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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 27 mars 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1884-03-27, Collections de BAnQ.

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[" fy 3 3 TURE TORTIE (Ee nv: JO] ir $107 Se hos grehmrinl levi isp Lio: nd it sgt eiodintsd besag gute 5-01 5 LS aaa of oa:0109 tanto zu | Lia teil Lp 59 Lo 154 TT 44 Le député de Qnuébec-Centre Le discours que M.Bossé a prononcé sur la loi des licences, a considérablement augmenté le prestige dont il jouissait déjà dans la Chambre des Communes.Il a traité la question en légiste et en homme pratique.Suivant lui,\u2014et nous croyons qu\u2019il est dans le vrai,\u2014la loi Maccarthy est uléra vires, au moins dans certaines parties.Mais ce n\u2019était pas là absolument la question qui était devant la Chambre.La question était de savoir si le Parlement devait abroger purement et simplement la loi de 1888, avant qu\u2019il eût été décidé d\u2019une manière précise, par le tribunal le plus compétent, que cette loi est inconstitutionnelle.Les décisions rendues jusqu'ici, en particulier dans les causes de Russell et de Hodge, se contredisent plus ou moins, et ne sont pas formulées de manière à établir nettement la jurisprudence sur-ce point de droit.Les avis sont partagés.M.Bossé a cité deux causes qui se sont produites l\u2019année dernière, et dans lesquelles les juges ont décidé que la loi Maccarthy est inconstitutionnelle.Il est donc à désirer que l\u2019on obtienne un jugement final, complet et exclusif, qui ne laisse plus de place à la chicane.En attendant, les droits des pro- vinces restent saufs, puisque le gon- vernement s'engage à présenter un bill pour suspendre les clauses pénales de l'acte d'Ottawa, jusqu\u2019à ce que la question soit décidée.Ainsi, voici exactement quelle est la position.Le gouvernement admet qu\u2019il peut y avoir des doutes sur la constitutionnalité de sa loi.Il s\u2019engage à faire décider la question par le plus haut tribunal possible.Et, en attendant, il suspend virtuellement l\u2019effet de l'acte fédéral, laissant ainsi le champ libre à l'exécution des lois provinciales.M.Bossé a parfaitement exposé la situation et conclu très logiquement que la première chose à faire, c'était d\u2019avoir une décision claire et directe.Le discours très raisonné du député de Québec-Centre a fait une profonde impression sur la Chambre.Sa haute réputation d\u2019homme de loi donnait à sa parole double poids.Voici ce que dit de M.Bossé la Gazette de Montréal : \u201cM.Bossé de Québec, l\u2019un des hommes les plus capables de la Chambre, orateur élégant dans les deux langues, esprit logique et convaincu, et argumentateur serré, dont l'influence a toujours été croissante depuis son entrée aux Communes, M.Bossé a réduit la question débattue à sa plus simple expression.\u201d Un incident, tout à l'honneur du député de Québec-Centre, s\u2019est produit au début de son discours.Il parlait en français ; quelques députés crièrent : en anglais, en anglais.M.Bossé, s'interrompant, déclara qu\u2019il était très flatté qu\u2019on exprimât le désir de comprendre ce qu\u2019il disait, mais que si les honorables collègues voulaient seulement apprendre le français, ils acquerraient une langue qui les paierait amplement de leurs peines.Les électeurs de Québec-Centre ont le droit d\u2019être fiers de leur député.\u2014_\u2014 A travers les Etats-Unis Le Canadian Américan de Minneapalis, Minn.dit que les principaux journaux du Dakota sont rédigés par des Canadiens (Canucks) et que les Canadiens commandent dans tout l\u2019Etat.M.Wilson, géologue de Chicago, qui étudie en ce moment la formation géologique des régions à charbon authra- cite de la Pennsylvanie, près de Lone Mountain, a regu l'autre jourla visite d\u2019un fermier, nommé Samuel Herb, venant le prier d'examiner un échantillon de minéral trouvé dans sa propriété.C'était de l\u2019émeri.Le géologue accompagnant le cultivateur dans sa ferme, y a reconnu I'existence d'une veine d\u2019émeri de 38 pouces.La petite propriété de Samuel Herb est nue et stérile, et il n\u2019y a qu\u2019une huitaine de jours qu'il cherchait à la vendre $300.Une compagnie de Boston vient de la lui acheter $50 000.Tous les terrains avoisinants ont doublé de valeur du jour au lendemain.Mercredi dernier, les Canadiens de Southbridge, Mass, étaient dans l\u2019allégresse.[ls fétaient le retour de leur vénéré pasteur, le Rvd.M.Brochu, et | s'efforçaient de lui montrer par leur empressement toute la sympathie et l'estime que son dévouement pour le bien de la paroisse ont fait naître dans leurs cœurs.Le presbytère ot le couvent avaient été brillamment illuminés pour l'occa- gion. 6 JOURNAL DES CAMPAGNES Un savant Nous avons écrit dernièrement quelques articles sur la loi du progrès et de l\u2019évolution.C'était une réponse très modérés à une conférence faite à Québec, et qui contenait des erreurs scientifiques et doctrinales.Nous avons eu le tort de trop parler du conférencier : il en a pris un petit grain d\u2019orgueil.Ce bon M.de Kastner s\u2019est dit qu\u2019il devait être un personnage important : il l\u2019a cru.Dédaignant de répondre aux arguments de pauvres \u2018\u2018 obscurantistes,\u201d il a résolu de poser en maître.Et il pose, et il phrase.Le rédacteur de l\u2019Electeur, en lui ouvrant les colonnes de son journal, s'est fait à la fois bedean et thuriféraire.Il a annoncé le grand savant, il l'a respectueusement encensé.Le maitre n'a pas un langage très clair, mais il possède le don des phrases vides et sonores : deux qualités qui vont bien ensemble.Il aime à ouvrir des horizons inconnus de ses disciples, à qui il sait faire comprendre avec une extrême délicatesse que ce sont tous des ignorants.Dans ce jeune pays, voyez- VOus.Monsieur a donc commencé par prouver ce que tout le monde sait, ce que personne ne conteste, a savoir : que les idiomes se transforment.que le français dérive du latin.La belle histoire ! Le mot pourrir vient de putrere ; mais notez les modifications intermédiaires : putrere, pudrire, podrir, por- rir, et enfin pourrir.\u201c Tr s'est suc- vessivement adouci en dr, puis en rr ; u a passé par o pour venir a ou.\u201d \u201c Et tout cela afin d'arriver à cette conclusion : que rien ne peut arre.ter dans sa marche triomphante la loi de l\u2019évolution, cette grande loi qui éclaire d'un jour radieux les horizons sans fin de la vie universelle ! Avouez que ça prête à rire.Tant que notre linguiste ne s'inspire que de ses dictionnaires et de ses grammaires, il dit des choses fort ennuyeuses, mais qui sont du moins passables.Il est vrai qu\u2019il traduit César de manière à faire gémir les mânes du grand homme, mais on lui pardonne cette peccadille.Soudain les grammaires se ferment et le savant universel laisse tomber de ses lèvres ces paroles touchantes : \u201c Absorbé par nos occupations quotidiennes et par des études austères qui n'ont pour mobile que la recherche désintéressée de la vérité, en dehors de toute coterie politique, religieuse, philosophique ou sociale, le temps me manque pour faire voir au public que le progrès par l'évolution s'accomplit dans les langues en général.Mais je nourris d\u2019ailleurs un projet grandiose : celui de prouver qu'il en est de même dans toutes les branches des connaissances humaines, dans tout ce qui existe, dans le monde moral, comme dans le monde physique.\u201d Ce n\u2019était que le début, mais il promettait, n'est-ce pas?Nous avons eu la suite il y a quelques jours, et nous ne saurions dire quand nous verrons la fin.Ça menace Ch oe d\u2019être long, bien long, à moins que l\u2019orthodoxie de l'Electeur ne s'effraie et ne dise à son cher professeur : \u201c De grâce, soyez prudent, n\u2019allez pas plus loin.\u201d Cette seconde leçon est on ne: peut plus amusante.M.de Kastner y prend des airs de petit Darwin et nous promet des merveilles pour plus tard.Par exemple, il nous fera voir que \u201c le mot latin dies se trouve reproduit deux fois dans le mot aujourd\u2019hui, que des termes aussi différents d'apparence et de signification que \u201c répit, évéque, espion, épicier, ont la même racine commune.\u201d Ces paroles nous rappellent le maître de philosophie du Bourgeois Gentilhomme, et nous ne pouvons nous empêcher de nous écrier avec M.Jourdain : \u2018\u2018 Vive la science ! Ah ! la belle chose que de savoir quelque chose ! \u201d Mais pourquoi M.de Kastner veut- il nous ouvrir ces horizons splendides?Pourquoi veut-il nous initier à ces mystérieux secrets de la linguistique ?Ah! qui l\u2019eùt cru ?C'est afin de nous convaincre que les espèces animales se transforment, que le cheval .n\u2019est qu\u2019un âne perfectionné, ce qui conduit tout naturellement à la sublime théorie de l'homme-singe ou de l\u2019hom- me-poisson.Pour prouver que nous ne faisons pas de la pure plaisanterie, nous allons citer le raisonnement de notre conférencier aussi fort en logique qu\u2019en version : \u201c* Croyez-vous qu'il n'y ait pas plus d\u2019analogie entre deux êtres comme l'âne et le cheval qu\u2019il n\u2019y en a entre les deux mots épicier et évé- que ?Or je vous démontrerai la prochaine fois, avec une certitude absolue, que ces deux termes épicier et évêque sont les rejetons d'une même souche.Pourquoi le cheval et l\u2019Ane n\u2019auraient-ils pas une commune origine, en supposant même que les géologistes et les paléontologistes n\u2019eussent pas encore retrouvé tous les chaînons intermédiaires ?\u201d Pourquoi pas ?.Cette forme interrogative convient admirable a nos grands petits savants qui ne savent rien.Quand ils ont posé une question, ils la croient résolue.M.de Kastner interroge: pourquoi 2.pourquoi pas ?.Le bon sens lui répond, et le bon sens est contre lui.C\u2019est une terrible chose que d'avoir le bon sens contre soi.Donc, M.de Kastner nous montrera que les mots épicier et évéque ont la même racine.Et aprés?* Que diront à cela, s\u2019écrie-t-il, les abstracteurs de quintessence métaphysique\" en termes plus simples, tous les gons sensés ?Ce qu\u2019ils diront?lis garderont probablement le silence, se contentant de soupirer et de penser que cet homme est malade.Correspondance de In Capitale Ottawa, 19 mars 1884.Le télégraphe vous a donné déjà le résultat du vote sur les résolutions de M.Houde demandant le rappel de l\u2019acte des licences.Tous les députés conservateurs, moins quatre, ont soutenu l\u2019amendement de Sir latures locale et fédérale, sur la question des licences, aux tribunaux.Ce résultat vous explique pourquoi M.Tarte qui était arrivé à Ottawa avec des projets si glorieux, en est si vite reparti.Le vote donné par la majorité est, dans mon opinion, le seul qu'il soit possible de justifier sous les circonstances.Voici en deux mots comment se présentait la question.° En juin 1882, sur un appel porté au Conseil Privé d\u2019une décision de la Cour Suprême du Nouveau-Bruns- wick, il fat décidé que l\u2019acte de tempérance 1878 était constitutionnel, et de la compétence du Parlement fédéral.Cette décision reconnaissait par conséquent le droit du parlement fédéral de prohiber la vente des boissons enivrantes et de déterminer les conditions dans lesquelles elle pouvait se faire.Il fut compris dans le temps, que ce jugement enlevait aussi aux législatures locales tout contrôle sur ce trafic.En la relisant aujourd\u2019hui, on voit que la décision n\u2019allait peut être pas aussi loin, mais il n\u2019en est pas moins vrai que l\u2019inference était passablement justifiée par les termes du jugement.Le Conseil Privé prenait même le soin de dire qu'il ne voulait pas qu\u2019il fut compris que son jugement fut en opposition avec l'opinion exprimée par la Cour Suprême dans cette même cause de Russell vs la Reine.Or, cette opinion allait à dire que le pouvoir exercé par le parlement fédéral dans la passation de l'acte de 1878, il le tenait de la clause'de l\u2019acte de la Confédération qui lui donnait le droit de légiférer sur tout ce qui concerne la réglementation du commerce ; ce qui équivalait à dire que le parlement fédéral avait seul le droit de réglementer la vente des boissons.Il n\u2019y ent qu\u2019une opinion en Chambre sur la portée de la décision du Conseil Privé, et cela dans le sens que je viens d\u2019indiquer.Subséquemment, dans la cause de Hodge vs la Reine, le Conseil Privé rendit une autre décision dans laquelle il reconnaissait la compétence de la législature d'Ontario à passer une loi pour déterminer les conditions dans lesquelles pouvait être accordées des licences pour la tenue des tables de billard, et la vente des boissons.En même temps le Conseil Privé déclarait qu\u2019il n'avait rien à changer dans l'opinion exprimée dans la cause de Russell vs la Reine.Les deux décisions portaient sur des points différents, il est vrai, mais semblaient dans leurs développements, reconnaître le pouvoir concurrent des législatures locales et fédérales sur d\u2019autres points touchant directement à la législation fédérale.Dans ces circonstances.et, vu l\u2019incertitude crééo par cette seconde décision, ne semble-t-il pas raisonnable qu\u2019au lieu de répudier sa propre action, le Parlement fédéral décide de laisser sa loi en force jusqu'à ce que, sur un appel provoqué devant les plus haut tribunaux du pays, il ait connu exactement l'étendue de sa Hector, à l\u2019effet de soumettre la question des pouvoirs respectifs: des légis- juridiction ?Qu\u2019y ati] dans cette action - qui puisse préjudicier aux droits des Provinces ?Quand ces droits seront bien définis, et ils devront l\u2019être d\u2019après les termes même de Ja constitution, il sera temps de demander qu\u2019ils soient respectés.Si, comme on le prétend, le Conseil Privé est très disposé à interpréter l'acte fédéral dans un sens tout à fait favorable aux provinces, si sa décision dans l'affaire de Hodge a la portée qu\u2019on lui prête, cette portée ne manquera pas de s\u2019accentuer davantage dans le jugement qui sera provoqué, et au lieu d'y perdre nous n\u2019aurons qu\u2019à y gagner.I] me semble que les députés qui ont voté la loi de 1888, s'ils ont fait une erreur en etagérant la portée du jugement in re Russell, ne devaient pas s\u2019exposer à en commettre une seconde en exaggérant dans le sens opposé la portée de la décision in re Hodge.Et c'est certainement le moindre danger qu\u2019ils pouvaient courir.Je vous avouerai que, de plus, les députés avaient une certaine répugnance a rappeler, avant même de l'avoir mise à l'essai, une loi qui a été préparée avec un très-grand soin et qui est sans contredit la meilleure qui ait été faite surla matière.Peutêtre qu\u2019en constatant les bons effets qu'elle devra nécessairement produire, au point de vue de la morale publique, l'opinion publique en réclamera-t-elle une semblable pour la Province si celle-ci est déclarée insconstitutionnelle.Et ce sera ua grand de fait dans la bonne direction rL\u2019objection faite par M.Amyot qu\u2019elle aura pour effet de diminuer les revenus provinciaux, est facile à résoudre.Cette loi aura pour effet sans aucun doute de diminuer de beaucoup le nombre des vendeurs de boisson, mais le gouvernement de la Province a le droit d'augmenter le prix des licences, de le doubler, de le tripler même.Si le nombre des débitants diminue de moitié, les licenciés pourront payer leürs licences plus cher et s\u2019en trouver encore mieux.Vous pourrez ainsi diminuer considérablement le débit de boissons, et en conséquence relever le niveau de la moralité publique, sans que ni les revenns de la Province, ni les intérêts privés n\u2019en souffrent.Cette considération vaut quelque chose.Quelques amendements seront faits à la loi, cette session, pour rencontrer les vues de quelques députés qui désirent maintenir, en faveurs des conseils locaux, le pouvoir que leur donnait le code municipal de restreindre on de prohiber la vente des boissons.Vous avez dd remarquer que la tendance du Canadien s'accentue de plus en plus\u2019 vers la gauche.Jugez par là des dispositions du groupe dont ce journal est l\u2019éclaireur.Tenez pour certain qu'il accepte son échec sur le Pacifique de très mauvaise grâce.Pendant que le Canadien entretient les espérances de M.Blake, les autres cherchent, préparent l\u2019occasion,épient le moment favorable, nourrissent pendant ce temps la défiance dans l'esprit des amis, et dans l\u2019opinion publique ; et, à Un moment donné, \u2014 eee t SAT es CT ils reéditeront la comédie du Pacifique, s\u2019ils trbuvent assez de dupes.Toutefois, comme ils ne peuvent compter que sur un coup de main ou tine surprise, il y a toujours ce moyen facile de les déjouer, qui est de ne pas les perdre de vue, et de tonir constamment l'attention publique éveillée sur leurs mouvements.Dans ces conditions, je réponds de la paix.Un libéral de notre district me disait l'autre jour.\u2018\u201c M.Blake n\u2019est que médiocrement flatté des cajoleries de certains hommes.Il n\u2019ambitionne pas l'alliance de M.Sénécal et ne désire pas attacher à son pied le lourd boulet que traîne avec tant de peine le parti conservateur.\u201d Et il avait raison.J'en ai toujours voulu à M.Mercier de s\u2019être montré si difficile, je commence à croire que M.Blake fera lui aussi la sourde oreille aux prières que lui adressent tous les jours, \u2018du fond du cœur, les vrais amis de la cause conservatrice : \u201c* De la vraie clique, délivrez-uous, M.Blake.\u201d X.COARESFONDANCE D'ONTANIE Sandwich, le 17 mars 1884.QUI A LA PART DU LION DES CANADIENS-FRAN- GAIS OU DES ANGLAIS DANS ONTARIO ?Un certain monarque français, -François Ier, le roi chevalier, disait un jour devant ses courtisans : \u201c Je voudrais bien voir l'article du testament d'Adam qui lègue l'Amérique aux Espagnols.\u201d Ne pourrions-nous pas demander avec autant de raisori, quel est l\u2019article de la constitution provinciale d\u2019Ontario qui lègue les emplois publics aux Anglais, à notre exclusion ?Si cet article n'existe pas, nous le savons, comment se fait-il \u2018que nous nous tenions satisfaits de si peu des n tres aux affaires de l\u2019administration publique ?Cette question, nous nous la sommes posée bien des fois, et si nous avions à la résoudre, nous aurions à entrer dans bien des considérations propres à éveiller notre apathie, ou au moins notre insouciance sociale.Nous avons trop facilement accepté l'éloignement des affaires.Après tout l\u2019héroïsme montré dans les grandes luttes ouvertes, nous avons fait preuve de faiblesse en ne nous concertant pas suffisamment pour réclamer et maintenir nos droits constitutionnels., Ceux qui n\u2019ont pu nous chasser on nous réduire par les armes ont été bien près de nous effacer du rôle auquel nous pourrions prétendre par notre nombre, comme par notre civi- Hsation.Nous jouissons d\u2019une paix profonde, d\u2019une liberté parfaite depuis 1887, et cependant, il y a dix ans à peine que la nomination d\u2019un Canadien-français à un emploi officiel a été faite dans la personne de M.Joseph Marentette comme officier de Douane à Windsor.Oserions-nous rappeler les cris d\u2019étonnement, sinon de jalousie, que cette nomination a provoqués chez ceux qui remplissent les bureaux des leurs ?On n\u2019a vu dans la promotion de M.Marentette qu\u2019un privilège révoltant, qu\u2019un début de French Domination, contre lesquels il fallait rendre des mesures de répression.tait-ce là une logique de la part de nos voisins, quand ils se pavanent du titre de libéraux partout où ils pénètrent ?Depuis lors, nous le reconnaissos nous avons obtenu, pour les nôtres.JOURNAL DES CAMPAGNES = EEE quelques emplois, mais nous les avons dans une proportion infime.C'est à peine sinous pouvons les compter pour le cinquième des positions a occgper, quand nous sommes la majorité, À loffice de la Poste de Windsor, sur quinze employés, nous en avons trois seulement de notre les bureaux des différends autres services, Mais pourrait-on nous objecter que dans notre nationalité les sujets manquent, ou qu\u2019ils n\u2019offrent pas les garanties morales voulues ?À cela nous répondons fièrement : non, nous ne manquons pas de sujets, et surtout nous les avons offrant par eux- mêmes les meilleures cautions morales.Qu'on nous permette de signaler ceux des nôtres investis d\u2019emplois publics, et de demander en quoi ils cèdent à leurs collègues, tant en capacités qu\u2019en garanties morales.Y-a-t-il dans le bureau de poste de Windsor des hommes plus respectables et plus estimés dans l'opinion publique, que nos trois Canadiensfrançais, Messieurs F.X.Meloche, R.Langlais et Charles Benglet ?Trouvera-t-on dans les douanes des hommes plus intègres que M.Baby, M.Z.Marentette et M.D.Brassard.Enfin n\u2019avons-nous pas dans la régie deux hommes éminemment instruits, deux compatriotes des plus intelligents dans M.Pierre Ramon M.Irénée Girardot ?Où de telles hommes se sont formés, où de tels fonctionnaires se sont puisés, il s\u2019en forme tous ies jours, et nous sommes en mesure d\u2019en offrir à 'administration jusqu\u2019à concurrence du nombre des emplois qui devraient légalement nous revenir, et sans crainte d\u2019avoir à en rougir.Nous appelons l'attention des sociétés Saint-Jean-Baptiste sur ce qu\u2019elles auraient à faire à ce sujet.Sandwich, le 24 mars 1884.Nos instituleurs el nos institutrices\u2018 canadiens - français dans le comté d\u2019Essex, province d'Ontario.Après avoir montré que le petit nombre de nos Canadiens-français, qui ont été admis aux emplois publics,ne le cèdent ni en capacités,ni en garanties morales, à aucun de ceux de nos voisins qui envahissent nos bureaux administratifs, nous voulons parler d\u2019une autre classe de fonctionnaires dont la mission a plus d'influence encore au point de vue de nos traditions nationales, et qui a tous les titres se montrent a la hauteur de I\u2019honorable charge qu\u2019ils embrassent au milieu de nos populations : nous avons nommé nos instituteurs et nos institutrices cgnadiens-francais Il y a vingt-cinq ans à peine, il semblait que c\u2019en était fait de nos écoles publiques pour les nôtres.Le monopole de l\u2019enseignement était tombé dans les mains de ceux qui nous avaient écrasés ; nous ne comptions parmi les maîtres de la jeunesse pas un seul Canadien-Fran- çais.Nous ponvons donc dire que nos instituteurs et nos institutrices canadiens ne sont que d'hier, et cependant ils sont nombreux sur le champ de la lutte laborieuse mais pacifique qui est si admirablement organisée par le systéme scolaire qui nous régit depuis quelque temps.Nous rendons hommage aux talents, aux succès des maîtres anglais ou autres, à qui sont confiés les enfants de leur nationalité, mais nous n\u2019admettrons point qu\u2019ils ont une supériorité sur les nôtres, malgré les avantages notables dont ils jouissent, autant pour les écoles préparatoires aux examens que pour la langue dans laquelle se passent des examens.Nous n'avons pas d\u2019écoles spéciales pour l'étude du français, c'est une lacune regrettable, une lacune qu\u2019il nous est temps de «combler : nous ne nationalité ; il en est de même dans | l sowmes point là sur le pied de l\u2019égalité, et cet état de choses.doit attirer l\u2019attention des sociétés Saint-Jean- Baptiste, et de tous ceux de notre nationalité qui peuvent avoir à cœur le salut de nos traditions.Nous pouvons dire que nos maîtres et nos maîtresses sont les enfants de eurs œuvres ; ils se sont en quelque sorte faits eux-mêmes ; soutenus et dirigés par leur dévoué inspecteur, M.Th.Girardot, ils sont arrivés à une aptitude d'enseignement que nos populations ont chaque jour occasion d'apprécier.On nous permettra bien de citer ici les noms de nos instituteurs dont les mérites sont un point d'honneur pour notre nationalité, et qui nous font espérer qu\u2019ils sont le début d'une liste qui ne fera que grandir dorénavant.Les Bondy, les Dugal, les Cheney, les Girardot, les Rocheleav, les Jubenville, les Paré, les Bénetto, les Renaud, les Famelart, et tant d\u2019autres dont les noms nous échappent sont toute une phalange d'hommes qui rivalisent de zèle, de dévouement dans la cause de l'éducation publique.Nous pouvons avec le même orgueil citer aussi les noms de nos institutions comme méritant hante- ment les éloges les plus flatteurs.Les demoiselles Pagé, Gignac, Rondat, Girardot, Crévier, Odette, Jolibois; Lebœnf, Réaume, Howell, etc, sont aussi de leur côté des modèles d\u2019institutrices qui ne nous laissent rien à envier à celles des nationalités voisines.À ces listes abrégées nous aurions bien aussi à ajouter les noms d'un certain nombre de maîtres et de mai- tresses qui nous sont venus du Bas- Canada depuis quelques mois.Nous nous ferons un plaisir de leur consacrer un article spécial.(A suivre) NOUVELLES DES CANADIENS a D'ONTARIO Nous apprenons avec une bien vive satisfaction que nos Canadiens français de Tilbury-Ouest, si fâcheusement en désaccord à l\u2019occasion de leur nouvelle école séparée, cédant aux judicieuses observations qui leur ont été faites de la part des autorités compétentes, ont fini gr tomber d'accord sur les limites qui devront circonscrir les enfants appartenant à chacune des trois écoles iritéressées.Nous félicitons vivement ceux qui sont charitablement intervenus dans cette mesure de pacification, assurant à chacun d'eux qu\u2019ils ont fait là du patriotisme tel qu\u2019il nous le faut, si nous voulons grandir en dignité à côté de ceux qui nous entourent et nous observent.D'autre part, ceux qui ont sacrifié leur amour propre en renonçant à leurs prétentions respectives n\u2019en méritent pas moins des compliments pour avoir compris qu'il y a des intérêts qui en priment \u2018autres : ce sont ceux d\u2019une section, sur ceux d'une ou de quelques familles, par exemple.Nous l'avons dit, c'est ainsi qu\u2019il faut entendre le patriotisme ; c\u2019est ainsi qu\u2019il faut travailler à la gloire, au maintien de nos traditions, sans nous arrêter à des considérations qui sont du domaine de l\u2019égoïsme, de l'esprit bas et étroit.Nous aurons assez à faire en nous tenant unis ; évitons la moindre des divisions capables de nous affaiblir en face de nos voisins.#4 | Une assemblée générale des membres de la Saint Jean-Baptiste, dite d'Essex sera tenue à Windsor, dans la salle Saint-Alphonse, le dimanche 23 mars courant, à 4 heures de l\u2019après- midi Parmi les affaires qui seront traitées, il sera question d'organiser les délégations de nos différentes cociétés qui devront se rendre à la grande 7 | convention de Montréal, le 24 juin prochain.Nous ne pouvons trop insister près de nos canadiens-français du pays pour que tous se rendent à notre assemblée qui sera une des plus importantes de l'année, vu les nombreuses questions qui y seront discutées, et qui intéressent au plus haut point non seulement notre société, mais encore notre nationalité canadienne.Nouvelles Le dix neuf mars courant, la paroisse de Sarnia, sur le lac Huron, était en grande fête à l\u2019occasion des noces d'argent du Révérend Père Bayard, curé de la ville.Les Dames de la localité, ayant appris que leur vénéré pasteur se proposait de donner un modeste dîner à quelques-uns de ses amis en souvenir de son 25ème anniversaire de prêtrise, ont imaginé de faire à leur bon curé une surprise préparée par des procédés marqués d'une délicatesse vraiment touchante.Une souscription paroissiale s\u2019est faite spontanément et a permis de donner à la fête un retentissement diocésain.Toutes les salles du couvent de Sarnia ont été mises à la disposition des Dames de la ville, qui en un jour les convertirent en vraies salles de festin.Le clergé du diocèse fut invité, et s\u2019y est rendu avec un empressement qui témoigne de l'estime dont le Révérend Père Bayard jouit parmi ses confrères.Monseigneur Walsh a voulu aussi relever l\u2019éclat de la fête, non seulement en y assistant en personne, mais cn s'appelant lui-Même pour faire le sermon de circonstance, sermon qui a été dans toute son étendue d'une si heureuse inspiration que l'auditoire n\u2019oubliera jamais combien sa Grandeur sait montrer de déférence aux prêtres qui, comme le Révérend Père Bayard, honorent le sacerdoce par une vie de missionnaire vraiment apostolique.La cérémonie religieuse a été splendide, les fidèles s\u2019y sont portés avec un empressement impossible à décrire.Tout a été édification, tout a été un triomphe pour le héros de cette pieuse manifestation.Le dîner a réuni des centaines de personnes, tant laïques notables que prêtres et amis du Révérend Père Bayard, qui aura trouvé dans ce beau jour des satisfactions assez douces pour lui faire oublier les pénibles labeurs de son ministère dans bien des missions où il a eu à lutter contre des difficultés capables de décourager tout homme autre que le vrai serviteur de Dieu.Le vendredi 2} mars courant, il nous est arrivé à Sand Wich mème, pour résider définitivement comme fermier une honorable famille venant de Rimouski, place à près de quatorze cent milles d'ici.Nous saluons M.Louis Parent, Madame Parent et leurs nombreux enfants comme des frères que nous sommes heureux de recevoir au milieu de nous, et de leur accorder le vrai droit de cité comme canadien-français des plus respectables et des plus intelligents.M.Parent nous est arrivé sain et sauf après ce si long voyage, el sa famille n\u2019a pas été peu étonnée de trouver dans notre région un vrai soleil de mai, après avoir laissé Rimouski sous une couche de veige de plus de cinq pieds d\u2019épaisseur.HTE GIRARDOT.La Banque Nationale annonce un dividende de 2070.Cette nouvelle sera accueillie avec plaisir par un grand nombre de personnes. 8 RFR ce Le scandale de Toronto PROCÉDÉS DU COMITÉ D'ENQUÊTE\u2014LETTRE DE M.BUNTING- Le comité des privilèges et élections s\u2019est réuni, le 18, dans la bibliothèque de la Chambre.M.Dowling, député de Renfrew-Sud, a fait sa déposition très longuement et avec un grand luxe de détails.Voici le résumé de son témoignage : Jeudi dernier, il eut une entrevue avec M.Wilkinson, qui lui fit des propositions pour l'engager a voter contre le gouvernement Mowat, dans le but de faire arriver au pouvoir un gouvernement de coalition.Il prétend que M.Wilkinson Ini a proposé de voir M.Bünting pour parler de l'affaire, et lui a offert d'arranger entre eux une entrevue.M.Dowling a tout raconté aux membres du gouvernement qui lui ont conseillé d\u2019aller chez M.Bunting.Il y est allé dans l'après-midi.Il prétend que M.Bunting lui a fait alors des propositions corruptrices.Le député de Renfrew-Sud a eu aussi une conversation avec M.Lynch, qui lui a offert de l\u2019argent pour son vote.La même chose avec M.Kirkland, qui s\u2019est plaint du gouvernement au sujet d\u2019une question de limite à bois, et a voulu faire signer à M.Dowling une promesse round robin de voter contre Mowat.M.Balfour a ensuite donné son témoignage dans le même sens que M.Dowling.C'est surtout à Kirkland, l'américain intéressé dans les limites à bois, qu\u2019il a eu affaire.M.Wilkinson lui a aussi fait des offres d'argent.M.Kirkland lui a dit qu\u2019il avait $10 000 à sa disposition pour faire modifier la loi sur la coupe du bois.M.Wilkinson lui a affirmé qu\u2019un cabinet de coalition serait formé, et que M.Harcourt, député libéral, serait le chef de l'élément réformiste.Vendredi, le 14 courant, M.Wilkinson a voulu lui faire signer le fameux round robin, et lui a offert $1 000 pour sa signature.Plus tard il lui a promis la position de régis- trateur au Nord-Ouest.Lundi il a nsisté de nouveau pour faire promettre à M.Balfour de voter contre le gouvernement, et finalement il lui donne $800 00, sans avoir obtenu aucun engagement.C'est alors que Balfour, après avoir consulté trois membres du cabinet, a étrit à l\u2019orateur pour lui confier les $800 00 et l\u2019informer de cette tentative de corruption .À la même séance du comité, l\u2019inspecteur de police, Ward, a produit des lettres et papiers trouvés sur MM.Kirkland et Wilkinson.Il y a une lettre d\u2019un nommé R.G.Peters, de Manistee, Michigan, datée du 25 décembre, autorisant Kirkland à dé- dépenser $10 000 pour une affaire de limites qui semble leur être commune, et une autre lettre de l\u2019honorable D.L.Macpherson adressée à Wilkinson, et lui annonçant qu\u2019il sera probablement nommé régistra- teur à Edmonton, Territoire du Nord- Ouest.On trouve aussi parmi ces papiers le round robin qu'on a voulu faire signer à plusieurs députés.Ce sont là les seuls documents réellement importants.À la séance du 20,M.McKim, l'an des députés qui a reçu de l'argent, .a donné son témoignage.C\u2019est M.Wilkinson qui lui a fait des propositions et qui après plusieurs entrevues, lui a remis $1,000 qu\u2019il a fait parvenir à l\u2019orateur, avec une lettre explicative.M.McKim avait signé le round robin avant de recevoir l'argent.Voilà où en est rendue l'enquête.M.Bunting, de son côté, a publié dans le Mail de mercredi, la lettre suivante : \u201c J'ai lu le rapport de la déclaration non assermentée faite par M.Dowling hier, devant le comité des privilèges et élections, et comme l\u2019on a fait librement ussge de mon nom, je me hâte de déclarer que cette déclaration est, en des oints très importants entièrement inexacte.M.Dowling vint me voir il-y a quelques jours, aux bureaux du Mail.Il s\u2019introduisit lui-même, car il était un étranger pour moi.Il me dit qu\u2019il désirait me voir privément.Je le fis entrer dans une autre chambre, et 'assurai qu'il ne serait pas dérangé.ll me déclara alors qu\u2019il étant membre de la législature, médecin de profession, pratiquant dans le comté de Renfrew, et gradué du collège McGill, Montréal.1l dit avoir été, contre sa volonté, induit par son parti d\u2019entrer dans la vie publique ; qu'il avait été élu, que-son élection avait été.annulée, et qu'il avait été élu de nouveau.Il se plaignit amèrement de la mauvaise foi du parti grit à son égard, car on ne lui avait pas donné cinq centiïns pour l'aider à payer les frais de sa contestation, qui s\u2019élevaient à la somme de $5,000.Quelques-uns de ses commettants lui avaient proposé de lui souscrire $1 000, mais il avait refusé, vu qu\u2019ils étaient ses patients.Il se plaigait de nouveau de Pingratitude de son parti; qu'il était un jeune homme, et que le paiement de ses frais, l\u2019embarrassait beaucoup.Je lui fis remarquer combien diffeiente était la manière d\u2019agir des conservateurs, à l\u2019égard de l'élection d\u2019Algoma, et j'ajoutai que si M.Dowling.était conservateur, il serait traité tout aufre- ment.11 se déclara alors prêt à voter contre le gouvernement, moyennant la somme de $2 000, et à résigner son siège dès l\u2019on que voudrait.Je lui déclarai bien distinctement qu'il n\u2019y avait pas à songer à sa proposition, et lui conseillai de ne pas résigner.Je me levai, et il me quitta.Je n\u2019avais jamais parlé à Cet homme avant ce jour, et ne l'ai jamais vu depuis.Cette déclaration est correcte en tout points.(Signé) C.W.BUNTING.Toronto, 18 mars 1884.Jusqu'ici aucun chef conservateur n\u2019est impliqué dans l\u2019affaire, et nous croyons qu'il est souverainement in juste de préjuger l'opinion par des accusations hâtives.\u2014-\u2014e-ep>>-f>-\u2014\u2014\u2014\u2014 Monsieur Clapin et I\u2019 ** Univers Le correspondant parisien du Canadien continue à faire des siennes Dans sa dernière lettre, il se livre à une équipée nouvelle.Laissant pour cette fois de côté les pièces suspectes et les romans scabreux, le courrié- riste léger se risque imprudemment sur le terrain ecclésiastique.C'est fort ; le claqueur d\u2019Hérodiade transformé en traducteur d\u2019encyclique ! Examinons-le dans ce nouveau rôle.Pour son coup d'essai dans le genre religieux, il s'attaque à \u201c l\u2019Univers,\u2019 au sujet de la traduction française de la dernière Encyclique du Saint-Père.Mais sur ce terrain.qu'il ne hante pas tous les jours, il vague et trébuche délicieusement.Le Moniteur de Rome s'est fait l\u2019éditeur d'une version française de l\u2019Encyclique Nobilissima gallorum gens.Cette version, adoptée de confiance évéques : Ces mots ne figurent pas dans la traduc- JOURNAL DES CAMPAGNES par le Jotirnal de Rome, et uni grand nombre d\u2019autres journaux, au nombre desquels se tronye le.Courrier du Canada, vette version n\u2019est pas absolument fidèle, et,en un point surtout, pèche gravement contre le texte.Le Saint-Père dit qu'il a plusieurs fois chargé le Nonce pontifical à Paris de faire au gouvernement français des représentations, que les chefs de la république ont attesté recevoir avec un esprit d'équité ; le Moniteur de Rome lui fait dire que ces représentations ené été accueillies avec un esprit d\u2019équité.La variante est visible et porte sur un point important.L'Univers, qui a publié une traduction a lui, a rendu exactement la pensée du Pontife, et relevé l'inexactitude de la version mise en circulation par le |Moniteur de Rome.Le Moniteur n\u2019a pas voulu en démordre.De là polémique, échange d'articles vifs, etc.Tout à coup M.Clapin intervient, et prononce ex cathedra.Voici comment il tranche le différend, contre l'Univers, naturellement : Un passage, entre autres, de la lettre du Souvorain Pontife, parait beaucoup passionner les esprits :c\u2019est celui où Léon II reconnait que les réclamations présentées par le Nonce de Paris au gouvernement français ont été accueillies \u2018* dans un esprit d\u2019équité.\u201d L'Univers, pour un, ne voulut pas admettre que le Pape eût parlé de la sorte, et, prétextant une erreur de traduction dens la version française de l\u2019Encyclique, il imprima, au lieu et place du passage en question.que le gouverneuent français avait seulement \u201c attesté recevoir les observations du Chef de l'Eglise dans un esprit d\u2019équité.\u201d Comme ou le voit, ce n\u2019était plus du tout la même chose.Cette assertion vient à son tour d\u2019être contredite par les organes mêmes du Vatican, le Moniteur de Rome et l'Osservalore Romano, lesquels, non contents de prier l'Univers de vouloir bien rétablir dans son intégrité primitive la phrase incriminée, ont en outre signalé au journal de M.Eugène Veuillo: les nombreuses omissions dont il s\u2019est rendu coupable en publiant en entier le document pontifical.Citons notamment le passage ou I'Encyclique recommande aux laïques de respecter l'autorité des auclorilatemque revereantur.tion de l'Univers.Relativement au passage controversé, voici le cexte absolument authentique de la lettre du Saint Père, tel que rédigé à Rome et publié dans le dernier numéro de la Semaine Religieuse du diocèse de Paris, c\u2019est-à-dire dans l'organe même de Son Eminence le cardinal Guibert : \u201c Dans ces circonstaifces, y est-il dit, nous n'avons, de notre côté, rien omis de ce que les temps semblaient réclamer.Nous avons ordonné, aussi souvent qu'il le parut nécessaire, à notre nonce apostolique de porter des réclamations, qui furent accueillies par ceux qui gouvernent la chose pub ique, dans un esprit d\u2019équité.\u201d Telle est la décision souveraine de M.Clapin.Le texte absolument authentique du passage en question, est le texte publié par la Semaine religieuse de Paris.Disons de suite que ce texte, ou plutôt cette traduction, est celle du Moniteur de Rome, que la Semaine a prise toute faite comme beaucoup d\u2019autres feuilles hebdomadaires ou quotidiennes.Disons aussi que le Moniteur de Rome n'est pas l'organe du Vatican, pas plus que le Journal de Rome, pas plus qu'aucun autre journal romain.Quant au texte officiel, il n'y en a qu\u2019un seul, et c\u2019est le texte latin.Nous allons citer ce texte, et M.Olapin va voir que sa version absolument authentique ne l\u2019est pas du tout, que les mots ont attesté avoir reçues, ne -collègues connaissent, sans se trouvent pes dans la traduction du Moniteur, quoique le Souverain-Pon- tife les ait écrits, et qu\u2019en définitive c\u2019est l'Univers qui a raison.Voici.la phrase latine\u2014texte officiel-: Legatum Nostrum Apestolicam, quoties oportere visum est, facere expos- tulationes jussimus : quas qui rem- publicam gerunt prono se ad :uquitatém animo accipere lestale sunt.Testali sunt, ont attesté : un élève de troisième traduirait cela.Nous reconnaissons avec M.Clapin que ce n\u2019est plus du tout lu même chose, mais c'est ce que le Saint-Père a dit ; et nous sommes heureux de réparer aujourd\u2019hui l\u2019omission involontaire que nous avions nous-même commise sur la foi du Moniteur de Rome.Quant aux quatre mots que l'Univers aurait omis à un autre endroit; leur omission est purement matérielle et ne change nullement le sens de la phrase, ce qui n'est pas le cas pour l\u2019omission du Moniteur de Roine.L'Univers, d\u2019ailleurs, s\u2019est empressé de rectifier son inadvertance légère, le Moniteur de Rome;s\u2019est obstiné dans sa traduction infidèle.En terminant, un conseil à M.Clapin.Qu\u2019il tre se fourre plus dans les questions religieuses ; il n\u2019y entend goutte.Nous nous étonnons seulement,.non, nous ne.nous étonnons plus \u2018que le Canadien laisse passer dans ses colonnes d'aussi graves incartades.er Ln déciaration de l\u2019honorable M.Macpherson Depuis\u2019 que le scandale Kirkland a éclaté, les grits ont tenté, a plusieurs reprises, d'impliquer des chefs conservateurs dans l\u2019affaire.M.Mowat s'est distingué sous ce rapport.De sa place en chambre, il a prononcé des paroles trèg injurieuses pour l\u2019honorable M.Macpherson, insinuant que le Ministre de l\u2019intérieur à Ottawa était complice de l'acte corrupteur de Wilkinson et Kirkland.Le démenti ne s\u2019est pas fait attendre.À la séance de mercredi, au Sénat, l'honorable M.Macpherson a soulevé une question de privilège.Nous traduisons ses paroles : \u201c Je demanderai à la Chambre la permis- mission d'interrompre ses procédés pour une question de.privilège.Je lis dans le Globe d'hier des paroles prononcées par le Procureur-Général d'Ontario, M.Mowat, sur un sûjet qui avait été mis devant la législature, et que tous mes honorables aucun doute.Ces paroles se trouvent sos le titre Privilège, et ont trait à ce que M.Mowat appelle une conspiration: Au cour de ses observations, \u2018il a dit que des places ont été offertes, et:que des conspirateurs ont déclaré qu\u2019en éffrant dans ce but des places \u2018 qui dépendent du gonvernement' fédéral, ils avaient l\u2019autorisation du Ministre de l'Intérieur.M.Morris lui ayant demandé de répéter cette déclaration, M.Mowat a :répliqué : \u201c Ces cons- \u201c pirateurs, en faisant ces offres \u201c d'emplois sous le contrôle du gou- & vernement fédéral, ont déclaré \u201cqu\u2019ils avaient pour cela l\u2019au- * torisation du Ministre de 1'Inté- \u201c rieur.\u201d Plus loin il a dit : \u2018\u201c\u201c\u2018Bun- \u201c ting s'est engagé à faire nommer \u201cle dit McKim régistrateur au Nord- o 27e Ch CR JOURNAL DES CAMPAGNES 9 \u20186 Ouest, avec un salaire de $1 000.« Wilkinson et lai,ont assuré McKim \u201c que le Ministre de l'Intérieur leur a «« promis que leur parole serait .con- « firmée ; ot Banting en particulier \u201c «a donné sa parole que la place \u201c serait accordée.\u201d Plus loin M.Mowat a dit encore : ** Dans le * même but, le dit Wilkinson s'enga- \u2018\u2018 gea à faire nommer Balfour régis- \u201c trateur au Nord-Ouest, par le gou- \u201c vernement fédéral.\u201d \u201c Maintenant, honorables messieurs, tout ce que je désire aujourd'hui c\u2019est de donner à ces affirmations un éclatant démenti.Ce démenti est superflu pour ceux qui me connaissent ; car l'absurdité de l'allégation est évidente.La place de, régistrateur à Régina n\u2019est pas vacante, et cependant, elle aurait été offerte à deux amis de M.Mowat.Je n\u2019ai pas besoin de dire que je n\u2019ai rien autorisé de semblable, et je donne à, toutes ces insinuations, en autant queje suis concerné, un démenti formel.Avant de reprendre mon siège, je dois exprimer ma surprise qu'un homme occupant une position.comme celle qu\u2019occupe M.Mowat, ait pu porter une pareille insinuation contre un homme occupant une position comme celle que j'occupe.Il se base simplement, c\u2019est lui-même qui le dit, sur l\u2019allégation d'uñ membre de son parti, pour lancer contre moi une aussi grave accusation.Je me contenterai aujourd\u2019hui de lui donner une dénégation catégorique, et je remercie la Chambre de m'avoir permis d'interrompre ses procédés.\u201d ; Nous sommes heureux de mettr devant nos lecteurs ces paroles énergiques du Ministre de l'Intérieur.[ Elles contribueront à éclairer l'opinion sur ce qu'on doit penser des audacieuses insinuations qu\u2019on se permet en certains quartiers contre les chefs conservateurs.Une douce mrnie L\u2019Electeur veut absolument que le gouvernement Ross soit un gouvernement sénécaleux.C'est chez lui une douce manie qui nous parait incurable, et que nous n\u2019essaierons donc pas de guérir.Le parti conservateur sait à quoi \u2018s\u2019en tenir sur ce sujet, et cela nous.suffit.Seulement, notre confrère.se rend grave d'un de ses propres \u2018écrits.Nous lui avons cité sa proclamation aux conservateurs honnéles de Lévis, dans laquelle il leur demandait de | suivre des chefs comme De Boucherville, Beaubien, Ross,ete.Nous avons prétendu que cette proclamation est un certificat d\u2019honorabilité donné aun docteur Ross par lElecteur, La-dessus, notre confrére s'écrie que nous ne sommes pas difficile si nous nous contentons dp cela, et il publie après nous sa proclamation, mais en omettant le nomdu docteur Ross.Si c\u2019est une tactique, elle mérite condamnation.Dans ce même numéro, notre confrère admet que nous avons dit vrai lorsque mous avons déclaré qu\u2019il avait déjà fait l\u2019éloge du docteur Ross .\u201c Nous l\u2019avons classé parmi les conservateurs honnêtes, quand \u2018nous avions raison de le croire honnête, \u2019\u2019 écrit-il.Voilà un aveu -précieux.Il y a deux mois, vous classiez le docteur Ross parmi les conservateurs honnêtes, et vous aviez raison de le croire honnête.Nous n\u2019en voulons pas davantage.Le public sait que depuis ce temps le premier-ministre ne s'est pas comporté comme un malhonnéte homme.L'Electeur s'occupe beaucoup du programme des castors et de celui du docteur Ross.Qu'il dépose cette sollicitude.Le gouvernement fera connaître sa politique à l'ouverture de la session.Et en attendant, les conservateurs lhonnétes et indépendants que notre confrère porte dans son cœur, se réjouissent d\u2019avoir à Québec un gouvernement libre de l'influence sénécaliste.- Maintenant, l\u2019Electeur peut fabriquer tant qu\u2019il lui plaira des histoires au sujet de l\u2019élection de Portneuf.Cela ne nous regarde nullement, et ne tient pas da tout à la question.Comme fait,le député de Portneuf est parfaitement indépendant de M.Sénécal, et a même voté contre les principales mesures présentées dans l\u2019intérêt du grand joueur.Le scandale de Toronto | L'ENQUÊTE L'enquête se continue devant le comité des privilèges et élections.Il n\u2019y a eu jusqu\u2019ici aucun témoignage bien intéressant.M.Dwight, gérant de la compagnie du télégraphe du Gréat-Western, a refusé de donner communication des copies de télégrammes qu\u2019on lui a demandées.L'honorable M.Fraser a proposé de l\u2019ameñer à la barre de la Chambre.Le docteur Coscoden, député, a donné son témoignage qui n\u2019a roulé que sur des entrevues et des conversations qu'il a eues avec M.Meeck, avocat.Il prétend que M.Meck lui a fait des offres pour le faire voter contre le gouvernement.Le témoin a aussi rencontré M.Bunting au buffet du Parlement.M.Bunting lui aurait parlé de coalition, mais sans lui faire aucune offre.L'enquête criminelle est commencée devant le magistrat de police.MM.Wilkinson, Bunting Meek et Kirkland ont comparu avec leurs ayo- coupable, \u2014 est-ce volontairement ?| °°**- MM.Meek, Bunting et Wilkinnous l'ignorons\u2014d\u2019une falsification | son ont plaidé non-culpabilité, et demande un procès par, jury.M.Kirkland.a produit le même plaidoyer ; mais il a demandé un procès sommaire.M.McKin a rendu un long témoignage qui ne contient l'énoncé d\u2019au- | cun fait nouveau.Arboriculture .\" Aw moment ot 1s plantation des aïbres fruitiers vase faire dans de grandes \u2018 proportions, mows avons pensé être agréable à nos lecteurs en leur rappelant les soins à prendre pour une plus sûre réussite dans cette Opération.Aussitôt les arbres reçus du pépiniériste, il faut les mettre en jauge, c'est-à-dire les racines dans un tron assez profond pour recouvrir le tout de bonne terre, quand même le terrain serait prêt.On les prendra dans cette jauge alors au fur et à mesure du moment de la plantation ; i si un envoi d\u2019arbres arrivait pendant la gelée, il faudrait déposer les colis intaots dans un endroit tempéré où il ne gèle pas; cellier, cave ou écurie.On les déballe avec précaution, seulement quand toute gelée a cessé.Les sujets arrivés par un temps de hale, c\u2019est-à-dire sec et venteux, ou si l\u2019on doit planter tardivement, devront avoir les racines trempées dans une bouillie grossière composée de terre grasse et de bouse de vache.Ceux qui auront l\u2019écorce ridée seront couchés horizontalement dans une fosse entièrement recouverts d'une couche suffisante de terre, et mouillés copieusement.On les sortira quelques jours après, quand le bois sera revenu à son état normal.Les arbres fatigués, quelque peu chétifs, exigent pour leurs racines et leurs branches une taille plus sévère que les arbres vigoureux.Une bonne plantation se fait dans les conditions suivantes : Ouvrir de large trous, et défoncer le sol, si la couche végétale a trop peu de profondeur.Mélanger autour des racines de bonnes terres amendées par quelques angrais parfaitement consommés.Les fumiers ordinaires ne répondent pas à ce besoin : ils peuvent engendrer des moisissures sur les racines en se décomposant.Rafraichir à la serpette ou au sécateur jusqu'au vif, au moment de la plantation, les racines meurtries par 1'opération de l'arrachage.Aux jeunes sujets plantés dans un sol frais, il est quelquefois préférable de couper un -peu court les racines mères, ména- .geant tout le chevelu possible.En tenant compte de la petite butte qu'il est bien de former au pied dn jeune arbre, il ne faut pas que le \u2018collet du plant, c\u2019est-à-dire le point de jonction des racines avec la tige, -desçende plus bas que le niveau réel de la surface du sol.En plantant plus profond, l'arbre ne tarde pas à souffrir, faute d\u2019air aux racines, et de plus il restera presque toujours stérile.Cette | remarque est importante ; elle a été faite par des observateurs sérieux qui ont trouvé là une des principales causes de la stérilité des arbres.Nous pensons qu\u2019on trouvera dans cette explication la réponse à plusieurs questions qui nous ont été faites au sujet de l\u2019infécondité des arbres fruitiers.Dans-un terrain froid ou humide, si l'on ne peut choisir mieux, on ne doit creuser qu\u2019un trou peu profond, et tenir la naissance des racines mêmes au-dessus du niveau du sol.On butte alors l'arbre en conséquence, et on le maintient par un tuteur assez fort.Arroser en plantant, si le sol est tant soit peu sec, et, dans tous les cas, il ne faut pas négliger de placer au pied de tout arbre planté une fourchée de paille ou de fumier pailleux, afin d\u2019y entretenir la fraîcheur indispensable à la reprise de l'arbre.Il est bien aussi de badigeonner la tige des arbres plantés, soit avec.un lait de chaux éteinte, soit avec une bouillie de cendres fraîches, ayant soin d'y ajouter de'la terre grasse assez pou donner à cette application l\u2019adhérence suffisante pour se coller à l\u2019arbre.La plantation de tous les arbustes doit se faire dans des conditions ana- \u2018logues.Dans les pays à climat sec et à temtpérature plus chaude que froide, l'automne est la meilleure saison pour la plantation.Le printemps est préférable.pour les sols humides si l\u2019on a à redouter des hivers trop rigoureux.HTE GIRARDOT.La St-Joseph À 8T-SAUVEUR.\u2014La célébration de la St-Joseph a été très brillante à St- Sauveur.À 8.80, les membres de l'Union St- Joseph, au nombre d\u2019environ quatre cents, avec bannière, insignes et la musique du 8ème des carabiniers royaux en tête, allaient au devant de leur président, M.Jonas Gosselin.MM.\u2018Villeneuve et Dumontier avaient été délégués par l\u2019Union St- Joseph de St-Roch ; M.Grenier, par celle de Beauport ; M.Falardeau, par celle de Sillery, et M.Bourget, par celle du village de Lauzon, pour assister à la fête.Les décorations dans l\u2019église étaient aussi nombreuses que variées et disposés avec le goût le plus délicat.De magnifiques banderolles ornées de courants de verdure descendaient à plis ondoyants du sommet de l\u2019aute]; ces bauderolles portaient plusieurs inscriptions ainsi que les armoiries de Léon XIII et de la congrégation des Oblats.L'honorable M.Rémillard ainsi que M.Sheyn et M.Boutin, maire de St-Sauveur occupaient des sièges d\u2019honneur.MM.Peachy et Vallières, MM.les Drs Dion, Brochu etc étaient au bas- chœur.La messe a été chantée par M.le Grand Vicaire C.E.Légaré, assisté des RR.PP.Drouet et Jodoin comme diacre et sous diacre.Le sermon a été donné par le R P.Bournigal O.M.I.À l'orgue la musique a été pour les membres du chœur un vrai succès : nous les en félicitous bien sincèrement ainsi que l'orchestre et l\u2019organiste.Après la messe les membres de l\u2019Union se sont rendus auprès du R.P.Bournigal qui a répendu avec bonheur à leur adresse.ST-ROOH.\u2014La procession à St-Roch à suivi le parcours que nous avons indiqué la semaine dernière.Elle était trës nombreuse et précédée de la musique de l\u2019Union musicale.M.Latulippe lut l\u2019adresse à M.J E.Martineau, président de l\u2019Union.M.Martineau répondit en termes heureux à cette adresse.La messe a été chantée par Ml'abbé Sexton avec MM.les abbés Déziel et Bellean, comme diacre et sous-diacre.Le sermon a été donné par Ml'abbé V.Charland, du collège de Lévis.ep Te Le chœur de St-Roch a chanté la messe de Papin.Au Gloria il y a en solos par Mlle Orphéa Giguere et M.P.-A.Lapierre ainsi qu\u2019à l\u2019Agnus Det.À l'Epitre M.F.Dorval a chanté Vision de Sainte-Cécile, à l\u2019Elévation Mlle Brindamour a chanté Temple, osvre-toi de Gounod.M.Joseph Létourneau étudiant en droit, touchait l'orgue et M.J.Turcotte, avocat, dirigeait le chœur.Au bas-chœur on remarquait Son honneur le Maire, l'honorable M.P.Garneau, le lieutenant colonel Vohl, M.Dorval, chef de la brigade du feu, etc etc.MM.J.Langlois et P.Blouin représentaient l\u2019Union St-Joseph de St-Sauveur, l'Union de Sillery avait pour délégué M.A.Pâquet.Après la messe les membres se sont rendus à la sacristie où ils ont présenté une affectueuse adresse à Mle curé Gosselin.Sur le parcours de la procession les rues étaient magnifiquement bien parées. 10 > JOURNAL DES CAMPAGNE La colère dn ** Monde » \u2014 M.Provancher, très mécontent des dures vérités que nous lui avons dites, a juré de nous anéantir, et s\u2019est mis en quête d\u2019un trait qui pit, du coup, nous coucher sur le carreau.Il a cherché dans son esprit ; le carquois était vide.Restait l\u2019arsenal des gens de mauvaise compagnie ; M.Provancher s\u2019y est porté d\u2019instinct.Il s\u2019agissait d\u2019y trouver quelque bonne grosse personnalité bien injurieuse et bien cruelle.M.Provancher a mis la main sur quelque chose de rare et de foudroyant.Il s\u2019est somvenu que nous ne sommes plus célibataire, et nous a délicatement appelé.monsieur gendre.Monsieur gendre, tel est le titre de son article à notre adresse, tel est le sarcasme implacable dont il nous persécute.Après cela, si M.Sénécal trouve que son employé n\u2019a pas d\u2019esprit, c'est qu\u2019il en a fort peu lui- même.Malheureusement, il se rencontre que nous sommes d\u2019une rare impudence.Nous admettons effrontément que nous avons un père,un beau-père, des oncles, etc.Après tont, cela peut arriver dans les meilleures familles, et nous sommes sûr que M.Provancher lui-même n\u2019est pas sans péché sous ce rapport.Examinons maintenant la remarquable production de ce monsieur.Le rédacteur du Monde a cru ou a voulu croire que nous lui sonmet- tions le compte de l'honorable M.Chapais contre le parti conservateur.Il s\u2019est trompé deux fois.D'abord tel compte n'existe pas ; et puis, s\u2019il existait, nous croirions manquer à notre devoir de negotiorum gestor en acce t pour auditeur un homme tel que M.Provancher.Encore qu\u2019il nous répugne de descendre sur le terrain où le rédacteur du Monde veut nous attirer, nous ne pouvons nous empêcher de relever certains de ses dires.Il est vrai que l\u2019honorable M.Chapais, après avoir lutté quinze ans, est entré, sans cesser de lutter, dans le cabinet.Il est également vrai que neuf ans plus tard,en 1872,il est sorti volontairement du pouvoir, plus pauvre qu\u2019il n\u2019y était entré.Cela surprendra peut- être M.Provancher et son entourage, mais la politique n\u2019enrichit pas les honnêtes gens.Quant à l\u2019époque qui a commencé en 1874, le rédac- teux du Monde, par ignorance ou par mauvaise foi, manqué absolument à la vérité historique.Nous citons ses paroles: Le malheur est que le zèle de M.CuaPais cèssa avec le portefeuille ; qu\u2019en 1874, à l'heure où l'ennemi surprenait le camp conservateur, M.Cxa- PAIS ne résistait pas dans son propre comté, et laissait élire un libéral par acclamation, et en 1878, il refusait d\u2019aider M.'l'aché à reprendre le comté de Kamouraska., Les mauvais jours l'ont trouvé fidèle, sans doute, mais inactif.Dans la grande débâcle de 1874, le parti conservateur de Kamouraska fit ce qu\u2019il crut le plus sage pour ne pas compromettre l'avenir, et il fit bien.Mais ni ce parti ni son chef ne furent inactifs.En 1575, aux élections locales, ils emportaient le comté avec M.Roy, malgré les efforts de MM.Letellier et Pelletier.En 187%, ils faisaient noblement leur partie > dans la grande réaction conservatrice, en battant le candidat dpi gouvernement Mackenzie, qui venait de donner à M.Pelletier un portefeuille de ministre et un siège au Sénat.Pour abréger, de 1877 à 1884, chef et parti sont descendus sept fois dans l'arène électorale, et ont Jivré sept batailles rangées, toutes plus acharnées les unes que les autres.Il y a un an à peine, l'honorable M.Chapais, sexagénaire et malade, combattait encore les combats du parti conservateur, et cela sans aucun mobile d'ambition ni d\u2019intérét personnel.Quand M.Provancher aura \u2018derrière lui trente quatre ans de luttes formidables, et sur le front une couronne de cheveux blanchis au service de son pays, nous lui reconnaîtrons le droit de faire la leçon à ceux qu'il appelle lui-même les anciens.Lorsque nous considérons ce qui se passe, nous pensons souvent que les anciens valaient richement les nouveaux.Nous avons dit, quoiqu'il nous en ait coûté, tout ce qu\u2019il fallait dire sur ce sujet délicat.Nous n\u2019y reviendrons plus, quelles que puissent être les provocations de l\u2019homme à qui nouslavons affaire.Nos lecteurs ont compris, nous l\u2019esperons, le-senti- ment qui nous a fait parler ; ils comprendront la réserve qui nous fera taire.Ainsi donc, le rédacteur du Monde peut essayer, tant qu\u2019il lui plaira, de mordre l'honorable M.Chapais, de même que Sir Hector Langevin.Il y perdra ses dents, et l\u2019estime des rares conservateurs qui peuvent avoir encore quelques illusions sur son compte.Pore Quant à la position prise par le Courrier du Canada, elle n'exige pas une longue défense.Notre journal N\u2019a pas entrepris de démolir l\u2019honorable Secrétaire d'Etat, ni prêché de croisade contre lui.Nous avons simplement trouvé répréhensible quelques-uns de ses agissements durant l'affaire du Pacifique.Certains de ses actes nous ont paru imprudents, certaines de ses démarches nous ont semblé en contradiction avec le principe de la solidarité ministérielle.Nous l'avons dit franchement et sans détour, non pas dans les intérêts de tel ou tel ministre, mais dans l'intérêt du parti conservateur- Voilà ce que le Monde appelle une inconvenance.Vraiment le discours est plaisant.C\u2019est le Monde qui nous reproche de manquer de respect à un ministre, le Monde, qui, depuis le commencement de la session, n\u2019a cessé d'attaquer le cabinet conservateur à tout propos et hors de propgs ! Il n\u2019y a pas dans la province de Québec un journal libéral qui ait combattu plus violemment qu'il ne l\u2019a fait la politique et les hommes du ministère.Il n\u2019yen a \u201cpas un qui ait mis plus de brutalité dans ses attaques, et plus de méchanceté dans ses insinuations.Sir John Macdonald est aussi bien chef que M.Chapleau, n'est-ce pas ?Et'cependant le Monde l\u2019a dénoncé avec acharnement, lui et ses collègues.Cette \u201c voix qui s'élève de la foule et dit à cet homme en autorité : Vous avez trahi,\u201d ça été [la voix de M: Provancher.Est-ce le Courrier du Canada ou le Monde qui a publié ces impertinences, reproduites avec délices par l'Electeur : D'une part, trahir les intérêts les plus sacrés du peuple qu'ils représentent et mettre en danger nos institutions provinciales,de l\u2019autre, voter les résolutions pour maintenir Sir John et enrichir les spéculateurs du Pacifique.Les députés qui voteront ces résolutions dans les circonstances actuelles encoureront une responsabilité dont le peuple leur demandera un compte sévère.La Province de Québecest représentée dans le cabinet par (rois ministres canadiens-français.Que font-ils en ce moment ?sont-ils encore vivants ?s'ils ne sont pas morts ou en léthargie, il serait temps pour eux de donner signe de vie et de montrer s'ils complent pour quelque chose dans la direction des affaires publiques.C\u2019est sur eux surtout que \u2018pèse la plus grande responsabilité et s'ils méconnaissent leurs devoirs et s\u2019endorment dans une fausse sécurité, ëls pourraient bien avoir un réveil aussi prompt que désagréable.(Le Monde du 19 février.) - Vous n\u2019attaquiez pas alors ua seul ministre, M.Provancher ; vous en attaquiez trois, les trois chefs de notre province, et pour les naifs, vous vous donniez même l\u2019air d'attaquer M.Chapleau, en même temps que ses collègues.Vous les accusiez de lâcheté ou de trahison.Vous préchiez l\u2019indiscipline, vous l\u2019un \u2018des vieux apôtres de la discipline servile.Vous tentiez d\u2019ameuter l\u2019opinion contre les hommes en autorité, et de diviser la députation afin de renverser le gouvernement.Pendant ce temps-là, sans trahir les intérêts de notre province, le Courrier du Canada défendait les chefs traîtreusement assaillis, et leur politique qui lui semblait bonne, Et c\u2019est vous aujourd\u2019hui qui avez l'audace d\u2019accuser, de rappeler au respeot des chefs, de prendre sous votre pro- téction les hommes constitués en autorité ! Si nous sommes pen, comparé à M.Chapleau, ce dont nous convenons volontiers, qu'étiez-vous donc, vous monsieur Provancher, comparé à Sir John Macdonald, à Sir Hector Langevin et à leurs collègues.Pour nous servir de vos propres expressions, quel droit avait un homme comme vous à trancher de l'autorité, à vouloir nous faire adorer ce que vous adoriez et brûler ce que vous brûliez, à condamner les réputations, a ponlifier,en un mot, suivant le rite sénécaliste ?Vous nous invitez à nous taire, avec l\u2019urbanité de langage qui vous distingue.Ne serait-ce pas plutôt à nous de vous jeter ce superbe : \u201c taisez-vous \u201d qui est si ridicule dans votre bouche ?Ah ! nous vous connaissons bien, vous et vos compères: mieux que vous necroyez.ll y a longtemps que nous vous lisons, et que nous vous suivons.Nous connaissons votre tactique, Tos moyens, votre genre de polémique.Ni vos grands airs, ni vos hauteurs risibles,ni vos objurgations inoffensives ne nous font peur.Nous nous moquons des uns et des autres, et nous savons parfaitement que toutes vos foudres ne sont que des foudres de fer-blanc.Un dernier mot.Le Monde fait observer que le \u201c Courrier du Canada s'attaque vivement à l\u2019an de ses rédacteurs.\u201d\u201d Voila quelque chose de rare.C'est le Monde, dont M.Provancher est le directeur et le rédacteur responsable, qui a attaqué personnellement le rédacteur du Courrier, et qui l\u2019a traité d\u2019aventurier OR Cela nous a paru farceur dans la bouche d'un M.Provancher, et nous en avons légèrement glosé.Voilà tout.On avouera que la riposte était légitime.Quant à la question de fun, nous admettons volontiers que { le rédacteur du Monde a pu en avoir beaucoup plus que nous, et nous lui en abandonnons la gloire sans coup férir.Résumé des dépêches CSUROPE FRANCE Paris, 19 mars 1884.Le gouvernement a résolu d\u2019occuper le Haut-Tonkin jusqu\u2019à la frontière chinoise.® Les discours prononcés à Belleville, le jour de la Saint-Patrice, donnaient à entendre que des explosions allaient bientôt éclater à Londres, en plus grand nombre qu'auparavant.Les dynamistes'se recrutent considérablement parmi les réfugiés de Paris.Les communistes ont célébré hier l'anniversaire de la Commune par un banquet, dans un faubourg de Paris.Tes discours ont été très violents.Paris, 20 mars 1884.Après que Honghoa sera tombé au pouvoirdes Français, la France portera la frontière occidentale du Tonkin à Tuyen-Konang, actuellement occupé par les Pavillons-Noirs.La frontière nord ira de Phulong à Tuyen-Kouang.Paris, 21 mars 1884.La question de l'indemnité a été discutée par le gouvernement.Le minimum dont on est convenu, est de 150,000,000 de francs.Paris, 22 mars 1884.Le gouvernement a reçu une pétition des Français de l'Ile de la Réunion et de l'Ile Maurice se plaignant de l\u2019état des affaires à Madagascar et demandant que le protectorat français soit étendue à cette île.Ferry a résolu, paraît-il, de transférer du Tonkin à Madagascar, six mille hommes de troupes.On rapporte que des troubles assez graves ont eu lieu au Sénégal.D ANGLETERRE Londres, 19 mars 1884.M.Gladstone est allé à Coombe dans le comté de Surrey.,Û M.Jenkinson, le directeur du Bureau d'investigation criminelle pour les affaires d'Irlande, a nommé 50 détectives spéciaux.Gladstone est constamment accompagné d\u2019un détective.On parle toujours de dissolution \"du Parlement.Le Daily News recommande aux libéraux d\u2019être prêts au premier avis.Un correspondant du London News, M.O'Kelly, est parvenu auprès du Mahdi.Il a été bien reçu.Londres, 20 mars 1884.Parnell organise la campagne électorale en vue d\u2019une dissolution prochaine du Parlement.Les parnel- lites feront la lutte dans 90 divisions, et comptent en gagner 75.Le colonel de Winton a été nommé par le roi des Belges, gouverneursde la mission internationale de la rivière Congo.M.Thorhill, conserVateur a été élu dans Cambridgeshire, par 1,000 voix de majorité, en remplacement de l'ex-orateur Brand, libéral, Le Post dit que c\u2019est là une grande victoire pour le parti conservateur.Londres, 28 mars 1884.L'ambassadeur chinois, le marquis de Tseng,a reçu ordre de retourner à Paris.A i ee\" a 1\u201d ~ JOURNAL DES PNR Ç \u2018CAMPAGNES 1 Jv; ALLEMAGNE: , } \" Berlin; 20 mars 1884.Bismarck et le gouvernement impérial semblent disposés à maintenir énergiquement les mesures Préventives contre les anarchistes et les socialistes.«oo ; wooed Berlin, 22 mars 1884.C\u2019est aujourd\u2019hui le 87ème anniversaire de la naissance de l'Empereur Guillaume.Cette fête est célébrée avec beaucoup d'éclat.Bismarck a donné un grand diner diplomatique à l\u2019occasion de l'anniversaire impérial.ITALIE Rome 23 mars 1884.On annonce que le Pape va créer dans le consistoire de demain, deux cardinaux et vingt et un évêques.RUSSIE St-Pétersbourg 20 mars 1884.On a arrêté vingt-sept nihilistes, dont quatre officiers d\u2019artillerie.AFRIQUE SOUDAN Alexandrie, 19 mars 1884.Deux vaisseaux de guerre, le Condor et le Myrmidon ont appareillé pour Souakim.Souakim, 20 mars 1884.L\u2019amiral Hewitt s, dit-on, retiré sa proclamation pour mettre à prix la tête d\u2019Osman-Digna.Il est rumeur qu\u2019Osman-Digna s'enfuit vers l'intérieur.Les rebelles s'organisent reprendre la lutte.Trois s'avancent vers Souakim.Khartoum, 22 mars 1884.Un corps d\u2019expédition de 1 200 hommes s\u2019est porté au secours de Halfaya.Les rebelles se remuent toujours et font des préparatifs.Souakim, 22 mars 1884 On est sous l\u2019impression qu\u2019Osman Digna est presque complètement abandonné par ses troupes.Souakim, 24 mars 1884.Osman-Digna, qui a repris son costume de derviche, a autour de lui 5 000 de ses soldats qui l\u2019exortent à livrer une troisième pour tribus bo.ataille.On s'attend qu\u2019un combat aura lieu demain.Souakim 25 mars 1884.Les Anglais ont fait une marche de quinze milles aujourd'hui.Chaleur intense.Plusieurs soldats frappés d\u2019insolation.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014f l= leer eee ASIE Tonkin, 19 mars 1884.Le général Millot est déterminé à attaquer les Pavillons Noirs à Huhgoa.Le général Négrier a cessé la poursuite des Ohinois, et est rentré dans Bac-Ninh.Nouvelle victoire française.Les troupes française ont pris la forteresse de Thainguyen.GUERRE FRANCO-CHINOISE Le parti de la guerre en Chine est furieux de la prise de Bac-Ninh, et demande la mise en accusation des mandarins qui ont rendu la ville.e AMERIQUE Washington, 19 mars 1884.La Chambre a adopté les résolutions du comité des Affaires Etrangères au sujet de l'incident Lasker.Pitssburg 20 mars 1884.Il s\u2019organise, parmi les mineurs, Une grève dont les conséquences menacent d'être désastreuses.Hudson, N.Y., 21 mars 1884.Un nommé Edwards, adonné à l\u2019opium a tué sa femme et a tenté de se suicider.Petites nouvelles \u2014Voulez-vous avoir de l\u2019appétit, de l\u2019embonpoint, des couleurs, de la force et de la vigueur, prenez la \u2018Salspareille d\u2019Aver.PROCÈS CRIMINEL.\u2014On annonce que le 26 courant aura lieu a Montmagny, le procès de P.Carrier accusé de meurtre de E.Lemieux de St-Magloire.L'avocat de Carrier est M.L.P- Pelletier.ÉGHAPPÉ BELLE\u2014 L'Eglise St-Roch, Québec l'a échappé belle samedi soir.Un des vicaire s\u2019apperçut, vers 1! heures, que des tisons enflammés tombaient fd'une petite ouverture qui se trouvait au plafond.L'alarme fut immédiaiement sonné: Les pompier arrivèrent aussitôt.Il n\u2019y a qu\u2019une petite ouverture au \u2018plafon d Les dommages sont donc peu considé rables.UNE BAGARRE EN REGLE, A LEvVIS.\u2014 Voici comment s\u2019est passée, vendredi dernier, cette affaire chez nos voisins de l\u2019autre rive.Parmi les hommes employés au creusement de la nouvelle citerne, rue St-George, il en est un qui, après avoir été averli plusieurs fois par le contremaître Maranda, de;ne plus blasphémer, fut enfin congédié, vendredi.A une heure, l'un des ouvriers, Thomas Ramsay, annonça au contre-maître que si Fortin ne travaillait pas, personne ne travaillerait.De suite, on fit avertir monsieur le surveillant des travaux de la ville.Ceui-ci vint ordonner aux hommes de veprendre l'ouvrage ou de s'en aller.Ramsay voulut de nouveau intervenir.| D'une parole à l\u2019autre, ou en vint aux mains.Ramsay saisit M.Maranda à la gorge et la mêlée devint générale.C\u2019est alors que le surveillant de la ville fut heurté par les travailleurs et précipité sur le roc au fond de la citerne d\u2019une hauteur d\u2019à peu près dix-huit pieds.M.Thompson, reçu plusieurs contusions graves.Il a une large incision au front.o Samedi matin, on pensait que Ramsay irait imposer ses volontés et un détachement de police était là.Tout a été tranquille.Il y a eu un rassemblement de curieux, mais rien autre chose.ACCIDENT.\u2014Un accident des plus graves est arrivé à M.Frs Courteau de cetle ville, dit le Messager de Nicolet, qui travaillait au chantier de M.Francis Mc- Caffrey, dans la paroisse de St-Valers de Bulstrode.Vendredi, 14 courant, M.Cour teau voulut aider un de ses associés a abattre un arbre et il - dit à son ami qu\u2019il finirait de couper l'arbre seu] et qu'il aurait le temps de parer la chute de larbre; malheureusement il n\u2019eut pas le temps et les branches de l'arbre lui ont causé des meurtrissures à la tête et aux pieds ; ses associés lui portèrent Jes premiers secours ot ils ont été cherché le Dr Poulin qui se trouvait à quatre lieues de distance du chantier qu\u2019il lui donna les premiers soins médicaux.M.le Dr Lahaie de LaBaie est allé seconder les efforts du Dr Poulin.La victime quoique un peu mieux aux dernières nouvelles, est encore dans un état très critique.ACCIDENT TERRIBLE\u2014Uu douloureux accident est arrivé, samedi après-midi, au fils de M.Olivier Gingras, menuisier, rue Richelieu.Il était occupé à enlever la neige sur le trottoir en face de la résidence de son père, en compagnie d\u2019un ami du nom de Leblanc, qui était armé d\u2019un pic.Ur, au moment où le jeune Gingras se penchait \u2018pour enlever une pelletée de neige, son compagnon élevait son pic dont la pointe vint s\u2019enfoncer dans l'œil gauche de son jeune ami, en transper- cant l\u2019orbitre.M.le Dr Boulet fut mandé immédiatement.C L\u2019œil gauche est absolument perdu LES PROCHAINES ASSISES CRIMINELLES DE quéBec.\u2014 Voici la liste complète de procès qui serunt instruits aux prochaines assises : Assaut grave.\u2014Michael Walsh, Jos.Quinn, John Walsh, Jean Chartrain et John Ross Sullivan (du dernier terme) Meurtre.\u2014Sougraine (du derrier terme.) Empoisonnement\u2014la femme Boutel, de la Baie St-Paul.Homicide.\u2014Gumbleton.Vol chez Délisle.\u2014Richerdson et Paré.Larcin.\u2014Honoré \u2018I'rudel, Wm.Meoloney, et Marguerite Fournier, femme Jean Latulippe.Détouraement.\u2014Alfred Trudel.L'affaire Fournier-Langlais.\u2014Les Pilules d\u2019Ayer sont absolument végétales, d\u2019un emploi sûr ; elle ne resserront par les intestins, et sont un tonique admirable.TRAGIQUE.\u2014La prison de Sandwich vient encore d'être le théâtre d\u2019un drame tragique qui a jeté dans la consternation la ville tout entière et tout le pays du voisinage.Nous avons parlé, il y a quelque temps de deux individus arrêtés à Windsor, et détenus à Sandwich, pour un vol grave dont ils étaient inculpés à Harrow, place de notre Comté d\u2019Essex.Ils sont connus sous les noms de Kennedy et Carlanghen.lls étaient soigneusement gardés dans chacun une cellule, et ils devaient passer tout prochainement à la cour pour entendre une sévère condamnation.On n\u2019a pu encore savoir comment l'un d'eux, Carlanghen, a reçu du dehors, un revolver complètement chargé.Bien des conjectures faites ne peuvent être rapportées utilement.Enfin après s\u2019ètre mis en mesure d'évasion, le dimanche matin du 16 du courant vers 7 heures, au moment ou le gardien, M.Leach, ouvrait la porte de la cellule de Carlanghen, celui-ci tira deux coups de revolver en pleine poitrine sur les malheureux geôlier qui tomba sur le pavé, pour ne point se relever.L'assassin s\u2019empara des cléfs, et courut ouvrir la cellule de son complice.Un deuxième agent M.Devis voulut arrêter Kennedy en le saisissant au collet ; mais à son tour il reçut à la tête deux vigoureux coups de bouteille qui le firent pirouetter et tomber évanou1, Dès lors les deux scélérats avaient la sortie libre.En quelques minutes ils arrivent devant l\u2019église où se trouvent un grand nombre de voitures dont les propriétaires étaient à la basse-messe.Uétacher un des meilleurs chevaux et prendre la fuite fut l\u2019affaire d\u2019un instant.L\u2019alarme se donna vite, et une heure après la police mettait la main sur Kennedy au moment ou il prenait le bateau pour traverser de Walkerville à Détroit.On eut peine à contenir l\u2019exaspération publique en face du malheureux ramené en prison.On voulait l\u2019écarteler sur place.Jusqu\u2019à présent on n'a pu encore découvrir les traces de Carlanghen ; mais s\u2019il n\u2019a pu passer dans les Etats-Unis, comme on le présume, il ne tardera pas à être capturé.Il y eurait bien des \u2018commentaires à tirer de cette évasion, nous laisserons le jour se faire ua peu avant de nous en permettre.RECETTE UTILES.\u2014 Médecine domestique \u2014Le vinaigre camphré devraient se trouver dans toutes les familles, attendu le fréquent usage qu\u2019il serait ;prü- dent d\u2019en faive.On emploie ce vinaigre à purifier le mauvaisair qui se forme constamment dahs les chambres habitées et où une ventilations suffisante ne- peut avoir lieu, soit faute d\u2019ouvertures qui permettant un couvant, soit aussi par un trop grand encombrement de meubles Le séjour prolongé d'un malade dans une chambre, et une foule d\u2019autres air constances exigent une fréquente purification de l'air si sujet à être vicié, et à devenir par conséquent plus ou moins impropre à la respiration.On sait combien s'affaiblissent insensiblement les personnes qui sortent vraiment de la maison.la cause en vient de l\u2019air vicié au milieu duquelles ils vivent.Formule pour obtenir le vinaigre camphré Camplie en poudre ua once.Vinaigre, de vin autant que possible, une quarte.On agite la bouteille de temps en temps jusqu'à ce que le camphre soit entièrement dissons, ce qui se remarque quand il n\u2019y a plus de*dépôt au fond de la bouteille.Pour purifier air il suffit d\u2019en jeter quelques gouttes sur une pelle rougie au feu.En cas de défaillance on respire avec avantage le vinaigr: camphré.En cas de scorbut on peut s\u2019en gargariser la bouche.Etendu de vingt fois son volume d\u2019eau quelques lotions faites dans toute l'étendue du corps sont d\u2019excellentes précautions dans les cas de maladies épidémiques, diphéterie, rougeole, petite vérole.ete.PILULES HOLLOWAY.\u2014 Débilité héréditai- re\u2014Les constitututions altérées qu\u2019on néglige de soigner, se développent souvent aumoment de la croissance et causent plusieurs maladies opiniâtres.On prévient de telles conséquences au moyen de ces purifiantes Pilules qu\u2019on peut prendre en toute assurance, des puis les premiers symtômes des dérau- pements de la santé jusqu\u2019à son complet rétablissement.Des instructions imprimées (qui entourent chaque boite) sont les meilleure et les plus simples guides, pour les patients, à la recherche d'un remède à leurs maladies, récentes or chroniques, et cette médecine convient admirablement pour améliorer la digestion et aider l\u2019assimilation, afin de xenouveler la santé de ceux qui sont naturollement délicats et de restaurer les force de ceux qui sont prématurément attaqués.UE Décès ZEN A Charlest ourg, le 19 du courant, M.Pierre Pageau, cultivateur, âgé de 70 ans.A Longueuil, le 17 courant, à l'âge de 914 ans, Roméo, enfant do Théophile Bourdon.A Montréal, le 18 courant, à l'âge de 63 ans, Michel Paiement dit Larivière.A St-Jérôme, le 17 courant, à l\u2019âge de 41 ans, madame Marie-Flore-Alphonsine Valois, épouse de Chs-Edmond Testard de Montigny, écr, avocat.A St-Louis du Mile End, le 18 courant, à l\u2019âge de 17 ans et à mois, Marie-Louise Leclerc, A Montréal, le 18 courant, à l'âge de 29 ans, Ubaldine, la plus jeune des filles de'feu le juge Beaudry, et épouse de H, J.Browne, comptable de la banque Molson, & Meaford, Ontario.A St-Roch, Québec, à l'âge de 56 ans et 4 mois, madame Louise Bellarmay, épouse do feu Pierre Sylvain, charpentier, A Ste-Malachie, Dorchester, le 19 de ce mois,à 3 heures après midi, à l'âge de 72 ans, après une longue maladie de 4 ans soufferte avec la résignation d'une vraie chrétienne, dame Rose Mercier, épouse de fou Alexandre Pâquet, mère de 10 enfants, et arrière petits enfants 58.A Québec, le 22 mars, à l'ige de 55 ans et 8 mois, après une longue et douloureuse maladie, dame Caroline Belleau, épouse de sieur L.G.Trurel, ancien marchand Au faubourg St-Jeau, Québec, le 33 mars 1884, à l'âge de 19 ans et 8 mois, après une longue et douloureuse maladie, dame Zoé Voyer.épouss de Léandre Renaud, pharmacien.Le 22 du courant, à Saint-Roch de Québec, Joseph Dion, maitre-boulanger, à l'âge de 67 ans. 12 Notre Nouveau Feuilleton Nous commencerons au prochain numéro la publication d\u2019un des plus intéressants feuilletons qui aient paru jusqu'ici.LE DRAME CHAMPS ELYSÉES.Nous sommes certains que nos abonnés l'accueilleront avec plaisir, et nous invitons les personnes qui ne sont pas encore abonnées à notre JOURNAL DES CAMPAGNES, d'y souscrire le plus tôt possible, afin d\u2019avoir l'avantage de littéraire supérieure.Nous faisons un tirage extraordinaire des numéros qui contiennent le commencement de ce feuilleton.Les personnes qui s'abon- necront prochainvment, rccevront ces premiers numéros gratis.Ne manquez pas de vous abonner au JOURNAL DES CAMPAGNES qui se publie tous les JEUDIS contenant 16 pages de matières à lire.En outre, nous donnons comme prime aux nouveaux abonnés TROIS MAGNIFIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois du Sacré-Cœur, lire une œuvre Le Recueil des Recettes et le Médecin à In Maison, Le traité sur le cheval et ses mas ladies.Sur réceptiond\u2019 UNE PIASTRE seulement, vous recevrez le JOURNAL pendant un an, utre trois cadeaux d\u2019une grande utilité, S'ADRESSER A Elzéar Bédard, Agent du Journal des Campagnes.9, RUE BUADE, QUEBEC.14-Seul autorisé à donner les Cadeaux aux nouveaux abonnés.Perte et gain CHAPITRE 1.J'ai été pris il y un an e fièvre bilieuse.~ \u2018* Mon médecin me déclara guéri, mais je tombai malade de nouveau avec des douleurs terribles dans lo dos et aux côtés et je devins tellement mal que Je ne pouvais pas remuer ! Je dépéris ! De 228 lbs je tombai à 120 ! Je m'étais soigné poux le foie, mais sans résultat.Je commengai à faire usages des Amers de Houblon.L'appétit me revint aussitôt, les douleurs me laissèront, tout mon système sombla s'améliorer comme par magic et après l'emploi do plusieurs bouteilles, je ne suis pas seulement aussi sain qu\u2019un souverain, mais je pèse plus qu\u2019auparavant.Jo dois la vie aux Amers de Houblon Dublin, 6 juin\u201981 R.FITZPATRICK.CHAPITRE II.« Malden, Mass, ler février '80 Messiours,\u2014 \u2018 Je souffrais de maux de tête.\u201d Névralgie, dérangement sexuel, pendant des années.de la manière ln plus ter- vible.Aucune médecine ou docteur ne purent me faire de bion ou me guérir jusqu\u2019à ce que Je fis usage des Amers de Honblon.Lia première bouteille Me guérit presquo ; \u201d La scconde me rondit aussi bien ot aussi forte que lorsque j'étais enfant.: \u201c Et j'ai toujours été de méme jusqu'à présent.\u201d Mon mari souffrait dopuis vingt ans d\u2019une sérieuse.\u201c Maladio des rognons, du foie et des voies urinaires.~ \u201c les premiers médecins do Boston lo déclarèrent\u2014- \u201c Incurable! Sept boutoillesde vos Amers le guérirent et je sais que \u201c La vie do huit personne \u2019a été sauvée par vos Amors, -\u2014- ee _ JOURNAL DES CAMPAGNES Petites nouvelles EBOUILLANTÉE.\u2014 Ces jours derniers Melle l\u2019orlin, âgée de dix-huit ans, fille de monsieur Siméon Fortin, - de Pans: Hadlow, s'est bralé les bras et les jumbes, en voulant mettre sur le dessus du potle un vaisseau rempli d\u2019eau bouillante.Malgre les souffrances atroces endurées par la victime on assure qu\u2019elle en reviendra tout à fait.ENQUÊTE \u2014Hier comme on l'a annon cé, M.le Coroner Belleau a tenu une enquête, à propos de la mort de Madeleine Jobin dont la mort avait été causé par la peur de deux énormes chiens appartenant à un nommé Racine, de la rue Bayard.Voici quel a été le verdict : \u201c Que Madeleine Jobin, épouse de Jean-Baptiste Verret, est morte de choc sur le systeme nerveux, causé par deux chiens, dont le ou les propriétaires sont incontus, et qui ont poursuivi, attaqué et renversé la défunte, lundi 17 mars, Les jurés représentent que d\u2019après les dépositions, il est établi qu\u2019il y a à St- Sauveur beaucoup de chiens vicieux et dangereux, et ils recommandent que des procédures légales soient immédia.lement prises contres les propriétaires de ces chiens afin que ceux-ci soient détrunts.\u201d Des procédures vont être prises immédiatement contre Racine.Ces chiens ont déja atti ués plusieurs personnes.COMPARAISON INGÉNIEUSÉ.\u2014 Dimanche dernier, Mgr Laflèche a fait un magnifique sermon sur les devoirs des électeurs en temps d\u2019élection.A propos de ceux dont le vote est subordonné à certains produits, le pré dicateur s\u2019est servi d\u2019une comparaison admirable et très juste en disant que le courant qui dirige la conscience.était encorc plus délicat que le courant magnétique qui fait mouvoir l\u2019aiguille aimantée de la boussole; et que de même que la présence de certains métaux, comme le fer et l'acier, faisait dévier l'aiguille et l'empéchait d\u2019indiquer le pôle, de même la présence d\u2019autres métaux comme l'or et l\u2019argent faisait dévier la conscience de l\u2019homme de la ligne droite.Il n\u2019est pas même nécessaire que Ces métaux soient directement mis en contact, leur voisinage suffit pour influencer ou l\u2019aiguille ou la conscience.ARRESTATION BIEN PAYÉE.\u2014L\u2019agent da police Cullen a reçu avis mardi, de la disparition d\u2019un nommé Prentice Tiller employé de la \u201c Pacifique Express Co,\u201d de Saint-Louis, No., qui avait emporté avec lui le joli magot de $70 000.On supposait que le voleur se dirigeait vers Montréal, et on averti de la même façon, la police de toutes les villes du pays promettant une récompense de $5 000 pour l'arrestation du coupable et 10 pour cent de l\u2019argent retrouvé.Les agents secrets étaient donc sur le qui vive partout, mais malheureusement pour la plupart d\u2019entre eux, ils reçurent dans l\u2019après-midi, la nouvelle que Tiller avait été arrêté en arrivant à Milwautee.La récompense de celui qui a fait la capture se trouve être de $12 000.(Le Monde) DE RETOUR.\u2014Les employés de navires qui vont travailler chaque hiver dans les ports du Sud commencent à revenir à Québec.Les bûâcherons reviennent aussi en grand nombre des chantiers de l\u2019Outaouais, du Michigan et d\u2019ailleurs.À ce propos, un confrère répète que ceux qui avaient été engagés l'automne dernier pour aller travailler dans un chantier de Peterborough, ont été joués trois cents recrutés dans les différentes paroisses du bas du fleuve.On leur avait promis $23 par mois at on ne leur en a donné que 815.$ ACCIDENT FATAL\u2014Un journal du Missouri annonce qu\u2019un Canadien-français de Montréal,nommé Wilfrid A.Croteau, s\u2019est tué accidentellement sur la ligne en maniant un pistolet chargé.Croteau revenait du Texas avec un compagnon du nom de Mansell et voulait dit-on vendre un revolver à un serre-frein, lorsqu\u2019en examinant l\u2019arme, le coup parli et il fut tué instantanément.Une enquête du coroner « eu lieu et un verdict suivant les faits a été rendu- ORIGINALITÉ \u2014 Les Anglais appliquent volontiers leur axiome favori : Time is money.En voici une preuve : Le président de la chambre des communes en Angleterre désirait faire faire son portrait.Mais poser est une perte de temps.Il a donc imaginé d\u2019instaler le peintre chargé de le portraiturer dans la salle même des délibérations.L\u2019artiste a croqué le président en robe eten perruque, tandis que celui-ci vaquait à son office.Voilà un portrait qui sera pris d\u2019après nature.ANNIVERSAIRE \u2014L\u2019Université d\u2019Edimbourg, fondée en 1584, célèbre son troisième centenaire les 15,17 el 18 avril prochain.L'Académie française est invilée à envoyer, pour cette circonstance, un délégué à Edimbourg.LE QUEBEC CENTRAL.\u2014On travaille à déblayer cette voix fermée depuis longtemps.Une locomotive agit dans la Beauce et une seconde locomotive est partie de Lévis pour aller à sa rencontre.Ainsi les cultivateurs des comtés de amènent sur le marché de Pâques les plus beaux produits pourront les expédier facilement cette année.On espère terminer les travaux la semaine prochaine.MORTS SUBITES.\u2014Jeudi après-midi, Madame veuve Sir Hugh Allan est tombée morte sur larue, à Montréal, au moment où elle faisait une marche.\u2014Un citoyen du village St-Charles, M.Jean Petit, âgé de soixante ans envi ron, est tombé mort, jeudi après-midi, sur le marché Finlay.UN FAMEUX MYSTIFICATEUR.\u2014Samedi a été inhumé, à l'Ancienne-Lorette, Isidore Laberge, décédé à l\u2019asile de Beauport, à l'âge de 72 ans.Tous ceux Qui ont un tant soit peu d'âge, se rappellent les nombreuses mystifications dont Laberge fut l\u2019auteur.Tour à tour charpentier, pressier au Mercury, vivait avec sa sœur, grâce aux revenus provenant de la succession de feu M.le curé Laberge.NOUVEAU MODE DE SUICIDE.\u2014Atlanta, 21 \u2014Madame John Smith, du comté de Jackson, s\u2019est suicidé hier en se plongeant la tête dans un vase d\u2019eau bouillante.Elle est morte quelques instants après.Cette invention est encore à breveter.NORT D'UN ACROBATE CANADIEN.\u2014Albert Lehaire, acrobate, dont les parents demeurent rue St-Félix, à Montréal, tombé d\u2019une hauteur de 32 pieds dans un théâtre de Minnéapolis le 15 mars, s'est fracassé le crâne sur un siège d\u2019orchestre.Lehaire était à faire des jeux sur un trapèze lorsque la corde qui le retenait au plafond se brisa.Le malheureux est mort 4 hrs après sa chute.\u2019 de la belle façon.Ils étaient à peu près du chemin de fer, dans Wayne County, \u2018Beauce et Dorchester, qui chaque année il avait par s'établir à Lorette, où il| RE pme SCROFULES.Les Scrofules et toutes lea maladies scro- lulouses, telles que.Uloères, Plales, Érysipèles, Eczéma, EE, Tumeurs, Charbon, Furoncles, \u2018Clous; ot Eruptions de 1s Peau, sont lo.résulta\u2019 direct do I'impureté du sang.; a Depuls plus de quarante\u2019ans, la SALSEPAREILLE D'AVER est recorinue comme l'agent lo plus puissant popr le purider.Elle délivre le système de toute humepr malsaine, enrichit et fortifie le sang, expulse toute trace de traitemont mercutiel, 8¢ montrs en un mot l\u2019ennemi redoutable et irrésistible de toutes les maladies scrofuleuses.\u2018 Une Guérison Récente d\u2019Uicères Scrofuleux.\u201cEl y a quelques mois, j'étais affliigé d'ul- cbres scrofuloux aux jambes.Elles étaient entiées et enflamées, et lea plaies déchar- lent des quantités de matières putrides.employai sans succès une grande variété de remèdes.En dernier ressort j'eus recours à Ia SALSEPAREILLE D\u2019AYER et lo résultat obtenu fut des plus satisfalsants, mes Jicères paru, eL ma santé s\u2019est grandemen améliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine m'a fait.Je suis, avec respect, MRS.ANN O'BRIAN.\" 148 Sullivan St, Now York, 24 Juin, 1882.KW\" Toutes les personnes intéressées sont invitées à se rendre chez Madame O'Brian.L'écrivain bien connu du Boston Herald, Mg.B.W.BALL, de Rochester, N.H., écrit en date du 7 Juin, 1882: : \u201cSouffrant cruellement de l'Eczéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans aucun remède, je me servis de la SAISEPAREILLE D\u2019AVER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète.dela considère comme un remède très précieux pour toutes les maladies du sang.\u201d La Salsepareille d\u2019Ayer stimule et règle l\u2019action des organes digestifs et assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, et guérit, promptement les Rhumatismes, la Névralgie, la Goutte ~ Rhumatismale, les Catarrhes, la Débilité Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor- rumpu, et par une vitalité affaiîblie.Elle est incontestablement le remède lo plus économique, tant par la force concentrée que par l'énergie puissante qu\u2019elle exerçe sur la maladie.\u2018 PRÉPARÉE PAR LE Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass.En vente dans toutes les Pharmacies ; prix $1, six flacons pour 35.LA VISUEUR DES CHEVEUX ~~ IPAVYER © rend le brillant et la fraicheur de la jeunesse aux cheveux gris ou flétris, en même temps qu\u2019elle leur donue une riche couleur châtain ouvoir foncé, ainsi qu'on lo désire.En sen servant on peut donner aux cheveux Llonds ou roux, une teinte toucée, les reudre plus épais, ct presque toujours guérir la calvitie.Elle arrête la châto des cheveux, stimule et rend la vigueur à une croissance faible et maladive.Elle empêche et guérit lescroûtes et la teigne, aiusi que toutes les maladies dn cuir chevelt.Comme Article de Toilette pour Dames, ln VIGUEUR est saus pareille ; elle,ne contient ni huile ni teinture, elle rend là chevelure douce, brillante, et soyause, tout en l'imprégnant d\u2019un parfum suave et permanent.i .M.C.P.BRICHER écrit de Kirby, 0.,2 Juillet, 1882: \u2018\u201c L'automne dernier mes cheveux commencèrent à tomber, et dans un court espace de temps jo devins presque chauve.J'essayai la VIGUEUR DES CHEVEUX D\u2019AYEK, et avant que le premier flacon fût fini, la châte des choveux s'arrêta, ct une nouvelle crue commença à pousser.Maintenant ma tête est couverte d\u2019'une'chevelure abondante et 9 vigoureuse.\u201d J.W.BOWEN, Propriétaire du MeArtkur {Qliio) Enquirer, dit: \u2018\u2018La VIGUEUR DFs HEVEUX D'AYER est une.exceilente preparation pour.les cheveux, J'en parlo par expérience.Ella dévelgppe une nouvelle croissance de cheveux doux et soyvenx.Ia VIQUEUR est aussi un remède sûr ponr la teigne.\u201d : M.ANaus FAIRBAIRN, le chef de Ia cé- lebre ** Famille Fairbairn,\u201d Vocalistes Ecos sais, écrit de Boston, Mass., 6 Février, 1880: ** Depuis que mes chevoux ont çonmeucé à grisonner je me sers de la VIGUEUR DES UHEYEUX D'\u2019AYER, j'ai alnsi pu conserver uno Apparence de jeunesse \u2014 uno chose véri- talflement très importante pour: tous ceux qui sont obligés de paraître en public.\u201d MxE, O.A.PRESCOTT, écrivant de Elm street, No.28, Charlestown, Alass., 14 Avril 1882, dit : \u201c Il a deux ans environ je perdis la moitié de ma chevelure.Elle a'éclairois- anitavec une rapidité prodigiouse.L'usage de la VIGUEUR atrêta la chute, activa une uourvelle croissance, et au bout d'un mois ma této entière était couverte de cheveux uaissants mais vigoureux qui, continuant à pousser, devinrent aussi longs et aussi épais qu'avant Ia chute.J\u2019employai seulement un cou de la VIGUEUR, mais à présent je m'en vers temps\u2019 eu temps comme article.de ette.\u2018* LA Nous avons des centaines de semblables at- testatlons sur l'efficacité de la VIGUEUR DES CHEVEUX D'AYER.Une simple épreuve convaincra les plas Inorédules, PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.Ayer & Co.,Lowell, Mass.Vendue par tous les Droguistes\u2014\u2014\u2014 ee A SOAP - r+ arene Fenilleton.du Jonraal:des.,, Campagnes | pan Uri Qpsbos, 27 Mase.A884 NA 17 : - SE arn bs ol + réa wBGOLE T psi La 1 ( Dés\" Diet peat ROBINSON.+ He oo fi ' void : 30 Ji \u201c Marchons ! mgrohong- \u201d 8 écria Godfrey, en faisant RÎgne ¢ à | Carèfi-, notu.de presser le pas.iWin IL était ingniet.De tristes pressés, timents l'agitaient, sans qu'il Pl; parvenir à les itriser.Sous leur infigence, ce, pressontant, velque malheur prochain, il avai date d'être de retour à VAUT os 4 Et ce fut bien guère chose lorsq lorsq approcha de je plan jetée; spr ; a rio.Des cris de ffroi \u2018Totantissdtint sous le groupe des sequoias.On appelait au secours, avec un accent.de terrenr.angel il ny avait; pe A Sa mé ren re \u201c C'est Tarteleit ! se arid, Goëfre 8\u20ac ey.Le TE à-été attaqué, ., Vite! vite.no 1,, vingt: pas loi artelatt frag, Poe LR de toute la on jambes.| Un énorme exvcadile sor 31 \u2018du rio, e poursuivait, la pire ouverte.Le pauvre it a beh rdu, i a d\u2019é- ponvante, aa ligu des ge jeter-à droite | Ja è gauche, f u ait en, ligne i risquant ainsi d'être a eit}.Soudain il butta, il tomba.Létait .perdu.Godfrey s \u2018arrêts.En présence de cet imminent danger, son sang-froid ne I'abandonna pas un instant.Il épaula son fueil, il visa le crocodile au-dessous \u2018de l'œil: La balle, bien difigee, foudroyagle monstre, qui fit un bond de côté et a sans montement = sur le sol, aréfinotn, nea exs Tartelett; le ti artelett en Ÿ = avait été quitte ; pour las DO Mais quelle peur}: 0 Il était six heures du « soir, bu, Un, instant, après, Godfrey.et ses deux.compa étaient rentrés deux comp PsVOne, 6 en ré à Quelles amères,, réflexions.Js, dp.rent faire pendant-ce repas du soir Quelles longues ; heures.4'i insompi se-préparaient poux cesjhôtes.TP île Phina, contre lesquels s\u2019a nait maintenant le mauvaise fortune! ab Quant professeur, dans ses |.angoisses, 3 ne trouvait à répéter que ces, mots qui (résumaient.\u2018one.sa pensée : \u201c Je.voudrais bien.m'en, alles t it qa XXT.VAT Ad ep QUI, sB rant 3 PAR \u2018UNE pHéLexiôn LUNENT SoRPRE Ba \"oft cn por ' «.Ali CARER NGS # ve fl 8 E a \u201cLa saison d'hiré iver i ie 0 | latitu es, Ere er ñ vends miers froids ge faisaient ba ef es pemnpjes ave Hgneur à e Ta SempCra ut done s'appleu r fl a un foyer térien a sang dire que le oval do.Salis: ave % été | d $s iid so el 2 jet gu en lide portgas t 1a formeture de ]'e Vo Durant te es six a it Ld rent, » C'est-à-dire jusqu\u2019 a a osc | bre, À ye eut de ew mauvais, dour pendant lesquels tait, DA - sible de s\u2019 antutar de 0 pe we urent, poñr, prèmi te bis sn FR, Le En lèrent le groûpe des : sp noi dans leurs racines, seat aed o sol de branches sées, dont il fat | fait upe ample \u201d \u2018éserye\u201d poux Jes besoins du foyer.\" .Les hates de Will- -Tree se Veli ent | alors aussi chaudement qu i\" | * On sait, où eff, sn | pein sel, ai bali aye e, par) gs ve (Suite oo À ih.aid JOUR. vo CAE Ud a 180 S@initouk' en souau \u2026.:,,- por .= # x tie * Québea, 37 mars, 1884; Poinsons\u2014sechs le quintai.\u2026.#5.C0 a 5.5 orue verte le, baril, \u2026.\u2026 5.50.a 6.0 46 I eis À i, basil\u201d \"i Pi STD fe 200 ames, sobrsni.2000\" @.A J an LB.ye a \"=\" son par (00 livrés 1.\"045 à a Gr uau par 200 vrai, 115,75 a: $:0t \u201cdus I Repos cv eons pour les: malades \u2018 LA ANAGRE DÉS PATHE REDE BHOWN n'h pus d'égale pour guérir \u2018les \u2018douteurb hterñes'et extérnes.Elle guérit lbs douleurs dans le côté, le:dos ou-los instestins, .le mal de gorge; le rhumatisme, le, mal.de dents, le mal de reins etc,, etc, Elle puri- fiexa.le sang Pre ace car spn.action est.puissante, panacée \u2018doinpétique de R wn, est Tec copie i, o posséd double\u2019 Lfbrce (d'antan devrait s se trouver dans toutes les famillos, din de T'avoir sous 1a moin:en tontitemps, car c'est le meilleur remede dans jg.;mondé,poui!leg crampes.dans J'estomac at douleurs de toutes sortes.;, e chez tous les pag rogciens à 8 Ta bouteille Tee or Mees Ÿ Mères 1 Mores I\" Btos-vous Yonbises 1a nûit et ines aies r {os souffrances \u2018ôt lès gémik- gements d'un! 'enfant qui flit sds dents! ?S'il en-ost ainsi, allez chercher tont.: \u2018guite une boutaille:du Sirop.DALMANT 1 Mune Winstow, LL soulugers immédiaté- | 3 et le, pauvre.petit EE ss a rtain hh ne souxait, fi p une mère us jen do ute: Il qui ay ; ce sivop,\u2019 fie \u2018vous - dira n'y a ayant uss\u2019 pu enfant et lui: rend la sunté.Ses.effets {ténnent-de la magie.Il est parfaitement |\" rinoffansif dans tous les Aad et pe à à.des an-| prendre.Il est ordonné \u2018 ciens et des meilleurs mé inh d sexe féminin aux Etats- se ! Québec)\" 14 janvier 18841.\u2018an, Ly ti Piify = erres:à bon marché, i \u201c4 BON.-CENTRE, Lu | Bon e commis, le monilleuwr |\u201d © ai ou Tinimént dafis le monde: et: : { dant 5 notre JOURNAL, 3 Sand quseiths qu'il ni6f en ordre 16s Tntes- | pis \u2018donvie le repos ln thère, - soulage.Ey, 4 vont partout Fe i \u2018batteil- i , LA PLGS MERV.hi ik wooing 41 044 Jaeger À DE) 0 olr 7 te do > , RA | \u201cLes Pilules et _ Ongueik Hollpsbiy.,.! : DI EY Sort, Jal heu Suit ead, cian des reins et fac Tintéstins:! Elles: donneht la Toros: ot, la\u2019 santé: a ee debilss, nt diun secours inuppréciable, dans es\u2018jindis \u2018positions des personnes to eue de tou d'age ys our les enfants at los vieillards, elles sont a | privdnestimasl.0 tte Jeon LONGI BNP | wt on remède intel iple.pour.les deujeurs dan es jambes, la poîtrine,, po es vieilles bles.| sures, pia ès ot dictée POM, lop \u2018 Il est etcellént oui goths Zot le, rhume \u2018sme, .Pour les maüx de or onb tag Tr mes, | toux, ext 18 aie ue duietses, 2 Hm tont es les maladies de la peau, 11 est sansirival;\u2019 »-Manufacturé: seulement.à l'établissement, du | Professeur HOLLOWAY, 533, RUE O LONDRES, et'vendŸ à raison de 1s.13d), 2s.8d., 11s.22s, ot 33s) chaque bolts et pot, av au -Canada à 36 cents, 94 cents-;et $1.50, eHlenplue * grandes dimonsiôns on proportion.AVERTISS RENTS Jebvat, d'a -gents aux Ty \u2018el mes: ei ,pas vendus dans ce urs geyront alors faire attention Beane a los Es les boltes.Si l'adresse n'est pas 533,-0 STREET, LONDRES, it y a slsitoations.Les marques de co es, remèd le sont enr giptrées À OÙ a \u20ac et was faim igné * THOMAS HOLLOWA 583, Oxford Street,.Fandon * Québre, 2 novembre txR1\u2014\u20141 an.ae ON vif \"yore \u2018 i Ta rE ir I Ji Speciality.de.vin blanc POUR LA LA MESSE Oe sn ue si Le M HIRE co OYTE rrespon- ich, \u2018Ontario 1.Des vins pour la Messe, lesquels.ont été honorés des recommandations du: Révérend Père O'Connor, su upérieur à au Collège, de Sandwich, et de Mgr Walsh, éV rêque de London.1% Bes vina'de table, très PE sous 5 Ba eu ont fait usag Times D) fants de\u201d ene mé à ètre sur déent vou aon es pr ent pute con 5 nce.ngère.\u2018Pour rotate nements agnepepee ur Jong \u2018a- \u2018dresser'diféatément au prodactéar, Des Échantillons seront envoyés sur demande.- Québec, ler Mars 1883, lpn ooh \u201ctr 1 - alt Ri Shr ter ap CONDITIONS DU \u201c+ POUR N'À re DES CAMPAGNES | EDITION HEBDONADATRE * Pagaissant tous le J EUDIS et pontopant toute TT 1 r da grandeur, qui peut servir pour clôtara.} EX vendre bpn-marohé par | ist © oi 4 1 : 8.& W.REID, ON] EAUX de vieux Giement.\u2018Bâti.| 20 T ok?en fll 'de fer galvanisé, de toute hodithe, J\u2019 Carriéh, de\u201d Thittofd Wine; diz 4 Pass nd à rev ere pat Tes ; + t ni 8, flop a es je , ftir bic iv Fou TAF LAE 10 ¥ ÂsTRE.CON EE Lm | 1 i des | re gt va Gime.fs fo ner syd dl Bm deal 2, Baricrémene Dostibre.dha \u2018 Hu blics et pas de a t salubys Imprimé, ehpnblié pdr oro 5 rice À an \u2018présence os son er ohne : récolte, I récolte dé fruit dalle mel WOT is RH u o cliques millions vi Ang f ahora » 18 mal ce { i tare fr ont core opter bas pri 4 Leg er\u201d Broussiom, Jeune Formate tiger saps dom: hE oe eas mppe sa stan description | ED 14 EU É- PR OPER fig t E a | mage, quand il Cot-agexoché ipar de dos.|g a:Yons Fouvez EON en écrivant {7 15 Fan Pots mp treer \"A GB amibdet)tbaing deilai voityreiet, stats Lau ISSAIRE D'E ON, Détroitz| © fy \u201cgi i olen -& une distance deli pas dvantguion put] québec, 13 mars 1884\u2014131.= \"Los, 982 - Cajered Lo ten rn HAI \u2018arréter le convoi.Il parvint.:oependant.i; sot Tar 1 à se redresser à la fôrce d't:\u2018pbigret et Fi de Fer pour Ciotare ;.a | \" Tinpiie a} of publié be 0-1 Léger Bronsieau, Bétrebn-Pmormittathe 4 4100, KL \u2018HUB Sr- PAUL, Qutesc.Quétiee, ri ma | i: Noi9.rue \u2018Buade, Québec: "]
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