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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 11 octobre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1883-10-11, Collections de BAnQ.

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[" $5 XO SIL .rest 1 ns loi} inn .! a eggs \u2019 CAT st P7000 +14 OT lé eaiD à cry 14 cape .JH Jara 71 Lo lie .outa got = vit oe, vo Wl > ; Ar Useie Lire.Telarc Co ap.42 ts a fr so dual die To py \\ SIA Lie 2 li 1 i A 4 TA i d ea if (x sf 5p Cope = Lagi =\" po 5 p 4 1 De .io N _, + og = A b Lie PhS he EP BLP CR Cu, en À R 104 = 2% 'N 4 2.aE Cr EE jr LER , a cer | Taper | = Zo PN UT 2 5 Beial.aig De Din : Cn Ct TN ae ey wi ape | METTRE uutsn 1 oDyesknio \u2019 SOL Pre ., ° eg gi; = 1e | ! M industrie-agricolé, doit toujdüfs être-du base dé; diy: Spey [SN ie il Cog ag.f Sy \u2026- Ji 4 LL O 4 br es 1883\" 4 - 2eme».; E at \u201c lat sut 1 8 EUD], A 3 C ol re 11900 2 - A I APS f \" +4 tt .i UTA 2 \\ \u2018 .' EU BID SET CPE RE CL on vod EG wR = : ; \" 1 ne 15Ji0 URN À.Li + | pulation protestante- d'Italie avait \u2018Lanna; ni nombreuse ni active.Les ET a ee hep th Te | attain le chiffre de: 68 651: ames.journaux et les revues évangéliques a ES.CAMPA( N'ES D'après la statistique de M.Launa, | italiëns sont au nombre de neuf; i D Si adamantane Bote} ol on n\u2019a donc pas une angmentation | Uätre sont publiés à Home, un à sue D ; Epyriof HEBDOMADAIRE, .durant les dix dernières années, | Naples, un à Palerme, un dans les PEU ! of Ld =a Paraissa nt tous les JEUDIS et conlenant ioul: Ks \"a Iles nouvelles de la semaine.ere BD Be 1 LE 6 ys , .1.75 Prix;de 'abonnement :\u2014~ UNE -PIASTRE 20, PQ RLA FRANCE\u201c TO/FRANCN -si $ oH + DDE HI8YROY, adulte \u2018drê anre GES nL ies Sirictement , Day ab I ur a TH ign.Cig Coit be \u2018Imprimé et queblié par SERRE IP 0 au _ \u2018LEGER BROUSS AU, fa nel; + 5 STS '- PEDITRUN-PROPRIGTAIRE {© .| an ol + - > No.9, Rue Buade, H.V., Québec! \u2018 AA Sf contre to \u2019 DRA .- Ate THY \"Te re, n Tol.PE ne 1 ty de 1 yoo protestantisine entimlico Uo Yay rit Lo > Nous - eMprüntons : au vcorrespon- dant romain\u2019 \u2018du\u2019 Tablet les détails \u201c1 qui suivent sur, les pÉogréE \u201cdu pro- \u201c1 Yestantisme enjltalies 7 -: 5 FT ut 5 I i 7 Pr « Le roysume de l'Ifaliè unifiéeria le'bonheur de .possé er, aujourd\u2019hui [on protestantisme étranger et un ~ \" protestantisme .italien, \u2018La\u2019 premier se vante ;d\u2019avoir à son service \"les églises: américaine, française, allo- mande réformée; luthériènne et.\\ presbytérienne \u2018unié,.Quant.au protestantisme italien, le Guide de i - l\u2019œuvre évangélique en Ilalie fournit \u2018?lès données statistiques suivantes : - Eglise vaudoise, 21 \u2018pasteurs, 12- *\" 156 adhérents.Eglise de la mission -.vaudoise, 88 a 8 422 adeptes.21) \u2018 Rglise .chrétienne, .ibre, 29 prédi- \u201cleants, 1751\u2019, adhérehts ;.Eglisé .mé- \u201c.- thodiste.Wesleyenne 24 ministres; \u201cBeliso, métHodiste -: 5.151 adhérents, ; Eg \u2018épistopale, 16: ministres, 707 adeptes ; fi 1 ¢\"L\u2019Union.baptiste, 12.ministres, 250 \u2018membres; Eglise chrétienhe ajibstoli- que, 8 missionnaires, 248 membfes.Par conséquent, lé.protestahtisme- compte en:Italie 148 pasteurs, 28 679 adhérents, et un, énorme personnel \u201c de travailleurs, bien fournis d'argent: mais dont le succès est bien maigre.Ces données, recueillies par le prêtre , apostat M.Lanna, en'décembre 1881, co whngurent pas bien pour la propa érésie, puisque,\u2019 dans le \u201c1 ue +4, 1-\u2014-NF mais une diminution de 34 902.Si .on enlève aux 28 679 adhérents que nous trouvons en décembre): 1881; l'élément étranger; soit 5 660 perso hs fhinations.cu du a PE nek, et leé-Véudois qui -formaient 18{*\" \u2014\u2014L\u2014 Parma 1 3 OU protéetant \"dans les \u201cvallboët | À! LITAUXE OL Yaudoises du Piémont,\"soit\"11 641; CL TTT mer afrengg | 216 | cenx''qui oiit passé\u201dat \u201cprotestantis-| = CE QUE'DEVIENT L ARGENT DES\".\u2018, me en Ttalie, aprés' 85! années de - SOUSCRIPTIONS 1 labeur évangélique; n'atteignent que le ndebro de B'A77 1\" ain.iy Ces.derniers possèdent 231 locaux \u2018de.culte ;, 280\" écoles élémentaires; \u2018avec 154 Mmaîtres'et 9'887\u2018élëves ; 13 instituts d'instruction \u2018secondaire, iavec 90, professeurs \u2018et \u2018809 \u2018élèves ; deux, écoles thélogiques; avec 7: pro- ikesseurs et 25 étudiants\"!trois instituts, de bienfaisance, avec-98 pensionnaires, et huit hôpitabx.\" _ D'après le recensement, ils se van- {ent d'avoir 288/ministres ou prédicants , \u2018qui: Sont ou \u2018ne sont \u2018pas ministres, qui'sont où ñe sont pas prédicants, d'après\u2019les circonstances ! Cinq sociétés bibliques fonctionnent en Italie ; ila Société britannique.et étrangère, qui a un agent et 40 colporteurs, et qui, au 31 dédembre 1881, \u2018avait vendu dans tout :le royaume d'Italie6 619 biblee, 19 125 copies du nouveau Testament et 44 409 \u201c portions de Bible ; \u201clà Société biblique de l'Ecosse, qui a wn agent et 11 colportenrs en Italie ; elle a vendu, à la méme.époque 850 Bibles et 2 529 copies du Nouveau Testament, 4 320 \u201c portions,\u201d.et 6 942 traités et livres \u2018religieux.La Société des traités religieux a un'comité et un agent ; elle possède: une imprimerie.a Florence et elle publie plusieurs journaux périodiques illustrés ; elle dispose de dix sallès de'vente en'iltalie, où elle débite des livres et des \u2018traités.La Société bibligne ilalienne, fondée à Rome \u2018en 1871, réédite le Nouveau \u2018Testament en une.édition de-10 000 \u2018exemplaires, et a .fait aussi une édition de la Bible \u2018à l\u2019asage des familles.La Société de secours mutuel, fonctionnant parmi les évangélicaux ~ 3 f \u201c :* gation de l\u2019 si | recensement officiol de/1871, ls po- \u2018a de Naples; de la Spezzia, de.Messinaet d'Orbitello, n'est, de l\u2019aveu de M.\u201couf \u2018 ide 9.C | a \" ob! \u2018| jours, que ce comité des: \u2018iiondés de\u2019 | Vous, avez bieii Ii ! C'est-à-dire les deux;tiers-aû moins du\u2019 montant des | SP: tre ut nf, vallées - vaudoises et le rested \u2018Florence ; leurs seuls lecteurs sont\u2019 lés Éévangélicaux des diverses déno- Va) Le Journal de Rome publie à ce sujet un article que nous croyons utile de reproduire : Il faut \u2018 avouer qu\u2019en Italie les: comités chargés de distribuer \u2018aux victimes;de quelque grand désastre- les fonds recueillis par éouscription compreniefit leur mission \u2018d\u2019étraîge sorte., ; [ =\" \u2018i IR rip.On: nous\u2018 révélait, il y d'éuelques.Ja haute Italie avait encore en caisse\u2019 la somme, d\u2019un million! deux'cent- mille francs.Et 1¢s fiifndations de a haute Italie remotiteht' déjà à près d\u2019une année! Joe Un million deux cent mille francs! sommes souscrites pour les inondés, et dont ces malheureüx \u2018n\u2019ont pas, touché un traître centime;' apiès.une année écoulée! hs 2, - .3 : : Le comité chargé'de répartir I'an- mône de la charité aux victimes de| l\u2019île d\u2019Ischia va-t-il imiter ce bel exemple ?Et de même que les inondés de la Vénétie, les sinistres d\u2019Ischia sont-ils\u2019 destinés à'\u2019attendre du bon plaisir du coniité la répartition des, secours qué la \u2018charité publique a mis à leur disposition ?Nous posons cette question, après avoir lu un article de I'Italie, journal nullement hostile aux Italiens [témoin son titre].Nous la posons mé- me avec une certaine angoisse, car les révélations de l\u2019Ialie sur la fagon dont opère le comité sont de nature vraiment inquiétanté.Ce journal, après avoir constaté u'un grand nombre des victimes du- ésastre se plaignent de mourir de faim où à peu près, ajoute : L'an d'eux, co-propriétaire d\u2019un 5 SIT TE = 8 8.| qe Sat Cig SIS age voir Yénesse des nations.>.qui a été ruiné de fond en comble, a même.dû:aller mendier à la Bourse, pour avoir de quoi vivre, Ini et sa famille.4° - A: la lecture de ces plaintes, le comité a protesté et il a annoncé solen- Mellement que cet industriel avait \u2018déjà reçu la somme , énorme de 90 \u201clffanés en dix sept jours ! :\u201d Or, la famille\u2019de cet aubergiste se compose de.cinq personnes, ce qui \u2018donne un franc, environ par jour et par personné.: \u2026 70omment ûne.famille, \u2018habituée à l'aisance, peut-elle vivre à \u2018Naples, où.les loyers sont chers, avec 5 fr.25 \u2018| par jour, même si.les cinq personnes qui la \u2018composent couchent toutes dans la même chambre, y mangent, ly regoivent,et y font la cuisine ?1 Qe qu\u2019il fauvnoter, cependant, c'est \u2018que, deson propre aveu, le comité n\u2019a'à sa charge que 1246 familles ; c\u2019ést relativement - peu:si:l\u2019on tient \u2018edmpte des sommes considérables \u2018dont il-dispose:déjà.et, dont il dispo- sérd dans la suite.:; vi Du resté, sait-on quelle .somme le .cofnité a déjà distribuée ?28 836 frs, \u2018ce jui donne une répartition moyenne de 83 centimes par jour et par famille! | \u2018Cette Fdçon de procéder n'est elle pas odieuse \u2018alors que les caisses du comité regorgent d'argent,et que l\u2019on \u2018peut {d'ores et déjà prévoir que \u2018la souscription rapportera plusieurs millions?: A la première nouvelle du désastre, le duc Torlènia, syndic de Rometélégraphiait qu\u2019il expédiait immédiatement 50 000 francs.Le comité parisien faisait expédier par le baron de Rothechild, 50 000 francs qui arrivaient le même jour à destination, le roi donnait 100 000 francs,-sans parler de deux au trois cent mille francs arrivant également coup sur coup.« Que fait-on de cet argent ?Pourquoi ne lé distribue-t-on pas ?Nous savons, d'autre pait, que Mgr Sanfelice, archevêque de Naples, a mis un empressement extraordinaire à distribuer à ces malheureux les sommes qui lui avaient été remises, et qu'un grand nombre de familles ont eu, grâce à lui.leur pain assuré.La charité \u201c débilitante \u201d a déci- hôtel,important à Casamicciola, hôtél oi dément du bon.\u201d > La.\u201cprier dôt'Alphonse de l'accompagner- o { 18 +, \u2019 fix Au Carmel Nous lisons dans l'Unità cattolica d\u2019intéressants détails sur une visite faite a Gratz, par l\u2019empereur d\u2019Autriche, à sa cousine, l\u2019archiduchesse Béatrix d\u2019Este, qui réside chez les Carmélites de cette ville.va Depuis vingt-quatre ans, la pieuse archiduchesse, fille et sœur de souverains, habite dans çe pauvre couvent, elle qui avantison exil immérité fut l\u2019idole de la cour de Vienne.FX C\u2019est.là que François-Joseph, interrompant les fêtes qui l\u2019accueillent sur son passage triomphal à travers la Styrie, est allé lui rendre hommiage.L'empereur était accompagné .de l\u2019un des fils de la princesse, don Alphonse de Bourbon, pour lequel Sa Majesté s\u2019est.montrée remplie de courtoisie et de -:procédés chevaleresques.ne Te NOT A son entrée à Gratz, la prèmière.visite de'Sa Majesté fat pour\u2019la villa delle.Nieves, où résident les infants | d\u2019Espagne, don Alphonse'et sa femme: dona Maria delle Nieves.- Le lendemain, les princes assistaient, aux côtés de l\u2019empereur, au banquet donné par la ville, et dans la soirée, François-Joseph leur envoya un de ses aides-de-camp pour dans la visite qu\u2019il devait faire à son auguste mere.=.wu: Le 8juillet, les portes de la cloture du monastére s'ouvrirent dévant l\u2019empereur, escorté du prince-évêque de Gratz, des infants d'Espagne et de quelques personnages.de distinction.| On ne saurait \u2018redire Tédifiante \u201c \u2018 mpression que ressentit l'empereur ,, \u201c connue à la cour, et qui, i \u2018on Voyant la cousine de Mme, la \u201c coritesse de Chambord, dans çe pau-: vre couvent dù Carmel, ni l'échange - de paroles affectueuses .qui eut lieu ' departet d'autre.Le contraste entre: l'humble bure des religieuses et le brillant; éclat des nniformes militaires était également \u201c Frappant.=\".Co |.\u2018Sur l'invitation de \u2018la princesse, A l\u2019empereur, qu\u2019on avait reçu dans la salle de récréation, visita le chœur et les cellules des religieuses.Il fat vivement ému en voyant la pauvre, chambre où logeait celle qu'il avait e ses magnificences passées, n'avait gardé qu\u2019une couche dure et étroite.| ! + Plusieurs des visiteurs disaient à \u2018haute voix, en échangeant leurs impressions, que cette entrevue, faite le dimanche, valait bien un long sermon, et que le départ de Sa Majesté ne pouvait s\u2019accomplir sous de meilleurs auspices.Après une longue audience accor- -dée au clergé séculier et régulier, qui.en ressentit une grande conso- - lation, l'empereur visita les hôpitaux, tenus par les Frères de Saint-Jean de Dieu et les religieuses de Sainte- : Elizabeth, et se rendit ensuite au - pour Jechl, résidence d'été .famille£impériale.pensionnat diri Sacré-Cœur.Le soir, François-Joseph gé par les dames du artait Pde la fe 1; - Leuite Lateau Dans \u2018un article qu\u2019a publié la République.française, M: Paul Bert, ne sachant comment \u2018expliquer les \u2018faits merveilleux sur lesquels la mort de Louise Lateau vient de rappeler l'attention, a trouvé-plus simple de lès qualifier de \u201c supercherie\u201d.Le correspondant belgé du Soleil, (peu disposé pourtant à croire au \u2018merveilleux, relève comme il suit cette sottise du savant interloqué : M.Bert traite de \u201c supercherie \u201d les faits du Bois d'Haine, et il s\u2019ap- vo ! hy se 5 = a VE Bad Lo RY AS > se Lave CC) 3 OUT Va JOUI uie soi-disant sur l\u2019enquête faite par Académie de médecine de Bruxelles.M.Paul Bert est\u2019 très mal informé.Le rapport fait par la commission d\u2019enquête: de cette académie conclut au contraire à l'absence de supercherie.Cette commission n\u2019admet point-le\u2018\u201c miracle \u201d ; elle envisage les.faits comme naturels ; elle les considère comme un cas étrange et'très curieux d\u2019une maladie particulière et extraordinaire.Mais les expériences , auxquelles elle s'est livrée lui-ont fait repousser toute idée de supercherie chez Louise Lateau.M.le docteur Lefebvre, professeur à l\u2019université catholique :de-Louvain, a publié un livre qui \u2018conclut au caractère surnaturel des \u2018faits.Mais, je le répète, l'autorité ecclésiastique s'est-abstenue de porter un jugement, laissant à chacun la \u2018liberté -de se former lé-;sien.: Elle \u2018abandonne au temps le soin de faire fla lumidre.: M.Paul Beri \u2018: fi \u2018me, que Louisé -Lateau aurait fait>l'aven \u2018 elle-même \u2018de sa supercherie.\u201d Il est le premier À le dire.Le fait est erroné.On peut discuter sans doute la\u2019 causé et la nature des phénomènés extatiques et \\ hémorrhagiques, de Louise Lateau.T\u2019examen doit>se faire.librement.\u201cMais s'il faut se garer.des illusions.pieuses et des légendes dévotes, 1l faut se prémü@ünir également contre les.réquisitoires du genre de M.Paul Bert.La passion \u201cêt le\u2019 fanatisme, qui voilent la vérité, existent quèlquefois sans doute,du côté des croyants, mais ils existent aussi chez les incrédules et les, libres penseurs, ils sont connamnables chez lés uns et chez les autres.Louise Lateau' n'a jamais cherché à exploiter son état pour en .tirer son profit personnel.Elle a été enterrée fort sim: le- ment, en -dehors de tout concours extraordinaire: du clergé, mais le peuple était venm en foule pour\u2019 assister 4-ses fanérailles.:.» ©.\" Lt QE = is yy +.FRANCE 4, LA MÉDIATION ANGLAISE d , Log.ah, \u2018Nous lisons sous ce tritre dans le Moniteur Universel du 19 septembre : Ce n\u2019est pas de l\u2019étonnement, ce n\u2019est pas de la surprise que/nous font.éprouver les changements à vue qui surviennent dans la politique du gouvernement français à l\u2019égard du onkin : c\u2019est de la stupeur; c\u2019est du saisissement.Quand s\u2019est-on jamais plus complètement et plus fréquemment déjugé dans un laps\u2018de temps plus court ?Lt Il y a quelques mois, le Gouvernement ne voulait entendre parler à aucun prix d\u2019un traité ou d\u2019un accord uelconque avec la Chine, 'à laquelle il contestait le droit de se\u2018 mêler, à uelque titre que ce fût, de nos émêlés avec l'empire d\u2019Annam.A cette époque notre ministre en Chine, M.Bourée, ayant cru devoir préparer avec les autorités chinoises les bases d'un accord, en vue de certaines difficultés quil \u2018prévoyait et qui n'ont pas tardé & se manifester, s'est vu brutalement rappelé, puis miére phase de notre politique a l'égard du Tonkinnde phase : la résolution han- tement annoncée du 'gotvernement français de régler nos affaires avec l'empire d\u2019Annam directement \u2018et sans intermédiaire commence à fléchir sous l'influence des difficultés -inattendues rencontrées par le corps expéditionnaire, en même temps que des protestations de la presse anglaise, aussi peu désiréuse de voir: notre influence se développer dañs: l\u2019Indo- \u2018Chine qu\u2019à Madagascar.: \u2018| sadeur.de.lL désavoué par le Gouvernement.C'est | ce que l'on pourrait \u2018appeler\u2019 la- pre- On commence à s'apercevoir,- dans: nos cercles politiques, que la conquête du Tonkin exige quelque chose De 3 Ta \u201cEs RNAL DES CAMPAGNES # +, HERE =~ = - eT CO PR I \u2019 Pha de plus militaire.Il faut envoyer des renforts, si l\u2019on veut mettre le commandant de nos forces en état de frapper un coup décisif.On le comprend, fanterie de marine est épüisée, et \u2018il pour emprurter à 1 les éléments d'un l\u2019aveu de son \u201cimpéritie, de son imprévoyance \u2018; c'est i! ministère à être renversé dès la.première séance.On se détermine\u2018alors à Tester dans le \u2018statu \u2018quo, dan l'espoir de gagner:du temps,yet tout en télégraphiant:aucommandant* nos faibles ressources dont il \u2018dispose.Cependant, en présence des diffi- \u2018cultés imprévues qui mous .arrêtent, ila.Chine; encoursgée d'aillèurs par 4 J ; usqud 30us mesacdr\u201d d'une inter vention.de ses armes\u2019 an Tonkin, si contre le traité imposé'à'la cour de Hué par I'amiral Courbet; contraire- iment.anx droits .de suzeraineté qu'elle\u2019 \u2018Yevendique sur l\u2019empite \u2018d\u2019Annam:-La- politique française entre alors dans une troisième phase, \u2018qui forme un frappant contraste avec la.premigére ; le Gouvernement se décide, lui qui a désavou \u2018à \u2018entamer avec le ; gouvernement chinois des négociations, sur des données analogues à.celles, gui ont- :} vi, h # + Che ge « Mais cela gaps.donte, d'évait pas assez extraordinaire : il \u2018fallail\u2019 quel- { son relief.Les.négoc mées directement, par le ministre des affaires étrangères de la République iaveo Je marquis, .de Tsenig, ambas- Chine \u2018en\u2019 Europe, n'aysneant monumentale a surgi, tout a\u2019 coup, celle de la médiation anglaise.L'angleterre, qui no s'est\u2019 pas montrée beaucoup plus empressée \u2018que la Chine de nous voir nous installer au Tonkin, nous offre ses bons offices pour aplanir les difficultés qui s'opposent à une entente entré ia Chine et nous.Tels sont du \u2018moins les faits stupéfiants dont nous trouvons, le récit dans les journaux anglais.S'il n\u2019y a pas de la part de l\u2019Anleterre uné médiation positive dans A sens que la diplomatie attache a ce mot, il y a tout au moins interposition de l\u2019Angleterre entre la Chine et nous, offre de bons offices faite par la première de ces puissances et acceptée par nous.Le Daily-News raconte que\u2019 notre ambassadeur à Londrés, M.Wad- .dington, et le marguir de Teeng se sont rencontrés chez lord Granville.* Oette circonstance, dit le journal anglais, est un indice que les bons offices de lord Granville ont eu un résultat favorable.\u201d \u201c quil est impossible de douter dela solution pacifique du différend, au- jourd'hui qu\u2019on sait que M.Waddington et le uis de Tseng ont discuté ensemble la.question sous l'influence d\u2019un\u2019 troisième ministre, dans l\u2019amitié, le bon sens et l'impar- portialité duquel ils ont tous les deux la plus entière confiance, \u201c malgré l'excellent effetrproduit par 7 | Chine, tout en continuant à désirer la paix, reste aussi inflexible qu\u2019 \u2018début sur certains points essentiels.\u201d 4 Ce que le Daily-News ne dit pas, X HERE le oi La a .qu\u2019une simple promenade mais où prendre des-renforts ?L'in: faudrait l\u2019autorisation des Chambres | 1 r-à l'armée:, d'Afriquep nouveau\" corps expéditionnaire.Rappeler les Cham: |: bres pour un pareil-abjet, c'est\u2019.faire: exposer Ja: forces de tenir bon sayeé 168 le\u2018langa Yiclout tenn À notre égard.ar \u2018la - presse'\u2018anglaise, .s\u2019énhardit Som pat P acces | -manche.9 septembre, à cinq heures, nous continuons à y expédier des \u2018renforts; elle proteste en méme temps: ;nn second\u2019 courant'lé;dirigea vers le de 1000, mètres.Boûrée;\u201d : Bdifié sur ce point, l'aéronaute, servi de\u2018bases à M.Bonrée.ik: que chose de, plus pour \u2018inétére la|N diplomatie républicaine dans tout iations enta-; qu'avec lenteur, une idée | :|approchait de la côte, Le .Daily-News ajoute encore, \u2019 Toutefois, la médiation de lord Granville, la.et ce qu'il serait intéressant de savoir, c'est si la Chine est appuyée par l'Angleterre dans sa résistance ri o SL $ vd dE, inflexible: ins poir igen.tiels, Cela \u2018paraitrait tout naturél\u201dà vrai dire, si l\u2019on se reporte au langa.rac y ar n a 0 ET r.( rtains ge tenu il y a si peu de temps par la presse anglaise, épousaut les griefs de la Chine contre nous.Nous ne tarderons pas du reste à être fixés sur la naturp du rôle joué par l\u2019Angleane s négociations, où sa mé- tdiation Nit avoir été acceptée.Mais.dé toutes façons, cet épisode testera comÿñe un des traits les plus curieux de l'histoire diplomatique dela troisième \u2018République.On ne .'s'imagine pas.beaucoup, dans la vie ordinaire, un plaideur prenant pour arbitre l'avocat de son adversaire.Le ts \u2018 \u2018Premier voyage rVioigii.quelques, détails\u2019 sur la ré- \u201cente traversée de la Manche en bal- Joni ne \u2018L'aéronaute/Lhpste, parti de Bou- Jlogne-sur-Mer:.[Pas\u2018de-Oalais], le di- dufjardin.dés\u2018Tfatelleries, a pris d'abord.l& direction/\u2018du nord-est, mais sud-est.\u201cA'cinq heares et demie, il \u2018planait.au-dessus\u2019des jetées,et ne tar- Heit pas'à gägner le large à l'altitude Voulant connaître au juste la di- Féétion'dwcourant-terrestre,.M.Lhoste descendit à 100 ou 150 mètres pour se renseigner\u2019 \u2018atiprès des:pêcheurs, \u2018dont il-apercexait les, barques, et du remorqueur le Faidherbe, qui avait pris la raer à \u2018sa\u2018sortié.du port.vant jèté-du'lest; sé*relevæ:à l\u2019altitu- Sanh EC lool ot , ebévatiaua sa route; poussé.par un vent sud-ouest qui le porta à proximité du cap Grisez.us ~ \u2019 i.' A six heures et' \u2018demie l\u2019aérostat redescendit dans les couches infé- Tieures, sa:gervant tantôt \u2018du courant est, tantôt du courant sud-ouest, ce qui lui permit de se maintenir dans une \u2018direction à peu près favorable.Vers sept et demie, un brouillard \u2018assez intense «masquait«'les côtes de France aussi-bien que celles d'Angleterre.Heureusement veks huit heures, la lune se leva, e¢ M.Lhoste put apercevoir deux vapeurs se dirigeant vers l'Océan, L'aéropante distingnait parfaitement les feux du cap Gris- Nez et ceux de Douvres.« Vers neuf heures, jugeant qu'il .Lhoste jeta un appél qui fat répété par l'écho, ce qui le confirma dans sa prévision.Le vent continuait à le pousser dans la même direction.\"Les regards de l'aéronaute furent attirés par un groupement de lumières se trouvant à sa droite et indiquant d\u2019une n \u2018certaine la présence d'une ville qui ne pouvait être que Folkestone.L'altitude était:alors de 300 mètres.= crt Enfin, vers dix heures un quart, M.L'hoste : franchissait la côte anglaise.Il laissa derrière lui une petite ville qu'il sapposa être une Station balnéaire, et où plusieurs voix répondirent à la sienne.La lumière de la lune était assez vive, mais le brouillard qui régnait dans les couches inférieures fit juger prudent \u2018ä\u201dl\u2019aéronaute de ne pas pousser plus loin son! voyage, de crainte de reprendre.la mer.Il ou vrit donc la soupape, et se mit en mesure de descendre.L'ancre mordit du.premier coup, et, quelques minutes après, il tom bail dans une vaste prairie.où un troupea de montons se trouvait porque.= ri | _ Après quelques mètres de trainage, l\u2019aérostat s'arrêta, etM.Lhoste, sw iquel toute assistance manquait, dut le dégonfler seul: IL était alors 11 b Après avoir fait une rapide inspec- ue tout était désert, l\u2019aéronaute se décida à catnper autour de son ballon et s'organisa le plus commodément -:: posible: pour.passer la nuit a la pelle toile, ~~ TC \u2026 14.Le lendemain; \u2018au _poiiit: \u2018du jour, .M.Lhoste fût réveillé pariles cris des Ahfimäux démestiques que la présen- ée'd'un'étrangar- dans des conditions, aussi anormales, semblait vivement, \u2018intriguer.14 oN ll se leva alors, et se dirigea \u2018vers une habitation où il trouva-le.for- mier, - qui - lui apprit qu\u2019il : était à Kent, village situé à vingt kilomètres de Folkestone, et lui offrit une voiture pour le transporter lui et son ballon jusqu\u2019à cette ville, offre que - M.Lhoste s\u2019empressa d'accepter, comme bien on pense.A une henre dix minutes, M.Lhoste prenait le batean de Folkestone, et débarquait à Boulogne à 3 h, heureux d\u2019avoir le premier réalisé le .passage du détroit de France en An- .gleterre.\u2018\" fes - i.ET HEE DCE 4 - Angleterre Co L'AVENIR DE LA RACE IRLANDAISE dori yoo \u2018 \u2018 \u2026 Nous empruntons à la revue The Month plusieuts passages d\u2019un arti- \"cle trés important du.Rév.Père \u2018@larke, S.T., sur l'avenir de la race \u201c irlandaise.Notons que ce n'est pas -un Irlandais, c\u2019est un Anglais qui parle : 5 oo 7 \u201cfaut constater avec regret, écrit l'éfaiñent publiciste, que jamais l\u2019animosité entre la race irlandaise et sti] race anglaise.n\u2019a été aussi forte que demos jours, cr 4At cone Les.concessions faites par l\u2019An- 4 @leterre n'ont rien changé \u2018a cet état | d'antagonisme,et l'immence dévelop- * \u201c \u2018\u201cPeñient de la race celtique dans l\u2019ÀÂ- - /mérique.n\u2019a fait que l'agraver.L'Irvii \u2018landais n\u2019a plus.sa Patrie principale \u2026 + dans ile dite Ja, Verte Erin, mais ji au delà de l\u2019Atlantique, où \u2018la plus \u2014,_.large liberté lui'permet de'dévelop- \"Der toutes ses \u2018qualités et de mani- \"fester toutes ses aspirations.r 4 ae \u201cChaque acte d'oppression com- | + Mis en Irlande, ajoute au nombre \u2026 des Irlandais américains, et pen dant que la statistique constate dans la population\u2019 des\u2018Etats-Unis.une augmentation, en 40 années, de,190 /\u201d-\u2018Ppour cent; la population.catholique \u2026- - -dans,ce pays, composée en grande ce yr + es - .- 840 0,0.Et n'oublions pas que ce \u2026 chiffre est peut-être au-dessous de la 0, Vérité ; il n\u2019existe | peut-être pas de \u2018- statistique .religieuse _ proprement ++ Aite ; on se sert, à cet effet, de la sup- ii putation tout à fait \u2018arbitraire du nopombre \u2018des sièges on\u201cplaces dans les VF He, or eit Ne i; \u201céglises, On\u201d pèntadmettre que le, ~~\u201c nombre des fideles est bien supérieur à celui des places: ou-des sièges dans =.les églises.© none, po La race irlandaise tend à déve- \u201c7 nir la race dominante dans les \u2018Etats- \u201cUnis, et par là même, grâce au sys- - \u2018Ilème du'euffrage universel, on peut :* s'attendre à ce gne le catholicisme deviendra un jour la religion\u2019 domi: ; nante dans Ce pays.\u201d COTE ee 15% Un écrivain protestant, Gopd win\u2019 Smith; asdéjd: le.pressentiment dë cette lutte.prochaine entre: la race ©.2xgeltiquo et la raçe.saxonne, - c'est-à- ,\u2026\u2026 dire entreYRome et le protestantisme.\u201c7 11 Pousse un-ori d'alarme.Il von- gai.drait qu'on interdit .l'immigration 4 des Irlandais dans l'Amérique \u2018du \u2026 Nord, et qu\u2019on les forçät à aller s\u2019é- ; .tablir dans les déserts de l'Amérique \u2026.- ; du Sud, où leur\u2019 élément serait bieu- \"tôt absorbé et détruit.Cet écrivain \u2018* \u2018'Voit-poindre l'orage dans l'Occident, + et il appréhende qu\u2019un jour, en écla- \".\u2026\u2026 ::tant, il ne détruise dans le monde + n l'influence angläise et la prédomi- naîicé du protestantisme.[ \u201c Les tèmps de paix et de bonheur \u201ction autour dé lui?\"et=slapercevant pe partie, d\u2019Irlandais, a \u2018augmenté de | |! JOURNAL DES CAMPAGNES ; 2 A fx > ont pas arrivé lande, maïs ils\u2018ärriveront:- -:-\u2026 : :_ * Dieu ne saurait manquer de bénir un peuple\u2019 fidèle à sa cause.D'ailleurs, le nombre moyen des enfants chez la famille irlandaise est de Mn se il n'est que de 8.La race\u2019 irlandaise trjomphera de la race ahglaise \u2018par I'sugmentdtitn croissante de;sa population.\u2019 Indépendamment .de \u2018ces\u2019'canses de supériorité des Irlandais il en est-une.autre très importante : Je veux,parler de la morale] dans le mariage.CE \u201c Le désir dé limiter le riombre des enfants s'est emparé des hautes classes en Angleterre.Le luxe, la luxure et les-autres passions agissent dans un sens contraire à la multiplication de la race ; et quand on ajou-' te à ces considérations l'intelligence si vive de la race celtique, on ne saurait douter que c\u2019est a elle qu\u2019apar- tiendra l'avenir du monde.y.\u201c L'agitation qui se manifeste en Irlande contre l\u2019Angleterre, et qui éclate en démonstrations criminelles, telles que l'emploi de la\u2019 dynamite, etc, etc., pourrait prendre un jour de terribles proportions.\u2026.: \u201c* C'est surtout en Amériquevoit cette haine du nom anglais éclater dans toutes les manifestations de là race celtique: Je déplore \u2018ce fait et'je voudrais pouvoir nier son exis- terice, nais on n\u2019éloigne pas le danger.en ne le considérant pas en face.\u201cT1 est du devoir le plus urgent de I\u2019 Angleterre de rendre I'Irlande contente: et heureuse, afin d\u2019écarter \u2018ces dangers, qui menacent l'avenir ; les hommes d'Etat rey, pour guider leurs résolutions, non pas la minorité protestante de l\u2019Irlande, mais la majorité \u2018 catholique.Que l'Angleterre continué \u2018à agir avec 'viguedr \u2018dans le sens d\u2019une \u2018action juste a l'égard de l'Irlande, et il \u2018se peut - que l\u2019Irlandais,.trouvant dans son île une patrie, maille plus en chercher au delà des mers, pour y novrrir le feu terrible\u2018de -la haine et de la rebellion contre le lion d\u2019Angleterre.\u201d nr te © .- i + , Menrenx retour Ce - Un des plus notables adhérents du schismc de Genève, M.l'abbé Victor Marchal, ancien.missionnaire \u201capostolique, ancien aumônier de \u2018 l'armée -de Metz pendant la guerre de \u201818/70, vient de rentrer heureusement dans le sein de TEglise catholique.Au \u2018moment:de recevoir I'absolution des censures qu'il ayait enconrues, \u2018il a rédigé et signé, la retractation sui- vate: , \u201c Ecläiré par ane\" douloureuse expérience \u2018et touché par la grace, apres.\u2018ui pèlerinage! à Notre-Dame de Lourdes, désirant de plus donner \u2018complète satisfaction à la.sainte Eglise catholique, mà mère; que j'ai.eu le malheur d\u2019attrister et de scandaliser par ma conduite passée ; .craignant enfin qu'une démarche que j'ai faite dans le temps ait para insufisante, Je publie aujourd\u2019hui, dans là plénitude mia liberté;ila déclaration sui- \u2018vale: © Tree : \"1 Féprouve-un profond \u2018regret d\u2019avoir pris 'jadis une part active au.-schisme qui désole encore en ce\u2019 moment la Nuisse, et d\u2019avoir: Exercé, dans l\u2019Eglise dite catholique \u2018libérale, des fonotions que je n'avais pas le drdit \u2018d\u2019exercer, c\u2019est-à-dire les offices de'vrêtre et de curé.:, ., gr \u2018 \"tJ'adhère en toute simplicité d'esprit et de cœur au dogme de l\u2019infaillibilité pohtifiéale, tel qu\u2019il a étë défini par lé Concile du Vatican.Ke Fe \u2018condamne particulièrement la brochure que j'ai.fait imprimer et divulguer, dont le titre est: l'Esprit consolateur, et je ,répudie de toute 5,\u2018tandis que dans la famille anglai- | qu'on | de l'Angleterre doivent consulter, |\u201d EUX 404 - | s encôfe-pour l'Ir:#|AHEglise: catholique) dans le sein de laquelle j'espère, avec la grâce de Dieu, achever de\u201cVivré et-me- préparer à mourir.(= VW.MARCHAL,-prêtre.« Pau, fète de l'Ascension du Sauveur, 1883, » - Les missions bai \u2014.; Le Jaffna Catholic Guardian \u2018du te latin et la traduction anglaise d\u2019un Bref pontifical daté du 20 avril, et nommant Mer Bonjean vicaire apostolique de Colombo.; L\u2019éminent prélat adit adieu à ses fidèles de Jaffna,et annoncé sa prochaine arrivée aux chrétiens de la capitale de l'île, dans deux lettres pastorales, datées, l\u2019une du 5, et l'autre du 6 août._ La mission de Colombo comprendra désormais les provinces méridionales et occidentales de Ceylan.La province centrale, Kandy, éri- :gée en vicariat apostolique distinct, est confiée à Mgr Pagnani.Mgr Scelhot,.patriarche syrien d\u2019Antioche, vient de fonder à Mardin un monastère pour de jeunes prêtres qui se consacreront entièrement a la conversion des: Jacobites.Ces Syriens schismatiques, trés nombreux en Mésopotamie et sur les -cellentes dispositions.Le vénérable patriache a soumis a la Propagande les régles qu'il a préparées pour son institut.La Sacrée- Congrégation les.a reçues avec satisfaction, et a vivement \u2018exhorté le prélat à donner suite à un projet si «utile et si avantageux.Les cardinaux de la.Propagande \"ont proposé dernièrement à Sa Sainteté de conférer le caractère épiscopal et le titre de vicaire \u2018apastolique à,M Adrien Rouger, supérieur de la mission du Kiang-si méridianal[Chinel.Le Saint-Père a daigné approuver cette, demande gt.a.ordonné d'expédier le bref de momination.re : ere \u2014\u2014\u2014 | ROME inc, + i s Jet \u2014 .3 ; Le 30.août ! dernier, le Sai yo ty >.; : Y ae S nt-P ère | recevait en audience particulière le conseil et les décurions de la Société du Denier de Saint-Pierre à Rome, et Sa Saintété a répondu par une allocution au \u2018rapport qui;.lui avait été présenté par le prince Altieri.oo ici \u201cle texte de\u2019 l'allôcution du Saint-Père : - b ~ Nous voyons'avec an grand plai- sit \u2018rétuis ja Ca de Nous, en si grand nombre, les collecteurs et les collectrices du Denier de Saint-Pierre.Nous avons écouté avec le plus vif intérêt la lecture du rap: port que vous, \u2018monsieur le prince, vous aÿez \u2018faite en votre qualité de présidelit et'au nom du.conseil supérieur.\u2019 ee Nous le répétons, Nous l'avons écouté quec.le plus vif inlérét, car il est de la plus haute importance que cette œuvre, instituée pour venir en \u2018aide aûx\u2018présents besoins du Siège \u2018lapos- tolique, prospère et florisse d\u2019une façon spéciale dans cette noble.cité.Rome, en effet, pent s'enorgueillir d'avoir été la première à créer dans son sein l'œuvre de \u2018ln'Confrérie du Denier de Saint-Pierre, dès le moment où lé Pontife-Romain, succombant sous l'effort de ses ennemis, et dépouillé de la plus grande partie de ses Etats, eut besoin de recourir à la générosité de ses fils.*-3 LE L'exemple de Rome fat \u2018bientôt\u2019 imité daus les villes les plas consi: dérables du inonde catholique, .qui secondèrent .immédiatement cette belle.initiative, ét rivalisèrent \u201cde zèle pour envoyer à l'auguste-pau- vreté du Chef commun des - fidèles de généreuses offrandes et des .secours.\u2018.mon âme tout ce que j'ai pu dire on écrire de contraire à la doctrine de C'est-ainsi que peu à peu.l'œuvre sainte s\u2019est étendue ct s'est propagée .tL 5.4 goût publie én supplément le \u2018tex- | hauteurs du Taurus, montrent d\u2019ex- |\" 3 dans chaque Etat el dans chaque nation.S'il vous est permis Ty trouver un juste motif de satisfaction, vous devez'y trouver aussi\u2018un aiguillon et :nne excitation continuelle pour tenir le premier rang dans cette noble émulation.\u2018\u2019Mais pour\u2019 vous, en outre, très chers fils, qui demeurez à Rome où réside le Pape, \u2018et\u2018où il gouverne l\u2019Eglise, il \u2018existe des motifs spéciaux qui doivent vous engager i concou- Tir, autant qu\u2019il vous est possible, à l\u2019extension et à la prospérité de.cette œuvre providentielle.Personne, en effet, mieux que vous n\u2019est en état de connaître les conditions pénibles et les graves nécessités dans lesquelles se trouve le Siège apostolique, et personne mieux que vous ne pourrait apprécier les bienfaisants effets des largesses et de la charité dont est animé'le Pontife Romain.Car, en Vérité, c\u2019est vers cette noble cité de prédilection que se portent de préférence Nos soins et Nos soilicitudes paternelles.En vue, pourtant, des besoins toujours plus croissants, Nous voudrions être nrêtfà contribuer dans une plus large mesure à soutenir tant d'œuvres de bienfaisance qui exis- tentà Rome et qui Nous tiennent souverainement au cœur.\u2018 Par\u2018exemple, non seulement Nous aimerions à favoriser amplement tant d\u2019écoles et tant d\u2019institutions catholiques pour l'instruction saine de la jeunesse, mais Nous avons le plue vif désir\u2019 de pourvoir aux besoins d\u2019un plus grand nombre des pauvres enfants du peuple, qui par suite de l'abandon dont ils sont l\u2019objet, croissént dahs le vice, Nous voudrions leur donner'une éducation vraiment chrétienne: et, les; réunissant dans un abri sir, les sauver de la corruption du monde.| Voilà pourquoi .Nous donnons Notre faveur spéciale à, l'institut naissant des.\u201c Petits Artisans de Saint Joseph \u201d.Mais cet institut.qui a fait déjà tant de bien et qui console tant de familles chrétiennes, à besoin d'être agrandi, amélioré, et de voir son existence assurée dans l'avenir.Si Nous le pouvions, Nous destinerions de grand cœùûr de plus ands secours à cet institut comme plusieurs autres.œuvres de bienfaisance.re 5 Très chers.fils ! Nous connaissons suffisamment le cœur des Romains.A l'occasion de la terrible catastro- \u2018phe survenue le mois dernier auprès dela ville de Naples, qui n\u2019a pas \u2018admiré l\u2019élan généreux de charité que les Romains ont également montré pour secourir tant de malheureux et sécher leurs larmes ?Mais dites- moi, en vérité, très chers fils, les misères morales.que dans cette ville et ailleurs Nous déplorotis par suite du malheur des temps, ne dévraient-elles pas également Nous émouvoir ?Il est vrai que ces miséres morales ne frappent pas les sens avec autant de force, mais.elles ne sont pas moins funestes et pas moins \u2018désastreuses que les catastrophes: physiques et matérielles.- , Delui qui\u2019 pènse sérieusement et réfléchit aux maux.considérables qui en découlent, doit.considérer comme léger.tont sacrifice fait .pour les réparer; .,, ° SE , ous avons, \u2018très chers fils, voulu vous adresser \u2018 ces quelques paroles pour vous réconforter, et pour vous faire connaître toujour: plus ample- \u2018ment la noblesse de la cause que vous avez prise en main, et 1'excellence du ministère .pieux que vous exercez.'Redoublez, cependant, de zèle et d'activité, et pour vous encourager dans votre œuvre, recevez cette Bénédiction apostolique, que .noys vous donnons de tout notre | coeur comme un 0) témoignage de notre ' bienveillance paternelle.à vous tous et à vos familles. à EI \u2019.2 SEE 4 2 4 } + SE ST SEE RS LY yy cc { FPQ ay \u2018 JOURNAL DES CAMPAGNES ~ ao hog 4! 6.7 ps TE san sven - \u201cNEL T maps -\"v parfamé de: la \u2018composition de MP [ézina, \u2018et joué pdr les corps, a mpsique® ds) la: ville.\u201c|'Trés joli-i morceau, et.hab floment | \u2018exécuté.M.\u2019Vézina a eu \u2018certaine | ment beaucoup de mérite d\u2019avoir su amalgamer trois corps de\u2018 \u2018musique a la fois et de, les faire jouer sur la même note.11 faut pour cela plus qu\u2019un talent- extraordinaire.i .Mademoiselle McLellan sous le nom de © Vélentine \u201d et Herr Karl Formes, surnommé Marcel pour l\u2019occasion, ont'chanté un \u2018duo extrait des \u2018 Hugnenots \u201d, de Meyerbeer, joli duo a tous égards.Mademoiselle; Mec- Lellan atteint .Jes notes: élevées avec Ja plus grande facilité possible; et on sent qu'elle aime, à Plajiér dans © hauteurs -de l'échelle müsicale, Formes par - contre,- se'isent fort à \u2018l'aise: datis Pechelle inférieure.' Le dortiier \u2018horègau a! été exécuté par les, sociétés choralés, avéd Signor Liberati comme, premier, cornet.Inutile de dire que: le succès a été aussi complet qu\u2019 \u2018on: \u2018pouvait l'espérer.ll Siguor a joüit'aveé une rare perfec: \u2018tion, et -les mugitiens sejsont | bien, acquitté de leüx \u2018besogne.Btn du\u2019 plus grand succes, \u2018et nous \u2018de: Yohs en féliciter M.A: Lavigne, M.I Vézing à \u20ac él'touitéS'lès' personnes qui.ont pris; Ane > part, actiye.à \u2018Soin organisation.- L\u2019 attenié Zénéralt la êté \u2018ième \u2018burpassée;.et.le, festival: de 1888 \u201csesterd longteinps gravé é \u2018défis la, mémoire, \u2018des \u2018pérsonnes qui of ont eu l'avantage dy asdister) ts?TaUG Fa LL i» TU nnn \u201c- \u201cQuébec, 5 octobre 1888; Cope Le programme de la seconde soirée ot 7 Suh sty x ; différait:ün tant soit peu de la pre- \u2018ide.-Réellemient: le succès obtenu par' \u2018les artistes \u2018hier: soir, : était\u201d \u2018dés plus nati Tout marché à souhait :\u2019 le cornetti Histo digues Liberati et les chiceurs, ong.0 tenu des rappels nombreux; v1 Mademoiselle, Howe: a clianté comme une sirène.Mademoiselle McLellan s'est également.dis-| tinguée dans lacavatine * Fidelio de Beethoven.Mlle Howe est: une! 'cantatrice distinguée,et qu'on ne se lasse pas d'entendre.» | \";\" Mademoiselle \u2018Wiherit a été for goûtée, lorsqu'elle a: chanté \u201c Oh, | Mon Fernand, tiré de.la Favorite, -| Donizetti: na q .La Fantaisie: \u2018cäraëtéritique\u201d de la |.do musique, M.J oséph Vésina,-a eu.les honneurs de la soirée.Les corps de musique ont;dût \u2018inferpréter justement l'idée dn compositeur.Le brillant de cè \u2018morceau ne le céde en: rien aux moféeanx \u2018ides; -grands, \u2018maîtres, que les.\u2018feniforés musicalés interprètent aujourd'hui plas.où |.moins bien.M.Vézina.\u2018a: com] fre = corps de.musique et \u2018son succés \u2018ne saurait guère être surpass.Pendant vingt trois minutes, nous avons êté -tenu sous le charme de ce morcèati, exécuté avec le plus-parfait ensemble et la plus belle harmonie.Le Chœur des enclümes a pafaite- ment réussi, etu réuni les applaudissements de la foule.Les canons : Qe concert a donc.aË \u2018couronné:|.: - dE Seas 4, : \u2018ont: rÉrappé juste.rasé, | vitres.not sf! oo ts En i somme, la soirée\u2019d\u2019hier \u2018a a eut être mienx réussi que cells dé! ier- leredi.M.Desèye.a joué ävéc une peffection admirable.de Carnaïal de Vélise, les dire \u2018cahadiens: qui-n\u2019étaient pas inscrits at\u201cprogramme, \u2018et que Nous avons eu J'avantage d\u2019entèndre, ont obtenu les épplaudisseménts et \u2018les bravps des auditeurs.Les afitres artistes se sont surpassés.Espérons que nous aurons l'avantage.dans un avenir plus \u2018ou moins \u2018rapproché d'assister à une aussi belle fête musicale.Cela vaut mienx que toutes ces soirées où les baladins de tous les-pays \u2018viennent ious corner les oreilles de leurs bälivernes et de platitndes ineommetisurables.MM.Lavigne'et Vézina \u2018auxquels revient tout l'honneur de l'organisa- (ti fr M.| tion du festival, \u201cpeuvent se vanter de n'avoir pas Mfomper le public, et le mérite quijleur rovient ne saurait être :trop apprécié.Mademoiselle Codérre a.joué un.rôle.trop, secon- dairé peut-être, pour,les talents qui Ja distitiguent; \u2018qu \u2018elle sqit persnadée cependant que\u2019 les andifeurs n\u2019ont pas manqué de priser \u2018bien\u2019 laut ses ice extistigues.cine 0 i! .walfag +, pt 30 septembre \u2018dernier, grande éolénnité à St-Roch des .Aulnais.Toute la paroisse duittait \u2018vers 8.30 \u2018heures, la (chapelle de Notre Dame de Lourdes.pour; porter \u20ac én triomphe la statue de Sainte-Anne dans.un nouveau ésanctuaire.érigé, .grâce au \u2018dévoueméht de M.l'abbé! O.Moisan,.vicai ire de, \u201cRoch depuis, quatre ns, et: \u201cdont de Ge art, v va laisser bien des : regrets, dans Lotte paroisse.Estimé-dèison curé, vénéré de tous + da | les patbissieris,: ces derniers ont e | youl avait soli\u2018 dart lui.présenter une adresse, \u2018comme: \u201cexpression de leurs: sentiments ; de, roped et d\u2019amitié.Es SE \u201cDétié 1d'éoirée de cette \u2018mémorable fête, il \u201cy éat illamination des arches qu\u2019 on avait; élevées pour \u201cla procession de d\u2019après-m; idi.La \"soirée s\u2019est terminée\u2019par des hourahs \u2018enthousias- ites en l'honneur de.M.le curé Dufour, et \u2018de M.l'abbé Moisan, et des © lisstenrs de cette belle fête au nombre, desquels Les \u2018trouvaient MM.Panle:Cousin, ! Edn \u2018Patry et oad) Thomas Blond.-a.Qu dat! ! \u2018LeréVérend M.Rouisse.(Toussaint) décédé, le :.28, septembre dernier, à Laprairie, diocèse de; Montréal, était membre délla société.d'une messe, section provinéiale: © savent ©.\u2018A MaHois, pee.\u2018J Secrétaireof Sie J \"4 i {'Aÿchevêché \u2018de.i Québec, ig ootobbe 1882 1rri 0 LOT PE cu ui ERM IN wil Les.Economies - du gouverne- 6 | meht-Mousseau seront faites avec cet ouvrage spécialament pour.les.discernérient, et le lservice public aura moins a efi! 'souffrir que lorsque les bureaux.étaient.remplis d\u2019employés inutiles, sinon nuisibles.1] \u2018est temps d'en finir avec le système \u20ac de \u2018pensionner les gens qui ne rendent : suoun service quelconque et qui sont rétribués comme de grands seigneurs.fe. LES HISTOIRES DE M.SULT RÉPLIQUE | \u2018Cinquième lettre vo.\u2018Ottawa, 27 septembre 1883.M le Rédacteur; À mesure que l'on examine attentivement le livre et les autres productions de M.Sulte, les surprises causées par les rocédés de cet écrivain se multiplient Le fait est qu\u2019il ne recule devant aucune assertion et ne donne nul scrupule d\u2019user, à tort et à travers, d'autorités ou de noms d'auteurs.On a déjà vu ce qu\u2019il peur faire en ce genre ; on verra, de plus en plus, ce qu\u2019il a fait, et pourtant dd m\u2019est impossible d\u2019épuiser la matière.d'en suis rendu au paragrashe douzième du-réquisitoire de M.Sulte, voici: « Pour revenir aux Hurons, il est « notoire aussi que, après avoir été dis- « persés (1650), ceux qui descendirent à « Québec étaient si peu chrétiens et si « peu amis des Français qu\u2019ils nous tra- « birent à plusieurs-reprises, de concert « avec les froquois, leurs parents par le « sang et par la langue, ce qui n\u2019empê- « che pas par les « Relations des jésuites» « de nous les montrer toujours sous son « aspect favorable et même -poétique.« L'étude doces temps reculés ménage « bien des surprises à ceux qui ont été « nourris de la légende des « Relations ?» Les Hurons ont eu des traîtres ; quel est le peuple qui n\u2019en a pas eu ?N'est-ce pas un traître, par exemple, celui qui renie les bonnes traditions et les saintes affections de ses ancêtres, qui tente de salir l'histoire desa race?Ce qui est notoire, c\u2019est l'union qui a toujours existé entre nos pères et la nation huronne, dont \u2018un véritable interprète de nos annales, M.Ferland, dit : \u201c la fidèle alliée des Français \u201d (vol.I p.388).Ce qui est notoire ici, c'est l'impéritie complète de M, Sulte qui conclue toujours du particulier au général et prend, sans cesse, l\u2019exception pour la règle.C'est un drôle de philosophe que M.Benjamin Sulte ; à ses yeux le contenu peut être plus grand que le contenant ; pour lui la artie peut dépasser le tout ; il croit que a proposition dispense de la démonstration, et que la conséquence n\u2019a que {dire des-préniisses:\\l\u2019évidence est pour lui-une-\u2018espèce de chimère, \u2018tout à fait indigne d'occuper son grand \u2018esprit.** L'étude des: temps reculés.\u201d Ne vous semble-t-il pas voir M.Benjamin Sulte, entouré de documents, de chroni- nes et de cartulaires, jouer .au- bénédictin,.our produire, quoi ?sa \u2018 Chasse à l'ours\u201d sa \u201c\u201c Trompette effrayante, \u201d son \u201c Loup-Garou \u201d et son livre ! \u201c La légende des Relations \u201d dont: M.Harrissè;:avec tous les gens sensés, dit : \u201cSource aujourd\u2019hui de tant de faits intéressants sur l\u2019histoire, la géographie et l\u2019ethnographie du Canada.\u201d Il suffit de se représeñter M.Sulte,,un, pareil homine, s'attaquantaux Relations des Jésuites pour, ous faire passer, sans autre commentaire, \u2014au treizième paragraphe de sa r\u2018éponsé aux critiques : * -_ 4 Des changements étant survénus en 1647.dans l\u2019administration\u2018de la côlonie, les habitants s'opposérent au privilège de traite dont jonissaient.les Jésuites.Ces pères se défendirent en affirmant tout d'abord : qu\u2019ils étaient \u2018* innocents de'la calomnie qui leur a été impütée,\u201d puis ils finirent par déclarer \u201d que Cé qu'ils en ont fait a'été pour ¢ le bien de \u201c la communauté et pour un bon sujet.\u201d Ce curieux'raisonnoment \u2018en dit plus que tous les commentaires.Avec de areils avantages, les récollets eussent té capables de se soutenir et le système des \u2018\u201c missions \u201d pawmi les habitants se fût tronvé transformé en \u201c cures \u201d fixes.\u201d - un On a dû remarquer qu\u2019à chaque \u201c changement :dans l\u2019admiriistration; \u2018\u201d vrai ou''imaginaire, les jésuites sont accusés par M.Sulte de quelque nouveau méfait, et qu'il aurait toujours.suffi de quelques pères récollets, pour tout mettre en \u201c cures fixes \u201d Comment cela ?M.Sulte n'en a cure.Il y avait naguère, à Québec, un pauvre garçon, tombé dans une mélancolie navrante, auquel \u2018on avait donné le nom de Triste arce qu\u2019il avait réduit son vocabulaire À ces seuls mots : \u2018» C\u2019est ben triste \u201d ; C'était sa réponse à toutes les questions.Il n\u2019y aurait pas lieu d\u2019être trop surpris si M.Sulte allait réduire sa faconde à ne plus répéter d'autre phrase que la JOURNAL DES CAMPAGNES ; Fe = : : suivante :\u2014avec les- récollets les habitants auraient des cures fives.Tout le commencement de ce paragraphe est une distorsion des faits.M.Sulte comme toujours au reste, se donne bien de garde d\u2019indiquer les sources où il a puisé la nouvelle de cette prétendue discussion entre les jésuites et les habitants, en 1647, ou avant ou après.Il ne dit pas, non plus, où il a pris les deux citations qu\u2019il met entre guillements.Ces.indications, qu'on ne trouve, d'ordinaire, ni dans son livre, ni dans sa réponse, il les devait, il les doit encore, afin de permettre le contrôle et de donner l\u2019occasion de vérifier les textes et d'examiner le contexte.Les procédés de M.Sulte sont tels que c\u2019est à la traque qu\u2019il faut avoir recours avec lui Ces procédés, d\u2019ailleurs, sont au niveau des thèses à l\u2019appui desquelles il les fait servir.Voici le quatorzième paragraphe du mémoire en question.\u201c C'est vers cette dale que lesémi- \u2018 naire de Saint-Sulpice demanda la no- \u201c mination d\u2019un évêque pour le Canada.\u201c\u2018Quoique établi depuis six ans i peine, \u201cle séminaire avait fait d\u2019énormes sa- \u201c crifices d\u2019argent pour fonder Montréal \u201c* bien différent en cela des jésuites, qui \u201c tout en se prétendant riches, tiraient \u201c* de droite et de gauche sur la colonie \u201c* pour se mettre en état de subsister.* La colonisation de Montréal absorba \u201c\u2018des sommes produgieuses pour le temps, \u201c\u201c ce que les Cent-Associés voyaient d'as- \u201c- sez mauvais @il parce que cette con- \u201c* duite noble et généreuses contrastail ** vec leur inertie,calculée.Voulant donc \u201c poursuivre leur œuvre les fondateurs \u201cde Montréal proposèrent la nomina- \u201ction d\u2019un supérieur ecclésiastique \u201c pour toute la Nouvelle France.La \u201c reine Anne d\u2019Autriche consentit: un \u201c sulpicien fut désigné, mais la mort le \u201c surprit aussitôt et ce contretemps don- \u2018\u201c na aux jésuites la félicité de se recon- \u201c naitre et d\u2019agir, car il paraît évident \u201c qu\u2019ils avaient été surpris.M.d\u2019Alle- \u2018 alors gouverneur-général et membre \u2018de le compagnie de Montréal, avait \u201c dà contribuer dans cette affaire,à met- \u201ctre en avant les prétentions de Saint- \u201c Sulpice, mais son temps finissait et \u201c\u201c desintrigues se nouaient.\u201d =; - Ce paragraphe, comme presque lous les autres, est un tissu\u2019 d'erreurs \u2018grossières et de rnensonges proférés de gaieté de cœur.La \u201c date\u201d dont il \u201cparle, c\u2019est l\u2019année 1647 : it précise en disant \u201cétablis depuis six ansà peine.\u201d Or, à cette date,.le séminaire de Saint-Sulpice n\u2019était point représenté par ses membres en Canada, et ceux-ci n'avaient fait aucune dépense à Montréal, autre que la part d\u2019associés qu\u2019avaient dans la compagnie de Montréal 'M.l'abbé Ollier, et autres membres de l'association des prêtres de Saint-Sulpice, aux mêmes titres, obligations et mérites.que le duc de Liancourt, MM.;Habert de Montmor, Drouart,Séguier, d\u2019Ailleboust, de Fancamp, de la .Dauversière et autres.L'ile avait élé donné par M.de Lauson, qui en 1640 encore,\u2018en était le pro riétaire, à MM.de la Dauversière et de Fancamp ès qualité, \u2018alors que l'association des prêtres de Saint-Sulpice n\u2019était point encore formée.Les Sulpiciens ne sont arrivés à Montréal qu\u2019en 1657; le premier séminaire(résidence construite par les sulpiciens(n'a été \u2018enriné qu'en, 1662, et le Séminaire de Saint-Sulpice n\u2019à succédé aux droits de la compagnie de Montréal qu'en 1663, en assumant la responsabilité des dettes qui allaient la aire crouler.! Les sommes dépensées pur la compa- guie de Montréal ont été, sans doute, très considérables ; mais elles n'étaient pas à comparer avec Je chiffre des dépenses déjà faites par les pères jésuites qui, à part de leur collège et de leurs éfrichements, avaient, des résidences en différents points du pays, et qui maintenaient et faisaient voyager à leurs frais, pour le service.de la colonie, des découvertes et des missions, une centaine de Pères, Frères et Donnés.Mademoiselle Mance de son côté avait, d\u2019un seul soup.yé à la compagnie de Montréal 22,000 livres pour son terrain, d\u2019une somme additionnelle de 20,000 livres, à titre de secours : or, il faut remarquer que la principale bienfaitrice de Mademoiselle nce était une personne qu\u2019elle appelait sa Dame, (Madame de Bullion) connue seulement du Révérend Père Rapin, jésuite, et de mademoiselle Mance, et dont les dons lui parvenaient, en pre- mier lieu, par l\u2019entremise des jésuites cn France.Ces dons sauvèrent la compagnie de Montréal d'une ruine imminente, en 1651.Les jésuites recevaient très peu de choses de la \u2018\u201c colonie,\u201d c\u2019est-à-dire des Cent-Associés et, après eux, de la compagnie des habitants, qui accordaient aussi quelques secours à M.de Maison neuve etäla compagnie de Montréai bien que ceux-ci ne fussent alors aucunement occupés aux missions, aux dessertes et aux découvertes, dont les jésuites s'acquittaient d\u2019une extrémité à l\u2019autre de la Nouvelle France.C\u2019est calomnier les Cent-Associés que do les dire avoir vu \u201c\u2018d\u2019assez mauvais œil \u201d la cole- nisation de Montréal, quand il est de fait qu\u2019àprès le don de l'Ile à la compa- nie de Montréal, par M.de Lauson, ils ui accordaient, en outre, tous-les secours en leur pouvoir, malgré l'espoir qu\u2019on leur avait fait concevoir d\u2019un soutien indépendant.Tout cela est en blanc et cn noir dans les documents de l\u2019époque.M.Sulte n\u2019a pas rendu justice aux Cent-Associés et il n\u2019est, malheureusement, pas le seul qui ait eu ce tort, quand il dit que cetle compagnie faisait acte d'inertie calculée.\u201d Il y avait, dans ceite compagnie, deux éléments qu\u2019on doit distinguer, des marchands qui s\u2019occupaient des affaires de la traite et de personnes désintéressées, qui ne méritent pas moins de reconnaissance que les membres, également désintéressés, de la compagnie de Montréal.Les centres ruraux de colonisation première, les plus considérables, ont été les plus les seigneuries primitivement accordées à MM.de Lauzon, Cheffault, Castillon directeurs des Cent-Associés, et aux pères jésuites ; Baupré, l'Ile d'Orléans, \u2019ile de Montréal, Notre Dame-des-An- ges, Batiscan et autres, avec Beauport à M.Giffard, simple particulier.Il ne faut pas oublicr, non plus, que les affaires de la compagnie des Cent-Associés se réglaient à pertes.La nomination à l'épiscopat, de Ml\u2019abbé LeGauffre en 1645, et celle de Ml\u2019abbé de Queylus quelques années après, n'étaient que des projets.Anne d'Autriche soutenait, en 153{, les démarches qui furent faites, pour avoir un jésuite Evêque en Canada.Mais le général des Jésuites, fidèle aux traditions de la Compagnie, qui ne permettent à ses membres d\u2019accepter la dignité épiscopale que sur un ordre formel et péremptoire du pape, fit en sorte que ces démarches restèrent sans résultats.Les Jésuites, comme toujours d'après leurs constitutions,\u201d au lieu de rechercher l'épiscopat, exercèrent tout en eux po ur ne pas voir cetté dignité écheoir à l'un d'eux, et réussirent.sn \u201cUn sulpicien fut désigné, dit M.\u201c Sulte, mais la mort le surprit aussitôt \u201c* et ce contretemps donna aux Jésuites \u201c la félicité (facilité ?) de\u2018se reconnai- \u201ctre et.d\u2019agir, car 11 parait évident \u201c* qu\u2019ils avaient été surpris.\u201d Il ajoute : \u2014* Et des intrigues se nouaient.\u201d Tout ceci est pureinvention et polissonnerie, mais comme le châtiment que l\u2019iniquité s'inflige de se mentir à elle-même, est toujours là, M.Sulte a donné par avance dans le troisième volume de son livre, à la page 5, le démenti à scréponse aux critiques.Il dit dans ce volume :\u2014\u201c Au \u201c premier moment le choix tomba sur * M.Thomas le Gauffre, de la société \u201c de Montréal ; mais ca digne prêtre \u201c\u201c mourut (1645)! presqu\u2019aussitôt et la \u201c+ question se rouvrit d'elle-même.11 \u201cest à remarquer que les pères Jésui- \u201c* Les avaient approuvé ce choix, et que, \u2018 sans la mort du titulaire, la création \u201cdu premier évêché canadien n\u2019eût *\u2018 soulevé ni dispute, ni tiraillement, \u201c comme cela devait avoir lieu une * douzaine d'années plus tard.\u201d [lest a remarquer que son livre et sa réponse, pour rester tous deux inexacts, n\u2019en sont pas moins en contradiction flagrante l\u2019un avec l'autre.A la place de la surprise évidente de ln réponse, on a l'approbation du livre ; à la place de la paisible situation du livre, on à le contretemps de la réponse.Au sujet de la nomination du premier Evéque du Canada, M.Sulte a fait imprimer, en notes, à la page 150 de son troisième volume, les mots suivants : \u201cEn 1651.les jésuites avaient fait demander à Rome de nommer Evéque l\u2019un d\u2019entre eux.\u201d Ce mensonge, fait ou répété à plaisir, est plus niais qu\u2019il n\u2019est méchant ; car la moicdre connaissance de l\u2019histoire, des constitutions, de ee SPA poeme == 5 la manière d\u2019être de la compagnie de Jésus fait voir que, pour les jésuites, la nomination de l\u2019un d\u2019eux à la dignité épiscopale, à part d\u2019être opposée à leur esprit, est considérée comnme- une sérieuse difficulté.La Compagnie de Jésus est essentiellement l'égalité dans l\u2019obéissance : jamais, chez eux, aucun père, pas même le général, n\u2019a imprimé son cachet personnel sur l\u2019ordre, ni Pour un temps, ni pour un lieu, ni pour quoi que ce soit.Il n'y a pas de titres, pas de distinctions chez les jésuites.Jamais ils n\u2019ont eu de réformateur, de restaurateur, de fondateur d'école, de multiplicité ou de changement d'observances.[| ne s\u2019éleve pas d\u2019influences chez les jésuites: Ut sunt aut non sint.Les charges ne sont données ni à la célébrité, ni comme récompense du mérite individuel * ceux quien sont investis ne le sont pas, pour donner aux choses une tournure nouvelle ou un éclat inaccoutumé, ils sont là pour les institutions et la règle invariables.Ceci étant donné, on ne peut contevoir, et il n\u2019a jamais existé chez eux un désir de l\u2019Episcopat.Les Souverains Pontifes ont respecté les constitutions des jésuites: les rares exceptions par lesquelles des Papes ont forcé des jésuites a devenir Evéques, oot été pour des lieux et des circonstances, où la mître avait plus de chances de tenir à la tête que la tête n\u2019était sûre de tenir aux épaules.Le quinzième paragraphe- se lit ainsi.\u201c Les colons du Canada crurent le \u2018 moment propice pour redemander \u201cdes récollets ils envoyèrent en France ** trois délégués auprès des Cent-Associé \u201c qui étaient toujours les seigneurs \u201c propriétaires du Canada.Il y eut des \u201c\u2018 promesses d'échangées ; les récollets \u201cse tinrent prêts à s'embarquer, mais \u201c selon le terme vulgaire, on leur ven- \u201c* dait du plomb, et le résultat final fut \u201c celui-ci : M.de Lauzon était nommé gouverneur : la reine faisait choix de \u201c trois pères jésuites et les Cent-Associé \u201c soumettaient ces trois noms au Sou- * verain Pontife ponr en revêtir undu \u201c ti°re d\u2019évéque.A Rome on ne décida * rien, ce qui fut cause que, en 1653, \u2018\u2018 un-prêtre du diocèse de Rouen fut \u2018 nommé grand-vicaire et se présenta * à Quênec comme tel.\u201d Les délégués que les colons envoyi- rent en France, à différents temps.avaient une toute autLe mission que de s'occuper \u201d de redemander des récollets.Monsieur Sulte oublie, en ceci, le cri de son me affamée demandant \u2018 un clergé national.\u201d On ne soumit rien au Souverain Pontife, relativement à la nomination d\u2019un évêque pris dans la Compagnie de Jésus, du moins il n\u2019y a as de preuves de pareille démarche : a requête envoyée à Rome était, comme on l\u2019a vu ailleurs, adressée au Général des Jésuites, dont on voulait avoir le consentement avant de présenter une pétition au Pape, consentement qui, comme toujours, ne fut point donné.Ge ne fut pas \u201c en 1653\u201d, mais en 1657 que Monseigneur l\u2019Archevêque de Rouen nomma un grand vicaire séculier, et la personne choisie n\u2019était pas *** un prêtre du diocèse de Rouen,\u201d mais M.l'abbé de Queylus, du Séminaire de Saint-Sulpice, à qui les jésuites firent de suite, à son arrivée, leurs soumissions et à qui le Père Poncet remit les clefs de l\u2019église, en l\u2019invitant à venir fixer sa résidence dans la capitale du pays, ce que fit, pour quelque temps, M.de Queylus.Voici le sixième paragraphe de la réponse de M.Sulte : : \u201c Si j'ai raconté ces luttes entre les ordres religieux, m'en tenant toujours au caractère privé des hommes, c\u2019est parce que les Habitants y étaient directement intéressés.Nous sommes ici dans le domaine de l'Histoire.Je ne reconnais à personne au monde le droit de nous fermer celle page, et encore moins de chercher à nous intimider.Je crois avoir consulté sur ce sujet tout ce qui est connu ; s'il existe des pièces, restées jusqu\u2019ici sous clef, qu\u2019on les produise\u2014et suivant le principe qui m'anime constamment, je changerai d'opinion au cas où ces pièces renverseraient ce que je viens d'écrire.\u201d Il a\u201c raconté ces luttes entre les ordres religieux\u201d ; oui, il a raconté des choses qui n\u2019ont point existé.I! n\u2019y a pas eu e luttes entre les ordres religieux en Canada.Ce n\u2019aurait pas pu avoir lieu pendant les premières années de la colonie que les pères récollets étaient seuls; ce n'a pas été de 1625 à la prise de Qué\u2014 re Semen 6 bec par Kerth, puisque les jésuites, appelés pac les récoliets, logeaient chez ceux-ci ou faisaient les missions de concert et même ensemble; ce n\u2019a pas été de 1632 à 1670 qu\u2019il n\u2019y eut d'autre ordre religieux en Canada que les jésuites ; ce n\u2019a pas été au retour des récollets el apres 1670.puisque M.de Frontenac en était réduit à formuller des soupçons, ** quelque bonne mine qu'on leur fasse \u201d et se plaignait que les jésuites avaient \u2018* mesme gagné le gardien des récollets \u201d Quand donc ont eu lieu ces luttes ?Jamais ailleurs que dans des écrits mensongers, comme ceux de M.Sulte.Même le père Leclercq, dont j'ai déjà défini la position,n\u2019a jamais parlé de luttes.Il à lui personnellement, ou ceux qui ont écrit sous son nom, critiqué les relations des jésuites, auprès desquelles son livre fait bien piteuse figu- le, mais il n\u2019a pas parlé de luttes, entre les ordres religieux.Certaines gens, entre autres M.de Frontenac, ont fait tout en leur pourvoir pour soulever de pareillesiuttes et n\u2019ont point réussi.M.Sulte n\u2019a trouvé nulle part la mention d\u2019un seul faitqui puisse mériter le nom de lutte, à part ce queje vais mentionner ci-après ; il ne trouve, au pis aller, que des vétilles et des calomnies que rien n\u2019appuie ni n\u2019excuse Les jésuites n\u2019ont pas plus été en lutte avec les sulpicions et autres prêtres séculiers, qu'avec les récollets.J'ai cité l\u2019histoire du Montréal de M.Dollier de Casson, qui exprime toute sa reconnaissance aux jésuites, pour les immenses services qu\u2019ils ont rendus à la compagnie de Montréal.Les luttes n\u2019ont point été entre les ordres religieux ou les autres ecclésiastiques eux; mais entre l\u2019Eglise dignement représentée par la personne vénérable de notre premier Evéque et noblement résumée dans la grande personnalité de Mgr de Laval, et, d\u2019autre part, des gouverneurs qui voulaient commander en manière de morale et de discipline ecclésiastique.L'histoire se répète toujours.M.de Frontenac avait eu, lui aussi, son Guibord, ils se nommait la Paille ; mais il faut rendre cette justice à notre ancien gouverneur, qu\u2019il n\u2019essaya pas la force pour violer la terre sainte ; il se contenta de dégoiser contre les ecclé- siastiqnes et contre Mgr de Laval.Ce mème M.de Frontenac se plaignait de ce que le curé de Montréal avait donné, à la Chandeleur, des cierges aux mar- guillers de l'œuvre, avant d\u2019en donner un au juge de l'endroit (Documents Margry).Fâchez-vous, M.Sulte, défendez les habitants et les sulpiciens, contre votre M.de Frontenac, qui était Francais de France.Il n'y a eu qu\u2019une seule véritable lutte religieuse à l'époque dont il s\u2019agit, et cette exception à la règle a été causée par un seul prêtre, M.de Queylus, qui après avoir fait une bien petite guerre aux jésuites, voulut manquer, en matière de tres grande importance, a Monseigneur de Laval qui le mit à l\u2019ordre, avec toute raison.M.de Queylus avait.sans doute, des qualités et des mérites, mais la vanité et le souci exagéré de sa personne le servaient à rebours ; il eut bien du mal à dire son nolo episcopare.D\u2019après une couple de assages très discrets et assez obscurs e l\u2019Histoire du Montréal de Monsieur Dollier de Casson, on voit que ce même M.de Queylus causait aussi, parfois, des désagréments aux messieurs de Saint-Sulpice dont il fut supérieur en Canada.M.Jacques Viger, dans ses notes sur « L'Histoire du Montréal \u2019 nous fait connaître, on pou de mots, le caractère et les actes de M.de Queylus.\u201c M, l'abbé de \u201c Queylus, \u201d dit notre savant annotateur, \u201c qui ne voulait pas reconnaître ici l'auto: \u201c rité de Mgr do Pétrée, mais y maintenir * celle de l'archevêque de Rouen dont il * avait des lottres de grand-vicaire, repassa \u201c un peu malgré lui, en France, dans l\u2019au- \u2018 tomne de 1659.le 3 août 1661, ** M.de Queylus était à Québec, en dépit \u201cde la défense du Roi.Mgr de Pétrée, \u2018sachant son arrivée, lui fit signifier, \u2018dans les formes ecclésiastiques, de ne \u201c pas passer outre.« L'AbbéS était en \u201ctrop beau chemin pour s'arrêter, il \u201c partit mais de nuit, pour Montréal.\u201d Co fut à lu suite do cotte équipée que M.de Quoylus fut renvoyé en France, cette même année, sur lottre de cachet, exécutée, manu militari, par ordre du gouverneur, M.d'Avaugour.M.de Queylus, enfin calmé, revint, plus tard, à Montréal.M.Sulto a, comparativement, peu raconté des fuits que l'histoire a enregis- - JOURNAL DES \u2018CAMPAGNES trés ; ila défiguré plusieurs de coux dont il parle ; il a fabriqué de prétendus événe- ments ; il a multiplié les affirmations ridicules et les rovendications impossibles ; il a empilé erreur sur errours ; il a entassé contradictions sur contradictions ; il a méconnu lanature des choses et n\u2019a tenu aucun compte des véritables documents et de la saine critique : voilà ce qu\u2019il a fait Il n\u2019y à rien do mystérieux ni de caché sur les sujets qu'on vient d\u2019examinor ; les sources sont abondantes ot tous peuvent y puiser.M.Sulto, au lieu de demander À l\u2019étudo conscisncieusé, à la vérité, au respect de soi-même ot des autres, à la logique ct à l'honneur, la clef des études historiques, a pris la clef des champs, ot il erro & I'aventure, allant de mécompte on mécompto.M.Sulte n'a pas 'instruction suffisante pour entreprendre un travail sérieux, difficile et de longue halcine : la coupe de son esprit lui interdit les travaux do lazhaute critiquo.Pour tout cela, le labeur des recherches ne lui était point complètement défendu ; mais il aurait dû comprendre sa position, suivre dos guides sûrs, et, tout d\u2019abord, se pénétrer d'intontions droites.Avec un talent ordinaire, de la droiture, des principes ot de lu patience, on arrive à quolque chose de bien, de très bien même, avec le temps : Non omnia sed possumus omnes.Mais la médiocrité prétentieuse, trop pressée de se faire imprimer, n\u2019a de ressource que dans l\u2019imitation sorvile et la platitude des lieux communs : si elle sort de là, sous le prétoxte ou dans la pensée d\u2019innovor, alors une chute certaine l'attend ; la chute décrite par l\u2019auteur humoristiquo de l\u2019histoire burlesque des aventures d\u2019un célèbre « dénicheur de merles» : De branchâ in brancham degringo- lavit et fecit pouf ! \u201c Dans le domaine de l\u2019histoire, \u201d M, Sulte entond fourrager à sa guise.Il croit avoir tout consulté, et il croit avoir tout compris sans doute ; mais, mal ou bien, il n'ontend pas qu'on le contredise.Cette page que \u201c personne au monde \u201d n\u2019a le droit do lui * fermer, \u201d il met les pieds dessus et s\u2019oppose à ce que nous la dégagions de cette avanie et de cette souillure.Avce cela il traite l'histoire comme étant une matière d'opinion, et promet d\u2019en changer pourvu qu\u2019on réussisse à l\u2019instruire.Je tions la chose pour à pou près impossible aussi n'est-ce guère pour lui que j'écris : s\u2019il veut en profiter, toutéfois, il cost le bionvenu : qu'il lise et médite, appronne et comprenne, qu\u2019il se ropente et se rétracte : Fiat, fiat.J.C.Tacuk.|A suivre] Cérémonie religieuse Dimanche dernier, 7 octobre, dans la chapelle du séminaire de Sherbrooke, par Sa Grandeur Mgr A.Racine : Tonsurés :\u2014MM.A.Pouliot, de la préfecture apostolique du Golfe ; A.Rousseau, du diocèse de Sherbrooke.Minorés : \u2014 MM.J.-E.Lessard et D.Gillies, tous deux du diocése de Sherbrooke\u2014\u2014>ee>rremamensentes L'acte du service civil récemment adopté aux Etats-Unis, est très important.Il y a trois commissaires avec un salaire de $8,500 par année, qui doivent veiller à la mise en force de cet acte envers tous ceux qu cherchent des emplois au service civil.L'examinateur en chef a un salaire de $3,000.L'examen porte à peu près sur les mêmes matières que chez nous, mais on est plus sévère.Il faut conserver 65 070 sur le nombre total de points alloués.Ici le candidat peut passer avec 50 070.La diphtérie exerce des ravages à l'Asile des Enfants de New-York; sur 160 qui étaient à cet Asile, 24 sont morts pendant le mois d'août, et beaucoup de survivants souffrent de maux de gorge.ee L'incendie de l'Opéra, à Memphis, occasionne une perte de 170 000 dol- lars.CORRESPONDARCE L'ONTARIO L'ÉDUCATION DANS LA FAMILLE [Suite] Sandwich, le 1er octobre 18883.Si nous avons suffisamment démontré que la verge ne peut être un moyen de correction, propre à élever la jeunesse avec perspective de succès satisfaisant, il nous reste à voir quels sont les procédés les plus rationnels, et (quels sont ceux qui offrent en même temps le plus de facilité dans leur application.Toute correction suppose une faute commise.C'est là un point de base fondamentale.Punir par caprice, à tout ,propos, sans que l'enfant en connaisse le motif est une de ses manies qui se rencontrent encore également trop souvent.Recevoir une correction sans savoir pourquoi est quelque chose qui révolte la nature humaine.Un coupable peut se soumettre, et il le fait dans la plupart des cas, mais l'innocent proteste avec l'accent capable d'intimider ou de déconcerter celui qui châtie injustement.Ainsi c\u2019est toujours avec discernement qu\u2019il faut corriger, qu\u2019il faut reprendre l'enfant, afin que de son côté, il ne puisse apporter d\u2019excuse plausible.L'enfant doit de prime abord recevoir une sorte d'instruction de ses devoirs, c\u2019est-à-dire de ce qu'il doit faire et de ce qu'il doit éviter.Des défenses, des ordres arbitraires dont la violation ne constituent pas un mal, ne peuvent être assimilés aux principes fondamentaux de la morale, quant à la vigueur du châtiment qui peut être infligé.Nous voulons dire que l'enfant, par exemple, qui aura brisé un objet quelconque par maladresse ou étourderie ne devra pas recevoir une correction aussi sévère que celui qui se sera oublié dans un devoir à l'égard de Dieu ou à l\u2019égard da prochain.Il est facheux de reconnaître que le contraire arrive souvent.Pour un vase de peu de valeur brisé ou simplement renversé, l'enfant se voit obligé de fuir la maison à toutes jambes pour éviter une correction furieuse, tandis que pour an blasphème, pour une irrévérence à l'égard d\u2019un vieillard,le même enfant n\u2019a.qu\u2019une simple observation ou remontrance à attendre.Il faut convenir que cette manière d'appliquer la correction ne saurait former l'esprit et le cœur de l\u2019enfant qui finira par croire qu'il y a moins de mal à désobéir aux ois de Dieu qu\u2019à briser ou à renverser un vase ou un objet quelconque.Apprendre à l\u2019enfant à distinguer tout ce qui est mal dece qui est bien, lui faire comprendre que cette distinction vient de Dien méme qui nous demande la vertu et nous défend le vice, c\u2019est là un des grands secrets de l'éducation, un moyen auquel l'enfant ne résiste pas s\u2019il est sagement conduit.L'idée de Lieu est indipensable pour former l'enfant, et plus celui-ci connaîtra les perfections de l\u2019Etre suprême, plus il sera facile à lui inspirer l\u2019amour du bien et l'horreur du mal.Hors de ce principe fondamental, il n\u2019y a que pitié à l'égard de ceux qui cherchent l'éducation civile, que l'on devrait appeler mieux servile, aujourd\u2019hui de mode dans des pays civilisés qui se mettent par là dans le chemin de la barbarie.Il est une chose à laquelle on ne saurait trop réfléchir quand il s'agit de procéder à l'éducation d\u2019un enfant c'est de ne point multiplier indéfini- |ment les ordres et les défenses.L'enfant au milieu d'une foule de choses commandées ou défendues se trouve dans une situation qui le dé- CHL NER BRED concerte ; le courage lui manque bientôt il perd confiance, et se laisse vite entraîner aux transgressions, sans qu\u2019il en ressente de remords salutaires.Les fausses menaces, comme les fausses promesses ne sont pas moins déplorables.Tromper ou mentir sont des moyens indignes, auxquels toute personne chargée de l'é- ucation de la jeunesse ne peut recourir sans accuser une faiblesse de caractère bien regrettable.Refuser à l\u2019enfant ce qu'il \u2018désire raisonnablement soit pour un vrai besoin naturel, soit pour une satisfaction inoffensive qui n\u2019a point le caractère d\u2019un caprice, est également une chose déplorable.' L'enfant, à qui l\u2019on refuse tout, s\u2019aigrit et se soumet difficilement aux injonctions qui lui sont faites.Prévenir l'enfant par une gentillesse inattendue, lui ouvre le cœur, assouplit sa volonté.Ce moyen est excellent ; il engendre ces bonnes natures que l\u2019on admire dans la société, et que l\u2019on croit venir du sang, tandis qu\u2019elles sont le fruit des paternelles attentions qu\u2019ont apportées les parents à ne rien refuser de raisonnable à leurs enfants et à leur procurer toutes les petites satisfactions qui constituent le bonheur inoffensif du jeune âge.cette occasion qu'on nous permette de signaler un défaut qui prend au berceau même de l'enfant.Il est des mères assez indolentes pour attendre que l\u2019en- fand demande des soins qu\u2019il réclame par des cris répétés.| C\u2019est là souvent l'origine d'un caractère impatient irrité.Puisque l'enfant a besoin de soins minutieux, pourquoi attendre qu'il les demande.Il vaut mieux provoquer un sourire que d\u2019apaiser des cris.(4 suivre) .Sandwich le 8 octobre, 1888.LA SOCIETE ST-JEAN.BAPTISTE D\u2019ESSEX Depuis le 24 juin dernier notre société St-Jean-Baptiste a cru devoir suspendre ses réunions ordinaires pour laisser aux membres un certain temps de vacances que réclame du reste toute œuvre en activité.Les fréquentes assemblées qui ont précédé notre nde convention avaient exigé des sacrifices de temps dont ilaété convenable de tenir compte tout particulièrement à ceux ui se sont multipliés pour mener les choses à bonne fin.Cependant ces quelques mois de repos ne doivent point faire supposer que le comité de régie bat en retraite, s'imaginant que tout est fait.Si succès oblige, dans aucune circonstance il ne peut y avoir pour une société I'obligation plus impérieuse de marcher en avant que celle qui nous incombe après l\u2019éclatante manifestation dont notre pays a été auteur et témoin à l\u2019occasion de notre dernière fête patronale.Le Canada, dans ses limites les plus reculées, a appris que le comté d\u2019Essex se tient aux frontières avec la dignité d'un peuple fier et intel- gent, que ces habitants canadiens- francais gardent religieusement toutes les tradition® de leurs glorieux ancétres, sans manquer aux devoirs patriotiques, au dévonement, a la fidélité jurés au nouveau drapeau sous lequel la confédération tient tant de nationalités différentes avec une homogénéité qui étonne et frappe d\u2019admiration le monde entier.Nous pouvons en effet nous flatter d'être en Canada le peuple de l\u2019univers; le moins révolutionnaire, le moins agité à l'intérieur, tout en nous tenant au courant ou au niveau des progrès qui peuvent s\u2019accomplir chez les autres nations.Nous grandissons en prospérité ; notre population se multiplie ; notre sol se défriche et se cultive avec avantage ; JOURNAL DES CAMPAGNES A.=== 7 nos institutions deviennent de plus en plus libérales ; nos charges publiques n'ont rien qui entrave le développement de nos richesses nationales.Tout est dams notre organisation publique sous:limpulsion d'uu mouvement qui ne peut que rassurer et encourager nos populations paisibles, intelligentes et laborieuses.Sans: qu\u2019on puisse nous taxer d'orgueil déplacé nous sommes autorisés à réclamer une large part pour les Canadiens-français dans les mesures prises et qui se prennent chaque année dans le Gouvernement en faveur des progrès accomplis de ceux qui sont désirables.Si nous ne sommes pas la majorité dans le nombre, chez les électeurs, comme chez les représentants, nous pouvons fièrement revendiquer la plus grande |.activité, la plus louable énergie apportées par les nôtres dans toute la hiérarchie administrative.Nous pourrions citer une foule de cas où l'influence canadienne francaise quoique en minorité l\u2019a emporté sur les caprices, sur l'imprévoyance d'une majorité plus soucieuse d\u2019entretenir d'oiseuces discussions que d'arriver à des mesures d'intérêt public réclamées par des populations souffrantes.Cette influence nous la devons à l'honorabilité à l\u2019intégrité de nos Canadiens-français en place.Si on nous la reproche, nous savons que c'est par basse jalousie, et que les attaques dont nons sommes l'objet à cet occasion ne peuvent que grandir notre prestige dans toutes les affaires du pays.Ces considérations sont de nature à stimuler les nôtres, à les pousser en avant afin de ne point se laisser devancer par aucune des nationalités voisines.Mais qu\u2019il soit bien compris que cette rivalité ne doit provoquer qu\u2019une louable émulation.Nos instances sont toutes de concorde ; nous voulons un mouvement, à l\u2019instar de l'activité qui règne dans une ruche d\u2019abeilles, où tous les membres vivent en bonne intelligence en parfaite harmonie malgré les travaux différents assignés à chacun.Notre action ne doit point -nuire à nos voisins, mais elle doit .concourir au bien public, au développement des affaires dans.la plus grande proportion possible.(A suivre.) Nouvelles d>Essex Des exercices religieux viennent d\u2019être ordonnés par Monseigneur Walsh, évêque du diocèse de Londonen faveur des pardisses en majorité canadienne françaises.Nous apprenons que des Pères Rédemptoristes sont chargés de donner ces sortes de retraites successivement dans les missions désignées.Amhersburg et McGregor ont eu leurs retraites tout dernièrement,avec un succès qui fait honneur à l\u2019éloquence des prédicateurs et à la foi des fidèles de ces deux paroisses.Tout a été édification pendant ces saints jours.consacrés plus particulièrement à de nombreux exercices de piété.Les travaux ont été généreusement suspendus ; les magasins et les ateliers fermés pendant les heures de retraite.Les populatious catholiques ont donné l'exemple d'un louable em-, pressement à entendre la parole de Dieu, et à se conduire avec toute la décence religieuse que réclame ces sortes d'exercices, que l\u2019église sait ménager partout où elle croit que les intérêts de la religion ont a se défendre contre l'empidtement funeste de ses nombreux ennemis.Nous félicitons vivement et respectueusement les RR.PP.Bahon et Crespin, d'Amhersburg, et Schneider de McGregor, a l'occasion des retraites qu\u2019ils ont ménagées à leurs paroissiens, et qu'ils ont su organi- ser avec co dévouement et cette générosité à toute épreuve qui les istingaent dans leurs laborieuses missions.Il y a lieu d\u2019espérer que Dieu 1épandra des bénédictions particulières sur les pasteurs et les paroissiens, pour une faveur spirituelle à laquelle de part et d'autre il y a eu une si édifiante coopérotion.HR Depuis bientôt quinze jours, Mgr Walsh, de London, est en tournée de confirmation, dans le comté d\u2019Essex.Nous apprenons avec plaisir que partout nos populations catholiques accourent avec un religieux empressement à toutes les églises où se donne la confirmation pour recevoir la bénédiction pontificale, et jouir de la vue du chef du diocèse.Partout sa Grandeur est l'objet des plus touchantes ovations.Cette sympathie toute particulière que Monseigneur recueille à son passage s'accroît de jour en jour, et nous est une preuve de l'affabilité que notre bien-aimé Pontife montre dans ses rapports avec ses diocésains.Nos populations catholique ne sauraient trop apprécier le zèle apostolique que Monseigneur Walsh a déployé et déploie tous les jours, dans l\u2019organisation et le service de toutes les paroisses de son diocèse indistinc- tivement.Sa sollicitude pastorale s'étend avec une égale générosité sur les missions et sur toutes les œu- vres de bienfaisance qui peuvent se rattacher au souverain domaine du catholicisme.Le nouveau diocèse de London est procpère à tous les points de vue.Maisons d\u2019éducation tenues par des religieux où des reli- \u2018gieuses, hospices, noviciats, séminaires, etc, tout répond aux besoins de la süciéé, tout est heureusement et généreusement secondé par l\u2019initiative ou l'intervention de Monseigneur Walsh.Fa Un faitde maraudes s'est accompli à Sandwich même, le dimanche 30 septembré dernier, dans les circonstances suivantes.Deux nègres accompagnés d\u2019un anglais s'étaient permis de franchir la clôture qui entoure le vignoble de M.Ernest Girardot, cultivé à la part par un nommé Pierre Robidet, venu de France depuis quelques années.Dire ce que ces trois individus s'étaient proprosé de faire dans cette clandestine visite, n\u2019est pas nécessaire : les gens de cette couleur et ceux qui leur font compagnie ont donné jusqu\u2019à présent trop de motifs de suspecter leur probité, en fait de voisinage.Malheureusement pour les maraudeurs, Robinet.était de garde muni d\u2019un fasil.Loin d\u2019être intimidés, nos trois champions se sentant en nombre se rirent des me- \u2018naces, et audacieusement l'un d'eux, le plus fort sans doute, osa se jeter sur Robinet pourlui arracher son arme, et le forcer à rester témoin de la maraude, qui n'était point encore accompli.Une lutte des plus sérieuses s'engagea ; le fusil tomba a terre, mais Robinet, le resaisissant aussitôt, asséna un coup de crosse sur la tête du nègre, qui fut par là terrassé, et forcé de fuir avec ses deux compagnons.: .Pour leur donner une crainte salutaire, Robinet, à qui s\u2019étaient venus rejoindre quelques membres de sa famille, décharges son arme en l'air, comme cela se fait en pareille circonstance ; mais il paraît qu\u2019une certaine quantité de terre s'était introduite dans le canon, pendant la lutte, et l'arme éclata, lançant de toutes parts des projectiles auxquels le hasard et la proximité permirent d'atteindre des pieds à la tête le nègre déjà blessé.Robinet lui-même a ressenti une commotion faneste.L'affaire était compromettante pour les maraudeurs ; mais inspirés par les conseils perfides de quelqu'un de ces avocats à chicanes qui se rencontrent partout, nos trois personnages donnent le change au rôle,et ont l\u2019impa- dence d'appeler Robinet devant le juge.À la première instance, l'affaire fut tellement embrounillée par des témoignages mensongers, qu'il a été décidé qu'elle serait portée devant la cour.Le pays proteste contre les audacieuses prétentions des maraudeurs ; il n\u2019y a qu\u2019une voix générale pour réclamer justice en faveur de Robinet, citoyen Vrai type de la douceur, de l'honnêteté, homme accompli dans la popularité dont il jouit chez tous ceux qui le connaissent ; donner gain de cause aux plaignants serait ouvrir toutes nos propriétés au pillage.Nous ne doutons pas un instant que Robinet sera renvoyé honorablement, et qu'il sera ensuite autorisé a poser une action en dommages contre les marandeurs, action qu\u2019il aurait dû prévenir en portant lui- même les premières plaintes.a failli qui lui être ## Notre température, toujours sèche, s'est mise au froid d\u2019une manière sensible.Les nuits nous donnent des rosées blanches qui ne sont nullement de saison ; décidément l\u2019été s\u2019est tourné de travers pour contrarier toutes les récoltes.Les légumes d'automne sont compromis autant que les autres productions.On nous dit que l'hiver sera doux ; singulière conséquence, que nous souhaitons cependant.#4 Dans une visite faite à London, a u nombre des institutions qui nous ont frappé d'admiration, nos lecteurs nous sauront peut-être gré de signaler l'orphelinat catholique, dont la direction est confiée aux sœurs de la Congrégation de St-Joseph.Cet établissement, comme tous ceux de ce genre, est installé dans toutes les conditions les plus favorables pour répondre aux besoin de ceux qui y sont admis.Nous ne saurions redire toute la prévoyance qui a été apportée à la construction et à la distribution des salles, des chambres destinées à l\u2019usage du personnel tant pour ceux qui dirigent que pour ceux qui reçoivent les soins des infatigables religieuses attachées à l'établissement ous n'avons pas compté ces chers orphelins abrités sous la protection de leurs nouvelles mères, mais le nombre nous en a paru grand relativement au personnel quien ala charge.Seulement nous avons constaté que les visages de chacun d\u2019eux respirent le bonheur, la satisfaction.Des bébés de quelques mois mollement couchés, et souriant aux caresses des religieuses, les appelant dans lours bras, a été pour nous un spectacle auquel nous aurions voulu voir assister tous ces mécréants qui osent nier le dévouement des congrégations religieuses.A notre appréciation, gagner des batailles, faire des conquêtes, des découvertes, inventer toutes les perfections dans les arts, dans l'industrie, sont bien peu de chose en comparaison des œuvres de bienfaisance que la Religion catholique revendique avec tout droit devant la suciété.Quel constraste entre la religion du Christ bénissant les enfants, les caressant, et le paganisme qui les immolait pour rendre un culte aux étranges divinités que se donnait autrefois la société.Et cependant, chose plus étrange eucore, en plein siècle de civilisation, les pays qui se flattent d'être à la tôte du progrès, nous donnent des hommes assez ridiculement audacieux pour essayer de ramener la barbarie avec tous ses abus, en persécutant la religion catholique dans ce qu\u2019elle a de plus admirable.Ils n\u2019ont point vu, ces hommes, nos religieux, nos religieuses, nos prêtres, nos missionnaires instruisant, nourrissant, caressant, consolant les malheureux, partant où il y a à instruire, à nourrir, à carresser et a consoler.S'ls se donnaient la peine de pénétrer, une fois seulement, dans ces maisons de charité chrétienne, il nous semble qu\u2019ils se trouveraient bien vite désarmés, et que leur haine se changerait sur le champ en admiration, à moins que la vue du bien,de la vertu, ne soit pour eux une raison de plus pour exciter leur rage contre des personnes dont le seul tort est de renoncer à toutes les satisfactions qu'elles pourraient se procurer, pour ne songer qu\u2019au soulagement des misères qui atfligent leurs semblables.L'hospice des orphelins à London est un établissement qui fait honneur à ceux qui l\u2019ont fondé, comme à ceux qui le dirigent : nous n\u2019avons rien vu quisurpasse le bon ordre qui s\u2019y remarque dans les moindres détails.On peut dire que ces chers enfants sont vraiment en famille, et qu'ils n\u2019ont pas lieu de s'apercevoir qu\u2019ils n'ont plus leurs pères et mères, tellement ies bonnes sœurs de St-Jo- seph sont empressées à leur procurer les choses nécessaires,et même à aller au devant des petites fantaisies de leurs enfants adoptifs.HTE GIRARDOT \u2014\u2014 eee Exposition du comté dc Québec Québec, 10 cet 1883.Nous nous sommes rendu ce matin à la Petite-Rivière, où avait lieu l'exposition du comté de Québec.L'ensemble est très satisfaisant.Les bêtes à cornes étaient la catégorie la mieux remplie suivant nous, puis venaient les étoffes, les tricots variés et ayant la plus belle apparence que l'on pit voir.On \u2018aurait dit des produits de manufactures.Il y avait peu de beaux moutons.Le nombre des chevaux était restreint.Nous avons constaté avec plaisir que des vaches canadiennes avaient mérité des premiers prix.Les grains et légumes étaient bien représentés ainsi que les produits de jardins.Il y avait beaucoup de monde.Toutefois le temps incertain a nui un peu au succès de l'exposition.>> np\u2014\u2014 C'est le général H.-H.Bingham, membre du Congrés pour le premier district de la Pensylvannie, qui a proposé et fait adopter le tarif postal actuel aux Etats-Unis, réduisant à 2 centins le taux des lettres ordinaires.Les taux de 3 centins a été mis en force en 1851, le ler octobre, après avoir été adopté au Congrès le |8 mars de la même année.Mais il fallait que la distance ne fut pas de plus de 3000 milles.En 1863, on biffa cette disposition.Avant 1851, le taux de toute lettre aux Etats-Unis était de 5 centins.rer rer ES La barque Aguila, a sombré, à la suite d'un abordage avec le Johanne, parti de West-Hartlepool pour Québec ; 3 hommes du premier bateau se son noyés ; les autres, recueillis par le Johanne, ont été conduits à Madère\u2014\u2014 lO Arrieta Au ministère de la Guerre, le général Thibaudin est remplacé par le général Campenon. JOURNAL DES CAMPAGNES Un autre don royal Le major Collins a écrit à Sir Hector Langevin pour lui dire que son Altesse Royale la Princesse Leuise désirait offrir à la Galerie Nationale du Canada un grand tableau à l'huile, représentant la mort du général Wolfe.Ce tableau est une magnifique copie de l'original fait pas le célèbre Benjamin West.Sir Hector en acceptant ce don royal a dit que son Altesse Royale peut-être assurée que le peuple Canadien n'oubliera jamais la tendresse qu\u2019elle a montrée pour lui et qu\u2019il chérira toujours la mémoire de la Princesse qui est sur le peint de quitter nos rivages emportant avec elle les souhaits et les vœux qu'il fait pour son bonheur.-\u2014\u2014 \u2014 -\u2014\u2014 -\u2014 \u2014 Une association Voici une liste complète des vice- présidents de l'association anglaise pour l'avancement des sciences : \u201c Lord Lorne, lord Lansdowne, sir Charles Tupper, sir Alex.Galt, sir Narcisse Belleau, hon.sir Antoine Aimé Dorion, principal Dawson, professeur Dawson, professeur Sterry Hunt, professeur Thomas Huxley, M.C.W.Siemens, D.C.L, F.R.8, professeur E.Frankland, D.C.L.Ph D, F.R.S,et l\u2019'hon.Dr Lyon Playfair.Cette association visitera le Canada l\u2019annés prochaine, et les membres se rendront jusqu'aux Montagnes Rocheuses.La presse sera invitée à faire partie de cette magnifique ex- cusion.On devra aussi visiter les Etats-Unis.\u2014r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Un homme qui \u2018fait parler de lui par le temps qui court, c\u2019est bien le célèbre général Luard.1l nous semble qu\u2019après toutes les bévues à son avoir\u2019 depuis qu\u2019il exerce ses fonctions de chef militaire dans la Confédération, un congé définitif ne pourrait qu'être agréable à la population, sinon à lui-même.Si cet homme s\u2019imagine qu\u2019il peut nous traiter comme des esclaves, il se trompe étrangement.; Un peu de poudre pour le fair: sauter, ce despote ! \u2014\u2014 tll rian Une belle fête religieuse Nous recevons de Tadoussac le récit d\u2019une magnifique et cependant triste fête à l\u2019occasion du départ du curé de l'endroit, le Révd M.l'abbé Gendron.M.le curé de Tadousac va prendre la direction de la cure de Ste-Agnès après avoir desservi celle de Tadoussac pendant six ans.A lissne de la messe, dimanche dernier, les braves Tadoussaciens se réunissaient en grand nombre pour présenter à M.l\u2019abbé Gendron, une magnifique adresse qui fut lue\u2019 par M.le maire, Onésime Boullianne.Nous regrettons que l'espace nous fasse défaut pour la publier en entier, Nous ne pouvons cependant nous empêcher d\u2019en extraire quelques lignes, qui montrent bien ce que l'on pense ici,en Canada, du prêtre et du missionnaire.\u201cSi nous nouvions, au moins, vous exprimer dignement les sentiments les plus intimes de nos âmes ?Mais comment espérer, nous humbles campagnards, pouvoir vous dire l'amour, le respect et la reconnaissance que nous vous conserverons toujours ! Les hommes même les plus instruits pourraient-ils rendre ce que nos âmes ressentent ?\u201c Placés dans des circonstances exceptionnelles, nous pouvons compter en quelque sorte que sur notre missionnaire, vivant de sa vie de citoyen et de prétre, n\u2019ayant que lui pour confident et conseiller, pouvant avoir besoin de lui a toute heure du jour et de la nuit, l\u2019invoquant comme \u2019on prie les Saints quand il est loin de nous, ne redoutant aucun malheur quand il est présent, n'avons- nous pas le droit et le devoir de le regarder comme la personnification de Dieu, comme le vicaire de celui qui a dit : \u201c Venez à moi vous tous qui travaillez et qui êtes chargés et je vous soulagerai, \u201d de l'aimer comme on aime le bon Dien, comme on aime toutes les choses saintes, de s'attacher a Ini comme a la religion dont il est le ministre, comme à l\u2019Eglise dont il est le pasteur, comme à l\u2019Eucharistie dont il est le dispensateur.: \u201c Depuis six ans, monsieur le curé, vous vous êtes consacré à notre service, vous avez usé, \u2018à notre profit, une santé naguère robuste, aujour- d\u2019hui faible et chancelante.Il nous semble que nos regrets et nos larmes seront compris du moins par celui qui y a tant de droits.C\u2019est là une consolation qui, sans réparer votre perte nous fait du bien à l\u2019âme.\u201d M.l'abbé Gendron répondit brièvement.De fait, dans ces circonstances, le cœur parle plus que les lèvres.4 ep En famille Les fétes officielles ne me disent\u201d pas grand'chose au cœur.Tout y est raide, compassé ; le plaisir, la jouissance,tout y est mesuré ; beaucoup de bruit, mais d\u2019émotions généreuses et vraies, point.Chacun est là en tenue officielle ou de gala ; on est raide comme du linge empesé.+ Et les préséances, donc ! plus on monte l'échelle, plus ça devient sérieux.Ç c xx Qu'on parle d\u2019une fête de famille à la bonne heure ; d\u2019une fête, par exemple, comme celle à laquelle je viens d'assister.Je prends la plume tout exprès pour vous la conter.Quelle bonne et franche gaieté ! Quelle cordialité dans les allures ! C\u2019est surtout lorsque la fête a lieu à la cimpagne, que la rigolade est complète.4 Le plaisir se double d\u2019émotions plus sensibles, lorsqu'il s\u2019agit de célébrer un anniversaire de famille.Le vingt-cinquième anniversaire d'un mariage est une heureuse occasion pour réunir sous un même ton les membres épars d\u2019une même famille et les amis intimes.Cet anniversaire, on le laisse peu souvent passer aujourd'hui sans le célébrer d\u2019une manière ou d'une autre.Comme au cinquantième, on donne à la fête un caractère solennel semi religieux, semi-profane.- #% x Le imatin, l\u2019église paroissiale met la parure la plus brillante; un chœur organisé souvent pour la cir- constance trône à l'orgue, et exécate des motets de Lambillotte en répétition depuis plusieurs jours.Et si les époux, qui vont renouveler au pied de l\u2019autel leurs serments de fidélité et d\u2019amour, vieillis d\u2019un quart de siècle, jouissent de l\u2019estime générale, on voit la nef s\u2019emplir d'une foule nombreuse et recueillie, comme c\u2019est arrivé mardi matin, 2 octobre, dans la magnifique église de Saint-Henri de Lauzon.| #5 3% Au logis conjugal, tout est activité les fournaux sont ardents ; le pâtage mitonne, les viandes rôtissent ; les cordons bleus vont de çà de là surveillant la cuisson, retournant une dinde, piquant un roastbeef, arrosant un poulet qui menace de griller.Dans la grande salle à diner,on dispose les grandes tables, et dessus les nappes de toile fine.C'est que l\u2019heure du grand festin est arrivé.Le coucou a déjà annoncé l'heure, moins le quart, de se mettre à table.Entre un festin de-noces à la ville et un festin du même genre à la campagne, j'aime mieux celui-ci ; du moins tout y frais, depuis les œufs jusqu'à la crême.#4 Etle soir, à la veillée, alors que les vieux se retirent dans l\u2019alcôve, regrettant leurs jambes du temps jadis, le jeunes entrent en danse ; c\u2019est l'heure du rigodon.oe ° Les violoneux s'établissent dans un coin de l'appartement, et exécu tent leur répertoire de danses écossaises, devenues canadiennes-fran- çaises par adoption.Et que d\u2019autres détails intéressants à noter dans fête nuptiale : les bons souhaits des enfants et des petits- enfants ; l'attendrissement des parents qui finit toujours par .gagner les assistants ; les cadeaux et les compliments des amis.Tout cela forme un tableau charmant de sincérité et de bonheur.#*% Voilà ce dont j'ai été témoin mardi, 2 octobre, à Saint-Henri de Lauson.Un riche marchand de la paroisse retiré des affaires depuis une douzaine d'années, M.Charles-Arcadius Collet, allait ce jour-là avec son épouse, née Marie-Aurélie Talbot, redemander dans l\u2019église paroissiale, la bénédiction nuptiale qu'il y avait reçue vingt-cinq ans auparavant et et qui lui a porté si grand bonheur, Après avoir adressé aux deux époux des félicitations sincères et des souhaits de bonheur pour le reste de leur carrière, le Rév.M.Allyre Collet, vicaire à Saint-Romuald, et frère du marié, a dit la messe.Un chœur exercé a fait d'excellente musique à l'orgue.On remarquait au chœur, le Rév.F.Laliberté, curé de Saint-Heuri, le Rév.M.N.Beaubien, curé de Saint-Pierre de la Rivière du Sud, etle Rév.C.A.Marois, de l\u2019archevêché.À l'issue de la messe, rendez-vous général à la résidence de M.et Mme Collet et grand diner de cinquante couverts.Le soir, grande veillée de famille Parmi les invités présents à la fête, \\ se trouvait un couple, M.et Madame Gagnier dit Belleavance, qui ont célébré le cinquantième anniversaire de leur mariage, le 18 juillet \u2018 der- nier-à Saint-Anselme.M.Collet célébrait le jour même le cinquantième anniversaire de son âge, et Madame Collet a quarante-' deux ans.Mais tous deux jovissent.d'une santé qui permet d'espérer.et de croire qu'ils célébreront aisément eurs noces d\u2019or.LS \u2014 >>> rer Les francs-magons Il paraît certain que les membres du clergé ont reçu l\u2019ordre d\u2019envoyer à leurs Ordinaires, la liste des noms de leurs paroissiens catholiques, appartenant à la confrérie maçonniqué.Nous ne croyons pas que le résultat de cette enquête puisse donner une juste idée du nombre de francs-maçons qui existent dans notre province.Les catholiques qui sont membres des loges maçonniques n\u2019ont pas pour habitude de monter sur les toits pour déclarer qu\u2019ils sont francs- maçons, et du reste la maçonnerie elle-même n\u2019agit que d\u2019une manière occulte.Rarement ses adeptes tiennent à être connues.: L'enquête dira sans doute qu\u2019il y a peu de francs-maçons parmi les catholiques de la province de Québec, et c'est notre conviction intime qu\u2019il n'y ena qu'un tout petit nombre.Quant aux protestants, il va de soi.qu'ils sont généralement membres\u2018 des loges.Op peut dire que c'est dans leurs mœurs, et que pour être bon protestant, il faut être maçon dévoué.Les catholiques eux, assument une responsabilité énorme en travaillant à rainer l'Eglise catholique par leur argent, leur influence, et on pourrait aussi ajouter par leur conduite hypocrite.Ils font plus de mal que les autres, parce que le plus souvent, en Canada du moins, ils cachent sous de certains dehors religieux, du mépris et quelquefois de la haine pour la Religion et ses apôtres.Le Saint-Siège, dont les décisions sont toujours marquées au coin de la plus grande sagesse, sera informé bientôt de tout ce qui concerne la franc-maçonnerie dans notre province ecclésiastique, et de cette manière les catholiques sauront à quoi s\u2019en tenir eux-mêmes sur la situation religieuse.re res Changements ECCLÉSIASTIQUES, DIOCÈSE DE SHERBROOKE Le révérend L.E.Gendron, du vicariat de Saint-Venant, Hereford, transféré à la: cure de.Saint-Mâlo, Auckland.Le révérend J.E.E.Choquette, du vicariat de la cathédrale de Sherbrooke, a la cure de Saint-Thomas,\" Compton.: Le révérend J.D.O.Godin, nommé curé de Saint-Cajetan de Mansonville.Le révérend Joseph Bachand, du vicariat de Saint-Dominique, diocèse de Saint-Hyacinthe, à la cure de Saint Joseph, Ham Sud.Le révérend P.Mathieu, de la cure de Saint-Cajetan, Mansonville, au séminaire Saint-Charles Borromée de Sherbrooke.Il est nommé professeur de théo- JOURNAL DES CAMPAGNES _.PIPE, Ye ma) ALATI, MANS 9 AR BL Mw & XS VUE 0 S OS .A4, RY .logie ét directeur du Grand-Sémi- naire.Révd.L.M.Ham lin, nommé vicaire à Saint-Hippolyte de Wotton.Révd.J.D.Bellemare, du vicariat de Saint-Hippolyte à celui de Saint- Zénon de Piopoli 18.Révd.L.A.Gagnon, du diocèse de Chicoutimi au \u201cVicarial de Saint- Edmond de Coatidook.Révd.W.Morache, du, diocèse de Montréal au vicariat de la cathédrale de Sherbrooke ll AP.IMMENSE CONFLAGRATION PLUS DE $1,000,000 DE PERTES Samedi matin le 6 courant, & Dallas \u2018Texas, une incendie terrible a fnit d\u2019affroux ravages.Le fou a pris, à 11 hrs, a.m., à la chambre de l\u2019engin de l'élevateur de la Compagnio Howard.La Gare du Pacitigue à été sauvée par le travail de trois hommes.Le \u201c National Hôtel \u201d le plus benu de la ville a pris ten plusieurs fois mais a été BAUVÉ.J MM.Howard &cie perdant $230,000 sur le grain et l'élévatour ; MM.Hardy & cie $40,000 à leurs usines de lumière électrique ; MM.Davis & cie $250,000 ; les usines à Chaudièro de Dollas 83,000.Cinq cottages sont brûlés, pertes 850,000 ete, ete.En tout les per tos so montent 3 environ un million.Il-y à des assurances pour les trois quarts de ce montant.Cet élévateur est situé près d\u2019une gare du Pacifique.Le :feu fit de rapide progrès : il prit aux bâtisses adjacentes.A 1230 hs, l'élévateur n\u2019était plus qu\u2019un amas de cendres, ainsi que les édifices de M.Sinker, Davis & Cie.L'élévateur contenait 30 000 boisseaux de blé bt 24 660 d'avoine.A peu près 15 000 balles de coton\u2019 appärtenant à à la \u201c City Cotton Compress\u201d et qui se trouvaient \u2018dans la \u2018cour, ont été détruites.Toutes les affaires étaient , suspendues dans la ville.On n'a pu maîtriser l\u2019incendie qu'à 5 5 heures p- m.Si le vent avait été Nord, on aurait i eu à déplorer l\u2019incendie de la \u2018rüe Elm tout entière.i Angéline de Montbrun .PAR ; MLLE LAURE CONAN.Nous avons le plaisir d'annoncer au public que M.L.Brousseau, imprimeur, a commencé à imprimer en volume ce charmant ouvrage qui a déjà paru dans la \u201cRevue Canadienne\u201d.On se rappelle le succès qu\u2019il a eu dès son apparition.Son insertion dans la revue a été une bonne fortune pour elle et en a fait chercher les numéros pendant toute l\u2019année qu'a duré cette publication.C'est que le livre d\u2019Angéline de Montbrun n\u2019est pas une œuvre ordinaire.Attrayant, comme une nouvelle à sensation, il a de plus le mérite d'être écrit avec Une rare perfection de style.\u2018L'esprit.de l'ouvrage est profondémeut religieux et offre une lecture aussi saine et noûur: | rissante qu'elle est agréable et en- trainante.Il n\u2019y a pas de bibliothèque canadienne qui ne doive posséder un pareil livre, et nous n\u2019avons aucun doute que l\u2019édition qui se prépare s'écoulera en très peu de temps.Tusqu\u2019à présent, en Canada, les hommes ont en seuls le monopole du succès en littérature.Voici maintenant le tour des dames, grâce à Theureuse initiative de Mlle Laure Conan.Toutes les lectrices doivent étre fidres de proclamer son\u2019 nom et de le mettre à côté de celui de nos meilleurs littérateurs.En reconnaissance des\u2019 intimes 'jonissances que leur a procurées la lecture à\u2019 \u201c Angéline de Montbrun \u201d les dames.canadiennes se doivent à elles-mêmes de travailler au succès de cette édition.Nous oserions dire que ce serait presque une honte pour elles si elles n\u2019y réussissaient pas, tandis qu\u2019un si grand nombre de littérateurs, avec des ouvrages d\u2019un moindre mérite, ont su se faire accepter du public et répandre plus d\u2019une édition.Une autre considération qui doit inspirer du zèle aux admirateurs et admiratrices de Melle Laure Conan, c'est que les profits du livre doivent lui retourner.Ce n'est pas un secret pour le public que l\u2019auteur d'Angéline de Montbrun et de ces pages admirables qui \u2018se nomment \u201c A travers les ronces \u201d et que tout le monde lit en ce moment dans les \u201c Nouvelles soirées Canadiennes \u201d est lcin d\u2019être fortunée.En achetant son livre et en livre et en le répandant autour d\u2019eux, les lecteurs et des lectrices de Melle Laure Conan lai rendront à, la fois un hommage et un service: Il serait difficile de trouver un meilleur moyen de témoigner à l\u2019auteur ce qu'ils lui doivent de reconnaissance, Quelques \u2018dimes amies de Laure Conan nous ont même suggéré l'idée d\u2019ane organisation pour mieux assurer le succès de l\u2019entreprise ce serait que les plus zélées d\u2019entre elles formeraient une\u2019 liste des personnes désireuses de souscrire, et recueilleraient .ensuite ces souscriptions, .qu'elles enverraient aux éditenrs.Ceux-di publieraient\u2019 dans les journaux la liste complite dés|.souscripteurs.Ceserait un moyen éclatant de faire connaître l\u2019intelli- \u2018| gence des dames canadiennes l'intérêt qu\u2019elles portent à notre littérature, le puissant concours qu\u2019elles Jui donnent et la juste fierté que leur inspire le succès de Melle Laure \u2018Conan.Angéline de Montbrun \u201d formera \u201d un volume in-12 de plus de trois cents pages, prix $1.00.UN COMITE DE DANES.La naturalisation \u2019 ET LES CANADIENS FRANCAIS DES : ETATS-UNIS Les'dernières conventions des Canadiens français des états de New- York et de Massachusetts ont débattu l\u2019importante question de la naturalisation aux' Etats-Unis.Quelqu'un nous demandait, il y a quelque temps : \u201c Etes vous en faveur de la naturalisation des cana-' dieris français ?\u201d Nous répondons, en toute sincérité, que là est le salut.Etant de ceux qui croient que l'on ne doit pas dépenser ses forces à combattre contre les moulins à vent, mais que l\u2019art de faire servir au soutien d'une cause les faits accomplis, fussent-ils contre elle en apparence, vaut mieux que celui de s\u2019acharner à poursuivre une chimère, à puiser du mercure avec la pointe d'une aiguille, rious affirmons que la natn: ralisation est le salut de la race ca- M Melle ' nadienne française aux Etats-Unis.\u2018C'est:.pour nos compatriotes le moyen de sortir de TYilotisme où l'éloignement des affaires publiques semble devoir les clouer.La naturalisation impose des devoirs civils.Pour les remplir il faut les connaître.Pour les connaître il faut les étudier.De suite une conséquence salutaire.Pour remplir efficacement leurs devoirs de citoyens, pour assurer à notre race, sinon une prépondérance, du moins une influence quelconque, une.étude assez profonde.de ces devoirs est obligatoire.Voilà l'utilité de la presse française qui s'affirme par le fait qu'elle doit renseigner les citoyens sur ces questions civiles qu\u2019ils doivent étudier, connaître et comprendre.Il est évident que l'unité d\u2019intérêt produira l'unité des forces, et l\u2019éle- ment canadien sera pour.quelque chose et même pour beaucoup dans certains états, dans le programme politique des gouvernéments.Cette influence permettra aux canadiens de brider leurs ennemis par la possibilité dans laquelle ils se trouveront de réagir par leur vote contre ceux qui voudraient les mettre au ban de la république et de l\u2019opinion.Nous ne pouvons nous empécher de reproduire ici extrait suivant d\u2019un excellent article publié sur ce sujet par l\u2019Abeille de Lowell.«Re faire natirlised l'est acquérir \u2018le-droit de citoyen \u2018dans le pays où |lon vit.C'est-ce que réclame votre être social.C\u2019est ce que réclament bien souvent vos intérêts matériels et religienx.Y a-t-il én cela quelque chose d'antipatriotique ?\u201c So faire naturaliser est-ce dire wil faut 1 renoncer à sa langue ?non.sa religion ?non.Est-ce dire qu\u2019on ne pourra plus retourner\u2019 dans son pays lorsque les circonstances le nécessiteront ?non.Je vais dire plus.Pour mieux défendre sa langue et sa religion contre les attaques les plus sérieuses, il faut avoir ses droits de citoyens, sans lesquels vous ne pouvez réagir contre une mesure administrative.A ce point de vue encore le mot de naturalisation est très patriotique.\u2014Me direz-vous que le Canadien est en danger de perdre sa foietsa langue.Sera-t-il dans un danger moindre s'il n\u2019est pas naturalisé.Les mêmes périls ne l\u2019envi- ronnent-ils pas dans l\u2019une et l\u2019autre condition ?Il vit dansle même milieu, il respire le même air.La condition matérielle et religieuse du Canadien dans les Etats-Unis demande la naturalisation.\u201d t Nous trouvons cette théarie' très sensée, et nous engageons les canadiens français qui sont décidés à demeurer geanes années aux Etats- Unis, à se faire naturaliser.\"1 Nous devons nous soumettre à .la loi de l\u2019émigration qui semble fatale parmi nous, et utiliser au profit de notre influence en Amérique ce courant vers le sud, qui après tout n\u2019est tellement irrésistible que parcequ\u2019il a été/peut-être décrété par la providence pour faire contrepoids, aux Etats-Unis, à l'envahissement du culte de l'or età l\u2019oubli de Dieu.11 y a deces lois mystérieuses qui laissent après elles une trainée toute ruisselante de lumière, mais dont on ne peut comprendre de suite la portée pas l'habitude où nous.sommes de ne considérer les faits qu\u2019au point de vue des intérêts matériels.\u2014\u2014_\u2014\u20144eprenmmnsmn < 16 JOURNAL.DES CAMPAGNES \u2014\u2014P\u2014 EE EEE Scaudnles p untes Il nous faut enregistrer dit l' Univers, de nouveaux troubles produits par les exhibitions scandalenses que le gouvernement autorise.Nous lisons dans la Vraie France de Lille, du 15: \u2018Comme il faillait s\u2019y attendre, les boniments et les provocations prodiguées par l'impressario du Panopticun de l'Inquisition ont amené des protestations, qui ont donné au champ de foire, hier.après midi, une physionomie particulière et le spectacle d\u2019une vive animation.\u2018*\u201c Le barnum, qui faitle vilain métier de montrer ce qu\u2019il appelle le Pilor: républicain, faisait donc hier, vers deux heures, l'annonce à la porte de son établissement ; il y accumulait toutes les grossières bourdes et les affreux mensonges qui ont été répandus par des écrivains de mauvaise foi sur l\u2019inquisition.Parmi la foule qui l'écoutait se trouvaient plnsieurs jeunes gens qui protestèrent contre les infamies' que le drôle annonçait ; il n\u2019en fallut pas davantage pour occasionner un rassemblement énorme, dans lequel deux camps se formèrent immédiatement.rif Oinquante personnes environ protestaient énergiquement contre Jd\u2019exhibition qu\u2019approuvait une mas- 78e.à peu près égale de voyous et de souténeurs, si nombreux en cet endroit pendant la foire.Excités et en- cauragés par les paroles du \u201c grand > inquisiteur \u201d, ces derniers ne tarde- rent pas à entourer les manifestants en leur criant : \u201c À bas la calotte ! À bas les jésuites ! \u201d Ils soutinrent énergiquement le choc de leurs adversaires et couvrirent bientôt par leurs protestations les clameurs des individus de la parade et celles de leurs souteneurs.Cependant des altercations eurent lieu de tous côtés, et lon en vint aux mains.Des coups furent donnés et rendus ; les poings, les cannes, les chapeaux et les casquettes à trois ponts émergeaient de la foule au bruit des cris et des voci- .férations des uns et des autres.\u201c Un agent de police qui assistait à la bagarre réussit à enlever un jeune citoyen.qui s'était parmis d\u2019en- -foncer le chapeau d\u2019un de ses adversaires.L'arrestation de cet aimable galopin causa une diversion, la foule se mit à l\u2019escorter jusqu'au poste de la préfecture, et la meute des voyous se montra un moment dispersée.Puis la police arriva,et devantelle, le pître\u2019 :N\u2019osa pas renouveler ses tirades Con- |\u2019 tre I'Eglise.\u201c* Cependant l'émotion ne se calma que longtemps après, car les coura- .geux manifestants, qui dans cette \u2018circonstance ont tenu à affirmer leur ; dévouement.à l\u2019Eglise insnltée, ont quitté la place des derniers.1.5 Le soir, [1 y avait, sur le champ de foire,, un.déploiement inusité de + le ipolice, dans la crainte de nouveaux .I troubles.:2« \u2018* On s\u2019attend'à de nouvelles ma- mifestations - ce soir.Espérons que l'autorité saura les éviter, en intimant à ce personnage l'ordre de déguerpir.immédiatement.C'est ce que tous les honnêtes gens attendent.\u201d em\u2014\u2014\u2014\u2014 lA rere » Th al \u201c GENTENAIRE D \u2018 RE.DU MOIS LE MARIE.\u2014L.B.P 1 Joac hin- Ferfini, a\u2019 démontré par de :-\u2026 nombreux et décisifs documents publiés et comthentés\u2019 \u2018 par lui-même.que y lé mois de\u2018Marie' fut \u2018véritablement célébré pour: la première .fois avec la * solefinité détuelle en 1784, dans l\u2019église de la Visitation des Pères ministres des infirmes, à Fprrare.Cet usage, parut si beau.el si touchant, qu\u2019il se répandit avec rapidité, et que le pape Pie VI attacha des indulgences à cette pratique dé- volé.' Avant ce tein ps le mois de Marie était célébré en famille.ë \u201cAinsi orrfêterait l'année prochaine le | centième anniversaire du mois de Marie\u2014\u2014\u2014 OP Ln Consomption guérie Un missionnaire des Indes Orientales ayant communiqué à ua vieux médecin, retiré de la pratique la recette d'un simple remède végétal pour la guérison prompte et permanenje de la consomption, de la bronchite.du câtarrhe, de l\u2019astme, et de toutes les maladies de la gorge et des poumons, ainsi: que d\u2019un remède pour la guérison sure et radicale de la débilité générale et des maladies nerveuses.Ce dernier après avoir fait l'expérience dans des milliers de cas des pouvoirs curatifs étonnants de ces remèdes sont qu\u2019il est de son devoir: de la faire connaître au public.Enconséquence la recette avec tous les détails, la manière de préparer le remède et de s'en servir, et toute instruction ou avis nécessaires pour obtenir vous même votre guérison, vous sera envoyé gratis, au retour de la malle, sur réceplion d\u2019un timbre ou d\u2019une enveloppe timbrée à votre adresse.S'adresser au Dr J.C.Raymonn, 164, rue Washinglon, Brooklyn, N.Y.Québec, 19 octobre 1882\u20141an.664 MARCHES DE QUEBEC.Farine et Grains.Québec, 11 octobre 1883.Farine.\u2014Sup.extra, baril, 196.36.00 a 6.15 Ex A.0.céneesses 5,85 a 6.00 Forte pour boulanger.6.00 à 6.50 Extra du printemres\u2026 8.50 a 5.65 Supertine No.2.5.i.4.70 à 4.85 INE c.uose0s vovsesssss va we.4.35 a 4.50 I sines en poches, de 100 livres.2.80 a 2.00 de seigle en quart.0.00 0.00 Maïs ou blé d'Inde blang, par 200 livres.3.860: 370 Mais ou blé d'Inde june, par 200 livres.3.50 a 3.60 \u2018Grafnsa\u2014Blé de semence (ruuge) par 60 livres.,.0.00 a 0.00 Pois \u201c te.1057 1.Fèves le minot \u2026\u2026.\u2026.2.00 a 2.Avoine 32 livres .0.40 a Son par 100 livres.0.75 a ,,-: Gruah par 200 livres.\u201d 5.75 a *- Foin par 100 bottes.7.00 a - \u2018 Paille par 100 boîtes.3.00 à + Irgs pur minot.seen 0.65 a Provisions, Etc.Ete.Québec, 11 oclobra 1883.Heurre Irais par \u2018livre.«$0.20 a 022 # 88l6 662 66 838 a 0.19 Patates par minot.\u2026 0.30 a 040 GEufs par douz.bee 0.22 @ 0.0 Sucre d\u2019érable par hv eee 0.08 a 0.10 fromage, par livre.\u2026.\u2026.vpposses 0.15 a 0.15 Oignons par caisse.3.00 a 3.00 Pommes par baril.3.00 a 4.00 Oranges par baril.00.00 a 00.00 Citrons par baril.unenumne 7.00 @ 8.00 Lards, Jambons, .Etc., Etc.1 Québec, 11.octobre 1883.L'ra frâis par 100 livres.\u2026:à.\u20268,-9,00 a 9,50 \u201cfrais par livre\u2026\u2026.remo Doll A 0.14 salé « 1 Lrsccccesscascoses\u201d OAS A- 043: Jambons frais par livre.\u2026.-r9.:10 2.0.10, - umd \u2018 Lrevssceussen 0.16.4 0.14 t.aril Mess, 200 livres.18 00-a 19.00\u2019 6 17001 17,00 00.- #° Mince, .tt à - Prime Mess, ni bite 116.00-.1 ot \u2018 Engl.P.Mess, LA i 000 À 00.a Extra Prime, - 15.00 à 1 Saindoux en SCOAU \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026mcme 2.40 a 6 6.50 « \u2018 5,50 \u2018 2.50 f Poissons.: Québec, 11 octobre 1883.t\u2019oiasoms\u2014Séclié le quintall.i.$5.00 a 5.50 - Saumon No.1, baril.\u201c \u2018\u2026 de 200 iivres.\u2026.\u2026.20.00 a 20 00 Saumon N.1,la livre./L 0.13 a 00.18 a.\u2018Hareng du Labrador.4.00 25 Naissance Jludi matin, 4 oct.Télesphore Lacasse, un lus, Lo TT 4 Lvs It; \u2018A 1a_Rivitre-Ouelle, 16 2\" courant;.Louis Didier Dion, éculer, employs ap Département d'Ottawa, condnisait à l'aûtél \u2018 mademoiselle M.Hermine Letellier de St-Just, Nille.de Charles Letellier de 8t-Just, écuier, La bénédiction nuptiale'a, été donnée par Messiro E.V.Dion, curé de la\u2018Rivière-Ouelle, frère du marié, assisté de M, l'abbé O.Audet, chapelain du Couvent de Jésus-Marie, Sillery, et de M.l'adbé L.G.Fournier, professeur au Collèga.de Ste-Anne.- : 21: - mecs 7 Ld te + DÉCÈS.b 6% ans.\u2018dans l'estomac et douleurs de toutes a Ë es P Morue vérte le baril .\u2026\u2026 5.50 a 6.00 à Otawi, ' Madame ° Mariage 5 ate des [Chemins de fer et Canaux, en.la cité | * ES, \u2018\u201c.: {du Canada} e! du * Journal des Décédé à* l\u2019Ancienne-Lorette, le 4, \u2018Sieur Guillaume Robitaille, \u2018cultivateur, à I'dge de Repos et confort pour tes mulades LA PANACEE DES FAMILLES DE BROWN \u2018n'a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et exiernes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou les instes- tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc\u2026 etc Elle purifiera le sang promptément car RON * action est puissante -La panacée domestique de Brown, est.reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d'auenn autre éfixir oi hniment dans.le monas et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l'avoir sous la main en tout temps, car c'est le meilleur remède dansle monde pour les crampes sortes.EE Eu vente chez tous les pharmaciens à 25 cts Ja bouteille.a \u2014 oA © An Mères 1 Mère! Mères ! êtes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémis- semeuts d\u2019an enfaut qui fait ses dents?S'il en est ainsi, allez.chercher tout de suite une bouteille dù SIROP CALMANT DB Mure WsnsLow.li soulagera immédiate- a \u2014\u2014 doute.Il n\u2019y à pas une mère au monde.qui ayant usé de Ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu\u2019il met en ordre les\u2018intestins, donne le repos à la mère, soulage enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.Il est parfaitemen (noffensif dans tous les cas, et agréable à prendre.ll'est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du sexe fami.nin aux.Etats-Unis.\u2026 .- ,\u2018 En vente partout à 25 cents la hod teille.Te Québec, 26 janviar 1883\u2014 l'un C RS SR LA PLUS GRANDE MERVEILLE DU \u2026, PEMPS MODERNE - - loge be \u201c4 sim VI, Pilules et Onguent Holloway :! LU Ft ; |, \u2014\u2014 LES PILULES purifient le sang, et guérissen: tous les dérangements dy foie, de l'estomac, des reins et des intestins.Elles donnent\u2019 le force et la santé aux cônstit itions débiles, e sont d'un secours inappréciable dans les indis positions des.personnes du, sexe de tout dge our les enfants et les y\u2018eillards, élles sont d'u -prix-inestimable.UE 200 .fo C1 est un remôda infaillible pour ies douleurs dan les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères, Fa 11 est excellent pour la goutte et le rhuma- fisme, © UE A à Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, = + lé& maladies dé le peau, 11 est sans rival, rofesseur HOLLOWAY,.533, RUE OXFOKD, NDRES, et vendu à raison de-is.13d., 2s.-9d., 11s: 22s., et 335.chaque bôlte et pot, el au -Canada à 38 cents, 90 cents et $1.50, et les plus -grandes dimensions en proportion, oo deb .AVERTISSEMENTS.\u2014Je n'ai pasd'a gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors fairo attention à l'étiquette sur les pots et les boîtes.Si l'adresse n'est pas 533, OX FORD STREBT, LONDRES, il y a-ldlsification.Les marques de commerçe de mes remède\u2018 sont strées À Ottawa et à Washington, .igné © THOMAS HOLLOWAY, Soa 533, Oxford Street, \u2018Québec, 2 novembre 1881\u20141 an Pres Th Notre agent.d\u2019Ontario a voir les abonnements du \u201c Courrier Campagnes \u2018\u2019 et à donner les reçus ment le pauvre petit rnalade\u2014 cela est |, \u2018certainet ne saurait faire le moindre | usage du Kendall's Spavin Cure - et | merveilleux.\u2018| d'autres remèdes, et gués .supiréception du, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes |: Manufacturé seulement à l'établissement du |\u2018 London.6 Monsieur Hie Gurardot, de Sandwich, Ontario, est autorisé à rece- |.Spécialité de vin blarc \u2018POUR LA MESSE TT ea TA à ON FROUVE chez BL.HIPPOLYTE GIRARDOT, viticulteur él correspondant de'not © JOURNAL, à'Sandwich, Ontario, 1, Des vins 'pour la Messe, lesquels ont été honorés des recommandations du -Révérend * !Père O'Connor, supérieur au Collègo de Sand-lwich, et de Mgr Walsh, évêque de London.2.Des vins de (table, très appréciés par.tous ceux qui'étl\u2018ont fait.usage jusqu'à .présent.3.Des: jeunes plants do vigne, -prêts À être livrés sur demande.Les prix déflent toute concusrence étrangère.Pour renseignements comme pour traiter, s'adresser dirèctement au producteur.Des échantillons seront envoyés sur demande, \"f Québec, fer Mars 1883.\u2014lan \u2018 X ot ~ Se 7 SA MTAILLS af UE 21 i) Ken \u2014\u2014\u2014 2\".LE \u2018REMKDE LE PLUS.EFFICACE qui ait Jamais été découvert, puisque ses effets sont certains et d'ampoules, ; _\u2026 LISEZ.LES PREUVES CI-JOINTES : : \u2018Hamilton, Mo., 14 Juin 18811 B.J.KENDALL& GIE.\u2026 \u2026,\" * Messieurs, : .La présente note est pour certifier que j'ai fait de ) que je l\u2019ai trouvé tel qu'il était recommandé et même meilleur.En: l'employan,® j'ai réussi à faire disparaître des collosités,.des esquilles, des \u2018excroissances ou d'autres \u2018difformités des os ; c'est un véritable plaisir.pour: moi que de le recommander en attestant.qu\u2019il est, pour les différentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais servi, après en avoir employé un très grand nombre, ayant fait de ces maladies vno étude spéciale pendant des années, P.V.CRIST.qu'il \u2018ne cause pas Votre très respectueux : SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de cas sur la Chair.humaine, avec.:un: succès\u2019 toujours si x.que nous sommes certain qu\u2019il est He meilieur liniment découvert \u2018jusqu\u2019à ce jour, Ii à la, force pour pénétrer où n\u2019ont pu atteindre J Jes.maux les plus difficiles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de la peau.ni\u201d produire aucune douleurs \u2018| 27 111 LTTE \"- Prix .1$L.0V Ja: bouteille; ou six bouteilles pour $5.00.Tous ies, Pharmacions l'ont en .mains, ou pourront vous le procurer , ou bien il séra encore\u2018énvoyé à.n'importe quelle adresse lu, prit, par les propriétaires Dr B.JKENL ALY, & CIE, Engsburgh, Falls, Vt, L'UN EMIMENT MEDECIN.Washingtonville, Qhio, 17 Juin 1880.\"\u2018LRk\u2018J.'B.'Klivair & Cie, Messieurs :\u2014Après \u2018avoir Ju:l'annonce que vous avez publiée dans le Turf, Field and Farm du Kendall's Spavin Cure, ayant un cheval de ébrse\u2018de valeur, qui a été boiteux pendant dix-buit mais; par suite d'un éparvin, je vous en ai demandé par l'express une bouteille.qui à fait disparaître {oute boiterie et toute tumeur, ainsi qu'un grôs'éuros qu'avait uv autre cheval;'et.les deux: phevaux sont aujour d\u2019hui aussi gains que des pqulains, La bouteille n'a valu cp t dollars.Co LS étueusement; : __\" iv.12 LÉ A.BRRTOLETT, M.D.: En vente chez Lous les Pharmaclensen [IY , FILS & CIE, : \u2018Montréal! !BU;, Agents généraux.Québec, 26 février 1882\u2014Ian.463 ri ue n CONDITIONS: .CWI Du a Lan JOURNAL DES CAMPAGNES \"EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les J ÜDIS \u2018ét'contenant toute ; .les nouvelles de la temaine, Pnx de l'abonnement : .POUR EA FRANCE 30 FRANCS ur Striclement Dayidle\u2019 d'avance.12° > ar}mprimé et publié par ey Tr .: of Léger Brousseau, 'EDITEUR-PROPRIETAIRE \u201c' Rue Béade, No 9.ts ere du put ,, _ * Imprimé'et publié par «Léger Brousseau, gm] U3 0 Ly eel.- EDIFEUR-FROPRIÉTAIRE 4 82 rapportant.a.=! À No 9, rue Buade, Québec."]
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