Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 14 octobre 1948, jeudi 14 octobre 1948
[" aii IVL3 ce 2.UVLO.8/6 weuiitoliv wey saifice Ju Farle: eut QUie F 220.PENSER A CE OUE L'ON EcRIT \u2014 \u2014 DIEU GAZETTE = CampAG Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u2018Autorisée comme envoi postal de la seconde classe\u2019 \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE Série IL Vol.7\u2014 No 48 A PROPOS d\u2019UNIVERSITE Depuis 1250.Dans la cour intérieure de la Sorbonne, à Paris, des pierres formant un quadrilatère, se détachant des autres; on y lit ceci: \u2018\u2019Ces pierres marquent la place des murs de l'Université construite par Robert Sorbon, vers 1250.\u201d Une institution qui dure depuis sept siècles! Et qui a eu, en France même, tant de filiales! Elle a vu se presser en ses murs les jeunes gens les plus doués de toute l'Europe, dont plusieurs sont devenus, non seulement des grands savants, de grands hommes, mais de grands saints.Pendant des siècles la France fut puissante, respectée, presque l'arbitre de l\u2019Europe à coup sûr, la maîtresse de la civilisation occidentale.Même de nos jours, malgré ses blessures physiques et morales, \u2014elle abrite tant d'éteigneurs d\u2019étoiles!\u2014 la France continue de rayonner sur le monde entier, par ses missionnaires, ses littérateurs, ses savants et ses grands saints.Un flambeau qui luit depuis sept siècles ne s\u2019éteint pas facilement, à Québec en 1848.Québec était, il y a cent ans, une ville où il y avait environ 40% d'habitants de descendance anglaise ou irlandaise et qui possédaient richesse et influence.A Montréal, il n'y avait que 19,000 Canadiens français contre 24,500 Anglo-canadiens et Irlandais.Et naturellement, nos compatriotes anglo-saxons étant venus ici, d'abord en vainqueurs puis assez bien munis d'argent, ils contrôlaient toute la vie économique, sauf la vie agricole toujours capable de se suffire à elle-même.En revanche, la classe rurale venait à peine de voir s'organiser un système de petites écoles primaires, La plupart de nos ancêtres ne savaient ni lire ni écrire.C'est dans cette atmosphère de lutte pour l'existence que les Messieurs du Séminaire de Québec décidèrent de fonder une université, Ont-ils espéré jamais que l'institution qu'ils fondaient recevrait 3,000 élèves, cent ans plus tard?Ont-ils pu calculer que la contribution du Séminaire à cette oeuvre de survie nationale se chiffrerait à près de 10 millions au cours de cent ans?On peut douter qu'ils aient pu deviner ce que les calculs du temps ne permettaient guère d\u2019entrevoir.Ils ont quand même posé le geste créateur et en ont pris les risques hardiment.Ils ont voulu donner au Canada français un outil intellectuel et scientifique lui permettant de façonner son propre destin, de retrouver la vraie indépendance sociale et matérielle.Ce en quoi il ne se sont point trompés.L'Université tend la main, Après trois quarts de siècle de travail créateur, de sacrifices et de succès, Laval voulut s'appuyer sur la population du Québec pour améliorer son oeuvre, la lancer vers de plus hauts sommets.Elle demanda un million; on le lui donna.Cette souscription.s\u2019est traduite depuis par la multiplication des Facultés et des Ecoles que chacune gère.Les trois cents élèves sont devenus trois mille; et on en refuse pas loin d\u2019un millier tant de l\u2019extérieur que du Québec.Outre ces progrès à Québec même, Laval peut s'énorgueillir d\u2019avoir créé et maintenu pendant des années ce qui est devenu l'Université de Montréal dont l'expansion et les progrès sont maintenant de l'histoire.Aujourd'hui, Laval revient vers nous et nous demande $10,000,000.00.Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) Déjà le gouvernement de la province en a pris quatre de son côté.Et qu'est-ce que l'on fera de tant d'argent\u201d On fera avec un peu plus ce que l'on a fait avec de million reçu il y a vingt cinq ans.Le passé est garant de l'avenir.Et puis, il faut savoir qu'il y a en Amérique quelques universités dont le budget annuel, \u2014annuel, remarquez bien\u2014frise les cent millions! \u2014Oui, un budget annuel de près de cent millions! Ca ne ressemble guère à une souscription de S10,000,000.00, après 100 ans de travail obscur et héroique! Et puis.ce qu'on nous demande, ce n'est pas un don, c'est un placement sur la tête de nos enfants, ni plus ni moins.Car pour qui entretient-on une organisation semblable, sinon pour les jeunes gens?Le vrai don.Ce vrai don, c'est une paroisse agricole de chez- nous qui vient d'en trouver la formule: sans bruit, sans erboucher la trompette.la paroisse de St- Louis de Kamouracka a trouvé que l'objectif de $1,250.00 qu'on lui avait fixé ne cadrait pas avec sa propre histoire \u2014où l\u2019on retrouve tant de grands noms\u2014 et elle a dépassé le chiffre fixé de près du quart.C\u2019est là la réponse d'une classe rurale saine, économe, qui gagne son argent par un travail régulier, bien ordonné.C'est aussi la réponse des familles qui désirent que leurs enfants suivent la trace des hommes et des femmes qui sont sortis de leurs rangs et qui ont servi d'exemples à ceux qui sont restés fidèles à la terre.C'est la réponse de l\u2019habitant à l'appel que lui font les hommes du Haut Savoir.Tout cela est très beau.Le mauvais don.Le mauvais don du Québec, c\u2019est la somme incroyable de $200,000,000.00 qu\u2019il accorde chaque année à l'achat de boissons alcooliques.Le mauvais don, c'est le gaspil d'argent qu'on investi: dans des affaires mal conçues, d'inspiration douteuse ou franchement canaille.De mauvais don, c'est d'investir de l'argent dans des entreprises sur lesquelles nous n\u2019avons aucun contrôle, pas même le contrôle démocratique de la pluralité du vote.Ignorons-nous que l'intérêt de 5200,000,000.00 à 5 p.c\u2026 ça donne déjà, chaque année, $10,000, 000.00?Ignorons-nous que les placements désastreux atteignent pas loin de S100,000,000.00 par année, un gérant de banque a déjà compté des pertes de capitaux s\u2019élevant à $4,000,000.00! Dans une seule paroisse, $350,000.00 avaient fondu comme du beurre.\u2019 Oublions-nous que, fils des fondateurs du Canada, des découvreurs du continent Nord américain presque entier, il ne nous'est pas permis de rester des valets, des serviteurs dans la maison où nous avons tous les droits de devenir nos propres maîtres?Ce que nous apportera l'Universite.Er retour du don que nous lui ferons l\u2019Université Laval continuera de nous donner, comme toujours, une élite morale de plus en plus instruite des vérités éternelles, plus capable de faire la lutte aux idées folles, ou sataniques, qui courent le monde et veulent l'asservir.En retour, Laval continuera de former des hommes capables de faire le guet sur notre langue et nos droits; des hommes de science capables de nous révéler nos propres richesses avant qu\u2019elles ne deviennent le lot de la science et du capital étrangers; des hommes capables de diriger notre puissance commerciale et financière \u2014qui s\u2019évalue 14 octobre 19-45 a des milliards chaque année-\u2014dans des voies où elles cesseront de travailler contre nous; des hommes capables d'assurer à nos classes travailleuses u petites bourgeoises In sécuritS social et économique qui est l'expression véritable de la liberte dont on parle tant; des hommes capables de faire valoir les trésors de talent artistique qui sont inexplorés chez-neus, soit dins les ar:s manuels, visuels, auditifs.Bref, l'Université, c'est Li vlef de 'a connaissance.Or, c'est Ia clef qui nous libérera de l'esclavage de fait dans lequel en a tant cherché depuis près de deux siècles à nous tenir, tout cn nous assurant du contraire.Les S10,000,00000 que demande Laval sont le gage le plus sûr de la conservation des milliards que nous donnons insconviemment, chaque année, à ceux qui les retournent \u20ac ntre nous; en tous cas, qui les ardent pour eux.La démonstration n'est plus > faire.Allons-y pour S10,000000.00°0 Et de gaite de coeur, s'il vous plait! L-de-G, Forton.Service anniversaire de feu J.- N.Albert, agronome.à Rimouski.le 30 octobre.Samedi, le Ab octobre, à Nh.530, en la cathédrale de Rimouski, un service anniversaire sera chanté pour le repos de l'âme de J.-N.Albert, agronome, époux de dame Alberta Lavoie.Ce service devance de quelques semaines la date exacte du décès survenu fin de novembre 1947.C'est afin de permettre aux nombreux parents, confrères et amis du défunt de se rendre, avant que les communications par la route ne deviennent difficiles, en l'église de sa paroisse pour lui apporter en même temps que l'hommage de leur bon souvenir.la ferveur de leurs prières.Faites confiance à la Machinerie Poitras \u2014 Industrie fondée depuis 1920 \u2014 5 .Pour toute information, adressez-vous à | Jos.POITRAS & FILS Lice Manufacturiers de Machinerie STATION L'ISLET JS.C.DULEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT MALADIE \u2014 FIDEUTE Etc.- Ete Rue Poiré Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE 2 : GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, de Requeleyne, qui en fit son presbytère.Un au- Société Historique de Kamouraska.P pre rr tre manoir fut construit un peu plus loin.\u2014_\u2014 Le seigneur de la Bouteillerie avait eu la douleur de perdre son épouse en 1681.Elle lui laissait M B F cing enfants en bas bee, entre autres Charles-Je- i - 1 - \"Ol seph, né le 31 juillet 1674, ordonné prétre en avri essire Jean aptiste rangois 1002 créé chanoine Je la sathédrale de Québec .1712, et décédé à l'Hôtel-Di ébec, le 2 Deschamps de la Bouteillerie {hire cod à l'Hôtel-Dieu de Qué .Dans son veuvage, le seigneur continua de rendre service à ses censitaires; mais, en 1701, pour .tromper sa solitude, il se remaria à Jeanne de Rivière-Ouelle.Chevalier, veuve de Robert Lévesque, un de ses , premiers compagnons en territoire seigncurial.Deux ans plus tard soit le 16 décembre 1703, il mourut, laissant dans la consternation, tous ses sujets qui le pleurèrent comme un père, \u201centouré de l'estime de tous ceux qui l'avaien: connu et particulièrement des bons habitants de sa seigneurie, au milieu desquels s'était écoulée la plus grande premier seigneur Lacordaire a dit que \u201cl\u2019histoire est le miroir qui réfléchit le passé et le soleil qui éclaire l\u2019avenir\u201d: Comme c'est justel.Je crois répondre aux voeux de la Société historique de Kamouraska en ; éritoi : » a 2 A a : artie de sa méritoire existence\u201d.Ses obsèques évoquant le souvenir de quelques âmes fortes qui furent simples et sans éclat, comme avait été la ne doivent pas paraître aux modernes \u2018des exagé- i i é rations de l'istoire\u201d.En tête de la liste des an- vie du iy od sional Son corps fut inhumé sous cétres qui se sont illustrés dans la plus ancienne paroisse de la région, j'ai plus de raison d\u2019inscrire Il n\u2019y eut pas de monument pour marquer l\u2019en- le nom de messire Jean-Bpte-François Deschamps | droit de son inhumation: pourquoi chercher un mode la Bouteillérie: À tout seigneur tout honneur.nument?La superbe seigneurie qu'il a laissée et les champs fertiles cultivés par des familles heu- Normandie, Jean-Baptiste-François Deschamps é- Ieuses et prosperes valent bien plus qu un monu- tait le cinquiéme des onze enfants de Jean Des.ment; \u20ac est une oeuvre qui transmettra son nom à champs, sieur des Landres, et d'Elisabeth de Bin.l'avenir, comme ne sauraient le faire ni le mar- I prit le titre de sieur de la Bouteillerie, par son bre ni le bronze.pieule paternelle, Suzanne « Bouteiller.dame de Les témoignages multiples sont là pour mesurer a Boutellerle, épouse de Charles Deschamps, sei- la perte que faisait la population: Existence simple gneur de Boishébert.et uniforme comme celle de tous les gentilshom- C'est à faux que l'histoire nous raporte que Mes.Mes campagnards comme lui; homme de foi aussi sire de la Bouteillerie était, en 1672, un jeune bien au'homme d'honneur, sa présence à l\u2019église officier licencié depuis peu du régiment de Cari- faisait l'édification des fidèles; il avait la conscience an-Salières, En effet, Benjamin Sulte nous dit d'avoir employé utilement sa vie, d\u2019avoir préparé le contraire: \u201cDepuis vingt-cinq ans que je guette UN Avenir de prospérité et de bonheur pour ses les noms des officiers du régiment en question, je Censitaires; témoignages irrécusables de ses rela- n'ai point rencontré le nom de Deschamps, et je tions d amitié: son nom, d'une écriture qui dénote suig persuadé qu'il n'était ni militaire ni autre fi; une éducation parfaite, apparaît continuellement chose qu\u2019un simple particulier.\u201d Et selon le Père }f.©UX registres comme parrain aux baptêmes ou Le Jeune\u2014comme d'après l'abbé Faillon\u2014le jeune \"comme témoin des mariages et sépultures.omme, en juin 1671, s'embarqua à Dieppe, sur C'est cette belle fi ; ; ; a q2eS POS gure que nous avons voulu le Saint-Jean-Baptiste, qui avait déja fait le voya- faire revivre en inscrivant son nom sur le bronze deux charpentiers, deux maçons et quatre mar deu.d'une plaque commémorative, dévoilée golennelle- vres pour défricher les terres de la concession qui ment le 20 juillet 1947; quelques fasts cu, suff lui avait été promise pour rappeler son souvenir: Le 29 octobre 1672, Pp , l'intendant Talon concéda la seigneurie de la Bou- Le 29 octobre 1672, Monsieur Talon, alors l'âme®##teillerie au sieur Jean-Baptiste Deschamps.qui de la colonisation en Nouvelle-France, écrit que rendit services à cote région.Son corps repose \u201csi des gens de cette qualité prennent aisément dans le cimetière paroissial\u201d.cette route; bientôt le Canada se remplira de per- Sans être un monument, cet arbre s'élève à la date, au nom de Sa Majesté Louis XIV, Fintendane Gloire d\u2019un pionnier: il n'a pas la majesté d'une esncédait à Messire Deschamps comme fief sei.Croix du chemin: il faut observer I'échelle des va- gneurial \u201cdeux lieues de front sur une lieue de leurs: il n'est au us témoignage, mas nous voulons profondeur de chaque côté de la rivière Ouelle\u201d, en proclamer foute Jantes à lab Gest ora! sous les dénominations de la Bouteillerie, Flamand- ea ue ted vou à cp ate 1 fom cu clocher qui, ville et Boishébert, trois noms de terres en Nor- °C .° et luisant, demine toute la paroisse.mandie, possédées par les parents du sieur Deschamps, \u2019 Le nouveau seigneur venait d'épouser.le 24 octobre 1672, une canadienne, Catherine-Gertrude, fill, de Nicolas Macard dit Champagne, et de Marguerite Couillard.En mettant pied à terre à Ri- vière-Ouelle, Monsieur et Madame de la Bouteil- L'abbé Armand Dubé, prêtre, lerie et leurs compagnons organisèrent temporairement leur demeure et passèrent les premiers Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.jours à explorer le nouveau fief, à fixer l'emplacement du domaine seigneurial et celui du moulin \u2014_\u2014 anal.Né en 1646, a Clipponville, non loin de Rouen, en Vieux fondateur de notre paroisse.cet homme \u201caux poignets de frêne et au coeur d'argent\u201d n'a pas travaillé en vain: avec une fierté dictée par la reconnaissance, des fils de bonne race viennent de buriner son nom pour des siècles, Dès les premières années, plusieurs familles de colons vinrent se grouper autour du domaine et le long du fleuve, ai bien qu\u2019en 1681 la population s'élevait déjà à soixante-deux personnes.La vie était plutôt coloniale, mais la bonne entente régnait partout.Les jours de fête et les dimanches, en l'absence du missionnaire qui alors ne visitait ses ouailles qu'une couple de fois par année, les habitants se rassemblaient ordinairement dans la maison du seigneur, pour l'office qu'on appelait la messe blanche: on y récitait les prières de la messe et le chapelet.puis on faisait des lectures pieuses.Aussi, cet établissement de onze familles se perpétua, s'agrandit prit racine dans le sol et devint, avec le temps une riche et populeuse seigneurie.C'est que cette poignée de colons appartenaient à une race forte et jouissaient d'une organisation civile et religieuse qui décuplait leurs orces, Le 15 avril 1684, le seigneur de la Bouteillerie faisait don à Mgr de Laval de quatre arpents de terre pour la construction, d'une chapelle et d\u2019un presbytère; il ajoutait, un peu plus tard, quatre autres arpents.Les travaux furent poussés activement, de sorte que, le premier janvier 1685, avait lieu l'inauguration de la première chapelle: elle était dédiée à Notre-Dame de Liesse.En avril 1692 Messire Deschamps céda son manoir à l'abbé (Kamouraska).CONFIEZ VOS TRAVAUX D'IMPRESSION à FORTIN & FILS = IMPRIMEURS = 14 octobre 1948 \u201cIl faut savoir l'anglais\u201d Le pére et le fils déambulent paisiblement: c\u2019est leur promenade du soir.Je marche presque sur leurs talons, Je les écoute deviser: sans doute le garçon a-t-il reçu son bulletin du mois.Si je les entends bien, ses résultats en anglais n'ont pas dù être fameux.Le père a l'air d\u2019un employé qui a réussi: proprement vêtu, sans luxe.Une bonne famille moyenne.Un camion s'arrête à quinze pas de nous.Une face fruste, toute encharbonnée, apparaît au chassis, se penche, cherche des yeux le nom de la rue, disparaît; la voiture repart, hésite, s'immobilise de nouveau.L'homme descend du camion et s'adresse aux gens qui me précèdent.\u2014 Could you tell me where is the avenue Pagnuelo?Très évidemment, l'accent vient du bas du fleuve; les r roulent dans le gras; le th fut toute une aventure, et Pagnuelo est gentiment assassiné.Mais mon canayen de camionneur s\u2019est dit qu\u2019à Out-emont il ne serait pas convenable de parler français à un monsieur bien mis.L'employé et son fils s'interrogent du regard.\u2014 C'est la cinquième rue à gauche, murmure le \u201cgarçon.Le père se racle consciencieusement la gorge.D'un accent qui, lui aussi, vient du bas du Fleuve mais sur lequel ont tout de même passé vingt ans de vie montréalaise, il dit: \u2014 Take the street in front of you, go to your left, it will be the fith street.I n'a pas osé risquer Pagneulo dans son anglais.Nouvelle tentative du camionneur vers le bilinguisme: \u2014Thank you, mister, Cela dit, l'homme se réinstalle au volant, et repart.Les deux promeneurs le regardent exécuter son virage, puis recommencent de marcher.J'entends le père, sentencieux dire à son fils: \u2014Tu vois comme c\u2019est important de savoir l\u2019anglais; cet homme s\u2019était perdu, et.Le reste se perd dans la nuit.CANDIDE (\u201cLe Devoir\u201d) CHASSE & CHASSE AVOCATS 18 rue de la Cour, Rivière-du-Loup.Messieurs Henri et Georges Chassé, avocats, sont heureux d'annoncer à la population de Saint-Pascal et des environs qu'ils feront du bureau dans l'ancien bureau du notaire St-Pierre à St-Pascal, tous les mercredis, de 10 hrs a.m.à 5 hrs p.m. 14 octobre 1948 Page d'HISTOIRE REGIONALE GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT - JOLY.par Léon ROY (Suite) A PROPOS DE CONTRAT DE CONCESSION.Comme nous aurons l'occasion de le voir, la plupart des premiers colons de la Grande-Anse ne jouissaient de leurs terres que sur simple billet de concession du seigneur.Charles Ruette d'Auteuil de Monceaux (1690-1755) étant devenu propriétaire de la seigneurie de la Pocatiére, en 1746, I'intendant Gilles Hocquart rendit une ordonnance, le 3 avril 1748, qui obligeait tous les habitants, tcnanciens et censitaires du sicur d'Auteuil, propriétaire de cette seigneurie, de repre- senter au sieur Dionne, notaire, et à l'arpenteur qui sera commis, à la première réquisition qui leur en sera faite, les titres en vertu desquels ils jouissent de leurs terres; il ordonnait en outre que ceux des dits habitants qui n\u2019ont que des billets de concession seront tenus de passer contrat en forme par devant it Dionne, i droit 4)?e dit nne, et sous les peines de Nous n'avons pes eu l'occasion d'examiner aucun des titres-nouvels que le notaire Joseph Dionne dut dresser à la suite de cette ordonnance, Il n'y a pas de doute que ces documents auraient jeté plus de lumiere sur certains points obscurs sur lesquels il nous faut passer.L'ARPENTEUR DE KERVERSO TIRE LA LIGNE DE SE- FARATION ENTRE LES SEIGNEURIES DE LA BOUTEIL- LERIE ET DE LA POCATIERE.Selon l'accord de 1688, entre les seigneurs de la Bouteillerie et de la Pocatière, la borne de séparation, sur le Saint- Laurent, entre leurs seigneuries devait être marquée par l'embouchure du Grand-Ruisseau, alors que la ligne de séparation proprement-dite ne devait commençer à courir, en suivant le rhumb de vent accoutumé des terres, qu'à 20 arpents en remontant le cours du dit ruisseau depuis son embouchure.Or, comme l'arpenteur LeRouge, en 1692, n'avait pas prolongé son arpentage jusque là il s\u2019en était suivi que les bornes entre ces deux seigneuries n'étaient fixées que sur ie papier.Les choses devaient en rester ainsi durant soixante-six ans, Ce n\u2019est qu'en 1754, que l\u2019arpenteur Olide de Kerverso tira la ligne de séparation définitive entre ces deux seigneuries.Voici comment se lit son procès verbal, qu'il a cependant omis de signer: \u201cL'an mil sept cent cinquante quatre, le vingt et sept du \u201cmois de septembre, en vertu de l'accord passé entre Mte \u201cRuette écuyer Seigneur Dauteuil, de Monceaux, de la \u201cPocatiere et autres lieux; et de Mre Jean Baptiste François \u201cDeschamps, écuyer seigneur de la Bouteillerie et de la Rivière Ouelle, en date du onze (?) juin mil six cent \u201c\u2018quare vingt huit.et aussy à la requete de Madame de Bois- \u201chébert, dame de la Riviere Oueile, et de celle de M Dionne, \u201cnotaire royal en la coste du Sud, au nom et comme fondé de procuration de Monsieur Dauteuil de Monceaux: \u201cJ'ay, juré arpenteur royal de toute la coste du sud du \u201cGouvernement de Québec, soussigné, résidant à Ste Anne, \u201ccertifie à qui il appartiendra que je me suis expres trans- \u201cporté sur le bord d'un ruisseau proche de la riviere Ouelle, \u201ccommunément appelé le Grand Ruisseau, ou estant entre \u201cles plus grande mer et les moyennes, ou j'ay fait planter \u2018\u2019un piquet, puis d'iceluy j'ai chaîné ct mesuré le long dudit \u201cruisseau vingt arpents estant accompagné des Srs Joseph \u201cDionne, notaire, Antoine Dionne, Jean Bouché, Joseph Dionne fils, et Benjamin Dionne.au bout desquels vingt \u201carpents j'ai fait planter un second piquet, aussi au bord \u201cdudit ruisseau du costé nord, laquelle ligne fait l\u2019est et a oest un degré vers SO, la variation non corrigée.Ensui- \u201cte de quoy j'ai tiré une ligne mitoyenne entre les deux (eigneuries qui va du NO au SE, la variation corrigée qui \u201cest de seize degrés, sur laquelle ligne j'ai planté deux bor- \u201cnes de pierre du côté du sud du ruisseau distance l\u2019une de autre g environ un demy arpent, sous lesquelles est entera Brique thérin m i fai \u201cplusieurs Seis e et machefert, et ai fait plaquer \u201cLe tout fait en présence des dénommez ci dessus, desquels \u201clesd.Srs Joseph Dionne, Nre, Antoine Dionne et Joseph \u201cDionne fils ont signé avec moy, arpenteur soussigné, les au- \u201ctres dénommerz ayant déclara ne scavoir signer de ce en quis \u201csuivant l\u2019ordre, \u201cDont et de quoy j'ai dressé le present proces verbal, \u201cpour servir et valoir, ainsy que de raison, ce jour et an \u201csusdit.lecture faite.(Signé) J.Dionne, A.Dionne, Joseph \u201cDionne, (27)\".LA PECHE AUX MARSOUINS, .Une ordonnance de l'Intendant, du 6 juin 1710, permettait à Jean Mignot-(dit-Labrie (1665-1735), Louis Dubé (1676- i747), Jean-(Miville-dit)-Dechéne (1672-1711), Noël Pelletier (fils, 1676-1713), Jacques Bouët (Bois 1677-1741) et François (H) Autin, habitants de la outeillerie, d'établir une pêche aux marsouins à la pointe-aux-Iroquois, et approuvait la société qu\u2019ils ont fait ensemble pour le temps de dix-neuf années (34).Noël Pelletier - fils de Noël (1654-1712), de la Pocatière - ne devait pas longtemps faire partie de cette société, puisqu'il mourut avant 1713.Un autre associé, Jean Mi- ville-dit-Deschénes était aussi décédé, en 1711, C'est pourquoi, le 7 mars 1715, l'Intendant faisait défense à François Autin, à la veuve de Noël Pelletier et à la veuve de Jean Dechêne de troubler Jean Migneau, Louis Dubé et Jacques Bouët (Bois) dans la pêche aux marsouins qu\u2019ils exploitent à la Rivière-Ouelle (34).Cependant, e 16 mai de la même année, l'intendant déclarait que François Autin demeurera membre de la société qui fait la pêche aux marsouins, au lieu appelé la Pointe-aux-Iroquois proche la Rivière-Ouelle, et que les veuves de Noël Pelletier et de Jean Dechéne y seront reçues, aux lieu et place de leurs maris, en fournissant chacune un homme capable de travailler à la dite pêche, comme les autres associés (34).Enfin, le 11 avril 1718, une nouvelle ordonnance de l'intendant comdamnait François Autin, la veuve (de Noël) Pelletier et la veuve (de dean) Dechenc à faire leur moitie de pêche aux marsouins à la Kiviére-Uuelle, ainsi qu\u2019elle y sont tenues par leur marché avec les sieurs Pierre et Jean Mignot tdit-Labrie) Louis Dubé, etc., etc, (34).Le & janvier 1722, le notaire Etienne Janneau rédigeait un acte de société \u2018entre ies Dancosse, Maisonneuve, Bérube, Gauvin et autres, et le sieur de Frontigny, marchand, et le sieur Florent de la Uctière, notaire, tous deux de Québec, pour la pêche aux marsouins à la Rivière-Ouelle.Le même jour, les héritiers Dancosse et autres faisaient une transaction avec le sieur de Frontigny, pour la pêche aux marsouins à la Rivière-Ouelle, en présence du même notaire\u201d 27).Jusque là seuls les habitants de la Rivière-Ouelle, dans cette région, se livraient à la pêche aux marsouins de façon intensive.Ceperdant, le 2 mai 1734, l'Intendant permettait à François Ouellet (1688-1743), Joseph Oustlet (itie- 1759), Sébastien Grondin (1887-1019), (Pierre Boucher-dit)- Saint-Pierre, Chmies Lafrance (1695-1700), François Beaulieu (16H9-post 1751), (Pierre Denis-dit)-Quimper (1700-16) et Jean Labrie (1707-post 1767), habitants de la seigneurie de la Pocatière, de tendre une pêche à marsouins dans l'c- tendue de leurs terres pour la présente année, et il était loisible à Michel Mignier dit Lagaçé (1682-post 1736) et à ses associés qui se trouveront à avoir des terres dans Je tendue d: la péche des dits habitants (terres Nos 16 à 25) d'entrer en socicté avec cux; ces derniers étant tenus de les v recevrir du moment qu'ils contribueront aux frais de la dite pêche en main-d'oeuvre et en ustonsil.s nécessaires pour son exploitation (34).Deux ans plus tard, le 31 mars \\ él le nommé (Joseph Meneux-dit)-Châteauneuf (1671-1 751) de ses demandes et prétentions contre Augustin Koy dit Lozier (1701-90), capitaine de milice de la côte et seigneurie de a Pocatière, et maintenait le ait Roy-Lauzier dans ln possession et jouissance de la pêche aux marsouins qu'il a établie dans le domaine de la Pocatière, suivant un ucie de société qu il a passé sous signature privée, le 10 février 1738, avec M.(Charles) d'Auteuil de Monceaux (1690-1755), seigneur du lieu; défense à Châteauneuf et à tous autres de le troubler dans l'exploitation de la dite pêche sous les peines de droit (34).i La pêche aux inarsouins donna lieu à de longues chicanes entre lzs habitants des seigniurics de la Rivière-Ouelle et de la Pucatière.Voici, à ce sujet, une sentence arbitrale \u2014 inédite, croyons-nous \u2014 rendue en 1769, par M.Jean-Bapte- Marie des Bergères de Rigauville (1720-76), seigneur de Bellechasse, et M.François-Joseph Cugnet (1720-89), alors grand-voyer, si nous ne faisons erreur: \u2018\u2019Jout considéré et murement examiné, nous, en vertu du \u201cdit compromis faisant droit sur les demandes et deffenses \u201cdes parties (les seigneurs de la Kivière-Ouelle et de la Pocatière).En conséquence de leurs titres, fixons la, ligne de séparation des deux seigneuries au milieu du Grand- \u2018Ruisseau, Ordonnons qu'à l'avenir.D.-Antoine Porliers au \u201cnom qu'il agit en sa qualité d\u2019usufruitier de la seigneurie \"de la Pocatière ou le seigneur qu'il représente et les Asso- \u201cciés de la Pèche à Marsouins de la dite seigneurie ne pour- \u2018\u2019ront porter aucun préjudice à la pêche à Marsouins qui \u2018\u2019appartient de droit et avec titre, aux Seigneurs de la Bou- *teillerie, \u2018qu'ils tendent depuis un temps immémarial sur les + devantures de leur Seigneurie; Que les dits Seigneurs et \u2018\u2019habitants de la Pocatière s'ils tendent des pêches dans le \u2018\u2019Jieue et demie de la Première Concession de 1672, ce que \u2018nous estimons qu'ils sont en droit de faire en vertu du \u2018titre de 1677 et encore du jugement rendu en 1736 qui ne \u201cpeut laisser aucun doute, ainsi que la Ratification de cette \u201cSeigneurie du 29 May 1680 au droit qu'a le Seigneur de la \u201cPocatière de faire la pêche aux marsouins sur la devanture \u2018de la seigneurie, ne les tendront qu'au sud-ouest du Grand- \u201cRuisseau dont il est question, de sorte que la tenture de \u2018leur péche à Marsouins ne pourra en quoi que ce soit, ni \u2018de quelque manière que ce soit, dépasser led.Grand-Ruis- \u2018 seau ainsi qu'il se suit sur la grève à la plus grande marée.\u201cOrdonnons de plus que dans la tenture des pêches qui serunt \u2018\u2019les Seigneurs et habitants de la Pocatière, ils n'innoveront \u201cen rien l'ancienne façon de tendre et qu'ils seront tenus \u201cde les tendre suivant l'ancien usage pour arrêter les mar- \u201csouins de baissant.\u201cL'innovation qu'ils ont faite cette année pour prendre \u201cde montant ayant non seulement porté un grand préjudice \u201ca la péche des Seigneurs de la Bouteillerie qui ont le droit \u201cconstant de la faire et qui ne peuvent être interromput par \u201cqui que ce soit, nous ordonnons et statuons en outre tant \u201cpour le bien et avantage des pêches à marsouins qui se \u2018\u2019tendront à l\u2019avenir sur les grèves des dites deux Seigneuries \u201cde la Bouteillerie et de la Pocatière, que pour éviter entre \u2018les Seigneurs et habitants d'icelles nouvelles difficultés qu\u2019a- \u2018\u2019bout des vingt arpents à prendre au milieu du Grand Ruis- \u201cseau de la borne d'en bas posée par Olide Kerverso le vingt \u2018septième septembre 1754, il sera tiré une ligne parrallèle en \u201cdescendant sur la grève à celle qui monte en profondeur \u201cjusqu'à vingt arpents, par tel arpenteur dont conviendront \u2018\u2019les parties, à frais communs, laquelle ainsi tirée parrallè- \u2018\u2019lement et fixée par une borne ou autrement sera à toujours \u201ccelle de la séparation entre les dites deux seigneuries sur les \u201cgrèves à la plus haute marée, ainsi qu'il est écrit sur le \u201cplan >t à la minute du présent jugement arbitral resté \u2018\u2019entre les mains de François Joseph Cugnet, l\u2019un de Nous \u201cqui en délivrera de l'Expédition à la demande des parties.\u201cDonné sous nos Sings et sceaux a Québec le 15 Décembre 1769, \u201c(Signé:) Rigaudville - Frs Cugnet \u201cPour vraie copie certifiée véritable (Signé:) Perrault\u201d (35).\u2014 À suivre \u2014 1738, l'Intendant déboutait 3 Etudiants à l\u2019Ecole des Pécheries.Ste-Anne-de-la-Pooatière.Cette année cinq étudiants nouveaux se sont inscrits en septembre à l'Ecole Supérieure des Pécheries de Ste-Anne- de-la-Pocatière.Ce sont: MM.Gilles Bédard de St-Jean, Iberville: Lucien Breau, de Néguac N.B.: M.Léonce Chénard du Nouveau Brunswick: M.Adolphe Michaud de St- Philippe de Néri; et Richard Séguin de Rigaud.Les élèves finissants sont MM.Jean-Marie Boulanger, Roger Gosselin; Guy Leblanc et René Savoie.Sont actuellement en Zème année Pêcheries: MM.Jean-Maurice Bellemare et Jean Fréchet, Premiers décorés de l\u2019ordre du mérite coopératif Lors de leur assemblées du 3 septembre dernier, les membres du Conseil Supérieur de la Coopération ont unanimement reconnu les mérites exceptionnels du: Dr Henri-C.Bois, président du Conseil Supérieur de la Coopération et gérant de ln Coopérative Federée de Québec; du T.R.P.Georges-Henri Lévesque, O.P., doyen de la Faculté des Sciences de Laval; de l'Hon.Sénateur Cyrille Vaillancourt, gérant de la Fédération des Caisses Populaires Desjardins et des Producteurs de Sucre d'Erable; du Chanoine Philibert Grondin, direc.de la Fédération des Caisses Populaires Desjardins et de M.Victor Barbeau, président de \u201cLa Familiale\", qui ont été élus membres au Quatrième Degré de l'Ordre du Mérite Coopératif.Me René Paré, vice-prési- rent du Conseil remettra les décorations et titres honorifi- fiques aux personnes ci-haut mentionnées, lors du banquet du 8 octobre, à 7 hres p.m.Me Paré proclamera également le nom de plusieurs autres candidats qui seront décorés lors des assemblées annuelles de secteurs.Ne pas savoir supporter la pauvreté est une chose honteuse; ne pas savoir la chasser par son travail est une chose plus honteuss encore.Périclès.* .Roa et FX 1 BULSES de HOLLANDE ; 4 pour - Pirnistion d' Automne Tutiprs, .Narcisses, Ca iy Jarinthes, Re Crocus ot La \u2019 Safrans, J Lis, etc.Nouvesu Cotelogue d' Avtomne d'Oignons à Fleurs Gratis 8 77 WHPERRON x 18 Ld) PAUISTISAS E PÉPIHIÉRIST! « GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).14 octobre 1948 TREAT act déve PORT ty AMAR Ov NoAD BUREAU DU SECRETARIAT SardTi0f 0 L Abu Tule Quist: PQ Entre Eleveurs d'animaux \u201cCanadiens\u201d BUREAU DU SECRÉTARIAT: MAUITÈRE D\u20ac L'AGRCULTURE QUÉBEC.IE.M.Alexandre Fournier, Montmagny, Président.M.Napoléon Sansoucy, St-Oure, V.-prés.M.Maurice Bernier, cour, Nicolet.M.J.-A.Leblanc, Stornoway, Frontenac.Mase Leclerc, Min.de l'Agr., Secrétaire.\u2018\u2019L'amélioration d'une race de bétail est une entreprise de longue haleine; je dois féliciter votre société de l'orian- tation qu'elle donne à son programme d'action, car je crois dans l'avenir des animaux de ra-e Canadienne.\u201d (Hon.L'Barré, à Deschambault, 13 moût 1946) M.fos.Hébert, Bécancour, Nicolet, Président.M.Rosario Palletier, M.3.A., Ste-Anne, V.-prés.* M.Ernest Sylve M.L.-P.Villemaire, Marc Leclerc, Min.de I\u2019 re, St-Hyacinthe.e-julienne, Montcalmr., Secrétaire.\u201cLe Digeste de l\u2019Eleveur\u201d Il y a un mois paraissait une revue mensulle intitulé \u201cle Digeste de l\u2019Eleveur\u201d.Pourquoi ce nom?Tout simplement parce que c\u2019est un nom comme un autre et qu'il désigne, du moins c\u2019est la mode, autant ce qu\u2019il y paraîtra que la forme sous laquelle la présentation sera aite, \u201cLe Digeste de l'Eleveur\u201d est publié actuelle ment par les Sociétés d\u2019Eleveurs de chevaux et de Bovins Canadiens qui s\u2019en sont faits les promoteurs A ce titre, il ne faudra pas être surpris d'y trouver une certaine proportion des pages qui traiteront des affaires de ces Sociétés.Mais il y a autre chose: les éleveurs de chevaux et de bovins de race canadienne opérant sur des bestiaux absolument semblables aux autres races, les rédacteurs de ce \u201cdigeste\u201d mensuel veulent y condenser des notions qui pourront être utiles à tous les éleveurs de n'importe quelle race que ce soit, éleveurs de porcs, de moutons et de tout ce qui peut s'élever sur une erme.Naturellement, dans les 24 pages qui paraitront d'abord, on ne peut pas tout écrire, ni tout faire.Les limites sont vite atteintes.Il n\u2019y a que 24 pages, parce que les Eleveurs de Bovins et de Chevaux diens ne peuvent pas en éditer plus, Si d'autres sociétés se joignent à elles, et si le sort est favorable, le \u201cDigeste de l\u2019Eleveur\u201d fera comme les autres revues du genre; et il prendra de l'embompoint\u2026 .A moins de circonstances absolument imprévisibles, son existence est dores et déja assurée pour un an.Et ceux qui en sont les initiateurs n'ont pas l'habitude ni la réputation de flancher.Alors, il y aura au moins douze numéros, plus ou moins modestes, suivant l'accueil qu\u2019on lui fera.Plusieurs revues d'élevage sont parues, dans le Québec, puis disparues, Il est possible que ce fut par des circonstances hors de la volonté des éditeurs; mais il est arrivé aussi que les mesures initiales avaient été prises un peu grandes.Au \u201cDigeste de l\u2019Eleveur\u201d on a soigneusement calculé l\u2019effort possible, et on a marché là-dessus, comme on continuera de le faire, les chuses restant ce qu'elles sont actuellement.\u201cLe Digeste de l\u2019Eleveur\u2019\u2019 est la seule revue du genre en langue française que nous connaissions.Elle répond à un besoin absolument comme la société Général des Eleveurs, (aujourd'hui la Société des Eleveurs d\u2019Animaux de Race,) a répondu à un besoin de tous les éleveurs.Le \u201cDigeste\u201d a déjà été présenté par quelques amis comme un organe exclusivement dévoué aux éleveurs de Chevaux et de Bovins Canadiens, Nous ne croyons pas que ce soit le cas: cette revue est destinée à tous les éleveurs parlant français, comme la Société groupant tous les éle- jours est maintenue dans le but de rendre service tous.INVITATION Invitation aux membres éleveurs de bovins Canadiens, du cercle No.3, \u201cCercle du district de Lévis\u201d, comprenant les comtés de: Bellechasse, Dorchester, Lévis, et Lotbinière.St-Romuald le 14 octobre 1948.Monsieur, La prochaine réunion des éleveurs de bovins Canadiens du cercle no.3, \u201cCercle du district de Lévis\u201d, aura lieu à la salle paroissiale de St-Henri de Avie jeudi le 21 octobre prochain, à 7.30 hrs, P.M.Cette réunion est convoquée dans le but de préparer le programme de l\u2019année et pour vous mettre au courant des nouveaux développements à la Société des éleveurs de bovins Canadiensa) Conférence de M.Camille Bouchard, propagandiste au Gouvernement Fédéral, sur les règlements et politiques du Mnstère Fédéral, Ottawab} Séance de vues animées par un officier du Service Provincial de la Ciné-Photographie, sur des sujets traitant de l\u2019Industrie Animale.Nous espérons que tous et chacun se feront un devoir d\u2019être présents.Vous pourrez amener tous vos amis intéressés à l'élevage des animaux Canadiens.Veuillez nous croire, Vos tout dévoués, Lionel Bégin, Sec.Josaphat Laliberté, prés.Notre-Dame de Lévis.St-Henri, Lévis, Il ne faut pas croire que celte revue mensuelle remplacera uniquement les services que pouvait rendre la \u2018\u2019Cazette des Campagnes\u201d à un groupe particulier, et peu nombreux.s conditions dans lesquelles \u2018\u201cLa Gazette des Campagnes\u201d a été servie aux éleveurs n'étaient pas de nature à pouvoir durer indéfiniment, les miracles n'étant pas notre fait.Ce service était provisoire, et destiné à céder la place à autre chose, expérience faite.Or, l\u2019expérience a prouvé que la publicité était indispensable quelle que soit la forme qu\u2019elle puisse affecter.Comme question de fait, les Sociétés des Eleveurs de Bovins et de Chevaux Canadiens, une fois l'expérience avec la \u201cGazette\u201d terminée, ont décidé de faire plus et mieux, donc de lancer une revue s'adressant à tous les éleveurs, aussi bien qu'à ceux de ces mêmes sociétés, L'avenir dira ce qu'il faut faire, et l'accueil fait au \u2018Digeste\u201d restera toujours la pierre de touche de sa direction.Le numéro d\u2019octobre contient beaucoup de conseils généraux sur des questions intéressant tous les éleveurs.En novembre, on essaiera encore de faire plus et mieux.Il s\u2019agit d'établir une formule qui plaira à plus d\u2019éleveurs possible, PROGENITURE DE BOVINS CANADIENS INVITATION Invitation aux membres éleveurs de bovins Canadiens, du cercle No.9, \u201cCercle de la région de Québec\u201d, comprenant les comtés de: Champlain, Chaxlevoix, Laviolette, Montmorency, Portneuf et Québec.Neuville le 18 octobre 1948.Monsieur, La prochaine réunion des éleveurs de bovins Canadiens du cercle no.9, \u201cCercle de la région de Québec\u201d, aura lieu à la Ferme-Ecole Provinciale, La Gorkcndière, mardi le 26 octobre prochain, à 7.30 hrs, P.M.Cette réunion est convoquée dans le but de préparer le programme des activités de l'année et pour vous mettre au courant des nouveaux développement à la Société des éleveurs de bovins Canadiens, a) Bienvenue et allocution du Directeur de la Ferme M.Andréa St-Pierre.b) Conférence de M.J.R.Proulx, spécialiste en Industrie Animale, sur le choix du reproducteur.c) Séance de vues animées par un officier du Service Provincial de la Ciné-Photographie, sur des sujets traitant de l'Industrie Ahimale, Nous espérons que tous et chacun se feront un devoir d'être présents.Vous pourrez amener tous vos amis intéressés à l'élevage des animaux Canadiens.Veuillez nous croire, Vos tout dévoués, F.X.Drolet, sec.Graham Hill, prés.Neuville, P.Q.Pont-Rouge, P.Q.x PAULINE de CAP-ROUGE avec son 14ème poulain.C'EST votre JOURNAL: REPANDEZ-LE! Découpez ce coupon d'abonnement: \u201cGazette des Campagnes\u201d Veuillez trouver ci-inclus le montant de $.À pour abonnement au journal: La \u201cGAZETTE des CAMPAGNES\u201d ,y 14 octobre 1948 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraska).Le coin des Curieux! Une curieuse Sépulture antique Oa vient de mettre au jour dans un champ avoisinant le village de Combs, à une vingtaine de kilomètres de Nimes une sépulture antique qui intrigue actuellement les archéologues locaux.Les parois de cette sépulture sont constituées par des moellons fort bien appareillés avec couverture comportant trois fortes dalles dont une a l'aspect d\u2019un seuil de porte.Le squelette, de taille massive et de type dolichocéphale, était allongé face à l'Ouest, la tête et les épaules soutenues par une large pierre, Vers les pieds se trouvaient quatre poteries présentant les caractères, de forme et de pâte, des ustensiles ménagers antérieurs à l'occupation romaine.La présence de ces poteries ne correspond d\u2019aucune façon à l'aspect d\u2019une sépulture chrétienne; aussi est-il difficile d'en fixer l\u2019âge.Comme une sépulture semblable a déjà été exhumée dans le même champ, il y a quelques années, il est question d'entreprendre des fouilles autour des nouveaux vestiges découverts.S.1.F.Un pigeon faillit à son devoir, par ivrognerie.La nouvelle vient de Hollande.Un pigeon-voyageur hollandais refuse de revenir à son pigeonnier depuis qu\u2019il a goûté aux raisins d'Arbois.Et il oublie qu'il est pigeon-voyageur de son métier.Ce pigeon infidèle a été trouvé dans une vigne d'Arbois: le propriétaire.colombophile, l'a remis à la police.On l'a mis À la retraite, avec l'idée de le relâcher et de lui faire prendre la route de Hollande! A lâcher.il a piqué tout droit dans la salle à manger d'un hôtel non loin de là, et pas du tout situé sur le chemin du retour.De nouveau on remet le déserteur À la police.Au bout de quelques jours, le pigeon, encore une fois laissé libre de retourner vers son pigeonnier et sa fidèle moitié hollandaise, a rejoint sa vigne chérie.Le raisin du Jura avait corrompu l\u2019oiseau à tout jamais.La gendarmerie française a enfin averti les autorités de Hollande du méfait.Subira-t-il jugement et condamnation comme on le faisait autrefois pour les animaux criminels?\u2019 L.G.F.Un très grand lac dans le Sahara?.On n'ignorait pas que le grand Désert du Sahara contenait de grandes nappes d\u2019eau souterraines, malgré sa sécheresse bien connue.On vient justement de commencer; et des forages ont produit jusqu'à 200 gallons à la minute d\u2019une eau ainsi ramenée à la surface et utilisable.Les ingénieurs tunisiens ont donc décidé d\u2019intensifier le percement de puits, en vue d\u2019inonder toute une région comprise entre Tozeur-Touggourt et Biskra.Si le plan réussit, il y aura, dans le Sahara même, le plus grand lac du monde.Et le Désert ne sera plus le désert.LG F Un éanard prospécteur, Ces choses-là se passent toujours loin.Dans le cas présent, la nouvelle provient de Bangkok.Un canard allait à un ruisseau chercher sa nourriture habituelle, la ferme sur laquelle il vivait étant assez pauvre.Lorsque le volatile fut à point, son propriétaire le tua.Dans le gésier, il trouva des grains luisante qu\u2019il prit pour de l'or.Inutile de dire qu\u2019il s'en fut tout de suite au ruisseau où le canard fréquentait, pour s'assurer s'il ne trouverait pas, lui aussi, de ces grains métalliques luisants.Les voisins qui le virent rôder autour du ruisseau se dirent qu'il devait s\u2019y trouver quelque chose de précieux, De l\u2019or?Nin, Mais un gisement de cuivre d\u2019une très grande richesse.Une compagnie s\u2019est formée, et elle exploite le gisement.Quant au propriétaire, il a été mis de côté, comme ça se fait ordinairement.L.G.F.Soie et Nylon.C'est un fait, rapporte-on du Japon; les vers à soie sont capables désormais de filer une soie naturelle plus fine et plus solide que la soie artificielle ou nylon.Est-ce qu'on a créé une nouvelle espèce de vers à soie?A-t-on opéré dcs croisements nouveaux?Non; on soumet les vers à soie ordinaires à des ondes ultra-courtes, et ensuite, à des courants d'air chaud.Les premiers bas tissés avec cette soie naturelle ont été offerts par les industriels nippons aux.évouses des occupants militaires américains.Ces Japonais peuvent en remonter à tout le monde! L.G.F.Les mouches et le D D T.Depuis quelques mois les fabricants de D D T, dit-on, s\u2019arrachaient les cheveux: ils recevaient des plaintes à l'effet que leur produit ne tuait plus les mouches.On se mit à vérifier la qualité du D D T dans les laboratoires.Bernique! Le D D T était rigoureusement conforme à la formule connue.Le problème est donc reporté sur les mouches.Ont-elles varié?Se sont-elles donné une immunisation naturelle contre le poison?Ou encore, les plus aptes à résister au poison ont-elles créé des lignées qui ne redoutent plus le péril?Or la petite monche a sur nous, ses ennemis acharnés, un avantage épouvantable! Pendant sa courte vie de 4 mois, elle peut engendrer cinq quadrillions de descendants! 11 y aura toujours des mouches; et il) faudra toujours des tue-mouches pour les écraser dans le coin de la fenêtre! L.G.F.Distingué pédologue français à Ste-Anne Les membres de la Corporation des Agronomes, Filiale Ste-Anne, avaient l'insigne privilège d\u2019assister, jeudi le 7 octobre, à une conférence très documentée qui lui fut donnée par M.Georges Aubert, savant pédologue français.En présentant le conférencier, M.Auguste Scott, chef de la Division des Sols et président de la Filiale, nous fait apprécier l\u2019éducation de M.Aubert, un élève de Demolon, et nous réalisons l'importance du travail qu'il accomplit tant en France qu'aux Colonies et aussi en terre étrangère.Ainsi, M.Aubert est devenu chef du service de Pédologie à la Recherche Coloniale de l'Afrique Occidentale Française après avoir exécuté plusieurs travaux de prospection des sols en France.Tout en remplissant ses importantes fonctions.M.Aubert demeure professeur à Grignon et à Angers.Ses nombreuses activités le placent à la tête d\u2019une élite de jeunes pédologues qui portent au loin la renommée des études agronomiques françaises.C'est ainsi que M.Aubert est actuellement en tournée aux Etats- Unis avec le Dr, Kellog, chef du service de pédologie américain, pour prendre contact avec les pédologues américains et connaître autant qu'il se peut les sols et les problèmes de pédologie qui se posent en Amérique du Nord.En répondant à la présentation de M.Scott, M, le Conférencier nous dévoile un peu des raisons qui.l'ont amené au Québec.Tout Francais de France connait mal sa géographie, dit-il, et lorsque l'occasion se présente de passer si près du Québec, il lui est impossible de résister au désir de voir ce pays du Canada Français, de France au Canada.Et puis.question de se dérouiller la langue un peu après avoir passé quelques semaines à ne parler qu'en anglais aux Etats-Unis, M.Aubert nous fait ensuite d'une façon trés résumée en mème temps que très nette toute l\u2019histoire des sols de la France.Ce qui l'amène à nous faire considérer rapidement les sols podzoliques, les sols lessives, les sols bruns, les rendzines, les sols rouges méditerranéens, les sols alluviaux et les sols squelcttiques.Pour bien connaître les facteurs qui ont causé la formation de ces différents sols, le conférencier nous fuit constater les différences de précipitation dans les différentes régions de li France, de mé- me que les différences marquées dans les roches de base donées par les grands massifs des Alpes et des Pyrénées ninsi que des petits massifs de Bretagne, Contral, des Vosges ct des Ardennes.Un autre facteur qui compte, ce sont les dépôts qui remplissent les vides entre les massifs ct qui sont bien différents de ce que nous sommes habitués à voir dans le Québec.En effet, alors que nous avons affaire à des dépôts glaciaires, la France, clic a êté couverte de locss, c'est-à-dire un sédiment éolien, déposé par le vent et qui consiste en limon très fin contenant peu d'éléments grossiers, Ce sédiment cst très souvent calcaire.On retr>uve ces dépots en ahondance dans le bassin de Paris, en Bretagn\u201d, dans le nord de la France ct dans la vallée du Rhône.En parlant des eficts de la vegetation sur la formation des sols, M.Aubert nous fait toucher du doigt un facteur qui nous est tot.!: + ncone- nue, i.e., la culture prolongée sur un même sol.Nos sols en culture les plus âgés peuvent se réclamer de deux ou trois siècles d'âge, alors que plusieurs régions de France offrent des sols en culture depuis 10 ¢ 20 siècles! C'est ainsi qu'après avoir constaté que les conifères donnaient des sols acides (pH 1.8) à comparer aux sols sous forêts de feuilles (pH 6.2 pour lè chéne) on en est venu à comprendre que la culture freinait le lessi- vagr des horizons supe ricurs ot conservait de la sor- to es bons éléments dans la couche supérieure du sol, La culture transforme donc l\u2019évolution du sol; ct ce sera très bion si l'on pratique de bonnes fn- çons culturales.Si toutefois l\u2019on s\u2019adonne à des cultures abusives comportant l\u2019emploi des engrais chimiques sans apport de matière organique, la culture peut jouer un role inverse ct accentuer I'acidification, de sorte que le sol pourrait devenir plus acide encore qu'un sol en fort de coniféres, Il faut donc orienter ces applications, à moins que l'on prenne l'antidote, le chaulage.M.Aubert passe en revue la répartition des différents sols dans les diverses régions de la France où le travail de prospection a été fait.Tl agrémen te sa revue d'exemples concrets, nous définissant par des dessins de profils, où coupes de sols, ce que les pédologues français observent dans leur travail.Nous faisons donc un rapide tour en France, qui nous amène tour à tour dans les mns- sifs, dans les Vosges, Les Ardennes, en Bretagne, nu fond des limagnes dont Clermond-Ferrand est le type le plus représentatif, dans la vallée du Rhône et dans le Bassin de Paris, In plus riche région agricole de France avec ses trois sous-régions: la Beauce, le Brie et Vexin-France, Parlant des sols à vocation naturelle tels le Docage et la Champayne, M.Aubert en vient à nous parler de la vocation à d = tux différents sols en s'inspirant de leurs aspirations naturelles.Il cite par exemple des sols bruns qui portent depuis dix siècles une rotation de cing ans en vignes et cinq ans en culture et qui sont encore très fertiles.Par contre, nous assure-t-il, la majorité des sols podzsliques feraient très bien en forêts de feuilles pour leur faire perdre de l'acidité et leur faire donner la récolte qu\u2019ils sont le plus aptes à produire efficacement.En terminant, M.le Conférencier nous dit que l'étude des sols s\u2019est avérée indispensable pour ex- p'iquer des pratiques anciennes ct les rropager à bon escient.Il nous affirme aussi que cette étude doit s'appliquer à comprendre les nouvelles pratiques à entreprendre et pour réaliser ce but il faut trouver la solution le plus rapidement possible afin d'orienter effectivement les politiques agricoles du temps présent.M.Roger Baril, pédologue à la Division des Sols du Québec.se fait l'interprète de ses confri- res pour féliciter M.Auber: du beau travail agronomique au\u2019il effectue tant en France qu'en Amérique, et dont tous les agronomes de tous les pays seront en définitive les bénéficiaires.M.Baril remercie chaleureusement M.le Conférencier d\u2019avoir bien voulu venir à Ste-Anne nous faire bénéficier de ses vastes connaissances et exprime le vocu d'avoir encore le grand plaisir d'entendre M.Aubert nous parler de ses travaux.A.Alarie. 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).14 octobre 1948 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Il n'y à plus de butte de l'église, Depuis ce midi, le site de l\u2019église est désert.Plus une machine, plus un homme.Seul, le mur de pierre qui longeait la route à droite est là attendant son tour à disparaître.Du trottoir qui va de l\u2019ancienne Ecole d'Agriculture au Collège, le piéton peut apercevoir non seulement tous les champs de la Ferme de l'Ecole, mais même le chemin qui passe devant le verger.Il est possible qu\u2019on enlève quelques pieds ici et là pour régulariser la future route, et abaisser autant que possible ce que l'on connaissait comme la côte de l\u2019église.Il ne reste plus qu\u2019un seul vestige des dernières églises; et c\u2019est un coin du plancher de la chambre aux fournaises de celle qui a été incendiée en 1917.Il disparaîtra sous le bitume de la courbe d'entrée au village, le printemps prochain.Amélioration devant l'Ecole d'Agriculture Le grand parc occupant le site du jardin de l'Ecole et de la butte qui cachait autrefois la vue du Collège, est divisé en quatre parties.Celle du Sud-Est, encore au niveau de l\u2019ancien jardin potager, constituait par rapport aux routes élevées qui l\u2019encadre, une vraie fosse à remplir, C'est à cela qu\u2019on procède depuis ce midi.Pen- , dant que la pelle mécanique charge le tuf du flanc de la butte dans des camions qui vont le déposer dans le trou béant, une niveleuse fait des amoncellements de terre arable à même la réserve faite lors de la disparition du jardin.Les travaux vont bon train; dans quelques jours on aura comblé cette espèce de fosse comprise entre les routes qui la limitent en tout sens, et on y aura déposé une couche de terre arable.La terre fertile du vieux potager servira encore à agrémenter les abords de l'institution en portant gazon, arbustes et fleurs.Encore un progrès! Les travaux de voirie.La route d'en bas est pratiquement terminée.Sur son parcours entre la côte à Daniel et St- Christophe on ne voit plus qu'une dizaines d'hommes au travail pour régulariser la chaussée, et terminer quelques approches.On est à travailler le tronçon allant de la côte à Daniel à la Rivièreelle, On a aussi creusé jusqu\u2019au fleuve un ruisseau qui portait les égouts de la route par tout le village.lors de la fonte des neiges ou lors des grands orages.Du reste ce même fossé sur les terres d\u2019en bas sert au drainage d\u2019une bonne section de la route récemment améliorée, : Toutes les machines lourdes sont dans un autre secteur.Séance d\u2019étude des cultivateurs à Ste-Anne.Les membres du bureau de direction de la Fédération de l'U.C.C.de Québec-Est se sont réunis la semaine dernière à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne afin de tracer le programme de propagande pour l'année.Y assistaient: M.Félix Bélanger, de Ste-Anne, président de la Fédération de Québec-Est; M.l\u2019Abbé Léopold Plante, curé de St-Eleuthère, aumônier de la Fédération; M.Louis-Georges Dionne, de Ste-Anne, secrétaire; M.l'Abbé Loyola Caron, b.s.à., professeur à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, aumônier régional; M, Donaldo Tanguay, de St-Val- lier, vice-président; M.Georges Cloutier, de Montmagny; M.Simon Fortin, de St-Jean Port-Joli; M.Paul Chamberland d\u2019Armagh, Bellechasse; M.Louis-Philippe Bélanger, de St-Antonin, et M.Emile Turcotte, de Ste-Apolline, directeurs, M.Aurèle Pelletier, de St-Pascal, représezftait la Fédération à une réunion qui se tenait à Québec le même jour.Exposition de chevaux très réussie à Ste-Anne Ste-Anne-de-la-Pocatière, (D.N.C.) \u2014 \u201cTous nos efforts doivent tendre à l\u2019avancement de l'agriculture\u201d a déclaré jeudi l\u2019hon.Patrice Tardif, ministre d'Etat au cours d\u2019une allocution prononcée à la clôture de la 32ème exposition régionale de chevaux, à Ste-Anne-de-la-Pocatière, Cetto exposition, organisée par les autorités de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de la Pocatière, avec l\u2019aide financière du ministère provincial de l'Agriculture et des sociétés d'agriculture des comtés de l'Isiet, Montmagny, Kamouraska, Rivière-du- Loup et Témiscouata, a permis à des centaines de visiteurs d'admirer les superbes spécimens des races chevalines Percheronne, Belge et Canadienne présentés par des exposants de la région.Une température automnale extraordinairement belle a em- péché nombre d\u2019éleveurs d\u2019exposer des chevaux qui auraient très bien figuré à l'exposition, Ces exposants éventuels ont été retenus chez eux par les travaux de la récolte, Il n\u2019en reste pas moins que les quelque 75 chevaux; présentés étaient de toute première qualité.Les chevaux ont été jugés par M.Andréa St-Pier- re, directeur de la ferme-école provinciale de Deschambault, et J.-A.Guimont, spécialiste en industrie chevaline.Des concours d'appréciation et de détermination du poids des chevaux ont été tenus au cours de la journée.Au cours de l'ap-ès-:nidi, dans l'amphithéâtre de la ferme ce l\u2019école, il y eut des discours et allocutions par des personnages officiels et autresinvités L'hon.M.\u2018Tardif a insisté sur l\u2019importance pour les cultivateurs de produire à meilleur marché et de classifier leurs produits de façon à pouvoir affronter la concurrence qui devient de plus en plus sérieuse.\u201cLes elforts de tous et chacun doivent tendre à promouvoir l\u2019avanceme at de l\u2019agriculture québécoise en diminuant le coût de production et en augmentant les rendements.Les cleveurs de chevaux ne doivent pas se décourager.La crise actuelle de l'élevage du cheval n\u2019est que passagère et, plus tôt qu'on le croit.ceux qui auront persévéré seront récompensés.\u201d M.Pierre Lebrecque, directeur du Service de l'Industrie Animale, a révélé que depuis 5 à 6 ans l'élevage du cheval est en régression.Au lieu de 1,200 étalons pour lesquels un permis de :nontée a été accordé, en 1940 ou 1941 nous n\u2019en comptons que 600 actuellement.Le nombre de poulains élevés annuellement est tombé de 45,000 a 10,000 ces dernières années.C\u2019est dire que, très bientôt, la crise chevaline sera le résultat d\u2019une trop grande diminution du nombre de chevaux élevés sur les fermes du Québec.Les pays d'Europe ravagés par la gue-re absorbent chaque année des centaines de milles livres de viande de cheval.11 importe donc de continuer et même d'augmenter l'élevage chevalin chez nous, M.l'abbé Garon, directeur de l\u2019école, a souhaité la bienvenue aux cultivateurs et visiteurs et présenté ses félicitations aux exposants.C\u2019est lui, également, qui a présenté et remercié les orateurs.M.Pellerin Lagloire, secrétaire du ministère, rep;ésentant personnel de l\u2019hon, M.Barré, ministre de l\u2019Agriculture, a aussi félicité les exposants et présenté les excuses du ministre de n\u2019avoir pu se rendre à Ste-Anne à l'occasion de l\u2019exposition.M.l'abbé Tardif, directeur de la ferme a révélé des statistiques intéressantes sur la foire annuelle de chevaux qui ae tient à Ste-Anne depuis 1917.Depuis 32 ans, 2 chevaux élevés dans la région ont été présentés à cette exposition.Ils se répartissaient comme suit: 548 Percherons, 503 Canadiens, 287 Belges, 882 croisés et 36 paires de chevaux de trait soit 340 tétes de race pure et 1347 croisés.Depuis 32 ans également, une somme globale de $27,344,54 a été distribuée en prix.Les ministères provincial et fédéral de l\u2019agriculture ont contribué pour $18,794.00 et $5,332.00 respectivement pendant que les sociétés d'agriculture de la région vergaient $1,655.00, C'est en 1937, 1938 et 1939 que le plus grand nombre de chevaux ont été exposés, Les officiels ont été gracieusement invités à diner au réfectoire du collège sous la présidence de M.l'abbé Garon.Outre les personnages déjà mentionnés; ont visité l'exposition: MM.G.Maheux, directeur du Service de l'Information, E.Brisebois, Chronique étudiante.Mercredi le 6 octobre.Les professeurs et les élèves assistent aux funérailles de Monsieur Paul Gagné décédé le 3 octobre, il était le fils de monsieur Charles Gagné, professeur titulaire d'économie rurale.Le reste de la journée se passe en heures de cours et de laboratoire.Le soir, un grand étudiant inaugure un service de taxi privé.Les jeunes filles, paraît-il, ont Ja prélerence, La voiture est assez grande assure-t-on pour contenir une bicyclette.Des témoins occulai- res certifient que tout se passe dans le plus parfait ordre, Jeudi le 7 octobre.Comme les années précédentes, à la ferme de I'Ecole d\u2019Agriculture, a eu lieu I'exposition régionale de chevaux.Des professeurs et éludiants prirent une part active au succès de cette exposition.Dans l'après-midi quelques discours furent prononcés; et on nous fit bien v.ir que quoiqu'on pousse la mécanisation des fermes, nous ne devons pas négliger l'élevage du cheval, car ce dernier aura toujours son importance et sa valeur sur la ferme.En plus decela, il y a eu différents concours, de nature à intéresser le public et auxquels les personnes présentes prirent part.Sur la fin de la journée, lors d'une réunion locale des membres des Sociétés d'Eleveurs de Chevaux et de Bovins Canadiens, M.l'abbé Maurice Proulx présenta à l'Ecole d'Agriculture, un film sur l\u2019agriculture des différents pays.\u2019 A l'occasion de l'exposition, également, trois étudiants ont tertu un restaurant.Leurs succès semble avoir été très bon.bien que \u201cl'endroit\u201d n\u2019était pas très propice; et d\u2019ailleurs la publicité n\u2019a pas manqué.On y vendait différentes marchandises pouvant accomoder le public, entr\u2019autres des sandwiches qui, (a mon dire}.étaient à épaisseur variable et dont quelques-unes n'avaient sûrement qu\u2019effleuré la livre de beurre.On nous apprend qu'Ottawa leur adressa un message de félicitation pour la merveilleuse économie de pain pratiquée dans la confection de leurs sandwiches \u201clames de rasoir.\u201d Le soir M.Aubert, pédologue francais, donna une magnifique causerie sur les sols de France, Monsieur Auguste Scott présenta le conférencier qui nous donna un aperçu général sur les sols de France, et sur les sortes que l'on rencontrait dans les différentes parties de la France.Il nous parla aussi du climat, des formations géologiques etc.Enfin, présentant cette magnifique présentation, très documenté monsieur Aubert se montra un homme dont la champ de connaissance est très vasie et dont la réputation, mondiale, n\u2019est aucunement surfaite, Monsieur Baril remercia le conférencier.Samedi, le 9 octobre.Pour la première fois, les élèves de deuxième année agronomique passent un samedi à l'école.Espérons que la Géologie n\u2019en souffrira pas trop.Ils promettent bien de ne plus recommencer.Cependant, l'un deux, un homme de principe, fit son excursion comme les autres samedis.Il piqua une tangente vers Val-Brillant.C'était pour visiter \u201cle fameux grès de Val-Brillant\u201d, n'en doutez pas, il nous l\u2019assurera sans rire.Ce soir-là, il y eut aussi quantité d\u2019autres voyages d\u2019affaires, à Québec, à la Rivière-du-Loup, et\u2026 à Ste-Anne!\u2026 Nous ne pouvons en dire plus long, car plusieurs ont appris que les \u201cKleenex\u201d sont beaucoup plus discrets que les mouchoirs.Dimanche, le 10 octobre.Repos bien mérité, après une semaine si mouvementée!.Sylvio Bourget e.s.a.du Service de la propagande, Jules Bélanger et Alp.Raymond, respectivement président et secrétaire de la société d'Agriculture de Kamouraska, Dr M.St-Pierre, secrétaire de l'exposition, L.Descarreaux, directeur de la radiophonie rurale, B.Gaudet, inetructeur, ainsi qu\u2019un grand nombre de cultivateurs des comtés de la région accompagnés de leurs agronomes Albert, Champagne, Asselin, St-Hilaire Carignan et autres.= Une somme de plus de $1,500.00 a été distribuée en prix aux exposants les plus méritants."]
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