Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 9 mars 1950, jeudi 9 mars 1950
[" PENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - FORTIN & FILS PATRIE - FAMILLE URE CE QUE L'ON PENSE i \u2014\u2014 \u2014 \u2014_ ITE = CARPAGNES \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconds classe\u201d \"Ministire des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN La SCIENCE, la FOI et la CREATION (ID La Science, la Foi et la Charité La semaine dernière, nous donnions en première page le compte rendu d\u2019une étude remarquable faite par M.l'abbé Robert Campagna.prof.au Collège, sur \u201cLa 'Svience, lu Foi et la Création\u201d.Or, le typo qui composa le titre se souvint à contretemps de son catéchisme, et à cause d'une assonance entre le mot Sciente et Espérance, il partit de là pour ajouter la Charité!.à la place des mots et la Création que nous avions bel et bien écrits.Comme on verra par la suite, l'erreur n'est peut- étre pas si grave.\u201cLe choc des mondes\u201d (Worlds in collision) Un étudiant en agronomie, présentement dans une université américaine, nous fait tenir un extrait de \u201cDigest\u201d particulièrement intéressant.C\u2019est intitulé \u2018Pourquoi le soleil s'est-il immobilisé?\u201d; et comme vous le pensez, cela a trait au fait rapporté par la Bible au sujet de la victoire de Josué.Serait-ce une tentative d'explication du phénomène rapporté par la Bible et que tous, savants ou non, nous étions tentés d'interpréter comme une figure de n\u2019importe quoi, sauf comme une réalité physique?Il y a vingt-cinq ans, lors d'un retentissant procès contre un professeur américain qui avait enseigné I'Evolution dans un High School, la question fut agitée pendant l'instruction, et celui qui affirma croire au \u201csoleil immobilisé par Josué\u201d fit joliment sourire.On admira sa foi, mais pas du tout sa science, Or on publiera bientôt aux Etats-Unis, un livre où l'on démontrera que le soleil s\u2019est réellement immobilisé (ou plus précisément, que la terre s\u2019est immobilisée pendant un temps assez long) prolongeant ainsi le jour, là où Josué combattait, mais prolongeant la nuit d'autant dans d'autres secteurs horaires.Et cela?A cause du passage d\u2019une comète qui aurait amené tout simplement le renversement de la rotation du globe! \u2014 Voilà de la pure fantaisie! va protester le lecteur.N'exagérons rien avant le temps, et voyons un peu qui est-ce qui affirme ces choses étonnantes, et inattendues.Immanuel Valikowsky Le Dr Immanuel Valikowsky, né en Russie, a étudié les Sciences Naturelles à l'Université d\u2019Edimborough; l'Histoire, le Droit et la Médecine (M.D.), à Moscou; la Biologie, à Berlin; les fonctions cervicales, à Zurich, et la psychoanalyse, à Vienne.Il est aux Etats-Unis depuis 1939.C\u2019est donc un monsieur a qui on ne peut dénier la possession de qualifications assez extraordinaires.Il faut ajouter qu\u2019il a mis dix années de sa vie à la composition de son livre \u2018Worlds in collision\u201d et qu\u2019il a consulté, sur divers chapitres, tous les spécialistes les plus calés.Et on se trouverait, comme avec \u201cL'Homme cet inconnu\u201d, de Carrel, ou encore avec \u201cL'Homme devant la Science\u201d de Lecomte du Nouy, devant un livre comme il ne s\u2019en écrit que quelques-uns au cours d\u2019un siècle.On a dit de ce livre qu'il \u201cferait époque autant \u201cLes Origines des Espèces\u201d de Darwin\u201d.Le curateur du Planetarium du Musée américain d'histoire naturelle, suggère que \u2018les assises de la science moderne peuvent maintenant être sournises à un nouvel examen\u201d.Enfin, le rédacteur de la age scientifique du \u201cHerald Tribune\u201d de New- Bork écrit que \u201cce magnifique trava'l de recher ches élèvera très haut l'intérêt considérable (superlative) des choses de l'histoire du monde\u201d.Fulston Oursler écrit encore ceci: \u201cComme le ferait un détective qui scruterait plusieurs sciences: archéologie, paléontologie, géologie, astronomie, psychologie, anthropologie, physique, etc, il a réussi à édifier par déditction un'enchaînement de connaissances qui peut affecter profondément te monde de la pensée.\u201d » L'immobilisation du soleil.Voilà donc pour les qualifications de l\u2019auteur et pour l'appréciation de son oeuvre.Maintenant, un mot sur les faits.Il est impossible de donner même un résumé du chapitre que nous avcns sous les yeux, tant ce chapitre est lui-même condensé et bourré de faits et de raisonnements.Essayons tout de même de dire en peu de mots de quoi il s'agit exactement.La Bible affirme que le jour d'un combat de Josué, le soleil s'immobilisa à l'horizon, et que ce phénomène lui valut la victoire, En Judée, donc, \u2018le jour s\u2019est prolongé d'une façon considérable.Or, dans les Annales de Cuuutitlan.\u2014 une histoire de l'empire de Colhuncan et du Mexique \u2014 on rapporte que, dans des temps très reculés, il v eut des convulsions de la terre et une nuit qui se pro- ongea pendant très longtemps.Le Dr Valikowsky prétend que l\u2019on peut suivre les traces de ce phénomène extraordinaire dans les annales de plusieurs pays autour du globe.Tantôt, c'était le jour qui se prolongecait, tantôt la nuit, tantôt la grisaille du lever du soleil, tantôt celle du crépuscule, L\u2019astronomie nous apprend que vers 1500 avant J.~C., donc au temps de I'Exode, il y eut une co- méte qui revint 52 ans plus tard, au temps de Josué.Ces rapporchements amenèrent la répétition de cataclysmes connus 700 ou 800 ans auparavant, alors que la planète Mars s\u2019est dangereusement rapprochée à plusieurs reprises de la terre, Or, d'après ce que l'on sait de la composition de ces comètes ou astres en rupture d'orbite, les phénomènes que rapportent les historiens sacrés ou profanes décrivent bien ce qui doit logiquement se produire.Comment l\u2019auraient-ils su, autrement?\u2026 Cela explique la nuée de feu de la nuit, la colonne de fumée quotidienne, les mers de sang, etc.etc.Cela est pour le moins troublant! La création se continue.Que la terre ait changé sa révolution au cours de l\u2019histoire humaine, voila qui surprend, certes, mais voilà qui expliquerait bien des choses aussi.Seulement, que penser des standards établis et des déductions actuelles de la Science qui n\u2019en a pas tenu compte?\u2026 Dans le domaine purement astronomique, un autre \u201cdigest\u201d américain, du mois de décembre 1949, apportait des révélations assez curieuses lui aussi.Il est depuis longtemps admis que les jours de la création, tels que présentés par Moise, ne s'accordent pas avec les données de la Science du XIXe siècle.On en voulait principalement à la lumière, que Moïse n'aurait pas fait arriver à son heure.Or ces calculs astronomiques les plus avancés, ceux qui tiennent compte des découvertes d\u2019Einstein, nous apprennent que toutes les étoiles, les soleils, les planètes, galaxies, etc.proviennent d'un seul et même point de l'espace; et on calcule également qu'ils sont tous partis dans leur course ordonnée en même temps, à une heure Zéro, l'heure de la Création, comme l\u2019admettent carrément les astronomes qui ont fait ces travaux.Bien plus, Jeudi le 9 mars 1950 ils admettent que la lumière n'apparaît sur des masses en mouvement que lorsque le mouvement à l'intérieur de ces masses arrive à un point d\u2019intensité où le tout s\u2019ébranle à la façon des réactions atomiques et produit de la lumière.D'où ces étoiles nouvelles qu'on découvre souvent.Et ces mêmes hommes affirment donc spécifiquement que sur ce point la Bible a eu raison, 3,50U ans avant que la S:ience eut pu révéle- ce secret\u2026 Devrions-nous alors prendre la Bible à la lettre?H vaut mieux attendre.Il serait téméraire de se cantonner dans un conformisme que les écrivains sacrés n'admettraient peut-être pas eux-mêmes.Mais devant les démentis que la Science s'inflige à elle-même au cours de ses propres développements, et devant la confirmation de faits dont on s\u2019est moqué ouverte- nient en certains cercles, ct sur lesquels on baisse pudiquement les yeux en d'autres cercles, on doit s'en \u2018enir aux rèrles d'une exégèse prudente, nous l'admettons, Mais il nous faudra bien admettre aussi que la Science fait actuellement des bonds considérables, et que ces développements, au lieu d'infirmer ce que l'on savait des origines du monde par la Révélation ne fait que l'affirmer, et souvent de la façon la plus inattendue.En tout cas, la Science objective, dans ses expressions les plus avancées, chemine souvent avec la Foi et lui tient respec- tueusernent compagnie.On n'est plus au temps où un médecin pouvait affirmer, et sans faire rire de lui, qu'il n'avait jamais trouvé d'âme humaine sous son scalpel.D'autres sont venus qui l'ont trouvée, dans cette âme humaine.qui ont reproché vertement à ceux qui s'occupent de In connaissance de l'homme d'avoir tellement oublié son âme, que l'homme en était venu à se détruire lui-méème par une civilisation faite à l'image de n'importe quoi, mais pas a la siennel.La civilisation mange scs enfants.Nous ne serions guère surpris de voir d'ici un quart de siècle.la Science qui a fait tant de mal À la Foi, se racheter elle-même, et enrichir la philosophie scientifique chrétienne de tout ce qui lui_ a fait défaut, au cours du dernier siècle; ce qui\u201d a valu à Ja religion tant de désertions, et chez les humains, tant de catastrophes, où non seulement a sombré la foi du savant, mais aussi son inspiration car il l\u2019a soigneusement tenue enchainée à ses préjugés.La philosophie scientifique se dégage de ces pré- jurés et la science moderne sent que là où elle cesse de pouvoir scruter la nature des êtres ct des choses, la philosophie peut continuer de la chercher par la merveilleuse ressource de ses raisonnements ot de ses déductions.Constatons avec un immense plaisir que c\u2019est un conflit grave qui s'adoucit peu à peu à mesure que nos connaissances progressent, et qui neut- être à l'instar du combat du Cid, qui s'arréta faute de combattant.La lutte entre la Science et la Foi cessera, puisque la Science aura abandonné la lutte.Il ne faut désespérer de rien, La-de-G.Fortinda \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Poontière, par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elle paraît le jeudi de chaque semaine.Absnnement: 1 an $2.00 6 mois $1.25 Le numéro $0.05 Directeur: L.-de-G.Fortin, GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamoureska).Jeudi le 9 mars 1950 Discours de M.Art.Massé député de Kamouraska Voici de larges extraits du discours que pronon- it M.Arthur- Massé, M.P., à la Chambre des mmunes, jeudi le 2 mars 1950: M.Arthur Massé (Kamburaska): Monsieur l\u2019Orateur, je me lève avec une certaine émotion, puisque c'est la première fois que j'ai l\u2019honneur d\u2019adresser la parole dans cette Chambre.et que, par mes fonctions, j'ai été plus souvent en contact avec la grande nature qu\u2019avec un auditoire aussi distingué.Toutefois, confiant de l\u2019indulgence des membres de cette enceinte, je me sens déjà réconforté et me promets d'apporter le message de mes électeurs du beau comté de Kamouraka, comté remarquable par ses luttes politiques et par les hommes qui l\u2019ont représenté depuis la Confédération.Entre autres il me fait plaisir de mentionner le nom de celui qui fut le disciple de sir Wilfrid Laurier, le père de l'honorable solliciteur général du Canada, le très honorable Ernest Lapointe dont le nom occupe la première place dans le coeur de tous les libéraux de ma région depuis un quart de siècle, Je n'insisterai pas sur la description du comté de Kamouraska, car il est bien connu des membres le cette Chambre.Qu\u2019il me suffise de vous dire que le fleuve St-Laurent le borne au nord, la ligne canado-américaine au sud le comté de Témispousta à l'est et le pomté de l'Islet-Montmagny à \u2018ouest, Conséquemment, il sera traversé sur toute sa longueur par la route trans-Canada, initiative du Gouvernement actuel, pour laquelle je dois le féliciter et le remercier.Kamouraska, région agricole et forestière, je me permets d'ajouter qu'aujourd'hui, lorsqu\u2019on Assemblée de la Corporation des Agronomes Le 6 mars, avait lieu, à l\u2019École Supérieure d\u2019Agriculture, une séance régulière de la Corporation des Agronomes, sous la présidence de M.Henri Généreux.Après la lecture du procès-verbal de la séance précédente par M.C.-À.Langlois, secrétaire, le président donna communication des travaux et décisions du Conseil d'Administration Central depuis le début de l'année, ainsi que de la correspondance locale, Puis, il invita M.Albert Alarie, Ph.D, publiciste, à donner le rapport de la conférence précédente, faite par M.L.-de-Gonzague Fortin, et de la discussion qui s'ensuivit.Le Dr Alaric présenta un rapport qui lui valut des applaudissements prolongés de la part de ses auditeurs; nous aurons le plaisir, d'ici peu, d'en donner quelques extraits qui ont une belle valeur documentaire.Le Dr R.-O.Lachance, que l'on avait chargé de résumer les principaux points de la conférence du R.P.G.-Henri Levesque, au Conseil des Agronomes, en juin dernier, fit, à son habitude, un exposé fort à point de la partie philosophique de cet excellent travail.On connaît l'horreur du Dr Lachance pour les formules vides.On comprendra alors qu\u2019un résumé bien tassé d\u2019une conférence bien tassée ait eu la richesse et la concision les plus complètes qu'on puisse imaginer.A tel voint que chaque auditeur s\u2019en tint à ce qui avait été dit, et si bien dit.Le Dr Elzéar Campagna fut alors appelé à résumé les conclusions que le R.P.Levesque avait mises à la fin de son exposé sous forme d\u2019interrogations.Onze questions se posaient à l'attention des intéressés dans des copies préparées à cette fin.Comme on laissait cette fois l\u2019abstrait pour le concret, et pour de l\u2019histoire: vécue par une bonne partie des agronomes présents, la discussion s'anima vite au point que le modérateur, le Dr Geo.Gauthier, ancien président-général, put à peine suffire à la tâche, malgré les secours occasionnels du président régulier, M.Généreux, qui sonnait l\u2019heure, assez souvent, en même temps que l'alarme.On n\u2019épuisa que quelques-unes des 11 questions présentées par le Dr Campagna.Il y aura donc du pain sur la planche pour une prochaine réunion.M.Roger Gagnon, de la section de Sherbrooke, et M.Omer Michaud, de la section de Montréal, étaient avec le Dr Gauthier, de Québec.les hôtes de la Corporation de Ste-Anne, et apportèrent à la discussion les lumières de leur expérience, La séance se termina.aux premières minutes du.lendemain.parle d'agriculture on sent le besoin d\u2019y insérer les boisés forestiers qui y sont inhérents et connexes, car dans une région non industrielle comme le comté de Kamouraska, l\u2019agriculture et la forêt doivent être à.l\u2019honneur afin que l'on puisse soutenir l'autre quand l'équilibre de l'économie nationale a besoin de stabilisation.J'ai applaudi, au cours de la dernière session, lorsque le Gouvernement de mon pays a adopté une loi sur la conservation de nos forêts.Il est temps de constater que nos forêts ne sont pas inépuisables, À moins qu\u2019on ne les soumette à un régime sylvicole adéquat.Ma circonscription compte un centre culturel à Ste-Anne-de-la-Pocatière, qui rayonne par son collège classique, son école d'agriculture, son école des pêcheries et la ferme expérimentale du gouvernement fédéral.De ces phares jaillissent des rayons qui illuminent toute la région.Je crains en ce moment que ma faible éloquence ne puisse exprimer tout le bien que ce centre culturel a dispensé à la région de Québec et ailleurs.Permettez-moi de demander au Gouvernement de mon pays de se montrer généreux et d'accroître les octrois dont il gratifie ces institutions afin que nous puissions poursuivre avantageusement nos recherches en agriculture.A mon avis, on devrait ajouter à la ferme expérimentale du Dominion, certains lots boisés qui seraient soumis à une étude suivie, afin que la forêt, qui est Je supplément de la ferme dans mon comté, puisse recevoir la même attention de nos gouvernements que l\u2019agriculture.Permettez-moi de citer des statistiques descriptives du comté provincial de Kamouraska: Acres Pe.Terrains forestiers (superficies dénudées ou semi-dénudées compri- BOS 3 L.cecnsconsenesrsenrareceensennranenensenss 517,322 76.18 Terrains destinés à la culture 149,577 22.03 Terrains productifs \u2026\u2026 98.21 Cours d\u2019eau, lacs, etc.\u2026 1.15 Routes, chemins de fer, etc.0.64 Terrains improductifs .re.1.79 Total .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ererrrenencescensnennent 670,040 100 La situation économique est telle que nous devons mettre en pratique toutes les méthodes susceptibles de développer nos ressources naturelles.Je suis heureux de féliciter le parti libéral des lois sociales qu\u2019il préconise, car, j'en suis certain, elles sont un rempart très efficace contre les idées subversives qui naissent généralement de la misère.Représentant d\u2019une région agricole, je suis heureux de féliciter le Gouvernement et particulièrement le ministre de l\u2019Agriculture (M.Gardiner) de son attitude au sujet des prix du bacon, du fromage.des oeufs et de certains autres produits agricoles.En ce faisant, il a rempli d'espoir le coeur de la population de mon comté.Les allocations familiales et les pensions de vieillesse apportent du soleil au coeur de nombreux foyers.Quant aux pensions de vieillesse, me serait-il permis de dire que cette loi devrait être amendée ou corrigée afin que nos gens puissent la toucher à l\u2019âge de 65 ans et sans tenir compte des moyens des partis.Je reçois de nombreuses lettres d\u2019électeurs qui me font la remarque suivante: Voici deux voisins, l\u2019un a toujours travaillé pour réussir 4 éconumiser un certain montant; par contre l'autre qui n\u2019a jamais peiné et qui a vécu dans l'oisiveté est seul éligible à la pension.Je comprends facilement qu'une loi ne puisse satisfaire tout le monde et son Dieu.Toutefois, je suis convaincu que le Gouvernement accordera toute son attention à cet état de chose.A mon avis, le Gouvernement doit faire l'impossible pour activer les travaux d'ordre publie, afin de faciliter les échanges d'argent et créer ainsi des oeuvres durables, , Je disais il y a un instant, que la forêt, dans un comté commu Kamouraska, complète l\u2019agriculture; en effet elle en est un complément très utile.Cette année, la température a pratiquement paralysé toute l'industrie du bois dans notre région.La coupe s'est: faite dans des conditions idéales, is le transport en a été retardé jusqu\u2019au point fon compromettre pour un certain temps, l\u2018exploitation.Puis-je proposer une généreuse collaboration entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial en vue de soumettre certaines terres à bois à un régime sylvicole, afin de tirer le plus possible des lots su ibles de donner un meilleur revenu.Pour l'exploitation de ces produits, il faut des moyens de transports.- Ce sont: les chemins de fer, les routes et le fleuve Saint-Laurent.Je tiens à féliciter le Gouvernement d\u2019avoir établi et restauré les quais qui s\u2019échelonnent le long du fleuve Saint-Laurent dans mon comté.Ils servent de point de départ à une grande proportion du bois de pulpe qui est exploité dans les forêts de Kamouraska.De plus le fleuve Saint-Laurent sera toujours l\u2019une des routes na- Les Hebdos à l\u2019honneur MM, Adrien Bégin, Harry Bernard, Raymond Douville et Lionel Bertrand, tous quatre membres de l'Association des Hobdomadaires Canadiensfrançais, sont revenus de Rome où ils ont assisté au congrès mondial de la presse catholique, comme représentants des Hebdomadaires et comme délé- qués du Conseil Catholique de la Presse Canaienne.Le chef de la délégation canadienne était M.Lionel Bertrand, député de Terrebonne aux Communes et secrétaire-trésorier de l'Association, qui a été appelé à la vice-présidence, comme représentant du Canada au Bureau International des Journalistes Catholiques.C\u2019est la première fois qut le Canada a un siège sur cet organisme mondial.La délégation canadienne se composait de 18 membres: outre ceux mentionnés plus haut, on remarquait: M, Camille L'Heureux (Le Droit) d'Ottawa; R.Père Raymond Durocher (L'Ensign et le \u201cPatriote\u201d de Winnipeg); R.Père Emile Breton (La Survivance) Edmonton; M.l'abbé Paul-Emi- le Gosselin (La Survivance Française): R.Père Paul Martin (Editions Fides), Montréal; à ce groupe se joignaient des journalistes et représentants de journaux ou revues canadiens alors sur le continent: MM, Jean-Marc Léger (La Presse); Pierre DeGrandpré (Le Devoir); André Gilbert (Le Soleil); Maurice Allaire et M.L'abbé J.-M, Roy (L'Action Catholique); R.Père Léo Hudon (Relations); R.Père Albert Lemay (Revue Dominicaine); RR.Pères David McGee et John Curley.Le congrès réunissait des représentants de 33 pays, dont dix des deux Amériques: Canada, E- tats-Unis, Cuba, Brésil, Argentine, Chili Venezue-' la, Uruguay Salvador et Mexique, Les délégués au Congrès ont été tout surpris d'apprendre qu\u2019il y avait au Canada 12 quotidiens et plus de 70 hebdomadaires de langue française, que la presse était organisée en associations et que ces journaux, qui font leurs frais, sont tous d'esprit catholique.À ce titre le Canada pouvait se féliciter d'être parmi les quatre ou cing pays où il existe une presse catholique bien organisée.Les quatre délégués de l'Association ont fait tout le trajet par avion, ce qui représente quelque 10,000 milles.Partout ils ont très largement été accueillis.Reçus aux ambassades canadiennes de Londres, Paris et Rome, ils ont été invités à nom- \u2018bre d'autres réceptions officielles, sociales, artistiques.Ils ont rencontré à Rome nombre de Canadiens, dont Mgr P.-Emile Léger, directeur du Collège Canadien, le R.Père Léo Hudon, secrétaire de l'Université Pontificale Grégorienne, le R.Père Léo Deschatelets, supérieur des Oblats etc.Ils ont visité particulièrement les capitales Londres, Paris et Rome, et sont revenus ravis de tant de splendeurs antiques et artistiques, Tous quatre ont une appréciation particulière pour Trans-Canada Air Lines (T.C.A.ou si l'on veut Air-Canada).Ils ont été émerveillés de la superbe organisation qu'est T.C.A.et ils déclarent que le Canada doit en être fier.La compagnie aérienne canadienne est hautement considérée en Europe, et elle passe pour une des mieux organisées de l'univers.Tout est parfait à bord.On s\u2019y sent constamment en sécurité.Et tous disent que voyager en avion est l'idéal.FERNAND SIROIS, M.S.C., CA.GERARD RENAUD, M.S.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE, COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC, Têl: 5-7104 J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT MALADIE FIDELITE Rte.- Bite.Rue Poiré Téléphones 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE turelles par où pénètrent les importations et s\u2019écoulent les exportations; ce serait donc une erreur que de négliger ce mode de transport de nos produits.tees Jeudi le 9 mars 1950 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE- ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY ! (Suite) Terre (No 39) d'lgnace Saint-Pierre (1688-1772) Cette terre qui n\u2019est pas indiquée sur la carte de Catalogne, de 1709, fut concèdée avant 1714, puisque dans deux procès verbaux de l'arpenteur Bernard-Hilaire de Larivière, des 27 et 28 février 1714, on voit qu'Ignace Saint-Pierre (1688-1772) possède alors 5 x 40 (?) arpents, bornés au sud- ouest à Jean-Baptiste Pelletier.Voici comment se lit ce procès verbal: \u201cA la requisition d Ignace Dessaint dit St Pierre et de Jean Baptiste Pelletier, de la seigneurie de Launay (sic) ai mesuré et borné une terre appartenant audit De Sainct laquelle contient 5 arpents de front par 40 de profondeur, ou nous avons tiré une ligne sur le coteau nordest fendante du nordouest au sudest sur 16 de- gres de variation sur laquelle nous avons posé deux bornes de pierre, cette ligne ainsi commencée pour continuer la dite ligne jusqua sa profondeur et pour separer la d.terre.bornée au nord-est à Augustin Dubé et au sud-ouest aud.Jean- Baptiste Pelletier\u201d.Sous le No 45 de l'époque, au terrier de 1743, Ignace de Saint dit St Pierre possède 5 x 42 arpents, avec maison et grange en bois et de terre labourable de quoi semer environ 40 minots de grain, bornés au nord-est à Jean-Bapte Beaulieu et au sud-ouest à Jean-(Baptiste) Pelletier.Le 29 juillet 1765 (gr.Louet fils), Ste-Marie Saint-Pierre obtenait titre-nouvel, comme propriétaire de 5 x 42 arpents, à luy appartenant savoir: 3 arpents pour lui avoir été donnés par contrat de mariage par Ignace St-Pierre, son père, et les 2 autres arpents pour la jouissance seulement la vie durant du d.Ignace St-Pierre, bornés au nord-est à Jean Morin et au sud-ouest à Jacques Senéchal.Partie de cette terre est encore occupée par une famille Saint-Pierre.Terre (No 40) de Jean-Baptiste Pelletier (1689-post 1743) Cotte terre de 6 x 42 arpents n'est pas indiquée sur la carte de Catalogne, de 1709.Elle avait cependant été concédée par billet de Mme de Saint-Denys.a Jean-Baptiste Pelletier (1689-post 1743), fils de Jean (1663-1739), de la Pocatière, le 5 août 1708 (Cf: terrier de 1743).Par des procès-verbaux de l'arpenteur Hilaire-Bernard de la Rivière, des 27 et 28 février 1714, on voit que cette terre de Jean-Baptiste Pelletier est alors bornée au nord-est à Ignace St-Pierre, et au sud-ouest à Mathurin Dubé, Au terrier de 1743, Jean-Baptiste Pelletier possède encore cette terre de 6 x 42 arpnts, bornée au nord-est a Ignace St-Pierre, et au sud-ouest à Joseph Dubé, où il est établi, avec maison en pierre et grange de pieux.Par un titre-nouvel du 29 juillet 1765 (gr.Louet fils), il semble que cette terre de 6 arpents de front était alors divisée en deux et repartis comme suit: = (No 40a) Jacques Senéchal, qui avait épousé, en 1745, Ma- rie-Josephte Pelletier, fille du dit Jean-Baptigte Pelletier, devait posséder la moitié nord-est, de cette terre, soit 3 x 42 arpents.(No 40b) Angélique-Rosalie Morin (1710-post 1765), veuve de feu Joseph Dubé (1702-51), demeurant à St-Roch, était alors propriétaire de 2' arpents et Ya perche de front sur 42 arpents de profondeur, bornés au nord-est à Jacques Senéchal, et au sud-ouest à Ste-Marie St-Pierre, à elle appartenant comme faisant partie d'une terre de 3 arpents, acquise par feu son mari de ses cohéritiers.Comme Ste-Marie St-Pierre possédait alors 44 perches de front sur 42 arpents de profondeur, bornées de chaque côté aux héritiers (Joseph) Dubé, acquises des dits héritiers, il devait s'agir de la tranche sud-ouest restant de cette terre de 3 arpents de front.Terre (No 41) de Mathurin Dubé ( 1678-1725) Lots cadastraux actuels Nos 249, 250 et 251 Cette terre de G x 42 arpents fut apparemment concédée eriginairement entre 1708 et 1714 à Mathurin Dubé (1672- ).Dans un procès-verbal de l\u2019arpenteur Bernard-Hilaire de la Riviére, des 27 et 28 février 1714, on voit que cette terre de Mathurin Dubé de 6 x 42 arpents, était alors bornée au nord- est à Jeun-Baptiste Pelletier, et au sud-ouest au fief de l'Islet-à-la-Peau.(No 41a) Au terrier de 1743, Joseph Dubé (1707-ant 1765) possède la tranche nord-est de cette terre, soit 3 x 42 arpents, venant de Mathurin Dubé, son père, avec maison et hangar en bois, bornée au nord-est à Jean-Baptiste Pelletier, et au sud-ouest à Jean Pind-dit-Langlois.Le 7 octobre 1744 (gr.Boucault de Godefus), Jean-Baptiste Pelletier, ionnelier de Québec, et Marie-Anne Rasset, sa femme, vendaient à Joseph Dubé, leur frère et beau-frère, leurs droits successifs en la succession de feu Mathurin Dubé et Anne Miville, son épouse, soit environ 3, d\u2019arpent de terre de front sur 42 de profondeur, dont il a été mis en possession depuis longtemps par les dits vendeurs.: Par un titre-nouvel du 29 juillet 1765 (gr.Louet fils), il semble que Ste-Marie St-Pierre ait alors possédé 1!z perches de terre de front de cette dite terre (No Ala), bornées de chaque côté aux héritiers Joseph Dubé.(No 41k) Au terrier de 1743, Jean Pind-dit-Langlois (1708-58) (50) possède 3 x 42 arpents de terre sans bâtisse, bornés au nord-est à Joseph Dubé et au sud-ouest au fief de l'Isiet-à-la-Peau, acquis de Joseph Dubé: le 9 juillet 1742 (gr.Janneau), pour 2 arpents; ct le 18 mars 1743 (gr.Joseph Dionne), pour 1 arpent.Par des titres-nouvels, des 2 et 6 aout 1763 (gr.Louet fils), on voit que cette terre (No 41b) de 3 arpents de front est alors repartie comme suit, du nord-est au sud-ouest: 1o Jean Pin (fils 1732-post 1790), 3perches de front, bornées au nord-est aux héritiers de Joseph Dubé, et au sud- ouest au dit (feu) Joseph Dubé (et sa femme) à lui appartenant pour ses droits ct à trois de ses enf.ints dans la succession de feu Jean Pin, son père, 20 Marie-Bazil St-Pierre (1722-post 1765), veuve de Jean Pin (1708-58), 9 perches de front, bornées au nord-est à Jean Pin (fils) et au sud-ouest alu dit) Jean Pin, à celle appartenant tant pour ses droits de communauté avec feu Jean Pin, son mari, que pour les droits de Maric et Françoise Pin, ses filles.3o Jean Pin (fils 1732-post 1790), 15 perches, bornées au nord-est à Bazil St-Pierre, veuve de feu Jean Pin (père), remariée à (feu} Joscph Dubé.et au sud-ouest à la seipneu- rie d'Auteuil (c'est-à-dire au fief de l'Islet-à-la-Peau).(à suivre) Nos futures étoiles Marguerite Gignac, soprano lyrique de Windsor, Ont, et William Blaine, baryton d'Hamilton, Ont., seront les prochains concurrents du concours national Nos futures étoiles que l\u2019on entendra au réseau Français de Radio-Canada, dimanche le 12 mars.à 9 heures du soir, Les habits trop petits causent des embarras.Un visiteur de Bile, Suisse, avait fait dans cette ville l'achat d'un complet, puis, l'avait fait mettre de côté dans un restaurant tandig qu'il prenait un repas.Alorg que le train approchait la frontière suisse, il se dévêtit dang la salle de toilette et jeta son vieil habit par la fe- nctre, Lorsqu'il ouvrit le paquet qu'il avait reçu au restaurant.il se rendit compte qu'il contenait un costume pour un garçon de six ans.Il dut descendre du train en sous-vêtement.Un correspondant de Londres rapporte une autre histoire de vêtement trop petit.Frederick Gowen, qui vient de meurir a l'ige de 86 ans, avait mis un complet de côté pour son enterrement.Dans les derniere mois de sa vie, il portait de vieux hn- bits, laissant le bon se conserver dans les insecticides, Mais l\u2019habit était trop petit pour le défunt.Les travaux ménagers Dans le travail ménager, comme dans tout travail, il est indispensable que l'on soit soumis à un entraînement progressif et méthodique.\u2018est pourquoi il est extrêmement dansereux de se livrer brusquement à de grandes beso- #nes telles que des rangements avec déplacements de meubles, des secouages de lourd, tapis.ete.Il peut en résulter un état de dépression.véritable épuisement physique avec altération des cellules musculni- res, Donc, dans les besognes ménagères, toute exagération doit être évitée coûte que coûte.Mais une adaptation progressive, une continuité bien équilibrée, feront de l'état de femme d'intérieur un rôle plaisant aux efforts adoucis.Trois Canadiens de langue française.Maurice Blackburn, d'Ottawa, Pierre Mercyre.de Montréal et Maurice Dela, de Verdun, \u2018figurent parmi les neuf gagnants du concours de chansons canadiennes récemment lancé par le Service International de Radio-Canada.Les juges du concours ont eu à se prononcer sur compositions originales.Maurice actuellement au service de l'Office National du Film; Pierre Mercure poursuit ses études à Paris tandis que Maurice Dcla est organiste & Verdunrès de 1,100 lackburn eat 3 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 9 mars 1950 OUS olia .» ° > 9 .DA ° Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) Nos Finissants 1919.50 Chronique Sportive be jamais devant le monde, car \u201cca ne se fait pas\u201d.Cependant, plusieurs firent de grands bouts, rien Dimanche dernier.aucune partie de hockey: \u201cil | Ye sur une patte, et nombre de fessiers rasè- .neigeait\u201d.Allons, pas de protestation ni de po- rent le soll à 35 milles à l'heure.D'autres n'\u2019ai- Maurice Hamel lémique! Cette fois encore, la neige peut plaider M2i\u20acnt pas beaucoup les oscillations un peu lou- non coupable.L'absence de nos meilleurs équi- ches de leurs skis.À une telle vitesse, les skis ne Quand Maurice entra \u2014 sans frapper \u2014 dans Piers nous imposa un repos forcé.Ce chômage se croisent pas deux fois; aussi, pour prévenir la ma chanrbre, il avait ce même air de tous les jours: affable et familier, tout à fait singulier.Maurice est certes très connu à Ste-Anne, n'est.ce pas?Seuls les barbiers l'ignorent.De la tête, passons maintenant au cou, puis aux pieds et aux mains, le tout aussi solidement emmanché que le caractère.Tel est ce physique à la Stephan, mais en petit: si jamais il exhibe un torse nu, vous verrez alors se bomber une poitrine solide.Sa tenue était correcte et svignée, comme toujours d\u2019ailleurs.Un pantalon trop court, mais ample du fond, découvrait des mollets aussi poilus que la poitrine de tout à l'heure.C'était à son tour de me quémander une cigarette.(il fournissait les allumettes).Son inconscience lui tenait lieu de sang-froid.Du lit qu\u2019il venait de gagner, et étendu de tout son long, Maurice \u2014 il savait que j'étais à griffonner ce qu'on lit présentement \u2014 Maurice répondit à peu près de la sorte aux questions que je lui posai: \u201cQue je sois natif de Québec, que j'aie résidé tour à tour à Ottawa, Québec, puis maintenant Montréal, les gens n'ont pas besoin de le savoir.Tu sais que j'ai 24 ans, mais il n\u2019est pas nécessaire d\u2019en parler.Mes études chez les soeurs, à l\u2019Ecole Montcalm et à l\u2019Académie de Québec, passe par-dessus.\u201cLes petits poèmes et les rimettes qui accompagnaient les biographies de ceux qui m\u2019ont précéde, tu les feras sauter.C'est jeu enfant d'école.\u201d \u201cDis leur qu\u2019à mon arrivée ici à Ste-Anne \u2014 il faisait nuit \u2014 les édifices m'impressionnèrent.Le lendemain \u2014 il faut supposer qu\u2019il faisait jour \u2014 j'aurais voulu me revoir à mon point de départ.Malheureusement, je n'avais qu'un billet simple.\u201cDans ce milieu un peu rustre, la fantaisie pastorale me gagne parfois.J'ébauche dés lors des idylles qui s\u2019accommodent à mon étrangeté peu commune.L'intérêt en est d'autant avivé.\u201cJe suis indépendant et ne m\u2019apparente aucunement aux enfants\u201dde choeur.J'ai des propos mécaniques, des gauloiseries de mon cru.Je n'aime pas les doctes dissertations.Je suis l\u2019illustrateur de la page étudiante, dessinateur né et peintre à mes heures.\u201cEn tant que fondateur-directeur de l\u2019équipe de hockey des Vocations Tardives, le sport est donc mis de l\u2019avant.Je ferais du ski si celui qui a présentement mes câbles me les rapportait, Au ballon-volant, je suis moins gauche qu'on le pense.A la boxe, es-tu capable de trouver quelqu'un à ma taille?(sic) \u2018Maudit que ça marchait bien, Cam, avec les gars de 4 de l'an dernier.Cette année, on dirait que la gang est à l\u2019état dormant.\u201cJe suis rendu à mon n-ième sujet de mémoire.Dans les jardins de mon coeur (à l'exemple de Verlaine), je cultive un carré de fleurs: elles viennent dernièrement d'être repiquées.Ca c'est clair, puisque je poursuis des cours spéciaux en horticulture\u201d.\u201cL'an prochain, l'avenir me réserve.\u201d Puis, plus rien; Maurice s'était endormi! Camille Laverdière, 4e agr.sportif tombait mal.Nous étions en congé jusqu'au mercredi.Cela pour des raisons très valables: Dimanche, c\u2019était le jour du Seigneur, mardi, la fête de son serviteur, saint Thomas d'Aquin.Comme le lundi se trouvait \u201cpris en sandwich\u201d entre les deux, il jugea plus prudent de suivre leur exemple, Trois jours de vacances! Pensez donc si nous allions nous en donner! Oh, c'est entendu, de nombreuses heures de travail figuraient au programme.Notre président, je l\u2019imagine bien, l\u2019avait formellement promis à M.le Directeur lors de la requête pour le congé de lundi.D'ailleurs, nous l'avons tenue, notre promesse, vous pouvez en être sûrs.Ne riez pas, c\u2019est vrai! Ne vous laissez pas impressionner par les petits points.(ils sont de mode dans \u201cla Gazette des Campagnes\u201d).Evidemment, personne n\u2019est resté collé à son bureau durant toutes ces 72 heures de congé.Vous ne le croiriez pas, même sur affirmation assermentée; surtout si vous êtes assez intelligents pour lire notre page étudiante! (Excusez, il vente terriblement ce soir du mercredi, 15 mars 1950).Donc, pour être sincère la plupairt ont mis le nez dehors.Les uns ont choisi le voyage, d\u2019autres, les sports.Dans ce dernier cas, le ski fut à l\u2019ordre du jour.Dimanche, la tempête gâcha une première excursion.Les skieurs revinrent bredouille un quart d'heure après leur départ: trop de neige dans le ciel.Ben, en arrière du \u201csnow\u201d, s'avouait incapable de tout l\u2019avaler.Que n'avait-on amené Yvon! Mais le lendemain, lundi: beau soleil, ciel bleu, belle température; une de ces belles journées de classe! On avait dù oublier que c\u2019était congé Pas besoin de le dire, pour notre part, nous nous en sommes souvenus.Dans l\u2019avant-midi, un groupe s'organise.On joue même du téléphone.Il n\u2019aurait tout de même pas été gentil d'oublier les étudiantes de la faculté et leurs amies.Puis, c'est un fait reconnu: un skieur, tenu sous observation par une skieuse; tombe 99.947 moins souvent; il flotte, dirait une vieille annonce de savon.Bon, revenons à nos skis.Vers 1h.30, sept paires de ces planches se voyaient chargées dans le panier d'un auto-neige.Six autres paires étaient à la remorque du \u2018snow\u2019.A ce moment, on comptait encore six gars sur les six paires de skis, L'auto ne marchait pas encore.Tout à coup les trois cordes se tendirent, et le tout gagnait \u201cle bord\u201d de la station.Aucune chute, de l'Eglise à la Ferme Expérimentale.On ne tom- Chronique étudiante \u201cLa vengeance est douce au coeur des hommes\u201d.Dimanche dernier, nous assistions à Une partie de hockey revanche, disputée entre l'équipe des \u201cVoeations tardives\u201d et celle du Cours moyen.Malgré le remaniement de leur équipe, les \u201cV.T.\u201d ont affiché une piètre tenue; leur expérience un peu rouillée leur a valu une bien lamentable défaite.- \u201cQu\u2019ils reposent en paix.\u201d \u201cL'Eglise et l\u2019Evolution\u201d.C'est ainsi que Ml'abbé Robert Campagna, professeur de Philosophie au collège de Sainte-Anne, avait intitulé sa conférence de mardi soir dernier.En termes clairs et précis, le conférencier définit exactement les positions de l'Eglise vis-à-vis la science, \u201ctouchant les origines du monde et de l\u2019homme\u201d.Puis, nous assistons à la montée de la vie, ou plutôt, à la manifestation des premiers symptômes de la vie à partir de l'ère primaire.Ensuite, un exposé des diverses théories admises sur l\u2019âge du monde et sur l'évolution des êtres vivants fut de nature à flatter certains \u201cpessimistes\u201d: \u201cl\u2019homme ne descend par du singe, il en monte\u201d.Après avoir soupiré durant trois mois après la neige, nos désirs sont enfin exaucés: c'était le grand temps.car plusieurs avaient hâte d\u2019évoluer en ski.Certains, me dit-on, veulent profiter de leurs randonnées sur les sommets pour collectionner leurs spécimens d'herbier\u2026 c\u2019est un bon moyen de joindre l\u2019utile à l'agréable.Et.voici encore une semaine d\u2019écoulée; c\u2019est bien le cas de répéter après Thiers que \u2018le temps est de toutes choses, celle qui nous appartient le moins et nous manque le plus\u201d, * Gérard Roy, e.s.a.catastrophe, plusicurs compas s\u2019ouvraient a pleine capacité, Et c'est ainsi que, cramponnés à nos câbles, nous allions a travers la campagne, sans savoir si la seconde d'après nous verrait encore debout.Peu nous importait, nous avions assez à faire pour cracher toute la neige avalée, et pour essayer de discerner les piquets de clôture et les \u201cboîtes à malle\u201d, à travers l\u2019écaille de glace dont se couvraient nos yeux, Tout a coup, le \u201csnow\u201d arré- tait, et en nous retournant la téte, nous apercevions un pauvre diable, qui se trainait péniblement, un demi mille en arrière, AY or A RY Nous en profitons pour nous reposer, et pour rire du patient le plus rapproché de l\u2019auto-neige.Le pauvre enfant avait voyagé dans le nuage de poudrerie soulevée par les chenillettes du véhicule.Dès les premiers cent pieds.il avait prdu contact avec le monde extérieur.Seuls le bruit du moteur et la tension de zon câble lui faisaient supposer qu\u2019il était encore debout.Après une heure de ce jeu, l\u2019équipage atteignit le Lac Disparu.Quelques minutes de marche, et nous étions renlus aux côtes, \u201cCe n'est pas plus haut que la butte du Collège\u201d remarquèrent certaines, Elles avaient peut-être raison.Mais n\u2019empêche que personne n'osait risquer la première descente.\u201cCam\u201d, après discussion osa et réussit une première glissade.On suivit son exemple, et bientôt ce fut le va-et-vient sur les flancs de la colline, Tandis que les uns passaient cn faisant siffler l'air, les autres remontaient vers le sommet, en s'arrétant à tout instant pour respirer.Pendant ce temps, au haut de la pente, un orateur déployait toute son éloquence.pour convaincre une auditrice timide du peu de danger que comportait Îla descente.Malheur a elle si elle se laissait convain- ere.Elle n'avait plus qu\u2019à disparaître dans le tourbillon de neige soulevé par sa chute.Bientôt quelques-unes crurent pllus prudent de se chauffer près d'un feu qu\u2019elles allumèrent à l\u2019extrémité de la trace.Naturellement, les plus galants leur tinrent compagnie, Si bien que vers la fin, il ne restait plus que les enragés du ski, Ils essayaient, sans y parvenir, de se casser le cou en se lançant dans un saut de leur confection.\u2019 A 41% heures, notre voiture était de retour.À regret, il fallait s\u2019y diriger.Les amateurs du \u201cSkijoring\u2019\u201d, s\u2019accrochèrent de nouveau à l'arrière.Après 6 tentatives de départ, nous filions de nouveau vers Stc-Anne.Les arrêts étaient si nombreux qu\u2019ils devenaient agaçants.Décilément, Dufour, notre expert en \u201cskijoring\u2019, se mélait dans ses principes.Il passait son temps à labourer le chemin.Une fois entre autres, il se vit trainer comme un veau sur une distance de 50 pieds; puis roula 3 tours, pour aller se ramasser dans un banc de neige.Pour comble de malheur, on ne signalait sa chute qu\u2019un mille plus loin.Tout de même, on finit par revenir.Tous en- tréfent au \u201cBon Gout\u201d pour prendre un chocolat chaud, et en profiter pour vider la neige de leurs poches, tout en se réchauffant.Quelques-uns avaient un urgent besoin de chaleur.A les voir courbés en deux prés du calorifére, on se disait: \u201cencore 3 milles de plus, et ils seraient revenus incapables de faire leur avenir même à Ste-Anne.\u201d Pas de doute, le ski est aussi dangereux que le hockey, et aussi fatigant; à preuve la binette défraîchie des excursionnistes, qui le lendemain, de sentaient le corps brisé en mille miettes, J.-Ls.Dionne, 4e agr.À. Jeudi le 9 mars 1950 Les grèves du Charbon aux Etats-Unis, Dans un article de l'Action Catholique du 6 mars sous le titre: Quand une industrie est bien malade, M.André Roy fait une analyse remarquable du problème du charbon chez nos voisins.Nous en donnons un résumé: Les mineurs des Etats-Unis peuvent extraire plus de charbon qu\u2019on en a besoin, c'est-à-dire atteindre une production de 600 millions pour une consommation nationale de 450 millions de tonnes; soit un quart de trop.Il v a 25 ans, 80 p.c.du combustible utilisé était du charbon.Aujourd'hui, cette proportion est tombée à moins de 50 p.c., parce que l'huile fournit 21.4 p.c.de la chaleur (11 p.c.en 1925); parce que la consommation du gaz naturel a quadruplé dans le même temps, (22 p.c, contre 6 p.c.en 1925); et puis, il faut compter avec une utilisation plus rationnelle des calories du charbon, 1.4 livre suffisant maintenant à produire le kilowattheure électrique, alors qu\u2019il y à un quart de siècle, il en fallait 7 livres.De plus, la production par mineur a été multipliée par 3.67.entre 1902 et 1939, contribuant ainsi à mettre en disponibilité encore plus de charbon qu\u2019on en pouvait utiliser.Il s'ensuit donc qu\u2019on aurait besoin de moins de mineurs.Or, les organisateurs du travail ne sont pas de cet avis, probablement parce que la diminution des membres dans les unions diminuerait gravement les ressources des dites unions.On compte tout de même que sur 420,00 mineurs, il y en aurait au bas mot 100,000 de trop.La seule solution pour les mineurs est donc de demander plus cher de l'heure, et de travailler un nombre moindre d'heures par semaine.Ls salaires ont donc augmenté de manière que la tonne de charbon coûte en main-d'oeuvre en 1950, 82.96, au lieu de $1.57 en 1942.Quant au prix du charbon à sa sortie de la mine, il est de $4.90 la tonne au lieu de $3.36, il y a huit ans.(M.Roy fait remarquer ici avec raison que c'est encore loin du prix où nous le payons) D'un autre côté, les employeurs qui voient le coût de production du charbon augmenter constamment, craignent de perdre encore plus de marchés étrangers, ce qui \u201cne peut qu'envenimer la situation d\u2019une année à l\u2019autre\u201d.Et André Roy conclut: \u2018Le souvenir de leurs migéres passées est pour les mineurs la cause de leurs extravagances actuelles et les empêche de considérer l\u2019avenir de l'industrie battue en brèche par la concurrence.Tel est le fond du conflit auquel l'on vient d\u2019apporter une trève.C\u2019est en ce sens que l'on peut dire que l\u2019industrie du charbon est bien malade, qu'elle a perdu son équilibre, son centre de gravité.\u201d Les mineurs ont réussi à faire augmenter la royauté que versent par tonne les propriétaires de mines.Avec plus de moyens financiers, ils pourront encore lutter davantage.Où ça finira?.Le capital, mal inspiré dans le passé, récolte ce qu'il a semé.LGF.Société Historique de Kamouraska PROVINCE DE QUEBEC LICENCE POUR LA PECHE A L'ANGUILLE (877 Le nommé Prudent Martin résidant à Sainte Anne La Pooatière est par les présentes licencié comme occupant, aux fins de pêcher par des moyens légaux.Sur la devanture de sa propriété sisé et située Sur le Fleuve Saint Laurent, du premier rang de la dite paroisse de Sainte Anne La Pocatière, contenant deux arpents de front, bornée au sud ouest à Germaine Pelletier et au nord est à Joseph Martin.' La présente licence est accordée pour le privilège de tendre une pêcherie à anguilles dans les limites de la susdite propriété.À la condition que cette pêcherie sera placée à une distance de pas moins d\u2019un quart d'arpent des lignes de division de la propriété du dit Licencié et celles de ses voisins ci-dessus nommés, du côté Nord-Est et du côté Sud-Ouest.\u2018 La présente licence oblige de se conformer strictement aux différentes dispositions des LOIS DE PECHERIES, qui sont actuellement en force, et qui le deviendront ci-après, ainsi qu'à tout RE- GLEMENT que pourra émettre le GOUVERNEUR GENERAL EN CONSEIL, ainsi qu'aux ordres des OFFICIERS DES PECHERIES; à défaut de ce faire, cette Licence deviendra aussitôt nulle et de nul effet, rendant de plus le licencié sujet aux pénalités imposées par la loi.| pour l\u2019'Hon: Ministre de la Marine et des Pécheries.Contresignée et datée à.L\u2019Istet\u2026\u2026 pce \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.SEPÉIÈME .20crcs cirri jour de Avril, 1877.F.C.Caron Garde Pêche Nous Voila.(suite de la page des Etudiants) PRIERE Seigneur, Vous avez mis en moi un Coeur qui bat a grands coups vrofonds et un vif besoin d'aimer, pour que je m'épanouisse un jour totalement dans la Joie et dans l'Amour.Seigneur, dans Votre Infinie Sagesse, Vous avez réservé pour moi une jeune fille que Vous avez faite belle et bonne et pure.Et Vous la préservez \u201ccomme la pupille de Votre Oeil\u201d.Seigneur, je Vous demande de la bénir, celle qui sera demain ma fiancée.Aidez-la, Scigneur, à se garder limpide de coeur pour que ses yeux soient beaux; studieuse sans affectation pour que son esprit soutienne et stimule le mien; accessible et ouverte à tout ce qui est beau pour que nous soyons vraiment, mariés, des compagnons de noblesse.Seigneur, je Vous offre les difficultés de mes propres tentations pour qu\u2019elle-meme soit aidée à triompher de celles qui l'assaillent, Rendez-moi digne d'elle, Seigneur, et que la pensée de notre premier \u2018berceau me fasse considérer la chasteté du jeune homme non comme un boulet qu'on traine nvec regret, mais comme la consécration de ce que j'aurai de plus beau à offrir à celle qui, un jour, sera ma femme, et que j'aime déjà, parce que c'est Vous qui me l'avez choisie, AMEN.(Le Carabin 9-11-49) Impressions a la suite de la méditation de \u201cPRIERE\u201d Monsieur, Admiration, voilà le sentiment que j'ai éprouvé pour vous à la lecture de votre poème \u201cPrière\u201d.Plus je le relis, plus il me touche profondément, vous pouvez me croire, Le poème cst le reflet de l'homme dont j'ai rêvé depuis assez longtemps.Vous ne pouvez être qu'un homme équilibré, à idée noble et pure.Votre humilité devant Dieu vous fait intercéder au- prés de Lui pour qu'll protège celle qui.un jour, sera votre femme, Il n'y a pas à en douter, le Scigneur vous a exaucé.Il l\u2019a protégée, Il la pro- tègera jusqu'au jour où vous vous unirez.Ce coeur \u201cqui bat à grands coups profonds\u201d ni- me sûrement et rend l'objet de son amour la plus heureuse des femmes.Ces impressions sont incomplètes mais vous comprenez que mes paroles ne peuvent pas exprimer tout ce que Mon coeur ressent.J'espère que cette prière n persuadé certaines jeunes filles pessimistes qu\u2019il existe encor des hommes qui puissent penser à elles avec un coeur pur.Je souhaite de plus que vos confrères suivent votre exemple en vivant cette prière.Ainsi votre but d\u2019apostolat sera atteint.Comme vous, j'offrirai mes propres difficultés pour aider celui que j'aime à triompher des siennes, afin qu'il s\u2019épanouisse dans de tels sentiments.(Le Carabin 16-11-49) Une étudiante.Votre avenir Jeunes gens, jeunes filles, voulez-vous connai- tre votre avenir?Brassez un jeu de cartes, tirez-en neuf, nommez-les moi à la suite; donnez- moi en même temps le mois et la date de votre naissance, la couleur de vos yeux.Incluez $0.50 en argent ou bon de poste non en timbres, sjou- tez une enveloppe affranchie pour votre adresse au complet et vous recevrez une réponse dans les 10 jours qui suivront.Ecrivez à: Madame Marthe SMITH, St-Joseph de Beauce P.Q\u2014 a 8 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska), Jeudi le 9 mars 1950 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d » * ~~ + » / A l\u2019église.on pouvait marquer, par contre, une température Il n'y a plus un seul échafaud à l\u2019intérieur; ainsi donc, les travaux des maçons et des plâtriers sont terminés.On a de même terminé le filage électrique.Il ne reste que les lustres à poser.On eroit qu\u2019on attendra pour ce faire que l\u2019on ait fini les nettoyages qui produisent de la poussière.Actuellement, les spécialistes sont à préparer les plinthes des murs et des colonnes.On a déter- IMminé les niveaux à suivre, et l'on prépare activement toute la nef à recevoir le plancher de ciment poli.On se mettra au travail lundi, le 13 prochain, En attendant, des hommes enlévent du faux.plancher tout le plâtre, et tous les matériaux qui pourraient nuire à la qualité du ciment.On utilise la tranche et le marteau au besoin.Puis, d\u2019autres font plusieurs balayages successifs afin de bien dégagér le ciment où mordra la dernière application, laquelle sera polie.On imagine facilement que du ciment sur lequel on a passé et passé soit recouvert de poussières.Aussi, on procède à ce nettoyage indispensable avant de se mettre au travail, Il est de plus en plus probable qu\u2019on ne mettra pas de peinture sur la pierre grise des murs; ce n\u2019est pas nous qui allons protester.La maçonnerie a été bien faite, et une application de peinture ferait perdre aux murs plus de beauté qu\u2019elle n'en donnerait.On se contentera, selon toute apparence, de bien brosser les surfaces afin d\u2019en enlever toute tache de mortier ou de plâtre qui ait pu, de place en place, y adhérer.En tout cas, il sera toujours temps, si le besoin s'en fait sentir plus tard, de recourir à la peinture.La vente des pierres.La vente des pierres se poursuit avec succès, et parfois d\u2019une façon inattendue.Il y a quelques temps, M.le Curé nous lisait, sans en nommer l'auteur, une lettre accompagnée d\u2019une souscription fort généreuse; le tout provenant d\u2019un ami de la paroisse dont les ancêtres reposent dans le vieux cimetière du Haut de Ste-Anne.Nous sommes très heureux que notre journal ait été l\u2019intermédiaire entre l'oeuvre paroissiale et ce dévoué souscripteur.Seulement.nous avons deviné son nom.; et il est bien possible que nous lui demandions, un de ces jours, la permission de publier sa lettre.Et nous croyons savoir que grâce à notre rubrique des nouvelles de chez-nons, plusieurs ont fait parvenir le prix d\u2019achat d\u2019une ou de plusieurs pierres.À titre de paroissien de Ste-Anne, nous les en remercions, et nous leur exprimons notre admiration.De nouveaux amis.Il nous a été fort agréable, aussi, de rencontrer plusieurs lect2urs, non de Sainte-Anne, et qui ont manifesté un vif intérêt aux nouvelles de la construction de notre temple.Inutile de dire que chaque fois ce fut une surprise; en effet nous avons eu des témoignages venant des Cantons de l'Est, de la région de St-Hyacinthe, etc, bref d'un peu partout dans le Québec.Nous en sommes très heureux, et surtout flatté, car nous étions bien éloigné de croire que ces nouvelles, faites assez souvent à la hâte, pussent avoir quelqu'intérét, sauf pour des gens de chez.nous.Il faut croire que Ste-Anne, et que tout particulièrement les oeuvres qui s\u2019y poursuivent, ont de l'attrait pour de nombreux amis, Réjouissonsnous-en.et remercions ces braves lecteurs dont la bienveillance est inépuisable.L\u2019un deux de passage à'Ste-Anne, n\u2019a pu résister à sa curiosité, et il est allé voir.À son témoignage, cette construction a du style, et un style \u201cpersonnel\u201d.Remettons le témoignage à qui de droit à l\u2019architecte, M.Labelle, au contracteur M.L.Giroux.son contre-maître, M.Gérard Carbonneau qui aime \u2018\u2019la belle ouvrage bien faite\u201d, selon le mot de Péguy.Les caprices de la température.Aux premiers jours de janvier, on pouvait enregistrer à Ste-Anne une température de 54o F., ce qui ne s'était probablement jamais vu.Le 3 mars, \u2019 de -17o F., encore un record, Or aujourd'hui, il a plu une partie de la journée, et les routes sont dans un état indescriptible, absolument comme àä la\u2018 fonte des neiges du printemps.C'est la huitième fois que nous avons des dégels semblables.cet hiver, un autre record.Ce dégels doit réjouir les fabricants de sucre d'érable parmi lesquels plusieurs prétendent qu\u2019un fort dégel on mars fait baisser la neige, dégage le pied des arbres et permet ensuite à la sève de mieux circuler, le printemps venu, Cela, on le verra d'ici une vingtaine de jours.si dame nature ne décide pas autrement.Retour d'Europe.Dimanche dernier.M.l'abbé Léon Bélanger revenait au Collège, après une absence de quelques mois.en Europe.Pendant ces courtes vacances, M.l'abbé Bélanger, secrétaire de la Société D'Histoire de Kamouraska, a visité la Ville Eternelle.a assisté à l'ouverture de l'année Sainte et a pu faire de brèves incursions dans plusieurs pays de l\u2019ouest du continent.M.l\u2019abbé Bélanger a été chaleureusement accueilli par ses amis, c\u2019est-à-dire par tout le monde, sans exception.Cours aux Producteurs de Pommes de Terre, à l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture, \u201c du 6 au 8 mars.Lundi, une trentaine d'élèves producteurs de pommes de terre arrivaient à l\u2019Ecole pour deux semaines de cours organisés grâce à la Coopération du Service de l\u2019Aide à la Jeunesse, du Ministère de l'Agriculture et de l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture.Ces cours furent inaugurés le lendemain, le T, par une allocution de M.l\u2019abbé Jos.Diament, directeur de l\u2019École Supérieure d'Agriculture.Lui succéda à la tribune, M.l'abbé F.-X.Jean, Doyen de la Faculté d'Agriculture, qui leur parla de \u201cL'enseignement Agricole\u201d.A 11h, M.Roger Gagnon, agronome ouvrit la série de leçons sur la Production, la Conservation, la Protection et la Vente des Pommes de Terre par un cours intitulée: \u201cImportance de la Pomme de Terre dans le Québec\u201d Ces cours sont donnés par MM.B, Baribeau, Omer Caron, E.Campagna, Aug.Scott, H.Généreux, C.Perreault, J.-E.Duchesne, C.-E.Dionne et M.St-Pierre, tous agronomes, Ils seront clôturés le 17 mars, à 8h.p.m.par une distribution de prix que présideront les autorités de l\u2019Ecole et les représentants du Service de l'Aide à la Jeunesse et du Ministère de l'Agriculture, Voici la liste des élèves-producteurs: BENOIT, Jean-Paul, St-Martin, Beauce; BEDARD, Auguste, Ste-Brigitte des Saults; BENOIT, Léo, Ste-Anne des Plaines L'Assomption; BLANCHET, Georges-Emile, Lemieux, Nicolet; BOCK, Gérard, Val Quesnel, Papineau; CARDINAL, Martin Ste-Brigitte des Saults; CARON, Jean-Louis Val Brillant, Matapédia; CARON, Noël, Val Brillant.Matapédia; CHARTIER, René, St-Th.d'Aquin, St-Hyacinthe CHENARD, Emile, Ste-Hélène, Kamouraska; FORTIN, ROLLAND, Cap des-Rosiers, G.SUD; GAGNON, Robert, Cacouna, Riv.-du-Loup; GENOIS, Roger, Duchesnay, Portneuf; GENOIS, Zoël, Duchesnay, Portneuf; LAPOINTE, Ludovic, Ste-Germaine, Dorchester; LAPOINTE, Victorin, St-André, Kamouraska; LECLERC, Clément, Lemieux, Nicolet; LEBEL, Conrad, St-Arséne, Riv.-du-Loup; LEBLANC, J.-C., New-Richmond, Bonaventure; MARTIN, Fernand, St-Léonard D'.' ston; MARTIN, Roland, St-Léonard D'Aston; OUELLET, Gilbert, Luceville, Rimouski; PERREY, Jos.-E., Cap-des-Rosiers, Gaspé-Sud; PREMONT, Raymond-Marie, Ste-Famille, 1.-O.; RIEUX, Napoléon, N.-Dame de la Paix, Papineau; ST-PIERRE, G., La Présentation St-Hyacinthe; TURCOTTE, RODRIGUE, Ste-Famille, 1.0.; VILLENEUVE, Adrien, St-Jérôme (Métabet \u2018 chouan) Lac St-Jean.ECOLE des GARÇONS Lecture de notes Pour le mois de février 1950, sous la présidence de M.le Curé.2e année 1- Alain Levesque 91.3% 2- Fernand Anctil 89.3% 3- J.-Guy Dubé 87.% 4- Clermont Bouchard 79.3% 3e année.1- R.-Marie Hudon 86.7% 2- Maurice Chevrette 83.7% 3.Ls.-Marie Anctil 74.2% 4.Jean Grenier 73.2% Institutrice Mlle Ouellet, 4e année 1- Ls.-Marie Asselin 94.% 2- Marcel Gagnon 81.3% 3- Gaston Anctil 81.% 4- Jean Collignon 80.5% 5e année \u201cA\u201d 1- Emilien Mercier 89.7% 2.Guy Rouleau 81.7% 3- J.Adélard Bonenfant81.1% 4- Claude Laforest TI1% Institutrice Mlle Dubé, 5e année \u201cB\u201d 1- Jacques Couillard 83.8% 2- Marc-A.Asselin 75.2% 3- J.-G.Bourgelas 70.2% 4- Gaétan Martin 68.2% Ge année.1- Antoine Fradette 75.2% 2- Gilles Grenier 72.5% 3- Yvon-Marie Caron 69.8% 4- Denis Dionne 69.8% Te année, 1- Denis Dubé 64.2% 2- J.-Paul Gendreau 63.8% 3- René Rouleau 62.% 4.Charles Rouleau 53.8% Prof.Rosaire Anctil.8e année.1- C.-A Bonenfant 69.7% 2.Marcel Beaulieu 65.4% 3- Denis Rouleau 64.7% 4.Clément Rouleau 63.5% 9e année, 1- Gilbert Anctil T5.% 2- Renaud Lizotte 70.2% 3- M.-A, Pelletier 63.7% 4- Gilles Anctil 60.2% 10e année (scientifique) 1- Richard Thériault 71.6% 2- Marius, Pelletier 71.4% 3- Alphonse Lafrance 70.4% 4- J.-Louis Bernier 63.% Prof, Lucien Morin, Prine.Ste-Louise ta A une réunion spéciale des cultivateurs de la roisse de Ste-Louise, sous la direction de M.Farrivée, propagandiste de l'U.C.C.de Sainte-An- ne-de-la-Pocatière, eut lieu l'élection d\u2019un Syndicat catholique deg Cultivateurs, comme suit: ar M.Jos.-Eli- sque.Ont: été élus: Président:M.Joseph-Louis Gaon Vioe-Président: M, Albert Castonguay: M.Marcellin fut choisi comme secrétaire-trésorier.Directeurs: Louis Ouellet, Albert Caron, Roméo Grenier, Philippe Robichaud, Antoine Gagnon.André Tardif, Jossph-Elisée Pelletier.Président d'élection, (proposé sée Pelletier), M, Charles-Eugéne ' "]
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