Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 13 mars 1952, jeudi 13 mars 1952
[" LILIES Le ru au0 V Tusi afs Mecntoine Roy Bzifios du Parle: env QUEZEC B92.1111 Rnser à ce que Jon ecrit cs Le Ru Ll\u2019 Mort de M.l\u2019abbé S.Boulet Le clergé de Québec et une famille qui a donné trois pré- tres à l'Eglise dont deux sont encore vivants viennent d'être profondément éprouvés par la mort de M.l'abbé Salluste Boulet, survenue lundi, à minuit et demi a l'Hôtel-Dieu de Québec, après plusieurs semaines d'hospitalisation.Le regretté disparu était âgé de 73 ans et 8 mois et comptait quarante-six ans de prêtrise.M.l\u2019abbé Salluste Boulet était, en effet, le frère de Mgr Auguste Boulet, P.D., du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiére, et de M.le chanoine Alfred Boulet, curé de la paroisse de Plessisville.Cette mort enlève au diocèse de Québec l'une des belles figures de son clergé.M.l'abbé Boulet a fait preuve au cours de sa vie d\u2019une haute raison pratique, Sa constante activité recevait toujours l'aide d\u2019une volonté à la fois calme et forte.Au surplus, on remarquait chez M.l'abbé Boulet une pureté d'intentions qui constituait avec les autres qualités et vertus les traits principaux de la physionomie de ce prêtre.C'est à M.l'abbé Salluste Boulet, qui avec le concours de \u201cion frère, M.le chanoine Alfred Boulet, curé de Plessisville, que l\u2019orphelinat agricole de St-Ferdinand de Mégantic doit sa fondation en 1933.Soulignons que le ler directeur de cet institut fut M.l'abbé Boulet.Il était aumônier à l'hôpital de Plessisville, lorsque la maladie le contraignit à se faire hospitaliser à l'Hôtel-Dieu de Québec.| Auparavant M.l'abbé Salluste Boulet avait été curé de la paroisse de St-Ferdinand, 1937 à 1941.Il était né à Saint-François-de-la-Rivière-du Sud, comté de Montmagny, le 16 juin 1878, de Vilmer Boulet, cultivateur, et de dame Delvina Blais, Il avait fait ses études au Collège de Ste-Anne-de-la-Po- catière et ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec.I fut ordonné prêtre à Sainte-Anne-de-la-Poca- tière par Son Em.le cardinal Bégin, alors archevêque de Québec, le ler mai 1906.M.l'abbé Salluste Boulet fut maître de salle, professeur, préfet des études au cours commercial et directeur spirituel au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiére, Le défunt laisse dans le deuil, outre ses deux frères: Mgr Auguste Boulet, P.D., du collège de Ste-Anne-de-la-Poca- tière, et M.le chanoine Alfred Boulet, curé de Plessisville, une soeur, Mlle Alice Boulet, de St-Francois de Montmagny.T1 était l'oncle du R.P.Albert Arsenault, o.p., des abbés Ernest, Antonio et Luc Arsenault, et Joseph Campagna, ainsi que de la Révde Soeur St-Pierre de Citeaux, de la Congrégation Notre-Dame.Il était le grand oncle de Ml\u2019abbé Charles-Auguste Boulet, du diocèse d\u2019Amos, des Révérendes Soeurs Marie-Auguste et Ste-Nicole des Soeurs de la Ste-Famille; le cousin de MM.les abbés Antonio Boulet, Laurent et Jean-Charles Nicole et de plusieurs autres jeunes prêtres et religieu«s8 appartenant à différentes communautés.Il laisse également dans le deuil un grand nombre de petits neveux et niéces, Le vénérable prêtre est décédé en présence de ses deux frères prêtres: Mgr Auguste Boulet, P.D., du collège de Ste- Anne-de-la-Pocatière, et de M, le chanoine Alfred Boulet, curé de Plessisville, ainsi que de M.l'abbé Jules Lachance, aumônier à l'Hôtel-Dieu de Québec, La dépouille mortelle de M.l\u2019abbé Boulet a été transportée lundi à St-François de Montmagny.Il a été exposé à la maison paternelle chez M.Maurice Boulet.La translation des restes a eu lieu mercredi, à quatre heures p.m., pour l\u2019église de St-François où son service a été chanté jeudi matin ures.L'inhumation a été faite au cimetière de St-François, dans le lot réservé aux prêtres défunts de la paroisse.Au clergé de Québec, à Mgr Auguste Boulet et à M.le chanoine Alfred Boulet, notre journal offre l'expression de ses sincères condoléances.Lettre au T.H.Louis St-Laurent, premier ministre du Canada Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 3 mars 1952.Au T.H, Louis Saint-Laurent, Premier Ministre du Canada, Hôtel du Gouvernement, OTTAWA, Honorable Premier Ministre, La Société Saint-Jean-Baptiste de Sainte-Anne-de- la- Pocatière est heureuse de vous féliciter du geste historique que vous venez de poser en proposant la nomination d'un canadien comme gouverneur général de notre pays.Ce poste de très haute importance ne pouvait être occupé par un homme mieux qualifié que le T.H.Vincent Massey, citoyen intègre et brillant diplomate, dont le prestige rayonne même dans nos milieux ruraux.Nous, de la région du bas du fleuve, qui vivons près du \u201cberceau de vos ancêtres\u201d, nous avons bien des motifs d'être dans l\u2019allégresse et de vous exprimer notre très vive reconnaissance.Agréez, Honorable Premier Ministre, les hommages de notre Société patriotique qui travaille - sur les bords du Saint-Laurent - à faire aimer la patrie dont vous êtes le chef vénéré.Léonard Dubé.président, Société Saint-Jean-Baptiste, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 5 mars 1952.Lettre a PHon.Paul Martin, ministre de la Santé et du Bien-Etre Social A l'Honorable Paul Martin, Ministre de la Santé et du Bien-Etre social, OTTAWA.Monsieur le Ministre, La Société Saint-Jean-Baptiste de Sainte-Anne-de- la-Pocatière croit de son devoir de vous exprimer sa surprise d'apprendre que les chèques des Pensions de vieillesse sont adressés sous une formule bilingue dans la Province de Québec, et sous une formule unilingue dans les autres provinces, Cette façon de procéder est de nature à établir et à reconnaître en fait la distinction d\u2019une réserve québécoise dans notre province, ce que nous ne pouvons admettre, vous le comprenez bien facilement.Pourquoi refuser à nos compatriotes des autres provinces l'avantage de se savoir égaux à leurs concitoyens de langue anglaise, en les favorisant partout dans le pays d'une même formule bilingue?Et pourquoi ne pas reconnaître dans ce domaine, comme dans d'autres, les droits égaux des deux races?En effet, la constitution garantit l'égalité des droits, les timbres-postes portent (quelquefois timidement) le caractère bilingue du pays, les billets de banque canadiens qui circulent dans le pays apportent à tous la reconnaissance du même fait.Nos compatriotes de langue anglaise seraient-ils déshonorés s'ils recevaient un chèque à formule bilingue?Pensons, par contre, aux sentiments d\u2019humiliation qu'éprouvent nos compatriotes de langue française dans les autres provinces, lorsqu'on a l'air de leur dire, en leur adressant un ché- que à formule anglaise, qu'ils ne sont pas chez eux ailleurs qu'à Québec.Nous savons, Monsieur le Ministre, que vous comprenez toutes ces raisons, mais que la situation actuelle est plutôt le résultat d'un fanatisme de fonctionnaires.(suite à la page 8) y Jeudi, le 13 Mars 1952.L'Anniversaire du couronnement de S.S.Pie NIL a CHGB.dimanche soir, a 10Lh15 p.m.Dimanche soir, le poste CHGB diffusera un forum radiophonique enregistré à l\u2019occasion de la fête du Pape, par les pèlerins de l'Année Sainte, à Rome.L'animateur du programme est le Dr Albert Alarie, délégué de la paroisse de Ste-Anne.ŸY prennent par: MM.les abbés Léon Bélanger, Candide Normand, A.Fortin, Rosaire Bélanger, Aimé Talbot et Laurent Gagnon, tous prêtres auxiliaires au Collège de Ste-Anne, et M.Charles Gagné, secrétaire de In Faculté d'Agriculture.On y traitera sommairement des sujets suivants: biographie de S.Sainteté Pie X{M \u2014 L'Année Sainte - Sainte-MariaGoretti \u2014 Une pontificale à St-Pierre de Rome \u2014 Une audience publique \u2014 Une audience privée \u2014 la journée du Saint Père \u2014 et une anecdote sur une audience.Autres pélerins de Ste-Anne à Rome: Mme Charles Gagné, Mile Marguerite Fortin, Mlle Lucille Dubeau, Mlle Fernande Dion, M.et Mme F.-X.Lambert et leurs filles, Mlles Rachel, Thérèse et Cécile; MM.les abbés Robert Landry, Maurice Bois, Roch Duval, et Ls- Marie Champagne, du Collège.Aussi M.l'abbé Maurice Proulx qui a pris, du haut de la colonnade du Bernin, des vues \u2018exclusives\u2019 et inoublin- bles des cérémonies de la proclamation du Dogme de l'Assomption, le ler novembre 1950.Et parmi ces pèlerins, nos chers disparus de la catastrophe du 13 novembre, à l'Obiou, M.et Mme Ernest Timmons, À cette célébration de la fete du Pape glorieusement régnant, se joint la consolation de savoir que Son Excellence Mgr Bruno Desrochers, évé- que de Sainte-Anne.était justement a Rome, le 12 mars ct qu'il venait d'être reçu en audience privée par Sa Sainteté selon une dépéche parvenue de la Ville Eternelle, Tous les pé- (suite à la page 2) a Page 2 Société Historique de Kamouraska, FVVIYVVIVIVIVIVIY VY VV VV La PAROISSE St-ALEXANDRE e Notes historiqnes vvvvvvvevvvewvwewst ° \u201cL\u2019affaire Louis Lambert\u201d Parmi les incidents qui jetèrent de l'émoi dans la population, de Saint-Alexandre, on compte l'affaire LOUIS LAM- Cela s\u2019est passé vers 1902 ou 1903 non loin du moulin à scie Pelchat, le long de la route de Saint-Eleuthère, à seize milles de l\u2019église de Saint-Alexandre.Dans les environs de ce moulin on pouvait voir un \u201ccamp\u201d de bois rond, devenu familier pour tous ceux qui allaient aux chantiers ou en revenaient, et aussi pour ceux qui charroyaient leur bois, Tous savaient que dans ce pauvre réduit vivait un homme de soixante et cinq ans environ, veuf, d\u2019un caractère solitaire et original, pauvre comme Job, et qu'on se plaisait à taquiner, même s'il était reconnu comme malin, La visite n'était pas rare pour lui; et lorsqu'il n'en avait pas, il employait ses heures de loisir à se faire du bois pour se chauffer ou à flatter sa chatte blanche.Sa situation lui permettait de rendre service aux gens de bois qui arrétaient boire une \u201cgorgée\u201d de thé pour se réchauffer ou pour manger une \u201cbouchée\u201d s'ils étaient en voyage pour un chantier lointain, C\u2019est avec plaisir que Lambert voyait les passants arrêter à son camp, parce que cela lui permettait de vivre.On payait la gorgée de thé en monnaie ou en nature, Je me rappelle que mon père lui avait laissé tartes et galettes, biscuits ou miches de pain.Comme c'était son \u2018pain quotidien\u201d, il tenait à ce qu'on lui donnât quelque chose pour être dédommagé du service rendu, Or un printemps, François Thériault, de Saint-Alexandre, monta à Saint-Eleuthère deux charges de draveurs de Madawaska.On appelait les gens de Madawaska: les \u201cBrayons\u201d.On arrêta chez Ti-Louis pour étancher la soif et laisser reposer les chevaux.Le groupe pouvait se composer d'une vingtaine d'hommes dans le camp en cette occasion.Et Ti- Louis ne es prisait pas beaucoup, parce ceux-ci passaient leur temps à la taquiner.Il se rappelait aussi que c'était des gens de cette sorte, du même pays, qui avaient dit qu\u2019ils le crucifieraient.Comme les draveurs n\u2019arrétaient pas de le taquiner, il se fâcha, et, la hache à la main, il ordonna à tout le monde de sortir, Celui qui fermait la marche eut le malheur de se retourner, et Lambert lui descendit sa hache sur le ront.Théodore Pelletier, aidé de son gendre, Magloire Bélanger, et de son neveu, Ludger Pelletier, relevèrent le blessé et lui pansèrent la tête.François Thériault, qui avait monté les Brayons', reprit le chemin du retour avec des compagnons et le blessé étendu sur un matelas de fortune.Les chemins étaient glacés et raboteux à cause du gel et du dégel du printemps.Au Septième rang, le \u201cBrayon'\u2019 demanda de ne pas aller si vite, parce que les soubresauts de la sleigh lui faisaient mal à la tête, \u2019 Il fut conduit à l'hôtel d\u2019Henri Deschènes où on arriva sur le soir.Le médecin et le prêtre furent demandés, mais le blessé refusa absolument de recevoir ce dernier, qui, de fait, n\u2019a pu l\u2019approcher.C'était un dur-à-cuire qui ne faisait plus de religion.Régent Fortin et Jean-Baptiste Guérette passèrent la nuit à son chevet, Le matin vers les cinq heures, il expirait, On envoya le cadavre à la famille.Quant à Louis Lambert, il resta à son camp cette nuit-là.La veille du meurtre, Uldéric Dumont, père de monsieur l'abbé Napoléon Dumont, curé actuel de Sainte-Hélène, avait couché au camp de Ti-Louis, Il se rendait chercher de la planche qu\u2019il avait achetée de Alexis Bélanger, propriétaire d\u2019un moulin à sie, situé tout près du \u201ccamp\u201d, C'était en printemps, a-t-on dit; et comme Uldéric Dumont voulait charroyer toute sa planche avant la fonte des neiges, il fit une corvée dans ce but.Entre deux voyages, à Saint-Alexandre, il entendit parler qu'un \u201cBrayon\u201d avait été tué.Accompagnés de Joseph Pelletier et d'Emile Beaupré, qui I'aidaient dans sa corvée, il se trouva donc à repasser, le lendemain du meurtre, devant le camp de Lambert.Celui-ci était chez Alexis Bélanger, occupé à se faire un manche de hache; il paraissait nerveux, sortant dehors souvent pour regarder sur la route, Uldéric Dumont et ses amis remarquérent le sang sur la neige à la porte du camp et jusqu\u2019à la maison d\u2019Alexis Bélanger, Ils ne parlèrent de rien.Entretemps, la justice avait été alertée, et elle envoya Uldéric Ouellet, huissier de la place, avec l'ordre d\u2019arrêter le meurtrier.Uldéric Ouellet demanda Patrick Bélanger pour l\u2019aider dans sa besogne.C'était le lendemain du meurtre.Les deux hommes, n'osant s'approcher du camp, parce qu'ils craignaient encore la hache de Lambert, s\u2019arrêtèrent à portée de voix du camp et lui crièrent de venir embarquer.Lambert sortit, mais ce fut pour se sauver dans le bois où Ouellet et Bélanger ne purent le rejoindre, Ils rebroussèrent chemin sans s'occuper de lui plus longtemps, La deuxième nuit après le meurtre, Lambert mit le feu à son camp et prit la fuite à travers bois emportant ses hardes dans une poche et sa chatte blanche dans une autre.Il traversa jusque dans le haut de Saint-Pascal et arriva à un moulin à scie où il rencontra Emile Marier qui le connaissait très bien.Marier savait que Lambert était dans la misère noire, et cette fois il lui parut encore plus malheureux que d'habitude.Ii lui offrit de I'amener a la gare de Saint-Pascal; ensuite, il le descendit à l'hôpital de la Rivière-du-Loup.Plus tard, Louis Lambert fut conduit à un asile d'aliénés où il finit ses jours, ! Ware Henri Landry.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).La Vierge fleurie.(suite de la page 3) nauté pour se marier, Après deux ans de noviciat, elles vivent six ans dans le grand couvent avant d'avoir droit à un logement dans l\u2019une des petites maisons du Béguinage.Le grand Béguinage de Gand, par exemple, possède dix-huit couvents et forme une population de 700 habitants.La béguine consacre son temps à la prière, à la visite des malades et aux travaux de dentelle et de lingerie, Néanmoins, l'émotion m\u2019étreint surtout à la pensée de la Vierge fleurie de Bruges.Toutes les vieilles maisons de pierre ont des Madones sculptées sur leurs façades, au-dessus des portes, dans des corniches ciselées\u2026 Et devant chaque madone, à l'occasion du premier mai, des mains pieuses ont suspendu des paniers de fleurs, des corbeilles, de simples boîtes peinturées\u2026 Mais il y en a partout.La rose voisine l\u2019oeillet et le géranium rouge, le blanc narcisse\u2026 Marie est représentée de cent façons différentes.Toujours belle, toujours simple, comme le voulait l\u2019artiste du moyen âge, elle nous inspire une confiance, un amour irrésistibles\u2026 Je me revois encore dans la chapelle du Saint-Sang, égrenant mon chapelet en songeant au sanctuaire de Notre-Dame du Cap.Et le carillon qui égrenait toujours sa poésie musicale.Et ces vieilles qui faisaient le tour des madones.Et ces jeunes qui tournaient sur les chevaux de bois.La Kermesse de Bruges se termine par la cérémonie médiévale de la procession du Saint-Sang, Et un bon abbé qui me ramenait a Bruxelles, aprés une halte à Ostende et au cimetière des soldats canadiens d'Agedem, m'expliqua la légende de cette fête.Quelques gouttes du Sang du Christ, recueillies par Nicodème et Joseph d'Arimathie, furent rapportées de la seconde croisade par Thierry d'Alsace, H tenait tenait cette précieuse relique du Roi de Jérusalem et il en fit don à la ville de Bruges.De là la procession annuelle de la relique par les rues pavées de pierre.Un jeune diplomate canadien, Marcel Cadieux, nous décrit cette fête dans son intéressant volume: Premières Armes.Ce qui caractérise la procession c'est le cortège des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament, une autre façon, si vous voulez, de présenter les Mystères qui se jouaient surtout sur le parvis des cathédrales, \u201cAinsi, saint Jean-Baptiste récite les passages de la Bible\u201d, pour me servir du texte de M.Cadieux, On ne saurait mieux définir.\u2018Après le défilé des Pucelles de Bruges qui chantent le Veni Creator voici Adam et Eve qui s\u2019avancent précédés d\u2019une bannière proclamant: \u2018Son sang nous rachètera\u201d.Viennent ensuite Cain et Abel dont le sacrifigue préfigure cèlui de l\u2019Agneau divin, Le role d\u2019Abraham est tenu par un vieillard portant un fagot sur son dos et tenant son fils par la main, Moise et Aaron apparaissent, puis des prétres hébreux en costumes d'époque.La première partie du cortège représente la promesse du sacrifice du Christ dont le sang rachète l'humanité, \u201cLa seconde partie est consacrée à la naissance, à la vie et à la mort de Jésus.Au tournant de la rue, j'aperçois saint Joseph, traînant par la bride l'âne monté par la Sainte Vierge avec l\u2019Enfant-Jésus sur les genoux, Les rôles de saint Joseph et de la Vierge sont traditionnellement confiés à un couple de bonne famille qui n'arrive pas à avoir d'enfants.La légende veut qu'en acceptant de tenir ce rôle ils soient assurées d\u2019avoir un héritier dans l'année.\u201d Hélas! la piété ne préside pas toujours à cette procession.C'est souvent un prétexte de réjouissances profanes.comme me le confiait l'abbé, sur le chemin du retour, alors que nous étions intallés sur une terrasse de Gand.L'âme encore réjouie du spectacle de la Vierge fleurie de Bruges, je répondis à l\u2019angélus en écoutant le son des cloches dans la paix mélancolique du crépuscule, Bruges porte son linceul fièrement.Et si l\u2019âme du moyen âge, en dehors de la Kermesse.est disparue, le cadavre est admirablement momifié.Cette ville comprend un des plus beaux exemplaires de l\u2019antiquité et fait gloire à la Belgique et aux Belges.J C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDBLITE Etc.- Eta.Rue Poèré _ Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Téléphone: 83 MAMAASAMASAAMASGAMMAMAMAHAMGANASAGAE.a Asa an Bibliothèque Paroissiale (St-Adalbert) Tous ceux qui auraient des BONS LIVRES à DONNER pour une BIBLIOTHEQUE PAROISSIALE, pourront les adresser à: M.le CURE A.PROULX, ST-ADALBERT (L'Islet) P.Q.(MERCI) 4 TIVIVTOTY Jeudi, le '3 mars 1952.GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Par FORTIN & FILS, Directeur: Ls.-de-G.Fortin.Abonnement: Fan $2.00 6 mois $1.25 le numéro $0.05 \u201cAutorisée comme envoi postal | Fou dc Bassan télévisé Montréal, mars \u2014 Pour la première fois dans l'histoire de la télévision, un fou de Bassan de l'Ile Bonaventure a été projeté sur l'écran de milliers He spectateurs confortablement assis dans leur demeure des environs de New- York.Le Fou qui a été l'objet d\u2019une telle publicité venait du Jardin Zoologique de Charlesbourg et a été remis au Jardin Zoologique de New-York par M.Claude Mélançon, naturaliste canadien bien connu et directeur adjoint du service des relations extérieures du Canadien National.M, Mélançon et le Fou de Bassan ont été télévisés lors de la cérémonie de présentation, L'irradiation qui a duré une demi-heure faisait partie d'un programme radiophonique de la Société Audubon.M.Mélançon a parlé du Fou de Bassan et a\u2019 projeté un film en couleur du Canadien National illustrant la vie des oiseaux de l'Ile Bonaventure.Le Fou de Bassan mesure trois pieds de long et ses ailes ont une envergure de 72 pouces, Cet oiseau sera le seul de son espèce en captivité aux Etats-Unis, Les Fous nichent tout particulièrement sur l'Ile Bonaventure et d\u2019autres endroits de Gaspé et de Terre- Neuve.L'hiver ils émigrent dans le Sud mais ne touchent pas terre.La signification des noms.Fernand: qui a conquis la liberté; Yvette: active; Roch: sévère: Mariette: petite lumière; Henri: maître; Annette: douce; Roger: homme de parole; Lucille: gracieuse; Camille: enthousiaste; Bernadette: courageuse; André: Vaillant; Madeleine: magnifique.L\u2019Anniversaire.(suite de la page 1) lerins de son diocèse se joindrons à nous pour lui souhaiter bon voyage, Ils sont trop nombreux pour rappeler leur nom ici, et nous nous en excusons, Soyons aux écoutes, dimanche soir, 10h.15 p.m., à CH- GB, Ste-Anne, pour cette émission radiophonique qui, nous dit-on, sortira de l'ordinaire, Jeudi, le 13 Mars 1952.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourastm).er LA.Pour mieux \u201cservir\u201d.La semaine dernière, du 4 au 7 mars, s'est tenue, à Québec, sous les auspices \u2018\u2018la filiale de Québec\u201d de la Corporation des Agronomes, une semaine agronomique à laquelle ont assisté presque tous les membres de cette nombreuse section et plusieurs venus des sections voisines, Cette semaine d'études avait pour but de grouper des techniciens travaillant dans diverses branches de l\u2019agriculture et de mettre le plus possible de connaissances en commun.Excellente initiative en soi, dont les participants doivent être félicités et dont la formule mérite d'être retenue.Les congressistes ont reçu la visite de l'Hon.Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, de M.René Trépanier, sous- ministre, du Dr Gustave Toupin, professeur à L'I.A.O., président de la Corporation, etc.Ces assises ont été présidées par M.Napoléon Leblanc, président de la Corporation de Québec et agronome au service de l'Ecole des Sciences Sociales de Laval.Bien des problèmes ont été étudiés, et tous sous l'angle de l'actualité.Nous n'avons qu\u2019un regret, celui d'avoir été dans l'impossibilité absolue d\u2019y assister et, comte tout Agronome, de nous y instruire.Ce sera pour la prochaine fois.Il est bon de rappeler que sous une forme un peu différente, la Corporation des agronomes de Ste-Anne poursuit un travail identique, peut-être plus scientifique et parfois d'utilité moins immédiate, À chaque réunion, le lundi à 4 heures, une vingtaine de membres et plusieurs élèves, (une assistance moyenne d'environ trente auditeurs) entendent un confrère leur parler d\u2019un sujet de son choix; ce qui va du microbe au bétail ou de la spore à la plante complète, sans oublier les sujets de nature plus pratique, Dans un milieu d'études et de recherches scientifiques comme à l\u2019Ecole et à la Ferme Expérimentale, et de recherches sur les problèmes courants comme au bureau de l'agronome, il sied que chaque discipline aît son tour et que l'on se serve parfois du microscope, de la pipette, ou de grandes statistiques pour argumenter.A Ste-Anne comme à Québec, \u2014 pour ne parler que de ces deux sections \u2014 la Corporation des Agronomes oriente ses activités vers le perfectionnement technique, économique et social de ses membres, ce qui ne les empêche pas de vaquer aux autres fins pour lesquelles la Corporation provinciale a été fondée, : L.G.Fun Il attendait son train.Comme je partais pour l\u2019imprimerie, où l'on me demandait des textes.\u2014 à 10h.30 du soir! \u2014 quelqu'un de la maison, revenant d'une réunion Lacordaire, m\u2019avertit qu'en face de l'atelier, dans une entrée de cour un homme dormait sur le flanc du banc de neige! C'était vrai, Un pauvre bougre y dormait en effet.Il attendait le train (!}) pour une paroisse de la région.Quelques minutes plus tôt, voyant venir un véhicule moteur muni de phares puissants, il s'était levé et avait couru un peu au- devant, pour.prendre son train! Désolé de voir que le dit train n\u2019arrêtait pas, il reprit sa place sur ce qu'il croyait être le débarcadère, et se couchant sur un banc (de neige), il attendait, à 10h.30, le train de 8h, 55, un peu comme ce héros de Courteline! - On ne laisse pas un homme dans le banc de neige! Les jeunes se portèrent à son aide et voulurent l\u2019amener se coucher dans la boutique, où il aurait été facile de lui faire un grabat.Mais le bonhomme avait sa fierté!.Tl voulait une chambre.à l'hôtel! Ils le prirent dans l'auto et cherchèrent\u2026 en vain.Comme toujours, on trouva le bon samaritain dans la personne de M.J.-Bte Thiboutot, gardien de nuit à l'Ecole d'Agriculture.qui lui procura un \u201cbed\u201d confortable, même si les matelas ne proviennent pas en ligne droite de la manufacture Simmons et le lit, de l'Ecole du Meuble.C'est curieux, mais je reste toujours sous l'impression que l'Ecole d'Agriculture fait une double charité en prenant soin des élèves de ses rivales, les écoles d'ivrognerie qui n'ont guère de souci pour.leurs anciens!.Non, franchement, ces diplômés de nos \u201cfosses aux lions\u201d devraient bien s'organiser en association et faire valoir leurs droits à un lit quand ils ont été saoulés aussi intégralement que le héros dont je viens de vous narrer la pitoyable aventure.LG.Fa Un fils d'agriculteur\u2026 studieux.C'est un jeune homme de Tingwick, comté d'Arthabaska.Son père est laitier, et le fils comme le papa a fort à faire.chaque jour.On sait également qu'il y a eu à gagner, cet hiver, un peu partout, principalement dans la forêt où les salaires sont bons.Ce jeune homme s'inscrivit au cours de Zootechnie, parce qu'il aime à prendre soin des animaux de la ferme; et comme il est producteur et distributeur de lait, tout ce qui regarde cette production l'intéressait, Il arrive donc aux Cours de Zootechnie tenus en janvier; un des douze braves qui.vinrent, sur les 20 inscrits, Ce cours terminé, il s'inscrivit, avant de retourner chez lui, à une autre série de leçons sur la Grande Culture, leçons qui ont été un grand succès, à tout point de vue.Avant de repartir pour sa paroisse, il avait son inscription en main pour un cours de sylvivulture, ou d'entretien de la forêt, qui se tenait, la semaine suivante sous les auspices du Ministère de T.et Fà Duchesnay, près Québec.Ces trois cours qui forment 30 journées d'études théori- et de démonstrations, (et des journées qui duraient de 8h.30 du matin, à 10 heures du soir), ont apporté à ce jeune habitant une somme énorme de connaissances utiles dans presque tous les domaines de l'agriculture et de la sylviculture, et n'ont coûté en tout et partout que $1.00 par jour.Disons $35.00 en tout, car le reste de la pension était payé par le Ministère de la Jeunesse, ainsi que les frais de voyage.D'autres jeunes ont bien pu pendant ce temps, à $15.par jour, amasser un petit magot de $400.00 \u2014 car si on étudie le dimanche, on ne travaille pas \u2014 qu'on dépensera ou qu'on économisera.Mais qu'est-ce que cela, à comparer à la possession de solides connaissances de son métier d'agriculteur et de son métier de forestier exploitant sa prôpre terre à bois sans |'amoindrir, à cause de bonnes méthodes d'entretien, de sarclage, de coupe appropriés?.\u2026 Ce que ce jeune habitant des Cantons de l\u2019Est est venu chercher lui vaudra plus certainement a l\u2019avenir dix fois plus que ce qu'il aurait gagné par son travail manuel.On ne sait jamais trop son métier, Et c'est \u201cla bonne ouvrage bien faite\u201d qui compte et qui rend son homme heureux, LGF.EN EUROPE: La Vierge fleurie de Bruges par Charles-E, Harpe de la Société des Ecrivains canadiens.Nous sommes heureux de commencer aujourd'hui la publication d'articles de M.Charles-E.Harpe, bien connu non seulement dans notre région, mais aussi dans toute la province par ses pageants historiques et ruraux, et par ses autres publications, , Ces notes de voyage sont reproduites ici \u201cAnnales de Notre-Dame du Cap\u201d, avec l'autorisation bienveillante de l'auteur, Elles intéresseront nos lecteurs.Merci à M.Harpe, .La Direction, Avant de traverser l'Atlantique, j'avais lu déjà les \u201cLégendes de Bruxelles et du Brabant\u201d, d\u2019Auguste Vierset, et celle de \u201cl'Ommegang bruxellois\u201d m'avait particulièrement frappé.La voici dans ses grandes lignes: Au XIVe siècle vivait à Anvers une pauvre femme, Béatrix Soetkens, dont la piété fervente la faisait vénérer de tous.Un jour, la Vierge lui apparut et lui donna un ordre à voix basse, Béstrix se rendit aussitôt à l\u2019église, s'agenouilla devant l'autel de ln Vierge à l'enfant que l'on appelait Notre-Dame à la Branche, se releva, s'empara de la statue et s'enfuit, Le sacristain se mit à sa poursuite.Mais au moment où il allait atteindre la ravisseuse, celle-ci se retourna, leva la statue vers le ciel, et le sacristain sentit une force secrète qui fui ligotait les jambes et le rendait incapable de proférer un son.Béatrix gagna les bords de l'Escaut, sauta dans une bur- que et arriva à Bruxelles où, chose étrange, tout un cortège l'attendait.Le duc Jean IH la reçut personnellement à su descente de ls barque.et la sainte statue fut trausportée en grande pompe à l'église du Sablon, Dés lors, cet événement fut célébré chaque année, le dimanche avant la Pentecôte, par une procession qui se transforma à la longue, en un cortège organisé par le Grand Serment des Arbalétriers.A la rentrée du cortège, avait lieu le grand concours de tir, L'oiseau était placé sur le clocher de l'église, On proclamait le vainqueur roi du Serment, Et s'il abattait l'oiseau trois fois de suite, il était nommé empereur à vie.Le cortège offrait un spectacle où se mélaient les éléments hétérogènes.Les magistrats, les membres des lignages, des corporations,le clergé, les ordres mendiants défilaient escortés par les serments.Des théâtres ambulants trainés par des chevaux caparaçonnés représentaient des scones on ace tion, des groupes figuraient les épisodes de In Passion.Puis venaient des géants, des bouffons, des monstres, un diable en forme de taureau, qui jetait du feu par les cornes, un saint Michel étincelant, le cheval Bayard monté par les quatre fils Aymon.Le burlesque se mélait a In religion, à In légende.C'était une débauche d'or, de pourpre, de bannières, d'étendards, de chasubles et de robes rouges.Une cohue de nobles, de prêtres, de gens de métiers, de gens d'armes, que dominaient des chameaux, des nutruches chevauchées par des anges, des animaux apocalyptiques.ot des chisses de saints.Le cortége de I'Ommegany n'est plus qu\u2019une légende.Cependant, affirme Vierset, \u201ctous les Belges ont gardé un attachement profond pour les réjouissances populaires par lesquelles se célèbre, dans chaque commune, parfois dans chaque quartier des grandes villes, \u2014- la fête du Saint patronal, Et les ducasses, au pays wallon, les Kermesses, au pays flamand, continuent à être régulièrement chomées\u201d.Je devais m'en rendre compte au premier jour de mai, lors de ma visite à Bruges, surnommée In Morte, ou encore la Venise du Nord.Sous un soleil resplendissant, après une courte halte à la chapelle de Notre-Dame, en la collégiale Sainte-Gudule, nous quittons Bruxelles pour le chef-lieu de la Flandre-Occidenta- le, C'est dans le soubassement d'un ancien abbaye, à Gand, patrie du poète Maurice Maeterlinck, que nous déjrûnerons, ayant encore à l'esprit la vision de l'Agnrau mystique, de Jean Van Eyck, aperçu dans la cathédrale de St-Bavon.En arrivant à Bruges, par une belle route bordée d'arbres en fleurs, nous sommes reçus par une foule endimanchie qui circule à travers les rues pittoresques et par lu musique du spectacle forain installé sur la grande place, Les enfants et les couples d'amoureux tournent joyeusement sur les chevaux de bois, Les terrasses des cafés sont remplies.Les embarcations sillonnent les canaux jalonnés de vivilles maisons à encorbellement.près desquelles se sont réfugiés les cygnes mécontents.\u2018 Et sur ce tablenu moyenägeux, le Cnrillon du Beffroi égrène des airs religieux et patriotiques, C\u2019est la Kermesse de Bruges, que je suis tenté d'appeler la fête de la Vierge en fleurs.Je suis ému en évoquant cette promenade à travers la ville en liesse.Je revois le Quai du Rosaire, Ia Porte Sainte- Croix, celle du Béguinage, la maison du Pélican, le Lac d'Amour.\u2026 Jé revois la cathédrale Saint-Sauveur, les beaux tombeaux de Charles le Téméraire ct de Marie de Bourgogne en l'église Notre-Dame, qui conserve aussi une statue de la Vierge et de l'Enfant-Jésus attribuée à Michel-Ange.Je revois la chapelle du Saint-Sang, l'église Saint-Jacques, l'hô6- pital Saint-Jean, où l\u2019on peut admirer les oeuvres de Hans Memling.Je revois les petites rues, si étroites, si ombragées, qu'on dirait des coins de jardins particuliers.Et sur quelques seuils, je revois encore les vieilles dentelières, si- habiles à fabriquer ce qu'on appelle la guipure des Flandres, et qui m'offrent gentiment de boire une chope de bière en leur compagnie.Perdu dans cette réverie moyenageu- se, j'entrevois une béguine avec sa coiffe blanche, Les béguines font voeux de pauvreté, chasteté et obéissance, mais non à perpétuité.I! arrive qu'une béguine quitte la commu- (suite à la page 2) nf Page 4 Sur les routes de l\u2019Europe (XLV) Poitiers, paradis de l'art roman.Cette journée du cinq aoit restera dans nos mémoires comme ayant été une des plus chargées de tout notre voyage.Commencée très tôt \u2018elle se termina très tard, et les endroits visités furent particulièrement remarquables tant par leur nombre que leur intérêt, Après avoir visité plusieurs monuments de l'art roman à Poitiers, nous nous rendons à Ora- dour-sur-Glane, vision d'épouvante et monument à la barbarie des boches; nous nous arrêtons quelques temps à Limoges et nous terminons la journée à la Chapelle Sixtine des temps préhistoriques: les grottes de Lascaux, avant d'aller passer ce qui erste de la nuit à Brive.La routine du matin.Nous disons nos messes dans deux églises différentes pour ne pas souffrir d\u2019encombrement et pour que nous puissions tous finir à peu près en même temps.Nous rencontrons encore ce matin un groupe de prêtres canadiens, des prêtres de Rimouski cette fois, que nous avions déjà rencontrés à Rome.Et nous prenons ensuite notre petit déjeûner.Comme à l'ordinaire, il se compose de pain, beurre, confitures et café.Mais contrairement à l'ordinaire, nous fournissons nous- mêmes nos confitures: nous avons constaté que lorsque nous dernandions des confitures au restaurant où nous prenions le repas, le prix du déjeuner en était presque doublé; alors, nous avons décidé de faire l'essai d\u2019un petit truc qui s\u2019avè- rera très profitable: avant d'entrer dans un restaurant pour prendre notre petit déjeüner, nous achetions dans une épicerie un petit pot de confitures ou de gelée, comme celles qui nous \u2018sont servies dans les restaurants, Ce petit pot nous coûtait le prix supplémentaire demandé pour l'addition de confitures au petit déjeuner pour un seul repas, et nous en avions suffisamment pour nous rassasier tous les six.Cétait une petite économie, qui, ajoutée a bien d\u2019autres du mé- me genre, était salutaire à notre porte-monnaie peu rondelet\u2026 Poitiers et l'art roman.L'église St-Hilaire est une très vieille église, elle date des lle et 12e siècles, Elle est de style roman très pur, Expropriée lors de la Révolution, elle.fut partiellement détruite.On l\u2019a restaurée dans la suite, mais en lui enlevant trois travées de sa nef, ce qui lui donne une longueur à peu près égale à cette des transepts.Nous allons faire une petite excursion dans la tour où nous montons par un très vieil escalier de pierre aux marches étroites et arrondies.La perfection du style roman ne se dément jamais en aucun coin de l\u2019église, et c'est une véritable jouissance artistique que de la visiter.Cette église St-Hilaire est l'une des plus vieilles de la ville de Poitiers, mais elle n'est pas la seule qui soit remarquable, puisque l'église Notre-Dame-la-Grande, à laquelle nous revenons après avoir visité la première, est considérée comme le prototype de l'art roman, Sa façade est vraiment digne de la réputation qui lui est faite.Le cintre est le motif qui revient dans tous les agencements, Nous déplorons, devant de tels chefs-d\u2019oeuvre, que nos connaissances architecturales ne soient pas plus avancées.Sur la place de cette église, il y a foule et grande activité.Des vendeurs de toute espèce de pacotilles offrent leurs marchandises, Chacun a sa façon d'attirer l'attention, tel, par exemple, ce vendeur de plumes à billes faciles à recharger et complètement démontables: il attire les curieux , (et nous en sommes) au moyen d\u2019un moulinet fixé au bout d'un petit bâton dentelé.La vibration causée par une friction sur le petit bâton fait tourner le moulinet, Ce qu'il y a de bizarre, c'est que le bonhomme peut faire changer le sens du mouvement du moulinet à volonté; mais nous découvrons bientôt le petit truc fort simple: la position seule des doigts de l\u2019homme syr le bâtonnet contribue à faire tourner la petite hélice dans un sens ou dans l'auire, un peu comme le violoniste qui produit la note qu\u2019il veut sur son instrument par la position |.de ses doigts.Après nous avoir intéressés pendant quelque temps à ce petit manège, le vendeur nous offre des plumes avec force démonstrations, et nous ne pouvons faire autrement que d\u2019en acheter: elles ne coûtent que 100 francs., Avant de quitter Poitiers, nous allons faire une courte isite a Sainte-Radégonde, reine de France, épouse de Cloire I, qui se réfugia à Poitiers où elle fonda un monastère.Son culte est très répandu et très populaire, Son église est un autre chef-d'oeuvre du style roman.Nous nous dirigeons ensuite vers un petit village tristement célèbre où il nous sera donné de voir, selon le titre d'un livre qui raconte les évènements qui ont eu lieu à cet endroit, une \u201cvision d'épouvante\u201d, C'est d'Oradour-sur-Glane que parlera la chronique de la semaine prochaine.Rosaire Bélanger, ptre.85e Congrès Eucharistique International de Barczlone.dans le but de préparer\u201dle Con- GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi, le '3 mars 1952.SUR LES ROUTES DE L'EUROPE Itinéraire d'Europe 18 juin-!9 août 1950 man.Bonsvas Du ConrimanT ova Faonrièacs = Flouves \u2018 ee T#ET Sua Terne \u201c0m TRAIET Sun MER MEDITERRANNEE Le voilà enfin, ce texte promis depuis plus de six mois et attendu depuis plus longtemps encore par quelques-uns.Sous cette couverture, plus de 125 pages de texte serré vous relutent les étapes de notre voyage.Vous les avez suivies par bribes dans la \u201cGazette des Campagnes\u201d: vous les aurez réunies dans ces pages.Ceux qui seraient intéressés a se procurer ce texte sont invités à communiquer immédiatement avec l'auteur, à l'Ecole Supérieure d\u2018Agriculture.On est prie de se hâter car le nombre est très limité, et les demandes reçues, nombreuses.R.B., ptre.Ces Heures Saintes seront tecôte inclusivement la prédi- Grande croisade nationale Lors d\u2019une réunion de l\u2019Episcopat canadien tenue à Ottawa, le 30 janvier dernier, et grès Eucharistique Internatio- \u2018nal, nos Chefs spirituels ont décidé de lancer, à travers tout le Canada, un immense mouvement eucharistique, qui consistera en une neuvaine d'Heures Saintes, commençant le Jeudi Saint pour se terminer le dimanche ler juin, fête de la Pentecôte.organisées dans toutes les églises, chapelles et oratoires du Canada, aux dates suivantes: le Jeudi Saint 10 avril, les vendredis 18 et 25 avril, les jeudis, 1, 8 15, 22, 29 mai et le dimanche ler juin, De plus, chaque dimanche, depuis Pâques jusqu\u2019à la Pencation portera sur le thème choisi pour le Congrès: L'Eucharistie et la Paix.C'est le Centre Catholique d'Ottawa qui a reçu la mission de fournir les divers plans de ces sermons et de ces Heures Saintes.Son service de l\u2019Homilétique et son \u201cPrie avec \u2018 l\u2019Eglise\u201d pénétrant dans presque toutes les paroisses étaient des instruments tout désignés à cette fin.Le \u201cPrie avec l'Eglise\u201d comprendra donc des Heures dialoguées correspondant aux plans de sermons du Service de l\u2019Homilétique.Par cette croisade nationale de prières le Canada se placera au premier rang des pays qui s\u2019uniront spirituellement au Congrés Eucharistique International de Barcelone.Notre pays chrétien a com- ris l'urgence d'une prière con- iante et collective pour obtenir la Paix des âmes comme condition essentielle de la paix des armes, \u201cJeudi, le 13 Mars 1952.A [+ Ale Nous, étudiants, devant le problème social La société moderne, au sein d'un atmosphère belliqueux, ne nous offre-t-elle pas le dramatique spectacle de divisions intestines.de troubles croissants et de bouleversements continuels?On décèle vite une situation anormale et même désordonnée.Différentes doctrines imbues de mauvais principes se sont infiltrées ici et là pour contaminer des populations entières.Un simple regard sur la Russie et ses satellites suffit pour s\u2019en convaincre.D'autres pays, plus ou moins atteints de ces doctrines subversives, n'en ont peut-être pas encore senti les si funestes effets.Mais dans un avenir rapproché n\u2019en seront-ils pas les victimes?Devant la gravité de tels problèmes humains, un étudiant\u2019 appelé à occuper plus tard un poste important au sein de cette même société peut-il vraiment rester indifférent?Pour mieux comprendre le rôle que nous avons à jouer, considérons succintement l'état social du monde actuel; ensuite, la nécessité pour nous d\u2019une formation sociale droite nous apparaîtra peut-être plus clairement.Trois grandes doctrines, semble-t-il, intéressent actuellement le monde; l\u2019individualisme qui prône avant tout la recherche du bien particulier de l'individu; le socialisme qui, rejetant le droit de propriété privée, confie à l'Etat le privilège de contrôler l'usage des biens dont Dieu a favorisé l'homme; enfin l\u2019école social catholique, fondée sur la justice et la charité, établit un juste milieu entre les doctrines précédentes généralement extrémistes, Après quelques brèves considérations sur les doctrines individualiste et socialiste, nous nous arrêterons quelque peu sur la doctrine sociale de l'Eglise, Les partisans de l'école individualiste voient le bonheur dé la personne dans l'indépendance complète, la liberté de l'individu.Ils s'opposent donc carrément à l'Etat gendarme, qui doit nécessairement intervenir pour résoudre certains problèmes sociaux, Ils rejettent l'autorité légitime; et les lois, selon eux, des obstacles incessants au bien-être individuel.Conséquemment, dans le domaine économique, les plus habiles et les plus doués peuvent entasser de grosses richesses, tandis que les moins fortunés sont voués à végéter dans la misère.C'est négliger le caractère à une philosophie essentiellement matérialiste, qui elle-même conduit au paganisme.On a voulu refréner ces abus croissants de l\u2019individualisme; s\u2019est alors élevée l'école socialiste, plus ou moins mitigée, avec des principes opposés, Pour les tenants de cette doctrine, l'individualisme est un mal, car, disent-ils, il conduit au capitalisme essentiellement mauvais, (Toute puissance financière honnête, visant au bien individuel, n\u2019est en aucune façon repréhensible).Par conséquent, pour détruire le capitalisme intrinsèquement mauvais, selon le socialisme, il faut abolir la propriété privée et confier ce droit à l'Etat, qui seul peut distribuer avec mesure et justice la part de chacun, Ainsi méconnaître la liberté humaine, un droit nature] de l'homme, c'est évidemment engendrer le désordre.Heureusement, l'humanité possède un guide infiniment précieux, capable de l\u2019éclairer dans ses conflits économiques et sociaux.Par sa doctrine sociale, l\u2019Eglise indique avec une grande sagesse le vrai chemin qui puisse conduire les hom-' mes à leur fin ultime, leur bonheur éternel; sur des bases de justice et de charité, elle présente aux peuples une doctrine sûre sans laquelle les relations sociales aboutissent à de lamentables échecs; elle réprime et dénonce les lacunes et les erreurs des différents systèmes.Aussi elle a rejeté l\u2019individualisme qui enlève au monde la véritable notion des biens terrestres: elle a aussi dénoncé le capitalisme outrancier et le socialisme, tous deux constitués par des contrôles exagérés ou malhonnêtes des forces économiques, l\u2019un réduisant les faibles à la misère, l\u2019autre oubliant la liberté naturelle de l\u2019individu, l\u2019un et l\u2019autre traçant ainsi une voie propice au communisme, en un mot, disons que l'Eglise se fait la grande protectrice de la société gravement atteinte par des doctrines fausses et erronées.Devant ce bref aperçu des écoles sociales qui parcourent le monde, certaines réflexions viennent naturellement à notre esprit.Nous avons vu que le grand remède aux fausses doctrines, causes des grands désordres sociaux, c'est l'idéal élevé que nous présente l'Eglise.Mais à qui revient la tâche d\u2019implanter cet enseignement dans la pratique?Et quelles sont les obligations qui s'imposent à nous, étudiants?Telles sont les deux questions auxquelles nous essaierons de répondre dans un prochain article.J-Jacques Tremblay.RÉRONAMIE GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourasira).OLA Al Les PÉCHERIES Responsable: J.-Jacques Tremblay, Ile Agro.Richard.L.Seguin, IVe Pêcheries.Les gens que j'ai connus (2) Le ciel était sombre et le vent sifflant dans les haubans semblait se moquer des hommes sur le pont de la goélette, que les vagues balayaient de toute sa longueur, À la proue.trois marins trempés jusqu'à la moëlle se cramponnaient acx barils ou à tout autre objet flottant; leurs visage reflétait l\u2019image même de la fatigue et de la désolation; à la poupe, un jeune homme en costume de bain, tenant la barre, narguait la tempête, tandis que le capitaine priait dans sa cabine.Ce fut en cette occasion que je m'aperçus que le capitaine avait une âme, Je m'étais embarqué, il y n cinq jours, à bord de ce \u201cschooner\u201d \u201cPerfection\u201d dont Clément était le capitaine.C'était un homme de petite taille de race buf- fiando (indien aborigène et nègre) dont le calme était exemplaire, mais dont les yeux actifs dénotaient un esprit vif et perspicace.Son parler était lent et doux, mais dans les évènements qui suivirent j'ai eu l'opportunité de le voir dans le rôle classique qu'il jouait dans cette vie et j'ai pu constater que ma première impression était erronée à son sujet.Généralement un homme devient populaire grâce à sa réputation; ses manières élégantes et sacharité lui gagnent la sympathie et l'affection des gens qu'il rencontre, mais tel n\u2019était pas le cas pour Clément dont je n'avais entendu vanter que les défauts; et il semblait que personne ne lui connaissait un fond de bonté.Samedi, à 16 hrs (10 hrs p.m.}, le bateau était appareillé et sur l'ordre du capitaine je mis les engins en marche, Il me cria \u201cStand by for'ard\u201d et dès cet instant, je m'aperçus que c'était un tout autre homme qui parlait, D'une voix autoritaire, il donnait les commandements et si les marins ne réagissaient pas à son gré, il sacrait comme un diable, Son énergie était indomptable; à la journée longue, il se promenait sur le pont scrutant les moindres détails de son oeil d'aigle et exigeant que toute chose soit en ordre.Ses seuls moments de détente concordaient avec ses heures de quart: habituellement, il prenait les quarts les plus exténuants, les \u201cdog-watches\u201d (minuit à 2 heures et 2 heures à 4 heures du matin).Ce soir-là, la mer était d'huile, excellent présage de tempête.Aucune brise ne soufflait et ceci déplaisait souverainement au capitaine qui blasphémait et laissait entendre des malédictions terribles.Mais il ne continua pas longtemps, parce qu'à deux points à tribord, il aperçut une ligne blanchâtre à l'horizon qui avançait à une vitesse incroyable.Ses commandements étaient rapides \u201cAll hands on deck\u201d et \u201cLet go the sails\u201d.Sans dire mot, il prit la barre et le marin se rendit au mat d'avant; l\u2019autre commandement m'était adressé: \u201cStand bv the engine\u201d, En deux secondes, j'étais en bas.Ce qui suivit dura.comme un véritable cauchemar, pendant deux jours et deux nuits.La tempête nous accablait, nous n'avions rien à manger, et nous fûmes incapables de dormir.Le bateau commençait à faire eau: les pompes ne marchaient plus; après que l'eau salée les eut mouillées, la chaloupe et les ceintures de sauvetage avaient été enlevées par les vagues, Le capitaine sortit de sa cabine et avec un air sympathique me demanda: \u2018\u2019Tu n\u2019as pas froid?\u201d \u2014 \u201cNon, monsieur\u201d lui répondis-je, \u201cet je puis encore tres bien nager.\u201d \u2014 \u201cPeuxtu nager neuf milles?\u201d reprit-il, A ceci je ne répondis pas, car j'étais certain que nous étions plus près du bord.Finalement, plusieurs jours en retard, nous entrions dans le port de Georgetown.Tout le mondé était content; mais depuis ce temps j'ai remarqué que Clément avait changé.Maintenant il boit peu, blasphème peu, et en général, il prend plus conscience de ses responsabilités et de ses devoirs envers l'humanité.AS.Mittelhôlzer, Znd Agr.GAGNON & FRERE ST-ARSENE, Téléphone 3514 sont les seuls dépositaires pour les comtés de Ri- vière-du-Loup, Témiscouata et Kamouraska du tracteur de ferme DAVID BROWN à moteur à gazoline ou diesel, construit pour fonctionner aussi efficacement avec outillage hydraulique ou à traction, ainsi que tous les accessoires agricoles.Nous vendons également les Bulldozer Caterpillar, ainsi que le fameux camion diesel OSHKOSH, capacité 3 à 10 tonnes.A STE-ANNE, adressez-vous à notre représentant, M, CAMILLE LEVESQUE, mécanicien.Chronique étudiante Dimanche, 2 mars:\u2014 Festival à Ste-Anne.Les étudiants y prêtent leur concours de fa- con magnifique, Ils escortent royalement la Reine des Sports, On les voit aussi se disputer un ballon dans unc joute entre les \u201cBalais\u201d et les \u201cMops'\u2019.Imaginez la scène, surtout si l'on songe que certains jouent comme des \u201cbe- quilles\"\".Lundi 3 mars:\u2014 C'est ln journée des séminnires et des communications, La Corporation des Agronomes présente M, le Dr Lachance.Sujet traité: les maladies des légum®- neuses, À la Société d'Histoire Naturelle, on compte deux communications, l'une donnée par M.Joseph Duncan et 'autre par notre confrère Lachance.Lionel nous transporte jusqu'au Lac St-Jean pour nous faire visiter \u201cVal Jalbert\u201d la \u201cCité Morte\u201d.Autrefois, c'était un village important nvec son usine, ses magasins, ses nombreuses maisons et ses gens actifs.Aujourd'hui, plus rien ne vit, sauf la végétation qui tend de cacher les erreurs de J'homme, comme le dit à peu près notre confrère.Des photos et des diapositives en couleurs rendaient la causerie encore plus intéressante.Bravo Lionel! Mardi, 4 mars:\u2014 Ce soir, nous admirons les mystérieuses aurores boréales, C\u2019est un spectacle qui vaut Lien celui \u201cd'Aurore l'enfant-martyre.\u201d Mercredi, 5 mars: \u2014 Congé de la Saint-Thomas.On devait l'avoir le vendredi suivant.Une bonne vingtaine d'é- tud:ants en profitent pour assister aux funérailles de M.Gagnon.Comme on le sait, il s'agit du père de notre confré- re Alphonse.Nos plus sincères condoléances! Jeudi 6 mars:\u2014 On présente un film canadien à l'Ecole: \u2018Lumières de ma ville\u201d avec Guy Mauffette., Huguette Oliny, Monique Leyrac, Décidément, il faudra renoncer au patinage et aux exeur- sions de ski, cus fameuses excursions où plus d'un y a vu son orgueil blessé à jamais après une chute d'un réalisme prenant, Vendredi 7 mars:\u2014 \u2018Fi-Tur est vraiment l'égeré aujourd\u2019- hui, Il ne savait pas qu'il devait composer en réfrigération cet après-midi.C'est dire comme ça le laisse froid.Fin des cours sur les poin- mes de terre, Un autre service rendu par l'Ecole aux jeunes agriculteurs progressifs.Samedi, 8 mars:\u2014 Cet a- prés-midi, le silence pesant des fins de semaine commence à envahir l'Ecole, T1 y a bien l'opéra de \u201cAïda\u201d, mais pour certains, ce n\u2019est pas suffisant.La chance veut qu'un confrère ait des soeurs bien gentilles.Voila donc nos \u2018taons\u2019 qui mettent le cap sans tarder vers la Terre Promise, Gérard Hébert, Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamoureska).Jeudi, le '3 mars 1952.Vos repas du caréme peuvent étre préparés a base de lait en poudre De tous temps nous avons constaté que les sauces jouent un rôle important dans l'art de faire de la bonne cuisine.Cependant, de toutes les sauces préférées par les Cordons Bleus, mentionnons tout particulièrement celle qui est peé- parée avec ce fameux trio culinaire: le lait, le beurre et la farine, Le lait en poudre est des plus utiles surtout en certaines occasions ou à l'improviste un nombre supplémentaire d'invités nous arrivent - il est toujours là pour répondre aux cas d'urgence.Dilué avec de l'eau, il se reconstitue rapidement - Le lait en poudre s'ajoute au beurre et à la farine - on y additionne ensuite l'eau chaude et le mélange cuit jusqu\u2019à consistance d'une belle sauce douce et épaisse.De plus, le lait en poudre, un de nos produits laitiers, se conserve indéfiniment dans notre garde-manger.OEUFS ET TOMATES A LA CREME Le lait en poudre joue un rôle très important dans la préparation des repas durant le carême, pet AVANT DE LES ETAG ALLASIO PLANCHETTES DE PIN @ DE l' RELIÉES PAR DES EMBOITURES, SUR TOUT LE PANNEAU, CLOVEZ _.A LENVERS DES #4) BOUCHONS DE > BOUTEILLES, Quiconque possède sa maison a toujours de nombreuses tâches à accomplir, l'automne venu, surtout s\u2019il est un peu jardinier.Récemment, j'ai vu un de mes voisins qui enroulait son boyau d\u2019arrosage sur un dévidoir.Cela m\u2019a fait penser qu'il \"me faudra aussi égoutter mon boyau parfaitement avant de le ranger afin que le caoutchouc ne pourrisse pas.PANIER À LINGE La femme de ce voisin est aussi fort - ~ ETRGERES pour & cave - CAISSES À ORANGES CLOUÉES ENSEMBLE, LES FIXER AU MUR\" SI ELLES DOIVENT PORTER UN POIDS ASSEZ LOURD.TOUTES LES SURFACES DOIVENT ÊTRE BIEN SABLÉES RE PEINTES OU EMAILLÉES.JOINDRE RES AVEC DES CLOUS ET DE LA COLLE.RECOUVRIR LES TETES DE CLOUS AVEC DU MASTIC OU DU BOIS PLASTIQUE.| GRAND PANIER J FRUITS - DOUB | EN INDIENNE OU A} EN CRETONNE - NE à PEINT À L'EXTÉRIEUR- RIRE; SUGGESTIONS POUR LUNCH DU CAREME 1.\u2014 Tomates et Oeufs à la Crème \u2014 ajouter 2 oeufs cuits dur et hachés à 1 tasse de crème de tomates, Verser sur rôties beurrées et garnir avec les tranches d'oeufs et des pointes de rôties, 2.\u2014Créme au thon \u2014 Ajouter une boîte de 7 onces de thon déchiqueté, à 1 à 2 tasses de SAUCE BLANCHE MEDIUM ou a la crème au Persil, 3.\u2014 Pain grillé au fromage et aux tomates \u2014 Placer des tomates tranchées sur des rôtis beurrées, Couvrir de Crème au Fromage saupoudrée de paprika.4.\u2014 Crème au saumon \u2014 Ajouter une boîte de 8 onces de saumon défait à 1 ou 2 tasses de SAUCE BLANÇHE MEDIUM.Ce sera délicieux servie avec la Crème à l\u2019Oignon.5 Crème aux Oeufs \u2014 Ajouter 2 oeufs cuits durs, hachés, à 1 tasse de SAUCE BLANCHE MEDIUM.Très savoureux lorsque les oeufs sont combinés avec le céleri ou la Crème à 1'Oignon.6.\u2014 Crème aux Oeufs et au Fromage \u2014 Etendre du beurre et du fromage sur les rôties.Placer un oeuf poché sur le fromage et couvrir de sauce blanche chaude mélangée avec 14 de tasse de piment vert hahé.SAUCE BLANCHE MEDIUM (quantité: 1 tasse) 1 tasse d'eau chaude, .1; tasse de lait en poudre écremé ou complet, 2 c.à table de beurre, | 2 c.à table de farine, 1; c.a thé de sel, Faire fondre le beurre dans la partie supérieure d\u2019un bain- marie.Ajouter la farine, l\u2019assaisonnement et le lait en poudre.Bien mélanger - Ajouter graduellement l\u2019eau en brassant constamment afin d'éviter la formation de grumeaux.Continuer de faire cuire dans le bain-marie jusqu'à consistance épaisse, tout en continuant de brasser.SAUCE BLANCHE CLAIRE: Réduire à 1 c.à table chacune, les proportions de beurre et de farine données dans la recette précédente.SAUCE BLANCHE EPAISSE, Augmenter de 3 c.à table chacune les proportions de beurre et de farine données dans la recette SAUCE BLANCHE MEDIUM.débrouillarde.Elle a transformé un panier à fruits en une magnifique corbeille à linge qui fait l\u2019envie des femmes du voisinage.Elle a émaillé l'extérieur en blanc et elle a doublé l\u2019intérieur avec de la cretonne.PAILLASSON EN BOUCHONS DE BOUTEILLES Dans cette maison, il y a un garçonnet qui avait l\u2019habitude d'entrer sans prendre la peine de s'essuyer les pieds.Son père y a g DOIR CHARPENTE 'E DEUX BOIS DÉCOU mis le hodà en fabriquant un paillasson qui consiste en un panneau fait de deux planchettes de pin sur lesquelles il x cloué des bouchons de bouteilles.ÉTAGÈRES FAITES DE CAISSES À ORANGES Cet homme eat d'ailleurs trèe habile de ses mains, et il n\u2019en est pas à ses débuts.Il est particulièrement fier de deux étagères fort pratiques qu'il a faites, l'une pour la cave, et l'autre pour le salon.A PIECES DE BOIS DE /2°CARRE.DEVIDOIR FAIT DE VIEUX MANCHES, À BALAIS.CELUI DU CENTRE EST RELIE AUX MONTANTS AVEC ULONS.PETITES ROUES EN AVEC UNE SCIE A .GUICHET, ESSIEU: BAGUETTE EN FER OE 4.Conseils pratiques BUVARD UTILE: Pour éviter l'humidité d\u2019entasser le sel dans une salière, placez un petit morceau de papier buvard au fond du récipient avant d'y verser du sel.Vous constaterez comme le sel restera sec.DEPOTS DE CHAUX.Pour enlever les dépôts de chaux qui se forment dans une bouilloire, il suffit d\u2019y faire bouillir une chopine de vinaigre pur, de nettoyer et de rincer à l'eau claire.CANARDS PLUS TENDRE: Un canard rôti sera plus tendre, si, après l'avoir dégraissé, vous l'arrosez de vinaigre blanc pendant la cuisson.La chair aura alors un goût fin.MACHINE A COUDRE: Si vous avez de la couture à faire à la machine et que votre aiguille ait besoin d\u2019être changée, -parce que la pointe semble un peu usée, vous pouvez à défaut d\u2019une aiguille neuve la passer sur un papier de verre fin, Placez le morceau de papier de verre sous l'aiguille, tout comme s\u2019il d'agissait d\u2019un morceau de tissu: piquez deux ou trois fois et cela affilera le bout de l'aiguille, Jeudi, le 13 Mars 1952.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Les marchés du lin L'assemblée annuelle du Con-! canadiens resterait seil canadien du Lin, tenue à Montréal, le 17 janvier, sous la présidence de M.J.-O.Gour, a mis en lumière la situation encourageante qui existe présentement en ce qui concerne la vente des divers produits de l\u2018industrie linière canadienne.Nos stocks de filasse et d'étoupes s'écoulent rapidement, à des prix satisfaisants.Par exemple, la filasse no 1 commande un prix qui est encore de 25\u2018: supérieur à celui de l'an dernier.Soulignant que les récoltes de lin d'outre-mer ont été plutôt pauvres en 1950 et en 1951, le sercrétaire du Conseil, M.J.-G.Morazain, a soumis que la demande de produits liniers prabable- ment très ferme au cours des prochains douze mois, Il a conclu que les centres liniers de l'Ontario et du Québec trouveraient par conséquent avantage à accroître leurs superficies de lin filasse en 1952.De retour d\u2019un récent voyage en Europe, le président du Conseil, M.J.-O, Gour, à souligné tout particulièrement le soin exemplaire qu'apportent les producteurs belges hollandais a la culture du lin filasse et il a suggéré que des essais de rouissage à l'eau soient poursuivis en 1952 dans quelques uns de nos centres liniers.Les officiers élus pour 1952 sont M.J.-O.Gour, de Casselman, Ontario, président; M.Joseph Rose, de St-Urbain de Châteauguay, vice-président; MM.Louis Lefebvre, St-Louis de Gonzague, Angelbert Ju- .neau, Louiseville, Lucien Poli- ,quin Gentilly, Edgar Lalonde, St-Polycarpe, Omer Millot, Yamachiche, directeurs; M.J.-G.Morazain 105, est, rue St- Paul.Montréal, sec.-trésorier.; Généalogie de Mgr Lionel Audet ! L Nicolas Audet \u2014 Made- .leine Després.M.15.9-1670 Ste-Famille, 1.0.2.Francois Audet \u2014 Mar- :guerite Bernard.M, 3-6-1709 St-Laurent, LO.TEL.2128 MLLE M.-LOUISE PAQUET FLEURISTE | FLEURS pour TOUTES OCCASIONS RIVIERE-DU-LOUP PRES de la ROUTE LEVIS - RIMOUSKI | 3, Rue LEVIS Page 7 3.François Audet \u2014 Madeleine Baillargeon.M.19-11- 1736, St-Laurent, LO.4.Marc-Audet \u2014 Marie-An- ne Gendreau.M.28-4-1778.St-Laurent, LO.3.Jean Audet \u2014 Marthe Ratté.M.23-8.1828, St-Ger- vais.6.Jean Audet \u2014 Judith- A.Aubé, M.5-2-1828, St-Ger- vais, 7.Lazare Audet \u2014 Marie- Reine Létourneau, M.25-4- 1834, St-Gervais, N.Louis Audet \u2014 Eugénie- A.Turcotte.M.29-4-1895.Ste-Marie de Beauce.9.Son Excellence Mgr Lionel Audet, né le 8-5-1908, à Ste-Marie de Beauce.Armand Proulx, Ptre, St-Adalbert, (L'Islet).} cn e\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 otre Aujourd'hui, comme à d'autres moments de son histoire, la pays d'hommes pour remplir les cadres de son armée.nsable en ces jours a besoin plus armee S'ADRESSER À: Dépôt d'effectifs No 3, Casernes Connaught, 3, côte de la Citadelle, QUÉBEC, P.Q, Ecoutez le programme \u2018\u201cBéni fui son berceau\u201d tous les vendredis soir à 8h.au réseau français de Radio-Canada.rompagnons, co- Cette armée nous est absolument indis troublés où il peut devenir nécessaire de repousser un envahisseur.Celte armée est essentielle pour faire échec à l'agression communiste où que ce soit.| gardes l'honneur de son Drapeau Maisonneuve dont on voit ici la statue fut an de nos plus fiers patriotes.Lui of sos ndoteurs du pays furent les premiers d'une longue lignde de braves et héros qui.Jusqu'd nos jours.ont noblement servi la Patrie on ves jours de détresse ou de besoin.C'est grâce à eux que nous sommes devenas une grande of forte nation.Défendre la liberté, faire honneur à nos engagements, protéger le pays, voilà la triple mission de l'armée.Elle invite les jeunes gens du Canada à en faire partie.Ils y trouveront, en de la poursuite d'un noble idéal et d'u utile, une foule d'avantages que n'offrent pas la vie civile, ainsi que cette chaude camaraderie qui rend la vie militaire si intéressante.Vous trouverez tout cela dans votre armée.n rôle important et \u201d Page 8 Nouvelles de \u201cchez M.Louis Bérubé élu président des Coopératives de Pécheurs.A la convention nationale des Coopératives de Pécheurs tenue à Ottawa, récemment un Canadien-Français a été é- 11 s'agit lu à la présidence, de M.Louis Béruhé, secrétai re de l'Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne de la Pocatière, et directeur de l'Ecole d\u2019Apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière.Les autres membres du Comité permanent sont: MM.M.- F.Lane, président de la Fédération des Pêcheu:s de St.John's pour le district de Terreneuve; M, J.F, McKeegan, gérant général des Pêcheurs- Unis des Maritimes, Halifax, pour le district des Provinces Maritimes; M.C.-E, Desourdy, gérant général des Pê- cheurs-Unis, Montréal, pour le district de Québec; M.Brian Meagher, gérant de la Fédération des Pêcheurs de l\u2019Ontario, Port Hope, pour le district de l'Ontario; M.D.F, Carney, Naissances Le 8 mars:\u2014 Joseph-Louis- Rodrigue, né la veille, enfant de Robert Maurais, cultiva- chef des ventes coopératives du Service des Marchés à Régina.pour les provinces du Centre; M.D.G.McDonald, secrétaire-trésorier de la Fédération des Pêcheurs de la Colombie Canadienne, Vancouver, Le secrétaire de l\u2019organisation est M.A.B.McDonald, secrétaire national de l'Union Coopérative du Canada.L'organisation présente couvre tout le Canada, de Saint-Jean de Terre-Neuve à Vancouver, sur le Pacifique.Son but actuel est de caractère professionnel seulement.Mais sous l'égide de l'Union Coopérative du Canada et avec l'aide des services d'éducation et d'organisation coopérative répandus à travers le Canada, l'Association a pour tâche de préparer le terrain à une organisation d'affaires plus tard.Au Canada, les coopératives de pêcheurs sont déjà au nombre de 117 et leur chiffre d\u2019af- GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).\u2014\u2014 ROUS.*\u2019 teur et de Thérèse Alexandre.Parrain et marraine: Joseph Maurais et Eugénie Lemieux, son épouse, grands-parents de l'enfant.Le 9 mars:\u2014 Marie-Moni- que-Germaine-Gertrude, née l\u2019avant-veille, enfant de Richard Gosselin, boulanger, et de Gertrude Fortin, Parrain, Roger Gosselin, du Ministére des Pécheries, d'Ottawa.(représenté par Louis-Joseph Gosselin), oncle de l'enfant et Germaine Levesque, maître de postes, a Ste-Anne, Le 9 mars:\u2014 Marie-Rita- Lise, née la veille, enfant de Léo Lagacé, journalier et de Rita Caron.Parrain et marraine: Louis Caron et Amarilda Lebel, son épouse, grands- parents de l'enfant.Le 9 mars: \u2014Marie-Anna- Diane, née l'avant-veille, enfant de Edouard Ouellet, cultivateur et de Marie-Reine Raymond, Parrain et marraine: Arsène Raymond, et M Reine Cantin, son épouse, oncle et tante.Le 9 mars:\u2014 Joseph-Albert- Bertin, né l'avant-veille, enfant de Armand Lizotte, journalier et de Lucienne Lizotte.Parrain et marraine, Albert Levesque, et Giséle Lizotte, faires approche les $20,000,-| son épouse, oncle et tante de 000.00 l'enfant.Lettre à l\u2019Hon.Paul Martin.(Suite de la page 1) Nous espérons, cependant, que le Ministre actuel de la Santé saura avec le temps s'imposer avec équité, qu\u2019il aura l'appui du premier ministre du pays, et de tous ses collègues, Puisse-t-il être secondé par un grand nombre d\u2019hommes intègres de langue anglaise, surtout après les exemples venus de si haut, pour affirmer le fait français sur cette terre du Canada, en particulier de la part de sa Majesté la Reine Elizabeth II, en octobre dernier, et de l'honorable Winston Churchill, dans son allocution à Ottawa, au mois de janvier de cette année! Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l'assurance des sentiments respectueux de \u2019 La Société Saint-Jean-Baptiste de Sainte-Anne-de-la-Pocatiére.- DE L'AIR 1} 50 sous pour 60 ibs de ?LUZERNE et TREFLE $0.85 pour 100 livres.INOCULANT CANADIEN INOCULER VOS SEMENCES \u201cDEROBER L\u2019AZOTE\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u201cAUGMENTER CELUI\u201d L'UNION AGRICOLE Ltée Sainte-Anne de 1a Pecatiire.PRODUITS SPECIAL POUR L'EST DE NOTRE PAYS, $0.15 sous pour 10 lbs POIS, FEVES, VEUT DIRE \u201cDOUBLER et RENDRE\" ASSUREE la RECOLTE.DE VOTRE SOL.50 sous pour 120 lbs | de POIDS A SOUPE, FEVE, POIS VERTS.4 Luin gry 1 oe L tteume inocu! ol Caaf NODULATEUR LAMA Kam., P.Q.Jeudi, le \"3 mare 1952.re CULTIVATEURS C'est le temps de penser au chaulage du printemps et à commander le CALCO dont vous aurez besoin.Nos usines seront en opération à la fin de mars et nous serons en mesure de remplir les commandes qui nouus seront confiées.Expéditions en wagons de 30 à 45 tonnes.Prix à en spécifiant la date désirée pour l'expédition, Expéditions en wagons de 30 à 40 tonnes.Prix à votre gare sur demande.Un \u201cPermis de Livraison\u201d signé -par l'agronome est exigé pour chaque wagon, La Carrière DESCHAMBAULT Inc., 56, RUE ST-PIERRE, QUEBEC.Diplômés à la Pocatière Le neuvième cours spécial sur la production, la conservation, la protection et la vente des pommes de terre, tenu à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re, s\u2019est clôturé de façon solennelle, vendredi le 7 mars par une distribution de prix et la remise de certificats aux élèves à la salle académique de l'institution par M, Elzéar Campagna, professeur, Cette soirée de clôture était sous la présidence active de M.Germain Perreault, de Ste-Anne de la Pocatière, président des élèves.Se faisant l'interprète des élèves, M, Perreault a remercié les autorités de l'Ecole de leur bienveillante hospitalité et rendit hommage aux différents professeurs qui, dit-il.n\u2019ont ménagé ni leur temps, ni leurs efforts, pour rendre notre séjour à l'Ecole d'Agriculture fort agréable et des plus utiles, MM.Pellerin Lagloire, secrétaire du ministère de l'Agriculture de Québec, et Bruno Houle, agronome au Service de l'Enseignement agricole, félicitèrent les autorités de l\u2019école de l'initiative de ces cours pratiques pour les jeunes agriculteurs qui ne peuvent suivre les cours réguliers, puis conseillèrent aux élèves de continuer de se perfectionner par des études personnelles.M, Henri Lacoursière, publiciste au Service de l'Enseignement agricole, félicita les jeunes de se préparer ainsi pour l'avenir.M.l\u2019abbbé Joseph Diament, directeur de l\u2019Ecole d'Agriculture, fit ressortir l\u2019importance de l'enseignement agricole et souhaita plein succès aux élèves, Vingt-neuf jeunes agriculteurs ont suivi ce cours qui a débuté le 29 février; voici selon l'ordre de mérite aux examens, les noms et adresses de ces éléves: Germain Perreault, Ste-Anne de la Pocatiére;sRené Bertrand, Mont St-Grégoi- re; Grégoire Généreux, Joliette; Gilles Ally, St-Célestin; Ls- Philippe Savard, Mistassini: Marcel Therrien, Ste-Brigitte; Guy Descôteaux, Ste-Perpétue; Jean-Denis Audet, N.-D.du Bon-Conseil; Réjean Jutras.Ste-Perpétue; Roger Girard, Ste- Perpétue; Omer Marcheterre, Baie-des-Sables; Benoit Morin, St-Célectin; Jules-H, d'Auteuil, Cabano; Adrien Cyr, East- Angus; Bertin Beaulieu, Ste-Famille; Gilles Tessier, Ste-Mar- jorique; Paul-Henri April, St-Eloi; Raymond Lussier, St- Thomas d'Aquin; Jean-Bte Lemaire, St-Zéphirin; Léandre Giguère, Ste-Famille, 1.0.,; Régent Langelier, N.-D.du Bon- Conseil; Rémi Fréchette, Ste-Marjorique; Louis Beaudoin, St-Martin; J.-Louis AHard, Ste-Brigitte; Anicet Payeur, Ascot Corner; Edouard Hogues, Ste-Anne-des-Plaines; André Lévesque, Cacouna; Clément Lambert, N.-D, du Bon-Conseil; Georges Leclerc, Ste-Christine.Rappelons que ces cours sont organisés par I'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, en collaboration avec le Service de l'Aide à la Jeunesse de la Province de Québec et sont sous la direction immédiate du professeur Elzéar Campagna.Les principaux sujets à l\u2019étude ont été: le sol, la culture, les maladies et les insectes, I'entreposage, la distribution et le commerce des pommes de terre; l'emploi du temps était réparti entre 40 heures de classe, 15 heures de laboratoire et 15 heures pour les cercles d'étude, les discussions et les vues animées.Des professeurs de l'Ecole d'Agriculture, et des spécialistes des ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture et de la Coopérative Fédérée étaient chargés des différents cours: MM, Roger Gagnon, Bernard Baribeau, Elzéar Campagna, Auguste Scott, Henri Généreux, Champlain Perreault, J.-E.Duc] , C.-E.Dionne, J.Duncan, et Maurice St-Pierre, Sireis, Caren, Renaud, Corriveass & Cis.Comptables Agréée QUÉBEC, P.Q.- JONQUIÈRE, P.Q.MONTMAOGNT, P.Q.- RIVIBRE-du-LOUP, P.Qvenue St-Pierre, Québes.Téti 5-7104 "]
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