Journal des campagnes, 9 juillet 1891, jeudi 9 juillet 1891
[" RAT Tite) 7 ne Bee 2 nA (ds Wj i Ë ZN \u201ci dé RE pri = CLS 10ème Année Jeudi, 9 Juillet 1891 \u2014\u2014 JOURNAL = DES CAMPAGNES Paraissant tous jes JEUDIS et contenant tone .ies nouvelles do la semaine.beix de l'abonnement :\u2014UNÆE .PLANTE F Pe de LA FRANCE : 10 FRANOS- Strictement payable d'avance THS.: CHAPALS, L DIRECTÉUR-PROPRIÉTAIRE 4 LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEUR \u2026.- 11 & 18, rue Buade, H.-V.Québec.Vea, AGRICULTURE Caves à racines à bon marché et bien installées.Dans une ferme exceptionnallement installée que nous visitimes dernièrement, nous vîmes deux granges sibien aménagées qu\u2019une forte récolte de pommes de terres s\u2019y trouvait dans un état de conservation assurée, placée comme elle l'était dans les soubassements construits économiquement ; on avait profité de la forme dv terrain® de manière à n'avoir sur les côtés que de petits murs à élever, et aussi de pouvoir décharger très aisément de la porte même de la grange.Une double porte bien installée permet de venir prendre la récolts au miveau inférieur et du côté sud ; tandis que l'entrée, lors des temps les plus froids, peut se faire en haut par le plancher de la grange.Une épaisse couche de terre sèche,entre les plancher, prévient tout danger de gelée.Là où on doit emmagasiner de grandes récoltes de fruits pour les marchés futurs, ce genre de caves économiques serait très n vanta- geux, Ayant ainsi effleuré quelques points préliminaires d\u2019une importanco considé- Table, nons aborderons dans un prochain article la question d\u2019une étable modèle pour le bétail ordinaire d\u2019une ferme.Ep.A.BARNARD.Moyen de détruire Ja chenille du gadellier # Un abonné nous ayant demandé de lui indiquer le moyen de détruire la » chénille du gadellier, nous empruntons du 6e volume du Naturaliste Canadien, celui que nous donne son rédacteur M.-j: l'abbé Provancher.Voici ce que nous y lisons : \u201c Le remède le plus efficace que l\u2019on peut employer pour détruire la chenille du gadellier, à part la chasse aux œufs et aux larves, est la poudre d\u2019ellébore blanc, qu\u2019on peut e procurer chez tous les droguistes.Renfermez cette poudre dans un: petit.sac de mousseline, et secottez mau- \u2018dessus de vos gadelliers et groseilliers, ayant soin de vous tenir au-dessus du vent, car si la poudre veus atteint aux narines, elle vous portera à de violents éternuements.Cette poudre,à forte dose, sera aussi un poison pour l\u2019homme, mais à doses légères elle ne peut nuire en aucune façon.On a même l'habitude, pour éprouver son efficacité dans la pharmacie pour s'assurer si elle n'aurait pas par un trop long temps perdu sa force, d'en priser quelques grains ; ei elle porte promptement à des éternuements, on est sûr qu\u2019elle est de bonne qualité.\u201cOn peut aussi employer aussi la poudre d\u2019ellébore en infusions, et peut-être plus efficacement, parceque le vent peut facilement enlever aux arbrisseaux la poudre dont on les aurait couvert,mais de bonne injections au moyen d\u2019une seringue d\u2019infusions de cette poudre, pénètrent dans toutes les parties des buissons et se sont toujours montrées fort efficaces.\u201cNulle crainte d\u2019empoisonner les fi uits en voie de formation par l'application de ces injections \u201c À l\u2019état liquide ou sec, la poudre d\u2019ellébore doit être appliquée plusieurs fois dans la saison, pour la complète disparition des insectes ; une seule application ne peut les atteindro tous.D'ailleurs, \u2018comme il y n deux générations dans chaque saison, La plus sûr estde renouveler les seringues ou saupoudrages chaque fois qu\u2019on remarque la présence des insectes.y 40,000 lbs d\u2019excellent beurre sans - fabrique.- (du Journal d'agriculture) Voici un exemple à étudier et à imiter.Nos meilleurs remerciements au \u2018dévoué curé de Ste-Marguerite.Ste-Marguerite, 29 avril 1891.Monsieur le directewr,\u2014je vous envoie quelques nates que vous pourrez publier dangle journal d\u2019 Agriculture, si vous le 'jugbz& propos.Voyant qu\u2019il se fosait beaucoup de beurre dans la paroise, j'ai voulu arriver à en connaître la quantité, Or, après des iuformations auprès des intéressés, des recherches spéciales et nombreuses, je suis arrivé à savoir qne durant l\u2019année 1890 ils\u2019est fait dans la paroisse de Ste-Marguerite du, lac Masson le joli nombre de 40,000 Ibs de beurre et cela tout à la maison, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de beurrerie, et coci ne me surprend pas.lorsqu\u2019on voit un seul cultivatenr, M.Luc charrette, en faire pour sa part, 4, 800 lbs, un autre, M.Eusèbe Lajeunesse, près de 3 ,000, un autre encore, M.Isaac Charette, au-deld®de 2,000 lbs.Avec cela il n\u2019y a rien d\u2019étonnant qu\u2019on arrive au nombre de 40,000 lbs dans toute la paroisse et ce nombre va aller en augmentant.Voila ce que je suis parvenu à côrinéftre par mes questions et mes recherches.Si vous croyez à propos de publier cela dans votre journal, vous êtes libre, et veuillez me croire votre, etc, \u2018 A.G.M., prêtre, curé.Nous avons visité cette paroisse comparativement nouvelle et nous avons été émerveillés du succès obtenu par un certain nombre de bonnes ménagères dans la production du meilleur beurre.Ces ménagères ont leurs pratiques à Montréal et leur envoient le beurre tous les quinze jours au plus haut prix.du marché.Nous avons vu de nos yeux un exemple de ce que peut l\u2019intelligence jointe au travail et à l'industrie.Madame L.Charette a une nombreuse et intéressante famille de jeunes enfants, Cependant elle suffit à tous les travaux et se charge seule de la fabrication de 4,800 lbs de beurre par année.Dans la saison du lait, il faut baratter à la fois 50 lbs de beurre.Eh bien, uve fillette de 7 ans suffit à cette tâche, d'ordinaire si rude, et ce qui est plus curieux, c\u2019est «que l\u2019enfant n\u2019éprouve aucune fatigue.Le secret est dans le système de baratte.C\u2019est une boîte ordinaire, d'environ 33 pieds de longueur sur 24 pouces de lar geur,avec un couvert au-dessus, et des berceaux en dessous.Il suffit que la mére imprime au berceau-baratte un premier mouvement pour que l'enfant fasse sa tâche.La crème se déplace avec force et après avoir frappé l'extrémité du berceau revient sur elle-même aidant ainsi à l\u2019enfant qui n\u2019a qu\u2019à suivre et régler le mouvement du va et vient du berceau.\u2018Il n\u2019y a pas de -patente sur cette baratte qui nous semble la meilleure et ia plus économique du genre, ED.A.BARNARD.= L\u2019imperatrice de Russie Paris, ler.\u2014On fait de grands préparatifs pour rece voir l'impératrice de Russie ct son fils, le czarevitoh, qui arriveront à Paris avec une nombreuse suite, au commencement d'août.Cette visite donnera probablement lieu à une démonstration populaire qui sera tout à fait différente de celle dont l'impératrico douarière d'Allemagne a été l'objet, le printemps dernier.AUX ABONNES RETARDATAIRES Nous sommes décidé à suivre l\u2019exemple de plusieurs de nos confrères, et à prendre des mesures de rigueur contre les abonnés qui ne soldent pas leurs arrérages.D'ici à quelques jours nous allons mettre tous les comptes pour arrérages d'abonnement au Courrier du Camada et au Journal des Campagnes entre les mains de nos avocats, Personne ne pourra se pleindre d\u2019avoir été pris par surprise, et s\u2019il y a dos frais d\u2019encourus ce sera la faute de ceux qui n\u2019auront pas voulu être raisonnables, -_\u2014 © Aa A oe eo \u2014\u2014\u2014\u2014 2 JOURNAL DES CAMPAGNES UN BON PORTRAIT L\u2019Electeur de co 1 matin feint de ne pas reconnaître l\u2019original du portrait que nous avons crayonné hier dans notre premier-Québec.Ilne fera pas croire à sa méprise naïve.oo Les traits que nous avons dessinés à la plume lui sont trop familiers et trop chers, pour qu\u2019il s\u2019y soit mépris.Tout le monde d\u2019ailleurs, à Québec, nous dit que le portrait est parfaitement ressemblant, Ed a Se GUERISONS EXTRAORDINAIRES- 8, Une petite fille douée d\u2019un pouvoir remarquable La ville de Sninte-Cunégonde va devenir célèbre Les plumes merveilleuses \u2018\u2018 La petite ville voisine,- Sainte-Cuné- gonde, déjà bien connue de nos lecteurs, et passablement célèbre sous plus d\u2019un rapport, est en train d\u2019ajouter à sa réputation, dit l\u2019Etendard.\u2018* Actuellement, une petite fille de 8 ans y opère des cures tellement étonnantes que tout le monde commence à s\u2019émouvoir, Ces guérisons sont quasi-miraculeuses ; les douleurs rhumatismales, les maux de® dents, d\u2019entrailles, etc, rien ne lui résiste.\u2018\u201c Tout malaise disparaît comme par enchantement au simple attouchement de cette enfant extraordinaire, \u2018\u2018 Son mode d'opération est des plus simples et les maladies les plus revêches cèdent à l'influence des passes de la jeune guérisseuse.On raconte des cures capables de dérouter les plus habiles des hommes de l\u2019art et la science médicale est forcément obligée de s'\u2019incliner devant la puissance fascinatrice de cette enfant modeste et sim- le.* \u201c Lorsqu'elle est rendue auprès du malade qui a réclamé son secours, elle se fait donner une plume venant d\u2019un oiseau quelconque, \u20ac s\u2019approchant de la personne malade, sa plume 3 la main, elle lui fait des passes suc la partie malade ; en quelques instants la douleur disparaît.\u201c D'après l\u2019enfant, le mal s'attache à la plume et ne reparaît plus.Plusieurs personnes racontent avec le plus grand sérieux, et l\u2019apparence de la foi la plus robuste, avoir été guéris par ce moyen.Dernièrement, une personne affligée depuis longtemps de violents maux de tête, a obtenu sa guérison par la visite de la petite guérisseuse.\u2018* Comme cette personne conseillait à l\u2019enfant de jeter sa plume, celle-ci lui répondit ingénuement : \u201c Non madame, je l'emporte avec moi, Car vous ne seriez pas guérie.\u201d \u201c Nous pourrions citer un nombre d\u2019autres cas semblables do personnes qui ont été guéries à l'aide de ces plumes merveilleuses ; maïs nous croyons que ce qui précède est suffisant pour donner une idée des choses étonnantes qui se passent dans Ja petite ville voisine, ; \u2018\u2018 Nous devons ajouter que nous parlons iei avec le plus grand sérieux et que les faits que nous racontons nous ont été communiqués par des personnes dignes de foi.\u201d Tout cela cst bien invraisemblable, \u2018et ces faits demandent à être contrôlés, - \u2014 ia lia La tombe de Sir John Macdonald On mande de Kingston, province d'Ontario, que les autorités locales semblent craindre que quelque tentative ne soit faite pour voler le corps de Sir John Macdonald, le dé- fant premier ministre du Canada.Ce qu'il y a de certain, c\u2019est qu\u2019un ontrepreneur a été chargé de travaux très coûteux pour mettre la tombe à l'abri d\u2019un coup de main de la part des voleurs.Elle sera entourée jusqu à fleur de terre d\u2019une e de mur en ciment très dur et auquel on mélera du fil de fer coupé en petits morceaux, En attendant l'exécution de ces travaux, le cimetière est gardé nuit ot jour par deux détectives spécialement chargés de surveiller la tombe de sir John.- UN GROS PROCES POUR LIBELLE La New-York Life Ins.Covs 1e Times Montréal, 2.\u2014Les offieiers de la New- York Life Insurance Co., ont donné instruction à leur \u2018avocat, William B.Hornblower, de prendre une action çn dommages pour libelle au montant d\u2019un million de piastres contre les rédacteurs, éditeurs et propriétaires du Times de New-York, et ils ont retenu les gervices de MM.Joseph H.Choate, Frederick R.Couder et Henry Beekman \u2018comme conseils adjoints, Un club de spirites Montréal, 2\u2014Peu de personnes savent sans doute qu\u2019il existe à Montréal un club d\u2019adeptes du spiritisme.Depuis près de deux ans, un certain nombre d'hommes, de femmes et même de jeunes filles se réunissent dans une vaste salle où ils évoquent l\u2019ésprit des morts avec lesquels il prétendent se mettre en relation.Jusqu'au mois de mai dernier, le lieu de la réunion était sur l'avenue de Verchères.Depuis cette date, les spirites tienn(nt leurs séances dans une maison de la rue St-Charles Borromée.Il paraît que le nombre croissant des adeptes a forcé les directeurs à choisir un local plus vaste, afin de permettre sans doute aux esprits et aux vivants de mieux se livrer à leurs macabres évolutions.\u2018 Que se fait-il dans cette salle sinistre, où l\u2019on entre qu\u2019après avoir rempli des formalités de la plus stricte sévérité ?Personne autre que les membres ne peut le dire au juste.Mais on dit qu'on y fait tourner les tables, danser les chaises, apparaître des fantômes, entendre des voix, etc.ete.Les cérémonies sont présidées par un individu qui doit être un rusé dont les trucs jettent de la poudre aux yeux du nombre de personnes d'intelligence plus ou moins cultivée qui fréquentent le club.Avant-hier soir, paraît-il, une jeune femme, dont la mère est morte depuis quelques années, a été frappée de stupeur en voyant paraître au fond de la salle sombre une lmage ressemblant à sa vieille mère.Elle poussa un cri déchirant qui répandit l\u2019émoi dans l'assemblée et tomba à la renverse sans connaissance.Comme un ingénieur qui renverse la vapeur, le directour des mediums fit disparaître l'image de la bonne femme.On dit que les voisins effrayés de ce commerce entre morts et vivants se proposent de demander aux autorités de faire déguerpir les spirites.\" - \u2014Les détectives Barrett et Lafontaine viennent d'arrêter en cette ville deux jeunes fugitifs des Etats-Unis, L\u2019un se nomme Mc- Carthy, et l'autre Murphy.Le premier est accusé d'avoir brisé un coffre-fort appartenant à son beau-frère, M.James Goangley, qui réside à Peabody, Mass, et d'yavoir volé a somme de soixante et quinze piastres cn argent ainsi quo deux montres et un pistolet, Après avoir commis ce vol audacieux.Me- Carthy partit en compagnie de Murphy ur parcourir les campagnes.Murphy est ientôt devenu le confident de tous les méfaits de McCarthy et promit d\u2019en bien garder le secret, Tous deux voyagèrent d\u2019une place à l\u2019autre jusqu\u2019à ce qu\u2019ils arrivassent à Montréal.Ici ils ont-subi le sort de tant d'autres criminels, qui après avoir erré ça et 1à pour fuir la jugtice, viennent enfin tomber entre les mains de nos détectives.Ayant entendu parler de l'affaire, les détectives Barrett et Lafontaine avaient entrepris d'arrêter ces deux fugitifs.Il suffit de savoir que nos détectives n'avaient pu se procurer le signalement des accusés, pour concevoir qu\u2019ils ont fait preuve en cette circonstance de beaucoup d\u2019habileté, Les deux ont avoué leur crime.On a trouvé les 2 montres et le pistolet chez un prêteur de cette ville, M.Moss: La police de Peabody a été avertie de Y'arrestation des fugitifs, et si elle veut les faire condamner par la justice de l'endroit, elle devra les envoyer chercher, sinon tods deux comparaîtront devant les tribunaux de Montréal pour répondre à l'accusation d\u2019avoir apporté en Canada des objets volés, La conference anti-esclavae giste Londres, 2\u2014Une dépêche de Constantinople annonce que le sultan a ratifié l'acte de la conférence anti-esclavagiste de Bruxelles.À la Chambre des Communes, sir James Ferguson, secrétaire politique au ministère des affaires étrangères, a parlé du refus de la France de ratifier la convention de Bruxelles, en réponse à une question qui lui était adres- séc à ce sujet, il dit que les délégués des puissances 86 réuirsienprochainement Brasel les pour examiner la question de savoir si, dans le cas où quelques-unes des puissances ne retifieraient pas la convention, celle-ci serait considérée comme non avenue, UN ARTICLE DE M.FABRE SIR JOHN MACDONALD M.Hector Fabre a publié, dans le Paris-Canada du 6 juin, un article sur Sir John Macdonald qui est vraiment un petit chef-d'œuvre.Le tact, la pureté littéraire de la forme, l\u2019émotion contenue qui le distinguent, font de ce morceau une page à reproduire.L'article de M.Fabre était écrit au moment où les dépêches annonçaient comme imminente la mort du grand homme d\u2019Etat : Les dépêches reçues du Canada nous font assister à l\u2019agonie de l'homme d'Etat vraiment supérieur qui l\u2019a fait sortir de l'état provincial et monter au rang des nations.La mort de sir John Macdonald ne semble plus qu\u2019une heure à fixer et que la science impuissante dispute à la mort inexorable.i lo poids des services rendus, si la reconnaissance d\u2019une population tout entière, pesaient dans la balance, cette vie si précieuse et qui a été consacrée à cette œuvre durable et rare : la création d'un pays, serait longtemps conservée, Sir John, plein de vigueur et d'animation, avait encore bien des années à vivre.Sa forte nature luttait contre les années.Mais lu dernière lutte électorale, pendant laquelle il a, sans compter, prodigué ses forces, en a eu raison, Il en est sorti épuisé, mortellement affaibli.Mais il n\u2019est pas de ceux quels lutte abat avant l\u2019heure de la chute.On l\u2019a vu, au début de la session, venir reprendre sa place à la tête de la droite, de cet air souriant et jeune, avec cette aisance gracieuse qui marquaient sa démarche, Il croyait avoir bien des années à vivre et l'ère de ses triomphes ne paraissait pas devoir de longtemps se fermer, ] avait trop compté sur son éternelle jeunesse, ct la fin était proche.Mais est-elle si proche ?Un dernier espoir reste à ceux qui, comme nous, ont pour lui une tendre admiration et qui resteront à jamais ses obligés.\u2014Ce n\u2019est pas lu première fois que la mort s'attaque à lui et qu'il en a raison.Il y a quelques quinze ans, il avait été frappé en pleine session, en pleine Chambre d\u2019un mal oruel et qui semblait inexorable.Pendant huit jours on crut à sa mort prochaine, pendant trois mois on le crut atteint d\u2019une infirmité cruelle qui l\u2019obligerait à la retraite.Sa puissante et vive nature le remit soudain sur pied, et toute trace de cette atteinte soudaine bientôt disparut.Sans doute, on ne peut espérer qu\u2019il en soit ainsi cette fois, car l'âge a fait son œu- vre.Et pourtant, tout est possible avec de telles natures, animées d\u2019une vie si puissante, Notre admiration, notre affection s'attacheront jusqu\u2019à la fin à cette dernière espérance.Que la mort soit proche, comme tout le fait craindre, ou qu\u2019elle s'éloigne et nous rende pour quelques années encore ce grand, libre et charmant esprit, le souvenir de l\u2019explosion de regrets, de consternation, de sym- athie profonde et universelle qu\u2019a fait naître a nouvelle de la catastrophe imminente, ne s'effacera pas de la mémoire.Les paroles prononcées par M.Chamberlain à la Chamro des Communes d\u2019Angleterre en sont l'écho fidèle : Ce sera une perte pour le monde entier, memes come à ce pa I AN ter OE.Pome 0 Spm + mt AU LABRADOR L\u2019épidemie de grippe Les plus tristes nouvelles nous arrivent du Labrador.L'épidémie de grippe fait des ravages considérables parmi les habitants de cette côte.Le 23 juin, il y avait 113 malades dont un grand nombre dangereusement.Plusieurs sont déjà morts.À la pointe aux Esquimaux, il y a un cas de fièvre typhoide, et l'on redoute que cela soit la cause d\u2019une nouvelle épidémie.La misère causée par la maladie dont la plupart des chefs de famille sont atteints, est grande.Le temps de la pê- che est passé et la perspective pour l'hiver prochain est effrayante.Le Dr.Fiset de Rimouski, qui ost allé à la demande du gouvernement de Québec porter secours à cette population affligée, \u2018écrit que la grippe est très maligne et qu\u2019il éprouve beaucoup de fatigues, II a 6t6 obligé d\u2019al- er jusqu'à Natasquan où il y avait quelques malades, Il est aussi forcé de faire chaque jour dix à douze milles à picd pour visiter les malades, Le Dr Fiset ne quittera pts les côtes du Labrador pour revenir à Rimouski avant que tous les malades soient hors de danger ct que l\u2019épidemie soit contrôléé, UNE ACCUSATION RIDICULE Les feuilles libérales n\u2019ont pas encore- cessé de jeter à la figure de l\u2019hon.M.Abbott, le premier-ministre \\actuel, l\u2019é pithète d\u2019annexionniste, parce qu\u2019il a signé le manifeste de 1849, Il importe de reproduire ici la réponse que faisait M.Abbott à cette accusation, dans le Sénat, en 1889 : Mon honorable ami a soulevé dans le débat, la question du manifeste annexionniste de 1849.II parle de plusieurs faits dont il ne se souvient pas lui-même : car il était trop- jeune à cette époque, pour se les rappeler ; mais je me souviens très bien de ce qu'il essaie de me rappeler.J'ignore comment il a appris à connaître tout cela.I] nous affirme que l'idée de l\u2019annexion prévalait dans tout.le pays ; que cette idée n\u2019est disparue que lors du traité de réciprocité, en 1854 ; que durant ces sept années, le peuple était dans un état favorable à l'annexion, et que ceux qui avaient signé ce manifeste, bien que leur nombre fut restreint à Montréal, représentaient, de fait, les sentiments de toute la population.Il a ajouté que pas un des signataires n'avait été censuré, .Si mon honorable ami avait dix ou quinze ans de plus, il se rappellerait mieux les évè- nementset se convaincrait que ses affirmations sont dénuées de fondement.Le manifeste annexionniste, est dû à l\u2019explosion subite de sentiments outrés, chez une petite partie de la population de la province de Québec, l\u2019une des plus loyales du Canada.Un grand nombre de ceux qui ont signé le manifeste se montraient plus loyaux que les Anglais eux-mêmes.Quelques \u2018\u2018 gentlemen \u201d\u2019 américains profitèrent de ce mouvement pas- sionué pour faire signer ce document par uelques centaines de citoyens à Montréal.\u2018oserai dire qu'à part ces messieurs, il n\u2019y avait pas un seul des signataires du manifeste ui pensait plus sérieusement à s\u2019annexer aux tats-Gnis, qu\u2019un enfant pétulant pense délibérément tuer sa nourrice lorsqu\u2019il la frappe dans sa colère puérile.Ils étaient exaspérés de voir que dix mille hommes, victimes des ruines et des désastres causés par le récent et .malheureux soulèvement avaient inutilement demaudé au gouverneur d'alors, de réserver, ur être soumis à Sa Majesté, un projet de oi qui d'après eux, avait pour but d'indemniser ceux là mêmes qu'ils considéraient comme les fauteurs des troubles ; et ils étaient exaspérés surtout, à la pensée que le gouverneur avait mis une certaine ostentation à sanctionner ce projet de loi, plus vite même que les circonstances ne l'exigeaient sans égard pour leurs sentiments de loyauté et au mépris des services rendus.Le peuple était surrexcité et l\u2019on fit bien des choses qu\u2019on n\u2019aurait pas dû faire, Son Excellence fut malheureusement traitée d'une manière très regrettable.C\u2019est dans les deux ou trois jours qui suivirent cet incident qu\u2019un certain nombre des mécontents, encore sous l'influence de cette effervescence, signèrent le manifeste.Mais personne ne peut prouver qué cette agitation ait ou l'annexion pour but.Avant que l\u2019année fut écoulée, il en arriva comme pour les averses de la saison dernière, tout disparut.On prétend que ceux qui ont signé ce document,il y a quarante ans passées, n\u2019ont pas été censurés.Je puis, à ce propos, parler non seulement pour moi-même, .mais pour quelques-uns des autres signataires dont la carrière en ce pays n\u2019a pas été sans distinction.Ainsi, j'avais l\u2019honneur à cette époque, d'être enseigne dans la milice et je reçus une lettre dans laquelle, l\u2019on me demandais, si j'étais bien celui qui avait signé le manifeste ; je répondis que oui et ma com- mison me fut immédiatement retirée.Je\u201d retombai dans les rangs.Sir Jehn Rose qui plus tard, devint l\u2019un des hommes les plus distingués du pays, et qui, à l'époque de sa mort était l'un des aviseurs confidentiels de Son Altesse Royale, le prince de Galles, eut sa toge de soie cnlevée de ses épaules.Je me rappelle bien encore comme 1l parut déconcerté, lorsqu'il se présenta en cour, et qu'au lieu de prendre sa place de conseil de la Reine il prit un siège à côté de M.Johnson (maintenant le juge Johnson) qui se trouvait ans le même cas, On me reproche souvent cet acte de ma vie passé, mais je ne crois pas devoir beaucoup m'en inquiéter, Lers de l'affaire du \u201c Trent \u201d lorsque j'eus,en trois jours, enrôlé trois cent volontaires recrutés dans le vieux comté d'Argenteuil, si loyal et si vaillant, je reçus ma commission de colonel des mains même du représentant de ma Souveraine, Je crois que j'avais bien .réparé la faute de ma jeunesse, Deux fois depuis, j'ai commandé ce bataillon à la frontière pour repousser les invasions des bandits, sortis du territoire de nos voisins.J\u2019ai eu tort de retenir la Chambre si longtemps sur ces réminiscences. CHRONIQUE \u2018Je lisais, l'autre jour, par le plus grand des hasards, la colonne des importations et arrivages dans le Morning Chronicla.Tout à coup, au milieu des ballots de mar- chaudises pour Glover & Fry, Garneau, Thibaudeau, des barres de fer pour Chinic « Co des caisses de fusils pour Burstall, mon regard distrait se fixa sur un nom qui m'est cher : Honoré Mercier.\u201c Honoré Mercier ! Son Excellence le comt, Honorato Mercieri ! Comment donc figurait- t-il parmi toutes ces lllustrations du commerce québecquois ?Et je lus en regard de son nom la mention suivante : 1 case perfumery, une eaisse de parfums ! Une caisse de parfums pour Honoré Mercier ! ! Cette entrée me fit rêver.++ M.Mercier était parti pour aller chercher dix millions, et il rapporte.une caisse de parfums ! Que veut-il faire de toute cette pacotille ?Se dégagerait-il du ministère ou de la clique quelque odeur*partioulièrement mauvaise qu\u2019il faudrait énergiquement combattre par les préparations savantes de Pivert et de Lubin ?M.Mercier trouve-t-il trop grossier l\u2019encens si généreusement prodigué de MM.Barthe et Pacaud, et veut-il offrir à ses nobles narines le régal d\u2019essences plus délicatement odorantes?to Veut-il nous vaincrg par le nez, nous griser de senteurs capiteuses, afin de nous faire perdre de vue les méfaits de sa politique ?Je l\u2019ignore.Mais cette mention d\u2019une caisse de parfums pour M.Mercier m'a rappelé soudain la désopilante boutade publiée l\u2019hiver dernier Mir la Patrie : Papa Janvier chez M.Mercier.Vous vous rappelez la pompeuse jubila- \u2018tion manifesté par le grand homme, dans cette entrevue funtaisiste: = ¢ Pour sortir \u2018j'ai un capot de sealskin de \u201c$1,000, j'ai une belle\" span de chevaux \u201cdans mes éouries, un carosse de $1,000, \u201cune vache qui donne ses huit pots de lait \u201c par jour.Je fais cuire mes biftecks dans \u201c le beurre frais, et je mets de la vraie crême.\u201c dans mon café, et je sucre avec du sucre \u201c blano.Je n'ai plus le trouble de mettre du \u201c black boll sur mes bottes, j'ai un domesti- < que pour ça.\u201c J'ai mon pot chez le barbier et quand je \u201cmets une lettre à la poste je n'ai pas un \u201ccent à payer.J'ai six puires de culot \u201cblanches pour les cérémonies, \u201c J'ai une demi-douzaine de Jioles d'odeur \u2018 sur ma commode et, lorsque je me mets fa- \u201craud, je vous assure que je pue bon,\" Une demie-douraine de fioles, quelle mi- sdre | C'était bon avant la noblesse.Mais à présent, c'est une caise de parfums qu'il faut à son Excellence.: \u2026.On dit quo M.le comte désormais ne prendra plus ses bains u que dans du Jockey Club et du White Rose.\u201d * | Kx 3 Notre illustri&sime Premier a assisté récemment à un banquet dans la ville de Caen, avec M.Bérnatchez.M.le comte a parlé de chevaux, de bois, de minéraux, de fromage etc.Un journal français, rendant compte du banquet, dit que M.Mercier à été applaudi à plusieurs reprises, puis il ajoute : \u201c Enfin, M.Bernatcliez, député de Québec, \u201c a soulevé l\u2019enthousiaame des convives \"\u2026.Hein ! quoi ?notre ami Nazaire, le sage pilote du Montmagny, qui soulève l\u2019enthousiasme d\u2019un auditoire français ! ! ! Hé, oui, laissez-moi finir la citation : \u2018\u2018\u2026& soulevé l'enthousiasme des convi- \u2018ves.\u2026.\u2026.@m chantant une chanson nor- \u2018 mannde, \u201d\u2019 Ah ! que n\u2019ai-jo été là, pour entendre l\u2019ami Nazaire épater les français en chantant une chanson normande.Comme il a dû faire filer sa voix mélodiguse, accentuer les finales, et estropicr les mots, Ah ! ils ont eu l!à un bel échantillon de d'art musical au Canada, JOURNAL Il faudra faire chanter à l\u2019ami Nazaire, durant la prochaine session, la chanson avec laquelle il a soulevé tant d'enthousiasme.Artistes cafadiens, saluez :,une nouvelle étoile s\u2019est levée à notre firmament musical.Ont-ils dû rigoler en entendant chanter Nazaire, les Français do France | M.Hector Berthelot est à Paris.Ladébauche a traversé les mers, Mais cette fois Ladébauche est grave, sérieux, composé dans ses allures et son langage.Plus de lettres saupoudrées de sel 1 gaulois, plus de farces à la Canard.Mais de la statistique, des considérations de haute volée sur le pavage de la grande Ville etc.+ Cependant Berthelot a été drôle sans le vouloir dans sa dernière lettre à la Presse.Il parle d\u2019une visito qu\u2019il a faite à M.Mercier, et voici ce qu'il raconte : \u201c\u2018 M.Mercier m'a montré ensuite la\u2018 dis- *\u201c tribution de ses appartements et leur ameu- \u201c blement, on disant que c'était beaucoup \u201c plus économique d'habiter une maison \u201c\u20ac garnie que de loger dans un des grands \u201c\u201chôtels de Paris, Il ne m'a pas soufflé un \u201cseul mot à propos de l'emprunt.C'es \u2018* évidemment un grañd secrat d'Etat.\u201d Ah ! l'économie ! Avoir un grand appartement sur le boulevard des Capucines, donner des réceptions, tenir table ouverte, en ;( voilà de l\u2019économie ! Et Ladébauche qui n'éclate point de | rire, et nous rapporte cela sans sourciller ! \u2018 Dans une.des chambres, continue Ber- \u201c* thelot, j'ai vu une immense toile posée sur |, \u2018\u2018un chevalet.Un artiste y avait déjà *\u201c esquissé au fusain le portrait en pied du \u201c maitre de céans, qui est en tenue de ville.\u201c* Ce portrait à l'huile a été commandé à M.\u2018\u2018 Alexander, le seul des artistes peintres du \u2018\u2018 Canada qui expose un travail au salon aux *\u2018 champs Elysées.\u201d , Le monde renverré ! M.le comte qui fait | tirer son portrait cn tenue de ville., Pas de.culottes blanches | pas de manteau bleu !.pas de chapeau A plumes ! §\u2018 Je n'y puis rien comprendre \"\u2019, comme on chante à l'Opéra- Comique: ) Mais laissons parler Berthelot : \u201c J'oubliais de dire que M.Mercier ost f d'origine percheronne, le village de Tou- \u201c\u201c rouvre étant situé en plein cœur du \u2018Per- ** che, C'est peut être pour cela qu'il conduit * aujourd\u2019hui la barque de l\u2019Etat à la per- 4¢ che pour lui faire éviter les rapides de la \u2018 banqueroute.\u201d\u2019 ° Ici Ladébauche montre peut-être un petit bout de l'oreille.- M.Mercier qui conduit la barque provinciale à la perche pour éviter la banqueroute ! Berthelot a dû tortiller une fameuse grimace en écrivant cette farce.Hélas ! M.Shchyn sait bien, lui, que M.Mercier no mène pas la barque à la perche, mais à la vapeur, et du côté des écueils.S'il faut absolument parler de perche à ce propos, c'est une perche de sauvetage qu'il faudrait tendre àla province, en grand danger de faire naufrage par la folie de son pilote.\u201c.Enfin Berthelot prend congé de Son Excellence : .\u201c M.Mercior se montre bon princo à sa \u201c résidence de Paris.Il n'a pas voulu preu- \u201c dre congé du reporter de LA PRESSE sans \u201cJl\u2019inviter au déjeuner dont l'heure allait \u2018\u2018 sonner.En mo disant au revoir il m'a dit \u201c de revenir tous, les jours et de déjeuner \u201c sans cérémonie, mon couvert serait toujours \u201c mis à sa table pour ce repas.\u201d Table ouverte, ne vous l'avais-je pas dit! Son couvert toujours mis pour le déjeuner ! | rest peut-être pour cela que Ladébauche a été si convenable dans le récit de sa visite.Que diablo, il faut avoir la reconnaissance de l'estomac.ARCHILOQUE.lea On télégraphie de Paris que les procédures judiciaires instituées contre Mde Lesseps ont mis en danger les jours du grand perceur d\u2019isthmes.DES CAMPAGNES an bn ot mete \u2014 =-\u2014 \u2014\u2014 À OTTAWA Comité des privilèges Documents produits Témoignage de Murphy Ottawa, 2 juillet.\u2014Au comité des privilèges et élections, ce matin, M.Kelley a produit les livres de billets, les talons de chèques cto.M, Fitzpatrick a produit les billets et chèques en sa possession en sa qualité d\u2019avocat de Connolly dans le procès pour libelle, 0.E.Murphy \u2018dépose toutes les lettres de Michael Connolly, écrites du Texas en 1882, et de la Colombie en 1885.La plupart de ces lettres on: déjà été publiées, et ne contiennent pas de faits nouveaux.\u2019 Le témoin Murphy a été examiné ensuite par M.Geoffrion à propos du renvoi de Bennett, ingénieur à la Colombie.Il dit qu\u2019il a offert $5,000 à M.MeGreevy, pour cela, mais que ce dernier n\u2019a pu réussir, - Le comité s\u2019est ajourné à demain.Une députation de brasseurs est en ce moment auprès de MM.Foster et Bowell demandant que les droits sur le malt ne soient pas augmentées, 0.E.MURPHY SUR LA SELLEFTE - COUPABLE D\u2019EMBEZZLEMENT A ' NEW-YORK Refuse de s'incriminer Ne peut indentifier chèques Ottawa, 3 juillet \u2014M.Osler a commencé ce matin à examiner M: O.E.Murphy.\u2018Celui\u201cci a admis qu\u2019en 1876 il a soustrait de la caisse du bureau d'accise de New-York, idont il était 1: secrétaire-trésorier, la somme ide $50,000 pour aider à l'élection de Tilden lot Kelly, et qu'il n'a jamais remboursé cette mme.Il n\u2019a pas remis les-pieds à New- York depuis ce temps.| Murphy a refusé de répondre aux questions au sujet du billet de $400,000 pour lequel il est poursuivi en Cour criminelle.Il admet cependant avoir eu ce billet en sa possession.Son examen sera continué demain.: > M.Geoffrion lesquels des chèques de $5,000 qu\u2019on lui montrait, ont servi à tirer des banques \u2018Union et British North America les sommes qu\u2019il dit avoir payées à sir Hector |: Langevin.MM.Simon Peters et Chs, McGreevy son assignés comme témoins pour lundi.Etrange decouverte Montréal, 2.\u2014Une découverte étrange sur laquelle les savants auront bientôt à se prononcer, a eu lieu à Montréal, la semaine dernière, -e Le eure-môle No.8, capitaine Seigman, de Sorel, était en opération, vendredi, le 19 juin, en face de la prison de Montréal, où on avait découveri qu'un amoncellement quelconque obstruait le chenal.Le chaland fut bientôt rempli d\u2019une pierre couleur de chair, d'une apparence tout-à-fait extraordinaire.Un des hommes, M.Edouard Trudel, de Sorel, choisit.un.morceau qu'il mit dans sa poche dans le but de.le conserver comme curiosité.Une vive douleur lui fit porter la main dans sa poché d\u2019où il en retira le morceau de pierre en question.Quelle ne fut pas sa stupéfaction en se sentant brûler la main comme par un fer rouge et de constater que le morceau de pierre était en feu.Scs compagnons, aussi stupéfaits que lui, se hâtèrent = le descendre dans l\u2019eau jusqu\u2019au cou pour éteindre ses habits qui étaient aussi en feu.Muis leur stupéfaction redoubla lorsqu'ils virent que le pantalon reprenait feu aussitôt que le malheureux Trudel était sorti de l'eau, M.Trudel est maintenant à Sorel sous les soins du Dr Latraverse.M.Kennedy, ingénieur en chef du bâvre, a fait demander un morceau de cette pierre pour en faire faire l'examen au collège Mc- Gill.M.Chabot, gérant de la Compagnie du Richelieu, en a aussi demandé un mor- ccau pour le donner à l\u2019université Laval.On & suspendu les travaux du.creusage à cet endroit de crainte d'explosion et on attond des ordres.Murphy'n'a pas été en position.de dire à | ARCHEVEQUE ET JOURNALISTE On lit dans un journal montréalais : Le 22 du mois dernier, les citoyens do Kingston se sont réunis pour aviser aux | moyens d'élever dans leur ville un monument à la mémoire de Sir John Macdonald, Mgr Cleary assistait à l'assemblée et a proposé une résolution invitant tous les Citoyens à prendre part à ce mouvement national.Sa Grandeur a appuyé sa proposition d'un discours très important.Il faut croire que Mgr l'archevêque de Kingston n\u2019est pas du même avis que le rédacteur de la Patrie dont nous avons publié l\u2019élucubration.NOS EMPRUNTS TEMPORAIRES À la page 77 des Journaux de la dernière session de Québec, on trouve une réponse du trésorier indiquant que $500,000 d'emprunts temporaires devaient être remboursés le 4 mai 1891 à la Banque ae Montréal, $50,000 le 9 mai à la Caisse d\u2019Economie de N.-D.de Québec, et $50,000 le 15 mai à la même institution.À la page 194 on voit que M, Shehyn admettait deux autres emprunts tempo- taires, l\u2019un du 6 décembre, à la Caisse d\u2019Economie, pour $50,000, et un second, du 16 décembre, à la Banque du Peuple, Montréal, pour $50,000.Ces deux emprunts étaient remboursables le 6 mai et le 16 mai dernier.Maintenant toutes ces dates, le 4 mai, le 6 mai, le 8 mai, le 15 mai et le 16 mai sont passées.Et nous serions curieux de savoir si ces $750,000 d\u2019emprunts temporaires ont \u201cété remboursés.Car depuis le mois de décembre on a emprunté un million de plus.De sorte que nous avons en ce moment à rencontrer près de deux millions d'emprunts temporaires.=>» jp.UN BEAU MEDECIN Nous lisons dads la correspondance parlementaire de lu Minerve : .Quittez les banquettes ministérielles, disait l\u2019autre jour sir Richard Cartwright s'adressant à nos chefs, et je ferai revivre les beaux jours d'autrefois, Vous savez, les beaux jours du régime MacKenzie, honni, conspué par le peuple parcourant en haillon les rues de nos villes pour demander du pain ! Ecoutons ce que disait le même hommo en 1878, dans le dernier discours budgétaire que pour ls bien du publio, il eut:à prononcer comme ministre des finances : \u201c Ce n'est pas souvent que l'histoire commerciale d'un pays ait à signaler, comme nous avons dû le faire depuis deux ou trois ans, une réduction si grande, non seulement dans le volume de notre commerce, mais dans le revenu qui en provient.En effet, durant cette courte période de temps, le commerce du Canada a été réduit de près de $50,000- 000, tandis que le revenu seul des douanes a diminué de $3,000,000.En chiffres ronds, notre commerce a diminué de $218,000,000 à $168,000,000.Et voilà le grand financier qui trouve tout mauvais sous le règne de ses successeurs { Voilà le maladroit manipuleur de chiffres, qui, après avoir entassé déficits sur déficits, effcotué des emprünts ruineux, accru les dé- \u2018penses ct la dette nationale par le gaspillage et l'ineptie, affamé le peuplo par la politique stupide do laisser faire, se croit encore de force à le préndre de haut avec nos amis ! C'est du dernier ridicule ! com me ce apf Pendant plus de cinquante ans Le Sirop adoucissant de Madame Winslow a été employé pour la dentition des onfants.Il soulage l'enfant, adoucit les gencives, diminue la douleur, guérit les coliques flatulentes, et est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cinq centins la bouteille.Vendu par tous les droguistes do l'univers.Québec, 27 Mai 1891\u20141 an H.Sr Pe > APS \u2014- - oo A REP TE PSE SRE \"1 11 des APGUA 01 D ARE eate-t hand had atid do hadd voue wit bide, =\" M A NY av vor JOURNAL DES CAMPAGNES QUANTUM MUTATUS Le 12 août 1884, M.Mercier pronon- + gait un discours à Rougemont dans lequel il s\u2019écriait : Avec ce régime tout est possible, Nous sommes en face d'une dette de 20 millions ; d'un intérêt annuel d'un million ; de déficits annuels d\u2019un demi-million ; de dépenses extravagantes gaugmentant sans cesse dans des proportions alarmantes ! Et le peuple qui va payer toutes ces fautes, tous ces crimes politiques, le peuple qui est le véritable maître, courbe la tête comme un esclave, frémit quelquefois, s'inquiète de temps à autre, mais finit par tomber dans cette léthargie mortelle dont il ne sortira que pour Payer l'impôt de la taxe directe.C\u2019était en 1884 que M.Mercier tenait ce langage.Il était alors chef de l\u2019opposition et tonnait contre le gouvernement Ross, A ses yeux, une dette de 20 millions était un écrasant fardeau, .Sous son règne, nous avons une dette de 33 millions au moins, Et il trouve cela très naturel.En 1884, un intérêt annuel D'UN million lui paraissait exorbitant.Aujourd\u2019hui son gouvernement doit faire face à $1,200,000 et plus d'intérêts.Et il n\u2019est pas du tout effrayé de ce chiffre respectable.Au contraire il voudrait nous conduire jusqu\u2019à $1,- 500,000.En 1884, M.Mercier dénoncait un déficit de $500,000.C'était une fausseté.Mais aujourd\u2019hui le déficit, si l'emprunt des $10,000,000 entre en ligne de compte, devra atteindre le chiffre effrayant d\u2019UN MILLION.À l\u2019époque du discours de Rougemont, les dépenses de la province n\u2019étaient que de $3,000,000 environ.A Theure actuelle elles dépassent $4,000,000.C'est-à-dire qu\u2019elles ont augmenté d\u2019UN MILLION, En un mot les finances de la province étaient dans un état magnifique en 1884, comparé à la situation où on les voit aujourd'hui.Co Et cependant M, Mercier ne parle que d\u2019emprunts nouveaux, de dépenses nouvelles, d\u2019augmentation de la dette, d'augmentation du budget, etc., etc.Il a donc bien changé d'opinions depuis 1884.= A - LES EVENEMENTS DE 37 Le journaux de Montréal ont vivement discuté, dernièrement, la question des troubles de 37, à propos des honneurs rendus aux patriotes qui Snt fondé la société St-Jean-Baptiste.Nous croyons important de donner la vraie note dans cette affaire, La Semaine Religieuse de Montréal a publié les observations les plus justes à ce sujet.Nous lui empruntons les extraits suivants : Nous croyons devoir faire quelques observations sur la démonstration qui a eu lieu dimanche dernier, au -cimetière de la Côte des Neiges.Il a été écrit à ce sujet des articles regrettables de nature à exciter les passions du peuple ct à diminuer le respect pour l'autorité religieuse.En réponse, nous avons à affirmer des principes que, tout bon catholique doit admettre et à rectifier des faits, Rappeler les événements de 1837, c'est rappeler des jours bien tristes de notre his toire.Nous savons ce que nos frères eurent à souffrir, et ce n\u2019est pas nous qui -viendrons applaudir aux actes de l\u2019oppresseur, Avaient-ils le droit de se défendre, d rotester, de s'unir pour la conservation d Ficus chers et sacrés ?Qui le niera ?Tous les moyens légaux, constitutionnels, ils pouvaient douc les prendre pour procurer le triomphe de leur juste cause.Ils firent plus.Excités par des discours passionnés, par de brillantes promesecs, ils levèrent l'étendard de la révolte et engagèrent la lutte à main armée.C'est un mouvement que réprouve la simple prudence, et qui ne pouvait qu'\u2019entraîner les plus grandes calamités, L\u2019expérience le fit voir, et Mgr Lartigue l\u2019écrivait le 8 janvier 1888 : \u201c Hélas ! qui vous cut dit dès le commencement de vos divisions entre co-sujets et compatriotes, qu\u2019une agita- tation illégale conduirait bientôt à l\u2019insurrection et à lu rébellion ouverte, et tous ces erimes aux malheurs affreux, qui vous ont ensuite accablés ; un semblable prophète sans doute aurait alors passé parmi vous pour visionnaire, et pourtant il n'aurait \u2018prédit que la vérité.\u201d Mais ce n\u2019était pas seulement la prudence qui condamnait l'insurrection ; les lois divines et ecolésiastiques la condamnaient également, ct le premier pasteur de Montréal eut le courage de le proclamer avec fermeté.\u2018Obéissant donc à sa conscience et pour accomplir le devoir de sa charge pastorale, le premier évêque de Montréal a réprouvé l\u2019in- sûrrection populaire de 1837.Son mande- mont ne peut être ignoré.Or, les principes ne changent pas.Ce qui était alors en opposition avec la saipe doctrine l\u2019est encore aujourd\u2019hui.Que l\u2019on nous comprenne bien, Nous sommes les premiers à sympathiser avec les infortunées victimes de ces jours néfastes.Nous rendons bien volontiers hommage à leur bravoure, à leur dévouement, à leur patriotisme, Nous ne nous érigeons pas en juge de leurs intentions, et nous voulons reconnaître de la bonne foi là où il y avait cependant désobéissance à l\u2019autorité reli- gl k he | .Adssi\"gardons leur souvenir, prions pour elles, rien de plus juste ; mais ne perdons pas de vue le principe de l'erdre et de la soumission au pouvoir légitime et ne représentons pas comme une chose louable, méritoire en elle-même, un acte censuré par l\u2019Eglise : une révolution par les armes.Voilà une distinction essentielle à faire et si les fidèles l\u2019oublient, il est du devoir des pasteurs de la leur rappeler.Maintenant, relativement aux cendres de Chénier, la Semaine Religieuse résume ainsi les faits : L'incident relatif aux cendres de Chénier a \\donné lieu à de nombreux commentaires, lus que cela, à des paroles acerbes contre \u2019autorité religieuse.Bien des fausses nouvelles ont été répandues, plusieurs fait ont été travestis.Voici cet incident, : Monseigneur l'archevêque de Montréal qui était en visite pastorale dans le Nord de son diocèse y a été absolument étranger et tout ec que les journaux ont dit de Sa Grandeur à ce propos est inexact.endant que l'on faisait des préparatifs pour la grande démonstration projetée, on est venu demander à M, le Grand Vicaire Maréchal, l'autorisation d\u2019exhumer les restes de Chénier du cimetière de St Eustache et de les enterrer dans le cimetière de la Côte des Neiges.La permission a été aecordée sur le champ.Mais peu de jours avant la date fixéé pour la cérémonie, on découvrit une chose dont la requête ne faisait aucune mention : Chénier mort malheurcusement sous le coup des censures ecclésiastiques avait été inhumé dàäns un terrain non bénit, dans la partie du cimetière réservée aux enfants morts sans bapté: me.+ .oe, On comprend la difficulté qui naissait de là ; il n\u2019était pas possible pour observer les lois de l\u2019église, de permettre aujourd\u2019hui l'inhumation sollicitée.a, M.le Vicaire-Général s\u2019empressa de\u2019 voir M.le curé de Notre-Dame et révoqua, comme c'était son devoir de le faire, l\u2019autorisation qu\u2019il avait donnée.Les membres du comité d'organisation furent avertis sans retard de la difficulté qui venait de surgir et nous tie pouvons que les louer de la conduite qu\u2019ils ont tenue en cette délicate circonstance.Ils ont compris les explications qui leur furent données.\u2018\u201c Nous tenons avant tout, a dit l'un d'eux, à respecter les décisions et les règlements de l\u2019Église et nous voulons éviter tout conflit avec l'autorité ; \u201d et c\u2019est le président de décoration lui-même qui téléphona de l\u2019archevêché à St-Eustache pour dire à ses amis que l\u2019on devait renoncer à la translation des\u2018 cendres de Chénier dans le cimetière de Montréal.Voilà toute cette affaire autour de laquelle on fait tant de bruit.Encore une fois, l'autorité n\u2019a écouté ni le sentiment, ni la politique : elle n\u2019a voulu que faire respecter la discipline de l'Eglise, et il mest pas un bon catholique qui osera l\u2019en fimer, Cet article de la Semaine Religieuse expose parfaitement la question.On peut avoir de la sympathie pour les victimes des troubles de 37, sans glorifier le mouvement et ses fauteurs./ Et surtout, il pe faut pas oublier, comme\u2019 ont fait certains cerveaux brûlés de Montréal, que ce que l\u2019Eglise a condamné reste coudamné et digne de réprobation.\u2019 : UN ARTICLE ODIEUX La Patrie fait contre la mémoire de Sir John A.Macdonald une sortie vrai- | ment odieuse, où nous relevons le pas- \u2018sage suivant : Que ce grand corrupteur ait fait élever à son compère G.Cartier, une statue aux frais de.la nation, cela se conçoit ; mais nous espérons qu'aujourd'hui que Satan est mort, la conscience publique se réveillera et que nos représentants libéraux protesteront contre toute proposition qui pourrait être faite à la Chambre de: consacrer les deniers publics à élever un monument àla mémoire du \u201c Vieux Grand Corrupteur Canadien,\u201d Franchement il y a là un excès d'outrage qui devrait révolter tous les libéraux bien pensants.Que l'écrivain de la Patrie relise.donc le discours-de M.Laurier sur Sir John Macdonald., = | ; Cy \u2014 > af \u2014\u2014 ; UNE SENSATION À MASKINONGE Sehisme parofssial Scène dramatique Laÿparoisse de Maskinongé fait partie, comme on le sait probablement, du diocèse des Trois-Rivières.Pour des raisons dont la sagesse a été reconnue de tous, Mgr Laflèche avait décidé, il y a déjà assez longteznps, l'érection d\u2019une nouvelle église paroissiale plus rapprochée du village même que ne l\u2019était l'ancienne, vieille d'un sièclo près.\u201c Mgr Laflèche ayant décidé d\u2019ériger la nouvelle église sur la rive ouest, les paroissiens de Ja rive est bâtirent une chapelle où ils se réunissaient pour prier et refusèrent de retourner à l\u2019église.Le jour de la Saint- Pierre, le rév.Pére Savard, rédemptoriste, qui préchait une retraite dans cette paroisse, Hest rendu à cette chapelle où 200 personnes étaient rassemblées et.les a suppliées de retourner à l\u2019église.Voici comment un témoin oculaire raconte l'incident qui se serait alors produit : \u201c Les sécessionnistes étaient donc réunis dans le bâtiment dit \u2018\u2018 chapelle provisoire lorsqae tout à coup, au moment où on s\u2019y attendait le znoins, apparut sur le seuil un Père Rédemptoriste.: L'un d'eux lui demanda s\u2019il venait bénir la chapelle ; à quoi le révérend Père répondit qu\u2019il venait leur prêcher la goumission à l\u2019autorité religieuse, enileur qualité de catholiques, \u201c Bénissez notre chapelle, reprit un autre franc tenancier, et nous vous écouterons avec bonheur.\u201c Moi, s\u2019écria le Père Rédemptoriste_cn brandissant un crucifix qu\u2019il avait saisi à sa poitrine, moi, bénir votre chapelle, mais plutôt je la maudis, \u2018* Il est impossible de décrire l'excitation causée par cet iucident dramatique, Chez les femmes, ce furent des cris d\u2019épouvante, et chez les hommes, les émotions les plus diverses depuis la stupeur jusqu'à la colère la plus intense.On cût peut-être fait un mauvais parti au couragepx rédemptoriste si les bons avisn\u2019cussent prévalu et décidé la foule à évacuer le bâtiment sans pousser le scandale à ses dernières limites.\u201d On espère que bientôt Mgr Lafièche aura la satisfaction de voir ces paroissiens dissidents rentrer dans le giron de l'Eglise, Un veritable poison Chicago, 1\u2014Un officier du bureau de santé rétend avoir découvert que l'on vend dans es quartiers pauvres de la vâle, de la saucisse faite aveo de la chair'de chevaux malades et desséchés que l\u2019on tuc.On doit faire une enquête à ce sujet.UNE CONSPIRATION L'Empire met au jour certaines négociations intervenues dans le cours de l'hiver dernier, entre les anciens exploiteurs de la Minerve et l\u2019hon.M.Mercier, C'était lors des dernières élections fédérales, M, Mercier voulait s'assurer l'influence de ce journal pour ce parti et d'après l'Empire il aurai \u2018 réussi dans sès tentatives si la trahison n'eû \u20ac été découverte et dénoncée à temps.Voici d\u2019après l\u2019Empire à quelles condid tions M.Mercier avait la Minerve sous sen \u2018contrôle.Co Le comité libéral s'était engagé a payer $500 par jour et prenait la responsabilité de tous les procès qu\u2019une semblable transaction n'aurait pas manqué de faire naître entre le fermier de la Minerve et ses propriétaires, Cet arrangement devait- durer pendant toute la campagne électorale, Tout était prêt, les articles de fond étaient même préparés ; quelques-uns avaient été écrits par M.Mercier lui-même, d'autres par M.C.Lebeuf, et la Minerve devait, le samedi suivant ces arrangements, sortir dans une armure libérale et approuver ir toto le programme de M.Laurier, L'Hon, M.Tassé a cu vent de la chose, [l'a dénoncé à l\u2019Hon.M.Lacoste, qui ne j voulut pas y croire, mais qui trouva bientôt que tout était bien vrai.I] réussit à faire échouer ce projet de trahison.L\u2019AFFAIRE TARTE-MCGREEVY Ottawa, ler juillet.\u2014En l'abtence de M, Girouard, M.Baker a présidé ce matin le comité des privilèges et élections.M.Gobeil, assistant-ministre des Travaux- Publics, a été le seul témoin entendy.Ila déposé plusieurs documents offeieldoncer- nant les travaux d\u2019Esquimalt.Le comité n\u2019a siégé qu\u2019une heure, #1 NOUVELLES de MONTREAL Mge Issn a Montreal\u2014Fune- railles de Ia reverende Mere Starnes Montréal, 1\u2014Mgr Issa, missionnaire de l'Orient, envoyé par le Pape Léon XIII au Canada pour y recueillir des aumônes, a dit la messe de 8] heares dimanche, à l\u2019église du Sacré-Cœur, dans la langue et d\u2019après le rite Syro-Chaldéen.Mgr Issa à aussi adressé la parole dans la matinée et aux vépres.\u2014Les funérailles de feu la révérende Mère Starnes, maîtresse du couvent du Sacré-Cœur au Sault au Récollet et fille de l'honorable M, Starnes, ont eu lieu ce matin au milieu d\u2019un -grand concours de personnes, Vol .\u2014Cette après-midi, une fille bien mise est \u2018venue toute en pleurs au bureau de police- faire le récit de l'aventure dont elle a été victime ce matin.Vers huit heures et demie, elle débarquait à la gare Bonaventure d\u2019un train venant des Etats-Unis, où depuis plusieurs années elle travaillait dans les manufactures, faisant des économies au prix de grandssacrifices.Elle descendait en bas de Guébeo pour voir ses vieux parents.Elle s'adressa à deux individus de bonne apparence, leur demandant à quelle heure partait le bateau Jour Québec.Les deux messieurs lui répondirent que le vapeur ne partait que très tard dans la nuit et l'un d'eux Jui proposa de la conduire chez une de ses tantes, où elle pourrait se reposer des fatigues du voyage en attendant l'heure du départ.Elle eut le malheur de les écouter.Elle fat conduite dans une maison de la rue des Commissaires où les deux compères l\u2019enfermèrent dans un appartement et lui enlevèrent de force tout l\u2019argent qu\u2019elle possédait.Ils rirent ensuite la fuite, la laissant cloîtrée ans la maison.Elle réussit à ouvrir.la porte et se plaignit au sergent Bouthillier qui se mit à la recherche des misérables.Ottawa, 1\u2014Des voleurs se sont introduits dans l'hôtel de l'hon.M.Mackenzie, dimanche soir, et ont volé une montre d'or et uno paire de boucles d'oreille, Inondations Londres, ler juillet.\u2014De fortes pluies ont causé des inondations désastreuses dans la partie sud du Pays de Galles, 4 \u201d JOURNAL DES GAME} eo NES D Parlement Fédéral - Ottawa, ler juillet.Aujourd'hui, la séance étant réservée aux questions soulevées par les députés, il avait été-entendu que seules les motions qui ne devaient pas soulever d'opposition ou de discussion devaient être posées ot que la chambre ajournerait ensuite en considération de la fête de la Confédération, mais M.Denison, de Toronto, propose l'ajournemeut de la chambre avant l'appel des ordres du jour.Sa demande fut repoussée par 72 voix contre 50.M.FOSTER répond à M.Godbout que ce n\u2019est pas l'intention du gouvernement d\u2019accorder un bonus pour encourager la production et la fabrication du suore d'érable en.ce pays.\u2019 M.HAGGART répond à M.Amyot, que : le Canada a été invité à prendré part à l\u2019exposition de Chicago,on n\u2019a pas encore décidé si l'invitation serait acceptée ou déclinée.M.ALLAN demando copie de toutes correspondances, lettres ct télégrammes concernant lé renvoi do I.B.McCormick de la charge de sous-peroepteur du port de l'ile Peléo, et de toutes lettre, télégrammes et messages téléphoniques au sujet de la nomination de J.C.Atkinson comme titulaire de cette charge, Aussi copic de toute correspondance relative à la destitution d\u2019Atkinson et à la réinstallation de M, McCormick, M.Allan se plaint que M.MoCormick à la veille des dernières élections a donné sa démission ct qu\u2019aussitôt les élections terminées le gouvernement l'a réinstallé.À six heures la séance est suspendue.SEANCE DU SOIR À la séance du soir la chambre adopte en comité les bills privés suivants : Acte concernant la compagnie du chemin de fer du lac Erié, d'Essex et de la rivière Détroit et à l'effet de changer son nom en celui de la compagnie du chemin de ferdu lac Brié à la rivière Détroit.\u2014 M, Denison.Acte constituant en corposation la compa- gnfe du cheinin de fer de Brigton Harkwork et Nordwood.\u2014 M Cochrane.Acte constituant en corporation la compa - gnie du chemin de fer de Kinsgton à Pontiac M.Forgusson (Renfrew).Acte modifiaut l\u2019acte constitutif de la compagnie du chemin de fer de Cobourg Northumberland et du Pacifique, \u2014 M.Cochrane.Acte constituant cn corporation la compagnie du pont d\u2019Ontario et New-York \u2014 M.Kirkpatrick, : Acte concernant la compagnie du chemin de fer de Kingston, Smith Falls ct Ottawa.M.Taylor.M.MoLEAN, de l\u2019île du Prince-Edouard reprend la discussion ajournée la semaine dernière sur la motion de M.Davies au sujet du tunnel sous-marin entre- l'île du Prince- Edouard et la terre ferme, M.McLean cite des chiffres pour montrer que lc commerce de l'île du Prince-Edouard est plus considérable qu\u2019il paraît être par le tableau du commerce et de la navigation ct que la construction de ce tunnel est nécessaire, M.PERRY appuie la motion de M.Davies, Il critique le discours de M.Cockburn, député de Toronto, et dit que l\u2019île du Prince- Edouard n\u2019est pas cette province pauvre et improductive dont a parlé M.Cockburn, Il le prouve par les chiffres de recensement et par la somme de trafic que cette province fait avec le Canada et les Etats-Unis, M, CHOQUETTE dit qu'il a visité l\u2019Ile du Prince-Edouard l\u2019annéo dernière et qu\u2019il & surveillé les ressources de cette partic du pays.M.Choquette dit que M.Perry ne peut pas trop vanter cette Ile.» YEO approuve aussi le projet du tunnel, MM.Welsh et MoDonald émettent les méme vues quo M.Yeo.M.COCKBURN dit qu'il n\u2019a jamais eu Vintention d\u2019abaisser la valeur de I'Ile du Prince- Edouard.Après un discours de M.Foster, disant que cetto question du tunnel en était une de grande importance, et qui demandait de longues études de la part du gouvernement, la motion de M.Davics est adoptée et à 12 heures 30 la chambre s'ajourne.Ottawa, 2.M.BOWELL donne avis que demain il Proposer que les noms de MM.Desjardins l\u2019Islet) et Mason, soient substitués à ceux © sir Hector Langevin et de feu sir John Macdonald.dans lo comité des privilèges et élections, Que le nom de M.Hodgins soit placé sur la liste du comité des chemins de fer et ca- man au lieu de celui de Sir John Macdonald.Que le nom de M.Henry Corby soit substitué à celui de feu Sir John Macdonald sur la liste du comité des comptes publics.Sur la proposition de M.Foster, la chambre se forme en comités de subsides pour voter le budget supplémentaire.Au crédit pour le chemin de fer Intercolonial, M, Choquette se plaint des retards et du mauvais vouloir de d'ingénieur en chef du chemin de fer Intercolonial dans lo redressement de certains griefs des habitants de Montmagny constatés dans un rapport au département des chemins de fer au sujet de dommages à leurs terres causés par la rivière St-François et la construction d\u2019un pont de l\u2019Intercolonial sur cette rivière.M.Choquette dit que l'ingénieur en chef de chemin de fer passant à Montmagny en train spécial lui a refusé de s'arrêter quelques instants à Montmagny et d'examiner lui-même lu nature des dommages cau- Sés.M.BOWELL dit qu\u2019un ingénieur sera envoyé sur les lieux pour faire rapport sur le sujet, ,[ Le erédit de $60,000 pour le bassin de radoub de Kingston provoque unc longue discussion, M.McMULLEN demande des renseignc- ments au sujet de ce orédit, \u2018Sir HECTOR LANGEVIN dit qu\u2019au mois d\u2019avril dernier il ne restait plus que $4,000 au orédit de ces travaux, et comme il importait qu\u2019ils ne fussent pas discontinués en attendant un vote du parlement, si l\u2019on voulait qu\u2019ils fussent terminés à l'automne, un mandat de $60,000 été obtenu du gouvernement.10 ( En réponse à M.Gorman, Sir Hector Langevin dit que l\u2019agrahdiesement de l\u2019entrée de 48 à 55 pieds \u2018a.coûté $35,000 de plus que le prix stipulé au contrat, M.Gordit que ce oh D moins une vingtaine de mille piastres les frais de maçonnerie, a ; - Le coût de l'ouvrage, à part certaines excavations dans le roo, aurait dû être diminué au liou d'être augmenté, Sir HNCTOR LANGEVIN dit qu\u2019il produira lu compte détaillé des travaux extras en rapport avec l'agrandissement du bassin de Kingston, M.AMYOT se plaint de co que le maître général des postes n'ait pas pu lui fournir, l'autre jour, le nom du locataire de la boîte No 254 au bureau de poste de Kingston.Le locataire de cctte boîte, un nommé Ban croft, dont le nom apparaît dans les doou- ments fournis à la chambreen rapport avec le bassin de Kingston, n'a jamais existé, paraît-il.Iln\u2019est pas connu à Kingston ni à Ottawa, et pourtant c\u2019est son nom qui ap- parait comue signataire au contrat pour le bassin de Kingston.Sir HECTOR LANGEVIN dit que le contrat pour le bassin de Kingston a été accordé à la société.Banoroft et Connolly.Bancroft avait mis une soumission pour les travaux de Kingston, et comme elle était la plus basse clle a été acceptée.Plus tard il s\u2019est associé MM, Connolly, et c\u2019est cette société qui fait les travaux au prix do la soumission Bancroft.Les travaux seront terminé à l'automne, À six heures la séanco est suspendue.° SEANCE DU SOIR À la repriso de la séance M, Amyot continue la disoussion au sujet du nommé Bancroft.Sir HECTOR LANGEVIN dit qu\u2019il produira demain le contrat même signé par la société Banoroft et Connolly.En attendant, le crédit n\u2019est pas voté ct lo comité passc aux autres crédits pour les travaux publics, les pêcheries, le département des sauvages, lu police à cheval du Nord- Ouest, la perception du revenu, b:s frais de justice, ete.| Sir RICHARD CARTWRIGHT criti- uc le crédit de $22000 pour payer à M.D.D.O'Mcara, inspecteur de douanes, ses services en qualité d\u2019inspecteur intérimaire des douanes à Québce, Il dit qu\u2019un titulaire permanent aurait dû être nommé depuis longtemps.M.BOWELL dit que le service public n'a pas souffert ct que les dépenses d'administration de ce bureau ont été diminuées, A 2.15 la chambre s\u2019ajourne.M.Choquetto demandera lundi si le nommé Soucy qui a été en 1888 démis pour cau- 86 d'ivresse de ses fonctions de conducteur sur l'Intercolonial a été réinstallé et s'il l\u2019a été sur quelle recommandation, M.Choquette demandera aussi si le capi- angement deyait \u2018diminuer d\u2019au .taine du steamer Alert a subi- les: examens avant d'être nommé à cetto position.; Sir Hector Langevin a donné avis de motion que le gouvernement se réserverait à l\u2019avenir le mercredi jusqu'à la fin do la session.La seule journée réservée aux députés maintenant sera Je lundi, .Ottawa, 3 juillet.Sir HECTOR LANGEVIN propose qu\u2019à l'avenir les mercredis soient réservés aux affaires du gouvernement._ A la demande de M.Laurier, \u2018Sir Hector consent à ce que sa motion ne commence à avoir effet que le mercredi 15 courant.La chambre se forme ensuite en comité des subsides.Le crédit de $300,000 du budget snpplémentaire pour le chemin de fer Intercolonial provoque une discussion, M.Fraser\u2019 dit que pendant les dernières élections les autorités du chemin de fer à Moncton ont donné des passes gratuites à des électeurs conservateurs afin qu'ils puissert se transporter sans frais aux endroits où ils avaient le droit de vote.M.Fraser a deux de ces passes en sa possession, Il dit qu\u2019elles ont été données à une personne qui n\u2019a pas voulu s'en servir.Ces passes n'étaient accordées u'aux électeurs dont les noms avaient été ournis par le président ou le secrétaire de l'association conservatrice de l'endroit.La raison alléguée pour l\u2019émission de la passe était que la personuc était un employé du chemin.: L'hon.F.LANGELIER dit que pendant l'élection de Rimouski on a inauguré un nouveau système.Il a vu lui-même à une grande assemblée tenue à Rimouski, quelques jours avant la nomination, arriver deux trains d\u2019exeursion, un de l\u2019est et l\u2019autre de l'ouest, remplis do passagers amis du candidat conservateur et qui n'avaient pas payé pour leur passage.Quelques-unes de ces personnes lui ont montré des petits morceaux de papier ordinaire, portant certaines hiéro- liphes, et lui ont dit que c\u2019était Id leur illet.de passage ct qu'elles n'avaient pas payé un sou pour l'obtenir.''M, BOWELL dit que si ces irrégularités oùt été commises elles l\u2019ont été sans l\u2019autorisation et hors la connaissance du ministre on des autorités\u2018à Ottawa, Sir A.P.CARON dit qu'il a assisté à l'assemblée dont a parlé M.Langelier ot qu\u2019il a vu les deux trains d'excursion, mais il.n\u2019a pas vu les petits morccaux de papier qui ont servi de passe.Au contraire, plusieurs de ses amis politiques se sont plaints alors qu\u2019on les obligeait de payer leur passage sur ces trains et ils croyaient qu\u2019en sa qualité de membre du gouvernement, le ministre de la milice aurait pu leur faire obtenir le passage gratuit sur le chemin de fer Intercolonial.La seule réduction qui a pu être faite aux passagers sur ces trains est celle généralement faite aux passagers pour les trains d\u2019excursion.Le orédit est voté, mais il est entendu que la discussion sera reprise lorsque lo crédit pour l'Intercolonial dans les premiers catimés sera appelé à une séance ultérieure.La chambre vote ensuite la balance du budget supplémentaire et passe au vote des premiers estimés.A 8 heures ls séance est levée.SEANCE DU SOIR À la reprise de la séance M.Foster dit que le pays est en ce moment dans uae position particulière.Un nouvel exercice financier est commencé depuis le ler juillet et il n'y a pas d'argent voté pour les services publics.M.Foster dit qu\u2019il a soumis la position à M.Laurier et que tous deux ont convenu de voter sans discussion un dixièmo des crédits de l\u2019année afin que le service public ne souffrent pas.Il est entendu que la discussion pourra se faire ensuite lorsque les autres neuf dixièmes scront votés.Les crédits sont en conséquence lus ct la chambre concourt dans leur adoption.A 10 heures 15 la chambre s'ajourne à lundi prochain.Ottawa, 6 juillet M.DEWDNEY dépose un bill modifiant l'acte des Territoires du Nord-Ouest.M.Dewdney dit que c\u2019est en substance le même bill qui a été soumis à la Chambre l'année dernière.La chambre discute onsuito en comité et adopte en deuxième délibération quelques bills privés, au nombre desquels un \u2018 bill par M.Desjardins, de l'Islet, pour remettre en vigueur l\u2019acte concernant la compagnie du pont de Québec, et un bill de M.Curran, concernant le chemin de fer de la Baie des Chaleurs.M.CURRAN dit que lo gouvernement de la provinco de Québec a donné son approba- | tion au bill.M.AMYOT dit qu'il est heureux d'apprendre cette nouvelle, ot dit qu\u2019il ne s\u2019opposera pas à l\u2019adoption du bill du moment que les droits provinciaux ne sont pas lésés.M.FAUVEL dit que ce chemin de fer traverse son comté et qu\u2019il ne s\u2019opposera pas à ce que le gouvernement donne à ce chemin 8a part de l'argent public.En réponse à M.Delisle, Sir ADOLPHE CARON dit que la règle 74 des règlements de la milice du Canada n\u2019impose pas forcément l'obligation pour un lieutenant-colonel de résider dans les limites de la cité ou dis- triot dans lequel il a formé son bataillon, La règle dit que le licutenant-colonel \u2018\u201c pourra être forcé d'y résider, \u201d Des plaintes\u2019 ont été portées contre M.Arthur Beaudry par Mévis Dussault, mais après enquête M.Beaudry s'est justifié.En réponse au même, Sir HECTOR LAN- GEVIN dit quo Hector Laforce Langevin possède un certificat en date du 17 juin 1888, comme membre de la société canadienne des ingénieurs civils.En réponse à M.Choquette, M.TUPPER dit que le capitaine du stzamer Alert est un nommé Kenny, qui n\u2019est pas nommé d\u2019une manière permanente mais qui est seulement à essai.En réponse à N.Amyot, sir HECTOR dit qu\u2019il déposera sur le bureau de Ja Chambre, avant la fin de la séance le contrat pour le bassin de Kingston.M.MULOCK propose que la Chambre se forme en comité demain pour considérer la résolution suivante : \u2018\u2018 Qu'il est expédient que la ficelle à lier soit placée sur la liste des articles francs de droits.\u201d M.Mulock dit que la ficelle à moissonneuse se vend dans les Etats-Unis de trois à quatre centins la livre moins cher qu'en Canada, ct que si les droits sur cet article étaient abolis, le prix en diminuerait aussitôt comme le prix du sucre a diminué.Dans le seul comté de York, les droits représentent une taxe annuelle de $10,000 sur les cultivateurs qui se servent de ia ficelle à lier.Pour tout le Canada,la taxe est évaluée à $300,000 que les oultivateurs paient, non pas au trésor public, mais aux manufacturiers qui ont monopolisé la fabrication de cet article, car le gouvernement n'a reçu l\u2019année dernière que $1,279 de droits sur cet article.M.GRIEVES appuie la motion de M.Mulock et dit que l'abolition des droits sur la ficelle à lier, aurait l'effet de briser le combine qui tient le prix de cet article à trois et quatre centins de plus qu'il ne devrait être.Dans le comté de Perth qu'il représente, M.Grieves dit que les cultivateurs paient annuellement sur cet article $7,636.98 de plus qu\u2019ils ne devraient payer.M, O'BRIEN dit que ls comparaison entre le sucre ct la ficelle faite par M.Mulock porte à faux.Co sont les droits sur le sucre brut qui ont été abolis.Ils ne peuvent pas l\u2019être sur la matière brute qui sert à la fabrication de la ficelle, car cette matière brute est déjà admise en franchise, M.O'Brien dit qu'il a acheté sa ficelle à lier à trois cen- tins de moins que les prix cotés par\"M.Mulock, et que le tarif n'a pas l'effet d'élever le prix de cet article, mais simplement d'empêcher le fabricant américain de venir vendre sa ficelle en Canada et nuire au commerce du fabricant canadien, MM.Casey, Wallace, MacMillan, Watson, et Sproule parlent tour à tour sur lo sujet et répètent en subtance lés mêmes arguments, A six heures la séance est suspendue.Sir HECTOR LANGEVIN dépose sur le bureau de la Chambre le contrat du bassin de Kingston.SEANCE DU ROJR La séance du soir a été occupée à la discussion do la motion de M.Mulock.Les orateurs ont été MM.Bain, Stairs, Fairbarn, MoNeil, Dr Ferguson, Gilmor, Daly et Bowell.M.DALY a dit que pour sa part il ne veut pas que les cultivateurs paient plus cher ur leur ficeile à tior que ceux des Etatsnis, et si le combine des fabricants.de ficelle vout surcharger le consommateur, il espère que lo gouvernement prendra les mesure nécessaires pour détruire les effets du combine, .M.BOWELL dit que les cultivateurs canadiens ne paient pas leur ficelle plus cher que les cultivatcurs américains, Les prix e gros auxquels les manufacturiers américains offrent de vendre leur ficello en Canada sont des prix pour l'exportation seulement, Si le libre échange continental était établi, les wonufacturiers américains cesscraient d'a pliquer leurs prix d'exportation au Canada, 6 JOURNAL DES CAMPAGNES M.CHARLTON dit que les manufacturiers de ficelle qui font partie du combine regoi- vent chacun une part de $10,000 pour leurs profits par année, ct- que ces milliers de piastres sont payés par les cultivateurs.M.DAVIN dit que si le ministre des Finances eblevait le droit sur la ficelle à lier, il ferait simplement l'affaire des manufacturiers américains.Il dit que des cultivateurs du Dakota, en mission à Regina, ont déclaré que les prix des choses nécessaires aux cultivateurs n'étaient pas plus élevés cu Canada qu\u2019aux Etats-Unis.M.WELSH dit que si les droits sur la ficelle à lier étaient abolis le prix de cet article diminuerait de 25 pour cent tout comme pour le sucre, M.Mulock et M.Foster résument la discussion et la Chambre est appeléo à voter.Le vote donne le résultat suivant : Pour :-MM.Allan, Allison, Amyot, Armstrong, Bain, Barron, Beausoleil, Béchard,Beith, Borden, Bourassa, Bowers, Bowmam, Brodeur, Brown (Chateauguay),Brown, (Monel, Burdett,Cameron,(Huron),Campbell,Carroll.Cart wright, (sir Richard), Casey, Charlton, Chouette, Christie, Colter, Davidson, Dawson, elisle, Devlin, Edgar, Edwards, Fauve, Featherstone, Flint, Forbes, Fraser, Fremont, Gauthier, Geoffrion, Gorman, Gilmor, Godbout, Grieves, Guay, Hargraft Harwood, Innes, King, Landerkin, Langelier, Laurier, Lavergne, Leduc, Livingstone, MeDonald, (Huron), McGregor, McMillan, Mignault, Mills (Bothwell), Monk, Mousseau, Mulock, Paterson, (Brant), Perry, Proulz, Rinfret, Rowand, Sandborn, Semple, Somerville, Spohn, Sutherland, Tarte, Trow, Truax, Vaillancourt, Watson, Welsh, Yeo.\u201480.Contre :\u2014Adams, Barnard, Bergeron, Bowell, Burns, Cameron (Inverness), Carignan, Carpenter, Caron (sir Aldolphe), Coatsworht, Cochrane, Cockburn, Corbould, Costigan, Craig, Curran, Daly, Daoust, Davin, Davis, Denison, Desjardins (Hochelaga), Desjardins L'Islet), Dewdney, Dickey, Dugas, Dupont, byes Earle, Fairbain, Ferguson (Leeds ct Green), Foster, Fréchette, Gillies, Girouard, Gordon, Grandbois, Haggart, Hazen, Henderson, Hodgins, Hutchins, Ingram, Jamieson, Joncas, Kaulbach, Kenny, Kirkpatrick, Langevin (sir Hector), LaRividre, Léger, Lippé, Macdonald (King), Macdonald Ww innipeg), Macdonell (Algoma), Mackintosh, McAllister, McDonald (Victoria), Mac- Dougall (Cap-Breton), McGreevy, McKay, McLean, McLennan, McLeod, McNeill, Madill, Marshall, Miller, Mills (Annapolis), Moncrieff, Montague, O'Brien, Ouimet, Patterson, (Colchester), Pelletier, Pope, Putnam Reid, Robillard, Roome, Ross (Dundas), Ross (Lisgar) Ryckman, Savard, Skinner, Sproule, Stairs, Taylor, Temple, Thompson (sir John), Tisdale, Tyrwhit, Wallace, Weldon, White (Cardwell), White (Shelburne), Wilmot, Wood (Brockville), Wood (Westmoreland).\u2014100.À 1 h, 25 la Chambre s\u2019ajourne, Ottawa, 7.Avant l'appel des ordres du jour, M.Laurier dit qu\u2019il a examiné le dossier du bassin de radoub de Kingsron déposé hier sur le bureau de la chambre.Dans ce dossier il voit une lettre datée du 4 avril 1891 dans laquelle Bancroft dit qu'il a formé une société avec les Connolly, mais que le corps de cette lettre ainsi que la signature de Bancroft étaient tout dfl'écriture de MichaclConnolly.La signature du contrat par Bancroft et Connolly en date du 23 avril 1889 est aussi de la main de Michael Connolly, mais les documents ne sont pas complets.Il y manque les soumissions.SIR HECTOR LANGEVIN dit qu\u2019il demandera à son député de les reproduire, M.TARTE demande que les chèques adressés au Département avec les soumissions soient ausdi produits; SIR HECTOR LANGEVIN répond que les chèques ont été remis à ceux dout les soumissions n\u2019ont pas été acceptées, quant au chèque accompagnant la soumission acceptée il n\u2019est plus dans le département des travaux, Ces chèques sont toujours en vogue chez le receveur général qui en a la garde.M.AMYOT dit que les travaux du bassin de Kingston dont le contrat a été signé pour $26,000 comptant coûtent aujourd'hui $450,000, Sir HILANGEVIN dit quioutre les travaux désignés au contrat les entrepreneurs ont eu à exéouter d\u2019autres travaux non prévus au contrat, construction d'abris etc.M.LAURIER dit que le paysa droit d\u2019avoir plus d\u2019éclairoissements sur ce contrat, et que la question reviendra de nouveau devant la chambre.La chambre se forme ensuite en comité et adopte en troisième délibération l\u2019acte de Sir John Thompson concernant l\u2019exercice de la juridiction d\u2019amirauté en Canada, M.MONTAGUE reprend la discussion sur le budget.Répliquant à M.Patterson, il dit qu\u2019en 1876 ce député demandait à ses chefs alors au pouvoir d'établir un tarif élevé afin de protoger nos industries mais que Sir Richard Cartwright conseillait aux consommateurs de pratiquer d'avantage la frugalité ct de travailler plus fort.M.Montague s'attache à montrer que les cultivateurs du pays ct surtout ceux d'Ontario loin d'être dans un état de gêne sont au contraire prospères si l\u2019on compare leur état à celui des cultivateurs des Etats-Unis-ct surtout si 'on croit les rapport des gérants de banques, commerçants, ete, qui sont unanimes à dire que les cultivateurs d'Ontario sont dans un état de prospérité satisfaisante.Ils paient leurs dettes avec facilité ct leurs terres sont moins hypothéquées que dans aucune partie des Etats-Unis.Dans le Manitoba et le Nord- Ouest les villages et villes surgissent comme par enchantement et pas un homme oserait se lever dans la chambre et dire que les cultivateurs de ces territoires ne sont pas très prospères, Parlant des moyens d'augmenter le commerce du Canada, M.Montague dit que l'Angleterre offre le marché le plus avantageux, notre commerce de fromage et d'animaux avec Ce paysa augmenté dans une proportion étonnante depuis quelques aunées, notre commerce d'animaux est l\u2019objet d\u2019une faveur spéciale mais si le Canada établissait des tarifs différentiels à l\u2019égard de l\u2019Angleterre, celle-ci serait justifiable d\u2019imposer à notre commerce d'animaux les-mêmes restrictions qu\u2019elle impose aux autres pays.À six heures la séance est suspendue, SÉANCE DU SOIR M.MONTAGUE continue son discours.Il dit que pour offrir à l'électorat la politique de réciprocité illimitée avec les Etats- Unis, le parti libéral devait avoir une entente avec les principaux politiciens des Etats- Unis que cette politique serait adoptée, ou si le parti libéral n'avait pas cette promesse ou entente, il faisait à l\u2019électorat une promesse qu\u2019il savait ne pas pouvoir tenir.Le seul arrangement possible, d\u2019après les américains, serait une union commerciale pure et simple, et le Canada ne veut pas de cette politique à aucun prix.M.CHARLTON répond à M.Montague.Il dit que les cultivateurs d\u2019Ontario ue sont pas satisfaits de la politique actuelle et tous les comtés sur le bord de la frontière, se sont prononcés conte le gouvernement aux dernières élections.Parlant de l'administration libérale de 1874 à 1878, M.Charlton dit que les libéraux ont réduit les taxes retirées des douanes, de deux millions do piastres.En 1874, les droits de douanes s'élevaient à $15,000,000, en 1878 il n\u2019étaient plus que de $13,000,000 et pendant cette période, les industries étaient dans un état plus prospère .qu\u2019en 1890, L'industrie du sucre pour laquelle le gouvernement taxe encore le consommateur d'un million de piastres par au n\u2019emploie que 800 personnes au Canada.Le droit de huit dixièmes de cent imposé sur le - ucre raffiné permet au raffineur canadien de vondre son sncre trois cinquièmes de cent plus cher qu\u2019aux Etats-Unis ce qui équivaut à un million de piastres que le consommateur met dans la poche du raffineur par unnée.La politique de protection est la bête noire du cultivateur canadien comme elle a été la bête noire du cultivateur américain, Ce dernier a payé au trésor des Etats- Unis depuis 1861 entre six ou sept millions de piastres en taxes incidentes, En Canada cette politique de protection n\u2019est établie que depuis 1870 et l'on en ressent partout les mauvais effets La valeur des terres a diminué d\u2019un tiers depuis douze ans, les choses changeraient vite d'aspectsi la réciprocité illimitée était établie.Nos industries minières, nos pêcheries notre agriculture prendraient un essort considérable.Les capitaux américains viendraient dans le Canada si los droits de douane entre les | deux pays étaient abolis, mais si la réciprocité est si mauvaise pourquoi Sir Charles Tupper, Sir John Thompson et M.Foster sont ils allés la demander à Washington, .M.DESJARDINS (L'Islet) propose I'ajournement du débat.Sir H.LANGEVIN dépose sur lc bureau do la chambre les soumissions du bassin de Kingston demandées par M.Laurier ainsi que les soumissions et contrats pour le Caisson.À 11 heures 20 la chambre s\u2019ajourne.a ==-=\u2014\u2014 > ob 03 pout, les obtent s acheteurs sont pr ere er quette qui se Lrouve sucr-chaque Pot et B , n\u2019y & pas l'adresse, 533, Oxford Street, Londrr, -< ds la falsification.ote, #4 Québz,3 septembre 1885 \u2018 CRAZY WORK 60 Splendides morceaux de Soie ] et Satin de toutes couleurs, cou | - vrant 500 pouc:s carré.25e Bill t ou argent, LEMARIE\u2019S, \"SILK M LLL LITTLE FERRY, e N -Jersey, US.Québec, 29 janvier 1891\u2014tan.92 Couverture des toits.\u2014 , Li FEUTRE DE CAOUTCHOUC pour la couverture des toits, coûte seulement $2.00 par Ioo pieds carrés C\u2019est une excellente préparation qui dure des années et n'importe qui peut en faire usage, Envoyez une estampille si vous voulez avoir un échantillon et de plus amples détails, La compagnie sde feutre de caoutchouc toiture, 39 & 41 West Broadway, New-York.On demande des agenss locaux, : Québec, 7 Août 1890.139 MA\\ A pamphlet of information and ab- /A MA\\stract of tho laws, showing How to/M D) Ottain Patonts, Ca N CS Marks, Copyrights, Adres MUNN & © 361 Broadway, A Ris Now York > di i .RNS «G L .Québze, 2 février 1891\u2014tan, \\ Wu LENS WAR 22200 Ses I JL BGR MANUFACTURIER A LA VAPEUR D\u2019Ouvrages en GRANIT, \u2018En MARBRE Eten PIERRE ! \u2014F\u2014 MONUMENTS ET PIERRE TUMULAIRES Entourages de lots de cimetière, Etc, Etc., Etc\u2014}\u2014 COIN DES RUES\u2014\u2014 St-Joseph, Dorchester et St-Fraucois, ST-ROCH, QUEBEC.M BétANGER 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