage des plantes se fait sans précautions, et le plus souvent en n'utilisant pas pour les composts les déchets des sarclages de plantes mauvaises dont les graines ont déjà atteint leur maturité, on leur donne une chance de germer immédiatement dans le sol et d'infester de nouveau les champs et les jardins.Les plantes ainsi arrachées et laissées sur le champ, sont souvent transportées par le vent pour reparaître dans un champ où l'on avait pris toutes les précautions pour en extirper les mauvaises plantes.Rien ne serait plus facile d'éviter le retour de ces mauvaises plantes que de les utiliser en compost immédiatement après le swrclage, au fur et à mesure qu\u2019elles sont extirpées du sol ; et un plus sûr moyen d\u2019en prévenir le retour c'est de ne pas attendre, pour en faire le sarclage, que ces mauvaises plantes aient atteint leur maturité.Plus la chaux sera récente et les plantes nouvellement extirpées du sol, plus le résultat de l'opération sera prompt et efficace.On pourrait augmenter Ja masse du compost durant tout l'été, dès qu'il y aura des mauvaises plantes de n'importe quelle espèce À extirper.L'œstre des chevaux.Cet insecte de l'ordre des diptères (qui a deux ailes) à le corsolet couleur de rouille avec une bande brune ; ses ailes sont jaunes à la base et tachées de brun à leur extrémité.Il a cinq lignes de long. 150 GAZETTE DES CAMPAGNES Cet insecte dépose ses œufs sur le devant des jambes antérieures de même que sur le flanc des chevaux qui, en se léchant, les portent dans leur hou- che, où ils éclosent, et d\u2019où les larves qui en naissent s\u2019introduisent dans l'estomac du cheval, vivent aux dépens de l'humeur qui le lubrifie, et dont elles ont la faculté d\u2019auginenter la sécrétion par l\u2019irritation qu\u2019elles causent.Pour n\u2019être point chassées du corps des chevaux, elles ont deux crochets à la tête, par le moyen desquels elles se cramponnent contre la paroi des intestins avec une force telle qu\u2019on les casse plutôt que de les arracher, Elles ont de plus des épines aplaties et triangulaires sur le corps comme celles des œstres des bœufs.Ces larves restent dans le corps des chevaux depuis le mois de juin ou de juillet jusqu\u2019au mois de mai ou de juin de l'année suivante.Lorsqu'il n\u2019y en & qu\u2019un petit nombre, les chevaux ne paraissent pas s'en inquiéter; mais lorsqu\u2019il y en à beaucoup qu\u2019elles remontent surtout jusqu\u2019à l\u2019estomac, elles nuisent à la digestion des chevaux, en absorbant la majeure partie du suc gastrique nécessaire à cette opération.On compte jusqu'à 700 œufs dans le corps d\u2019une femelle ; d\u2019après cela, on conçoit com-; bien fréquemment il peut y avoir une grande quantité de larves, Il n\u2019est pas facile de les détruire.Le meilleur moyen serait de les empêcher de naître en retenant les chevaux à l'écurie pendant le temps de la ponte; mais ce temps est justement celui des grands travaux de la campagne et de l'époque où l'abondance des pâturages invite à les mettre au vert.Il est remarquable que ce soient les piqûres des taons qui, excitant les chevaux à se lécher, favorisent le transport des œufs ou des larves de l'œstre dans l'estomac des chevaux.Voici ce qu\u2019écrit.à ce sujet le Dr DeBonald, autrefois vétérinaire à Montréal : \u201c Une cause productive de vers ou chiques, ce sont les landes que les grosses mouches (œstres) déposent sur les membres des chevaux en été ; À les voir voltiger avec pursis- tance et opiniâtreté surtout autour des jumbes de devant du cheval, on dirait que ces insectes ont conscience du mal qu'elles ingèrent, ou bien leur instinet les conduit-il à choisir ce moyen, le plus favorable à la perpétuation de leur espèces ; toujours est-il que l'on voit des chevaux, jeunes et vieux dont la crinière et les jambes de devant sont littéralement couvertes de ces landes.Soit qu'elles occasionnent une démangeaison ou toute autre sensation au cheval, il les lèche pour s'en débarrasser, et FAW.Ysera VAI, aves LE par ce moyen il les introduit dans son estomac, où elles subissent, paraît-il, une de leurs métamorphoses : elles deviennent des chiques, \u201c Les chevaux vigoureux ct adultes n\u2019en sont pas beaucoup incommodés, mais les chevaux faibles et les poulins en meurent assez souvent.Nous avons | vu l'estomac de poulins d\u2019un an et deux tellement eriblé par ces chiques, qu'il était tout-à-fait impos- sille qu\u2019ils en fussent délivrés par les vermifuges ou vermices les plus potents ; les chevaux qui en sont atteints au point d\u2019en être affectés, mangent d\u2019abord beaucoup.pour suffire à leur besoin et à la voracité de ces insectes ; mais ils n\u2019engraissent pas et ne | prennent pas de forces, ils ne sont pas gais ; le tube digestif devient le siége d\u2019une phlegmasie chronique qui le rend impropre à l'absorption ; aussi remar- que-t-on que chez eux certaine quantité de chyle est expulsée avec les fèces, qui, du reste, sont assez rares, sèches et dures, A mesure qu\u2019ils avancent vers le printemps, le dépérissement augmente.L'action irritante de l'herbe de mai force les chiques à déloger, ce qu\u2019elles-font de l\u2019une des deux manières ; suivantes : ou bien la surahondance de suc gastrique, le grand air des champs, ete, donnent une exubérance de vie aux poulins, telle qu\u2019elle leur permet de s\u2019en débarrasser, soit en les expulsant | tout entières et vivantes avec les selles, soit en les digérant dans l'estomac, les excite à pénétrer plus avant où elles produisent ces perforations de l\u2019estomac dont les conséquences produisent la mort de l\u2019animal.\u201d Comment s\u2019assurèr dans le jardin potager de la Qualité des produits.Le meilleur moyen d'atteindre ce but, c\u2019est d\u2019éta- Llir une pépinière dans la meilleure partie du jardin, afin d'obtenir un bon choix de graines.Le choix des forte-graines, dans ce cas, est de la plus grande importance, et pour cela on devra prendre pour porte- graines les végétaux qui par leur forme et leur nne qualité, nous paraissent les plus avantageux à cultiver ; car c'est du bon choix des porte-graines que dépend la forme ct vraisemblement la qualité des produits.C'est ba le choix des porte-graines quo l'on a obtenu différentes formes d\u2019un même légume, comme, par exemple, des betteraves longues et des betteraves courtes et rondes; des betteraves à chair blanche et des betteraves à chair rouge ; des betteraves plus sucrées les unes que les autres, C'est pour cette raison que les fabricants de sucre de betterave tiennent à fournir oux-mêmes la graine de betterave aux cultivateurs qui leur fournissent les betteraves, afin d\u2019être certains qu\u2019elles contiennent beaucoup de sucre, \u201d eo ax See EY Ca Rage Ee iin GAZETTE DES CAMPAGNES 151 C'est aussi en faisant un bon choix de porte- graines, qu'on est arrivé à avancer de plusieurs semaines la maturité de certains lésumes; d« même qu'à obtenir des pommes do terre mûrissant plus vite les unes que les autres.Certains jardiniers ont réussi même, per une culture toute spéciale et une attention très soutenue, à obtenir trente à quarante espèces de pommes do terre, d'une forme toute particulière et mûrissant à des intervalles différents, Il en est de même des carottes et des choux dont on possède plusieurs variétés, plus ou moins précoces, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014-e =.Choses et autres Bonne alimentation du bétail.\u2014 M.Villeroy a signalé, d\u2019après un écrivain allemand, les avantages que l\u2019on obtient en nourrissent bien le bétail, Voici les principaux : La même quantité de fourrage consommée par dix animaux bien nourris, produit plus de travail et de viande que si elle était consommée par vingt animaux mal nourris ; Ils font plus de fumier ct de meilleur fumier, Ces dix animaux exigent moins de capital, par conséquent leur compte a moins d'intérêts à servir.Avec moins de bêtes on a aussi moins de risques, On a aussi moins de travail pour les soins à leur donner, par conséquent moins de main-d'œuvre à employer.Une bête on bon état, qu'on est forcé de réformer, a une bien plus grande valeur qu'une bête maigre.Si un acei- dent survient à une bête maigre.clle est presque cotidre- ment perdue, S'il gurvient une année de disette, les animaux en bon état supportent micux les privations.Des bêtes bien nourries, soit au pñturage, soit à l'étable, ne sont pas exposées aux accidents qui arrivent si souvent à des animaux affamés.A l'appui des avantages que l'on peut obtenir cn nourrissant M ondemisent le bétail, M, Vi leroy cite le fait suivant « Dix vachers suisses vinrent proposer à M.Riedesel de lui acheter tout le lait de sa vacherie.M.Riedescl répondit par une autre proposition en vertu de laquelle il se chargeait de la nourriture des vaches et veudait, à un prix fixé pour toutes, le lait aux vachers qui acceptèrent.Tout changea bientôt à vue d'œil, à ce point que, devant l'épuisement rapide de ses provisions de fourrage, M, Riedesel dut vendre la moitié de ses vaches pour tenir ses engagements de bien nourrir celles qui resteraient.Les rations étaiont doublées, mais le produit des traites doublé, triplé et même plus que quadruplé.Un quintal de foin, ou ses équivalents nutritifs, produisait trois fois plus de lait, sous l'acton d'uno nourriture abondantu que sous l'ancien régime d'une nourriture moyenne, \u201d ; Ce fait puisé parmi cent autres par M.Villeroy, dans son \u201c Manuel d'élevage du bétail, \u201d confirme la supériorité économique d'une nourriture abondante, sans prodigalité comme sans gaspillage Un animal régulièrement et complôtement nourri, mange jusqu'à ce qu\u2019il soit raseasié, pas plus qu'il ne convient à son bien-être ; il n'y n que des animaux qui souffrent de la faim qui se donnent d2s indigestions, Aux gens de la campagne.\u2014Chez un graud nombre parmi vous, demeurant dans les ancicunes paroisses du cette rovince, il y a dune vos greniers de vieux coffres ou buffets Su sjèole dernier, où souvent se trouvent entassés do vieux livres, des petites brochures.des almanacs, des anciens livres de prières ct d'écoles, de v;-ux journaux dos zatéohismes, «t d'autres objets complètement inutiles pour la plupart d'entre vous, et qui nous seraient, à nous d\u2019uve grande utilité pour compléter vue collection de livres canadiens, à laquelle nous travaillous depuis longtemps.La faveur que nous demandons aux lecteurs de ce journal, c'est de se donner le trouble de fureter dans les endroits que nous venons de mentionner, et de nous faire parvenir une liste contenant les premiers mots du titre et la date de chacuu de ces imprimés canadieus que l'on aura trouvés, dont la publication s\u2019est faite avaut 1840, sans oublier les autres volumes, qui, quoique imprimés ailleurs, ont trait à l\u2019histoire du Canada.L'on pourrait aussi, si on le préfère, faire un paquet de ce que l\u2019on a, et venir nous montrer le tout à notre maison, un jour que l\u2019on viendra à la ville.Les gens seront généralement récompensés de leur trouble, Nous désirons surtout nous procurer le \u201c Catéchisme du diocèse de Sens \u201d, qui fut imprimé à Québec en 1765 (MDCCLXV), ct aussi un volume de cantiques que nos grand mères appelairnt souvent, * Le cantique de Marseille \u201d, et dont le titre se lit comme suit : Cantiques de l'âme dévote, divisésen XTI livres cto, \" imprimé à Québec par Fleury Mesplet ct Chs Berger en 1775.Un prix élevé sera donné pour l'un ou l'autre de ces deux volumes, pourvu que l'eremplaire soit bien conservé.S'adresser à } Gagnon, 67 rue Du Pont, Saint Roch de Québee.= RECETTES Vin de gadelles noires, yrdelles rouges, framboises vu cerises, On pent employer ees différents fruits À In fabrication (un vin, qui serait peu coûteux, par le prévédé suivant : Pressez ces fruits dans un pilon, ou au moyen d\u2019une presse À fruits, pour en extraire le jus; pais prenez an baril bien fort et bien netroyé, pour ¥ mettre le jus des fruits qua vous emploiorez à la fabr »\u201d du ce vin, que vous anrez préalablement passé ni tamis Mêlez quantité égale de jus dv fruits avec de Peau, ot vons en 1emplires le baril au trois quarts.Poar ehaque gallou de liquide mettez trois livres et demi du cassonnade brune.Puis bouchez.Liqueur aux gadelles noires, Cetto liqueur est l\u2019une dv généralement uauge pour les et stomachiquo.Les feuilles une poignée ou environ, pour elles sont vertes, et depuis deux Jusqu'à crois gros quand elles sont sèches ; on doit cueillir ces feuilles avant que le fruit soit mûr, duns le cours de let.La liqueur se prépare de la manière suivante : Dès que les sudelles noires sont en patfsito maturité on les fait macérer au soleil Pendant huit jours dans une eruche de grès Lien Loushée, dans laquelle on aura mis ve gallon do wisky pour quatre livres de gudelles noires et deux poignées de feuilles vertes de gadelier noir.Au bout de huit jours, on litre te mélanges la liquenr ainsi obtenu est mise de nouveau duns la mêmo cruche de grès prénlablement ben uvtioyve.Ou y ajouts d'abord un si- roptiès clair, préparé nice deux livres de cassonnade blanche fondu: div une pinte d\u2019enu, puis une demi-once do oanclle et uu tictr d\u2019onee de clous de g-rofle moulu.cellea dont on faitle plus malades; elle ost fortifante #6 preserivent en infusion à trois demiards de vin quand Après un mois de macération, on litre do nouveau cette liquour pour mettre eu bouteilles. 152 GAZETTE DES CAMPAGNES 51 danse la nuit profonde Sarviens un mel subly Sans troubler votre monde \u201cPain Killer ** vous guerit.\u2014 Presque toutes les VixILLES Gxws sont les amis du Perry Davis! PAIN KILLER et souvent ses meilleurs amis, parce que pendant de longues années ils l'ont trouvé un ami dans le besoin.C\u2019est le Meilleur Remède de Famille pour les Brûlures, Meurtrissures, Entorses, Rhumatisme.Névralgie et Mal de Dents.Pour vous débarrasser d'aucune de ces douleurs avant qu'elles deviennent atroces, servez-vous du PAIN KILLER.Achetezde suite.Gardez-le près de vous.Servez-vous en promptement.Eu vente partout.|L TUE LA DOULEUR.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1802 - Arrangement pour la saison d'été-1892 Le ot nprès lundi, ic 27 juin 1892 les trains de ce chemin particont de la Station de Sie-Anne (le dimanche excepté) comme suit: Pour Lévis (accommodation).Pour Lévis (Express).Pour Lévis (accommodation.0.05 Poar la Rivière-du-Loup [accommudation J.10.38 Pour St-Jean et Halifax (Express).\u2026.5,10 Pour la Rivière-du Loup (Accommodation).22.24 Fous les traius ruarchent sur lheure du temps conveution nel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Surintondant en chef Bureau du chewiv de fer.Moncton.N.Bk., 27 juin 1892.NOTIONS D\u2019AGRICULTURE PAR 7-2.POULITOT A vendre à ce bureau.\u2014 Prix 50 couts eu librairie, 60 cents par la walle, N.B.\u2014On le trouve chez les libraires de Québec, 19 mai, 1892, | an.A vendro au Bureau de la \u2018 GAZETTE DES CAMPAGNES \" VADE-MECUM DE L'ENSILEUR Résumédes différentes méthodes de conservation des fourrages verts d\u2019après les dernières expériences eb enquêtes française- anglaise-américaine.Prix : $1 \u2014 Par Gaston Jacquier Membre de la Société des Agriculleurs deFrance ct de l'Association française pour l'a-vancement des sciences, Secrétaire de la Société d'Agriculture de Grenoble.Solontino Amsrioan : onoy for Bem ; ics fd RAJ SE ELE Bw 533.8 TE CAVEATS, Las si a TRADE MARKS, SC E= ° DESION PATENT abs sie COPYRIQHTS, otc.8 jrearae \u201chad information and free Handbook write to UNN & CO., %] BROADWAY, NEW YORK.Des pont Lo ear 08 1 Draps v in en ou! us the public by » notice sivon free of charge in the Scientific Anerican 1 4 free sample Month KE EF-CU oat ole Semi CULTU B£Eti A BEE- Te EC CONDITIONS D'ABONNEM ENT GAZETTE DES CANPAG NES Le prix d\u2019abonuement est de une plastre pur an | L'abonue- nent pcut dater du ler du chaque smois, sb on ne s'ubonne pas soins, gue pour nu an.L'avis de discontinuation doit tire don- -6, par écrit, an Buresn dn woussigné, on mois avant Pexpirae lon de l\u2019année d'abounemeut, ot les arréruges alors devront voir été payés.Tout ce qui coucerne l'adirinistration doit être adrerzé à HECTOR À PROULX, Gérant."]
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