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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 26 avril 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1951-04-26, Collections de BAnQ.

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[" ACHIVES we 2.LG VISUB M.onbo lane Roy ale tes du Parlerens QUESEC B92.111 PENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - PATRIE - \u2014 \u2014 BECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE GALETTE = GANPAGNES Directeur: L.-de-G.FORTIN \u201cAutorisée comme savel postal do la seconde classe\u201d \u201cMinistire des Postes, Ottawa\u201d Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS EE ptt \u2014 0 Série I.Vol 10 \u2014 No 25 Le Dr Robert Garry a la Société d\u2019Histoire Naturelle \u2014 Le 13 avril \u2014 En l'absence de M.Yves Jean, président, M.Albert Alarie, Ph.Dvice-président de la Société d'Histoire Naturelle de la Pocatière, fait un bref résumé des travaux de la Société pendant l'année.En effet, cette réunion, la dernière de la saison, met un terme aux travaux poursuivis activement depuis le mois d'octobre.M.Auguste Mailloux présente le conférencier d'honneur: M, Robert Garry, professeur à l'Université de Montréal.M.Garry (Ro- bert-François-Joseph), est né le 23 avril 1906 à St-Barthélémy d'Agenais, Lot-et-Garonne, France.Il est de nationalité française, est marié et a un enfant.- Il à fait ses études secondaires au Collège Notre-Dame et au Lycée d\u2019Agen (Lot-et-Garonne), ses études supérieures aux Universités de Bordeaux et de Paris.Il est docteur en droit; diplômé de l'Ecole d'Administration de la France d'Outremer; diplômé de l\u2019École Nationale des Langues Orientales vivantes.ancien élève de l'Institut de Géographie de Paris.Il fut administateur des Services Civils de l'Indochine pendant 17 ans, chargé de Mission par le Gouvernement Général de l\u2019Indochine, ancien Gouverneur chef de district au Cambodge et ancien chef des Services Economiques de ce pays.Puis, avec quelques paroles aimables, il prie M.Garry de nous parler des grandes cultures tropicales du sud-est de l\u2019Asie.\u201cLes Grandes cultures tropiCaies du Sud-Est de l'Asie.\u201d \u201cL\u2019agronome est un homme qui fait de la géographie sans le savoir\u201d vient-on de dire.\u201cLes géographes, eux, font de l\u2019agronomie sans s\u2019en rendre compte, car rien de ce qui touche la terre ne doit leur rester étranger,\u201d dit M.Garry en commençant.On parle beaucoup, dans les livres, de la forêt tropicale; surtout dans les romans.Mais c'est avec beaucoup d'exagération.La forêt tropicale, plus elle est riche, et moina elle est dense! Il est facile de pénétrer dans la forêt vierge qui porte des grands arbres, mais non en forêt secondaire, cette brousse épaisse qui remplace la forêt primitive.La forêt secondaire, malgré son apparence un peu maigre, est beaucoup plus dense qu'on ne le croit.C'est une asso- ciatilon végétale qui tend toujours à s'équilibrer.Les sols tropicau, sont pauvres, en Asie, en Afrique ou ailleurs.Ils sont acides, car les réactions chimiques sont trop violentes; et les matières organiques disparaissent.Ils sont composés de grès, et manquent en général de calcaire, de bases.Ils sont très friables, fragiles, lorsqu'ils sont riches, par exemple sur le littoral des fleuves.Le soleil et la pluie travaillent de concert, le premier pour dégager la terre de sa couverture, la dernière pour laver les matières friables qui sont À la surface.Enfin ,il y a cette Intérisation des sols qui s'explique sommaitrement ainsi: les matières solubles sont d'abord entraînées par les eaux de pénétration, puis sont ramenées à la surface où, après évaporation de l'eau de capillarité, elles forment une couche imperméable, absolument réfractaire à toute végétation: ces latérites sont moins fertiles que la brique cuite!\u2026 En Espagne, on peut récolter à l'acre 5,000 livres de riz; aux E- tata-Unis, environ 2,500.Or, en Indochine, on ne peut obtenir que six fois moins de rendement qu'en Espagne.Il y a pourtant la chaleur, l\u2019humidité, et une fertilité apportée soit par les alluvions, soit par les soins de l'homme.Pourquoi?Or, ces sols sont peu profonds.Ensuite, lorsque les pluies commencent, elles durent des mois.Il peut en tomber 20 pouces par jour.On à déjà vu, aux Philippines, une pluie qui a apporté 42 pouces en une journée, soit plus que pendant toute une année au Canada.Ces eaux étant chargées d'acide nitrique, elles commencent par prendre la couleur du sol qu'elles frappent dûrement, par larges gouttes; et elles dissolvent À peu près tout ce qu'elles rencontrent.La grande protection du sol, c'est la forêt.Lorsqu'elle disparaît, il faut voir à protéger Ia terre arable.Lorsqu'on fait une trouée, pour y pratiquer des cultures, ii faut intercaler des céréales de couverture, pour protéger le sol.Il y aurait donc quelques sols fertiles, constitués par du llmon déposé par les crues des fleuves, des rivières; mais ces sols sont fragiles, et la moindre pente peut amener des ravinements désastreux! Pour résumer: il pleut pendant environ 4 mois; et l'on a vu 21 jours consécutifs de pluie.Pendant 5 ou 6 mois, c\u2019est le mousson, vent du Nord-Est très violent, qui enlève les éléments les plus fins, les meilleurs.De plus, le défrichement sans précaution ni discernement produit bien quelques récoltes, puis c'est le désert des pentes dénudées.Il ne faut pas oublier non plus les incendies de forêt; et enfin cette latérisation des terres qui les rendent absolument stériles.Lorsque les Européens sont arrivés là, ils ont trouvé une agriculture indigène, pas trés savante, mais fondée tout de même sur des ° observations assez curieuses, à l'orientale.Un exemple: les indigà- nes, lorsqu'ils s'attaquent à la forêt pour en défricher une partie, commencent par observer quelle sorte d'arbres y croit: c'est une indication de la valeur du sol.Puis, à la fin de la saison des pluies, vers décembre, ils abattent les arbres; et vers le mois de mars, {la brûllent l'abatis, et plantent du mais, des tubercules, ou encore du riz.Ils piquent le sol avec un bâton et y enfoncent les graines.Ou bien, ce qui est encore plus perfectionné, ils utilisent un bambou pour percer le sol, et envoient la graine par l'intérieur, sans avoir à se courber\u2026 Une fois la semence germée, il faut la garder dea bêtes sauvages.C'est alors qu'on s'ingénie à fabriquer des épouvantails, plusieurs fort compliqués.Ils consistent en un réseau de cordes garnies de vieilles boîtes de conserve, de bouts de papiers, de chiffons, et qu'on agite lorsqu'on voit un oiseau survoler le champ.Et cela, jour et nuit.Les plus débrouillards ont inventé une sorte de mécanisme hydraulique qui met l'épouvantail ou la série de cordes en branle automatiquement, sans avoir à y toucher.II faut bien en venir là, car les populations sont très denses et les champs petits.n ne faut rien perdre de ce qui pourrait servir de nourriture.L'agriculture primitive a de ces dictons: \u201cOn laboure avec le feu, on séme avec la lance\u201d.Ca signifie à peu près qu'on défriche un morceau de forêt, qu'on le cultive pendant quelques années, et lorsque la matière organique a été épuisée, on l'abandonne pendant une vingtaine d'années, pour qu'il puisse reconstituer le terreau qu'elle à perdu.Ces cultures sur brûlis sont la mort de la forêt en pays tropical.- On vient de dire que la terre est peu abondante.En effet, I! n\u2019est pas rare de voir les populations vivre à 1,500 ou 2,000 habitants au mille carré: dans le Haut Tonkin, on a même vu jusqu'à 4,000 habitants au mille carré.(A remarquer que la moyenne de population de comtés ruraux du Québec est d'environ 25 au mille carré.) L'agriculture devient donc du jardinage.On y cultive les talus des routes, des chemins de fer, et même le dessous des habitations.1æ conférencier a même vu un champ grand comme une table, où il y avait exactement 18 plants de riz! (dix-huit) !.Inutile de dire que l'eau y devient aussi Importante que le sol.C'est pourquoi dans toutes les régions arrosées on pratique des cultures irriguées.La principale est le riz.On sème celui-ci en couches, comme ici les tomates.Pendant qu'il germe, on prépare la rigidre, qui est un véritable bassin couvert d\u2019eau.On y fait le labour avec une charrue de bois tiirée par cet animal assez original, le buffle, très doux pour les enfants, pas commode pour les aduites; à qui il n\u2019obéit pas volontiers.Quant au laboureur, {1 doit travailler l'eau à mi-jambe; les planteurs et planteuses de riz, de même.Car la rizière, nous venons de le voir, c'est une sorte de petit étang entouré de digues, et entouré d'autres étangs, les uns & un niveau plus élevé, les autres à un niveau plus bas, pour l'écoulement de l'eau d'irrigation.Car l'eau n\u2019y doit pas être stagnante.Bien plus, à côté de la récolte de riz, on peut y faire une récolte de poisson.Dans tout champ, Il y & des endroits un peu plus bes; or, en ces endroits croissent, lotus et des nénuphars, sous lesquels le poisson trouve abri.raque la sécheresse arrive, le poisson s'enlise dans la boue et y continue de vivre, probablement une vie au ralenti.En tous cas, lorsque la famille 8 besoin d'une capture, le père va dans le petit carré de lotus, fouille ja vase profonde et en sort des poissons de 15 à 18 pouces de longueur! On ne peut toujours pas prétendre, après cela, que les Orientaux manquent de sens pratique! Vers octobre, plus de pluie, et le riz mûrit.Celui-ci a pu croître sous l\u2019eau, mais à condition que le bout des tiges ait dominé la surface liquide.En octobre donc, lorsque le champ est desséché, on le coupe à la faucille, et on le bat.La récolte exige un travail considérable, et sauf ie buffle qui est un animal semi-aquatique, \u2014il ai me à se vautrer dans la boue où se tenir dans l'eau pour éviter la chaleur et les moustiques \u2014 aucun animal n\u2019y est employé.Tout se fait donc à bras et à dos d'homme.Travail considérable.Jeudi, le 26 avril 1951.On nous écrit C.M.Bukümi, 11 avril 1951 M.La-de-Gonzague Fortin, Ste-Anne, Kam.P.Q.Cher monsieur, Du fond de la brousse, permet- tez-moi de vous féliciter du ma- Enifique travail que vous faites pour les cultivateurs et les campagnes.Je lis régulièrement Ia \u201cGazette des Campagnes\u201d que me fait parvenir un aimable bienfaiteur qui a l'humilité de cacher son nom.Si vous pouviez vous permettre cette petite indiscrétion de me donner son nom, je lui ferais parvenir en retour un grand merci en lui donnant aussi ma nouvelle adresse inscrite ci-dessous.Notre paroisse a 80 milles de long et 60 milles de large; située sur l'équateur, la chaleur n\u2019est pas trop forte à cause de l'élévation des montagnes qui atteignent 5,000 pieds d'altitude.Notre poste est encerclé par des coliines.La motocyclette doit suer parfois pour les monter.La population catholique est de 13,000 avec autant de palens.Mes amitiés A Georges-Noél et 4 toute votre excellente famille.Un Canadien du Bas-de-Québec, Père Hermel Grandmaison, CM.Bukûmi, P.O.Kapiemiro, Uganda, BEA.Il se cuitive encore une sorte de riz; celui-ci croilt dans des champs tellement aubmergés qu'on te récolte en bateau! Il peut atteindre de 20 A 30 pelds de long.C'est le riz flottant.I pousse avec l'inondation, et y survit pourvu que celle-ci ne dépasse pas ine crue de 4 pouces par jour! Il fleurit et mûrit pourvu qu'il ait le tête en dehors de l'eau! Les asiiatiques du Sud cult!- vent bien d'autres plantes arbustives, dont le caoutchouc, la pistache, etc, mais le plus curieuse, la plus compliquée c'est bien le poivre.Nous en reparlerons dans la deuxième partie de ce résumé de la conférence du Dr Garry.LGF.\u2014\u2014\u2014 \u2014 AMAMAMSASSSAAMAAAAAAAAMAAAANSAAAAAAAAAANAMAGEAMMANANASAAMMANMANAAMANAGEL SE, Sous les auspices des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc de Ste-Anne-de-la-Pocatière, aura lieu, mercredi soir, 3 mai «prochain dans la salle des promotions du collège de Ste-Anne, @ Grande soirée mariale à Ste-Anne © une grande soirée marisle pour tous les cercles du district Lévis - Rivière-du-Loup.Mlle Isabelle Naud, présidente du cercle Ste-Jeanne d'Arc de Portneuf, guérie miraculeufe- ment par Notre-Dame du Cap, le 15 août 1948, nous raconters sa guérison et donnera briéve- ment ses impressions de voyage à Rome.Au programme il y aura chant et présentation de tableaux synoptiques sur les apparitions de la Ste-Vierge à N.-Dame de la Salette.Tout le public est admis et l'entrée est libre.- Bienvenue à tous.SOVTTUVVVTUUTTTUUVTUUVUTEPUVOUOUUTTOTUOTUUVT VOVOTETTTIUTOSVTOVYOUUVTUUVHOVOO page 2 La Fédération des Institutrices rurales en congrès à Valleyfield Te] qu'annonoé précédemment, la Fédération Catholique des Institutrices Rurales de la province de Québec tiendra son onzième Congrès provincial à Valleyfield, du 3 au 5 mai prochain, sôus la présidence active de Mlle Laure Gaudreault, de La Maibaie, qui di- Tige les destinées de la Fédération depuis 1937, Outre Leurs Excellences Nos Seigneurs Langlois et Caza, respectivement Evêque et Auxiliaire à Valleyfield, qui ont accordé leur haut patronage, d'éminentes personnalités du monde de l'éducation, dont l'Honorable Omer Côté, Secrétaire de la Province, M.O.-J.Desaulniers, Surintendant de l'Instruction publique, M.P.-D.Cossette, président général de la Fédération des Commissions scolaires du Québec, participeront à ce Congrès.VOICI UN APERCU DU PROGRAMME: Jeudi, 3 mai De 2 A 8 h.p.m.Inscription des délégués au Séminaire, 169 rue Champlain.3h Réunion du Comité Exécutif et du Comité des Résolutions, Séance d'ouverture: Allocution de Bienvenue - Discours de la Présidente générale - Rapport du Bureau Fédéral.8h 30 Vendredi, 4 mai 8h Messe - Communion générale - Sermon par Ml'abbé L.Bélanger, principal de l'Ecole Normale de Valleyfield.10h Solidarité professionnelle: Causerie de Mile Stéphanette Potvin, présidente de l'Association de Port-Alfred - Forum.2h Compétence professionnelle: M.Frédéric Girard, Directeur des Etudes à Valleyfield - Forum.4h Conscience professionnelle: M.I'abbé L.-Emile Hudon, D.Th, L.D.C., L.Ph, professeur à l'université Laval, aumônier \u2018éral de la Fédération.Séance solennelle sous le haut patronage de Leurs Excellences.M.O.-J.Desaulniers, Surintendant de l'instruction publique, donnera Une causerie sur la collaboration entre l'école et la Famille, et remettra les insignes de Commandeur de l'Ordre du Mérite scolaire à Mlle Berthe Monette, Directrice de l'Ecole Supérieure Ste-Cécile, présidente de l'AC.LL de Valleyfield et vice-présidente gêné- rale de la Fédération.8 h 30 Samedi, 5 mai 9h Rapport du Comité des Résolutions.11 h.30 Election des membres du Comité Exécutif.2h Etude des Règlements et échange de vues sur la manière de diriger une Association - Experts: ! Messieurs les Abbés Henri Masson, Aumônier de Secrétaire générale.l'Association de Thetford-Mines et Ph.Laberge Aumônier de l'Association de Portneuf, Québec, Mme Emma Massie, présidente de l'Agsociation des Institutrices de Hull.3.à.30 Réception à l'Ecole Normale de Valleyfield.4h 30 Réunion du Bureau Fédéral.Th Diner de cléture sous la présidence d'honneur de Son Excellence Mgr Langlois, Evéque de Valleyfield.Honorable Omer Coté, principal orateur.Allocutions du Dr O.-E.Caza, Maire de Valleyfield, de M.P.-D.Cossette, président de la Fédération des Commissions scolaires.etc.Les institutrices manifestent, comme toujours, beaucoup d\u2019enthousiasme, et une soixañtaine au moins des 68 Associations affillées à la Fédération seront représentées à ces assises professionnelles.Marguerite Gaudreault., J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.- Ets.Rue Poiré - Téléphone: 63 Ste ANNE -de-la POCATIERE \u2019 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).La Société de Colonisation reçoit M.Joseph Laliberté, agr., de l\u2019Abitibi Jeudi, le 12 avril, la Société de Colonisation du diocèse de Québec recevait la visite de M.Joseph Laliberté, agronome, colon puis cultivateur dans la paroisse de Ste-Anne de Roquemaure, en Abitibi.Une cinquantaine de membres de la Société, des confrères et des amis du distingué visiteur s'étaient rassemblés dans la salle des professeurs à l'Ecole d'Agriculture pour la circonstance.M.Joseph Laliberté après ses études classiques, s'inscrivit à l\u2019Ecole d'Agriculture, en 1932; il obtint son diplôme de Bachelier ès sciences agricoles, de Laval, en 1935.Immédiatement après, il partait, armes et bagages pour l'Abitibi, où il s'installait sur un lot vierge.Comme tout colon, il s'y construisit un camp de bois rond, se procura un boeuf de trait et se lança dans le défrichement \u201cmécanjsé\"!.Lorsqu'en 1936, le secrétaire de la Société de Colonisation, M.l'abbé F.-X.Jean, de l'Ecole d'Agriculture, organisa le premier magasin coopératif de la Province, à Ste-Anne-de-Roque- maure, il confia A l'agronome Alphonse Brassard d'un an l'aîné de M.Laliberté, la gérance de cette organisation nouvelle.Une fois M.Brassard revenu dans l'Est du Québec, M.Laliberté continua d'ê- tre l'inspirateur du mouvement coopératif en pays neufs.Dès son cours d'agrunomie, Joseph Laliberté caressait le projet de devenir colon, ce qui provoquait le sourire narquois des confrères, et peut-être.des professeurs.Il faut dire aussi qu'il ne s'agissait pas là d'une vocation ordinaire, et que bien rares sont les jeunes.hommes qui peuvent sentir un appel de ce genre, aprés une quinzaine d'années d'études et de dépenses.En tous cas, Joseph Laliberté eut ce cran-la.Inutile de dire que ses connaissances acquises en agronomie proprement dite, en sciences sociales et économiques, lui furent d\u2019un grand secours pour mener À bien les oeuvres nombreuses qu'il a à son crédit, depuis lors.Les responsables de la fondation de Ste-Anne de Roquemaure attribuent sans la moindre hésitation le succès de cette paroisse à la collaboration, aux années difficiles, de ces trois Mbmmes de cholq, M.l'abbé Emile Couture, alora curé, de Jos.Laliberté, co' lon-agronome, et de Alphonse Brassard, alors agronome au Ministére de la Colonisation.Une méthode de travail a particulièrement réussi à M.Laliberté: celle choisir les hommes qui devai l'assister par la suite, surtout parmi les \u201copposants\u201d, parmi ceux qui étaient capables de manifester un idéal à eux, qui avaient, en somme, quelque chose derrière la tête.Il fallait changer par la persuation, l'enseignement, ce qui devait étre remplact dans ces esprits; mais aussi quels chefs de file, ayant de l'autorité, du dévouement! C'est en Abitibi, dans cette paroisse de Ste-Anne de Roquemaure, que fut mise à point la formule des syndicats coopératifs de travail; on la doit à la collaboration étroite de trois hommes: Ml'abbé E.Couture curé, de Jos Laliberté, agronome-colon, et de M.KE.Boutin, colon.Lorsqu'on appliqua les principes de ce ayn- dicat à la construction des granges \u2014 qui ont ainsi coQté la moitié du prix ordinaire \u2014 on s\u2019aper- cut qu'il fallait aller couper du_ bois, en forét, et en coopération.De là à avoir l\u2019idée de tenter l'organisation d\u2019un chantier coopératif, il n'y avait qu'un pas, vite franchi.Les experts en coopération qui ont étudié le système n'ont pu faire mieux que s'incliner devant sa perfection; on sait que cette formule relative à l'exploitation de la forêt sera la meilleure sauvegarde et de la forêt et des hommes qui y doivent trouver leur travail.Inutile de rappeler ici que Joseph Laliberté est un des piliers de I'U.C.C.dont il est président régional pour l'Ouest-québécots, et un des directeurs de la Coopérative Fédérée.Il a pu travailler ainsi, selon un désir de jeunesse, à la formation sociale, économique et agricole des colons et des cultivateurs de son district.\u201cLes agronomes Brassard et Laliberté ont sauvé la situation\u201d, disait d\u2019eux l\u2019abbé F.-X.Jean, secrétaire de la Société de Colonisation du diocèse de Québec, responsable comme on sait, de la fondation\u2019 de Ste-Anne de Roquemaure, en 1933, avant même l'or- Banisation du plan Vautrin.Et ceux qui ont pu suivre, soit directement, soit par l'intermédiaire du cinéma documentaire, les étapes de cette fondation, en pleine crise économique, alors que chaque colon établi sur son lôt avait coûté, la première année, en tout et partout, $14.00 en argent à la Société, (argent provenant de souscriptions publiques), n\u2019ont pas de difficultés à accepter le jugement.Le conférencier fut présenté par le Dr René-O.Lachance, son confrère de classe, à l'Ecole: le Dr Lachance sut faire revivre, à sa façon habituelle, c'est-à-dire, d'une façon aimable et pittoresque, les années passées ensemble.Dans une classe où 37 confrères se présentent aux examens finaux, il y a tout un petit monde, varié, coloré et plein de ressources.Aussi, il évoqua Ja figure de Jos.Laliberté, ce redoutable jouteur oratoire dans les Cercles agricoles et d'Etude (tous deux défunts, depuis) ; et il n'est pas indiscret de dire que ces discussions se prolongeaient,, ou se renouvelaient souvent.Joseph Laliberté avait des principes ,et 1] les défendait en fonçant sur l'adversaire, comme il devait foncer sur les souches, quelques années plus tard.Ce Joseph Laliberté qui prit la parole est le même homme, mais mûn par le travail manuel et par l'expérience.Habitué à parler aux assemblées, il s'exprime d'une voix puissante, et malgré qu'il se dise très évolue dans sa façon de défendre ses principes, on devine bien qu'il n'en cède que.ce qu\u2019il veut.Il n\u2019a pas le menton défaitiste!\u2026 T1 rappelle ses expériences de son temps d'étudiant, et de colon.\u2018Tout n\u2019a pas été facile, là-bas: il s'est même présenté des circonstances confinant au tragique.Un jour où une assemblée de ayn- dicat se tenait en sa propre maison, \u2014 quatre murs sans division \u2014 des colons dont on \u2018avait monté la tête, avaient décidé de faire maison nette; oul, de vider sa maison, et de tout jeter dans le chemin, le propriétaire avec le reste! C'est alors qu'on s'aperçut que le \u201ccoliet blanc (méme colon, Il n'échappait pas à ce qualificatif avait sous son collet de l'étoffe du pays.Il fit remarquer au groupe dissident qu'il était chez lui, et qu'il y resterait.Puis, on continus la séance, sous la sauvegarde d'un bijou dont se servent beaucoup les cow-boys du far-West.dans les vues!.Démis plus tard de ses fonctions dans le syndicat, il se soumit à la décision majoritaire, comme c'était son devoir; et il leur offrit quand même son appui, quand ils en auraient besoin.Ils en eurent besoin peu après! Jeudi, le 26 avril 1951.GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à Me-ANNE-de-la-POCATIERE par PORTIN & FILS Abonnements | on $2.00 6 mois $1.25 le aumére $0.05 Directeurs Le.-de-G.Fortin.Il raconta bien d'autres anecdotes de sa vie de colon, d'agronome, de coopérateur.Au sujet des organisations syndicales, il g'exprima ainsi: \u201cLes hommes veulent bien, mais ils ne comprennent pas\u201d.\u201cles dames, elles, comprennent bien ce dont \u2018! s'agit, mais souvent elles ne veulent pas\u201d.Pour réussir en ces domaines, il faut donc convaincre et gagner à la cause, les femmes, d'abord.Et quand elles veulent, les maris travaillent ensuite comme des lions.Celul qui remercia M.Laliberté fut le Dr.Alarie, qui était \u2018nouveau\u201d à l'Ecole alors que M.Laliberté était finissant.Lorsque ce dernier fut installé sur son lot, dans son camp de bois rond, et au travail, le jeune Alarie, bien que venant de la ville, n'a pas cru hors de propos d'aller faire, en pays neuf, son premier stage agricole; et il s'en vint rejoindre Jos.Laliberté, perdu au milieu de ses souches.On imagine quelles purent être les impressions de \u201cl'engagé\u201d, et aussi qu'est-ce qu'il a dû apprendre du métier, en ces mois de travail ardu sous l'oeil vigilant et féroce des moustiques, sous le soleil ardent, noirci à demeure par le charbon de bois, et les pieds dans l'eau!\u2026 C'était un pays où tout était à faire, à commencer par les routes pour y aller.Car, pendant ces années, le grand moyen de transport était la \u201cmarine\u201d un grand bac qui se promenait sur le Lac, aux frais de la Société de Colonisation.Le Dr Alarie décrit le confort du camp, le plaisir de trouver et d'apporter de l'eau potable, et la volupté toujours renouvelée une fo.s la demi-journée finie, de fai- rte son propre repas, puis de laver sa vaisselle!.Etc.etc.Temps héroïques, évoqués ce soir-là, pour l'édification de tous!.\u2026.Un buffet avait été préparé par ces dames; comme toujours réussite parfaite! LG.F.Un brin de cuisine Macaroni au poulet La paquet de macaroni cuit, 14 tasse de crème, 3 tasses de soupe au poulet, 2 oeufs cuits durs, Muscade râpée, au goût (facultatif) 4 tasses de poulet cuit, coupé en dés, Sel et poivre au goût.Mettez la soupe sur le feu et dès qu'elle est sur le point de bouillir, ajoutez le poulet ot le macaroni coupé en morceaux, & crème et assaisonnements, seez cuire environ 5 à 6 minutes, puis mettez dans un plat allant au four, et passer quelques minutes au four.Décorez ensuite avec les oeufs cuits durs, tranchés et servez immédiatement. Jeudi, le 26 avril 1951.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).NOUS VOILA Page Etudiante 111 (Faculté d'Agriculture et des Pêcheries) NOS FINISSANTS 1950-51 M.ROSAIRE BELANGER, ptre.\u201c84 dedero somnum oculis meis, Et paipebris meis dormitationem\u201d.Ps.131, IV.En ce temps-là, il y a 30 ans à peine, l'une des plus belles paroisses agricoles du comté de Kamouraska s'enrichissait d'une nouvelle ame, En effet, Saint-Alexandre était dans l'exubérance et la jubilation car le petit Rosaire souriait déja a la vie.Nul doute que les plus heureux dans tout cela furent papa et maman Bélanger.Rosaire \"grandissait en sagesse et en grâce\u201d puisque ses études primaires terminées, il commençait son cours classique au presbytère même de sa paroisse natale.L'année suivante, il s'inscrivait au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et six ans plus tard, Rosaire terminait brillamment ses études classiques avec un beau B.A.et aussi une belle médaille d'argent du licutenant-gouverneur.On était en 1941, Mais ces honneurs devaient être pour lui bien peu de choses en comparaison du noble idéal qu\u2019il caressait depuis longtemps: se faire prêtre.Et, pour les cinq années à venir, il sera l'hôte du Grand Séminaire de Québec.Le 26 mai 1945, le regretté cardinal Villeneuve l'élevait à la prétrise, et, le lendemain, entouré de ses parents et amis, il célébrait sa première messe dans l'église même de son enfance.Quel bonheur pour le nouvel élu d'avoir répondu si généreusement à l'appel divin! Quelle joie pour les parents de goûter déjà à la récompense d'une vie exemplaire et pleine de vertus\u2019 En 1946, l'abbé Rosaire accepte sa première obédience comme vicaire à Saint-Ludger de Rivière-du-Loup.Le nouveau vicaire est certainement sévère, puisqu'après deux mois seulement de vicariat, on le nomme maître de salle, et, professeur de grec et d'histoire romaine au Collège de Sainte-Anne.En 1947, par bonheur, nous le retrouvons comme confrère à l'Ecole d'Agriculture.Nous disons par bonheur car il nous a sauvé de bien des choses: monopolisant la première place aux examens, il nous a empêché de nous mutiler inutilement; la bourse des \u201cFilles de l'Empire\u201d tapait sur les nerfs, il a réglé la situation; son intérêt durant les excursions de géologie, de botanique, de grande culture, ete, était tel qu'il nous permettait de nous distraire un peu.à I'écart des yeux du professeur; nous nous rappelons le temps ol l'abbé avait à sa disposition une vieille bagnole pour \u201cexcursionner\u201d.C'était plutôt une voiture\u2019 horticole propre tout au plus à bercer des citrouilles.Tout de même ,elle nous a rendu service, et, à Un assez bon compte.Pour tout cela nous lui devons notre estime et beaucoup de sympathie.L'abbé aime beaucoup voyager, Il est aussi un grand observateur.Son intérêt pour les sciences naturelles est proverbial.Nous l'avons vu aux expéditions géologiques: il sait se faire attendre.Ceux qui ont l'opportunité de lire ses reportages sur son \u2018\u201c\u2019récent voyage en Europe en déduisent qu'il ne I'a pas fait par snobisme.L'abbé travaille sans cesse.C'est ainsi que depuis quelques temps il prépare son \u201cmémoire\u201d et pour ce faire, il analyse différents échantillons d'ensilage, à odeur plus ou moins caractéristique.Ce n'est certainement pas des échantillons de fétuque rouge car l'abbé connaît ça, lui, de la fétuque.\u2026 D'ailleurs, il l'a bel et bien démontré à un certain laboratoire de classification du foin.En somme, l'abbé a du talent et c'est heureux pour la cause agronomique.Nous lui souhaitons donc tout le succès possible: la classe agricole en profitera Immensément.\u2019 R.Raymond, |Ve Agr.L\u2019histoire physique de la terre nous sera-t-elle livrée plus profondément par le fonds des Océans?Jusqu'à récemment on était plus renseigné sur la formation de la surface de la lune que sur celle de notre planète recouverte par les mers et les océans.En effet, près des trois quarts de la surface de la terre nous sont pratiquement inconnus parce que cette superficie est recouverte par une nappe d'eau très épaisse qui rend ainsi difficiles les observations sous-marines.On rencontre bien des nappes d'eau dont l'épaisseur dépasse de beaucoup la hauteur du Mont Everest.Mais si les mers et les océans nous découvraient leurs secrets et leur histoire par l'étude de leurs sédiments, il y aurait sans aucun doute plusieurs problèmes océanographiques, géologiques et biologiques qui recevraient une réponse.En effet il y a des endroits où le fond des océans est toujours par-dessus couche, pour devenir le dépôt du record historique des océans.Les cailloux et le sable apportés par les glaces, la boue et la vase apportées par les rivières et les courants marins, et les squelettes des organismes marins qui ont évolué à travers tous les Ages constituent ce record.Prenons par exemple les organismes marins.lis nous fourniralent de nombreux renseignements tant sur les bouleversements que sur les déplacements sous-marins.Parmi ces organismes, les uns vivaient seulement dans les eaux froides, les autres dans les eaux chaudes; les uns dans les lagunes peu profondes, les autres dans les protondeurs sans fin des océans; les uns préfératent les eaux douces, les autres faisaient leurs les eaux salées, certains ont vécu 1l y a plusieurs siècles, d'autres à une époque très récente.Retrouver ces organismes dans les sédiments nous indiquerait tout ce qui s'est passé à ces poques.Récemment encore, les seuls échantillons obtenus des profondeurs océanographiques ne consistaient qu'en du matériel de surface ne révélant rien du passé.A l'époque des premiers aventuriers marins, on enduisait de suif le dessous d'un poids de sondages.La vase, le sable et les coquillages y ndhéraient facilement et on avait alors une petite idée des sortes de fond.En 1817, sir John Ross essaya une sorte de pinces appelées, \u2018\u201cdecp seu \u2018clamm\u201d avec laquelle il retira plusieurs livres de vase verdâtre à une profondeur de 6,300 pieds.Il nota aussi la présence de vers et d'étoile de mer, établissant ainsi le fait que la vie existait à de grandes profondeurs.Toutefois, pour satisfuire aux exigences scientifiques, 11 failait tenter d'obtenir une section verticale de plusieurs pieds de sédiments dans sa condition originale afin de lire l'histoire des évènements océanographiques.Brooke, de l'Hydrographic Office de lu marine américaine, résolut partiellement le problème.Un long tube métallique résistant était fixé verticalement sous un poids.Celui-ei était assez pesant afin de permettre à l'instrument d'atteindre le fond avec une vitesse assez grande pour permettre au tube d'enfoncer.Dès que le poids atteignait le fond, il se dégageait automatiquement et seuls, le tube et son échantillon, étaient ramenés en surface.L'expédition du H.M.S.Challenger de 1872 à 1876 établit les bases de la science de l'Océanographie telle qu'elle existe aujourd'hui.De sérieuses observations tant au point de vue des sciences physiques que biologiques furent faites.En 1946, le Dr Charles l'iggot, géophysicien américain, construisit une sorte de fusil sous-marin vertical muni d'une charge explosive pouvant dépasser la pression hydrostatique des grandes profondeurs.Cet instrument était un peu plus léger et de manipulation plus facile.On obtint des échantillons dépassant trois mètres à des profondeurs au-delà de 4.000 mètres.Vers 1952, l'idée vint à Pettersson d'ptiliser la pression hydrostatique qui peut atteindre 15,000 lbs par pouce carré à une profondeur dépassant 5,900 brasses au lieu de {enter de la surmonter, Ainsi comme la pression hydrostatique est très grande l'énergie nécessai- fe serait donc fournie gratuitement.[| s\u2019agit d'un échantillonneur utilisant le vacuum.Le premier fut utilisé en 1930 par l'Institut Océanographique de Guthenburg (Suède), En 1942 on obtint des échantillons dépassant 14 mètres.Par succion, le tube s'enfonce dans le sédiment.La profondeur de pénétration est proportionnelle À la dureté du fond de l'océan.Au moyen de ce nouveau échantillonneur, Kullenberg réussit à obtenir des échantillons de 16 mètres à une profondeur de 680 mètres.Dans les sédiments de plus faible résistance, le record atteint est de ZU mêtres, soit environ 65 pieds.Dans un tel échantillon, appelé carotte, il y à sûrement d'intéressantes observations et par ce moyen les océans dévoileronl de merveilleux secrets, Les observateurs intéressés ne manqueront sûrement pas de a servir de toutes leurs connaissances pour déduire tous les prinvi- paux évènements qui se sont passés il y a plusieurs milliers d'années, et qui sont susceptibles d'intéresser nombre de gens.On espère d'heureux résultats.D'un autre côté ces recherches ne sont pas seulement de la science pure.L'industrie pétrolifère porte toujours un intéressant coup d'oeil sur les r\u2018sultats obtenus.De plus on rencontre à ces profondeurs des dépôts de métaux des plus intéressants.Le radium, le manganèse, et plusieurs autres métaux d'une très haute valeur #'y trouvent dans une forte proportion.Richard-L.Séguin, (ile Péch.Chronique étudiante bien que mal.Tout de même, on savoure les produits de l'érable.Dimanche, 15 avril.| La résurrection du soleil, tant espérée pour cette journée, ne se Téalise pas.Toutefois les étudiants 1iront à la partie de sucre organisée par l'Association des Etudiants.Les arrangements terminés, M.Pelletier met sa cabane à sucre et sa grande maison à la disposition des universitaires pour les assises de cette fête.Assez à bonne heure, après le diner, des automobiles dirigent nos amis en compagnie de leur.dulcinée\u2026 vers les lieux où ils goûteront À ces délices canadiennes.le sirop, la tire, et le sucre d'érable.Dame Nature se fait encore plus.méchante.A peine le groupe est-il arrivé à In cabane que la pluie l'oblige à s'abriter tant Quelques compagnons et compagnes se chargent d'amuser notre gent estudiante par leur scènes et leurs jeux des plus divertissants.Le souper ent typiquement canadien.Les crêpes, les \"beans et les oeufs, très bien epprêtés et savourés, sont à l'honneur, Cette cuisine appétissante plait donc beaucoup aux gourmets, et peut- être trop aux gourmands qui mangent avec un entrain (ndescrip- tible.TI faut ajouter ici qu'un certain nombre d'étudiants, s'étant gavés de sucreries toute l\u2019'après- midi, n'ont pu se délecter que très peu à ce repas.Puis vient ln veillée.Kile est animée tantôt par quelques sauteries du folklore, tantôt par des danses carrées très vivantes et très joyeuses Un bon nombre occupent la soirée par des danses plus posées, plua tranquilles, de nature plus reposantes que les danses carrées.Chacun y va selon ses goûts et sen aptitudes.Ce n'est 1A qu'un bref pisumé des évènements de cette joyeuse fête.De vette réunion intime nous pouvons dire que les étudiants conservent un tréa bon souvenir.Lundi, 16 avril.Levée du corps terrible; les idées sont lourdes ct elles ne font qu'ajouter À la pesanteur du corps.Croyez-le ou non, le soleil s'est montré aujourd'hui.Bien qu'il ne brille quâ des périodes intermittentes, cela contribue À remonter notre courage à abattre encore une de nos dernières semaines d'ouvrage.Les élèves de Ille et IVe l'éch.poursuivent une seconde né- rie de cours donnés par M.Fougère, Ph.D, de l'Office des Recherches de Grande Rivière, sur le salage, séchage et fumage du poisson.Cet après-midi les élèves de Ile Agr.subissent un test sur les engrais chimiques.On voit même quelques zéléw étudier avec acharnement les engrais phosphatés, potassiques etc.Souhaitons-leur de fameux résultats, qui combleront leurs désirs.Mardi, 17 avril.Grand évêne- nement du jour: le soleil nous est revenu pour de bon, ses rayona et sa chaleur ont donné & la nature un air printanier qui influence beaucoup les étudiants, On diagnostique les premiers sympto- mes de la fièvre du printemps.Ce aoir présentation du film: \u201cLa pluie qui chante\u201d.Vraiment, À la liste des brillants acteurs on s'attendait à un spectacle encore meilleur; mais que voulez-vous?La plupart des comédien musicalon manquent d'intrigue même sl elles sont très bonnes.Mercredi, 18 avril.Tous Jes spécialistes du Laboratoire des sols ont assisté À Un congrès de leur département à Montréal.Jeudi.19 avril.| Quelques étudiants reçoivent une réponse du Service Civil.Les messieurs de ce Service, par 1a méme formule toute faite, expriment leur regret sincère de ne pouvoir employer les étudiants pour cette année en agriculture.Cela me fait chaud au coeur de voir quelqu'un prendre tant de peines pour moi\u201d, me dit un étudiant.Vendredi.20 avril.Le printemps s'installe officiellement dans nos parages, Berait-ce trop t6t.?Nous ne le croyons pas.Dans une conférence intitulée \u201cAu sommet de l'Ungava\u201d, M.René Pomerleau, membre de la Société Royale du Canada, nous entretient du voyage qu'il a fait dans cette région en compagnie de M.Jacques Rousseau.Le conférencier nous fait une monogrs- phie détaillée des monta Otish dans le nord du Nouveau-Québeo.Samedi, 21 avril.Présentation de deux monographies par des élèves de Île Agr.M.Jacques St-Hilaire nous fait visiter la ré gion des Sept-Iles.et votre hum- bie chroniqueur parie du comté de Montmorency et, plus particullé ment, de la Côte de Beaupré.Dominique Doyon, lle Age. om re Page 4 (NOUS VOILA suite) Conférence de presse.Il nous a été donné dernièrement de rencontrer le nouveau président de l'Association des Etudiants, M.Lucien Breau, de IIIe Péch.Sans trop s\u2019en \u2018douter, notre ami, répondit à un questionnaire discret, avec beaucoup de simplicité et de facilité.Il se révélait, par la même occasion, homme digne des hautes fonctions dont il vient d\u2019être revêtu.Tl fourmille d'idées, ce garçon; il a de l'enthousiasme, et je crois sincèrement, qu'avec une collaboration sincère et soutenue il pourra atteindre à quelquechose de concret pour les étudiants.C\u2019est un étudiant de compagnie agréable, avec un petit accent acadien qui plait beaucoup.Sans avoir trop participé aux activités de I'Ecole, il se voit hisser à la tête des étudiants, C'est donc dire que seul il ne peut absolument rien.Mais il à cette qualité qui prime l'expérience.il a la volonté et I'ardent désir de faire quelque chose.Secondé par tous, Breau sera à la hauteur de la situation pour le plus grand bien de tous.Comme il se doit, vis à vis la tâche à accomplir, Lucien a commencé par se tracer un programme pour la prochaine année scolaire.I est des plus complets, comme nous avons pu en juger nous-même.S'il a, comme nous l\u2019espérons, la collaboration entlè- re et aincère-de tous les étudiants, l'Ecole devrait connaître une ère d\u2019épanouissement.C'est un fait admis que l'on ignore le travail aussi bien de pratique que de recherche qui se poursuit dans cette institution.Le travail intellectuel ne fait pas de bruit; il passe donc inaperçu pour la majorité.Ainsi l'idée-d'une exposition à laquelle participeraient étudiants et professeurs, est-elle À point et mérite-t-elle tout notre appui et notre dévouement.C\u2019est une oeuvre d'envergure qui nécessitera une organisation solide et une attention particulière de la part de chacun.Tous les talents æeront mis en valeur afin de mettre en relief tous les travaux qui se font dans les divers laboratoires et départements.Dans le passé, l'Ecole a présenté au public des expositions qui ont fait époque, Celle proposée devrait faire pâlir tout ce qui s'est vu.Souhaitons-le de tout coeur et dans un geste franc, en vrai sportif, disons: \u201cBreau, tu as notre appui et notre entière collaboration; l'exposition sera un triomphe sans précédent.\u201d GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Prochain Congrès général des coopérateurs A Montréal, les 12 et 13 octobre prochain, Plus de 2.000 coopératives de 10 secteurs différents et groupant 800,000 sociétaires seront invitées à nommer des délégués au prochain congrès des coopératives de la Province de Québec.A l'issue de la dernière réunion des membres du Conseil Supérieur de la Coopération, le secrétaire M.Léo Bérubé a annoncé que le douzième congrès annuel tenu sous les atispices du Conseil aura lieu à Montréal les 12 et 13 octobre prochain et qu'il aura pour thème: \u201cpour un programme d'action\u201d.Les participants aux délibérations discuteront d'un projet de constitution de l'organisme fédératif élargi que les coopérateurs entendent former pour contintier et amplifier le travail accompli depuis douze ans par le Conseil Supérieur de ia Coopération.Le Conseil groupait jusqu'à maintenant les Fédérations coopératives de secteurs, ainsi que les représentants de diverses institutions universitaires, syndicales, gouvernementales ou s'intéressant à l'enseignement ou à la propagande de la coopération.Ces institutions continueront d'être représentées dans le nouveau Conseil de la Coopération du Québec, mais on y donnera aussi accès à toutes les organisations coopératives locales, régionales et provinciales.Cette transformation permettra à chaque coopérative de mieux démontrer son appartenance au Mouvement Coopératif et de contribuer À l'élaboration de ses politiques générales, La structure projetée permettra en outre de constituer Un organisme plus représentatif et partant plus autorisé à parler au nom de tout le mouvement coopératif de la Province, Si l'on en croit l'enthousiasme manifesté par les coopiratives, lors du dernier congrès, pour ce projet il y a lieu de prévoir une participation record pour les réunions d'octobre.Ces réunions seront sous la présidence de Me René Paré président du Conseil Supérieur de la Coopération\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 = Que Dieu lui prête la vie et ce rêve deviendra une réalité de l'année de grâce 1951-52.Lionel Lachance, lie Agr.Rédacteur.Congrès Lacordaire à St-Aubert Ste-Anne de la Poc.(D.N.C.) Une grande journée d'étude ae- ra tenue, dimanche prochain, à Saint-Aubert, Cté de l'Islet, sous les auspices des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc.Le programme de la journée comprend des séances d'étude, Salut du T.S.Sacrement, Récitation du Rosaire à l'Eglise paroissiale et grande soirée récriative et instructive, Tous les cercles des paroisses voisines sont cordialement invités À ce ralllement.Les messes seront célébrées à 7.00 et 913 heures en l'église de Saint-Aubert.II y aura sermon de circonstance par M.l'abbé Roland Michaud, vicaire.La Chorale paroissiale fera les frais du chant, A la salle paroissiale, à 2.00 heures, sera tenu un grand forum.M.Paul-Henri Lecours, président diocésain des Cercles Lacordaire et M, Marius Couture porteront la parole.A 3.30 heures, un Salut du T.S.Sacrement aura leu à l'Eglise; à 7.00 heures, il y aura récitation du Rosaire pour tous.Les Lacordaire et les Jeanne d'Arc de Saint-Aubert avec la collaboration des divers mouvements de la paroisse ont préparé une magnifique soirée \u201crécréative et instructive.M.Paul Nadeau, président du Cercle de L'Isiet sera le conférencier d'honneur; une comédie \u201cNos Maris boivent\u201d sera rendue par les Jeanne d'Arc; Ml'abbé Eugène Bernier, aumônier régional du Comté de Kamouraska, déroulera sur l'écran le film \u201cEn avant Lacordaire\u201d, film en couleur d'une rare beauté réalisé par M.l'abbé Laurent Gagnon, professeur au Co!ège de Ste-Anne et en collaboration avec les Cercles de La Pocatière, Quelques allocutions seront prononcées par M.Robichaud, responsable, M.Bélanger et le président qui sera élu.M.Paul-Henri Lecours adressera aussi ia parole dans le cours de la soirée.M.Joseph Bélanger agira comme maître de cérémonie et M.labbé Roland Michaud, aumônier, tirera les conclusions de la journée.Quelques pièces de chants et de piano agrimenteront la séange.Une invitation spéciale est adressée à tous les cercles des paroisses de l'Islet, de Kamouraska.Toute la population de St-Aubert est invitée à prendre part à ces assises.À Pocession de l'inauguration de son service personnalités Ai eu .bros politiques et les membres de la presse et de la radio de ls quatrième nous fait voir en Paris-Montréal, À des sident i Bie de = ville a 'ostes.En bas, à droite, les Parisiens vadon- au cours d'une excure de nos Laurentides.Postesnent à la \u201ctrem sion à une (Kamouraska).Jeudi, le 26 avril 1951.La SOCIETE HISTORIQUE de KAMOURASKA Le Dr l\u2019INDIENNE Par C.-E.Rouleau, LI y a plus de quarante ans, nous quittions le toit paterenel pour faire une courte promenade dans quelques-unes de ces belles paroisses du comté de l'Islet qui bordent le majestueux St-Laurent.Nous étions alors en vacances; tous ceux qui ont passé sur les bancs d'un séminaire ou d\u2018un collège, savent que les écoliers consacrent consciencieusement au plaisir ces quelques jours de repos et de loisir.Promenades, parties de chasse et de pêche, visites aux parents et auxeamis, en un mot tous les amusements sont employés pour anvé- liorer Ia santé délabrée du jeune -Studiant.Les parents mettent lo plus grand empressement à satisfaire les moindre désira de leurs enfants, qui méritent certainement qu'on leur procure un peu de récréation après une année des plus rudes labeurs.Donc un beau matin du mols d'ao ût ,nous partons quatre écoliers dans une calèche aux ailes jaunes et tralnée par un vieux cheval, qui parcourait infailliblement quatorze lieues en quinze jours.Nous nous acheminons vers Saint-Jean-Port-Joli d'un pas tranquille et lent comme les rois fainsants dans les rues de Paris, avec cette différence que nous sommes transportés par un cheval, tandis que les monarques se payaient le luxe de se faire voiturer par quatre boeufs.C'était plus poétique, n'est-ce pas?Pourtant, sous le rapport de la poésie, nous n'avons rien à envier à ces riches et à ces puissants de la roule devant nos regards est splendide.la charmante paroisse de Ste-Anne élégantes maisonnettes, pour entrer Le panorama qui se dé- Nous venons de quitter avec son superbe collège et ses dans le \u201cDomaine\u201d - cest ainsi terre.qu\u2019on désigne le rang qui longe la grande anse de St-Roch des Aulnaies, depuis le moulin de feu M.Dupuis, ancien Député, jusqu'au village.par l'effet de la perspective, semble A notre gauche, nous voyons la paroisse de Ste-Louise, qui s'adosser au flanc des Alléghanys, dont les cimes, toujours verdoyantes, se perdent dans la nue.Devant nous, nous avons l'église et le village de St-Roch, qui se mirent dans les eaux limpides du fleuve géant.Laurent, que sillonnent des centaines d\u2019embarcations, de vue; plus loin, I'lle-aux-Coudres, q A notre droite, le Sts'étend à perte jui se dresse comme une élégante corbeille de verdure et de fleurs, et ferme pour ainsi dire l'entrée de la baie St-Paul; cette Ile nous rappelle un souvenir bien cher aux Canadiens-français: l'arrivée de l'intrépide découvreur du Canada, le courageux marin de St-Malo, l\u2019illustre Jacques Cartier.Plus loin encore s'élèvent les paroisses des Eboulements et de la Baie St-Paul si recherchées des touristes pendant la saison des chaleurs.Au fond ou au sommet du tableau, surgissent les magnifiques chaines de montagnes appelées Laurentides, dont les 4normes assises se baignent dans les eaux du St-Laurent.Aprés avoir contourné la Pointe St-Roch, la vue rencontre les Piliers, rocher escarpé sur lequel s \u2018élève un phare lumineux qui guide le nautonnier au milieu des ténèbres et de la tempête.Du même coup d'oeil, nous admirons un charmant groupe d'îles, qui attirent l'attention de l'étranger par leur aspect sauvage et pittoresque; nous voulons parler de l'Ile-aux-Oies, de l\u2019Ile-aux-Grues, etc.Comme on peut facilement en juger, nous sommes de vrais écoliers dont la curiosité est sans cesse entourent; il nous faut tout voir et tout contempler.excitée par les beautés qui nous Aussi nous avons bien le temps avec notre vieille bourrique, qui sue déjà sang et eau, bien qu\u2019elle n'ait pas encore fait un pas de course.Tout de même nous avançona toujours.Et puis, nous sommes heureux: nous \u201cprouvons de douces et pures jouissances, nous respirons à l'aise, nos forces se retrempent, notre imagination s'échauffe et s'enflamme, notre intelligence se développe en présence des merveilles de la nature, le but de notre voyage enfin est atteint.Cependant notre voyage n\u2019est pas encore terminé, il nous faut visiter cette paroisse qu'on appelle À si juste titre St-Jean-Port- Joli.Oui, c'est vraiment un joli port, et le parrain qui l'a ainsi baptisé mérite nos plus sincères félicitations; car il est impossible de redire ici toutes les beautés, tous les charmes, tous les sites enchanteurs qui s'offrent à nos regards qu che paroisse.La nature s'est plu à cieux en ces parages pour en faire and nous entrons dans cette ri- verser ses trésors les plus pré- un véritable paradis terrestre.Tous les voyageurs qui visitent St-Jean-Port-Joli pour la première fois, éprouvent les mêmes impressions, les mêmes émotions que nous avons ressenties nous-mêmes en cette circonstance.Mais trêve à l'admiration, et continuons notre promenade, nous allions dire notre course, avec notre cavale! A peine avons-nous fait quelques-pas, qu\u2019un de nos compagnons de classe s'écrie: \u201cAh! regardez à gauche; nous voyons l\u2019emplu- cement qu\u2019occupa la demeure d'un célèbre meurtrier, l'assassin qui a, pendant assez longtemps, semé le trouble et l'épouvante parmi les paisibles hmbitants de cette délicieuse reraite\u201d.Cette exclamation subite nous arrache de nos méditations poétiques et nous glace d\u2019effroi.I] nous semble voir le meurtrier devant nous et nous crier: \u2018\u2019La bourse ou la vie.\u201d Cependant cette frayeur, bien naturelle aux jeunes gens, disparaît bientôt pour faire place à notre sang-froid habituel, Mais, dis donc, l\u2019ami, de qui veux-tu parler?Vous vous rappelez sans doute le fameux docteur l'Indienne et sa misérable fin, n'est-ce pas?Oui, oui, nous répondons en choeur.Eh bien! c'est là qu'il demeurait, en nous montrant du doigt l\u2019endroit désigné.(à suivre) REPONDEZ.~ Sous cette rubrique, nous poserons l\u2019histoire régionale.à nos lecteurs des questions eur Beaucoup de gens sont au courant de certains faits et gestes de notre passé local dont Ia connaissance pourrait profiter A tous ceux qui s'intéressent à notre milieu.devront être adressées à ln Société Cotiège de Sainte-Anne- Pocatière, Les réponses Historique de Kamouraska, au Alexandre Menut fut député de Cornwallis \u2014 anclen nom du comté de Kamouraska \u2014 de 1796-1804.Qui peut fournir à la Société Historique d'autres détails biographiques? Jeudi, le 26 avril 1951.Concert\u2026 (Suite de la page 8) Dans \u201cGallia\u201d, furent solistes: Mme Ernest Pageau, et Mlle M.- Rose Morad.Dans \u201cLazare\u201d, Mile Marthe Fortin (Rôle de Marthe, Mme Raymond St-Cyr, (Jeannine Bélanger), dans celui de Marie; M.Marcel Daneau, étudiant en agronomie, chantait celui de Jésus, et le Dr Gérard Dallaire, celui de Lazare.Venons-en maintenant à la musique elle-même de \u201cLazare\u201d Elle est difficile, tout au moins pour une chorale d'amateurs.De plus, les solis ont été écrits sans le moindre ménagement envers l'exécutant.Le compositeur a compté que son oeuvre serait chantée par des professionnels, et ne s'est soucié que de produire de beaux effets.Seulement, en pratique, les amateurs qui héritent de telles partitions ont à dominer à la fois et la technique vocale et les entortillements du solfège et de l'harmonie, ce qui fait pas mal de monde à rencontrer du même coup.lis s'en sont tiré avec honneur, et nous les en félicitons.Quant à l'ensemble, pendant tout le concert, il s'est distingué par la justesse des sons, un bel ensemble dans l'attaque ou à la fin des phrases, et un beau fondu ,encore que demandant à é- tre un peu plus travaillé.Mais ça sonnait bien, et on peut dire que les quatre voix s'équilibraient bien.Comme dans tous les ensembles non professionnels, il y avait bien, ça et IA, des vétilles À trouver: par exemple une voix quelque peu discordante ou dominant les autres; ou bien encore, quelqu'un trop pressé de commen- cèr, ou pas assez pressi de finir.Ce ne sont que des détails, à comparer à ce qui a été accompli et au risque pris en présentant une pièce semblable.Ces réserves faites, nous croyons donc que la Cantoria a accompli de l'excellent travail, et qu'elle se place parmi les associations chorales capables de faire honneur à des patelins beaucoup plus considérables que le nôtre.Plusieurs visiteurs ont la même impression: la preuve, c'est qu'ils viennent l'entendre.Et ils ont assisté à un concert remarquable.L'auditoire a observé\u201d un silence parfait.Signe qu\u2019on apprécie la musique et ceux qui se font les interprètes de son message.Il n'y a pas si longtemps, lorsqu'un soliste amateur se présentait au piano, ou attaquait la pre- midre mesure sur un violon, c'était le signal d'une conversation à voix basse, mais générale.SI l\u2019on avait su à quelle épreuve on soumettait ces paüvres victimes que ces chuchotements privaient de tout moyen, pes une bouche ne se serait desserrée!\u2026 Ce temps- là n\u2019est plus.Tant mieux! Noa félicitations \u2018vont premièrement au responsable de ce concert, M.Jean Anctil, directeur artistique, qui s'est imposé un tra- vall énorme.Il en a été récompensé par son succès de mercredi soir, car ce fut une velllée très artistique.Elles vont aux membres de la Calixa Lavallée, solistes et choristes, qui ont honom.par la performance donnée, la ps- roisse qu'ils représentaient.Nous voulons signaler, en particulier, la bélle part du mérite qui revient à Mile Suzanne Sirois, accompagnatrice pour avoir apporté aux choeurs et aux solistes l'appui mesuré et discret.Quant au grand public, conten- tons-nous de dire qu'il n'était pas là pour marquer sa satisfaction.LGF.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Page 5 Les Lauréats du Salon Culinaire 1951 Mardi, le 29 mars, l'Association des Brasseries de la Province de Québec de concert avec le Ministre de l'Industrie et du Commerce et la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers, recevait au Cercle Universitaire de la rue Sherbrooke À Montréal en I'honneur des lauréats du Salon Culinaire 1951.Des personnalités marquantes du monde religieux et eivil rehaussaient de leur présence l\u2019éclat de cette fête au cours de laquelle de magnifiques trophées, \u2018prix, mentions et récompenses diverses furent présentés aux vainqueurs du concours.Avant de procéder à la remise de ces prix, I'Honorable M.Paul Beaulieu, Ministre de l'Industrie et du Commerce, qui avait bien voulu présider lui-même cette fête, a souligné en des termes fort heureux le vif intérêt que présente le Salon Culinaire et son importance tant sur le plan de la formation des chefs que sur celui de l'industrie touristique.Tout en félicitant les chefs de leur excellent travail, il a exprimé l'espoir qu'avant longtemps notre cuisine provinciale pourra rivaliser avec celles des plus grands pays du monde.M.Hanson, Président de I'Association des Brasseries, après avoir souhaité la bienvenue aux invités de cette fête et rappelé que c'est à l'Honorable M.Beaulieu que nous sommes redevables de l'heureuse initiative du Salon Culinaire, félicita chaleureusement nos jeunes \u201cchefs\u201d canadiens- français qui ont bien voulu participer à ce concours.\u201cLes brasseurs de la Province de Québec, a-t-il dit, s'intéressent vivement à toute initiative ou mouvement susceptibles de relever le niveau de l'hôtellerie.Nos chefs se sont r:- vélés cette année de véritables artistes et les dignes disciples de la cuisine française\u201d.Il a ensuite exprimé l'espoir que le \u201cSalon Culinaire\u201d devienne chez nous une tradition et que des salons soient également tenus un peu partout dans la Province pour donner à notre cuisine régionale un nouvel élan.Le Palmarès fut ensuite lu par M.Louis Coderre, L.8.C., sous- Ministre et collaborateur dévoué de l'Hon.Beaulieu, Le premier grand prix, un voyage à New-York, don de l'Hon.Ministre lui-même, fut décerné à Roger Puvilland de \u201cLa Sapinière\u201d à Val David: un autre voyage à New-York à l\u201dflève le plus méritant de l'Ecole des Arts et Métiers, section culinaire, mais dont le nom n\u2019a pas été révélé.Voici la liste des autres gagnants: prix hors-concours.MM.Albert Disseren, J.Péllerino, A.-J.Turgeon, M! Caron et M.Roulet; viandes et volailles: ler prix, ex-ae- quo, Fernand Bigras du Ritz Carleton, et Benolt Donat, du Club Bt-Denis; viandes: ler prix, Eernest Wieland, du Ritz, et Ze, Camille Sardy, du Mont-Royal; jambons: ler prix, Roland Hogue, du Mont-Royal, 2e prix, R.Dumartin\u201d du LaSalle: galantine et foie gras: ler prix, A.Pazzl, du Mont- Royal et ler ex-aequo, Bill Mayer, du Rizt Carlton, volailles; Jer prix ex-aequo Roger Delfour, du Rite, et M.Villette de la Tour Eiffel; poissons: ler prix, M.Bataille, du Mont-Royal, Paul Bortch, du La- Balle et Jacques Babouard, du Ritæ; originalité: G.Richard, du Pennsylvanie; gAteaux anniversaires: Emile Peter, du LaSalle: gâteaux de noces: OG.Leclerc, de l'Hôpital Notre-Dame; pâtisseries françaises: Emile Peter.du La- Salle; pastillages, G.Richard, du Pennsylvanie; petits fours: R.Simmen, de Henry Morgan, et Bob White, de la Montreal Athletic Association; friandises et gà- teaux: Max Rupp, de Dupuis Freres; hors d'oeuvres: P.Racicot, du Mont-Royal; sandwiches de fantaisie: Roland Turgeon, du Ces photographies furent prises mardi.mars dernier, au Cercle Universitaire, à Montréal, lors de la réception donnée par l'Association des Brasseries de la Province de Québec, de concert avec le Ministre de l'Industrie et du Commerce ét la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers.en l'honneur des lauréats du Salon Culinaire 1951.Dans la photo du haut nous voyons M.H.Hanson président de l'Association des Brasseries du Québec, qui annonce la remise des prix aux lgu- réats du concours.Au centre, un groupe d'invités admire le buffet Mont-Royal: fruits, présentation Mme M.Paré du Mont-Royal.Il convient de féliciter tout particulièrement M.Maurice Puvilland, chef de l'Education Hôtelière au Ministère provinciai qui, dès l'origine, à él: la cheville ouvrié- re de toutes ces manifestations de l'art culinaire.= le 19 M.Henri Georges Gonthier, Secrétaire de 1'Aasoclation des Brasseries.avec son affabilité coutumière, se dépensa sans compter peur assurer le auccès de cette fête dont se souviendront longtemps tous veux qui ont eu le plaisir d'y assister.lors de la réreption au Cercle Universitaire.De gauche & droite: Commission des Liqueurs de la Province; M.Hanson, président de l\u2018Assoclation des Brasseries du Québec; Mme Marcel Puvilland; 1'hon Paul Beaulieu; Mme Hanley et M.Henley, représentant 8.H.le maire Camilien Houde.M.Ed.Rivard, président de la La photographie du bas nous montre quelques uns des lauréats du Concours d'Art Culinaire 1951 autour de l'hon.Paul Beaulieu.A l'extrême droite: M.Henri Georges Gonthier, secrétaire de l\u2019Association des Brasseries du Québec. Page 6 Les plans de la tour de Télévision du Mont-Royal Le Directeur général de Radio-Canada, M.Augustin Frigon.a rendu public, ces jours derniers, les plans du projet de télévision sur le Mont-Royal que Radio-Canada soumet aux autorités municipales.Les architectes de Radio-Canada se sont efforcés d'harmoniser l'immeuble de l'émetteur ainsi que la tour aux beautés naturelles de la montagne.L'espace total dont Radio-Canada a besoin mesure 100 x 150 pieds.L'immeuble proprement dit, genre chalet, consistera uniquement en un sous-sol et un rez-de-chaussée pour loger les nouveaux émetteurs de TV et ceux de FM qui se trouvent sur l'Edifice Keefer depuis plusieurs années.La tour, qui mesurera moins de 300 pieds, aura une base de 40 x 40 pieds.Au sommet, l'antenne du premier poste de TV.Ensuite, les deux antennes de FM.Puis un espace réservé à l'expansion.Les studios de TV sont actuellement en construction derrière l'Edifice Radio-Canada dont l'ouverture officielle a êté fixée au vendredi soir 18 mai.C'est à la suite d'études minutieuses qui ont duré près d'un an que les ingénieurs de Radio-Canada ont suggéré cet emplacement sur le Mont-Royal comme étant le seul endroit susceptible de garantir à la population métropolitaine un service de TV supérieur qu'elle ne saurait avoir autrement.Les autorités de l'aviation civile ont limité la hauteur de la tour en vue de protéger les voies aériennes.L'emplacement choisi se trouve sur un plateau situé derrière le chalet du Mont-Royal.Le premier émetteur de TV que Radio-Cana- da doit utiliser est en entrepôt à Montréal, attendant que l'immeuble soit construit, - Les premières démarches de Radio-Canada pour obtenir les autorisations nécessaires remontent à 1944.Ce n'est que ces jours derniers que le gouvernement provincial a finalement autorisé la ville de Montréal à placer un terrain à la disposition de Radio-Ca- nada.Il reste encore À obtenir le permis de construction de la Cité.Les autorités de Radio-Canada calculent qu'à moins d'imprévu, tel la rareté des matériaux, les premières émissions expérimentales de TV devraient être diffusées environ un an après qu'on aura donné le premier coup de pelle.î M.Frigon a profité de l'occasion pour répéter que Radio-Canada n'a jamais demandé \u2014 ni même désiré \u2014 de monopole sur la montagne.Les raisons techniques et autres qui, dit-il, font de la montagne l'endroit idéal d'où diffuser de la TV, valent également pour tous les intéressés.Si les autorités de l'aviation avaient permis la construction d'une tour sans limite de hauteur, 11 aurait été possible de placer tous les postes sur le même pylone, a-t-il ajouté.Malheureusement, une tour de 300 pieds telle que Radio-Canada se propose de construire ne peut pas accommoder plus que les services de TV et de FM du réseau national.Sirois, Caron, Renaud, Cormiveas & Cie.Comptables Agréts QUÉBEC.PQ.- JONQUIERE, P.Q.RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.MONTMAGNY, P.Q.- 76, Rue St-Pierre, Québec.Tél.: 86-7104 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Assurance Chômage C\u2019est une impression fausse que celle qui veut que les chômeurs vivent aux dépens ues autes, par le truchement de la Loi d\u2019Assurance-Chômage.Car c\u2019est un des principes que la Loi obs.rve, que d'ex.- ger que celui qui demande des prestations d'Assurance Chô- Liage, prouve d'abord qu\u2019il appartient au marché actuel de la main-d'oeuvre.Pour faire cette preuve on lui demande de démontrer qu\u2019il a travaillé récemment un nombre minimum de jours dans un emploi assuré sous le régime de la Loi.La première condition statutaire exige que cett: personne assurée, devenue sans travail, et qui réclame des prestations, prouvera qu'elle a contribué au moins 180 fois à la caisse d'assurance depuis deux ans, et cela veut dire aussi qu\u2019elle a travaillé au moins 180 jours: et des 180 contributions, il faudra au moins que 160 aient été versées depuis un an ou 45 depuis six mois c\u2019est-à-dire qu'on exige que la preuve soit faite d'une récente histoire de travail.Nous ne sommes pas satisfaits de savoir qu'un homme a déjà travaillé, ni même qu'il a déjà été assuré dans un passé lointain; non plus que nous ne serions satisfaits de savoir qu'il vient de travailler pour une courte période.Si on constate de plus le caractère franchement saisonnier ou à peu près saisonnier, d'un grand nombre d'occupations au Canada, et si on cons- (Kamoureska).Jeudi, le 26 avril 1951.Lettre de.(suite de la page 8) Les Libanais sont tous catholiques et très attachés à Rome, Nous avons causé avec quelques séminaristes de rite oriental.Au Liban, qui fut sous le protectorat français, jusqu'en 1946, c'est le français qui se parle le plus.Mais l'influence française semble avoir été remplacée par la domination économique américaine.A Beyrouth comme A Tripoli, et comme dans tous les pays visités, on ne voit que Fords, Plymouths, Chryslers, etc.Shell, Mobiloil, toutes les marques de gazoline, et I'éternel.Coca Cola! On s'achète du Vic, du Colgate, de la gomme Spearmint, etc.Et tout le monde se jette à gehoux devant un dollar américain, y compris les Anglais! St jadis on visitait ces pays à dos de chameau, il serait difficile de le faire aujourd\u2019hui, car ils sont aussi modernis\u2018s que les nôtres.La plupart des routes sont meilleures, car la gelée et le froid ne sont pas là pour les défaire.A Beyrouth, c'est un vacarme de claquesons; on dit qu'il y a une automobile par 10 personnes.En face de l'Hôtel passent d'antiques petits chars, un peu ridicules dans leur \u2018\u2019démarche\u201d; ils avancent\u2026 quand la voie est libre! J'ai franchement l'impression qu'on pourrait actuellement vivre n'importe o)û sur la terre sans se sentir trop dépaysé.Avec le français et l'anglais, on s'exprime partout.Nos Italiens du groupe qui ne parlent que l'Italien sont obligés de s'humilier assez souvent depuis quinze jours et de nous \u2018demander de traduire! Ca nous amuse.Nous visiterons la ville demain.J'ai l'intention d'aller à l'Université Catholique des Jésuites.A 2 heures, nous nous embarquerons sur le \u201cPace\u201d pour I'Egypte.Je vous écrirai en arrivant à Alexandrie, J'espère que mes lettres vous sont parvenues.J'en ai crit une é Athènes, une autre à Nazareth, deux autres à Jérusalem, et celle-ci à Beyrouth.J'aurais aimé les faire encore plus complètes, car il y aurait tant à conter et je me défie de ma mémoire, après.6 mois! Tout le groupe est enchanté, Mes ressources m'ont empêché d'acheter tous les souvenirs que j'aurais pu me procurer.Mais le voyage n'est certainement pas coûteux pour tout ce que l'on nous a montré.Bonne santé à tous.Votre pensée me suit partout.J'encourage tous ceux qui le peuvent À tenter la même aventure, C'est tout un monde déjà connu par les livres qui s'incarne et prend vie.La santé est mellleure qu\u2019à Jérusalem.Bien vôtre en N.-S.Alphonse (Fortin), ptre.tate aussi le grand nombre de travailleurs marginaux qui font normalement partie de la force ouvrière, il faut conclure que non seulement le chômeur professionnel n\u2019a aucune chance de s'organiser une rente à même la caisse d'assurance-chômage mais encore que le travailleur consciencieux aura lui-même, dans bien des cas, à faire un effort réel pour rencontrer les exigences minimums de la Loi.RESULTAT SANS PRECEDENT DES CONCOURS D\u2019ORGE | LE CONCOURS NATIONAL D'DRGE A VALU à VORISA À CTEASTRE D VE \u201cCe tableau qui ornait la salle du banquet offert par l\u2019Association des Brasseries du Québec aux gagnants de 1950, permet de juger de l\u2019augmentation régulière du rendement à l\u2019acre de l'orge depuis le début du concours.\u201d En ce temps de vie chère, il importe plus que jamais d'élargir la marge entre le coût de production et le prix de vente; c'est ce qu'ont fait les cultivateurs qui ont pris part aux concours d'orge en ces dernières années.N'a-t-on pas vu en effet chez ces concurrents le rendement à l'acre de l'orge passer de 20 minota en 1946 à 51% minots en 1850.De tous les facteurs qui ont contribué & cette augmentation de rendement, l\u2019emploi de semence de haute qualité passe au premier rang.L'industrie ne peut rester indifférente au progrès de l\u2019agriculture et doit même contribuer à ce progrès par des encouragements divers en créant de l'émulation entre producteurs.Pour la sixième année consécutive, un coucours d'orge de brasserie sera organisé dans la province de Québec sous les auspices de l'Institut pour l'amélioration de l'orge et en coopération avec I'Association des Brasseries du Québec, les ministères fédéral et provincial de l'Agriculture.Comme dans le passé, ce concours est ouvert aux cultivateurs résidant dans les comtés situés à louest d'une ligne imaginaire traversant de Trois-Rivières à Richmond.Pour être éligible au concours, il faut avoir signé une formule d'adhésion au bureau de son agronome et ensemencer au moins cing arpents de l'une ou l'autre des variétés Montcalm ou O.A.C.- 21; il faut, de plus s'engager à nettoyer une quantité d'au moins 40 minots de cette récolte.Un montant de $1,120.00 est of- offert en prix aux sept gagnants de chacune des sept régions qui seront délimitées par le comité.Les deux premiers prix de chaque région auront de plus le privilège de se disputer une somme de $400.00 offerte par le miniaté- re provincial de I'Agriculture aux cing meilleurs exhibits.On pourra se procurer une formule d'adhésion et copie des ré- glements de ce concours en s'adressant à son agronome. Jeudi, le 26 avril 1951.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Les pêcheurs du Québec en pleine crise.Le problème est-il insoluble?Trois mille pécheurs des lles de la Madeleine ont adressé deux requêtes aux gouvernements fédéral et provincial.Plusieurs hebdomadaires et quelques quotidiens, dont le Devoir, ont commenté leur situation déplorable.Cependant, il ne faudrait pas croire que cette crise dans l'industrie de la pêche soit limitée aux seules lles de la Madeleine.Jetez les yeux sur le Bas-Saguenay, ie problème y est identique sinon pire: pensez aussi aux requtées des pêcheurs gaspésiens adressées à Ottawa en juin 1950.Ne nous faisons pas d\u2019illusion.la crise est générale; elle n'est pas seulement passagère, elle est Un état permanent.C'est un fait hydro-biologique que la péche suit un cycle assez rigoureux; de mé- me le revenu du pêcheur subit des hausses et des baisses.Durant les mauvaises années le pécheur fait des dettes, durant les bonnes, il les rembourse: en moyenne Hl \u201ccrève la faim\u201d, comme il se plait à dire.Rares sont les pécheurs à l\u2019aise.Nos pécheurs sont actuellement en pleine crise.La chose est fa- elle à comprendre: comparons les années de pêche 1945 et 1951.1945 1951 Indice du coût de la vies \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026uenseiveens 115 179.7 Indice du coût des agrés de péche: .100 226.Indice du prix du poisson au pécheur: 100 53.La morue constitue le principal revenu de nos pêcheurs.À la fin de la guerre ils en reçu $4.06 le cent lbs (1945).l'an dernier, environ $2.15.I toujours vrai de dire que le poisson est une source de protéine à bon marché.Or la tendance du coût de la vie et des agrès de pêche est à la hausse.C\u2019est une crise sérieuse.Le problème est-il soluble?Oui, si.Je pose deux conditions primordiales: 1\u2014 Qu'on soit enfin décidé à le solutionner; 2\u2014 Qu'on aborde le problème sous son angle véritable.Laissons de côté la première condition, et abordons la seconde.Sur le sujet, je vous cite un exemple tiré des grandes manchettes de journaux: l'écheo de la conférence des grandes puissances.La conférence a manqué son but, pourquoi?Parce qu'on est parti de principes discordants.D'où l'importance de saisir le problème tel qu\u2019il est.Trop souvent nous l\u2019abordons avec des vues personnelles, avec des yeux qui sont nôtres.économique, La chose est justifiable, Le malheur est que nous en bornons l'étude à l'aspect Mais encore, ne faudrait-il pas oublier que derrière tout problème économique se place un problème humain.l'homme, duise à une solution adéquate.L\u2019homme n'est pas fait pour l'économie: mais l'économie pour L'aspect humain est primordial; il est le seul qui con- Que l\u2019on connaisse bien les conditions de vie du pécheur, ses besoins et ses misères.mes avec des yeux qui soient les siens.Que l'on apprenne surtout à voir ses problè- A cette condition, on les saisira par le bon bout, et on pourra s'attaquer ensuite au point de vue économique.claire et définitive.Je suis convaineu que la solution surgira alors Cet article n'a donc qu\u2019un but: faire ressortir l'élément humain du problème.Que l'on regarde les problèmes concernant le pêcheur avec des yeux qui soient les siens; sinon la solution est impossible.(A Pleines Voiles) M.Bélanger.Les 10 commandements de Lincoln Tous les députés, tous les chefs de syndicats ouvriers, tous ceux qui étudient les différents régimes politiques devraient savoir par coeur les dix commandements de Lincoln que nous avons traduits pour vous: 1.On ne peut avoir la prospérité en méprisant l'épargne.2.On ne peut fortifier les faibles en affaiblissant les forts.3.On ne peut espérer avoir des hommes forts en faisant disparai- tre les puissants.4 On ne peut aider le salarié en ruinant celui qui paye salaires.5.On ne peut encourager la fraternité humaine en encourageant les haines de classe.6.On ne peut aider le pauvre en détruisant le riche.7.On ne peut établir de sécurité solide sur de l\u2019argent emprunté.8.On ne peut éviter les embarras en dépensant plus qu\u2019on ne gagne.9.On ne peut former le caractère et le courage en privant l'homme de son initiative et de son indépendance.10.On ne peut aider ses semblables en faisant pour eux ce qu'ils devraient et pourraient eux- mêmes accomplir.Page 7 Ce qu\u2019a coûté la guerre 32,000,000 de jeunes gens morts aux champs de bataille.15.000,000 à 25,000,000 de jeunes, vieillards, enfants, tués dans les raids aériens.26,000,000 tués: campe de concentration en tous genres.29,500.000 personnes blessées ou mutilées, 21,245,000 personnes sans foyer et sans biens.45,000,000 personnes déplacées, (Alemagne, Europe Centrale, Ex- tréme-Orient, etc.) 30,000,000 logements réduits en poussière.15,000,000 de personnes sans abri (on loge dans des camps, dany des caves, sous la tente.) 1,000,000 d'enfants sans parents.La guerre de 39 à 45 a coûté 375 milliards de dolloars-or, (3 fois plus que celle de 1914-18.) (Chiffres fournis par l'O.N.U.}.Connaissez-vous?~~ Une compagnie d'assurance qui offre une réduction de prime aux ivrognes?\u2014 Un homme qui ait perdu sa position parce qu'il était tem- pérent ?\u2014 Une femme qui puisse dire: \u201cMon homme ferait le meilleur des maris si seulement 1] était capable de prendre un coup\u201d?\u2014 Un chauffeur qui conduise plus sûrement son automobile lorsqu'il est en boisson?\u2014 Un contremaltre plus populaire auprès de ses employés parce qu'il boit?\u2014 Un enfant qui se plaigne parce que son père n'entre pas ivre à la maison?Un meurtrier qui avoue que l'abatinence l'ait conduit au crime?LS.C.HAVRE de PECHE en GASPESIE \u2018ie Dans chacun de ces villages de pécheurs qui font le charme de la Gaspésie, l'activité se déroule toute entière autour de l'Entrepôt que du département des Pècheries.ses de poisson destinées aux marchés frais sont entreposées immédiatement après avoir été traitées par des équipes qui travaillent 24 heures par jour durant les mois d'été afin d'ac- lérer l'entreposage.C'est ainsi que les produits marins du Québec sont livrés à I'Entrepôt Frigorifique de l'endroit quelques heures seulement après leur capture et qu\u2019ils conservent toute leur saveur.Le Département Pêécheries possède et maintient un opération sur notre littoral maritime 50 de ces Entrepôts Frigorifiques comme celui reproduit à gauche \u201d que voit à Ste-Thérèse de Gaspé avec l'atelier de préparation et de droite.Ces Entrepôts ont une capacité d'entreposage de 14 millions de livres de poisson et un outillage qui permet une congélation ultra-rapide à une température de 25 degrés F.sous zéro.Frigorifi- C'est là que les prides provincial Yon classification à Page 8 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamoursska).Jeudi, le 26 avril 1951.Nouvelles de \u201cchez nous.\u2019 Lettre de Kome JN .QUIELS I LW SE IRON is 1 il Damas, en Syrie, le 26 mars, (lundi) 1951.Mes très chers parents, Nous avons quitté Jérusalem, ce matin.Dure journée d\u2019automobile! tis & 9 heures ,nous arrivons à l'Hôtel de Damas à 7h.30, Ce soir.Auparavant, je vois terminer le compte rendu de la journée de dimanche.A l'hôtel, hier, grand diner: nous avons mangé l'a- gnesu pascal.Pour un hôtel arabe, de ce temp-ci.c'était assez bien.Je vous ai parlé déjà de la messe pontificale de neuf heures.Je n\u2019y suis allé que quelques minutes; il faisait très froid.Le courant d'air tournait mes feuilles de bréviaire.Cependant, j'ai eu le temps de goûter le bonheur d'être autour de ce tombeau d'où Notre-Seigneur est sorti glorieux.A trois heures, nous partons pour Emmaüs; par un chemin détrempé par la pluie nous arrivons à ce petit village totalement musulman.Les Franciscains y possèdent une église splendide avec un collège pour les jeunes arabes.Sur l'endroit de la maison du disciple Cléophas, nous lisons I'Evangile, si détaillé de l'épisode local.Nous trouvons les disciples bien vaillants de retourner à Jérusalem, le soir même, car nous sommes à trois quarts d'heure en automobile.Cette visite est une de celles qui m'ont impressionné davantage.De retour à l'hôtel, nous commençons à préparer nos bagages.En un sens, nous sommes contents de partir, car l'hôtel n\u2019est pas très confortable: nous sommes quatre par chambre; il fait froid.On a de la misère à trouver un coin pour prier.Ce matin, adieu à Jérusalem! \u201cQue ma langue se dessdche, si Je toublie!\u201d En route pour la Mer Morte et Jéricho! Nous descendons sans cesse.A la Mer Morte, nous sommes à 1,200 au-dessous du niveau de la mer.La pression atmosphérique varie tellement que pendant quelques minutes, nous devenons un peu sourds.Les oreilles nous font mal.On s'y adapte.Et la Mer Morte?C'est un grand lac de 25 milles de long.L'eau n'est point noire, ni boueuse, ni soufrée; mais elle est très salée: 25% de sel.Je m'y suis lavé les mains.C'est un sel qui brûle, si on n'a pas la précaution de se passer les mains à l\u2019eau douce après.Ce qu'il y a de plus curieux, c\u2019est que le Jourdain s\u2019y déverse continuellement, sans que le nieau de la mer monte.L'évaporation, très forte, absorbe le surplus d'eau.Nous jetons un coup d'oeil à la Fontaine du prophète Elisée, à Jéricho, saluons les Scouts arabes catholiques de Jérusalem, que nous avons entrevus quelques fois et qui furent très chics pour nous.Ils portent le mouchoir arabe au lieu du chapeau.Ils sont bien gentils.II est si rare de voir un Arabe bien lavé et bien mis, qu'on le remarque! De Jérusaiem à la frontière de Syrie \u2014 250 kilomètres \u2014 (150 milles environ) ce n'est que montagnes arides et plaines désertes.Aucune verdure.Le royaume d'Abdullah a une piètre mine.Pourtant, il me semble que les ingénieurs agricoles pourraient faire quelque chose, s'ils voulaient et si les Arabes étaient plus intéressés à la culture \u2014 Le diner se prend à Ammam, capitale et résidence du roi.C\u2019est une ancienne ville, célèbre du temps des Romains, qui se modernise à la façon orientale.Le trajet fut plutôt monotone et gAté par deux heures d'attente à la frontière.Ces formalités de frontière, quand elles se prolongent, ont le don de nous rendre un pays moins sympathique, et surtout quand elles nous font perdre deux heures de clarté.Enfin, on nous laisse passer.De la frontière à Damas, nous suivons une grande route droite, sans côtes, dans une vaste plaine qui, pour la première partie, du moins, nous paraît très fertile.C'est le gouvernement qui l'exploite.Mais le jour tombe et l'on ne peut plus rien voir, malheureusement.Le guide, cependant, nous dit que ie désert reprend avant Damas.\u2014 Enfin, nous entrons, Damas, c'est une ville de 500,000 hommes.Le premier contact est sympathique.Nous sommes si fatigués que nous nous empressons de souper et de nous coucher.Le souper était bon, mais apprêté à l'orientale\u2026 c'est-à-dire que ça pique un peu! Notre hôtel est musulman: au-dessus de ma chambre est inscrite une phrase du Coran, en arabe puisque la langue du pays, comme celle du Coran est l'arabe.En voici le sens: \"Celui qui est bon fait le bien\".Pas si mai! Mardi, 27 mars 1951.\u2014 Messe à l\u2019église des Franciscains.Beaucoup de gens assistent au mois de St-Joseph; je suis édifié de leur piété.Après déjeuner, on nous conduit à la maison d'Ananie, là où Saint Paul fut guéri de sa cécité, après sa chute sur le Chemin de Damas, un peu en dehora de la ville actuelle.Nous visitons aus si les ruines du mur d\u2019où il fut descendu dans un panier, par ses amis, pour échapper aux gardes de la ville qui voulaient s\u2019emparer de lui.Ce sont den souvenirs très chers au coeur des chrétiens, puisque St-Paul & joué dans l'Eglise un rôle unique.On se rend ensuite à le grande mosquée construite dans une cathédrale catho- Mge tâtie jadis par Constantin, en l'honneur de saint Jean-Baptiste; les Turcs s\u2019en emparèrent et la transformèrent.Quelle magnifique église ce serait pour nous! Comme pour toutes les mosquées, on en admire la tenue\u2026 mais on en remarque aussi la froideur.Je suis \u2018 heureux de cotoyer des musulmans, Je m'en faisais une idée tout autres; on voit pourquoi ils sont difficiles à convertir.La visite de Damas n'est pas complète sans une tournée dans les bazars.Les Syriens m'ont paru plus travailleurs que les Palestiniens.Ils ont un étalage inimaginable de marchandises A vendre; il faut voir les tissus qu\u2019ils fabriquent, par exemple des tissus brodés ou tissés de fils d'argent, pour $4.00 la verge, leurs travaux de marquetterie, leurs bijoux, etc\u2026 Je me suis demandé s'il y avait plus d'acheteurs que de vendeurs! La Syrie à 3,000,000 d'habitants, dont 500,000, le sixième, demeure à Damas.La ville est belle, de caractère tout à fait oriental, c'est-à-dire d'une civilisation, une vraie mais différente.En traversant ses rues, je me disais que ceux qui partent d'ici pour demeurer chez-nous, doivent avoir autant de difficultés à s'adapter que j'en aurais moi-même à le faire ici.Je n'ai pas réussi à saisir de quels éléments se compose ce pays, comment les Syriens se distinguent des Arabes et des Turcs.Je me propose, À mon retour, d'en causer avec mes coparoissiens originaires d'ici.Damas m'a beaucoup intéressé, comme toute la Syrie.Les gens sont sympathiques, aucunement importuns pour le touriste; il y a beaucoup de pauvres Arabes chassés de la Palestine.Le pays que j'ai continué À traverser, jusqu'au Liban, m'a réellement charmé.Il est élevé, d'un climat plus frais, bien pourvu d\u2019eau et de richesses naturelles.Il corrige la mauvaise impression laissée par la Transjordanie, La police de Damas est très active; notre taxi a attrapé quelques amendes en très peu de temps! Tous les gens marchent dans la rue; on croise les ânes, les autobus, et rien que des automobiles américaines.C'est ici en Orient que l\u2019on constate la force des E- tats-Unis, et pourquoi.et les automobiles sont rares au Canada.A trois heures, nous passons la frontière du Liban; les douaniers sont sérieux! Cette fois, nous entrons dans un pays merveil- Jeux.Entre deux rangées de montagnes, s'étend à 3,000 pieds au- dessus de la mer, une plaine magnifique et très fertile.Nous faisons un détour pour atteindre au fond de cette plaine la ville célèbre de Baalbeck \u2014 cité du dieu Baal \u2014 (ou Héliopolis, pour les Grecs, \u201cville du Soleil\u201d).Nous y voyons les plus belles ruines de temples romains, comme on n'en voit pas même en Italie.C'est une montagne de roc que l'on a transportée, Il s'agissait, pour Rome, de gagner ces gens à l'Empire, on leur avait construit des temples d\u2019une beauté, mais aussi d'une grandeur, que pas un édifice n'approche.C'est certainement une des merveilles du monde, quand on pense aux moyens qu'ils avaient dans ce temps-là.Des pierres comme celles que l'on a utilisées pour la base ,il ne s'en transporte plus.Puis, nous nous rapprochons de la mer.A Th.30, après être descendus pendant une heure dans les montagnes, nous touchons Beyrouth, le port de mer du Liban, sur la Méditerranée.C'est une très grande ville.Je vous en parlerai demain, quand je l'aurai vue.Bonsoir, il faut nous reposer un peu, car les journées sont pleines.Beyrouth, mercredi, 28 mars \u2014 On va de merveilles en merveilles.Nous sommes allés voir les fameux cèdres du Liban, à une centaine de milles d'ici, dans le Nord.Nous avons longé la Méditerrannée jusqu'à Tripoli, contrée pittoresque et riche; plantations d'orangers, de bananiers, d'oliviers, dans un décor de montagnes dont les pics sont souvent couverts de neige.A Tripoli, nous montons pendant une heure et demie, sur une route trés moderne, en lacets; quand nous arrivons aux cèdres, nous sommes à 6,000 pieds, Il neige abondamment, il fait froid; c'est comme au temps du sucre, chez-nous.Au-dessus de nous, des pics complètement couverts de neige.J'en touchais pour la première fois.A l'hôtel où nous avons diné, se trouvaient plusieurs jeunes, réunis pour faire du ski.L'histoire nous dit que Salomon fit venir de cette montagne les cèdres qui servirent à la construction du temple de Jérusalem.Disons d'abord qu'il ne s'agit pas de nos petits cèdres, mais d'arbres colossaux dont les branches s'étendent très horizontales.Le plus gros a 18 pieds de circonférence.Il n'en reste pas plus que 200.Et on n'a pas l'air de se préoccuper d'en faire pousser d'autres! On dit que celui dont je vous parle aurait 1,500 ans d'âge! Pour une curiosité, c'e est une.Au centre du bosquet s'élève une petite chapelle où l\u2019on célèbre la messe solennellement, une foia durant l\u2019année.En descendant, nous longeons d'énormes précipices.Mais notre chauffeur est épatant, si bien que je n'ai même pas pensé d'avoir peur.Imaginez les différentes scènes que l'on peut voir à cette altitude! Nous revenons à Beyrouth par la même route.Avant d'entrer dans la ville, nous avons le plaisir de monter encore sur un autre sommet, pour clôturer notre pèlerinage sur terre par un salut, dans la chapelle de la Vierge du Liban, au pied de son immense statue, dont la revue \u2018\u2019Marie\u201d 8 parlé une fois, l'an passé.J'étais debout, au niveau de la base de la statue.Après avoir monté une centaine de marches, et le pied de la Vierge me dépassait la tête! (Suite à la page 6) SUPPORTS SPENCER © Pour tous vos problèmes de taille \u2014 consultez Mme Ls-de-G.FORTIN Spécialiste en corsstterie médicale Corsets maternité, eupports orthopédiques, brassières, Ordonnances médicales exécutées avec attention Ste-ANNE-de-la-POCATIERE © Tél: 60.2-3 © SPECIALITE Ceintures chirurgieales, Concert de la Cantoria Calixa- Lavallée Mercredi soir, dans la Salle du Collège de Ste-Anne, la Cantoria Calixa Lavallée donnait son dou- zidme concert annuel.Environ 150 personnes y sont venues, dont une bonne proportion des paroisses environnantes, Y assistaient aussi les élèves de la Grande Salle et plusieurs prêtres de la maison.Auditoire très enthousiaste et compréhensif.D'où vient ce manque d'intérêt du public pour un tel concert?On pourrait d'abord noter que le cinéma accapare quatre soirées de la semaine sur sept; et méme le dimanche, il y a programme double.Ceux qui ne veulent rien manquer de ce qui se passe sur l'écran de l'Ecole ou de la salle municipale ont donc à débourser $1.40 par semaine, $2.80 s'ils sont accompagnés.Or, mercredi soir, le 25 avril, il y avait un programme de cinéma & la salle municipale.Et il est certain que ce spectacle a attiré une partie du public.Mais ça ne suffit pas à expliquer un désintéressement aussi général vis-a-vis dune société chorale capable de faire l'envie de toute paroisse ou ville de la Rivesud, et d'ici pas mal loin.Seraitce dû au fait que nul n\u2019est prophète en son pays?Bon, ajoutons cela a cuses possibles.Et puis, prétend-on, \u2018ces programmes sont trop sévères.On n\u2019y donne que des grands \u201cmachins\u201d compliqués que le public n\u2019est pas capable de comprendre.\u201d Entendons-nous.Disons d'abord que le public est apte à comprendre, pour peu qu'il ne s'avise pas que c\u2019est impossible.Mais disons ensuite qu\u2019il ne vient pas aux concerts, et qu\u2019il en donne cette raison.Voilà pourquéi hier, on n'a vendu que 150 sièges environ, à ce beau concert.Un mot maintenant du programme.\u201cOuvrez vos portes \u20ac- ternelles\u201d, de Gounod, est une composition dans le plus pur aty- le populaire.\u201cGallia\u201d, de même.Car Gounod est toujours resté l'auteur de \u201cFaust\u201d de \u201cRoméo et Juliette\u201d, etc, et donc d\u2019une musique plutôt romantique, passionnée et plus agréable que profonde.Dans \u201cGallia\u201d, par exemple, les couplets \u201cCes tribus plaintives\u201d et \u201cJérusalem\u201d, pour n\u2019en citer que deux, n\u2019ont rien de révolutionnaires! Mais ils sont bien agréables.\u201d La Réaurrection de \u201cLazare\u201d, scènes religieuses et mines en musique par Raoul Pugno, offre une musique plus particulière, de nuance moderne, et un peu déroutante pour les non initiés aut harmonies contemporaines.De plus, \u201cLazare\u201d abonde en récitatifs; ce n'est meme que cela, avec des airs pour solistes, duos et trios, encadrés dans une introduction et un finate pour Grand Choeur.Les solistes ont donc porté le poids de cette partie du programme, Ceux-ci, dames et messieurs, ont fait preuve de musicalité, mais plus ches ces dames.Les études musicales sont d'un grand secours et rendent les exécutants plus libres de se donner à l\u2019interprêéta- tion, au phrasé, aux nuances de Ia musique.Cela ne veut pas dire que les solistes du sexe fort n\u2019ont pas bien rendu leurs parties difficiles et exténuantes; mais nous pouvôns, sans froisser personne, attribuer plus de fini dans le rendement aux artistes du beau sexe.tœuite à la page 5) "]
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