Journal des campagnes, 19 mai 1892, jeudi 19 mai 1892
[" ve | lleme Année 7 JOURNAL Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Parnissant tous les JEUDIS ct contenant toute Ics nouvelles do lu semaine Prix de l\u2019abonaement : UNE PTASTRE POUR LA FRANCE : 10-FRANCS, \u201c Strictement payablo d'aranco TES.CHAPASS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE LÉGER BROUSSEAU, .\u2014 ÉDITEUR \u2014 11 & 13, RUE BUADE, H -V., QUÉBEC GE RL RE I TI CECH WC AEE ST AGRICULTURE Graines fourragéres.\u2014En- grais du commerce.Resumé d'une conférence donnée par M.Ed.Baroard au Cercle agricole de Ste-Anne de Beaupré.L'orateur félicite d\u2019abord les membres du Cercle de l'attention avec laquelle ils écoutent, de leur ponctualité - à assister aux conférences, de l'intérêt qu\u2019ils y portent, leur nombre s'augmentant loin de diminuer.LE GRAIN DE SÉNEVÉ.\u2014On vient de me demander de parler du graines fourragères, Ccs graines sont généralement toutes petites et cependant elles sont d.s plus précieuses pour le cultivateur.Ll les me rappellent le grain de sénevé, tout petit comme vous le savez et qui cependant produit de grands effets.J'aime à me représenter le nouveau Cercle agricole de Sainte-Anne comme un.grain de sénevé qui- se développera en un bel arbre produisant une ombre bienfaisante qui se répandra sur tout lc pays.Il vient ici, à Ste-Anne uno mul- titudo d'étrangers de pélerins.Tls viennent sans doute pour leurs intérêts spi_ rituels.Mais si les membres du Cercle se mettent généreusement à l\u2019œuvre, les cultivateurs dos autres paroisses qui viennent ici comme pélerios pourront aussi y trouver quelque chose qui vous sorvira puissamment leurs intérêts matériels.Faites dono tout ce qui est cn Yotre pouvoir pour cultiver vos terres d'une manière modèle, c\u2019est-à-dire aussi profitable que possible, et votre paroisse offrira à ceux qui la visitent des avantages et spirituels et temporels Elle pos- : \u201c2 ONTO Ti = \u2014 Be as OU Cg sè lera l\u2019arbro produit par le grain des sénevé dout l'ombre bienfaisante réjouira tout le pays.Les graines fourragires.\u2014 Quelles sont les nuilleures ?Cela dépend de lu nature du sol.Les variétés utiles au cultivateur se comptent par miliers, cependant, dans la province comme ici, le mil ct le trèfle réussissent géuéraletent & la perfeotiou et ln s\u2019en contente.Cu-p-ndant je vous conseille fortement de remarquer les espèces que produit votre terre abandonnée à oile-mêlue duns ses anciennes prai- rivs.Si vous avoz déjà fait des cs-ais, quels.sont ceux qui out lc mieux réussi ?Cependant le mil et le trèfle rouge com muu réuesis-ent généralement partou: dans la province de Québec.Puis, +i vous m6 portuettez dc vous donner de: conseils, ju vous dirai de préparer vous- même votre graiue de mil.On coupe, lors de la fauehaison, les têtes les .plus belles du mil, on les met dans un endroit séparé ; de cette manière, on a généru- lement do bonue graine de mil.Vous pourriez eucore dans le cours de l'hiver, secouer fortement dans uv môme endroit \"le foin quo vous donuez à vos auiwaux ;- après quelque semaines vous avez anassé uve bonne quantité de graines de mil que vous achevez de préparer à l'aide d'un van.Bon nombre de cultivateurs trouvent ainsi, chaque annéc, une quantité assez eonsidérable de graine qu'il; sèment au printemps.Vous pourriez facilement en faire l\u2019essai.Vous n'auriez rien à débourser tout en fournissant vos terres de graines qui sont toujours si utiles pour les prairies ct les pacages.Vous n'auriez pas à acheter des graines mêlées à la semenco de mil mauvaises herbes, comme je l'ai vu souvent.Vous pourriez peut être préparer aussi la graine du trèfle rouge commun.Je vous entends déjà faire l\u2019objection : Pour cela, nous avons déjà essayé ; mais il y a une difficulté ir:surmontable: c\u2019est de séparer la graine d\u2019avac ls balle.\u201d Moi je vous dis que vous devriez remercier la Providence d'agir ainsi.Autrement vous auriez peut-être voulu préparer dvs graines de trèfle pour les vendre, ce qui cst un un fort mauvais caleul.* Ensuite, pourquoi s\u2019acharner à \u2018enlever es ballos, ?Où laisse les graines aan agricole doit to 4250) te e ajo urs être la base de la richesse des nations.Jeudi, 19 Mai 1892 leur balle, on les sème dang leur enveloppe.Et savez-vous ce qui arrive ?Ces graines couvertes de.leurs balles lèvent dix fois mieux.L\u2019enveloppe qui recouvre la vaine, favorise In germi- pation ct soutient la petite \u2018tigo daus ses comimeucements.Que se passe-til quand vous vous presses trop de faire sortiv de sa coque un petit poulet qui va celore ?Il meut parce qu'il n\u2019a pas la coque qui l'aurait protégé contro l'éir peut-être trop lort et qui lui aurait fénrni à l\u2019intérieur la nourriture et lu chaleur qui lui était nécessaire.D6mêîne, nue Graine coveloppée du sa bulle y trouve des éléments qui la uourrisseut et la prote- gent quand elle germe ct commeuce à croître.La culture du trèfde est un des bons moyens pour améliorer des terres épui-' sées.Les longues racines du trètle vont au loin daus le sol puiser des sucs et des engrais qu\u2019elles attirent à la surface du sol.\u2018Après une eu deux récoltes de trèfle, semez du \u2018blS et il ricndra en abondance.Diverses graines selon la nature du sol.) Les engrais commercisuæ, \u2014On m'a aussi demandé de vous dire un mot des engrais commerciaux.Comme on vous en a déjà parlé dans les conférences pré- cédentus, je serai très bref.Les engruis que je vous recommande surtout sont le phosphate et la chaux.Le phosphate cofite $25.00 pour une tonuo ou 2000 lbs.Mettez do 250 à 300 lbs par arpent, ct vous aurez la moitié des cngrais nécessaires aux patates.Vous feriez encore mieux de combiner l\u2019engrais des animaux avec l'engrais commercial.Mettez la moitié de chaque espèco d'engrais qu\u2019il faudrait pour fairc un engrais complet.La chaux est aussi très utile ; mais comme cc n\u2019est pas un cngrai- complet, elle finit par appauvrir les terres.Mais voici un conseil qui pourrait vous être utile : je veux parler du mélange de la chaux avec la terre noire.Ju sais qu\u2019on brûle les terres noires en bien des endroits, et les récoltes qui suivent sont généralement belles.Mais cela en dure pas longtemps.De plus il arrive bicn souvent que ces terres sont trop brûlées, le sol n\u2019est plus égal.On voit des buttes et des trous où l\u2019eau séjourne et empêche les grains de croître, de plus on découvre la terre forte qui est naturellement pauvre et fort difficile à cultiver.Pour éviter ces inconvénients, ou semera de la chuux sur ces terres après les avoir convenablement égouttées.Ces terres noires dumandeut à être égoutées parfaitement.Ou mélangera la chaux avec la terre, par petits tas sur placo et on sèmera ce mélange à l'antomne sur le sol de ces terres noires et faibles.Pour améliorer convenabliment les terres noiros par la chaux, il faudra au moins 50 minots de chaux vive par arpent.Pour les composer, môlez un $ minot de chaux avec cnviron un voyago de terro ; continuez ainsi couche par couche, et vous aurez un excellent composé que vous pourrez utilisur sur toutes espèces de terre ou la terre noire manque.Ce compost est part culièrement utile dans la culture des patates et peut ainsi remplacer la moitié du fumier qu'on y met ordinairement.Les os et le phosphore \u2014J'ai Cté heureux d'apprendre que vous auriez bientôt un moulin pour casser et moudre les os.Vous aurez ainsi un des meilleurs engrais pour vos terres.Si l\u2019on savait remasser tous les os qui se perdent un peu partout dans notre province on pourrait fertiliser assez de terre pour produire beaucoup plus de blé qu\u2019il n'en faut pour toute lu consommation du pays.Les os moulus offrent un engrais très riche qui comprend les d ux principales matières fertilisantes : le phosphore et l'ammoniaque ou azote.Douo ne laissez plus perdre les os, mais conservez-les comme un trésor pour l'avenir.- Encore une fois, je no saurais trop vous engager du continuer à vous instruire en fait d'agriculture.C'est en étudiant, en s'informant qu\u2019on arrive à apprendre bien des chuses.Savez vous comment j'ai commencé ?J'avais 20 ans ; mon père qui était un homme de profession, devint malade.Il acheta une terre pensant que l'air de la campagne et les travaux des champs lui rendraient la eanté.Dieu en décida autrement ot bientôt son état nécessita mes soins pour ses affaires, Je dus donc cultiver cette terre.Mais comme je n\u2019entendais absolument ricn à l'agriculture, j'eus à prendre des conseils, à liro de bons ouvrages d'agricalture et à essayer chaque chosc de mon mieux: No 16 Quiuze ans plus tard, on m'\u2019appela à rédiger un journal d'agriculture et à donuer des conférences agricoles.Je puis vous assurer que je ne me sentais pas très hardi.Je savais comment j'avais commencé et combien peu j'étais renseigné dans la plupart des grandes questions agricoles.Aussi dans une asemblée tenue au comté de Bagot.parlant devant 500 des weilleurs culliviteurs du comté, en présence de 11 prêtres, je comprenais que je devais peser mes paroles et w'aflirmer que cc dont j'étais certain.Je commencai à parler de l'industrie laitière, sujet que je connaissais pour l'avoir pratiqué avec soin depuis que j'étais devenu cultivateur.Je dis entre autres choses que les vaches pouwaient donner en moyenne au moins $25.00 de revenu par année avec des soins con- venubles, Mais là, jo fus interrompu tout court.Monsieur, mè dit l'un des cultivateurs présents, nous prenez-vous pour des fous ?Les vaches, voilà ce qui nous ruine.Moi, j'en ai douze, et je vous assure que j'en ai huit de trop.Je restai déconcerté, Mais, je repris : MM,, ce que j'ai dit est vrai.Que deux d'entre vous se rendent à Farnham où vous trouverez une fromagerie et vous verrez là des vaches qui donnent $25.00 de revenu par année et même plus, et cela par centaines.Si je no dis pas la vérité, je paierai largement vos frais de voyage et votre temps,\" De fait, deux de mes auditeurs alldrent à - Farnham ct revinrent penauds et bien convaincus que j'avais dit la vérité, Celui qui m'avai apostrophé est aujour- d'hui uo des membres les plus distingués de l'association .de l'industrie laitière, Il ne dit plus que les vaches ne paient pas, qu\u2019elles ne donnent pas plus de douze à treize piastres de revenu par année, qu'elles font la ruine des oulti- vateurs.À cette époque il n'existait pas uo seule fromagerie ou bourrerie dans la partic française de la province, Aujourd'hui, on en compte audelà de sept cents.Voilà comment les conférences agricoles et l'étude de l'agriculture chang:nt les vieilles idées et amènent le progrès, LE SECRÉTAIRE DU CEROLE.Stn-Anne de Beaupré, 20 déo.1891, \u2014\u2014 tee dr rer EE «Ann 9 Son Excellence sur le BIEN PAYÉ LES REPRODUCTIONS DE \u201c J\u2019ELECTEUR\" Ce qu\u2019elles ont coûtées à la Province UNE LETTRE DE MGR LABELLE Tout le monde se rappelle les articles mirobolants dont l'invariable conclusion était un maitre coup d'\u2019encensoir à l'adtesse de M.Mercier, et que l\u2019Ælecteur rcproduisait avec la pouctualité de rigueur quand il était question du maître.\u2018 .Cela nousarrivant après lo séjour de bouleyard des Capucines nous semblait être le résultat naturel que produit toujours chez les natures faciles à.échauffer, le faste, la la grandeur et la noblésse singées, Nous étions à cent lieues de croire que la province payait, en bel argent sonnant, toute cette réclame faite non pas tant au profit de notre province qu'à celui d'un aventurier saus rival dans notre pays, payant de nos denicrs les fleurs et l'encens dont il se faisait couvrir afin de mieux cacher ses méfaits.Et c'était pourtant le cas.Nous en avons la preuve dans la lettre suivante, déposée sur le bureau de la chambre à la seance d'hier : Québec, 5 décembre 1890.M.LE VICOMTE DE PoLI, Avenue Carnot No.10 Mon cher Vicomte, Tl serait très important pour notre pays qu'il fut publié régulièrement, en Europe, des articles de journaux sur nos ressouccs, nos progrès, sur les avantages de l'immigration en ce pays, ete.Vous savez que des télégrammes très dommageables à la province de Québec sont envoyés de différentes sources et souvent avec un esprit qui nous est hostile.Il est donc important que nous ayons, en Europe, un homme sympathi que, en qui nous aurons toute confiance, qui pourra corriger ces erreurs et fa re valoir les ressouces du pays au point de vue de ses riches:es minières, forestières et agricoles; en même temps, faire connaître l'excellence du régime qui nous gouverne, l'esprit de concorde qui règne entre toutes les nationalités, maloré les différences d'origine et de religion, Certainement qu\u2019il y a parfois des frottements désagréables et il faut toujours compter sur les imperfections de la nature humaine.Cependant malgré ces inconvénients je pense que nous sommes le peuple le plus heureux de Ja terre, par notre constitution, par nus richesses, nos mœurs et nos habitudes.Pour vous aider dans l'exécution de ce projet, je vous envoie \u201c l'Electeur \u201d ui est l'organe officiel du gouvernement e la province de Québce ; le \u201cCanadien\u201d qui oppose ce journal ct favorise la politique contraire, même ce dernier journal quoique généralement catholique va parfois jusqu'à attaquer indirec- rement le Pape et l'église, à cause des faveurs qui sont accordées au premier ministre de notre province, par Rome, malgré que ce dernier les mérite à juste titre, de vous envoie aussi \u201c l'Union Libérale \u201d, qui marche souvent entre deux eaux ct qui est rédigée par un comité de jeunes libéraux qui veulent avancer leurs affaires, il faut donc la lire cum grano salis.Vous recevrez aussi \u201c la Vérité \u201d qui daus les questions religieu-es, va jusqu\u2019à - l'extrême et parfois se fait plus catholique que le Pape.À dater du ler janvier prochain [1891] vous recevrez régulièrement la somme de cinquante piu:tres [350.00] par mois.Ce montant vous seru payé en adressant chaque mois votre compte - Pour autant, en duplicata.Novus demandons que vous fas-i«z un wr.îcle par semaine, d\u2019ai l'honneur d'être, M.le Vicomte + Votre dévoué se.viteur, [signé] A.LABELLE Assistant Commissaire Dept.Agric.et Colonisation, .Be > Ainsi dono, la province payait $50 par mois à M.le vicomte de Poli pour faire encenser M.Mercier, C\u2019était vraiment trop cher, et les satires de notre chroniqueur Archiloque sont justifiées encore davantage.Le jeunes rédacteurs de cetto pauvre défunte Union Libérale ne nous contrediront pas.li Encore une - victoire Le comté de M, McKenzie EAST-YORK GAGNE AUX COK- © SERVATEURS La victoire semble fixée au drareau conservateur.Le comté représenté par feu M.Mekenzie vient d'élire un député conservateur, ce qui augmente de deux voix la majorité conservatrice à Ottawa.C'est encore un comté arraché aux grits, Voici l\u2019état do la votation : McLean Leslie Quartier St-Mathew\u2019s.403 ee Quarticr St-Paui.AR 10 Toronto-nord.\u2026.64 AR Toronto-est .\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.88 er Markham Village.4 vee Markham Towoship.314 Scarboro Towuoship.69 York Towbship.61 , Total.620 393 i 393 Maj pour McLean (Con).227 \u2014_ HORRIBLE SUICIDE Un jeune cultivateur de Saint- Antoine Abbé se fuit étrangler et presque décapiter par ses chevaux Sinistres préparatifs du suicide La bulle paroisse de Saint-Antoine Abbé, dans le comté de Chateauguay, vient d'êtro mixe en émoi à la nouvell \u20ac qu'un horrible suicide venait d\u2019y être commis.Des personnes qui se disent bien renseignées racontent comme suit ce lugubre évènement : Mardi, un jeune cultivateur à l'aise, de cette paroisse, s'en alla comme d'ba- bitude dans son champ pour achever les semailles.Ce jour-là, il so servait d'un hoyau (grubber) pour compléter le: nivellement de sa terre.Après avoir travaillé pendant quel- quelque temps, il détacha ses chevaux etles conduisit près d\u2019un gros arbre, situé vers lo milieu de son champ.Arrivé là, le cultivateur attacha une corde solide autour de l'arbre, puis il s\u2019étendit par terre, les pieds tournés dans la direc ion du tronc d'arbre, et prenant l'extrémité libre de ls corde, il ligotta solidement ses deux pieds.Cela fait, il se passa autour du cou une corde à nœud coulant dont il assujettit l\u2019autre bout au crochet du grand bacul.Ses préparatifs de suicide terminés, il fit partir ses chevaux.Nos lecteurs peuvent sc figurer ce qui est arrivé.Le malheureux a été étranglé et presque décapité.C'est le père du suicidé qui a découvert le corps de son fils, au moment où il revenait de travailler dans un bois voisin.Ce suicide est le sujet de toutes les conversations depuis mardi.Les commentaires ne manquent pas, Queiques-uns voient la main de Dieu dans cet événement, parce que le défunt, disent-ile, avait changé sa religion.Ces renseignements n\u2019ont pu être contrôlés, et nous les donnons pour ce qu'ils valent.0000 APS À rer Mort subite Madame Toussaint Jeanson, du St- Deuis près da St-Hyacinthe, est worte subitcment, La défunte souffrait depuis longtemps d'une maladie de cœur, JOURNAL, r Un compte de $18,000 LAFFAIRE DROLET UN EMPRUNT COUTEUX On a découvert au Trésor un compte de $18,000 de M.Gustave Dro.ct, pour services rendus à propos de l'emprunt de $4,000,000, Cette découverte inspire à la Minerve les commentaires suivants : Un bon jour, M.Shehyn reçut de M, Drolet un compte de $18,000 \u2018 pour services en rapport aux négociations de l'emprunt de $10,000,000.\u201d Xa quoi consistaient ces services ?C\u2019est ce que se demanda M.Shebyn ; et il refusa de payer.De suite on lui présenta une lettre de M.Mercier à M.Drolet lui demandant do produire son compte pour le montant ci-dessus mentionné.Fort heureusement, le lieutenant-gou- verneur mit la clique à la porte\u2026 et les $18,000 restèrent dans le coffre public.M.Drolet avait gaspillé son zèle en pure perte.Co scandale avorté passera à l\u2019histoire sous le nom de \u201c scandale drôle,\u201d Maintenant, M.Drolet donne des cx- plications.Il éerit une longue lettre à la Gazette dans laquelle il donne sa version de l'affaire, Voici en résumé cette version : M.Dro'et dit qu'au mois de janvier 1891 il a regu l\u2019invitation- de M.Mercieret de M, Shehyn de quitter le Canada quinze jours avanteux afin de se mettre en rapport avec plusieurs banquiers européens et de leur donner les renseignements voulus à leur arrivée à Paris sur la situation du marché monétaire et de ges dispositions à l'égard de Québce.Il a visité un grand nombre de banques, et lorsque MM.Muroier et Shehyn furent arrivés à Paris, il ks a mis en cemmunication avec plus de vingt des principales maisons financières de l\u2019Europe.Les banquiers étaient prêts à effectuer tout l'emprunt provincial.M.Drolet a été l'instrument et l'intermédiaire entre neuf banques qui ont off.rt à MM.Mercier et Shehyn les dix millions qu'ils étaient autorisés d'emprunter, muis MM.Mercier et Shehyn refusèrent, pensant que là marché serait plus favorable plas tard.Tous les détails de ces négociations sont contenus dans le rapport qu\u2019il a soumis aux houo- rables MM.Hall et Casgrain, C'est lui qui a présenté M.Mercier à la Banque de l\u2019aris et des Pays-Bas avec laquelle M.Shehyn a effectué un emprunt temporaire de $4,000,000, « M, Mercier l'a vu à l\u2019œuvre pendant près de quatre mois en Europe, toujours à ses propres dépens, et il lui a demandé un rapport sur toutes ses démarches, ses négociations et ses voyages, au sujet de la mission qu\u2019il lui avait confiée, de concert avec M.Shehyn.Dans sa lettre datée de Paris, 6 juillet, 1591, M.Murcier lui-même u fixé le montant des honoraires qu'il prétend avoir gagnés\u2014le montant variait de $15,000 à $18,000.M.Shehya lui avait dit à plusieurs reprises qu\u2019il serait heureux de lui payer une commission de $30,000 à 850,000 s'il aidait le gouvernement à effectuer un emprunt de $10,000,000, .M.Shchyn, a-t-on dit, a refusé de le payer, parce que la première nouvelle qu'il a apprise de ses services a été la lettre de M.Mercier.Tel n'est pas le cas, M.Shehyn convaissait parfaitement çes démarches en Europe ct M.Drolet cite à ce sujet une lettre de M.Shehyn, datée de Québec, 10 décembre 1891, dans laquelle il lui demande de lui envoyer le rapport qu\u2019il lui avait promis avant son départ pour Paris, Voici un passage de cette lettre : \u201cIl est entendu que vous scr:z raisonnablement recom- pensé pour ce rapport et pour vos efforts.Le 12 décembre, M, Drolet envoie son rapport à M.Sheyhn.Ce rapport couvre 80 pages de papiers foolscap, Le 15 décembre 1881, M.Shehyn accuse réception de ce rapport et dit à M.Drolet que son compte +era, soumis à la considération du conseil des ministres à sa première réunion.Le 16 décembre, le cabinet Mercier \u2018| était renvoyé d'office et remplacé par le gouvernement de Boucherville, DES CAMPAGNES M.Drolet conclut cn- disany.qiie sa réclamation n'est.pas trop élevée ét, que le gouvernement doit « faire honnedr:d cette dette, - 0 Nous donnons la version de M.Drolet, afin\u2019 de renseigner parfaitement notre public, | Une chose est évidente, c\u2019est que M.Mercier y allait à grande eau.Aucuure dépense ne l'effrayait, \u201c Allonsy gaimént,\" telle semblait être sa devise.Il cst bien clair que les $18,000 du compte de M.Drolet auraient reçü la sanction de M, Mercier s\u2019il fût demeuré au pouvoir.Et cependant, c\u2019est une incroyable imposition.Nous ne voulons pas dire que M.Drolet cssaie de piller la province.Mais nous disons que la mission qu\u2019on lui a confiée est absolument extraordinaire, et que payer $18,000 à un homme pour aider à un emprunt, lorsque le premier ministre et le trésorier de la proviuee font eux-mêmes, pour le même but, un voyage qui coûte $15,000 à la province, c'est une dépense injustifiable et inconcevable, - On avait crié sur tous les tons que le fameux emprunt de $4,000,000 était fait sans commission.Or, il n\u2019a rapporté que $3,705,000 ; le voyage des ministre a coûté S15,000 ; et maintenant, voici que la province aurait encore 18,000 à payer pour ce fameux emprunt.Ils cofitaient cher au pays, les emprunts de M, Mercier ! ! UAFFAIRE MERCIER - PAGAUD .ADMISSSION DU PUBLIC FIN DE L\u2019ENQUETE L\u2019ARGUMENTATION Les plaidoiries dans l'affaire de conspiration Mercier Pacaud, ont commencé hier après-midi.M.Dunbar parle le premier.Après avoir lu l'acte d'accusation, il cite quelques Cas analogues à celui-ci et fait quelques considérations au sujet de la loi relative à la conspiration.Aprèsavoir cité plusieurs auteurs au chapitre do la conspiration, M.Dunbar se demande quel a été le but de la conspirations dans le récent cas, Il répond : Le désir d'obtenir de l'argent, ou du moins de l'argent a été obtenu comme conséquence, , M.Dunbar raconte ensuite comment le con\u2018rat a été cenclu.Par lo contrat Langlais, il 6tait convenu que ce dernier devait fournir pendant quatre ans de la papeterie aux divers départements.D'après le témoignage de plusieurs personnes, ce contrat a été donné sans ordre en conseil, etc, est pour le moins extraordinaire, et commercialement parlant ce n\u2019est pas un contrat.Une question qui n\u2019est pas besoin de mentionner, c\u2019est que l'argent a été obtenu.Qu'est devenu cet argent ?$25,- 000 ont été données à M.Pacaud et $25,000 envoyées à Montréal au nom de M.Merci:r.En un mot : 1o J'argent a été frauduleusement obtenu ; donc il y a eu, cons- piratioa ; 20 Les acousés ont obtenu chacun $25,000 de cette argent ; donc ils ont pris part à la conspiration.C\u2019est là tout ce qu\u2019il s'agit de savoir en cette Cour qui n'a pas d'autre juridiction que celle de voir s'il y a eu ou non matière à procès.Votre Honneur ne peut déclarer les accusés ni coupables ni non coupables.M.Languedoc parle après M, Dunbar et s'exprime en français.Mon savant confrère, dit-il, a développé avec tant de soin et-de succès ce qui fait l'objet de cetto enqiête, qu\u2019il serait fastidieux de donner sous une autre forme ce qu\u2019il a si bien donné, 11 ne me rcstera done que peu de choses à ire.M.Languedoc cite ensyite Harris au sujet du crime de conspiration et fait un rapprochement aveo lo présent cas.|- \u201c L'acte commis par M.Mercier est un malfeasance in office ; donc ceux qui y ont \u2018pris part sont coupables de cons- PR = N \u2018 \"jet Ce LORIE 0 Ee ; I.- mn.- , ERR IE Rae + > Nc I nt M.Languedod lettres de crédit et dit fonds publics fait par.M, Mercier à M.Langlais sans ordre en conell et contre a loi, constitue un malfcasance in office étant donné, comme la chose cst amp, le- ment prouvée, qu\u2019il a été nsisté dans la) commission de cette offense, M.Mercier - est coupable de conspiration avec celui 7 SC parle ensuite des | : L'avance des | qui l\u2019a assisté, ï L'orateur cite plusieurs autorités pour | démontrer qu\u2019un ministre de la Couronue n\u2019a.pas le droit d\u2019émettre des lettres de crédit dans des conditions comme dans le cas qui nous occupe, M.Mercier était à Montréal la veille de ln couclus'on du contrat.-C\u2019était un d imanche.Le lundi, il est venu à Qué bee, et le contrat a été baclé en une hou- 10 et demie.Le lendemain, M.Mercier était à Sorel et $25,000 ont été retirées à la ban- ue à Montréal au moyen de ces chèques.Je prie Votre Honueur de remarquer que Pacaud avait dit à Langlais que Tourville était prêt à souscrire $50,000 si on lui donnait le contrat et que Langlais se déclara alors prêt à en faire autant.Qu'on remarque que la somme demandée est de 350,000 et que M.Mercier et Pacaud ont reçu exactement cette somme.La défense est ensuite ouverte par M.Greenshields qui dit qu\u2019il s'agit de savoir s\u2019il y a euici conspiration et non malfeasance in,office comme M.Languedoc a essayé de le prouver.M.Fitzpatrick,a suivi DM.Greenshields en disant que dans tous les témoi- guages donnés, il n\u2019y avait pas ia moindre preuve de conspiration.Il est bien vrai que deux témoins ont jurè que les prix du crntrat étaientexhorbitants mais le dépit y est pour quelque chose, et ensuite, des prix,raisonnables une année, peuvent devenir criminels deux ou trois ans après.M.Fitzpatrick ne trouve rien d\u2019étrange dans le fait que le contrat à été baclé en si peu de temps, car on en parlait depuis quatre ans, Il a prétendu aussi qu\u2019un aete fait par un conspirateur, après que la eonépiration a eu lieu, ne peut être regardé comme preuve contre \u2018autre partie à la conspiration.| Enfiu il a demandé que ses clients soient iinérées, M.Cook à ajouté qu\u2019il ré Voyait pas comment il pouvait y avoir conspiration pour obtonir de l\u2019argent de la Couronne en Canada, ou il n'y a pas d'argent placé entre les mains de la Couronne, excepté par acte du parlement.L'argent qu'on prétend avoir été reçu par les accusés n'était pas encore entre les mains de la Couronne, n'ayant pas été voté., Les plaidoyers sont ajournés à ce mra- tin.| \u2014> ep ee, LE B.P.HUDON, S.J.- Recteur du Collège Sainte-Marie, Le R.Père Hudon, S.J.vient d'a- tre nommé recteur du collège Sainte Marie de cette ville, Le R.P.Hyacinthe Hudon est né à Saint-Pie, le 25 novembre 1839 ; il est par conséquent âgé de 43 ans.ll estle fils de M.Victor Hudon, fondateur de la grande fabrique de coton d\u2019Hochelaga.Le nouveau recteur a fait ses études au collège Ste-Marie, et après sa sortie du collège il étudia le droit.Reçu avocat, il renonga peu de temps après à la carrière du barreau qui s'ouvrait devant lui brillante et pleine d'avenir et il entra au noviciat de la campagaie de Jésus, le 20 novembre 1866, ' Il fit son cours de philosophie à Wodetock et il se rendit ensuite à X aval France pour y faire.ses études théologiques.À son retour au Canada, le R.P.Hudon fut nommé ministre du collège St-Marie, charge qu'il a'occupée à plusieurs reprises, Le R.P.Hudon est un homme \u201cde petite taille et de forte corpulance.Il est doué d'éminentes qualités administratives de beaucoup de tact et d'habilets.Cette nomination est très bien vue du public.À.l'occasion de I'¢lévation-du R.P.Hudon au rectorat, il y aura le 18 mai, réunion de tous les anciens élèves du collège Ste-Marie, en mémoirs de cet évènement une grande soirée aura licu dans la salle académique du collège.Neus offrons au nouveau recteur nos plus sincères félicitations.\u2014 ey À essuie Mona Séance du 11 mars 1892 La séance ouvre à trois heures, L'honorable M.de Boucherville fait art de la formation des différents comité de la chambre comme suit : Qu'il soit nommé un comité pour examiiter les comptes contingents du Conseil Législatif pour la présente session et faire rapportsur iceux, et que ce comité soit composé des honorables messieurs Audet, Bryson, Garneau, Laviolette, Marsil, Méthot, Roche, Ross, D.A.Wood, Gilman et Larue : : Qu'il soit nommé un comité permanent des .chemios de fer, avec pouvoir de s'enquérir ct faire rapport de tout bill ou matière ayant trait à l\u2019incorporation des compagnies de chemins de fer, et d\u2019envoyer quérir personnes, papiers, et dossiers, et que ce comité soit composé des hous.MM.DeBoucherville, Chapais, Dorion, Garneau, Gilman, Larue, Prévost, Tourville et Wood : Qu'il soit nommé un comité permanent aves instructions de s\u2019enquérir de tout ce qui concerne la Chambre de lecture et la publication des débats du Conseil législatif et de faire rapport, de temps en temps & cette Chambre, et que ce comité soit composé des honorables messieurs de Boucherville, Dionne Dorion, Marsil, Roche, Ross, J.J.Starnes, Sylvestrs et Ward.Qu'il soit nommé un comité spécial pour s'enquérir et faire rapport au Conseil lgislatif de la nature des actes ayant trait vv l\u2019incorporation des compagnies p-ivées qui, d\u2019après\u2019l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, 1867, tombent dans les attributions de la légis!a- ture de la province de Québec, et que le dit comité soit compo-é des honorables messieurs Archambault, Audet, de Boucherviile, Dionne, Gilman, Larue et, Prévost.Qu'il soit nommé un comité des Ordres permanent et bills privés, avec pouvoir de s'enquérir de toutes telles matières et choses qui seront renvoyées au dit comité, et faire rapport de temps à autre de ses observations et opinions sur icelles et d'envoyer quérir personnes, papier3et dessiers, et que ce comité soit composé des honorubles messieurs Archambault, de Boucherville, Chapais, Dorion, Gilman, Larue, Méthot, Ward, Prévost, Tourville, Bryson et L'wiolette.Qu\u2019il soit nommé un comité pour surveiller les impressions du Conseil législatif durant la présente session et que ce eomité soit composé des honorables messieurs Audet, Bryson, Cormier, Lavio- Jette, Roche, Rose, J.J., Starnes, Tourville et Wood, Qu'il soit nommé un comité spécial pour assister l\u2019Orateur dans l\u2019administration de la bibliothèque, en tant que les intérêts du Conseil législatif sont cuncerné3, et pour agir au Conseil législatif comme membres du comité coa- joint des deux chambres de la bibliothèque, et que ce comité soit composé des honorables messieurs Archambeault, Chapais, de Boucherville, Cormier, Laviolette, Méthot, Ross, D.A.Starnes et Sy.vestre.: té Ces-différeutes proposition sont adop- es, Les comités se réuniront demain pour l'élection de leurs présidents respectifs, La séance est levée.ASSEMBLÉE LEGISLATIVE Séance du 11 mai.- L'ORATEUR prend son siège à 3 heures.Après les affaires de routine, M.Morris présente un bill pour accorder à la Chambre de Commerce de Montréal le droit de posséder des immeubles, et un autre bill pour instituer en .corporation ia compagnie de chemin de fer Hochelaga et Lachine.INTERPELLATIONS , M.Parent.-Le gouvernement a-t-il l\u2019intontion do présenter une mesure pour réduire à $600 l'indemnité sessionnelle de Députés et des Conseilliers législatifs?M.Taillon.\u2014 Non, si l'honorable député veut présenter une résolution à cot effet, la chambre l\u2019étudiera, M.Parent \u2014Est-ce l'intention du gouvernement de distribuer aux juges de paix de cette province, qui se sont qualifiés et qui ont fait rapport au désir de la loi, copie du \u201c Manuel des juges de paix \u201d ?ç M.Pelletier \u2014Lo gouvernement en a distribué autant qu'il en avait à sa disposition.Tessier (Portneuf) \u2014Lc gouvernement a-t-il reçu quelque demande, ou est-il entré en communication aveo quelque cowmunauté ou ordre religieux, a propos de la direction ou de I'sdminis- tration de l'asile de Beauport ?Si oui, quel est cet ordre religieux ct quelles offies ont été faites ?Les propriétaires de l\u2019Asile de Beauport ont-ils offert de vendre leur asile au gouvernement ?.Si oui, à quelles conditions ?Le gouvernement a-t-il l'intention d'acheter l\u2019Asile de Beauport ?Le gouvernement a-t-il l'intention de prendre des mesures pour que l\u2019Asile de Beauport soit administré par une communauté religieuse ?M.Pelletier.\u2014 I] n'existe aucun document de cette nature, etles propriétaires de l'asile de Beauport ont fais l\u2019offre à M.Langelier à cet cffet.M.Parent.\u2014Est-ce l'intention du gouvernement d\u2019exiger des droits de coupe sur les bois abattus sur des Jots choisis et occupés par les pères de famille -qui out produit au département, la preuvo qu\u2019ils sont pères de douze cn- fants, mais qui n'ont pas encore regu leurs patentes ?M.Fiynn.\u2014Cette question cst sous considération.M.Tessier (Portneuf).\u2014 Est-ce l\u2019intention du gouvernement de proposer la réduction des traitements des ministres, dans un but d\u2019économie ét d'iutérêt public ?M.Taillon.\u2014Non et les ministres se sonteuteront de ee que la loi leur accorde.M.Parent \u2014Est-ce l'intention du gouvernement d'aider à la reconstruction du pont sur la rivière Weippert, aux Méchins, dans le comté de Matane ?M.Nantel.\u2014A étude, M, Parent.\u2014Le gouvernement n-t-il l'intention d\u2019accorder un octroi pour la construction d\u2019un pont sur la rivière Métis, dans le comté de Matane ?R.Sous co-sidération.M.Parent \u2014Le gouvernement a-t-il l\u2019intention d'aider à l\u2019entreticn du chemin maritime et de li route dite de la Grande ligne, dans le comté de Matane ?R.Il n\u2019y a rien de décidé, M.Parent \u2014M.Louis Pouliot, de Amqui, était-il à l\u2019emploi du gouvernement avant le 16 décembre 1891 ?R.Oui.; : Est-il encore à l'emploi du gouvarne- ment, si non, quelles sont les raisons de son renvoi, s\u2019il a été employé ?R, Il a été renvoyé pour raison d'in - térêt public.M.Turgeon.\u2014Le disconrs prononcé par l'honorable J.G.Hall, à Montréal, le 16 février 1892, sur les affaires financières de la province, a-t-il été imprim aux frais de Ja province ?Si oui, quel cst le nombre de copies imprimces Ÿ Quel «st le coût de cett> impression ?M.Hall\u2014On en a imprimé deux mille copies au vrix de $583.M.T'urgeon.\u2014 Le gouvernement se propose-t-il d'effeêtuer l'emprunt autorisé à la dernière session par la 54 Vict.Chp.2.R.Sous considération.M, Turgeon.\u2014 Le gouvernement est-il informé que le siège du comté de Beauharnois est vacant ?Si oui, se propose-t-il de faire émettre les brefs immédiatement ?M.Taillon.\u2014Oui, ct le bref a été lancé, mais il doit informé M, Turgeon qu\u2019il n\u2019y en a qu\u2019un.M.Tessier demande copie de la résolution de la commission d'économie interne à propos de la destitution de M.Zéoophile Benoit.M.Carbray.\u2014 Correspondance au sujet de l\u2019octroi des permis de coupe de ois, .M.Turgeon \u2014Copie de l\u2019ordre en conteil destituant le Dr Brochu comme inspe tour hygiéniste des manufactures, M.TESSIER dit que la destitution de M, Benoit est tout à fait injuste et il demande des explications.M.PELLETIER répond qu\u2019il re- connait en M.Benoit l'honnêteté et la probité mais que le gouvernement l\u2019a destitué pour raison d'économie.Le nouveau titulaire fait bien la besogne et ost payé moins cher.M.MARCHAND dit quole 28 avril, date dela desitution de M.Benoît, il était encore orateur de la chambre et cependant la commission d\u2019économie ip- 14 a LS \u2014 \u201cRE oT BA : N JOURNAL DES CAMAGNES terne ne l'a pas consulté au sujet de cet- to destitution.M, Pelletier:\u2014 Vous n'ét'ez pas présent à cette séance de la c:mmission, et nous avons rendu service à M.Benoit on l'avertissant qu'il n\u2019aurait pas à se rendre à Québec puisqu'il ne devait pas reprendre son emploi.M.Marchand soutient que toutes les nominations, excepté c lle du ercffier et du sergeut d'armes, doivent être faites par l'Orsteur.M.Flynn dit que la Chambre ne blé- mera pas la commission interne qui se compose de l'Orateur et de trois ministres d\u2019avoir destitué un emyl-yé dans un but d'économie.La motion de M.Curbray su sujet des permis de coupe de bois dunne lieu à un débat.M.Flynn dit que l'x-commissaire desterres de la couronne, M, Luhamal, a accordé de sa propre autorité des permis bien étranges de leurs espèces.Il a accordé des permis pour couper le cèdre sur des turrains dont In coupe avait été vendue, et permis pour couper le cèdre sur les terres du la couronne sans vendre la coupe par encan et sans consulter la Chambre.Les porteurs de licences prétendent que M.Duhamel a empiété sur les droits acquis, Aucun des commissaires de la couronne n'a accordé de tels permis, excepté M.Duhamel.Les membres du farti libéral ont déjà soutenu le principe que toutes les coupes de bo's doivent être vendues.M.Duhamel n\u2019avait pas l\u2019autorisation légale d'accorder des tels permis.M.Flynn annonce qu'il soumettra bientôt la politique qu\u2019il sa propose de suivre au sujet des teries de ja couronne et de la coupe du bois.La résolution du comité des subsides au sujet d'un demande de $15,000 pour payer les dépenses des commissions roya - los est soumise et adoptée.Le bill de M.Tessier,amendant les lois relatives à la corporation de Québec cst lu une deuxième fois et déféré au comité des bills privée.M, Tessier \u2014Loi amendant les lois relatives À la corporation de la cité de Québec.L\u2019honorable M.Hall.\u2014Loi pour auto- risor la vente de propriétés foncières appartenant à la substitution créée par le testament de feu John Monk et le placement ou remplacement des sommes provenant de cetto.vente.Après avoir adopté en seconde lecture plusieurs projets de lois privés, la chambre s\u2019ajourne, Séance du 12 mai La séance est ouverte à 3 heures, Après les affaires de routine, M.Parizeau annonce qu'il présentera un bill pour constituer en corporation la compagnie du Crédit-Foncier de la Province de Québec, Bilis présentés L'honorablo M.Pelletier \u2014 Loi amendant le code municipal.L\u2019honorable M.Pelletier, \u2014 Loi amendant les dispositions relatives aux écoles communes dela cité de Montréal L'honorable M.Pelletier \u2014Loi amendant la loi concernant l'instruetion publique.L'honorable M.Pelletier.\u2014Loi amendant de nouveau l'acte concernant la santé publique.L'honorable M.Casgrain.\u2014Loi concernant les ventes faites par le shérif sur exécution forcée.M.Fitzpatrick.\u2014Acte amendant le code civil.M.Fitzpatrick.\u2014Acte amendant, la loi concernant la preuve.M.Pelletier explique son bill amendant de nouveau le code municipal.Il dit que le but est d'améliorer le système des statistiques municipales.Quant au bill pour amender l'acte concernant la santé publique, M.Pelletier dit qu\u2019il veut réduire le nombre des membres du bureau d'hygiène de sept à cinq.Interpellations M.Lussier.\u2014L'hon.M.Flynn, député de Gaspé ct de Matanea-t-il droit à l'indemnité de $800 que la loi accorde à un seul député, ou bien à celle de deux députés se montant à $1600 ?Si non, quel comté représente-t-il ?M.Taillon.\u2014La première partie n\u2019est pas légale elle est .même injurieuse ; toutefois M.Lussier peut être tranquille au sujet de l'indemnité ; elle.sera payée ce qu'elle doit être.Quant à la deuxième partie, elle aura sa réponse dans l'interpellation de M.Turgeon.M.Hall.\u2014Il n'y à pas de police provinciale à Montréul, mais une police du revenu.Le chef en est M.Chevalier avce un salaire de $900 par année.Le personnel r\u2019a pas été réglé, M.Morris présente une résolution relative à l'abolition du Conseil législatif, M.Taillon demande que cette résolution soit renvoyée à la sewaine prochaine our être discutée en même temps quele ill presenté par M.Turgcon à cet effet.Adopté.La Chambre se forme cn comité pour étudier le bill de, Fitzpatrick, amendant la loi concernant le service civil.Ce bill qui permet aux membres des professions libérales d'entrer dans le service civil, -aprês dix ans de pratique, sans passer d'examen, est adopté.Bills lus une deuxième fois : Loi autorisant le Recteur et les Syndics de l'Eglise de la paroisse de Granby, dans le diocèse de Montréal, à disposer de certains immeubles.-\u2014M.Savaria.Demandes de documents Quel est le montant payé pour réparations à la prison et au palais de justice de New-Carlisle depuis le premier juin 1887 au ler de décembre.\u2014M.Cooke.Quel est le nombre de conjoints, pro- t onotaires, régistratcurs on auirs officiers du services public nommés par le nouveau gouvernement et quelle est l\u2019augmentation des dépenscs causés par ces nominations.Quels sont les noms de ces officiers publiog \u2014 M.Lussicr.Acte pour amender les articles 3723 et 3725 des statuts refondus de la province concernant la loi du notariat.-\u2014M.Marion.Loi amendäant l\u2019article 25 du code de procédure civile \u2014M.Marion, À 4} hrs.la Chambre s\u2019ajourne.CONSEIL LÉGISLATIF Séance du 12 mai 1892, La séance ouvro à trois heures.L\u2019hon.M.WOOD.\u2014J'ai l\u2019honveur de déposer le premier rapport du comité des chemins de fur.Le comité a choisi l\u2019hon.M.Wood pour son président et le quorum à été fixé à cinq membres.\u2018L\u2019hon, M, DORION.\u2014J'ai l'honneur de déposer le premier rapport du comité des Débats.Ce comité a choisi l\u2019honorable M.Dorion pour son président et le quorum a été fixé à trois membres.L'hou.M.METHOT.\u2014J\u2019ai I'honneur de déposer le premier rapport du comité des contingents.Ce comité a choisi l'honorable M.Laviolette pour son président et le quorum a été fixé à cinq membres, L'hon.M.ARCHAMBAULT.\u2014 J'ai l\u2019honneur de déposer le premier rapport du comité des ordres permanents ct des bills privés.Ce comité a choisi l\u2019hon, M.Archambeault pour son président, et le quorum a été fixé à sept membres, L'hon.M.PREVOST.\u2014J'ai l\u2019honneur de déposer le premier rapport du comité de législation.=.Ce comité a choisi l'hon.M.Prévost pour son président, «t le quorum a été fixé à trois membres.Ces différents sont adoptés.L'assemblée législative transmet au Conseil le projet de loi suivant : Loi pour amender l\u2019acte 46 Vict., ch.44, éteudant les dispositions de l'acte 32 Vict., ch.73, aux vicariats et préfectures apostoliques.L'hon, M.GARNEAU \u2014Il faut empêcher les inconvénients de l\u2019année dernière de se renouveler cette année quand il s\u2019agit de la transmission des projets de loi.Il arrive souvent que personne n\u2019est chargé en cette chambre de proposer la seconde lecture d\u2019une mesure, Les membre de l\u2019autre chambre d evraient être informés de ce fait, et à l'avenir les promoteurs des projets de loi verront à oc que quelqu'un en cette chambre s'en charge.L'hon, M.CHAPAIS\u2014Hier, M.Fitzpatrick, promoteur de la mesure qui nous arrive de l\u2019autre chambre, m'avait prié d'en prendre charge et je lui avais promis.Mais lorsque le projet de loi a été transmis il y a un instant, j'avais oublié ma promesse, C'est donc moi qui suis en faute et non le promoteur du projet de loi.L'hon.M.DEBOUCHERVILLE\u2014 = J'ai l'honneür de proposer la seconde lecture du projet de loi intitulé : Loi relative au département du secrétaire de Ju province.Parce projet de loi on veut tout simplement faire dirparaître la charge de député-régistraire, pour cause d'écono- wie.C'ust l'as-istant-secrétaire qui rem- que la sienne, Cette proposition est adoptée.Le conseil s'ajourne à demain à 10 heurcs a.m.Séance du 13 mai.L'Orateur pr-nd le fauteuil à 3.30 P.M.Prégontntion de projets de lod Hon.Casgrain.\u2014Loi concernant les enquêtes de coroners, : M.Augé.\u2014Loi amendant de nouveau la loi concermaut les enquêtes dans les cas d'incendie ct la charge des commissaires des incendies de lu cité de Montréal.M.Augé.\u2014 Loi ordonnant et régularisant la fermeture des magasins dans les cit(s et villes incorporées de la pro- vincz de Québ-e.M.Morris \u2014 Lo: portent nomination d\u2019un inspecteur ds appareils de chargement.Hon.Casgrain\u2014Loi modifiant certaines dispo-itions du code de pr.cé- dure relative à la cession de biens, Mon.Cusgrain\u2014Loi modifiant les dispositions du code de procédure civile relativement aux saisies cn main tierce.Hou.Casgraîn \u2014Loi amendant la loi relative à la preuve prise par la sténographie.L\u2019amendement proposé a pour but d'ajouter le district de Beauce, pour la preuve à être prise par sténographie.INT-RPELLATIONS M.Turgcon.\u2014M.le notaire Boutin Bourassa, greffier des comités de cette chambre, a-t-il été destitué ou suspendu par la commission d\u2019éconourie interne ?Hon.L.P.PELLETIER.\u2014M.Boutiu Boura-sa n'est plus à l\u2019emploi de cette chambre.La fonction qu'il remplissait est supprimée.A AD \u2014\u2014 ENCO 3 LA DYNAIITE Tentative jour faire sat tre un char Buda Pest, 13\u2014Une grande sensation à été causé ici hier par une explosion dans la rue Andressy, une des rue fus- hionables.Ou n\u2019a aucun doute que c\u2019est l'œuvre des anarchistes, et on a peur que cette société recommence ses orimes, L'explosion à eu lieu daus un char électrique rempli de voyageurs, et l\u2019excitation a été grande.Le choc éprouvé a d'abord fait croire qu'il y avait quelque chose de dérangé, dans l'appareil électrique, mais en regardant un peu, on a pu se convaincre qu'elle était duc à une cartouche de dynamite posce le long de la lisse, de manière à ce qu'elle fut frappée par la roue du char afin de produire l'explosion.Sept autres cartouches furent cnsuite découvertes sur la voie.Si ces sept oar- touches avaient fait explosion entemble il n\u2019y aurait certainement pas eu de pertes de vie.Le police fait la garde.Accldeut fatal Une respectable famille de Lévis vient d'être jetée dans le deuil.M, Claude Lewieux, demeurant près de Ia loyé comme opérateur à la station de eedon, sur le Québec Central.Or hier la nuit, il sortit de la station pour donner à l'ingénieur d\u2019un convoi qui passait, l'ordre d'avancer.Après avoir.donné l\u2019ordre, il resta sur la plateforme, regardant avancer le convoi.Malheureusement, un char à l'arrière du convoi, chargé plus large que les autres, le frappa à la tête le blessant à mort.Il n'a pas survécu longtemps à ses blessures.Le défunt était marié à une demoiselle Morency de St-Romuald.Son corps est arrivé à Lévis cette après-midi.\u2019 EE \u2014 a mm.Une nouvelle manufacture dans la Beauce ) On prête l'intention aux MM, Lecours qui sont arrivés dernièrement des Etats- .Unis d'établir une manufacture de bas.- Beauce ; ils doivent utiliser le d\u2019eau de M.C: Chassé, de laine et de coton, à Ste-Marie de la\" pouvoir | plira cette situation, en même temps \u2018 barrière St-Niculas, avait un fils em- ~ * = p part.\u201c tout naturellement, M.Wa le uig des ves Un beau gâchis $55,000 EN TROIS MAINS Quelques membres de l'opposition ont | A essayé de poser quelques petites ques- \u201c tions, à propos de l'article du budget supplémentaire concernant les achats de livres, C'est une audace incroyable de leur M.Chs.Langeiier, leur secrétaire- provincial, avait mis uu désarroi complet dans les affaires de son département.Il avait engagé le crédit de la province pour au-delà de $50,000.Il avait acheté les ouvrages des créatures ct des mignons du mivistère avec la plus scandaleuse extravagance.Qu'on jette un coup d'œil sur ce petit tableau : Méthode Templé.$10,000 Sylviculteur Laoglais.30,000 Ynsilage du frère Chrysostôme.10,000 Traité d\u2019agricultore sé 5,000 $55,000 Voilà, en trois mains, pour $55,000 de livres.Quand on songe à l'affaire du Sylviculteur.par exemple, Gn reste confondu ! Soixante mille exemplaires d'une brochure technique, excellente pour un public spécial, mais dont une édition de trois mille aurait servi abondamment tout ce public, dans l'estimation même de l\u2019auteur ! Langlais, qui avait acheté l'ouvrage $1000, lia vendu au gouvornement $30,000 222 M.Templé, lui, a retiré 810,000 pour sa fameuse Méthode de dessin, Le frère Jean-Chrysostôme a eu $15,000 pour deux brochures.Et ainsi de suite.C'est de cette façon qu'on faisait danser les écus de la province.C\u2019est ainsi que les achats de livres au scerétariat provincial étaient devenus un gouffre sans fond, C'est avec cos pratiques que se creusait l\u2019abîme financier.Les demeurauts de la Clique s'ima- ginent-ils que tous ces faits ne sont pas encore présents à l'opinion publique ?\u2014p>-e ee Le scandale Langlais LE TEMOIGNAGE DU MUNITIONNAIRE Une analyse \u2014 Nous empruntons à l'Etendurd une analyse du témoignage de P'tit Baptiste tel que l'a publié le ZZerald au moyen de je ne sais quelle manigance : Le Herald a des amis qui comprennent la discrétion ct les engagements formels à leur manière.Cette manière qui est très large et fort élastique a permis au journal libéral de donner ce matin plus de cinq grandes colonnes petit texte d\u2019un témoignage rendu à huis clos, I] va sans dire qu'un tel rapport manque complètement de garanties d'authen- ; \u2018ticité, aussi ne donnons-nous le résumé de ce témoignage que sous toutes réser- Vos.M.Langlais,a égaré une lettre de M.Mercier traitant du contrat des fournitures de bureau ; il l'a bien-cherchée, mais n\u2019a pu la retreuver : simple accident.Le but du libraire était de faire béné- Écier le gouvernement d\u2019une réduction d'environ 10 pour cent sur les fournitures, Ayant à traiter avec le gouvernement, Langlais alla d\u2019abord trouver.acaud, Celui-ci a dit : Tourville est prêt à Pre wdre le contrat et il «st disposé à Sou rire libéralement au fond électo- toral.\u2014Mais moi aussi, a répondu Langlais, je veux bien souscrire libéralement ; je l'ai toujours fait.Pacaud a vait $60,000 ; mais M.Langlais ne l\u2019affirme pas positivement.Ce qu'il sait bien, c'est qu\u2019il a répondu : je puis sous- orire aussi ibéralement que u\u2019importe ui, Ce fut le mot magique cet Pacaud prononça ces paroles solennelles : \u201c Je crois que vous avez droit au contrat.\u201d Alors, le gardien de la barrière pilota Langlais pour-le conduire à bon port.Le lendemain matin, tous deux étaiont aux salles du parlement ; mais M.Mercier était au conseil des ministres.Pacaud dit à Langlais : \u201c A ta place, je lui écrirais un mot.\u201d L'avis fut goûté et tous deux, unissant leurs lumières, dictèrent une lettro qu\u2019un employé écrivit au olavigraphe.Le ;même employé la porta à M.Mercier.M.Pacaud sortit alurs en disant : \u201c* Je vais essayer de voir le premier ministre.\u201d Après cette entrevue M.Pucaud dit au libraire \u201c il n\u2019y a aucune difficulté.Le gouvernement accepte.Tu rembourssras au montant de vingt pour cont sur le totul des fournitures, \u201d La réponse reviut bientôt : le contrat était accordé, Alors, Langlais dit à Pacaud : © Jai besoin d\u2019uneYa vance sur le contrat.Comment puis-je l'obtenir ?\u201d Et le complaisant gardien le sortit encore d\u2019embarras.On dicta en commun une secon le lettre.M.Pacaud s'absenta de nouveau.Quelques temps après la réponse arriva.On accordait $30,000.\u2014Ce n'est pas assez, dit Langlais ct dans ce cas, je ne pourrai souscrire qu\u2019une bagatelle.L'argument était irrésistible.On fit illico une autre lettre de crédit.\u2014Viens avec moi dit alors le libraire à son puissant ami.On se rendit à la caisse d'économie.Après quelque formalités, les deux lettres de crédit furent escomptées.Le moment psychologique était arrivé.Dit Langlais à Pacaud : Maintenant combien te faut-il ?\u2014Eh bien, mais, voyons, tu peux être généreux, tu as un bon contratete.j'ai le bras long .\u2026.donne-moi autant que tu pourras, \u2014Dis-moi la somme.\u2014Cinquante mille piastres.\u2014Il n'en rentera guère,sur $60,000 \u2014Tu n\u2019auras à rembourser cette avance qn\u2019à 20 pour cent.\u2014Les trois premières années, je ne ferai pas de profit, mais la dernière me paiera de mes peines, C'est parfait, je vais te donner $50,000 \u2019 On allaa la banque Union où l'on encaissa $56,972.33, Pacaud dit au payeur : prencz $50- 000 de la somme et donnez-moi le reste, Il ne se rappelle pas s\u2019il les lui a données en billets de bauque ou s\u2019il a fait placer cette somme au crédit do M.Pacaud et d'autres personnes.Après le contrat, les départements continuèrent à acheter de M.Laoglais comme auparavant, mais on n'exécuta pas le contrat parce que certains départements étaient fournis suffisamment pour jusqu'au mois de mars.\u2014>>e {mme LA GLIQUE ET .LES BAITS UNE PERCRAISON DE M.EDGAR COMMENT LES PURS ONT ETE ELUS $115,000 DE B0OODLAGE Pour M.Laurier et ses céputés C'est tout un spectacle que de voir la meute dès grits, dont vingt élections ont subi avec désastre le feu des contestations électorales, et des purs libéraux stipendiés par la clique, c'est tout un spectacle que de les voir se poser en apôtres de la moralité électorale et politique.L'Electeur d'hier nous apporte une péroraison vertueuso de M, Edgar pérorant à Eglinton.Ce grit malohanceux, car M.Edgar est le protolype do la malchance, ce grit malchanceux s'est écrié : Le gouvernement redoute la lu- midre, C'est pour cela qu\u2019il a falsifié l'acte d'azcu- ation, mais chaque clause tera : ocutée à fond.L'enquête complè- ie se fora, peut-être jas devant une com- même pu Jui dire que Tourville sousori- | __\u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES # & 8 mission royale, mais clle se fera, ot le peuple saura par qui et comment son argent a été volé.(Vifs applaudissements) M.Edgar n\u2019a pas besoin do faire une telle dépense de solennité oratoire ! Qu'il demandé donc à M.Laurier, son-chef, à ses collègues MM.Beausoleil, Préfon taine, Brodeur, Delisle, Choquette, Carroll eto.Eux savent comment et par qui l'argent du peuple a été volé ! Leurs élcotions ont été faites avec de l'argent volé au peuple par la Clique, escamoté par Pacaud, par Langelier, par Langlais, par Mercier.Le mois de février 1891 a vu cetto organisation de pirates jecer au-delà do $100,009 d'argent soutiré du trésor dans les élections du parti libéral.Faut-il refaire la nomenclature de cas scandales ?Ecoutez, M.Edgar, Le 10 février 1891, M.Charles Langelier mijota, avec P'tit Baptiste Langlais, l'opération des 50,000 exemplaires du Sylviculteur à 50 centins, soit $25,000 doat $11,000 tombirent dans le gousset du pourvoyeur Pacaud.Le 14 février, M.Mercier bâcla avec Pacaud lo joli détournement de $14,900 du aubside de Montréal et Ottawa.Le 16G février ce fut le contrat Val ière dont nous ne connaissons pas encore le chiffre électoral, qui, cependant, n\u2019a pas dû être moindre que $30,000.Le 23 février, MM.Morcier, Pacaud et P'tit Baptiste firent le coup des $60,000 du contrat Langlais, Le 28 février, MM, Pacaud, Mereier, Langelier, Pelletier signèrent ct endos sèrent des billets pour $10,000, destinés aux élections, lesquels billets $100,000 de la Baie des Chaleurs, Si nous récapitulons, nous avons ce résultat : 10 février\u2014Scandale du Syviculteur.cccvrenennenns vo0u0e $ 11,000 14 février \u2014 Scandale de $14,900.v\u2026\u2026\u2026.14,900 16 février \u2014 Scandale Palais de Justice.\u2026.\u2026.30,000 23 février-Scandale papeterie.50,000 28 février\u2014 Billets payés par Pacaud .\u2026.\u2026.\u2026ccassanccsecs 10,000 $115,900 Comme on le voit, le mois de février 1891 a été un gros mois pour la Clique ! ! .Durant ce mois fameux elle a pillé la province au montant de $115,009 au moins, pour le bénéfice de M.Laurier ! ! Et aujourd'hui M.Laurier et ses amis ont l'audace de parler de vertu et de pureté politique.Allez done vous cacher, valets \u2018déshonorés de la Clique.Remettez-donc, avant toute chose, vos mandats dûs à l'argent de Pacaud, On la connaît maintenant votre pureté, tas d'hypocrites et de farceurs.Quand on a été entretenu par Paoaud et Mercier durant cinq ans, on devrait avoir au moins la pudeur de cette turpitude.- URE GREVE SANGLANTE 30,000 polonais causent des dégats St-Pétersbourg, 11\u2014Trente mille hommes sont en grève à Lodz, Pologne, depuis le 1er mai et causent beaucoup de désordres.Chaque jour les résidesces des juifs sont attaquées.Les grévistes ont d\u2019abord attaqué les fabriques où ils avaient été employés et malgré les efforts de la police ils les ont presque complètement détruites.Les Juifs ont fait des résistances désespérées pour défendre lours demeures, La lutte a été sanglante de et d'autre et plusivurs Polonais et Juifs ontété tués ou grièvement blessés, Le gouver- neur a été obligé de faire appel aux troupes pour mettre fin à l'émeute.furent payés par Pacaud à même les | AVEUX DE DEEMING Quatre tentatives d'assassinat contre sn femme Melbourne, 10\u2014Deeming n cunfessé qu'il avait cssayé quatre fois à tuer Juily Mather.La prewidre tentative a été fuite à Londres peu de temps après leur mariago ; la seconde dans uu café à Melbourne et les deux autres dans la rue Andrew à W.nd'or, : Trois semaines après avoir pris maison à Windsor ila essayé de couper la gorge de sa femmo pendant qu\u2019elle dor- wait, mais elle s\u2019est révoillé ct a évité le coup.A 2 heures, le leudemaia matin, il s\u2019est levé ct a trouvé sa femme oocupée à peler une pomme avec un graud couteau, Il saisit le couteau ct lui coupa lo cou.Il s\u2019enfuit alors de la maison, terrifié du crime qu'il venait de commettre, et lorsque le jour parut il se trouva sur le pont de St Killady.Il aperçut dans les environs un homwe qui péchait et il lui donna £10 pour enterrer le cadavre.Ce n'est qu'à son arrivée dans l\u2019ouest de l'Australie qu'il apprit comment la femme avait été enterrée.Il ne peut expliquer comment le ciment a été acheté d'avance nicomment les blessures out été infligées à la tête de sa femme.Il dit que souvent il n\u2019a pas conscience de ses actes.Il affirme que c'e-t au ¢ Vieux Ben \u201d qu'il a donné £50, à Rainhill, pour faire disparaitre sa femme, la ajouté que c'est Emily Mather Qui a commis les meurtres à Rainhill, SUICIDE DU CAPITAINE WYNDHM A 91 Fin d'une Carrière Aventareuse Montréal 10\u2014Une dépêche reçue hier des chutes Niagara, anongait sux autorités qu\u2019un certain cupitaine R.Wynadham s'était suicidé.On demandait en outre des informations sur cs person nage qui devait être bien connu à Mont tréal, Après quelques recherches on a découvert que le capitaine Wyndham en question était un escroc, Il est arrivé à Hontréal le 16 Mars dernier ct descea- dit au St-Lawrence Hall, où il passa use seule journée.Le 18 mars, il reviot au St-Lawrence Hall, avec sa femme.Le couple demeura à l'hôtel jusqu\u2019au 31 mars.À cette date le couple quitta l'hôtel sans payer sa pension, annonçant qu'il reviendrait quelques jours plus tard.Il laissa oependunt ses malles à l'hôtel où elles se trouvent encore.Le couplé Wynsham est arrivé d'Angleterre au Canada par un des stoamers de la ligne me Wyndhe lait à 1 me m s'appelait à l\u2019époque Melle Lydia Rogers selle est âgée d'en viron 30 ans.Elle était auparavant ma- tronne dans un hôpital en Angleterre et venait à Montréal pour se procurer une place de watronne.Elle réussit à se faire admettre en cette qualité dans un des hôpitaux de notre viile.Elle profita des oircunstances pour s'emparer de différents \u2018bijoux qui appartenaient à ses compagues, Elle épousa quelques jours après son arrivée à Moutréal, le capitaine Wyndham, et son départ, de la disparition de plusieurs petite sommes d'argent.Le capitaine Wyndham est un homme d\u2019une quarantaiue qui a dû appartenir à l'armée anglaise.Durant son séjour à Montréal,il mena graud train au Saint-Lawrence Hall.Avant son départ de lu ville, le capitaine avait emprunté une forte somme d'argent à un employé de la ville.C'est ce même capitaine qui vient de 8e suicider à Niagara.On ignore ce qu'est devenue sa fom- me.| Nous appreuons avec chagrin la mort de madame Cyprien Dionne, née Virginie Beaulieu, de Cacouna, décédée hier soir, après une.très courte maladie.Madame Dionne venait de perdre une enfant tendrement aimée, et ce deuil cruel avait brisé son cœur.Elle était douée de toutes les vertus de la femme chrétienne, et sa perte plonge dans la désolation le foyer dont elle était l'âme, Nous prions la famille éprouvée d'accepter nos plus vives condoléances, quitta l'hôpital où on s'uperçut, après SULCEDE D\u2019NE JEUNE ; FILLE -Chagrins d\u2019aimour 8 Moniréal,.11.\u2014 A trois houres, la nuit dernière, les docteurs F.X, Plouffo et J.C.McCarthy, ont -été appelés davs une maison de la rue Arcade, pour donner leurs soins à une jeune fille d\u2019une vingtaine d'années, nommée Martha Doy, qui demeurait chez un de ses beaux trères.Durant la nuit, les personnes de la maison entendirent des plaintes qui araissaient venir de l'appartement où h jeuue fille couchait habituellement.Fort intrigué, lo beau-frère pénétra dans la chambre, où il trouva Martha étendue sur le plancher, et se tordant dans des douleurs atroces, Elle avait ou des vomissements très abondants.On courut chercher les deux méde- clas nommés, ci-dessus, qui découvrirent que la malheureuse jeune fille s\u2019était ompoisonuée en absorbant une forte dose d'arsenic.Ils s'empressirent d\u2019administrer des contre-poisons énergiques.Ils employè- reut toutes les ressources de l'art pour combattre le puissant toxique, mais tout fut ioutile, Gar le poison avait déjà fait son œuvre, et quelques minutes plus tard, la jeune fille expirait dans des convulsions horribles.Ce sont des chagrins d'amour qui, paraît-il, ont amené ce lamentable dénouement.' Hier soir, Martha sortit en disant qu\u2019elle allait s'acheter.une robe.Elle revint quelques instants plus tard avec une boîte contenant de l'arsenic qu\u2019elle s'était procurée dansles environs, Elle rentra alors dans sa chambre, et nos lecteurs savent le reste.C'était une jeune fille qui avait été élevée à la campagne ; elle était douée d'une énergie peu commune.Avant de ce suicider, elle a écrit uno longue lettre dont l'enquête du coroner nous révèlera peut-être le contenu et les motifs qui l'ont poussé à mettre fin à ses jours.Le sacre de Mgr Emardäd Montréal, 11\u2014Le sacre de Mgr Emard, premier évêque du nouveau diocèse de Valleyfield, aura lieu le 9 juin à Valleyfield.L'archevêque Fabre sera l'évêque consécrateur, assisté des évêques Moreau, de St-Hyaciathe, et Racine de Sherbrooke.Un ramonenr se tue en tombant d\u2019une huue teur de 25 pieds sur le sol Montréal, 10.\u2014 Un nommé Placide Clément, âgé de 41 ans, ramoneur de son état, s\u2019est tué ce matin, vers 8.30 h.sur la rue Hibernia, Pointe St-Charles, en tombant d\u2019une hauteur de 25 pieds sur le sol.Ensevelis sous des ruines Londras, 10\u2014Le Scott's Hotel, rue Coveutry, a passé au feu hier soir.Quatre cadavres sont retirés des ruines.On craint qu'il y en ait encore d'autres.INCENDIE A OTTAWA La manufacture Thaekra réduire en cendres Ottawa, 10\u2014Un incendie considérable a cu lieu vers huit heures ce matin.La manufacture de fenêtres et chassis de M.Thackray sur la rue Sparks a été complètement détruite.Le feu a éclaté dans la chambre de la fournaise, Malgré les efforts des pompiers ct des employés de l'établissement, tout a été détruit en moius d'une heure, Les portes s'élèvent à environ $80, 000, dont $10,000 sont couvertes par les assurances, Cette manufacture avait été détruite il y a trois ans et reconstruite immédia- - gement, -\u2014\u2014\u2014\u2014e0 mens Une chute de 49 piods Hier matin, M.'Dallaire, couvreu:, de la rue St-Jean, travaillait à l'asile de de Beauport, lorsqu'il fit une chute d'une quarscntaine de pieds.Il fut relevé baignaut dans son sang et transporté chez lui.Il souffrait de violentes douleurs à la tête.\u2014\u20144-4-{> \u2014\u2014 * gouvernement, comme DI.Langelier, et quand il endosee et remet les chèques au défendeur, il lui transporte, une créance qui n'appartient plus au gouvernement et qui est devenu sa\u2019 propriêté, En faisant les chèques à son ordre, et en les lui délivrant, J.C.Langelier, mandataire du gouvernement s\u2019est dessaisi du crédit ouvert à la banque et le lui a cédé.Ce transport équivalait {a pafement ct ¢\u2019était Armstrong qui recevait ce paiement.Le fait qu\u2019Armstrong.a immédiatement transporté scs droits au défendeur, ne change pas la situation juridique.C'est une autre\u2019 opération à laquelle le gouvernement n\u2019est pas partie.O'est un autre paiement ou un don fait par Armstrong au\u2019défendeur ; mais cela n'empêche pas que ce soit Armstrong qui a été payé par le gouvernement.Supposé que les $100,000 en question eussent 6té réelloment duesd Armstrong, pourrait-il soutenir un instant aujour- d'hui qu\u2019il n\u2019en a pas été payé, sous le prétexte que c\u2019est le défendeur qui a matériellement touché les deniers payés par la Banque ?Evidemment non.Du moment que la somme a été payée à son cessionnaire, c\u2019est la même chose que si elle avait été payée à lui-même.Donc, c'est Armstrong qui a reçu du gouvernement les $100,000 , et comme il n'était ni le mandataire du gouvernement, ni celui du défendeur, il n'a pas pu, en transportant Cette somme à ce dernier, créer un licn de droit entre le gouvernement et le défendeur.Donc, le premier élément essentiel dans la conditio indebiti\u2014savoir un paiement fait par le demandeur au défen- deur\u2014fait défaut dans la présente action en répétition de l\u2019indû ; et cela suffit pour la faire déclarer non fondée en droit.Après cela, il est bien inutile de considérer les autres allégations de l\u2019action.Notons pourtant qu'il n\u2019y est pas allégué, soit qu'il ne fût rien dû à Armstrong, soit qu'il ne fut pas créancier privilégié, alors que la loi ne permettait de payer que les créanciers privilégiés ; ni l\u2019une ni l'autre de ces deux allégations ne so trouve dans l'action, il me semble qu'elles eussent été nécessaires pour en conclure qu\u2019il a été payé par erreur.e savant avocat du demandeur a prétendu que l'action en répétition peut \u2026 être exercé mênie contre un tiers devenu - acquéreur de la chose indQmett, et il a cité au soutien de c&tte thèse Demolombe vol, 31 No.415, et Laurent, vol.20, page 401 ; mais dans l'espèce poséo par ces auteurs il s'agit d'immeubles que l\u2019on peut évidemment suivre en mains tierces, tant qu'on n'en a pas légalement perdu Ja propriété, et tous deux décideut qu\u2019il en ecrait autrement s\u2019il s'agissait de biëns mobiliers (31 Demolombe No.414.) L'action, d\u2019ailleurs, qu'ils accordent dans ce cas n\u2019est pas l'action en répétition de l\u2019indû ; 'est l\u2019action en revendication d'immeubles uliénés et en rescision-de l'aliénation ; c'est une action réelle et non personnelle, celle que Pothier appelle utilis in rem, Toi, il n'est question ni d'immeubles, ni même de meubles.L'action n\u2019est pas cn revendication des chèques, mais en répétition de deniers.C'est le remboursement d\u2019unc somme d'argent que l\u2019on demande.Et, supposé que l'action \u201c fût en rexendication des \u2018chèques oux- mêmes, et que ces chèques fussent encore la possession du défendeur, ct supposé que cetto action, dirigée contre des choses mobilières, fût admise en droit, elle ne pourrait toujours atteindre le défendeur qu'en passant par Armstrong, c'est-à-dire en alléguant que c'est par erreur et sans qu\u2019il lui fut rien dù que ces chèques lui ont été donnés ; car, Si c\u2019est pour payer une dette que ces chèques ont été délivrés à Armstrong, ce dernier pouvait bien en faire prétent au défendeur.Or, cette allégation ne se trouve pas dans l'action, \u2018 On y allègue bien que ni le gouvernement, ni Armstrong, ni la compagnie du chemin de fer ne devaient rién au défendeur.Mais qu'est-ce que cela fait au gouvernement, puisque c'est à Arms trong et uon au défendeut qu\u2019il a payé ?Si le gouvernement devait à Armstrong et l'a payé, Armstrong était bien libre de donner son argent au défendeur ; or, le demandeur o fait ce paiement , à Armstrong et ne dit pas qu'il ne lui devait pas.| Je ne veux pas me prononcer sur la valeur de la lottre de crédit adressée.à - \u2014\u2014 \u2014 la Banque Union et de l\u2019ordre en conseil qui en a motivé l'émission.Mais si ces pièces sont nulles, qui en est responsa- le ?Le gouvernement peut-il invoquer ses propres fautes ?Et si la lettre de or édit ne liait pas le gouvernement ces défauts ne serait-ils pas couverts par le paiement qu'il en a fait à la Banque ?Je soulève soulement cus objections sans les résoudre poun l'information des intéressés- Il va sans dire que la question de politique et de morale privée et publique, que cette affaire peut impliquer, n\u2019est pas de mon ressort.Mais vu l\u2019importance de cette cause et pour sauvegarder les droits que le gouvernement pourrait peut-être en dé- uire et exercer de quelque autre manière, jo crois devoir lui réserver son recours, s'il y a lieu.Quel recours ?.Peut être l'action de' in rem verso intentée contre Armstrong et le défen- reur et alléguant que tous deux se seraient concertés ensemble pour frauder le gouvernement et lui exturquer la somme que le défendeur a touchée.\u2014\u2014Pre-m\u2014 Encore \u201c l\u2019Electeur \u201d UNE CAMPAGNE RIDICULE L'Electeur d'hier revient i la charge À propos de Sir Hector, de son témoignage devant le comité des privilèges et éloctions, et des incidents de la campagne électorale en 1887.Ces gens-là sont fous ! .À quoi s\u2019imaginent-ils arriver avec une pareille tactique ?A qui espèrent-ils faire oroire que Sir Hector a menti sous serment l'an dernier ?Nous avong répondu hier à cette lâche ot odieuse imputation.Cette réponse s'applique parfaitement à l\u2019article qui paraissait en même temps dans 1'Electeur.Nous n'avons que deux ou trois mots à ajouter, L'organo de la Clique essaie de faire un point, en particulier, avec une lettre de M.Panneton, l'un des organisateurs de la lutte aux Trois- Rivières, à M.McGreevy.Cetto lettre aurait été accompagnée d'un mot de rscom- mandation signé par Sir Hector.Et .dans cette lettre il était question d\u2019argent d'élection.Mais il faut remarquer que Sir Hector, dans le mot en question, ne dit pas de quoi il s\u2019agit.Comme tout candidat devrait le faire, il se tenait en dchors des détails do l\u2019organisation dans son comté.Que M.Panneton ait eu de l'argent, qu\u2019il l\u2019ait appliqué aux dépenses de l'élection des Trois- Rivières, c'est possible.Mais cela ne veut pas dire que Sir Hector lait su de science personnelle.Or Sir Hector ne dit rien autre chose dans son témoi- goage : C.\u2014Alors vous déclarez que vous n'avez jamais regu d'argent provenant du fonds politique ?R.\u2014Moi-même ?Non.Q.\u2014Je ne dis pas pour vous-même.R.\u2014Je n\u2019ai jamais rien reçu de l'argent que vous mentionnez, Q\u2014Avez-vous reçu de l'argent pour vous aider politiquement ?R.\u2014Pour mdu propre bénéfice ?Pour mes fins politiques pessonnelles ?Non.Si \u2018vous voulez dire pour aider à mes amis politique, j'en ai probablement regu, Q.\u2014L\u2019argent du parti n'a-t-il jamais servi à vos élections ?-: R\u2014PAS A MA CONNAISSANCE, Q.\u2014Au cas où il aurait servi, 3 qui a-t-il été donné ?R\u2014JE L'IGNORE.EN TEMPS D'ELECTION, J'AI SOIN DE ME DEGAGER DE TOUTE APFAIRE DE CE GENRE.C'est exactement cela: .La lettre de M.Panneton ne contredit aucunement ce témoignage de Sir Hector, dont il faut prendre la déposition dans son sens rée), et ne pas essayer de la torturer et de la dénaturer, Encore un mot.L'organs de la _ Mr PS Len Clique pousse des oris de paon au sujet du coût de l'élection de Trois-Rivières en 1887.Il trouve un chiffre de $15,000.Mais ces $15,000 ont-clles toutes ét6 consacrées aux Trois-Rivieres?Le district politique dont cette ville est lo centre se composaient de six comtés ! ! Que l'Ælecteur no s'imagine pas donner le change à l'opinion avec ses attaques ridicules.Il ne récoltera que le mépris dans cette misérable entreprise.Parlement federa! Ztème session, 7itme Parlement CHAMBRE DES COMMUNES - i Bills de divorces Interpellations au ministère La prohibition totale La police à cheval du Nord-Ouest Ottawa, 16.Bills de divorce La Chambre a commencé ses travaux cette après-midi par adopter trois bills de divorce.Les membres catholiques de la Chambre ont voté contre l'adoption de \u2018oes bills, Questions au ministère En réponse à M.Choquette, Sir Adolphe Caron dit qu\u2019il n'ya paseu de plaintes contre ls tenue du-bureau de poste de Berthier.Sir Adolphe dit aussi cn réponse à une autre question que le bureau de Poste de Montmagny ne souffre pas de la vieillesse et de la maladie du présent titulaire.En réponse à M.Langelier, l\u2019honorable M.Tupper, dit que M.L.N.Côté est collecteur pour le quai de Rimouski, M.Côté a fait rapport qu\u2019il n\u2019a reçu aucun droit depuis sa nomination, .En réponse à M.Choquette, l\u2019honorable Bowell dit qu\u2019il y à dans le bureau du revenu de l\u2019intérieur à Québec un employé du nom de D.W, Cameron ; son devoir est de faire la chasse aux contrebandiers de whisky ; son salaire est de $1,400 par année.Pendant les deux dernières années il a fait 33 excursions ct saisi 1109 gallons dé whisky et 3,000 barils de tabac.En réponse à M.Brodeur, Sir John Thompson dit que la question de nommer de nouveaux juges dansla province de Québec cst à l\u2019étude.: Le gouvernement ne peut pas dire combien de juges ont siégé l'année dernière ou cette année dans des commissions royales.Le gouvernement empêchera cette pratique si les fins de la jus- tise devaient en souffrir.La prohibition des liqueurs Le reste de lu séance jusqu\u2019à six heures a été employé à discuter la motion de M.Charlton, qui demande de soumettre à l'électorat la question de prohibition totale de la fabrication et de la vente des liqueurs, M.CHARLTON sc plaint du retard que le gouvernement a apporté à la vo- mination de la commission autorisée l'année dernière par le parlement dans le but de rcceuillir des statistiques sur cetto question importante, Il prétend que le gouvernement n'est pas sincère \u2018et ne veut rion faire en faveur de la tempérance, L\u2019hon, FOSTER dit que la commission a ét6 nommée en février dernier.Certaines difficultés ont empêché de la nommer plus tôt.Cette commission commence ses travaux, mais a déjà tenu deux séances.Mais eut-clle commencé plus!tôt, son rapport n\u2019eut pas été prêt pour la présente session, car on calcule que ses travaux dureront au moins six mois.M.Foster.promet que le rapport sera présenté au prochain parlement la session prochaine.M.LAURIER blâme le gouvernement de ce retard, mais conseille & M.Charlton de ne pas presser maintenant adoption desa motion.Il vaut mieux, dit-il, attendre le rapport de la commission.M.CHARLTON acquiesce et la motion est retirée.Ps À six heures la séance est levée.SÉANOE DU SOIR La police au Nord-Ouest - M.MoMULLEN propose de réduire en nombre tous les ans le nombre de \u2018cheval à présent.,.war JOURNAL DHS CAMAGNES membres du corps de police à cheval du Nord-Ouest.Il donne paur raison que depuis dix ans la populatioon sauvago a dimivué de 20,000 à 15,000 âmes, qu\u2019elle =\".:t civilisé, et que grand nombre de sauvage s'adonneut aujourd'hui à l\u2019agriculture, Le gouvernement les a encouragés daus cette direction en leur donvant des instruments et des grains de semence, et il ost temps aujourd\u2019hui de diminuer le coût dz la police à cheval qui est deve- Rue inutile, parce que les sauvages ne soogent plus à s'insurger, 11 y a aussi la raisou d'économie.Ce corps de police a coûté au pays depuis 1884 jusqu\u2019en 1891 j Une somme de $770,000 en moyenne par année, pendant le même temps que le gouvernement dépensait pour l'entretien des sauvages, nourriture ct vêtements la somme de $7,836,056.C'est-à-dire que chaque famille de cinq sauvages coûte en moyenne $500 par anné au gouvernement en entretien et maintien de la paix.M.McMullen dit que ce qui 'améne à proposer cette motion, c\u2019est l'annonce dans laquelle le gouvernement demande cent nouvelles recrues pour la police du Nord-Ouest, bien que le gouvernement ait promis au commencement de.la session de réduire autant que possible le nombre des membres de ce corps, Rien ne peut justifier le maintien de la police à mille hommes, à moins que le ministre des douanes ait besoin de ce nombre pour empêcher la contrebande au Nord- Ouest.Dans co cas le coût de la police devrait être porté au département des douanes et non pas au département des sauvages.L\u2019hon.M.DEWDNEY fait la comparaison du coût de la milice aux Etats- Unis chargée de maintenir les sauvages en respect et le coût de notre police à cheval.La comparaison est à notre avantage.Il ne voit pas possibilité de réduire le nombre des hommes de la police à MN.Watson, Perry, Mills, Laurier et Sir John Thompson prennent part à la discussion, et la motion est retirée, A 11.30 la Chambre s\u2019ajourne - Ottawa, 16.M.Lowell, le nouveau député de Welland, a été présenté à la chambre par MM.Laurier ct M.Gibson.Vacances de In Chambre Avant de passer aux ordres du jour.Sir JOHN THOMPSON dit que la chambre ne siègera pas mardi et jeudi prochain, vu la fête de la Reine et la fête de l'Ascension.Quelques députés ont parlé d'un congé pour jeudi prochain, mais vu que cette journée est récervéo aux affaires des députés, c\u2019est à la chambre à décider clle-même, si alle siégera ou ne siégera pas co jeur-là.L'hon.M, LAURIER demande de remettre à demain la discussion à ce sujet afin qu'il puisse consulter ses amis.M.Laurier demande si les brefs ont été émis, pour une nouvelle élection dans les comtés de l\u2019Assomption et do Pontiac.L'ORATEUR répond non, pas enco- { re.Lot criminelle La chambre se forme ensuite en comité sur le bill de la loi criminelle.Ce bill est très volumineux, il couvre trois cent cinquante pages.Les dispositions peu importantes du bill ont été assez rapidement adoptées, mais le comité ne s\u2019est plus entendu sur la clause 6, où il est question de la loi internationale.Quelle est la loi internationale et quelle significations devront nous donner à ces mots, Tel a été le point soulevé par M.Davies qui prétend que le terme est vague, vu qu'il n'y a pas de cote écrit de la loi internationale et que l'introduction de ce mot peut prêter \u2018à des ambiguités.La clause est restée en suspens.- SÉANCE DU SOIR Le cna de Bancroft À la séance du soir, le gouvernement a abandonné l'étude de la loi criminelle pour continuer le vote des subsides, Au crédit de 851,000 demandé par le département des travaux publics pour compléter le bassin de radoub de Kingston.M.GIBSON condamne la méthode suivio dans l\u2019ouverture des soumissions, leur calcul et l'octroi des travaux publios en Canada.Dans le cas actuel il dit que la soumission Banoroft n\u2019était pas la plus basse, qu'une erreur de près de cent mille piastres a Cté faite dans le caloul de l'une des soumissiens.L'on devrait suivre lu même piaïque qu\u2019en Angleterre et aux Etats-Unis, où le gouvernement fixe une journée pour ouvrir les soumissions en présence de tous les soumissionnaires, la soumission Bancroft d\u2019après les calculs du département des\u2019 travaux publics, était de $260,000 mais les travaux sont rendus aujourd\u2019hui au coût de $319,000, L'hon.M.OUIMET répond que le calcul des différentes soumissions envoyées au département pour le bassin de Kingston, tel que constaté après travaux faits, montre que la soumission Bancroft était la plus basse.Voici les chiffres : Bancroft $24 1,397, MeDonald & Aylmer $353,408, Gibson 501,038, Mac- Farlane et Murphy $620,562.Le gouvernement a payé $62,000 aux entrepreneurs depuis la dernière session, et il y a encore 533,000 dues.M.LISTER dit que l'administration \u2018du département des travaux publics est use honte pour le pays, Pas uno entreprise publique n'a été accomplie pour le prix mentionné dans la soumission, dans chaque cas il y a eu des extras considérables ; dans ie cas actuel le gouverne- mentavait promis de ne payer aucun argent supplémentaire aux Connolly tant que les poursuites contre cux ne seraient pas décidés.Le crédit est voté et la Chambre vote ensuite les crédits pour construction de bureaux de poste dans la Nouvelle- Ecosse, - REGINA CONTRE PACAUD DEFENSE EN DROFF MAINTENUE À l'action intentée par le gouvernement de la Province contre M.Ernest Pacaud en recouvrement des $100,000, qu\u2019il a si habilement aidé à extorquer au gouvernement, le défendeur avait répondu par une défense en droit dans laquelle il prétendait que les raigons données dans l'action de la Couronne n'étaient pas suffisantes en loi pour qu\u2019il intervint contre lui une condamnation.Le tribunal de première instance lui a donné raison sur ce point, mais il no faut pas conclure de là que le gouverne- went doit abandonner son droit d'action contre M.Pacaud, Il n\u2019y a pas le moindre doute que les $100,000 en question appartiennent à la province, que le uotoire entremetteur de M.Mercier.les a eucs, qu\u2019il en a profité et que partant il les doit à la Couronne.Que les actions aient été bien ou mal libellées, que les conclusions qui y sont prises ne découlent pas absolument des prémisses posées, cela ne saurait empêcher le gouvernement de recommencer, si le jugement du juge Routhier est fondé en loi.; Nous apprenons de bonne source que l'uno de deux choses va être \u2018faite : le gouvernement appellera de la décision de la Cour de première instance à la Cour du Banc de la Reine, ou bien il prendra de suite contre M.Pacaud une nouvelle action dans laquelle tous les allégués nécessaires seront faites.En agissant ainsi, le gouvernement n\u2019est mu par aucun sentiment do rancune, mais il est en présence d\u2019un Monsieur qui, d\u2019une manière ou d\u2019une autre, a frauduleusement soustrait au trésor public des sommes considérables d'argent, tellement considérables que, dans l'espace de dix mois, cc Monsieur a pu déposer à son compte dans une seulo banque, la somme de $211,000, écumée à droite et à gauche sur les -finances provinciales, \u2019 Quel est le devoir du gouvernement.en cette ocourrence ?C'est évidemment de recouvrer des éoumeurs du budget tout ce quiil y a moyen de trouver chez eux.boa\u2019 te Le gouvernement mérite donc l'appre- bation de tous les honnêtes gens es poursuivant la tâche de justico qu'il & ) entreprise.\u2014\u2014\u2014p>e@pe mes - mille piastres.JOURNAL DES CAMPAGNES Cee J 1 2 or = A t ogi Conta, Con CHRONIQUE DE ST-ALBERT La nouvelle paroisse de St-Jcan-Bap- tiste augmente rapidement, et elle aura bientôt un bureau de poste connu sous le nom de Morinville, en l\u2019honneur de M.Morin, colonisateur et missionnaire infatigable, qui nous arrivait lo 28 mars accompagné de cent trente six colons, pouvant disposer d\u2019un capital de dix- huit mille piastres M.Morin, retourné à Montréal, nousreviendra bientôt, avec soixante-dix autres colons.\u2018 KF M, Morin doit apporter un minot de blé hâtif du lac St-Jean.Il sera semé tard, vu que les premiers grains ont été mis en terre le 10 awril, ce qui est une avance d\u2019un mois sur Québec.Nos colons sont très avancés.M.Cousineau, par exemple, arrivé l'année der nière, ensemence soixante dix acres ce printemps.Voici la moyenne de la récolte par Âcre, l\u2019automne dernier, dans le district de St-Albert : le blg,.31 mivots, l'AVoine,.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.40 minots, l\u2019orge, .\u2026.\u2026.\u2026.40 minots, .Et il est juste de remarquer qu'un grand nombre de terres étaient labourées pour la première fois O la récolte n\u2019est pas si abondante, donnant un rendement des deux tiers des récoltes subséquentes : ce qui n\u2019est pas encore à mépriser.x Le Pacifique a commencé à mettre en \u2018vente les terrains qu\u2019il possède d notre district, c\u2019est-à-dire les meillers de tous les territoires, au prix de trois piastres l'aore : un mille carré pour deux Les prix du gouvernement sont toujours dix piastres par quart de section (deux cents arpents), avec les conditions de culture et d\u2019habitation pendant trois ou cinq ans, Tout homme âgé de dix-huit aus qui vient s'établir dans nos territoires, jouit du bénéfice de la loi de colonisation, c\u2019est-à-dire qu\u2019il a droit à un quart de section par dix piastres, Combien de pères de familles avec leurs grands enfants dovraient venir habiter notre district, plutôt que d\u2019aller vivre micéra.blement sur la terre étrangère, exposant à la fois la langue et le salut de leur famille, pa spk Il est arrivé dans notre voisinage un événement qui a réjoui les cœurs catholiques.M.Bermingham, ministre angli can d'une réputation sans tache, a abjuré ses erreurs.Il s\u2019est enrôlé dans la troupe des Lévites de £a Grandeur Mgr Durieu, et dans peu de temps il mploiera ses talents à enseigner la jérité.KE \u2018La santé de notre évêque bien-aimé, Mgr Grandin, continue à être relativement bonne.Il lui tarde de voir arriver les évêques de Ia province de Québec qui visiteront le Nord-Ouest.Nul doute qu'après avoir constaté les avantages de notre district, chacun d'entre ceux se fera un devoir de nous envoyer des colons à l'âme forte, aux bras vigoureux, de vrais canadiens-français.x Un nouveau moulin à farine est en voie de eonstruction sur la rivière Esturgeon.\u2018Ce moulin, qui sera prêt à recevoir la récolte actuellement en perme, est constrait à égale distance de St-Albert, du fort Saskatchewan et de Saint-Jean- Baptiste : il contient tous les perfectionnements de l\u2019art moderne, et fera de la fleur la plus fine.Nous avons fait l'acquisition d\u2019un prêtre nouveau, le Révd.M.Ernest Dorais, du diocèse de Montréal, et maintenant curé de N.-D.de Lourdes (fort Saskatchewan), et lo seize mai nous arrivera le Rév.M.À.Gagnon, autre -zélé missionnaire.Il est évident que ces bons' prêtres ct les oblats si dévoués garantissent aux colons tous les secours de la religion, Le printemps est magnifique.Tout s'annonce pour une récolte digno des dernières années.Que ceux qui £e sentent poussés à venir nous joindre mettent en pratique le vieux proverbe : No remettez pas à demain, ce que vous pouvez faire aujourd\u2019hui.St-Albert, T.N.O., 28 avril 1892.Cour de Police FIN DE L\u2019ENQUÊTE PLAIDOIRIES DE MM.STUART ET LEMIEUX Ce matin à 10 heures, ont été continuées les plaidoiries dans l'accusation de conspiration contre M, Mercier et Pacaud au sujet du contrat Langlais.M.Cook, au nom de la défense terminc en quelques môts son plaidoyer.Il dit qu\u2019une preuve qu'il n\u2019y a pas ou conspiration est l\u2019action du gouvernement qui au lieu de mettre M.Langlais en accura- tions le met dans la boite aux témoinset le force à déposer contre M.M.Mercier et Pacaud.M.Mercier avait simplement promis de soumettre ce contrat au parlement afin de le faire approuver et de faire mettre la somme d'argent dans les estimés avant qu\u2019elle ne devienne loi Le désir et la promesse de M.Mercier étaient de faire approuver son acte par le parlement, ce qui exclut toute idée de con\u2018piration.M.Stuart au nom de la Couronne lui répond en attaquant les allégations de la défense eten défendant les arguments invoqués par ses collègues MM.Dunbar «t Languedoc, exprimant l\u2019espoir que leurs plaidoyers étaient suffisants pour convaincre Son Henneur.Il cite ume foule d\u2019autorités à l'appui de ea thèse.M.Stuart continue au sujet de l'avancé de ln défense, à savoir que l'argent en question n'avait pas été voté par le parlement en disant que personne ne peut douter un instant que si le gouvernement, Mercier fut resté au pouvoir, cet argent aurait été demandé à la Législature et aurait été voté.C\u2019est là une conséquence nécessaire de la signature du contrat, Au sujet de l\u2019argument invoqué par la défense, savoir : \u201c M, Pacaud a dit que $25,000 devaient être envoyées à M.Mercier ; mais cette déclaration ayant été faite par un conspirateur après la conspiration, ne peut être imputée à crime à M.Mercier,\u201d M.Stuart dit que c\u2019est pas la déclaration elle- même qu\u2019il faut prendre, mais le fait que l'argent a été envoyé.Il n\u2019est pas raisonnable de croire qu'il n\u2019y a pas cu connivence auparavant et qu\u2019il n'a pas été décidé avant la commission de la conspiration, d'envoyer cette somume à Montréal au crédit de M, Mercier.Il cite plosieurs ers analogues à celui qui nous occupe.Tant que M.Mercier n\u2019a pas reçu l'argent, la conspiration n'était pas complétée, attendu que son but était l\u2019obtention même de l'argent.Donc, ia poursuite n\u2019est pas cn dehors du sujet comme la défense l'a prétendu.M.Mercier a-t-il agi en son nom seul en préparant le contrat Langlais ou bien a-t-il agi comme premier-ministre ?Dans le premier cas, le contrat était lettre morte et n'aurait pas dû être mis en force ; dans le second cas, pourquoi n\u2019a-t-on pas passé d'ordre en conseil pour le légaliser, s\u2019il n'y a pas eu conspiration.Pourquoi Langlais après avoir obtenu des avances s'est-il fait payer pour certaines choses fournies par la suite au département.Après de nombreux arguments, il termine en disant que la cause-est assez olaire pour que les accusés soient condamnés à subir un procès.M.Lemieux ayant obtenu la permission de dire un mot, lit une lettre de A, Garveau adressée à M.Langelier démontrant quo les collègues de M, Mercier Étaient au fait des détails du contrat Langlaie.Pourquoi dit-on qu'il n'y a pas eu d'action de prises après les conventions, entre M.Mercier et M.Langlais.La cause ost ensuite prise cn délibéré.' LA VANIE PROPORTION Le vote sur te bill McCarthy 18 contre 15 La Patrie fivira par acquérir la l'Blecteur, Elo vous écrit et affirme toutes sortes de choses avec un aplomb merveilleux.Seulement, quand on se donne la poine d\u2019y regarder par deux fois, on treuve que c\u2019est de la blague.Dans son numéro d'hier, elle dit : Le bill de M.McCarthy, à propos de l'usage du français au Nord-Ouest, a été rejeté hier par 99 voix de majorité.Lies partisans de M.McCarthy étaient au nombre de 13 avant les élections.Ils sont aujourd\u2019hui au nombre de 33.Leur nombre augmente en proportion de la | Majorité conservatrice.Nous avons pris la peine de regarder les noms de ceux qui ont voté pour le bill McCarthy, et voici\u2018ce que nous avons trouvé.Libéraux qui ont voté pour : Alia, Bain (Wentworh), Beith, Charlton, Davies, Dawson, McDonald (Huron), MoMillan (Huron), MeMullen, Mulock Patterson, (Brant), Rowand, Sommerville, Watson, Yeo.15.Conservateurs qui out voté pour .Adams, Graig, Denison, Gordon, Henderson, Hughes, McCarthy, MoNcil, Madill, O'Brien, Pridham, Ross, (Dundas), Smith (Ontario), Tyrwhitt, Wal lace, Weldon, White (Cardwell), Wilson.Total 18.Les partisans de V'abolition de Ja langue française au Nord-Ouest, qui siègent actuellement aux Communes, se composent donc de 18 conservateurs et de 15 libéraux.Or, les conservateurs sont deux fois le nombre des libéraux aux communes.Il est donc évident que la proportion de la majorité conservatrice n\u2019est pour rien dans le nombre des partisans de M, McCarthy.' L'augmentation,au contraire,viont en konne partie de la gauche, Les libéraux ne sont jamais en arrière quand il s\u2019agit de faire preuve d'étroitesse d'esprit.Comité d'Agriculture Le comité d'agriculture et d'émigration s\u2019est réuni ce matin sous la présidence de M.Beauchamp.L'on discute au commencement de la séance les propositions faites, hier par M.Magnan, de voter $1,000 par comté agricole, pour l\u2019établissement de fermes mod les, et l\u2019encouragemt da l\u2019agriculture en géuéral.M.Beuchamp, saus sc prononcer de suite, aimerait à avoir de plus amples explications.M.GREIG se prononce carrément contre cette mesure, à cause: du inauvaise état des finances de la province.M.CARON se déclare en faveur de lu mesure proposée par M.Magnan, L'hou.M.McINTossr.\u2014ll y à deux articles de notre marché agricole qui entrent en compétition avec les produits des autres pays ; ce sont lu beurre et le fromage.Nous sommes parvenus, grâce au système actuel à manufucturer duns toute la province un fromuge d'une qualité uniforme et qui tient le haut du marché dans Ontario.Jo proposcrais de faire la même chose pour le beurre, de manière à ce qu\u2019il soit confectionné partout d\u2019une manière uniforme, comme le fromage.Que ces deux articles portent une même marque d'inspection, et, sur les-marchés européens, quand ils auront la réputation d\u2019être d\u2019une qualité géné- ralemeut bonne, ils se veudront facilement.L'hoo.BsausieN\u2014Il faut voir, comme le dit l\u2019hon, M, MoIntosh, à cg que l\u2019industrie laitière soit favorisée aussi généreusement que possible.Il y a actuellement 722 mauufactures, 1 faut qu'avant peu, nous en ayons mille et que notre fromage et notre beurre soient confectionnés de telle sorte qu\u2019ils tiennent le haut du marché ; il faut que non-seulement nous égalions, mais que nous dépassions Ontario, ° Ce système proposé par l'industrie laïtière de cette province, cst bon, et je Yapprouve, , | induisions réputation, pourtant peu enviable, de | toute compétition.- Il faut commencer pour bién nourrir nos vaches et faire pour cela des silos.Rappelez-vous que.dans ler paroisses où il y a quelques années l\u2019on a établi un silo, il y en a maintenant quinze.Jo propose que dans chaquo paroisse nous quelques \u2018oultivateurs de moyens et de bonne volonté à construire un silo.C\u2019est peu, mais l'exemple £era suivi et avant longtemps nousen aurons partout.Ce silo est la plus graude ressource de notre agriculture ; il en faut partout, c'est le secret du progrès de l\u2019industrie laitière.: T1 démande à M, le président d'inviter MM.Chapais, Robertson et Saunders à venir donner des conférences, Il ajoute quelques remarques, Pour les encourager nous allous suivre ces deux produits de l\u2019industrie laitière partout dans leur production, leur manufacture, leur expédition et jusquo sur les marchés, De cette nianière nous aurons encore du fromage et du beurre qui défieront Tl lit une lettre de M.H.S.Fisher, des Cantons de l'Est, parlant du succès remporté par notre fromagerie à l\u2019exposition de Sherbrooke.Il lit une autre lettre de M.Hoard, des Etats-Unis, qui acouse réception d'un échantillon de fromage qu\u2019il a trouvé incomparable et dont il fait les plus grauds éloges.Il a aussi une lettre de l\u2019hon.M, Carling, qui parle dans le même scns.T rappelle que notre fromage a cu la médaille d\u2019or à la dernière exposition de toute la Puissance du Canada, et il faut en envoyer à l\u2019Exposition universelle de Chicago\u2014 EE \u2014\u2014 LES PREJUGES NATIONAUX VAINCUS Les triomphesd\u2019unegrande découverte L'influence magnétiquo de l\u2019or attire les peuples de tous les climats sur nos bords.On voit réunis dans nos plaines œurifères los hommes de toutes les nations et parlant toutes los lsh- gues do la civilisation.Bien qu\u2019il y sit entre eux divergence sur toutes los nutres questions, dans leurs habitudes, leurs mœurs ct teur religion, i!s s\u2019accordent cependant sur un point.* Les Anglais ot les Américains, les Français, les Suisses, les Allomands, les Suédois, les Italiens et los Chinois admottont, sans qu\u2019il y ait une seule voix discordante, que les grands remèdes introduits dans le monde, il y à quarante ans, sont bien los meillours pour In guérison des maludies dans co climat que n\u2019importe quelle autro préparation existante.Cola semble étro, en cffet, lu résultut do l\u2019expérience humaine uns toutes les parties du monde, et c\u2019est co qui & fuit lo popularité universelle de ces remèdes.Nous considérons, cependant, que lu confiance sans bornes qu\u2019ont placé dans l'officzcité de ces romèdes les représontants do tant do nations, qui s'occupent do l\u2019industrie minière, cst un phénomène remarquable dans l'histoire médicale.: Piusiours de ces pouples dans leur jounesse, et méme à l\u2019âgo mûr, étaient babitués à l\u2019usage do ces drogues ot remèdes qui sont particuliers eux différents pays qu\u2019ils habitent.Ces romèdes étuiont ugsociés dans leur esprit avec les squve- tionaux.Mais ils ont été mis do côté et pleinc- ment répudiés tandis quo dans toutes los régions de l\u2019or on a adopté, d\u2019une commune impulsion, les Pilules et l\u2019Onguont d'Holloway.Il n\u2019y a qu\u2019une nianidre d\u2019expliquer co mouvement, c'est le résultat de la conviction basée sur ics observations et l\u2019expérience personnolles.L'unguent est employé avec un: tol succès, cone pansement pour les blessures, les uled- res, los plaios aux jambes, les maladies internes ©L accidents auxquels ust exposé l\u2019intrépido chercheur d\u2019or, qu\u2019on peut difficilement trouver duns cetto étendue des pays d\u2019or une tente do piochour qui ne svit approvisionnée de cette préparation rafraichissante, salutaire et qui donne du soulagement.La nourriture grossière du piocheur, et souvent les habitudes, tendont à violer le t217, et développer des pluies qui coulont ct des ulcères purulentes sur lo corps et les mem- hres, Les plaics aux jambes, principalement, sont très fréquontes parmi ceux qui crousent dans los uines dt lour nuisent beaucoup dans jours trn- vaux.Los cas les plus sérieux dans cotto sorte de maludio sont toujours guéris par l\u2019onguent aves uno rapidité oxtraurdinaire.Lu moilloure muéthode pour guérir les pluies aux jumbes, les bicesures et los ulcères on général,cat de fruttor avou l\u2019onguont les parties inflummdes autour de l\u2019ouverturé de Iu plaie, en ouvrant d\u2019abord les pores do Ia pouu et on adoucissant In chair avec des fomentations chaudes.La partio malade est alors panséo aves de la charpic muladie et do la toile saturécs d\u2019onguent.; Tel est le traitement externe, mais il est bon aussi de donner aux malades quelques doses des pilules durant les progrès do la guérison, vu qu\u2019elles sorvont à purifier le sang et à débarras- sor le système do toutez les affoctions tnorbides, pendant quo l'onguent fuit son œuvro.à l\u2019exté- riour.\u2014 (Lo Scientific Witness.) \u2014 \u2014>e mn Lee massacre de la Nouvelle Orléans New-York, 16.\u2014Le baron Fava, le ministre italien réinstallé, est arrivé ici hier par la Gascogne.Le baron n dit que l'indemnité payée par le gouvernement américain au sujet du massacre de Nouvelle-Orléans, a été distribuée à sa satisfaction entière des intéressés, \u2019 I nirs du foyer et ronforcés pur leur préjugés nu- | ENGLMITIONS RIIGOLES 1887 ET: 1891 LA DIFFERENCE Depuis la.réponse de l\u2019hon.M, Hall à une interpellation de Ja gauche, disant que le gouvernement de Boucherville a fait un emprunt temporaire de $450,- - 000 pour rencontrer les obligations les plus pressantes, toutes Jes feuilles rouges sont dans la jubilation.Et elles vont, disant et répétant chaque jour, que ce n'était pas la peine pour des ministres actuels de crier au gaspillage, puisqu'ils devaient marcher sur les traces de leurs prédécesseurs.Le National, par exemple, dit : Le gouvernement de Boucherville vient de faire un emprunt de $450,000, Et cela ne fait que quatre mois qu\u2019il est au pouvoir.Zuze un peu pour 'avenir ! Le peuple, à qui la plus stricte évo- nomie a été promise, ne devra pourtant point s'étonner outre mesure.À son arrivée au pouvoir, le cabinet de Boucherville n\u2019a trouvé que $60,000, restant de l\u2019emprunt do $4,000,000 contracté par M.Mercier en 1891.C'avait bien été, n\u2019est-ce pas.Or, pouvait-on gouverner longtemps avec $60,000 ?Les feuilles oppositionistes, dont les patrons ont signalé leur passage à droite en 1887, par un emprunt de 3 millions et demi, devraient savoir que non.! Et quelle façon ont-elles à faire tant de bruit pour $450,000 nécessaires, quand elles ont défendu trois millions et demi dont on se serait bien passé, si on avait seulement voulu exiger l'argent alors dû au gouvernement.Mais non, il fallait solidifier sa position, et comme le peuple se montrait peu enthousiasme, on remit par cent mille piastres l\u2019argent dû au trésor provincial.Il est inutile pour les gazettes rouges d'essayer à effrayer les électeurz au moyen.d\u2019exclamutions ricicules à propos de rien.Le peuple a encore trop bien gravées dans la mémoire les folies financières du régime déchu pour s'y laisser prendre.Au contraire, c\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019il saisit, dans toute son étendue, la différence qui existe entre les deux administrations, Dès sa première session, le cabinet eli- quard se faisait autoriser à emprunter trois millions et demi, afin, disait-il, de payer les dettes des bleus, En 1892, le cabinet de Boucherville en est aussi à sa première session, avec des obligations deux fois plus nombreuses à rencontrer, sans un sou\u2019 d'arrérage à recevoir, et, cependant, loin de faire des empruuts permanents, il s'cst procuré temporairemnet $450,000, pour le plus pressé.Une loi votée et sanctionnée lui donne le droit d'emprunter six millions, mais il ne le fera que s'il n\u2019y a pas moyen d'arriver autrement.A l'heure qu\u2019il est, il étudie courageusement la situation, essayant de la résoudre sans laisser tomber sur les épaules du peuple tout le poids du fardeau que ses prédécesseurs avaient décidé d'y mettre.Sous le régime de la clique on n'avait pas le temps d'étudier si à fond, les gardiens de barrières criaient trop fort.Veilà la différence que le peuple voit et comprend.\u2014 \"eee Actions en dommages Melle Gagnon, du feubourg Saint- Jean, qui s\u2019était infiigée des blessares en tombant dans l'église Saint-Jean-Baptis- te par une trappe laissée ouverte, dans le cours de l\u2019hiver dernier, vient de prendre une action en dommages au montant de $2,490 contre la fabrique.M.Apolinaire Corriveau, est l'avocat de la demanderesse, \u201cprunes edd ee 1 at ge iri - nome \u2019 f ee \"Ls elt oh gn Athènes, 19 mars 1892., Monsieur le Rédacteur, Les quatre jours.que nous avions à passer à Alexandrie où,à notre premier séjour, nous avions visité à peu près tout ce qu\u2019il y a d\u2019intéressant à voir, nous paraissaient dovoir être assez ternes; mai une circonstance inattendue nous a rendu ce séjour ausssi varié qu'agréable, Durant ume visite que nous avions dû faire au patriarcat, au sujet des obscrvances du carême, l\u2019un des Pères Franciscains nous dit que nous pouvions célébrer la messe, si nous le préférions, dans deux ou trois églises plus rapprochées que la leur de notre hôtel.Notre bonne étoile nous a conduits chez les pères Lazaristes.A peine nous étions-nous fait connaître pour des pèlerins du Canada que c2s bons Pères nous reçurent, je ne dis pas seulement avec politesse, avec un empressement ct une affeotion fraternelle qui nous ont touchds profondément.Ils se mirent tout entiers à notre disposi- \u2018tion et nous pressèrent de prendre des chambres chez eux.Le jour même, le supérieur, le \u2018Père Giraud, nous ihvi- ta à un diner qu\u2019il fit préparer tout exprès en nôtre\u2019 ionneur.À la suite de ce repas, assaissonné de toute l\u2019amabilité française, il organisa, de concert avec: le procureur, une promenade à -leur maison de campagne, située à une dc- mi-heure d'Alexandrie.Nous y avons passé une journée dont nous garderons le souvenir.La bibliothèque du oou- vent et de la\u2018salle de lecture, avec les Journaux de France, furent mis à notre disposition.Eu un mot, ces ex- eellents Lazaristes nous \u2018 prodiguèrent tant de bontés que nous en étions dans la confusion.Le couvent et l\u2019église de ces religieux sont très bion construits dans une des belles rues.et au centre d'Alexandrie \u2018Outre le ministère qu'ils exercent dans la ville, les associâtious charitables et les cercles qu'ils entretiennent, ils diriB gent un hopital, un hospice et des écoles tenues par les sœurs de Saint Vincent de l\u2019aul.On nous a fait visiter en détail ces établissements, et tout accou- \u2018 tumés que nous sommes aux merveilles de la charité catholique, nous avens été touchés jusqu'aux larmes de l\u2019in- coryable dévouement de ces religieux et de leurs saintes coopératrices, Les hospitalières do l\u2019Hotel-Dieu de Québce, dont, par parenthèse et suivant notre promesse, nous avons déposé les voeux et les intentions dans les sanotu- aires de la Terre-Sainte que nous avions visités, apprendroct avec .bonheur qu'un des Sœurs de la Charité qui, depuis une trentaine d'années, fait le plus de bien à Alexandrie, porto le nom de leur fondatrice, duchesse d\u2019Aiguillon.Quoiqu'elle ne descende pas de la nièce de .Richelieu qui, comme on le sait, n\u2019a pas laissé de postérité, elle appartient à Vancicone famille d'Aiguillon, et elle fait revivre les vertus eble zôle apos- \u2018tolique de la foudatrice -de notre Ho- tel-Dieu de Québec.La sœur Augustine ( c'estson nom de religion) fait deux fois par semaine, de ces propres deniers, de mombreuses distributions aux pauvres d'Alexandrie, Elle soutient une trentaine de familles, outre les dépenses qu'elle fait pour entretenir des vieillards et de malades dans l'hopital où elle sert.En un mot elle prodigue sa fortune autant qu\u2019elle se prodigue elle-même pour les membres souffrants de Jésus-Christ.Son humilité n\u2019est pas moins admirable que son dévouc- ment.Elle à refusé, malgré les plus vives instances, d'être supérieure du couvent des filles desin ordre à Sa'oni- que.Dans la matinée du 16 mars, 8:- mon Sélek, le fidèle dorgman qui, d'A- Jexandrie nous a accompagnés en Ter- | re-Sainte, nous attendait à l\u2019embarcadère.Iln\u2019a pas voulu nous quitter avant de nous avoir conduits jusque sur le bateau qui devait nous transporter en Grèco.Le brave guide s'était attaché à nous, et nous avons pris l\u2019ha- \u2018bitude'de voyager sous ea direction.Il faut dire que Simon Sélek est un type à part parmi la race des drogmans.Fl tient à la fois de Sanche et de Gil Blas Les courses qu\u2019il a faites, les aventures dont il a été le héros ou le témoin, fourniraient le thème d\u2019une Odyssée.Il est de la taille de Napoléon, et il faut le voir à cheval, sur la photographie où il figure à la tôte de notre caravane.Sa pose a l'air de dire que quarante siècles le contemplent.Au demeurant Sélek est le meilleur gargon du monde, doux et obligeant à nous faire regretter les oiguons d'Egypte.Il nous a servi gratis des scènes d'un comique qui plus d\u2019une fois nous faiu oublier les fatigues du voyage.Au départ, tes démonstrations amicales et ses signes d'adieu nous ont poursuivis jusqu\u2019à ce que sa chaloupe eût disparu derrière les vaisseaux qui oncombraient la rade.L'abbé H.R, CASGRAIN.! Rome, 25 mars, en la fête de l\u2019Annonciation de la sainte Vierge, 1892.|.Monsieur le Rédacteur, Le 16 mars, vers dix heures du matin, le Behara, de la ligne Khédivieh, glissait entre les bouées qui marquent l\u2019étroite passe de la rade d\u2019Alexañdrie.Le soir, au soleil couchant, la mer qui s'était toujours montrée clémente depuis notre départ de Jaffa, devint houleuse.Les montagnes de l'ile de Crête, couronnés au loin par le mont Ida, que nous longions sur notre gauche, s\u2019enveloppaient de nuages.La nuit fut três désagréable.Le lendemain, nous entrâmes dans les Cyclades où nous fâmes moins secoués malgré Jo grand vent qui continuait à soufler.Les effets de lumière, tantôt tam'isée À travers les nuages, tantôt éblouissante sur les îles de l\u2019archipel, sont d\u2019une beauté ravissante.Ces îles sont toutes montagneuses et d\u2019une variété de forme qui leur donne une grâco infinie, Les villages étugés sur leurs flancs ont l'air de couvée de colombes prêtes à s'envoler.Le ciel avait reprit sa sérénité, le 18 au watin, quand notre paquebot entra dans le port du Pirée.\u2018Toutes les lor- gucttes étaient braquées sur ce rivage de l'Attique qui évoque tant de souvenirs immortels.Nous venions de doubler le Cap Sunium où discutaient Socrate et Platon ; voiei les rochers battus des flots où Démosthène préparait ses grands effets ovatoires ; tout près d'ici, dans ce détroit, T'émistocle livrait la bataille de Salamine, Le pays qui encadre Atliènes ct son Acropole semble avoir été créé tout exprès pour l'inspiration du génie, comme si cette terre avait été prédestinée d'avance pour devonir le berceau des arts et des lettres.Il n'y a peut-être \u2018aucun autre lieu au monde qui réunisse un ensemble de beautés naturelles aussi: gracieuses, une aussi harmonieuse variété de lignes et tons, - Les courbes des montagnes et des -collines, les contours des îles et des rivages ont l'air d'avoir été dessinés à plaisir par la main d\u2019un Phidiasou d\u2019un Praxytële.Peut-on rêver, par exemple un plus beau piédestal pour le Parthénon que l'Acropole d'Athènes, cet énorme bloc de rocher à pic et isolé dans la campagne ?En arrivant par mer au Pirée, l'œil émerveillé cn apercevant cette ruine superbe qui dessine au loin sur l'horizon ses fines arrêtez de marbre doré par Ja lumière de vingt-quatre siècles.La nature nc pouvait mieux servir le grand artiste qu\u2019en lui donnant une pareille base pour faire ressortir les proportions de son - immortel chef-d\u2019œu- vre.\u2019 LU Le peu de temps que nous avions à passer à Athénes ne nous permettait que d'y jeter, pour ainsi dire, un coup d\u2019œil À vol d'oiseau.Il me faudra cependant plusieurs correspondances pour dire toutes les belles choses que nous avons eu à admirer.Je ne puis que les indiquer sommairement.Trois quarts d\u2019heure en diligence nous avaient transportés du Pirée au Grand Hôtel d\u2019Athène situé dans le plus beau quartier de la ville.Après le déjefiner, unc voiture avec un excellent.guide nous attendait à la porte de l'hôtel.La journés était Assez fraîche, avec de grands éclats de soleil entre de gros nuages chassés vers la cime du mont Hymette qui ferme l'horizon à une lieue ou deux vers l'Orient.La nouvelle Athènes, bâtie depuis l'indépendance de la Grèce d'après un plan judicieux, en style d'architecture antique, est fort jolie.On a voulu, avec raison, lui donner le cachet d'autrefois.Cela cependant a l'inconvénient de prêter à ces monuments un air de monotonie par la continuelle répétition du même genre d\u2019architecture.Notre première visite fat naturélle- ment pour l\u2019Acropole, ou se trouvent réunies les principales ruines antiques : D'abord, avant d\u2019y entrer, l\u2019Odéond'Hérode Atticus, remarquablement conservé ; puis l'Aréopage où saint Pau] prêcha le Dieu inconnu ; sur l\u2019Acropole même, les Propylées, le temple de la Victoire sans ailes, le Parthénon, dont les vastes proportions ne nous ont pas moins étonnés que ses formes exquises ; l'Erecteum, le gracieux protique des Cariatides, eto., ete.\u201c Je ne puis qu\u2019indiquer, en dchors de l\u2019Acropole, le temple de Thésée, qui a servi de modèle à l\u2019église de la Madeleine à Paris ; le Pnyx, c'est-à-dire, le lieu où les Athéniens tenaient leurs.ac- semblées politiques, et où, par conséquent, Démosthènes, a prononcé ses célèbres harangues ; la prison de Socrate, grotte creusée au flanc d\u2019un rocher dans le genre de la prison Mamertine ; enfin le temple de Jupiter, reste d\u2019un édifice qui devait être gigantesque.La journée du lendemain a été consacrée à visiter les musées et les églises, dont la description fournirait la matière d\u2019une correspondance ; mais j'ai déjà trop pris d'espace daus ln Semaine Feligieuse.En regardaut la campagoe de 1'Attique du haut de l\u2019Acropole, vous avons été frappés d'un trait de ressemblance avec l\u2019un des paysages canadiens les plus connus.Il peut paraître naïf de faire de telles comparaisons ; mais elles ne sont pas sans quelque intérêt pour les lecteurs de la Semaine Religieuse auxquels nous nous adressons uniquement.La Plaine de l\u2019Attique qui s'étend au Nord Quest d'Athènes et qui est bornéc par les monts Daphoni, rappelle la vallée de la rivière Saint-Charles, vue des remparts de l\u2019Esplanade.Les faubourgs d\u2019Athèues s\u2019étendent au pied de l\u2019Acropole comme coux de Saint- Roch et de Saint-Sauveur au pied du côteau Sainte Geneviève.La plaine s'élève graduellement comme celle de Charlesbourg et de Lorette, et se ferme à l\u2019horizon par des montagnes dont la sinuo- siré ressemble à celle des Laurentides, Le chemin de fer d'Athènes à Patras touche Eleusis, suit pendant quelque temps le golfo d\u2019Egine, traverse l'Isthmo avec son nouveau canal,et toute la péninsule dela Morée, en longeant le golfe de Corinthe.La route coupe d'immenses champs de vignes qui produisent ce vin de Corinthe ei recherché pour les pâti=- ries dans le monde entier, \u2019 Au-delà s'étendent des vergers non moins immences, couverts d\u2019oliviers.A dix heuros du toir, nous prenons nos cabines dans le Curidi, excellent paquebot de la ligne Florio-Rubattino.Nuit calme ct superbe.En passant près d'Itaque, que nous n\u2019'apercevons pas duns l\u2019obscurité, nous eausons de l\u2019Odyssée, du sage Ulysse et de Pénélope Comment les vieux classiques ne nous trotteraient-ils pas dans la tête en passant devant les lieux qu'ils ont tant de fois chantés ?Durant toute la journée du 20 mars, le steamer circule à travers les les Ionieancs aussi pittoresques pour le ry moins que les Cyclades.C\u2019est une fête pour Jes youx (que d\u2019observer jusqu\u2019au soir les jeux de la lumière sur les pies, les plateaux, les collides, qui, de tous côtés, surgissent de la mer.Le Curidi fait escale durant quel \u2018ques heures devant la vile de Corfu.Plusieurs passagers descendent à turre pour aller visiter le château où l\u2019impé- ratrico d'Autriche (st maintenant en villégiature.De Brindisi à Naples, nous avons fait.une course à toute vapeur à travers les montagnes des Abruzzes ct de la Campanie.Nous revoyons avec un plaisir nouveau le Vésave et l'incomparable golfe de Naples où afflue cn ce moment tout un peuple de touristes ; car c\u2019est déjà le printemps pource pays aimé du soleil.Nous passons un jour à Naples pour nous délasser du voyage.Des balcons de notre hôtel (Le Métro pole) situé sur la Chiaia, nous avons une vue splendide sur toute la baie, depuis le Pausilippe jusqu\u2019au Cap Micène d'un côté, et de l\u2019autre depuis Castellamarre jusqu\u2019à Caprée.Durant toute la journée du 22, visite à l\u2019Aquarium, le plus in téressant, dit-on ; promenade à la Villa Nazionale, et du côté de Baïa.Enfin le 23, par le train de trois heures, nous rentrons à Ilome où messieurs les directeurs du collège Canadien, prévenus d'avance, sont venus sur le seuil nous serrer là main avec cette franche et cordiale hospitalité que vous savez.L'abbé H.-R.CaAsGRIN, , P.S.\u2014Si les lecteurs de la Semaine Ruligicuse ont pris quelque intérêt à lire ces correspendances, ils peuvent en remercier mes compagnons de voyage qui se sont imposé la tâche de tenir la plume pour moi durant \u2018nos courtes étapes.H.-R.C.rE Ee \u2014 LA CHAISE ELEC TRIQUE Trois Condamnés à Mort y Prendront Place la Semaine Erochaine Aibany, N.Y., 13\u2014On fait d\u2019actives Préparations dans les prisons de l'Etat our la triplefexceution qui doit avoir fou ln semaine prochaine.À la prison d'Auburn, Joe S.Tice doit mourir le 16 mai : À Danemora, Charles Wright et à Sing Sing Henry Fanning doivent expier leurs crimes, daws le même temps.La cour d'Appel a confirmé la sen- tenge portée coutre Tice et Fanning, maïs ne s\u2019est pas enèere prenoneée dans le eas de Wright.Les humeurs de l'estomac, le Salt Rheum, et.toutes les maladies sont guéries par la Salsepareille d\u2019Ayer.Un tigreet deux léopards dans un village Londres, 14\u2014Hier, une menageric qui était en routv, en Hongrie, a été surprise par une idoudation subite.La femme du propriétaire ot plusiours bê- tcs se sont noyées.Un tigre du Bangal et.deux léopards re sont réfugiés dans un village voisin ou ils out blessé dan- géreusement un homme de police, avant qu\u2019on ait pu les tuer.LA LANGUE FRANÇAISE En ferme atéitude du eabsscé fédéral M.McCarthy à encors subi un joli échec.- Son fameux bill au sujet de la langue française au Nord-Ouest a été rejeté Far 100 voix de majorité.Nous félicitons le gauvornement fédé- ectte circonstance.Mc SON DEUXIEME ECHEC L'attitude de M.Adams On a vu, par notre compte rendu des Communes, que M.McCarthy scents une seconde fois de faire passer son bill concernant l'abolition du français et des Atl fait cett: seconde tentative ce son gré, où a-t-il été pousss par quels qu'un ?Nous croyons qu'il a ¢t¢ foreé par la faction fanatique d'Ontari , étonnée de ec que le député de Simcoe ne se scit seulemeat pas donné la pcine de pre: dre ls parole sur la deuxième lecture.Dans tous les cas, cette s:conde tena échec dont nous nous réjouissons.Mais, que faut-il dire de\"M.Adams, député de Northumberland qui a voté en faveur du bill.M.Adams est catholique et, de plus, doit sa victoire sur l\u2019hon.Peter Mitchell au vote acadien, Est-ce pour les récompenser de leurs sympathies, qu'il s'est placé du côté de nos ennemis, S'il n'y avait que la langue francaise en jeu, tout en étant fanatique, ce seraitau moins plus excusable, Mais il y avait la questiin des écoles communales do'.t \u20181 dispariticn ne serait point favorabl aux intérêts catholiques, M.Adams a ounlié tous cula.Les acadiens pourraient peut-être ne pas l\u2019oublier,et le député de Northumland n'aurait aucun droit de s\u2019en yla'ndre.\u2014e>0 rm | ACCIDENT FATAL Mort horrible da ous vrier it' Ia ¢ Dominion ire Co Montréal, 14.\u2014 Ce matin, le coroner Joues a tenu à Lachine, unc enquête sur le corps de Napoléon Deschamps, âgé de 23 aus, qui s\u2019est fait tuer aux ateliers de la \u201c Dominion Wire Co.\u201d Deschämp travaillait près d'une roue d'engrenage qui va à une grande vitesse ; tout-à-coup son pantalon fut pris par la courroie ct dans l'espace d'une demi-minute, il a fait plusieurs tours, sa téte frappant chaque fois contre le mur, Le malheureux a cu une jambe arrachée et le corps a été projeté à une trentaine de pieds plus loin.La mort a été instantanée.Complot supposé St-Pétersbourg, 16.\u2014L'autopsie faite sur le corps du Gen.Gressor, préfet de police à St-Pétersbourg, mort quelques Jours après avoir été médicamenté avec | de la \u201c vitaline \u201d, à révélé des traces de poison.Gatohowsky, l'inventeur de la vitaline \u2019\u2019, qui a soigné Gresser, à été arrêté, Ou le soupçonne d'être mêlé à quelque complot.Le testament de Deeming Melbourne, 16\u2014 Le testament de Deeming, le.meurtrier de fummes, lègue tous ses biens ct sa biographie à son Mlle Rounsell, envers qui il'était en- agé lors de son arrestation.CARTHY avocat, moins le dixième qu'il donne à .y 1 \u2018 PL ho i Echec à M Mecarty & L Lv - wo = \u2018 ; fl 7 5, ral sur la fermeté de son attitude dans .écoles communales dans le Nord-Ouest, - tative a été pour lui le sujet d\u2019un second.© fa oy a \u2014 { fr COR \u2018 me Teor on -' 4 TUT Tr Tr TM Te RTS NE ES ç.PE C po + 3 a ST Sr z A / et \u2018 Tr lère session.\u2014Bème parlement ASSEMBLEE LEGISLATIVE Séance du 16 mai.La Chambre s'ouvre à 2 houres.Après les affaires de routine les hil!s suivant sont présentés.Loi amendant l\u2019article 700 du code de procédure civile eoncernant leg certificats d'enregistrement.\u2014L\u2019honorable M.Casgrain, Loi amendant l\u2019article 25 du code de procédure civile \u2014M.Marion.Loi amendant les articles 3723, 3725 ct autres des statuts refondus de la province de Québec, concernant la loi du notariat.\u2014M.Marion Loi portant refonte de la loi pour la protection du gibier et des animaux à fourrure.\u2014M.Augé.M.Hall soumet le rapport des opérations de l\u2019année dernière de l'Union St- Joseph de Lachine.Bills lus uue deuxième fois et défè- FE LC il rés au comité des bills privés.Loi constituant en corporation * The Union Stock yard abattoir and meat - packing Company.\u2014M.Hall.Loi constituant en corporation la $ Montréal Congregational Church Building Fund Society.\u2014M.Stophens, Loi autorisant l'Institut des Artisans - de Montréal à emprunter une somme d'argent supplémentaire surçhypothèque et À vendre l'immeuble qui lui appartient.\u2014 M.Hall, Loi légalisant le marisge et le cou- trat de mariage de Henri Aimé Bourvassa et de Dame Purissima Robert.M.Hall Loi constituant en corporation l'Hô- tel-Dieu du Sacré-Cœur de Jésus.L\u2019ho- noeable M, Flynn.Loiautorisant Paul Elie Bellehumeur, méducin et chirurgien à exercer 8a drofession dans la province de Québee.\u2014M.i lier, Loi concernant la charte de la ville Beauharnuis et ses amendements.\u2014M.Descarics.INTERPELLATIONS M.Magnan \u2014Estece l'intention du gouvernement de donuer le même-en- couragement uux manufactures de tabac qu\u2019il donne aux manufactures de betteraves, vu quo les premières sout de na- turc à douzer un encouragement plus \u201c payant que les cultivateurs ?: R.Oui, quand les finances de la province le permettront.M.Hackett.\u2014Le gouvernement a-t- il l'intention de prendre des mesures dans l\u2019inté:êt desexposants de cette province à l\u2019exposition universelle qui doit avoir lieu à Chicago en 1892 ?R.Oui., M, Morin \u2014 Les règlements de la seconde division du comté de Charlevoix, nommé le 12 avril dernier en remplacement de Joseph Gariépy, a-t-il donné le cautionnement requis par la loi ?Si oui, quand et comment ?R.Non pas encore, mais il a été averti qu\u2019il devra fournir ce cautionnement, M, \u20acooke.\u2014Quel est le cofit de 'horloge qui a été placée dans la tour ou le dôme de la prison de New Carlisle ?À qui ce montant a-t-il été payé ?R\u2014L'horloge a coûté $700, payé à M.Cyrille Duquet.: M.Lussier \u2014Quel est le nombre de conjoints, protunotaires, régistrateurs ou autres officiers du service publie, nom- © més par le présent gouvernement, et quelle est l'augmentation des dépenses causées par ces nominations ?\u2019 Quels sont les noms de ces \u2018public ?officiers i © # M.Pelletier.\u2014La réponse sera préte ~dans quelques jours, Je peux dire - aujourd'hui qu\u2019il y a diminution de dépenses pour un montant de $13,900.M.Carrier \u2014Le gouvernement a-t-il Yintention de continuer les travaux de \u201c , Sreusage de la savane de Saint-Domini- que, dans le comté de Saint-Hyacinthe, ; els que commencés sous l\u2019ancienne \u201c, administration en 1891 ?+ J.Non, pas maintenant.© M.Lussier\u2014Est-ce l'intention du \u201c+ gouvernement de passer une loi pour -\u201d, abolir la double candidature à l\u2019Assem- \u2018>, blée législative ?R.Non.M.Tellier\u2014L'honorable M.Mar-, chand a-t-il, pendant qu'il était Orateur JOURNAL DES CAMPAGNES de cette Chambre, reçu, entre le 8 mars et le 26 avril dernier, quelque communication au sujet du siège pour la division électorale de Bonaventure ?- M.Marphand \u2014Non.M.Girard (Rouville).\u2014Le gouver- pement a-t-il l'intention de continuer le travaux de creusage à la rivière des Hurons, dans les comtés de Rouville et de Saint-Hyacinthe, tels que commencés par l'ancienne administration, en 1890.et 1891 ?R.Non.La Chambre se forme en comité pour étudier le bill de M.Pelletier, amendant le code municipal.Le bill qui a pour but de fournir plus rapidement les statistiques municipales est adopté par le comité et sera lu une dernière fois demain.À 4 heures la séance est levée.Séance du 17.La chambre s\u2019ouvre à 34 hrs.Le comité des bills privés soumet un rapport au sujet des amendements à la charte de la cité et se déclare favorable à ces amendements.| Le bill de M.Polletier amendant le code municipal est lu une troisième fois et adopté.M.Hall soumet une copie des comptes publies pour l\u2019année 1891.La chambre se forme en comité pour étudier le bill de M, Pelletier amendant les dispositions relatives aux écoles communes de Ja cité de Montréal.M: Tellier préside.L'Orateur ayant pris son siège le bill est lu une deuxième fois.Le bill de M.Casgrain amendant la loi relative à la preuve prise par le sténographe est adopté.L'Orateur lit un message du lieute- nant-gouverneur soumettant l'état du budget de 1891 et priant les membres de le prendre en considération.Le mcssage et l'estimé budgétaire qui l\u2019accompagnait,sont renvoyés au comité des subsides.Le bill concernant les enquêtes de corouer «st soumis.M.Casgrain dit que le but de ce biil est de réduire de beaucoup les dépenses en empêchant les coroners de tenir des enquêtes inutiles, T1 cite le cus d'un homme mort dans une églises en présence d'un grand nombre de personnes et sur le corps duquel le coroner x tenu une cnquête.Ce qui était absolument inutile.Le bill est adopté malgré l\u2019opposition de M.Fitapatrick.Le bill de M.Pelletier, pour réduire de 7a 5, le nombre des membres du bureau d'hygiène est aussi adopté.La chambre se forme en comité des subsides ct discute les estimés budgétaires \u2018pour l\u2019année finissant le 30 juin.Le premier item est une demande de $14,122.53 ; ce montant devrait être ajouté au montant de $1,441,905.30 déja voté pour Vintérét et le service de la dette publique.De 1891 à 1892 on a dépensé $1,239,556,82 pour cette fin.Lu comité vote une résolution qui est adoptée par la chambre en séance régulière, M.DUPLESSIS explique son bill relativement à la confection des listes électorales.Ce bill propose que les listes soient faites en automne, au mois de septembre, au lieu du mois de mars alors que les chemins sont très mauvais, M.BERNATCHEZ dit que les chemins sont très beaux au mois de mars et que les cultivateurs sont trop occupés au mois de septembre pour s'occuper des listes électorales.CONSEIL LÉGESLATIF \u2014 Séonce du 17 mai 1892.La séance ouvre à quatre heures.À près la lecture des pétitions, l'honorable M.ARCHAMBAULT.\u2014J\u2019ai I'hon neur de proposer que le délai fixé pour la réception des pétition pour bills privés soit prolongés jusqu\u2019à vendredi prochain.Je ne suis pas autorisé par le comité à faire cette proposition, mais comme le délai fixé expire aujourd'hui, je puis bien la présenter avec le consen- tement-unanime de la Chambre.L'honorable M.GILMAN.\u2014 Je ne uis me rendre au désir de mon honora- leami.Nous avons des règlements, il nous faut les suivre, et à chaque session on prolonge ainsi les délais, finis- sons-en uno fois pour toutes.Si l\u2019on avait demandé de fixer la date à demain, passe encore ; mais pour une extension de temps plus considérable, je m'y .\\mette fin à cette session.oppose.L'honorable M.ne BOU0HERVILLE\u2014 Ces délais ce remettent depuis plusieurs années, et il n'y a pas moyen encore d'y Autrement, nous empêcherions la passation de plusieurs mesures importantes et nous causerions peut-être des dommages assez considérables aux parties intéressées, En principe, je suis contre toute prolongation de délai.Mais il ne faut pas oublier que dans la circonstar ce actuelle, cette prolongation est devenue nécessaire.En effet, nous avons cu un ajournement, et le publio savait parfaitement qu\u2019il ne pouvait présenter de pétitions dans, Pintervalle.Par conséquent il ne serait pas juste, de décider aujourdhui que le délai pour recevoir les pétitions est expiré ; car c'est nous qui sommes pour ainsi dirè, la cause des retards apportés à la présentation des requêtes en question.L'honorable M.ARCHAMBEAULT.\u2014 Je demanderais à la Chambre de prolonger le délai à demain seulement,mais inclusivement, et d'avertir les membres de l\u2019autre Chambre de la détermination que nous avons prise.Le comité des bills privés se réunira demain et décidera s\u2019il doit prolonger davantage les délais, et la Chambre sera appelée ensuite à voter sur cette décisiou.L\u2019honorable M.GARNEAU.\u2014J\u2019allais me lever pour faire cette suggestion, à l'honorable conseiller pour Repentigny.Il ÿ a une disaine de jours, j'ai exprimé ma pènsée sur la prolongation de ces délais.Je désire qu\u2019on suive les règles de cette Chambre.Autrement, en prolongeant les délais indéfiniment, on retarde la session et on s'expose à siéger nue grande partie de l'été.La date pour recevoir les pétitions a été fixée au 17 du courant ; ce fait a été mentionné dans les journaux ct tout le monde a pu en prendre connaiseance.L'honorable M.DEBoUCHERVILLE.\u2014\u2018Çomment cette prolongation de délai peut-elle retarder la session.L\u2019honorable M.GARNEAU\u2014Lezs pétitions doivent être reçues avant la présentation des bills privés au comité.Plus on diffêvera la présentation des pétitions, plus la présentation des bills retardera, et la discussion de ces bills devra nécessairement prolonger la session.L'honorable M.GILMAN\u2014Je retire |- mon objection.Le délai fixé pour la réecption des pétitions est alors prolongé à demain inclusivement.\\ L'ordie du jour appelle la deuxième déliberation sur le projet de loi intitulé : \u201c Loi amendant le statut 53 Vietoria, chapitre 47.\u201d L'honorable M.CirAPAIS \u2014En comité je pourrai donner sur ce projet de loi toutes les explications que l\u2019on voudra bien exiger.Mais cn attendant, je ferai connaître la portée de la mesure.En 1890 la législature a passé unc loi concernant la largueur des chemins et des rues dans les cités, villes et villages.La première clause de cette loi se lit comme suit : \u201c Tout chemin\u201cou rue, lorsqu'un conseil municipal, une compagnie, une corporation, une société ou un particulier, subdivise son terrain en lotsà bâtir, doit avoir une largeur d'au moins soixante- six pieds anglais.\u201d La quatrième clause nous dit quand cette clause sera applicable : \u201c Le présent acte n\u2019aura d'effet que pour l'avenir, ct.sera applicable aux cités, villes et villages, constitués soit en vertu d'actes spéciaux, soit en vertu des actes municipaux ou de code municipal, soit en vertu desclauses générales des corporations de villes ou autrement.\u201d Mais la dernière partie de cette clause contient des excéptions à la règle posée daus la première partie, et voici dans quel cas : \u201c Mais il ne s'appliquera point dans les cas où des plans ou des divisions sont actuellement faites de manière à fixer la largeur des rues dans les cités, villes et villages,\u201d Or voici maintenant la portéé du projet de loi dont je propose la seconde lecture, Aux exceptions que je viens de lire, le projet de loi demande d'ajouter les mots suivants à la quatrième clause : \u201c Ni lorsqu\u2019il s\u2019git de mettre en com - munication deux rues ou parties de rues déjà ouvertes lors de la passation de l'acte.\u201d .C'est-à-dire que lorsqu\u2019il s'agira de prolonger une rue déjà- commencée, on observera la même largeur qu\u2019elle aura dans sa partie existante.Si cett ?rnë a 50 pieds de large, le prolongement | aura 50 pieds également et non soixante-.six, |L'honorable M.AROHAMBEAULT.\u2014Je suis en faveur du\" principe de ce projet de loi, et je devais moi-même présenter une législation.dans ce sens.- Mais je pense que la mesure actuelle va trop loin et qu\u2019elle n\u2019atteindra pas le but qu'on se propose.Il faudrait dire dans cette loi qu\u2019une rue aura telle ou telle largeur ; autrement, elle npus ramène au statut existant auparavant.L'honorable M.CHAPAIS.\u2014Je pourrai changer la phraséologie en comité général.et rencontrer ainsi les vues de mon honorable ami.Le projet de loi est adopté en deuxième délibération.Le projet de loi intitulé : Loi relative au département du secrétaire de la province, est adopté définitivement dans les formes réglementaires, La séançe cst levée.COUR DE POLICE L'afaire du \u201c Sylntutteur \" Continuation de l'enquête Prix exhorbitant Dix cents serait bien payé L'enquête dans cette affaire, s'est continuée ce matin.\\ Le premier témoin entendu a été M.Barnard.Ep, BARNARD, secrétaire du Conseil d'Agriculture, croit que l'achat des\u2019 livres agricoles, est une question de patronage.Jusqu'en 1888, ces livres étaient achetés sur recommandations pressantes du Conseil d'Agriculture ou des comités de la Chambre.À sa connaissance, le Syviculteur, n\u2019a pas été recommandé par le conseil de l\u2019Agriculture pour l'acheter, Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de l\u2019achat de 50,000 exemplaires de cet ouvrage dans les circonstances ?M.Lemieux s'objecte, parce que c'est 1} une question à décider par le jury.: M.Languedoc,plaide que c\u2019est essen- tie: comme devant conduire à la preuve de conspiration.Le juge Chauveau permet la question, tout en réservant l\u2019objectoin.M.Barnard répond que ce nombre lui parait tout-à-fait excessif.D'après son expérience personnelle, il craindrait qu'un ouvrage de ce genre ne fut point lu avec profit par 500 personnes.Et pour arriver à ce résultat, il faudrait en distribuer 3000 ou 4000 exemplaires, Est-ce que la distribution d\u2019un plus grand nombre d\u2019exemplaires aurait pour effet de lui attirer plus de lecteurs ?Au contraire, je crois que, plus on distribue gratis, moins on se fait lire.Le volume n\u2019a pas dû couter plus 10 à 11 cts, : Par M.Lemieux : L'appréciation de l'ouvrage par M.Joly est parfæitement juste, et, appelé à la faire, j'aurais dit la même chose.Le témoin ne sait pas si 800 exemplaires à 80c chacun, ont été vendus à l\u2019hon.M.Lynch mais cela a pu se faire.M.Jos.Boivin, assistant secrétaire provincial, produit les dépositions de MM.C.Langelier et I, Pacaud, dans l'affaire de la Baie des Chaleurs.M.Fitzpatrick s\u2019objecte à cette production, n\u2019en voyant pas l'utilité, M.Languedoc dit que son but est de prouver les relations de MM, Langelier et Pacaud, qui sontavouées par les deux parties dans ces dépesitions contenant l\u2019admission que,pendant l'intervalle durant lequel ce livré a été acheté, M.Pacaud était le trésorier de son parti et que les fonds qu\u2019il avait en mains étaient prélevés de manière et d'autre, M.Fitzpatrick maintient son objection et prétend qu'une commission royale, tomant sous le coup des mêmes règles qu'un comité parlementaire, et qu'une preuve prise devant un comité parlementaire ne pouvant être produite devant une cour de justice, il s\u2019en suit que ces dépositions ne peuvent être produites ici.Le juge Chauveau suspend la production de ces documents.La preuve que la poursuite veut faire, dit-il, peut être faite par d\u2019autres témoins, car c'était un fait public.M.Languedoc dit qu'on ne pourra faire la preuve aussi claire qu\u2019au moyen de ces documents, \u201cAAC Gnanier, grffie dn Commit Exécutif, déclaré qu'il n'y a pas eu d'ordre en conseil passé au sujet \u2018de l\u2019achat du Sylviculteur.: Par M.Lemieux.\u2018, Il ne pense pas qu\u2019un ordre en conseil ait jamais été passé pour des achats da livres.Pierre.Prevost, commis pour la distribution des livres dans le département des Travaux Publics.En février 1891, lors de l'achat du Sylviculteur, i! y \u2018avait encore 3,000 ou 4,000 exemplaires achetés pur M.Gagnon.En 1889-90 environ 1000 étaient distribués pour des prix.Les inspeoteurs d'écoles n'étaient pas beaucoup friands de ces livres pour des prix.M, Dron, courtier.En février 1891, il était comptable-payeur à la banque du Peuple.Le, 11 février 1891, il a requ un chèque de $11,125, venant de la Caisse d'Economie.Le labelle qu'on lui montre, prouve que sur cette somme, il a mis $8,000 au crédit de M, Pacaud ; il ne sait pas à qui il l\u2019a payé, M.Firreau, librairo, dit qu\u2019il considère exhorbitant le prix de 50 ots., l\u2019exemplaire, pour 50,000 exemplaires ; dix cents l'exemplaire serait suffisant, Le plus haut prix de vente a été $1.00 par exemplaire, pour les exemplaires de la première édition.En tranequestion, par M.Fitzpatrick, le témoin dit que le code de l'Instruction publique, a été vendu 70c.l'exemplaire pour une quantité de 6000 exemplaires français et 1500 anglais, La défense consent à la production des témoignages discutés dans le cours de la séance., La preuve se terminera cette après- midi, probablement.\u2014-e>>e-rmpmmemmennnnmn\u2014s Le MISSOURI DEBORDE Plusieurs villes inondées Des degâts considérables St-Louis, 17 \u2014Le Missouri et le Mississipi sont débordés.L'eau monte toujours et déjà presque toute les villes échelonnées sur les rives de ces deux.fleuves sout inondées.Toute la ville d\u2019Argentina est submergée et dans certaines parties de cette ville l\u2019eau est tellement haute qu\u2019elle atteint lc deuxième étage des maisons.Dans plusieurs villes on ne voit pres- - que plus de rivières ; tout le monde va en radcau, Une dépéchè de la Nourelle- Orléans dit que les grandes digues sout brisées dans le comté de Chicot ct que cet accident va produire des désastres incaleulables dans tout un district de la Louisiane.\u2018 On n\u2019a encore enregistré aucun perte de vie, CURIEUSE FOLIE \u2014 Une mère jette son enfant au fleuve Montréal, 17.\u2014D] est arrivé un incident dramatique des plus rares et des plus émouvants, hior avant-midi , sur une des îles Boucherville.La famille d\u2019un M.Bérard habite sur une petite île du fleuve ; à cet endroit et la femme de Bérard, encore jeune, était prise d\u2019un ennui mortel depuis \u2018quelque temps.Hier matin, elle dit 4 son mai qu'elle voulait absolument aller au \u2018village de Boucherville.Dans l'impossibilité de traveyser seul en canot, à cause de la rapidité du courant, M, Bérard partit dans une embarcation et gagna une île voisine afin d\u2019amener un compagnon qui lui aiderait à traverser sa famille à Bôucherville.Quand le mari arriva pour prendre sa femme, il la trouva en pleurs, au désespoir.La malheureuso avait pris son enfant-de 4 mois, l'avait revêtu de ses plus beaux habits et s\u2019avançant sur le ° bord de l'île l'avait lancé aussi loin que .possible daps les eaux du St-Laurent.\u2026 On envoya chercher le curé de Bouéherville dans l'après-midi, et la malheureuse mère, dans ses cris alarmés disait en pleurant qu'elle avait éprouvé beaucoup d\u2019ennui et qu'elle avait jeté son enfant à l\u2019eau pour qu\u2019il ne fût pas aussi malheureux qu\u2019elle.Un autre petit enfant de trois -ans était resté avec sa mère sur l'îlo pendant la tragédie.| Aux dernières nouvelles le corps du pauvre petit noyé n'avait pu être repêché. dcr\u201d me .; 1 \u2018 \u2018 : une nouvelle botte de documents soi- LES SENSATIONS DU \u201cGLOBE \u201d © ET NOTRE DIRECTEUR Le Globe nous arrive ce matin avec- disant à sensation.Cetto fois c'est & notre directeur M.Chapais qu\u2019il en veut.Il public un reçu de lui à M.McGreevy, pour une somme destinée à l\u2019élection de Kamouraska en 1887.Et il injurie notre \" directeur à pleines colonnes.Nous laissons de côté les injures, et nous allons droit aux faits.Voici ce que nous avons à dire au Globe : Il\u2018est parfaitement vrai qu\u2019après les élections provinciales de 1886, M.Chapais a regu de M, MoGreevy un dépôt de $1000 pour contester l'élection de l'honorable M.Gagnon, député de Kamouraäska.Le parti conservateur jugeait opportun de contester cette élection, et M.McGreevy fournit le dépôt, M.Chapais\u2019 remit ces $1000 à notre ami M.Isidore Belleau, avocat choisi pour diriger la contestation, et lorsque les procédures furent terminées, M.Belleau remit le dépôt à M.Me- Greevy, moins le \u2018montant des frais - encourus.Voilà pour le dépôt.- Passons au sccoad point.En 1887, notre aini, feu M, Charles Blondeau, se présentait comme candidat conservateur dans Kamourasku, aux élections générales.Il se trouvait en face d'une lutte formidable, dans un comté;où les luttes ont toujours'été acharnées et terribles, depuis quarante ans, Il avait à combattre feu M.Dessaint, un rude adversaire.Il demanda à M.Chapais son concours, et sollicita du comité de Québec des secours pour les dépenses de son élection, qui devaient être considérables, dans un pareil comté,au milieu de la saison d'hiver, contre un parti déterminé à ne rien né- * gliger pour remporter la victoire.M.Chapais se trouva désigné pour servir d'intermédiaire entre les conservateurs de Kamouraska et le comité d\u2019organisation de Québec: Il l\u2019a fait et n'a aucune raison d'en rougir, Il a eu du tréso- rer conservateur fdes sommes d'argent pour les dépenses de l'élection.Il a donné et signé de son nom un ou des reçus pour ces sommes qu'il a transmises aux chefs locaux dans le comté.L'élection a eu' lieu, le regretté M.Blondeau, a été battu, écrasé par une corruption effrénée.Et voilà quelle a été l\u2019action de M.Chapais en 1887, Ajoutons qu'il a toujours eu I'habitude de payer ses dépenses personnelles de sa poche dans les luttes électorales.Dieu merci, M.Chapais peut marcher le front haut dans toutes ces questions d'argent, de fonds électoraux, de dépenses d'élection.Il n\u2019a rien à cacher, rien à dissimuler, rien dont il doive rougir.Le Globe publie une lettre de M.Chapais qu'il commente avec une fine ironie.Il y serait dit, si l'on en croit la version du journal grit\u2014car M.Chapais ne garde pas copie de ses lettres\u2014il y serait dit d\u2019adresser une certaine somme d'argent à un chef conservateur du comté de Kamouraska, \u201c dans une boîte bien ficelée \u201d, parce qu\u2019on \u201c est surveillé de tous côtés \u201d.Et le Globe, à ce propos, fait une grande dépense de sarcasmes.Nous estimons que c'est une dépense inutile.La précaution conseillée était naturelle et rai- | sonuable.Quelle que minime que soit la somme expédiée à un ami en temps d'élection, quel que légitime.que doive être l'emploi de cette somme, il est toujours à propos de ne pas éveiller les soupçons, les suppositions, de ne pas provoquer les alarmes du parti adverse- C\u2019est élémentaire.Les ironies du Globe manquent done absolument d\u2019aiguillon.7 \u2018 .PRIT Ale CT LE ce tes BE LL 4 \u2019 Mais puisque lo journal libéral aime tant à analyser les épîtres\u2019 électorales, noüs.lui conseillons d'exercer ça verve sur cette lettre historique écrito par un hommo beaucoup plus illustre que M.Chapais, par l\u2019un des plus grands saints -| du ealendrier grit.Nous voulons parler du fameux billet de l\u2019honorable George Brown, le fondateur du Globe, et son génie inspirateur durant un demi siècle : Toronto, 15 août 1872.Hon.John Simpson, Prés.Banque d'Ontario, Mon cher monsieur, La bataille va bien.Nous avons dépensé nos forces dans les comtés environnants et dans Ja ville, Mais il faut faire un grand effort (bigpush) samedi et lundi dans les divisions Est et Quest.Nous faisons donc notre grand coup samedi.Il n\u2019y a qu\u2019une douzaine dc personnes qui ont souscrit généreusement ; nous avons fait notre possible et nous devons maintenant nous adresser à quelques-uns en dehors, Voulez-vous être un de ceux-là.Votre dévoué GEORGE BROWN.Le président de la Banque d\u2019Ontarie souscrivit généreusement, etla Banque fut récompensée par un magnifique dépôt du gouvernement fédéral, après l'arrivée de M.MeKenzie au pouvoir.Nous engageons le Globe à commenter cette lettre, qui n'a pas ewpêché le parti grit de proclamer M.Brown un grand homme, un grand citoyen, le plus beau type du patriote et de l\u2019homme public.Voilà notro réponse au Globe.Ses prétendues révélations sont des engins politiques sans portée, etfses traits injurieux n\u2019inspirent à notre directeur que le plus absolu dédain, LE BUDGET DE 1892-8 UNE ENORME DIMINOTION $261,677 DE MOINS QUE LE BUDGET COURANT Le budget général pour l'année fiscale 1892-93 a été soumis hier.Nous n\u2019avons fait que le parcourir à la hâte, et déjà nous avons la preuve des efforts faits par le gouvernement de Boucherville pour enrayer la dépense,et faire descendre le budget des hauteurs où ii était rendu.Les estimés complets pour l'année courante étaient de $6,843,855.Ceux de l\u2019année prochaine ne sont que de $5,582,178, soit une diminution de $1,261,677.: Sous plusieurs titres du budget soumis hier, il y a une forte diminution de dépenses.Mentionnons les titres de la législation : diminution $93775 ; du gouvernement civil : diminution de $18,632; de l\u2019administration de la justice : diminution de $72,000 ; de l'instruction publique, institutions litté- \u2018raires et scientifiques, divers : diminution de $29,296 ; de l'agriculture, immigration et colonisation : diminution de $89,927 ; des travaux-publics imputables au revenu : dimioution de $52,000; des institutions de charité : diminution de $67,087 (cette diminution porte toute entière sur les asiles d\u2019aliénés) ; des services divers : diminution de $73,260, Le chiffre de $5,582,178 que nous avons donné plus haut est le chiffre de la dépense totale, ordinaire ct extraordinaire.Mais la dépense extraordinaire est tout entière un héritage de M.Mercier.En effet clle se compose comme suit : Chemins de fer.$1,052,821 Remboursement dos dépôts de garantio.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026., 240,405 Travaux publics.375,600 Total.$1,668,826 Ce sont là les roliquats du régime Mereier, qui avait fait voter $5,000,000 de subsides aux voics ferrées en 1890, et commencé tout de travers l'immense et coûteuse entreprise de l'agrandissement du Palais de Justice à Montréal.Nous étudierons plus à fond le nouveau budget dans quelques jours.rene JOURNAT: DÉS CAMPAGNES ____ UN MIRACLE ! ! Ste-Anne a New-York Unooctogénaire ramenée des .portes dela mort Guérison miraculonse racontée par le « World \u201d > Le Conrrier du Canada n déjà annoncé l'émoi causé dans la grande ville de New-York par l'arrivée à la petito église canadienne de Saint-Jean-Baptiste d\u2019une insigne relique de Ja glorieuse et Bonne Ste Anne.Ce morceau du bras de la mère de la Vierge destiné au sanctuaire de Beaupré æ fait accourir depuis une huitaine de jours des milliers de fidèles et infidèles, croyants et sceptiques.La foides uus a été récompensée, l'incrédulité des autres confondue et on raconte aujourd\u2019hui de nombreux miracles attribués à l'invocation dela sainte aïeul du Christ.Nous trouvons dans le World de New- York, feuille protestante, mais impartiale, le récit d'une guérison sur laquelle l\u2019Eglise ne s'est pas prononcée, mais sur laquelle nous avons le témoignage de personnes respectables et dignes de foi.La personne guérie est Mde Rosina White, vénérable octogénaire, veuys du juge James W.White, en son vivant juge de la cour Supérieure de New- York, fille de feu le général Waterman et petite fille du général Whitney, fondateur de la ville de Bioghamton.\u201cVoici en quels termes le journaliste newyorkais relate sa visite chez Md White : Une femme vénérable, aux \"cheveux blancs, tout babillée de noir descendit au salon, en répouse à l'entrevue que je sollicitais en lui envoyant ma carte.\u201c Vous êtes la personne guérie miraculeusement ?\u201d .\u201c Oui c\u2019est vrai, tout à fait vrai, l'attouchement dela sainte relique m'a guérie.Voulez-vous savoir l\u2019histoire de ma guérison ?ça ne vous intéressera peut-être pas ! « Mais oui, madame.C\u2019est pour cela précisément que je viens.\u201d \u201c J'aurai bientôt quatre-vingt ans.Depuis vingt ans je suis désespérement sourde.Il n'y a un an, j'eus la grippe.Cette maladie me causa encore de nombreux malaises et souffrances, Il ya quinze jours je me mis au lit.On désespéra de ma vie.Je me préparais à la mort.Mon vieil ami, Mgr O'Reilly,vint alors me voir, il apportait sous son manteau, la relique de Ste-Anne.Quarantehuit heures après j'étais guérie et ce \u2018qu\u2019il y a de plus étonnant, j'avais recouvré l\u2019ouïc, l\u2019ouïe- perdue depuis vingt ans |\u201d Samedi -dernier la Sainte Relique m\u2019arriva, je la baisai avec respect.Le lendemain je n'étais pas mieux.Malgré toutes les récriminations de mes amis je résolus de me faire transporter À l\u2019église.Mgr O'Reilly et ma garde-malade m\u2019accompagnèrent.Pendant le trajet, je fus pris d'une syncope dans la voiture et on dut me faire entrer chez ma sœur.Une fois entrée je repris mes sens et après un court repos me remis en route.À l\u2019église, on me conduisit à la sacristie.Je vénérai la relique de nouveau.Le soir, au lit, je fus prise d\u2019un tremblement effrayant, puis moi, qui souffrais d\u2019insomie depuis un an, qui ne pouvais dormir plus de trois heures par nuit, je dormis comme un petit enfant, calmement toute la nuit.À mon réveil jé trouvai une force inconnue depuis douze mois.Plus besoin de garde- malade, j'étais guérie.Mgr O'Reilly vint me visiter, et merveille ! j'entendais, ma surdité était disparue, Le même jour, je pouvais sortir toute seule sans femme de cham- re., Depuis lers, je peux me rendre sans fatigue à la petite église, y vénérer la sainte relique et faire mon action de grâce, là, où je suppliais guérison et BECOUTS.\u201c Trez-vous à Québec pour l\u2019installation de votre relique ?\u201c Peut-être, Monseigneur O*Reilly le veut.Tout le monde me dit que j'ai rajeunie de vingt ans depuis que Ste- Ange m\u2019a guérie.\u201d Conrs militaires Ottawa, 17\u2014Les cours militaires anx Ecoles d\u2019Infanterie s'ouvriront maintenant le premier juillet et le premier d'octobre au lieu du premier septembre seulement, , Nouvelles locales -| Une retraite pour ley jounes fille Dimanche prochain une retraite pour les jeunes filles commencora à sept heures à l\u2019église de la Congrégation de la haute-ville.Les exercices auront lieu le matin à 5 heures et demie, et le soir à sept heures et quart ; les dimanches, la cérémonie du soir est fixée à 6 heures précises.Il n'y a pas de doute qu\u2019une foule de jeunes filles se joindront aux Enfants de Marie pour faire cette retraite.Tragique Lundi matin à Dorchester, Morton Ricker comparaissait devant Son Honneur le juge Landry pour recevoir sa sentence pour le crime de faux, en mettant un billet forgé en circulation, dont il avait été convaincu en mars dernier.En se voyant eondamné à trois aunées d'emprisonnement au pénitencier de Dorchester, Ricker tira un rasoir de sa poche et essaya de se couper la gorge.Heureusement que M.§ E.Wilson s'apergut de la chose ; il lui poigna le bras avant qu'il eût pu accomplir son horrible dessein.Conduit en prison, il avala une dose d\u2019amoniaque, dont on se sert pour laver le linge, afin de s\u2019empoisonner.Le médecin lui administra un émétique et on croit que les suites ne Seront pas graves, Lo fin d\u2019iuno tireuse do cartes Personne dans le district de Québec n\u2019a pas entondu parler de la Chatigny, célèbre tireuse de cartes, qui est morte vendredi.L'enquête qui a eu lieu a révélé que la défunte était âgée de 88 ans et.vivait avec un vieillascd du nom de Pouliot, Son nom est M.A.Me- Kenzie, veuve de Henry Chatigny.Elle était mariée en première noces à Henry Neilan, de qui elle eut deux fils, dont l'un cst mort ; quant à l'autre on ignore complètement ce qu\u2019il est devenu.On le croit aux Etas-Unis.De son second mari, Chatigny, elle a eu une fille qui demeure dans le comté de Lévis, où elle est mariée.Les jurés ont rendu le verdict de : \u201c Morte d'un syncope causée par une dégénérescence graiseeuse du cœur,\u201d Elle demeurait à la Canardière.Pluic blenfaisante C\u2019est de l\u2019or qui tombe, nous disent les cultivateurs, le sourire aux lèvres, En effet, la pluie quitombe depuis hier soir, va faire un bien immense à la végétation.Le grain en terre va germer et lever à vue d\u2019œil si seulement nous avons quelques jours de chaleur.Un triste nccident Un soldat rué par un cheval Vers quatre heures hier après-midi, un soldat de la batterie B, a été victime d\u2019un bien triste accident, * Le driver Turcotte\u2014c'est le nom de la victime\u2014passait à cheval sur le boulevard Dufferin à Fest du Palais Législatif, lorsqu'un cheval conduit par un antre soldat échappa à ce dernier ; ils en conduisaient chacun deux.Turcotte, déparqua alors de son cheval pour aider son compagnon d'armes à saisir le fougueux coursier ; mais comme il allait mettre la main à la bride, animal se retourna vivement et rua l\u2019infortuné soldat en pleine figüre.Celui-ci tomba par terre baignant dans son sang et sans connaissance.Une foule de gens accoururent à son secours entre autres les docteurs Verge et Turcotte qui s'empressèrent de lui prodiguer leurs soins.Le colonel Montizambert se trouvait aussi sur les lieux.On fit venir 'ambulance et le blessé fut transporté aussitôt à l'hôpital de la citadelle.Le R.P.Martineau, S.J.fut appelé auprès du mourant.Tard, dans la soirée, Turcotte n\u2019avait pas encore repris connaissance et son état paraissait désespéré, Témoignage d\u2019estime Avant hier soir, le Rév.M.Corriveau, curé de Ste-Pétronille, a été 1'objet d'une démonstration toute sympathique de la part de ses ouailles à l\u2019anniversaire de son crdivation.Ilse sont réunis à la maison d'écoleoù ils ont mandé M.le curé pour lui présenterune adresse et un magnifique lustre.M.le curé a répondu en te'mes appropriés et a chaleureument rcmaroié ses paroissiens pour leur marque d'estime, : M.le curé Corriveau est l'idole d:s habitants de Ste-Pétrouille.à \u2014 Efronifts voleurs > Des voleurs s» sont introduitsà Beaumont dans une maison servant de résidence d'été, inhabitée de ce temps-c1, située un mille en bas de l\u2019église, et ont fait main basse sur tous les objets qui paraissaient leur être utiles.Ces voleurs se sont amusés à couper er-.de jeunes arbres plantés l'automn nier.; On surveille certaines geos que \u2018l\u2019on soupçonne, et si jamais on réussit à leur : mettre le grappin dessus, ils en auront pour leur compte.Le prix du pain A Lorette, on vend le pain 16e.A Québec, on est encore à 186.Nos boulangers vont peut être.suivre l'exemple - bientôt.Première Communion La cérémonie de la première communion ct de la confirmation aura lieu.jeudi prochuin à Saint-Sauveur, Pendant plus de cinquante ans Le sirop adoucissant de Mme Winsg low a été employé pour la dentition de- enfants.Il soulage l'enfant, adoucit les gencives, diminue la douleur, guérit les coliques flatulentes, et est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cinq cen- tins la bouteille.Vendu par tous les droguistes de l'univers.Québec, 27 Mai 1892-1 H Pilules et Onguent Holloway Sont les meilleures, bon marché, et los remèdes les plus populnires en toutes saisons, \u20act sous toutes circonstances ils peuvont être omployés avec sureté et certitude de faire du bien.Eruptions, brulures et toutes maladies de la peau, écorchures, ulcères, etc, sont guéries cn peu de temps par ces médicaments doux, souples et purifiants.L\u2019onguent appliqué sur l\u2019abdomen préviont l\u2019irritation des boyaux, évito In diarrhée, et autro désordre des intestins qui prévalent souvent durant la saisga d'été ot des chaleurs.Echauffuisons, pustuler, boutons, inflammation de la peuu, douleurs musculaires, affections névralgiques ct glandes peuvent être guéries par l\u2019asuge des remèdes Holloway, pourvu que l\u2019on suive li direction donnée sur chaque paquet.BEEN EERE TF SEE TO DECES Frénénick.\u2014Le 13 du courant, à l\u2019âgo do 22 ans ot 8; mois, Dame Mary lieu Corbin, épouse bion-aimée do Philéas J.lré iérick, cm- ployé à la Comp.de Nav.Rich.& d'Ont.GAMACHE.\u2014À St-Sauveur, le 12 wai courant, est Aécédé M.Ludger Gumache, Lnicier, âgé de 53 ans ct 2 mois.CaniLL\u2014A St-Gcorge, Deauce, le 10 cou rant, À l\u2019âge de Ui ans et 7 minis, Michaël Cabill, né à Now-Ross, comté ds Kilkenny, Irlande.DroxDEAU.\u2014 Décédéo à St-Pascal, le onze courant, à l\u2019âgo de quatre-vingt ans ct quatre mois, Damo Angèle LeBel, épouse d'Antoine Blondeau, sénior, après une longus maladio supportée avec une résignation vraimoat chrétienne.Marché de Québec FARINES ET GRARNS Québec, 1ÿ Muni 1892, FARINE.\u2014 Sup.oxtra, baril, 196 34 75 à 4 69 Extra cooovoses vovousaur ses 4 50 à 4 % Forte pour boulanger.5 00 à 5 10 Extra du printemps.4 30ù 4 45 Superfine.ee 4 05 à 435 Fine co\u2026uvrcesccecoccee teens 3 QU à 4 00 Ja poches de 100 liv.2:20 3 2 30 Patente nmer, qrts\u2026 46 00 à 6 50.Blé du Manitobz \u2026\u2026scesssesreces 12004125 Blé d'Inde jaune .\u2026\u2026rerssonsecccse 0672070 se 46 DINNC.oonou corses cnc00005 we 000095 PoiB.cooivorsesecvecens socssesesceccossvsss À 85 à 0 90 AVOÏNO Loesrococoncorsessese sesson cos0cc000n 0 37) 0 38 UFGU.asvasssnssacscssosccs ovseveses seucs000u Ô 55 à 0 65 Provisions, Krc., Eto Québec, LY Mai 1892.Beurre frais par livre.eseceasesens $0 202 022 Beurre salé par livro.Patates par minots\u2026\u2026.Œufs par douzaine.\u2026\u2026.veer Sucre d'érable par livre.oe Fromage par livre .eesereens vo Oignons par baril.voveusses vosouse Pommes par baril.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.esserese Orange, boite, Florido.ees Valence, caisg6.eeceencacses « Jamaique, Bris.\u2026\u2026.\u2026.Citrors, par buite.\u2026\u2026\u2026.voosessaneus voseone Tabac canadien en feuille par lb.< yd œ SsAaNnAADOSSS Oo sut SV Qt SV On On AY cd CD st CS pe aSS0O065SUVUmO Ce PEPE HOD hwoooO RUSSSSSREHS voeO0 LARDS, JAMBON 3, ETO Québec.19 Mai 1892.Porc frais, par 100 livres.oeeee $7 00 à 7 50, ss DAY livreuieerasisconcnns sins 0002010 « Salé, par livre.ao soscsnsesss - 010h011 « «par baril.16 00 à 17 60 Jombons frais, par livre.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.8 0028.10 ° « fumés par livre.0 100 014 VOLAILLES : Québee, 19 Mai 1892, Volailles, par couple.$0 60 à 0 70 Poulets, \u201c ressen i Qies, \u201c\u201c Canards \u201c Dindes Ee 0 Nouvelles locales Au Nord-Ouest M.l'abbé Morin est parti de Montréal, par le train de Vancouver, avec un nouveau détachement d\u2019une centaine de colons pour le Nord-Ouest.Ces familles vont s'établir dans le district de Saint- Albert, à Morinville.C'est le nom que l\u2019on a donné à l'éta- blissemuent fondé par M.l'abbé Morin.On nous dit qu'un autre détachement partira dans quelques jours.Des lettres que nous recevons dos Etats-Unis, nous informent que l'on organise pour la fin de mai ou le commencement dc juin prochain, un déta- ehement de plusieurs centaines de familles canadiennes pour le Nord-Ouest canadien.Un mouvement vers l'Ouest semble enfin être bien lancé.Il appartient au gouvernement et aux grandes Cies de Colonisation do le bien diriger.Obituaire Monsieur Joseph Pruneau, ci-devant de la cité de Québec, est décédé ce matin à Détroit Etats-Unis à l'âge de 66 ans.pe ft, Démission M.le Dr LaRue de cette ville a donné sa démission de régistraire du collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Accident Wn nouvel accident est arrivé hier soir au usines Carrier Lainé & Cie.Comme on était à mettre en place deux immenses bras on fer pour la chèvre marine, les câbles ont cassé ct tout est tombé à l\u2019eau.Quatre hommes des noms de Picard, Godreault, Potvin ct Couture, juciiés sur cette pidee pour aider à la manwavre sont tontbés à l\u2019cau,ct on a eu de !a ycine à les sauver, Picard surtout.Heyreu:oment que la mer était haute, car il'Ac seraient probablement tués dans leur chute.Un soys Hier matin, six jeunes geus de New- Liverponi sc promenait en chaloupe sur le fleuve lor-qu\u2019ils aperçurent au large un objet cylindrique qui suivait le il de Peau.Crayant que c'était unc pièce de bois, ils fi:eut force rames et atteignirent l\u2019objet en «nestion.C'était le cadavre d\u2019un noyé.: Après l'avoir a:taché à la chaloupe, ils le remerquérent jusqu'au quai de lu douane ct le député coroucr, M.le Dr Garneau fut averti, It ge rendit sur les lieux avee l\u2019entre- preucur de poupes funèbres et fit transporter le caduvre à la Morgue afin de sâcher de l'identifier.Mais malgré le grand nombre de personnes qui sont allés a la Morgue, l'identification n\u2019a pas été possible, .Voici le signalement : Le eadavre ne portait qu'un pantalon, un froc rouge et blanc et un scapuluire.Taille 5 picds 8 pouces ; chzveux trèg noirs ; barbe rasée.El a dû séjourner pas moins de trois teruaines dans l'eau : il est horriblement défiguré.« Qui est cet homme ?Voilà ce qui ne scra pout-être pas facile de trouver.On est porté à croire que c'est, soit un cul- tivabeur qui aurait pris passage sur une goélette, soit un matelot.l'après son costume, il.est probable qu'au moment de se coucher, il sors monté sur le pont, soit pour boire ou pour exéouter une manœuvre quelconque sur ls goélette ct qu'il scra tombé à l'eau.D'un autre côté, il est possible que ce soit le cadavre du jeune homme de New- Liverpool dont nous avons raconté la mnoyade il y à quelque temps.On se _ Perd cn conjecturce.Le cadavro ne parte aucune marque - de violenoe, d'où il suit que l'autopsic - NE Sa pas nécessaire.Fr'onquête aura lieu jeudi, après le retour du corouor astue!lement on voyage à Montréal.Emcendie Un incendio s'est déclaré, hier, à 3 heures do l\u2019après-midi, au No 126, coin des rues de la Chapelle et Prince-Kdou- ard, dans la manufacture de formes de M.Onésimé Chalifour.Lo fou a pris dans cette partic de Ia manufacture appelée « chaufferic \u201d et a consumé une certaine quantité de planches qui y étaiont à séchor.Uno première alarme a sounéo à 3,10 h.ot unc seconde, 4 2.40 h.ont amené les pompiers qui ont réussi à éteindre le JOURNAL DES CAMPAGNES feu sans trop de diffioulté.A 5 heuresle feu était complètement éteint.Les dommages sont estimés à cing ou six cents piasties.La Capilline est uno préparation trè bien parfumée et parfaitem>nt limpide avantage inappréciable sur bien d'autres préparations.Prix, 50 cents.Se sont-ils noyés ?Une nouvelle nous parvient de Fraserville de la noyade du capitaine, du second et de six hommes de l'équipage f'un, navire océanique qui avait mis une chaloupe à la mer afin de se procarcr des provisions.oo La mer était tris houleuse a ca moment, Comme ils retardaient à rovenir, en mit une autre chaloupo à la mer et l'on se rendit à Fraserville où personne n\u2019avait eu connaissance du capitaine ct de ses Compagnons.Après une vaine attente, le vaisseau a dû roprendre sa course sous le commandement d\u2019un des autres officiers.La rumeur qui n\u2019est pas encore vor- roborée, mentionnait le nom du Polynesian, de la ligne Allan, mais après informations prises, il a été établi que ce devait être un autre bateau du même nom.Les occupants de la chaloupo qui devait attorrir à la Rivière-du-Loup n'ont pas été revus depuis, et tout porte irà croe que leur embarcation à sombré.ECAIAPPE BELLE Quatre hommes dans le fleuve Samedi dernier, MM.P.A.Drolet et Ph.Panncton, marchands ; G.Lachance et A.Dauphimais, commis-voyageurs de la maison Beaudriy, Drolet & Cie, tous de Trois- Rividres étaient allés faire une excursion à la voile, dans la jolie chaloupe de M.Fortier, le tenenr de livres de cette maison de commerce.Il ventait une jolie brise du nord ct tout sowblait devoir bien aller jusqu'au millieu du fleuve, quand, arrivés en face du vieux moulius à vent, nos exeursion- nistes furent surpris par uncoup de vent venant de l\u2019est qui chavira leur embarcation ct les jeta à l\u2019eau.M.Pauncton fut assez heuroux pour saisirla chaloupeen tombant, ot put se maintenir à la surface de l'eau.M.Dauphinais fut entrainé par le courant mais la vapeur \u201c Nicolet\u201d qui passait près des naufragés lui tendit une amarre ct put le recueillirà son \u2018bord.M.Drolet cn tombant se trouva sous la chuloupe ct comme il ne savait pas nager, ils disparut sous l\u2019eau, Alors, M.Lachance qui était tombé près de lui, et qui est un maitre nageur, se jeta bra- vemeut à son secours etle ramens à la surface de l'eau.Par trois fois, M, Drolet disparut ct chaque fois M.Lachance plongea, et alla l\u2019arracher à la mort.| Enfin, après quelques minut s de lut- teet d'angoisse, dans cette eau glacée, nos trois naufragés furent recucillis par doux chaloupes, M.T.Deslauriers, chaloupier et M.Arel, s\u2019étaiont jetés, chaoun dans unc chaloupe et gagnèrent, à force de rames, _ l'endroit du sinistre et puront, les délivrer de leur périlleuse position.M.Arel ramena M.Panueton ct MM.Drolet et Lachance furent sauvés par M.Deslauriers.Le Nicolet, quand il vit que tous étaient sauvés, continua sa route emmenant à son bord M.Dauphinais qui revint à la ville durant la seirée.Coup d\u2019appétit Ceux qui ont l'habitudo de prendre le coup d\u2019appétitavant 1: repas ne peuvent faire mieux pour cela, tant pour l'économie que pour l'effet, que de faire usage des Amers Indigènes, Brâlée vive Un pénible accident est arrivé avant- hier matin dans la famille de M.Honoré Dospräf, £gée d'environ 6 ans, alors que ga mère était sortie pour affaire domestique, voulut s'amuser en faisant prendre des allumettes et en les étoignant aussitôt.Mais, par une imprévoyance bien pardonnable à son âge, une de ses allumettes mit le feu à ses habits et en un instant la pauvre onfant se trouva enveloppée par les flammes.Lorsque Madame Desprès est entrée dans la maison, attirée par les cris de son enfant, elle trouva la pauvre infor- tunéo se roulant sur le plancher et souffrant des douleurs intolérables.La fillette, à l'exception des jambes, a tout le corps affreusement brûlé.On eraint pour ses jours, Nouvelles relizieuses Le Rév.Père Lacombe du Nord- Oucet est arrivé ce matin venant au-devant de Mgr Hamel qui représentera Son Eminence le Cardinal à la grande démonstration qui doit avoir ligu le 3 juin prochain à Kamloops au pied des Montagnes Rocheuses.Lo ltév.P.Lacombo, qui a déjà consacré 40 années de sa vie aux missions du Nord-Ouest a invité toutes les tribus sauvages à se réunir co jour-là à Kamploops pour prendre part à de grandes démonstrations religieuses qui se prolongeront durant trois jours; c'est-à-dire les 3,4 et 5 juin.Bon nombre de dignitaires ecclésiastiques, de religieux ct de prêtres de Montréal, de Manitoba et de: territoires du Nord-Oucst s\u2019y rendront.L'on dit que sur tout le parcours du Pacifique Canadien les Autorités reli- gicuses et civiles préparent de cordiales et solennelles réceptions à ces distingués voyageurs, Le principal promoteur et erganisa- teur de ces graudes démonstrations, est le bon Père Lacombe.Il est heureux de donner au clergé de la province de Québec une belle occasion de constater les progrès consolants qu'ontfait les missions du N.O.inaugnrées d'abord par de zélés missionnaire de Québec, et continuées et considérablement agrandies par les Rev.PP.Oblats.Nul doute que tous ceux qui auront le bonheur d\u2019assister à ccs intéressantes solennités ne pourront s'empêcher d'obtenir les fruits merveilleux produits par les travaux des zelés missionnaires, qui font si bien profiter les aumônes des fidèles de la Province de Québec, .Mgr T.Hamel doit partir dimanche procha in, 15 mai.Vol au nu'presdytère de Sninte-Vlalic Dans la nuit du huit au neuf courant des voleurs se sont introduits en l'absence du curé dans lo presbytère de Sainte- Eulalie, comté de Nicolet, ct ont tout mis sens-dessus dessous, ct ont réussi à enlever une quarantaine de piastres, On soupçonne fortement quatre colporteurs juits avec trois voitures dont la conduite et les allées et venues très suspcetes dans la paroisse voisine de Sait-Valère de Bulstrode, le lendemain, excitèrent la méfiance de tout le monde Garo à ces colporteurs ! Gbituaire Toutes nos sympathies à M.le recorder Déry qui vient de perdre l'aîné de ses fils, décédé ce matin âgé do 13 ans, sur lequel on reposait les plus belles espérances.Cet enfant, éfève de l'Académie commerciale de la\u2019 Haute-ville, était doué d'une intelligence peu commune à son âge ; il tenait toujours la tête de sa classe et était un écolier modèle sous tous les rapports.Il a souffert l'année dernière de la grippe dont il put sc débarrasser sans cependant recouvrer complètement la santé.Il ya cinq ou six semaines, il tomba maladr d'une inflammation des poumons qui l\u2019emporta.Il sera inhumé samedi à 9 heures, Nos condoléances à la famille.Accident Le train express du Pacifique, venant de Montréal, bier après-midi, a frappé un homme qui marchait sur la voie, à environ un mille à l\u2019est de St-Basile, Le train fut arrêté et le blessé, qui est un nommé Lamothe, fut amené \u2018à Québec et transporté à l\u2019Hôtel-Dicu.On pense qu'il ne survivra pas à ses blessures.Trouvé mort dans son Gtable On nous écrit que ces jours derniers, un cultivateur du nom de William J.Call, a été trouvé mort dans son grenior d'étable à Katevale, comté de Stanstead.I] était sorti de la maison pour aller donner des ordres à son domestique, mais celui-ci rentrant à la maison dit ne point l\u2019avoir vu ; l'on finit par \u2018s'inquiéter de sa disparition et l'on fit des recherches qui aboutirent à la découverte de son cadavre déjà froid, étendu sur le dos, daus le grenier de son étable.Le coroner Woodward averti, est venu tenir uno enquête ct sur la déposition du Dr Chalmers, de Coaticook, qui l'avait soigné auparavent, que le défunt était mort d'une maladie de cœur, on- gendrée par un rhumatisme inflammatoire, le jury a rendu un verdict de * mort subite par maladie de cœur,\u201d Accident Hier matin, un jeune homme du nom de Boivin s\u2019en allait à l'ouvrage en suivant le chemin de fer.Il s'amusait à sauter d'une traverse à l'autre.Toutà-coup,rendu près de la gare du Palais, il s'accrocha le pied dans l\u2019une de ces barres de fer qui servent à relever les rails, vis-à-vis des aiguilles, et tomba lourdement, s'infligeant d\u2019assez graves contusions.Pas d'ouvrage Un canadien qui arrive de Holyoke, état du Massachusetts, rapporte qu\u2019en cette ville le travail manque absolument et quo bon nombre d'ouvriers canadiens sont obligés de chômer les deux tiers du erops.Malade Le Révd.M.Prince, chanoine, professeur du collège de St-Hyacinthe, est dangercusement malade.Beurre et fromago Lundi dernier, la beurrerie de Ste-Ma- rie a été mise en opération.L'an dernier, quand la beurrerie\u2019s\u2019est ouverte, il n\u2019y avait que 800 lbs deglait ; aujourd\u2019hui, ils commencent avec 1600 lbs, Celle, do St-Mazime a laquelle on fait des réparations actuellement, sera mise cn marche la semaine prochaine, avec 1500 lbs de lait.La fromagerie de M.Vital Roy, de Bauce Jonction s\u2019est ouverte mardi dernier.Il y a beaucoup d'augmentation de Patrons.La beurrerie de St Victor de Tring fonctionnera lundi prochain, M.|Georges St-Hilaire, de New-Liverpool, en sera le fabricant.Unosensation dans l\u2019église de Benuport .Une jeune fille meurt subitement en entrant dans son banc Une sensation a été causée avant- hier soir duns l'église de Beauport, dans les circonstances suivantes : Peudant les exercices du mois de Marie, un peu après sept keures, une jeune fille de 14 aus, nommée Julie Galarneau, enfant de M.George Gelarneau, maçon, de Beauport se rendit à l\u2019église ct prit part à la quête.Après s'être acquittée de ses fonctions, elle allait entrer dans son banc, lorsqu'elle tomba sur le parquet.On se porta à son sccours, mais onine tarda pas à constater qu\u2019elle venait d\u2019expior.On conçoit l'émotion causée par ce dramatique incident.Tout le monde était debout et pendant quelques temps, on a craint une panique.L'enfant a été transportée chez elle.Le coroncr a été prévenu ct tiendra une enquête.Exposition agricele L'exposition Régionale des comtés de St-Jean, Iberville, Napierreville, Beaubarnois, Chambly, Obâteauguy, Huntingdou, Laprairie, Missisquoi et Rouville aura lieu comme à l\u2019ordinaire à St-Jean, les G, 7 et S septembre prochain, : Petites nouvelles Le Dr Dubord, graduë de l'Univer- sité-Luvul, est allé se fixer à Alpena.\u2014Le Dr T.A.Lemieux, médesin- vétérinaire, aussi élève de Laval, est établi à Lowell, L'inspecteur de viandes, M.Boilard, a saisi hier matin sur les marchés deux cochons morts de maladie et un veau mort tout seul, \u2014L'enquête sur le corps du noyé trouvé mardi à New-Liverpool a eu lieu hier après-midi à deux heures.Le cadavre a été inhumé aujourd'hui.\u2014Il y aura inspection du Se ct 9e bataillon, par le major-général Herbert, le 26 courant, jour de la Fête-Dieu.\u2014Pendant la semaine qui vient de finir, il y a eu au Canada 36 faillites, contre 42 la semaine précédente, \u2014Hier midi, les pompiers ont été appelés à la boite 45 Basse-Ville pour un + feu de cheminée.\u2014Sur la recommandation du comité d'hygiène, le conseil a décidé de fermer à la ciroulation la rue qui passe devant la bâtisse de la quarantaine au Palais et d'en ouvrir une autre plus bas vis-à-vis la rue Ste-Marguerite.Le noyé de New-Liverpool Le noyé trouvà New-Liverpool, mardi a été identifié lo 13, pendant l'enquête du coroner, C\u2019est Norbert Landry, oi - devant de New-Liverpool, journalier, - lequel après avoir passé une dizaine - d'années on chantier cst arrivé à Québec, le printemps dernier et s\u2019est rendu chez son oncle André Laflamme, boulanger, auquel il\u2019 s\u2019est plaint de maladie.Laflamme l'a fait interner à l'Hôtel- Dieu où il fut constaté que le malheureux n'avait pas toute son intelligence.TI s'enfuit de l'hôpital et on n\u2019en entendit plus parler jusqu'à hier alors qu'il % été reconnu par son oncle ct par M.Pichette, infirmier de l'Hôtel-Dieu, Il est célibatairo ; son père etsa mère sont morts.Il a été trouvé à New-Liver- pool, vis-à-vis de la manufaoture Gravel, par six jeunes gens, comme nous l'avons raconté.II était âgé de 38 ans.- Les jurés ont rendu un verdict de : \u201c Trouvé noyé.\u201d Disparne Mme Pierre Girard, de Sillery, est disparue de son domicile depuis vendredi matin et les recherches qu'on a faites n\u2019ont amené aucun résultat.C'est une femme âgée d'environ 52 ans, cheveux blancs, robe brune, corsage noir, On n\u2019a pas la moindre idéo de la route qu'elle a prise ot on congoit les inquiétudes que cette disparution causo à sa famille.Un remorqueur eu feu Hier matin, vers 9.30 heures,le.Flora a pris fou pendant qu'il remorquait le Savannah dans notre port.Il a aussitôt fait diligence vers la rive et a été accoster au quai de l'Ile, Lo Savannah après être descondu à la dérive une assez grande distance a jeté l'ancre, et attend pour remonter, le secours d'un autre remorqueur.Le remorqueur cest une perte totale, cton croit même que les engin et bouilloire ne seront plus de service, Les hommes de .l\u2019équipage ont perdu tout leur linge.En essayant d'éteindre le feu, le capt.Barras s'est gravement brûlé à la main et au côté droits, Le Flora était la propriété de M.John H.Powell, de Lévis, o Einpoisounte Une pauvre petite fiile de treize mois, du nom de LeBlond, enfant de M.Le- Blond, hôtellier de tempérance du quartier Notre-Dame, Lévis, s'est empoisonnée jeudi dernier, en prenant du caustic dont on se servait pour laver le plan- eer, et qu\u2019on avait laissé dans ua bol à thé.Elle est morte samedi, après avoir enduté d'atroces souffrances, Le fameux Kiosque M, Cummings qui avait acheté pour $50 le kiosque Potvin, l'a revendu $76 à une troisième personne qui l'a chargé de le démolir.Les travaux de démolition sont commencés ce matin ct scront terminés pour la fin de la semaine, \u2018 Petites nontvelles Mile Sophie Darveau demeurant sur la rue de la Fabrique, cst morte subitement samedi soir.Elle était âgée de 88 uns.\u2014Des ordres reçus d'Ottawa, maintiennent la police riveraine pour cet été.Les hommes entrent en devoir aujour- d'hui.\u2014Hier après-midi, un petit garçon de M.ik.Hartley, âgé de 2 qn, demeurant au coin des rues Du Bon Pasteur et Berthelet, est tombé d\u2019une galerie sur le trottoir, se cassant les deux jambes et se blessant gravement à la tôte.Il est fort douteux que le pauvre petit puisse survivre à ses blessures, \u2014L'hon.juge Routhier doit partir aujourd'hui pour un voyage de six semaines à la Colombie Anglaise, \u2014Un enfant de 14 ans, nommé Cormier et demeurant à St-Joseph do Lévis à comparu samedi en cour de police sous accusation de vol.Il a été envoyé pour quelque temps à l'Ecole de Réforme de Montréal.\u2014Fait assez curieux : dans la province de Québec il n'y a eu à proprement parler aucune banqueroute sérieuse depuis un mois, \u2014Le steamor Parisian, qui est arrivé dans notre port samedi après-midi avait à son bord 1005 émigrants qui Sont repartis dans la soirée.Un grand\u2019 nombre de personnes ont visité le Parisian dans le cuurs de l'après-midi.Service civil Les examens de promotion du service civil commenceront domain au burcau de poste de Québec, CET ME .20 \"on \u201cpoe 1 A LIE - Cg y.JOURNAL DFS CAMAGNES ~ te eS A SS \u201cFeuilleten du Journal des Campagnes Ae Québec, 19 Mai 1892\u2014No 8 LE Chatzau d\u2019Emeriauix (Suite) \u201c Et continuez d'être bon.La \u201cbonté est féconde, ellle fait sûrement son œuvre.Vous ne verrez pas\u2019toujours .éroître la semence que vous aurez pro- .diguée\u2026 Laissez là tomber sans relâche, \u2018cependant ; elle peut germer dans un cœur aride, ct là où étaient la désolation et la solitude; le grain de sénévé peut produire un arbre sur lequel viennent se poser ces oiseaux du ciel : l\u2019espérance et l\u2019awour.\u201c Que Dien vous récompense, et que la bénédiction d\u2019une mourante obtienne lo bonheur de votre vie et lu paix de votre lit de mort ! \u201d Bernard avait oublié la présence du notaire.Il relut la lettre d\u2019Esther, et il pleurait comme un enfant lorsque, l'ayant enfin repliée, il se rapprocha de son visiteur.\u2014Pauvre, pauvre cousine Esther ! Comme cle m\u2019aimait! murmura-t-il avec un sanglot.\u2014 Monsieur, dit le notaire, se levant, ces larmes sont à votre honneur et au sien, Je suis heureux de constater que \u201cma regrettée cliente a fait un choix heureux.Serez.vous libse demain à onze heures ?\u2014Oui, monsieur\u2026 Je vous remercie mille fois de votre communication.\u2014 Vous connaissez naturellement l\u2019étude ?La maison en pierres de taille qui fait le coin de la place.Les pa- nonccaux vous l'indiqueront, d'ailleurs.\u2014J'e vous remercie encore,monsieur.\u2026 La généreuse pensée de ma tante aura du moins rencontré un cœur reconnaissant.Il prit un flambeau, éclaira le notaire dans l'escalier étroit, et prit congé de lui au seuil de de la porto.Le notaire se ravisa, et, souriant dans l'ombre : \u2014Vous n'êtes pas curieux, monsieur, dit-il.Savez-vous que, sur cent clients, il n\u2019en est probablement pas un qui cût omis de demauder le chiffre de leur héritage ?\u2014Peut être ne vous est-il pas permis de me le dire.En tous cas, la lettre touchante de ma chère cousine a, je l'avoue absorbé, mes pensées.\u2014Allons, je vois de plus en plus clairement que les affections de Mlle Dorre étaient bien placées.Je puis; \u201c toutefois, vous donner dès ce £oir un .ser indifférent.renscignement qui ne saurait vous lais- La fortune de ma cliente, augmentée judicieusement.j'ose le dire, par des placements heureux, et accrue de la presque totalité des intérêts annuels (non compris le pavillon et ses dépendances), ne monte pas à moins de trois cents millss francs.\u2014 Trois cent mille francs ! répéta Bernard frappé de stupeur.\u2014Etencorc ce total peut-il être considérablement élevé, par suite d'une opération heureuse sur le terrain attenant à ce pavillon.\u2014 Trois cent mille francs, murmura \u2018Bernard qui avait peine à croire à la réalité de co chiffre.Le notaire se donna le plaisir do le regarder uñ instant à la lueur de la bougie, puis il's\u2019en alla en souriant.\u2014À demain, onze heures\u2026 Oui, monsieur, trois cent mille francs.i XXV La bonne Mme de Sontargués est fort affairée.Sa fille vient d'arriver de la ville voisine pour.passer quelques jours aveo ello, et Odile lui a annoncé sa visite, attendue'avec impatience par l'excellente ferome, Laure qui, tout en agitant un crochet, regarde sa mère aller et venir, l'appelle tout à coup.\u2014 Maman, reposez-vous donc un instant, ct venez me parler\u2026 Odile u-t-elle appris la mort d'Esther Dorre ?\u2014Oui, et elle a regretté de n\u2019avoir pas été prévenue à temps pour les funérailles\u2026T'ai-je écrit (car ma mémoire s'embrouille quelquefois) que M.d'E-meriaulx a hérité de la vieille demoiselle, que personne ne s'était avisé de croire aussi riche ?\u2014Oui, vous me l'avez écrit, et il faut que nous arrangions le mariage de ect héritier-1), maman.M.Aurand était un misérable égoïste, que je méprisais profondément ; mais il n\u2019est plus là, et.Odile n'est pas trop heureuse chez son tuteur.Les yeux do Mme de Sontargnes brilèrent de plaisir.\u2014Ce serait un charmant marisge, Laure ! T'u sais que j'y ai songé de tout temps.Il me semble que ce sera facile à arranger.\u2014Pas si facile.Il est capable, lui, de ne pas se trouver assez riche pour Odile, et elle a, de son côté, une ré- servo farouche.Il faudrait cependant qu\u2019elle fit les premiers pas, et cela me coûtera quelque peine.\u2014Muis tu réussiras ei tu le veux Laure : tu es si habile ! Ab ! ce serait bien bon, de ta part, de rendre heureuse la fille de ma pauvre Amélie! Laure se mit à rire, \u2014Je n'ai jamais passé pour bonne, dit-elle, si ce n\u2019est aux yeux de mon pauvre cher aveugle de mari ; mais peut-être y a-t-il des choses qui vous dillatant le coeur.Co chausson n\u2019est-il pas trop petit, maman ?Quelle drole de poupée ce scra ! Vrai, j'ai hate de vous voir ce marmot dans les bras.Cela vous ira très bien.\u2014dJ'aime tous les bebés | murmura Mme de Sonrtargues, s'essuyanb les yeux pour compter les points du petit chausson.Odile arriva le soir même.Laure avait décidé de ne pas lui dire un mot de Bernard.La jeune fille parla beaucoup d\u2019Esther.Toutles détails qu\u2019elle demanda lui furent donnés, mais le nom de ce jeune officikr ne fut pas même prononcé.Odile, visiblement agitée et nerveuse, dut parler la première.\u2014 J'avais fait 4 Mlle Dorre une promesse étrange, dit-elle, baissant la voix, eo \u2014 Quelle promesse ?demanda Lauro d\u2019un ton placide.; Odile rougit, hésita,puis, pour gagner du temps, désigna le chausson que terminait son amie.\u2014 Que c'est gentil ! dit-elle d\u2019un ton qu'elle s'efforçait de rendro dégag é Vous devez être bien heureux, Laurede la perspective d\u2019avoir une si chère petite créati re à aimer.Laure so mit à rire, \u2014Oui, j'en suis plus heureuse que je ne l'aurais jamais pensé ; j'en deviens bite.ou.bonne, ce qui est pcut-dtre la même chose, ct j'éprouve des sentiments de bienveillance umiverselle.Depuis que je suis en train de passer au rang de matrone, je ressens pour vous, Odile, une affection tout à fuit protectrice, et j'ai l\u2019intention\u2019 un de ces jours, de me mêler de votre avenir.Mais vous ne m'avez pas dit quelle est la promesse qu'Esther Dorre a exigée de vous, Odile rougit de nouveau.\u2014Blle m'a dit un jour qu\u2019elle comptait laisser sa petite fortune à son parent, M.d'Emeriaulx, et m'a demandé de l'avertir, si je vendais jamais le château, afin qu'il pût l'acheter, si tel est son désir.Laure se réoria.\u2014Vendre Emeriaulx ! Vous qui Paimiez tant! ; \u2014Je ne l'aime plus, dit Odile, continuant à rougir.J'y ni des souvenirs trop cruels, et j'ai obtenu de mon tuteur de m'en défuire\u2026 Il n\u2019y a guère de terre ; je puis vendre à part tout ce qu'il y a d'artistique dans le mobilier,ct peut-être, dans ces conditions, M.d'IE- meriaulx pourra-t-il réaliser son rêve ct rentrer dns la maison de son père, \u2014Sans doute, car on assure que l\u2019héritage monte à trois cont milles francs, sans compter cet immense jardin, qu'on peut vendre par lots, ct trés cher.Je suis désolée reprit-clle avec un sourire plein de malice, que vous ayez pris en horreur ce pauvre Emeriaulx\u2026 Le jeune dragon va l\u2019acheter, c'est sûr, car ce chateau est sa marbtte; mais je vois que s\u2019il vous offrait de le partager avec lui, vous ne pourreiez vaincre la tristeste et la répugnance que ce lieu vous inspire.Odile la regarda d'un air blessé.Laure se mit à rire.\u2014Allons, reprit-elle, il ne faut pas que je reduvienue méchante au moments même où ma pauvre Iuère vient de me décerner un brevet de bouté.Voyons, Olile, M.Emeriaulx vous adore ; il a maintenant assez d'argent pour ne pas être taxé de vénalité en demandant votre main, Cependant, commc il est d\u2019une délicatesse absurde, il n\u2019osera rien vous dire, car vous restez infiniment plus riche que lui, et d\u2019autre part, ve beau garçon brillant cst assez naïf pour ne pas deviner la sympathie qu'il eut inspirer.Il faut donc intervertir Ves rôles, ma chère, et le demander en mariage.\u2014Laure !.\u2026s'écria Odile, blessée de nouveau, \u2014Ne croyez pas que jo plaisante.Voyons Odile, il ne vous est pas indiffé- rent, avouez-le.\u2014Quand cela serait, croyez-vous que j'aille le lui montrer juste au moment où il cesse d'être pauvre ?\u2014Bah ! sa fortune est un risère pour vous qui en possédez une six ou sept fois plus grande.\u2014Et s'il ne m'aimait pas ?Vous êtes folle, Laure ! s'écria Odile d\u2019un ton fâché.Je voudrais seulement que vous lui fissiez savoir qu\u2019Emeriaulx est à vendre.Et elle s'enfuit dans sa chambre, d\u2019où elle revint, une heure après, les yeux rougis.Le soir méme Bernard recut un billet ainsi conçu : ! - * Mme de Soutargues prie Monsieur le comte d'Emeriau'x du vouloir bien venir chez elle demain, vers deux heures, Mlle Aurand ayant à l\u2019entretenir d'affaires.Il serait difficile de peindre l'egita- tioa qui s'empara de Bernard à la réception de cette missive de forme assez étrange, il faut l'avouer.Depuis la mort d'Esther, il était en proie à un v:ritable supplice, luttant contre le sentiment profond qui s'était emparé de son cœur, tantôt se persuadant qu'il avait le droit de demander la main d'Odile, tantôt se disant qu\u2019i n\u2019était pas assez riche, ct surtout, \u2014 surtout, qu\u2019il lui était indifférent, peut- être même antipathique, L'idée de la revoir le remplissait à la fois de joie et d'anxiété.Il désirait ardemment sortir d'incertitude, voir son sort fixé, ct en même temps, il craignait de devoir renoncer à l'espérance cep :n- dant douloureuse à laquelle il rattachait £es pensées, Enfin, une sorte de défiance s'emparait de lui lorsque, ayant reconnu l'écriture de Laure, et se rappelunt tout ce qu'elle lui avait souvent fuit souffrir, il songeait 1 une eotrevue préparée sous ses auspiceset en sa présonce, A deux heures, copendant, il sonnait à ln porte de Mme de Sontargues.Le petit salon était riant et conforrable, les trois f:rmmes étaient réunies près d\u2019un f.u brûlant; mais le mouvement de surprise involoniaire que fit Odile «en le voyant le plongea dans une véritable perp'exité.Evidemment elle ignorait qu'il dût vonir, ! Alors, que voulait dire ce mot, Mile Aurand doit vous entretenir c'affaires ?Il reduuta wu pidge de Laure, et s'avança avce un embarras qui ne lui était pas ordinaire.Une brillante rougeur couvrait les joues d'Odile.Laure l\u2019accueillit comme s'il venait de £a propre initiative faire une simple visite, Odile se vemit promptement et parla ave émotion de la pauvre Iüsther.Mme de Sontargues sortit au bout d'un instant, ct Laure, s'adressant à brule- pourpuint à son amie: ; \u2014 Ma chère, dit-elle,no vouliez-vous point justement parler à M.d'Emeriaulx de votre projet concernant\u2026 ?Odile rougit sans rien dire.Il paraît,roprit Laure,que d\u2019Emeriaulx va être mis en vente, avec ou sans le mobilier.Odile a tout d'abord pensé à vous.Ne désirericz-vous pas racheter le château ?Bernard, d'abord muet do surprise, regarda Odile, qui ne gavait plus qu\u2019elie cootenacce garder.Comme elie était jolie avec sa robe noire, sus cheveux d'or et son teint brillant ?\u2014 Je croyais, balbutia-t-il, que Mlle Aurand était très attachée à Emeriaulx, et je serais désolé que\u2026 Laure promena de l'un à l\u2019autre son regard brillant, et, éclatant de rire ; \u2014Vraiment, dit-elle, il y a ici bas des malentendus bien étranges, et s'il ne se trouvait pas de bonnes âmes pour les éclaircir, ils pourraient bien durer jusqu\u2019à la fn du monde.Si le jeune étranger auquel sont destinés ces chaussons est un jour aussi.don Quichotte que M.d'Emeriaulx, je serai bien aise qu'une créature d'ess.nce plus moderne et plus pratique se mde de son bonheur.Eh bien done, ajouta-t-elle se tournant vers Odile, voici, je crois, le vrai mot do la situation.Ma jeune amie trouve le chêteau d\u2019Imeriaulx plein de tristes souvenirs, et surtout trop vaste pour une pauvre petite personne comme elle.Eile veut donc s'en défaire.Muis peut-être reviendrait- elle sur ce projet, si quelque chose de doux et de riant \u2014 comme des fian- gailles, par exemple, \u2014 s'attachait à ces vieux murs, et si un homme désintéressé, un mari \u2018sinctrewent épris d'elle en p«rtageait l'abri\u2026 \u2014Laure mumura Odile, cachant son visage.\u2014 Ah ?si j'osais croire qu'un tel.rêve cst possible ! balbutia Bernard\u2014 Régardez-vous cn face tous les deux.Odile, croyez-vous maintenant qu'il vous aime ?Et vous, M, d'Emeriaulx, ne voyez-vous pas qu'elle rit et pleuro à la fois ?.Allons, je vais dire à ma mère de faire ajouter un couvert au diner.Elle sortit en riant, et Bernard dans une extaso de joie, tendit ges deux mains à Odile qui, toute rose d'émotion, y plaga une des siennes.\u2014Pauvre cousine Esther ! dit-elle, les larmes aux yeux.Nous y penserons toujours, n'est-ce pas ?Lu bonheur, on l'a dit, n\u2019a point d'histoire.Bernard rentra en maître à Emeriauix, y conduisant la plus aimée des femmes et la pus charmante des comtesses.Et, en quelquo saison que ce fit, il y out toujours des fleurs sur la tombe de la cousine Esther.TIN \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 © At Amr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 is > yo + 18 Ne LA \u2014\u2014 I Non habebis deos alienos corum mc.La ville de Solférinos, vers le soir, une dizaine de sœur grises traversaient ls camp.Leur marclwæ involontairement ralen- tic, leurs vêtements poudreux attestaient un long voyage - elles arrivaient de*France.A quélques pas en avant, l\u2019une des saintes filles qui semblait guider les autres, s\u2019en distingauit par une taille plus élevée, par un pas plus ferme et plus calme.Ce dovait être une supérieure, Elle paraissait jeune encore; et, malgré sn pâleur, elle était encore trés-belle.Sœur Thérèse ! répétaient avec une pieuse vénération tous ceux qui avaient fait la campagne de Crimée \u2014C\u2019est læ sœur Thérèse l.Elle atteignit un mouticule, sur lequel causaient quelques officiers de chasseurs à pied ; ils se levèrent tous à son approche, tous se découvrirent.Sœur T'hérèse passa suivie de ses compagnes.Les officiers reformèrent leur groupe à l\u2019exc:ption de deux jeunes capitaines qui restèrent debout, un peu: à l'écart des autres.Le premier \u2014 un Breton nommé Kerkadec,\u2014semblait eu proie à une émotion profonde, et les yeux fixés vers le tournant dè la route où venait de disparaître la sœur Thérèse, il était devenu presque aussi pâle qu'elle ; il était immobile et comme pétrifié, avec une larmo roulant sur chaque joue.\u2014Kerkadeo, dit enfin son compagnon qui l\u2019observait, mais qu\u2019as-tu done ?\u2014Moi, rien.rien ! répondit-il du ton de quelqu'un qui sc péveille en sursaut ct veut garder son- secret, Puis, comme se ravisant tout à coupe \u2014 Beaudoin, fit-il, tu est mon ami, n\u2019est-ce pas.Pour toute réponse, Beaudoin tendit franchement la main à Kerkadec\u2014 Viens, reprit celui-ci, cherchons quelque endroit oll pirsonne ne peut nous entendre.Il faut que tu saches tout, mais toi seul.il le faut ! _ Déjà le Breton, de plus en plus ému, sc dirigeait vers un côtoaw dénudé, solitaire.La nuit approchait, déjà paillctté ça et là de quelques étoiles.Le ciel était d\u2019un bleu sombre, la chaleur accablante encore, Pas un souffle d'air ; un vague et lointain murmure comparable à celui dela mer.C'était le bruit du camp qui s'endormait.Ses tentes blanchâtyes s'étendaient à perto de vue dans toutes les directions sur toutes les éminences on voyait se dessiner la silhouette d'une sentinelle.Parfuis un feu qui s'alumait un roulement de tambour, le pas d'une ratrouil- le, un cri de raillement I: refrain d'une chanson.Tel était lo tab'eau ; mais il y planait quelque chose d : lourd, d\u2019orageux, de sinistre\u2026C'était la veille d\u2019une bataille.Kerkadeo se laissa tomber sur uno terre ct parut un instant se recueillir o& commonça ainsi : II \u2018Lu t'es souvent rail'é de mon pen= chant à ln mélancolie, de ma tristeeseeq Tu ne t'en étonneras plus , lorsque ja t'aurai raconté l\u2019histoire de ma vie, SEUR DE CHARITE À mr A 0 .3 Bi DU ENT YIT NOTE er, SE Je n\u2019ai pas connu wa mère, elle mou- _xat comme je venais de naître ; et j'a- \"vais dix ans tout au plus quand mon pèro alla la rejoindre.Ces choses là no font pas l'humeur gaie, vois-tu bien ?Un de-mes oncles fut mon tuteur ; c'était un vieux célibataire, assez égo- iste, et qui n\u2019aimait pas les enfants.Par bonheur, nousavions pour voisin.à Saint-Malo, un digue maîcre pilote, dont la famille était nombreuse et la maison franchement hospitalière.Le père Penhoël, \u2014c\u2019était son nom, \u2014 avait quatre fils ot une fille.L'aîné des garçons ne comptait guère plus de quinze ans ; les deux suivants étaient à peu pr s de mou âge.Quant: à la fillette, une année de moins que moi, une année de plus que le dernier de ses frères qui, de nom comme de fait, était le Benjamin de la famille.Dès le matin j'allais*chez les Penhoël et n'en revenais guère que le soir.J\u2019étais pour ainsi dire comme un sixième enfant de la maison : moi aussi j'appelais Yvonne ma sœur.Yvonne c'était la fille du pilote.Quelles bonnes et joyeuses parties mous faisions daus sa vieille maison de bois, sur les rémparts ou sur la grève ! Oh ! c\u2019est pour moi comme un paradis que ces souvenirs-là, Je ne tardai pas à m'en voir exilé cependant ; il me fallut entrer au collège de Rennez, où mon tuteur venait de m\u2019obtenir une bourse comme fils d\u2019an- tien militaire ; cette bourse constituait pour moi tout l\u2019héritage paternel.Ce fut un jour de grand désespoir que celui des adieux.Mais au bout d\u2019une année, lorsqu\u2019arrivèrent les vacances, quelle joie de se revoir enfin, quel bonheur de passer un mois tous ensem- le, un mois comme ceux d'autrefois ! Il est vrai que maintenant l\u2019ainé des Penhoël Corentin, faisait déjà con apprentissage maritime avec son père il devait être pilote comme lui.Quant au second, qui se nommait Gabriel, il allait entrer au petit séminaire ; il se destinait à l\u2019état ecclésiastique.Il en serait de même pour Benjamin que pour Gabriel, et de même pour \u201cBrieuc, le troisième, que pour Corentin.C'était un usage immémorial une sorte de loi parmi les Penhoël, que l'aîné fut pilote, que le second fut prêtre, et ains de suite des autres frères, afin que tous ge dévouassent chrétiennement, les uns a service de Dieu, les autres aux salut des matelots.Pour ce qui était des filles, une au moins sur deux se faisait religieuse, Une sainte famills que celle-là, une famille vraiment bretonne.Le jour même où Gabriel partait pour le séminaire, Corentin s'en allait en mer affronter sa première tempête.Bien que trés-impressionnés tous les deux, Corentin n\u2019avait pas peur, Gabriel ne pleurait pas.-\u2014Chacun son devoir, se dirent-ils en se éerrant la main, \u201cAla fin des vacarices suivantes, une ecène à peu près semblable se renouvelait entre Brieuc et Benjamin ; celui-ci s'en allait avec le séminariste Gabriel, celui-là remplaçait comme mousse son frère Corentin, déjà devenu le matelot du père.Rien de touchant, je le répête, comme cette famille où chacun avait son rôle marqué d'avance, et l\u2019acceptait avec une simplicité vraiment héroïque, Il y avait déjà longtemps quela mère Penhoël était morte, et que sa fille ,bien qu\u2019enfant encore, la remplagait comme Maîtresse de maison.Il en résults pour \u201celle une sorte de gravité précore et qua \u2018siment maternelle.Au lendemain de sa première communion, Yvonne avait déjà .l'air d\u2019une femme.\u201c JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014 \u2014 \u2014 Je crois la voir encore, avee son costume breton, presque toujours de cou leur sombre, et sa grande coiffe maloui - ne, aussi blanche que la neige.Soit qu\u2019elle se rendit à l\u2019église avec une allure chastement réservée, soit que d'un pas actif et lesto, elle allât aux provisions, chacun la regardait passer avec un étonnement admiratif, avec un respectueux .sovrire.Daus la maison, elle savait entretenir un ordre admirable, et tous ses frères lui obéissaient aveuglément, voire même le père, auquel parfois, le dimanche, elle ne craignait pas de faire un doigt de morale à l'endroit de la sobrié- t6 ; c\u2019était elle qui tenait la bourse.Garde-toi de croire nonobstant que cette austérité de mœurs engendrât la tristesse, Loin de là, c'était un deslogis les plus gouriants de la ville, et lorsque es vacances lesréunissaient tous, il y régnait un patriarcal' enjouemcnt, une franche allégresse ; Gabriel et Benjamin cux-mêmes oubliaient leur soutaue noire,et quaud parfois, tous cusemble, nous allions faire une promenade aux environs, c'est à qui s\u2019ébattait le plus joyeusement dans la campagne.Yvonne ne songeait plus à nous retenir ces jours-là ; elle se laissait aller à l'influence expansive du grand air etdu grand soleil, à laricuse agilité de ses quinze ans ! Car elle avait déjà quinze ans, notre chère sœur Y vonue ; c'était uno belle et grande fille, à la taille gracieuse et svelte, aux traits réguliers comme ceux d\u2019une madone, aux yeux noirs et réveurs, à l'angélique sourire.Que te dirai-je de plus, ami ?Jcl'aimais.Dans notre entourage, chacun nous croyait destinés l\u2019un à l'autre.Je terminai enfin wcs études : mon tuteur, sans aucun avertissement préalable, me fit entrer chez ua armateur en qualité de commis.\u2014 Comporte-toi bien, me dit-il.Grâce à mon héritage, tu lui succéderas un jour, J'avais craint qu\u2019on ne m'éloiguät de Saint-Malo.Je m'empressai d'aller communiquer cètts bonue nouvelle à la fouille de Penhoel, \u2014 Bravo ! s\u2019écrièrent d\u2019une même voix les quatres frères, nous nc nous quitterons plus maintenant ! Quant au vieux pilote, il me serra cordialement les mains, il m'appela son fils.\u2014 Je suis bien contente, me dit Y vonue avec une larme de joic dans les yeux.Oh ! tout cemblait me sourire ce soir- là ; jems croyais assuré d'un avenir heureux.Comme on £e trompe, pourtant me on se tromre ! \u201d III -COM- Aprês une courte pause, le capitaine Kerkadec reprit ainsi : \u201c Une dernier année s\u2019écoula sans que rien altérat la douce intimité dans laquelle nous yivions, les Penhoel et moi, Puis, une suite de malheurs so dé- chaina contre cette famille, que dèjà je considérais comme la mienne, D'abord, ce fut le départ de Gabriel.Il venait de prononcer ces vœux, il voulu partir comme missionnaire.\u2014Pourquoi ne pas rester auprès de.nous ?lui disait son père.On te promet un vicariat dans\u2018les environs ; c\u2019est une noble et sainte mission que celle d'un curé de village.- \u2014Sans doute, répondait le jeune pré- tre, et j'espère que mon frère Benjamin restera dans cette voie ; elle n\u2019est pas moins agréable à Dieu, Moi, je me sens attiré là-bas par une irrésistible vocation, j'ai soif de conquérir des âmes.\u2014Mais si tu n\u2019allais pas revenir, mon pauvre enfant! mais éi coux que tu veux convertir te martyrisaient.\u2014 Nou, pire, non.moi.ne m'empfchez pas de partir.C\u2019est Dieu qui m\u2019appelle ! Le viellard enfin se résigna ; Gabriel partit pour la Chine, Mous l\u2019avions tous accompagné jusqu\u2019au lieu de l\u2019'embarquement ; je pus voir alors quelle est la puissance, quelle est l\u2019ardeur de cet instinet religieux, de cette fièvre de dévouement qui existe dans certaines races, et qui pourrait s'appeler la prédestination apostolique.Ea regardant s'éloigner le vaisseau qui emportait le jeune missionnaire, ses trois frères l\u2019enviaient, sa sœur ne put sc défendre de dire.\u2014Oh ! c\u2019est beau de se dévouer ain- st.pour l'amour de Dicu ! Cette exaltation finit par gagner le vieux Penhoël \u2014Mon Dieu ! dit-il en levant ses regards vers le ciel, oh ! mon Dieu, je viens de vous donner l'un de mes enfants.\u2026 si ce n\u2019est pas encore assez, parlez\u2026 j'en ai d\u2019autres ! Uno heure plus tard, cependant, de retour au logis, l\u2019émotion paternelle reprit le dessus, Le vieillard se laissa tomber dans son grand fauteuil rustique et pleura.Puis, comme ses fils cb s sa fille s\u2019étaient groupés autour de lui pour le consoler, il les réunit dans un même embrassement, et murmura : \u2014Nous ne sommes plus maintenant que cinq.\u2014Vous m\u2019oubliez !.m\u2019écriai-je, vous m\u2019oubliez, père\u2026 Je suis déjà votre fils par le cœur.Voulez-vous que je le devienne en réalité par mon mariage avec Yvonne ?Les trois Punhoël s'étaient redressés ; ils me rcgardaient en souriant.Yvonne, surprise ¢t confuse, se cachait à demi le visage dans un pli flottant du manteau de son pêre Le pilote s'avauça lentement vers moi, posa ses deux larges mains sur mes épaules, me regarda dans les yeux, et me dit : \u2014Tu n\u2019a pas encore vingt ans, Ker time de tout mon cœur ! À ce dernier mot, me prenant la tête il m'attira vers lui pour m'embrasser au front.C\u2019était m\u2019adopter comme son enfant, comme le mari de sa fille Un vigoureux burrah des trois frères acclama joyeusement ses accordailles, Quant à moi, délicieusement ému, j'eus à peine la fores de balbutier : \u2014Père Penhoil.pére Penhoël\u2026 mais vous m\u2019autorisez donc à demander le consentement de mon oncle ?\u2014Quand tu voudras, mon gargon., le mien est donné ! Je courus trouver mon tuteur.Bienque s'occupant fort peu de moi, néanmoins il comptait s'arroger un contrôle absolu sur mon avenir.\u2014Ce mariage-là ne me va pas du tout, interrompit-il dès les premiers mots, \u2014J'\u2019en suis désolé, répondis-je, mais permettez-moi de vous rappeler, mon cher oncle, que je me nomme Kerkadec, et que je suis breton.c'est tout dire, \u2014A ton aise, mon cher neveu ! mais je ne suis ni moins breton que toi, ni moins Kerkadec.Tu attendras donc jusqu'à vingt-cinq ans, s\u2019il te plait.D'ici là, nous avons la conscription.\u2014Ne comptez-vous donc plus m'acheter un remplaçant ?\u2014Âvec quoi ?\u2014Je sais bien que mon père ne m'a rien laissé, mais j \u2018espérais, je croyais\u2026 -\u2014C! était affectivement mon intention, et si tu veux t'engager d\u2019honneur à rompre toute relation avec les Pen- hod, si tu me jures d\u2019oublier Yvonnevous prierez pour | cette franchise.kadee.mais tu es digne d'elle,et je t\u2019es .\u2014Jamais ! jamais ! \u201c\u2014A merveille, mon ami.j'aime tu seras soldat.Je n'insistai pas, sachant bien que toute prière serait inutile, et je m'en revins assez tristement vers le vieux pilote.\u2014C'est dur, me dit-il, mais raison de plus pour obéir.Un tuteur est le représentant d\u2019un père, un père le représentant de Dieu.- \u2014Comment !vous voulez que je cesse d\u2019aimer votre fille ?\u2014-Non,.Je veux seulement que tu t\u2019ormes de patience et de résignation, je veux que tu nous prouves à tous que ton attachement est da ceux qui savent résister au temps, à.la distance.Ÿ vonne t'attendra, sois tranquille\u2026 ct peut-être qu\u2019un jour ton oncle se laissera fléchir par votre constance.\u2014 Mais si je persiste à lui refuser le serment qu'il exige.\u2026et j'y persisterai\u2026 il mo laissera partir.\u2014JZh bien ! tu partiras\u2026 tu scrviras ton pays, tu feras ton chemin dans l\u2019aimée, à l'exemple da ton père.Ces mâles paroles,et surtout le regard d'Y+onue, me rendirent espoir et courage.Le jour du tirage arriva, j'amenai un mauvais numéro, ; \u2014As-tu peur ! me dit Corentin qui se trouvait là, mon frère Brieuc et moi nous avons mauœuvré d'avance afin de pouvoir te haler de là.-Que veux-tu dire, Corentin ?\u2014Tirons une bordée jusqu'au coop, | À et tu saurae la chose.La barque du pilote se trouvait en ce moment dans le port, nous ne tardâmes pas à y arriver.Là, Brieuc mc montrant uno tirelire dont il faisait gniment sonner le contenu : \u2014 Voilà ce que c'est ! cxpliqua-t-il, le père nous laisse maintenant une partie de la gagne, et parfois la sœur y joint eu cachette quelques petites gratifications, Or donc, dès qu'il a êté question de l'affaire, Corentin et moi, nous nous sommes dit : \u2018\u201c\u201c Plus de tabac plus de schnuick, plus de dépenses d'aucune sorte.faut devenir Cconomez, faut tout garder pour notre frère Kerkadec ! \u201d \u2014t voilà ! conclut l\u2019aîné des Penhoël, comprends-tu maintenant ?_\u2014 Mais vous.n'avez pu amasser ainsi deux mille francs ! me récriai-je.\u2014Pour ce qui est'de ça, non, reprit Brieuc ; mais tu ne pars que dans quelques mois, et d'ici 13 notre épargne aura le temps de grossir encore\u2026 surtout si tu peux y mettre un peu du tien, Supposons qu'à nous trois nous parvenions à réunir cinq cents francs, peut-être six ?\u2014Eh bien ! cc ne sera que le quart de la somme ?\u2014Oui, mais Corentin connaît un marchand d'hommes qui se contenterait de cet à-compte ct qui nous ferait crédit pour le reste.\u2014Quinze cents francs ! y songez- vous ?\u2014D'abord et d\u2019une, tu vas commencer à gagner chez ton patron.D'autre part, nous continuerions de plus belle à nous sevrer de tout, et ça pendant deux ou trois ans\u2026 s\u2019il le fallait même, pendant dix | \u2014Quoi ! toutes vos distractions, tous vos plaisirs.~\u2014Bah | bah ! qu\u2019est-ce que ga fait ?compte-tu done pour rien le bonheur de pouvoir conserver à ma sœur son mari, à nous tous un bon frère ?Dignes garçons ! braves garçons ! Je Jeur-sautai au cou, jo les embrassai, en \u2018pleurant de joie.j'étais sauvé ! \u2014Motus ! reprit Brieuc, faut rien en dire au père, ni même à Yvonne.La tirelire est cachée, là, dans le coffre à + Corentin.Motus avec tout le monde ; Deux mols plus \u2018tard, Pr une effroyablo tempête, le sloop se perdait corps et biens sur la côte de Guernesey.Ce jour-là, le vieux pilote était resté à terre.Quant à Corentin, quant à- Brieuc, l\u2019Océandes avait engloutis, Ce fut un deuil général à Saint-Malo, tant les Penhoël étaient aimés de tous, Jamais je n\u2019oublierai le passage du con- \u2018voi funèbre à travers les rucs, sa dernière halte au cimetière, Les cheveux du vieux Penhoe! avaient entièrement blanchi, son visage était baigué de larmes, Mais il ne laissait échapper aucun cri, aucune plainte , mais il ne chanceleit pas en chemin et jusqu'au bout il continua d'avancer majestueusement receuilli dans sa stoi que douleur.À sa droite marchait Benjamin, qui venait d'arriver du séminaire.Il avait alors dix-huit ans; il était pâle et doxx comme uu ange en pleurs, Quant à Yvonne, qui marchait à la gauche du vieillard, elle avait ce regard et cette physionomie que gles peintres donnent à la Mater dolorosa ; elle était divinement belle.Lorsque les deux jeunes pilotes eurent été descendus dans une même fosse, le vieillard s'agenouilla, toujours entre © Yvonne et Benjamin, ea Seigneur ! dit-il, je vous avais offert tous mes enfants.vous m'avez repris ces deux-là, que votre volonté soit faite ! \u2014 Amen ! répondit dernière eux une vojx qui los fit retourner teus les trois.C'était Gabriel.es = Il arrivait de Chine : il venait de débarquer juste à temps pour rendre les derniers devoirs à ses deux frères ! \u201d 13 a IV Korkadce, oppressé par l'émotion fit wie nouvelle halte dans son récit.La nuit était devenue complète ; l'azur sombre du ciel s\u2019illuminait d\u2019une myriade d'étoiles, mais voilées, pâles et tristes.Un profond silence pesait sur le camp endormie ; les feux ne jetaient plus que de mourantes lueurs : les tentes et les sentinelles semblaient autant de fantômes blancs et noirs.Dans l\u2019immobilité même de cette atmosphère sans un souffle de vent, il y avait quelque chose d\u2019étrangement mélancolique, en harmonie parfaite avec la douloureuse confidence de l'officier breton.Il continua : \u201cCe pauvre Gâbricl avait déjà bien - souffert ! Il portait au front, aux mains, aux pieds, de sanglantes cicatrices, A l'exemple, en dérision du divin Maître dont il était allé repandre la doctrine et précher la Passion, onl'avait couronné d'\u2019épives, on Pavait cru cifié.Oh ! je me souviendrai toujours de l\u2019attendrissement, de l'admiration d\u2019Y vonne ct de Benjamin, lorsque, de retour à la maison, ils firent asseoir entre eux le bien-aimé missionnaire, ilsexa- minérent, ils touchèrent, ils baisèrent piousement ses glorieuses blessures, Que füt-ce lorsquil raconta son long voyage et ses douloureuses épreuves lorsqu\u2019il décrivit ce bizarre ct mystérieux pays, l\u2019orsqu\u2019il parla de périls qu'il avait affrontés, des souffrances qu\u2019il avait subies, des conversions dont il avait eu la gloire ! Benjamiu surtout, Benjamin l\u2019écoutait avec une ardente curiosité, avec un enthousiasme qui, de jour en jour, sembla grandir encore. se er Aussi, lorsque Gabriel .parla de repartir.\u2014Jo t'accompagnerai ! lur dit Benjamin, d'une voix férmement résolue, je désire m'assucier à ton apostolat\u2026 je t'en prie, frère.je le veux ! Cette fièvre de dévouement, cetto ardeur chrétienne, nous avait gagnés tous Dans le premier élan de son âme, le vieux Penhoël lui-même applaudit à la courageuse résolution de son plus jeune file.Mais, se ravisant aussitôt, ot des larmes plein les yeux : \u2014Ah ! s\u2019écria-t-il, je n'ai plus que vous deux.Si vous alliez aussi mourir | Ce fut Yvonne qui répondit : \u2014-Quand on meurt comme sont morts Brieuc et Corentin, comme mourront peut-être Benjamin et Gabriel., en cherchant à sauver des hommes ou des âmes, c\u2019est-à-dire p e Dieu.la mort est une récompense., un bien ! .Tandis qu'elle pronongait ces paroles, Yvonne rappelait ces vierges- chrétiennes qui jadis, le front calme, le sourire aux lèvres, le regard illuminé par une dernière prière, attendaient, héroïquement au milieu du cirque, la couronne du martyre, et qui sont des saintes dans de ciel, \u2014Partez ! partez tous les deux ! dit alors le vieux Penhoël, et si le Seigneur veut que je reste seul ici-bas, que sa volonté soit faite ! Quelques jours plus tard, Gabriel, et Benjamin s'embarquaiont pour la Chine.De loin, à l'extrémité de la jeté, le père et la jeune sœur adressaient aux deux missionnaires un suprême adieu, Puis, tous les trois, nous allâmes nous agenoniller au pied de la grande croix qui domine la rade.Jusqu'alors le vieillard n'avait pas versé une larme, Mai:» en rentrant dans sa maison déserte, il se laissa tomber sur le fauteuil rustique autour duquel se groupaient autrefois ses quatre fils, ct il pleura.\u2014Je vous reste, moa pére,dit Yvonne en l\u2019entourant de ses bras, en baisant ses chevenx blancs.LA Quant à moi, j'avais pris les deux mains du vieillard dans les miennes, je lui criai du fond du cœur : \u2014 Ne \u2018suis-je pas aussi votre fils ?Hélas ! j'oubliais en ce moment la dette qu'il me fallait \u2018payer à la patrie.\u2014Courage ! me dit Yvonne au moment du départ, faire son devoir, servir son pays, c'est encore servir le Seigoeur ! Vv * Cinq aunées sc passèrent.J'étais el Afrique, je venais d'être décoré, j'étais sergent major, lorsque deux lettres m'arrivèrent presque simu)_ tanément.deux lettres cachetées de.noir.La première m'annonçait la mort du père Penhoël, la seconde celle de mon oncle Kerkadec.J'étais riche maintenant, je pouvais être libre, Je m'empressai de retourner à Saint- Malo.Oh ! comme le cœur me batait en rentrant dans la maison d'Yvonne ! Sous son vêtement noir, clle était \u2018plus belle encore ; elle m'accueillit avec un sourire plein de tendresse, mais dont cependant la grave mélancolie me \u2018frappa.\u2014Ma promise, lui dis-je en m'agenouillant devant clle,\u2014ma fiancée.ma femme | Pour toute réponse, elle me montra .8a robe noire.\u2018 \u2014À l'expiration de votre deuil, ré- pondis-je, nous nous marierons, Y- \u201cvonne ?smears apy \u2014Je l'ai promis à mon père expirant, murmurat-cllo, ct je tiendrai ma pro- nmes:e.Les jours suivants, elle me renouvela la même assurance.Et cependant il J avait daus son regard, dans son attitude, quelque chosé da plus ca plus étrange, On cût dit quo son âme se détachait des choses terrestres, que ses yeux cherchaient à l'horizon comme un monde invisible, Elle avait la pâleur et presque l'immobilité d\u2019une statue de marbre ; clle semblait plongée dans une sorte d'extase, Btonné, inquiet, je lui fis I'aveu de mes craintes, jo la suppliai de s'expliquer franchement.\u2014Ce n\u2019est rien.rien, dit-elle, j'ai l\u2019âme encore tout attristée.- \u2014 Mais, répondis-je, il sera bientôt temps de reparler mariage.Lis dernier wois de son deuil s\u2019écou'a ainsi, ( \u2014[Faut-il faire Epublier nos bancs ?demandai-je enfia.\u2014Aumi, répondit-elle, attendons qu\u2019il m'arrive une lettre de mes deux frères qui sont là-bas, en Chine.Voici plus d'une année que je n'ai requ de leurs nouvelles.\u2014Cependant, murmurai-je, si ce rc- tard devait se prolonger longtemps on- core.\u2014Non | interrompit-elle avec un ac cent convaincu, ne craigaez pas cela, ce sora bientôt\u2026quelqus chose me le dit là.un de ces prcssentiments du cœur qui ne trompent jamais.J'insistai néanmoins, Yvonne re supplia de ne pas lui refuser ce délai suprême, elle me le demandait avec des larmes dans les yeux, à mains jointes, Je me résignai.Hélas ! je n\u2019atteudis pas longtemps.Le lendemain soir, comme j'arrivais à la maisen d'Yvonne, j'en vis sortir un auguste, l'évêque de Reims, J'entrai vivement, j'aperçus Yvonne agenouillée non loiu du seuil, ct pâle comme une morte.À plusieurs reprises je voulus l\u2019interroger, mais vainement elle semblait ne pas m'entendre.Enfin, je lui touchai l'épaule.Elle releva les yeux, me reconnut, se redressa lentement, me fit asseoir dans le grand fauteuil du père Penhoël et me dit : \u2014Ecoutez\u2026 ce que je viens d'apprendre et ce que j'ai résolu.J'espère que vous me comprendrai, mon ami.je l\u2019espère.Voici ou du moins à peu près, ce qu\u2019Ÿvonre me raconta.VI Après un premier temps d'épreuves, Gabriel et Benjamin étaient parvenus à fonder dans l'une des provinces les plus reculées de la Chine, dans le Kouang-si, ce que les missionnaires appellent une chrétienté.' Cette humble et primitive paroisse, perdue dans une montagneuse contrée, au bord d'un grand fleuve, ne sc composait tout d'abord que de quelques chaumières habitées par de pauvres parias convertis au oulte du vrai Dieu.Grâce aux efforts persévérants, grâce à l'attractive vertu des deux jeunes apôtres, la colonie s'accrut rapidement, devint très-prospère.De nombreuses -habitations s'élevèrent sur cette rive jusqu'alors déserte ; les campagnes environnantes furent défrichées, se couvrirent d'intelligentes cultures, car les frères Penhoël, n\u2019enseignaient yas seulement lu religion, mais aussi le travail.Ce travail fut béni do Dieu ; la chr£- -tienté no (arda pas à &0 trouver assez riche pour élever, daus ce pays idolû- tre, une chapelle que surmontait la croix, JOURNAL DÉS CAMPAGNES Toutes les vertus évangéliques, toutes les béatitudes possibles ici-bas s\u2019épanouissaient, ignorées paisibles, dans ce simple coipzidé terre, dont les fre res Penhoël avaient.fait une sorte de paradis, ' Bientôt leur réputation t'étendit au loin, leur attirant de nouveaux prosé- Iytes.Quc!duo temps cucore, ct toute la province allait devenir chrétienne.Mais la jalousio des prêtres ds Boudha ne l\u2019entendait pas ainsi, Jour fanatisme réveilla la colère endormie des persécuteurs ct des bourreaux, Un jour même le village fut cerné, envahi par des soldats avides de pillage, altérés de sang, c'était tout une armée de tigres, ! La ré:istance était impossible.On somma les chrétiens d'abjurer leur croyance.Ils refusèrent.Vainement on incendia leur village : vainement on les menaça de la wort\u2019; vainement on en tortura quelques-uns, on en crucifia quelques autres.Pas un seul ne faillit même dans ies plus atro- ees supplices, Il est vrai que ceux-là qu\u2019on martyrisait le plus cruellement, c\u2019étaient les frères Peahoel, dont l'exemple était un encouragement, dont l\u2019héroïsme sem- bluit-un miracle- Les tigres enfin, désespérant de vair- ore tant de courags imaginèrent un terrible moyen d'en finir.Des bâteaux à soupape, des bâteaux sembiables à ceux de Carrier, apparurent sur le fleuve.On y transporta la chrétienté tout entière, hommes, femmes, enfauts, vieillards.tous enfin & l'exception de quelques malheureux qui ze tordaient sur les grandes croix sini:tres, élevées cà eu là parmi les ruives fumantes du village réduit cn cendres.Les deux jeunes pasteurs avaient été embarqués les derniers.Vers le mil- lieu du fleuve, les soupapes fureat ouvertes, et tous les chrétiens engloutis.La plupart de ces malheureux revin - rent à la surface des eaux, se cherchant s\u2019appelant, s'embrassant dans un suprême effort, Parmi les bourrauz qui les criblaient de flèches et de balles, c'étaient des clameurs féroces ou de grauds éclats de rire parmi les victimes, des gémissements, des cantiques et des prières.À travers les groupes et les cadavres à demi submergés, Gabriel et Benjamin allaient et venaient nageant d\u2019une main bénissant de l'autre.Une dernière décharge cut lieu.Un dernier cri s'éleva du fleuve où tout s'engloutit, disparut.Avec le troupeau le pasteurs On ne distinguait plus sous les eaux ensanglantées que leurs deux longues soutanes noires qu'emportait le courant VII Tel fut le récit d'Yvonne.Puis, me regardant d\u2019un air doux et triste.\u2014 Mon ami, reprit-elle, vous comprenez que je ne suis plus me marier, à présent.\u2014 À présent, oui.mais dans quelques mois, dans une aunée\u2026 \u2014 Jamais ! Vainement je voulus protester au nom de notre amour.Elle m'\u2019interrompit du geste ; elle\u2019 continua d'une voix douloureusement oppressée, mais fermement résolue : \u2014 Ecoutez-moi jusqu'au bout.il le faut.Dans la famille Penhoel, il y a toujours quelqu'un qui se vouait à Dieu.Mes frères sont morts, jè dois prendre leur place.Je veux entrer au couvent, devenir soeur de charité, \u2014 Mais vous ns m'aimez dano plu: m'éoriai-je,mais vous ne m'avez donc jamais aimé ! \u2014 Je vous agimais.répondit-elle.\u2014et vous aimerai toujours, Voyez plutôt, je pleure en vous disant adieu.mon cœur cst brisé.mais ca sont là des sacrifices gui plaisent au Seigneurmais j'entends une voix qui m'appelle Vers Mui.mais déjà j'appartions aux pauvres, aux malades, à tous ceux qui souffrent.\u2014 Lt croy.z-vous done que je ne souffre pas, moi! interrompis-je avec l'accent du déserpoir ; j'avais votre parole, et jo saurai vous disputer à tous» même à Dieu ! Lu main d'Yvonne se posa sur mes lèvres, et tout en me souriant à travers ses p'eurs : \u2014 Je n'ai pas oublié mon serment, roprit-elle, mais j'espère que vous voudrez bien m'en délier vous-même, Ne me dites pas que c'est impossible.Ne me dites rien aujourd'hui.-laissez-moi seule.À demain\u2026 à demain! Jo méloignai, jurant bien en moi- même de ne iamais renoncer à Yvoune Mais elle ne tarda jas a devenir si languissante et si pâle, que je craignis de la voirtomber malade ; je crus qu\u2019al- le allait mourir.Elle ne se plaignait pas cependant, la loyale et courageuse Bretonne.elle ne me parlait plus même de cette ardente soif de dévouement qui la dévorait, INs que je n\u2019étais plas 13, clle s'empressait de courir vers lcs malades, vers les pauvres, vers les affligés ; elle se faisait déjà leur soeur.Un jour, je la trouvai entourée de petits enfents la veille encore couverts de haillons, et qu\u2019elle venait d\u2019habiller tout à neuf ; clle leur enscignait la prière.Oh ! qu'elle était touchante et belle ainsi, ma chère ct sublime Yvonne ! Avant de la céder à Dieu, quels combats ! quelle lutte ! Un soir enfin,\u2014j'en suis encore à me demander comme cela se fit, \u2014ce soir-là nous nous promenions, Yvonne et moi?le long des falaises, et sans avoir conscience du chemia p:r:ouru, nous nous trouvions déjà très-éloigaés de la ville.J.m'aperçus que ma compagne était fatiguée ; je la fis asseoir sur un quartier de roc, À nos pieds, l'Océan.Sur nos têtes, le ciel étoilé.Dans la campagne, vers la droite, au milieux d\u2019une perspective bleuie par la lune, un clocher.Le clocher d\u2019un couvent.d'un couvent de femmes.Tout à coup, au milieu du silence, l\u2019Angelus sonna, Quelque chose comme une force invincible me fit courber la tête et, durant quelques minutes, réfléchir.Lorsque je relevai les yeux vers Yvonne, son visage me sembla blanc comme un linceul.File regardait fixement le clocher ; des larmes muettes inondaient son visage, \u2014 Yvonne, m'écriai-je, vous avez la fièvre ?\u2014Oui, répondit-elle, la fièvre de la charité.,[ Et elle souriait\u2014 le sourire d'un ange aspirant au ciel.\u2014Tu le veux ! repris-je avec un sanglot, mais tu le veux donc absolument, Yvonne ! \u2014ŸY consentez-vous ?me damanda-t- elle d\u2019une voix suppliante.La cloche de nouveau tinta, comme pour l'appeler.J'eus enfin le courage de lui répen- dre : : \u2014Va !.va !\u2026 tu es libre ! Et nous nous séparâmes cn courant tous los deux, «lle avec un cri de joie, moi un geste désespéré.Le sacrifice était accompli ; mais j'é- tais fou de douleur.Après une longue maladie, lorsque jo rccouvrai la mémoite,-mon amour vivait encore cn moi, mais i! était vaincu, résigné, une dernière fois celle que j'avais por due, La vicille du jour où je repartis, cette amère joic me fut permise.\u2014Pardon ! dit-cl'e cn devinant à ma pâleur tout ce que j'avais souffert, pardon, mon pauvre Alain.ayons confiance en Dieu.Dieu est bon.il réunit l\\-haut ceux qu\u2019il a eru devoir séparer ici-bas.\u2026 il marie les âmes dans le ciel ! Et, comme dernier gage d'affection terrestre, clÎle me donna cette petite médaille de Notre-Dame D'Auray, que je n'ai plus quittée.Depuis ce jour-là, nous ne nous étions pas revus, Juge donc de mon émotion, de ma joie ! Cette femme qui vient de passer.sœur Thérèse\u2026 ch bien !\u2026 c'est Yvonne!\u201d VIII Au moment où Kerkadec achevait, une lueur rose parut à l\u2019orient.Quelques fanfares, comm: réveillées par l'aube, se répondirent.C'était le signale de la bataille.Les deux capitaines rejoignirent chacun sa Compagnie, mais non sans s'être une dernière fois serré la main, mais non sans s'être mutuellement dit \u2014Bonne chance ! Dès la première heure du combat, le Breton tomba mortellement frappé.Une sœur, conduite par un hasard providentiel, accourut vers lui.Sœur Thérèse\u2026 Yvonne, Déjà Kerkadec ne pouvait plus parler.Mais il la recoonut\u2026 2nais il trouva la force de lui montrer la petite médaille de Notre-Dame-d'Auray, pieusement conservée sur soa cœur, En même temps, de l'autr main, il indiquait le ciel.Sœur Thérèse comprit ce muet adieu, \u2014Oui, répondit-elle, oui.bientôt.Elle ne put achever.Une balle, la frappant en pleine poitrin2, la renversa mourante, auprès de son flancé mourant.Fin.\u201cAugust Flower\u201d POUR LA DYSPEPSIE.A.BELANGER, p'opriétaire d'une fonderie de poéles, à Montagny, Québec, écrit : *\u2018 Je me suis servi d'AUGUST FLOWER pour la dyspepsie.Ce remède m'a beaucoup sous lagé.Je le recommande aux dyspeptiques evmme un des meilleurs remés es.\u201d + M.En.LERGF RON, commerçant général de Lauzon, Lévis, Québec, nous écrit : \u201cJe me suis servi d'AUGUST FLOWER pour la dyspepsie et j'en ai tiré les meilleurs résultats possibles.\u201d -t- C.A, BARRINGTON, mécanicien et forge- son, d= Sydney, Australie, nous écrit : * AUGUST FLOWER m'a\u201d guéri complètes mert.On aurait dit ue n.iracle.\u201d GEO.GATES, de C rinth, écrit : \u201c\u201c Je crois\u2019 que votre AUGUST FLOWER es le meilleur remede du monde pour la dvspep sie : j'étais presque mo:t de cette maladie, je me suis servi de vitre 1emède et je considère que je suis parfaitement guéri, Je recom- Miss., nous: mande sincèrement cetts médecine à I'huma- - nité soulfrante du mor de entier.G.G.GREEN, Seul Fabricant, Woodbury, New-Jersey, U, S.A, .et To:onto, Ont, Un seul désir mo restait.revoir =] 2-0 70 PY péter ay , pilus Holloway après dos essaissans résultat de Développement remarquable des mavutac- tures canadiennes Ottawa, 12\u2014Le bulictin No.8 dn recencement de 1891 se rapportant aux manufactures, n été destribué à la députation hier.1! doune le nom ds établissements industriels au Canada, le nombre des ouvriers ctla valeur des machines dans chacune d\u2019elles, Il appert par cette statistique qu'il y avait cu votre pays, au mois d'avril l\u2019an passé, 75,765 établis-ements industriels, soit 25,842 de plus qu\u2019en 188i ce qui représente une augmentation de près de 52 pour cent.Le nombre total des ouvriers employés dans nos différentes fabriques en 1891 était de 267,490, soit 112,561 de plus qu\u2019en 1881.Voici comment se décom- pase ce chiffre : 1881 1891 Hommes.193,045 270,764 Femmes .41542 70,262 Gargons.14,181 19,421 Filles.2,267 7,049 Total.254,935 367,496 Au poiut de vue des provinces, voilà comment se répartissent les manufactures, Jes machines et les euvriers : MANUFASTURES 1881 1891 Ontario, .23,058 32,028 Québeo.15848 23,110 Nowv.-Ecosse.5459 10,372 Nouv.-Brunswick.3,117 5,419 \u2018Autres provinces, 2,441 4,836 OUVIMERS Ontario.118308 165,335 Québee.85,673.116,467 Nouv.-Eeo:se.20,300 34,250 Nouv.-Brunswick.19.922 26.609 Autres provinces.10,642 24,835 MACHINES Ontario.s\u2026\u2026\u2026.#38,295,158 Québec.26.256.791 Nourelle-Ecosse.4,688,401 Nouveau-Brunswick.5,478 924 Tle du Prince-Edourd.662.598 Manitoba.s\u2026\u2026\u2026.\u2026.1,820 476 Terr.du Nord-Ouest.338,340 Colombie Anglaise.3,248,571 Total.vere $80,803,265 L'analyse de cetto statistique établit : 1o Que l'augmentation des établissements industriels au Canada, a été de 72 pour oent depuis 1881 ; 20 Que l'augmentation du nombre des ouvriers do fabrique a été de 81.3 pour cent depuis 1871 et de 44 pour cent depuis 1881 ; i 30 Que les petites provinces comparées à Ontario et Québec, ont fait relativement plus de progrès sous le rapport des manufactures, que les anciennes pro- vinoes ; 40 Quo ce sont les provinces à l'ouest du lac Supérieur qui ont fair les plus Tapides progrès, proportionnellement à leur population ; 50 Que de toutes les provinces de l'Est, c'est le Nouveau-Brunswick qui a fait, proportionnellement à sa population, le plus progrès ; 6o Que toutes les provinces ont fait des progrès rapides, non seulement par l\u2019extension des anciennes manufactures, mais par l'établissement de nouvelles fabriques * Pour la première fois, les recenseurs ent fait le relevé des machines à vapeur autres que celles employées dans les mines, dans les exploitations agricoles ou sur l\u2019eau, on en comptait 9,873 au Canada, l'an passé, \u2014\u2014 >>> rer Pilules Holloway Toutes nos facultés.\u2014Presque tous les désor- dros du corps humain proviennent du sang impur, La purification do es fluido ost lo premier pas vors in santé.Los pilulos IMollo- way #0 recommandont olle-même à l'attention de tous ceux qui souffront ; aucunes coneé- quences désastrouses no peuvent réaultor de lour usago, aucuno orreur no peut être faito en los pronant.Dans l\u2019indigostion, In dyspopsio confirmée ct la constipation chroniquo, los offots los plus satisfaisants ont été ot doivent toujours être ebtenuos do l'usage do ocs pilules purifiantes sur la digostion.Des personnes encore vivantes, ont été ramenées à la santé, reuforcies par lce tes los autres préparations pharmaceutiques, ee qui prouve encore es faveur do-la valeur des Pilalos Hollowey.| (and aw _.Désiro mentiorner par l\u2019eutromise du journal le Register dos résultats bienfaisants qu'il a reçus «do l\u2019usago régulier des Pilules d\u2019Ayer.T dit: Je mo sentais malado ot fatigué ot mon estomac scin- Llait être on désordre.J'ossayai plusieurs remèdes, mais aucun no paraissait \u2018no donuer du soulagement jusqu\u2019à co :uO fusso persundé d\u2019essuyer co vieux reinède digno de confiance, les Piluled'Ayer.J'en ai pris seulement uno boîte, mais jo' me gens commo un homme nouveau.Jo pense qu'elles sont les plus n'importe quoi dont j'ai fait usage, étant si dlégamment recouvertes de sucro que même un enfant les prendrait avou plaisir.J'adjure tous ceux, qui out d'un laxatif, d'essayer les Pilulos d\u2019Ayer.\u201d \u2014 Boothbay (3lo.) Register.«\u2018 Entre les figes do cing et quinze ans, j'étris tourmionté d'uno sorto do \u201c salt- .rhetun, ou éruption, principalement aux jambes, et spécialement & la courburo dir genon au-dessus dit moil et.À cette - place des plaies suppurantes se formaiont, puis devencient croûtes ct so orevassaient, quand la jambe remuait.Ma mère essaya de tout, mais tout fut en vain.Quoique un enfant, jo lus les journaux au sujet des offets bionfaisants des Pilules d\u2019Ayer, ot persuadai ma miro de mo les laisser essayer.Sans grande foi dans le résultat olle se procura des Pilules d'Âver, et je commençai à en fairo usage, et bientôt je remarquai une amélioration.Encouragé par ceci, jo continuai, jusqu'à co que j'en cusse pris deux boîtes, quand les plaies disparurent, et je n\u2019ai jamais été depuis tourmenté par elles.\u201d \u2014 H, Chipman, Agent de propriétés immobilières, Roanoke, Va.\u2018 J'ai souffert pendant des années de désordres de l'estomac ot des reins, me causant des peines très douloureuses dans différentes parties du corps.Nul des remèdes cssayés par moi ne m'a donué aucun soulagement jusqu'à ce que commençasse à prendre des Pilules d'Ayer, ct je fus guéri.\u2019 \u2014 Wm.Goddard, Notaire Public, Five Lakes, Mich.I» Nr J.C.Ayer & Co, Lowell, Mass.Prtpactes par | 4e Deogutaen enGues parton [ne Chaque Dose cst Efficace.Ferme Boréaie.J.C.CHAPAIS, PROPRIETAIRE.TN, \u2014_\u2014 ON OFFRE en VENTE QUELQUES MINOTS de véritable BLE DE LA MER NOIRE importation.de 1889, troisiè.no récolto faito au pays, et ayant mari chaque année an 80) jours.Somence de choix DEUX PIASTRES lc minot de 60 livres, livré à In station do Saint-Philippe do Néri, les frais do traneport restant à la ebargo de l\u2019achcteur.eee () nn ~o POMMES DE TERRE o\u2014 Beauté D'HEBRON.TUDERCULE absolument szin, d'oxcellonte ualité, productif, sermence do première classo, $1.00 par sac de 90 lbs à ln station do St-Phi- lippe do Néri, fret aux frais do l'achotour.Pas moins d\u2019un sac ne £ora vondu à chaquo aohe- teur.BETAIL CANADIEN enregistré L.G.R.B.C.Taurcaux et Vaches ennadivns et oroiséz Jerseys canadiens, animaux do premier choix, très remarquables comine sortant des mooiïlloures furnilles laitières.Pour ronscignements sur les prix s'adresser A : J.©.CHAPAIS, Ferme Boréale, Ssin:-Donis.comté de Kamouraska, Québec, 12 avril 1892\u2014e i.an Elixir Resineux Pectoral \u2014\u20140 Voulez-vous ne plus tousser ?Faites usage de l'Elixir - Resineux Pectos ral, lo grand re- mère dufourcontre In TOUX, lo RHUME et autres affec- 5 tons de la Gorgo et des Poumons, 5» Dorucbrouxcerfificats émanant de citoyens éminents.de membres do clergé, de commu nautés rellaleuses, de medocins dise tinguen attestent l\u2019etfleucité merveil- leuso du cetto préparation.À défaut d\u2019erpaoe 3 y 2 nous ne donnons fs a RSI que le certidcataui- MARQUE DE COMMERCE.Aprd \u2014 Mantréal, 27 mars 1889.) Après avoir prisconnalssnneo de sition du l\u2019Elxir Resineux PoctoraiPrs crois de mou devoir du le rccommander comme tn excollent remède contre lesañe- ctlous des poumons en géuéral./ N.Fara De Professeur de chimie\u2019 M.D à l\u2019Untversité Laval, 0} nae.En vealo parlout\u2014 25 centins Îa bouteille LROBITATLLE, Propriets doliette, P.Q., Canadaagréables et les plus faciles à prondre quo \u2018| ! Besoin - | Li SFR pi = eI] ~ £3 0 ep HAS Le AS Us; a+ 7.be 3 ve Mndhen, § Mai 1802\u20142ncj.P\u2014 SERVICE DU PRINTEMPS A PARTIR DU 11 Avrir 18932 Servico do train solide à P-rtland viàä lo Maiue Contral et lo Québec Contral.Chars parloirs et dortoirs entre Québec ct Boston, Epringfield et Newport sans change- dent.EX PRESS\u2014Départ de Québec,de Lévis à 1.50 h.p- m., arrive à la Beauce Jonction à 3.35 h.p« m., arrive à Sherbrooko à 8 hb.p.m., arrive à Newport à 10.15 h.p.m., arrive à Boston 3 8.05 a.m., arrive à New-York à 11.30 a, m.Co train va directement de Québec à Boston sans changomoat, avec chars parloir ot dortoir de Quc¢b:e à Boston, ot do Québec à Springficld.PASSAGER.\u2014 Quitte Québec, Lévis 9.15 h.p.10, arrivo à Sherbrooke à 4.30 a.m., Boston à 5.05 h.n.m., New-York à 19 h, p.m., et vi Dudewoll.Jonction, arrive à Fubyuns à S.50 b.:.m., l\u2019ortiand à 12,50.Char monarque, parloir, et dortoir, de Québec A Newport, Vt, Sherbrooke, Chur dircet (siège avec coussins) entre Quéhea et Poriland vid Québec Central et Maine ventral tous les jours.Co convoi quiltern Québec tous les dimanches soirs au lieu des satuodia suirs.MIXTE\u2014Part de Québec par lo batcau-passsour à 1.C0 hp.m., do Lévis à 1.50 p.w., arrive À la jonction de ln Beauce à 5.40 h.p.m., arrive À St-Frnnçois à 6.30 p.m.Les trains arrivent à Québec EXPRESS\u2014Part de New-York à 4,00 h.p.m., de Dcator A 7.45 h.p.me, de Shorbrooko à 8.00 b.a.im, arrive à Lévis à 2.20 p.in, À Québoo par lo bateau-passour.le convoi va directement do Buston à Québec vid Boston et Maine Central ot Je Québec Central sane changement de chars.Chura parloir et dorloir do Boston d Québec et de Springfield 4 Québeo sans changements, PASSAGERS\u2014Quitto New-York à 0.00 h.n.m , Boston à I.00 p.m., Porilund à 1.05 p.In, laisse Newport à 9.30 h.p.m., Inieee Sherbrooke à 11.15 h.p.m., orrivo à Lévis à 6.30 h.a.m., et à Quebec par lo bateau passeur, Chur dortoir, do Newport, Vt, et Sherbrooke A Québec.Char direct de Portient à Québue sans chungoment vid Maine Central et Québec Central.MIXTE\u2014Quitte Et-François de la Fenuce à 6.00 h.a.m., quitte lu Jonction de la Beauce A 7.10 h, a.m., arrive 3 Lévis à 10.00 b.u.m, el.& Québes par lo bateau passeur.Tous les trains de vitesse ot do passagers sont chuuffés par Ju vapeur de la locomotive.CONNECTIONS A Lévis et Harlnks jonetion aves 1'Intorcolonial, à Sherbrooke avoc le chemin du fer Bostou et Maine, pour Boston, New-York et tous les points de la Nouvelle Angleterre.A la jonotion de Dudswell avec lo Maino Contra) pour Portland, Danville, Loviston ot tous los cudroits de l'Etat du Maino.Le bagage ost chêqué direct pour tous los ondroits, vu que les chars A bagage couront directement entre Québec et Bostonbagage prenant cetto route n\u2019est pas transf-ré ou changé d'un char à un autro eu transit.\u2018 l'our autres informations, s'adresser nu bureau général doa billets, en face de l'hôtel St-Louis, Québeo, ou aucun autro des agonis de la compa- nie.5 FRANK GRUNDY, - Burintendant général.J.M.WALSII, Gérant général, fret et passagere.Québeo, ler av.il 1892.\u2014 RSÉNOIE + ~~ t Ë a ES E plus économique en n:ême ! temps que le plus efficace tuui que stomachique ct digestif.Un paquet de 23 cen:3 62%: pour préparor 3 grandes boutcillos Ar ICE 18 _____ JOÛRNAI, DES CAMPAGNES 7 PEATISSIQUE DV Un Ami LES CÉLEBRLS Biere et Porter Labatt.@ Q\u2014\u2014 CES BIÈRES sent reconnues comme les moîlleurs et les phil, 4 davorables À In santé, tel quo certifié: pur les plus hautes autoril(s ex si J \u2018médicales ct reconzus pur tous les connaisseurs commo étant Q : supérieures d toute autro en Canada, ct de plus par les premiers % prix quo ces célèbres Bière ot Porter ont remptrtés aux Expositions * Universelles, notamment Paris, Australie, Pliladelphie et l'annéo lernière à In Jamaïque.Demandez à votre épicier les célèbres Bière et Porter Labatt, do London, Ont., ct assurez-vous qu\u2019on vous li donre.Défiez-vous qu'on vous donne d'autre bière en substitution.Te J ; EN AN vÉ 3! N.Y.Montreuil, SEUL AGENT, 277-279, RUE ST-PAUL.SANTE PSG des INTESTINS.L\u2019ON G EST UN REMEDE INFAILLIBLE pour lcs Ancionnes Plnics ôt Uledrosments do la Poitrine.Il ost faux pour In Goutte et Rhumatisme Il est de même sans égal pour les Maux de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Toux, Gonflomont Glanduloux, et toutes les Maladies do Ia Peau, Contractées et Jointures Ruides, il agit commo un charme., NM JÆ2-CES MÉDEOINES sont préparées sculumont à l\u2019établissemont du profcesour Jialloway, UR TOW?ENT Maux do Jambes, coux des Soins.WBlessuras ; et pour los Dérange- 78, Now-Oxford Street, auparavant 533, Oxford Street, et se vendent à 1s.14d., 25.9d., 4z.Gd., Les achoteurs sont priés de regarder 1\u2019 & pus l'adresse 533, Oxford Stroet, London, c\u2019est Quéloc, 3 septemble 1891.\u2014 Etonnant ! HE A WT on Ba Wa vente duns toutes les pharmacios ct chez Dépôt générsl, NO 25, rue St-Joseph, étipuetto qui se trouve 118, 22 ot 23s lo Pot ou la Bolte, ct on Jour los obtenir dans toutes les pharmacies de l'univers.eur chaquo Pot ot Boî.uy s'il n'y.de In tulsificatian.Etonnant = ea PLUS DE SEPT CENTS BOUTEILLES DE HD BE BS HE TB Vendus dans une seule gemaine., \u2014\u2014e\u2014\u2014 C'EST UN REMÉDE SANS PAREIL pour !e soulagement de toutes les doulenrs.tous les marchands de remèdes, t-Roch, Québec, s@-ON DEMANDE DES AGENTS ABTIFS tag Québee, 11 nuvembro 189h\u2014cj.WHEL Ont l'honneur d'annoucer au Pukblic des Villes ct des Campagnes, Qu\u2019ils ont ouvert un magasin dans leur ancion établissement de la Bue SOU-LE-FORT No 58, Qui formera désormais une seule et méme maison avec l\u2019ontropot de la COTE de la MONTAGNE, \u201ceo GB.Et où ils garderont un assortimont varié de Valises, Sacs do Voyage, Parapluies, Cols ct Manchettes, Chemises, Camisoles ot Calegons, Cravates, Gants, Mouchoirs, &e., &c.AUSSI Chaises, Potites Tablos, Articles en Bambou, £e., &c.Jr\" L'assortimont do Tapis, Prélarts, Rideaux.&c., &o., ost maintenant au complot, cl les achetours y trouveront un choix des plus considérables et des plus variés daus tout ce qui se rapporto à cotte brancho de commerce.Uno vivito ost respeotueusomont sollivitée.Québco, 13 avril 1892\u20142m e j.40 CONDITIONS \u201c\u2014 DU \u2014 JOURNAL D'5 CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous len JEUDIS ct conte ans touto les mouvelles de In semaine.Prix de l'Abonnemont : UNE PIASTRE Pour la Franco :\u2014 10FRANOS BTAIOTSMENT PATADLE D'AVAXKOR THOS.CHAPATS, DIRBOTRUR-PROPRIBTAIRN \u2018LEGER BROUSSEAU ° \u2014 forma \u2014 11 & 13, rue Buade, \u201c quo sujot d'annonces fera biende se a H, BUrROUENS Comptable et Liquidateur, \u20140\u2014o SPÉCIALITÉ o\u2014o\u2014 MEGLEMENT DE FAX LLAITES ?\u2014 NOUS AVONS DES AVANTAGES PARTICULIERS pour agir d\u2019intormédiairos entre débiteurs ot oréanolers dans les cas do comapre- mis.: G.H.Burrovans, Comptable.\u2014BUREAU\u2014 No 95, RUE St-PIERRE, Quéseo, Québes, 11 juin 1891\u2014lun c § Annonce SI vous désirez annonceur quelquo chosc quel- ue part ot en tout tomps, écrivez à GED.,P.ROWFLL & CIE, No 10, Sruucr STRKET, NEW- York.TOUT PERSONNE qui n Losoin d'information I rocurer une ccpie du \u2018\u2018 Livro des Annoncours, ** do 308 pa- &e.prix, uue pisstre.Sur réception do co montant, le livre sera envoyé par la malle, franc de port.Il contiont uno compilation solgnéo tirée de l\u2019Almannoh des adresses des journaux amé- ening do 1a meilloure classe ; il donno la cirou- lation de chacun, et beaucoup d'informations sur les faux ot autros matières du ressort des affaires d'annonecs.Adresses :ROWELL'S ADVBRTISING Bunoau, 10, Senuce Str.N.-York Québee, 6 oetobre 1801\u2014Ianej.Docteur Philippe Ray MEDECIN CHIRURGIEN No 52, RUE SAINT-LOUIS, QUER ECO Gradué de l'Université-Laval de Québee Elève de la Polyclinio et des Hôpitaux de New-York.HRURES DU BUREAU.\u2014Do 0 a 11 Houres QUÉBEC.A a do 2 à ¢ Houres I.M., de 7 & 8 Heures \u201c\u2014 TféLérHons No 882 \u2014 Québec, 2 avril 1802\u20142va, 2% PILULES et ONGUENT HOLLOWAY \u20140 LES PILULES purifiont le Sang, corrigent tous les Dérangements du FOIE, de I\u2019ESTOMAC et Elles fortifient ct restituent In Santé à Dos Constitutions délubrées, cllcs sons auesi inestimubles dans toutes les Maladies particulières au sexe Féminin do toute âge.Pour let Enfants zinsi que pour les personnes âgées sont invaluables.il est sans rival et pour les Membres - - "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.