Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 5 avril 1951, jeudi 5 avril 1951
[" a LIVE 3 we de au0 VIiUL 2/8 Me.ntolne Ror Ecifios du Parlerent QUESEC BSA.1121 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 ES DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE GAZETTE = CAMPAGNES Directeur: L.-de-G.FORTIN \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconde classe\u2019 \u201cMinistire des Postes, Ottawa\u2019 Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS Série II.Vol 10 \u2014 No 22 Sainte - ANNE - de - la - POCATTERE, AMOUR et COMPAGNIE Rév.P.Marcel-Marie Desmarais, O.P.\u201cAmour et Compagnie\u201d tel était Je titre de la conférence que le R.P.Marcel-Marie Desmarais, O.P., donnait, hier soir, le 4 avril, en la salle du collège de Ste-Anne, sous les auspices de la Société St-Jean-Baptiste locale.A huit heures précises, \u2014car les discours de la soirée ont été irradiés par le poste CHGB-\u2014 le président, M.Léonard Dubé.ouvrait la scéance et soulignait que la présence du distingué visiteur constituait pour la société un encouragement d\u2019une qualité exceptionnelle.Puis il invita M.le Notaire L.-A.Dupuis À faire les présentations d'usage.M.le Notaire Dupuis, qui est un vrai recueil d'anecdoctes \u2014que ne les écrit-il pas7- nous en servit une sur une présentation faite, il y a bien des années, d'un évêque, qui étant reçu par le maire de sa paroisse natale, s'était vu intituler entre autres, \u2018Docteur en philosophie, Docteur en Droit, Canon de.\" Puis il signala fort à propos le rôle d\u2019apôtre de la Charité que remplit avec tant de succès le R.P.Desmarais qu'il nous invite À écouter à l'instant.Tout d'abord, le R.P.Desmanous dit qu'il avait saisi \u201cl\u2019occasion merveilleuse de connaltre enfin Ste-Anne et son illustre collège\u201d et que par la faute des anciens qui avaient été ses confrères il en connaissait aussi \u201cla butte\u201d depuis au moins 20 ans! Un peu comme le dit la chanson sur \u201cvoir Naples et mourir\u201d.fl pourra dire: \u201cVoir Ste-Anne, sa butte, et mieux vivre\u201d.Puis il entre dans le vif de son sujet: \u201cAmour et compagnie\u201d.A sa façon coutumière, il décrit l'amour-poème, celui auquel aspirent tous les amoureux, surtout les plus légers, l'amour qui ter- Mine tous les romans.et qui com- menca la vie conjugale.\u2018Les mariages heureux n'ont pas d'histoire\u2019, dit-il.Les bons ménages ont la pudeur de leur joie, et ne font pas de bruit.Mais les autres, les ménages moins bien équilibrés ?.Et le conférencier se demande: \"A qui la faute?\u201d Pour le bénéfice des messieurs, il cite les paroles de \u201cRigoletto\u201d \u201cComme la plume au vent.\" Puis pour le bénéfice des auditrices, il cite le petit couplet d'André Messager, lequel se termine \u201cMondieu, que c'est bête un homme! Alors, vous pensez.deux!\u201d Voilà qui complétait l'équitation.! Puis il établira les conditions d'un mariage volage, fondé sur la légèreté et l'égoisme\u2026 et celles d'un ménage stable fondé sur le sérieux et la charité.Pour mieux illustrer sa démonstration, le R.P.Desmarais nous présentera quelques ménages fictifs, où monsieur sera: \u201cM.Pacha, souverain maître de la maison, qui ne complimente jamais, mais sait grogner à l'occasion, et n'en perdra aucune.ou bien M, Pierrot-de-la-Lune, Un romantique qui a exagéré, jadis, sans raison, les qualités de sa fiancée, et qui exagère, sans plus de raisons, les défauts les plus normaux de celle qui est devenue son épouse, il y a dix ans.hélas! Après quoi, il développe abondamment les incidents de la vie conjugale sous de tels numéros, et il plaint sincèrement les épouses: mais sans oublier de donner les conseils voulus à M.Pacha et à Pierrot-La-Lune!.¢ A l'intermède, Mme Suzanne- Simard-Pageau, mezzo-soprano, in terprète \u201cConnais-tu le pays?\" de l\u2019opéra \u201cMignon\u201d d'Ambroise Thomas, et \u201cPlaisir d'Amour\u201d de Martini.En rappel, \u201cSi tu le vou- lajs\u201d de Paolo Tosti, Au piano Mlle Suzanne Sirois.Nos félicitations aux deux artistes, Puis, ce fut le tour de Mme Snobinette, \u201cfine-fleur de la distinction, et qui le sait\u201d.Armée de tous les charmes naturels et artificiels de son sexe, elle passe son temps à ne comprendre qu'elle- même, et encore!\u2026 C'est aussi la femme-oiseau, la tête de linotte, pour qui le mari n'est autre qu'un pourvoyeur d'argent, etc.etc\u2026 Il a même parlé de Madame Tigresse!\u2026 Et à tous et à toutes, il donna des conseils simples, applicables à la vie quotidienne pour l\u2018embellir, la rendre aussi sainte que supportable, même si le bon Dieu les a doués d'un caractère un peu vif, Et tous ses conseils, il les réunit en un seul; être charitables! M.L.-de-G, Fortin dit, au début de sa courte allocution, qu'il est trés heureux que le R.P.Desmarais ait inventé un ménage fictif, pour faire sa démonstration.ce qui ne semble guère convaincre l'assistance.Après quelques explications supplémentaires, tout aussi inutiles, il termine par ces mots: \u201cMerci à vous, mon révérend Père, qui êtes venu nous apporter la bonne parole de la Charité, et qui nous avez convaincus que nous étions capables de nous élever jusqu\u2019à ce sommet chrétien: \u201cNous aimer les uns les autres\u201d, et comme adoucissement.vous aimer, vous mon révérend Père, un tout petit peu plus que.les autres!\u201d (Kamouraska) \u201d .~ > .\\ Réunion de la Société Historique.Lundi, le Z avril avait lieu, au Collège de Ste-Anne, la réunion mensuelle de la Société Historique.Ont signé le procès verbal de la séance précédente, suivant l'usage établi: M.le not.L.-A.Dupuis, président; MM.les abbés Lion Bélanger, secrétaire, Pierre Fortier, curé de St-Pacôme; Armand Dubé, Réne Tanguay, Robert Hudon du Collège: MM.Thomas d'Anjou, professeur au Coltège: Albert Alarie, et L.-de-G.Fortin, de l'Ecole d'Agriculture, J.- P.Lemay, agronome, assistant- régisseur à la Ferme Expérimentale, (récemment arrivé a Ste- Anne), et M.Alphonse Gagnon, comptable, de St-Pacôme.M.l\u2019abbé Bélanger soumet ensuite un rapport qu'il doit faire parvenir à diverses sociétés auxquelles la Société Historique doit s'affilier, entre autres, l'ACFAS et l'Institut d'Histoire d'Amérique française, dont M.le Chanoine Groulx est le président.On sait quelle place ces deux associations, l'une scientifique et l'autre historique, occupent dans la vie intellectuelle française en Amérique.On nous donne des détails inédits et importants sur la Eaton Land maintenant passée aux compagnies présidées par M.Alfred Plourde, M.A.L., de Mont-Carmel et.membre actif de la Société Historique.Puis M.Thomas D'Anjou, professeur au Collège, fit son premier rapport d'une étude géographique de sa paroisse natale, St- Pacôme.Il décrit les accidents géographiques, les routes, le contour du village, et donne beaucoup de détails pittoresques sur l'origine des lieux sur les premières industries et occupants des terres qui ont écrits leurs noms ici et là dans le pittoresque village voisin.M.le professeur D'Anjou se défendit d'avoir présenté autre chose qu'une esquisse de l'histoire de sa petite patrie.M.l\u2019abbé Pierre Fortier, cûré est à corriger les dernières épreuves d'une \u201cHistoire de St-Pacô- me\u201d, & l'occasion du centenaire de sa paroisse.Nous croyons savoir que plusieurs citoyens en vue de St-Pacôme ont pris un intérêt considérable à l'histoire de leur paroisse et à la célébration du prochain centenaire.Nous souhaitons à M.le curé, l'auteur de l'Histoire de St-Pacôme, comme aux organisateurs des \u2018fêtes de l'été prochain, un magnifique succès.Ce sera amplement mérité.A venir jusqu'à ce jour, il & pu paraître au public que la Société Historique de Kamouraska était unc sorte de cénacle fermé, vu le nombre très restreint de ses membres.I ne faut pas se fier aux apparences, Bientôt nous publierons la liste des membres actuels, environ une quarantaine: et peut-être aussi quelques rapports détaillés montrant quel travail se poursuit dans ce petit groupement d'hommes dévoués À l'histoire régionale.Une invitation très pregsante sera faite - pourquoi même l'attendre?- A tous ceux qui désireraient participer aux séances de notre Société.La contribution n'est que de $2.00 et elle suffit à peine, aux finances modestes, malgré la générosité que montrent plusieurs membres actuels.Nous croyons savoir que la direction recevra avec une trés grande satisfaction toute personne qui désire se joindre A clle dans ses travaux, Et ici encore, il ne faut pas s'imaginer qu'il faut savoir faire des conférences, écrire des urti- cles documentés sur des faits d'histoire locale.C'est beaucoup plus simple que cela: chacun de nous, au cours de son existence, A entendu ses \u2018\u2019anciens\u201d parler de leurs débuts, les difficultés particulières à leur époque, des personnages pittoresques avec lesquels ils étaient en contact.Par exemple, ces \u201cpassants-typl- ques qui recevaient l'hospitalité chez eux.Personnellement, je me rappelle fort bien: \u201cLe Casque\u201d (il gardait toujours sa coiffure sur la tête): Cyrias, qui sacrait un peu, qui était toujours d'une humeur massacrante, et dont il fallait absolument brûler la paillasse après chaque visite: \u201cTrente-six Poches\u2019 qui portait tout son ménage, \u2018serviettes, mouchoirs, chemises, chaussettes, etc) en autant de sacs artistiquement disposés au bout d'un lourd bâton et qu'il enlevait d'un fort coup d'épaule; il passait la moitié de son temps à se laver.Think I Was too much\u201d, disait-il, car il était volontiers confidentiel, même si nous avions des difficultés à comprendre la langue anglaise qu'il parlait cependant lentement et avec une diction parfaite.Et ce Boër, - out, un \u2014 Jeudi, le 5 avril 1951 Boer - qu parlait un excellent français, qui détestait toujours les Anglais et qui nous avait renversés, toute la famille, avec des révélntions que je ne m'explique pas encore, après 45 ans! Tout cela, c'est en apparence peu di- Kne d'intérêt, mais la potite histoire n'en ignore rien.Savez-vous comment on fabriquait les chandelles, le sucre d'érable, certains ustensiles?Eh bien, rien de cela n'est indiffé- rent, Votre grand'père & raconté comment ils vivaient au début de son ménage, sur une terre en bois debout?C'est encore de l'histoire agricole.Et si jamais vous avez l'occasion de traiter en public de ces vieilles choses, vous verriez combien on A besoin de les connaltre\u2026 Car les générations nouvelles, ne les connaissent plus.Et c'est ce qu'il faut éviter.Alora, pour devenir un membre actif d'une société historique, rien de plus simple: il suffit d'avoir eu les yeux ouverts pour observer les traces on vestiges laissés pas nos prédécesseurs dans nos paroisses, nos rangs, même chez-nous:; il auffit d'avoir eu les oreilles ouvertes pour entendre parler ceux qui ont connu un autre âge: et, enfin, il suffit de savoir parler, pour le communiquer à son voisin, tout nimplement, comme les chosea viennent.Après Quoi, les fouilleurs, mis sur une bonne piste intéressante, pourront coordonner les recherches et arriver à élucider bien des choses.Une société historique, c'est fait pour rerucillir surtout les traditions et l'histoire non écrite; celle qui est déjà consignée en sûreté dans les bibliothèques: mais celle que vous portez, chacun en vous, risque de se perdre lorsque vous fermerez les yeux.Une société historique a justement pour buts de vous faire.parler de ce que vous n\u2019écrirez jamais, avant votre dernière heure! Je ne parle pas ici des contributions importantes que vous pouvez faire en apportant de vieux papiers, de vieux objets qui ne se fabriquent plus, ete, ete.(suiite à la page 8) J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.Rue Poiré - Etc, Téléphone: 83 Ste-ANNE -de.la-POCATIERE page 2 L'évangile chez les pêcheurs PAQUES Les princes des prêtres triomphent.Jésus de Nazareth qui se proclamait le Fils de Dieu, le Messie promis au monde dès le commencement, git depuis trois jours dans la profondeur du tombeau.Pour l'heure ,il ne vient pas à la mémoire de ces chefs haineux qu'il a été dit par Osée: \u2018\u201cO mort, je serai ta mort; tombeau, je serai ta ruine.\u201cNon, tout à leur joie, les déicides croient en avoir fini avec cet homme extraordinaire qui étonna la Palestine du haut fait de ses miracles.Ils ne se souviennent pas davantage qu'il leur a dit un jour: Cette génération perverse réclame un prodige, il ne lui en sera pas donné d'autre que celui du prophète Jonas.Cependant les saintes femmes, devançant l'aube, sont déjà près du sépulcre.Elles se penchent et constatent qu'il est vide.Les linceuils sont pliés et rangés sur le bord.La pierro a été roulée et des anges éblouissants de clarté se tiennent dessus.Qu'est-il arrivé?O mort où est ta victoire! C'est en vain que tu as cru tenir à jamais sous la pierre Celui qui est la Vie.Tombeau ta ruine est manifeste! Les anges questionnent: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts Celui qui est vivant?\u2014Quoi?il est plein de vie celui que nous cherchons?\u2014Allez, dites aux apôtres qu\u2019ils le verront en Galilée, Des anges sont aux ordres de celui que les princes des prêtres ont jugé et fait condamner.Qui peut commander aux anges, si ce n'est Dieu, Porteuses de cette bouleversante nouvelle, les saintes femmes rejoignent bientôt les apôtres, et d\u2019une seule voix: Le Seigneur est ressuscité et vous le verrez.Madeleine devant le vide du tombeau se livre à sa douleur.Où ont-ils mis mon Seigneur?et se retournant, elle aperçoit un homme.Ne savez-vous pas où ils l'ont mis?croyant s'adresser au jardinier.\u2014 Marie?\u2014Maitre! et se prosternant elle voulut, comme chez le Pharisien, embrasser ses pieds.Mais Lui: Ne me touche pas, je ne suis pas encore monté vers mon Père.Les compagnes de Madeleine, Marie, Jeanne et Salomée reviennent seules à Jérusalem.Chemin faisant, Jésus se présente à leurs regards.Je vous salue, teur dit-il.N'écoutant que leur tendresse, elles se précipitent à ses pieds et les baisent avec respect.Puis le Christ victorieux de la mort, dans tout l'éclat d\u2019une beauté incomparable, se fait voir à Pierre, \u2018 Le jour baisse, Ce jour merqué par la Résurrection du Fils de Dieu; jour le plus merveilleux consigné dans l'histoire chrétienne.Deux disciples cheminent tristement en s\u2019entretenant des derniers évènements arrivés à Jérusalem.La mort violente du Maître en qui ils croyaient, a tué en eux l'espoir de la délivrance d'Israël, Un voyageur se joint à eux et leur demande la cause de leur tristesse, \u2014 Etes-vous si étranger dans le pays que vous n'ayez pas entendu parler de ce qui s'est passé au sujet de Jesus de Nazareth?Celui que les princes des prêtres ont fait crucifier.Il est vrai que ce matin.des femmes qui ont été au tombeau et l'ayant trouvé ouvert, disent qu\u2019il est ressuscité, O coeurs lents à croire! Ne savez-vous pas qu'il fallait que le Christ souffrit et qu'il entrat ainsi dans la gloire.Pendus à Emmaus, le voyageur feint de les quitter.\u2014 meurez avec nous, il se fait tard?A table, Jésus préside, ainsi qu'on l'en a prié.Il bénit le pain, le rompt, et le luur présente, A cet instant leurs yeux s'ouvrent, ils reconnaissent le Christ ressuscité, Ils ne sont pas encore revenus de leur surprise que déjà Jésus n\u2019est plus là.Leur joie est telle qu'ils ne peuvent demeurer plus longtemps à Emmaus, ils reprennent aussitôt le chemin de Jérusalem.Peu après ils sont avec les apôtres.Îls n\u2019ont pas fini de raconter l'apparition de Jésus, que les disciples affirment: Oui, il est ressuscité et il est apparu à Pierre.La conversation se continue sur cet unique sujet de la Résurrection.Soudain, on se tait, Le Maître est au milieu d'eux: La paix soit avec vous.L'étonnement des apôtres ost à son comble, car toutes les portes sont fermées et verrouillées, dans Ia crainte des Juifs.Le Ohrist est vraiment ressuscité, nous en sommes les témoins, proclament les apôtres au cours de leurs prédications évangéliques, Marthe de Gaspé.(A Pleines Voiles) pe GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).La Fédérée réalise un chiffre d\u2019affaire de 53,250,000.En déclarant ouverte la 29 assemblée annuelle de la Coopérative Fédérée de Québec, tenue à Montréal les 21 et 22 février, M.J.-A.Pinsonneault, de Sherrington, réélu à la présidence, a déclaré que le chiffre d\u2019affaires réalisé en 1950, soit $53,250,000, est supérieur d'un million et demi de dollars a celui de 1949, .En fait de développements nouveaux le président souligne la construction à Québec, d\u2019un entrepôt pour la machinerie le déménagement de la sucursale de Rimouski, où ont été construits une menuiserie et de nouvelles chambres froides.D porte également à la connaissance des délégués que la Centrale s'occupe maintenant de la vente des conserves.Relativement aux perspectives des marchés agricoles, M.Pinsonneault estime qu\u2019en raison du programme de la défense nationale, susceptible de favoriser l'embauchage, le pouvoir d'achat sera maintenu et les prix des produits agricoles pourront s'élever.Par ailleurs, le cultivateur sera probablement appelé à payer un peu plus cher les services et marchandises dont il aura besoin.Le président soutient qu\u2019il faudra maintenir le coût de production au plus bas afin de compenser l'augmentation prévue des frais de production, ce qui implique inéluctablement une plus saine administration de la ferme et l\u2019utilisation encore plus généreuse des coopératives.COMMENTAIRES SUR L'ETAT FINANCIER Dans ses commentaires sur l'état financier présenté et adopté par l'assemblée générale, le gérant général a souligné les faits suivants: De 1942 à 1949, le nombre des coopératives affiliées à la Fédérée est passé de 284 à 460.Ces filiales groupent 50,- membres.Durant la même période.le chiffre d'affaires a été porté de $23,400,000, a $53,250,000.dont 80% réalisé avec les coopératives affiliées.De 1937 à 1949 inclusivement, la Centrale a payé (2,142,252.en ristournes.Son avoir net au terme de I'exercice 1949 ¢'établissait a 1,560, Les activités de la Fédérée s'étendent à tous les produits de la ferme et à un nombre toujours croissant de marchandises d\u2019utilité professionnelle, OFFICIERS et DIRECTEURS ELUS, Le nouveau Conseil d'Administration comprend: MM, J.- A.Pinsonneault,, président; Ad.Bellemarre, Yamachiche, vice-président; Armand Ostigny, Omer Deslauriers, G, Laroche, Evariste Quenel, Michel Roy, Jos Laliberté, G.-E, Dallaire, Albert Gingras, Armand Girardin, Pierre Turgeon, J.-T.Bernier, A.Chamberland, Mastai Dumontier, G.Gauthier et J.-B.Lemoine, directeurs.Siègent au Conseil Exécutif, outre le président, le vice- président, M.Armand Ostigny, M.Omer Deslauriers et le gérant, La deuxième journée du congrès a été marquée par la visite de Son Excellence Mgr.P.-E.Léger, archévêque de Montréal, qui a adressé la parole et béni les congressistes.\u201cVotre fédération qui groupe des milliers de cultivateurs, dit Son Excellence, veut rendre ses membres et le monde Plus moral, plus social, plus charitable.La tâche est grande, l'effort devra l'être également.\u201cLa coopération est l'oeuvre d'hommes, Elle est née de l'effort de compréhension de gens qui voulaient mettre tous les biens au service de la communauté.Cette idée doit se propager, se transmettre, C\u2019est une lutte constante, une conquête continuelle, contre les intérêts mesquins.\" \u201cL'Eglise n'entend pas intervenir dans la technique des affaires\u201d dit plus loin Mgr Léger, Cependant, c\u2019est l\u2019uni- Que société qui sache nous donner l'esprit de charité qui est à la base de la coopération, et la charité est un manteau lourd à porter.\u201cJe souhaite que la coopération donne des chefs qui accepteront ses principes dans un esprit d'abnégation et de charité.\u201d Règlements de la pêche pour 1951 Le fascicule de la loi et des règlements de la pêche pour l\u2019année 1951 vient d\u2019être mis en circulation sous l\u2019autorité de I'Hon, Camille-.E Pouliot, M.D., ministre, Les règlements qui seront en vigueur durant l'année en cours sont sensiblement les mêmes que l'an dernier.Les saisons de pêche y sont indiquées pour chaque poisson de sport qui se pêche dans les eaux de la province et les règlements particuliers à chaque espèce y sont annotés en regard, L'Hon.Pouliot rappelle aux pêcheurs que les dates d'ouverture et de fermeture pour chaque espèce de poisson sont fixées en tenant compte principalement de la période du frai afin d'assurer la survivance de notre faune aquatique dans l'intérêt de la population.La saison pour les cinq différentes espèces de truite de nos eaux ouvrira le troisième mercredi d'avril, soit le 18; toutefois, la pêche sous la glace est rigoureusement interdite pour la truite mouchetée (saumonée), la truite de mer et la truite rou- Be du Québec.L'ignorance de la loi n\u2019excuse personne vis-à-vis des tribunaux et en se procurant le fascicule des règlements de la pêche en même temps que le permis de pêche, les urs Jeudi, 5 avril 1851 | La GAZETTE DES CAMPAGNES | est publiée à i Ste-ANNE-de-la-POCATIERE \u2018 par Ï FORTIN & FILS + Abonnements | les $2.00 | 6 mois $1.25 le numéro $0.05 Directeur: La.-de-G.Fortinmeee Saviez-vous que.Un peu d'ouate dans chaque doigt des gants de caoutchouc pour la cuisine en prolongera la durée en diminuant les occasions de les accrocher avec les ongles.Pour vous éviter de vous fouler le dos, quand vous soulevez un objet lourd, accrou- pissez-vous devant l'objet, 1'épine dorsale relativement droite, et soulevez l'objet en vous relevant avec les muscles de vos jambes.Les broses à dents resteront fraîches plus longtemps si vous les mettez, les soies en bas, dans un verre d\u2019eau chaude dans laquelle une cuillerée à thé de bicarbonate de soude a été dissoute, Laissez-y les brosses environ 30 minutes, une fois par mois, Pour que la semelle d\u2019un fer à repasser glisse bien.passer le fer chaud sur du papier glacé.Pour bien nettoyer les mains et enlever la graisse et la saleté, la sciure de bois avec de l'eau et du savon est épatante., Les rideaux de douche en plastique peuvent être encore utilisés même lorsqu'ils ne servent plus pour leurs fins premières.Ainsi, quand un rideau de douche en plastique est déchiré en certains endroits, taillez *des morceaux dans ce qui est enccre bon et utilisez-les pour la confection de tabliers ou encore, si vous avez un bébé, faites-lui de petites bavettcs: dentelez le bas de la bavette et garnissez la partie supérieure ou l'encolure avec du galon.Enfin, ces retailles de plastique peuvent ê- tre aussi utilisés pour couvrir des coussins ornant la véranda de la maison de campagne.Un peu de muscades ou d\u2019épices pour pouding donne plus de goût à la limonade.Le gruau d'avoine est un des aliments les vlus nourrissants et les moins chers.Les adultes qui n'aiment pas beaucoup le lait et qui veulent é viter la crème.peuvent man- @er leur gruau d\u2019avoine avec du sirop.Les diététistes nous disent qu\u2019un bol de gruau d'avoine convenablement cuit avec du sel, et sucré avec du miel naturel\u2019 constitue \u201cun repas à lui seul\u201d.(A Pleines Voiles).er re ne risqueront pas d'entraver le travail de restauration et de conservation que poursuit le département de Chasse et de Pêche pour le bien-être de toute notre population.- Jeudi, 5 avril 1951 Page Etudiante GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, NOUS VOILA (Faculté d'Agriculture et des Pêcheries) (Kamouraska).Page 3 111 NOS FINISSANTS 1950-51 RENE COUTURE Depuis quatre ans qu'il est à Ste-Anne, peu de ses confrères peuvent se vanter d'avoir soulevé \"le rideau de fer\" qui entoure la vie de René.Si vous le voulez bien, nous essaierons d'en savoir plus long sur les étapes de sa vie, sur ses activités, sa personnalité, son idéal, sa carrière et ses espoirs.C'est à Québec en 1826, par une journée ensoleillée d'avril, que le frêle René passa de moins l'infini à plus 1.(ceci est pour les solides en maths.) En 1933, l'école paroissiale de St-Jean-Chrysos- tome accueillait René avec enthousiasme.LA lui furent inculquées les premières règles du savoir.On ne tarda pas à découvrir son talent pour la musique et les Rév.Sr.de St-François d'Assise s'évertuèrent à développer ses aptitudes peu communes, Quelques années plus tard, il passait à Charny où il devait demeurer jusqu'en 1943.Un stage au Collège de Victoriaville, dans le but de parfaire un cours secondaire, devait, une fois de plus, lui permettre de perfec- .tionner ses talents en musique.Malheureusement, la maladie l'arracha à ses études pour le ramener À Québec, à l'Ecole Supérieure Montcalm.Diplôme en main, René opta pour l'agronomie.L'année de grâce 1947 le voyait se diriger vers la Faculté d'Agriculture de Ste-Anne- de-la-Pocatiére.Depuis lors, nous avons été à même de constater ses avances sur le front universitaire.Il ne tarda pas à briller dans ses études et depuis quatre ans nous avons été témoins de son ardeur au travail, ardeur qu\u2019il manifeste surtout à des heures très avancées dans Ja nuit.D'ailleurs sa devise n'est-elle pas: \u201cRien ne sert de courir, il faut partir à point\u201d.Peut-être compte-t-il un peu trop sur cel axiome, puisqu'on lui connaît ia qualité d'être ponctuel.À arriver en retard.Cependant, il ne se fit pas attendre pour faire le choix de sa apécialité.C'est ainsi que dès la fin de sa première année d'études universitaires, il mettait déjà à profit ses aptitudes pour l'entomoalo- gie et on le retrouvait alors travaillant sur des individus se rapprochant de sa propre taille, les insectes.Bien que ses études occupent le premier plan de ses préoccupations, il donne parfois la préférence à ses sentiments, à preuve: il n\u2019a pas manqué plus de 2 ou 3 weekends à Charny, près de 1'$lue de son coeur, depuis près de 4 ans qu\u2019il est & Ste-Anne.Tout de même, en homme sérieux, il à su concilier ce que certains appelleraient des contraires\u2026 Ses brillants résultats et son érudition en témoignent éloquemment.Cependant, lorsque le temps de mettre son érudition à l'épreuve arrive, notre ami, très loquace, a la facilité de faire des cog-â-l'âne et même de s'emporter, tant et si bien, qu'on en tire rarement une conclusion.Aussitôt son baccalauréat en poche, René envisage d'aller poursuivre des études post-graduées pour parfaire ses connaissances en entomologie.\u201d Il saura, nous n'en doutons pas, se créer une situation enviable.Nous lui souhaitons donc le meilleur succès possible dans son orientation et une belle réussite dans sa carrière.Claude Simoneau, IVe Agr.Sur les Routes de l\u2019Europe (XIV) - Assise - (3 juillet) Nous avions reçu, en arrivant à Assise, l'hospitalité d'une petite communauté de religieuses françaises, les Clarisses Colettines, branche de la communauté fondée par Sainte Claire d'Assise réformée par Ste Colette.Nous y rencontrons des Français et des Belges qui, comme nous, reviennent de Rome et font à Assise leur pèlerinage franciscain.La tranquilité d'Assise est un endroit propice au repos.On y respire un atmosphère de simplicité et de calme unique au monde: comme son fils À jamais célèbre, la ville se revêt de l\u2019habit de pauvreté et de l'humilité pour nous détacher de la terre et nous rapprocher du ciel.Aussi une promenade A travers ses rues étroites et rocailleuses, entre ses maisons pauvres et ses églises nombreuses, dans la tranquilité du soir, voilà qui fait disparaître les fatigues accumulées par une journée de voyage qui a débuté à cinq heures du matin.Une bonne nuit de sommeil réparateur nous prépare à visiter les divers lieux sanctifiés par Saint-François ou de caractère historique: l'ermitage \u201cdelle Carceri, San Damiand, le chateau de Frédéric Barberousse, la \u201cChiesa nuova\u201d, l'église de St-François, l'église de Ste-Claire, la Portioncule, etc, La montée au Carceri.Après avoir dit nos messes et pris un frugal petit déjeuner nous demandons à un taxi de la ville de nous conduire at de nous guider pour une visite des endroits qui offrent quelqu\u2019intérêts.Sa voiture est assez grande pour nous loger tous les six et lui en plus.Ce n'est pas une voiture de modèle récent, mais elle est puissante quand mème: nous partons immédiatement en direction du Carceri, cet ermitage construit par S.François au flanc du mont Subasio, à au-delà de 3,500 pieds d'altitude.C'était une grotte au début; Saint François y montait prier avec ses frères ou le plus souvent seul, Le désir d'y séjourner plus longtemps l'amena à agrandir la grotte, à y construire des appentis.C'est ainsi que l'on passe par une série de petites pièces qui semblent avoir été faites Fune après l'autre.On traverse par de petites portes très basses, ce qui nous rappelle que S.François était de petite taille.l\u2019armui ces pièces, on nous signale une petite chapelle, où le Frère Pierre, le premier prêtre compagnon du saint, disait la messe avec S.François comme servant.On sait que Saint François ne fut jamais prêtre; par humilité il ne voulut jamais recevoir le sacerdoce; il reçut toutefois l'ordre du diaconat.On voit encore d'autres petites pières À cet ermitage, des cellules pour prendre un peu de repos sur ta pierre nue, mais surtout pour prier.À l'entrée de l'ermitage se trouve le puits avec le treuil et le seau pour puiser l'eau: c\u2019est un souvenir qui date lui aussi de S.François.De nombreux petits sentiers sillonnent la montagne qui est couverte de forêts: ils conduisent À des grottes ou des endroits solitaires d'où le panorama est splendide.Il y a, à côté des constructions, un ravin très profond que l'on appelle, depuis S.François, le \u201ctrou du diable\u201d.Ce ravin est aimnat nommé parce que c'était le chemin que .prenait le diable quand le anint, pour se défaire de ses tentations, le chassait au nom du Christ et de la Vierge.La descente nous fournit, en de nombreux endroits, «des points de vue magnifiques: nous dominons totalement la ville d'Assise et ia pinine très étendue qui s'étend au pied de la montagne.On s\u2019est demandé souvent pourquoi tant de saints se sont retirés ainsi sur des montagnes, pourquoi ces moines, ces ermites ont voulu s'imposer très souvent de durs travaux comme veux que demandait une construction en montagne où il fallait transporter les matériaux au prix d'efforts inouis: évidemment, c'était un bon moyen de s'isoler du monde; et puis en montant sur les hauteurs, on a l'impression de s'approcher de Dieu.Mais iI semble aussi que ces anints étaient des amants de la belle nature du bon Dieu, (saint François plus que tout autre.) et que les paysages magnifiques que nous pouvons admirer de ces hauteurs n'étaient pas sans attirer ves ermites et qu'en contemplant ces belles choses ils devaient chanter avec ardeur la gloire de Celui qui nous les a données.Nous rencontrons en cours de route un groupe de Français.lus généreux, et probablement moins pressés que nous, ils montent à pied à l'ermitage.C'est un dur pèlerinage que celui-là, car la montée est longue et très rude, et la chaleur, torride; aussi la sueur Jes inonde.Etant arrêtés pour admirer le paysage, nous CAUSONS quelques instants avec eux.Ce sont de jeunes Parisiens, des nu- vriers, des étudiants, des membres de l'Action Catholique qu'un prêtre assez Âg* accompagne.San Damiano.Notre guide nous amène ensuite à San Damiano, premier endroit illustré par le saint.C'est dans cette petite église, nù il avait cherché refuge contre la persécution paternelle auprès d'un vieux prêtre, qu'il reçut la première révélation de Notre-Scigneur, Il était en prière au pied d'un humble crucifix de bois et suppliait Notre- Seigneur de lui faire connaître sa volonté, lorsque le crucifix s'anima, les yeux du Christ brillèrent, sa bouche s'entrouvit et ses lèvres articulèrent par trois fois ces paroles: \u201cRebâlis mon église qui tombe en ruines\u201d.François croyant qu'il s'agissait dex églises mate- rielles qui étaient assez délabrées, et en particulier de la petite égh- de la pelite église de San Damiano, se mit aussitôt à l'oeuvre, se fit maçon et répara d'abord cette petite église grace aux auménes qu'il alla recucillir dans toute la ville.[Il répara ensuite la chapelje de la Portioncule et d'autres églises ou chapelles des environs.Mais là n\u2019était pas s& mission: deux ans plus tard.pendant la messe du vieux curé à la Portioncule, il reçut une illumination surnaturelle ef\\comprit qu'il devait prêcher, Et c'est alors que commença sa vie merveilleuse de héraut de la pauvreté et que vinrent se joindre à lui les premiers frères.La petite église San Damiano fut par la suite choisie par Saint François pour abriter les premières colombes qui s'engagèrent & sa suite dans la voie sainte de la pauvreté sous la direction de Sainte Claire: ce fut le premier monastère des Clarisses, On y voit de nombreux souvenirs de Sainte Claire: le réfectoire de la communauté où on indique par un bouquet de fleurs toujours renouvelé la place qu'occupait la sainte; le petit jardin, très petit, où sainte Claire avait ses entretiens avec saint François, endroit où on & une vue magnifique sur la plaine de l'Ombrie et où le saint troubadour chanta son Cantique du Soleil.On voit encore la salle du Chapitre.la chambre de Sainte Claire, chambre dont le plancher est percé d'une petite trappe par où elle pouvait, lorsqu'elle était malade, suivre la messe qui se célébrait dans la chapelle en-dessous, une fenêtre au- dessus du portique de la petite église porte un souvenir miraculeux: c'est de cet endroit que la sainte arrêta les armées des Sarrasins qui venaient assiéger Assise, en se présentant à eux avec Je Saint- Sacrement.C'est encorc à cette petite église San Damiano que se trouve le crucifix aux trois expressions: ce crucifix, oeuvre d'un frère Franéiscain.Innocent de Palerme, qui vécut au 17e sidcle.nous offte trols physionomies différentes du Christ selon qu'on le regarde sous des angles différents.Quand on le regarde du côté droit, la figure est souriante: en face c'est la physionomie d'un agonisant, et à gauche le Christ nous apparaît comme mort.Nous voyons encore un fac-similé du crucifix qui s'est animé pour parler à 8.François: (suite A la page 4) Chronique Etudiante Ce soir on frappe à ma porte.Immédiatement je pense au facteur; mais non, malheur, c'est le représentant de l'Association qui m\u2019assaille de toute part pour relater la physionomie de la semaine.A bout d'arguments frappants je cède, jette un rapide coup d'oeil À ma plume, et me voila, Dimanche 25 mars: Aujourd'hui, c'est Pâques.Chacun célèbre cette grande fête comme il l'entend, même s\u2019il y a grand vent, À l'Ecole les élèves étaient peu nombreux; mais ils ont su se divertir par une des plus belles excursions de ski de la saison.Ceux qui avalent craint une mauvaise température l'ont sûrement regretté.Lundi 26 mars: Le grand retour, et qui sait, le grand pardon.Vous voyez, lcs étudiants profitent aus- st de l'Année Sainte.Sur tous les visages se réfle- tent des vacances assez tapageuses au bervail paternel, pour ne pas dire À celui de l'Idytle.Il est assez facile d'imaginer la contrac- tation \u201cpastorale\u201d des absentes, mais vivent ceux qui ont la sa- Kesse de sacrifier leur Home\u201d pour ne pas connaître celte épreuve formatrice.Le soir, réunion Lacordaire.Ft comme toujours, on exécute un programme des plus équilibrés et variés- Plusieurs étudiants, arrivant de voyage, visitent les chambres et, aver un style des plus imagés ,en relatent les péripéties avec vigueur.11 est quasi Impossible de compter les heureux \u201crevenants\u201d de vacances.Une enquête un peu plus approfondie nous en dira peut-être quelque chose demain Mardi 27 mars: Aujourd'hui plusieurs finissants, larmes aux yeux (déjà), sacriflent quelques heures de cours pour se présenter à un examen du Conseil des Recherches.Souhaitons & tous la bourse amplement méritée.[- ci, les résultats de notre enqué- te habituelle sur la présence positive des corps AUX cours nous a révélé au moins 997, mais par contre, vu la réversibilité du procédé, il y avait - 99\u2018 des esprits aux importantes délibérations journalières.Gare aux fauteurs, car plusieurs questions d'examens se dessinent habilement dans l'esprit du moniteur cette journée-là, Ici, qu\u2019il me soit permis de saluer la présence de deux nouveaux professeurs en Pêcheries.Deux gradués de l'Ecole Supérieure des Pêcheries ont donné des cours apéciaux aux élèves de Îlle et IVe l\u2019êch.11 s\u2019agit d\u2019abord de M, Gérard Bourret, de la Canadian Cod Liver Oil, de Rimouski.Ses cours portaient sur les Techniques Industrielles pour la préparation du poisson.Quant à M.Léo Morin, Inspecteur en chef à l'emploi du Département des Pécheries Maritimes de Québec, il donna des cours sur l'inspection et la législation sur les produits de la pêche.Mercredi 28 mars: Dernière journée de grâce pour les retardataires; aussi voit-on nos derniers &- mis réintégrer logis pour compléter le cycle vital des étudiants.Il faut bien avouer que la tern- (suite à la page 4) Page 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi, 5 avril 1961 SOCIETE HISTORIQUE de KAMOURASKA.La Cabane des Fées C'était en 1Tuy.Notre jeune pays était alors plongé dans la plus affreuse désolation.Nos aucetres, qui avaient arrosé les champs de leur saug en luttant contre certaines tribus sauvages, commençaient à jouir d'un peu de repos et à se livrer à la noble profession de l'agriculture, lorsqu'ils se virent tout à coup en face d'un ennemi bien plus redoutable que l'Iroquois.Une flotte an- Blaise, commandée par le général Wolfe, était entrée dans le fleuve St-Laurent, et la soldatesque s'était jetée dans les campagnes en mettant tout à feu et À sang.Les habitants, effrayé quittérent leurs demeures et allérent se cacher dans les bois À des distances considérables.Ce fut une panique, une fuite générale, et un grand nombre de nos courageux pionniers, pris à l'improviste, tombérent sous les balles de l'impitoyable envahisseur.Nos aieuls se rappellent encore toutes les scènes douloureuses et tragiques qui se déroulèrent à cette époque néfaste.Ce n\u2019était ni plus ni moins que navrant.En un clin-d'oeil, des paroisses entières, depuis Rimouski jusqu'à Québec, furent dépeuplés soit par la conscription, soit par le poignard de l'assassin.La paroisse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière eut à souffrir, comme toutes les autres, du vandalisme exeroé par l'armée anglaise.La plupart de ses colons, non en état de porter les armes, ne durent leur salut qu'à la fuite: plusieurs se cachérent sur la Montagne à Thiboutot, d'autres sur la Montagne Ronde, et quelques-uns se réfu- Eièrent sur la Montagne du Collège.Il se passa sur oette dernière montagne un épisode que nous raconterons aussi brièvement que possible.Tous les anciens élèves du Collège Sainte-Anne connaissent parfaitement la célèbre Cabane des fées qui se dresse sur le versant nord de la montagne.C'est en ce lieu sombre et redouté que nous transporterons nos lecteurs pour un monient.Plusieurs sauvages de la tribu de Micmacs avaient construits leurs wigwams dans l'Anse de Sainte-Anne, sur le bord du fleuve, pour faire la chasse et la pêche et se préparaient à tirer de la flèche et à jouer de l'hameçon, lorsqu'ils aperçurent un vaste incendie du côté de Rivière-Ouelle, Un des leurs arrive au même instant au pas gymnastique et suant sang et eau.\u201cVite, s'écrit-il, sauvons-nous.Les Anglais sont là- bas brûlant nos cabanes et nos forêts et massacrant tous nos amis qu'ils rencontrent sur leur passage.\u201d A ce cri d'alarme, les Micmacs lèvent le camp et s'enfuient vers un bois situé non loin de leurs habitations.Cette retraite cependant ne leur paraît pas sûre, un seul sentier à peine frayé, il est vrai, traverse la forêt, mais c'est par le chemin que suivre nécessairement l'armée dévastatrice; il n'y a pas d'autre voie de communication.Que faire?Tout retard peut causer leur perte.D'un signe de la main droite, le chef de cette petite bande montre la montagne du collège, et le chef est compris.Aussitôt les sauvages, ramussant armes et bagages, se dirigent vers l'endroit indiqué.Mais en arrivant, nouveaux embarras et nouvelles crainte: les fuyards fouillent toutes les fissures, toutes les crevasses et tous les antres de cette chaine de rochers escarpés et ne trouvent aucune caverne qui puisse les soustraire aux recherches de l'ennemi: il sont découragés.Les fouilles se continuent néanmoins avec plus d'ardeur que jamais; ces infortunés veulent à tout prix conserver leur vie pour porter secours plus tard à leurs familles, qui résident de l'autre côté de de la Grande Rivière.Tout à coup Donatagué - c'était le nom du plus jeune - appelle ses frères et ses amis en leur criant comme Archimède: \u201cJe l'ai trouvé! je l'ai trouvé! \u201cOn s'empresse d'accourir à son appel, et leurs regards tombent sur une vaste grotte pratiquée dans le flanc de la montagne.L'entrée en est très étroite et basse; mais l'intérieur est d'une très grande dimension.Cetle grotte se compose de plusieurs compartiments; on ne peut pénétrer dans quelques unes de ces chambres qu\u2019en rampant sur les mains et les pieds et quelquefois même en se couchant à plat ventre.Nos sauvages s'installent donc dans cet antre, éclairé seulement À la partie supérieure par les rayons du scleil brillant à travers les rages fissures du rocher.Une pierre, adroitement placée à l'unique issue de la caverne, dérobe les Micmacs aux regards du reste des mortels.Il n'y a plus rien À craindre; personne ne peut découvrir l'existence d'une prison aussi sombre.La première journée s'écoule sans qu'aucun homme de la troupe nose sortir de la grotte.L'ennemi est trop proche; les coups de fusils se succèdent avec une rapidité étonnante, et l'incendie continue toujours ses ravages dans la forêt.Le deuxième jour n\u2019apporte aucun changement à la situation, Sur le déclin de la troisième journée, la faim se fait sentir d'une manière \u201cpouvantable; ces bons sauvages n'ont rien mangé depuis leur emprisonnement volontaire, et il leur est encore impossible d'aller chercher des provisions au dehors; car l'armée anglaise est bivouaquée au pied même de la montagne.Ils endurent des souffrances atroces et presque insurporta- bles.Ts gémissent, ils pleurent, ils crient, ils se roulent par terre dans des moments de fureur, ils prient, ils invoquent le Grand Manitou, le Petit Manitou et.enfin tous les Manitous de l'univers.Et ces dieux restent sourds A leurs supplications, Les Micmacs délibèrent un instant sur le parti qu'ils doivent prendre dans un danger aussi imminent, et le conseil des sachemas décide qyue tous se livreront sur-le-champ à l'Anglais plutôt que de mourir de faim ot de soif.Le plus fort d'entre eux s'approche de l'entrée de la grotte et se met en frais d'enlever la pierre qui sert de porte; mais aussitôt un bruit épouvantable ne: fait entendre; un grand vent ébranie la caverne jusque dans ses fondements; les arbres sont- déracinés et ren- ver»is par terre; d'énormes blocs de rochers se détachent du sommet de la montagne et roulent dans la vallée en faisant un vacarme infernal.Impossible de décrire la terreur de ces pauvres sauvages.Leur effroi augmente encore en voyant apparaître au milieu d'eux une (auite à le page 5) .Chronique.(suite de la page 3) pérature et aussi le mauvais état des routes y étaient pour beaucoup.Bravo! René Couture, tu nous es revenu plus frais et dispos que jamais, et celà grâce aux cours nécessaires à ta spécialité suivis à Québec.Nos camarades de Pêcheries travaillent dans le \u201cfilet de morue\u201d.Attention! il va être dangereux ce \u201cfi- Jet\u201d, mesdemoiselles.Pourquoi Jean porte-t-il un si magnifique tablier.I! faudrait penser que les vacances forcées de Pâques l'auraient entraîné vers un salon de couture.hum!!! Jeudi 29 mars: Chez les deux premières années agronomiques et pêcheries la \u201cfrog\u201d ou plutôt scientifiquement parlant \u201cRana pipiens\u201d, après avoir dévoilé tous ses secrets anatomiques, se voit froidement jetée et consumée par le feu.Comment croire à la reconnaissance.?Nos spécialites en zootechnie sont allés à St- Roch-des-Aulnaies, voir des.pores, Vendredi 30 mars: Journée décisive pour la deuxiéme agronomique et pécheries.En effet, c'est une composition de chimie phy- sigue qui replace si bien notre érudition dans une atmosphére vraiment scientifique et pas des plus faciles; nous en savons quelque chose maintenant et avec raison.A 4hrs, le Comité des Recherches se réunit; sans doute relativement aux résultats et à la poursuite des expériences.Ces importantes délibérations sont au- jourd'hui plus que nécessaires si nous voulons survivre et encore plus devancer les progrès toujours croissants de notre agriculture moderne.Samedi 31 mars: C'est aujour- d'hui la \u201cPasse d'armes géologiques\u2019.Aussi voit-on la continuation des défilés de monographies.Votre humble serviteur a eu l'honneur de faire la présentation du conférencier, M.Laval Lord, qui par son magistral exposé a su nous faire revivre toutes Jes péripéties d'un voyage dans le comté de l'Islet.Qu'il me soit permis d'ajouter que le solide travail qu'a exécuté M.Lord nous a révélé bien des horizons lumineux sur ce comté où l'agriculture revêt un caractère primordial.Comme toujours il y a eu discussion.Sur ce, notre professeur, M.Mailloux, toujours soucieux de notre progrés, nous laisse toute l'initiative possible.La critique de ce travail scientifique fut faite par notre excellent orateur, M.Victorin Lavoie, qui dans un bref exposé a su faire ressortir qualités et défauts, et avec l'ingéniosité qu'on lui connaît, il fit quelques mises au point faisant partie du caractère ethnique de ces réunions.Merci à ces deux valeureux.9hres, la cloche sonne, Je re- Farde partout, aucun bruit; 10 hres, non plus; 11 hres, moins que jamais, Fatigué de cette tran- quilité relative et non coutumière, je risque une petite enquête.Elle me conduit facilement à nos benjamins en composition de chimie.Ce n'est que vers 12hres que les plus sages tirèrent & \u201cPile ou face\u201d les problèmes et remirent le tout au professeur de Chimie.Que voulez-vous, les réactions ne sont jamais les mêmes.II semble que les sucres approchent si l'on juge les \u201capproches\u201d de plusieurs.Comme toujours ce qui commence bien finit bien; et Fon peut en dire autant de 1a semaine qui vient de s'dcouler.Paul-A.Dufour, lle Agr.Sur les routes de I\u2019Europe.(suite de la page 3) le crucifix original se trouve à l'église de Sainte Claire, au centre de la viile d'Assise.Les Clarisses ne sont plus A San Damiano: ce sont des Franciscains qui occupent aujourd\u2019hui le monastère et qui nous font voir tous ces touchants souvenirs.Autres souvenirs francis£ains dans Assise.San Damiano est situé un peu en dehors de la ville d'Assise.Pour revenir en ville il nous faut prendre une montée très raide qui sert souvent de rude épreuve pour les automobilistes.Nous visitons en ville quelques églises auxquelles sont attachés des souvenirs et des noms franciscains: À la \u201cChiesa nuova\u201d, l'église neuve, construite à l\u2019endroit de la maison natale de saint François on nous montre le cachot où le saint fut enfermé par son père, riche marchand de drap de la ville qui avait honte de voir mendier son fils et qui avait juré de lui faire abandonner sa folle.Heureusement que la mère était là pour secourir son fils et le délivrer pendant que le père était parti en voyage.Cette pauvre mère, elle souffrait beaucoup elle aussi de voir son fils se livrer à de tels excès, de le voir persécuté ainsi, mais elle comprenait qu'il répondait à un appel divin et dans le fond de son coeur elle l'approuvait et 'admirait.\u2018 L'église de Sainte Claire, Santa Chiara, est une des plus remarquables de la ville, elle est près de la place publique, et c'est une construction imposante qu'appuient des contreforts colossaux.n y vénère le tombeau de la sainte et le crucifix miraculeux qui parila à saint François.L'église de Saint François, San Francesco, qui abrite le tombeau du poverello dans une magnifique crypte, eat remarquable, elle aussi: il y & deux là deux églises superposées, très belles toutes deux, et l'extérieur est orné d'un magnifique portique.Dans la cathédrale, qui a nom St-Rufin, on voit une remarquable statue de saint François et des peintures rappelant des épisodes ve sa vie.! Reliques profanes.Une vieille construction médiévale domine toute la ville d'Assise: c'est le chateau de Frédéric Barberousse, ruine historique que nous allons visiter en y montant par une route rocailleuse et tortueuse.La construction est en ruines, mais cependant elle ne manque pas de nous impressionner par ses proportions formidables, ses tours, sss remparts sur lesquels nous montons pour jouir là aussi d'un panorama magnifique.Dans la ville d'Assise, on a aussi retrouvé quelques souvenirs romains: des fouilles au centre même de Ja ville ont découvert un forum avec des statues, des portiques, des autels paiens, etc.Ces ruines n'ont pas l'intérêt des ruines de Rome ou de Pompéi.mais cependant elles nous révèlent l'antiquité de cette petite ville typique dont nous gardons un souvenir ai précieux.L'église patriarchaie Notre-Dame des Anges, dite de la Portioncule.A une faible distance d'Assise se trouve le souvenir franciseain peut-être la plus important: l'église de la Portioncule.Cetté 6 fut le noyau de la communauté naissante de ssint François.C\u2019est dans les bosquets entourant cette petite chapelle de Notre-Dame des Anges qu'il avait restaurée que le séraphique père restait avec ses premiers Frères dans des cabanes de terre à toit de chaume, et c\u2019est là que se tinrent du vivant de Saint François les grands chapitres de l'ordre.C\u2019est là aussi que le saint reçut la visite de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge qui lui révélèrent qu'il devait aller demander au pape d'accorder une indulgence plénière À tous ceux qui visiteraient cette {glise érigée en l'honneur de la Vierge, Cette ind gen- ce n'existait à cette époque que pour ceux qui visitaient la \u201cetre Sainte.Aussi ce ne fut pas sans étonnement qu'une telle demande fut accueillie et que le pape l'exauça presque contre le gré des cardinaux et non sans une inspiration surnaturelle.Dès lors.cette indulgence extraordinaire qui ne pouvait être gagnée au début qu'un jour par année, amena les foules à la Portioncule.Au XVIe siècle, la petite chapelle primitive étant beaucoup trop petite, on commença la construction de la cathédrale actuelle qui renferme en son centre cette petite chapelle: on y voit donc une petite église dans la grande; et c'est en visitant cette petite chapelle que nous pouvons gagner l'indulgence plénière de Ja Portioncule, indulgence qui est aujourd'hui étendue au monde entler le 2 novembre.\u2018 Attenant à l'5glise, 11 y à UN monastère de Franciscains; \u2018et ps ce monastère on a encore un très grand nombre de souvenirs de 8.François.On voit entr\u2019autres choses une statue du saint revêtue d'une robe de bure, et dans les mains de saint François il y a un nid de colombes: ces colombes descendent en Ilgne directe de colombes apprivoisées par le saint lui-même, et elles se succèdent sans cesse de génération en génération, il y en à toujours deux.Autre souvenir merveilleux: on voit dans le jardin un rosier sans.Apines.Ce buisson était un buisson de ronces qui se changea en rosier, lorsque saint François, pour combattre une tentation du démone, ge précipita dans les épines.On nous dit que si nous voulons; apporter avec nous une bouture de Ce rosier et essayer de lui; faire- produire un rosier sans épines, la bouture donnera non pas des.roses, mais des épines: le rosier revient à son état primitif de ronce.On.xpit encore une statue de saint François et la petite brebis, la \u201cpecorg}- la\u201d, une pauvre petite bête que le saint avait un jour sauvé de la mort et qui par reconnaissance le suivait partout.KD Il y a encore une foule d'autres souvenirs de saint Frungdit Shits le monastère et dans l'église: la grotte où Il prisit, In \u2018celiil¢ oth est mort, etc.Nous en faisons le tour rapidement sbts 1e! Wet h d'un bon Frère qui nous explique toutes ces choses ved\u2019 BEWUKOGP d'émotion et une affection marquée pour le Blenheurdux Paré.\u2018Nôlts apportons nous aussi de tous ces souvenirs une affection Hutdtiée pour le Blenheureux Père.Nous apportone nous aussi de\u2019 télé én souvenirs une affection plus grande pour ce saint merveilleux qui nous conduit à Dieu avec tant de simplicité et d'amour.It pour compléter ce pélerinage franciscain, nous prenons en quittant ce sanctuaire, la route de I'Alverne.\u2018 Mosnire Bélanger: give.re art \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tobe ay Jeudi, 5 avril 1951 (Kamouraeka).Quand on s\u2019en fiche.On sait quelles jolies révélations les articles de Pacifique Plante parus dans \u2018le Devoir\u201d et publiés ensuite sous le titre: \u201cMontréal! sous le règne de la Pêgre\u201d ont apportées sur le vice, dans la métropole.A force de démarches, un groupe de citoyens a obtenu une enquête qui se poursuit déjà depuis une centaine de séances.Pour ce faire, un grand appareil judiciaire est en fonctions et nécessite des frais considérables.\\ Or, les journaux nous apprennent que les sténographes officiels menacent de quitter leur travail si on ne leur verse pas $1,400 d'arrérages qui leur sont dls.par les réquérants, soit les citoyens qui ont demandé l'enquête.Ce qu\u2019il y a d'étonnant ici est bien que sténographes indispensables à un procès ne soient pas payés par les pouvoirs publics.Une autre chose étonne.et c'est que dans une ville de plus d'un million d'habitants où l\u2019on voit la canaille s'enrichir à millions en tirant leur argent du pari.de la prostitution, - et en général, des classes moyennes et pauvres.-on ne trouve pas suffisamment de bailleurs de fonds, parmi les honnêtes gens, pour pouvoir payer des aténographes et continuer une telle enquête.A une dernière séance, ce sont les avocats de la poursuite qui ont garanti, personnellement, le salaire des scribes officiels.Rien que ce détail est une deuxième enquête, mais celle-ci, sur les.bonnes gens, hélas! L.G.F.Morts français, croix anglaises.Ceux qui sont allés mourir, en France, pour sauver le Canada de Guillaume II, en 1914-18, et de Hitler, en 1939-45, reposent en terre française, mais sous des croix portant des inscriptions exclusivement en anglais.Il aurait été chic, il semble, qu'un gouvernement bilingue, comme le gouvernement canadien, aurait pu montrer un peu de chic, et inscrire en français - même après coup une fois la bataille terminée - les noms, etc, des soldats de langue française morts en terre française.\u2026 ceux-là au moins.Mais le gouvernement du Canada n\u2019est jamais chic lorsqu'il s'agit de la langue francaise.En ce cas-ci, on se demande même si te n'est pas tout simplement injuste, inhumain.Bien des soldats qui reposent sous ces Croix pe seraiont peut-être pas capables de déchiffrer autre chose que leur numéro matricule et leur nom, s'ils revenaient, tant ils ignoraient la langue anglaise.Il est vrai que ceux qui ont sacrifié leur vie pour défendre - on dit que c'est le Canada - contre Guillaume et Hitler, n'ont jamais posé de conditions.Et le Canada non plus.Et ceux qui ont troqué le fusil des champs de bataille européens contre la charrue des champs de blé de l'Ouest canadien sont très au courant du genre de reconnaissance que les participations \u2018canadiennes aux guerres de l'Empire ont rapporté.Il est peut-être plus simple de se dire que c\u2019est perdre son temps que demander à des gouvernants et à des peuples plus qu\u2019ils ne peuvent comprendre.Mails tout cela, ce n'est guère joli! L.GF.Bilinguisme théorique et pratique.Heureusement, les jours se suivent.Aujourd'hui même, M.Vincent Auriol, président de la France, était reçu au Parlement Canadien, et il était plutôt réjouissant d'entendre M.Louis St-Laurent, premier ministre du Canada, lui souhaiter la bienvenue, en anglais et en français, avec la même aisance.On a pu noter avec plaisir l\u2019accueil enthousiaste fait par toute la députation au président de la France, à Mme Auriol, et à M.Robert Shuman.Même, a-t-on rapporté à la radio, un journal extrêmement \u201cbritish\u201d, d'Ottawa, aurait publié ce matin un article en francais.pour la premiére fois de son existence.Il faudrait donc croire que quelque chose de nouveau est en train de se passer dans le monde.\u201cQue nous parlions anglais ou francais, a dit M.Ross Mac Donald, président de la Chambre, nous exprimons l'idéal canadien\u201d.\u201cVive 1a France! Vive le Canada! Vive le Roi! et Vive le Président!\u201d conclut en francais, M.Mac Donald qui venait de tracer une petite fresque très inspirée de toute notre histoire depuis Jacques Cartier.Après la visite du Roi et de la Reine, nous avons mieux compris l'Angleterre, scs institutions et ses traditions, Aprés la visite du président et de Mme Auriol, de M.Robert Shuman, espérons que la France, sa civilisation et nos traditions seront mieux comprises.\u201cRéception très émouvante\u201d a conclu le speaker français de la Radiodiffusion Française.Il nous à semblé qu\u2019il en était ainsi, et nous nous en sommes profondément réjouls.L.G.F.M.Vincent Auriol et la Capricieuse La France nous visite avec éclat et c'est avec majesté qu'elle nous arrive dans les personnes honorables et honorées du premier Citoyen de la République et de la première Dame de France.Monsieur et Madame Vincent Auriol.C'est un évènement qui ne se répète pas tous les jours, que celui de la venue du président de la République Française, Certes, c'est la première fois que la mè- re-patrie d'avant la conquête dai- Bne venir nous visiter sous l\u2019impressionnante figure de Monsieur Vincent Auriol.C'est une marque d'honneur et de fraternité que la délicatesse française nous prodigue aujour- d'hui et c'est avec toute la courtoisie dont elle est capable qu\u2019elle prend encore contact avec nous au coeur du vieux Québec, dans la cité de Champlain, Tout comme il y a près de cent ans, en 1855, la Frégate française, la Capricieuse, mouillait dans les eaux canadiennes, à l'endroit même d'où partit le vaisseau qui ramenait en France les chefs de la colonie, un siècle auparavant, le train amenant Monsieur Aurio] roule aujourd'hui sur le sol québecois sous les feux d'une réception digne d'un premier citoyen de France.Et c'est en ces jours de contact et de liaison, et aussi de réjouissance qu'inaugurait le passage de la Capricieuse à Québec que nos Lettres canadiennes connurent Je poème aux accents de Eloire et d\u2019amour que traça Ia plume de Crémazie: \u201cLe chant du vieux soldat canadien.\u201d \u201cIls reviendront! et je n'y serai pas\u201d avait dit le vieux soldat, Oui ils sont revenus, ils sont revenus, non sous l'habit aux senteurs de poudre, mais sous des dehors fraternels et amicaux, Et depuis ce temps, la France et le Canada n'ont cessé de se donner au-dessus de l'Atlantique une franche poignée de main.La visite du Président de la République francaise est un événement qui aura un cadre historique beaucoup plus large que celui de la venue de la Capricleuse.Et ce sera avec flerté que les Canadiens de demain applaudiront cette délicatesse maternelle de la France.Nous ne pouvons mieux souhaiter que ce contact de haute importance marque l'âme canadienne d\u2019un autre sceau de fraternité et que l\u2019effet salutaire d'une si distinguée présence se traduise en des échos qui mettront en vedette le talent de nos écrivains, la compétence de nos personnalités.Aujourd'hui \u201cles vieux Canadiens moissonnés par la guerre\u201d abandonneront encore leur couche funéraire pour venir saluer avec nous le premier citoyen de la France; et ce soir nous entendrons sur chaque rive, \u2018Se mêler au doux bruit de l'onde fugitive \u201cUn long chant de bonheur qui sort de leurs tombeaux.\u201d (Crémasie) René Raymond, Philo II.La Cabane.(suite de la page 4) vieille femme, toute rabougrie, laide et difforme, mais portant une robe et une couronne étincellante d'or et de pierres précieuses, À l'exemple des reines; elle tint à la main droite une baguette d'osier.A sun apparition, la tempête s'est apaisée et le silence le pius profond règne dans cette demeure souterraine.La vieille adresse la parole aux Micmacs en ces termes: \u201cSachez, à intrépides coureurs des bois, que je suis la maltresse de ves lieux, et que la grotte que vous habitez aujourd'hui est mon palais.J'ai entendu vos cris déchirants à cent mille lieues d'ici, et je suis accourue pour vous secourir.Prenez cette baguette de fée - car je sus la fée protectrice de toute Ja rive sud de votre Grande Rivière - el toutes les fois que vous (rappercz le rocher a- vee cette baguette vous obtiendrez tout ve que vous désireret\u201d.~ Elle dit et disparut en forme de globe de feu, qui illumina la grotte dans les réduits les plus ténébreux, Les Micmacs étaient sauvés.Deux jours après, l'armée anglaise partait et se dirigeait sur St-Jean Port-Joit Les prisonniers sortirent de Jeur retraite et allèrent rejoindre leurs femmes et leurs enfants.C'est depuis cette époque que la grotte dant nous venons de parler, porte le nom de Cubane des fées.Cette Histoire nous à été racontée par un bon vieux du temps passé, mais nous n\u2019en garantissons pas l\u2019authenticité: car plusieurs personnes, dignes de foi, nous ont affirmé que cette grotte avait Sté alnsi baptisée par des élèves ou des professeurs du Collège de Sainte-Anne.DONS A LA SOCIETE HISTORIQUE 11 Photo du personnel du Coilége de Ste-Anne en 1NMS7-kKR.de M.Paul Theberge, 2) Liste des Actionnaires de l'Association de colonisation des comtés de l'Islet et Kamouraskapar M.le Chanoine Victor Tremblay.3) Un harpon à marsouin.de M.Arthur Aubut, 4) Numéro de mars de la revue \u201cL'Eclair\u201d A votre santé JEAN LAJEUNE Une deuxième série d'émissions sous le titre \"A VOTRE SANTE\".Ces dramatisations radiophoniques sont présentées par le Ministère de la Santé et du Bien-Etre social avec la Collaboration des postes privés.L'émission, diffusée par près de 25 postes de langue francal- se, passe tous les Jeudis, à 7.15 au poste C.H.G.BE - qui anterprets le vole du Dr Trudeau dans SUPPORTS SPENCER © Pour tous vns problèmes de © taille \u2014 consultez Ordonnances Corsets Mme Ls-de-G.FORTIN exécutées Spécialiste on corsetterie avec médicale médicales maternité.supports orthopédiques, attention brassières, Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Tél: 60.0 - 3 ° SPECIALITE ® Ceintures chirurgicales, bernidr Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, 2 (Kamouraska).Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d\u2019 Nazareth, le 16 mars 1951 Mes chers parents, Nous avons fait une vraie grosse journée, aujourd'hui.La température fut trés chaude.C'est le soleil surtout qui nous a incommodés.Pour ma part, j'en ai tout le visage brûlé.Nous sommes installés à l'Hôtel Galilée, un hôtel tenu par les Juifs.II est moderne et nous sommes très bien.Ce matin, à neuf heures, nous avons terminé notre visite de la ville.Premier arrêt à une fontaine que l'on nous présente comme la Fontaine de la Vierge.Puis, nous montons la fainise en passant par un Collège des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui nous font un accuel) vraiment chaleureux.Tous parlent français.Avec eux, nous gagnons le sommet de la falaise.Ils nous expliquent la géographie du lieu et nous font admirer le beau panorama.Finalement, nous arrivons à une maison de Pères Salésiens (S.Jean Bosco).Rattachée à cet orphelinat, s'élève une magnifique église, don d'un général français (Foach) mort en 1890 et de mon épouse, morte en 1926.Les deux y sont d'aflleurs inhumés.Actuellement, les Pères ont transformé leur école en local de distribution de vivres et de vêtements pour les Arabes.Un frère des Ecoles Chrétiennes me disait qu\u2019il n'avait pas mangé de viande depuis trois mois.Imaginez maintenant ce que le peuple peut attraper.Sur le haut nous apercevons le Mont Thabor; il m'apparut à peu près de la hauteur du Mont Thiboutot.Mais il faut faire abstraction des arbres, car il y en à très peu.Nous dominons la ville, pouvons localiser Naïm, Cana et l'endroit où les Juifs essayèrent de précipiter N.Seigneur, après qu'il leur eut parlé dans la synagogue; cette synagogue n'existe plus, sinon le pavé autour duquel s'élève une vieille église grecque catholique.La tradition rapporte que lorsque les Juifs voulurent faire mourir Notre-Seigneur, la sainte Vierge vit la scène d'un endroit un peu plus bas.Sur cette place, est construite une église dédiée à Notre-Dame de la \u2018\u2019Tremore\u201d {de la peur).Nous y sommes passés.En revenant à l'hôtel, j'ai parlé avec trois jeunes étudiants arabes de treize ans environ.Ils m'ont plu beaucoup.Ces enfants parlent bien le français; ils apprennent l'anglais, l'hébreu et évidemment l'arabe.Ils sont catholiques.J'ai eu l'impression qu\u2019ils feraient bonne figure dans nos collèges.Après diner, départ en automobile pour un voyage au Lac de Tibériade.C'est l'excursion la plus intéressante que l'on puisse entreprendre, puisque la plus grande partie des miracles et des prédications de Notre-Seigneur s\u2019est faite dans ces régions.C'est un lac qui peut avoir une quinzaine de milles de longueur et de largeur, borné au sud-est par les montagnes de la Syrie.Il est à 600 pieds au-dessous du niveau de la mer.La ville de Tibériade est aujour- d'hui en pleine évolution.Au nord, au fond du Lac, Be situe la vieille ville de Capharnaum, très prospère au temps de N.Seigneur, puisqu'elle comptait plus de 25,000 habitants.Il n\u2019en reste rien du tout.On a retrouvé les vestiges d'une synagogue.On doit même faire une mille à pied pour l\u2019atteindre.Saint Pierre venait de là.Beaucoup de miracles sont attribués par les évangélistes à cette ville qui par la suite encourut la malédiction du Maître.1l y aurait là des fouilles intéressantes à poursuivre: mais il faudrait des millions et les Franciscains ne peuvent les entreprendre seuls.Au retour nous arrêtons au Mont-des-Béatitudes, à l'endroit de la Multiplication des Pains, de l'affirmation de la primauté de Pierre, de la Pêche miraculeuse.Aujourd'hui encore, ce lac est reconnu commie un des plus poissonneux du monde.Je m'en suis approché: du bord du rivage, on pouvait voir circuler le poisson à profusion.C\u2019est un phénomène que j'observais pour la première fois.En plus d'être en nombre, il est très bon, Nous en avons mangé, ce soir au souper.L'excursion se termine par une visite à Cana.A toutes ces places s'élève une Eglise desservie par les Franciscains.Même si on peut rester sceptique sur les endroits précis et les pierres que l'on nous montre, on demeure quahd même saisi à la pensée du premier miracle de Notre-Selgneur.Nous revenons fatigués, mais heureux de pouvoir comprendre un peu mieux la vie terrestre du Maître.Samedi, le 17 mars, \u2014 à Jérusalem Encore une splendide journée qui se termine.Ce matin, j'ai célébré une deuxième fois à la Grotte de l'Annonciation, à 5h.30.La messe fut à mes intentions particulières et à toutes les vôtres.A 7h.30, nous disons adieu à Nazareth; nous sommes une automobile de Français et une autre d'Italiens, douze en tout.Nos deux voitures se mettent donc en route pour le Mont Thabor.Pour ln deuxième fois, nous contournens ia montagne de Nazareth, en traversant la plaine d'Israë, ou d'Esédron, comme elle fut appelée plus tard.C'est l'été: un beau solell et une petite brise fraîche.Arrivés au pied du Mont, nous quittons nos DeSoto américaines, 7 places, pour faire l'ascension du mont, à bord d'une espèce de Jeep.La route est longue, torturée et dangereuse.Mais quel panorama! A 9h.30, nous sommes à la Basilique de la Transfiquration, Une nouvelle église datant de 1924, la plus belle que j'aie encore vue en Terre Sainte, car, je ne puis m'empêcher de le dire, les églises des Franciscains ont le don de me tomber sur les nerfs.Nous assistons à la messe dite par un pèlerin; un Père espagnol nous donne les explications en français.A contempier le paysage que l\u2019on domine, le Lac de Tibériade, les montagnes de Syrie, le Grand et le petit Hermon, les montagnes de la Samarie, on se rend compte que ce n'est pas par pur hasard que Notre Seigneur a cholai le lieu de sa Transfiguration.Le \u201cfatigatus ex itinere\u201d (fatigué de son voyage) prend un sens à la vue des distances que le Maltre devait faire À pied.Nous sommes toujours dans la partie juive, en général, très modernisée, Il y a certains endroits, cependant, où les Arabes continuent encore à travailler.On y voit trottiner de petits ânes, très élégamment et beaucoup plus vaillamment que la tradition populaire ne le laisse entendre.Parfois, c'est un chameau qui passe, avec son grand pas lent, ses sabots lourds \u201cpalottes\u201d et ses barbiches qu\u2019il remue sans cesse.J'y ai vue aussi des tortues, des cigognes et bien des arbres que je ne connaissais pas.Un naturaliste y trouverait son compte.J'ai observé, pendant quelques temps, un Arabe en train de labourer: il faut reculer 2000 ans! Je suis bien sympathique aux Arabes, mais rien n'empêche que s'ils avaient été moins rébarbatifs au progrès et au travail, ils seraient moins coupables de ce qui leur est arrivé.Par leur paresse, ils étaient en train de faire de Ja Palestine un désert.Il est un fait indéniable, c'est que les Juifs ont, par des Ecoles d'Agriculture, par des moyens modernes, rendu très fertiles des régions qui n'étaient que du sable mouvant, comme nous en avons encore vues, cet après-midi.Nous dinons au Mont Thabor, puis nous quittons un peu à contrecoeur cet endroit merveilleux où l'on a envie de faire comme saint Pierre le disait: bâtir trois tentes! En route pour Jérusalem, trois heures d'automobile.Comme nous devons rester en territoire juif, il nous faut contourner la Samarie, faire un grand détour par Lyda, aéroport des Juifs.Notre Seigneur, s'y rendait plus directement en suivant le-Jourdain; mais il devait tout de même faire une centaine de milles.Cette partie est intéressante au point de vue agricole, Les Juifs, À court de ravitaillement, la cultivent à fonds.Partout on trouve des arrosages artificiels, des tracteurs, etc.On travaille aussi au problème du reboisement.J'ai l'impression que l'Etat d'Israël, avec l'argent qui lui parvient du monde entier, sera une puissance dans peu d'années.Il faut voir aussi l\u2019ardeur et la fierté des jeunes qui mettent tout leur espoir en la nouvelle nation.Notre taxi, un juif marié à une fran- caise, causait beaucoup, cet après-midi, et il nous disait méme qu'à son avis, la victoire d'Israël était miraculeuse, car ils n\u2019étaient qu'un million contre, peut-être, vingt millions.En tous cas, s'il faut que ç'a reprenne, ça ne sera pas drôle.A mesure que nous approchons de Jérusalem, nous trouvons des débris d'automobiles et de camions sur le bord du chemin, vestiges de la guerre locale.Mais comme nous montons et que Jérusalem est située sur les montagnes.ça devient plus aride et plus stérile.Nous apercevons d'abord une série d\u2019édifices neufs juifs; nous ne voyons rien de la vieille Jérusalem sur l'autre versant de la colline, donc du côté arabe.Nous ne passerons la frontière que demain matin.Avant d'entrer en ville, nous descendons au petit village d\u2019Ein- Karim, la patrie de S.-Jean-Baptiste.Les Francisçains y ont un sanctuaire où ils montrent une grotte \u201cde la maison de Zacharie\u201d, selon la tradition.Cette tradition dont on parle toujours a comme fondement le fait que, à tous ces endroits, il existait des églises byzantines, au quatrième siècle.Cette paroisse, jadis florissante, ne compte plus maintenant que 7 catholiques depuis l\u2019arrivée des Juifs.En face, nous visitons I'Eglise de la Visitation, là où la Ste-Vierge aurait rencontré 8.Elisabeth.Ca fait mal au coeur de voir ces saints lieux perdus, et ignorés par les Juifs qui les entourent.Enfin, nous entrons à Jérusalem.C'est le sabbat, Aucune automobile; aucun autobus ne circule: on ne travaille pas.L'Etat impose le respect du Sabbat.Tout le monde est sur la rue.Après le coucher du soleil, la vie reprend.A Jérusalem, beaucoup de gens dans les rues à faire la promenade.On sent que les Juifs sont apparemment heureux d'être chez eux.Mais ils ne sont pas sympathiques du tout à l'étranger.Est-ce une affaire de préjugé, chez-nous?Je n'en sais rien.Nous sommes heureux de commencer sur place la Grande Semaine.Fasse le ciel que nous en profitions pleinement.Bien vôtre en N.8.et en sa Ste Mère, Alphonse (Fortin), ptre.Sirois, Caron, Renaud, Coriveau & Cie.Comptables Agréés JONQUIÈRE, P.Q.RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.QUEBEC.PQ.- MONTMAGNY, P.Q.- 76, Rue St-Pierre, Québec.Tél.: 58-7104 Jeudi, 5 avril 1951 Haibanee Le 2 avril, Marie-Hélène, enfant de Amédée Cayer, horticulteur, et Simone Dionne.Parrain et marraine: Gérard Cayer et Huguette Cayer, frère et soeur de l'enfant.Le 2 avril, Joseph-François-A- dolphe-Laurent, enfant de Auguste Mailloux, agronome el Aurella Baril.Parrain et marraine: Adol- \u201c phe Brassard, écrivain de Dauville et Annette Chagnon, son épouse, cousin et cousine de l\u2018enfant.Le 2 avril, Marle, enfant de Gérard Thiboutot, cultivateur et de Marie-Anna Lemieux.Parrain et marraine: Henri Jeffrey et Rolande Lemieux, son épouse, oncle et tante de l'enfant.Réunion.(suite de 1a page 1) Morale: placez deux dollars de capital à la Société Historique; ça vous en vaudra $20,00 chaque année en contacts, en conversations et en travail intéressants: et quelles seraient les séances de la société, si au lieu de 10 assistants, il y en avait 100 apportant chacun le trésor de sa mémoire, de ce qu\u2019il sait, et de ce qu'il n\u2019a qu'à dire\u2026 pour que ce ne soit jamais perdu! Le secrétaire, M.l'abbé Léon Bélanger, du Collège de Ste-Anne, recevra toute demande d'information avec grand plaisir, et vous assure d'une réponse prompte\u2026 et intéressée, LG.F.Mesdames! Votre manteau de fourrure demande-t-il des réparations?Ou encore, voulez-vous en renouveler la mode?Alors, pourquoi ne pas profiter du passage à Ste-Anne d'une experte en ce genre de travail?Pour tout renseignement: Mlle MARIE BELZILE, chez M, L.-de-G.Fortin, Ste-Anne-de-laPocatière.Tél: 60-8 -3 \u2014 J Avis d\u2019emprunt La Municipalité Scolaire no 2, de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re, donne avis qu\u2019elle empruntera sur billet, à 3 et demi pour cent, afin de pourvoir aux besoins de la construction d'une nouvelle école des gars dans les limites du vil- age.Dans le cours de l'automne, ces billets seront échangés pour des obligations.Pour tout renseignement: Adressez-vous à Municipalité Scolaire no 2, a/s Ludger Raymond, sec.Ste-Anne-de-la-Pocatière."]
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