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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 1 mars 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1951-03-01, Collections de BAnQ.

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[" OHI S wo 3.ca0VIUL a/e Me.nto lio Joy Bctfion du Parle: env QUEBEC B92.1222 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - PATRIE - \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE GALETTE = CAMPAGNES Directeur: L.-de-G.FORTIN \u201cAuterisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Série II.Vol 10 \u2014 °° AGRONOMIE CANADIENNE-F \u2014 gp t\u2014 Sur une phrase de M.Lionel Dessureaux Le 30 novembre, \u2014 mon Dieu que le temps passe vite! \u2014 M.Lionel Dessureaux, agronome a la Ferme Expérimentale de Ste-Anne écrivait dans un article publié ici méme: \u201cLes Ecoles d'Agriculture ont été fondées pour former des agro- momes, afin de vulgariser la science agricole du temps.Si l\u2019on a jugé bon, à cette époque, d'en fonder trois, il n\u2019y a pas de doute que nos prédécesseurs avaient des raisons sé- Tieuses pour motiver leur décision.\u201d Dans ces deux phrases il ya quatre inexactitudes.Mettons tout de suite que je ne veux pas tant chicaner M.Dessureaux que rétablir la vérité historique qui est plutôt malmenée dans les propositions précédantes, 1)\u2014 Les écoles d'agriculture ont été fondées Pour former des agronomes.Lorsque la première école d'agriculture a été fondée, en 1859, son promoteur, l'abbé François Pilote, réalisait un ré- ve déjà vieux de 12 ans.Le dit rêve a été fait public pour la première fois, en 1847, alors que l'abbé Pilote écrivait à M.Evans pour le féliciter du nouveau programme de la Société d'Agriculture du Bas-Canada dans lequel, entre autres, il y avait un paragraphe concernant \u201cla 4 ion d'écoles d'agriculture (au pluriel) dans le Bas-Canada.\u201d A cette date, il n'y avait aucune école, pas même au singulier, ni au Canada, ni en Amérique du Nord.Lansing Ne sera fondée qu\u2019en 1857, et Ste-Anne en 1859.L'idée venait donc de ce M.Evans, un Irlandais fixé depuis de longues années au Canada, et auteur d'un Manuel d'agriculture (1835) et d'une traduction française de ce même Manuel (1836).Outre qu\u2019il occupait la fonction de secrétaire de la Société d'Agriculture, Evans dirigeait alors un journal agricole, L'abbé Pilote lui écrivait donc, en 1847, que la Corporation du Collège était prête à collaborer à la fondation d\u2019une telle école, Trois ans plus tard, en (1850,) le gouvernement du Bas-Canada tenait l'enquête Taché sur l'agriculture; en 1855 M, J.-C.Chapais (le père de feu Thomas et de feu J.- C.Chapais, ce dernier avocat-agronome), fit savoir que le gouvernement du Bas-Canada verrait avec sympathie qu'on s'occupe de la fondation d\u2019une école.La Corporation suivit les avis du député Chapais, et elle se mit à l'ouvrage.Le 17 décembre 1851, elle ordonnait la construction d'une maison qui servit d'école pour les enfants du village, jusqu'à l'ouverture régulière des classes agricoles, en 1859.Cette maison, qui existe encore, abrite l'école d'agriculture pendant plus de 50 ans, Le gouvernement, fortement encouragé par J.-C.Chapais, vota la somme de 250 louis ($1,000.) pour cette construction, et la société d'Agriculture du comté de Kamouraska T5 ($250.); à remarquer que le gouvernement préleva cette somme sur les appropriations destinées aux sociétés d\u2019agriculture, qui en somme firent tous les frais de la souscription.En février 1859, M.Pilote qui n\u2019était pas homme à aller à l\u2019aveuglette, s'embarquait pour l\u2019Europe afin de se renseigner sur place et élaborer un programme d\u2019études en conséquence.Il avait déjà publié un plan général de l\u2019enseignement agricole, en 1857, plan qui tient encore debout, mais il voulait que son école puisse figurer parmi les meilleures du monde.2)\u2014 Pour vulgariser la science agricole du temps.La science agricole du temps?.\u2026 Nous en avons déjà longuement parlé; disons tout simplement qu\u2019un élève sortant d'un cours moyen actuel en sait plus probablement que les plus grands savants d\u2019alors\u2026 qui avaient tout à découvrir, ou à peu près.Tout de même, pour diffuser cette science agricole, qui commençait tout de même à exister, l'abbé Pilote entrevoyait un enseignement à trois degrés: a)-\u2014\u2014 des écoles élémentaires; b)\u2014 des écoles moyennes, et c)\u2014 des écoles pour la formation de professeurs.En somme ce que nous avons au- jourd'hui, sauf naturellement ce qui concerne l'enseignement supérieur dont nous parlons beaucoup depuis trois ou quatre ans, mais que personne ne soupçonnait en ce temps-là.Or, l'application d\u2019un programme d'enseignement agricole, au Bas-Canada, il y à un siècle, était quelque chose de lutôt difficile.L'abbé Pilote avait réussi à enrôler des é- instruits, pris dans les classes finissantes au Collège ou ailleurs et dont quelques-uns firent leur marque: feu le Sénateur L.-Ph.Landry, J.-A.Amédée Marsan, M.Castel, et Th.Mortureux, qui offrirent des carrières remarquables.Ca dit quelle orientation le fondateur de l'Ecole voulait donner à son enseignement.On trouva, comme de raison, qu'on enseignait des choses trop savantes.L'abbé Pilote partit en 1870.Quelques années plus tard.le directeur de l'Ecole, M, F.-X.Buteau \u2014 je cite de mémoire \u2014 s'excusait, dans son rapport a \u201cI'honorable Conseil d'Agriculture\u201d d\u2019avoir enfreint la règle et d\u2019avoir \u201cdonné à la demande des élèves de l'Ecole, des cours de français et d\u2019arithmétique\u201d, alléguant comme motif de sa désobéissance que ces cours avaient lieu, le premier à 5h.30 du matin, et l'autre à 8h.-5 p.m., afin de ne pas déranger les élèves dans leurs travaux pratiques\u201d les seuls tolérés par \u201cl\u2019honorable conseil\u201d.Ce n'était pas précisément une école \u201cpour fonmer des agronomes\u201d, afin de diffuser l'enseignement agricole du temps\u201d.L'Ecole de Pomiculture d'Oka.En 1893, il y avait Ste-Anne qui fonctionnait sur un subside annue] de $2,500, à même lequel elle devait garder 5 élèves gratuitement, non compris la pension qui fut toujours remise aux élèves, non à l'Ecole, Il y avait celle de l\u2019Assomption qui arrivait à 30 années de services; pourquoi fonder une autre Ecole à Oka?Voici comment ça s\u2019est passé.Au début des années 18- 80, I'Ordre des Cisterciens Réformés fondait un monastère, près d\u2019Oka; dès leur arrivée, les bons Trappistes se mirent à l'ouvrage, défrichèrent érochèrent; ils plantèrent des arbres fruitiers, et organisèrent des potagers pour la productions des denrées végétales nécessaires au régime perscrit par la règle.En 1893, l'hon.Beaubien, qui voyait cette ferme grandir et prospérer, proposa aux Trappistes de fonder une \u201cEcole de Pomiculture et d'Agriculture\u201d, comptant bien sur les ressources un peu extraordinaire d'une communauté de Trappistes pour maintenir une telle éoole et donner un tel enseignement, Peu aprés, I'Ecole de I'Assomption qui semblait avoir pris un essor considérable, fermait les portes de son immeuble nouveau, et se retirait de l'enseignement agricole, après 32 années de services et\u2026 de sacrifices, il ne faut pas en douter.Et seules les écoles de Ste-Anne et d'Oka continuèrnt leur petit bonhomme de chemin jusqu'en 1909.3)\u2014 Si l'on a jugé bon à cette époque d'en fonder trois.La troisième fut le Collège Macdonald, dont les constructions commencèrent en 1905 et durèrent jusqu\u2019en 1907, alors que s\u2019ouvrirent les cours, Cette école est dûe à la magnificence de Sir W.-C, MacDonald qui \u2018l\u2019a érigée et dotée pour l'avantage de la population anglaise\u201d écrit J.-C.Chapais.(Notes historiques sur les Ecoles d\u2019Agriculture dans Québec\u201d, 1916).Cette école n\u2019a donc pas été crée pour former des agronomes d'expression française au Québec.Elle a fait son chemin, un excellent chemin si l\u2019on veut, mais un peu en marge du problème agricole québécois; en se servant exclusivement de la langue anglaise comme véhicule d\u2019expression, elle n\u2019a pu exercer d'influence directe que sur une petite minorité d'agriculteurs.On admettra bien, pour finir, que cette fondation relève d\u2019une initiative personnelle et que le seul qui a \u201cjugé bon d\u2019en fonder\u201d une troisième, ce fut bien feu Sir Wm.MacDonald, et ses collaborateurs.Cette école inaugura l'enseignement agricole universitaire chez-nous, et c'est tout à son honneur.C'est à partir de ce moment-là qu\u2019on songea à faire quelque chose d'analoque avec nos écoles françaises.Celle d'Oka, devenue l\u2019Institut Agricole d'Oka, fut affiliée à l'Université Laval de Montréal, comme MacDonald à McGill, de là à conger à l'affiliation de celle de Ste-Anne à l'Université Laval de Québec, il n'y avait qu'un pas; et il fut franchi.Ces trois écoles furent affiliées de 1907 à 1910, Nos trois écoles furent donc affiliées vers le même temps; MacDonald, dés sa fondation, Oka une quinzaine d\u2019 EE après la sienne, et Ste-Anne, un bon demi-siècle après sa naissance.Quant aux excellentes raisons de leur fondation, on peut les résumer comme suit: 1)\u2014 Ste-Anne fut fondée pour créer un enseignement agricole au Canada, et combattre l\u2019émigration aux Etats- Unis qui saignait alors nos paroisses à blanc.2)\u2014 Celle d'Oka fut fon- dee comme école de pomicul- ture.et d'agriculture.3)\u2014 Celle de MacDonald fut fondée pour donner un enseignement agronomique normal aux jeunes gens de langue anglaise.Evidemment ici, nous ne parlons pas de la demi-douzaine de projets d'écoles avortées, et de la demi-dousaine d'écoles mortes à la tâche.toutes conçues ou fondées \u201cpour des raisons sérieuses\".L.-de-G.Fortin.Les Terres de la Grande Anse et du Port-Joly par Léon Roy, Archiviste.Ce livre que vient de publier M.Léon Roy, archiviste judiciaire à Québec, fait l'histoire des seigneuries ci-haut mentionnées, de leurs premiers développements; puis on y trouve l\u2019histoire de chaque terre depuis aussi loin que 1676, et à venir jusqu'à nos jours pour quelques-unes.Ce livre est en vente chez Fortin & Fils, à Ste-Anne, au prix de $2.50 l'exemplaire.Franco, $2.65, Prix spéciaux par quantités. page 2 Sur les routes de l'Europe (XD Tournée dans Rome: quelques églises et endroits d\u2019intérêt particulier, (suite, Ste-Croix-en-Jérusalem.Parmi les églises remarquables par les reliques qu\u2019elles renferment, se trouve l\u2019église de Ste-Croix-en-Jérusalem.Une des premières églises de Rome, elle fut construite par Sainte Hélène qui y fit déposer les reliques de la vraie croix.De l'extérieur, on remarque un clocher de forme carrée et décoré en style roman, ce qui est plutôt rare dans Rome.L'intérieur est aussi très beau: il est décoré de fresques et de mosaïques d\u2019une grande richesse, et on y respire un atmosphère de fraicheur et de jeunesse; malgré son antiquité, il nous semble que cette église n\u2019est pas si vieille; elle n'a pas l'allure antique rencontrée dans d\u2019autres basiliques.Par un couloir partant du transept, nous nous dirigeons vers la chapelle des Reliques.Un grand escalier appelé Calvaire nous y conduit: les quatorze statiions du Chemin de la Croix qui sont sur ce trajet sont des groupes en bronze vraiment remarquables, l\u2019expression des personnages est impressionnante.La chapelle des Reliques contient un très grand nombre de reliques précieuses, surtout des reliques de la Passion; nous vénérons trois morceaux de la vraie croix, un morceau de l'inscription qui fut placé au-dessus de la tête du Crucifié, un clou, deux épines de la Couronne, trois pierres venant l\u2019une du Saint-Sépulcre, une de la colonne de la flagellation, et la troisième du Calvaire.On voit encore une partie de la croix du bon larron, un doigt de l'apôtre S.Thomas, probablement celui qui toucha la plaie du côté de Notre-Sei- gneur ressuscité, et un reliquaire contenant un très grand nombre de reliques de saints.St-Pierre-aux-liens, Nous avons bien failli ne pas pouvoir entrer visiter l\u2019église qui contient une relique bien touchante se rapportant à Saint Pierre: les chaînes qui le tenaient prisonnier.d'où le nom même de l'église: St-Pierre-aux-liens.Nous y arrivions à l'heure du midi et on s'apprêtait à fermer les portes; on sait en effet qu'à Rome tout est au repos entre midi et quatre heures de l'après-midi; il n\u2019y a que les étrangers d'ailleurs qui ont le courage de sortir pendant ce temps, car ce sont des heures où la chaleur est intense, Tous les édifices publics sont fermés: églises, musées, magasins, bureaux, etc, Dans cette église, nous voyons, dans une chasse au-dessous de l'autel principal les chaînes de Saint Pierre.C'est à cet endroit également que se trouve la fameuse statue de Moise, oeuvre de Michel-Ange destinée à orner le tombeau inachevé de Jules II.C'est à propos de cette statue remarquable que l\u2019on raconte le trait suivant: l'artiste ayant fini son chef-d'oeuvre et le trouvant si réel lui aurait lancé cet apostrophe: \u2018Parle! Mais parle donc!\u201d De fait, la statue est d\u2019un réalisme et d\u2019un art achevée.St-Laurent-hors-les-murs.C'est l\u2019église-martyre de Rome: elle est la seule qui ait subi des dommages par la guerre; il est tombé quelques bombes sur la basilique qui a été de ce fait fort endommagée.Les dégâts sont cependant réparés.Mais bien des richesses qu'elle contenait sont irrémédiablement perdues, Nous visitons spécialement en cet endroit la crypte de Pie IX c\u2019est une chapelle funéraire que le grand pape voulait très simple; il avait dit dans ses dernières volontés qu'il voulait un tombeau qui ne se distinguât en rien de ceux des autres hommes: on respecta ce désir dans le tombeau lui-même mais comme il n'avait pas fait mention de la chapelle funéraire, on lui manifesta la reconnaissance et I'estime du monde catholique par une chapelle tout à \u2018fait extraordinaire et très magnifiquement décorée.Elle est ornée de caissons portant les armes de tous les diocèses du monde; nous ne manquons pas de chercher et de trouver celles du diocèse de Québec.Ste-Agnès et St-Bugène.De St-Laurent, nous nous sommes rendus à Ste-Agnès, basilique érigée sur le tombeau de l\u2019illustre vierge martyre et sur la catacombe qui porte aussi son nom, L'escalier en couloir qui nous conduit à la basilique est orné d\u2019inscriptions venant des catacombes et de différentes pièces de grande valeur historique, Dans la basilique, il y a de très anciennes mosaïques, de belles décorations et le tombeau de Sainte Agnès et de sa soeur de lait, Sainte Emérentienne.Au cours de cette tournée, nous passons devant une magnifique église moderne, très récente: c'est l'église que le pape lui-même a fait ériger et qu'il est allé consacrer.C\u2019es par sa volonté expresse que cette église, nommée St-Eugè- ne en son honneur, a été construite dans ce quartier moderne de Rome pour répondre aux besoins de la population; car si les églises sont très nombreuses dans la Rome ancienne, la Rome moderne en compte peu.IK\u2014 Quelques endroits intéressants.Les Catacombes.I y a un très grand nombre de catacombes autour de Rome.Les catacombes, on le sait, étaient des cimetières souterrains.Nous n'en visitons qu\u2019une, ce qui est suffisant pour nous donner une idée de ce qu'étaient ces souterrains dont nous avons tant entendu parler.La Catacombe St-Calixte est une des plus importantes, sinon la plus importante.Nous la visitons en compagnie d\u2019un Frère salésien, car c'est la communauté qui est chargée de la garde de ce trésor.I nous conduit & travers les galeries en s'éclairant d'une mèche enroulée au bout d'un roseau.Nous voyons la crypte des papes où furent enterrés de nombreux papes des premiers siècles et où une inscription du pape Damase nous avertit de ne troubler le sommeil des justes; et à côté, la chapelle de Ste-Cécile où on aurait trouvé son corps qui fut transporté dans la suite à sa basilique du Transtévère; une statue de marbre nous la représente dans la position où on l'aurait trouvée avec sa tête fournée de côté et ses doigts indi- uant trois personnes en Dieu.lous ne parcourons pas les kilomètres de galeries (11 milles), mais nous circulons GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).pendant quelques temps dans ces couloirs bordés d'ouvertures destinées à recevoir les corps et que l\u2019on apelle \u201clo- culi\u201d, Ces ouvertures étaient fermées par une plaque de marbre ou de terre cuite sur laquelle on lisait l'inscription qui indiquait la personne ensevelie: on a retrouvé de nombreuses inscriptions portant des signes distinctifs des pre- mers chrétiens: la croix gammée orientale, le poisson, le monogramme, le Bon Pasteur, l'ancre, etc.On ne voit que des morceaux de ces inscriptions.Des autels sont aména- &és et nous sommes allés dire une messe dans ce lieu béni.Le Colisée.Le Colisée est un autre endroit où sont rattachés des souvenirs chrétiens, amplifiés peut-être avec le temps, mais non moins réels.Ce monument, construit pour amuser les Romains, est fait de pierres énormes qui sont posées sans ciment les unes sur les autres, avec seulement des crampons de fer ou de bronze pour les retenir.En pénétrant sous ces arches, on se sent comme écrasés par les dimensions colos- gales.Au-dessus de chaque porte, on voit un numéro gravé dans la pierre: le service d'ordre était nécessairement bien organisé à cause des foules très considérables qui se pressaient là aux jours de réjouissances.| L\u2019amphitéâtre pouvait contenir 50,000 spectateurs disposés sur trois séries de gradins dont les deux premières étaient recouvertes de marbre, et la troisième était en bois.Au-dessus de celle-ci, des poteaux de bois servaient à supporter une immense toile que l\u2019on étendait au-dessus des spectateurs pour les protéger des rayons du soleil ou des intempéries.La porte par où entrait l\u2019empereur était mieux ornée que les autres.Autour de l\u2019arène où avaient lieu les combats, il y avait 80 cages pour les bêtes féroces que l'on amenait de l'étage sous-terrain au moyen d\u2019ascenseurs, car en-dessous de l'arène il y avait un soubassement, où l'on préparait les spectacles, et ce ne sont d'ailleurs que les murs de ce sous- bassement que nous voyons à l'endroit de l'arène.Le monument est une ruine historique, il fut utilisé pour les spectacles jusqu\u2019au IVe siècle, puis il fut abandonné; et à l'époque de la Renaissance, il servit de carrière pour la construction de monuments, c\u2019est ce qui explique que l'on ne voie plus de traces du marbre qui couvrait les gradins de l'amphithéâtre.Endroits publics intéressants: le cimetière, le Pincio, le Marché de Rome, le Forum de Mussolini, le Janicule, Parmi les endroits publics les plus intéressants de Rome, il ne faut pas oublier de mentionner le cimetière de Rome, \u201cCampo Verano\u201d.Très vaste cimetière, il est visité chaque jour par des centaines et des milliers de gens, de Romains qui viennent prier pour leurs morts: ils apportent des fleurs, et ils ont tne attitude très touchante; en entrant et en sortant ils envoient un salut de la main vers le champ des morts.Les monuments et les inscriptions sont magnifiques et souvent fort impressionnants: on n'\u2019inscrit ,as une simple notive nécrologique, mais un adieu, un éloge, un regret, todjours finement tourné et très expressif.Les monuments sont aussi très réalistes, tel celui de deux enfants tués sur le chemin de l\u2019école; nous les voyons sur un côté du monument courant joyeusement avec leurs livres a la main, et sur l'autre, ils sont gisant sur le sol et l'ange gardien pleure à côté de leurs cadavres.y a même une association charitable qui s'occupe des morts, et elle possède dans le cimetière une construction considérable destinée à recevoir un très grand nombre de tombeaux: elle a nom \u201cVenerabile Archiconfraternita di carita verso i trepassati\u201d.Le Pincio est un des plus beaux parcs de Rome, c'est un immense jardin public qui a ceci de particulièrement intéressant qu\u2019il fut l'endroit de la promenade quotidienne du Cardinal Pacelli avant son Souverain Pontificat.Nous y avons une vue magnifique sur la partie moderne de Rome.Le Forum de Mussolini est un autre parc public très achalandé, On y voit, en entrant, un obélisque avec l'inscription \u201cMussolini Dux\u201d.puis c'est une magnifique allée de marbre ornée de mosaique des styles anciens terminée par une boule énorme sous laquelle jaillit l\u2019eau et c\u2019est le jardin lui- même à côté du stade très grand et orné de statues athlétiques qui font ressortir toutes les beautés du corps de l'athlète.Le marché de Rome qui se tient sur une des plus grandes places publiques de la ville vaut bien la peine d'une visite, tant par son étendue que par l'abondance des marchandises que l'on y vend.Passant près de cette place, nous avons voulu y jeter un coup d'oeil, mais une fois entré il nous a fallu faire le tour complet du marché, ce qui nous prit un bon quart d'heure, tant est grande l'affluence des marchan- deurs.On vend de tout à ce marché, tout ce qui se mange et bien d'autres choses encore: fruits, viande, oeufs, poisson, pain, fromage.oiseaux vivants, etc.; jouets, lingerie, articles de ménage, et que sais-je encore?C'est un type de marché que nous reverrons de temps en temps, mais nous n\u2019en reverrons pas d'aussi considérables.Le Janicule est une des sept collines de Rome.Nous y sommes montés à l\u2019heure du soleil couchant, et nous y avons eu un des plus beaux spectacles que nous ayons vus à Rome: une coloration tout à fait extraordinaire des monuments de Rome par les derniers rayons du soleil.C\u2019est sur ce Janicule que se trouve une statue célèbre de Garibaldi, l\u2019un des principaux auteurs de l'unité italienne et un adversaire acharné de la papauté.Sa statue le représente dans une attitude caractéristique: il est à cheval, tourné vers le Vatican qu'il regarde avec un sourire hautain et dédaigneux en lançant un geste de défi.Il y aurait encore bien des endroits à décrire, des monuments, des fontaines, des places, des quartiers; on a écrit des volumes pour le faire et il n'y en a pas qui soit complet.J'ai voulu tout simplement donner une idée de ce que nous avons vu de plus important, du moins ce qui a été noté comme tel dans mon journal de voyage.Point n\u2019est besoin de dire que nous avons vu encore une foule d'autres choses à Rome, et qu'il y a encore beaucoup plus de choses intéressantes que nous n'avons pas vues et qui nous font désirer \u2018d\u2019y retourner et nous font souhaiter à tous d\u2019y aller un jour.Rosaire Bélanger, ptre.Jeudi, ler mars 1951 Le castor augmente dans nos réserves Québec, le 18 jan.\u2014 Le recensement annuel du castor dans les grandes réserves du Québec indique pour l\u2019année 1950 une forte augmentation dans le nombre des familles sur l'année précédente, annonce le ministre de la Chasse et des Pécheries, 'Hon.Dr Camille Pouliot.La population des castors dans ces réserves d'une superficie globale de 130,000 milles carrés approchait le nombre de 100,000 têtes à la fin de 1950.Le nombre des castors que les autorités provinciales permet- mettront de trapper sur ces réserves en 1951 vient d\u2019être fixé à 20,000, soit 8,000 de plus qu\u2019en 1950, Chaque année, depuis que ces réserves de castor existent dans la provincce, le département contrôle soigneusement les chiffres qui ressortent du recensement annuel avant de fixer le nombre de têtes qu'on laissera trapper l\u2019année suivante, une mesure qui permet l'accroissement du castor tout en protégeant le gagne-pain des trappeurs, Le fait que la population de ce rongeur croit d'année en année en même temps que la prise légale fixée par le département prouve que le contrôle exercé est aussi véridique que profitable.La situation économique des personnes qui vivent et chassent dans ces réserves s\u2019est améliorée à tel point, grâce à cette initiative, qu\u2019elles sont devenues el mêmes les farouches gardiens de cette ressource naturelle.Après que la première réserve de castor créée dans le Québec eut commencée à produire, tous les trappeurs et les chasseurs intéressés prièrent le département d'en créer d'autres afin d'obtenir pour eux les avantages économiques dont jouissaient leurs voisins.Quand les trappeurs demandent la création d\u2019une nouvelle réserve, ils s'imposent volontairement de sévères restrictions puisqu'ils doivent s'abstenir de chasser le cas tor durant une période d\u2019une dizaine d'années avant que la population des castors ait atteint un niveau qui permettra une chasse annuelle sans crainte d\u2019amoindrir la population des reproducteurs.° Le dernier recensement, qui dénote une forte augmentation après une récolte de 12,000 peaux en 1950, prouve la bonne foi des indiens comme des blancs visà-vis du département.On se souvient, en effet, que l'Honorable Pouliot recevait un haut témoignage d'estime de la part des trappeurs du Grand Lac Mistassini quand il faisait escale à ce poste au cours du voyage aérien qu\u2019il entreprenait dans le grand nord l'été dernier.Le ministre juge aussi que ces réserves protègent indirectement l\u2019orignal du fait que l\u2019indien est très friand de la chair du castor.Ainsi, la chasse de l'an dernier a re; porté aux Indiens près 400,000 livres de viande.L'indien recourt donc de moins en moins à l\u2019orignal pour se nour- tir à mesure que nos de castor se développent et nos de gros gibier suivront d'un oeil réjoui les progrès de ces réserves. Jeudi, 1er mars 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamoursska).Mlle E.-L.Elliot à la Section d\u2019Economie Domestique Ottawa, le 29 janvier, 1951.Le ministère des Pêcheries annonce aujourd\u2019hui la nomination de Mlle Edith L.Elliot, distinguée spécialiste canadienne en économie ménacè- re, à la tête de la nouvelle ion d'économie domesti- ue, créée au sein du Service \u2018inspection et de consommation du Ministère.Mille Elliot sera chargée de coordonner le travail des employés du Ministère en ce domaine, aussi bien que d\u2019accroi- tre les efforts faits par l\u2019entremise de la cuisine d\u2019expérimentation du Ministère pour renseigner les ménagères canadiennes sur les meilleures méthodes d'acheter, de préparer et de servir, le poisson, les mollusques et crustacés, ainsi que les autres produits de la pêche.Bien connue des ménagères et des femmes de profession dans toutes les parties du Canada, Mille Elliot apporte à son nouveau champ d'activité une vaste expérience des problèmes de ménage.Avant de venir au ministère des Pêcheries elle était à l\u2019emploi du ministère fédéral de l\u2019Agriculture.La nomination de Mlle Elliot constitue un nouveau pas dans l'exécution du programme de l'Etat pour l'expansion des né- ches canadiennes, ainsi que l\u2019a annoncé l\u2019'hon R.-W, Mayhew ministre des Pécheries, au mois de décembre 1949, La cuisine d'expérimentation, inaugurée il y a quelques mois et dorénavant placée sous la surveillance directe de Mlle Elliot, sert à l'épreuve des produits du poisson et à la création de nouvelles recettes.Des séances de démonstrations et des conférences sur la fa- gon de faire cuire le noiss-n se font aussi à la cuisine, Grâce au concours des spécialistes en économie domestique qui constituent le personnel de Mlle Elliot, le Ministère se propese d'étendre ce service à toutes les parties du Canada.La propagande visant À accroi- tre la consommation du poisson dans les foyers, les hôtels, les restaurants et les institutions sera étendue elle aussi et, à cette fin, de nruveaux livres de recettes et autres brochures seront rédigées grâce au concours des Services de renseignements et d'éducation du Ministère, \u2014_\u2014 URGENT! \u2014e\u2014 ATTENTION: à 700 potits délaissés temporairement hébergés à le Grèche Saint-Vinoent-de-Paul sumdes 680, Chemin Sainte-Foy, Québes POUVEZ-VOUS REMPLACER La ns LOS ie pm mt LE QUESTIONNAIRE DES PARENTS ABGPTIFS dastres autrmec'bat Les nouveautés dramatiques Tous les dimanches soirs, à 9 heures et demie, le Théâtre d'Essai de Radio-Canada présente à l'émission Nouveautés dramatiques des textes d'écrivains canadiens écrits spécialement pour la radio et mis en ondes par Guy Beaulne en collaboration avec les techniciens de son laboratoire radiophonique, Dans la photo ci-dessus, prise dans un studio pendant la répétition d'une nouvelle dialoguée de Charlotte Savary, on reconnaît le réalisateur de l'émission, Guy Beaulne; les interprètes de Soir de fête: Ginette Letondal, Gilles Pelletier et Béatrice Picard.De vastes projets mi.niers pour la péninsule de Gaspé Québec, (C.P.) \u2014 Le premier ministre Duplessis a annoncé hier, que la compagnie Noranda Mines Ltd allait consacrer de $12,0000,000 a S15,- 000,000 pour l'exploitation de vastes gisements de cuivre dans la péninsule de Gaspé.M.Duplessis a fait cette déclaration aux délégués des conseils régionaux de Montréal et de St-Jean du Congrès canadien du travail, Les dépôts miniers, situés au coeur de la péninsule, soit à 65 milles à l\u2019ouest de la ville de Gaspé, seront reliés aux routes provinciales par un chemin qui sera ouvert par le gouvernement de Québec afin d\u2019en faciliter le développement Le premier ministre a déclaré qu'il y avait dans la vé- ninsule de Gaspé assez de cuivre pour en assurer l\u2019exploitation minière pendant 100 ans.Actuellement, les estimés ré- vêlent des dépôts de 50,000.- 000 de tonnes de minerai.Cette nouvelle fut communiquée par M.Duplessis, après que les délégués eurent demandé, dans un mémoire, que le gouvernement favorise l'établissement d\u2019une industrie primaire de l'acier dans la province.Sirois, Caron, Renaud, Corréueass E Cie.Comptables Agrébe QUÉBEC.P.Q.- MONTMAGNY, P.Q.- 86, Rue St-Pierre, Québec.LES PROMOTEURS DU RENOUVEAU DE LA CUISINE CANADIENNE JONQUIERE, P.Q.RIVIERE-du-LOUP, P.Q.Tél: 68-7104 Dans un travail traitant de l'hôtellerie et de l'artisanat, M.Henri Gonthier, secrétaire de l'Association des Brasseries du Québec.énumérait les richesses promises par l'in dustrie du tourisme et soulignait particulièrement l\u2019importance de restaurer l\u2019attrait de la bonne cuisine canadienne.C'est toujours avec cet idéal en vue que l'Association des Brasseries du Québec a collaboré au succès des récents Salons d'Art Culinaire 1950 et 1951 en offrant, encore cette année, de superbes prix aux plus méritants parmi les cui- sifiiers et pâtissiers qui y ont participé.Réalisé avec la coopération de la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers, et celle de la Section d\u2019Art Culinaire de l'Ecole Centrale d'Art et Métiers, sous les auspices du Ministère du Commerce et de l'Industrie, ce salon démontra d'une façon pratique ce que M.Gonthier proposait dans une série de causeries À travers la province, it y à déjà quelques années: \u2018Atgirer le touriste chez nous en nous attachant & faire valoir les .plats de la veritable cuisine canadienne, tout en s'ingéniant en creer de nouveaux Ce serait là un des plus sûrs moyen, non seulement d'attirer, mais Aussi de retenir le visiteur etranger\u201d Photo du haut £.H Hanson, président de 1'Association des du Québec; Me Gérard Delage.administrateur ciation des Hoteliers; le It-col.Jean Gabard, France à Montréal; M.John McVey, président de l'Association des Fournisseurs, M Marcel Puvilland, réalisateur du Salon et directeur du Service de l'Education Hôtelière de la Province; M.Albert Frossard, membre du jury de Salon; M.Louis Coderre, sous-ministre au Ministère de l'Industrie et du Commerce; MF.Levesque, président de l'Association des Hôteliers Métropohtains; M.Lucien Barraud, chef à l'Hôtel Mont-Royal et M.R-H.Nash, gérant général de cet hôtel.Photo, à gauche, piece du Grand Prix décroché per le chef Roger Puvilland, de Ia Sapiniére de Val David.Pho to du centre, fac-similé de la plaque d'argent méritée per les lauréats du Salon d'Art Oulinaire 1951, (Paso Armour.Lapgud de gauche à droite nous voyons M.Brasseries de I'Assoconsul de Page Etudiante GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, NOUS VOILA (Faculté d'Agriculture et.des Pêcheries) (Kamouraeka).Jeudi, ler mars 1951 1 NOS FINISSANTS 1950-51 - GERARD ROY - Il y a exactement 9887 jours que Gérard vit le \u201cjour\u201d.une nuit très sombre du mois de janvier.Naturellement, on peut se demander jusqu'à quel point la température froide du mois de janvier a pu l\u2019influencer: sur ce point, je laisse la réponse à celles qui ont eu le tour de main assez habile pour se l\u2019attirer\u2026 elles sont peu nombreuses, cependant! Malgré tout ce qu\u2019on pourrait me dire je crois que Gérard a voulu imiter N.S.Jésus-Christ; à trente ans, on pourra dire de lui: \u2018sa vie privée est terminée.il \u201clui\u2019\u2019 a toujours été soumis.\u201d, Mais il reste encore trois ans avant la vie publique de Gérard, et par ailleurs, je sais que tous vous aimeriez à jeter un coup d\u2019oeil sous le voile de cette vie privée si mystérieuse! Permettez-moi de vous y introduire, La première fois que je vis Gérard, c'était le 7 septembre 1939, Je le regardai un peu comme un être rare lorsqu'il me dit qu\u2019il venait de Saint-Arsène; mais s\u2019apercevant de ma surprise, il se hâta d'ajouter: Rivière-du-Loup: c\u2019est plus \u201cchic\u201d et plus connu.n'est-ce pas?Depuis ce temps, Rivié- re-du-Loup précède toujours Saint-Arséne.(Il n'y a que cing milles de différence) Pendant huit ans, j'ai vu Gérard à l'oeuvre sur des thèmes latins, des versions latines ou grecques, des compositions françaises ou anglaises; je l\u2019ai vu à l'étude de l\u2019histoire, des sciences, en un mot, de tout ce qui est susceptible de former un homme moralement bien équilibré.Naturellement, tout ceci se passait entre les quatre murs du Séminaire de Rimouski, En juin 1947, la porte s'ouvre devant un nouveau Bachelier es Arts, Monsieur Gérard Roy.Va-t-il entrer au Grand Séminaire?ou en Médecine?en Science, etc\u2026 Evidemment, la retraite de vocation lui a permis de décider de son avenir: il sera Agronome.En septembre 1947, la Faculté d'Agronomie de l\u2019Université Laval, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, comptait donc un nouvel étudiant.Comme il avait entendu parler de Sainte- Anne comme un magnifique endroit de villégiature, il croyait, le pauvre Gérard, venir s\u2019y reposer et oublier Aristote et Socrate pour ne plus penser qu\u2019au \u2018carpe diem\u201d.Son illusion fut de courte durée, car à peine était-il arrivé, qu\u2019il dû travailler ferme dans les mathématiques, la physiqué et la chimie\u2026 Ce fut donc plutôt une retraite pour lui (c\u2019est la raison pour laquelle il est peu connu dans les salons!) Maintenant, après quatre ans de travail acharné, Gérard est sur le point d'entrer dans la vie active, comme on dit parfois ici: nul ne saît où il exercera sa profession, au mois de mai \u2014 il ne le sait pas lui-même! Avis est donc donné par la présente a tous ceux et.\u201ccelles\u201d qui désirent un expert consciencieux et droit, un homme de principe et de \u201ccoeur\u201d.Retenez les services de Gérard; je vous le garantis, car, J'l Commais Ben.Révasseries printanières Le soleil se penche vers le zénith et chasse vers les régions australes les quelques nuages moutonniers qui se sont attardés au-dessus du village.Langoureux et grisé par cet atmosphère moite des jours ensoleillés d'hiver, je piétine dans une neige.pâteuse et parsemée de crottins que des moineaux affamés sont venus éparpiller.\u2018Tout en clignotant de l'oeil à la lumière éblouissante du soleil que reflète cette neige en décomposition, je songe au froid sec qui vous gi- flo visage et vous rend plus vigoureux.Ici et la, dames et jeunes filles se pavanent dans les rues en révant à leurs toilettes de Pâques.Des jeunes gens à \u201cla teste bien faicte\u201d ont déjà enlevé chapeau ou casquette pour exhiber leurs \u2018vagues\u2019 à la Toni.Pourquoi pas, puisque bientôt la nature elle-même va se découvrir pour nous saluer avec ses arbres garnis de feuilles vertes et tendres, avec ses pelouses soyeuses et ses fleurs parfumées.En continuant ma route parmi ces bonnes gens de nos villages, qui ne sont nullement préoccupées par les soucis de la gent urbaine, je songe à mille et une chose, car le printemps c'est la saison des rêves.La fiancée rêve à sa lune de miel du mois de juin; l'agriculteur songe à ses semences et à ses champs; le pécheur, à son navire et aux poissons qu'il va prendre aussi bien qu'à ceux qu\u2019il ne prendra pas; l'étudiant, aux prochaines vacances avec tous les charmes J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FID \u2014 AUTOMOSLE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ge - Ke Rae Port - Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE qui les accompagnent; et que sais-je encore\u2019.De nos jours, les gens sont tellement pressés de vivre qu'ils oublient souvent de refléchir ou même de rêver.Alors pourquoi m'en vouloir si je vous incite à la rêverie?Léonce Chenard.Chronique étudiante Voici, en résumé, quelques faits qui sont venus rompre la monotonie de la vie étudiante pendant la semaine du 19 au 24 février, qui, comme lês précédentes, s\u2019est écoulée avec une rapidité effarante.\u2014 Lundi\u2014 Journée printanière idéale.Le départ de M.Yves Jean est compensé par l\u2019arrivée de\u2018 M.Aristide Nadeau, D.Sc, professeur de biochimie et bactériologie appliquée à la Pêche.Effet: soulager les gars de lère et Ze Agronomie et Pêcheries pour donner quelques occupations aux gars de 3e et de Pécheries, Dans le domaine des herbicides, il y eit une catastrophe.Non seulement les mauvaises herbes ont été détruites, mais les bonnes aussi.I! n\u2019y a pas à s\u2019y méprendre, la science fait du progrès.Le soir, à \u201cCafé dansant\u201d - Bonsoir!.\u201cBoutonniére\u201d.pour Thérése, de la part de Gérard de Ste-Anne.Mardi.\u2014 Les gars de IVe Agronomie prennent un intérét un peu spécial.Quel enthousiasme!!! La comptabilité analytique semble facile!!! Pas un n'est de cet avis.A 11 hres, les gars de Ière Agronomie profitent de leur seule heure libre de la semaine pour se raser.Le soir à \u201cCafé dansant\u201d - Bonsoir.\u201cBoutonmiére\u201d.pour Gérard, de la part de Thérèse de Ste-Anne, Mercredi\u2014 Les gars parlent de compositions: \u201cIl paraît qu\u2019ils en ont mis toute une liste.pis que ça commence demain.\u201d Un nerveux de première année qui ne se sent pas solide en chimie, demande au professeur: \u2018Quelle est la matière de la composition de chimie de samedi?\u201d Le professeur de répondre: \u201cLa chimie\u201d.\u2018\u201cMarci bin m\u2019sieu\u201d.Au même moment dans une classe voisine, c'était le séminaire de deux brillants confrères de Ille Pêcheries.Voilà pourquoi depuis quinze jours, Breau et Chenard sont imperceptibles derrière des piles de références et de paperasses bourrées de mots scientifiques des plus baroques\u2026 \u201cS'ils ne peuvent pas nous demander ce que ça veut dire\u201d.Le danger était réduit à son minimum, car comme d'habitude, la salle était comble de vide.Chenard passe le premier à l\u2018épreuve.Il expose son travail d'une façon très claire, mais des termes tellement compliqués qu'il réussit à convaincre Séguin que donéravant, il ne doit plus pêcher à l'hameçon, mais bien à l\u2019ultra-son.Mais comme il lui en a fallu, des explications! Je ne sais pas si c'est par vigilance ou par malice, mais il ne laissa pas à son confrère Breau le temps d'exposer sa théorie sur la pêche électrique.Peutêtre avait-il peur d'échapper son poisson! On dit qu\u2019il y aura séance spéciale, Espérons qu\u2019il aura plus de poissons qu'à la première fois.Les gars de Ile veulent convaincre leurs confrères cadets que la science s\u2019acquiert très bien par les larmes.Ils se sont servis du chlore comme gaz lacrimogène au dernier laboratoire, Le soir au \u201cCafé dansant - Bonsoir!.\u201cBoutonnière\u201d.pour Thérèse, de la part de Gérard de Ste-Anne.Jeudi\u2014 A 8hres a.m., les gars de Ière et Ile composent en Zoologie sous la surveillance de l'assistant régent, pendant que les gars du Cours Moyen attendent bruyamment l'arrivée de leur professeur.Miguelle a fini la première - elle ne savait pas qu\u2019il y avait composition ce jour-là.Les spécialistes en Zootechnie ne semblent pas enthousiastes dans l'étude de la loi qui régit l'alimentation du bétail.Attention, Messieurs.craignez que vos résultats ne soient assimilables à ceux de Jean-Jacques, en Zoologie.Le soir, les cinéphiles de Sainte-Anne sont conviés à l'amphithéâtre de l'Ecole.Ils ne sont pas déçus.iils ne sont pas décevables.A \u201cCafé dansant\u201d .Bonsoir.\u201cBoutonniére\u201d.pour Gérard de la part de Thérèse de Sainte-Anne.\u201d Vehdredi.\u2014 Le gourmand de Van Dan pique une sur le bureau d'un confrère .c'était une gomme M: va-et-vient toute la journée, Le soir à \u201cCafé dansant\u201d - Bonsoir!.\u201cBoutonniére\u201d.pour Thérèse, de la part de Gérard de Sainte-Anne.Samedi.Couture, tout joyeux, nous apprend qu\u2019il y va encore cette semaine.Van Dan a perdu son embonpoint mais, par contre, il semble prendre des couleurs.A linventaire du Syndicat Coopératif des Etudiants en Pécheries, Pierre Lucien constate qu\u2019il est une livre de saumon \u201c\u2018ahort\u201d\u2026 Le soir à \u201cCafé dansant\u201d - Bonsoir!\u2026 \u2018\u2019Boutonnière\u201d\u2026 pour Gérard, de la part de Thérèse de Sainte-Anne.Hamein et Beaulieu soutiennent qu\u2019ils ne sont coupables en rien.Comme vous pouvez le constater, la semaine s\u2019est écoulée sans anecdotes remarquables.Mais un pes de plus est fait vers le moi de mai, Jacques Martin, lère Agr.N.D.LR.Toute ressemblance de personne et de lieu est tout- ätait accidentelle et l'effet du basard\u2026.mme elon.Pique-nique a la Riviére-Ouelle Saînedi soir dernier (le 17) l'équipe de hockey de la Faculté d'Agriculture et des Pécheries se rendait visiter un club de Riviére-Ouelle.Pour les étudiants, ce fut plutôt un pique-nique qu\u2019une partie de hockey, puisque ces derhiers l'emportaient par le pointage d'une vingtaine à deux.La rapidité et la grande performance de nos porte- couleurs mystifièrent et les joueurs et les spectateurs.Les locaux ne furent jamais menaçants et n'offrirent guère d'occasions à notre gardien de but, A.Dufour, d'accomplir des exploits.Par contre, les étudiants pratiquérent un beau jeu de passe et firent un effort continuel pour rendre la rencontre la plus intéressante possible, malgré la faible opposition de leurs adversaires.Toutefois, certains des nôtres profitèrent de l'occasion pour se gagner l'admiration de quelques spectatrices par une fausse fantaisie.Cette tactique obtint du succés puisque les substituts P.EC.et JM.F.ainsi que le \u201ccoach\u201d J.Tqui n'avaient que leur chapeau comme moyen de séduction, furent bien a plaindre.Parmi les joueurs, cinq réussirent le tour du chapeau pour le moins: Jacques St-Hi- laire, G.Hamelin, Dominique Doyon, Gérard Hébert et R.Bérubé.ous les autres joueurs figurent au sommaire avec plus d\u2019un voint: R.Beaulieu, P.Thériault et A.Michaud.A la prochaine.Un apectateur.Programme double à St-Philippe Lors de la chaude partie de hockey disputée à St-Philippe, le 25 février au soir, nos por- te-couleurs participèrent à un programme double, et ce malgré eux.Grâce à notre \u201cmerveilleux\u201d cerbère, Dufour, qui bloqua des lancers difficiles durant toute la joute, nos deux lignes d'avant, Hamelin, Hébert, Bernier, et Doyon, Tardif, et Bissonnette ont été encouragées dans leur jeu offensif Ils enregistrèrent cinq francs buts au dépens du St-Philippe pour une joute nulle.Nos deux ales défenses, Caron et Séguin, assurèrent au gardien une \u201cprotection efficace alors qu\u2019ils eurent à se montrer inébranlables contre les rudes joueurs adversaires, Si ce n\u2019eût été des services x joueurs de l'extérieur, pour le St-Philippe, nos porte- couleurs auraient eu le jeu trop facile, ce qu'ils n'auraient pas beaucoup apprécié.Après tout ce proverbe est toujours vrai: \u201cA vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.Une attraction spéciale, bien en dehors du je, survint au deuxième engage.(suite à la page 5) Jeudi, ler mars 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Page 5 La Chambre du malade Sur l\u2019invitation de Madame la vice-présidente, il me fait plaisir de vous donner quelques notions générales sur les soins à donner aux malades, Nous diviserons pour la circonstance la causerie en deux parties.Premièrement, nous verrons brièvement les soins à donner à la chambre \u2018du malade; en second lieu, les soins se rapportant au malade lui- même.Dans les soins qu'il convient de donner au malade, la chambre qu'il occupe joue un rôle important.La plupart du temps c'est la chambre a coucher que l\u2019on transforme en infirmerie; c'est-a-dire que le malade conserve son lit dans la chambre où il reste pendant toute sa maladie.Malheureusement, assez souvent ces chambres ne sont pas assez bien organisées; car de la meilleure piéce de la maison, on y fait à tort le salon, tandis que pour la chambre à coucher, c\u2019est- à-dire l\u2019endroit dans lequel l\u2019homme doit passer un tiers de son existence, on choisit généralement une pièce médiocre.Dans bien des cas, cette chambre donne sur une cour très petite et profonde, et le jour aussi bien que le soleil y pénètrent difficilement.L'air et la lumière sont précisément les deux éléments dont le malade a encore un plus pressant besoin que l\u2019homme bien portant; ce sont ces facteurs qui doivent avant tout contribuer au rétablissement de la santé .La chambre du malade, ou la personne qui en prend soin, doit être de préférence au premier étage Cela donne la facilité au malade de quitter son lit et sa chambre pour se rendre en plein air dès que ses forces le lui permettront, et évitera également plusieurs pas à l'infirmière.La chambre du malade doit avoir également une ou deux fenêtre pour permettre à l'air d'y pénétrer en quantitié suffisante.Il est absolument nécessaire que la dite pièce renferme constamment un air pur et sain.Toute odeur devient insupportable à la longue et il est inutile de arfpumer l'air.Le parfum masque bien les mauvaises odeurs pour un certain temps, mais sans pour cela empêcher le mauvais air d'agir d'une façon pernicieuse sur le malade, En outre, les parfums ont en général des propriétés narcotiques, qui sont nuisibles et dangereuses, même pour un malade ou un convalescent; l'air doit par conséquent être pur, sans aucune ur, Si la ventilation se pratique en ouvrant les fenétres, ce qui doit avoir lieu plusieurs fois par jour, il ne faut naturellement pas que le malade soit exposé directement aux courants d'air; alors, pour l'en préserver on emploie un paravent ou bien on lui couvre la figure avec la couverture, Pendant l'été, on remplace une des glaces de la fenêtre par un grillage.11 est important de se rendre compte si l\u2019air de nuit est nuisible.En général on le prétend, mais cette prétention est fausse.L'air du jour et celui de la nuit se ressemblent absolument au péint de vue de leur composition, L'homme a autant besoin d'air pur pendant son sommeil que durant le jour; il faut naturellement avoir soin de protéger le malade des changements brusques de température.Pour des vieillards, des personnes faibles.anémiques, ou des enfants, on maintiendra une chaleur plus élevée.Maintenant, l'éclairage de la chambre doit être suffisant mais non éblouissant.Cette chambre ne doit pas manquer de soleil, mais ne pas être non plus exposée à toute son ardeur.Toute clarté éblouissante est désagréable au malade, qu\u2019elle provienne directement du soleil ou d'une autre source lumineuse; dans des cas de ce genre; il est agréable et même désirable pour le malade d\u2019adoucir la lumière, Pendant la nuit, la chambre ne doit jamais être plongée dans une obscurité complète, parce que le malade peut avoir besoin de soins immédiats pendant ce temps; alors une petite clarté est ce qu'il y a de plus parfait.On adoucit convenablement la lumière un abat-jour vert, ou bien encore, soit une petite ampoule.veilleuse que l'on peut se procurer dans divers magasins.La plus grande propreté et l'ordre le plus minutieux doivent régner dans toute chambre de malade.Il faut la nettoyer au moins une fois par jour, de préférence le matin après que le malade aura fait sa toilette et pris son petit déjeuner.Tous les objets contenus dans la chambre doivent pouvoir supporter le contact de l'eau; tout autre objet doit en être exclu.Si le malade a des fleurs naturelles dans sa chambre, il est important de les sortir pour la nuit, parce que d\u2019après un phénomène physiologique de la respiration des plantes les fleurs absorbent l'oxygène de l'air pour émettre de l\u2019oxyde de carbone, gaz très toxique, En ce qui concerne les soins à donner au malade lui-même, les points essentiels sont de bien veiller à son repos, de tenir son corps bien propre, ainsi que ses vêtements et son lit, Lui donner régulièrement et convenablement sa nourriture et ses médicaments.En premier lieu, il faut éloigner du malade tous les bruits qui peuvent le déranger; les personnes atteintes de maladies graves surtout, sont très sensibles à tous les bruits.On doit rendre muettes les sonnettes ou sonneries électriques, dont la résonnance pourrait blesser l\u2019oreille du malade.Il faut huiler les portes et les ser- Tures qui grincent et ne pas permettre de fermer les portes bruyamment.Dans la cuisine, on s'abstiendra de tout tapage.Les bruits de Ia rue et du voisinage, le son d'un piano etc, ennuient souvent le malade, Malheureusement, on ne\u2019peut toujours y remédier.La garde-malade ou la personne qui en prend soin, doit également de son côté éviter tout bruit génant.Le bruissement des vêtements, le grincement chaussures, la conversation à haute voix, les cris dérangent le malade.Le contraire peut lui être également désa- ble, par exemple, si l\u2019on chuchote continuellement.I aut se maintenir dans un juste milieu, marcher d'une façon tranquille, parler sur le ton habituel, Il est très important ue personne ne montre aucun ennui ou chagrin au mala- , ce qui peut souvent être nuisible à son rétablissement.ne faut pas non plus l\u2019eanuyer en lui demandant constamment ce qu'il désire; il faut lire sur la figure de son patient ce dont il a besoin.Les personnes sérieusement malades qui ne peuvent faire leur toilette elles-mêmes doivent être lavées et coiffées consciencieusement une fois par jour.TI faut soigner tout particulièrement les longs cheveux des femmes.On doit les peigner tous les jours.les tresser ou les coiffer, sans cela ils s'emmélent facilement, et se nouent.Si les cheveux sont déjà emméêlés, on les brosse avec soin, en évitant de les casser, Il faut surtout nettoyer, aussitôt après qu\u2019elles ont été salies, les parties du corps souillées par la transpiration ou les déjections.On emploie de préférence à cet usage de gros tampons de coton hydrophile, que l'on jette aussitôt qu'on s\u2019en est servi.Les lèvres sèches des personnes ayant la fièvre doivent être humectées de temps en temps.Les parties du corps Qui ont des tendances à se dépouiller doivent non seulement être lavées, mais poudrées et graissées avec de la vaseline ou une pommade.Il ne faut pas que les vêtements du malade serrent et gênent ou empêchent la transpiration et occasionnent des sueurs désagréables et des abcès avec démangeaisons.Quand les malades transpirent, il faut bien les essuyer avec des serviettes sèches avant de les changer de linge.Le repos dans un bon lit est aussi important que la propreté.La meilleure position est l'horizontale; la tête peut être un peu soulevée, Quand la maladie exige une position à demi assise, comme dans l'asthme, il faut bien caler le dos et la tête par des coussins.Il faut surtout faire attention que la digestion et la respiration ne soient pas gênés et que les reins ne reposent pas dans Un creux.Quand on redresse un malade, il ne faut jamais le faire vite; au contraire, il faut aller doucement et progressivement.Un changement brusque de la position couchée en celle assise, peut parfois occasionner du vertige ou des syncopes au ma- ade et devenir parfois dangereux, Si les draps de lit sont mouillés ou souillés, il faut les changer comme le linge de corps et les remplacer par d'autres chauffés à l'avance.Quand il est bien soigné, un patient ne doit jamais s\u2019écorcher, c\u2019est-à-dire faire des plaies de lit, Des personnes maigres ou qui se salissent souvent, comme par exemple, celles souffrant d'incontinence, et aussi celles qui sont atteintes de certaines maladies nerveuses, ont ucoup de tendance à faire des plaies de lit; il est nécessairé d\u2019y veiller soigneusement.La position étendue dans le lit occasionne une pression sur les parties où la peau recouvre directement les os, surtout aux chevilles, aux omoplates et au bassin.Le meilleur préservatif contre l'apparition de ces plaies de lit, est de voir que tout ce qui se trouve sous le malade, le matelas, le drap et la chemise soient toujours bien tirés et unis.Il faudra vérifier de temps en temps si le drap est bien en place et ne fait pas de plis; au cas où il n'en est pas ainsi, on doit le tirer et l'aplanir Des miettes de pain, des restes d'aliments ou tout autre corps dur qui pourraient être tombés dans le lit doivent en être enlevés soigneusement.On fera changer de position au malade de temps en temps, surtout quand il est inconscient.I! doit être couché tantôt sur le dos, tantôt sur le côté droit ou gauche, si toutefois cela ne lui est pas interdit par la nature de sa maladie.Les parties les plus en danger doivent être couchées aussi doucement et fraîchement que possible.Il est excellent de mettre en dessous un oreiller de plume ou un coussin en caoutchouc.Si malgré tous ces soins, le malade persiste à faire des plaies de lit, il faut prévenir le médecin qui examinera les places menacées et donnera des instructions qu'on devra suivre, En ce qui concerne l\u2019alimentation du malade, il ne suffit pas de lui donner les aliments nécessaires en quantité suffisante, mais il faut les lui donner d'une façon pratique.C\u2019est le médecin qui indiquera le genre et la qualité de ces aliments.La garde-malade ou la personne qui a soin du malade doit sur ce point se borner à suivre exactement les prescriptions du médecin.Il ne faut rien changer dans 1'alimentation sans l'approbation de celui-ci, même si cela semble de peu d'importance et quand même le patient le réclamerait avec insistance.La moindre faute dans le régime peut avoir des suites très fâcheuses pour l'issue de la maladie, Tous les aliments et boissons doivent être donnés au malade d'une façon propre et appétissante et les lui être présentés à une température convenable.Que le malade \u2018boive et mange doucement et avec précaution.Les aliments doivent être donnés au moment fixé, La régularité des repas ne séjourneront pos dans la chambre.Il ne faut pas non plus les réchauffer ou les lui présenter sous la même forme.Par contre, recouvrir d'une petite assiette les verres de jus de fruits ou de tisane, et le reste.Si le malade peut se redresser pour manger, on disposera les aliments sur une petite table de lit; si au contraire il est très faible et ne peut s'aider, il faut lui donner à manger; s\u2019il manque d'appétit il faut souvent le déterminer à manger par la per- suation, sans toutefois le forcer.Il faut prendre beaucoup de précautions lorsqu'il s'agit de faire prendre un liquide à un malade couché sur le dos et qui ne doit faire aucun mau- vement.Il faut alors soit soulever un peu la tête du malade en passant la main sous son oreiller, soit faire usage d'une euillere à café, d'une tasse à bec, ou d'un tube de verre qui sert à aspirer, À propos des cubes de glace, ne pas les donner trop gros , pas plus que le malade lui-même ne doit les mastiquer.La manière la plus pratique d'obtenir de petits morceaux est d'y enfoncer une aiguille.On les donnera un à un au malade à l'aide d\u2019une cuillère à café.Enfin, la personne préposée au malade a non seulement le devoir de lui venir en aide et de suivre les prescriptions .médicales, maiis elle doit également observer celui-ci et faire part au médecin de tout ce qui s'est passé pendant son absence, tels que l'état du pouls, de la respiration, la digestion, l'anxiété, l'insomnie etc.D y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet quasi in- tarrissable, cependant, j'ai cru bon de vous en exposer les principales données.A toutes, bonne santé, et à vos chers es un prompt rétablissement.Mme Dr Gérard Dallaire, au Cercle de Fermières.Evitez les maladies infectieuses L'Unité sanitaire de comté, 799 cas de diphtérie au Canada dans la province de Québec, de méme que les bureaux urbains de santé, met à la disposition de la population les moyens de préventionn que la seience a découverts et mis au point au cours des années.Par ronséquent, chacun devrait en Profiter pour s'éviter ou éviter aux siens les maladies contagieuses qui font encore trop de victimes dans notre pays.La diphtérie, par exemple, devrait disparaître du Québec.Or, d\u2019après le rapport de 1949 qui vient de paraître, il y a eu 558 cas de diphtérie en notre province durant cette période alors que l\u2019on en enregistrait 799 dans tout le Canada dans ce même laps de temps.Voici d'ailleurs un tableau du nombre de cas de certaines maladies déclarables rapportées dans le Québec contre 45,275 dans le pays, dysenterie: 126; encéphalite infectieuse: 2 seulement; rougeole: 9,164; méningite: 26; oreillons 3,865 dans le Québec contre 24,507 dans le pays; volio- myélite 587 dans le Québec contre 1138 en Ontario et 2.- 437 dans le Canada; rubéole: 5,630; scarlatine: 3,660; tuberculose, 5,355; typhoide et paratyphoïde: 492; fièvre ondulante: 56; maladies vénériennes: B,246; et coqueluche: 5,196.Sauf indications contraires, les chiffres ci-dessous se rapportent aux cas déclarés dans la province de Québec.C'est dire que chacun doit continuer de se prémunir contre les maladies contagieuses.Personne pas même le millionnaire, ne peut se payer le luxe d'une faible résistance à la maladie.Une simple indisposition dégénère facilement en une affection grave en de tels cas.\u201cEtouffons l'étincelle, conseillent les hygiénistes, et nous éviterons l'incondie.\u201d En d'autres termes, surveillons toujours et tout le temps notre santé afin de rester bien portant.Programme.(suite de la page 4) ment, alors qu'un joueur du St-Philippe ne sembla pas apprécier les discussions de notre officiel avec I'arbitre.Le mieux à faire aurait été de prévenir cet incident, mais puisqu'il ne le savait pas, il a reçu la récompense pour son \u201cmérite\u201d, Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et espérons que lui et ses admirateurs en petit nombre sauront prévenir de tels incidents pour la prochaine fois.\u2018Le civisme, c\u2019est une foule de petites choses\u2019.Nos félicitations à M.Gérard Beaudoin de l'Ecole qui a gané, à sa grande surprise, le meuble tiré durant la partie, II fut tellement intimidé ar la foule qu'il faillit l'ou- ier., J.-E.Thaisri AA Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi, ler mars 1951 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Lettre de Rome Rome, le 6 février 1951.Chers parents, Naples\u2014Rome\u2014par Cassino; \u2014 telle est la dernière étape de notre voyage des Jours Gras, Mes confrères et moi avons voyagé comme trois frères.Ca intriguait bien les gens de voir deux types de langue anglaise fraterniser ainsi avec un autre de langue française, Finalement, ils ne savaient plus s'ils devaient dire: \u201cBonjour\u201d ou \u2018Good Morning\u201d; c'était amusant.Ce matin, à Naples, la mer était déchainée; il faisait un vent genre ceux de Ste-Anne.On en avait perdu l'habitude, car à Rome, il vente rarement.Il fait soleil; à mesure que l\u2019on gagne les terres, le vent diminue, Après trois quarts d'heure de voiture, on fait un arrêt à Caserta, C'est une surprise de retrouver là un Petit Versailles, un immense château construit par un Bourbon, roi de Naples.L'édifice contient plus de 1,000 chambres, Derrière, s'étend un immense jardin, près d'un mille de long, traversé sur la longueur par un escalier de fontaines et d'étangs alimentés par une chute d\u2019eau provenant de la montagne.Un architecte s\u2019est même amusé à reconstituer des grottes \u201cnaturelles\u201d avec, comme fond de scène, un édifice en ruines, imitant les ruines de Pompéi.C'est la première fois que j'entends parler de construire des ruines \u201cneuves\u201d.Je pensais aux fécondes suggestions que ce parc pourrait fournir à notre architecte de la Montagne du Collège.Il faisait chaud, on était nu-tête et sans paletôt.À part son charme poétique, ce parc a servi aux Alliés pendant la guerre, Le général Eisenhower a résidé au Palais.Nous sommes dans le centre de la résistance allemande.On en voit des reliques partout, mais surtout à Cassino où nous arrivons à une heure et demie.Le Monastère, sur le mont, apparaît encore comme un grand blessé; au pied, s'est reconstruit un nouveau village, car l\u2019ancien fut anéanti.Pendant plusieurs kilomètres, on verra lusieurs maisons abandonnées, tristes témoins d'une mal- ureuse période.De Cassino à Rome, 150 kilomètres, (100 milles), on est en pleine campagne italienne.On travaille avec des boeufs, ou l'on pioche à la main.Je ne saurais dire les centaines de bergers ou de bergères rencontrés avec leurs troupeaux de moutons, de porcs ou de chèvres.Je ne m\u2019accoutume pas à voir des hommes passer des gran- journées à surveiller des animaux.Quelle vie misérable, et toute d'humilité! Je pensais à la Sainte-Vierge qui y choisit de préférence ses confidents\u2026 Les villes sont pres- ques toujours construites sur les montagnes à pic, de même que les anciens monastères.Car malheureusement, la guerre n'est pas une invention moderne, surtout dans cette Italie qui a toujours cherché son unité et qui ne semble pas l'avoir trouvée encore.A la fin de ce voyage, je me disais, à la vue de tant de pauvreté et de misère: \u201cÎl ne faut pas avoir de coeur pour oublier tout ça, et se contenter de jouer au poète, devant les beaux paysages!\u201d C'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons Rome et son aisance apparente.Nous arrivons juste dans le plus fort du Carnaval, un Carnaval bien romain.Les rues sont pleines plus que, d'habitude.Les parents proménent des enfants vétus comme de petits princes, à la hollandaise, à la française, selon les styles des différentes époques, Les Italiens aiment les enfants, d\u2019abord parce qu'ils en ont; mais je crois que c'est aussi dans leur tempérament.En tous cas, c\u2019est une coquetterie, peut-être vaniteuse, mais qui dans l'ensemble donne au Mardi-Gras un caractère propre.On ne voit pas de masques ni de costumes bouffons, ridicules.Tout se fait avec le plus grand sérieux.Dimanche,\u2014 11 février.Je continue ma lettre pendant que la radio joue l\u2019opéra de Borodine: \u201cLe Prince Igor\u201d.Je vous ai dit déjà que j'avais fait l'acquisition d'un Magnadyne de table qui fait mes délices.Franchement, il est pres- qu'indispensable d'en avoir un quand on étudie la musique et qu\u2019on ne peut presque pas suivre les concerts.D'ailleurs, comme la musique est faite pour être entendue et non vue, les concerts à la radio me satisfont autant.Cette semaine, depuis mon retour, je me suis borné à explorer \u201cle champ des ondes\u201d.En l\u2019espace de deux jours, j'ai entendu les Symphonies I, V' et VII, ot deux Concerto pour piano de oven, C'est vous dire que nous sommes bien servi.Et je n'ai pas fait que cela! On vend dans les kioskes de journaux le \u2018\u2018Radio-Corriere\u201d\u201d au prix de 30 lires (cinq cents), une sorte de programme des émissions à venir \u2014 32 pages \u2014 format de l'ancienne \u2018Gazette des Campagnes\u201d.Notre Radio-Canada pourrait s\u2019en inspirer.La première partie est une série d'articles sérieux et documentés sur les grands concerts de la semaine.L'autre est un horaire détaillé et complet de chaque journée.La publication est faite par la Radio Italienne.de vous en enverrai quelques numéros plus tard.En général, à la radio italienne, il y a peu de \u2018commercial\u2019.On en fait pendant un quart d'heure sans arrêt; ensuite, on nous laisse la paix.Evidemment, on offre des programmes de musique légère, mais rien de vulgaire.On ferme le poste dans l'avant-midi, ou dans la ière partie de l'après-midi.Si le poste fonctionne, \u2019indicatif est un chant d'oiseau; on ne se formalise pas avec l'heure, A plusieurs reprises, j'ai tenté de syntoniser CBFW , mais en vain.Il faudrait un appareil plus puissant.Pourtant je réussis à prendre New-York et l\u2019Angleterre.On présente au moins deux opéras par semaine, Sur ondes courtes, on offre chaque soir un \u201cTerzo programma\u2019 de haute valeur.Nous avons un bon système au Canada.Mais je me souviens que plusieurs soirs, on ne pouvait trouver un programme de musique sérieuse sur tous les postes canadiens ou américains.Je serais surpris que ce fût changé.Est-ce que l\u2019Electrohome va toujours bien?il m'arrive d\u2019y penser, surtout avant d\u2019avoir acheté celui-ci; et assez pour la radio! Le Carême est commencé, ici comme ailleurs.A Rome, le Saint-Père n\u2019a pas réimposé le jeûne depuis la guerre, ce qui nous surprend un peu.Mais il faut charitablement nous rappeler les misères endurées par ce peuple durant la guerre.D'ailleurs, ce n\u2019est pas une dispense de la pénitence, mais d\u2019une forme de pénitence.Pendant cette quarantaine, chaque jour comporte une station, comme indiqué des les missels.Il est impossible de suivre tous ces offices.\u2018Mais il est intéressant de constater leur importance dans l'élaboration de la liturgie du Carême.Le matin, il y a une messe solennelle et dans l'après-midi, une procession.Aujourd\u2019hui, elle se tenait à St-Jean de Latran; j'y suis allé à quatre heures.A Rome, on aime les processions et les costumes les plus baroques! Le clergé n\u2019est pas fier; pas assez à mon goût.Mardi \u2014 13 février\u2014 J'attendais la lettre hebdomadaire pour conclure.Comme elle se fait attendre, je la précède.Ces jours-ci, un confrère s'est mis à me torturer pour aller en Terre-Sainte, avec lui, par bateau, du 10 mars au 5 avril.Ca me tente, même si je devais laisser une semaine de cours, J'abandonne le projet dans les mains de la Providence, Par ailleurs, tous ceux qui y sont allés me conseillent de sacrifier d'autres voyages plutôt.Il y a un autre aspect qui m'intéresse: c\u2019est que depuis janvier, j'ai commencé à ressentir mes malaises de l\u2019été dernier; condition assez peu favorable pour travailler, toute au plus bonne pour voya- er.Rien d\u2019alarmant, mais qui coupe l'enthousiasme! Il aut bien un peu de nuages au tableau! En tous cas, ce n\u2019est pas l\u2019ouvrage qui me fait mourir depuis un mois, car je trouve au contraire que j'en fais quasiment pas assez.Au plaisir de vous lire.Bien vôtre en N.-S.et sa Sainte- Mère, Alphonse (Fortin), ptre.QUE VOUS CONSACREZ A UNE RENTE SUR L'ETAT MAIS de faibles sommes, portant intérêt composé, vous assureront l'indépendance économique lorsque vous voudrez vous la couler douce.Les rentes sur l'Etat sont garanties par les ressources du Canadall n'y a pas d'examen médical, Des milliers de Canadiens, ne bénéficiant pas de régime de pension, ont recours aux rentes sur l'Etat, à prix modique, pour assurer leur sécurité économique éventuelle.Les autres personnes qui sont protégées par un plan de pension ont recours à une rente sur l'Etat pour ajouter à leur revenu à la retraite.Division des Rentes sur l\u2019Etet MINISTÈRE DU TRAVAIL ALTON F.OMGO A Ministre Sous-ménissre PRANC PORT Service Gos Rentes viegeres, Tew | \\ easesescsnassesanscstistasaasissestsiisenssnssrsen sessssssnssasesssaaraas COMPRIMEZ USIGLEMENT) VA ati Le 20 janvier, M.Louis-G.Sirois, fils majeur de M.Philippe Sirois, journalier, et de dame Bibiane Pelletier, conduisait à l\u2019autel Mlle Rita Saint-Onge, fille majeure de M.Georges St-Onge, journalier, et dame Marie-Louise Michaud.Naissances Le 25 janvier, Jean-André- Yvon, enfant de P.-E.St-Pier- re, menuisier, et de Thérèse Grondin.Parrain et marraine: Léon St-Pierre et son épouse, Alma Sirois, grands-parents.Le 29 janvier, Marie-Deni- se-Céline, enfant de Albert Dubé, mécanicien et de Graziella Lizotte.Parrain et marraine: Joseph Dubé, et Lucille Lavoie, son épouse, oncle et tante.Le 3 février, Marie-Gisèle- Louise, enfant de Réal Maurais, commerçant, et de Jacqueline Ouellet.Parrain et marraine: Alphonse Maurais, et Alexandra Lauzier, son épouse ,grands-parents, Le 13 février, Joseph-Ré- nald-Bertin, enfant de Arthur Pelletier, horticulteur, et de Gilberte Pelletier.Parrain et marraine: Marc-Aurèle Pelletier, menuisier, et Cécile Robichaud, son épouse, oncle et tante.Le 11 février, Joseph-Emma- nuel-Jean, enfant de Théodule Simard, aviculteur, et de Crescence Marier, Parrain et marraine: Emmanuel Marier, et Jeannine Marier.soeur du parrain.oncle et tante.Le 15 février, Joseph-Yvon- Mario, enfant de Armand Lizotte, journalier, et de Lucienne Lizotte.Parrain et marraine: Auguste Lizotte et Amanda Pelletier, son =\u2014 épouse, grands-parents.Le 19 février, Joseph-Michel Gilles, enfant de Germain Perreault, et de Valéda Anctil, Parrain, Jos-Alphonse Perreault, de St-Denis, et Odina Pelletier, son épouse, grands parents.Le 23 février, Joseph-Albert Laurent, enfant de Albert Sirois, commerçant, et de Simonne Roussel.Parrain et marraine: Laurent Roussel, de Mont-Carmel, et Anne-Marie Sirois, Grand-père et tante de l\u2019enfant.Le 25 février, Marie-Rachel- Nicole, enfant de Maurice Fortin, imprimeur et de Rita Frève.Parrain et marrainé, Joseph Fortin, imprimeur, et Rachel Mercier son épouse.Onele et tante de l'enfant.Aidez votre Chambre de Commerce.Faites-en partie.Soyez actifs."]
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