Journal des campagnes, 27 mars 1884, jeudi 27 mars 1884
[" fy 3 3 TURE TORTIE (Ee nv: JO] ir $107 Se hos grehmrinl levi isp Lio: nd it sgt eiodintsd besag gute 5-01 5 LS aaa of oa:0109 tanto zu | Lia teil Lp 59 Lo 154 TT 44 <06 D) Cite arts a sol rer Ch HMS , app te \"1 > mine) - Ligh ds \"IS\", a sir 0: FAT.2 flr.ee ttan ol Covey CY TN toe in Spies 4, ft CITES RICE ey ur Tin fr vest qe Ju « fat 8559 01 ; i Coo ipl Lh BLL x Some Année sd jar Vig 0 ve \u201c30, TRNAL i 109 DES canragies \u2018a EDITION HEBDOMADAIRE, | Paraltsd'di tbus 165 JRUDIS of\u2019 couté ou ! \u2018les mouyelles de Ii derhaine.Con \u201chd To Hoy fm ri se nn etre va Strictement payable d'avarer.| * Imprihé el publié; par oo LEGER BROW 881A, \u2018Borrsda-réorhuerkide 7 Les No 9, Rie Buade, H v, Québeca Une protestatjon Depuis plus de treize ans, dit le Courrier de Bruxelles, la Révolution italienne est maîtresse.de Rome.Elle a installé son, Roi an , Quirinal, ses ministères dans les palais qu'elle a envahis.Dans les bftiments du Collège romain, occupés parle droit du plus fort, elle a ouvert une ei versité aussi.déserte © que celle des eurs; est res- jésuites, transportéé tée florissante.De muints' couvents, après en avoir éxpulsé les habitants, elle a fait des es.Dans toute Italie, lea.biens d\u2019églises, ceux! des :.corporations religieuses et des fondations charitables ont été vendus a til prix, par suite de la loi d'incamération ; le produit de cette vente a été converti en ren- tes-sur l\u2019État, rentes so impôt de 18: pour cent qui ne sont pas toujours payées, et qu cesser complètement de.l'être.Des acheteurs de: *\u2018 biëns noirs \u201d grands amis de }' \u201c Itaié \u2018Une \u201d, ont dû réaliser de béaux bénéfices ; de nombreux employés nt au budget pour administrer les \u201c fonds |.g du culte, constitués:.de la sorte.par ls junte liquidatrice.° Après quel lues années d'uiié reille adm tion, ces fonds, sés aux rapacités d\u2019en haut et aux coquineries d'en bas, ne rappellent plus que de loin la valeur réelle des immeubles incamérées.Il existe depuis des siècles à Rome, une institution \u2014 la Propagandethe dont le nom résume tout un passé TR TOE Tiare Caos 0110 HE à an i peuyent.tot +347 0 3 MTN: ; Udine Ii pb \u201c5 eR % Era Ta LR: ATT LIAN (TR So ibis pouf CIPI ei fe imamenses.: sooprice rehdua, Ar Ia cause \u20ac do la.qivilisation ghrétionns mt est de faire ter le fe 4 beat Ft la foi chez Tea Yeo + abeis' 3 Ponibre: dela mit.\" pénples 7 1: Aux apôtres'de'la bonne wouvelle, | elle fournit dans la mesure de sés ressources, et de ; avec.les œuvres de la Propagation de la foi | et de la Sainte-Enfancé,, le thoyen Hiatériel indispensäble, l'argent: C'est grâce à ces secours que les missionnaires voyagent, pourvoient à | leur subsistance, fondent des 1 (des écales, des orphelinats, : \u2018les pays du.Side, des ap lui arrivent, et elle tépond, autant | quelle le: peut, à tous ces appels.- Les dons des Papes, des cardinaux, des prélats et d'une multitude de fidèles de toutes nations, ont constitué à cette institution un capital qui a été converti en biens-fonds.Si ces biens-fonds se trouvent en Italie \u2014 il faut bien qu'ils soient quelque part,\u2014 la destination de leurs revenus n\u2019a pas, elle n\u2019a jamais eu de caractère italien, mais Un caractère universel, et, pour employer un mot nouveau, mondial.Depuis plus de trois ans, le gouvernement du roi Humbert\u2014autant \u2014a entrepris l'assaut de ce trésor qui n\u2019était pas encore volé.| - Deux fois repoussé par des arrêts de ses propres tribunaux, il est revenu à la charge, et la cour de cassation vient de lui donner définitivement gain de cause.Cette même cour l'avait débouté en 1881, en se basant sur des motifs qui, sans employer le mot, font apparaître cette spoliation comme un brigandage.Le Souverain-Pontife fera-entendre sds protestations, par la voix de ses monces, à.tous les goûyètmementts osédite ut un représentant au Vatican, es plaintes trouveront un écho dans tontes les.âmes que ré- - | volte l'injustice.ation contre la sentence de la cour e cassation de Rome, qui légalise un vol monstre, et qui constitae un crime de lèse-civilisation et de lèse- humanité.\u2014 a ao a mn le tous | F be friar Lo.= \u201cHog ih = AP \u201chaw 407 sn £3 nod» 115 Je ESS ariel doit, ons être, a base de ia Files des.néons ; sm el ht [reg rglopa ld Ho jis, qu ars, 1881 EU -VGR RE Gg fe .te Le apirite \u20ac démasqué a 4 On\" écrit te.» ny Hage aseron joi < à tous \u201cbel ne; ide Ja.ih dean.dont ringe éri tier La E et T'archiduc Jean\u201d per masqué le fameux Médium'Bastian.Les pringes ont rendu ûn, grand service à notre population, en mèt- tant fin à un.engouement èt à un \u2018affolement qui prenaient des _propor- | tiohs inquiétantes pour la raison des | vaut dire les Hautes-Ventes d'Italie | Comme Belges et comme catho-|' liques.nous protestons avec indi- Viennois, et qui gagnaient les esprits | ca \u2018Tes ieux trempés.Cette superstition d'un nouveau genre et qui atteint surtout les gens sans religion, ne régnait pas seulement parmi la population de tisserands du pays de Braunau,mais encore | Le dans les cercles aristocratiques de'la capitale, et dans les châteaux de la haute noblesse.Pour faire justice de ser fontaama.ories, il fallait prendre en flo délit de charlatanisme un'des bli.mes maîtres spirites, et-le liver au ridicule et au mépris.C'est\" ce qui a été réalisé d\u2019une façon-radicalé avant- \u2018hier soir au palais de l'archiduc Jean.L'archiduc avait lu la brochure spirite publiée il y a.longtemps par le baron Hellenbach sur les manffes- tations du fameux Bastian.\u201c Le prinde exprime l'avis, à pl: sieurs personnes de son entourage; que pour se convaincre aveo évidence e Ta nature de ces \u201c productions,\u201d il.était nécessaire d'y assister.Un délégué se réndit ah nom\u2019 de l'archiduc auprés da\u2018 baron Hellehbach, et.demarda a celuici de se \u2018charger d'inviter Bastian à donner tirie série de séances chez l'archiduc.Sur les instances du baron,le médium Bastian se rendit: de Londres a | Basti Vienne.A la fin de janvier doug \u2018séances spirites de Bastian eurent lien dans le palais archiducal.\u2018À pes séances assistaït le prince héritier, qui avait déjà été témoin, deux ans auparavant, de ces exercices ; l\u2019archiduc Régnier et quelques invités, dont le baron Hellenbach.Ces \u201c productions \u201d eurent lieu dans l\u2019ordre ordinaire du programme, et se passèrent sans incident.Le En vessits pl be COO Ge ae Pet us ge Vieiing {nett 18] ip et me \u2018blé seulement d\u2019un \u2018piano, et d'au 508 5- dfmoets tinient Wi panel ub Jwod viding rach 38 ( Joo i Code 2.fs ial f No 8 Cog ul ts LOY {Biss i cidre de sd axbéa Ages idée thre tien l'aréhidue Je sine et le prince impéria \u2018évaient.pris pates pôtr faire tombée Jorg troisième séance, qui eut Heu à avan hier, le médium dans dn\u2019 pie; À cette séance asaistèrent les invités ordinaires.Le plus grand-secret avait été gardé sur Te bat dé la réunion, sucun des domestiques -n\u2019était invité.La séance, eut lieu dans l\u2019ancien cabinet de.travail de Tarchidue pen: \u201coh eli de fantenils wil en fallait Jor assistants 1 ¥ wal I M, Bestian arnt, et sur l\u2019invitation \u2018de votes cil ouvrit la séance.médium s\u2019assit dans un fauteuil sous lequel on plaça une guitare et une montre à répétitions qu\u2019il avait apportées avec lni ; les assistants formèrent le cercle spirite autour de t | l'expérimentateur, chacun, prénant le poignet .son spin et ayant le poignet in he Jnement par .celui-ci.dolphe et l\u2019archiduc J 28 @ ouraien: dans le \u2018voisinage se Celui-ci ge mit.à battre doucement des mains, puis il invita, après quel- ues minutes, le baron Hellenbach à éteindre la seule lumière encore allumés dans la salle.Une.obscurité complète régnant dans la - pièce, Bastian continua de battre des mains en mesure.Il avait êté convenu que le premier des assistants qui perceyrait une manifes- \u2018tation des esprits.en avertirait aussi- fot ses \u2018compsagnops, a Après: \u2018apolqus minutes d\u2019atlénte, le baron Menszhengen constata que la gnitare placée-sous le fauteuil de an était: venue ae poser sur ses genoux.L'archiduc Jean et d\u2019autres éprouvèrent la sensation d\u2019un objet hami- de et glacé approché de leur visage, Aussitôt après, des accords furent pincés sur 1a guitare, et la montre se mit à sonner.Tout cela - pendant que M.Bastian continuait sans in- | terruption son battement de mains rythmique.Dans la chambre obscure, l\u2019animation mystérieuse devenait de plus en plus grave ; la montre fla: guitare se mirent à voler dans lair et se faisaient ensemble tantôt d\u2019un coin tantôt d\u2019un autre bout de l\u2019appartement.Ces révolutions invisibles étaient évidemment de nature à travailler sur les nerfs ; aussi, après quelques moments, Bastian pria le baron Hellenbach de rallumer la lumière, et après que cela eût été fait, on aperçut le médium assis comme au début dans son fauteuil, sans la moindre apparence de fatigue ou d\u2019agitation et en dessous de lui, à leur place, la montre et la guitare.Il y eut alors une pause, durant laquelle les préparatifs farent faits pour les apparitions d\u2019esprits.M.Bastian se tenait à l'écart, et aucun membre de l\u2019assistance ne liait conversation avec lui.On ouvrit la porte d\u2019un cabinet joignant, plongé dans les plus complètes ténèbres ; devant la porte on tendit une portière d\u2019étoffe orientale, et derrière celle-ci, dans l\u2019embrasure, un rideau composé de deux pièces À quatre de cette entrée, on rangea dans la chambre les fauteuils pour les assistants, tandis que le baron Hellenbach se mettait au piano pour accompagner en musique les apparitions attendues.ee La chambre des spectateurs mémes (n\u2019était pas éclairée, mais, derrière la compagnie, par la porte ouverte \u201cd'un silon atténant, quelques bou- ies projetaient leur pâle clarté.Mastian se plaça devant le cabinet, et invita la compagnie, dans un speech prononcé en mauvais allemand, à s'assurer qu'il ne cachait rien., Le prince impérial, lui coupa la : pajole et iy dif 4 \u201c C'est bien, nous voyons que vous n'avez riéli auprès de vous.\u201d oe Sur ce, le médinm disparnt, derrière le ridean.noir, dans ibn sombre, où ne.se trouvait qu\u2019un fauteuil.Le baron Hellenbach se mit à préluder en accords discrets stûr le piaho{de la salle des spectateurs, tandis que les regards des assistants étaient dirigés dañs une attente anxieuse sur la portière du\u2019 cabinet.Durant un long temps, on n'aper- cut rien dans le clair obscur de l\u2019appartement.Soûdain, les rideaux noirs s'écartent.\u2018et\u2019Aans l\u2019intervalle, \u2018apparait un\u2018 Visage, puis le buste d'une forme humaine.' * Dés les yeux cherchent à atrêter les'trhits et les formes de cette Apparition.Mais la chose est difficile.C'est utté physionomie si brouillée, \u201c si fagace, si réellement immatérielle, qu\u2019après le quart de minute qui s'écoule avant qu'elle s'efface, personne -ne sauraït décrire ce qu\u2019il \u2018vient de voir.+! - : : Mais \u2018on ne prononce aucune parole, aucun\u2019 des spectateurs ne bouge, et tandis que le baron dé Hellenbäch poursuit son accompagnement mélo-\u2018 dramatique, \u2018chacun guette aved anxiété la suite de'ces apparitiotis d\u2019outre-tombe.- PT Elles ne se'font plus attendre.Le rideau noir s'exitrouvre de nouveau, et plus complètement que la pramière fois, de sorte: tout le-torse de l\u2019appa- tition est visible maintenant.Une forme nébuleuse aux contours fuyants se montre\u2019 dans I'embrasure de:ls porte et se dissipe bientdt dans les ténèbres.A feu l De nouveau régne un\u2019 profond silence y personne ne bouge, chacun retient son haleine., : Le moment décisif approche.Si le médium doit étre démasqué, il faut qu\u2019il opère plus près des spectateurs.Mais l'esprit se montrera-t-il une troisième fois ?Le voilà déjà ! Cette fois, il a écarté les rideaux dans toute leur hauteur, et la forme sombre paraît © [I .t, i oo a =.= Da moins, l'apparition sgps v RS même -\"se porter.vant: Tritt au paroxysme.Soudain, l\u2019archiduc Jean, assis du côté gauche, à l'extrémité de.la rangée des spectateurs, porte la main à un cordon pendu le long de Ja muraille, tire vigoureusement et les battants dela porte du cabinet se ferment derrière \u201c l\u2019esprit, \u201d de façon à lui couper la retraite.C\u2019est en vain qu\u2019il essaïe, au moyen de vigoureux efforts, en exerçant une pression contre la porte \u2014peine perdue ; il est tombé dans la souricière._ \u201c Déjà le prince impérial et l'archiduc Jean se sont levés et ont empoigné l'apparition chacun par un ras, tandis que l'archiduc Jean s\u2019écrie : \u201c Vous êtes démasqué\u2026 \u201d Alors, il se produisit encore un phénomène remarquable et -mystérieux.L\u2019enveloppe nébulense de l\u2019esprit disparut sans laisser de trace par on ne sait quel escamotage, et sans qu\u2019on pût apercevoir la direction que cette pelure avait prise ; et alors seulement on distingua la forme tremblante et le visage .affreusement pâle de M.Bastian, qui avait perdu contenance et ne parvenait pas à prononcer une parole.çÇ Comme au début de la \u2018Beane, +b portait l\u2019habit noir et.da -cravate EI > \u201cquelque peu ex rite est portée bottines, et il ne-gardait que ses bas.brit de.e absence ina le paul'esprit s'expliquait par ce de chaussures.gd L'archiduc Jean en vre hère dans le Bastian crut sage de simuler unesyn- cope et de s\u2019affaler dans.le premier fauteuil contre lequélil butau \u2018Le prince, Rodolphe, eùt-4émhpas- sion du prestidjgitatear malheutedx tranquille, il\u2019 ne vous \u2018dfrivera rien de mal + \u201d vo \u201clay MI ne PE Ces péroles\u2019 produisirent.th \u2018éffét instantané sur le mystificateür, mystifié.Comme topché par l\u2019étincelle électrique, il sand spr ses pigs et s'enfait hors du salon, sur ses chgus- settes, pour sager l'antichambre, et de là l'escalier et la sortie.~~.Alors les spéctateurs revenvs de leur surprise et un peu interloqués par cecoup de théâtre, donnèrent pleine carrière à leur hilarité.On inspecta le cabinet d'où l'esprit était sorti, afin de trouver d\u2019autres traces encore de sa présence matérielle.| On constata aussi avec quelle précision ef quelle sûreté l'appareil inventé et dirigé par, l'archidue Jean avait fonctionné.I Le, ane.cof.L\u2019archiduc avait attaché de à la porte du salon près de lagnel- le fl se trouvait.- \u2018\u2019 RE - Cette corde était.conduite; vets le plafond, par dessus.une:.corniche, jusqu\u2019à la porte du cabinet, masquée \u2018par les tentures.Elle se divisait au-dessus de cette porte, et allait.se relier par chacune des extrémités | ' aux deux battants se fermant du côté qn cabinet.En tirant la corde les epx battants se fermaient ; de plus ceux-ci étaient mpnis de ressorts més les battants ne pouvaient Pp bs être rouverts.,( .Le Yankee n'avait rien remarqué en entrant dans la pièce sombre, et aucun de ses esprits ne l'avait.averti Inutile de le dire, M.Harry Bastian a quitté Vienne.L'archidhe Ten ar loi avait renvoyé ses chatsstrès un domestique.a Le baron Hellenbach.avait été placé dans une position très difficile par suite du fiasco de son protégé.Il a déclaré solennellement au prince impérial, qui n'avait guère suspecté <*! JOURNAL DÉS: CAM blanche, seulement il avait perdu ses | \u2018salon éclairé, où M.| \u201cplosion se produit.* et s\u2019approchant il ini dit: \u201cSoyez |.jouets électriques mais au point.de de classe, il est trop compliqué pour \u201cal -de l\u2019histoire des instruments, ce serait jouant de telle façon, qu'aussitôt fer- À.ie Ai de I'abserv ius du, bon tour gni se préparait \u2018contre ul.tn PAGNES § 2 \u2014 ro un moment la bonne foi Frtbaro qu\u2019il ne\u2019comprenait guèré\"la com die, et qu\u2019il était le premier mysti- é.I] est certain qu'un grand coup a été porté aux spirites, et que d'ici a longtemps M.Bestian n\u2019aura plus de successeurs dahs notre résidence.Le fusil électrique Encore une nouvelle invention ! Voici le fusil électrique ! L\u2019exposition d\u2019électricité.de Vienne a présenté à ses visiteurs, entre autres curiosités, un fusil électrique, inventé par M.Pieper.Sans slexagérer le mérite\u2019 de cette invention, qui a surtout pour but de supprimer le fulminate, il est intéressant d\u2019en donner le principe.> ._ Le fusil est de forme \u2018ôrdinaire ; mais l'explosion de la charge de poudre est produite par un ressort de platine que le passage du courant électrique porte au rouge.\u2018Comme source d\u2019électricité, l'inventeur emploie un petit accumulateur pesant environ cinq onces, et qui se.porte à la ceinture.\u2018 1 : \u201cL'a des polos de l\u2019accumilatetr! letirear met à sa main gauche: l\u2019autre Role communique avec la bretelle du fasil dans sa \u201cpartie \u201cInés tallique.Lorsque l\u2019arme est épau- maïh \u2018munie du \u2018gant métallique | contre un bouton communiguant avec une broche en laiton .traversant la cartouche ; le-courant passe et l\u2019ex- tyr +.yt vr ote Un sconmulatepr de'g8 genrdet de ce poids est sui san; pour.; communiquer l'inflammation à dix mille coups.SP : Ceci posé; il\" convient de classer | le fusil Pieper \u2018dab Ja catégorie des - Shy TUE vue militaire et même comme.arme avoir de l\u2019avenir.- i _ Ge : tod : Ty, LIDRCHESTRE \u2019'LES INSTRUMENTS A 'ANCHE\u2014LE BAS§ON ait tL \u2014 .Los *\u2018 Shivant tous les ouvrages qui traitent | un Îtalien, chanoine de Pavie, nommé du seizième.siècle, aurait inventé le , L'instrument d'Afranio est \u2018 décrit \u2018assez clairement \u2018dans url livre Yrïptirhé \u20181h: Pavie en'1539 et qui traite- des\u201d 1dn- gues orientales.© - ; os L'auteur, Ambrogio Albonesio, qui PCa sion a propos; du verbe grec phago, quil rapproche du,mat fagotto, nom, du has son eniwlien, , 1 0 Lg 020 11 part de 14, et dans vp rod ot Herecherches singulféres conte\u2019 ef \u2018fhi- saient les érudits de son'temps; il dbnne | nue \u2018analyse\u2019 très-détaillée \u2018du phagolio de son oncle Afranio; en y joignant même un dessin très soiga6 qui représente les deux faces de I'instrament.4) ne ressort pas.de.Fy loctuge du tex- tion (le la figure, que trüment d'Afratis it oi > ict'avec le basson tel que \u2018tus te Connaissons! Le seul qu\u2019on ÿ puigse Temarquer, c'est que c'était un- instru-| ment dont: la note la plus base était à l'unisson du tuyau de dix pieds de l\u2019orgue.Mais ni sa constrogtion, pj la ma-.pière dé le faire résonner ne peuvent +h aucune faon se rapporter au basson.| C'était un assemblage de quatre colon- nés cteuses eu buis juxtaposées, deux gratides el deux petites, qu\u2019on tenait sul Ses genoux et qu\u2019on faisait parler au moyen d\u2019un soufflet placé sous le bras droit qui envoyait le vent dans une 1 .\u201c 2 48 ur est relié 3 un gat \u2018métaillique=tue lée, le tireur place simplement' sa |= REE aintalton\u201d ! 4 Je ples singalier, Cx AT LAR \u2018usage.\u2019 iil r 8.\u2018oF hes Alranio, qui, dans le: commencement |: était le neveu; d\u2019Afranio,tfaitune digres-] rt | pn fi yo fag sb b gett] i AE Ce TR ME LS l'envdyait dansf'inghfument.TÜn \u201cinstrument- cdanstruit de cêtte sorte ne pouvait rien avoir du timbre du basson, qui n\u2019est lui-même autre chose qu\u2019un grand hautbois replié en deux contenant, comme lui, une longue colonne d\u2019air cônique, mise en vibration.par une anche de roseau.Malheureusement, l\u2019auteur, qui entre dans de grands détails quant à l\u2019extérieur de l'instrument d'\u2019Afranio, ne parle pas de la manière de \u2018le mettre en vibration, de sorte qu\u2019on peut croire que c'était une sorte de cornemuse ou une association de basses de flûtes à bec.Albonesio dit aussi que son oncle, s'il n\u2019était pas l'inventeur du phagotio, était au moins celui qui l\u2019avait perfectionné, ce qui semblait indiquer que le fagotto existait avant lui.Afranio, comme tous les inventeurs, paraît avoir été obligé de chercher hors de sa patrie des moyens de réaliser son invention, car c'est en Pannonie (Autriche ou Servie) qu'il alla faire ses essais, Aprés-avoir dépensé beaucoup de temps et d'argent en efforts infructueux, il laissa son instrument dans le pays et revint en Italie.Les Turcs s'étant emparés de Belgrade et decette partis de l\u2019Europe, il fut volé ou vendu.Toujours est-il que l\u2019onne saït pas comment il revint entre les mains d\u2019Afranio, qui, sidé par un savant ferrarais, G.-B.Bavilio, le perfectionna et porta son étendue de douze potes à vingt-deux.Si nous appelons l\u2019attentien sur ce ddcument d\u2019Albonesio, c\u2019est que, à notre avis, l\u2019histoire dela musique contient au sujet du basson une ervëur, que de pfüs'\"savant# te nous-émontreront Certainement sans peigg, , .Parmi les bassonsâfciens \u2018qui sont semblables aux nôtres, on dise ue le courlaut, qui avait une\u201d téndue d\u2019un quinzième.et qui servait.de basse dans les concerts de musettes.er, éfait celdi gue \u2018le éreënne \u2018appelte le- \u2018vervelas*de\u2018musique.Ce basson n'avait guère plus de vingi-cinq'à\u2018trente centimetres de haut, sur environ quinze centimètre de diamètre.Le tube sonore, en retournant six, fuis sur lui-même dans l\u2019intérienr, \u2018avait.afséz_ dé longueur pour donner trois octaves d'8tendue.\u2018On en voit un spécimen très curieux et très rare au musée des instruments du Conservatoire.Il fut fabriqué au temps de Boflis XIII et appdrténuit dla imagfirise de Dijon.(Catalogue de G.Chouquet.) C'est un instrument peu gracieux, qui :deyait \u2018dorner:.à ! celi.qui en jouait, l'aspect .de- quelqu'un .soufflant avec un tube dans un pot de confiture.Avec cet inconvénient, le cervelas en avait sad d'otite d\u2019autres fu point de vue, musical, car il ne.resta pas en # 1 rl Cea Lou peu.de temps aprés \u2018que les : ve dé\u2019théât Pe ary fiphonie Se furent formés 16 bésgon y prit une place importante ainsi.que: dans les musiquesimtititaires.-.: : \u201c Conttmé\u2018hrezque tout'lés' instruments \u2018veñt'de l'orolrestre;ile bässon ne fut perfectionné que vers/la: fin du dix-huitième siècle;(et:c\u2019ést à ce.\u201cmoment qu'il commença à être traité.en,solo quand sa justegse fut un peu assyrée., Toutefois, ce n'èst que Par ides tâton- mements-succestifs qu\u2019on est arrivé à le rendre juste; et, aujourd\u2019hui encore, il N'y ai pad de loi mathématique qui pré- gi 7 Asa construction, Le, hasson se prête à rendre des idées musicales d\u2019un car dore pris varié.Le\u201d pi ium et l\u2019octave \u2018shivante sent favorables aux \u2018chants tendres, affectueux- plutôt que \u2018passionnés: Les'rètes babses sont puis- \u2018santesiet \u2018lourdes.On connaît.l'effet fantastigud que :Mayerbéerna- tiré des bassons dans aimtrodnelion Au.ballet nones de Rober: l¢ Dia le.-L\u2019entre- ent de Morges, \u2018ét \u2018 dès \u2018\u2019sixtes es notes graves, Ue \u2018des instruments \u2018dontie l'Hhfpressi on\u2019d'Ah'cliquetis \u2018d\u2019os- \u2018sements et de têtes de mort: C'est grotesque et terribleccomnre uñe fantaisie de Callot.La voix: dh:Dazson devient facilement comique, LL en exagérant Un peu sa gravité, A pren d volontiers l'acceat père doble comte \u2018bi \u201cdit au \u2018théâtre! A ai.hal .\u2018Son role comme instehaion td\u2019orchestre est des plus importants, soit pour faire des tenues d'accords avec les clarinettes et les cors au centre de la masse l\u2019instrumentale, ou bien à doubler à des ghogue Outre placée sous le bras gauche qui à l\u2019octave les cheuits plus élevés du violon ou de la flète.Dans les grands or- \u2018 chestres comme «celut :de l'upéra ils sont au nombre de quatre, 1.\u2018A la suite des perfettionnements de son timbre le basson a maintenant une \" étendue de trois octaves et une quinte à hr du si bémol au-dessous des portée de la clef de fa.Tout ce que nous avons dit au sujet.de anche du hautbois peut également s'appliquer à celle du basson, saul qu'elle est plus.large, étant destinée à produire.des sons plus graves.; 202% ,( Comme le hautbois, le::basson.a.Ja faculté d\u2019octavier, c'est-à-dire que le son passe brusquement à l\u2019octave supérieur quand on presse l'anche aveo les lèvres.C'est au moyen.dé cet :artifice qu\u2019on produit les notes de ln dernière octave haute ; cette propriété est due, croit-on, à la forme cônique de la colonne d'air.i \u201cA HUBERT.re res OO rete | Les soldats et les Marins 4 .C'est un fait étrange que les soldats et les marins, bien que mieux vêtus et mieux nourris que la majeure partie de la population, sont plus atteints de la mortalité.Ce fait extraordinaire à été suffisamment prouvé dans la plupart des contrées.Le LS Uge cause de maladie.provient infal- liblement de l\u2019oisivelé qui engendre le vice ; mais, en même temps, on peut se demander quels sont les meilleurs remèdes pour guérir complètement cette.maladie.So : Nous nous rappelôns un frappant sur ce point et bien incide reconnu, savoir que des centaines de nos troupes deviènnent hors de service, par suité'de ces deux maladies dominantes dont la |.nature afflige les licencieux: nous tenons le fait auquel nous faisons allusion d\u2019ùn malade même.Il raconte qu'il s'était po (36 ¢ e l'Inde dafis un état de santé\u2019 délabré, après avoir vainement essayé tous les remèdes prescrits par l\u2019autorité, Jorsqu\u2019un vieil officier du Ys, Yoyaut \u2018sa.position, l\u2019engagea à or des Pilules et Onguent Holloway.Le malade n\u2019avait pas cénfianée daps Ce rémèdo, mais il consentit à en faite I'essaj, pensant' Bien: que si ces médecines pe lui fdisaient pas de bien, les ne pourraient \u2018Gertainement pas le rendre pire qu\u2019il était.Mais, grande et des plusagréables fut sa surprise, en trouvant le plus imimé- dial soulabement dans ces remèdes dont il avait l\u2019häbitude de rire, comme s\u2019ils avaient été de'simples drogues pour attraper de l\u2019argent, vu de ridicules panacées \u201c En quelques semaines, \u201d dit-il, les Pilules et 1'Onguent Holloway m'ont complètement guéri.\u201d Les fails sont véritablement des habitudes | enracinées, et le cas présent, relaté par une personne reconnue incrédule et communiqué à d'autres qui n\u2019avaient aucun intérêt, parle aussi haut que des volumes, en faveur des Remèdes du Professeur Holloway, auxquels'tant de mil-' lions de personnes sont redevables de l'existence et de la restauration de leur santé.oe Co A aucune classe de personnes les Remeédes Holloway n'ont été plus serviables qu\u2019aux émigrants, si souvent atta-|.qués de toutes\u2019 sprtes de maladies | incurables ; partout'on trouve des témoignages de leurs précieux et invariables succes.Suivant les statistiques que posséde Thomas Holloway, les premiers colons, envoyés à la Grande Rivière par la Nouvelle Compagnie Anglaise, en 1832-33, reçurent l\u2019ordre de se pourvoir eux-mêmes de quelque médecine dé famille, de leur propre choix.Ils choisirent \u2018 les dedx' \u2018célèbres remèdes | Holloway qui, depuis, ne furent jamais oubliés parmi les provisions de l'émigrant.Avéc'de tels-faits sons nos yeux\u2014 ethous pourrions en ajouter- plusieurs autres\u2014pourrions-nous douter que le nom d\u2019Holloway ne survive aux sièclés à venir, comme le conservateur de la - SAMLE \u20ac dela foret et fe, préservaieur de , pute maladie, alors même .qu'Harvey Katlsy Co pér, et Brôltie serontoubliés ?\u201c Colbnial Correspondant.«.viedo Lt ; dr va £ i sEpnio de Académie [IR _\u2014_ \u20ac peer * Iliarrive bien rarement que .l\u2019Ac démie française soit.aù and on plet.Elle l\u2019est cependant aujour- & d'hui.Co C ~ _ On aimera à connaitre les noms des quarantes infimoftels avec Ja date de leur naissance.MM.Mignet, né en 1796, doyen Ù § d'âge.-De Viel-Castelné en 1300.-J.B.Dumas,- né en: 1800.-Victor Hugo, né en 1802.\u2014Le duc de Noailles, né en 1802.-Cuvillier Fleury; né en 1802.\u2014 Nisard (Désiré), né en 1806.\u2014Ernest Legouvé,né en 1807.Le comte d\u2019Haussonville, né en 1809.-Xavier Marmier né en 1809.\u2014-De Lesseps, né en 1809, \u2014De Falloux,.né en 1811.\u2014OCamille Doucet, né en 1812.-~J.Simon, néen 1814.\u2014John Lemoine, né en 1815.\u2014 E.Labiche, né en 1815.\u2014Rousse, né en 1816.\u2014Emile Augier,né en 1820\u2014 Le duc de Broglie, né en 1821.\u2014O.Feuillet, né en 1821.\u2014Rousset,né en 1821.Le ducd\u2019'Aumale né en 1822.\u2014 Maxime Du Camp, né en 1822\u2014 Louis Pasteur, né en 1822.\u2014E.Renan, né | en 1823.\u2014Cherbuliez, né en 1828.| Gaston Boissier, né en 1823+-A.Dumas, hé en 1824.\u2014E.Olivier, né en 1825\u2014Le duc d\u2019Audiffret-Pasquier, né en 1825.\u2014 Mézières, né en 1826.\u2014 Caro, né en 1826.\u2014Mer Perrand, né.en 1828.\u2014H, Taine, né en 1828.\u2014E.\u2018About, né en 1828.\u2014Sardou, né en 1881.\u2014Pailleron, né en 1834.\u2014Sully Prud\u2019homme, né en 1839.\u2014François Coppée, né en 1842.~~ ' + «= ' 7 Ilya donc entre M.Mignet et.M.Coppée une différenée de quiaran- te.six ans.3 Toft Wy, = woot Lt Luinière sans flamme i Les allumettes sont la cause d\u2019in- | nombrables accidents, tont le monde le sait.Pour se procurer de la lümiè- Te sans avoir recours à elle et sans | courir le risque de mettre le feu, une ingénieuse invention est utilisée par les gardiens de nuit à Paris, - dans tous les endroits où sont gardées des matières inflammables on explosi- es.Chacun peut en faire l'essai.Prenez une fiole d\u2019un ver bien \u2018blanc et clair, et mettez dedans un morceau de phosplore de la grosseur d\u2019un pois.Versez dessus de l'huile d\u2019olive presque.bouillante, jusqu\u2019à ce que la bouteille soit aux deux tiers pleine, pñis bouchez-la bien.| Lorsque vous voulez vous servir de cette nouvelle lumière ôtez le bouchon, laissez l'air pénétrer dans la bouteille, puis bouchez-la.L'espace vide sera lumineux et la lumière équivaudra à celle d\u2019une lampe.Si la lumière s\u2019obscurcit, ôtez de nouveau le bouchon, et quand l\u2019air aura pénétré dans la fiole la lumière redeviendra brillante.Quand il fait froid il faut quelquefois réchauffer la fiole dans les mains afin de rendre l\u2019huile plus liquide.Cet appareil peut durer six mois et ce.serait une veilleuse très économique.Nos compatriotes aux Etats-Unis Au dire d\u2019un confrère des Etats- Unis, le Colonel Carroll D.Wright, de triste mémoire, a commis encore le 5 du mois couraût, un de ses péchés d'habitude.| Depuis 1881, il laissait reposer sa \u2018Bile contre les Canadiens, quand, appelé à donner son témoignage sur l'opportunité d'établir un bureau de statistiques a Providence, R.Q., il a, a près le Castor, laissé tomber l'é- \u2018ructation suivante :, \u2026 Les ptivrières des filatures, il y a quarante ans, n\u2019ont pas .descendu \u2018dns l\u2019échelle sociale, mais elles se .sont élevées, au contraire.Les filles des paysans ont été remplacées par les Irlandaises, dont la condition dans les manufactures était supérieure à leur état antérieur.Et ensuite, après le passage de l\u2019Irlandaise dans une autre sphère, les Oana- diennes-Françaises, \u201c un ordre d\u2019êtres inférieurs à l'Irlandaise, \u201d (a lower JOURNAL.DES .CAMPAGNES 1 l'filatures ; | xougir order of being than: the Irish girl), lui ont succédé\u2018; et elles aussi commencent à monter.Les filatures, au lieu d'abaisser, relèvent plutôt le niveau social de, \u2018ceux qui y travaillent.\u201d Enfin donc nos jeunes Canadiennes des Etats-Unis commencent à monter dans l'échelle du monde social.A quoi donc pourrait bien être dû cette ascension ?En quoi consiste-t- elle ?.: Sans noms arréter an Colonel Wright, nous nous contenterons de rapporter le fait suivant, extrait du Castor : \u201c Une dame américpine de Nashua, du nom de Belle C.Greene, qui écri- vaît dernièrement à un journal de Boston, que la Canadienne-Française était l\u2019ouvrière la plus modeste, la plus intelligente et la moins vulgaire de celles qui travaillent dans Jee de la Nouvelle - Angleiterre.\u201d : Cela nous suffit Et nous aimons à constater que nous n\u2019avons pas à de nos compatridtes émigrés.\u2018 \u2014\u2014 + <> Des blens ecclésiastiques On lit dans le Journal de\u2018 Rome: L'arrêt de la cour de cassation de Rome sur la conversion des biens de la Propagande donne lieu à des réflexions d'un ordre qu\u2019on a négligé sur l\u2019un des buts de la conversion des biens ecclésiastiques à Rome, et notamment de ceux de la Propagande, qui est la plus grande et la plus noble institution dont la civilisation puisse s\u2019honorer, aprês l'Eglise elle- même.Un des buts de la conversion des bigns ecclésiastiques à Rome est de \u2018tar la-générosité des catholiques du monde entier, qui se faisaient un devoir et un honneur d'envoyer leur tribut dans la capitale du monde catholique pour permettre à l'Eglise d\u2019y fonder toutes ces institutions et d\u2019y élever tous ces monuments qui font de Rome la plus magifique et la plus intéressante ville de l'univers Nous allons tout de suite indiquer pourquoi et comment cette conversion se propose, en effet, d'arriver à ce résultat, qu'ont prévu et que ven- lent les hommes qui inspirent la politique du.gouvernement italien à Tégard du Saint-Siège, mais que les catholiques n\u2019ont peut-être pas envisagé, on du moins qu\u2019ils n\u2019ont pas mis en lumière.Les biens ecclésiastiques sont employés à entretenir ces monuments et ces institutions, ainsi qu\u2019à alimenter toutes les œuvres artistiques, scolaires, hospitalières, etc, qui s\u2019y rattachent.Lorsqu'ils étaient assis sur des immeubles quelconques, terres et maisons, d\u2019abord ils avaient toute la solidité que peuvent avoir les biens de ce monde, ensuite leurs auteurs les voyaient prospérer et s'étendre.Quand on donne, on aime a savoir que ce qu'on donne, non seulement n'est pas exposé à périr, mais encore se trouve dans les conditions voulues pour porter les fruits Qu'on s\u2019est proposés.| 1 C'est là un sentiment huinain qui st 4 peu pres inséparable de cet acte de la donation, méme lorsque le donataire est, comme en l'espère, le plus fidèle et le plus bienfaisant qui soit sur la terre.Et, si ce sentiment- là n'était pas'si puissant, on aurait peine à s'expliquer l'implacable rigueur avec laquelle le gouvernement italien, dirigé par la frarc-magonne- rie qui poursuit la destruction de I'Eglise, a procédé a la conversion des biens ecclésiastiques à Rome, T Imême.de ceux de la Propagande, dont.l'admirable fonction semblait devoir | la mettre à l'abri de çette entreprise barbare.h De la conversion des bièns de la Propagandè \u2018à Ta Conversion des biens du Saint-Sière Ini-même, à la confiscation dn Vatican et des palais laissés au Saint-Père, il n'y a qu'un pas, qu'on fera sans doute.Il faudrait être doué d\u2019une bonne dose d\u2019optimisme pour s'imaginer qu\u2019on ne donnera pàs un jour l\u2019assaut à Cette dernière citadelle, dans la folle pensée que le Saint-Père consentira enfin à être vassal du \u201c roi d\u2019Italie.\u201d \u2018Nous pensons que le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siè- Æe n'\u2019entretient pas les puissances dans l'illusion que cette entreprise ne sera pas tentés un jour, plus ou mains prochainement, suivant les circonstances.Car il faut reconnai- \u2018tre que le gouvernemens italien con- tdurit la guerre contre le Vatican avec une rare habileté, qui ferait le bonheur des Etats du \u201c roi d\u2019Italie, \u201d si elle était appliquée à leurs intérêts matériels et.moraux : il va pas à pas a la sourdine, \u2018pour frapper sûre- TT tient.EY .Convertir n'est pas confisquer : sans doute.Mais convertir des mai- sôns et des terres en rente, c'est sin- galièrement modifier l\u2019assiette de la propriété.La rente \u2018italienne ne passe pas pour une valeur de tout repos, comme disent les hommes de finance, à cause des charges extrava gantes que le gonvernement italien a imposées à l\u2019Îtalie, pour faire d\u2019elle l\u2019Italie telle qu'elle'est.Des nations mieux faites que l'Italie pour le grand rôle qu\u2019on prétend lui faire jouer, la France, par exemple, à la fin du siècle dernier, ont fait banqueronte.Les Français qui ävaient alors des immeubles quelconques ont pu les Conserver plus ou moins dépréciés ou entamés, mais ceux qui avaient l'équivalent de la rente italienne, du papier d\u2019Etat, se sont trouvés ruinés de fond en comble.L'Eglise ne se trouve donc plus avoir à Rome que ce gage aléatoire du papier d\u2019Etat.Qu\u2019une crise européenne survienne, comme le prédisent à l\u2019envi les hommes de toutes les opinions et de tous les paps, parce qu\u2019il y a, en effet, en Europe, non pas ce quelque chose de pourri que Hamlet troävait au Danemark, mais cinq ou six causes majeures de bouleversement, et l'Eglise pourra être réduite à la mendicité, dans la propre capitale du monde catholique.Certainement, les catholiques continueront d'envoyer leur tribut à Rome ; ils en ont plus que jamais le devoir, puisque le Saint-Père se trouve dans Une situation de plus en plus difficile et précaire.Mais combien de larges offrandes, de riches legs pourront être arrêtés par cette considération que ces pieuses munificences courront le risque d\u2019être converties à leur tour, et finalement confisquées par le gouvernement italien ! C'est que parce que celui-ci n\u2019ignore pas que ce n'est pas à lui que donnent les catholiques, maisau Saint-Siège, qu\u2019il met la main autant que possible, en attendant qu\u2019il se les approprie tout à fait.sur les biens ecclésiastiques, afin de tarir la source de la générosité catholique, de réduire le Saint-Siège à l'impuissance, puisqu'on ne pet rien faire en ce monde sans ressources.Il faut que la charité catholique déjoue ce calcul.> L'armée russe compte actuellement 28 074 officiers de tous genres, 836 145 sous officieis et soldats.Ces forces sont réparties sur l'immense territoire de l'empire.EEA i Of Ament. \u2018td Monselimeuÿs Freppel à 14 tribuné Mgr l'évêque d'Angers a ptonénéé, sur le projet de loi d'éducation\u201d\u2018de Paul Bert, yn discours d'une éloquence et d\u2019un effet puissants.Il a défendu les : instituteurs congréga» nistes contre\u2019 les accusations de les prit de secte ; il a protesté contre l'ostracisme dant la Républiqua veut, les frapper ; il.a noblement et courageusement revendiqué l'honneur des congrégations enseignantes.Mgr Freppel est un des grands orateurs de la droite.Sa vivante parole est ad service de toutes les nobles causes, surtout de.la cause raligieuse;dont il est dans l'Assemblée le défenseur autorisé.Jamais son éloquence n\u2019avait encore trouvé d\u2019accents plus élevés que dans cette diséussion sur la loi Paul Bert.C'est l'article 18 qui l'a fait monter à la tribune.Cet article se lisait comme suit : \u2018\u2018 Dans les écoles pn- bliques de tout ordre, l\u2019enseignement est exclusivement confié à un personnel laïque.\u201d Nos lecteurs pourront .juger par les fragments que nous allons citer, avec quelle hauteur de vues, quelle puissance de logique, et quelle beauté de langage, Mgr l'évêque d'Angers a traité cette question.Après avoir fait ressortir avec évidence une contradiction que renferme le projet de loi, il examine les uns aprés les autres les motifs mis en avant par le rapporteur.Il faut entendre ¢& maitre de la tribuné d¢- molir l'éphafaudage d\u2019arguties, \u2018élevé par M.Paul Bert à grands renforts de sophismes.Le trop célèbre vivi- secteur a mis en avant des raisons d\u2019ôrdre moral pour interdire l\u2019engei- gnement public aux congréganistes.Mgr Freppel les soumet à une critique impitoyable.Nous allons citer longuement, et nous sommes sûr que nos lecteurs ne nous le reprocheront pas : La deuxième raison d\u2019ordre moral mise en avant par M.le rapporteur, pour fermer les , écoles publiques aux instituteurs et aux institutrices congréganistes, est celle-Gi: \u201c* Céux-là sont peu propres à former des hommes libres, a qui le respect de Ia loi n\u2019enlève rien de leur dignité personnelle, et qui se sont liés par des vœux d\u2019humilité et d\u2019obéissance passive.\u201d Je ne sais en vérité pour quoi M.Paul Bert en veut tant à l\u2019humilité ?(Sourires.) Il y revient dans chaçun de ses rapports.L'humilité est portant une vertu fondamentale qui sied à tout !e inonde, qui est le 'édractère.distinctif du vrai mérite et de la véritable science.Sans doute, il ne faut pas confondre l'humilité avec la bassesse, ui l'obéissance avec la servilité,, _ L'humilité qu\u2019enseignent les.instituteurs et les instutrices congrôganistes, par leurs paroles comme par leurs vœux, C\u2019est Ip .nosce te ipsum des anciens, avec!'14 perfection que l\u2019Evangile y d'ajuutée:;-c'est, comme le disait un\u2018orateur db génie, saint Bernard, c\u2019est la véritable connaissance.de soi- mème: verissima sui ipsius coguitio.C'est une appréciation équitable'de ses défauts, de ses faiblesses, dans le but.d'y chercher ,un remède t véritablement, qu'est-ce que vous troùvez dénc de dangereux daus tout céla ?(Vifs applaudissements à droite.) ' Si les instituteurs et les institutriceà congréganisteS parventient à infuser s cette société une certaine dose d'humilité et d'obéissance, serait-ce donc là un si grand mäl ?Ne\u2019 voyez-vous pas que l'orgueil et l'esprit d'insubordination sont les deux plaies de la société moderne, que l\u2019on ne sait plus rien respecter, que l'on ne sat plus obéir à personne ?Est-ce que l\u2019obéissance et l'humilité mpêchent de former des hornmes libres dont la conscience résiste aux sédur- - rJespère que, sur,ée point, ma réponge tions comme à \u2018la! peur Ÿ.Vous savez bien le contraire, et vous l\u2019avez .éproy,, vf depuis quelques années ; pour méri- tér d'être libre, ll faut'apprendre à obéir, comme le'disait le plus célèbre des républicains de l'ancienne tome, Cicérou.* Legum omnes servi s@mus ut liber: esse possimus.\u201d droite.) 1, =.- { ; Messieurs, je vous demande bien pardon'de tüus ces développements ;- mais je suis obligé de suivre M.le rapporteur Spy.le terrain qu\u2019il,s'est choisi.(Päripz! parlez !) CL i \u201c * Ceux-là sont peu \u2018probres à' parler de la patrie qui ont juré d\u2019obéir aveuglément à des chefs étrangers.\u201d | Voilà bien l\u2019objection que l\u2019on formu: le \u2018d'ordinaire contre les instituteurs off les'institutrices.congréganistes, et j'ai le droit de m\u2019en étonner, quand je pense qu\u2019elle s'adresse à ces frères des écoles chrétiennes qui, en fait de patriotisme, n\u2019ont.plus leurs\u2018 preuves à faire.(Applaudissements à droite), eux qui, il y a quelques années, sous les balles de l\u2019etünemi, recueillaient\u2019 les blessés et: l\u2019admiration et le respect de tous ar leur dévouement héroïque.(Nou: veaux applaüdissements sur'les mêmes \u2018bancs.) : : Mais vous-même, monsieur le rapporteur, il y a quelques jours, dans un discours que j'ai fort' approuvé, vous avez rendu un hommage public à une religieuse de Chéteaudun, à la.sœur Jeanne, pour son courage et son dévouement patriotique en face de l\u2019ennemi en 1870.M.LE RAPPORTEUR \u2014Et je snis prêt à recommencer ! Mon Fagrre.\u2014 Vous me direz : C\u2019est une exception.Non ! c'est la règle ; car ces mièmes sentimerits vous les retrouveriez chez tous tes membres des con- grégalions religieüses.\u2018(Très ' bien ! trés bien ! et vive \u2018adhésion à droite.) Maintenant, serrons Fobjection de plus près et examinons-la'daus son principe.Je commence par écarter le, mot 6 aveu lément \u201d,.qui ne peut étre que l'effet d\u2019une méprise, câr la doctrine catholique n\u2019admet \u2018pas\u2019 l'obéissance aveugle plus de la\u2019 part \u2018\u2018dés religieux que du reste des fidèles.\u2018\u201c Que votre \u2018obéissance soit raisonnable, disait saint Pierre : Rationabile obsequium vesirum.Et pais qu\u2019entendez-vous par ces chefs étrangers, monsieur lg rapporteur ?'Lès chefs des congrégations enseignantes ne résident pas à l'étranger ; tls sot à côté de vous, ils résident au milien'de vous ; ils demeurent rue Otâirôt, rue du Bac, etc.Car je ne suppose pas que vous vouliez entendre par ce chef étranger le Souverain-Pontife lui-même, Dans ce cas-là, votre objection passerait pardessus les chefs des congrégations pour atteindre tous les catholiques de France; et alors je vous demanderais de qutlle souveraineté vous voulez parler.\u201cEst-ce: de la souveraineté spirituelle ?Le Pape, chef spirituel de tous les catholiques, n\u2019est un étranger nulle part.(Très bien! ; très bien ! à droite.) EVE M.LB CONTE DEDOUVILLE-MAILLBFEU.\u2014 Il l\u2019est pour nous.NL a Mer RBPPEL.\u2014VOulez vous parler de, la souveraineté temporelle ?Eh \u2019 bièn, pour nous, catholiques français, Lé'souverain temporel n\u2019est pas à Ronib; il est én France, dans l'ensemble des pou- \u2018voirs publics.(Interruptions sur divers bancs à gauche.) Cod Ca Je suis bien aise de profiter de ma présence à la tribune pour détruire tous ves préjugés.En fait de lois civiles ot temporelles, nous ne connaissons gue les lois frangaises.Voild notre doctiine.C'est la doctrine\u2019 qil\u2019enseignent \u2018toutes les congrégations'religieuses; : autre- tnent l\u2019on nierait-la distinction des deux \u2018puissancès, qui est un des principes fondamentaux du eathoiicisme.- -Yous paraîtra absolument satisfaisante.\u2026 Mgr Freppal cite ensuite:des çhif- | frés qui: démontrent d'une maniète \u2018irréfutable que le sentiment populaire est favorablé à l\u2019enseignement congréganiste.Pnis il aborde un ghtre côté de la question : le droit des pères et des mères de famille.Et comme la gauche se révrie, il lui jette un défi : : Mor [FRrePPEL\u2014Volis vous récriez, \u2018messieurs ; eh bien, il y a nu inoyen oO (Très bien! trés bien't a \u2018ensevelissaient les morts, forçant.ainsi | bién'sitdple de mié confèndre, de con-l gues de:la droite,\u201c c'est de cdneulter;les es mères de famille, _.M, um comte ne [Ana 16, | ve seuls (pi dent inrérét dans la ques, ct., PY ; : i Tr : gauche tA n ! ahh oul, lef fires t Nh FEppkL.\u2014- Comment! wwbus osez prétendre «jueles mèrés de famille n'ont: rien à voir dans l'éducation de leurs; enfants} 242 1105 dant at M usTays Ruvety-Nous demandons à donner des droits aux femmes, parfal- tement, mais, quand.elles \u2018serônt\u201d: ins- tfuites.LT Mon, F:\u2018&rer\u2014Eir bien, messieürs, soit ! Vous'ne voulez pds employer ce moyen pourtant si démacratique et si républicain; consultez aü \u2018moins iles conseils municipaux.(Applaudigsements à droite \u2014Vivesiinterruptions à gauche.et ay çentre.), : ; .- - , Ne présinent}-Méssjetirs, je vos prie, laissez drlet Pbratéot, 1-Tui \u2018Spry ré ordi.PT a res - i Là .JuLEs Roche \u2014Vous-nè.consulliez 1 ipas les mères de famille, vous, après Jd | révocation de I'édit de Nantes.|.\u201c \u2018Mer FrEPPBL.\u2014 .Oui, consyltez, les \u2018conseils municipaux sur la questign, de savoir quelle est la catégorie d'Instituteurs que désirent les Comtiunes.Mais C'est précisément ce'que vous'nie voulez pas, et vous ne le voulez pas, parce que vous savez d\u2019avance que dans la plupart des communes, les conseils municipaux, représentants légaux autorisés des populations, se prononceraient pour ces - -Y \u2018dignes religieuses, qui sont entourées-de l'estime et de la conflance de tbus.(Appläudissoments à droite \u2014éclana.: \u2018Goùûs À gauche et à 'l\u2019extrème gnüche.} \"M.LAnocHE-Jous&RT.\u2014Il vaut mieux obéir aux loges maçonniques: } \u2018Mon Frévrer.Cette - sympathie; - si vive;si profonde des \u2018populatiohs pour les congrégations religieuses,, vous la constatez vous-mègme dans votre rapppr, Vous en faites l'aveu à la page t6guan, vous dites; Li.n ; Or on sait, là pratique le maitre chague jour, cothbien sôtivent \u2018Iétcbnsell\u201d Municipal se meutre, dans\u2019 les petites communes, timoré quand.il s'agit, alors: même qu'il le: désire, de demander le remplacement des, honnes \u2018sœurs par des institutrices laïques; et it n'est parsonu dens geste .Chagi bre.à qui des maires 3 radicaux du motid Lain ~ \u2018atent répondu : dous impose la laïcisation de l\u2019école, Tais Nous-ne la demanderons pas.\u201d : : \u201cAh! nous mela demanderons.\u2018pas ! Vous ne la.demanderez pas, parce que vous craignez de mécontenter les pop lations aide n'être pas réblus! (Très bien! trés bien! adroite) = =! Vous ne Ia, demandatez pas, parce.qu vous êtes sûrs d'avance.de heurter l'opi-i nion püblique.Ces maires de campague, \u201c\u2018lés plus radicaux du \u2018 monde;\u201d sont vraiment charmants.(On- rit.) Ils ne demandent pas mieux que-de rejeter sur les épaules des députés une mesure dont ils redautent les conséquences Soothe em yy _.ir?droite)! [dat Si ce raisonnement ne brille pas par moins .parçum, cargctère de, prudenge auquel il serait injuste de Ne pa rendre \u2018hdmmage.(Tris bien! et rirds a droite) - Ils n\u2019oudlient qu'ume chose,l, \u2018& cas maires de campagne, les plus radicaux du monde, \u201d quand ils veüùlent '£é' dè- charger ainsi sur la Chambre dès députés d'une mésure odieuse : Fest up : Vous aussi, vays êtes soumis à la réélection ; \u2018et le Ree flots du\u2019 suffrage\u2019 \\¥fi- versel \u201cYont-dussi* changeantsi\u201dqne lés flots de-ld mer.i.4 pin A drmite\u2014C'est cela !\u2014Très bien I M.Gusrave RiveT.\u2014Vous voulez y mettre un frein! THC THC Mon Frærre.\u2014Voilà pourquoi.ils .vèulent nous renvoyer, à nous, la res- nsabité de cette mesure\u2019 de: prosor on et d'intoiérance.(Très Dien:t: à roite.); , 11.1 Lu ee ue Oui, mesure de proscriptioh el din.tolérance, vbilX le caractére\u2019de l'article 16, et c'est pourquoi j'espère que ja Chambre.le repoussera, pour maintenir dans les écoles publiques, entré le \u2018personnel laïque et le personnel congréganiste, une émulation qui na peut que rofiter au développement et au progrès de l'instruction priminaire\u2026(Vif \u2018assentiment à droite], car l'expérience dé- montré que cette concureuce est fécon- fonère an même lempstbus mes,\u201ccollè: i populations.Faites voter les.pères: (ets Spmpagaes, les plus | \u201cNous souhaitons vivement que-1d1b} |.pour eux-mêmes.(Très bien ! très bien ! | -la flerté, ilse recommande à.jout le | de et qua partout où les deux catégo ries d'écoles se\u2019 trouvent ed: présence, l\u2019une de l\u2019autre, chacune en retige son Buin.\"Lu 5e ds ol \u2018Bn effet; on s'ebserve:davantage sous.le\u201c coup' d'une comparaison toujours: possible.:C\u2019est à qui l'emportera .sur son\u2019 rival dans les exdmens et dans.les: coficours.Les uns -stimuleht les autres - pour la partie scientifique; ceux-ci ém- péchent ceux-là de se relâcher pour.la discipline matérielle et murale.Tous: bénéficient d'un voisinage qui ner:nüit à personne: * Voilà l\u2019avantage de dette présence simultanée, de \u2018ce: concours parallèle des deux personnels, laïque:et congréganiste, dans les: écoles .publiques.(Très bien! très'bien! à droite.) \u201c Si donc, messieurs, vous'vous laissiez entraîner à une exclusion systématique que rien ne jastifie, vous montreriez par là même que ce-n\u2019est: pas l\u2019'intérôt de l'instructith-Gui voas inspire.9.4 M.LE touts Ds A.LE CC némett ingn ** | fa 3 List, Maze.Certai I \u2018 ! code 8 2 2 CAE Mon FREPPEL.Z-.méjs un\" Adôtif d'hoatirité Fonte ta vel: om.(Tyee Diet 1trés bien! A droite) \u2018Vous né feriez absolument que poursuivre cèttt cémpagne à outrance cout \u201c l\u2019Eglise, qui d'a rapporté : jusqu'ici à la Rôpirbiique ni honneur.di profit.= aan i honneur, car il c\u2019y apas d\u2019honrjétir à opprimer les faibles.© cM n membre de l'extrême gauche.\u2014 Oh ! les faibles.fo OÙ GAL Yous + Mon Frébrri \u2014Ni prof, amoindrissez ainsi dos forces dofit vous besoin dans l'ave- pourrez avoir grand |, Je -dis plus: à Ja veille des.He :mpnicipales, vas feries.un acte spir- Yerainement imprudent, et Impolitigue, \u2018car, lorsqu'on sajjra dati ] 23 qu'ils J aura de époque fixe, déterminée, où \u2018les mères e famille devront Peut res aux.Trôntières du Village ces éafhtés filles qui ont élèvé leurs edfants, {oi les ont élevées elles-mêmes, qui \u2018ont vrsi- 18, secauru, soulagé leurs malades; uand on saura d'ayance-que de pate es scènes se renpuvelléronf sur toïs les points du territoire \u2018frantais, eh bien! je ng crains pas \u2018de le dire, le simple annonce d'une paréille mesure \\causera ne vive inquiétude dans le : Ypo! apra un retentissemefit plus pre ond que vousnñe le pensez.\u2018 (Très Dien ! très bien.! à droite.) | Enfin, messieurs, \u2014c'est par là\u2019que je leypnine,\u2014est-çe bien par u article tet que l\u2019article 18, par un article qui pois sera au plus haïtt degré fous les Cathie: liques'de France, est-ce bien par Uni pareil article qu\u2019il convient à cette ntajo- rité, à cette Chambre, de répondre \u2018au langage si conciliant, si , Modéré, que faisait enteiidre, hier encore, le Souve- rain-Pontife ?Vos journaux ott'tous applaugi, vious avez a plaudi vous-Mêmes 2 cette\u2019 parole ig eine de mésüre et de réserve.Eh bién, \u2019 qu\u2019est-ce\u2018\u2018que vous allez répondre à l\u2019Encyclique du \u2018Sajn}.Pére ?- Se 1 T \u2018a ag Ce 7 pM.LE COMTE DB pataitiséau\u2014 Rien du.tout !.a LL pe ; ires à gauche.) | th i Cob, iin eon \u201crie ., Men FrerrEL.~ Vous allez lui \u201crépondre en expulsant.des écoles publiques toutesiles congrégations religieuses, Eh bien ! si c'est là.toute la- réponse.que vous avez à faire à l'encyclique du Saint-Père, faites la:/ Mais le.monde entier saura qu'à des avances vous avez répondu par des provocations, qu\u2019à une .6 1 | parole de paix vous, gwec.répondit (par un.çri-de guerre ; vous en aurez -la responsabilité, (A pplaydissemenis.ré- : pétés: à, droite L'argent.@ reajpur- nant A son bance ast SAF: fs oF Helgues de la.droite), 01 0fi ph 00, I \u2019 VONT 47 LE Coy fre Vis Cet admirable \u2018discours N'estpas seulement uh.thef-d'tvte \u2018érafoite, IP | c\u2019est une éclatante revendication.des droits de l'Egtiseen matière d\u2019ensei- gnément, tyi \u2018Thrhifiedt\u201d dxposs de principes, et un grand acte de patriotisme.Bourquei faut-il que le Parle- Wient ffahonis reste sonfd'à de toiles paroles ! lh t - : ides A0 aul TET Asahi 29 TL ro! .{ id, I today \u201crfi TN i Pub fie fren We nigh eC CE NAL Une découverte de M.Provancher | M.Provancher,rédacteur du Monde, a fait une découverie, qui va le poser.Il a découvert une clique, non pas la| clique que tout le monde connaît, la | clique fameuse, la clique historique, | la clique authentique, la Clique des cliques, enfin ; mais une clique nouvelle, peu nombreuse et beauceup | plus criminelle que l'autre, puis- | qu\u2019elle ne croit pas que M.Chapleau | est dieu et que M.Provancher est son prophète.Nos lecteurs sont curieux, sans doute, de savoir les noms de ses membres.Le rédacteur du Monde les connaît,et il les désigne ; ce sont MM.F.X.Trudel, I.Belleau, et T.Chapais.Inutile de dire que cette clique apocryphe n'existe que dans l\u2019imagination de M.Provancher.Ces trois méchants personnages ont entrepris une croisade.Ils veulent détruire l'honorable secrétaire d'Etat et tous ceux qui ont combattu avec lui.Vit-on jamais plus coupable entreprise ?Aussi M.Provancher ne les ménage pas.Il les pourfend, il les massacre, il les extermine.| C'est un terrible garçon que cet exécuteur des hautes œuvres de M.Sénécal.Après avoir fait un portrait en groupe des trois malheureux qu'il dénonce, portrait pas flatté du tout, M.Provancher procède à les peindre séparément.C'est là qu\u2019il révèle la délicatesse de sa touche et la finesse de son pinceau.Il s'en prend d'abord à M.Trudel, et répète sur son compte tout ce que le Monde dit à l\u2019Etendard depuis un, an.M.'Trudel a un journal, et répondra, nous n\u2019en doutons pas.Vient ensuite le tour de M.Belleau.Notre ami le député de Lévis n\u2019a pas de journal, et il est juste que nous le défendions contre les attaques du Monde.Suivant M.Provancher, M.Belleau n\u2019est \u201c qu\u2019un conservateur ardent à déchirer son parti.\u201d Nous savons mieux que cela dans le district de Québec.Le député de Lévis est Un -conservateur dévoué, fidèle, et dont l'honneur est sans tache.Tl ne s'est pas ménagé pour le service.du parti.C'est lui qui, durant plusieurs années, a soutenu, de sa plame acérée et de ses généreux sacrifices, l\u2019Echo de Lévis, an des.meilleurs journaux conservateurs que nous ayions eus à Québec.C\u2019est.lui qui a fait des luttes.acharnées, contre M.Saint-George et M.François Langelier dans le _comté.de Portneqf.C'est Tui qui a été Tun des plus vaillants champions de notre], cause sur les hustings, où il a prête cent fois le sécours de sa puissante parole aux candidats conservateurs.Et ce vigoureux Intieur, le vaillant M.Provancher le représente comme étant \u201c toujours aû triomphe et] jamais à la bataille.\u201d \u2018Enfin le rédacteur dy Monde arrive à notre chétive personne.Nous ne! pouvons résister au, aisir de.citer ce qu\u2019il dit de nous.Voici notre lot \u201c De M.OHAPAIS peu de chose à dire : celui-là n\u2019a pas encore fait ses dents.\u2018* Qui êtes-vous, j jeune homme?\u201d va lui demander le parti auquel il veut imposer une règle de conduite aussi extraordinaire, \u201c vous voulez faire sortir du parti M.CHAPLEAU et ses amis; savez-vous que depuis vingt = RTE Maes FETS NW SE \u201céamerme nr cancers années île gp donne tout tleur temps, \u2018tout leur trävsil, toute leur intelligence au succès du parti conservateur ; qu'ils ont lutté nuit et jour dans la mauvaise fortune pour rame- \u2018ner nos amis au pouvoir et qu \u2018ils :ont réussi ! \u201d M.Provancher voudrait que le parti conservateur nous demandât qui nous sommes.En réalité c\u2019est \u2018lui qui nous pose cette question pleine d'un noble dédain : \u2018\u201c Qui êtes- vous jeune homme ?\u201d Nous voulons y répondre imiédiatement.Nous sommes un conservateur de tradition et de conviction, conservateur sons alliage, conservateur quand même.Malgré notre jeunesse, qui parait être un péché grave aux yeux de l\u2019écrivain du Monde, notre conservatisme date de loin.Il date des luttes à outrance du parti conservateur de Kamouraska contre ce terrible libéral qui s'appelait Letellier.Depuis lors il ne s\u2019est jamais démenti ni chez les nôtres ni chez nous.Les mauvais jours l\u2019ont trouvé fidèle, les beaux jours ne l\u2019ont pasj connu exigeant.On ne l\u2019a pas vu se fanfiler au-milieu des coulissiers et des jouisseurs ; le contact des spéculateurs ne l\u2019a pas souillé ; il n\u2019a jamais marché dans le sentier des intrigues ; il ne s'est jamais prêté à aucune transaction honteuse, à aucun marché véreux, à aucun lâche abandon de principes.Voila notre conservatisme, le conservalisme qu\u2019on nous a transmis ; et ce qu\u2019il a été dans le passé, nous promettons qu'il le sera dans l\u2019avenir.Nous défendons les vrais prin- \u2018cipes du parti, nous défendrons sa politique tant que nous la jugerons sage et conforme à la justice, nous défendrons ses chefs tant qu\u2019ils seront dignes de la confiance d\u2019un honnête homme.Quant à ceux d\u2019entre nous qui pactiseront avec les idées libérales, qui déserteront le droit chemin, qui terniront l\u2019honneur du drapeau, qui voudront se servir du parti comme d'un vil instrument pour assouvir leurs appétits, ils ne seront jamais des nôtres.Le rédacteur du Monde saura \u2018maintenant à quoi s\u2019en tenir sur notre compte.Il y a longtemps que Tous savons i quoi nous en tenir sur \u2018le sien, quoique nous n\u2019ayions pas \u2018l\u2019honnear d\u2019être connu de lui.C\u2019est jun conservatetir que les principes \u2018ne fatiguent pas, et dont les convic tions sont légères.Il serait aussi [bien libéral si lès circonstances l\u2019a- \u2018vaient voulu.Demain si M.Sénécal, lretournant à ses anciennes amours, \u2018avait besoin de faire parler sa feuille, le Monde, en faveur de nos adver- \u2018saires, M.Provancher aurait-il le \u2018cœur de lui refuser sa plume ?Le rédacteur du Monde nous donné\u2019 un Conseil.Il insinue avec une délicatesse qui lui fai£ honneur, que nous ne devrions rien dire de fâcheux à l'adresse de M.Chapleau, parceque nous sommes le gendre de quelqu\u2019un.\u201c En attaquant M.Chapleau dans les circonstances, dit-il, M.Chapais a trop l'air de combattre pro aris et Jocis, trop l'air de laisser croire-qu'on souffre quelque part d'une certaine impuissance (!) que la comparaison met en relief.\u201d Il ya là un \u201ctrop l\u2019air de laisser croire \u201d qui vaudrait JOURNAL DES CAMPAGNES qu\u2019onen parlât.Mais laissons de côté ces vétilles.Nous sommes d\u2019avis que M.Provanchera trop lair de laisser croire qu\u2019il veut nous intimider.Il s'adresse à mauvaise enseigne.Comment, parceque nous avons telles ou telles relations de famille avec un membre du cabinet, nous n\u2019aurons pas notre franc-parler.Il nous faudra nous taire surce sujet, et ne pas traiter cet autre, et ne rien dire de désagréable à ce personnage, et rester silencieux sur les agissements de cet homme public.Un ministre manquera à la loyanté et à la sclidairté ministérielle, un député intriguera contre le parti, un journaliste, M.Provancher par exemple, écrira une sottise.« Et je serai le seul qui ne pourrai rien dire ! » Qu\u2019on se détrompe.Si nous laissions les choses s\u2019établir sur ce pied, il vaudrait autant pour nous renoncer au journalisme.Non ; nous ne sommes pas inspiré, le Courrier du Canada n\u2019est pas un organe, nous avons conscience d\u2019être seul responsable de ncs écrits, nous voulons rester libre, et libre nous resterons.Que M.Provanclier comprenne bien qu\u2019il n\u2019est pas de taille ni d'esprit à nous baillonner.Arrivons au mot de la fin, M.Provancher nous traite d\u2019aventurier M.Provancher!!! Nous jurons solennellement au rédacteur du Monde que nous n\u2019avonseu d'aventures d\u2019aucune sorte.Nous n'avons jamais fait d\u2019excursion à Manitoba ; notre vie a été jusqu\u2019ici d'une monotonie fort prosaïque.Pas de bohême, pas de fol\" de bourse, rien.Calme plat !.Etre traité d\u2019aventurier par M.Provancher!\u2026 le journaliste particulier de M.Sénécal !\u2026 ** Quel comble, et ce fut mon destin \u201d ! > Le député de Qnuébec-Centre Le discours que M.Bossé a prononcé sur la loi des licences, a considérablement augmenté le prestige dont il jouissait déjà dans la Chambre des Communes.Il a traité la question en légiste et en homme pratique.Suivant lui,\u2014et nous croyons qu\u2019il est dans le vrai,\u2014la loi Maccarthy est uléra vires, au moins dans certaines parties.Mais ce n\u2019était pas là absolument la question qui était devant la Chambre.La question était de savoir si le Parlement devait abroger purement et simplement la loi de 1888, avant qu\u2019il eût été décidé d\u2019une manière précise, par le tribunal le plus compétent, que cette loi est inconstitutionnelle.Les décisions rendues jusqu'ici, en particulier dans les causes de Russell et de Hodge, se contredisent plus ou moins, et ne sont pas formulées de manière à établir nettement la jurisprudence sur-ce point de droit.Les avis sont partagés.M.Bossé a cité deux causes qui se sont produites l\u2019année dernière, et dans lesquelles les juges ont décidé que la loi Maccarthy est inconstitutionnelle.Il est donc à désirer que l\u2019on obtienne un jugement final, complet et exclusif, qui ne laisse plus de place à la chicane.En attendant, les droits des pro- vinces restent saufs, puisque le gon- vernement s'engage à présenter un bill pour suspendre les clauses pénales de l'acte d'Ottawa, jusqu\u2019à ce que la question soit décidée.Ainsi, voici exactement quelle est la position.Le gouvernement admet qu\u2019il peut y avoir des doutes sur la constitutionnalité de sa loi.Il s\u2019engage à faire décider la question par le plus haut tribunal possible.Et, en attendant, il suspend virtuellement l\u2019effet de l'acte fédéral, laissant ainsi le champ libre à l'exécution des lois provinciales.M.Bossé a parfaitement exposé la situation et conclu très logiquement que la première chose à faire, c'était d\u2019avoir une décision claire et directe.Le discours très raisonné du député de Québec-Centre a fait une profonde impression sur la Chambre.Sa haute réputation d\u2019homme de loi donnait à sa parole double poids.Voici ce que dit de M.Bossé la Gazette de Montréal : \u201cM.Bossé de Québec, l\u2019un des hommes les plus capables de la Chambre, orateur élégant dans les deux langues, esprit logique et convaincu, et argumentateur serré, dont l'influence a toujours été croissante depuis son entrée aux Communes, M.Bossé a réduit la question débattue à sa plus simple expression.\u201d Un incident, tout à l'honneur du député de Québec-Centre, s\u2019est produit au début de son discours.Il parlait en français ; quelques députés crièrent : en anglais, en anglais.M.Bossé, s'interrompant, déclara qu\u2019il était très flatté qu\u2019on exprimât le désir de comprendre ce qu\u2019il disait, mais que si les honorables collègues voulaient seulement apprendre le français, ils acquerraient une langue qui les paierait amplement de leurs peines.Les électeurs de Québec-Centre ont le droit d\u2019être fiers de leur député.\u2014_\u2014 A travers les Etats-Unis Le Canadian Américan de Minneapalis, Minn.dit que les principaux journaux du Dakota sont rédigés par des Canadiens (Canucks) et que les Canadiens commandent dans tout l\u2019Etat.M.Wilson, géologue de Chicago, qui étudie en ce moment la formation géologique des régions à charbon authra- cite de la Pennsylvanie, près de Lone Mountain, a regu l'autre jourla visite d\u2019un fermier, nommé Samuel Herb, venant le prier d'examiner un échantillon de minéral trouvé dans sa propriété.C'était de l\u2019émeri.Le géologue accompagnant le cultivateur dans sa ferme, y a reconnu I'existence d'une veine d\u2019émeri de 38 pouces.La petite propriété de Samuel Herb est nue et stérile, et il n\u2019y a qu\u2019une huitaine de jours qu'il cherchait à la vendre $300.Une compagnie de Boston vient de la lui acheter $50 000.Tous les terrains avoisinants ont doublé de valeur du jour au lendemain.Mercredi dernier, les Canadiens de Southbridge, Mass, étaient dans l\u2019allégresse.[ls fétaient le retour de leur vénéré pasteur, le Rvd.M.Brochu, et | s'efforçaient de lui montrer par leur empressement toute la sympathie et l'estime que son dévouement pour le bien de la paroisse ont fait naître dans leurs cœurs.Le presbytère ot le couvent avaient été brillamment illuminés pour l'occa- gion. 6 JOURNAL DES CAMPAGNES Un savant Nous avons écrit dernièrement quelques articles sur la loi du progrès et de l\u2019évolution.C'était une réponse très modérés à une conférence faite à Québec, et qui contenait des erreurs scientifiques et doctrinales.Nous avons eu le tort de trop parler du conférencier : il en a pris un petit grain d\u2019orgueil.Ce bon M.de Kastner s\u2019est dit qu\u2019il devait être un personnage important : il l\u2019a cru.Dédaignant de répondre aux arguments de pauvres \u2018\u2018 obscurantistes,\u201d il a résolu de poser en maître.Et il pose, et il phrase.Le rédacteur de l\u2019Electeur, en lui ouvrant les colonnes de son journal, s'est fait à la fois bedean et thuriféraire.Il a annoncé le grand savant, il l'a respectueusement encensé.Le maitre n'a pas un langage très clair, mais il possède le don des phrases vides et sonores : deux qualités qui vont bien ensemble.Il aime à ouvrir des horizons inconnus de ses disciples, à qui il sait faire comprendre avec une extrême délicatesse que ce sont tous des ignorants.Dans ce jeune pays, voyez- VOus.Monsieur a donc commencé par prouver ce que tout le monde sait, ce que personne ne conteste, a savoir : que les idiomes se transforment.que le français dérive du latin.La belle histoire ! Le mot pourrir vient de putrere ; mais notez les modifications intermédiaires : putrere, pudrire, podrir, por- rir, et enfin pourrir.\u201c Tr s'est suc- vessivement adouci en dr, puis en rr ; u a passé par o pour venir a ou.\u201d \u201c Et tout cela afin d'arriver à cette conclusion : que rien ne peut arre.ter dans sa marche triomphante la loi de l\u2019évolution, cette grande loi qui éclaire d'un jour radieux les horizons sans fin de la vie universelle ! Avouez que ça prête à rire.Tant que notre linguiste ne s'inspire que de ses dictionnaires et de ses grammaires, il dit des choses fort ennuyeuses, mais qui sont du moins passables.Il est vrai qu\u2019il traduit César de manière à faire gémir les mânes du grand homme, mais on lui pardonne cette peccadille.Soudain les grammaires se ferment et le savant universel laisse tomber de ses lèvres ces paroles touchantes : \u201c Absorbé par nos occupations quotidiennes et par des études austères qui n'ont pour mobile que la recherche désintéressée de la vérité, en dehors de toute coterie politique, religieuse, philosophique ou sociale, le temps me manque pour faire voir au public que le progrès par l'évolution s'accomplit dans les langues en général.Mais je nourris d\u2019ailleurs un projet grandiose : celui de prouver qu'il en est de même dans toutes les branches des connaissances humaines, dans tout ce qui existe, dans le monde moral, comme dans le monde physique.\u201d Ce n\u2019était que le début, mais il promettait, n'est-ce pas?Nous avons eu la suite il y a quelques jours, et nous ne saurions dire quand nous verrons la fin.Ça menace Ch oe d\u2019être long, bien long, à moins que l\u2019orthodoxie de l'Electeur ne s'effraie et ne dise à son cher professeur : \u201c De grâce, soyez prudent, n\u2019allez pas plus loin.\u201d Cette seconde leçon est on ne: peut plus amusante.M.de Kastner y prend des airs de petit Darwin et nous promet des merveilles pour plus tard.Par exemple, il nous fera voir que \u201c le mot latin dies se trouve reproduit deux fois dans le mot aujourd\u2019hui, que des termes aussi différents d'apparence et de signification que \u201c répit, évéque, espion, épicier, ont la même racine commune.\u201d Ces paroles nous rappellent le maître de philosophie du Bourgeois Gentilhomme, et nous ne pouvons nous empêcher de nous écrier avec M.Jourdain : \u2018\u2018 Vive la science ! Ah ! la belle chose que de savoir quelque chose ! \u201d Mais pourquoi M.de Kastner veut- il nous ouvrir ces horizons splendides?Pourquoi veut-il nous initier à ces mystérieux secrets de la linguistique ?Ah! qui l\u2019eùt cru ?C'est afin de nous convaincre que les espèces animales se transforment, que le cheval .n\u2019est qu\u2019un âne perfectionné, ce qui conduit tout naturellement à la sublime théorie de l'homme-singe ou de l\u2019hom- me-poisson.Pour prouver que nous ne faisons pas de la pure plaisanterie, nous allons citer le raisonnement de notre conférencier aussi fort en logique qu\u2019en version : \u201c* Croyez-vous qu'il n'y ait pas plus d\u2019analogie entre deux êtres comme l'âne et le cheval qu\u2019il n\u2019y en a entre les deux mots épicier et évé- que ?Or je vous démontrerai la prochaine fois, avec une certitude absolue, que ces deux termes épicier et évêque sont les rejetons d'une même souche.Pourquoi le cheval et l\u2019Ane n\u2019auraient-ils pas une commune origine, en supposant même que les géologistes et les paléontologistes n\u2019eussent pas encore retrouvé tous les chaînons intermédiaires ?\u201d Pourquoi pas ?.Cette forme interrogative convient admirable a nos grands petits savants qui ne savent rien.Quand ils ont posé une question, ils la croient résolue.M.de Kastner interroge: pourquoi 2.pourquoi pas ?.Le bon sens lui répond, et le bon sens est contre lui.C\u2019est une terrible chose que d'avoir le bon sens contre soi.Donc, M.de Kastner nous montrera que les mots épicier et évéque ont la même racine.Et aprés?* Que diront à cela, s\u2019écrie-t-il, les abstracteurs de quintessence métaphysique\" en termes plus simples, tous les gons sensés ?Ce qu\u2019ils diront?lis garderont probablement le silence, se contentant de soupirer et de penser que cet homme est malade.Correspondance de In Capitale Ottawa, 19 mars 1884.Le télégraphe vous a donné déjà le résultat du vote sur les résolutions de M.Houde demandant le rappel de l\u2019acte des licences.Tous les députés conservateurs, moins quatre, ont soutenu l\u2019amendement de Sir latures locale et fédérale, sur la question des licences, aux tribunaux.Ce résultat vous explique pourquoi M.Tarte qui était arrivé à Ottawa avec des projets si glorieux, en est si vite reparti.Le vote donné par la majorité est, dans mon opinion, le seul qu'il soit possible de justifier sous les circonstances.Voici en deux mots comment se présentait la question.° En juin 1882, sur un appel porté au Conseil Privé d\u2019une décision de la Cour Suprême du Nouveau-Bruns- wick, il fat décidé que l\u2019acte de tempérance 1878 était constitutionnel, et de la compétence du Parlement fédéral.Cette décision reconnaissait par conséquent le droit du parlement fédéral de prohiber la vente des boissons enivrantes et de déterminer les conditions dans lesquelles elle pouvait se faire.Il fut compris dans le temps, que ce jugement enlevait aussi aux législatures locales tout contrôle sur ce trafic.En la relisant aujourd\u2019hui, on voit que la décision n\u2019allait peut être pas aussi loin, mais il n\u2019en est pas moins vrai que l\u2019inference était passablement justifiée par les termes du jugement.Le Conseil Privé prenait même le soin de dire qu'il ne voulait pas qu\u2019il fut compris que son jugement fut en opposition avec l'opinion exprimée par la Cour Suprême dans cette même cause de Russell vs la Reine.Or, cette opinion allait à dire que le pouvoir exercé par le parlement fédéral dans la passation de l'acte de 1878, il le tenait de la clause'de l\u2019acte de la Confédération qui lui donnait le droit de légiférer sur tout ce qui concerne la réglementation du commerce ; ce qui équivalait à dire que le parlement fédéral avait seul le droit de réglementer la vente des boissons.Il n\u2019y ent qu\u2019une opinion en Chambre sur la portée de la décision du Conseil Privé, et cela dans le sens que je viens d\u2019indiquer.Subséquemment, dans la cause de Hodge vs la Reine, le Conseil Privé rendit une autre décision dans laquelle il reconnaissait la compétence de la législature d'Ontario à passer une loi pour déterminer les conditions dans lesquelles pouvait être accordées des licences pour la tenue des tables de billard, et la vente des boissons.En même temps le Conseil Privé déclarait qu\u2019il n'avait rien à changer dans l'opinion exprimée dans la cause de Russell vs la Reine.Les deux décisions portaient sur des points différents, il est vrai, mais semblaient dans leurs développements, reconnaître le pouvoir concurrent des législatures locales et fédérales sur d\u2019autres points touchant directement à la législation fédérale.Dans ces circonstances.et, vu l\u2019incertitude crééo par cette seconde décision, ne semble-t-il pas raisonnable qu\u2019au lieu de répudier sa propre action, le Parlement fédéral décide de laisser sa loi en force jusqu'à ce que, sur un appel provoqué devant les plus haut tribunaux du pays, il ait connu exactement l'étendue de sa Hector, à l\u2019effet de soumettre la question des pouvoirs respectifs: des légis- juridiction ?Qu\u2019y ati] dans cette action - qui puisse préjudicier aux droits des Provinces ?Quand ces droits seront bien définis, et ils devront l\u2019être d\u2019après les termes même de Ja constitution, il sera temps de demander qu\u2019ils soient respectés.Si, comme on le prétend, le Conseil Privé est très disposé à interpréter l'acte fédéral dans un sens tout à fait favorable aux provinces, si sa décision dans l'affaire de Hodge a la portée qu\u2019on lui prête, cette portée ne manquera pas de s\u2019accentuer davantage dans le jugement qui sera provoqué, et au lieu d'y perdre nous n\u2019aurons qu\u2019à y gagner.I] me semble que les députés qui ont voté la loi de 1888, s'ils ont fait une erreur en etagérant la portée du jugement in re Russell, ne devaient pas s\u2019exposer à en commettre une seconde en exaggérant dans le sens opposé la portée de la décision in re Hodge.Et c'est certainement le moindre danger qu\u2019ils pouvaient courir.Je vous avouerai que, de plus, les députés avaient une certaine répugnance a rappeler, avant même de l'avoir mise à l'essai, une loi qui a été préparée avec un très-grand soin et qui est sans contredit la meilleure qui ait été faite surla matière.Peutêtre qu\u2019en constatant les bons effets qu'elle devra nécessairement produire, au point de vue de la morale publique, l'opinion publique en réclamera-t-elle une semblable pour la Province si celle-ci est déclarée insconstitutionnelle.Et ce sera ua grand de fait dans la bonne direction rL\u2019objection faite par M.Amyot qu\u2019elle aura pour effet de diminuer les revenus provinciaux, est facile à résoudre.Cette loi aura pour effet sans aucun doute de diminuer de beaucoup le nombre des vendeurs de boisson, mais le gouvernement de la Province a le droit d'augmenter le prix des licences, de le doubler, de le tripler même.Si le nombre des débitants diminue de moitié, les licenciés pourront payer leürs licences plus cher et s\u2019en trouver encore mieux.Vous pourrez ainsi diminuer considérablement le débit de boissons, et en conséquence relever le niveau de la moralité publique, sans que ni les revenns de la Province, ni les intérêts privés n\u2019en souffrent.Cette considération vaut quelque chose.Quelques amendements seront faits à la loi, cette session, pour rencontrer les vues de quelques députés qui désirent maintenir, en faveurs des conseils locaux, le pouvoir que leur donnait le code municipal de restreindre on de prohiber la vente des boissons.Vous avez dd remarquer que la tendance du Canadien s'accentue de plus en plus\u2019 vers la gauche.Jugez par là des dispositions du groupe dont ce journal est l\u2019éclaireur.Tenez pour certain qu'il accepte son échec sur le Pacifique de très mauvaise grâce.Pendant que le Canadien entretient les espérances de M.Blake, les autres cherchent, préparent l\u2019occasion,épient le moment favorable, nourrissent pendant ce temps la défiance dans l'esprit des amis, et dans l\u2019opinion publique ; et, à Un moment donné, \u2014 eee t SAT es CT ils reéditeront la comédie du Pacifique, s\u2019ils trbuvent assez de dupes.Toutefois, comme ils ne peuvent compter que sur un coup de main ou tine surprise, il y a toujours ce moyen facile de les déjouer, qui est de ne pas les perdre de vue, et de tonir constamment l'attention publique éveillée sur leurs mouvements.Dans ces conditions, je réponds de la paix.Un libéral de notre district me disait l'autre jour.\u2018\u201c M.Blake n\u2019est que médiocrement flatté des cajoleries de certains hommes.Il n\u2019ambitionne pas l'alliance de M.Sénécal et ne désire pas attacher à son pied le lourd boulet que traîne avec tant de peine le parti conservateur.\u201d Et il avait raison.J'en ai toujours voulu à M.Mercier de s\u2019être montré si difficile, je commence à croire que M.Blake fera lui aussi la sourde oreille aux prières que lui adressent tous les jours, \u2018du fond du cœur, les vrais amis de la cause conservatrice : \u201c* De la vraie clique, délivrez-uous, M.Blake.\u201d X.COARESFONDANCE D'ONTANIE Sandwich, le 17 mars 1884.QUI A LA PART DU LION DES CANADIENS-FRAN- GAIS OU DES ANGLAIS DANS ONTARIO ?Un certain monarque français, -François Ier, le roi chevalier, disait un jour devant ses courtisans : \u201c Je voudrais bien voir l'article du testament d'Adam qui lègue l'Amérique aux Espagnols.\u201d Ne pourrions-nous pas demander avec autant de raisori, quel est l\u2019article de la constitution provinciale d\u2019Ontario qui lègue les emplois publics aux Anglais, à notre exclusion ?Si cet article n'existe pas, nous le savons, comment se fait-il \u2018que nous nous tenions satisfaits de si peu des n tres aux affaires de l\u2019administration publique ?Cette question, nous nous la sommes posée bien des fois, et si nous avions à la résoudre, nous aurions à entrer dans bien des considérations propres à éveiller notre apathie, ou au moins notre insouciance sociale.Nous avons trop facilement accepté l'éloignement des affaires.Après tout l\u2019héroïsme montré dans les grandes luttes ouvertes, nous avons fait preuve de faiblesse en ne nous concertant pas suffisamment pour réclamer et maintenir nos droits constitutionnels., Ceux qui n\u2019ont pu nous chasser on nous réduire par les armes ont été bien près de nous effacer du rôle auquel nous pourrions prétendre par notre nombre, comme par notre civi- Hsation.Nous jouissons d\u2019une paix profonde, d\u2019une liberté parfaite depuis 1887, et cependant, il y a dix ans à peine que la nomination d\u2019un Canadien-français à un emploi officiel a été faite dans la personne de M.Joseph Marentette comme officier de Douane à Windsor.Oserions-nous rappeler les cris d\u2019étonnement, sinon de jalousie, que cette nomination a provoqués chez ceux qui remplissent les bureaux des leurs ?On n\u2019a vu dans la promotion de M.Marentette qu\u2019un privilège révoltant, qu\u2019un début de French Domination, contre lesquels il fallait rendre des mesures de répression.tait-ce là une logique de la part de nos voisins, quand ils se pavanent du titre de libéraux partout où ils pénètrent ?Depuis lors, nous le reconnaissos nous avons obtenu, pour les nôtres.JOURNAL DES CAMPAGNES = EEE quelques emplois, mais nous les avons dans une proportion infime.C'est à peine sinous pouvons les compter pour le cinquième des positions a occgper, quand nous sommes la majorité, À loffice de la Poste de Windsor, sur quinze employés, nous en avons trois seulement de notre les bureaux des différends autres services, Mais pourrait-on nous objecter que dans notre nationalité les sujets manquent, ou qu\u2019ils n\u2019offrent pas les garanties morales voulues ?À cela nous répondons fièrement : non, nous ne manquons pas de sujets, et surtout nous les avons offrant par eux- mêmes les meilleures cautions morales.Qu'on nous permette de signaler ceux des nôtres investis d\u2019emplois publics, et de demander en quoi ils cèdent à leurs collègues, tant en capacités qu\u2019en garanties morales.Y-a-t-il dans le bureau de poste de Windsor des hommes plus respectables et plus estimés dans l'opinion publique, que nos trois Canadiensfrançais, Messieurs F.X.Meloche, R.Langlais et Charles Benglet ?Trouvera-t-on dans les douanes des hommes plus intègres que M.Baby, M.Z.Marentette et M.D.Brassard.Enfin n\u2019avons-nous pas dans la régie deux hommes éminemment instruits, deux compatriotes des plus intelligents dans M.Pierre Ramon M.Irénée Girardot ?Où de telles hommes se sont formés, où de tels fonctionnaires se sont puisés, il s\u2019en forme tous ies jours, et nous sommes en mesure d\u2019en offrir à 'administration jusqu\u2019à concurrence du nombre des emplois qui devraient légalement nous revenir, et sans crainte d\u2019avoir à en rougir.Nous appelons l'attention des sociétés Saint-Jean-Baptiste sur ce qu\u2019elles auraient à faire à ce sujet.Sandwich, le 24 mars 1884.Nos instituleurs el nos institutrices\u2018 canadiens - français dans le comté d\u2019Essex, province d'Ontario.Après avoir montré que le petit nombre de nos Canadiens-français, qui ont été admis aux emplois publics,ne le cèdent ni en capacités,ni en garanties morales, à aucun de ceux de nos voisins qui envahissent nos bureaux administratifs, nous voulons parler d\u2019une autre classe de fonctionnaires dont la mission a plus d'influence encore au point de vue de nos traditions nationales, et qui a tous les titres se montrent a la hauteur de I\u2019honorable charge qu\u2019ils embrassent au milieu de nos populations : nous avons nommé nos instituteurs et nos institutrices cgnadiens-francais Il y a vingt-cinq ans à peine, il semblait que c\u2019en était fait de nos écoles publiques pour les nôtres.Le monopole de l\u2019enseignement était tombé dans les mains de ceux qui nous avaient écrasés ; nous ne comptions parmi les maîtres de la jeunesse pas un seul Canadien-Fran- çais.Nous ponvons donc dire que nos instituteurs et nos institutrices canadiens ne sont que d'hier, et cependant ils sont nombreux sur le champ de la lutte laborieuse mais pacifique qui est si admirablement organisée par le systéme scolaire qui nous régit depuis quelque temps.Nous rendons hommage aux talents, aux succès des maîtres anglais ou autres, à qui sont confiés les enfants de leur nationalité, mais nous n\u2019admettrons point qu\u2019ils ont une supériorité sur les nôtres, malgré les avantages notables dont ils jouissent, autant pour les écoles préparatoires aux examens que pour la langue dans laquelle se passent des examens.Nous n'avons pas d\u2019écoles spéciales pour l'étude du français, c'est une lacune regrettable, une lacune qu\u2019il nous est temps de «combler : nous ne nationalité ; il en est de même dans | l sowmes point là sur le pied de l\u2019égalité, et cet état de choses.doit attirer l\u2019attention des sociétés Saint-Jean- Baptiste, et de tous ceux de notre nationalité qui peuvent avoir à cœur le salut de nos traditions.Nous pouvons dire que nos maîtres et nos maîtresses sont les enfants de eurs œuvres ; ils se sont en quelque sorte faits eux-mêmes ; soutenus et dirigés par leur dévoué inspecteur, M.Th.Girardot, ils sont arrivés à une aptitude d'enseignement que nos populations ont chaque jour occasion d'apprécier.On nous permettra bien de citer ici les noms de nos instituteurs dont les mérites sont un point d'honneur pour notre nationalité, et qui nous font espérer qu\u2019ils sont le début d'une liste qui ne fera que grandir dorénavant.Les Bondy, les Dugal, les Cheney, les Girardot, les Rocheleav, les Jubenville, les Paré, les Bénetto, les Renaud, les Famelart, et tant d\u2019autres dont les noms nous échappent sont toute une phalange d'hommes qui rivalisent de zèle, de dévouement dans la cause de l'éducation publique.Nous pouvons avec le même orgueil citer aussi les noms de nos institutions comme méritant hante- ment les éloges les plus flatteurs.Les demoiselles Pagé, Gignac, Rondat, Girardot, Crévier, Odette, Jolibois; Lebœnf, Réaume, Howell, etc, sont aussi de leur côté des modèles d\u2019institutrices qui ne nous laissent rien à envier à celles des nationalités voisines.À ces listes abrégées nous aurions bien aussi à ajouter les noms d'un certain nombre de maîtres et de mai- tresses qui nous sont venus du Bas- Canada depuis quelques mois.Nous nous ferons un plaisir de leur consacrer un article spécial.(A suivre) NOUVELLES DES CANADIENS a D'ONTARIO Nous apprenons avec une bien vive satisfaction que nos Canadiens français de Tilbury-Ouest, si fâcheusement en désaccord à l\u2019occasion de leur nouvelle école séparée, cédant aux judicieuses observations qui leur ont été faites de la part des autorités compétentes, ont fini gr tomber d'accord sur les limites qui devront circonscrir les enfants appartenant à chacune des trois écoles iritéressées.Nous félicitons vivement ceux qui sont charitablement intervenus dans cette mesure de pacification, assurant à chacun d'eux qu\u2019ils ont fait là du patriotisme tel qu\u2019il nous le faut, si nous voulons grandir en dignité à côté de ceux qui nous entourent et nous observent.D'autre part, ceux qui ont sacrifié leur amour propre en renonçant à leurs prétentions respectives n\u2019en méritent pas moins des compliments pour avoir compris qu'il y a des intérêts qui en priment \u2018autres : ce sont ceux d\u2019une section, sur ceux d'une ou de quelques familles, par exemple.Nous l'avons dit, c'est ainsi qu\u2019il faut entendre le patriotisme ; c\u2019est ainsi qu\u2019il faut travailler à la gloire, au maintien de nos traditions, sans nous arrêter à des considérations qui sont du domaine de l\u2019égoïsme, de l'esprit bas et étroit.Nous aurons assez à faire en nous tenant unis ; évitons la moindre des divisions capables de nous affaiblir en face de nos voisins.#4 | Une assemblée générale des membres de la Saint Jean-Baptiste, dite d'Essex sera tenue à Windsor, dans la salle Saint-Alphonse, le dimanche 23 mars courant, à 4 heures de l\u2019après- midi Parmi les affaires qui seront traitées, il sera question d'organiser les délégations de nos différentes cociétés qui devront se rendre à la grande 7 | convention de Montréal, le 24 juin prochain.Nous ne pouvons trop insister près de nos canadiens-français du pays pour que tous se rendent à notre assemblée qui sera une des plus importantes de l'année, vu les nombreuses questions qui y seront discutées, et qui intéressent au plus haut point non seulement notre société, mais encore notre nationalité canadienne.Nouvelles Le dix neuf mars courant, la paroisse de Sarnia, sur le lac Huron, était en grande fête à l\u2019occasion des noces d'argent du Révérend Père Bayard, curé de la ville.Les Dames de la localité, ayant appris que leur vénéré pasteur se proposait de donner un modeste dîner à quelques-uns de ses amis en souvenir de son 25ème anniversaire de prêtrise, ont imaginé de faire à leur bon curé une surprise préparée par des procédés marqués d'une délicatesse vraiment touchante.Une souscription paroissiale s\u2019est faite spontanément et a permis de donner à la fête un retentissement diocésain.Toutes les salles du couvent de Sarnia ont été mises à la disposition des Dames de la ville, qui en un jour les convertirent en vraies salles de festin.Le clergé du diocèse fut invité, et s\u2019y est rendu avec un empressement qui témoigne de l'estime dont le Révérend Père Bayard jouit parmi ses confrères.Monseigneur Walsh a voulu aussi relever l\u2019éclat de la fête, non seulement en y assistant en personne, mais cn s'appelant lui-Même pour faire le sermon de circonstance, sermon qui a été dans toute son étendue d'une si heureuse inspiration que l'auditoire n\u2019oubliera jamais combien sa Grandeur sait montrer de déférence aux prêtres qui, comme le Révérend Père Bayard, honorent le sacerdoce par une vie de missionnaire vraiment apostolique.La cérémonie religieuse a été splendide, les fidèles s\u2019y sont portés avec un empressement impossible à décrire.Tout a été édification, tout a été un triomphe pour le héros de cette pieuse manifestation.Le dîner a réuni des centaines de personnes, tant laïques notables que prêtres et amis du Révérend Père Bayard, qui aura trouvé dans ce beau jour des satisfactions assez douces pour lui faire oublier les pénibles labeurs de son ministère dans bien des missions où il a eu à lutter contre des difficultés capables de décourager tout homme autre que le vrai serviteur de Dieu.Le vendredi 2} mars courant, il nous est arrivé à Sand Wich mème, pour résider définitivement comme fermier une honorable famille venant de Rimouski, place à près de quatorze cent milles d'ici.Nous saluons M.Louis Parent, Madame Parent et leurs nombreux enfants comme des frères que nous sommes heureux de recevoir au milieu de nous, et de leur accorder le vrai droit de cité comme canadien-français des plus respectables et des plus intelligents.M.Parent nous est arrivé sain et sauf après ce si long voyage, el sa famille n\u2019a pas été peu étonnée de trouver dans notre région un vrai soleil de mai, après avoir laissé Rimouski sous une couche de veige de plus de cinq pieds d\u2019épaisseur.HTE GIRARDOT.La Banque Nationale annonce un dividende de 2070.Cette nouvelle sera accueillie avec plaisir par un grand nombre de personnes. 8 RFR ce Le scandale de Toronto PROCÉDÉS DU COMITÉ D'ENQUÊTE\u2014LETTRE DE M.BUNTING- Le comité des privilèges et élections s\u2019est réuni, le 18, dans la bibliothèque de la Chambre.M.Dowling, député de Renfrew-Sud, a fait sa déposition très longuement et avec un grand luxe de détails.Voici le résumé de son témoignage : Jeudi dernier, il eut une entrevue avec M.Wilkinson, qui lui fit des propositions pour l'engager a voter contre le gouvernement Mowat, dans le but de faire arriver au pouvoir un gouvernement de coalition.Il prétend que M.Wilkinson Ini a proposé de voir M.Bünting pour parler de l'affaire, et lui a offert d'arranger entre eux une entrevue.M.Dowling a tout raconté aux membres du gouvernement qui lui ont conseillé d\u2019aller chez M.Bunting.Il y est allé dans l'après-midi.Il prétend que M.Bunting lui a fait alors des propositions corruptrices.Le député de Renfrew-Sud a eu aussi une conversation avec M.Lynch, qui lui a offert de l\u2019argent pour son vote.La même chose avec M.Kirkland, qui s\u2019est plaint du gouvernement au sujet d\u2019une question de limite à bois, et a voulu faire signer à M.Dowling une promesse round robin de voter contre Mowat.M.Balfour a ensuite donné son témoignage dans le même sens que M.Dowling.C'est surtout à Kirkland, l'américain intéressé dans les limites à bois, qu\u2019il a eu affaire.M.Wilkinson lui a aussi fait des offres d'argent.M.Kirkland lui a dit qu\u2019il avait $10 000 à sa disposition pour faire modifier la loi sur la coupe du bois.M.Wilkinson lui a affirmé qu\u2019un cabinet de coalition serait formé, et que M.Harcourt, député libéral, serait le chef de l'élément réformiste.Vendredi, le 14 courant, M.Wilkinson a voulu lui faire signer le fameux round robin, et lui a offert $1 000 pour sa signature.Plus tard il lui a promis la position de régis- trateur au Nord-Ouest.Lundi il a nsisté de nouveau pour faire promettre à M.Balfour de voter contre le gouvernement, et finalement il lui donne $800 00, sans avoir obtenu aucun engagement.C'est alors que Balfour, après avoir consulté trois membres du cabinet, a étrit à l\u2019orateur pour lui confier les $800 00 et l\u2019informer de cette tentative de corruption .À la même séance du comité, l\u2019inspecteur de police, Ward, a produit des lettres et papiers trouvés sur MM.Kirkland et Wilkinson.Il y a une lettre d\u2019un nommé R.G.Peters, de Manistee, Michigan, datée du 25 décembre, autorisant Kirkland à dé- dépenser $10 000 pour une affaire de limites qui semble leur être commune, et une autre lettre de l\u2019honorable D.L.Macpherson adressée à Wilkinson, et lui annonçant qu\u2019il sera probablement nommé régistra- teur à Edmonton, Territoire du Nord- Ouest.On trouve aussi parmi ces papiers le round robin qu'on a voulu faire signer à plusieurs députés.Ce sont là les seuls documents réellement importants.À la séance du 20,M.McKim, l'an des députés qui a reçu de l'argent, .a donné son témoignage.C\u2019est M.Wilkinson qui lui a fait des propositions et qui après plusieurs entrevues, lui a remis $1,000 qu\u2019il a fait parvenir à l\u2019orateur, avec une lettre explicative.M.McKim avait signé le round robin avant de recevoir l'argent.Voilà où en est rendue l'enquête.M.Bunting, de son côté, a publié dans le Mail de mercredi, la lettre suivante : \u201c J'ai lu le rapport de la déclaration non assermentée faite par M.Dowling hier, devant le comité des privilèges et élections, et comme l\u2019on a fait librement ussge de mon nom, je me hâte de déclarer que cette déclaration est, en des oints très importants entièrement inexacte.M.Dowling vint me voir il-y a quelques jours, aux bureaux du Mail.Il s\u2019introduisit lui-même, car il était un étranger pour moi.Il me dit qu\u2019il désirait me voir privément.Je le fis entrer dans une autre chambre, et 'assurai qu'il ne serait pas dérangé.ll me déclara alors qu\u2019il étant membre de la législature, médecin de profession, pratiquant dans le comté de Renfrew, et gradué du collège McGill, Montréal.1l dit avoir été, contre sa volonté, induit par son parti d\u2019entrer dans la vie publique ; qu'il avait été élu, que-son élection avait été.annulée, et qu'il avait été élu de nouveau.Il se plaignit amèrement de la mauvaise foi du parti grit à son égard, car on ne lui avait pas donné cinq centiïns pour l'aider à payer les frais de sa contestation, qui s\u2019élevaient à la somme de $5,000.Quelques-uns de ses commettants lui avaient proposé de lui souscrire $1 000, mais il avait refusé, vu qu\u2019ils étaient ses patients.Il se plaigait de nouveau de Pingratitude de son parti; qu'il était un jeune homme, et que le paiement de ses frais, l\u2019embarrassait beaucoup.Je lui fis remarquer combien diffeiente était la manière d\u2019agir des conservateurs, à l\u2019égard de l'élection d\u2019Algoma, et j'ajoutai que si M.Dowling.était conservateur, il serait traité tout aufre- ment.11 se déclara alors prêt à voter contre le gouvernement, moyennant la somme de $2 000, et à résigner son siège dès l\u2019on que voudrait.Je lui déclarai bien distinctement qu'il n\u2019y avait pas à songer à sa proposition, et lui conseillai de ne pas résigner.Je me levai, et il me quitta.Je n\u2019avais jamais parlé à Cet homme avant ce jour, et ne l'ai jamais vu depuis.Cette déclaration est correcte en tout points.(Signé) C.W.BUNTING.Toronto, 18 mars 1884.Jusqu'ici aucun chef conservateur n\u2019est impliqué dans l\u2019affaire, et nous croyons qu'il est souverainement in juste de préjuger l'opinion par des accusations hâtives.\u2014-\u2014e-ep>>-f>-\u2014\u2014\u2014\u2014 Monsieur Clapin et I\u2019 ** Univers Le correspondant parisien du Canadien continue à faire des siennes Dans sa dernière lettre, il se livre à une équipée nouvelle.Laissant pour cette fois de côté les pièces suspectes et les romans scabreux, le courrié- riste léger se risque imprudemment sur le terrain ecclésiastique.C'est fort ; le claqueur d\u2019Hérodiade transformé en traducteur d\u2019encyclique ! Examinons-le dans ce nouveau rôle.Pour son coup d'essai dans le genre religieux, il s'attaque à \u201c l\u2019Univers,\u2019 au sujet de la traduction française de la dernière Encyclique du Saint-Père.Mais sur ce terrain.qu'il ne hante pas tous les jours, il vague et trébuche délicieusement.Le Moniteur de Rome s'est fait l\u2019éditeur d'une version française de l\u2019Encyclique Nobilissima gallorum gens.Cette version, adoptée de confiance évéques : Ces mots ne figurent pas dans la traduc- JOURNAL DES CAMPAGNES par le Jotirnal de Rome, et uni grand nombre d\u2019autres journaux, au nombre desquels se tronye le.Courrier du Canada, vette version n\u2019est pas absolument fidèle, et,en un point surtout, pèche gravement contre le texte.Le Saint-Père dit qu'il a plusieurs fois chargé le Nonce pontifical à Paris de faire au gouvernement français des représentations, que les chefs de la république ont attesté recevoir avec un esprit d'équité ; le Moniteur de Rome lui fait dire que ces représentations ené été accueillies avec un esprit d\u2019équité.La variante est visible et porte sur un point important.L'Univers, qui a publié une traduction a lui, a rendu exactement la pensée du Pontife, et relevé l'inexactitude de la version mise en circulation par le |Moniteur de Rome.Le Moniteur n\u2019a pas voulu en démordre.De là polémique, échange d'articles vifs, etc.Tout à coup M.Clapin intervient, et prononce ex cathedra.Voici comment il tranche le différend, contre l'Univers, naturellement : Un passage, entre autres, de la lettre du Souvorain Pontife, parait beaucoup passionner les esprits :c\u2019est celui où Léon II reconnait que les réclamations présentées par le Nonce de Paris au gouvernement français ont été accueillies \u2018* dans un esprit d\u2019équité.\u201d L'Univers, pour un, ne voulut pas admettre que le Pape eût parlé de la sorte, et, prétextant une erreur de traduction dens la version française de l\u2019Encyclique, il imprima, au lieu et place du passage en question.que le gouverneuent français avait seulement \u201c attesté recevoir les observations du Chef de l'Eglise dans un esprit d\u2019équité.\u201d Comme ou le voit, ce n\u2019était plus du tout la même chose.Cette assertion vient à son tour d\u2019être contredite par les organes mêmes du Vatican, le Moniteur de Rome et l'Osservalore Romano, lesquels, non contents de prier l'Univers de vouloir bien rétablir dans son intégrité primitive la phrase incriminée, ont en outre signalé au journal de M.Eugène Veuillo: les nombreuses omissions dont il s\u2019est rendu coupable en publiant en entier le document pontifical.Citons notamment le passage ou I'Encyclique recommande aux laïques de respecter l'autorité des auclorilatemque revereantur.tion de l'Univers.Relativement au passage controversé, voici le cexte absolument authentique de la lettre du Saint Père, tel que rédigé à Rome et publié dans le dernier numéro de la Semaine Religieuse du diocèse de Paris, c\u2019est-à-dire dans l'organe même de Son Eminence le cardinal Guibert : \u201c Dans ces circonstaifces, y est-il dit, nous n'avons, de notre côté, rien omis de ce que les temps semblaient réclamer.Nous avons ordonné, aussi souvent qu'il le parut nécessaire, à notre nonce apostolique de porter des réclamations, qui furent accueillies par ceux qui gouvernent la chose pub ique, dans un esprit d\u2019équité.\u201d Telle est la décision souveraine de M.Clapin.Le texte absolument authentique du passage en question, est le texte publié par la Semaine religieuse de Paris.Disons de suite que ce texte, ou plutôt cette traduction, est celle du Moniteur de Rome, que la Semaine a prise toute faite comme beaucoup d\u2019autres feuilles hebdomadaires ou quotidiennes.Disons aussi que le Moniteur de Rome n'est pas l'organe du Vatican, pas plus que le Journal de Rome, pas plus qu'aucun autre journal romain.Quant au texte officiel, il n'y en a qu\u2019un seul, et c\u2019est le texte latin.Nous allons citer ce texte, et M.Olapin va voir que sa version absolument authentique ne l\u2019est pas du tout, que les mots ont attesté avoir reçues, ne -collègues connaissent, sans se trouvent pes dans la traduction du Moniteur, quoique le Souverain-Pon- tife les ait écrits, et qu\u2019en définitive c\u2019est l'Univers qui a raison.Voici.la phrase latine\u2014texte officiel-: Legatum Nostrum Apestolicam, quoties oportere visum est, facere expos- tulationes jussimus : quas qui rem- publicam gerunt prono se ad :uquitatém animo accipere lestale sunt.Testali sunt, ont attesté : un élève de troisième traduirait cela.Nous reconnaissons avec M.Clapin que ce n\u2019est plus du tout lu même chose, mais c'est ce que le Saint-Père a dit ; et nous sommes heureux de réparer aujourd\u2019hui l\u2019omission involontaire que nous avions nous-même commise sur la foi du Moniteur de Rome.Quant aux quatre mots que l'Univers aurait omis à un autre endroit; leur omission est purement matérielle et ne change nullement le sens de la phrase, ce qui n'est pas le cas pour l\u2019omission du Moniteur de Roine.L'Univers, d\u2019ailleurs, s\u2019est empressé de rectifier son inadvertance légère, le Moniteur de Rome;s\u2019est obstiné dans sa traduction infidèle.En terminant, un conseil à M.Clapin.Qu\u2019il tre se fourre plus dans les questions religieuses ; il n\u2019y entend goutte.Nous nous étonnons seulement,.non, nous ne.nous étonnons plus \u2018que le Canadien laisse passer dans ses colonnes d'aussi graves incartades.er Ln déciaration de l\u2019honorable M.Macpherson Depuis\u2019 que le scandale Kirkland a éclaté, les grits ont tenté, a plusieurs reprises, d'impliquer des chefs conservateurs dans l\u2019affaire.M.Mowat s'est distingué sous ce rapport.De sa place en chambre, il a prononcé des paroles trèg injurieuses pour l\u2019honorable M.Macpherson, insinuant que le Ministre de l\u2019intérieur à Ottawa était complice de l'acte corrupteur de Wilkinson et Kirkland.Le démenti ne s\u2019est pas fait attendre.À la séance de mercredi, au Sénat, l'honorable M.Macpherson a soulevé une question de privilège.Nous traduisons ses paroles : \u201c Je demanderai à la Chambre la permis- mission d'interrompre ses procédés pour une question de.privilège.Je lis dans le Globe d'hier des paroles prononcées par le Procureur-Général d'Ontario, M.Mowat, sur un sûjet qui avait été mis devant la législature, et que tous mes honorables aucun doute.Ces paroles se trouvent sos le titre Privilège, et ont trait à ce que M.Mowat appelle une conspiration: Au cour de ses observations, \u2018il a dit que des places ont été offertes, et:que des conspirateurs ont déclaré qu\u2019en éffrant dans ce but des places \u2018 qui dépendent du gonvernement' fédéral, ils avaient l\u2019autorisation du Ministre de l'Intérieur.M.Morris lui ayant demandé de répéter cette déclaration, M.Mowat a :répliqué : \u201c Ces cons- \u201c pirateurs, en faisant ces offres \u201c d'emplois sous le contrôle du gou- & vernement fédéral, ont déclaré \u201cqu\u2019ils avaient pour cela l\u2019au- * torisation du Ministre de 1'Inté- \u201c rieur.\u201d Plus loin il a dit : \u2018\u201c\u201c\u2018Bun- \u201c ting s'est engagé à faire nommer \u201cle dit McKim régistrateur au Nord- o 27e Ch CR JOURNAL DES CAMPAGNES 9 \u20186 Ouest, avec un salaire de $1 000.« Wilkinson et lai,ont assuré McKim \u201c que le Ministre de l'Intérieur leur a «« promis que leur parole serait .con- « firmée ; ot Banting en particulier \u201c «a donné sa parole que la place \u201c serait accordée.\u201d Plus loin M.Mowat a dit encore : ** Dans le * même but, le dit Wilkinson s'enga- \u2018\u2018 gea à faire nommer Balfour régis- \u201c trateur au Nord-Ouest, par le gou- \u201c vernement fédéral.\u201d \u201c Maintenant, honorables messieurs, tout ce que je désire aujourd'hui c\u2019est de donner à ces affirmations un éclatant démenti.Ce démenti est superflu pour ceux qui me connaissent ; car l'absurdité de l'allégation est évidente.La place de, régistrateur à Régina n\u2019est pas vacante, et cependant, elle aurait été offerte à deux amis de M.Mowat.Je n\u2019ai pas besoin de dire que je n\u2019ai rien autorisé de semblable, et je donne à, toutes ces insinuations, en autant queje suis concerné, un démenti formel.Avant de reprendre mon siège, je dois exprimer ma surprise qu'un homme occupant une position.comme celle qu\u2019occupe M.Mowat, ait pu porter une pareille insinuation contre un homme occupant une position comme celle que j'occupe.Il se base simplement, c\u2019est lui-même qui le dit, sur l\u2019allégation d'uñ membre de son parti, pour lancer contre moi une aussi grave accusation.Je me contenterai aujourd\u2019hui de lui donner une dénégation catégorique, et je remercie la Chambre de m'avoir permis d'interrompre ses procédés.\u201d ; Nous sommes heureux de mettr devant nos lecteurs ces paroles énergiques du Ministre de l'Intérieur.[ Elles contribueront à éclairer l'opinion sur ce qu'on doit penser des audacieuses insinuations qu\u2019on se permet en certains quartiers contre les chefs conservateurs.Une douce mrnie L\u2019Electeur veut absolument que le gouvernement Ross soit un gouvernement sénécaleux.C'est chez lui une douce manie qui nous parait incurable, et que nous n\u2019essaierons donc pas de guérir.Le parti conservateur sait à quoi \u2018s\u2019en tenir sur ce sujet, et cela nous.suffit.Seulement, notre confrère.se rend grave d'un de ses propres \u2018écrits.Nous lui avons cité sa proclamation aux conservateurs honnéles de Lévis, dans laquelle il leur demandait de | suivre des chefs comme De Boucherville, Beaubien, Ross,ete.Nous avons prétendu que cette proclamation est un certificat d\u2019honorabilité donné aun docteur Ross par lElecteur, La-dessus, notre confrére s'écrie que nous ne sommes pas difficile si nous nous contentons dp cela, et il publie après nous sa proclamation, mais en omettant le nomdu docteur Ross.Si c\u2019est une tactique, elle mérite condamnation.Dans ce même numéro, notre confrère admet que nous avons dit vrai lorsque mous avons déclaré qu\u2019il avait déjà fait l\u2019éloge du docteur Ross .\u201c Nous l\u2019avons classé parmi les conservateurs honnêtes, quand \u2018nous avions raison de le croire honnête, \u2019\u2019 écrit-il.Voilà un aveu -précieux.Il y a deux mois, vous classiez le docteur Ross parmi les conservateurs honnêtes, et vous aviez raison de le croire honnête.Nous n\u2019en voulons pas davantage.Le public sait que depuis ce temps le premier-ministre ne s'est pas comporté comme un malhonnéte homme.L'Electeur s'occupe beaucoup du programme des castors et de celui du docteur Ross.Qu'il dépose cette sollicitude.Le gouvernement fera connaître sa politique à l'ouverture de la session.Et en attendant, les conservateurs lhonnétes et indépendants que notre confrère porte dans son cœur, se réjouissent d\u2019avoir à Québec un gouvernement libre de l'influence sénécaliste.- Maintenant, l\u2019Electeur peut fabriquer tant qu\u2019il lui plaira des histoires au sujet de l\u2019élection de Portneuf.Cela ne nous regarde nullement, et ne tient pas da tout à la question.Comme fait,le député de Portneuf est parfaitement indépendant de M.Sénécal, et a même voté contre les principales mesures présentées dans l\u2019intérêt du grand joueur.Le scandale de Toronto | L'ENQUÊTE L'enquête se continue devant le comité des privilèges et élections.Il n\u2019y a eu jusqu\u2019ici aucun témoignage bien intéressant.M.Dwight, gérant de la compagnie du télégraphe du Gréat-Western, a refusé de donner communication des copies de télégrammes qu\u2019on lui a demandées.L'honorable M.Fraser a proposé de l\u2019ameñer à la barre de la Chambre.Le docteur Coscoden, député, a donné son témoignage qui n\u2019a roulé que sur des entrevues et des conversations qu'il a eues avec M.Meeck, avocat.Il prétend que M.Meck lui a fait des offres pour le faire voter contre le gouvernement.Le témoin a aussi rencontré M.Bunting au buffet du Parlement.M.Bunting lui aurait parlé de coalition, mais sans lui faire aucune offre.L'enquête criminelle est commencée devant le magistrat de police.MM.Wilkinson, Bunting Meek et Kirkland ont comparu avec leurs ayo- coupable, \u2014 est-ce volontairement ?| °°**- MM.Meek, Bunting et Wilkinnous l'ignorons\u2014d\u2019une falsification | son ont plaidé non-culpabilité, et demande un procès par, jury.M.Kirkland.a produit le même plaidoyer ; mais il a demandé un procès sommaire.M.McKin a rendu un long témoignage qui ne contient l'énoncé d\u2019au- | cun fait nouveau.Arboriculture .\" Aw moment ot 1s plantation des aïbres fruitiers vase faire dans de grandes \u2018 proportions, mows avons pensé être agréable à nos lecteurs en leur rappelant les soins à prendre pour une plus sûre réussite dans cette Opération.Aussitôt les arbres reçus du pépiniériste, il faut les mettre en jauge, c'est-à-dire les racines dans un tron assez profond pour recouvrir le tout de bonne terre, quand même le terrain serait prêt.On les prendra dans cette jauge alors au fur et à mesure du moment de la plantation ; i si un envoi d\u2019arbres arrivait pendant la gelée, il faudrait déposer les colis intaots dans un endroit tempéré où il ne gèle pas; cellier, cave ou écurie.On les déballe avec précaution, seulement quand toute gelée a cessé.Les sujets arrivés par un temps de hale, c\u2019est-à-dire sec et venteux, ou si l\u2019on doit planter tardivement, devront avoir les racines trempées dans une bouillie grossière composée de terre grasse et de bouse de vache.Ceux qui auront l\u2019écorce ridée seront couchés horizontalement dans une fosse entièrement recouverts d'une couche suffisante de terre, et mouillés copieusement.On les sortira quelques jours après, quand le bois sera revenu à son état normal.Les arbres fatigués, quelque peu chétifs, exigent pour leurs racines et leurs branches une taille plus sévère que les arbres vigoureux.Une bonne plantation se fait dans les conditions suivantes : Ouvrir de large trous, et défoncer le sol, si la couche végétale a trop peu de profondeur.Mélanger autour des racines de bonnes terres amendées par quelques angrais parfaitement consommés.Les fumiers ordinaires ne répondent pas à ce besoin : ils peuvent engendrer des moisissures sur les racines en se décomposant.Rafraichir à la serpette ou au sécateur jusqu'au vif, au moment de la plantation, les racines meurtries par 1'opération de l'arrachage.Aux jeunes sujets plantés dans un sol frais, il est quelquefois préférable de couper un -peu court les racines mères, ména- .geant tout le chevelu possible.En tenant compte de la petite butte qu'il est bien de former au pied dn jeune arbre, il ne faut pas que le \u2018collet du plant, c\u2019est-à-dire le point de jonction des racines avec la tige, -desçende plus bas que le niveau réel de la surface du sol.En plantant plus profond, l'arbre ne tarde pas à souffrir, faute d\u2019air aux racines, et de plus il restera presque toujours stérile.Cette | remarque est importante ; elle a été faite par des observateurs sérieux qui ont trouvé là une des principales causes de la stérilité des arbres.Nous pensons qu\u2019on trouvera dans cette explication la réponse à plusieurs questions qui nous ont été faites au sujet de l\u2019infécondité des arbres fruitiers.Dans-un terrain froid ou humide, si l'on ne peut choisir mieux, on ne doit creuser qu\u2019un trou peu profond, et tenir la naissance des racines mêmes au-dessus du niveau du sol.On butte alors l'arbre en conséquence, et on le maintient par un tuteur assez fort.Arroser en plantant, si le sol est tant soit peu sec, et, dans tous les cas, il ne faut pas négliger de placer au pied de tout arbre planté une fourchée de paille ou de fumier pailleux, afin d\u2019y entretenir la fraîcheur indispensable à la reprise de l'arbre.Il est bien aussi de badigeonner la tige des arbres plantés, soit avec.un lait de chaux éteinte, soit avec une bouillie de cendres fraîches, ayant soin d'y ajouter de'la terre grasse assez pou donner à cette application l\u2019adhérence suffisante pour se coller à l\u2019arbre.La plantation de tous les arbustes doit se faire dans des conditions ana- \u2018logues.Dans les pays à climat sec et à temtpérature plus chaude que froide, l'automne est la meilleure saison pour la plantation.Le printemps est préférable.pour les sols humides si l\u2019on a à redouter des hivers trop rigoureux.HTE GIRARDOT.La St-Joseph À 8T-SAUVEUR.\u2014La célébration de la St-Joseph a été très brillante à St- Sauveur.À 8.80, les membres de l'Union St- Joseph, au nombre d\u2019environ quatre cents, avec bannière, insignes et la musique du 8ème des carabiniers royaux en tête, allaient au devant de leur président, M.Jonas Gosselin.MM.\u2018Villeneuve et Dumontier avaient été délégués par l\u2019Union St- Joseph de St-Roch ; M.Grenier, par celle de Beauport ; M.Falardeau, par celle de Sillery, et M.Bourget, par celle du village de Lauzon, pour assister à la fête.Les décorations dans l\u2019église étaient aussi nombreuses que variées et disposés avec le goût le plus délicat.De magnifiques banderolles ornées de courants de verdure descendaient à plis ondoyants du sommet de l\u2019aute]; ces bauderolles portaient plusieurs inscriptions ainsi que les armoiries de Léon XIII et de la congrégation des Oblats.L'honorable M.Rémillard ainsi que M.Sheyn et M.Boutin, maire de St-Sauveur occupaient des sièges d\u2019honneur.MM.Peachy et Vallières, MM.les Drs Dion, Brochu etc étaient au bas- chœur.La messe a été chantée par M.le Grand Vicaire C.E.Légaré, assisté des RR.PP.Drouet et Jodoin comme diacre et sous diacre.Le sermon a été donné par le R P.Bournigal O.M.I.À l'orgue la musique a été pour les membres du chœur un vrai succès : nous les en félicitous bien sincèrement ainsi que l'orchestre et l\u2019organiste.Après la messe les membres de l\u2019Union se sont rendus auprès du R.P.Bournigal qui a répendu avec bonheur à leur adresse.ST-ROOH.\u2014La procession à St-Roch à suivi le parcours que nous avons indiqué la semaine dernière.Elle était trës nombreuse et précédée de la musique de l\u2019Union musicale.M.Latulippe lut l\u2019adresse à M.J E.Martineau, président de l\u2019Union.M.Martineau répondit en termes heureux à cette adresse.La messe a été chantée par Ml'abbé Sexton avec MM.les abbés Déziel et Bellean, comme diacre et sous-diacre.Le sermon a été donné par Ml'abbé V.Charland, du collège de Lévis.ep Te Le chœur de St-Roch a chanté la messe de Papin.Au Gloria il y a en solos par Mlle Orphéa Giguere et M.P.-A.Lapierre ainsi qu\u2019à l\u2019Agnus Det.À l'Epitre M.F.Dorval a chanté Vision de Sainte-Cécile, à l\u2019Elévation Mlle Brindamour a chanté Temple, osvre-toi de Gounod.M.Joseph Létourneau étudiant en droit, touchait l'orgue et M.J.Turcotte, avocat, dirigeait le chœur.Au bas-chœur on remarquait Son honneur le Maire, l'honorable M.P.Garneau, le lieutenant colonel Vohl, M.Dorval, chef de la brigade du feu, etc etc.MM.J.Langlois et P.Blouin représentaient l\u2019Union St-Joseph de St-Sauveur, l'Union de Sillery avait pour délégué M.A.Pâquet.Après la messe les membres se sont rendus à la sacristie où ils ont présenté une affectueuse adresse à Mle curé Gosselin.Sur le parcours de la procession les rues étaient magnifiquement bien parées. 10 > JOURNAL DES CAMPAGNE La colère dn ** Monde » \u2014 M.Provancher, très mécontent des dures vérités que nous lui avons dites, a juré de nous anéantir, et s\u2019est mis en quête d\u2019un trait qui pit, du coup, nous coucher sur le carreau.Il a cherché dans son esprit ; le carquois était vide.Restait l\u2019arsenal des gens de mauvaise compagnie ; M.Provancher s\u2019y est porté d\u2019instinct.Il s\u2019agissait d\u2019y trouver quelque bonne grosse personnalité bien injurieuse et bien cruelle.M.Provancher a mis la main sur quelque chose de rare et de foudroyant.Il s\u2019est somvenu que nous ne sommes plus célibataire, et nous a délicatement appelé.monsieur gendre.Monsieur gendre, tel est le titre de son article à notre adresse, tel est le sarcasme implacable dont il nous persécute.Après cela, si M.Sénécal trouve que son employé n\u2019a pas d\u2019esprit, c'est qu\u2019il en a fort peu lui- même.Malheureusement, il se rencontre que nous sommes d\u2019une rare impudence.Nous admettons effrontément que nous avons un père,un beau-père, des oncles, etc.Après tont, cela peut arriver dans les meilleures familles, et nous sommes sûr que M.Provancher lui-même n\u2019est pas sans péché sous ce rapport.Examinons maintenant la remarquable production de ce monsieur.Le rédacteur du Monde a cru ou a voulu croire que nous lui sonmet- tions le compte de l'honorable M.Chapais contre le parti conservateur.Il s\u2019est trompé deux fois.D'abord tel compte n'existe pas ; et puis, s\u2019il existait, nous croirions manquer à notre devoir de negotiorum gestor en acce t pour auditeur un homme tel que M.Provancher.Encore qu\u2019il nous répugne de descendre sur le terrain où le rédacteur du Monde veut nous attirer, nous ne pouvons nous empêcher de relever certains de ses dires.Il est vrai que l\u2019honorable M.Chapais, après avoir lutté quinze ans, est entré, sans cesser de lutter, dans le cabinet.Il est également vrai que neuf ans plus tard,en 1872,il est sorti volontairement du pouvoir, plus pauvre qu\u2019il n\u2019y était entré.Cela surprendra peut- être M.Provancher et son entourage, mais la politique n\u2019enrichit pas les honnêtes gens.Quant à l\u2019époque qui a commencé en 1874, le rédac- teux du Monde, par ignorance ou par mauvaise foi, manqué absolument à la vérité historique.Nous citons ses paroles: Le malheur est que le zèle de M.CuaPais cèssa avec le portefeuille ; qu\u2019en 1874, à l'heure où l'ennemi surprenait le camp conservateur, M.Cxa- PAIS ne résistait pas dans son propre comté, et laissait élire un libéral par acclamation, et en 1878, il refusait d\u2019aider M.'l'aché à reprendre le comté de Kamouraska., Les mauvais jours l'ont trouvé fidèle, sans doute, mais inactif.Dans la grande débâcle de 1874, le parti conservateur de Kamouraska fit ce qu\u2019il crut le plus sage pour ne pas compromettre l'avenir, et il fit bien.Mais ni ce parti ni son chef ne furent inactifs.En 1575, aux élections locales, ils emportaient le comté avec M.Roy, malgré les efforts de MM.Letellier et Pelletier.En 187%, ils faisaient noblement leur partie > dans la grande réaction conservatrice, en battant le candidat dpi gouvernement Mackenzie, qui venait de donner à M.Pelletier un portefeuille de ministre et un siège au Sénat.Pour abréger, de 1877 à 1884, chef et parti sont descendus sept fois dans l'arène électorale, et ont Jivré sept batailles rangées, toutes plus acharnées les unes que les autres.Il y a un an à peine, l'honorable M.Chapais, sexagénaire et malade, combattait encore les combats du parti conservateur, et cela sans aucun mobile d'ambition ni d\u2019intérét personnel.Quand M.Provancher aura \u2018derrière lui trente quatre ans de luttes formidables, et sur le front une couronne de cheveux blanchis au service de son pays, nous lui reconnaîtrons le droit de faire la leçon à ceux qu'il appelle lui-même les anciens.Lorsque nous considérons ce qui se passe, nous pensons souvent que les anciens valaient richement les nouveaux.Nous avons dit, quoiqu'il nous en ait coûté, tout ce qu\u2019il fallait dire sur ce sujet délicat.Nous n\u2019y reviendrons plus, quelles que puissent être les provocations de l\u2019homme à qui nouslavons affaire.Nos lecteurs ont compris, nous l\u2019esperons, le-senti- ment qui nous a fait parler ; ils comprendront la réserve qui nous fera taire.Ainsi donc, le rédacteur du Monde peut essayer, tant qu\u2019il lui plaira, de mordre l'honorable M.Chapais, de même que Sir Hector Langevin.Il y perdra ses dents, et l\u2019estime des rares conservateurs qui peuvent avoir encore quelques illusions sur son compte.Pore Quant à la position prise par le Courrier du Canada, elle n'exige pas une longue défense.Notre journal N\u2019a pas entrepris de démolir l\u2019honorable Secrétaire d'Etat, ni prêché de croisade contre lui.Nous avons simplement trouvé répréhensible quelques-uns de ses agissements durant l'affaire du Pacifique.Certains de ses actes nous ont paru imprudents, certaines de ses démarches nous ont semblé en contradiction avec le principe de la solidarité ministérielle.Nous l'avons dit franchement et sans détour, non pas dans les intérêts de tel ou tel ministre, mais dans l'intérêt du parti conservateur- Voilà ce que le Monde appelle une inconvenance.Vraiment le discours est plaisant.C\u2019est le Monde qui nous reproche de manquer de respect à un ministre, le Monde, qui, depuis le commencement de la session, n\u2019a cessé d'attaquer le cabinet conservateur à tout propos et hors de propgs ! Il n\u2019y a pas dans la province de Québec un journal libéral qui ait combattu plus violemment qu'il ne l\u2019a fait la politique et les hommes du ministère.Il n\u2019yen a \u201cpas un qui ait mis plus de brutalité dans ses attaques, et plus de méchanceté dans ses insinuations.Sir John Macdonald est aussi bien chef que M.Chapleau, n'est-ce pas ?Et'cependant le Monde l\u2019a dénoncé avec acharnement, lui et ses collègues.Cette \u201c voix qui s'élève de la foule et dit à cet homme en autorité : Vous avez trahi,\u201d ça été [la voix de M: Provancher.Est-ce le Courrier du Canada ou le Monde qui a publié ces impertinences, reproduites avec délices par l'Electeur : D'une part, trahir les intérêts les plus sacrés du peuple qu'ils représentent et mettre en danger nos institutions provinciales,de l\u2019autre, voter les résolutions pour maintenir Sir John et enrichir les spéculateurs du Pacifique.Les députés qui voteront ces résolutions dans les circonstances actuelles encoureront une responsabilité dont le peuple leur demandera un compte sévère.La Province de Québecest représentée dans le cabinet par (rois ministres canadiens-français.Que font-ils en ce moment ?sont-ils encore vivants ?s'ils ne sont pas morts ou en léthargie, il serait temps pour eux de donner signe de vie et de montrer s'ils complent pour quelque chose dans la direction des affaires publiques.C\u2019est sur eux surtout que \u2018pèse la plus grande responsabilité et s'ils méconnaissent leurs devoirs et s\u2019endorment dans une fausse sécurité, ëls pourraient bien avoir un réveil aussi prompt que désagréable.(Le Monde du 19 février.) - Vous n\u2019attaquiez pas alors ua seul ministre, M.Provancher ; vous en attaquiez trois, les trois chefs de notre province, et pour les naifs, vous vous donniez même l\u2019air d'attaquer M.Chapleau, en même temps que ses collègues.Vous les accusiez de lâcheté ou de trahison.Vous préchiez l\u2019indiscipline, vous l\u2019un \u2018des vieux apôtres de la discipline servile.Vous tentiez d\u2019ameuter l\u2019opinion contre les hommes en autorité, et de diviser la députation afin de renverser le gouvernement.Pendant ce temps-là, sans trahir les intérêts de notre province, le Courrier du Canada défendait les chefs traîtreusement assaillis, et leur politique qui lui semblait bonne, Et c\u2019est vous aujourd\u2019hui qui avez l'audace d\u2019accuser, de rappeler au respeot des chefs, de prendre sous votre pro- téction les hommes constitués en autorité ! Si nous sommes pen, comparé à M.Chapleau, ce dont nous convenons volontiers, qu'étiez-vous donc, vous monsieur Provancher, comparé à Sir John Macdonald, à Sir Hector Langevin et à leurs collègues.Pour nous servir de vos propres expressions, quel droit avait un homme comme vous à trancher de l'autorité, à vouloir nous faire adorer ce que vous adoriez et brûler ce que vous brûliez, à condamner les réputations, a ponlifier,en un mot, suivant le rite sénécaliste ?Vous nous invitez à nous taire, avec l\u2019urbanité de langage qui vous distingue.Ne serait-ce pas plutôt à nous de vous jeter ce superbe : \u201c taisez-vous \u201d qui est si ridicule dans votre bouche ?Ah ! nous vous connaissons bien, vous et vos compères: mieux que vous necroyez.ll y a longtemps que nous vous lisons, et que nous vous suivons.Nous connaissons votre tactique, Tos moyens, votre genre de polémique.Ni vos grands airs, ni vos hauteurs risibles,ni vos objurgations inoffensives ne nous font peur.Nous nous moquons des uns et des autres, et nous savons parfaitement que toutes vos foudres ne sont que des foudres de fer-blanc.Un dernier mot.Le Monde fait observer que le \u201c Courrier du Canada s'attaque vivement à l\u2019an de ses rédacteurs.\u201d\u201d Voila quelque chose de rare.C'est le Monde, dont M.Provancher est le directeur et le rédacteur responsable, qui a attaqué personnellement le rédacteur du Courrier, et qui l\u2019a traité d\u2019aventurier OR Cela nous a paru farceur dans la bouche d'un M.Provancher, et nous en avons légèrement glosé.Voilà tout.On avouera que la riposte était légitime.Quant à la question de fun, nous admettons volontiers que { le rédacteur du Monde a pu en avoir beaucoup plus que nous, et nous lui en abandonnons la gloire sans coup férir.Résumé des dépêches CSUROPE FRANCE Paris, 19 mars 1884.Le gouvernement a résolu d\u2019occuper le Haut-Tonkin jusqu\u2019à la frontière chinoise.® Les discours prononcés à Belleville, le jour de la Saint-Patrice, donnaient à entendre que des explosions allaient bientôt éclater à Londres, en plus grand nombre qu'auparavant.Les dynamistes'se recrutent considérablement parmi les réfugiés de Paris.Les communistes ont célébré hier l'anniversaire de la Commune par un banquet, dans un faubourg de Paris.Tes discours ont été très violents.Paris, 20 mars 1884.Après que Honghoa sera tombé au pouvoirdes Français, la France portera la frontière occidentale du Tonkin à Tuyen-Konang, actuellement occupé par les Pavillons-Noirs.La frontière nord ira de Phulong à Tuyen-Kouang.Paris, 21 mars 1884.La question de l'indemnité a été discutée par le gouvernement.Le minimum dont on est convenu, est de 150,000,000 de francs.Paris, 22 mars 1884.Le gouvernement a reçu une pétition des Français de l'Ile de la Réunion et de l'Ile Maurice se plaignant de l\u2019état des affaires à Madagascar et demandant que le protectorat français soit étendue à cette île.Ferry a résolu, paraît-il, de transférer du Tonkin à Madagascar, six mille hommes de troupes.On rapporte que des troubles assez graves ont eu lieu au Sénégal.D ANGLETERRE Londres, 19 mars 1884.M.Gladstone est allé à Coombe dans le comté de Surrey.,Û M.Jenkinson, le directeur du Bureau d'investigation criminelle pour les affaires d'Irlande, a nommé 50 détectives spéciaux.Gladstone est constamment accompagné d\u2019un détective.On parle toujours de dissolution \"du Parlement.Le Daily News recommande aux libéraux d\u2019être prêts au premier avis.Un correspondant du London News, M.O'Kelly, est parvenu auprès du Mahdi.Il a été bien reçu.Londres, 20 mars 1884.Parnell organise la campagne électorale en vue d\u2019une dissolution prochaine du Parlement.Les parnel- lites feront la lutte dans 90 divisions, et comptent en gagner 75.Le colonel de Winton a été nommé par le roi des Belges, gouverneursde la mission internationale de la rivière Congo.M.Thorhill, conserVateur a été élu dans Cambridgeshire, par 1,000 voix de majorité, en remplacement de l'ex-orateur Brand, libéral, Le Post dit que c\u2019est là une grande victoire pour le parti conservateur.Londres, 28 mars 1884.L'ambassadeur chinois, le marquis de Tseng,a reçu ordre de retourner à Paris.A i ee\" a 1\u201d ~ JOURNAL DES PNR Ç \u2018CAMPAGNES 1 Jv; ALLEMAGNE: , } \" Berlin; 20 mars 1884.Bismarck et le gouvernement impérial semblent disposés à maintenir énergiquement les mesures Préventives contre les anarchistes et les socialistes.«oo ; wooed Berlin, 22 mars 1884.C\u2019est aujourd\u2019hui le 87ème anniversaire de la naissance de l'Empereur Guillaume.Cette fête est célébrée avec beaucoup d'éclat.Bismarck a donné un grand diner diplomatique à l\u2019occasion de l'anniversaire impérial.ITALIE Rome 23 mars 1884.On annonce que le Pape va créer dans le consistoire de demain, deux cardinaux et vingt et un évêques.RUSSIE St-Pétersbourg 20 mars 1884.On a arrêté vingt-sept nihilistes, dont quatre officiers d\u2019artillerie.AFRIQUE SOUDAN Alexandrie, 19 mars 1884.Deux vaisseaux de guerre, le Condor et le Myrmidon ont appareillé pour Souakim.Souakim, 20 mars 1884.L\u2019amiral Hewitt s, dit-on, retiré sa proclamation pour mettre à prix la tête d\u2019Osman-Digna.Il est rumeur qu\u2019Osman-Digna s'enfuit vers l'intérieur.Les rebelles s'organisent reprendre la lutte.Trois s'avancent vers Souakim.Khartoum, 22 mars 1884.Un corps d\u2019expédition de 1 200 hommes s\u2019est porté au secours de Halfaya.Les rebelles se remuent toujours et font des préparatifs.Souakim, 22 mars 1884 On est sous l\u2019impression qu\u2019Osman Digna est presque complètement abandonné par ses troupes.Souakim, 24 mars 1884.Osman-Digna, qui a repris son costume de derviche, a autour de lui 5 000 de ses soldats qui l\u2019exortent à livrer une troisième pour tribus bo.ataille.On s'attend qu\u2019un combat aura lieu demain.Souakim 25 mars 1884.Les Anglais ont fait une marche de quinze milles aujourd'hui.Chaleur intense.Plusieurs soldats frappés d\u2019insolation.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014f l= leer eee ASIE Tonkin, 19 mars 1884.Le général Millot est déterminé à attaquer les Pavillons Noirs à Huhgoa.Le général Négrier a cessé la poursuite des Ohinois, et est rentré dans Bac-Ninh.Nouvelle victoire française.Les troupes française ont pris la forteresse de Thainguyen.GUERRE FRANCO-CHINOISE Le parti de la guerre en Chine est furieux de la prise de Bac-Ninh, et demande la mise en accusation des mandarins qui ont rendu la ville.e AMERIQUE Washington, 19 mars 1884.La Chambre a adopté les résolutions du comité des Affaires Etrangères au sujet de l'incident Lasker.Pitssburg 20 mars 1884.Il s\u2019organise, parmi les mineurs, Une grève dont les conséquences menacent d'être désastreuses.Hudson, N.Y., 21 mars 1884.Un nommé Edwards, adonné à l\u2019opium a tué sa femme et a tenté de se suicider.Petites nouvelles \u2014Voulez-vous avoir de l\u2019appétit, de l\u2019embonpoint, des couleurs, de la force et de la vigueur, prenez la \u2018Salspareille d\u2019Aver.PROCÈS CRIMINEL.\u2014On annonce que le 26 courant aura lieu a Montmagny, le procès de P.Carrier accusé de meurtre de E.Lemieux de St-Magloire.L'avocat de Carrier est M.L.P- Pelletier.ÉGHAPPÉ BELLE\u2014 L'Eglise St-Roch, Québec l'a échappé belle samedi soir.Un des vicaire s\u2019apperçut, vers 1! heures, que des tisons enflammés tombaient fd'une petite ouverture qui se trouvait au plafond.L'alarme fut immédiaiement sonné: Les pompier arrivèrent aussitôt.Il n\u2019y a qu\u2019une petite ouverture au \u2018plafon d Les dommages sont donc peu considé rables.UNE BAGARRE EN REGLE, A LEvVIS.\u2014 Voici comment s\u2019est passée, vendredi dernier, cette affaire chez nos voisins de l\u2019autre rive.Parmi les hommes employés au creusement de la nouvelle citerne, rue St-George, il en est un qui, après avoir été averli plusieurs fois par le contremaître Maranda, de;ne plus blasphémer, fut enfin congédié, vendredi.A une heure, l'un des ouvriers, Thomas Ramsay, annonça au contre-maître que si Fortin ne travaillait pas, personne ne travaillerait.De suite, on fit avertir monsieur le surveillant des travaux de la ville.Ceui-ci vint ordonner aux hommes de veprendre l'ouvrage ou de s'en aller.Ramsay voulut de nouveau intervenir.| D'une parole à l\u2019autre, ou en vint aux mains.Ramsay saisit M.Maranda à la gorge et la mêlée devint générale.C\u2019est alors que le surveillant de la ville fut heurté par les travailleurs et précipité sur le roc au fond de la citerne d\u2019une hauteur d\u2019à peu près dix-huit pieds.M.Thompson, reçu plusieurs contusions graves.Il a une large incision au front.o Samedi matin, on pensait que Ramsay irait imposer ses volontés et un détachement de police était là.Tout a été tranquille.Il y a eu un rassemblement de curieux, mais rien autre chose.ACCIDENT.\u2014Un accident des plus graves est arrivé à M.Frs Courteau de cetle ville, dit le Messager de Nicolet, qui travaillait au chantier de M.Francis Mc- Caffrey, dans la paroisse de St-Valers de Bulstrode.Vendredi, 14 courant, M.Cour teau voulut aider un de ses associés a abattre un arbre et il - dit à son ami qu\u2019il finirait de couper l'arbre seu] et qu'il aurait le temps de parer la chute de larbre; malheureusement il n\u2019eut pas le temps et les branches de l'arbre lui ont causé des meurtrissures à la tête et aux pieds ; ses associés lui portèrent Jes premiers secours ot ils ont été cherché le Dr Poulin qui se trouvait à quatre lieues de distance du chantier qu\u2019il lui donna les premiers soins médicaux.M.le Dr Lahaie de LaBaie est allé seconder les efforts du Dr Poulin.La victime quoique un peu mieux aux dernières nouvelles, est encore dans un état très critique.ACCIDENT TERRIBLE\u2014Uu douloureux accident est arrivé, samedi après-midi, au fils de M.Olivier Gingras, menuisier, rue Richelieu.Il était occupé à enlever la neige sur le trottoir en face de la résidence de son père, en compagnie d\u2019un ami du nom de Leblanc, qui était armé d\u2019un pic.Ur, au moment où le jeune Gingras se penchait \u2018pour enlever une pelletée de neige, son compagnon élevait son pic dont la pointe vint s\u2019enfoncer dans l'œil gauche de son jeune ami, en transper- cant l\u2019orbitre.M.le Dr Boulet fut mandé immédiatement.C L\u2019œil gauche est absolument perdu LES PROCHAINES ASSISES CRIMINELLES DE quéBec.\u2014 Voici la liste complète de procès qui serunt instruits aux prochaines assises : Assaut grave.\u2014Michael Walsh, Jos.Quinn, John Walsh, Jean Chartrain et John Ross Sullivan (du dernier terme) Meurtre.\u2014Sougraine (du derrier terme.) Empoisonnement\u2014la femme Boutel, de la Baie St-Paul.Homicide.\u2014Gumbleton.Vol chez Délisle.\u2014Richerdson et Paré.Larcin.\u2014Honoré \u2018I'rudel, Wm.Meoloney, et Marguerite Fournier, femme Jean Latulippe.Détouraement.\u2014Alfred Trudel.L'affaire Fournier-Langlais.\u2014Les Pilules d\u2019Ayer sont absolument végétales, d\u2019un emploi sûr ; elle ne resserront par les intestins, et sont un tonique admirable.TRAGIQUE.\u2014La prison de Sandwich vient encore d'être le théâtre d\u2019un drame tragique qui a jeté dans la consternation la ville tout entière et tout le pays du voisinage.Nous avons parlé, il y a quelque temps de deux individus arrêtés à Windsor, et détenus à Sandwich, pour un vol grave dont ils étaient inculpés à Harrow, place de notre Comté d\u2019Essex.Ils sont connus sous les noms de Kennedy et Carlanghen.lls étaient soigneusement gardés dans chacun une cellule, et ils devaient passer tout prochainement à la cour pour entendre une sévère condamnation.On n\u2019a pu encore savoir comment l'un d'eux, Carlanghen, a reçu du dehors, un revolver complètement chargé.Bien des conjectures faites ne peuvent être rapportées utilement.Enfin après s\u2019ètre mis en mesure d'évasion, le dimanche matin du 16 du courant vers 7 heures, au moment ou le gardien, M.Leach, ouvrait la porte de la cellule de Carlanghen, celui-ci tira deux coups de revolver en pleine poitrine sur les malheureux geôlier qui tomba sur le pavé, pour ne point se relever.L'assassin s\u2019empara des cléfs, et courut ouvrir la cellule de son complice.Un deuxième agent M.Devis voulut arrêter Kennedy en le saisissant au collet ; mais à son tour il reçut à la tête deux vigoureux coups de bouteille qui le firent pirouetter et tomber évanou1, Dès lors les deux scélérats avaient la sortie libre.En quelques minutes ils arrivent devant l\u2019église où se trouvent un grand nombre de voitures dont les propriétaires étaient à la basse-messe.Uétacher un des meilleurs chevaux et prendre la fuite fut l\u2019affaire d\u2019un instant.L\u2019alarme se donna vite, et une heure après la police mettait la main sur Kennedy au moment ou il prenait le bateau pour traverser de Walkerville à Détroit.On eut peine à contenir l\u2019exaspération publique en face du malheureux ramené en prison.On voulait l\u2019écarteler sur place.Jusqu\u2019à présent on n'a pu encore découvrir les traces de Carlanghen ; mais s\u2019il n\u2019a pu passer dans les Etats-Unis, comme on le présume, il ne tardera pas à être capturé.Il y eurait bien des \u2018commentaires à tirer de cette évasion, nous laisserons le jour se faire ua peu avant de nous en permettre.RECETTE UTILES.\u2014 Médecine domestique \u2014Le vinaigre camphré devraient se trouver dans toutes les familles, attendu le fréquent usage qu\u2019il serait ;prü- dent d\u2019en faive.On emploie ce vinaigre à purifier le mauvaisair qui se forme constamment dahs les chambres habitées et où une ventilations suffisante ne- peut avoir lieu, soit faute d\u2019ouvertures qui permettant un couvant, soit aussi par un trop grand encombrement de meubles Le séjour prolongé d'un malade dans une chambre, et une foule d\u2019autres air constances exigent une fréquente purification de l'air si sujet à être vicié, et à devenir par conséquent plus ou moins impropre à la respiration.On sait combien s'affaiblissent insensiblement les personnes qui sortent vraiment de la maison.la cause en vient de l\u2019air vicié au milieu duquelles ils vivent.Formule pour obtenir le vinaigre camphré Camplie en poudre ua once.Vinaigre, de vin autant que possible, une quarte.On agite la bouteille de temps en temps jusqu'à ce que le camphre soit entièrement dissons, ce qui se remarque quand il n\u2019y a plus de*dépôt au fond de la bouteille.Pour purifier air il suffit d\u2019en jeter quelques gouttes sur une pelle rougie au feu.En cas de défaillance on respire avec avantage le vinaigr: camphré.En cas de scorbut on peut s\u2019en gargariser la bouche.Etendu de vingt fois son volume d\u2019eau quelques lotions faites dans toute l'étendue du corps sont d\u2019excellentes précautions dans les cas de maladies épidémiques, diphéterie, rougeole, petite vérole.ete.PILULES HOLLOWAY.\u2014 Débilité héréditai- re\u2014Les constitututions altérées qu\u2019on néglige de soigner, se développent souvent aumoment de la croissance et causent plusieurs maladies opiniâtres.On prévient de telles conséquences au moyen de ces purifiantes Pilules qu\u2019on peut prendre en toute assurance, des puis les premiers symtômes des dérau- pements de la santé jusqu\u2019à son complet rétablissement.Des instructions imprimées (qui entourent chaque boite) sont les meilleure et les plus simples guides, pour les patients, à la recherche d'un remède à leurs maladies, récentes or chroniques, et cette médecine convient admirablement pour améliorer la digestion et aider l\u2019assimilation, afin de xenouveler la santé de ceux qui sont naturollement délicats et de restaurer les force de ceux qui sont prématurément attaqués.UE Décès ZEN A Charlest ourg, le 19 du courant, M.Pierre Pageau, cultivateur, âgé de 70 ans.A Longueuil, le 17 courant, à l'âge de 914 ans, Roméo, enfant do Théophile Bourdon.A Montréal, le 18 courant, à l'âge de 63 ans, Michel Paiement dit Larivière.A St-Jérôme, le 17 courant, à l\u2019âge de 41 ans, madame Marie-Flore-Alphonsine Valois, épouse de Chs-Edmond Testard de Montigny, écr, avocat.A St-Louis du Mile End, le 18 courant, à l\u2019âge de 17 ans et à mois, Marie-Louise Leclerc, A Montréal, le 18 courant, à l'âge de 29 ans, Ubaldine, la plus jeune des filles de'feu le juge Beaudry, et épouse de H, J.Browne, comptable de la banque Molson, & Meaford, Ontario.A St-Roch, Québec, à l'âge de 56 ans et 4 mois, madame Louise Bellarmay, épouse do feu Pierre Sylvain, charpentier, A Ste-Malachie, Dorchester, le 19 de ce mois,à 3 heures après midi, à l'âge de 72 ans, après une longue maladie de 4 ans soufferte avec la résignation d'une vraie chrétienne, dame Rose Mercier, épouse de fou Alexandre Pâquet, mère de 10 enfants, et arrière petits enfants 58.A Québec, le 22 mars, à l'ige de 55 ans et 8 mois, après une longue et douloureuse maladie, dame Caroline Belleau, épouse de sieur L.G.Trurel, ancien marchand Au faubourg St-Jeau, Québec, le 33 mars 1884, à l'âge de 19 ans et 8 mois, après une longue et douloureuse maladie, dame Zoé Voyer.épouss de Léandre Renaud, pharmacien.Le 22 du courant, à Saint-Roch de Québec, Joseph Dion, maitre-boulanger, à l'âge de 67 ans. 12 Notre Nouveau Feuilleton Nous commencerons au prochain numéro la publication d\u2019un des plus intéressants feuilletons qui aient paru jusqu'ici.LE DRAME CHAMPS ELYSÉES.Nous sommes certains que nos abonnés l'accueilleront avec plaisir, et nous invitons les personnes qui ne sont pas encore abonnées à notre JOURNAL DES CAMPAGNES, d'y souscrire le plus tôt possible, afin d\u2019avoir l'avantage de littéraire supérieure.Nous faisons un tirage extraordinaire des numéros qui contiennent le commencement de ce feuilleton.Les personnes qui s'abon- necront prochainvment, rccevront ces premiers numéros gratis.Ne manquez pas de vous abonner au JOURNAL DES CAMPAGNES qui se publie tous les JEUDIS contenant 16 pages de matières à lire.En outre, nous donnons comme prime aux nouveaux abonnés TROIS MAGNIFIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois du Sacré-Cœur, lire une œuvre Le Recueil des Recettes et le Médecin à In Maison, Le traité sur le cheval et ses mas ladies.Sur réceptiond\u2019 UNE PIASTRE seulement, vous recevrez le JOURNAL pendant un an, utre trois cadeaux d\u2019une grande utilité, S'ADRESSER A Elzéar Bédard, Agent du Journal des Campagnes.9, RUE BUADE, QUEBEC.14-Seul autorisé à donner les Cadeaux aux nouveaux abonnés.Perte et gain CHAPITRE 1.J'ai été pris il y un an e fièvre bilieuse.~ \u2018* Mon médecin me déclara guéri, mais je tombai malade de nouveau avec des douleurs terribles dans lo dos et aux côtés et je devins tellement mal que Je ne pouvais pas remuer ! Je dépéris ! De 228 lbs je tombai à 120 ! Je m'étais soigné poux le foie, mais sans résultat.Je commengai à faire usages des Amers de Houblon.L'appétit me revint aussitôt, les douleurs me laissèront, tout mon système sombla s'améliorer comme par magic et après l'emploi do plusieurs bouteilles, je ne suis pas seulement aussi sain qu\u2019un souverain, mais je pèse plus qu\u2019auparavant.Jo dois la vie aux Amers de Houblon Dublin, 6 juin\u201981 R.FITZPATRICK.CHAPITRE II.« Malden, Mass, ler février '80 Messiours,\u2014 \u2018 Je souffrais de maux de tête.\u201d Névralgie, dérangement sexuel, pendant des années.de la manière ln plus ter- vible.Aucune médecine ou docteur ne purent me faire de bion ou me guérir jusqu\u2019à ce que Je fis usage des Amers de Honblon.Lia première bouteille Me guérit presquo ; \u201d La scconde me rondit aussi bien ot aussi forte que lorsque j'étais enfant.: \u201c Et j'ai toujours été de méme jusqu'à présent.\u201d Mon mari souffrait dopuis vingt ans d\u2019une sérieuse.\u201c Maladio des rognons, du foie et des voies urinaires.~ \u201c les premiers médecins do Boston lo déclarèrent\u2014- \u201c Incurable! Sept boutoillesde vos Amers le guérirent et je sais que \u201c La vie do huit personne \u2019a été sauvée par vos Amors, -\u2014- ee _ JOURNAL DES CAMPAGNES Petites nouvelles EBOUILLANTÉE.\u2014 Ces jours derniers Melle l\u2019orlin, âgée de dix-huit ans, fille de monsieur Siméon Fortin, - de Pans: Hadlow, s'est bralé les bras et les jumbes, en voulant mettre sur le dessus du potle un vaisseau rempli d\u2019eau bouillante.Malgre les souffrances atroces endurées par la victime on assure qu\u2019elle en reviendra tout à fait.ENQUÊTE \u2014Hier comme on l'a annon cé, M.le Coroner Belleau a tenu une enquête, à propos de la mort de Madeleine Jobin dont la mort avait été causé par la peur de deux énormes chiens appartenant à un nommé Racine, de la rue Bayard.Voici quel a été le verdict : \u201c Que Madeleine Jobin, épouse de Jean-Baptiste Verret, est morte de choc sur le systeme nerveux, causé par deux chiens, dont le ou les propriétaires sont incontus, et qui ont poursuivi, attaqué et renversé la défunte, lundi 17 mars, Les jurés représentent que d\u2019après les dépositions, il est établi qu\u2019il y a à St- Sauveur beaucoup de chiens vicieux et dangereux, et ils recommandent que des procédures légales soient immédia.lement prises contres les propriétaires de ces chiens afin que ceux-ci soient détrunts.\u201d Des procédures vont être prises immédiatement contre Racine.Ces chiens ont déja atti ués plusieurs personnes.COMPARAISON INGÉNIEUSÉ.\u2014 Dimanche dernier, Mgr Laflèche a fait un magnifique sermon sur les devoirs des électeurs en temps d\u2019élection.A propos de ceux dont le vote est subordonné à certains produits, le pré dicateur s\u2019est servi d\u2019une comparaison admirable et très juste en disant que le courant qui dirige la conscience.était encorc plus délicat que le courant magnétique qui fait mouvoir l\u2019aiguille aimantée de la boussole; et que de même que la présence de certains métaux, comme le fer et l'acier, faisait dévier l'aiguille et l'empéchait d\u2019indiquer le pôle, de même la présence d\u2019autres métaux comme l'or et l\u2019argent faisait dévier la conscience de l\u2019homme de la ligne droite.Il n\u2019est pas même nécessaire que Ces métaux soient directement mis en contact, leur voisinage suffit pour influencer ou l\u2019aiguille ou la conscience.ARRESTATION BIEN PAYÉE.\u2014L\u2019agent da police Cullen a reçu avis mardi, de la disparition d\u2019un nommé Prentice Tiller employé de la \u201c Pacifique Express Co,\u201d de Saint-Louis, No., qui avait emporté avec lui le joli magot de $70 000.On supposait que le voleur se dirigeait vers Montréal, et on averti de la même façon, la police de toutes les villes du pays promettant une récompense de $5 000 pour l'arrestation du coupable et 10 pour cent de l\u2019argent retrouvé.Les agents secrets étaient donc sur le qui vive partout, mais malheureusement pour la plupart d\u2019entre eux, ils reçurent dans l\u2019après-midi, la nouvelle que Tiller avait été arrêté en arrivant à Milwautee.La récompense de celui qui a fait la capture se trouve être de $12 000.(Le Monde) DE RETOUR.\u2014Les employés de navires qui vont travailler chaque hiver dans les ports du Sud commencent à revenir à Québec.Les bûâcherons reviennent aussi en grand nombre des chantiers de l\u2019Outaouais, du Michigan et d\u2019ailleurs.À ce propos, un confrère répète que ceux qui avaient été engagés l'automne dernier pour aller travailler dans un chantier de Peterborough, ont été joués trois cents recrutés dans les différentes paroisses du bas du fleuve.On leur avait promis $23 par mois at on ne leur en a donné que 815.$ ACCIDENT FATAL\u2014Un journal du Missouri annonce qu\u2019un Canadien-français de Montréal,nommé Wilfrid A.Croteau, s\u2019est tué accidentellement sur la ligne en maniant un pistolet chargé.Croteau revenait du Texas avec un compagnon du nom de Mansell et voulait dit-on vendre un revolver à un serre-frein, lorsqu\u2019en examinant l\u2019arme, le coup parli et il fut tué instantanément.Une enquête du coroner « eu lieu et un verdict suivant les faits a été rendu- ORIGINALITÉ \u2014 Les Anglais appliquent volontiers leur axiome favori : Time is money.En voici une preuve : Le président de la chambre des communes en Angleterre désirait faire faire son portrait.Mais poser est une perte de temps.Il a donc imaginé d\u2019instaler le peintre chargé de le portraiturer dans la salle même des délibérations.L\u2019artiste a croqué le président en robe eten perruque, tandis que celui-ci vaquait à son office.Voilà un portrait qui sera pris d\u2019après nature.ANNIVERSAIRE \u2014L\u2019Université d\u2019Edimbourg, fondée en 1584, célèbre son troisième centenaire les 15,17 el 18 avril prochain.L'Académie française est invilée à envoyer, pour cette circonstance, un délégué à Edimbourg.LE QUEBEC CENTRAL.\u2014On travaille à déblayer cette voix fermée depuis longtemps.Une locomotive agit dans la Beauce et une seconde locomotive est partie de Lévis pour aller à sa rencontre.Ainsi les cultivateurs des comtés de amènent sur le marché de Pâques les plus beaux produits pourront les expédier facilement cette année.On espère terminer les travaux la semaine prochaine.MORTS SUBITES.\u2014Jeudi après-midi, Madame veuve Sir Hugh Allan est tombée morte sur larue, à Montréal, au moment où elle faisait une marche.\u2014Un citoyen du village St-Charles, M.Jean Petit, âgé de soixante ans envi ron, est tombé mort, jeudi après-midi, sur le marché Finlay.UN FAMEUX MYSTIFICATEUR.\u2014Samedi a été inhumé, à l'Ancienne-Lorette, Isidore Laberge, décédé à l\u2019asile de Beauport, à l'âge de 72 ans.Tous ceux Qui ont un tant soit peu d'âge, se rappellent les nombreuses mystifications dont Laberge fut l\u2019auteur.Tour à tour charpentier, pressier au Mercury, vivait avec sa sœur, grâce aux revenus provenant de la succession de feu M.le curé Laberge.NOUVEAU MODE DE SUICIDE.\u2014Atlanta, 21 \u2014Madame John Smith, du comté de Jackson, s\u2019est suicidé hier en se plongeant la tête dans un vase d\u2019eau bouillante.Elle est morte quelques instants après.Cette invention est encore à breveter.NORT D'UN ACROBATE CANADIEN.\u2014Albert Lehaire, acrobate, dont les parents demeurent rue St-Félix, à Montréal, tombé d\u2019une hauteur de 32 pieds dans un théâtre de Minnéapolis le 15 mars, s'est fracassé le crâne sur un siège d\u2019orchestre.Lehaire était à faire des jeux sur un trapèze lorsque la corde qui le retenait au plafond se brisa.Le malheureux est mort 4 hrs après sa chute.\u2019 de la belle façon.Ils étaient à peu près du chemin de fer, dans Wayne County, \u2018Beauce et Dorchester, qui chaque année il avait par s'établir à Lorette, où il| RE pme SCROFULES.Les Scrofules et toutes lea maladies scro- lulouses, telles que.Uloères, Plales, Érysipèles, Eczéma, EE, Tumeurs, Charbon, Furoncles, \u2018Clous; ot Eruptions de 1s Peau, sont lo.résulta\u2019 direct do I'impureté du sang.; a Depuls plus de quarante\u2019ans, la SALSEPAREILLE D'AVER est recorinue comme l'agent lo plus puissant popr le purider.Elle délivre le système de toute humepr malsaine, enrichit et fortifie le sang, expulse toute trace de traitemont mercutiel, 8¢ montrs en un mot l\u2019ennemi redoutable et irrésistible de toutes les maladies scrofuleuses.\u2018 Une Guérison Récente d\u2019Uicères Scrofuleux.\u201cEl y a quelques mois, j'étais affliigé d'ul- cbres scrofuloux aux jambes.Elles étaient entiées et enflamées, et lea plaies déchar- lent des quantités de matières putrides.employai sans succès une grande variété de remèdes.En dernier ressort j'eus recours à Ia SALSEPAREILLE D\u2019AYER et lo résultat obtenu fut des plus satisfalsants, mes Jicères paru, eL ma santé s\u2019est grandemen améliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine m'a fait.Je suis, avec respect, MRS.ANN O'BRIAN.\" 148 Sullivan St, Now York, 24 Juin, 1882.KW\" Toutes les personnes intéressées sont invitées à se rendre chez Madame O'Brian.L'écrivain bien connu du Boston Herald, Mg.B.W.BALL, de Rochester, N.H., écrit en date du 7 Juin, 1882: : \u201cSouffrant cruellement de l'Eczéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans aucun remède, je me servis de la SAISEPAREILLE D\u2019AVER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète.dela considère comme un remède très précieux pour toutes les maladies du sang.\u201d La Salsepareille d\u2019Ayer stimule et règle l\u2019action des organes digestifs et assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, et guérit, promptement les Rhumatismes, la Névralgie, la Goutte ~ Rhumatismale, les Catarrhes, la Débilité Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor- rumpu, et par une vitalité affaiîblie.Elle est incontestablement le remède lo plus économique, tant par la force concentrée que par l'énergie puissante qu\u2019elle exerçe sur la maladie.\u2018 PRÉPARÉE PAR LE Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass.En vente dans toutes les Pharmacies ; prix $1, six flacons pour 35.LA VISUEUR DES CHEVEUX ~~ IPAVYER © rend le brillant et la fraicheur de la jeunesse aux cheveux gris ou flétris, en même temps qu\u2019elle leur donue une riche couleur châtain ouvoir foncé, ainsi qu'on lo désire.En sen servant on peut donner aux cheveux Llonds ou roux, une teinte toucée, les reudre plus épais, ct presque toujours guérir la calvitie.Elle arrête la châto des cheveux, stimule et rend la vigueur à une croissance faible et maladive.Elle empêche et guérit lescroûtes et la teigne, aiusi que toutes les maladies dn cuir chevelt.Comme Article de Toilette pour Dames, ln VIGUEUR est saus pareille ; elle,ne contient ni huile ni teinture, elle rend là chevelure douce, brillante, et soyause, tout en l'imprégnant d\u2019un parfum suave et permanent.i .M.C.P.BRICHER écrit de Kirby, 0.,2 Juillet, 1882: \u2018\u201c L'automne dernier mes cheveux commencèrent à tomber, et dans un court espace de temps jo devins presque chauve.J'essayai la VIGUEUR DES CHEVEUX D\u2019AYEK, et avant que le premier flacon fût fini, la châte des choveux s'arrêta, ct une nouvelle crue commença à pousser.Maintenant ma tête est couverte d\u2019'une'chevelure abondante et 9 vigoureuse.\u201d J.W.BOWEN, Propriétaire du MeArtkur {Qliio) Enquirer, dit: \u2018\u2018La VIGUEUR DFs HEVEUX D'AYER est une.exceilente preparation pour.les cheveux, J'en parlo par expérience.Ella dévelgppe une nouvelle croissance de cheveux doux et soyvenx.Ia VIQUEUR est aussi un remède sûr ponr la teigne.\u201d : M.ANaus FAIRBAIRN, le chef de Ia cé- lebre ** Famille Fairbairn,\u201d Vocalistes Ecos sais, écrit de Boston, Mass., 6 Février, 1880: ** Depuis que mes chevoux ont çonmeucé à grisonner je me sers de la VIGUEUR DES UHEYEUX D'\u2019AYER, j'ai alnsi pu conserver uno Apparence de jeunesse \u2014 uno chose véri- talflement très importante pour: tous ceux qui sont obligés de paraître en public.\u201d MxE, O.A.PRESCOTT, écrivant de Elm street, No.28, Charlestown, Alass., 14 Avril 1882, dit : \u201c Il a deux ans environ je perdis la moitié de ma chevelure.Elle a'éclairois- anitavec une rapidité prodigiouse.L'usage de la VIGUEUR atrêta la chute, activa une uourvelle croissance, et au bout d'un mois ma této entière était couverte de cheveux uaissants mais vigoureux qui, continuant à pousser, devinrent aussi longs et aussi épais qu'avant Ia chute.J\u2019employai seulement un cou de la VIGUEUR, mais à présent je m'en vers temps\u2019 eu temps comme article.de ette.\u2018* LA Nous avons des centaines de semblables at- testatlons sur l'efficacité de la VIGUEUR DES CHEVEUX D'AYER.Une simple épreuve convaincra les plas Inorédules, PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.Ayer & Co.,Lowell, Mass.Vendue par tous les Droguistes\u2014\u2014\u2014 ee A SOAP - r+ arene Fenilleton.du Jonraal:des.,, Campagnes | pan Uri Qpsbos, 27 Mase.A884 NA 17 : - SE arn bs ol + réa wBGOLE T psi La 1 ( Dés\" Diet peat ROBINSON.+ He oo fi ' void : 30 Ji \u201c Marchons ! mgrohong- \u201d 8 écria Godfrey, en faisant RÎgne ¢ à | Carèfi-, notu.de presser le pas.iWin IL était ingniet.De tristes pressés, timents l'agitaient, sans qu'il Pl; parvenir à les itriser.Sous leur infigence, ce, pressontant, velque malheur prochain, il avai date d'être de retour à VAUT os 4 Et ce fut bien guère chose lorsq lorsq approcha de je plan jetée; spr ; a rio.Des cris de ffroi \u2018Totantissdtint sous le groupe des sequoias.On appelait au secours, avec un accent.de terrenr.angel il ny avait; pe A Sa mé ren re \u201c C'est Tarteleit ! se arid, Goëfre 8\u20ac ey.Le TE à-été attaqué, ., Vite! vite.no 1,, vingt: pas loi artelatt frag, Poe LR de toute la on jambes.| Un énorme exvcadile sor 31 \u2018du rio, e poursuivait, la pire ouverte.Le pauvre it a beh rdu, i a d\u2019é- ponvante, aa ligu des ge jeter-à droite | Ja è gauche, f u ait en, ligne i risquant ainsi d'être a eit}.Soudain il butta, il tomba.Létait .perdu.Godfrey s \u2018arrêts.En présence de cet imminent danger, son sang-froid ne I'abandonna pas un instant.Il épaula son fueil, il visa le crocodile au-dessous \u2018de l'œil: La balle, bien difigee, foudroyagle monstre, qui fit un bond de côté et a sans montement = sur le sol, aréfinotn, nea exs Tartelett; le ti artelett en Ÿ = avait été quitte ; pour las DO Mais quelle peur}: 0 Il était six heures du « soir, bu, Un, instant, après, Godfrey.et ses deux.compa étaient rentrés deux comp PsVOne, 6 en ré à Quelles amères,, réflexions.Js, dp.rent faire pendant-ce repas du soir Quelles longues ; heures.4'i insompi se-préparaient poux cesjhôtes.TP île Phina, contre lesquels s\u2019a nait maintenant le mauvaise fortune! ab Quant professeur, dans ses |.angoisses, 3 ne trouvait à répéter que ces, mots qui (résumaient.\u2018one.sa pensée : \u201c Je.voudrais bien.m'en, alles t it qa XXT.VAT Ad ep QUI, sB rant 3 PAR \u2018UNE pHéLexiôn LUNENT SoRPRE Ba \"oft cn por ' «.Ali CARER NGS # ve fl 8 E a \u201cLa saison d'hiré iver i ie 0 | latitu es, Ere er ñ vends miers froids ge faisaient ba ef es pemnpjes ave Hgneur à e Ta SempCra ut done s'appleu r fl a un foyer térien a sang dire que le oval do.Salis: ave % été | d $s iid so el 2 jet gu en lide portgas t 1a formeture de ]'e Vo Durant te es six a it Ld rent, » C'est-à-dire jusqu\u2019 a a osc | bre, À ye eut de ew mauvais, dour pendant lesquels tait, DA - sible de s\u2019 antutar de 0 pe we urent, poñr, prèmi te bis sn FR, Le En lèrent le groûpe des : sp noi dans leurs racines, seat aed o sol de branches sées, dont il fat | fait upe ample \u201d \u2018éserye\u201d poux Jes besoins du foyer.\" .Les hates de Will- -Tree se Veli ent | alors aussi chaudement qu i\" | * On sait, où eff, sn | pein sel, ai bali aye e, par) gs ve (Suite oo À ih.aid JOUR.rononcer ces , et dans cette lan anglaise qu'il sewblait\u2019 jésqu\u2019ici v'avoir pu fi parler ni comprendre ! ! \u201cPu dis 2.s\u2019ééria: Godfrey, qui s'était laissé lissér jusqu'à: lot: à tra- Vers le branchègé &Je dis, sbondit Oarbfinôt; que c\u2019est aujourd'hui qe votte oncle Will doit arriver, et due, s'il ne ver pas, nous \u2018sonÿmés fighus ! Ho Li ro 1 vis XX\" 1 + CAE LT cet \u2018 tai 4 i \u2018 LEQUEL GONCLUT: EN EXPLIQUANT, TOUT, CE QUI AVAIT PARU ÊTRE ABSOLUX MENT, hi INBXPLICARES, used cl it \u201cA té indie et avärit que\u2019, Godfréy eût pu répondre, des coups de Fadil éclataient à pen\u2019 \u2018de distance de Will-Tree.\u2018+ mete! tenips, une do ces pluies d'orage, qui sont de véritdbles cataractes, véhaît \u2018a\u2019 propos verser ses torrentielles \u2018averses aù moment où, dévorant les premières branches, les flammes menaçaient de se communiquer aux arbres sur lesquels s\u2019appuyait Wil-Tree.Que devait penser Godféey decette série d'inexplicables incidents :Carèfinotü parait Fanglais comme un Anglais\u2019 de Londres, \u2018'appelant par son om, atiñonçaïit la prochaine | dirivéé'de Will, \u2018puis ces détonations i |\u2018d\u2019armes à feu qui venaient d\u2019'éclater soudain ?Il se demanda sil \u2018devenait fou, mais il n\u2019eut que- le temps de se poser ces questions solubles.En cet instant, \u2014 c'était cinq minutes à peine après les \u2018 premiers coups de fusil\u2014une troupe de marins apparaissait en sé glissaht sous le couvert des arbres.4 soir dy et Carblihotn se Jiiseafont ussitot lisser le long u troric, don Bo Dols , Intetiéprés - brûlsient \"Mate, ax paient où iad frey tou- hisit le sol, il s\u2019entendit mterpeler, deux \u2018voix que, même dans son ps ile, il lui eût Pa imrpossible de né'bas reconnaître.\u2018* Neveu Godfrey, jai Phourieur de etre ses Godfrey 1 Tey er >, * \u2014Oncle Phin 1.1: Vous ! \u2018s'écria aire ne.Shin Co Trois secondes après, il était dans les bras \u2018deTan, et il\" :serrait l'autre dans les siens.En même teinps, dbitx matelots, sur l'ordre dû espitaine Turcotte, qui - \u2018 commandait la petite troupeÿ grima ; premières branclies du\u2019 sets, He naçant d\u2019afteindfe l'endroit où aient le long dp sequoia pour déli- : Pret Tartelebé\u201d + lé « cations\u201d Ld tr A EL tee lor AE SOSA * \u201c de fasil n\u2019ont.Eds PRIS Era hp.387, Jn pep bontenx de s'etre laisse KLEE £ésianperchermies,; \u2014Oui! çà allait trop.bien dans | ton Île, Yon Seven \"efi fillait tel : Wil avec tous les égards dus, à sa personne.Et alors, les demandes, les réponses, les explicatigns de \u2019s'échanger coup sur coup.nN \u201c Oricle Will, vous ?\u2014Oui ! nous! , \u2014Et comment avez-vous pu découvrir l\u2019île Phina?* \u2014L'île Phina ! répondit William W.Kolderup.Tu veux dire l\u2019île Spencer ! Eh ! ce n\u2019était pas difficile, il y à six mois que je l'ai achetée ! \u2014L'ile Spencer ! \u2026 \u2014A laquelle tu avais donc donné mon nom, cher Godfrey?dit la jeune fille.\u2014Ce nouveau nom me va, et nous le lui conserverons, répondit l'oncle, mais jusqu'ici et pour les géographes, c\u2019est encore l\u2019île Spencer, qui n'est qu\u2019à trois jours de San-Francisco, et sur laquelle j'ai cru utile de t\u2019envoyer faire ton apprentissage de Robinson ! \u2014Oh!mon oncle! oncle Will! ue dites-vous là?s'écria Godfrey.Héles! si vous dites vrai, je ne puis pas vous répondre que je ne l'avais point mérité! Mais alors, oncle, Will, ce naufrage du Dream ?\u2026 \u2014Faux ! répliqua William W.! Kolderup, qui ne s'était jamais vu de si belle humenr.Le Dream s'est tranquillement enfoncé suivant les instructions que \u2018j'avais données à Turcotte, en remplissant d\u2019eau \u201c waterballast \u201d.Tu t'es dit qu'il sombrait pour tout de\u2019 bon ; mais lorsque le capitaine s vu que Tartelett et toi, vousalliez.tranquillement à la côte, il a fait machine en arrière.Trois jours plus tard, il rentrait à San-Francisco, et c\u2019est lui qui nous a ramenés aujourd\u2019hui à l\u2019île Spencer, à la date convenue ! \u2014Ainsi personne de l'équipage n\u2019a péri dans le naufrage, demanda Godfrey.\u2014Personne\u2026 si ce n\u2019est ce malheureux Chinois, qui s'était caché à bord et qu'on n'a pu retrouvé ! \u2014 Mais cette Pirogue\u20182.uF + it 7 \u2014 Fausse, la pirogue.-j'&vais fait¥abriquer ! ER AL RE \u2014Mais ces sauvages 2._ Dreux les sauvages, que tes coups hbureusement pas 8 3 + atteints ! 1 .\u2014Mais, Cardfinota ?.- +\" o\u2014Faux, Carèfinota, on plutôt c\u2019est mon fidèle Jup Brass, quia merveilleusement joué son rôle de Vendredi, à ce que je voist \u2014Oui! répondit Goäfrey, et il m\u2019a sauvé deux fois la ; vie.dañs;une rencontre avec un ours et un tigre.\u2014Faux, lours! Faux, le tigre! s\u2019écria, William W.Kolderup en riant de plus belle.Empaillés tous les deux, et débarauée sans que tu l\u2019aies vu, avec Jup rèés et ses compagnons! AV | \u2014Mais ils remuaientila tête et les pattes! nuit, quelques heures svant les rencontres qu'il te préparait ! = | \u2014Quoi! tout cela ?\u2026répétait Goddonner des émotions! : \u2014\u2014Alors, répondit ey, qui,- prit lo pis A st voulez nous éprouver de la sorte, angle » pourquoi avoir envoyé une malle qui'éontenait tous les objets dont nous avions tant besoin ?.\u2014Une malle ?répondit William W.Kolderup.Quelle malle ?Je né t'ai jamais envoyé dé malle! Est-ce que, Br pend Bu.ny, Ht, ce disant, l'oncle se retourna vers Phina, qui baissait les yeux.en détournant la tête.- -des: fauxsanvagesunisdes sauf la grave.question des.\u201cAh! vraiment !.Une malle, mais glors il a fallu que 'Phina ait eu pour complice .\u2019 Et l\u2019oncle Will se tourna vers le apitaine Turcotte, qui partit d'un gros rire.\u2018 | \u201c miss Phina.c\u2019est trop.dif£cile !.et, il y a quatre mois, pendant que vous m'aviez envoyé surveiller l\u2019île, | j'ai mis mon canot à la mer avec la susdite malle.\u2014Chère Phina, ma chère Phine ! dit Godfrey en tendant la main à la jeune fille.\u2014Turcotte, vous m\u2019aviez pourtant promis le secret ! \u201d répondit Phina en rougissant ! Et l\u2019oncle William W.Kolderup, secouant sa grosse tête, voulut en vain cacher qu\u2019il était trop ému.Mais si Godfrey n'avait pu retenir un sourire de bonne humeur, en entendant les explications que lui.donnait l\u2019oncle Will, le professeur Tartelett ne riait pas, lui ! Il était trop.mortifié de ce qu\u2019il apprenait, lui! Avoir été l\u2019objet d\u2019une pareille mystification, lui, professeur de danse et de maintien ! Aussi s'avançant avec beaucoup de dignité : il, ne soutiendra pas, je pense, que l\u2019énorme crocodile dont j'ai failli être la malheureuse victime était en car- |.ton et en ressort ?So \u2014Un crocodile 2 répondit l'oncle.++ ~=Oui, monsieur Kolderap, ;répgn- dit alors Caréfinotu, anquel , i] convient de restituer son vrai nom de Jup Brass, oui, an véritable crocodile, qui s\u2019est jeté sur monsieur Tartelett, et cependant, je n\u2019en avais point.apporté dans ma collection ! ?* Godfrey raconta alors ce qui s'était | \u2018passé depuis quelqtie temps, 1'apparition subite des fauves en grand! nombre, de vrais lions, de vrais tigres, de vraies -panthères, puis l'envahissement da vrais.serpents, dont, pendant quatre mois, on n'avait pas aperçu ur seul \u2018échantillon , dans î el! : Ho po William W.Kolderup, déconcerté a son tour, ne comprit rien 3 tout cela.L'île Spencer,\u2014cela était connu depuis longtemps, \u2014n\u2019était hantée par aucun fauve, etne devait pas renfermer un seul animal nuisible, aux termes mêmes de l\u2019acte de vente.Il ne comprit pas davantage ce que Godfrey lui raconta de toutes les d\u2019une fumée qui s'était montrée plusieurs fois en divers points de l'île.Aussi se montra-{-il tres intrigué devant des révélations qui.lui donnaient à penser que tout ne s\u2019était pas passé d\u2019après ses instruetions, selon le programme que seul il avait \u2018été en droit-de faire.vo, Quant a Tartelett, ce n'était: pas un homme auquel on pit en.ton- ter.A part lai, il ne voulut\u2019 rien admettre, ni du faux naufrage, \u2018ni 68 faux » api- maux, et, surtout, il ne voutal, pas rehoncer à la gloïre qu'il avait Acquise, en abattaut de son,premier coup |.de fusil le chet-d'une tribu polynésienne,\u2014un des serviteurg.de Yhétel Kolderup, qui, d'ailleur ge past aussi bien: que lui ! een 2 NS + Tout Btait dit, tout était pane vérita- blés fauves de\u2018 ia famée: inconnue.ela faillit même tendre l'oncle Wilr très rêveur.Mais, en homme \u201cprati-' que, il sjourma, par wn effort de vo- | lonté, 1d solution de dés problèmes, ets adressant & son neveu:.,, i \u201c Godfrey, di\u201d il, tu.as toujours Pan UH Sad je ir he de.t'être agréable les vœux en tan-: seul ! Je t\u2019en fais cadeau ! t'en donner, de ton ile, tant que tu voulitas ! Jemesonge pas à la faire quitter de \u2018force\u2019 et n\u2019entends point | nongant que celle-ci est, à\"toi} ! quoi à ! Ta peux \u2014OURNAL .DES: CAMPAGNES us vouliéz-voÿs, monsieur Éol- [ \u2018dérup, répondit-il, je peux bien quelquefois vous résister a vous.mais a | | mission d\u2019empor tenitatives qu'il avait faites, à propos ¢ Yi 2 , a un Robinpie, gi le cœur t'en dif.adit\u2019 Gi = *Godbsy.mol ' to Bina vie, Wu : ta i è ; 1 ot .Phins, s'avancant,a son tour : \u201c Godirey.demeuda-telle, veux | eù effêt rester sur 1 n ile?: | Plutôt mourir ! \u201d s'écria-t-il, \u20ac) se redressant dans un élan; dont la franchise n\u2019était pas douteuse.\u2018 | is se ravisant aussitôt.i *! Eh bien, oni, reprit-il én .s'eny parant de lamain de la jeune fille, oui, j'y veux rester, maïs à trois cons ditions : la première, c\u2019est que tu ,J resteras avec moi, chère Phina ; la t'en détacher ! Sois don son tonte ta Ta à y demeurer avec nous, et la troit sième, c'est quel'aumônier du Dream viendra nous marier aujourd\u2019hui même ! \u2014Il n\u2019y a pas d\u2019aumonier sûr le Dream, Godtrey! répondit l'oncle Will, tu le sais bien, mais je pense qu\u2019il y en a encore à San-Francisco, et que là nons trouverons plus d\u2019un rendre ce petit service ! Je crois donc répondre à ta pensée en te disant que, dès demain, novs reprendrons la mer ! \u201d .çÇ \u201cAlors Phina et l'oncle.Will voulu- |rentque Godfrey leur fit les hon- \u201c Monsieur William Kolderap, dit- ! Neurs de son ile.Le voilà donc les -Promenant sops le groupe des se- Juojes.]p long, du Ho, Jasqu'an petit Pont.1 I élas! dela demeure de Will- Tree, il ne restait plus rien ! L'incendie avait tout dévoré de cette habitation aménagée à la base de l\u2019arbre! Sans l'arrivée dé: William W.Kolde- Top, aux approches de à hiver, Jour petit matériel détruit, de véritables pâte férdoes courant oy nos Her ngons eussent ét bio p \u201c Cncls Will dit ora Godtre , 8i j'avais donné\u2018à cétté- île-le- nom de Phina, laissez-moi ajouter que lar- bre dans lequel nous.demeurions s'appelait Will- Tree ! vores 259 a i ~\u2014Eh bien, répondit \u2018Toile, \u201ctious en emporterons'de 1a grdihd poten sémer défis mon' jardin de Frisco.+ Pendant cette promenade, on aper- out au loin quelques fauyes, mais jls n\u2019osérent pag s'aftagger, à la troupe.nombreuse ét bien armËe des matelots du Dream.\u201d Toutefois; lear prétiénice nen était pas moins un fait absoluinent.incompréhensible.Puis, on revint à bord, non.sans que Tartelett oûf «demandé la, perter \u201c son\u2019 crocodile \u201d qui lui Tat accordé: 7 mo Le soir, tout'le:monde:létant réuni dans le carré du Z%*eam, on fêtait par- un joyeux repas la fin des épreuves de Godfrey-Morgan et ses fiançailles avec Phina Hollaney.Le lendemain, 20 janvier, le Dream äppareillait sons le commandement l dù capitaine Türcotte.À huit heures du matih, Godfrey; ron satis quelque émotion, voyait àl'horison de: l\u2019ouest s\u2019effacer, comme une ombre, cette île sur laquelle il venait.de faire .¢ing mois d'une école dont -il ne devait\u2019 jamais oublier les leçons.4.La traversée se fit rapidement, par droit à soi: \u201cbut, \u2018cette cherchait plus à tromper! Il ne fai- | sait pas des détours sans nombre, \u2018com reperdait pas péndant la nuit de\u2019 qu\u2019il l'avait gagné pendant lejour!! 15: ;.Aussi, le 28 janVier, à-midi, -après\u2019 \u201crenquillement,se ranger au warf de Merchand-Street; .- Ou vit sortir du fonde Is calo un romme qui, après avoir atteint le Dream à la nage, pohdant In nuit de |» son mouillage à l\u2019île Phina, avait réussi à s\u2019y cacher ue seconde fois ! \"Bt quel était'cet Homme ?vendit de faire le voyage Ai deuxiéme, c'est que l'oncle s\u2019engages |.digne pasteur qui.consente 3 nous |\u2019 plaindre ! | Boe mer magnifique, ayec un vent | favorable qui perm, ish] les goëlettes eam.Ah'il allait Lg cette \u2018fois! net \u2018êtte entré, par la Porte -d'Or; dans la ÿ : \u20ac \u2018vaste baie de San:Francisco, venait-iH}} .\u2014La voici, \u2018?.répondit ple célèbre Pa TICES NR SCE MN SE sacs \u2026 C'était le Chinois Seng-Vou, qui u retour comme il avait fait célui de l'aller ! _Seng-Vou s\u2019avahça vers\u2019 William Ww R dér .Bad \"131 3 ue Monsieur Xolderup me par- dohne, dit-il très\u2018polimért.Lorsque | j'avais pris passage à'bord Au Dream, fe & croyais qu'il allait directement à banal, où je ÿotlais me 'rapatrier ; \u2018mais, du momént qu'il revient à San-Francisco, je\u2018débarque ! \u201d | Tous stüpéfaits dans cette apparition ils ne savaient que répondre à lintras qui les regardait en souvient.: \u2018 Mais, dit enfin William W.Kol- \u2018derup, tu n'es pas resté dépnis six mois à fond de cale, je suppose ?\u2014Non ! répondit Seng-You.- \u2014Où étais tu donc caché ?\u2014Dans l\u2019île ! LES \u2014Toi ! s\u2019écria Godfréy.- - \u2014Moi ! \u2019 Ay \u2014Alors ces fumées 2.59\" \u2014T) fallait bien faire du feu ! \u2018\u2014Et tu ne cherchais pas à te rapprocher de nous, à partager la vie commune ?\u2014Un Chinois aime à vivre seul, répondit tranquillement Seng-You.Il se suffit à lüï-même et n\u2019a besoin de personne ! ;Ç Et là-dessus, l\u2019original, saluant William W.Kéldérap, débärqua et disparnt.Co : , \u201c Voilà de quel bois sont faits \u2018les Eobinsons ! s\u2019écria l'oncle Will.Regarde celui-là, et vois si tu lui ressembles ! C\u2019est égal, la race anglo- saxonne aura du mal à absorber des gens de cet acabit ! - tu \u2014Bon ! dit alors Godfrey, les fümées sont inoxpliquées par la présence de Seng-You, maisiles fauves ?.\u2014Et mon crocodile?ajouta Tartelett.J'énténds que l'on m'explique moti crocodile!\u201d L'oncle William W.Xolderup, très embarrassé, se sentant a son tour et pour sa pvt mystifié stit ce point, passa sa main sur son front comme pour en chasser un nuage.\u201c Nous saurons:cela plus tard, dit- il.Tout finit par se découvrir a qui sait chercher ! \u201d Quelques jours après, on célébrait en grande pompe le mariage du ne- fiveu et du pupille de William W.Kolderup.Si les déux jeunes flancés furent choyés et fêtés par tous les amis du richissime négociant, nous le laissons à penser.; -.Dans \u2018cette » cérémonie, .Tartelett e pièdé à l'abpt \u2014\u2018Héritiesion {Fat parfait de -tenue, de.distinciion, de * comweil fant.\u201d et l'élève fit également.:honnéur au.célèbre professeur de danse et de maintien.Cependant, Tartelett avait une idée.Ne pouvant monter son crocodile en épingle,\u2014il le regrettait,\u2014il lrésolut de le faire tout simplement empailler.v.SAE De cette façon l\u2019animal bien préparé, les :mâchoires entr\u2019ouvertes, - les plus étendues, suspendu au plafond, ferait le plus bel :ornement de sa chambre.© Nes Le crocodile fat: doric envoyé chez un célèbre empailleur, qui la rapporta à l\u2019hôtel quelques jours après.Tous, alors, venir admirer le \u2018\u201c monstre \u201d auquel Tartelett avait failli servir de pâtre ! 4.» Au.=.\u201c Vous savez, monsieur Kolderap, d'où venait cet animal:2 dit le célè- ; \u2018bre \u2018empaillenr len.présentant sa é an premier voyage! Il neo boa te) Voor ta «LNon !- répondit lonale Wilk p t.\u2014Gependant:it avait.une étiquette vollée sols sa carapacei:s, .; .! \u2014Une étiquette ! s'écria.Godfveyan - empailleur.- \u201cRP tele b+ Et i] montra-unmorceau de.{cuir, sur lequel ces mots étaient écrits'en encre indélibile : ++! Envoi de Hayenback, de Hambourg Taskinar, de Stocks : os, U.S.A.: William W.Kolderup eut Yo - - Lorsque fh to Bil ge /enir passer ung sajson- dy mél ?: sh \u2014\u2014Âvec toi, mon cher mari, je, ne 1 craindrais rien, nulle paît ! Tépéndit Phina, et ppisque.en somm, tu n\u2019as pas fait ton vayege ahtogy là mon-| eu ns .gitéern able! sé, et si, Be many id doit.is faire de mb J sp i dun div 5 du moins pile\" \u201cde toi JA ria ap | es pe heu A fa ply plus « dévoné FIN DE x \u201cÉCOLE.DE BINSOBÉ, 3 taélocatiame Of ) I oer t., \u2014 afr af CURIE at vege ; Nous croyons devoir appélerd\u2019atten- h: \u2018tionsur de tristek chiffres» que révèle une brochhre récente, publiée par\u201c M.Cauderlier, membre: de.la Ligue contre l'alcoolisire.e rapport récent Publié pârioelte.Ligue à la suite \u2018de l\u2019enquêté sur ! l\u2019alcoolieme et sur ses effets en Belgi- \u2018\u2019que, établit, \u2018d\u2019après des documents officiels, que Is J démoralisation et la | paupérisme.y augmentent d'une.façon: \u2018redoutables /\u2018:.4 11 * tro: - \"Qe: rapport\u2019 bonstate: que, \"tout.\u201c compte fait de: l'accroissement aid on ras LE phpulation, le nombre de nos shicid a augmenté depuis quarante ais.de : pour cent ç dail bl ny at] Celué de nos aliénés!ader11041 pour.\u2018eent ; ns STOIC 123 sagt ; fr Celtic de: wos »condamnés 1 &: Lemp, sonnement de 185 pour cent,juir- ! \u2018Qu'en.1860, nous avions.53 040 - débits de.boissofis, 126,000; en.1880, et certainement 130,000 anjourd hui ; ; .80:pour:cent das ouvriers montrant | \u20181dans les Hôpitaux.de: Bruxelles, : sOR6 alcoolisés avérés: \u2018tir vi Uri.ci, Ei Jertainement.} Aoouliame/e est-d, -vidire Ii \u201cplus contraires à la morale chrétienne, 4x ur beaucoup dans ces chiffres, po j jettent :un triste jour sur la EX tendue \u2018civilisation .moderne nous sommes: gh\u2019 fiers, Mais il .d'butres causes.encore: :et- bien.p us, \u2018graves .qui.produisent lea: tristég{ effets que ces chiffres constétent.-u L\u2019énorme augmentation du nom- \"bre de suicides\u2014quatre:vingis- poux cent depuis 40 ans\u2014daît.être qi grande partie attribuée à la perte de toute croyance réligieuse.1] L'aliénation mentale, sans cesse \u20ac gant l'Etat et, ie; um , des.Vices iles 400, Égpili CIJOURNAT DÉS CAMPAGNES ME NE AT LMET MIOT NY een es adopt aiéieis, et\u2019 1 foi \u2018MARCHES 5B QUEBBG, Le sp aie 1 crainte'de dese, oi La Lot alité croi États a YX + 4 Farine of Gi Lago! \"À portion de la déchristianiéatiôr di ap CIRE TS BE M ih | mation, ©e + aire, ae toutes Te po | Farh pe Sig oxtra, baril, 196.6.35 oo é* ï tio es de n, t vevestie driieiten a lé pes prince oi pone été ot dan Tbe i.A + ESS pour poulenger- Sa: 9154 P| nage, ue 1a lib re, pone \u201cdépand i SCT SE a bi 448d [ auto Ble\u2019 - TERN irae sitniains LE a\u201d 45 Les progrès\u2019 éffrayaüts de Fale coplis- Leiner en! pach s, do que livres.: + % # 38 me sont un indice grave de 8\u2019 progrès \"Ré bib nds bial, 7 \"1 Cal gpe la motile ifdépendarite oduit - par200.Vivrôgeenterisarsds 3:70 a sad chez nous, grâce an libétalisme et à Mais 00 ee Jauhac 0 à 350 la guerre \u2018faite à la religion.\".| éraius\u2014Blé de gomence (rouge 00.4 \u201c0.00 ee ay yg) p Fèyes lo minot pen 200 a 250 la statistiqtie jfficielle, et il ajonte : - Avolde 32 livres .:.04% 043 \u2018\u201cTls \u2018soût done combien vains moral de oilà un navrant ruction ropremer as à a pprible- fy ard ient 1e, Lee {EAP bra; de éme plat: worn : Tf I ary [date tures en.perspec Le parti {rsisemblablemeni \u2018état._\u2014 co BELT , « lho £oupé par\u2019 ure flure, sed Véte -oroissante est due, dans bien des cas, à l\u2019exaspération des passions qui ont jusqu\u2019à Sherbrookens ent éloquemiment ci plorable et gtâve' la défaité ' que nous v alent nos habitu es \u2018\u2018érois.santes d'ihtempérance.vs , Us protvent e: en outre à lévilés énpe sén£\u2018 \"Tes énéréux \u2018dû pays Pour Tin \u201cmassed.Malgré 186'% nte cinq |\u201d millions dépensés ajue)lémpéuit par po les communes, Te niveau nalion baïsse sûns arrêt.\u201d ne pas d\u2019une plume s pecte., | niveau mordl baisse, et la \u2018én' dépit Ni efforts faits Pour : - se.db vo CAE Ud a 180 S@initouk' en souau \u2026.:,,- por .= # x tie * Québea, 37 mars, 1884; Poinsons\u2014sechs le quintai.\u2026.#5.C0 a 5.5 orue verte le, baril, \u2026.\u2026 5.50.a 6.0 46 I eis À i, basil\u201d \"i Pi STD fe 200 ames, sobrsni.2000\" @.A J an LB.ye a \"=\" son par (00 livrés 1.\"045 à a Gr uau par 200 vrai, 115,75 a: $:0t \u201cdus I Repos cv eons pour les: malades \u2018 LA ANAGRE DÉS PATHE REDE BHOWN n'h pus d'égale pour guérir \u2018les \u2018douteurb hterñes'et extérnes.Elle guérit lbs douleurs dans le côté, le:dos ou-los instestins, .le mal de gorge; le rhumatisme, le, mal.de dents, le mal de reins etc,, etc, Elle puri- fiexa.le sang Pre ace car spn.action est.puissante, panacée \u2018doinpétique de R wn, est Tec copie i, o posséd double\u2019 Lfbrce (d'antan devrait s se trouver dans toutes les famillos, din de T'avoir sous 1a moin:en tontitemps, car c'est le meilleur remede dans jg.;mondé,poui!leg crampes.dans J'estomac at douleurs de toutes sortes.;, e chez tous les pag rogciens à 8 Ta bouteille Tee or Mees Ÿ Mères 1 Mores I\" Btos-vous Yonbises 1a nûit et ines aies r {os souffrances \u2018ôt lès gémik- gements d'un! 'enfant qui flit sds dents! ?S'il en-ost ainsi, allez chercher tont.: \u2018guite une boutaille:du Sirop.DALMANT 1 Mune Winstow, LL soulugers immédiaté- | 3 et le, pauvre.petit EE ss a rtain hh ne souxait, fi p une mère us jen do ute: Il qui ay ; ce sivop,\u2019 fie \u2018vous - dira n'y a ayant uss\u2019 pu enfant et lui: rend la sunté.Ses.effets {ténnent-de la magie.Il est parfaitement |\" rinoffansif dans tous les Aad et pe à à.des an-| prendre.Il est ordonné \u2018 ciens et des meilleurs mé inh d sexe féminin aux Etats- se ! Québec)\" 14 janvier 18841.\u2018an, Ly ti Piify = erres:à bon marché, i \u201c4 BON.-CENTRE, Lu | Bon e commis, le monilleuwr |\u201d © ai ou Tinimént dafis le monde: et: : { dant 5 notre JOURNAL, 3 Sand quseiths qu'il ni6f en ordre 16s Tntes- | pis \u2018donvie le repos ln thère, - soulage.Ey, 4 vont partout Fe i \u2018batteil- i , LA PLGS MERV.hi ik wooing 41 044 Jaeger À DE) 0 olr 7 te do > , RA | \u201cLes Pilules et _ Ongueik Hollpsbiy.,.! : DI EY Sort, Jal heu Suit ead, cian des reins et fac Tintéstins:! Elles: donneht la Toros: ot, la\u2019 santé: a ee debilss, nt diun secours inuppréciable, dans es\u2018jindis \u2018positions des personnes to eue de tou d'age ys our les enfants at los vieillards, elles sont a | privdnestimasl.0 tte Jeon LONGI BNP | wt on remède intel iple.pour.les deujeurs dan es jambes, la poîtrine,, po es vieilles bles.| sures, pia ès ot dictée POM, lop \u2018 Il est etcellént oui goths Zot le, rhume \u2018sme, .Pour les maüx de or onb tag Tr mes, | toux, ext 18 aie ue duietses, 2 Hm tont es les maladies de la peau, 11 est sansirival;\u2019 »-Manufacturé: seulement.à l'établissement, du | Professeur HOLLOWAY, 533, RUE O LONDRES, et'vendŸ à raison de 1s.13d), 2s.8d., 11s.22s, ot 33s) chaque bolts et pot, av au -Canada à 36 cents, 94 cents-;et $1.50, eHlenplue * grandes dimonsiôns on proportion.AVERTISS RENTS Jebvat, d'a -gents aux Ty \u2018el mes: ei ,pas vendus dans ce urs geyront alors faire attention Beane a los Es les boltes.Si l'adresse n'est pas 533,-0 STREET, LONDRES, it y a slsitoations.Les marques de co es, remèd le sont enr giptrées À OÙ a \u20ac et was faim igné * THOMAS HOLLOWA 583, Oxford Street,.Fandon * Québre, 2 novembre txR1\u2014\u20141 an.ae ON vif \"yore \u2018 i Ta rE ir I Ji Speciality.de.vin blanc POUR LA LA MESSE Oe sn ue si Le M HIRE co OYTE rrespon- ich, \u2018Ontario 1.Des vins pour la Messe, lesquels.ont été honorés des recommandations du: Révérend Père O'Connor, su upérieur à au Collège, de Sandwich, et de Mgr Walsh, éV rêque de London.1% Bes vina'de table, très PE sous 5 Ba eu ont fait usag Times D) fants de\u201d ene mé à ètre sur déent vou aon es pr ent pute con 5 nce.ngère.\u2018Pour rotate nements agnepepee ur Jong \u2018a- \u2018dresser'diféatément au prodactéar, Des Échantillons seront envoyés sur demande.- Québec, ler Mars 1883, lpn ooh \u201ctr 1 - alt Ri Shr ter ap CONDITIONS DU \u201c+ POUR N'À re DES CAMPAGNES | EDITION HEBDONADATRE * Pagaissant tous le J EUDIS et pontopant toute TT 1 r da grandeur, qui peut servir pour clôtara.} EX vendre bpn-marohé par | ist © oi 4 1 : 8.& W.REID, ON] EAUX de vieux Giement.\u2018Bâti.| 20 T ok?en fll 'de fer galvanisé, de toute hodithe, J\u2019 Carriéh, de\u201d Thittofd Wine; diz 4 Pass nd à rev ere pat Tes ; + t ni 8, flop a es je , ftir bic iv Fou TAF LAE 10 ¥ ÂsTRE.CON EE Lm | 1 i des | re gt va Gime.fs fo ner syd dl Bm deal 2, Baricrémene Dostibre.dha \u2018 Hu blics et pas de a t salubys Imprimé, ehpnblié pdr oro 5 rice À an \u2018présence os son er ohne : récolte, I récolte dé fruit dalle mel WOT is RH u o cliques millions vi Ang f ahora » 18 mal ce { i tare fr ont core opter bas pri 4 Leg er\u201d Broussiom, Jeune Formate tiger saps dom: hE oe eas mppe sa stan description | ED 14 EU É- PR OPER fig t E a | mage, quand il Cot-agexoché ipar de dos.|g a:Yons Fouvez EON en écrivant {7 15 Fan Pots mp treer \"A GB amibdet)tbaing deilai voityreiet, stats Lau ISSAIRE D'E ON, Détroitz| © fy \u201cgi i olen -& une distance deli pas dvantguion put] québec, 13 mars 1884\u2014131.= \"Los, 982 - Cajered Lo ten rn HAI \u2018arréter le convoi.Il parvint.:oependant.i; sot Tar 1 à se redresser à la fôrce d't:\u2018pbigret et Fi de Fer pour Ciotare ;.a | \" Tinpiie a} of publié be 0-1 Léger Bronsieau, Bétrebn-Pmormittathe 4 4100, KL \u2018HUB Sr- PAUL, Qutesc.Quétiee, ri ma | i: Noi9.rue \u2018Buade, Québec: "]
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