Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 25 janvier 1894, jeudi 25 janvier 1894
[" XXIXe année EE ST ©, od ped aa ET DU Sainte-Anne de la Pocatière, P.Q., % Janvier, 1894 za ou A COLON.- adi TT tlre Si la guerre esf a dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première * Emparons nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité = Sait >< X2ocossosss : Vars $1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULE\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX - Tpag, 81° x LA vat.esse EDS SOMMAIRE : Revue de la semaine : Mer Issa, à Sainte-Anne de la Pocatidre.\u2014Journal d'un Pèlerin\u2014à suivre.\u2014A nos compatriotes émigrés.Causerie agricole : Société de colonisation et de rapatriement de la provines de Québec, Sujets divers : Donuer à boire aux vaches pendant l'hiver.\u201cLe choix des récoltes.\u2014Fers laissés trop longtemps aux pieds des chevaux.\u2014 Engagement de la main-d'œuvre dans une forme.\u2014Comment étabiir des pacages sur des terres séches.\u2014Economie chez le cultivateur.Choses et autres : La guimauve comme plante médicinale.\u2014 Moyen de remédier à la rareté des plantes fourragères.\u2014 Déférioration da blé \u2014Engraissement d'unc prairie.\u2014 Culture lucrative.Recette : ¢ onservaticn du miel.AVIS.Nou prions coux qui ne sont pas en règle avec l'administration de notre journal, de nous faire parvenir immédiatement le montant qu\u2019ils nous doivent.REVUE DE LA SEMAINE Mgr Issu, à Suinte-Anne de la Pocatidre\u2014La semaine dernière Mgr Issa, archidiacre du patriarche chaldéen et chapelain d'honneur de Sa Sainteté Léon XIII, à passé deux jours dans notre paroisse pour y visiter les familles et y accepter de la part de cha- dans son pays des prodiges de conversion ches\" les Nestorinns.Cette quête a été satisfaisante et à grandement réjouie le cœur de ce missionnairé travaillant à ramener à la foi catholique ses frères égarés Quand dans une seule année, sans autre secours que celui des catholiques Chaldéens, pauvres eux-mêmes à la suite des malheurs qui ont affligé leur pays, plus de 15,000 shismatiques.ont été rumenés à l'Eglise catholique, que ne feront pas les généreuses et abondantes souscriptions du peuple canadien pour aider Mgr Isss à accomplir son œuvre d\u2019évangelisation ?Le fruit des abondantes bénédiction que ce vénérable missionnaire remportera.par la conversion de milliers de Chalddens renaissant & la vie catholique ne saura manquer de se répandre dans les familles canadiennes qui ont contribué à favoriser cette mission.JOURNAL D'UN PÈLERIN Les lieux de pèlerinage sont pour ainsi parler, les eaux therinales de la piété, les bains spirituels où les âmes viennent se régénérer en y puisant une énergie nouvelle.C\u2019est là que s'opère ces réactions salutaires, ces retours soudains, cos secousses impré- cune une obole qui puisse lui permettre de continuer 95-1007 4 Mey Shvingy $4 a oye dy * eu 362 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 vues qui arrêtent les progrés du mal et impriment à la vie un nouveau cours.Nous ouvrons une marge dans notre Revue aux impressions d\u2019un pieux pèlerin au sanctuaire de Lourdes ; elles donnent la note juste sur ces saintes pérégrinations dont nous aussi nous avons ressenti douces émotions lorsque, nous unissant au peuple les fidèles, nous avons porté nos pas vers la Mussal ielle du Canada, vers le sanctuaire de Beaupré.1 Au départ, juin 1893, le temps est gris et sombre ; nous sommes douze cents pèlerins.Les femmes sont de beaucoup plus nombreuses que les hommes.Ceuxci sont clairsemiés dans la foule.D'où vient cela ?Est-ce que les hommes n\u2019ont pas comme les femmes, \u2018les mérites à gagner, des grâces à obtenir, des pénitences à faire ?On s'est demandé un jour, dans un concile du tnoyen-Âge, si les femmes avaient une âme.En voyant certains hommes de l'époque contemporaine, on pourrait se demander si, vraiment, ils en ont une, eux, car beaucoup font comme s'ils n\u2019en avaient pas.À la gare, on se fait des adieux comme si Jon entreprenait un long voyage.Or, nous ne partons que pour quatre jourk N'importe, les mouchoirs s'agitent, les saluts s'échangent, on se sert la main, on s'envoie des sourires, l'adieu est sur toutes les lèvres Hélas ! voilà un mot qu\u2019il faut écrire en marge sur toutes les pages de la vie.-Nous disons tous les jours adieu À quelque chose, à quelqu'un, à un rève, à une espérance, à une affection, à un idéal.Nul ne pourra changer cela.Un poète l'a dit gracieusement : Si j'étais Dieu, la mort serait sans proie, Les hommes seraient bons, j'abolirais l'adieu, Et nous ne verserions que des larmes de joie Si j'étais Dieu ! C'est là une charmante poésie, elle est finement ciselée ; mais je crois, malgré tout, que si le poète qui I's écrite puesait Dieu, il laisserait les choses comme elles sont, car l'adieu, qui ne réveille souvent que des idées noires offre cependant quelquefois des perspectives agréables.Pour moi, si j'étais Dieu et que Fadia n\u2019existât pas, je l'inventeruis volontiers et je crois que, pour m'en remercier, l'humanité m'élèverait des autels.La locomotive pousse son dernier cri, et nous rtons.Mes compagnons de route font le signe de a croix, les prêtres récitent les psaumes de l\u2019itinéraire, les femmes commencent leur chapelet, les jeunes filles chantent des cantiques, les malades imurmurent des formules, la prière tombe de toutes les lèvres et déborde de tous les cœurs.C\u2019est un beau woment.L'émotion s'empare déjà des âmes pour les accompagner jusqu'à Lourdes.Dans le parcours, et surtout au pied de la grotte, |i que de vœux s'élèveront vers le ciel! Que de touchantes envolées de désirs monteront vers Marie : Beaucoup, hélas! n\u2019arriveront pas à destination.D'où vient cela ?Dieu le sait.Nous savons uss que nos prières sont parfois comme des oiseaux auxquels on a crevé les yeux et coupé les ailes: elles s'égarent en route, et voilà pourquoi nous les voyons si rarement triomphantes et couronnées.Lourdes cst cependant aujourd'hui un des plus grands chemins de la prière, et la sainte Vierge nous prouve tous les jours qu'il fait bon de le suivre ; c\u2019est la raison de toutes les supplications formulées, murmurées et chantées dans les wagons, tandis que les voitures roulant sur les rails emportent la pieuse caravane.Quand on a prié on cause ; de quoi ?De mille choses.La campagne est belle conime une mère parée de ses plus beaux atours.C'est bientôt le moment de la moisson, et la terre, qui jusqu'alors montrait des fonds de sinople d'une fraîcheur parfaite, présente à l'œil des fonds d\u2019or d\u2019un éclat éblouissant.Ilyalà, pour coux qui aiment l\u2019agriculture, des thèmes de conversation qui s\u2019harmonisent merveil- leusernent avec les pieuses pensées d'un pèlerin : le pèlerin doit en toutes choses bénir la Providence.Les enfants, voyant les coquelicots rouges dans les Llés, les clochers pointus dans les arbres, posent mille petits pourquoi qui font le bonheur des mères et le charme de la société.Ils agrémentent le voyage qui a certains côtés pénibles \u2014Nous devons passer vingt heures en wagon.\u2014 L'enfance poétise toute chose : il en faut dans les jardins, dans les salons, dans les cérémonies, dans les pèlerinages, partout.D'ailleurs, un train de pèlerins est l'image du monde tel qu'il existe avec nos besoins, nos instinets, nos intérêts.C\u2019est la photographie mouvementée de notre Société.Il porte des souvenirs et des espérances, des joies et des repantirs, des sourires et des larmes, des vertus et des héroïsmes, ajoutons même des hontes et des ignominies qui, heureusement, vont être bientôt purifiées par une bonne confession.Aussi les physionomies d\u2019un pèlerinage ont un cachet particulier de sérénité qui n'échappe pas à l'observateur.Examinez les trains de plaisir qui portent à une exposition, à un concours, à une foire, des voyageurs entassés ; quelle différence dans l'expression, dans le regard, dans l'attitude ! Dieu ! quelle exposition ambulante de chair humaine ! Quel concours régional de types abêtis, de figures vulgaires, de visages grossiers! Comme l'humanité qui se rue vers le plaisir est vilaine, bestiale! Et comme, au contraire, l'humanité qui va à la sanctification est belle et touchiante ! Ello est aurçolée ; elle porte un nimbe fait de pureté, d\u2019innocence et de ferveur.L'autre est enguirlandée de cynisme.D'un côté, je vois des âmes qui poursuivent un idéal pieux, un rêve religieux ; de l'autre, des êtres qui poursuivent la sensation et le bien-être.Ici, c'est in caravane aux nobles instinets qui va aux rendezvous divins ; là le Létail humain qui se rend à un marché do satisfactions banales, GAZETTE DES M se À l'œil, c\u2019est parfois la même houle qui déferle dans nos gares au moment des arrêts annoncés ; mais, certes, l'allure est loin d'être la même, le lan gaye est bien différent.Dans les foules ordinaires, vagues, moutonnantes qui envahissent les buffets et les buvettes, on voit bientôt l'écume ; dans les flots tranquilles des pèlerins recueillis, il n\u2019y en à pas.Les gens qui nous voient passer aux stations ont parfois un air d\u2019ébahissement qu'il est aisé de constater.Le pèlerin est, en effet, à l\u2019époque où nous sommss, une curiosité.Il doit même apparaître à beaucoup de nos contemporains comme un revenant du moyen-âge, comme une relique du passé, comme un fossile exhumé pour l'amusement des incroyants.Jugez donc : tandis que la plupart des hommes voyagent pour le commerce ou l\u2019industrie, le plaisir ou la santé, en voilà qui voyagent pour la prière : Ils portent un ruban où une médaille sur la poitrine ; ils font le signe de la croix ;ils chantent des psaumes ; ils suivent une bannière ; ils se rangent derridre une soutane violette ou une robe noire et ils font cent, deux cents, trois cents lieues pour baiser une roche pyrénéenne et invoquer une madone blanche.N'y a-t-il pas là de quoi surprendre des gens épais et ventrus ?Je connais toute une classe d'hommes qui ne com- prenhent jamais les pèlerinages et qui sont toujours disposés à les critiquer : ce sont les commis-voyageurs des péchés capitaux.Cette marchandise à partout des colporteurs patentés.Le diable établit sous tous les cieux des maisons de commerce, et les représentants de ces maisons sillonnent le monde dans tous les sens.L'invention des chemins de fer ne les a rendus que plus nombreux et plus arrogants.Ils pullulent dans notre société, et Dieu sait s'ils crient quand passent nos pèlerinages.Mais rien n'arrête nos pieux pérégrinants.* Le chien aboie, disent les Arabes, et la caravane passe.\"\u2014A suivre.A nos compatriotes émigrés\u2014lie Colontsateur Canadien a parlé, dernièrement, de l'établissement d'une paroisse canadienne française, dans le voisinage du Lac Dauphin, Manitoba, et il a ajouté que cette paroisse promettait devoir être peuplée par nos compatriotes des Etats-Unis.Ses prédictions sont en train de s\u2019accomplir.M, Olivier Poulin vient de quitter Cahoes, N.Ÿ.avec sa famille se composant de douze enfants dont trois grands garçons en âge de prendre chacun 160 acre de terrain, M.Poulin nous annonce que plusieurs familles canadiennes de Cahoes partiront au printemps prochain pour aller se joindre à lui.Les affaires sont très mauvaises, pour la classe ouvrière, dans l'Etat de New-York.L'ouvrage manque presque complètement et la misère se fait sentir partout.A Cahoes, les riches eb ceux qui ont quelques CAMPAGNES 363 moyens, sont obligés de faire des souscriptions entre eux pour venir en aide aux familles manquant d'ouvrage.Tous les jours, les abords des manufactures sont assiégés de gens demandant de l'ouvrage.Cette foule que la misère atfame devient menaçante.On force les portes eb on demande aux patrons d'accorder aux plus nécessiteux deux ou trois jours de travail par semaine.Il reste une planchs de salut À ceux «les nôtres qui ont encore le moyen de se rapatrier, c'est de venir prendre des terres dans l\u2019Ouest du Canada ;° la région du Lac Dauphin, où vient de se fonder cette paroisse de Cunaliens émigrés, leur conviendrait, car elle semble devoir être un point de rallie- went pour ceux qui, ayant intention de retourner en Canada, veulent aller se fixer dans l'Ouest.La région du Lac Dauphin se colonise rapidement.| Il y a cinq ans elle était À peine connue.Jusqu'zlors son sol vierge n'avait été foulé que par les nombreux troupeaux de buffles et quelques chasseurs Les, traiteurs qui s'étaient avanturés de côté là n'avaient osé s\u2019y fixer parce que les communications étaient difficiles.Mais depuis, les éleveurs de bestiaux y ont mené paître leurs troupeaux, ce qui a contribué beaucoup à attirer l'attention publique sur ce pays, où rien no manque pour assurer la prospérité du colon.Il s\u2019est fait depuis une couple d'années de nombreux établissements dans cette région.Cette année, dans le district du Lac Dauphin, Is récolte a été abondante.Le blé a donné 30 3% 35 minots de l'acre ; I'avoine, 35 à 75 ; l'orge, 35 à 50 ; le seigle, 25 à 30 ; les patates, 300 à 700 minots et les navets, 300 à 600.CAUSERIE AGRICOLE Colonisation \u2014La Société générale de colonisation et de rapatriement de la province de Québec s'est réunie tout dernièrement à Montréal pour y discuter différents sujets se rapportant à la colonisation.Cette association se recommanile d\u2019elle-même à tous les amis dévoués de l'œuvre de la colonisation.Elle a pour premier patron Sa Grandeur Mgr l\u2019Archevêque Fabre qui, dans son dévouement pour cette grande œuvre a su Jui attacher de zélés propagateurs, plusieurs membres du clergé, apôtres de la colonisation, travaillant activement à agrandir, le vaste champ de la colonisation partout où le défri- 364 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 chement des terres pout offrir de= avantages aux colons.\u201c \u201c Cette société de colonisation a fait part à l'honorable M.Beaubien des vues qu\u2019elle entretenait à ce sujet et des projets qu\u2019elle avait formés pour favoriser ce grand mouvement en faveur de la colonisation, \u201cafin que le département de l\u2019agriculture et de \"Ia colonisation de la province de Québec, représenté par cet honorable ministre, y apporte sa grande part de protection et d'encouragement ; qu'il invite foutés les sociétés agricoles à faire entrer dans leur programme d'opérations une part d'encouragement \u201c\u2018\u2019aûx colons, à même leurs octrois, pour la quantité d\u2019arpents de terre défrichés, pour la bonne tenue de leuf ferme comparativement aux moyens à leur disposition, et encore pour la part que les colons prendront à favoriser l'industrie laitière.Il n'y a pas que les riches propriétaires qui doivent profiter des : _ primes accordées par les sociétés d'agriculture et les , cercles agricoles lors des exhibitions locales; les \" colons aussi, plus particulièrement que tout autre, \u201c doivent avoir accès facile À ces primes d'encouragement.Personne ne contestera que lu plus souvent les colons sont privés de ces encouragements, et il importe que ceux qui s'intéressent vivement aux sutcès des colons doivent prendre tous les moyens possibles afin de les faire participer aux octrois accordés pour favoriser l'agriculture.S'il est des torres .dont la culture est dispendieuse, ce sont bien celles du colon qui, comme point de départ, exigent de nombreuses améliorations et des frais parfois consi- \u201cdérables qui méritent d\u2019être encouragés par des _ Primes en argent, en grains de semence ou on ins- \u201c- truments d'agriculture.* \u201cVoici les moyens proposés par les directeurs de cette société pour arriver au but désiré : lo.La continuation des octrois accordés aux s0- ciétés d'industrie laitière, fromageries, cercles agricoles, ete, et en doubler le montant, si possible, en faveur des cantons pauvres dont les débuts sont toujours difficiles.2o.Etablir à Montréal ou à Suint-Jérôme un dé- Pot des grains de semence distribués par la ferme expérimentale d\u2019Ottawa.Rien de plus propre à compléter le regénération de l\u2019agriculture dans ces cantons.80.Doubler, durant quelques années au moins, les crédits affectés à l'immigration et au rapatriement des Canadiens en doublant aussi le nombre des agents employés à ces fins dans les Etats de la - Nouvelle-Angloterre, de même que dans l'Ouest Américaindy.Obten:r dv la grande compagnie du Pacifique Sho Tee Canadien et en général de toutes les compagnies de chemin de fer auxquelles les gouvernements fédéral et local ont jeté des millions de dollars et concédé des millions d'acres de terre, obtenir, disons-noùs, des taux spéciaux pour les colons ct leurs effets.Obtenir également des trains d\u2019excursions À prix réduits, permettant aux touristes d'aller visiter des canton aux saisons jugées convenables, 50., Obtenir encore des compagnies de chemin de fer qu'elles achètent des habitants des cantons traversés par leur ligne le bois de charpente et de combuatible (bois de corde) dont clles ont besoin pour leur usage particulier, 6o Faire remise au colon de la balance du prix d'achat de son lot, lorsqu'après deux années d'oreu- pations il s\u2019est conformé aux exigences de la loi do défrichement aujourd\u2019hui en vigueur et autres ordonnances n::ntionndes sur son billet de location.7o Continuer la confection de.chemins de colonisation qui sont de première nécessité au colon, non seulement pour se rendre à son lot, mais encore comme moyen d'existence durant les premières années de son établissement.8 Etablir à Montréal, à proximité des gares dè chemins de fer pour fins de colonisation et de raÿa- triement, une agence générale ou bureau d\u2019inforina- tions tenu par des personnes compétentes.9 Favoriser la formation de sociétés, cercles, syndicats, chambres, compagnies de colonisation de tout genre qui seraient, dans l\u2019accomplissement de cette grande œuvre, des auxiliaires puissants et pour le gouvernement et pour le bureau projoté \u2018expérience des cercles agricoles est tellement encotra- ge inte qu'il suffit d'indiquer ce moyen pout en faire comprendre l\u2019utilité.S'il est une œuvre à laquelle les cereles agricoles doivent s'associer, c\u2019est bien celle de la colonisation partout où l\u2019agriculture peut y être avantageusement exploitée, car, comme le disait un apôtre dévoué à cette grande œuvre de la colonisation : \u201c L'avenir \u2018lu pays appartient à ceux qui s'emparent du sol, \u201d S'il en est ainsi, il n\u2019y & pas que les cercles agricoles qui doivent favoriser la colonisation.Les directeurs des compagnies de chemins de fer disséminés dans toutes les parties de notre pays devraient s'efforcer, par tous les moyens possibles, d'encourager les colons établis dans le voisinage des chemins de fer, en favorisant la vente de leurs produits agricoles par une réduction notable dans le prix de transport, quelque soit la distance du lieu de production à celui de Ia vente ; de cette manière le colon pourra avec beaucoup plus de facilité vendre ses produits, et comme conséquence le défrichement de son lot de terre se fera plus rapidement, les produits sgricoles plus considérables et les chomins de fer plus encouragés, GAZETTE DES CAMPAGNES 365 \u2014\u2014 Les directeurs de ces chemins de fer seraient vite remboursés de leur générosité.Ces compagnies de chemins de fer rendraient l'agriculture prospère par des prodiges de générosité dont plus tard elles seraient récompensées par les nombreux transports de produits agricoles.Les compagnies de chemins de fer du Lac St- \u201cJean, de l'Intercolenial, de la Baie des Chaleurs et autres points de notre vaste pays, pourraient faire À l\u2019égard des colons canaliens-français ce que la Compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien a fait, dans une seule année, à l\u2019égard do 26,000 A 27,000 colons, ont à p:u près la moitié étrangers au pays et les autres canadiens-frangais.Cetto compagnie de chemin de fer a favorisé l'établissement de ces colons sur les terres boisées d'Ontario, dans la région comprise entre Mattawa et le Sault Sainte- Marie, d\u2019un côté, et entre Mattawa et Missanabie, de l'autre côté.Si un seul bureau de colonisation du chemin de fer Pacifique canadien a pu faire autant, quo ne feraient pas toutes les autres compagnies de chemins de fer du Canada, assoziées aux 400 à 300 cerclés agricoles qui d\u2019un commun accord travaille- raîent à favoriser l\u2019œuvre par excellence de la colonisation, avec le précieux concours des membres du cletgé qui comme toujours se feront un devoir d'en diriger la marche pour le plus grand avantage du peuple canadien.Jamais on n\u2019a témoigné, d\u2019une manière aussi générale, autant de sollicitude pour l\u2019agriculture qu\u2019au- jourd\u2019hüi, jamais on a paru fonder aur ses développements, ses progrès et sa prospérité, des espérances plus vastes et d'une réalisation plus prochaine.Mais pour atteindre plus sûrement le but qu'on se propose en favorisant l'agriculture, il faut travailler À augmenter le nombre des cultivateurs en favorisant dévéntage la colonisation et en accordant aux colons tout Yappui et I'encouragement qu'ils ont be \u2018oin.\u2014 Donner à boire aux vaches pendant l\u2019hiver Quelle quantité d'eau doit-on donner aux vaches, et quand le leur donner ?Une seule fois par jour est-elle suffisante ?sont des questions qui nous sont fréquemment faites.Les vaches, aussi bien que tout autre animal, doivent être en moyen de boire chaque fois qu'elles en éprouvent le besoin, quelque fréquent que ce soit.Il faut plus particulièrement donner de l'eau aux vaches lorsqu'elles reçoivent de la nourriture sèche, du foin sec par exemple ; dans ce cas on doit leur donner à boire plus d'une fois par jour.La qualité de la nourriture donnée aux animaux doit être notre principal guide.Des vaches auxquelles on donne des citrouilles comme principal aliment peuvent se dispenser de boire de l'eau puisque le citrouille contient 94 pour cent d\u2019eau ; celles auxquelles on donne des tiges de blé-d\u2019inde ne doivent boiro que ratement, puisque ces tiges \u2018contiennent de 88 à 90 pour cent d'eau.Mais lersque les vaches sont au pâturage, que l'herbe qui contient 75 pour céñt d'eau est leur seule nourriture, elles boivent souvent et souffrent même par le mangne d\u2019eau.Dans le cours de juin et de juillet, où les prairies sont dans leur pls grande végétation, que l'herbe est succulente et ju- teusc, les vaches doivent boire seuvent dans la joar- née ; il est bien reconnu que la diminution de lait chez les vaches se fait plutôt par le manque d'eaû que par une nourriture insuffisante.Si l'eau cst absolument nécessaire aux vaches lorsqu'elles sont au pâturage et y prennent une nourriture verte contenant par conséquent beaucoup d'eau, A plus forte raison doivent-elles souffrir de la privation d'eau lorsqu'on leur donne Un fourrage sec, contenant 60 pour cent moins d'eau qie lo fourrage vert L'eau est plus essentielle que la nourriture.Les animaux domestiques souffrent bien moins du manque de nourriture que par le bésoin d\u2019eau rs Le choix dés récoltes Le cultivateur doit tendre à varier ses - récoltes dans une ferme.Cette variation des produits.de l'agriculture doit cependant être soumise à des règles sans quoi ce serait s'occasionner des pertes.En effet, plus le cultivoteur aura de bestiaux, plus il devra avoir de-plantes fourragères disponibles ; s\u2019il n'a pas suffisamment do ces plantes fourragères à leur disposition, il éprouvera parfois des pettes considérables.Plus le cultivateur aura de blé, plus il fera d'argent ; mais si ce blé se vend à un prix payant à peine les frais de culture, il sera plus avantageux de le remplacer par d'autres produits jusqu'à ce que le blé ait atteint un prix plus élevé.Plus il aura d'arbres fruitiers bien entretenus, plus il donnera de valeur à sa propriété.\u2018En général, un cultivateur qui veut titer parti de sa culture, doit s'efforcer de multiplier les produits pont in vente est ls plus assutée dans te tmofterit ; 306 mais le cultivatéur prudent doit les varier de manière À ce que si un produit manque, l\u2019autre produit l'en dédomagera.Fors laissés trop longtmps aux piods des ch\u2019 vaux Il semble n\u2019y avoir aucun doute que ceci est une des plus fréquentes causes des maladies pour les pieds d\u2019un cheval ; car aussitôt que le fer est posé, un double travail commence, cclui du sabot qui croit en dessous et se serre sur le fer, et celui du fer qui, chaque fois que le pied touche la terre après s'être relevé est poussé forcément en haut contre le sabot.Ceci constitue cette double action qui est si souvent préjudiciable.Pour obvier À cela.il devient nécessaire de fairo ajuster comme il faut, chaque fois, le fer au pied du cheval Pour arriver à cela, il faut le faire détacher et rattacher une fois tous les quinze jours ; et il faut voir, lorsqu'on fuit faire cette opération, À ce qua la partie rivée des clous soit bien liméo en dehors du sabot, afin\u2019 qu\u2019ils ne fassent pas de trop grands trous dans la corne, lorsqu'ils sont arrachés Quelques personnes laissent les fers 2 ou 3 mois aux pieds du cheval.Rien n'est aussi préjudiciable à la conservation d'un bon pied sain.Le changement pratiqué deux fois par mois permet au pied de se développer, ct lui laisso une belle forme naturelle.\u2014_\u2014\u2014\u2014 Engagoment de la m rin-d\u2019æ1vre daus une ferme L'engagement de la main-d'œuvre pour la prochaine campagne de culture devrait être fait dans le cours de janvier ou au commencement de février D'ordinaire les services des hommes de ferme travaillant au mois ou à la semaine et qui sont les plus capables, est toujours requis le premier, et ceux qui sont d\u2019une capacité médiocre ne trouvent de l'emploi que quand les travaux sont pressants.Pour catte raison, il est avantageux de s'assurer longtemps à l'avance du service des premiers qui ne sont pas lents à trouver de l'emploi.À la campagne la main-d'œuvre qui n\u2019a pu trou\u201c ver à être utilisée qu'au temps le plus pressant des travaux de culture ne peut offrir qu\u2019une bien faible garantie de capacité en ce qui à rapport aux travaux de culture, et commo conséquence le travail fait entraîne à des pertes parfois considérables.Lorsque les engagements se font à l'année, le salaire est souvent le même pour chaque mois de l\u2019année, quoique le salaire devrait être.fixé suivant GAZETTE DËS CAMPAGNES oi la nature du travail pour chaque saison de l'année.Si un travailleur est engagé pour six mois à $20 par mois commençant au ler mars, rendu au temps de la moisson, il exigora davantage par mois.L'engagement lo plus avantageux serait celui de $l5 par mois pour les mois de février, mars et avril ; $30 par mois en mai, juin, juillet, août et octobre ; $15 par mois, pour lee mois de novembre, décembre ct janvier.Comment établir des pacag \u20188 sr des terres sèches Un excellent moyen de transformer les terres sèches en pacage, c'est de les enrichir au moyen d'engrais verts.Les bons effets de cette pratique se manifestent plus promptement que dans les terres foites, parce que la décomposition «es plantes enfouies y est plus rapide.L'année qui suit l\u2019enfouissement de l'engrais vert, le cultivateur doit semer en seigle ou en pois avec semis de trèfle blanc.Si l'étendue ds terres s°ch>s ébuit très considérable, et si le basoin de preage se faisait tellement sentir que le cultivateur ne puisse altondre qu'elles aient toutes passé par ls culture das pommes de terre ou par l\u2019engraissement nu moyen des engrais verts, il fauclrait, comme il en avait l\u2019habitude, ensemencer en grain le surplus de ces terres, et sur la semence de grains semer du trèfle blanc, lequel finirait par prendre racine eb se multiplier par lo repos de la terre.La graine de trèfle blanc réussira sur les terres légères, sableuses, même sans labour, pourvu qu\u2019avant de semer, on herse un pou fortement, et qu'après In semence la graine de trèfle soit recouverte par un demi tour de herse.L'expérience prouve qu'après lu semence de la graino de trèfle, comme après celle de mil, il est indispensable de donner un léger hersage avoc une légère herse en bois ou en fer, afin que la graine soit un peu recouverte.: Par cette méthode, quelques arpents de terres sèches qui étaient auparavant sans production, se recouvrirent bientôt l\u2019herbes, avant longtemps une partie de la terre, comparativement petite fournira aux animaux de la ferme une nourriture beaucoup plus abondante et plus suhatantielle que ces grandes étendues de terre que l'on voit aujourd\u2019hui en pacage, ct sur lesquelles les animaux trouvent à peino le quoi se nourrir.Lorsqu'une fois une pièce de terre légère, sab'eusc, sora convertie en un bon pacage, il convient de lu laisser en cet état GAZETTE DES \u2014 aussi longtemps possible, car ces terrains y gagnent beaucoup à être remués rarement.\u2014 B:onomie chez le cultivateur CAMPAGNES 367 i Choses et autres La guimauve comme plante médicinale, \u2014La guimauve pousse dans les lieux frais et humides sur le bord des ruisseaux.Cette plante cat naturalisée sur le bord des marais salés aux Etats-Unis, Les tiges sout cotonneuses et dres- Règle générale, un cultivateur doit être aussi éco- sées, les feuilles molles, les fleurs ont une teinte blanchâtre 2 .[ou rosées.Cinq pétales forment Ia carolle et les étamines nome que possible.Mais il fant s'entendre sur la si- sont réunies.Le fruit ressemble à un petit melon aplati et gnification du mot économie On doit entondre par | partagé en un grand nombre de potites coques ; Ia racine éconoinie cello qui porte sur les dépenses improdue- | épaisse et charnue, tives, sur les dépenses de luxe, d'amour-propre, sur l'ébullition elle cad, a guimauve cst une plante émollicnte et soumise à e un mucilage abondant Pour la toux, les dépenses qui ne sont destinées qu'à satisfaire des| la guimauve peut être £uployée eu effusion ; si les bronches besoins fuctices, et les poumons sont irrités, l'expectoration pénible, on peut ; ; , avoir rccours à la racine de guimauve ; ello est avanta.- Ces dépenses ne doivent être permises qu\u2019à ceux euse pour l'inflammation des voies »ligestives ; cllo est - dont le revenu net dépasse de beaucoup la consom-|utile dans les inflammations et affeotio ns convulsives.Pour mation nécessaire annuelle, parce qu'à ceux-là j][toutes ses propriétés médicinales, la guimauve doit avoir reste encore assez pour améliorer leurs terres, la source de leurs revenus, Le cultivateur fera des économies s'il supprime [Dans co cas là il est nécessaire de sa place dans le jardin, .Moyen de remédier à la rareté des Plantes fourragères, \u2014 nourrir lca bestiaux le des chevaux de luxe, une voiture inutile, ete, qui plus économiquement possible, ct un des moyensd'atteindre l\u2019empêchent de se procurer de la graine de trèfle, ainsi que toutes bonnes semences nécessaires, qui pa-'l ce but c'est de hacher les aliments et de les soumcttre à la fermentation.Il y a des plantes fourragères sèches qui, à \u2018état naturel donnent une nourriture grossière et pou suls- ; ais il ne fera pas d'éco- tantielle que les bestiaux ne subissent qu'avce répugnauce nly a Me for pas déco et qui deviennent un aliment nutritif et agréable par la , fermentation.Les pailles do oéréales, les gros foins, les même au plus bas prix, s'il n\u2019a que de mauvais ins-[balles de blé.à y de même que les foins avariés peuvent être truments d'agriculture, s\u2019il ne laboure que suporfi-|bachés et mêlés à d\u2019autres plantes four Tagères, pourvu que ; t ciellement sa terre, et ne lui donne pes assez de labour, sans en faire les clôtures, rigoles, ni nettoyer out ce qui pourrait être nuisible aux bestiaux soit enlevé, Toutes ces matières peuvent être hachées puis môlées à des substances grasscs et humides, pour en faire une masse les fossés, sources de mauvaises herbes qui infestent [compacte qui devra être humectée puis brassée dans de les terres ; s'il ne donne pas d'engrais convenables, |l\u2019eau chau laissant perdre ses fumiers, ou les étendant su le » Il faudra ensuite déposer le masse dans une uve ou vase quelconque, Je tasser fortemeut, puis jeter par dessus une couche de paille hachée pour concentrer la \u201d sol en juin ou juillet, pour ne les enfouir qu\u2019au mois/chaleur à l'intérieur de ls masse; poser par dessus des d'octobre, lorsqu'ils seront sans force et que la terre|Pl&nches que l\u2019on fait peser sur la masse en la chargeant sera couverte de chardons et de plantes nuisibles qui en auront absorbé tous les sues, s'il n'a que des animaux chétifs et de mauvaise race, enfin s'il n\u2019a de pierres ou de madriers, Après vingt quatre heures la masse sera en fermentation, » .Détérioration du Hé&\u2014La détérioration du blé ne pour- pas lo nombre de mains nécessaire à l'exécution |rait avoir lieu en si peu d'années qu'on se imagine, si les nné.5' prompte des travaux de semence et de récolte.Le cultivateur se ruine parce que sa terre n'a Pasin soins convenables de culture lui étaient do fois altération dans la qualité du blé, ce n\u2019est pas dû à la il ya par- ature du blé méme, mais à des causes que bien souvent produit tout ce qu\u2019elle aurait dû produire, si elle eût/il serait facile de prévenir.Par exemple la négligence à été bien cultivée; parce que ses rosses et ses mau-|\" ettoyer le blé de mauvaises graines ; au peu de soins accordés au blé dans le cours de sa végétation ; à In récolte vais animaux auront tout mangé ses fourrages, sans| 4 u blé faite par des temps pluvieux ou froids; aux acci- donner d\u2019ouvrage ou sans donner de profit, pas|dents et maladies causés par l'intempérie des saisons, même de bons fumiers; parce qu'à chaque instant il aura été chez l'ouvrier faire réparer une vieille charrue, ou autres vieux instruments d'agriculture ; Lorsque le cultivateur achète des nouvelles semences, #es récoltes devicnnent meilleures jusqu\u2019à ce que la même négligence la force à un renouvellement de semence, En quelque sol que ce soit le blé conservera sa qualité parce qu'avec cette mauvaise culture, sa terre s:ra|Zeriinative et productive si, lorsqu'on le sème il n'est pas couverte de plantes nuisibles À toute récolte, \u2014 em re ti altéré, ou si les insectes n\u2019en ont pas dévoré le germe pendant qu\u2019il était en meule ou dans la grenier ou à la gra On peut être certain que le blé récolté bien mûr et soi- :çné convenablement conserve longtempe es vertu germina- ve et qu\u2019au moins celui dos deux ou trois dernières ré- PS soltes peut servir comme celui de la dernière, .il faut, aussitôt que le miel est dans des vaisseaux de 868 GAZETTE DES CAMPAGNES P Engraïssement d'une prairie.\u2014 Lorsqu'une prairie a été enweuieneés au printemps et que le sob est suffisamment cn praieé on prut à la fin de juin répaudre à la surface du; vol deux cents sivres de nitrate de soude par arpent Cette opération peut être faite s'il y à appareoce de pluie, ou immédiatement après une pluie.Si le terrain n\u2019était pas suffisamment engraissé, il faudrait ajouter des cendres à cet engrais.* .Culture lucrative \u2014Pour faire de l'agriculture une in dustrie lucrative, il faut autant que ible se rendre compte des effets que les différents travaux de culture produisent quant à telle ou telle récolte ; prévoir les besoins de l\u2019agriculture dang l'avenir, afin de les combler su moment qui psraîtra le plus avantageux ; prévoir les excédante disponibles en plantes fourragères, co grains, afin de Jes vendre dans les meilleures conditions, South American Nervine.\u2014 Voiri ce que Rebecca Wilkinaon de Brownavalley, Ind., dit : Mulnde pendant trois ans de maladies de nerfs, faiblesse d\u2019estumuc, dispepeie ot indigestion, après avoir essnyé toutea enpèces de remèdes j'uchutai une \\outeille de ** Sonth American Nervine ¥ qui n'a valu par sou urnge $50) d'uuires médicaments, C'ezb le mesileur \u20ac mèêde u ntilimer.Pour vous ep convainerc faites l'exsni d\u2019une houreiile, Tolian sanitaire de Woolford Guérit les démangeaisons chez les hommes et les avimaux en 39 minutes.Bhumalisme guéri en = jour.\u2014Le \u201c Bouth American Riumatic Cure\u201d guérit lu shumatisme et la névralgi duns un où trois jours.Son as tion aur le.xystème.eat re- marquablo et mystérieux ; 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