Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 21 juillet 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1892-07-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" XXVIIIe année Ste-Anne de la Pocatière, P.@., 2: juillet, 1892 A fer Li er ARES » fa) PY ZRF a JOURNAL DU = ET DU COLON.- ee CULTIVATEUR Si la guerre est la dernicre raison des peuples, l\u2019agriculture doit eu être la première.Emparons nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité = SSSSONOOISAMS Unan, $1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX Unan, $1 SOMMAIRE : Revue de lu semaine : Mérite agricole accordé à M.Ant, Casavant, \u2014 Le grand ennemi.\u2014 Le développement du Oanada.\u2014L'épée de Christophe Colomb à l'exposition de Chicago.\u2014 Personnel du Collège de Sainte Anne pour l'année 1892-93.Causerie agricole : Des prairies artificielles.Sujets divers : Moyen d'avoir de beaux plants de fraisiers, \u2014 Cailloux aux pieds des arbres et arbustes fruitiers, Choses et autres : L'exposition provinciale à Montréal.\u2014 Le sel donné aux vaches \u2014 Moyen d'obtenir de grosses fraises.La durée des trèfles dans les prairies.\u2014Seconde pousse du trèfle.\u2014 Action du sel eur le foin et la paille.Recettes: Moyen de prolonger l'existence de plusieurs plantes annuelles.\u2014Conserve des tomates.REVUE DE LA SEMAINE | Mérite agricole uccordé à M.Ant.Casuvant.\u2014 M.Antoine Casavant, ancien député du comté de Bagot à l\u2019Assemblée législative de Québec, membre du Conseil d'agriculture, et décédé il y à quelques ar , a lauréats au dernier concours du \u201c mérite agricole.\u201d La médaille qui lui à été décornée à la distribution solennelle des récompenses, on séance de la Chambre, a été reçue par sa famille, le lendemain de sa mort.! Outre exemple de bonne culture que M.Casavant donnait dans sa paroisse et que l'on s'effor- Gait de mettre en pratique dans les paroisses environnantes du comté de Bagot, ce cultivateur modèle se faisait un devoir de donner des conférences dans les cercles agricoles de ce comté, à la Société d'industrie laitière et de collaborer en'gême temps aux journaux d'agriculture, pour faire connaître aux cultivateurs en général le fruit de ses nombreuses expériences pratiques en agriculture, Chaque fois qu\u2019il s'agissait d'introduire une industrie agri- colo quelconque dans la province de Québec, il y apportait toujours sn grande part de contribution pour en assurer le succès, et tout particulièrement à l\u2019égard de l\u2019industrie laitière, notamment la fabrication du fromage qui a originé dans le comté de Bagot, grâce à l'esprit d'entreprise d'un M.Désautels qui y a établi une première fromagerie ; M.Casavant, disons-nous, a cherché à rendre l\u2019industrie laïtière plus rémunératrice possible au point de jours à St-Dominique de Bagot, était l\u2019un des rauvt-2 +, 1IGUOD-SUÈQU 170 GAZETTE DES CAMPAGNES vue de l'amélioration des prairies, s'appuyant pour cela sur des expériences pratiques exécutées sur sa propre ferme, provoquant par ce fait même l'émulation de tous les agriculteurs intéressés à favoriser l\u2019industrie laitière.L'industrie de la betterave à sucre & également reçu son précieux concours.M.Casavant s'intéressait vivement au succès de nos écoles d'agriculture dont il a été longtemps visiteur officiel.Il visitait avec intérêt et le plus grand soin les différents départements des fermes ; ses observations étaient généralement faites au point de vue économique, les appuyant toujours par des exemples pratiques Le mode d'examen qu'il faisait subir aux élèves, dénotait de sa part de grandes connaissances agricoles, tant au point de vue de l'agriculture théorique que pratique.L'agriculture perd en M.Casavant un de ses plus habiles praticiens, et la classe agricole un de ses meilleurs aviseurs et représentant de nos différentes institutions agricoles.Le grand ennemi.\u2014 Les ennemis ne manquent pas à l\u2019homme des champs.Outre les épreuves qui affligent la généralité des membres de l'humanité souffrante, il a contre lui l\u2019intempérie des saisons, la baisse des prix causée par la concurrence, la mouche à patate et autres insectes nuisibles ; mais sa principale pierre d'achoppement se trouve dans l'abus du crédit : Les dettes voild l'ennemi par excellence, Notre confrère du Canadien publie un relevé des familles qui ont quitté certaines paroisses du bas- St-Laurent et il constate que la plupart de leurs fermes sont grevées d'hypothèques pour des montants considérables C'est un peu la même chose partout.Le fait est que neuf fois sur dix, le cultivateur qui souscrit une obligation signe en même temps sa décadence et se place par là même sur le chemin de l'exil ; car\u201d malheureusement les dettes sont, dans le plus grand nombre de cas, contractées pour autres choses que des améliorations utiles C'est là le mal, Règle générale, le cultivateur a recours au crédit d'une manière trop inconsidérée et sans assez calculer les conséquences de son acte.Nous en connaissons plus d\u2019un qui est tombé victime de son ambition mal calculée et qui s\u2019est plongé dans des embarras sans issue, pour avoir voulu aller trop vite.H règne de par le monde, et notre pays est loin d'en être exempt, une maladie universelle, une fièvre qui semble ôter à ceux qu'elle atteint, toute idée de prudence et de raisonnement: c'est la fièvre de la spéculation, c'est le désir de faire fortune rapide, Celui qui est atteint de cette maladie perd toute patience.Il n\u2019a plus foi dans l\u2019épargne, dans un modeste pécule amassé petit à petit, comme nos ancé- tres savaient en amasser.Tout cela était bon pour un autre âge ; ce qu'il faut aujourd'hui, c'est aller vite.Se contenter de ce qu\u2019on possède, c\u2019est trop limité et trop peu progressif : il faut disposer de l'avenir, il faut convertir en argent une partie de ce qu'on espère réaliser.Et l'emprunt se fait.Et les déceptions viennent.Et les terres s\u2019abandonnent.Tel qui comptait améliorer son sort en ayant recours à l'emprunt, s\u2019est vu en peu d'années obéré par les intérêts et réduit à manger le pain du servage, après avoir été son propre maître.La facilité des emprunts est le grand fléau qui décime nos campagnes.Les prêts hypothécaires étaient gênants, entourés de formalités coûteuses ; on prend maintenant un moyen plus expéditif : on a recours aux banques.C\u2019est là que l'abus est terrible.Non-seulement on s\u2019endette jusqu'aux limites de son propre crédit, mais on compromet son voisin, son ami au moyen d'endossements.Nous connaissons certaines localités où le quart des propriétaires sont ainsi enchaînés par des endossements réciproques qui ne pourront finir autrement que par faire des ruines.Certains banquiers sont, à ce sujet, d\u2019une conduite regrettable.Les banques n'ont jamais été créées ou autorisées pour prêter à la classe agricole, pour avancer des fonds sur des valeurs remboursables à longs termes ou qui continuent à être renouvelées des années durant.Tel n\u2019est pas le but assigné à ces institutions financières, qui sont destinées spécialement à venir en aide au commerce et à faciliter les échanges au moyen d'avauces purement temporaires, Tout ce qui tend à faciliter le cultivateur qui veut s\u2019endetter est un détriment pour le pays et l'abus du crédit est la principale cause du dépeuplement de nos campagnes.Les dettes, voilà l'ennemi ! Le développement du Cunadu.\u2014 Le ler juillet 1892, était le vingt-cinquième anniversaire de l\u2019établissement de la Confédération canadienne.Depuis le ler juillet 1867, le pays a fait assurément des progrès remarquables. GAZETTE DES CAMPAGNES 171 \u2014 Il n\u2019y avait alors dans le pays qu\u2019un seul chemin de Pour la province de Québec, le Rév.M.Bruchesie, fer, celui du Grand-Trone.Depuis nous avons sue- chanoine, et les honorables MM.Joly et Landry, cessivement inauguré l'Intercolonial, le Lévis et ont été nommés commissaires conjoints avec l'hon, Kennébec devenu le Québec-Central, le Québec et M.MeIntosh, à l'exposition de Chicago.Une com- Gosford devenu le Québec et Lac St-Jean, le chemin mission d'aviseurs sera aussi nommée.Le Rév.Mde fer du nord devenu le Pacifique, le Québec et Laflamme, de l'Université Laval, sera le représen- Montmorency, le Témiscouata, ete.tant de l'association minière de Québec, à Chicago.Une ligne de steamers reliait le Canada à l\u2019Europe; L\u2019hon.M.McIntosh partira la semaine prochaine aujourd\u2019hui, il y en a une dizaine.pour Chicago, afin de voir au terrain réservé pour Le service des postes s\u2019est démesurément agrandi» lu province de Québecde même que celui du télégraphe.Il sera assisté par un comité de dix à douze La prairie s\u2019est colonisée à pas de géants ; nous y membres bien qualifiés qui aviseront avec lui, au avons vu surgir deux nouvelles provinces, Munitoba, temps de l'exposition.Les premiers produits ex- et Keewatin, lo reste du Nord-Ouest se diviser en portés sur le terrain de l\u2019exposition seront les ininé- quatre districts, autant de futures provinces, et s'or- \u2018raux, puis les produits agricoles et les chevaux.ganiser politiquement ; nous avons vu la Colombie britannique s'annexer à la Confédération.Nous avons eu cinq gouverneurs anglais, lord Lisgar ou Sir John Young qui a succédé à Lord Monck, Lord Dufferin, le marquis de Lorne, Lord Lansdowne et Lord Stanloy de Preston.Depuis 1868 jusqu\u2019à 1890 le commerce maritime du Canada se chiffre comme suit : par 2,104,009 tonneaux d'entrées et 2,215,312 tonneaux de sorties en 1868 contre 5,215,476 tonneaux d\u2019entrées, et 5,112,- 809 tonneaux de sorties en 1890.Les importations qui étaient de $73,459,644 en 1868 se sont élevées à $121,858,241 en 1890.Les exportations représentaient une valeur de $57,567,888 en 1868, et ont acquis une valeur de $06,740,149, en 1890.En 1875 le Canada avait 4,8264 milles de chemins de fer ; 1890, il en possédait 13,256 milles.En 1868, le capital de ses banques autorisées, qui était de $30,289,048, s\u2019est accru jusqu\u2019à $59,569,765 en 1890.En 1868, les dépôts dans les banques légalement constituées ne dépassaient pas $32,808,103, tandis qu\u2019en 1890 ils étaient de $136,167,515, et pendant la même période l\u2019escompte a augmenté de 850,500,- 816 à $195,987,400.Dans les banques d\u2019épargnes, en mai dernier, les dépôts dépassaient la somme de $95,000,000, ou près du double la soïnme des dépôts en 1868.Exposition des produits canadiens à Chicago.Le professeur Saunders, commissaire du Canada l'exposition de Chicago qui aura lieu en 1893, a réussi à obtenir dans la bâtisse de l\u2019agriculture un espace considérable.Le Canada aura dix mille pieds carrés pour son exposition de produits agricoles.' L'épée de Christophe Colomb à Chicago \u2014Après quatre cents ans l'épée que portait Christophe Colomb lors de sa grande découverte du Nouveaumonde, a fait retour en Amérique dont il est le fondateur.M.Robert Sritter, commissaire de l\u2019Allemagne l\u2019a apportée à Chicago ; cette épée appartient au musée de Salsbourg qui a bien voulu la prêter à :M.Seritter pour qu'elle figurdt À le grande exposi- :tion agricole.Personnel du Collège de Ste-Anne pour l'année 1892-93.\u2014 Mgr C-E.Poiré à été réélu de nouveau |Supérieur du Collège.Nos félicitations les plus sincères À notre vénéré pasteur.Nous sommes aussi heureux d'apprendre la nomination de M.l\u2019abbé C.- À.Collet comme vice-supérieur et directeur.La santé de M.l\u2019abbé Collet est parfaitement rétablie maintenant.M.l'abbé À.Taschereau, professeur de théologie et directeur des Séminaristes doit prendre un an de repos dans l'intérêt de sa santé; son successeur n'est pas encore nommé, M.l'abbé A.Têtu devient \u201cprocureur à la place de M.Ad.Michaud qui entrera dans le ministère cet automne.M.Têtu faisait la Rhétorique depuis plus de dix ans.Nous aimons à nous rappeler avec quel éclat il à professé pendant ces dix années si bien remplies.M.Ludger Dumais lui succèdera.M.G.Goudreau professeur de Troisième laissera Ste-Anne, envoyé par la corporation du Collège, pour aller faire des études spéciales sur la à langue anglaise soit à Toronto, soit à Boston.MM.D.Pelletier et F.Têtu sont réélus préfets.M.Klséar Dionne est nommié économe et M.Aug.Boulet pro- lfesseur de Belles-Lettres, puis quelques autres \u2018en angements dans différentes classes. 172 \u2014 = \u2014 Deux élèves de Ste-Anne ont été ordonnés' prêtres durant ce mois : M.Isidore Garon, de St-| être tout particulièrement recherchés par ceux qui Denis de Kamouraska, ordonné le 3 juillet par Mgr Duhamel au \u201c Précienx Sang \u201d d'Ottawa ; M.Luc Castonguay de St-Rocli des Aulnaies, ordonné à Sherbrooke le 10 par Mgr Racine.Ad multos et felices annos & nos jeunes amis.Mardi dernier, M.I'abbé Luc Castonguay célébrait sa première messe dans sa paroisse natale, au milieu d'un grand concours de parents et d\u2019amnis.Tout le village était pavoisé.La cérémonie a été des plus imposantes et des plus solennelles.M.Castonguay avait pour prêtre assistant M.Dion, curé de la Rivière-Ouclle ; diacre, M.Leclere, curé de St-Roch ; sous-diacre, M.l'abbé A.Proulx, de Sainte-Anne.M.l\u2019abbé Dupuis fit le sermon de circonstance, ct le chœur de l'orgue exécuta de superbes morceaux de chant.Après la messe, somptueux banquet donné par la famille de M.Castonguay.Grâce au zèle de M.le curé Leclerc, le succès de cette belle fête & été complet sous tous les rapports et ses heureux paroissiens en garderont à jamais le délicieux souvenir.Forann et luec olim memininee juvabit.\u2014\u2014\u2014\u2014 CAUSÉRIE AGRICOLE Des prairies artificielles.Les prairies artificielles fournissent un fourrage plus abondant que les prairies naturelles, sur une même étendue cle terrain ; elles en procurent dans des lieux où il n\u2019en croît pas naturellement : ce qui par conséquent, favorise d'autant In multiplication des bestiaux de toutes cspèces, Les prairies artificielles servent de plus à faciliter l\u2019assolement des terres, c'est-à-dire de les cultiver de manière à leur faire produire davantage en les épuisant moins.Sans preiries artificielles, on ne pourrait donc faire de bonne agriculture, même dans les pays les plus abondants en prairies naturelles Elles sont donc le fondement d\u2019une fortune assurée pour tous les cultivateurs qui en établissent, lorsqu'ils savent en proportionner l\u2019étendue à celle de leur exploitation Aujourd'hui, elles procureront tout particuliè- remeut laisance nux cultivateurs, s'ils savent encourager, cumuie il convient l'établissement d'une GAZETTE DES CAMPAGNES fromagerie ou d\u2019une beurrerie, afin d'en obtenir les meilleurs produits, pour que ces produits puissent en font le commerce avec les pays étrangers, et qui payent même le plus haut prix afin d'obtenir du fromage et du beurre de première qualité.et d'en assurer avec plus de sûreté la vente.Une des questions souvent débattues à l'occasion des prairies, c'est celle de savoir dans quelles proportions les prairies artificielles doivent entrer dans une exploitation rurale.La localité dans laquelle on réside doit être notre guide ; l'établissement des prairies est subordonné à des circonstances qui motivent leur plus ou moins grande étendue ; les terrains très riches, n'ayant pas besoin de la même quantité d'engrais que ceux qui sont pauvres, n\u2019ont pas besoin de la même quantité de bestiaux, et par conséquent les prairies naturelles ou artificielles doivent être d\u2019une moindre étendue.On peut done établir, comme règle générale, que la proportion des herbages dans une exploitation doit toujours être en raison inverse de la richesse de la terre que l\u2019on possède, ainsi que des autres ressources locales qui servent à la substance des animaux qu\u2019il convient de garder pour tirer un meilleur parti de l'exploitation de la ferme.La préparation du sol pour l\u2019ensemencement des graines fourragères exige beaucoup d'attention.Comme nous l'avons déjà dit, il y & deux modes de semer : avec ou sans semence de grain.Le dernier mode.quoique peu employé, est préférable, parce que chaque graine fonrragère aura la chance de profiter de la nourriture qui lui convient sans crainte que les racines des grains puissent nuire à la végétation des plantes fourragères en leur disputant la nourriture contenue dans le sol.En semant sans semence de grains, l\u2019herbo poussera et deviendra touffue plus vite.En tout cas dit M.Jenner Fust dans une réunion des membres de la Société d'industrie laitière, il faut commencer la préparation de la terre dans la- \u2018quelle on se propose de semer les graines fourragères en la nettoyant parfaitement ; et pour cela, on ne suurait mieux réussir que par la culture de plantes-racines, Voici la manière de traiter la terre forte qu\u2019on rencontre ordinairement par ici : Si la dernière récolte a été une récolte de grains, lu dernière de la rotation, et qu'il s\u2019y trouve du chiendent ou quelqu'autres mauvaises herbes, il GAZETTE DES CAMPAGNES 178 faut s\u2019en débarasser.Du moment que la récolte est enlevée ct quelquefois même aussitôt que les quintaux sont faits on passe un bouleverseur sur le long et le large du champ, la herse et le rouleau pulvérisent la surface bouleversée et le râteau à cheval ramasse l'herbe et les mauvaises herbes qui portent des racines.On peut brûler ces mauvaises herbes ou les exposer aux rayons du soleil pendant deux ou trois jours; ou mieux encore de les porter aussitôt qu'\u2019arrrachées sur le compost, ayant soin d'y répandre alternativement une couche de chaux non éteinte, afin de détruire les graines mauvaises qui pourraient s'y trouver.Après s\u2019être ainsi débarrassé des mauvaises herbes, on doit le labourer.Si le sol est bien engraissé, on peut labourer aussi profondément qu'il est possible ; cependant il ne faut pas ramener du fond du sous- sol plus de deux pouces de terre.Le printemps arrivé, on herse d\u2019abord sur le long et le travers, et l'on passe le bouleverseur en dernier lieu ; ce labour devra être fait à la même profondeur que celui exécuté à l'automne précédent.Ce deuxième labour a pour effet d\u2019amener à la surface du sol toutes les racines des mauvaises herbes qui ont pu échapper au nettoyage fait l'automne pré- cédent ; il faudrait enlever ces racines et les transporter sur le compost plutôt que du les laisser dessécher sur le sol.Lorsqu'on fait entrer les plantes fourragères avec les céréales, il est mieux d\u2019y choisir l'orge, si la chose est possible.Cependant quelque céréale qu\u2019on préfère pour semer avec les fourrages, on ne doit jamais employer plus des deux tiers de la semence qu'il faudrait pour ensemencer le champ sans ces fourrages, et les semences de ces deux sortes de plantes seront semées séparément, parce qu'elles nc doivent pas être enterrées à la même profondeur.Il ne faut pas perdre de vue qu\u2019une prairie n\u2019arrive qu'après plusieurs années à un bon état d'entretien et de production, et qu'elle ne rend qu'autant qu'on lui donne.Comme les prairies sont la base de toute exploitation agricole, il ne faut rien négliger oprès leur établissement, de les tenir en bon état d'entretien et d'amélioration.Des soins réguliers qu'on accorde aux prairies dépend tout le succès.On doit utiliser les composts pour les prairies Les plus fortes proportions qu\u2019on trouve dans l'analyse des herbes des prairies étant en silice, potasse et chaux, on doit en conséquence, par les engrais et les amendements chercher à restituer au sol les éléments qu\u2019il perd.Les cumposts étant formés de cu- rures de fossés, cendres de bois et chaux peuvent être un amendement convenable aux prairies pourvu que les plantes, ete, qui entrent dans ce compost, soient bien décomposées, pour qu'il n\u2019y sit pas de semence de mauvaises graines.On peut, avec avantage, répandre sur les prairies et en quantité suffisante, par une matinée humide, du plâtre : c\u2019est l\u2019engrais le plus prompt, le plus puissant et lo plus économique.Quand il s'établit des clairières dans les prairies.le moyen le plus facile et lo plus sinple consiste à semer de la graine dans les places vides, après les avoir préparées à la recevoir.Moyen d\u2019avoir de beaux plants de fraisiers.Pour avoir de beaux plants de fraisiers, il fant mettre en pépinière, à la fin d'août ou au commencement de septembre, les filets recueillis sur les pieds de trois ans.À cet effet, on laboure avec soin et l'on fume avec du fumier court le carré destiné à cette pépinière.On y trace des planches de quatre pieds de large, séparées par un sentier d\u2019un pied ; on nivelle parfaitement chaque planche et l'on y un pouce de terreau ; on y trace des lignes longitudinales espacées de quatre pouces entre elles, et on repique sur ces lignes, un à un et à quatre pouces également de distance, les coulants du fraisier; on arrose cette pépinière au besoin et on supprime les filets ot les tiges florifères.Ce plant repiqué ainsi en pépinière, devient plus vigoureux et reprend plus facilement lorsqu'on le replante en place le printemps suivant.Voici comment on opère pour la replantation: On prépare, comme nous l'avons dit plus haut, le terrain destiné à recevoir le plant ; on y trace des planches semblables Sur chaque planche on trace quatre lignes : les deux des côtés à six pouces des bords, et les deux du milieu À un pied de distance des premières et entre elles.Les sentiers étant d\u2019un pied, les premiers rangs des deux planches contiguës auront entre eux un intervalle de deux pieds.Les fraisiers seront plantés sur ces quatre lignes à douze ou quinze pouces de distance les uns des autres.Lorsque l'on a évité de repiquer le jeune plant en pépinière, on peut de suite le mettre en place en avril ou mai, de lu méme manière ; mais si ce jeune 174 GAZETTE DES CAMPAGNES plant est faible, on pourra planter deux pieds ensemble, Par cotto disposition donnée aux planches, il est facile de faire le cueillette des fraises sans marcher au milieu des fraisiers, ce qui est un avantage, car le piétinement bat la terre, dérange la mousse et fait perdre le fruit qui se trouve écrasé, En cucillant les fraises, il faut avoir soin de le faire avec le pédoncule et le calice.Non-seulement cette manière est plus conforme à la propreté, mais encore il en résulte que la plante est débarrassée de parties vertes qui continuent à absorber une portion de sève, et nuisent pour cela à l'accroissement et à la fructification des nouvelles tiges, Tl est même bon de supprimer les tiges épuisées après qu\u2019elles ont donné leur fruit, quand bien même elles auraient encore quelques mauvaises fleurs à leur extrémité.Cotte suppression fait Prendre plus de vigueur aux autres tiges, qui produisent des fraises plus belles.De tous les menus fruits, les fraises étant les plus appréciées sur les marchés, il est avantageux de donner tous les soins nécessaires à cetto culture pour en obtenir les plus beaux produits.Cette culture quoiqu\u2019étant la plus payante, est cependant la plus difficile.C'est pour cela que les renseignements\u2019 donnés touchant cette eulture, devraient être rigoureusement suivis On est amplement récompensé des soins accordés à cette culture.\u2014\u2014\u2014\u2014_ Cailloux autour des arbre et arbust 18 fruitiers.Souvent les grandes sécheresses causent des torts considérables aux arbres fruitiers ; et pour obvier à ces accidents, nombre de propriétaires de vergers ont l'habitude de garnir le pied des arbres d\u2019un lit de petits cailloux.Le but de cette opération est de fixer au pied de l'arbre uno humidité plus constante en s'apposant à l\u2019évaporation, d'empêcher la terre de se durcir après avoir été battue par la pluie, et de permettre cependant à l'air atmosphérique de pénétrer souvent le sol moins tassé, Un autre avantage qu'on peut espérer de cette Opération, est d\u2019éloigner des racines de ces jeunes arbres les vers blancs ou autres insectes, en ne laissant pas & nu autour de chaquo plantation la terre fraîchement remuce et que les insectes ne manquent pas de choisir pour y déposer leur ponte.On peut essayer ce procédé aur une partie des!y Jeunes arbres que l'on plante ; et si l\u2019on s'en trouve systèmes les plus modernes bien, l'appliquer à tous les autres arbres et arbustes du verger.On peut aussi en faire l'application à l'égard d'arbres d\u2019ornements qui d'ordinaire exigent un sol humide, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Moyen d\u2019atiliser la tourbe.Parmi les usages suivis pour son emploi, en voici un très profitable : On commence par briser et pulvériser la tourbe comme cela doit se faire toutes les fois qu'on veut l'employer comme engrais ; autrement sa décomposition serait trop lente.Après quoi, on en forme une couche d\u2019à peu près trois pieds sur l'emplacement où on doit mettre le fumier.Les produits liquides qui découlent de ce fumier imbibent la tourbe, modifient ses propriétés et disposent à entrer en fermentation, à ce point que lorsqu\u2019on la mêle à l'engrais qui est au-dessus, elle devient susceptible de fermenter ct d'améliorer les sols argileux.Cette disposition est une des plus avantageuses que l\u2019on puisse imaginer parce que la tourbe conserve les parties liquides de l'engrais en s\u2019en emprégnant.On opèrerait mieux en ajoutant de la chaux à la tourbe pour saturer les acides qui s\u2019y trouvent ct en rendre la décomposition plus facile, La tourbe est d'un emploi généralement plus avantageux sur les sols calcaires et siliceux que sur ceux dont la consistance est trop grande et qui ont le défaut d\u2019être compactes, quoiqu\u2019elle soit utile sur ces derniers, surtout lorsquelle a subi une longue fermentation.Bien émiettée, on se trouverait bien de l'employer à des récoltes en végétation, en les répandant à le surface du champ.\u2014 \u2014 + -\u2014\u2014 Choses «t autres L'exposition pr:vinciale à Montréal, \u2014 sous le contrôle de la \u201c Compagnie d'ex réal, \u201d sera ouverte au de l'avant-midi, et reste Cette exposition, position de Montpublie le 15 septembre, à 9 heures ra ouverte tous les jours de 7 heures du matin à 10 heures du soir, jusqu'au 23 &eptembre, Ceux qui se proposeut d'exposer seront adwis sur le terrain pour faire leurs préparatifs, depuis le 5 septembre jusqu'au 14, de 7 heures du matin à G heures du soir, Un grand nombre d'entrées ont déjà été reçues et pla- sieurs maisons importantes de commerce ont souscrit des somimes considérables pour être distribuées cn prix aux ex- posauts.Les machines de l'ag ] de riculture serout mises ch mouvement par l'électricité, 4 Des arrangements out été faits dans le département de iodustrie laitière po ur donner une exhibition parfaite des et des machines améliorées GAZETTE DES CAMPAGNES 175 pour Ja fabrication du beurre ct du fromage.Ce département sers sous la direction de M.Frank Wilson, rue St- Pierre.Le comité de ce département se composera comine suit: D.A.MacPherson, président, ct hon.M.G.H.' Joly, A.-A.Ayer et B.-A.Fischer.Lies entrées pour les produits agricoles seront closes positivement le ler septembre.Les chevaux soumis à l'exposition devront être sur le terrain du 10 au 19 de septembre, Les entrées pour les machines ot engins seront closes le ler août.La liste des prix sers publiée dans quelques jours ct envoyée à ceux qui en feront la demande en s'adressant au scerétaire et gérant de l'exposition, M.S.C Stevenson.Le sel donné aux vaches.Les vaches laitières devraient cunstamment avoir accès au sel ; pour cela il faut le laisser à leur portée, soit à l'étable, soit au pâturage ; elles n'en prendront que ce qu\u2019il leur faut.II a été constaté par une série d'expériences que les vaches qui ne peuvent avoir accès au sel, donnent de quatorze à dix-sept po r cent moins de laitet d'une qualité inférieure.Avce la même quantité de nourriture, le lait des vaches n'ayant pas accès au sel surira vingt-quatre heures plus tôt que celui des vaches auxquelles on aura donné du sel.Moyen d'obtenir de grosses fraises.\u2014Le procédé suivant cst employé en Angleterre dans la culture des fraisiers, pour obtenir de très gros fruits : Pendant la première année de la plantation, on supprime tous les filants ou coulants, et toutes les fleurs.Pendant la seconde année, on détruit encore les fleurs qui se développent au printemps; mais à le floraison suivante on ne laisse sur chaque tigo, qu\u2019une ou deux fleurs, et que quelques tiges sur chaque pied, Il faut avoir soin de retrancher les tiges qui sont faibles ou mal venantes.Par ce procédé fort simple, on obtient de très grosses fraises.La durée des trêfles dans les pruiries.\u2014On se plaint du peu de durée des trèfles dans les prairies, et l\u2019on ne saurait en attribuer la cause qu\u2019au fait d\u2019y laisser paître les animaux trop tard à l'automne.Outre le tort causé par le piétinement des animaux, ceux-ci, À cette saison de l'année, se trouvant à court do fourrages, broutent les trèfles jusqu'à la racine qui le plus souvent est mise presque à découvert, et les pluies suivies de fortes gelées, ne tardent pas à les faire périr.Pour cette raison, là où l\u2019on eultive les trèfle, il serait mieux de ne pus y mettre les animaux après le ler | octobre, afin de lcur laisser le temps de prendre assez de force pour qu\u2019ils puissent résister à la température de l'hiver.Seconde pousse du trèfte.\u2014Grand nombre do cultivateurs ayant réussi à obtenir une bonne pousse de trifle, sont souvent indécis quant à la manière de l'utiliser, soit exclusivement à l'alimentation du bétail, ou le laisser mûrir pour en obtenir cn même temps la graine.À moins qu'on puisse obtenir cinq minota et plus de graines de trèfle par arpent, il vaut mieux le couper avant son entière maturité, car dans le cas où il faudrait retarder la fauchaison pour obtenir ls graine, les tiges auraient grandement perdu de lour valeur outritive.À présent que l'on est en voie d'établir des silos dans, PI il vaudrait mieux couper Ja seconde ré Tait Ia conserve do moisir et de s'altérer, toutes les paroisacs, colte de trofle loraqu\u2019elle est cn pleine floraison, et do l\u2019utiliser à l\u2019eusilage, en mélange avec le blé-d'inde.Cette addition de trèfle ajouterait grandement à la bonne qualité de l'ensilage.Action du scl sur le foin et la paille.\u2014 Lorsqu'on rentre ! les fourrages ct les foins bien conditionnés, on répand sur * chaque couche de foin ou de paille que l\u2019on met au fenil, de une livresd uno livre ct demi par chaque cents livre, avec la main ou avec un crible.Si ces fourrages étaient mal conditionnés, ou chargés de lèches, joucs ou autres plantes analogues, il faudrait doubler et même tripler la dose de sel, o les animaux mangeraient ces derniers fourrages ain- ei salés.\u2014 Si vous avez des crampes, si vous aves des coliques, ja vous avez la diarrhée, ou si vous avez aucune maladie d'été, \u2014 ot vous devrez vraisemblablement souffrir de cette , Façon, avant que la saison accablante soit es pirée,\u2014ach tes \u2018une bouteille de Puin Killer Perry Davis, et soulagez-vous de suite, après une ou deux doses, Eu soignant les attaques graves de choléra, frottez les boyaux avec du Pain Killer\u2014 Vingt gouttes de ln médecine étonnante de M Devis guériront un cofant des pires cas de colique, Une bouteille de Pain Killer peut être achetée à toute pharmacie recommandable.25 ots.les grosses bouteilles nouvelles, RECETTES Moyen de prolonger l'existence de plusieurs plantes annuelles.| Il est possible de multiplier, autrement que par le semis, \u2018la plupart des plantes annuelles ; voici comment on pratique | ce moyen : Il consiste à couper, aussitôt après la déflorai- son, l'extrémité des rameaux des plantes u'on veut multiplier.Peu de temps a rès, on fait des boutures aveo les nouvelles pousses que l\u2019entêtement de la plante aura fait produire.En appliquant ce procédé fort simple à plusieurs plantes annuelles, on obtient le même résultat que si elles étaient , vivaces.Indépondamment de l'avantage très grand que l'on ,aura d\u2019avoir des fleurs plus tardives, on trouve celui non | moins important do conserver des variétés précieuses que le semis ne reproduirait pas.Conserve des tomates.Choisissez los tomates très mûres ct très saines.Placez- \u2018les dans une bassine à confiture, sur le fou.Lorsqu\u2019elles ! auront & peu prés rendu toute leur eau, retirez-los ct passes \u2018à travers un tamis bien propre, placé au-dessus d'une terrine ; si vour n\u2019avez pas de tamis pour cet usage, passes vos fruits dans un linge humide.Mettez-les ensuite rédu re dans la bassine jusqu'à ce qu\u2019elles aient acquis une bonne consistance.Versez daus des petits pots et bouchez soigneu- ! sement.Une légère couche d'huile d'olive, mise dans chaque pot, intercepterait complètement le contact de l'air et empêche- 176 GAZETTE DES CAMPAGNES Y| SÛRES of PILULES wl VÉGÉTALES |_ o SUCREES z z mn & > a.r Ld rm n w 4 r 5 m < » DE BRISTOL | PROMPTES |XÀ | CHENIN DE FER INTERCOLONIAL 1892 - Arrangement pour la saison d'ét6\u20141892 Le et après loudi, le 27 jin 1892 les trains de ce chemin partiront de lu Station de Sti-Anno (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis (tccommailation).\u2026\u2026.Pour Lévis (Express).Pour Lévis (necommodation.\u2026.9.05 Pour lu Rivière-du-Loap [accommodation].10.38 Pour 8t-Jean ot Halifax (Express).Pour Ia Rividre-du Loup (Accommodation).au Tous lea trains marchent eur l'heure du temps convention nel de I'Ent.D.POTTINGER, Suriutondaut en obef Bureou du chemiu de fer, Moncton.N.Bk., 47 juin 1802, FEUILLETONS A VENDRE au \u2018 Borcau de la \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d Les accrets de lu Maison Blancle.encessssencce 15 ote, La fille du Marquis.Lucie de Poleymienx.Les empoisonnenrs.L'exilée.\u2026.- .Le supplivié \u201cvivant.16 La charrus et le comptoir.Les compagnons de minuit Les volontuires américains.Les forestiers du Michigan Le Loup blans .Lea Robinsons de Parle Les jours ssnglants.Le petit chien noir et autres légendes.ceseseienernnee 16 14 NOTIONS D\u2019AGRICULTURE PAR 7-13.POUILIOT À vendre à co Lureau.\u2014 lrix 50 outs en librairie, 60 cents parin malle, N.B.\u2014 On le trouve chez les libraires de Québec.19 mai, 1892, | an, A vendre au Bureau de la \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES * VADE-MECUM DE L'ENSILEUR Résumédes différentes \u2018méthodes de conservation des fourrages verts d'après les dernières expériences ob enquêtes française- anglaise-américaine.Prix : 81 \u2014 Par Gaston Jacquier Membre de la Société des Agriculteurs deFrance et do l'Association française pour l'a-vancement des sciences, Secrétaire de la Société d'Agriculture de Grenoble, Solentifio American Agenoy for A v un 2 0.of ROOTS page) 3 s ; .E-KEEPER ) oh SU Medina, Bg 8 B AMD, sea Ti A Lu BERT fre ep \u2018out D} Us 18 brought before frac saciely Emi S riven free of charge in tbe a PS ÿ Scientific American = Shi Le sera RR LE ERR de .ft war = HO CONDITIONS D\u2019ABONNEMENT GAKETTE DES CAMPAGNES Le prix d'abonnement est de nne fastre par L\u2019at > ment peut dater du fer de chaque wale, et ob me sabres wes moine, ant pour un an.L'avis de discontinuation doit être don- ué pa ar & ihn an Bure da toamigné, unl wols avant lexpira- de l\u2019a abouvement, et avoir été pass , 6: arréruges alors devront Tout ce qui concerne l'adusinistration doit être adressé à HECTOR À PROULX, Gérant "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.